Eruvin 14b โ€” Le volume de la mer de Chelomo, les mesures du lehi et la halakha selon Rabbi Yossi

Eruvin 14b

Sougya : La Guemara achรจve le calcul de la mer de bronze de Chelomo : un mikve mesure une amma sur une amma sur trois ammot et contient quarante sea ; la mer, de dix ammot sur dix et haute de cinq, doit contenir cent cinquante mikvaot. Rami bar Ye'hezkel rรฉsout la difficultรฉ : les trois ammot infรฉrieures รฉtaient carrรฉes et les deux supรฉrieures rondes.

Les versets donnent deux mille bat pour les liquides et trois mille pour les solides, d'oรน Abaye dรฉduit que le comble (goudcha) vaut un tiers. Puis la michna fixe les mesures du lehi (montant latรฉral) : dix tefahim de haut et une largeur quelconque, contre Rabbi Yossi qui exige trois tefahim.

La Guemara discute le lehi placรฉ au milieu du mavoy, le lehi surรฉlevรฉ ou รฉcartรฉ du mur (Rava), et la halakha selon Rabbi Yossi, tranchรฉe par Abaye : va voir ce que fait le peuple.

La mer de Chelomo : comment obtenir 150 mikvaot (seg. 0-6) Vue de dessus : carrรฉ et cercle 10 ammot rond = carrรฉ moins 1/4 pรฉrimรจtre : carrรฉ 40, cercle 30 (rapport 3) Vue de cรดtรฉ : Rami bar Ye'hezkel 2 ammot rondes 3 ammot carrรฉes 200 - 1/4 = 150 amot cubes = 50 mikvaot 10 x 10 x 3 = 300 amot cubes = 100 mikvaot 1 mikve = 1 x 1 x 3 ammot = 40 sea Total : 150 mikvaot = 6 000 sea = 2 000 bat (1 bat = 3 sea) Tout carrรฉ : 500 amot = 166 mikvaot (trop). Tout rond : 375 = 125 (trop peu). Une seule amma ronde : 400 + 75 = 475 = 158 mikvaot, contredit par les 2 000 bat.
Le calcul du volume de la mer de Chelomo : trois ammot carrรฉes et deux rondes donnent exactement 150 mikvaot.
Le lehi : mesures et cas invalides (seg. 9-14) Lehi valable 10 tefahim mur Largeur : kol chehou (minime) R. Yossi : 3 tefahim Surรฉlevรฉ de 3 tefahim 3 tefahim les chevreaux passent : nul Ecartรฉ du mur de 3 3 nul, mรชme selon Rabban Chimon b. Gamliel (lavoud en haut seulement) Lehi placรฉ au milieu du mavoy : on peut porter de ce lehi vers l'intรฉrieur ; on ne craint pas qu'il utilise tout le mavoy.
Les mesures du lehi selon la michna, et les deux cas invalides de Rava.
La halakha suit-elle Rabbi Yossi ? (seg. 15-19) Version 1 : Chemouel Chemouel : non selon R. Yossi, ni pour hilmei (saumure) ni pour les lehayin. Rav Houna bar Hinana : pour les lehayin, tu ne nous l'as pas dit, car Rabbi (Yehouda Hanassi) se range ร  l'avis de R. Yossi. Version 2 : Rav Rehoumi Rav Yehouda b. Rav Chemouel au nom de Rav : non selon R. Yossi, ni hilmei ni lehayin. Interrogรฉ, il nie. Rava jure qu'il l'a dit, puis s'est rรฉtractรฉ : R. Yossi, nimoukko imo (ses raisons sont avec lui). Abaye : puk hazi mai ama davar Va voir ce que fait le peuple. Usage (Rachi) : lehi de largeur minime, contre R. Yossi. Autre version : la question portait sur la bรฉnรฉdiction sur l'eau (chehakol contre borei nefachot).
Les deux versions de la discussion sur la halakha selon Rabbi Yossi, et la dรฉcision d'Abaye.
1
ื‘ืžื™ืืด โ€” ื‘ืžื™ ืžืงื•ื”. ืดื›ืœ ื‘ืฉืจื•ืด โ€” ืžื™ื ืฉื›ืœ ื’ื•ืคื• ืขื•ืœื” ื‘ื”ืŸ, ื•ื›ืžื” ื”ืŸ? ืืžื” ืขืœ ืืžื” ื‘ืจื•ื ืฉืœืฉ ืืžื•ืช. ื•ืฉื™ืขืจื• ื—ื›ืžื™ื, ืžื™ ืžืงื•ื” ืืจื‘ืขื™ื ืกืื”.

ยซ Dans l'eau ยป (Lรฉvitique 15, 16) : dans l'eau d'un mikve. ยซ Toute sa chair ยป : une eau dans laquelle tout son corps entre.

Et combien est-ce ? Une amma sur une amma, sur une hauteur de trois ammot.

Et les Sages ont รฉvaluรฉ [le volume de] l'eau d'un mikve ร  quarante sea.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื‘ืžื™ื ืžืฉืžืข ืžื™ื ืžื—ื•ื‘ืจื™ืŸ ื™ื—ื“ื™ื•:
Dans l'eau : cela implique des eaux rรฉunies ensemble.
๐Ÿ’ก Explication

Suite du calcul de la mer de bronze (yam) de Chelomo commence en 14a. On รฉtablit d'abord l'unitรฉ : un mikve doit permettre l'immersion de tout le corps ร  la fois, soit un volume de 1 x 1 x 3 ammot (coudรฉes), que les Sages รฉvaluent ร  quarante sea.

2
ื›ืžื” ื”ื•ื• ืœื”ื•? ื—ืžืฉ ืžืื” ื’ืจืžื™ื“ื™, ืœืชืœืช ืžืื” โ€” ืžืื”, ืœืžืื” ื•ื—ืžืฉื™ืŸ โ€” ื—ืžืฉื™ืŸ. ื‘ืืจื‘ืข ืžืื” ื•ื—ืžืฉื™ืŸ ืกื’ื™ื!

