Eruvin 13b โ€” Rabbi Meir, Beit Chamai et Beit Hillel, et la largeur de la qora

Eruvin 13b

Sougya : La Guemara achรจve la discussion de 13a sur la meguila de la sota : le guet exige une รฉcriture lichmah (ยซ il รฉcrira pour elle ยป), la sota une action lichmah (ยซ il fera pour elle ยป), et cette action est l'effacement. ร€ propos de Rabbi Meir, elle rapporte son รฉloge : nul ne l'รฉgalait dans sa gรฉnรฉration, mais la halakha n'a pas รฉtรฉ fixรฉe selon lui parce que ses collรจgues ne pouvaient saisir le fond de sa pensรฉe.

Suivent son vrai nom (Nehorai), Rabbi qui l'a vu de dos, Soumakhos et ses quarante-huit raisons, l'รฉlรจve de Yavne qui purifiait le cheretz et le kal va-homer rรฉfutรฉ de Ravina. Puis la bat qol : les paroles des deux รฉcoles sont les paroles du D.ieu vivant, mais la halakha suit Beit Hillel, parce qu'ils รฉtaient doux et humbles.

Le daf se termine par la michna sur la qora (poutre transversale) du mavoy : sa largeur minimale d'un tefah, la soliditรฉ exigรฉe, et la poutre ronde.

Lichmah : sur quel acte porte l'exigence ? (seg. 0-1) Guet (acte de divorce) Verset : vekhatav lah (il รฉcrira POUR ELLE) Acte visรฉ : l'ร‰CRITURE ร‰crit pour la femme A, puis donnรฉ ร  un homonyme pour sa femme B : PASSOUL l'รฉcriture n'a pas รฉtรฉ faite pour B Meguila de la sota Verset : veasa lah (il fera POUR ELLE) Acte visรฉ : l'EFFACEMENT (mehika) ร‰crite pour Rahel, effacรฉe pour Lรฉa (Rabbi Ahai bar Yochiya) : VALABLE l'effacement est fait pour Lรฉa Tossefot : pourquoi ne pas effacer la paracha d'un Sefer Torah ? Parce que vekhatav et haalot exige aussi une รฉcriture faite en vue des malรฉdictions (le Sefer Torah n'a pas รฉtรฉ รฉcrit pour cela).
Guet et sota : le lichmah porte sur l'รฉcriture pour le guet, sur l'effacement pour la sota.
Beit Chamai et Beit Hillel : la bat qol et ses raisons (seg. 9-12) Beit Chamai la halakha est comme nous Beit Hillel la halakha est comme nous 3 ans Bat qol les deux sont paroles du D.ieu vivant ; halakha comme Beit Hillel Pourquoi Beit Hillel ? nohin doux, accommodants aluvin patients face ร  l'offense enseignent les deux leurs paroles et celles de Beit Chamai citent Beit Chamai en premier (ex. : la soukka)
La dispute de trois ans, la bat qol, et les quatre qualitรฉs qui ont valu ร  Beit Hillel la halakha.
La qora du mavoy : largeur et soliditรฉ (michna, seg. 14-16) Les mesures (coupe transversale) levena brique : 3 tefahim ariah 1,5 tefah qora qora de 1 tefah : l'ariah posรฉ dans sa largeur (lirhavo) suffit (la Guemara objectera : il faut 1,5) Soliditรฉ et formes Premier tanna : large ET solide pour porter l'ariah Rabbi Yehouda : large suffit ; paille, roseau = mรฉtal courbe : vue comme droite ronde : vue comme carrรฉe 1 tefah circonfรฉrence 3 tefahim => largeur (diamรจtre) 1 tefah
Michna de la qora : ariah de 1,5 tefah, qora d'au moins 1 tefah, soliditรฉ, formes courbe et ronde.
1
ื•ื ืžืœืš ื•ืžืฆืื• ื‘ืŸ ืขื™ืจื• ื•ืืžืจ: ืฉืžืš ื›ืฉืžื™ ื•ืฉื ืืฉืชืš ื›ืฉื ืืฉืชื™ โ€” ืคืกื•ืœ ืœื’ืจืฉ ื‘ื•!

et il se ravise, et un homme de sa ville le trouve et lui dit : ton nom est comme mon nom et le nom de ta femme est comme le nom de ma femme โ€” [ce guet] est invalide pour divorcer avec lui !

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ื•ื ืžืœืš ื•ื—ื–ืจ ื‘ื• ืžืœื’ืจืฉ ืื•ืชื”:
Et il se ravise : il revient sur sa dรฉcision de la divorcer.
ืคืกื•ืœ ืืœืžื ื•ื›ืชื‘ ืœื” ืžืฉืžืข ืœืฉืžื” ื”ื›ื™ ื ืžื™ ื›ืชื™ื‘ ื•ืขืฉื” ืœื” ืžืฉืžืข ืœืฉืžื”:
Invalide : on voit donc que ยซ il รฉcrira pour elle ยป signifie en son nom (lichmah) ; de mรชme il est รฉcrit ยซ il fera pour elle ยป, ce qui signifie en son nom.
๐Ÿ’ก Explication

Suite de la question ouverte en 13a. La michna de Guittin enseigne qu'un guet รฉcrit pour une femme ne peut servir ร  divorcer une autre femme, mรชme si les noms sont identiques : il doit รชtre รฉcrit lichmah (en son nom). Si la meguila de la sota est comparable, comment Rabbi Ahai bar Yochiya peut-il valider une meguila รฉcrite pour une sota et utilisรฉe pour une autre ?

2
ื”ื›ื™ ื”ืฉืชื? ื”ืชื ืดื•ื›ืชื‘ ืœื”ืด ื›ืชื™ื‘ โ€” ื‘ืขื™ื ืŸ ื›ืชื™ื‘ื” ืœืฉืžื”, ื”ื›ื ืดื•ืขืฉื” ืœื”ืด ื›ืชื™ื‘ โ€” ื‘ืขื™ื ืŸ ืขืฉื™ื™ื” ืœืฉืžื”, ืขืฉื™ื™ื” ื“ื™ื“ื” ืžื—ื™ืงื” ื”ื™ื.

Comment compares-tu ? Lร -bas il est รฉcrit ยซ il รฉcrira pour elle ยป : nous exigeons une รฉcriture en son nom.

Ici il est รฉcrit ยซ il fera pour elle ยป : nous exigeons une action en son nom, et l'action la concernant, c'est l'effacement.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ื”ืชื ื›ืชื™ื‘ ืœื” ืœื’ื‘ื™ ื›ืชื™ื‘ื”:
Lร -bas il est รฉcrit ยซ pour elle ยป : ร  propos de l'รฉcriture.
ื”ื›ื ื›ืชื™ื‘ ืœื” ืœื’ื‘ื™ ืขืฉื™ื™ื” ืขืฉื™ื™ื” ื”ื™ื™ื ื• ืžื—ื™ืงื”:
Ici : ยซ pour elle ยป est รฉcrit ร  propos de l'action, et l'action, c'est l'effacement.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ืขืฉื™ื™ื” ื“ื™ื“ื” ืžื—ื™ืงื” ื”ื™ื ื•ืื ืชืืžืจ ืื ื›ืŸ ืœืžื” ืื™ืŸ ืžื•ื—ืงื™ืŸ ืœื” ืžืŸ ื”ืชื•ืจื” ื•ืื•ืžืจ ืจ"ื™ ืžืฉื•ื ื“ื›ืชื™ื‘ ื•ื›ืชื‘ ืืช ื”ืืœื•ืช ื”ืืœื” ื“ื‘ืขื™ื ืŸ ืฉืชื”ื ื›ืชื™ื‘ื” ืœืฉื ืืœื”:
L'action la concernant, c'est l'effacement : si tu objectes : s'il en est ainsi, pourquoi n'efface-t-on pas [la paracha] pour elle d'un Sefer Torah ? Le Ri dit : parce qu'il est รฉcrit ยซ il รฉcrira ces malรฉdictions ยป, d'oรน nous exigeons que l'รฉcriture soit faite en vue de la malรฉdiction.
๐Ÿ’ก Explication

La Guemara distingue les deux versets. Pour le guet, le mot ยซ lah ยป (pour elle) suit vekhatav (il รฉcrira) : c'est l'รฉcriture qui doit รชtre lichmah. Pour la sota, ยซ lah ยป suit veasa (il fera), et l'acte accompli sur la sota est l'effacement (mehika) de la meguila dans l'eau. Il suffit donc que l'effacement soit fait pour Lรฉa.

Tossefot : l'รฉcriture n'est pas pour autant libre de toute exigence. Le verset ยซ il รฉcrira ces alot ยป demande qu'elle soit faite en vue des malรฉdictions ; un Sefer Torah, รฉcrit pour l'รฉtude, n'y rรฉpond pas.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Lichmah : sur quel acte porte l'exigence ? (seg. 0-1) Guet (acte de divorce) Verset : vekhatav lah (il รฉcrira POUR ELLE) Acte visรฉ : l'ร‰CRITURE ร‰crit pour la femme A, puis donnรฉ ร  un homonyme pour sa femme B : PASSOUL l'รฉcriture n'a pas รฉtรฉ faite pour B Meguila de la sota Verset : veasa lah (il fera POUR ELLE) Acte visรฉ : l'EFFACEMENT (mehika) ร‰crite pour Rahel, effacรฉe pour Lรฉa (Rabbi Ahai bar Yochiya) : VALABLE l'effacement est fait pour Lรฉa Tossefot : pourquoi ne pas effacer la paracha d'un Sefer Torah ? Parce que vekhatav et haalot exige aussi une รฉcriture faite en vue des malรฉdictions (le Sefer Torah n'a pas รฉtรฉ รฉcrit pour cela).
Vekhatav lah pour le guet, veasa lah pour la sota.
3
ืืžืจ ืจื‘ื™ ืื—ื ื‘ืจ ื—ื ื™ื ื: ื’ืœื•ื™ ื•ื™ื“ื•ืข ืœืคื ื™ ืžื™ ืฉืืžืจ ื•ื”ื™ื” ื”ืขื•ืœื ืฉืื™ืŸ ื‘ื“ื•ืจื• ืฉืœ ืจื‘ื™ ืžืื™ืจ ื›ืžื•ืชื•, ื•ืžืคื ื™ ืžื” ืœื ืงื‘ืขื• ื”ืœื›ื” ื›ืžื•ืชื•? ืฉืœื ื™ื›ืœื• ื—ื‘ื™ืจื™ื• ืœืขืžื•ื“ ืขืœ ืกื•ืฃ ื“ืขืชื•. ืฉื”ื•ื ืื•ืžืจ ืขืœ ื˜ืžื ื˜ื”ื•ืจ ื•ืžืจืื” ืœื• ืคื ื™ื, ืขืœ ื˜ื”ื•ืจ ื˜ืžื ื•ืžืจืื” ืœื• ืคื ื™ื.

Rabbi Aha bar Hanina a dit : il est rรฉvรฉlรฉ et connu devant Celui qui a parlรฉ et le monde fut, que dans la gรฉnรฉration de Rabbi Meir il n'y avait personne comme lui. Pourquoi alors n'a-t-on pas fixรฉ la halakha selon lui ?

