Beitzah 40b — Rabbi admet-il le mouktse ? Les trois réponses sur les bêtes du désert, et la clôture du traité Beitzah

Beitzah 40b

Sougya : L'amud achève la contradiction ouverte à la fin de 40a. Dans la beraita, Rabbi restreint les bêtes du désert à celles qui ne rentrent jamais dans l'agglomération, ce qui suppose qu'il admet le mouktse pour celles-là ; mais à son fils Rabbi Chimon bar Rabbi, qui l'interrogeait sur les dattes mises à mûrir, il a répondu qu'il n'y a de mouktse pour Rabbi Chimon que les figues sèches et les raisins secs.

Rachi explique ce que ces deux fruits ont de particulier : ils étaient propres à la consommation et leur maître les a écartés de ses propres mains en les étendant pour les faire sécher, alors que les dattes mises à mûrir n'ont subi aucun rejet actif. La Guemara donne trois réponses.

Selon la première, les bêtes qui ne rentrent jamais ressemblent aux figues sèches, car leur maître les écarte de ses mains. Selon la deuxième, Rabbi parlait selon la position de Rabbi Chimon sans la faire sienne.

Selon la troisième, c'est aux Sages qu'il répondait, dans leurs propres termes : pour lui il n'y a pas de mouktse, mais qu'ils lui concèdent au moins que les bêtes rentrant à la première pluie sont domestiques ; les Sages refusent. L'amud se clôt sur le hadran du chapitre Machilin perot et l'achèvement du traité Beitzah.

Le fil de l'amud : une contradiction chez Rabbi, puis trois réponses Beraita (40a) : Rabbi restreint les bêtes du désert à celles qui ne rentrent jamais dans l'agglomération, ni en été ni en hiver - celles-là sont donc écartées. Donc Rabbi admet le mouktse. Réponse à son fils (40a-40b) : sur les dattes mises à mûrir, il n'y a de mouktse pour Rabbi Chimon que les figues sèches et les raisins secs. Donc Rabbi tient comme Rabbi Chimon. Contradiction : Rabbi admet-il le mouktse, oui ou non ? C'est la question posée à la fin de 40a, que notre amud résout 1re réponse Hani nami ke-grogarot damei Les bêtes qui ne rentrent jamais sont comme les figues sèches : leur maître les écarte de ses propres mains. Rabbi tient comme Rabbi Chimon et la beraita ne le contredit plus. 2e réponse Li-dvarav de-Rabbi Chimon À son fils, Rabbi exposait la position de Rabbi Chimon, sans la faire sienne. Rabbi admet bien le mouktse ; la beraita dit sa propre position et la réponse à son fils celle d'un autre. 3e réponse Li-dvareihem de-rabanan Dans la beraita, Rabbi parle aux Sages dans leurs propres termes : pour moi il n'y a pas de mouktse, mais selon vous concédez-moi au moins celles-ci. Rabbi tient comme Rabbi Chimon. Les réponses 1 et 3 maintiennent Rabbi dans la ligne de Rabbi Chimon ; la réponse 2 l'en sépare.
De la contradiction relevée en 40a aux trois réponses de notre amud.
Les trois réponses mises en regard Question posée 1. Comme les figues sèches 2. Selon Rabbi Chimon 3. Selon les Sages Rabbi admet-il le mouktse ? Non sauf ce qui a subi un rejet actif Oui il a le mouktse pour lui-même Non pour moi il n'y a pas de mouktse Comment la beraita de 40a s'explique Les bêtes qui ne rentrent jamais ont été écartées des mains de leur maître, donc mouktse même pour Rabbi Chimon. La beraita donne l'avis de Rabbi lui-même ; ce qu'il a dit à son fils rapportait la position d'un autre maître. Dans la beraita, Rabbi ne tranche pas : il argumente à l'intérieur du système des Sages pour leur arracher une concession partielle. Remarque du Ben Yehoyada : pourquoi cet ordre ? Les réponses 1 et 3 vont ensemble, la 2 les sépare. Il aurait fallu la placer en tête ou en fin. Réponse : la 1re est la plus plausible, d'où sa place en tête ; la 3e paraît forcée, car il faut y ajouter des mots et l'essentiel manque dans l'énoncé - elle passe donc en dernier.
Ce que chaque réponse dit de la position propre de Rabbi, et la remarque du Ben Yehoyada sur leur ordre.
1
אֶלָּא גְּרוֹגְרוֹת וְצִמּוּקִין בִּלְבַד!