Combien cela fait-il ? Cinq cents garmidei (ammot cubes).

Pour trois cents : cent [mikvaot] ; pour cent cinquante : cinquante. Quatre cent cinquante suffisent !

๐Ÿ“œ Rachi (4)
ื›ืžื” ื”ื•ื• ืœื”ื• ืœื”ื ืš ืขืฉืจ ืขืœ ืขืฉืจ ื‘ืจื•ื ื—ืžืฉ ืืžื•ืช ื›ืžื” ื’ื•ื‘ื” ื™ืฉ ื‘ื”ืŸ ื‘ืืžื” ืขืœ ืืžื” ื‘ืจื™ื‘ื•ืขื• ืฉืœ ืžืงื•ื”:
Combien cela fait-il : pour ces [dix] sur dix, sur une hauteur de cinq ammot, combien de hauteur y a-t-il [en colonnes] d'une amma sur une amma, selon la section carrรฉe d'un mikve ?
ืช"ืง ื’ืจืžื™ื“ื™ ื›ื™ืฆื“ ื—ืœืงื”ื• ืœืขืฉืจ ืจืฆื•ืขื•ืช ื”ืจื™ ืœื›ืœ ืจืฆื•ืขื” ืขืฉืจ ืืžื•ืช ืื•ืจืš ื‘ืจื•ื—ื‘ ืืžื” ื•ืจื•ื ื—ืžืฉ ื—ืชื›ื ืœื—ืชื™ื›ื•ืช ืฉืœ ืืžื” ืืžื” ื”ืจื™ ืžืื” ื—ืชื™ื›ื•ืช ืฉืœ ืืžื” ืขืœ ืืžื” ื‘ืจื•ื ื—ืžืฉ ืืžื•ืช ืฉื™ื ื–ื• ืขืœ ื–ื• ืืžื” ืขืœ ืืžื” ื‘ืจื•ื ื—ืžืฉ ื”ื•ื” ืช"ืง ืืžื•ืช:
Cinq cents garmidei : comment ? Divise-la en dix bandes : chaque bande a dix ammot de long sur une amma de large et cinq de haut. Coupe-les en morceaux d'une amma sur une amma : voici cent morceaux d'une amma sur une amma, hauts de cinq ammot. Pose-les l'un sur l'autre, [en colonne d'] une amma sur une amma : cela fait une hauteur de cinq cents ammot.
ืœืชืœืช ืžืื” ื’ื•ื‘ื”:
Pour trois cents : de hauteur.
ืžืื” ืžืงื•ืื•ืช ืฉืœืฉ ืืžื•ืช ืœืžืงื•ื”:
Cent : mikvaot, ร  trois ammot par mikve.
๐Ÿ’ก Explication

La mer mesure 10 x 10 x 5 = 500 ammot cubes. Chaque mikve occupe 3 ammot cubes : 300 donnent 100 mikvaot et 150 en donnent 50. Pour 150 mikvaot, 450 suffiraient : pourquoi le verset donne-t-il davantage ?

Rachi rend le calcul concret : on dรฉcoupe le volume en colonnes d'une amma de section et on les empile, ce qui donne une colonne haute de 500 ammot.

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ื”ื ื™ ืžื™ืœื™ ื‘ืจื™ื‘ื•ืขื โ€” ื™ื ืฉืขืฉื” ืฉืœืžื” ืขื’ื•ืœ ื”ื™ื”.

Cela vaut pour un carrรฉ ; la mer que fit Chelomo รฉtait ronde.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ื”ื ื™ ืžื™ืœื™ ื‘ืจื™ื‘ื•ืข ืื ื”ื™ื” ืžืจื•ื‘ืข ืฉื™ื”ื ื‘ื• ืื•ืจืš ื•ืจื•ื—ื‘ ืœืฆื“ื“ื™ืŸ ื›ื‘ืืžืฆืขื™ืชื• ื•ื™ื”ื™ื• ืจืฆื•ืขื•ืชื™ื• ืฉื•ื•ืช ื‘ื™' ื™' ืืžื•ืช ืจืฆื•ืขื” ื›ื“ืคืจื™ืฉื™ืช:
Cela vaut pour un carrรฉ : si elle รฉtait carrรฉe, de sorte que la longueur et la largeur soient sur les cรดtรฉs comme au milieu, et que ses bandes soient รฉgales, de dix ammot chaque bande, comme je l'ai expliquรฉ.
ื™ื ืฉืขืฉื” ืฉืœืžื” ืขื’ื•ืœ ื”ื™ื” ื›ื“ื›ืชื™ื‘ ืขื’ื•ืœ ืกื‘ื™ื‘ ื•ื ืžืฆื ืฉืื™ืŸ ืื•ืจืš ื”ืจืฆื•ืขื•ืช ืขืฉืจ ืืžื•ืช ืืœื ืจืฆื•ืขื” ื”ืืžืฆืขื™ืช ืœื‘ื“ื” ื“ื›ืœ ื“ื‘ืจ ืขื’ื•ืœ ืจื—ื‘ ื‘ืืžืฆืขื™ืชื• ื•ืงืฆืจ ืœื›ืœ ืฆื“ื“ื™ื•:
La mer que fit Chelomo รฉtait ronde : comme il est รฉcrit : ยซ ronde tout autour ยป (I Rois 7, 23). Il se trouve alors que les bandes n'ont pas dix ammot de long ; seule la bande du milieu les a, car tout objet rond est large en son milieu et รฉtroit de tous ses cรดtรฉs.
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ืžื›ื“ื™, ื›ืžื” ืžืจื•ื‘ืข ื™ืชืจ ืขืœ ื”ืขื’ื•ืœ? ืจื‘ื™ืข. ืœืืจื‘ืข ืžืื” โ€” ืžืื”, ืœืžืื” โ€” ืขืฉืจื™ื ื•ื—ืžืฉื”. ื”ื ื™ ืžืื” ื•ืขืฉืจื™ื ื•ื—ืžืฉื” ื”ื•ื• ืœื”ื•!