Parce que ses collรจgues ne pouvaient saisir le fond de sa pensรฉe. Car il disait d'un [objet] impur qu'il est pur et lui montrait des raisons, et d'un [objet] pur qu'il est impur et lui montrait des raisons.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืขืœ ืกื•ืฃ ื“ืขืชื• ืœื ื™ื›ืœื• ืœื”ื‘ื™ืŸ ื‘ืื™ื–ื” ื“ื‘ืจื™ื• ื ื›ื•ื ื™ื ื•ื‘ืื™ื–ื” ืื™ืŸ ื“ื‘ืจื™ื• ื ื›ื•ื ื™ื ืฉื”ื™ื” ื ื•ืชืŸ ื“ืขืช ืžื™ื•ืฉื‘ ื•ื”ื’ื•ืŸ ืขืœ ืื™ืŸ ื”ืœื›ื” ื›ื”ืœื›ื”:
Le fond de sa pensรฉe : ils ne pouvaient comprendre lesquelles de ses paroles รฉtaient justes et lesquelles ne l'รฉtaient pas, car il donnait une argumentation posรฉe et convenable pour ce qui n'est pas la halakha comme pour la halakha.
๐Ÿช” Ben Yehoyada (2)
ื•ืžืคื ื™ ืžื” ืœื ืงื‘ืขื• ื”ืœื›ื” ื›ืžื•ืชื•. ืคื™ืจื•ืฉ ื”ืกื›ืžืช ื”ื—ื›ืžื™ื ืœืงื‘ื•ืข ื”ืœื›ื” ื›ืจื‘ ืคืคื ื•ื“ืื™ ื”ื™ื ื‘ื”ืฉื’ื—ื” ืžืŸ ื”ืฉืžื™ื ื›ื™ ืจื•ื— ื”' ื“ื‘ืจ ื‘ื ืขืœ ื“ืจืš (ืชื”ืœื™ื ื›ื”, ื™ื“) ืกื•ื“ ื”' ืœื™ืจืื™ื•, ื•ืžืื—ืจ ื“ืงืžื™ ืฉืžื™ื ื’ืœื™ื ืฉื”ื•ื ื—ื›ื ืžื›ื•ืœื ื‘ื•ื“ืื™ ื“ื‘ืจื™ื• ื”ื ืืžืช ื•ืฆื“ืง ืฉืื™ื ื• ื˜ื•ืขื” ื‘ื”ื•ืจืืชื• ื•ืœื›ืŸ ืฉื•ืืœ ืœืžื” ืœื ื”ื ื™ื— ื”ืงื‘ื™ืช ื”ืœืœ ื‘ืœื‘ ื”ื—ื›ืžื™ื ืœืงื‘ื•ืข ื”ืœื›ื” ื›ืžื•ืชื• ื“ื”ื›ืœ ื‘ื™ื“ื™ ืฉืžื™ื.
Pourquoi n'a-t-on pas fixรฉ la halakha selon lui. Explication : l'accord des sages pour fixer la halakha selon tel sage (le texte porte : Rav Papa) est certainement guide par la Providence, car l'esprit de Hachem parle par eux, selon ยซ le secret de Hachem est pour ceux qui Le craignent ยป (Tehilim 25, 14). Puisqu'il est rรฉvรฉlรฉ devant le Ciel qu'il รฉtait le plus sage de tous, ses paroles sont certainement vรฉritรฉ et justice et il ne se trompe pas dans son enseignement. La question est donc : pourquoi le Saint bรฉni soit-Il n'a-t-Il pas mis dans le cล“ur des sages de fixer la halakha selon lui, puisque tout est entre les mains du Ciel ?
ืžืคื ื™ ืฉืœื ืขืžื“ื• ื—ื‘ืจื™ื• ืขืœ ืกื•ืฃ ื“ืขืชื•. ืงืฉื” ื•ื”ืœื ื‘ื•ื“ืื™ ื”ื•ื ืขืฆืžื• ืขืžื“ ืขืœ ืกื•ืฃ ื“ืขืชื• ื•ืื ื™ืฉ ื™ื›ื•ืœืช ื‘ื™ื“ื• ืœื˜ื”ืจ ื”ื˜ืžื ื•ื™ืจืื” ืœื• ืคื ื™ื ื•ื“ืื™ ื”ื•ื ืœื ื™ืคืกื•ืง ื›ืŸ ืœื”ืœื›ื” ืืœื ื—ื•ื–ืจ ื•ืกื•ืชืจ ื“ื‘ืจื™ื ืืœื• ื›ื™ ื‘ืืžืช ื”ื•ื ื—ืกื™ื“ ื•ื™ืฉืจ ื•ื ืืžืŸ ื•ืœื ื™ืคืกื•ืง ืœื”ืœื›ื” ืืœื ืืœื™ื‘ื ื“ืืžืช ืืฃ ืขืœ ืคื™ ืฉื”ืื—ืจื™ื ืื™ืŸ ืฉื›ืœื ืžืฉื™ื’ ืœื”ื›ื™ืจ ื‘ื–ื”? ื•ืขื•ื“ ื™ืฉ ืœื”ื‘ื™ืŸ, ื‘ืœืื• ื”ื›ื™ ืฆืจื™ืš ืœื ื• ืœื“ืขืช ืœืžื” ื”ื™ื” ืขื•ืฉื” ืจื‘ื™ ืžืื™ืจ ื“ื‘ืจ ื–ื” ืœื˜ื”ืจ ื”ื˜ืžื ื•ื™ืจืื” ืœื• ืคื ื™ื ื“ืžื” ืชื•ืขืœืช ื™ืฉ ื‘ื–ื” ืื ืื™ื ื• ืคื•ืกืง ื”ืœื›ื” ื‘ื—ืจื™ืคื•ืช ื–ื•? ื•ื ืจืื” ืœื™ ื‘ืก"ื“ ื›ื™ ื”ื•ื ื”ื™ื” ืขื•ืฉื” ื—ืจื™ืคื•ืช ื–ื• ืœื˜ื”ืจ ื”ื˜ืžื ื•ื™ืจืื” ืœื• ืคื ื™ื ื›ื“ื™ ืœื—ื“ื“ ื”ืชืœืžื™ื“ื™ื ื•ืœืจืื•ืช ืื ื™ืจื’ื™ืฉื• ืœื“ื—ื•ืช ืืช ื“ื‘ืจื™ื ืืœื• ื‘ื˜ืขื ื” ืฉืœ ื—ืจื™ืคื•ืช ื•ืžืื—ืจ ื“ืขืœ ื”ืจื•ื‘ ืงืฆืจื” ื™ื“ ืฉื›ืœื ืฉืœ ื”ื—ื›ืžื™ื ืœื”ืฉื™ื’ ื”ืกืชื™ืจื” ืฉื™ืฉ ืœืกืชื•ืจ ืืช ื—ืจื™ืคื•ืช ื–ื• ืืœื ื ืจืื” ืœื”ื ื›ื™ ื”ืคื ื™ื ืืฉืจ ืžืจืื” ืœื“ื‘ืจื™ื• ื”ื ืืžืชื™ื™ื, ืœื›ืš ืืฃ ืขืœ ืคื™ ืฉื‘ืืžืช ืฉื”ื•ื ืขืฆืžื• ืขื•ืฉื” ืกืชื™ืจื” ืœื“ื‘ืจื™ื ื•ืžืจืื” ืœื”ื ืฉืื™ืŸ ื–ื” ื”ืืžืช ื—ืฉื• ื—ื›ืžื™ื ืื ื™ืงื‘ืขื• ื”ืœื›ื” ื›ื“ื‘ืจื™ื• ื™ื”ืจื”ืจื• ืื—ืจื™ื ืขืœ ืงื‘ื™ืขื•ืช ื”ืœื›ื” ื–ื• ื›ื™ ื™ืืžืจื• ืื•ืœื™ ื’ื ื”ืœื›ื” ื–ื• ืืžืจื” ืขืœ ื“ืจืš ืื•ืชื” ื”ื—ืจื™ืคื•ืช ืฉืขื•ืฉื” ืœื˜ื”ืจ ื”ื˜ืžื ื•ืœื”ืจืื•ืช ืคื ื™ื ื•ืืชื ืื™ืŸ ืžืจื’ื™ืฉื™ื ื‘ืกืชื™ืจื” ืฉื™ืฉ ืœืกืชื•ืจ ื“ื‘ืจื™ื ืืœื• ื›ืžื• ืฉืœื ื”ืจื’ืฉืชื ื‘ื“ื‘ืจื™ื ืื—ืจื™ื ืฉืืžืจ ืœื›ื ื•ืœื›ืŸ ื›ื“ื™ ืฉืœื ื™ื”ืจื”ืจื• ืื—ืจ ื“ื‘ืจื™ื• ืฉืื•ืžืจ ืœื”ืœื›ื” ืื ื™ืงื‘ืขื• ื”ืœื›ื” ื›ืžื•ืชื• ืœื›ืš ืœื ืงื‘ืขื• ื”ืœื›ื” ื›ืžื•ืชื• ื•ืืฃ ืขืœ ืคื™ ืฉื”ื ื™ื•ื“ืขื™ื ืฉื”ื•ื ืฆื“ื™ืง ื•ื ืืžืŸ ื•ืื ื”ื™ื” ืกืชื™ืจื” ืœื”ืœื›ื” ื–ื• ื”ื™ื” ืžื’ืœื” ืœื”ื ืขื ื›ืœ ื–ื” ื—ืฉื• ืžืฉื•ื ืœื–ื•ืช ืฉืคืชื™ื ืžืื™ืฉ ืฉื’ื” ื•ืžืคืชื™. ื•ื”ื ื“ืืžืจ ' ืฉื”ื™ื” ืื•ืžืจ ืขืœ ื˜ืžื , ื˜ื”ื•ืจ ื•ืžืจืื” ืœื• ืคื ื™ื ' ื ืงื˜ ืขืœ ื˜ืžื ื˜ื”ื•ืจ ื‘ืจื™ืฉื ืœืจื‘ื•ืชื ื›ื™ ื‘ื›ื•ื—ื ื“ื”ื™ืชืจื ืื™ื›ื ืจื‘ื•ืชื ื˜ืคื™ ืฉืฆืจื™ืš ืจืื™ื•ืช ื—ื–ืงื•ืช ื›ื“ื™ ืœื”ืชื™ืจ.
Parce que ses collรจgues ne pouvaient saisir le fond de sa pensรฉe. Difficultรฉ : lui-mรชme saisissait certainement le fond de sa pensรฉe. S'il รฉtait capable de dรฉclarer pur l'impur en montrant des raisons, il ne trancherait certainement pas ainsi en halakha ; il reviendrait et rรฉfuterait ces paroles, car il รฉtait pieux, droit et fidรจle, et ne trancherait la halakha que selon la vรฉritรฉ, mรชme si l'intelligence des autres ne parvenait pas ร  le discerner. De plus, il faut comprendre pourquoi Rabbi Meir agissait ainsi, dรฉclarant pur l'impur avec des raisons : quelle utilitรฉ, s'il ne tranche pas la halakha selon cette subtilitรฉ ? Il me semble, avec l'aide du Ciel, qu'il usait de cette subtilitรฉ pour aiguiser les รฉlรจves et voir s'ils sauraient repousser ces paroles par un argument subtil. Or, le plus souvent, l'intelligence des sages ne parvenait pas ร  trouver la rรฉfutation de cette subtilitรฉ ; les raisons qu'il montrait leur paraissaient vraies. C'est pourquoi, bien qu'en rรฉalitรฉ il rรฉfutait lui-mรชme ces paroles et leur montrait que ce n'รฉtait pas la vรฉritรฉ, les sages ont craint que, s'ils fixaient la halakha selon lui, d'autres mettraient en doute cette dรฉcision : ils diraient que peut-รชtre cette halakha aussi a รฉtรฉ dite selon cette subtilitรฉ par laquelle il purifie l'impur, et que vous ne percevez pas la rรฉfutation, comme vous ne l'avez pas perรงue dans d'autres paroles qu'il vous a dites. Pour qu'on ne mette pas en doute ce qu'il enseigne comme halakha, ils n'ont pas fixรฉ la halakha selon lui. Et bien qu'ils sachent qu'il est juste et fidรจle, et que s'il y avait une rรฉfutation ร  cette halakha il la leur rรฉvรฉlerait, ils ont nรฉanmoins craint la ยซ perversitรฉ des lรจvres ยป de celui qui erre et sรฉduit. Et s'il est dit ยซ il disait de l'impur qu'il est pur et lui montrait des raisons ยป, il mentionne d'abord ยซ de l'impur, pur ยป parce que c'est le plus fort : la force du permis (koha de-hetera) est plus grande, car il faut des preuves solides pour permettre.
๐Ÿ’ก Explication

ร‰loge de Rabbi Meir : il surpassait tous les sages de sa gรฉnรฉration. Pourtant, en rรจgle gรฉnรฉrale, la halakha n'est pas fixรฉe selon lui face ร  ses collรจgues. La raison donnรฉe : sa capacitรฉ ร  construire une argumentation convaincante pour la position contraire (dรฉclarer pur ce qui est impur) empรชchait ses collรจgues de distinguer ses conclusions rรฉelles de ses exercices de raisonnement.

Le Ben Yehoyada explique que ces exercices servaient ร  aiguiser les รฉlรจves, et que les sages ont craint que ses dรฉcisions rรฉelles soient mises en doute.

4
ืชื ื: ืœื ืจื‘ื™ ืžืื™ืจ ืฉืžื• ืืœื ืจื‘ื™ ื ื”ื•ืจืื™ ืฉืžื•, ื•ืœืžื” ื ืงืจื ืฉืžื• ืจื‘ื™ ืžืื™ืจ? ืฉื”ื•ื ืžืื™ืจ ืขื™ื ื™ ื—ื›ืžื™ื ื‘ื”ืœื›ื”. ื•ืœื ื ื”ื•ืจืื™ ืฉืžื• ืืœื ืจื‘ื™ ื ื—ืžื™ื” ืฉืžื•, ื•ืืžืจื™ ืœื” ืจื‘ื™ ืืœืขื–ืจ ื‘ืŸ ืขืจืš ืฉืžื•, ื•ืœืžื” ื ืงืจื ืฉืžื• ื ื”ื•ืจืื™? ืฉืžื ื”ื™ืจ ืขื™ื ื™ ื—ื›ืžื™ื ื‘ื”ืœื›ื”.

On a enseignรฉ : Rabbi Meir n'รฉtait pas son nom, son nom รฉtait Rabbi Nehorai. Pourquoi l'appelait-on Rabbi Meir ?

Parce qu'il รฉclairait (meir) les yeux des sages dans la halakha. Et Nehorai n'รฉtait pas [non plus] son nom : son nom รฉtait Rabbi Nehemia, et certains disent que son nom รฉtait Rabbi Elazar ben Arakh.

Pourquoi l'appelait-on Nehorai ? Parce qu'il illuminait (manhir) les yeux des sages dans la halakha.

๐Ÿช” Ben Yehoyada (1)
ืชื ื, ืœื ืจื‘ื™ ืžืื™ืจ ืฉืžื•, ืืœื ืจื‘ื™ ื ื”ื•ืจืื™ ืฉืžื•. ื”ืงืฉื” ื”ืจื‘ ื™ืฉืจืฉ ื™ืขืงื‘ ื–"ืœ ืžื” ื—ื™ืœื•ืง ื™ืฉ ื‘ื™ืŸ ืžืื™ืจ ืœื ื”ื•ืจืื™ ื•ื”ื›ืœ ืื—ื“ ื•ืœืžื” ื ืฉืชื ื” ืฉืžื• ื‘ืฉื‘ื™ืœ ื–ื•? ืขื™ื™ืŸ ืฉื. ื•ื ืจืื” ืœื™ ื‘ืก"ื“ ื“ืจื‘ื™ ืืœืขื–ืจ ื‘ืŸ ืขืจืš ืงืจื ืื•ืชื• ืื‘ื™ื• ื‘ื™ื•ื ื”ืžื™ืœื” ' ืืœืขื–ืจ ' ื•ืื—ืจ ืฉื’ื“ืœ ื‘ื—ื›ืžื” ื•ื”ื™ื” ืžื ื”ื™ืจ ืขื™ื ื™ ื—ื›ืžื™ื ืงืจืื• ืื•ืชื• ื”ื—ื›ืžื™ื ื‘ืฉื ' ื ื”ื•ืจืื™ ' ื‘ืขื‘ื•ืจ ื”ืžืขืœื” ื”ื–ืืช, ื•ื”ื•ื ื”ื™ื” ืงื•ื“ื ืจื‘ื™ ืžืื™ืจ ืžื•ื›ื— ื›ื™ ื”ื™ื” ืžืชืœืžื™ื“ื™ ืจื‘ื™ ืขืงื™ื‘ื. ื•ื›ืฉื ื•ืœื“ ืจื‘ื™ ืžืื™ืจ ืงืจื ืื•ืชื• ืื‘ื™ื• ื‘ืฉื ' ื ื”ื•ืจืื™ ' ื‘ื™ื•ื ื”ืžื™ืœื” ื•ื–ื” ื”ื™ื” ืขื™ืงืจ ืฉืžื• ืืš ืื—ืจ ืฉื’ื“ืœ ื‘ืชื•ืจื” ื•ื”ื™ื” ืžืื™ืจ ืขื™ื ื™ ื—ื›ืžื™ื ืจืฆื• ื”ื—ื›ืžื™ื ืœื—ื“ืฉ ืœื• ืฉื ื—ื“ืฉ ื‘ืขื‘ื•ืจ ื”ืžืขืœื” ื”ื–ืืช ื•ืงืจืื• ืื•ืชื• ื‘ืฉื ' ืžืื™ืจ ' ื•ืืฃ ืขืœ ืคื™ ืฉื‘ืฉืžื• ื”ืขื™ืงืจื™ ืฉื”ื•ื ื ื”ื•ืจืื™ ื™ืฉ ื‘ื• ืžืฉืžืขื•ืช ื”ืžืขืœื” ื”ื–ื• ืฉืžื ื”ื™ืจ ืขื™ื ื™ ื”ื—ื›ืžื™ื. ืขื ื›ืœ ื–ืืช ื›ื™ื•ืŸ ื“ืฉื ื ื”ื•ืจืื™ ื ืงืจื ื‘ื• ืžืขืช ื”ื™ื•ืชื• ืงื˜ืŸ ืžื™ื•ื ื”ืžื™ืœื” ืื™ื ื” ื ื™ื›ืจืช ื”ืžืขืœื” ืฉืœื• ื‘ืฉื ื–ื” ื•ื’ื ื‘ื•ื“ืื™ 'ื›ืžื” ืฉื ื ื”ื•ืจืื™ ืื™ื›ื ื‘ืฉื•ืงื' ืžืื—ืจ ืฉืฉื ื ื”ื•ืจืื™ ื›ื‘ืจ ื ืชื—ื“ืฉ ื‘ืขื•ืœื ื‘ื–ืžืŸ ืจื‘ื™ ืืœืขื–ืจ ื‘ืŸ ืขืจืš ืฉื—ื™ื“ืฉื• ืœื• ื—ื›ืžื™ื ืฉื ื–ื”, ื•ืœื›ืš ื”ื•ืฆืจื›ื• ืœื—ื“ืฉ ืœื• ืขืชื” ืฉื ื—ื“ืฉ ืฉืงืจืื• ืื•ืชื• ืžืื™ืจ ื›ื“ื™ ืœืคืจืกื ื”ืžืขืœื” ืฉื”ื•ื ืžืื™ืจ ืขื™ื ื™ ื—ื›ืžื™ื ื‘ื”ืœื›ื” ื•ืฉื ื–ื” ื”ื™ื” ืจืืฉื•ืŸ ื‘ืขื•ืœื ืฉื ืชื—ื“ืฉ ืืฆืœื•. ื•ืขื™ื™ืŸ ื‘ืฉืขืจ ืžืืžืจื™ ืจื‘ื•ืชื™ื ื• ื–"ืœ ืžื” ืฉื›ืชื‘ ืจื‘ื™ื ื• ื–"ืœ ื‘ื‘ื™ืื•ืจ ืžืืžืจ 'ืชืคื•ื— ืขืงื™ื‘ื• ืฉืœ ืื“ื ื”ืจืืฉื•ืŸ ืžื›ื”ื” ื’ืœื’ืœ ื—ืžื”' ืฉืจืžื– ื‘ืฉื ืžืื™ืจ โ€“ ' ื ืจ ื• ืื•ืจ ' ืฉื ืชืงื™ื™ื ื‘ื• ื ืจ ืžืฆื•ื” ื•ืชื•ืจื” ืื•ืจ (ืžืฉืœื™ ื•, ื›ื’) ื™ืขื™ื™ืŸ ืฉื. ื•ื ืจืื” ืœื™ ืฉื™ื‘ื ืจืžื– ื–ื” ื‘ืฉื ื ื”ื•ืจืื™ ื™ื•ืชืจ ืฉื™ืฉ ื‘ืฉื ื–ื” ืื•ืชื™ื•ืช ื ืจ ื•ืื•ืชื™ื•ืช ืื•ืจ ื•ื ืฉืืจ ืื•ืชื™ื•ืช ื™ " ื” ืฉื”ื ืกื•ื“ ื—ื•"ื‘ [ื—ื›ืžื” ื•ื‘ื™ื ื”] ืฉื”ื™ื” ื—ื›ื ื•ืžื‘ื™ืŸ ื•ืจืืฉ ื•ืกื•ืฃ ื  ื”ื•ืจื ื™ [60] ืขื•ืœื” ืžืกืคืจ ื”ืœื›ื” [60] ื•ื ืฉืืจ ื‘ืืžืฆืข ืื•ืชื™ื•ืช ืื•ืจื” ืจืžื– ืฉืžืื™ืจ ืื•ืจื” ื‘ื”ืœื›ื” ื–ื™ืข"ื [ื–ื›ื•ืชื• ื™ื’ืŸ ืขืœื™ื ื• ืืžืŸ] .
On a enseignรฉ : Rabbi Meir n'รฉtait pas son nom, son nom รฉtait Rabbi Nehorai. Le Rav Yachresh Yaakov a demandรฉ : quelle diffรฉrence y a-t-il entre Meir et Nehorai ? Tout est un ; pourquoi changer son nom pour cela ? Voir lร -bas. Il me semble, avec l'aide du Ciel, que Rabbi Elazar ben Arakh fut appelรฉ par son pรจre ยซ Elazar ยป le jour de la mila ; aprรจs qu'il eut grandi en sagesse et illuminรฉ les yeux des sages, les sages l'appelรจrent ยซ Nehorai ยป en raison de cette qualitรฉ. Il vivait avant Rabbi Meir, puisque [Rabbi Meir] รฉtait des รฉlรจves de Rabbi Akiva. Quand Rabbi Meir naquit, son pรจre l'appela ยซ Nehorai ยป le jour de la mila, et ce fut son nom principal. Mais aprรจs qu'il eut grandi dans la Torah et รฉclaire les yeux des sages, les sages voulurent lui donner un nom nouveau en raison de cette qualitรฉ, et l'appelรจrent ยซ Meir ยป. Bien que son nom principal, Nehorai, porte dรฉjร  le sens de cette qualitรฉ (il illumine les yeux des sages), puisqu'il portait ce nom depuis son enfance, depuis le jour de la mila, sa qualitรฉ n'y รฉtait pas reconnaissable. Et certainement ยซ combien de Nehorai y a-t-il au marchรฉ ยป, puisque le nom Nehorai รฉtait dรฉjร  apparu dans le monde ร  l'รฉpoque de Rabbi Elazar ben Arakh, ร  qui les sages l'avaient donnรฉ. C'est pourquoi il fallut lui donner un nom nouveau, Meir, pour faire connaรฎtre sa qualitรฉ d'รฉclairer les yeux des sages dans la halakha, et ce nom apparaissait pour la premiรจre fois dans le monde avec lui. Voir dans le Chaar Maamarei Razal ce qu'a รฉcrit notre maรฎtre [le Ari] en expliquant le propos ยซ le talon d'Adam le premier homme obscurcissait la sphรจre du soleil ยป : il y fait allusion dans le nom Meir, [formรฉ de] ner (lampe) et or (lumiรจre), en qui s'est rรฉalisรฉ ยซ car la mitsva est une lampe et la Torah une lumiรจre ยป (Michle 6, 23). Voir lร -bas. Il me semble que cette allusion convient davantage au nom Nehorai, qui contient les lettres de ner et celles de or, et il reste les lettres youd-hรฉ, qui sont le sod de 'Hokhma et Bina, car il รฉtait sage et comprรฉhensif. Le dรฉbut et la fin, noun et youd, valent 60, comme la valeur numรฉrique de halakha (60), et il reste au milieu les lettres de ora (lumiรจre) : allusion ร  ce qu'il fait briller la lumiรจre dans la halakha. Que son mรฉrite nous protรจge, amen.
๐Ÿ’ก Explication

La baraita explique que ยซ Meir ยป est un surnom tirรฉ de la racine or (lumiรจre) : il รฉclairait les sages. De mรชme, le tanna connu comme ยซ Nehorai ยป (de l'aramรฉen nehora, lumiรจre) s'appelait en rรฉalitรฉ Rabbi Nehemia ou Rabbi Elazar ben Arakh.