[Il n'y a de mouktse pour Rabbi Chimon] que les figues sèches et les raisins secs, eux seuls !

📜 Rachi (1)
אֶלָּא בִּגְרוֹגָרוֹת וְצִמּוּקִין שֶׁהֵן מִתְּחִלָּה רְאוּיִין לַאֲכִילָה וְהוּא דָּחָה אוֹתָן בְּיָדַיִם לְהַעֲלוֹתָן לְיַבְּשָׁן וְשׁוּב אֵינָן רְאוּיִין עַד שֶׁיִּיבְשׁוּ אֲבָל אֵלּוּ לֹא דָּחָה אוֹתָן בְּיָדַיִם וְאִיכָּא דְּאָכִיל מִנַּיְיהוּ הָכִי קָא סָלְקָא דַּעְתֵּיהּ מִדְּפָרֵישׁ לֵיהּ מִילְּתֵיהּ דְּר"ש אַלְמָא כר"ש ס"ל:
Que les figues sèches et les raisins secs : eux qui, au départ, étaient propres à la consommation, et lui les a écartés de ses propres mains en les étendant pour les faire sécher, de sorte qu'ils ne redeviennent propres qu'une fois secs ; tandis que ces dattes-ci, il ne les a pas écartées de ses mains, et il se trouve des gens qui en mangent. Voici ce qui vient à l'esprit : du fait qu'il lui a exposé la position de Rabbi Chimon, c'est donc qu'il tient comme Rabbi Chimon.
🪔 Ben Yehoyada (1)
אֵין מֻקְצֶה לְרַבִּי שִׁמְעוֹן אֶלָּא גְּרוֹגְרוֹת וְצִמּוּקִין בִּלְבַד. פֵּירֵשׁ רַשִׁ"י זַ"ל 'קָא סָלְקָא דַעְתָּךְ מִדְּפָרֵישׁ לֵיהּ מִילְּתֵיהּ דְּרַבִּי שִׁמְעוֹן אַלְמָא כְּרַבִּי שִׁמְעוֹן סְבִירָא לֵיהּ' נִרְאֶה לִי כַּוָּנַת דִּבְרֵי רַשִׁ"י זַ"ל לוֹמַר כֵּיוָן דְּהוּא שָׁאַל לְרַבִּי מַהוּ לֶאֱכֹול מֵהֶן בְּיוֹם טוֹב הֲוָה לֵיהּ לְקַצֵּר דְּבָרָיו וְיָשִׁיב לוֹ מֻותָּר וְלָמָּה פֵּירֵשׁ לוֹ טַעְמָא דְּרַבִּי שִׁמְעוֹן בְּעָלְמָא אֶלָּא וַדַּאי דִּסְבִירָא לֵיהּ כְּרַבִּי שִׁמְעוֹן לְכָךְ פֵּירֵשׁ לוֹ מִלְּתֵיהּ דְּרַבִּי שִׁמְעוֹן לִרְמֹוז לוֹ שֶׁהוּא סְבִירָא לֵיהּ כְּוָותֵיהּ דַּהֲלָכָה כְּרַבִּי שִׁמְעוֹן."
Il n'y a de mouktse pour Rabbi Chimon que les figues sèches et les raisins secs, eux seuls. Rachi a expliqué : voici ce qui vient à l'esprit, du fait qu'il lui a exposé la position de Rabbi Chimon, c'est donc qu'il tient comme Rabbi Chimon. Il me semble que l'intention de Rachi est la suivante : puisque son fils lui demandait s'il est permis d'en manger le jour de fête, il aurait dû abréger sa réponse et lui dire simplement que c'est permis. Pourquoi lui exposer le motif de Rabbi Chimon en général ? C'est donc bien qu'il tient comme Rabbi Chimon, et c'est pour cela qu'il lui a exposé la position de Rabbi Chimon : pour lui faire entendre qu'il tient comme lui, la halakha suivant Rabbi Chimon.
💡 Explication