Voyons : de combien le carrรฉ dรฉpasse-t-il le rond ? D'un quart.

Pour quatre cents : cent ; pour cent : vingt-cinq. Cela fait cent vingt-cinq !

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืžื›ื“ื™ ื›ืžื” ืžืจื•ื‘ืข ื™ืชืจ ืขืœ ื”ืขื’ื•ืœ ืจื‘ื™ืข ื“ื”ื ื›ืœ ืขื™ื’ื•ืœ ืฉืจื—ื‘ื• ืืžื” ื™ืฉ ื‘ื• ื”ื™ืงืฃ ืฉืœืฉ ืืžื•ืช ื›ื“ืชื ืŸ ื‘ืžืชื ื™' ื•ืื ื”ื™ื” ืžืจื•ื‘ืข ืืžื” ืขืœ ืืžื” ื”ื™ื” ืœื• ื”ื™ืงืฃ ื“' ืืžื•ืช ืืžื” ืœื›ืœ ืจื•ื— ื ืžืฆื ืžืจื•ื‘ืข ื™ืชืจ ืขืœ ื”ืขื’ื•ืœ ืจื‘ื™ืข ื”ืœื›ืš ื”ืื™ ื™ื ืขื’ื•ืœ ื“ืฉืขืจื™ื ื•ื” ื‘ื—ืžืฉ ืžืื•ืช ืืžื™ืŸ ื‘ืžืจื•ื‘ืข ื‘ืขื™ื ืŸ ืœื‘ืฆื•ืจื™ ืจื‘ืขื ืžื™ื ื™ื™ื”ื• ืื™ืžืขื™ื˜ ืœื”ื• ืืจื‘ืข ืžืื” ืœืชืœืช ืžืื” ื“ืื™ื ื•ืŸ ืžืื” ืžืงื•ืื•ืช ื•ืœืžืื” ืืžื™ืŸ ื“ืื™ืฉืชื™ื™ืจ ื”ื•ื• ืขืฉืจื™ื ื•ื—ืžืฉ ืžืงื•ืื•ืช ืืจื‘ืข ืืžื•ืช ืœืžืงื•ื” ื“ื”ื ื™ ืืจื‘ืข ืชืœืช ื”ื•ื ื“ื”ื•ื• ืฉื”ืจื™ ืืžื•ืช ืงืฆืจื•ืช ื”ืŸ:
Voyons : de combien le carrรฉ dรฉpasse-t-il le rond ? D'un quart : car tout cercle large d'une amma a une circonfรฉrence de trois ammot, comme nous l'avons appris dans la michna ; et s'il รฉtait carrรฉ, d'une amma sur une amma, il aurait un pรฉrimรจtre de quatre ammot, une amma par cรดtรฉ. Il se trouve que le carrรฉ dรฉpasse le rond d'un quart. Par consรฉquent, cette mer ronde, que nous avons รฉvaluรฉe ร  cinq cents ammot en carrรฉ, il faut en retrancher un quart : les quatre cents sont rรฉduites ร  trois cents, qui font cent mikvaot ; et les cent ammot qui restent font vingt-cinq mikvaot, ร  quatre ammot par mikve, car ces quatre n'en valent que trois, puisque ce sont des ammot rรฉduites.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ื›ืžื” ืžืจื•ื‘ืข ื™ืชืจ ืขืœ ื”ืขื’ื•ืœ ืจื‘ื™ืข ืžืคื•ืจืฉ ื‘ื›ื™ืฆื“ ืžืขื‘ืจื™ืŸ (ืœืงืžืŸ ืขื™ืจื•ื‘ื™ืŸ ื“' ื ื•:):
De combien le carrรฉ dรฉpasse-t-il le rond ? D'un quart : c'est expliquรฉ au chapitre Kets'ad meabberin (plus loin, Eruvin 56b).
๐Ÿ’ก Explication

Le cercle inscrit dans un carrรฉ a un pรฉrimรจtre de 3 (pour un diamรจtre de 1) contre 4 pour le carrรฉ : la Guemara en tire que le rond vaut les trois quarts du carrรฉ. Les 500 ammot deviennent 375, soit 125 mikvaot : cette fois il en manque.

5
ืชื ื™ ืจืžื™ ื‘ืจ ื™ื—ื–ืงืืœ: ื™ื ืฉืขืฉื” ืฉืœืžื”, ืฉืœืฉ ืืžื•ืช ืชื—ืชื•ื ื•ืช ืžืจื•ื‘ืขื•ืช, ื•ืฉืชื™ื ืขืœื™ื•ื ื•ืช ืขื’ื•ืœื•ืช.

Rami bar Ye'hezkel a enseignรฉ : la mer que fit Chelomo, ses trois ammot infรฉrieures รฉtaient carrรฉes, et ses deux [ammot] supรฉrieures rondes.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ืฉืœืฉ ืืžื•ืช ืชื—ืชื•ื ื•ืช ืžืจื•ื‘ืขื•ืช ื•ื™ืฉ ื‘ื”ืŸ ื™' ืจืฆื•ืขื•ืช ืฉืœ ื™' ืขืœ ื™' ืฉื”ืŸ ืžืื” ืืžื” ื‘ืจื•ื ื’' ื‘ืจื•ื—ื‘ ืืžื” ื“ื”ื™ื™ื ื• ืชืœืช ืžืื” ืืžื™ืŸ ื’ื•ื‘ื” ื‘ืืžื” ืขืœ ืืžื” ื•ื”ืŸ ืžืื” ืžืงื•ืื•ืช:
Ses trois ammot infรฉrieures รฉtaient carrรฉes : il y a en elles dix bandes de dix [ammot], soit cent ammot, hautes de trois, larges d'une amma, ce qui fait trois cents ammot de hauteur [en colonne] d'une amma sur une amma : ce sont cent mikvaot.
ื•ืฉืชื™ ืขืœื™ื•ื ื•ืช ืขื’ื•ืœื•ืช ื•ืื™ ื”ื•ื• ืžืจื•ื‘ืขื•ืช ื”ื•ื• ืœื”ื• ืžืืชืŸ ื’ืจืžื™ื“ื™ ื”ืฉืชื ื“ืื™ื ื•ืŸ ืขื’ื•ืœื•ืช ื›ื™ ื‘ืฆืจืช ืจื™ื‘ืขื ืคืฉื• ืœื”ื• ืง"ื  ื“ืื™ื ื•ืŸ ื ' ืžืงื•ืื•ืช:
Et les deux supรฉrieures rondes : si elles รฉtaient carrรฉes, elles feraient deux cents garmidei ; maintenant qu'elles sont rondes, quand tu retranches un quart, il en reste cent cinquante, qui font cinquante mikvaot.
๐Ÿ’ก Explication