5
ืืžืจ ืจื‘ื™: ื”ืื™ ื“ืžื—ื“ื“ื ื ืžื—ื‘ืจืื™ ื“ื—ื–ื™ืชื™ื” ืœืจื‘ื™ ืžืื™ืจ ืžืื—ื•ืจื™ื”, ื•ืื™ืœื• ื—ื–ื™ืชื™ื” ืžืงืžื™ื” ื”ื•ื” ืžื—ื“ื“ื ื ื˜ืคื™ โ€” ื“ื›ืชื™ื‘: ืดื•ื”ื™ื• ืขื™ื ื™ืš ืจื•ืื•ืช ืืช ืžื•ืจื™ืšืด.

Rabbi a dit : si je suis plus perspicace que mes collรจgues, c'est que j'ai vu Rabbi Meir de dos ; si je l'avais vu de face, j'aurais รฉtรฉ encore plus perspicace, car il est รฉcrit : ยซ Et tes yeux verront ton maรฎtre ยป (Yechaya 30, 20).

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื“ื—ื–ื™ืชื™ื” ืœืจื‘ื™ ืžืื™ืจ ืžืื—ื•ืจื™ื” ื›ืฉืœืžื“ืชื™ ืœืคื ื™ื• ื™ืฉื‘ืชื™ ื‘ืฉื•ืจื” ืฉืœ ืื—ืจื™ื•:
Que j'ai vu Rabbi Meir de dos : quand j'รฉtudiais devant lui, j'รฉtais assis dans la rangรฉe derriรจre lui.
๐Ÿช” Ben Yehoyada (1)
ืืžืจ ืจื‘ื™: ื”ืื™ ื“ืžื—ื“ื“ื ื ืžื—ื‘ืจืื™, ื“ื—ื–ืชื™ื” ืœืจื‘ื™ ืžืื™ืจ ืžืื—ื•ืจื™ื”, ื•ืืœืžืœื ื—ื–ืชื™ื” ืžืงืžื™ื”, ื”ื•ืื™ ืžื—ื“ื“ื ื ื˜ืคื™. ื ืจืื” ืœื™ ื‘ืก"ื“ ืื—ื•ืจื™ ืื•ืชื™ื•ืช ืž ื ื™ืจ ื™ืฉ ืื•ืชื™ื•ืช ืงืœื˜ ื•ืื•ืชื™ื•ืช ืœืงื˜ ื›ื™ ืื•ืช ื”ืืœืฃ ืœื ื™ืฉ ืื•ืช ืžืื—ื•ืจื™ื• ื“ื”ื•ื ืจืืฉื•ืŸ ืืš ืื—ืจ ืื•ืชื™ื•ืช ืžืื™ืจ ืฉื”ื ืžืงืžื™ื” ื”ื ืื•ืชื™ื•ืช ื›ื‘ืฉืŸ [372] ืฉืขื•ืœื” ืžืกืคืจื ืฉื‘ืข [372] ื•ื ืจืžื– ื‘ื–ื” ื“ื”ืจื•ืื” ืืช ืจื‘ื™ ืžืื™ืจ ืžืื—ื•ืจื™ื• ื”ืจื™ ื–ื” ืงืœื˜ ืฉื™ืขื•ืจ ืœืงื˜ ืฉื”ื•ื ื“ื‘ืจ ืžื•ืขื˜ ืฉืื™ื ื• ืžืฉื‘ื™ืข ืืš ืžืืŸ ื“ื—ื–ื™ื” ืžืงืžื™ ื”ืจื™ ื–ื” ืฉื‘ืข ืžืื•ืจ ืชื•ืจืชื• ื“ื‘ืจื™ ืชื•ืจื” ืฉื”ื ื›ื‘ืฉื•ื ื• ืฉืœ ืขื•ืœื. ื‘ื ื•ืจืื” ื›ืžื” ื’ื“ื•ืœื” ื”ืžืฉื›ื” ืฉืชื”ื™ื” ืžืฆื“ ื”ืคื ื™ื ื“ืื™ื›ื ื‘ื™ืจื•ืฉืœืžื™ (ื™ืจื•ืฉืœืžื™ ื ื“ืจื™ื ื›ื˜:) ื‘ืจื‘ื™ ืฉืžืขื•ืŸ ื‘ืŸ ืืœืขื–ืจ ืฉืœื ื”ื™ื• ื™ื›ื•ืœื™ื ื›ืœ ื”ื—ื›ืžื™ื ืœืžืฆื•ื ืœื• ืคืชื— ืœื ื“ืจื• ืขื“ ืฉื‘ื ื–ืงืŸ ืื—ื“ ื•ืžืฆื ืœื• ืคืชื— ื‘ื—ื›ืžื” ื•ืืžืจื• ื”ื—ื›ืžื™ื ืœืื•ืชื• ื–ืงืŸ ืžื ื™ืŸ ืœืš ื–ืืช ื”ื—ื›ืžื” ืฉื ืชื—ื›ืžืช ื›ื•ืœื™ ื”ืื™? ื•ืืžืจ ืœื”ื ืžืงืœื• ืฉืœ ืจื‘ื™ ืžืื™ืจ ื”ื™ืชื” ื‘ื™ื“ื™ ื•ื”ื™ื ืžืœืžื“ืช ืื•ืชื™ ื“ืขืช! ืขื™ื™ืŸ ืฉื. ื•ืคืจืฉื ื• ื‘ืžืงื•ื ืื—ืจ ืžื” ืฉื”ื™ืชื” ืกื’ื•ืœืช ื”ืžืงืœ ื—ื–ืงื” ื•ื’ื“ื•ืœื” ื›ืœ ื›ืš ื›ื™ ื”ืจืืฉื•ื ื™ื ื–"ืœ ื”ื™ื” ื“ืจื›ื ืœื™ืงื— ื‘ื™ื“ื ืžืฉืขื ืช ื•ืœืคืขืžื™ื ืกื•ืžื›ื™ื ืขืฆืžื ืขืœื™ื” ื•ืžืกืชื›ืœื™ื ื‘ื” ื›ื“ื™ ืœืคืฉื˜ ืžื—ืฉื‘ืชื ืžืŸ ืขื ื™ื ื™ ืขื•ืœื ื”ื–ื” ื•ืœืฆืžืฆื ืžื—ืฉื‘ืชื ื‘ื“ื‘ืจ ืงื“ื•ืฉื” ืืฉืจ ื™ื‘ื™ืื• ื•ื™ืชื‘ื•ื ื ื• ื‘ื• ื•ืœื›ืŸ ื”ืžืงืœ ื”ื”ื•ื ื ืžืฉืš ืขืœื™ื• ืจื•ื— ืงื“ื•ืฉื” ืžืงื“ื•ืฉืช ืžื—ืฉื‘ืชื ื•ืœื›ืŸ ืืžืจ ืืœื™ืฉืข ื”ื ื‘ื™ื ืข"ื” ืœื’ื—ื–ื™ ืฉื™ืงื— ืžืฉืขื ืช ืฉืœื• ื•ื™ืฉื™ื ืื•ืชื” ืขืœ ืคื ื™ ื”ื ืขืจ ืœื”ื—ื™ื•ืชื• ื™ืขืŸ ื›ื™ ืžืฉืขื ืชื™ ื—ื•ืคืฃ ืขืœื™ื” ืจื•ื— ืงื“ื•ืฉื” ืžืคื ื™ื• ื”ืงื“ื•ืฉื™ื ื‘ืขืช ืฉื”ื•ื ืžืกืชื›ืœ ื‘ื” ื‘ืขืช ื”ื”ืชื‘ื•ื“ื“ื•ืช ืฉืœื• ื•ืœื›ืŸ ื™ื›ื•ืœื” ื”ื™ืชื” ืžืงืœื• ืฉืœ ืจื‘ื™ ืžืื™ืจ ืฉื”ื™ื” ื ืฉืขืŸ ืขืœื™ื” ื•ืžืกืชื›ืœ ื‘ื” ื‘ืขืช ืฉื”ื™ื” ืžืชื‘ื•ื“ื“ ื•ืžื—ืฉื‘ ื‘ื›ื•ื ื•ืช ืงื“ื•ืฉื™ื ื”ื™ื“ื•ืขื™ื ืœื• ืœื”ืžืฉื™ืš ืขืœ ืขืฆืžื• ืจื•ื— ื”ืงื•ื“ืฉ ื•ื’ื ื”ื™ืชื” ื”ืžืงืœ ืงื•ืœื˜ืช ืจื•ื— ืงื“ื•ืฉื” ืžืŸ ืื•ืจ ืคื ื™ื• ื”ืงื“ื•ืฉื™ื ื•ื›ืœ ื›ืš ืงืœื˜ื” ืงื“ื•ืฉื” ืฉื”ื™ื” ื‘ื” ื˜ื•ืคื— ืขืœ ืžื ืช ืœื”ื˜ืคื™ื— ืฉื™ืฉ ื‘ื” ืฉื™ืขื•ืจ ื’ื“ื•ืœ ืฉื”ื–ืงืŸ ื”ื™ื” ืงื•ืœื˜ ื—ื›ืžื” ืžืŸ ืงื“ื•ืฉื” ืฉื”ื™ืชื” ืฉื•ืจื” ืขืœื™ื”. ื•ืœื›ืš ืืžืจ ืจื‘ื™ ืืœืžืœื ื—ื–ืชื™ื” ืžืงืžื™ื” ื”ื•ืื™ ืžื—ื“ื“ื ื ื˜ืคื™ ื›ื™ ื’ื“ื•ืœ ื”ืื•ืจ ื”ื ืžืฉืš ืžืฆื“ ื”ืคื ื™ื ืขืฉืจ ื™ื“ื•ืช ืขืœ ื”ื ืžืฉืš ืžืฆื“ ื”ืื—ื•ืจ ื•ืœื›ืš ื”ื–ื”ื™ืจ ื”ื›ืชื•ื‘ (ื™ืฉืขื™ื”ื• ืœ, ื›) ื•ื”ื™ื• ืขื™ื ื™ืš ืจืื•ืช ืืช ืžื•ืจื™ืš. ื•ื”ื ื” ืœืคื™ ื“ื‘ืจื™ ื’ืžืจื ื“ื™ื“ืŸ ืืžืจ ืจื‘ื™ ื“ื‘ืจื™ื ืืœื• ืขืœ ื–ืžืŸ ืฉื”ื™ื” ืจื‘ื™ ืงื˜ืŸ ื‘ืฉื ื™ื ื‘ื–ืžืŸ ืื‘ื™ื• ืจื‘ืŸ ืฉืžืขื•ืŸ ื‘ืŸ ื’ืžืœื™ืืœ ื•ื”ื™ื” ื™ื•ืฉื‘ ื‘ื‘ื™ืช ื”ืžื“ืจืฉ ื‘ืฉื•ืจื” ืฉื”ื™ื ืžืื—ื•ืจื™ื• ืฉืœ ืจื‘ื™ ืžืื™ืจ ื•ืืžืจ ืžื—ื“ื“ื ื ืžื—ื‘ืจืื™ ืžืื•ืชื ืฉืœื ืœืžื“ื• ืชื•ืจื” ืžืŸ ืจื‘ื™ ืžืื™ืจ ื•ืœื ื™ืฉื‘ื• ื‘ื™ืฉื™ื‘ืชื• ืฉืœ ืจื‘ื™ ืžืื™ืจ ืืคื™ืœื• ืžืื—ื•ืจื™ื•. ืืš ื‘ื™ืจื•ืฉืœืžื™ ื“ื‘ื™ืฆื” ืคืจืง ืžืฉื™ืœื™ืŸ (ื™ืจื•ืฉืœืžื™ ื‘ื™ืฆื” ืคืจืง ื” ื”ืœื›ื” ื‘ ื“ืฃ ื›:) ืื™ืชื ื›ืฉื”ื™ื” ืจื‘ื™ ืžืฉื™ื ืืช ืจื‘ื™ ืฉืžืขื•ืŸ ื‘ื ื• ื”ื™ื• ืžื˜ืคื—ื™ืŸ ื‘ืื—ื•ืจื™ ื™ื“ื™ื”ื ื‘ืฉืžื—ืช ื—ืชืŸ ื‘ื™ื•ื ืฉื‘ืช ื•ืขื‘ืจ ืจื‘ื™ ืžืื™ืจ ื•ืืžืจ ืจื‘ื•ืชื™! ื•ื›ื™ ื”ื•ืชืจื” ืฉื‘ืช? ื•ืฉืžืข ืจื‘ื™ื ื• ืืช ืงื•ืœื• ื•ืœื ื™ื“ืข ืฉื”ื•ื ืจื‘ื™ ืžืื™ืจ ื•ืืžืจ: ืžื™ ื”ื•ื ื–ื” ืฉื‘ื ืœื”ื•ื›ื™ื—ื ื• ื‘ืชื•ืš ื‘ื™ืชื™ื ื•?! ื›ื™ ืจื‘ื™ ืกื‘ืจ ื˜ืคื•ื— ื›ื–ื” ืฉื”ื•ื ื‘ืื—ื•ืจื™ ื”ื™ื“ ืžื•ืชืจ ื•ืจื‘ื™ ืžืื™ืจ ืกื‘ื™ืจื ืœื™ื” ื“ืืกื•ืจ ื’ื ื‘ื›ื”ืื™ ื’ื•ื•ื ื, ื•ืฉืžืข ืจื‘ื™ ืžืื™ืจ ืงื•ืœื• ืฉืœ ืจื‘ื™ ืฉืืžืจ ื›ืš ื•ื‘ืจื— ืœื—ื•ืฅ ื•ื™ืฆืื• ืขื‘ื“ื™ ืจื‘ื™ ืื—ืจื™ื• ื•ื”ื•ื ื”ื™ื” ืจืฅ ื•ื‘ื•ืจื— ื•ืื“ื”ื›ื™ ื”ืคืจื™ื— ื”ืจื•ื— ืืช ืกื•ื“ืจ ืจื‘ื™ ืžืื™ืจ ืžืื—ืจื™ื• ื•ื”ื™ื” ืจื‘ื™ ืžืฆื™ืฅ ื•ืจื•ืื” ืžืŸ ื”ื—ืœื•ืŸ ื‘ื‘ื™ืชื• ื•ืจืื” ืฆื•ืืจื• ืฉืœ ืจื‘ื™ ืžืื™ืจ ืžืื—ื•ืจื™ื• ื•ืืžืจ ืจื‘ื™ ืœื ื–ื›ื™ืช ืื ื ืœืื•ืจื™ื™ืชื ืืœื ื‘ื’ื™ืŸ ื“ื—ืžื™ืช ืงื“ืœื™ื” ื“ืจื‘ื™ ืžืื™ืจ ืžืŸ ืื—ื•ืจื•ื™! ืขื™ื™ืŸ ืฉื. ื•ืื ื ืขื‘ื“ื ืคืจืฉืชื™ ื”ื˜ืขื ืฉืจืฅ ืจื‘ื™ ืžืื™ืจ ื•ื‘ืจื— ื›ื“ื™ ืฉืœื ื™ืจืื”ื• ืจื‘ื™ ื•ื™ืชื‘ื™ื™ืฉ ืจื‘ื™ ืžืŸ ื”ื“ื‘ืจื™ื ื”ื”ื ืฉืืžืจ ืžื™ ื”ื•ื ื–ื” ืฉื‘ื ืœื”ื•ื›ื™ื—ื ื• ื‘ืชื•ืš ื‘ื™ืชื™ื ื•. ื•ื ืžืฆื ืœืคื™ ื–ื” ื™ืฉ ื”ืคืจืฉ ื’ื“ื•ืœ ื‘ื“ื‘ืจ ื–ื” ื‘ื™ืŸ ืชืœืžื•ื“ ื‘ื‘ืœื™ ืœืชืœืžื•ื“ ื™ืจื•ืฉืœืžื™, ื•ื ืจืื” ืœื™ ื‘ืก"ื“ ื“ื”ื ื•ื”ื ืื™ืชื ื“ืชื—ืœื” ืืžืจ ืจื‘ื™ ื›ืžื• ืฉืืžืจื• ื‘ื‘ื‘ืœื™ ืขืœ ื–ืžืŸ ืฉืœืžื“ ืชื•ืจื” ื‘ื™ืฉื™ื‘ื” ืฉืœ ืจื‘ื™ ืžืื™ืจ ื‘ืงื˜ื ื•ืชื• ื•ืื—ืจ ื›ืš ื‘ื’ื•ื“ืœื• ืื—ืจ ืฉื”ื™ื” ื ืฉื™ื ื“ืื– ื”ืฉื™ื ืืช ืจื‘ื™ ืฉืžืขื•ืŸ ื‘ื ื• ื›ืžืคื•ืจืฉ ื‘ื’ืžืจื ื“ื›ืชื•ื‘ื•ืช ืฉื”ืฉื™ืื• ื‘ื–ืžืŸ ื ืฉื™ืื•ืชื• ืืžืจ ื“ื‘ืจื™ื ื”ื ื–ื›ืจ ื‘ื™ืจื•ืฉืœืžื™ ืœื”ืคืœื™ื’ ื‘ืฉื‘ื—ื• ืฉืœ ืจื‘ื™ ืžืื™ืจ. ื•ืขื™ื™ืŸ ื‘ืกืคืจ ืœืงื•ื˜ื™ ืชื•ืจื” ื”ืžืชื™ื™ื—ืก ืœืจื‘ื™ื ื• ื”ืืจ"ื™ ื–"ืœ ืฉืคื™ืจืฉ ืžืืžืจ ื“ื—ื–ืชื™ื” ืœืจื‘ื™ ืžืื™ืจ ืžืื—ื•ืจื™ื” ืขืœ ื”ืกื•ื“ ื•ืชืžืฆื™ืช ื“ื‘ืจื™ื• ื“ื›ื•ื ืช ืจื‘ื™ ื‘ื“ื‘ืจื™ื ืืœื• ื”ื•ื ืขืœ ื”ืืจืช ืžืงื•ื ืฉื•ืจืฉ ื ืฉืžืช ืจื‘ื™ ืžืื™ืจ ื•ื”ืœื‘ื™ืฉ ื”ืกื•ื“ ื‘ื“ื‘ืจื™ื ืืœื• ืœื”ืกืชื™ืจ ื”ืขื ื™ืŸ.
Rabbi a dit : si je suis plus perspicace que mes collรจgues, c'est que j'ai vu Rabbi Meir de dos ; si je l'avais vu de face, j'aurais รฉtรฉ plus perspicace. Il me semble, avec l'aide du Ciel : derriรจre les lettres mem-alef-youd-rech [dans l'ordre de l'alphabet] se trouvent les lettres qof-lamed-tรชt, qui forment aussi leqet, car la lettre alef n'a pas de lettre derriรจre elle, รฉtant la premiรจre. Mais aprรจs les lettres de Meir, qui sont ยซ devant ยป, viennent les lettres kaf-beit-chin-noun (kivchan, fournaise) [372], dont la valeur est celle de sava (rassasiรฉ) [372]. Cela indique que celui qui voit Rabbi Meir de dos reรงoit (qalat) la mesure d'un leqet, une petite chose qui ne rassasie pas ; mais celui qui le voit de face se rassasie de la lumiรจre de sa Torah, les paroles de Torah qui sont la ยซ fournaise du monde ยป. Vois combien est grande l'influence qui vient de la face : il est rapportรฉ dans le Yerouchalmi (Nedarim 29b) que pour Rabbi Chimon ben Elazar, aucun sage ne pouvait trouver d'ouverture (petah) pour annuler son vล“u, jusqu'ร  ce qu'un vieillard vienne et en trouve une avec sagesse. Les sages demandรจrent ร  ce vieillard : d'oรน te vient cette sagesse ? Il rรฉpondit : le bรขton de Rabbi Meir รฉtait dans ma main, et il m'enseigne la connaissance ! Voir lร -bas. Nous avons expliquรฉ ailleurs pourquoi la vertu de ce bรขton รฉtait si forte : les premiers avaient l'habitude de prendre un bรขton en main, de s'appuyer parfois dessus et de le regarder, afin de dรฉtacher leur pensรฉe des affaires de ce monde et de la concentrer sur une chose sainte ร  mรฉditer. Ce bรขton attirait donc sur lui un esprit de saintetรฉ venant de la saintetรฉ de leur pensรฉe. C'est pourquoi le prophรจte Elicha dit ร  Guehazi de prendre son bรขton et de le poser sur le visage de l'enfant pour le ranimer, car sur ce bรขton reposait un esprit de saintetรฉ venant de sa face sainte, lorsqu'il le regardait dans ses moments de retraite. Ainsi le bรขton de Rabbi Meir, sur lequel il s'appuyait et qu'il regardait quand il se retirait et mรฉditait les intentions saintes (kavanot) qu'il connaissait pour attirer sur lui l'esprit saint, recueillait aussi un esprit de saintetรฉ de la lumiรจre de sa face sainte ; il en avait recueilli tant qu'il รฉtait ยซ humide au point d'humecter ยป, en grande mesure, et le vieillard recevait de la sagesse de la saintetรฉ qui reposait sur lui. C'est pourquoi Rabbi dit : si je l'avais vu de face, j'aurais รฉtรฉ plus perspicace, car la lumiรจre qui vient de la face dรฉpasse dix fois celle qui vient du dos ; c'est pourquoi le verset avertit : ยซ Et tes yeux verront ton maรฎtre ยป (Yechaya 30, 20). Selon notre Guemara, Rabbi a dit cela ร  propos de l'รฉpoque oรน il รฉtait jeune, du temps de son pรจre Rabban Chimon ben Gamliel, et s'asseyait au beit hamidrach dans la rangรฉe derriรจre Rabbi Meir ; il disait ยซ plus perspicace que mes collรจgues ยป par rapport ร  ceux qui n'avaient pas appris la Torah de Rabbi Meir ni ne s'รฉtaient assis dans sa yechiva, mรชme derriรจre lui. Mais dans le Yerouchalmi, Beitsa, chapitre Machilin (5, 2 ; 20b), il est rapportรฉ : quand Rabbi maria son fils Rabbi Chimon, on frappait du revers de la main pour la joie du mariรฉ un jour de Chabbat. Rabbi Meir passa et dit : Maรฎtres, le Chabbat a-t-il รฉtรฉ permis ? Notre maรฎtre entendit sa voix sans savoir que c'รฉtait Rabbi Meir et dit : qui est celui qui vient nous reprendre dans notre maison ?! Car Rabbi tenait qu'une telle frappe, du revers de la main, est permise, et Rabbi Meir la tenait interdite mรชme ainsi. Rabbi Meir entendit la voix de Rabbi disant cela et s'enfuit dehors ; les serviteurs de Rabbi sortirent ร  sa poursuite, et lui courait et fuyait. Pendant ce temps le vent souleva le foulard de Rabbi Meir par derriรจre ; Rabbi regardait par la fenรชtre de sa maison et vit la nuque de Rabbi Meir par derriรจre, et Rabbi dit : je n'ai mรฉritรฉ la Torah que parce que j'ai vu la nuque de Rabbi Meir par derriรจre ! Voir lร -bas. Moi, le serviteur, j'ai expliquรฉ la raison pour laquelle Rabbi Meir a couru et s'est enfui : pour que Rabbi ne le voie pas et n'ait pas honte des paroles qu'il avait dites, ยซ qui est celui qui vient nous reprendre dans notre maison ยป. Il y a donc sur ce point une grande diffรฉrence entre le Talmud de Babylone et celui de Jรฉrusalem. Il me semble, avec l'aide du Ciel, que les deux sont vrais : d'abord Rabbi a dit, comme dans le Bavli, ce qui concerne l'รฉpoque oรน il รฉtudiait dans la yechiva de Rabbi Meir dans sa jeunesse ; ensuite, adulte, aprรจs รชtre devenu nassi (alors il maria son fils Rabbi Chimon, comme il est explicite dans la Guemara de Ketoubot qu'il le maria pendant sa prรฉsidence), il dit les paroles rapportรฉes dans le Yerouchalmi, pour exalter l'รฉloge de Rabbi Meir. Voir dans le Liqoutei Torah attribuรฉ ร  notre maรฎtre le Ari, qui explique ยซ je l'ai vu de dos ยป selon le sod : l'essentiel de ses paroles est que Rabbi visait par lร  l'รฉclairage de la racine de la nechama de Rabbi Meir, et il a revรชtu le sod de ces mots pour cacher le sujet.
๐Ÿ’ก Explication