La question de Rabbi Chimon bar Rabbi, à la fin de 40a, portait sur les patsilei tamra, les dattes déposées dans un panier pour qu'elles mûrissent : peut-on en manger le jour de fête selon Rabbi Chimon ? Rabbi a répondu que Rabbi Chimon ne retient le mouktse que pour les figues sèches et les raisins secs.

Rachi fournit le critère qui sépare les deux cas : la de'hiya be-yadayim, le rejet opéré de ses propres mains. Les figues et les raisins étaient consommables et leur maître les a rendus impropres en les étendant à sécher ; les dattes, elles, n'étaient déjà pas consommables crues, personne ne les a écartées, et il se trouve même des gens pour en manger.

De cette réponse la Guemara infère que Rabbi tient comme Rabbi Chimon, donc qu'il ne retient pas le mouktse. Or dans la beraita de 40a il tenait les bêtes ne rentrant jamais pour des bêtes du désert, ce qui suppose qu'il retient le mouktse. La contradiction est ouverte.

🖼️ Schéma
Pourquoi ces deux fruits seulement ? Le critère de Rachi Figues sèches et raisins secs grogarot ve-tsimoukin 1. Au départ, propres à la consommation 2. Leur maître les étend pour les sécher : c'est un rejet opéré de ses mains 3. Durant le séchage, impropres à manger MOUKTSE même selon Rabbi Chimon Dattes mises à mûrir patsilei tamra 1. Crues, elles n'étaient déjà pas propres 2. Les déposer pour qu'elles mûrissent ne constitue aucun rejet actif 3. Il se trouve des gens qui en mangent PERMIS selon Rabbi Chimon Le critère : la de'hiya be-yadayim, le rejet opéré de ses propres mains Rabbi Chimon écarte seulement ce que son maître a lui-même rendu impropre à l'usage du jour.
Le critère de Rachi : seul ce que son maître a lui-même écarté devient mouktse pour Rabbi Chimon.
2
אִיבָּעֵית אֵימָא: הָנֵי נָמֵי כִּגְרוֹגְרוֹת וְצִמּוּקִין דָּמֵי, וְאִיבָּעֵית אֵימָא: לִדְבָרָיו דְּרַבִּי שִׁמְעוֹן קָאָמַר, וְלֵיהּ לָא סְבִירָא לֵיהּ.

Si tu veux, dis : celles-ci aussi sont semblables aux figues sèches et aux raisins secs. Et si tu veux, dis : c'est selon les paroles de Rabbi Chimon qu'il a parlé, mais lui-même ne tient pas ainsi.