La solution de Rami bar Ye'hezkel combine les deux formes : 300 ammot cubes carrรฉes (100 mikvaot) et 200 ammot rondes rรฉduites d'un quart ร  150 (50 mikvaot). Total : exactement 150 mikvaot.

6
ื ื”ื™ ื“ืื™ืคื›ื ืœื ืžืฆื™ืช ืืžืจืช โ€” ื“ืดืฉืคืชื• ืขื’ื•ืœืด ื›ืชื™ื‘, ืืœื ืื™ืžื ื—ื“ื!

Admettons que tu ne puisses pas dire l'inverse, car il est รฉcrit : ยซ son bord รฉtait rond ยป ; mais dis [qu'une seule amma], une, [รฉtait ronde] !

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื ื”ื™ ื“ืื™ืคื›ื ืœื ืžืฆื™ืช ืืžืจืช ื“ืœื™ื”ื•ื™ ืชื—ืชื•ื ื•ืช ืขื’ื•ืœื•ืช ื•ืขืœื™ื•ื ื•ืช ืžืจื•ื‘ืขื•ืช ื“ืฉืคืชื• ืขื’ื•ืœ ื›ืชื™ื‘ ืืœื ืฉืชื™ื ืขื’ื•ืœื•ืช ืžื ื ืœืŸ ื“ื™ืœืžื ื—ื“ื ื”ื•ื ื“ื”ื•ื™ื ืขื’ื•ืœื” ื•ืชื• ืœื ื•ื˜ืคื™ ืžืง"ื  ืžืงื•ืื•ืช ื”ื•ื ืžื—ื–ื™ืง:
Admettons que tu ne puisses pas dire l'inverse : que les [ammot] infรฉrieures soient rondes et les supรฉrieures carrรฉes, car il est รฉcrit ยซ son bord รฉtait rond ยป. Mais deux rondes, d'oรน le savons-nous ? Peut-รชtre une seule รฉtait-elle ronde et pas plus, et elle contiendrait plus de cent cinquante mikvaot.
7
ืœื ืกืœืงื ื“ืขืชืš, ื“ื›ืชื™ื‘: ืดืืœืคื™ื ื‘ืช ื™ื›ื™ืœืด. ืดื‘ืชืด ื›ืžื” ื”ื•ื™ื โ€” ืฉืœืฉ ืกืื™ืŸ, ื“ื›ืชื™ื‘: ืดืžืขืฉืจ ื”ื‘ืช ืžืŸ ื”ื›ื•ืจืด, ื“ื”ื•ื” ืœื”ื• ืฉื™ืชื ืืœืคื™ ื’ืจื™ื•ื™.

Cela ne peut te venir ร  l'esprit, car il est รฉcrit : ยซ elle contenait deux mille bat ยป (I Rois 7, 26). Combien vaut un bat ?

Trois sea, car il est รฉcrit : ยซ le dixiรจme du bat, [pris] sur le kor ยป (Ezechiel 45, 14). Cela fait six mille geriv (sea).

๐Ÿ“œ Rachi (4)
ืœื ืกืœืงื ื“ืขืชืš ืฉื™ื”ื ืžื—ื–ื™ืง ื™ื•ืชืจ ืžืง"ื  ืžืงื•ืื•ืช:
Cela ne peut te venir ร  l'esprit : qu'elle contienne plus de cent cinquante mikvaot.
ืžืขืฉืจ ื”ื‘ืช ืžืŸ ื”ื›ื•ืจ ื›ื•ืจ ืฉืœืฉื™ื ืกืื™ืŸ ื•ื›ื™ ื”ื•ื™ ื”ื‘ืช ืžืขืฉืจ ื“ื™ืœื™ื” ืืฉืชื›ื— ื“ื’' ืกืื™ืŸ ื”ื•ื™ื:
Le dixiรจme du bat, [pris] sur le kor : le kor vaut trente sea, et puisque le bat en est le dixiรจme, il se trouve qu'il vaut trois sea.
ื“ื”ื•ื• ืœื”ื• ื”ื ืš ืืœืคื™ื ื‘ืช:
Cela fait : ces deux mille bat.
ื•' ืืœืคื™ื ืกืื™ืŸ ืฉื”ืŸ ืง"ื  ืžืงื•ืื•ืช ื“' ืืœืคื™ื ื”ื•ื™ ืž' ืžืื•ืช ืกืื™ืŸ ืฉื”ืŸ ืง' ืžืงื•ืื•ืช ืฉืœ ืž' ืกืื™ืŸ ื•ืืœืคื™ื ืกืื™ืŸ ื ' ืžืงื•ืื•ืช:
Six mille sea : qui sont cent cinquante mikvaot ; quatre mille font quarante centaines de sea, qui sont cent mikvaot de quarante sea, et deux mille sea [font] cinquante mikvaot.
๐Ÿ’ก Explication

Le verset fixe la contenance : 2 000 bat x 3 = 6 000 sea = 150 mikvaot de 40 sea. Avec une seule amma ronde, on aurait 400 + 75 = 475 ammot cubes, soit plus de 150 mikvaot (environ 158) ; le chiffre du verset impose donc deux ammot rondes.