Rabbi (Rabbi Yehouda HaNassi) attribue sa perspicacitรฉ au fait d'avoir รฉtudiรฉ devant Rabbi Meir, mรชme assis derriรจre lui. Voir le visage du maรฎtre ajoute ร  la comprรฉhension, comme le dit le verset de Yechaya.

6
ืืžืจ ืจื‘ื™ ืื‘ื”ื• ืืžืจ ืจื‘ื™ ื™ื•ื—ื ืŸ: ืชืœืžื™ื“ ื”ื™ื” ืœื• ืœืจื‘ื™ ืžืื™ืจ ื•ืกื•ืžื›ื•ืก ืฉืžื•, ืฉื”ื™ื” ืื•ืžืจ ืขืœ ื›ืœ ื“ื‘ืจ ื•ื“ื‘ืจ ืฉืœ ื˜ื•ืžืื” ืืจื‘ืขื™ื ื•ืฉืžื•ื ื” ื˜ืขืžื™ ื˜ื•ืžืื”, ื•ืขืœ ื›ืœ ื“ื‘ืจ ื•ื“ื‘ืจ ืฉืœ ื˜ื”ืจื” ืืจื‘ืขื™ื ื•ืฉืžื•ื ื” ื˜ืขืžื™ ื˜ื”ืจื”.

Rabbi Abahou a dit au nom de Rabbi Yo'hanan : Rabbi Meir avait un รฉlรจve nommรฉ Soumakhos, qui disait sur chaque sujet d'impuretรฉ quarante-huit raisons d'impuretรฉ, et sur chaque sujet de puretรฉ quarante-huit raisons de puretรฉ.

๐Ÿ’ก Explication

L'รฉlรจve hรฉrite de la mรฉthode du maรฎtre : Soumakhos savait construire quarante-huit arguments pour chaque position, dans un sens comme dans l'autre.

7
ืชื ื: ืชืœืžื™ื“ ื•ืชื™ืง ื”ื™ื” ื‘ื™ื‘ื ื” ืฉื”ื™ื” ืžื˜ื”ืจ ืืช ื”ืฉืจืฅ ื‘ืžืื” ื•ื—ืžืฉื™ื ื˜ืขืžื™ื.

On a enseignรฉ : il y avait ร  Yavne un รฉlรจve รฉprouvรฉ qui purifiait le cheretz par cent cinquante raisons.

๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ืฉื™ื•ื“ืข ืœื˜ื”ืจ ืืช ื”ืฉืจืฅ ืชื™ืžื” ืžืื™ ื—ืจื™ืคื•ืช ื”ื•ื ืœื˜ื”ืจ ืืช ื”ืฉืจืฅ ืฉื”ืชื•ืจื” ื˜ืžืืชื• ื‘ื”ื“ื™ื ื•ืื•ืžืจ ืจื‘ื™ื ื• ืชื ื“ืœืขื ื™ืŸ ื˜ื•ืžืืช ื ื‘ื™ืœื•ืช ืื™ื™ืจื™ ืฉืœื ื™ื˜ืžื ื›ื–ื™ืช ืžืžื ื• ื‘ืžืฉื ื“ื”ื ื›ืชื™ื‘ ืื• ื‘ื ื‘ืœืช ื—ื™ื” ื•ืฉืจืฅ ืืข"ืค ืฉืจื•ื—ืฉ ื”ื•ื™ ื‘ื›ืœืœ ื—ื™ื” ื›ืžื• ื ื—ืฉ ื“ื“ืจืฉื™ื ืŸ ื‘ืกื ื”ื“ืจื™ืŸ ื‘ืคืจืง ืืจื‘ืข ืžื™ืชื•ืช (ืกื ื”ื“ืจื™ืŸ ื“' ื ื˜:) ื•ื‘ื›ืœ ื—ื™ื” ื”ืจื•ืžืฉืช ื–ื” ื ื—ืฉ ื•ื™ืœื™ืฃ ืจื‘ื™ื ื ืง"ื• ืžื ื—ืฉ ื“ื™ืฆื ืžื›ืœืœ ื ื‘ืœืช ื—ื™ื” ื“ืžืžืขื˜ ืœื™ื” ื‘ืชื•ืจืช ื›ื”ื ื™ื ืžื˜ื•ืžืืช ื ื‘ื™ืœื•ืช ืžื•ื›ืœ ื”ื•ืœืš ืขืœ ื’ื—ื•ืŸ ื•ื›ื™ ืžืกื™ืง ื•ืœื ื”ื™ื ื•ืกื•ืชืจ ื”ืงืœ ื•ื—ื•ืžืจ ืž"ืž ืืชื™ ื‘ืžื” ืžืฆื™ื ื• ืฉืคื™ืจ ืžื ื—ืฉ ื“ืœื ื”ื•ื™ ื‘ื›ืœืœ ื—ื™ื” ื”"ื  ื›ืœ ืฉืจืฆื™ื ืฉืจื•ื—ืฉื™ืŸ ืœื ื”ื•ื• ื‘ื›ืœืœ ื—ื™ื” ื•ืœื ืžืฆื ืจ"ื™ ื‘ืชื•ืจืช ื›ื”ื ื™ื ืฉืžืžืขื˜ ื‘ืฉื•ื ืžืงื•ื ื ื—ืฉ ืžื˜ื•ืžืืช ื ื‘ื™ืœื•ืช ื•ืขื•ื“ ืงืฉื™ื ืœืจ"ื™ ื“ื‘ื”ื“ื™ื ืžืžืขื˜ ื‘ืช"ื› ื›ืœ ืฉืจืฆื™ื ืžื˜ื•ืžืืช ื ื‘ื™ืœื•ืช ื“ืงืชื ื™ ื”ืชื ื”ื™ื ืžื˜ืžืื” ื‘ืžืฉื ื•ืื™ืŸ ืฉืจืฆื™ื ืžื˜ืžืื™ื ื‘ืžืฉื ืฉื™ื›ื•ืœ ื•ืžื” ื‘ื”ืžื” ืฉืœื ืขืฉื” ื”ื›ืชื•ื‘ ื“ืžื” ื›ื‘ืฉืจื” ืžื˜ืžืื” ื‘ืžืฉื ืฉืจืฅ ืฉืขืฉื” ื“ืžื• ื›ื‘ืฉืจื• ืื™ื ื• ื“ื™ืŸ ืฉื™ื˜ืžื ื‘ืžืฉื ืช"ืœ ื”ื™ื ื•ืœื ืฉืจืฅ ื•ืžื™ื”ื• ื™"ืœ ืืข"ื’ ื“ืื™ื›ื ืžื™ืขื•ื˜ื” ืขื‘ื™ื“ ื ืžื™ ืง"ื• ืื‘ืœ ืงืฉื™ื ื”ื™ื›ื™ ืืชื™ ืจื‘ื™ื ื ืœื‘ื˜ืœ ื”ืง"ื• ืฉื‘ืชื•ืจืช ื›ื”ื ื™ื ื•ืื™ ืœืื• ื“ืื™ื›ื ืžื™ืขื•ื˜ื ื‘ื”ื“ื™ื ืื“ืจื‘ื” ื”ื•ื” ืขื‘ื“ื™ื ืŸ ืง"ื• ื“ืชื•ืจืช ื›ื”ื ื™ื ื•ืขื•ื“ ื“ืขืœ ืง"ื• ื“ืจื‘ื™ื ื ืื™ื›ื ืœืžื™ืคืจืš ืžื” ืœื ื—ืฉ ืฉื›ืŸ ื˜ื”ื•ืจ ืืคื™ืœื• ื‘ืžื’ืข ื‘ื›ืขื“ืฉื”:
Qui sait purifier le cheretz : c'est รฉtonnant ; quelle subtilitรฉ y a-t-il ร  purifier le cheretz, que la Torah a dรฉclarรฉ impur explicitement ? Rabbenou Tam dit qu'il s'agit de l'impuretรฉ de nevela : qu'un kazayit de lui ne rende pas impur par le port (massa). Car il est รฉcrit ยซ ou la nevela d'une haya [...] ou d'un cheretz ยป ; bien qu'il rampe, il serait inclus dans [la catรฉgorie] haya, comme le serpent, selon ce que nous expliquons dans Sanhรฉdrin, chapitre Arba Mitot (59b) : ยซ et toute haya qui rampe ยป, c'est le serpent. Et Ravina tire un kal va-homer du serpent, qui est sorti de la catรฉgorie nevelat haya, puisque le Torat Kohanim l'exclut de l'impuretรฉ des nevelot par ยซ et tout ce qui va sur le ventre ยป. Et quand [la Guemara] conclut ยซ il n'en est pas ainsi ยป et rรฉfute le kal va-homer, on peut nรฉanmoins le dรฉduire par ma matsinu (analogie) du serpent : de mรชme que le serpent n'est pas inclus dans haya, ainsi tous les cheratsim qui rampent ne sont pas inclus dans haya. Mais le Ri n'a trouvรฉ nulle part dans le Torat Kohanim d'exclusion du serpent de l'impuretรฉ des nevelot. De plus, le Ri objecte que le Torat Kohanim exclut explicitement tous les cheratsim de l'impuretรฉ des nevelot, comme il est enseignรฉ lร -bas : ยซ elle rend impur par le port, et les cheratsim ne rendent pas impur par le port. Car on aurait pu penser : si la behema, dont la Torah n'a pas fait le sang comme la chair, rend impur par le port, le cheretz, dont elle a fait le sang comme la chair, n'est-il pas logique qu'il rende impur par le port ? Le verset dit ยซ elle ยป, et non le cheretz. ยป On peut toutefois rรฉpondre que, bien qu'il y ait une exclusion [explicite], il fait aussi un kal va-homer. Mais la difficultรฉ demeure : comment Ravina vient-il annuler le kal va-homer du Torat Kohanim ? Sans l'exclusion explicite, au contraire, nous aurions appliquรฉ le kal va-homer du Torat Kohanim. De plus, le kal va-homer de Ravina peut รชtre rรฉfutรฉ : qu'en est-il du serpent, qui est pur mรชme au contact d'une quantitรฉ de la taille d'une lentille ?
๐Ÿ’ก Explication