📜 Rachi (2)
אִיבָּעֵית אֵימָא הָנֵי מִדְבָּרִיּוֹת שֶׁאֵין נִכְנָסוֹת לְיִשּׁוּב כְּלָל כִּגְרוֹגָרוֹת וְצִמּוּקִין דָּמְיָין שֶׁמַּקְצֶה אוֹתָן מֵאֶצְלוֹ בְּיָדַיִם:
Si tu veux, dis : celles-ci : les bêtes du désert, qui n'entrent pas du tout dans l'agglomération, sont semblables aux figues sèches et aux raisins secs, car il les écarte de lui de ses propres mains.
וְאִיבָּעֵית אֵימָא אֵין מֻוקְצֶה לר"ש קָאָמַר לֵיהּ אֲבָל לְדִידִי יֵשׁ מֻוקְצֶה:
Et si tu veux, dis : c'est un il n'y a pas de mouktse selon Rabbi Chimon qu'il lui a dit, mais pour moi il y a un mouktse.
🪔 Ben Yehoyada (1)
וְאִיבָּעֵית אֵימָא: לִדְבָרָיו דְּרַבִּי שִׁמְעוֹן קָאָמַר, וְלֵיהּ לָא סְבִירָא לֵיהּ. קָשֶׁה לִי הַאי תֵּירוּצָא הוּא הֵפֶךְ תֵּירוּץ הָרִאשׁוֹן וְתֵירוּץ הַשְּׁלִישִׁי כִּי בְּהַאי תֵּירוּצָא קָאָמַר דְּלָא סְבִירָא לֵיהּ כְּרַבִּי שִׁמְעוֹן וְתֵירוּץ הָרִאשׁוֹן וְהַשְּׁלִישִׁי קָיְימִי בַּחֲדָא שִׁיטָה דְּתַרְוַוייְהוּ מוֹקְמִי לְרַבִּי כְּרַבִּי שִׁמְעוֹן וְאִם כֵּן קָשֶׁה לָמָּה מְסַדֵּר הַשַּׁ"ס הִנִּיחַ תֵּירוּץ זֶה בְּאֶמְצַע וַהֲוָה לֵיהּ לְהַנִּיחוֹ רִאשׁוֹן אוֹ אַחֲרוֹן כְּדֵי לְחַבֵּר שְׁנֵי תֵּירוּצִים דְּקָייְמִי בְּשִׁיטָה חֲדָא בְּיַחַד? וְנִרְאֶה לִי דְּתֵירוּץ רִאשׁוֹן עָדִיף טְפֵי דְּמִסְתַּבְּרָא מִילְּתֵיהּ כַּאֲשֶׁר יִרְאֶה הָרוֹאֶה וּלְכָךְ הִקְדִּימוֹ וְתֵירוּץ הַשֵּׁנִי עָדִיף לֵיהּ מִתֵּירוּץ הַשְּׁלִישִׁי יַעַן כִּי תֵּירוּץ הַשְּׁלִישִׁי נִרְאֶה דֹּוחַק שֶׁצָּרִיךְ לְהוֹסִיף דְּבָרִים וְהָעִיקָּר חָסֵר מִמַּתְנִיתִין לְכָךְ הִנִּיחוֹ אַחֲרוֹן וְהִקְדִּים הַשֵּׁנִי עָלָיו.
Et si tu veux, dis : c'est selon les paroles de Rabbi Chimon qu'il a parlé, mais lui-même ne tient pas ainsi. Ceci me fait difficulté : cette réponse est l'inverse de la première et de la troisième, car elle affirme qu'il ne tient pas comme Rabbi Chimon, alors que la première et la troisième vont dans une seule et même direction, toutes deux plaçant Rabbi dans la ligne de Rabbi Chimon. Si tel est le cas, pourquoi celui qui a ordonné le Talmud a-t-il laissé cette réponse au milieu ? Il aurait fallu la placer en premier ou en dernier, afin de joindre ensemble les deux réponses qui suivent une même direction. Il me semble que la première réponse est préférable, car son propos est le plus plausible, comme le verra celui qui l'examine, et c'est pour cela qu'il l'a placée en tête. Et la deuxième réponse lui a paru préférable à la troisième, parce que la troisième paraît forcée : il faut y ajouter des mots, et l'essentiel manque dans l'énoncé. C'est pourquoi il l'a laissée en dernier et a fait passer la deuxième avant elle.
💡 Explication

Deux réponses. La première maintient Rabbi dans la ligne de Rabbi Chimon : les bêtes qui ne rentrent jamais dans l'agglomération ont bien subi un rejet actif, puisque leur maître les envoie au pré et les tient à l'écart, et elles relèvent donc du même statut que les figues sèches. Le critère de Rachi s'applique alors aux bêtes comme aux fruits.

La seconde réponse sépare les deux textes autrement : à son fils, Rabbi rapportait la position de Rabbi Chimon sans la faire sienne, selon la tournure li-dvarav de-Rabbi Chimon, tandis que la beraita exprime son propre avis. Rabbi retient donc le mouktse pour lui-même.