8
ื•ื”ื ื›ืชื™ื‘: ืดืžื—ื–ื™ืง ื‘ืชื™ื ืฉืœืฉืช ืืœืคื™ืืด? ื”ื”ื•ื ืœื’ื•ื“ืฉื.

Mais il est รฉcrit : ยซ elle contenait trois mille bat ยป (II Chroniques 4, 5) ! Cela [concerne] le comble.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ืžื—ื–ื™ืง ื‘ืชื™ื ืฉืœืฉืช ืืœืคื™ื ื‘ื™ื ืฉืขืฉื” ืฉืœืžื” ื›ืชื™ื‘ ื‘ื“ื‘ืจื™ ื”ื™ืžื™ื:
Elle contenait trois mille bat : cela est รฉcrit dans les Chroniques au sujet de la mer que fit Chelomo.
ืœื’ื•ื“ืฉื ื›ืฉืžื•ื“ื“ื™ืŸ ื‘ื• ื™ื‘ืฉ:
Le comble : quand on y mesure des solides.
๐Ÿ’ก Explication

Les deux versets se concilient : 2 000 bat pour les liquides, 3 000 bat pour les solides, qu'on peut entasser au-dessus du bord (goudcha, le comble).

9
ืืžืจ ืื‘ื™ื™, ืฉืžืข ืžื™ื ื”: ื”ืื™ ื’ื•ื“ืฉื”, ืชืœืชื ื”ื•ื™. ื•ืชื ืŸ ื ืžื™: ืฉื™ื“ื” ืชื™ื‘ื” ื•ืžื’ื“ืœ, ื›ื•ื•ืจืช ื”ืงืฉ ื•ื›ื•ื•ืจืช ื”ืงื ื™ื, ื•ื‘ื•ืจ ืกืคื™ื ื” ืืœื›ืกื ื“ืจื™ืช, ืืฃ ืขืœ ืคื™ ืฉื™ืฉ ืœื”ืŸ ืฉื•ืœื™ื ื•ื”ืŸ ืžื—ื–ื™ืงื•ืช ืืจื‘ืขื™ื ืกืื” ื‘ืœื—, ืฉื”ืŸ ื›ื•ืจื™ื™ื ื‘ื™ื‘ืฉ โ€” ื˜ื”ื•ืจื™ืŸ.

Abaye a dit : dรฉduis-en que ce comble vaut un tiers. Et nous avons aussi appris [dans une michna] : un chidda, une caisse et une armoire, une ruche de paille et une ruche de roseaux, et la citerne d'un navire alexandrin, bien qu'ils aient un fond et qu'ils contiennent quarante sea de liquide, qui font deux kor de solides, sont purs.

๐Ÿ“œ Rachi (5)
ืฉื™ื“ื” ื›ืžื™ืŸ ืืจื’ื– ืชืœื•ื™ ื‘ืขื’ืœื” ืœืžืจื›ื‘ ื ืฉื™ื ื—ืฉื•ื‘ื•ืช:
Chidda : une sorte de caisse suspendue ร  un chariot, pour le voyage des femmes importantes.
ืžื’ื“ืœ ืžื ืฉื˜ื™"ืจ:
Armoire : manchetir (en langue vernaculaire).
ื•ื‘ื•ืจ ืกืคื™ื ื” ืืœื›ืกื ื“ืจื™ืช ืขื•ืฉื” ื‘ื” ื›ืขื™ืŸ ื‘ื•ืจ ื•ื ื•ืชืŸ ืฉื ืžื™ื ืžืชื•ืงื™ื:
Et la citerne d'un navire alexandrin : on y fait une sorte de citerne et on y met de l'eau douce.
ื˜ื”ื•ืจื™ืŸ ืœืคื™ ืฉื’ื“ื•ืœื™ื ื™ื•ืชืจ ืžื“ืื™ ื•ืื™ืŸ ืชื•ืจืช ื›ืœื™ ืขืœื™ื”ืŸ ืฉื”ืจื™ ืื™ื ืŸ ืžื˜ื•ืœื˜ืœื™ืŸ ืžืœื ื•ืจื™ืงืŸ:
Sont purs : parce qu'ils sont trop grands et que la loi des ustensiles (kli) ne s'applique pas ร  eux, puisqu'on ne les dรฉplace pas pleins et vides.
ืฉื”ืŸ ื›ื•ืจื™ื™ื ื‘ื™ื‘ืฉ ืฉืื“ื ื™ื›ื•ืœ ืœื’ื“ื•ืฉ ืืœืžื ื’ื•ื“ืฉื ืชื™ืœืชื ื•ื‘ื›ืœื™ ืฉื’ื•ื‘ื”ื• ื›ื—ืฆื™ ืืจื›ื• ื•ืจื—ื‘ื• ืงืืžืจ ื›ื™ื:
Qui font deux kor de solides : qu'on peut entasser. Il en ressort que le comble vaut un tiers. Et [la michna] parle d'un ustensile dont la hauteur est la moitiรฉ de sa longueur et de sa largeur, comme la mer.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ืฉ"ืž ื’ื•ื“ืฉื ืชืœืชื ืื•ืžืจ ืจ"ืช ื“ื ืคืงื ืžื™ื ื” ืœืขื ื™ืŸ ืžืงื— ื•ืžืžื›ืจ ืื ื”ืชื ื” ืœืชืช ืœื• ืกืื” ื’ื“ื•ืฉื” ืื• ืœืชืงืŸ ืœื• ื›ืœื™ ื”ืžื“ื”:
Dรฉduis-en que le comble vaut un tiers : Rabbeinou Tam dit que la consรฉquence pratique concerne l'achat et la vente, si l'on a stipulรฉ de lui donner une sea comble, ou pour fabriquer pour lui l'ustensile de mesure.
๐Ÿ’ก Explication

Abaye : le comble ajoute la moitiรฉ du volume liquide, soit un tiers du total (1 000 sur 3 000). La michna de Kelim le confirme : 40 sea de liquide = 2 kor = 60 sea de solides.