Le cheretz (reptile ou petit animal rampant des huit espรจces impures) est explicitement impur dans la Torah. Savoir argumenter sa puretรฉ en cent cinquante raisons est un exercice de virtuositรฉ dialectique, dans la ligne de Rabbi Meir et de Soumakhos.

Tossefot s'รฉtonne : pourquoi louer quelqu'un qui contredit un verset explicite ? Rabbenou Tam en dรฉduit que la discussion porte sur un point dรฉrivรฉ : l'impuretรฉ de nevela par le port (massa), et non l'impuretรฉ du cheretz par contact.

8
ืืžืจ ืจื‘ื™ื ื, ืื ื™ ืื“ื•ืŸ ื•ืื˜ื”ืจื ื•: ื•ืžื” ื ื—ืฉ ืฉืžืžื™ืช ื•ืžืจื‘ื” ื˜ื•ืžืื” โ€” ื˜ื”ื•ืจ, ืฉืจืฅ ืฉืื™ืŸ ืžืžื™ืช ื•ืžืจื‘ื” ื˜ื•ืžืื” โ€” ืœื ื›ืœ ืฉื›ืŸ!

Ravina a dit : moi aussi je raisonnerai et je le purifierai. Si le serpent, qui tue et multiplie l'impuretรฉ, est pur, le cheretz, qui ne tue pas et ne multiplie pas l'impuretรฉ, ร  plus forte raison !

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ื ื—ืฉ ืฉืžืžื™ืช ืื“ื ื•ื‘ื”ืžื” ื•ืžื‘ื™ื ื˜ื•ืžืื” ื‘ืขื•ืœื:
Le serpent qui tue : l'homme et l'animal, et il apporte l'impuretรฉ dans le monde.
ื˜ื”ื•ืจ ื›ืฉืžืช ื“ื”ื ืฉืžื•ื ื” ืฉืจืฆื™ื ื›ืชื™ื‘ื™:
Est pur : quand il meurt, puisque [seuls] huit cheratsim sont รฉcrits [comme impurs].
๐Ÿ’ก Explication

Exemple de ce genre de raisonnement : un kal va-homer (ร  fortiori). Le serpent, en tuant, produit des cadavres, source d'impuretรฉ ; pourtant il n'est pas comptรฉ parmi les huit cheratsim impurs. Le cheretz devrait donc รชtre pur ร  plus forte raison.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Le kal va-homer de Ravina et sa rรฉfutation Nahach (serpent) tue, multiplie l'impuretรฉ et pourtant : TAHOR => Cheretz ne tue pas ร  fortiori TAHOR ? Velo hi le serpent fait l'acte d'une รฉpine (qots) : tuer ne rend pas impur Le critรจre tuer / multiplier l'impuretรฉ n'a aucun lien avec la source de l'impuretรฉ : une รฉpine peut tuer et n'est pas impure. Le raisonnement tombe. Tossefot (Rabbenou Tam) : il s'agit de l'impuretรฉ de nevela par le port (massa), non du cheretz lui-mรชme.
Le kal va-homer de Ravina et sa rรฉfutation par l'รฉpine.
9
ื•ืœื ื”ื™ื โ€” ืžืขืฉื” ืงื•ืฅ ื‘ืขืœืžื ืงืขื‘ื™ื“.

Il n'en est pas ainsi : il ne fait que l'acte d'une รฉpine.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื”ื›ื™ ื’ืจืกื™ื ืŸ ืžืขืฉื” ืงื•ืฅ ื‘ืขืœืžื ืงืขื‘ื™ื“:
Nous lisons ainsi : il ne fait que l'acte d'une รฉpine.
๐Ÿ’ก Explication

Rรฉfutation : le serpent qui tue agit comme une รฉpine (qots) qui blesse ; causer la mort n'a pas de lien avec la puretรฉ ou l'impuretรฉ de celui qui la cause. Le point de dรฉpart du kal va-homer est donc sans pertinence.

10
ืืžืจ ืจื‘ื™ ืื‘ื ืืžืจ ืฉืžื•ืืœ: ืฉืœืฉ ืฉื ื™ื ื ื—ืœืงื• ื‘ื™ืช ืฉืžืื™ ื•ื‘ื™ืช ื”ืœืœ, ื”ืœืœื• ืื•ืžืจื™ื: ื”ืœื›ื” ื›ืžื•ืชื ื•, ื•ื”ืœืœื• ืื•ืžืจื™ื: ื”ืœื›ื” ื›ืžื•ืชื ื•. ื™ืฆืื” ื‘ืช ืงื•ืœ ื•ืืžืจื”: ืืœื• ื•ืืœื• ื“ื‘ืจื™ ื-ืœื”ื™ื ื—ื™ื™ื ื”ืŸ, ื•ื”ืœื›ื” ื›ื‘ื™ืช ื”ืœืœ.

Rabbi Abba a dit au nom de Chmouel : pendant trois ans, Beit Chamai et Beit Hillel furent en dรฉsaccord. Ceux-ci disaient : la halakha est comme nous, et ceux-lร  disaient : la halakha est comme nous.

Une bat qol sortit et dit : celles-ci et celles-lร  sont les paroles du D.ieu vivant, et la halakha est comme Beit Hillel.

๐Ÿช” Ben Yehoyada (1)
ืฉืœืฉ ืฉื ื™ื ื ื—ืœืงื• ื‘ื™ืช ืฉืžืื™ ื•ื‘ื™ืช ื”ืœืœ ื•ื›ื•'. ื ืจืื” ืœื™ ื‘ืก"ื“ ื˜ืขื ืฉื ืžืฉื›ื” ื”ืžื—ืœื•ืงืช ื‘ื”ืœื›ื•ืช ื”ืชื•ืจื” 'ืฉืœืฉ ืฉื ื™ื' ื›ื™ ื”ืžื—ืœื•ืงืช ื‘ืื” ืœื”ื ืžืฆื“ ื”ืฉื›ื—ื” ื›ื™ ืงื•ื“ื ื–ื” ืฉืœื ื”ื™ื” ืฉื›ื—ื” ืœื ื”ื™ื” ืฉื•ื ืžื—ืœื•ืงืช ืืœื ื”ื™ื• ืฉื•ื ื™ื ื”ื”ืœื›ื•ืช ื›ื ืชื™ื ืชืŸ ืžืกื™ื ื™ ื•ื™ื“ื•ืข ื“ื”ืฉื›ื—ื” ื‘ืื” ืžืฆื“ ื”ืงืœื™ืคื” ื•ื™ื“ื•ืข ื›ื™ ื”ืงืœื™ืคื•ืช ื™ืฉื ื ื‘ืฉืœืฉื” ืขื•ืœืžื•ืช ื‘ื™"ืข [ื‘ืจื™ืื”,ื™ืฆื™ืจื”, ืขืฉื™ื”] ืžื” ืฉืื™ืŸ ื›ืŸ ื‘ืืฆื™ืœื•ืช ื›ืชื™ื‘ ื‘ื” (ืชื”ืœื™ื ื”, ื”) ืœื ื™ื’ืจืš ืจืข ื•ืœื›ืŸ ื ืžืฉื›ื” ื”ืžื—ืœื•ืงืช ืฉืœืฉ ืฉื ื™ื ื›ื ื’ื“ ื”ืงืœื™ืคื•ืช ืฉืœ ืฉืœืฉ ืขื•ืœืžื•ืช ื‘ื™"ืข. ืื• ื™ื•ื‘ืŸ ื‘ืก"ื“ ื˜ืขื ืœื–ื” ื›ื™ ืชื•ืจื” ืฉื‘ื›ืชื‘ ื”ื™ื ื’ื•ืฃ ื”ืื™ืœืŸ ื•ืชื•ืจื” ืฉื‘ืขืœ ืคื” ื”ื™ื ืคื™ืจื•ืช ื”ื™ื•ืฆืื™ืŸ ืžืŸ ื”ืื™ืœืŸ ื•ื”ื“ื™ืŸ ื”ื•ื ื‘ืคื™ืจื•ืช ื”ืื™ืœืŸ ืฉืœืฉ ืฉื ื™ื ืขืจืœื™ื ื•ื‘ืจื‘ื™ืขื™ืช ืžื•ืชืจื™ื ืœืื›ื™ืœื” ื•ื›ื ื’ื“ื• ื”ื™ื” ื‘ื”ืœื›ื•ืช ืฉื”ื ืคื™ืจื•ืช ืฉืœืฉ ืฉื ื™ื ื”ื™ื• ื‘ืžื—ืœื•ืงืช ืฉืœื ื ืคืกืงื” ื”ื”ืœื›ื” ื•ืื—ืจ ืฉืœืฉ ื™ืฆืื” ื‘ืช ืงื•ืœ ื•ืืžืจื” ื”ืœื›ื” ื›ื‘ื™ืช ื”ืœืœ ื•ืื– ื ืขืฉื• ื”ื”ืœื›ื•ืช ืฉืœื”ื ืจืื•ื™ื™ืŸ ืœืื›ื™ืœื” ืœืขืฉื•ืช ืžืขืฉื” ืขืœ ืคื ื™ื”ื. ื•ืขื•ื“ ื ืจืื” ืœื™ ื‘ืก"ื“ ื›ื™ ื”ืœืœ ื•ืฉืžืื™ ื”ื ื›ื ื’ื“ ื—ืกื“ ื•ื’ื‘ื•ืจื” ื“ืจื’ื™ืŸ ื“ืื‘ืจื”ื ื•ื™ืฆื—ืง ื•ื›ืžื• ืฉื›ืชื•ื‘ ื‘ื–ื•ื”ืจ ื”ืงื“ื•ืฉ, ื•ืชืœืžื™ื“ื™ื ืฉืœื”ื ื›ื ื’ื“ ืงื• ื”ืืžืฆืขื™ ื“ืจื’ื ื“ื™ืขืงื‘ ื”ื™ื•ืฆื ืžืฉื ื™ื”ื ื•ืœื›ืŸ ืื—ืจ ืฉืœืฉ ืฉื ื™ื ื”ื’ื™ืŸ ื–ื›ื•ืช ื”ืื‘ื•ืช ืฉื”ื ืกื•ื“ ื—ื’"ืช [ื—ืกื“, ื’ื‘ื•ืจื”, ืชืคืืจืช] ื•ื™ืฆืื” ื‘ืช ืงื•ืœ ื•ืคืกืงื” ื”ื”ืœื›ื” ื•ืฉืงื˜ื” ื”ืžื—ืœื•ืงืช.
Pendant trois ans Beit Chamai et Beit Hillel furent en dรฉsaccord, etc. Il me semble, avec l'aide du Ciel, que la raison pour laquelle le dรฉsaccord sur les lois de la Torah dura ยซ trois ans ยป est que le dรฉsaccord leur vint de l'oubli. Avant cela, quand il n'y avait pas d'oubli, il n'y avait aucun dรฉsaccord : ils enseignaient les lois telles qu'elles furent donnรฉes au Sinaรฏ. Or il est connu que l'oubli vient du cรดtรฉ de la qelipa (รฉcorce, force d'impuretรฉ), et que les qelipot se trouvent dans les trois mondes Beria, Yetsira, Assiya, ร  la diffรฉrence d'Atsilout, dont il est รฉcrit ยซ le mal ne sรฉjourne pas auprรจs de Toi ยป (Tehilim 5, 5). C'est pourquoi le dรฉsaccord dura trois ans, correspondant aux qelipot des trois mondes Beria, Yetsira, Assiya. On peut aussi comprendre, avec l'aide du Ciel, que la Torah รฉcrite est le tronc de l'arbre et la Torah orale les fruits qui en sortent. La loi des fruits d'un arbre est qu'ils sont orla trois ans, et la quatriรจme annรฉe ils sont permis ร  la consommation. De mรชme les halakhot, qui sont des fruits, furent trois ans en dรฉsaccord sans que la halakha soit tranchรฉe ; aprรจs trois ans, une bat qol sortit et dit : la halakha est comme Beit Hillel. Alors leurs halakhot devinrent aptes ร  la ยซ consommation ยป, ร  agir selon elles. Il me semble encore, avec l'aide du Ciel, que Hillel et Chamai correspondent ร  'Hessed et Guevoura, les degrรฉs d'Avraham et d'Its'hak, comme il est รฉcrit dans le Zohar saint, et que leurs รฉlรจves correspondent ร  la ligne mรฉdiane, le degrรฉ de Yaakov, qui sort des deux. C'est pourquoi, aprรจs trois ans, le mรฉrite des Patriarches, qui sont le sod de 'Hessed, Guevoura, Tiferet, les protรฉgea : une bat qol sortit, trancha la halakha, et le dรฉsaccord s'apaisa.
๐Ÿ’ก Explication

La bat qol (voix cรฉleste) reconnaรฎt que les deux รฉcoles expriment une vรฉritรฉ de la Torah (elou va-elou), mais que la pratique suit Beit Hillel. La Guemara va demander pourquoi.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Beit Chamai et Beit Hillel : la bat qol et ses raisons (seg. 9-12) Beit Chamai la halakha est comme nous Beit Hillel la halakha est comme nous 3 ans Bat qol les deux sont paroles du D.ieu vivant ; halakha comme Beit Hillel Pourquoi Beit Hillel ? nohin doux, accommodants aluvin patients face ร  l'offense enseignent les deux leurs paroles et celles de Beit Chamai citent Beit Chamai en premier (ex. : la soukka)
Trois ans de dรฉsaccord, la bat qol, et les raisons du choix de Beit Hillel.
11
ื•ื›ื™ ืžืื—ืจ ืฉืืœื• ื•ืืœื• ื“ื‘ืจื™ ื-ืœื”ื™ื ื—ื™ื™ื, ืžืคื ื™ ืžื” ื–ื›ื• ื‘ื™ืช ื”ืœืœ ืœืงื‘ื•ืข ื”ืœื›ื” ื›ืžื•ืชืŸ? ืžืคื ื™ ืฉื ื•ื—ื™ืŸ ื•ืขืœื•ื‘ื™ืŸ ื”ื™ื•, ื•ืฉื•ื ื™ืŸ ื“ื‘ืจื™ื”ืŸ ื•ื“ื‘ืจื™ ื‘ื™ืช ืฉืžืื™, ื•ืœื ืขื•ื“ ืืœื ืฉืžืงื“ื™ืžื™ืŸ ื“ื‘ืจื™ ื‘ื™ืช ืฉืžืื™ ืœื“ื‘ืจื™ื”ืŸ.