Le Ben Yehoyada s'interroge sur la place de cette réponse au milieu des trois, puisqu'elle prend le contre-pied des deux autres, et propose un ordre par degré de vraisemblance.

3
וְאִיבָּעֵית אֵימָא: לְדִבְרֵיהֶם דְּרַבָּנָן קָאָמַר לְהוּ. לְדִידִי אֵין מֻוקְצֶה, אֶלָּא לְדִידְכוּ: אוֹדוֹ לִי מִיהַת הֵיכָא דְּיוֹצְאוֹת וְרוֹעוֹת בַּפֶּסַח וְנִכְנָסוֹת בִּרְבִיעָה רִאשׁוֹנָה דְּבַיָּיתוֹת הֵן. וְאָמְרוּ לֵיהּ רַבָּנָן: לֹא, מִדְבָּרִיּוֹת הֵן.

Et si tu veux, dis : c'est selon leurs propres paroles, celles des Sages, qu'il leur a parlé. Pour moi, il n'y a pas de mouktse ; mais selon vous, concédez-moi au moins la où elles sortent et paissent à Pessa'h et rentrent à la première pluie, qu'elles sont domestiques.

Et les Sages lui ont dit : non, elles sont du désert.

📜 Rachi (1)
ואב"א מַתְנֵי' לְדִבְרֵיהֶם דְּרַבָּנָן דְּאִית לְהוּ מֻוקְצֶה קָאָמַר לְהוּ:
Et si tu veux, dis : notre enseignement, c'est selon les paroles des Sages, qui retiennent le mouktse, qu'il le leur a dit.
💡 Explication

Troisième réponse. Dans la beraita, Rabbi ne donnait pas son propre partage mais argumentait à l'intérieur du système de ses interlocuteurs, procédé désigné par li-dvareihem de-rabanan. Sa position personnelle reste celle de Rabbi Chimon, sans mouktse ; mais il demande aux Sages, qui retiennent le mouktse, une concession limitée : les bêtes qui sortent paître à Pessa'h et rentrent à la première pluie devraient au moins compter parmi les bayitot, les domestiques, puisqu'elles reviennent chaque année à l'agglomération.

Les Sages refusent la concession : ces bêtes aussi sont des midbariot, des bêtes du désert, et le partage du tana kama demeure. Rabbi n'a donc jamais énoncé un avis propre sur le mouktse dans cette beraita, et la contradiction tombe.

🖼️ Schéma
Bêtes du désert ou bêtes domestiques : les deux partages de la beraita (40a) Tana kama Du désert (midbariot) : sortent à Pessa'h, paissent dans le pré, rentrent à la première pluie Domestiques (bayitot) : paissent hors du te'houm et reviennent dormir à l'intérieur du te'houm Rabbi Les unes et les autres sont domestiques Du désert (midbariot) : seulement celles qui paissent dans le pré et n'entrent jamais dans l'agglomération, ni à la saison chaude ni aux pluies La 1re réponse les traite en mouktse 3e réponse : Rabbi demande une concession aux Sages Accordez-moi au moins que celles qui sortent à Pessa'h et rentrent à la première pluie sont domestiques Les Sages : non, celles-là aussi sont des bêtes du désert le partage du tana kama demeure, et elles restent interdites le jour de fête
Les deux partages de la beraita et le point précis sur lequel Rabbi demande une concession.
4
הֲדַרַן עֲלָךְ מַשִּׁילִין פֵּירוֹת וּסְלִיקָא מַסֶּכֶת בֵּיצָה

Hadran alakh Machilin perot, et achevé est le traité Beitzah.

💡 Explication

Formule de clôture. Hadran alakh, nous reviendrons vers toi, s'adresse au chapitre achevé, ici Machilin perot, le huitième et dernier chapitre du traité. Selika massekhet Beitzah marque l'achèvement du traité entier.

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Texte hébreu et araméen vocalisé : édition numérique William Davidson du Talmud Koren Noé, via Sefaria (licence CC BY-NC). Traduction française, notes et schémas : Chiourim BA (licence CC BY 4.0).