Ces grands rรฉcipients sont tehorim (purs) : au-delร  de quarante sea, un contenant n'a plus le statut de kli et ne reรงoit pas l'impuretรฉ. Rachi prรฉcise que le rapport vaut pour un rรฉcipient dont la hauteur est la moitiรฉ de la largeur, comme la mer (10 sur 5).

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Abaye : le comble (goudcha) vaut un tiers du total comble : 1 000 bat liquide : 2 000 bat mer de Chelomo : 3 000 bat de solides comble : 20 sea liquide : 40 sea michna : 2 kor (60 sea) de solides
Liquide et comble : dans les deux sources, les solides dรฉpassent les liquides de moitiรฉ, soit un tiers du total.
10
ืžืชื ื™ืณ ืœื—ื™ื™ืŸ ืฉืืžืจื• โ€” ื’ื•ื‘ื”ืŸ ืขืฉืจื” ื˜ืคื—ื™ื, ื•ืจื—ื‘ืŸ ื•ืขื•ื‘ื™ื™ืŸ ื›ืœ ืฉื”ื•ื. ืจื‘ื™ ื™ื•ืกื™ ืื•ืžืจ: ืจื—ื‘ืŸ ืฉืœืฉื” ื˜ืคื—ื™ื.

Michna. Les lehayin (montants latรฉraux) dont [les Sages] ont parlรฉ : leur hauteur est de dix tefahim, et leur largeur et leur รฉpaisseur quelconques.

Rabbi Yossi dit : leur largeur est de trois tefahim.

๐Ÿ’ก Explication

Le lehi est un montant dressรฉ contre un mur ร  l'entrรฉe du mavoy (impasse) pour y permettre le transport le Chabbat, comme la qora (poutre). Hauteur minimale : dix tefahim. Largeur : kol chehou (quelconque) selon le Tanna qamma ; trois tefahim selon Rabbi Yossi.

11
ื’ืžืณ ืœื—ื™ื™ืŸ ืฉืืžืจื• ื›ื•ืณ. ืœื™ืžื ืชื ืŸ ืกืชืžื ื›ืจื‘ื™ ืืœื™ืขื–ืจ, ื“ืืžืจ ืœื—ื™ื™ืŸ ื‘ืขื™ื ืŸ?

Guemara. Les lehayin dont [les Sages] ont parlรฉ, etc.

Dirons-nous que nous avons appris une [michna] anonyme selon Rabbi Eliezer, qui a dit : il nous faut des lehayin (deux) ?

๐Ÿ’ก Explication

Le pluriel lehayin semble suivre Rabbi Eliezer, qui exige deux lehayin par mavoy, contre les Hakhamim pour qui un seul suffit (michna 12b).

12
ืœื, ืžืื™ ืœื—ื™ื™ืŸ โ€” ืœื—ื™ื™ืŸ ื“ืขืœืžื. ืื™ ื”ื›ื™, ืงื•ืจื” ื ืžื™ โ€” ื ื™ืชื ื™ ืงื•ืจื•ืช, ื•ืžืื™ ืงื•ืจื•ืช: ืงื•ืจื•ืช ื“ืขืœืžื!

Non. Que sont les lehayin ?

Les lehayin en gรฉnรฉral. S'il en est ainsi, [pour] la poutre aussi, qu'on enseigne : les poutres, et [on dirait] : que sont les poutres ?

Les poutres en gรฉnรฉral !

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ืžืชื ื™': ื’ืž' ืœื—ื™ื™ืŸ ื“ืขืœืžื ืื›ืœ ืžื‘ื•ืื•ืช ืงืื™:
Guemara. Les lehayin en gรฉnรฉral : [la michna] se rapporte ร  tous les mavoyot.
ืื™ ื”ื›ื™ ืจื™ืฉื ื“ืงืชื ื™ ื”ืงื•ืจื” ืฉืืžืจื• ื›ื•' ืœื™ืชื ื™ ื ืžื™ ื”ืงื•ืจื•ืช ืฉืืžืจื• ื•ืื™ืžื ืžืื™ ืงื•ืจื•ืช ืงื•ืจื•ืช ื“ืขืœืžื:
S'il en est ainsi : le dรฉbut [du chapitre], qui enseigne ยซ la poutre dont ils ont parlรฉ ยป, etc., qu'il enseigne aussi ยซ les poutres dont ils ont parlรฉ ยป, et dis : que sont les poutres ? Les poutres en gรฉnรฉral.
13
ื”ื›ื™ ืงืืžืจ: ืื•ืชืŸ ืœื—ื™ื™ืŸ ืฉื ื—ืœืงื• ื‘ื”ืŸ ืจื‘ื™ ืืœื™ืขื–ืจ ื•ื—ื›ืžื™ื โ€” ื’ื•ื‘ื”ืŸ ืขืฉืจื” ื˜ืคื—ื™ื, ื•ืจื•ื—ื‘ืŸ ื•ืขื•ื‘ื™ื™ืŸ ื›ืœ ืฉื”ื•ื. ื•ื›ืžื” ื›ืœ ืฉื”ื•ื, ืชื ื™ ืจื‘ื™ ื—ื™ื™ื: ืืคื™ืœื• ื›ื—ื•ื˜ ื”ืกืจื‘ืœ.

Voici ce qu'elle dit : ces lehayin au sujet desquels Rabbi Eliezer et les Sages sont en dรฉsaccord, leur hauteur est de dix tefahim et leur largeur et leur รฉpaisseur quelconques. Et combien est ยซ quelconque ยป ?

Rabbi Hiya a enseignรฉ : mรชme comme le cordon du manteau (sarbal).