Mais puisque celles-ci et celles-lร  sont les paroles du D.ieu vivant, pourquoi Beit Hillel ont-ils mรฉritรฉ que la halakha soit fixรฉe selon eux ? Parce qu'ils รฉtaient doux et patients (aluvin), et qu'ils enseignaient leurs paroles et les paroles de Beit Chamai ; bien plus, ils faisaient prรฉcรฉder les paroles de Beit Chamai aux leurs.

๐Ÿ“œ Rachi (3)
ืขืœื•ื‘ื™ืŸ ืกื‘ืœื ื™ืŸ:
Aluvin : endurants.
ื•ืฉื•ื ื™ืŸ ื“ื‘ืจื™ื”ืŸ ื•ื“ื‘ืจื™ ื‘ื™ืช ืฉืžืื™ ื›ืฉื”ื™ื• ื‘"ืฉ ืžื‘ื™ืื™ืŸ ืจืื™ื” ืœื“ื‘ืจื™ื”ื ืžืŸ ื”ืชื•ืจื” ื•ื‘"ื” ืžื‘ื™ืื™ืŸ ืจืื™ื” ืžืžืงืจื ืื—ืจ ื•ื”ื™ื• ื‘"ื” ื“ื•ืจืฉื™ืŸ ืืช ื”ืžืงืจื ืฉืœ ื‘"ืฉ ืœืžื” ื‘ื ื•ืœื ื”ื™ื” ืงืœ ื‘ืขื™ื ื™ื”ื ื›ืื•ืชื” ืฉืฉื ื™ื ื• ื‘ืžืกื›ืช ื‘ืจื›ื•ืช (ื“' ื™:) ื‘"ืฉ ืื•ืžืจื™ื ื‘ืขืจื‘ ื›ืœ ืื“ื ื™ื˜ื” ื•ื™ืงืจื ื•ื‘ื‘ืงืจ ื™ืขืžื•ื“ ืฉื ืืžืจ ื‘ืฉื›ื‘ืš ื•ื‘ืงื•ืžืš ื•ื‘"ื” ืื•ืžืจื™ื ื›ืœ ืื“ื ืงื•ืจื ื›ื“ืจื›ื• ืฉื ืืžืจ ื•ื‘ืœื›ืชืš ื‘ื“ืจืš ืื ื›ืŸ ืœืžื” ื ืืžืจ ื‘ืฉื›ื‘ืš ื•ื‘ืงื•ืžืš ื‘ืฉืขื” ืฉื“ืจืš ื‘ื ื™ ืื“ื ืฉื•ื›ื‘ื™ืŸ ื•ื‘ืฉืขื” ืฉื“ืจืš ื‘ื ื™ ืื“ื ืขื•ืžื“ื™ืŸ:
Ils enseignaient leurs paroles et les paroles de Beit Chamai : quand Beit Chamai apportaient une preuve de la Torah ร  leur position et que Beit Hillel apportaient une preuve d'un autre verset, Beit Hillel expliquaient pourquoi vient le verset de Beit Chamai, et il n'รฉtait pas nรฉgligeable ร  leurs yeux. Comme ce que nous avons appris dans le traitรฉ Berakhot (10b) : Beit Chamai disent : le soir, tout homme doit s'incliner et lire [le Chema], et le matin se lever, car il est dit ยซ quand tu te couches et quand tu te lรจves ยป ; et Beit Hillel disent : tout homme lit selon sa faรงon, car il est dit ยซ et quand tu marches sur le chemin ยป. S'il en est ainsi, pourquoi est-il dit ยซ quand tu te couches et quand tu te lรจves ยป ? ร€ l'heure oรน les hommes ont l'habitude de se coucher et ร  l'heure oรน ils ont l'habitude de se lever.
ืฉืžืงื“ื™ืžื™ืŸ ื“ื‘ืจื™ ื‘"ืฉ ืœื“ื‘ืจื™ื”ืŸ ื“ืงืืžืจื™ ืœื”ื• ืžืขืฉื” ืฉื”ืœื›ื• ื–ืงื ื™ ื‘"ืฉ ื•ื”ื“ืจ ื–ืงื ื™ ื‘"ื”:
Ils faisaient prรฉcรฉder les paroles de Beit Chamai aux leurs : car ils disaient ยซ il arriva que les anciens de Beit Chamai allรจrent ยป, puis ยซ les anciens de Beit Hillel ยป.
๐Ÿช” Ben Yehoyada (1)
ืžืคื ื™ ืฉื ื•ื—ื™ืŸ ื”ืŸ ื•ืขืœื•ื‘ื™ืŸ ื”ืŸ. ื ืจืื” ืœื™ ื‘ืก"ื“ ื ืงื™ื˜ ืชืจื™ ืžื™ืœื™ ื›ื™ ื™ืฉ ื ืจืื” ื ื— ื‘ืคื™ื• ืœืขื™ื ื™ ื”ืจื•ืื™ืŸ ืืš ืœื‘ื• ื‘ื•ืขืจ ื›ืืฉ ืœื”ื‘ื” ื•ืžืฆื˜ืžืง ื•ืจืข ืœื• ืขืœ ื”ื“ื‘ืจ ืืš ื‘ื™ืช ื”ืœืœ ื ื•ื—ื™ืŸ ืžื‘ื—ื•ืฅ ื‘ืคื” ื•ืขืœื•ื‘ื™ืŸ ื‘ืœื‘ ืฉื™ืฉ ืœื”ื ืขื ื•ื” ืฉืœื™ืžื” ืžื‘ื™ืช ื•ืžื—ื•ืฅ.
Parce qu'ils รฉtaient doux et patients. Il me semble, avec l'aide du Ciel, qu'il emploie deux mots parce qu'un homme peut paraรฎtre doux dans sa bouche aux yeux de ceux qui le voient, alors que son cล“ur brรปle comme une flamme, qu'il se consume et souffre de la chose. Mais Beit Hillel รฉtaient doux ร  l'extรฉrieur, dans la bouche, et patients dans le cล“ur : ils avaient une humilitรฉ complรจte, ร  l'intรฉrieur comme ร  l'extรฉrieur.
๐Ÿ’ก Explication

Le mรฉrite de Beit Hillel tient ร  leur caractรจre et ร  leur mรฉthode : nohin (accommodants), aluvin (supportant l'offense sans rรฉpliquer), ils รฉtudiaient sรฉrieusement la position adverse (Rachi : ils expliquaient le verset citรฉ par Beit Chamai) et la citaient avant la leur.

12
ื›ืื•ืชื” ืฉืฉื ื™ื ื•: ืžื™ ืฉื”ื™ื” ืจืืฉื• ื•ืจื•ื‘ื• ื‘ืกื•ื›ื” ื•ืฉืœื—ื ื• ื‘ืชื•ืš ื”ื‘ื™ืช, ื‘ื™ืช ืฉืžืื™ ืคื•ืกืœื™ืŸ ื•ื‘ื™ืช ื”ืœืœ ืžื›ืฉื™ืจื™ืŸ. ืืžืจื• ื‘ื™ืช ื”ืœืœ ืœื‘ื™ืช ืฉืžืื™: ืœื ื›ืš ื”ื™ื” ืžืขืฉื”, ืฉื”ืœื›ื• ื–ืงื ื™ ื‘ื™ืช ืฉืžืื™ ื•ื–ืงื ื™ ื‘ื™ืช ื”ืœืœ ืœื‘ืงืจ ืืช ืจื‘ื™ ื™ื•ื—ื ืŸ ื‘ืŸ ื”ื—ื•ืจื ื™ืช ื•ืžืฆืื•ื”ื• ื™ื•ืฉื‘ ืจืืฉื• ื•ืจื•ื‘ื• ื‘ืกื•ื›ื” ื•ืฉืœื—ื ื• ื‘ืชื•ืš ื”ื‘ื™ืช. ืืžืจื• ืœื”ืŸ ื‘ื™ืช ืฉืžืื™: ืื™ ืžืฉื ืจืื™ื”?! ืืฃ ื”ืŸ ืืžืจื• ืœื•: ืื ื›ืš ื”ื™ื™ืช ื ื•ื”ื’, ืœื ืงื™ื™ืžืช ืžืฆื•ืช ืกื•ื›ื” ืžื™ืžื™ืš.

Comme ce que nous avons appris : celui qui avait la tรชte et la plus grande partie [du corps] dans la soukka et sa table dans la maison, Beit Chamai invalident et Beit Hillel valident. Beit Hillel dirent ร  Beit Chamai : n'est-il pas arrivรฉ que les anciens de Beit Chamai et les anciens de Beit Hillel allรจrent visiter Rabbi Yo'hanan ben HaHoranit, et le trouvรจrent assis la tรชte et la plus grande partie [du corps] dans la soukka et sa table dans la maison ?

Beit Chamai leur dirent : de lร  une preuve ?! Eux aussi lui dirent : si tu agissais ainsi, tu n'as jamais accompli la mitsva de soukka de tes jours.

๐Ÿ’ก Explication

Illustration tirรฉe de la michna de Soukka (28a). En rapportant l'รฉpisode qui soutient leur propre position, Beit Hillel nomment d'abord les anciens de Beit Chamai, puis les leurs.

13
ืœืœืžื“ืš ืฉื›ืœ ื”ืžืฉืคื™ืœ ืขืฆืžื• โ€” ื”ืงื“ื•ืฉ ื‘ืจื•ืš ื”ื•ื ืžื’ื‘ื™ื”ื•, ื•ื›ืœ ื”ืžื’ื‘ื™ื” ืขืฆืžื• โ€” ื”ืงื“ื•ืฉ ื‘ืจื•ืš ื”ื•ื ืžืฉืคื™ืœื•. ื›ืœ ื”ืžื—ื–ืจ ืขืœ ื”ื’ื“ื•ืœื” โ€” ื’ื“ื•ืœื” ื‘ื•ืจื—ืช ืžืžื ื•, ื•ื›ืœ ื”ื‘ื•ืจื— ืžืŸ ื”ื’ื“ื•ืœื” โ€” ื’ื“ื•ืœื” ืžื—ื–ืจืช ืื—ืจื™ื•, ื•ื›ืœ ื”ื“ื•ื—ืง ืืช ื”ืฉืขื” โ€” ืฉืขื” ื“ื•ื—ืงืชื•, ื•ื›ืœ ื”ื ื“ื—ื” ืžืคื ื™ ืฉืขื” โ€” ืฉืขื” ืขื•ืžื“ืช ืœื•.

Pour t'apprendre que quiconque s'abaisse, le Saint bรฉni soit-Il l'รฉlรจve, et quiconque s'รฉlรจve, le Saint bรฉni soit-Il l'abaisse. Quiconque court aprรจs la grandeur, la grandeur le fuit, et quiconque fuit la grandeur, la grandeur court aprรจs lui.