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ืœื—ื™ื™ืŸ ืฉื ื—ืœืงื• ื‘ื”ืŸ ืจ"ื ื•ื—ื›ืžื™ื ื“ืœืจ"ื ืชืจืชื™ ื•ืœืจื‘ื ืŸ ื—ื“ื ื–ื”ื• ืฉื™ืขื•ืจืŸ ื›ื“ืžืคืจืฉ ืžื™ื”ื• ืกืชืžื ืœื ื›ืžืจ ื“ื™ื™ืงื ื•ืœื ื›ืžืจ ื“ื™ื™ืงื:
Les lehayin au sujet desquels Rabbi Eliezer et les Sages sont en dรฉsaccord : selon Rabbi Eliezer deux, et selon les Rabbanan un ; voilร  leur mesure, comme on l'explique. Toutefois, la [michna] anonyme n'est prรฉcise ni selon l'un ni selon l'autre.
ื”ืกืจื‘ืœ ืงื•"ื˜:
Sarbal : cote (manteau, en langue vernaculaire).
๐Ÿ’ก Explication

Le pluriel dรฉsigne les lehayin de la discussion entre Rabbi Eliezer et les Sages : la michna en donne la mesure sans trancher. La largeur minimale est aussi fine qu'un cordon de manteau.

14
ืชื ื ืขืฉื” ืœื—ื™ ืœื—ืฆื™ ืžื‘ื•ื™ ืื™ืŸ ืœื• ืืœื ื—ืฆื™ ืžื‘ื•ื™. ืคืฉื™ื˜ื! ืืœื ืื™ืžื: ื™ืฉ ืœื• ื—ืฆื™ ืžื‘ื•ื™. ื”ื ื ืžื™ ืคืฉื™ื˜ื! ืžื”ื• ื“ืชื™ืžื: ืœื™ื—ื•ืฉ ื“ื™ืœืžื ืืชื™ ืœืื™ืฉืชืžื•ืฉื™ ื‘ื›ื•ืœื™ื”, ืงื ืžืฉืžืข ืœืŸ.

Il a รฉtรฉ enseignรฉ : s'il a fait un lehi pour la moitiรฉ du mavoy, il n'a que la moitiรฉ du mavoy. C'est รฉvident !

Dis plutรดt : il a la moitiรฉ du mavoy. Cela aussi est รฉvident !

Tu aurais pu dire : craignons qu'il n'en vienne ร  utiliser tout [le mavoy] ; elle nous apprend [qu'on ne le craint pas].