Quiconque force le moment, le moment le repousse, et quiconque s'efface devant le moment, le moment se tient pour lui.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ื”ื“ื•ื—ืง ืืช ื”ืฉืขื” ืžืชื™ื’ืข ืœื”ืขืฉื™ืจ ื•ืœื”ืชื’ื“ืœ ื•ืจื•ืื” ืฉืื™ื ื• ืžืฆืœื™ื— ื•ืืขืค"ื› ื—ื•ื–ืจ ื•ื”ื•ืœืš ืœืžืจื—ืงื™ื ื•ืžื›ื ื™ืก ืขืฆืžื• ืœื’ื‘ื•ื”ื•ืช:
Qui force le moment : il se donne de la peine pour s'enrichir et s'รฉlever, voit qu'il ne rรฉussit pas, et malgrรฉ cela revient, part au loin et s'engage dans des choses trop hautes.
ืฉืขื” ืขื•ืžื“ืช ืœื• ืœืื—ืจ ื–ืžืŸ ืขืชื™ื“ื” ืœืขืžื•ื“ ืœื• ืฉืขื” ืžืฆืœื—ืช:
Le moment se tient pour lui : plus tard, un moment de rรฉussite viendra se tenir pour lui.
๐Ÿช” Ben Yehoyada (1)
ืœืœืžื“ืš, ืฉื›ืœ ื”ืžืฉืคื™ืœ ืขืฆืžื•, ื”ืงื“ื•ืฉ ื‘ืจื•ืš ื”ื•ื ืžื’ื‘ื™ื”ื• ื•ื›ื•'. ื›ืชื‘ ืžื”ืจืฉ"ื ื–"ืœ ืœื›ืื•ืจื” ื›ืœ ื”ื ื™ ืฉืœืฉื” ื—ืœื•ืงื•ืช ื“ื ืงื˜ ื”ื ืงืจื•ื‘ื™ื ืœืขื ื™ืŸ ืื—ื“ ื•ื›ืคื•ืœ ื”ื•ื ืขื™ื™ืŸ ืฉื. ื•ื ืจืื” ืœื™ ื‘ืก"ื“ ืžื’ื‘ื™ื” ืงืื™ ืขืœ ื—ื›ืžืช ื”ืชื•ืจื” ื•ืžื—ื–ืจ ืงืื™ ืขืœ ืฉืจืจื” ื•ืžืžืฉืœื” ื•ื ืฉื™ืื•ืช ื•ื“ื•ื—ืง ืขืœ ืจื™ื•ื— ืžืžื•ืŸ ื•ื”ืฆืœื—ืช ืžืฉื ื•ืžืชืŸ. ื•ื ืจืื” ืœื™ ื“ืฉืœืฉ ืืœื” ื ืกื‘ื›ื™ื ื–ื” ื‘ื–ื” ื›ื™ ืชื—ืœื” ืžื’ื‘ื™ื” ืขืฆืžื• ื‘ื—ื›ืžื” ืฉืžืจืื” ืœืคื ื™ ื”ืขื•ืœื ืฉื”ื•ื ื—ื›ื ื’ื“ื•ืœ ื›ื“ื™ ืฉื™ืชื ื• ืœื• ื›ืชืจ ื”ืจื‘ื ื•ืช ื•ืื—ืจ ืฉื™ื’ื“ืœื•ื”ื• ื•ื ื•ืชื ื™ื ืœื• ื›ืชืจ ืจื‘ื ื•ืช ืื– ื”ืงื“ื•ืฉ ื‘ืจื•ืš ื”ื•ื ืžืฉืคื™ืœื• ืฉื™ืขื‘ื™ืจื• ืื•ืชื• ืžื’ื“ื•ืœืชื• ืฉื‘ื–ื” ื™ืฆื˜ืขืจ ื™ื•ืชืจ ืžืื—ืจ ืฉื›ื‘ืจ ื ืชื’ื“ืœ. ื•ื›ื™ื•ืŸ ืฉื”ื•ืฉืคืœ ืœื ื™ืฉืงื•ื˜ ื•ืœื ื™ื ื•ื— ืœืขืฉื•ืช ื”ืžืฆืื•ืช ืฉื™ื—ื–ืจ ืœื’ื“ื•ืœืชื• ื•ื”ืงื“ื•ืฉ ื‘ืจื•ืš ื”ื•ื ืกื•ืชืจ ื‘ื ื™ืŸ ืฉืœื• ื›ืžื• ืฉื ืืžืจ (ืžืœืื›ื™ ื, ื“) ื”ืžื” ื™ื‘ื ื• ื•ืื ื™ ืื”ืจื•ืก ื•ื‘ื–ื” ื™ืฆื˜ืขืจ ื™ื•ืชืจ ื›ื™ ืจื•ืื” ื‘ืขื™ื ื™ื• ืฉื”ื’ื™ืขื” ื”ื’ื“ื•ืœื” ืœื™ื“ื• ื•ื‘ืจื—ื” ืžืžื ื•. ื•ืื—ืจ ืฉืจื•ืื” ืฉืœื ื”ื•ืขื™ืœื• ืœื• ื›ืœ ื”ืžืฆืื•ืช ืฉืขืฉื” ืœืขืฆืžื• ืื– ื™ืจื“ื•ืฃ ืื—ืจ ื”ืฉืจืจื” ืœื”ืฉื™ื’ื” ื‘ืžืงื•ื ืื—ืจ ื•ื“ื•ื—ืง ืืช ื”ืฉืขื” ืœื™ืงื— ืžืงื•ื ืฉืœ ืื—ืจื™ื ื•ืื™ื ื• ืฉืœื• ื•ื’ื ื–ื” ืœื ื™ื•ืขื™ืœ ืฉื”ืฉืขื” ื“ื•ื—ืงืชื•! ื•ื›ืŸ ืชืœืช ืœื˜ื™ื‘ื•ืชื ื’ื ื›ืŸ ื ืกื‘ื›ื™ื ื–ื” ื‘ื–ื” ื›ืœ ื”ืžืฉืคื™ืœ ืขืฆืžื• ื›ื“ื•ื“ ื”ืžืœืš ืข"ื” ืฉื”ื™ื” ืจื•ืขื” ืฆืืŸ ื•ืœื ืงืคื™ื“ ืขืœ ื›ื‘ื•ื“ื• ื”ืงื“ื•ืฉ ื‘ืจื•ืš ื”ื•ื ืžื’ื‘ื™ื”ื• ืฉืœืงื—ื• ืžืŸ ื”ื ื•ื” ืžืื—ืจื™ ื”ืฆืืŸ ื•ื ืžืฉื— ืœืžืœืš ืขืœ ืคื™ ื”' ืฉืืžืจ (ืฉืžื•ืืœ ื' ื˜ื–, ื) ื›ื™ ืจืื™ืชื™ ื‘ื‘ื ื™ื• ืœื™ ืžืœืš ื•ืืžืจื• ืจื‘ื•ืชื™ื ื• ื–"ืœ ื›ื‘ื™ื›ื•ืœ 'ืขืœื™ ืžืœืš' ื•ืื—ืจ ืฉื ืžืฉื— ืœืžืœืš ื‘ืจื— ืžืŸ ื”ื’ื“ื•ืœื” ืฉื—ื–ืจ ืœื”ื™ื•ืช ืจื•ืขื” ืฆืืŸ ื•ื ืขืฉื” ืขื‘ื“ ืœืฉืื•ืœ ื”ืžืœืš ืข"ื” ื•ืœื ืžืจื“ ื‘ื• ืœื™ืงื— ื”ืžืœื›ื•ืช ืžื™ื“ื• ื‘ื—ื™ื™ื•, ื”ื ื” ืื– ื”ื’ื“ื•ืœื” ืžื—ื–ืจืช ืื—ืจื™ื• ืฉืกื‘ื‘ ื”ืฉื ื™ืชื‘ืจืš ืฉื™ืžื•ืช ืฉืื•ืœ ื•ื‘ื ื™ื• ื•ืกื•ืฃ ื‘ืžืขื˜ ื™ืžื™ื ืชืคืก ื“ื•ื“ ื”ืžืœืš ืข"ื” ืืช ื”ืžืœื•ื›ื” ืขืœ ื›ืœ ื™ืฉืจืืœ ืฉื’ื ืื•ื™ื‘ื™ื• ื”ืฉืœื™ืžื™ ืืชื•. ื•ืื—ืจ ืฉืžืœืš ืขืœ ื›ืœ ื™ืฉืจืืœ ืขืžื“ ืขืœื™ื• ืื‘ืฉืœื•ื ื‘ื ื• ื•ื”ื•ื ืœื ื ืฉืืจ ื‘ื™ืจื•ืฉืœื ืขืœ ื›ืกื ืžืœื›ื•ืช ืœื”ืœื—ื ืขื ืื‘ืฉืœื•ื ื•ืกื™ืขืชื• ืืœื ื ื“ื—ื” ืžืคื ื™ ื”ืฉืขื” ืฉื‘ืจื— ืžื™ืจื•ืฉืœื ื•ื’ื ืืช ืฉืžืขื™ ืฉืงืœืœื• ืœื ืคื’ืข ื‘ื• ื”ื ื” ืกื•ืคื• ื”ืฆืœื™ื— ืฉื”ื™ืชื” ื”ืฉืขื” ืขื•ืžื“ืช ืœื• ืฉื ื”ืจื’ ืื‘ืฉืœื•ื ื•ื›ืœ ื™ืฉืจืืœ ื—ื–ืจื• ื•ื ื›ื ืขื• ืืœื™ื™ ื•ื”ืฉืœื™ืžื• ืืชื•.
Pour t'apprendre que quiconque s'abaisse, le Saint bรฉni soit-Il l'รฉlรจve, etc. Le Maharcha a รฉcrit qu'ร  premiรจre vue ces trois divisions sont proches d'un mรชme sujet et forment une rรฉpรฉtition ; voir lร -bas. Il me semble, avec l'aide du Ciel, que ยซ s'รฉlรจve ยป se rapporte ร  la sagesse de la Torah, ยซ court aprรจs ยป ร  l'autoritรฉ, au pouvoir et ร  la prรฉsidence, et ยซ force ยป au gain d'argent et ร  la rรฉussite dans le commerce. Et il me semble que ces trois choses s'enchaรฎnent l'une dans l'autre : d'abord il s'รฉlรจve par la sagesse, se montrant au monde comme un grand sage, pour qu'on lui donne la couronne du rabbinat. Aprรจs qu'on l'a รฉlevรฉ et qu'on lui a donnรฉ cette couronne, alors le Saint bรฉni soit-Il l'abaisse : on le destitue de sa grandeur, et il en souffre davantage puisqu'il avait dรฉjร  รฉtรฉ รฉlevรฉ. Une fois abaissรฉ, il ne se tient pas tranquille et invente des moyens pour revenir ร  sa grandeur, et le Saint bรฉni soit-Il dรฉtruit son รฉdifice, comme il est dit ยซ ils bรขtiront et Moi Je dรฉmolirai ยป (Malakhi 1, 4) ; il en souffre davantage, car il voit de ses yeux que la grandeur est venue dans sa main et l'a fui. Quand il voit que tous ses moyens ne lui ont servi ร  rien, il poursuit l'autoritรฉ pour l'obtenir ailleurs, et force le moment pour prendre la place d'autrui qui n'est pas la sienne ; cela non plus ne servira pas, car le moment le repousse ! De mรชme les trois [รฉnoncรฉs] en bien s'enchaรฎnent l'un dans l'autre. ยซ Quiconque s'abaisse ยป : comme le roi David, qui รฉtait berger et ne tenait pas ร  son honneur ; le Saint bรฉni soit-Il l'รฉlรจve, Il le prit du pรขturage, de derriรจre le troupeau, et il fut oint roi sur l'ordre de Hachem qui dit : ยซ car J'ai vu parmi ses fils un roi pour Moi ยป (Chmouel I 16, 1), et nos maรฎtres ont dit : pour ainsi dire, ยซ ร  Ma charge, un roi ยป. Aprรจs avoir รฉtรฉ oint roi, il fuit la grandeur : il redevint berger et se fit serviteur du roi Chaoul, et ne se rรฉvolta pas contre lui pour lui prendre la royautรฉ de son vivant. Alors la grandeur courut aprรจs lui : Hachem fit en sorte que Chaoul et ses fils meurent, et en peu de temps le roi David saisit la royautรฉ sur tout Israรซl, et mรชme ses ennemis firent la paix avec lui. Aprรจs qu'il eut rรฉgnรฉ sur tout Israรซl, son fils Avchalom se dressa contre lui ; il ne resta pas ร  Jรฉrusalem sur le trรดne pour combattre Avchalom et ses partisans, mais s'effaรงa devant le moment et s'enfuit de Jรฉrusalem, et ne frappa pas non plus Chimi qui l'avait maudit. ร€ la fin il rรฉussit : le moment se tint pour lui, Avchalom fut tuรฉ, et tout Israรซl revint se soumettre ร  lui et fit la paix avec lui.
๐Ÿ’ก Explication

La Guemara tire de l'humilitรฉ de Beit Hillel trois รฉnoncรฉs parallรจles : l'abaissement qui mรจne ร  l'รฉlรฉvation, la fuite de la grandeur qui l'attire, et la patience face au moment. Rachi prรฉcise que ยซ forcer le moment ยป dรฉsigne celui qui s'obstine ร  s'enrichir malgrรฉ les รฉchecs.

14
ืชื ื• ืจื‘ื ืŸ: ืฉืชื™ ืฉื ื™ื ื•ืžื—ืฆื” ื ื—ืœืงื• ื‘ื™ืช ืฉืžืื™ ื•ื‘ื™ืช ื”ืœืœ. ื”ืœืœื• ืื•ืžืจื™ื: ื ื•ื— ืœื• ืœืื“ื ืฉืœื ื ื‘ืจื ื™ื•ืชืจ ืžืฉื ื‘ืจื, ื•ื”ืœืœื• ืื•ืžืจื™ื: ื ื•ื— ืœื• ืœืื“ื ืฉื ื‘ืจื ื™ื•ืชืจ ืžืฉืœื ื ื‘ืจื. ื ืžื ื• ื•ื’ืžืจื•: ื ื•ื— ืœื• ืœืื“ื ืฉืœื ื ื‘ืจื ื™ื•ืชืจ ืžืฉื ื‘ืจื, ืขื›ืฉื™ื• ืฉื ื‘ืจื โ€” ื™ืคืฉืคืฉ ื‘ืžืขืฉื™ื•. ื•ืืžืจื™ ืœื”: ื™ืžืฉืžืฉ ื‘ืžืขืฉื™ื•.

Nos maรฎtres ont enseignรฉ : pendant deux ans et demi, Beit Chamai et Beit Hillel furent en dรฉsaccord. Ceux-ci disaient : il aurait mieux valu pour l'homme ne pas รชtre crรฉรฉ que d'รชtre crรฉรฉ ; et ceux-lร  disaient : il vaut mieux pour l'homme avoir รฉtรฉ crรฉรฉ que de ne pas l'avoir รฉtรฉ.

Ils se comptรจrent et conclurent : il aurait mieux valu pour l'homme ne pas รชtre crรฉรฉ que d'รชtre crรฉรฉ ; maintenant qu'il a รฉtรฉ crรฉรฉ, qu'il examine ses actes. Et certains disent : qu'il palpe (yemachmech) ses actes.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ื™ืคืฉืคืฉ ืžืขืฉื™ื• ืฉืขืฉื” ื›ื‘ืจ ื•ื™ื‘ื“ื•ืง ืขื‘ื™ืจื•ืช ืฉื‘ื™ื“ื• ื•ื™ืชื•ื“ื” ื•ื™ืฉื•ื‘:
Qu'il examine ses actes : ceux qu'il a dรฉjร  faits ; qu'il vรฉrifie les fautes qu'il a commises, qu'il se confesse et fasse techouva.
ื™ืžืฉืžืฉ ื‘ืžืขืฉื™ื• ื›ื’ื•ืŸ ืื ื‘ื ืžืฆื•ื” ืœื™ื“ื• ื™ื—ืฉื‘ ื”ืคืกื“ ืžืฆื•ื” ื›ื ื’ื“ ืฉื›ืจื” ื•ืœื ื™ื ื™ื— ืœืขืฉื•ืชื” ื‘ืฉื‘ื™ืœ ื”ื”ืคืกื“ ืฉื”ืจื™ ืฉื›ืจื” ืขืชื™ื“ ืœื‘ื•ื ื•ืื ื‘ืืช ืœื™ื“ื• ืขื‘ื™ืจื” ื™ื—ืฉื‘ ืฉื›ืจื• ืฉืžืฉืชื›ืจ ื‘ื” ืขื›ืฉื™ื• ื›ื ื’ื“ ื”ืคืกื“ื” ื”ืขืชื™ื“ ืœื™ืคืจืข ืžืžื ื•:
Qu'il palpe ses actes : par exemple, si une mitsva se prรฉsente ร  lui, qu'il compte la perte [causรฉe par] la mitsva face ร  sa rรฉcompense, et qu'il ne renonce pas ร  la faire ร  cause de la perte, car sa rรฉcompense viendra ; et si une faute se prรฉsente ร  lui, qu'il compte le gain qu'il en tire maintenant face ร  la perte qui lui sera rรฉclamรฉe ร  l'avenir.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ื ื•ื— ืœื• ืœืื“ื ืฉืœื ื ื‘ืจื ื•ื”ื ื“ืืžืจื™ื ืŸ ื‘ืค"ืง ื“ืข"ื’ (ื“' ื”.) ื‘ื•ืื• ื•ื ื—ื–ื™ืง ื˜ื•ื‘ื” ืœืื‘ื•ืชื™ื ื• ืฉืื™ืœืžืœื™ ื”ืŸ ืœื ื—ื˜ืื• ืœื ื‘ืื ื• ืœืขื•ืœื ื”ื ืžืคืจืฉ ื”ืชื ืื™ืžื ื›ืžื™ ืฉืœื ื‘ืื ื• ืœืขื•ืœื ื"ื  ื”ื›ื ืื™ื™ืจื™ ื‘ืกืชื ื‘ื ื™ ืื“ื ืื‘ืœ ืฆื“ื™ืง ืืฉืจื™ื• ื•ืืฉืจื™ ื“ื•ืจื•:
Il aurait mieux valu pour l'homme ne pas รชtre crรฉรฉ : quant ร  ce que nous disons au premier chapitre d'Avoda Zara (5a) : ยซ venez, soyons reconnaissants envers nos pรจres, car s'ils n'avaient pas fautรฉ, nous ne serions pas venus au monde ยป, on l'explique lร -bas : dis ยซ [nous serions] comme si nous n'รฉtions pas venus au monde ยป. Ou bien : ici il s'agit des hommes ordinaires, mais le juste, heureux est-il et heureuse est sa gรฉnรฉration.
๐Ÿช” Ben Yehoyada (3)
ืฉืชื™ ืฉื ื™ื ื•ืžื—ืฆื” ื ื—ืœืงื• ื‘ื™ืช ืฉืžืื™ ื•ื‘ื™ืช ื”ืœืœ. ื”ื ื” ื”ืจื‘ ืคืชื— ืขื™ื ื™ื ื–"ืœ ื”ื‘ื™ื ืกื“ืจ ื—ืฉื‘ื•ืŸ ื‘ื“ื‘ืจ ื–ื” ื‘ืฉื ื”ื’ืื•ืŸ ืžื”ืจ"ื™ ื–"ืœ ื•ื™ืฉ ื‘ื–ื” ื“ื•ื—ืงื™ื ื”ืจื‘ื” ื›ืืฉืจ ื™ืจืื” ื”ืจื•ืื”. ื•ืื ื ืขื‘ื“ื ื ืจืื” ืœื™ ื‘ืก"ื“ ืœื‘ืืจ ื”ื—ืฉื‘ื•ืŸ ื‘ื“ืจืš ื–ื” ื›ื™ ื™ืฆื—ืง ืขืฉื” ื”ื—ืฉื‘ื•ืŸ ืขืœ ืฉื‘ืขื™ื ืฉื ื” ื•ืงื‘ืœ ืขืœื™ื• ื™"ื‘ ืฉื ื” ื•ื—ืฆื™ ืืš ื‘ืงืจื ื›ืชื™ื‘ (ืชื”ืœื™ื ืฆ, ื™) ื•ืื ื‘ื’ื‘ื•ืจืช ืฉืžื•ื ื™ื ืฉื ื” ื ืžืฆื ื”ื–ื›ื™ืจ ืฉืžื•ื ื™ื ื•ืื ืชื ื›ื” ืžืืœื• ื”ืขืฉืจื” ืฉื ื™ื ืฉื”ื ืžืฉื‘ืขื™ื ืขื“ ืฉืžื•ื ื™ื ื›ืœ ื”ื ื›ื•ื™ื™ื ืฉื ื™ื›ื” ื™ืฆื—ืง ืœืคื™ ืขืจืš ื”ืฉื‘ืขื™ื ื™ืฉืืจ ืฉืชื™ ืฉื ื™ื ื•ืžื—ืฆื” ืืฉืจ ื‘ืขื‘ื•ืจื ืœื ื“ื‘ืจ ื™ืฆื—ืง ืื‘ื™ื ื• ืข"ื” ื›ืœื•ื ื•ืœื ืœืงื— ืขืœ ืขืฆืžื• ืฉื•ื ื—ืœืง ืžื”ื ื•ืœื›ืŸ ืขืœ ืืœื• ื”ืฉืชื™ ืฉื ื™ื ื•ืžื—ืฆื” ื ื—ืœืงื• ื—ื“ ืืžืจ ื ื— ืฉืœื ื ื‘ืจื ื›ื™ ืื™ืŸ ืœื”ื ืขืœ ืžื” ืœืกืžื•ืš ื•ื—ื“ ืืžืจ ื ื— ืœื• ืฉื ื‘ืจื.
Pendant deux ans et demi Beit Chamai et Beit Hillel furent en dรฉsaccord. Le Rav Petah Einayim a rapportรฉ un ordre de calcul ร  ce sujet au nom du Gaon Maharai, et il comporte bien des difficultรฉs, comme le verra le lecteur. Moi, le serviteur, il me semble, avec l'aide du Ciel, expliquer le calcul ainsi : Its'hak fit le compte sur soixante-dix ans et prit sur lui douze ans et demi. Mais le verset dit ยซ et avec la force, quatre-vingts ans ยป (Tehilim 90, 10) ; il mentionne donc quatre-vingts. Si tu retires de ces dix annรฉes, de soixante-dix ร  quatre-vingts, toutes les dรฉductions qu'a faites Its'hak au prorata des soixante-dix, il reste deux ans et demi, pour lesquels Its'hak notre pรจre n'a rien dit et n'a pris sur lui aucune part. C'est sur ces deux ans et demi qu'ils furent en dรฉsaccord : l'un dit qu'il aurait mieux valu ne pas รชtre crรฉรฉ, car ils n'ont rien sur quoi s'appuyer, et l'autre dit qu'il vaut mieux avoir รฉtรฉ crรฉรฉ.
ื”ืœืœื• ืื•ืžืจื™ื: ื ื— ืœื• ืœืื“ื ืฉืœื ื ื‘ืจื ื™ื•ืชืจ ืžืฉื ื‘ืจื ื•ื›ื•'. ื ืจืื” ืœื™ ื‘ืก"ื“ ืคืœื•ื’ืชื™ื™ื”ื• ื‘ื”ืื™ ื˜ืขืžื ืžืจ ืกื‘ืจ ืื–ืœื™ื ืŸ ื‘ืชืจ ืจื•ื‘ ืžื ื™ืŸ ื•ืžืจ ืกื‘ืจ ื‘ืชืจ ืจื•ื‘ ื‘ื ื™ืŸ, ื“ืขืœ ื”ืจื•ื‘ ื”ืื“ื ืขื•ืฉื” ืขื‘ื™ืจื•ืช ื™ื•ืชืจ ืžืŸ ื”ืžืฆื•ืช ื•ืžื›ืœ ืžืฆื•ื” ื‘ื•ืจื ืžืœืืš ื˜ื•ื‘ ื•ืžืŸ ืขื‘ื™ืจื” ืžืœืืš ืจืข ื•ืœืคื™ ื–ื” ื”ืขื•ื ื•ืช ื”ื ืจื•ื‘ ืžื ื™ืŸ ืืš ื”ืžืฆื•ืช ื”ื ืจื•ื‘ ื‘ื ื™ืŸ ื›ื™ ื‘ืžื” ื ื—ืฉื‘ื™ื ื”ืžืฉื—ื™ืชื™ื ื›ื ื’ื“ ืžืœืื›ื™ื ื˜ื•ื‘ื™ื ื”ื ื‘ืจืื™ื ืžืŸ ื”ืžืฆื•ืช. ื•ืœื›ืŸ ื—ื“ ืืžืจ ื ื— ืฉืœื ื ื‘ืจื ื“ืื–ื™ืœ ื‘ืชืจ ืจื•ื‘ ืžื ื™ืŸ ื•ื—ื“ ืืžืจ ื ื— ืœื• ืฉื ื‘ืจื ื“ืื–ื™ืœ ื‘ืชืจ ื‘ื ื™ืŸ. ื•ื™ื“ื•ืข ืžื” ืฉื›ืชื‘ ื”ืชื•ืกืคื•ืช ื“ื‘ื™ืช ืฉืžืื™ ื”ื™ื• ืจื•ื‘ ื‘ื ื™ืŸ ื•ื‘ื™ืช ื”ืœืœ ืจื•ื‘ ืžื ื™ืŸ ื“ื‘ื™ืช ืฉืžืื™ ืžื—ื“ื“ื™ ื˜ืคื™ ืื‘ืœ ื‘ืžื ื™ืŸ ื‘ื™ืช ื”ืœืœ ื˜ืคื™ ื•ืœื›ืŸ ืื—ืจ ืฉืืžืจื” ื‘ืช ืงื•ืœ ื”ืœื›ื” ื›ื‘ื™ืช ื”ืœืœ ื“ืžืฉืžืข ืจื•ื‘ ืžื ื™ืŸ ืขื“ื™ืฃ ืื– ื ืžื ื• ื•ื’ืžืจื•: ื ื— ืœื• ืœืื“ื ืฉืœื ื ื‘ืจื.
Ceux-ci disaient : il aurait mieux valu pour l'homme ne pas รชtre crรฉรฉ que d'รชtre crรฉรฉ, etc. Il me semble, avec l'aide du Ciel, que leur dรฉsaccord tient ร  ceci : l'un suit la majoritรฉ en nombre (rov minyan), l'autre la majoritรฉ en qualitรฉ (rov binyan). Le plus souvent l'homme commet plus de fautes que de mitsvot ; de chaque mitsva il crรฉe un ange bon, et de chaque faute un ange mauvais. Selon cela, les fautes sont la majoritรฉ en nombre, mais les mitsvot la majoritรฉ en qualitรฉ, car que valent les destructeurs face aux anges bons crรฉรฉs par les mitsvot ? C'est pourquoi l'un dit qu'il aurait mieux valu ne pas รชtre crรฉรฉ, suivant la majoritรฉ en nombre, et l'autre qu'il vaut mieux avoir รฉtรฉ crรฉรฉ, suivant la qualitรฉ. Et l'on connaรฎt ce qu'ont รฉcrit les Tossefot : Beit Chamai รฉtaient la majoritรฉ en qualitรฉ et Beit Hillel la majoritรฉ en nombre, car Beit Chamai รฉtaient plus aiguisรฉs, mais en nombre Beit Hillel รฉtaient plus nombreux. C'est pourquoi, aprรจs que la bat qol eut dit ยซ la halakha est comme Beit Hillel ยป, ce qui implique que la majoritรฉ en nombre prรฉvaut, alors ils se comptรจrent et conclurent : il aurait mieux valu pour l'homme ne pas รชtre crรฉรฉ.
ื•ืขื›ืฉื™ื• ืฉื ื‘ืจื, ื™ืคืฉืคืฉ ื‘ืžืขืฉื™ื•! ื•ืืžืจื™ ืœื”: ื™ืžืฉืžืฉ ื‘ืžืขืฉื™ื•. ื ืจืื” ืœื™ ื‘ืก"ื“ ื™ืคืฉืคืฉ ื‘ื—ืœืง ื”ืขื‘ื™ืจื•ืช ืฉืขืฉื” ื•ืื•ืžืจื• ื™ืžืฉืžืฉ ื‘ืžืขืฉื™ื• ื”ื™ื™ื ื• ื‘ื—ืœืง ื”ื˜ื•ื‘ ื“ื”ื™ื™ื ื• ืžืฆื•ื” ื‘ืœื ื›ื•ื ื” ื•ืชืคืœื” ืฉืœื ื‘ื›ื•ื ื” ื•ื›ืžื• ืฉื›ืชื‘ืชื™ ื‘ืก"ื“ ื‘ื‘ื™ืื•ืจ ืžืืžืจ ื”ืชื ื (ืื‘ื•ืช ื’, ื˜ื•) ื•ื‘ื˜ื•ื‘ ื”ืขื•ืœื ื ื“ื•ืŸ ื›ืœื•ืžืจ ื‘ื—ืœืง ื”ื˜ื•ื‘ ืฉื”ื ื”ืžืฆื•ืช.
Et maintenant qu'il a รฉtรฉ crรฉรฉ, qu'il examine ses actes ! Et certains disent : qu'il palpe ses actes. Il me semble, avec l'aide du Ciel : ยซ qu'il examine ยป porte sur la part des fautes qu'il a commises, et ยซ qu'il palpe ses actes ยป sur la part du bien, c'est-ร -dire une mitsva sans intention et une priรจre sans kavana, comme je l'ai รฉcrit, avec l'aide du Ciel, en expliquant le propos du tanna (Avot 3, 15) ยซ et le monde est jugรฉ avec bontรฉ ยป, c'est-ร -dire dans la part du bien, qui sont les mitsvot.
๐Ÿ’ก Explication

Deuxiรจme dรฉsaccord des deux รฉcoles, cette fois sur une question de pensรฉe. La conclusion, obtenue par un vote (nimnou ve-gamrou), donne raison ร  la position sรฉvรจre, mais la tempรจre par une consigne pratique : puisque l'homme existe, il doit examiner ses actes passรฉs (yefachpech) ou, selon l'autre version, peser ses actes ร  venir (yemachmech), comme l'explique Rachi.

15
ืžืชื ื™ืณ ื”ืงื•ืจื” ืฉืืžืจื• ืจื—ื‘ื” ื›ื“ื™ ืœืงื‘ืœ ืืจื™ื—. ื•ืืจื™ื—, ื—ืฆื™ ืœื‘ื ื” ืฉืœ ืฉืœืฉื” ื˜ืคื—ื™ื. ื“ื™ื™ื” ืœืงื•ืจื” ืฉืชื”ื ืจื—ื‘ื” ื˜ืคื— ื›ื“ื™ ืœืงื‘ืœ ืืจื™ื— ืœืจื—ื‘ื•.

MICHNA. La qora dont on a dit [qu'elle doit รชtre] large de faรงon ร  recevoir un ariah.

Et l'ariah est la moitiรฉ d'une brique de trois tefahim. Il suffit ร  la qora d'รชtre large d'un tefah, de faรงon ร  recevoir un ariah dans sa largeur.

๐Ÿ“œ Rachi (3)
ืžืชื ื™' ืจื—ื‘ื” ื›ื“ื™ ืœืงื‘ืœ ืืจื™ื— ืฉืชื”ื ื“ื•ืžื” ืœืงื‘ื™ืขื•ืช ืœื‘ื ื•ืช ืขืœื™ื” ื‘ื ื™ืŸ:
Michna. Large de faรงon ร  recevoir un ariah : pour qu'elle ressemble ร  quelque chose de fixe, sur quoi l'on bรขtit une construction.
ื•ืืจื™ื— ื—ืฆื™ ืœื‘ื ื” ืฉืœ ื’' ื˜ืคื—ื™ื ื ืžืฆื ืืจื™ื— ื˜ืคื— ื•ืžื—ืฆื” ืจื•ื—ื‘:
Et l'ariah est la moitiรฉ d'une brique de trois tefahim : l'ariah a donc une largeur d'un tefah et demi.
ื“ื™ื™ื” ืœืงื•ืจื” ื‘ืจื•ื—ื‘ ื˜ืคื— ื›ื“ื™ ืœืงื‘ืœ ืืจื™ื— ื–ื” ื‘ืจื—ื‘ื• ื•ื‘ื’ืžืจื ืคืจื™ืš ื˜ืคื— ื•ืžื—ืฆื” ื‘ืขื™:
Il suffit ร  la qora d'une largeur d'un tefah, de faรงon ร  recevoir cet ariah dans sa largeur : et dans la Guemara on objecte qu'il faut un tefah et demi.
โš–๏ธ Rosh (1)
ืžืชื ื™' ื”ืงื•ืจื” ืฉืืžืจื• ืจื—ื‘ื” ื›ื“ื™ ืœืงื‘ืœ ืืจื™ื— ื•ื”ืืจื™ื— ื—ืฆื™ ืœื‘ื ื” ืฉืœ ืฉืœืฉื” ื˜ืคื—ื™ื. ื“ื™ื” ืœืงื•ืจื” ืฉืชื”ื ืจื—ื‘ื” ื˜ืคื— ื›ื“ื™ ืœืงื‘ืœ ืืจื™ื— ืœืจื—ื‘ื• ืจื—ื‘ื” ืœืงื‘ืœ ืืจื™ื— ื•ื‘ืจื™ืื” ืœืงื‘ืœ ืืจื™ื—. ืจ' ื™ื”ื•ื“ื” ืื•ืžืจ ืจื—ื‘ื” ืืข"ืค ืฉืื™ืŸ ื‘ืจื™ืื”:
Michna. La qora dont on a dit [qu'elle doit รชtre] large de faรงon ร  recevoir un ariah, et l'ariah est la moitiรฉ d'une brique de trois tefahim. Il suffit ร  la qora d'รชtre large d'un tefah, de faรงon ร  recevoir un ariah dans sa largeur ; large pour recevoir un ariah et solide pour recevoir un ariah. Rabbi Yehouda dit : large, mรชme si elle n'est pas solide.
๐Ÿ’ก Explication

Retour ร  la halakha des mevoot (impasses). Pour permettre le transport dans un mavoy, on pose ร  son entrรฉe une qora (poutre transversale). Sa largeur minimale se mesure par l'ariah, une demi-brique. La brique (levena) mesure trois tefahim, l'ariah un tefah et demi. La michna se contente d'une qora d'un tefah, sur laquelle l'ariah posรฉ dans sa largeur peut tenir. Rachi : la qora doit ressembler ร  un รฉlรฉment de construction stable.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
La qora du mavoy : largeur et soliditรฉ (michna, seg. 14-16) Les mesures (coupe transversale) levena brique : 3 tefahim ariah 1,5 tefah qora qora de 1 tefah : l'ariah posรฉ dans sa largeur (lirhavo) suffit (la Guemara objectera : il faut 1,5) Soliditรฉ et formes Premier tanna : large ET solide pour porter l'ariah Rabbi Yehouda : large suffit ; paille, roseau = mรฉtal courbe : vue comme droite ronde : vue comme carrรฉe 1 tefah circonfรฉrence 3 tefahim => largeur (diamรจtre) 1 tefah
Brique, ariah et qora : les mesures de la michna.
16
ืจื—ื‘ื” ื›ื“ื™ ืœืงื‘ืœ ืืจื™ื— ื•ื‘ืจื™ืื” ื›ื“ื™ ืœืงื‘ืœ ืืจื™ื—. ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ืื•ืžืจ: ืจื—ื‘ื” ืืฃ ืขืœ ืคื™ ืฉืื™ืŸ ื‘ืจื™ืื”. ื”ื™ืชื” ืฉืœ ืงืฉ ื•ืฉืœ ืงื ื™ื โ€” ืจื•ืื™ืŸ ืื•ืชื” ื›ืื™ืœื• ื”ื™ื ืฉืœ ืžืชื›ืช.

Large de faรงon ร  recevoir un ariah et solide de faรงon ร  recevoir un ariah. Rabbi Yehouda dit : large, mรชme si elle n'est pas solide.

Si elle รฉtait de paille ou de roseaux, on la considรจre comme si elle รฉtait de mรฉtal.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื”ื™ืชื” ืฉืœ ืงืฉ ื›ื•' ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ืงืืžืจ ืœื”:
Si elle รฉtait de paille, etc. : c'est Rabbi Yehouda qui le dit.
๐Ÿ’ก Explication

Mahloket : le premier tanna exige que la qora soit large et solide (beria) pour porter rรฉellement l'ariah. Rabbi Yehouda se contente de la largeur. Selon Rachi, la rรจgle de la qora de paille ou de roseaux, considรฉrรฉe comme de mรฉtal, appartient ร  Rabbi Yehouda.

17
ืขืงื•ืžื” โ€” ืจื•ืื™ืŸ ืื•ืชื” ื›ืื™ืœื• ื”ื™ื ืคืฉื•ื˜ื”, ืขื’ื•ืœื” โ€” ืจื•ืื™ืŸ ืื•ืชื” ื›ืื™ืœื• ื”ื™ื ืžืจื•ื‘ืขืช. ื›ืœ ืฉื™ืฉ ื‘ื”ื™ืงื™ืคื• ืฉืœืฉื” ื˜ืคื—ื™ื ื™ืฉ ื‘ื• ืจื•ื—ื‘ ื˜ืคื—.

Si elle est courbe, on la considรจre comme si elle รฉtait droite ; si elle est ronde, on la considรจre comme si elle รฉtait carrรฉe. Tout ce qui a trois tefahim de circonfรฉrence a un tefah de largeur.

๐Ÿ“œ Rachi (4)
ืขืงื•ืžื” ืฉืื™ืŸ ืืจื™ื— ื™ื›ื•ืœ ืœืขืžื•ื“ ืขืœื™ื”:
Courbe : l'ariah ne peut tenir dessus.
ืขื’ื•ืœื” ื•ืื™ืŸ ืืจื™ื— ื™ื›ื•ืœ ืœืขืžื•ื“ ืขืœื™ื” ืื‘ืœ ืขื‘ื” ื”ื™ื ืฉืื ืชื—ืœืง ื™ื”ื ืจื—ื‘ื” ื˜ืคื—:
Ronde : l'ariah ne peut tenir dessus, mais elle est รฉpaisse, de sorte que si on la taillait, elle aurait un tefah de largeur.
ืจื•ืื™ืŸ ืื•ืชื” ื›ืืœื• ื”ื™ื ืžืจื•ื‘ืขืช ื ืคืกืœืช ืื• ื—ืœื•ืงื” ื•ืื™ ื–ื• ื”ื™ื ืžื“ืช ืขื’ื•ืœื” ืœื”ื›ืฉื™ืจ:
On la considรจre comme si elle รฉtait carrรฉe : [on demande si] elle est invalide ou valide, et quelle est la mesure d'une ronde pour รชtre valide.
ื›ืœ ืฉื™ืฉ ื‘ื”ืงื™ืคื” ื’' ื˜ืคื—ื™ื ืฉืฆืจื™ื›ื” ื—ื•ื˜ ืืจื•ืš ื’' ื˜ืคื—ื™ื ืœื”ืงื™ืคื” ืกื‘ื™ื‘ ื‘ื™ื“ื•ืข ืฉื™ืฉ ื‘ื” ืจื•ื—ื‘ ื˜ืคื— ืื ืชื—ืœืง:
Tout ce qui a trois tefahim de circonfรฉrence : s'il faut un fil long de trois tefahim pour en faire le tour, on sait qu'elle aurait un tefah de largeur si on la taillait.
๐Ÿ’ก Explication

La forme n'empรชche pas la validitรฉ : une qora courbe est vue comme droite, une qora ronde comme carrรฉe. Pour la poutre ronde, la michna donne une rรจgle de mesure : une circonfรฉrence de trois tefahim correspond ร  un diamรจtre d'un tefah (rapport de 3 pour 1 utilisรฉ par la michna).

✉ Signaler une erreur de traduction

Texte hรฉbreu et aramรฉen vocalisรฉ : รฉdition numรฉrique William Davidson du Talmud Koren Noรฉ, via Sefaria (licence CC BY-NC). Traduction franรงaise, notes et schรฉmas : Chiourim BA (licence CC BY 4.0).