๐Ÿ“œ Rachi (3)
ืœื—ืฆื™ ืžื‘ื•ื™ ืฉื”ื›ื ื™ืก ื”ืœื—ื™ ืœืคื ื™ื ื”ืจื‘ื” ืขื“ ื—ืฆื™ ืื•ืจื›ื• ืฉืœ ืžื‘ื•ื™ ื›ื–ื”:
Pour la moitiรฉ du mavoy : il a placรฉ le lehi loin ร  l'intรฉrieur, jusqu'ร  la moitiรฉ de la longueur du mavoy, comme ceci.
ืื™ืŸ ืœื• ืืœื ื—ืฆื™ ืžื‘ื•ื™ ืฉืืกื•ืจ ืœื”ืฉืชืžืฉ ืืœื ืžืŸ ื—ืฆื™ื• ื•ืœืคื ื™ื:
Il n'a que la moitiรฉ du mavoy : il est interdit de l'utiliser, sauf de sa moitiรฉ vers l'intรฉrieur.
ื™ืฉ ืœื• ื“ืื™ืŸ ืœื• ืœื ืื™ืฆื˜ืจื™ืš ืœืืฉืžืขื™ื ืŸ ืืœื ื”ื ืืชื ืœืืฉืžืขื™ื ืŸ ื“ื”ื™ืžื ื• ื•ืœืคื ื™ื ืžื™ื”ื ืžื•ืชืจ ืœื”ืฉืชืžืฉ:
Il a : il n'รฉtait pas nรฉcessaire de nous apprendre ยซ il n'a pas ยป ; [la baraita] vient nous apprendre que, de [ce lehi] vers l'intรฉrieur du moins, il est permis de l'utiliser.
โš–๏ธ Rosh (1)
ืžืชื ื™' ืขื™ืจ ืฉืœ ื™ื—ื™ื“ ื•ื ืขืฉื™ืช ืฉืœ ืจื‘ื™ื ืžืขืจื‘ื™ืŸ ืืชื›ื•ืœื”. ืฉืœ ืจื‘ื™ื ื•ื ืขืฉื™ืช ืฉืœ ื™ื—ื™ื“ ืื™ืŸ ืžืขืจื‘ื™ืŸ ืืช ื›ื•ืœื” ืืœื ื"ื› ืขืฉื• ืœื” ืฉื™ื•ืจ ื›ืขื™ืจ ื—ื“ืฉื” ืฉื‘ื™ื”ื•ื“ื” ืฉื™ืฉ ื‘ื” ื—ืžืฉื™ื ื“ื™ื•ืจื™ืŸ ื“ื‘ืจื™ ืจ' ื™ื”ื•ื“ื”. ืจ' ืฉืžืขื•ืŸ ืื•ืžืจ ืฉืœืฉ ื—ืฆื™ืจื•ืช ืฉืœ ืฉื ื™ ื‘ืชื™ื. ืคื™ืจืฉ ืจืฉ"ื™ ื“ืœืื• ื“ื•ืงื ืฉืœ ืจื‘ื™ื ื•ื ืขืฉื™ืช ืฉืœ ื™ื—ื™ื“ ืžื”ื ื™ ืœื” ืฉื™ื•ืจ ืืœื ื”ื•ื ื”ื“ื™ืŸ ืฉืœ ืจื‘ื™ื ื•ื”ืจื™ ื”ื™ื ืฉืœ ืจื‘ื™ื. ืืœื ืจื‘ื•ืชื ืืฉืžื•ืขื™ื ืŸ ืืข"ื’ ืฉื ืขืฉื™ืช ืฉืœ ื™ื—ื™ื“ ื‘ืขื™ ืฉื™ื•ืจ. ื•ื›ืŸ ืžื•ื›ื— ื‘ื’ืž' ื“ืงืืžืจ ืจ' ื–ื™ืจื ืขื™ืจื‘ ืœืžืชื ื“ื‘ื™ ืจ' ื—ื™ื™ื ื•ืœื ืฉื‘ืง ืœื” ืฉื™ื•ืจ ืžืฉื•ื ื“ืกื‘ืจ ื“ืฉืœ ื™ื—ื™ื“ ื•ื ืขืฉื™ืช ืฉืœ ืจื‘ื™ื ื”ื•ืื™. ืืœืžื ื”ืฉืชื ืฉืœ ืจื‘ื™ื ื”ื•ืื™ ื•ืื‘ื™ื™ ื“ื”ืงืคื™ื“ ืžืฉื•ื ื“ืงืกื‘ืจ ื“ืžืขื™ืงืจื ื ืžื™ ืขื™ืจ ืฉืœ ืจื‘ื™ื ื”ื•ืื™ ื•ืžืฉื•ื ื“ืœื ืฉื‘ืง ืœื” ืฉื™ื•ืจ ื”ืงืคื™ื“ ืื‘ืœ ืื™ ืฉื‘ืง ืœื” ืฉื™ื•ืจ ืœื ื”ื•ื” ืงืคื™ื“ ืืข"ื’ ื“ืœื“ื™ื“ื™ื” ืขื™ืจ ืฉืœ ืจื‘ื™ื ื•ื”ืจื™ ื”ื™ื ืฉืœ ืจื‘ื™ื ื”ื•ืื™. ื•ื›ืŸ ืžืฉืžืข ื ืžื™ ืžืจื‘ื” ื‘ืจ ืื‘ื•ื” ื“ืขืจื™ื‘ ืœืžื—ื•ื–ื ื•ืฉื‘ื™ืง ืœื” ืฉื™ื•ืจ. ื•ื‘ื™ืžื™ ืจื‘ื” ื‘ืจ ืื‘ื•ื” ืžืกืชืžื ืฉืœ ืจื‘ื™ื ื”ื•ืื™ ื“ื”ื ืืคื™ืœื• ื‘ื™ืžื™ ืขื•ืœื ืฉื”ื™ื” ื—ื‘ื™ืจื• ืฉืœ ืจื‘ ื ื—ืžืŸ ื”ื™ืชื” ืฉืœ ืจื‘ื™ื ื›ื“ืืžืจ ืœืขื™ืœ ื‘ืค"ืง (ืขื™ืจื•ื‘ื™ืŸ ื“ืฃ ื•:) ืืžืจ ืขื•ืœื ื”ื ื™ ืื‘ื•ืœื™ ื“ืžื—ื•ื–ื ืืœืžืœื ื“ืœืชื•ืชื™ื” ื ื ืขืœื•ืช ื‘ืœื™ืœื” ื—ื™ื™ื‘ื™ืŸ ืขืœื™ื” ืžืฉื•ื ืจืฉื•ืช ื”ืจื‘ื™ื ื•ื›ืœ ืฉื›ืŸ ื‘ื™ืžื™ ืจื‘ื” ื‘ืจ ืื‘ื•ื” ืฉื”ื™ื” ืจื‘ื• ืฉืœ ืจื‘ ื ื—ืžืŸ. ื•ืžื” ืฉืคื™ืจืฉ ืจืฉ"ื™ ื’ื‘ื™ ื”ื ื”ื• ื‘ื ื™ ืงืงื•ื ืื™ ื“ืฃ ืก. ื“ืขื™ืจ ืฉืœ ืจื‘ื™ื ื•ื ืขืฉื™ืช ืฉืœ ื™ื—ื™ื“ ื”ื•ืื™ ื•ื‘ืขื™ ืฉื™ื•ืจ. ืœืื• ืœืืคื•ืงื™ ืฉืœ ืจื‘ื™ื ื•ื”ื™ื ืฉืœ ืจื‘ื™ื ืืœื ืœืืคื•ืงื™ ืฉืœ ื™ื—ื™ื“ ื•ื ืขืฉื™ืช ืฉืœ ืจื‘ื™ื: ืช"ืจ ืขื™ืจ ืฉืœ ื™ื—ื™ื“ ื•ื ืขืฉื™ืช ืฉืœ ืจื‘ื™ื ื•ืจืฉื•ืช ื”ืจื‘ื™ื ืขื•ื‘ืจืช ื‘ืชื•ื›ื” ื›ื™ืฆื“ ืžืขืจื‘ื™ืŸ ืื•ืชื”. ืขื•ืฉื” ืœื—ื™ ืžื›ืืŸ ื•ืœื—ื™ ืžื›ืืŸ ืื• ืงื•ืจื” ืžื›ืืŸ ื•ืงื•ืจื” ืžื›ืืŸ ื•ื ื•ืฉื ื•ื ื•ืชืŸ ื‘ืืžืฆืข. ื•ืื™ืŸ ืžืขืจื‘ื™ืŸ ืื•ืชื” ืœื—ืฆืื™ืŸ. ืืœื ืื• ื›ื•ืœื” ืื• ืžื‘ื•ื™ ืžื‘ื•ื™ ื‘ืคื ื™ ืขืฆืžื•. ื•ืื ื”ื™ืชื” ืฉืœ ืจื‘ื™ื ื•ื”ืจื™ ื”ื™ื ืฉืœ ืจื‘ื™ื ื•ืื™ืŸ ืœื” ืืœื ืคืชื— ืื—ื“ ืžืขืจื‘ื™ืŸ ืืช ื›ื•ืœื”. ืžืืŸ ืชื ื ื“ืžื™ืขืจื‘ื ืจื”"ืจ. ืืžืจ ืจื‘ ื”ื•ื ื ื‘ืจื™ื” ื“ืจื‘ ื™ื”ื•ืฉืข ืจ' ื™ื”ื•ื“ื” ื”ื™ื. ื“ืชื ื™ื ื™ืชืจ ืขืœ ื›ืŸ ืืžืจ ืจ' ื™ื”ื•ื“ื” ืžื™ ืฉื™ืฉ ืœื• ืฉื ื™ ื‘ืชื™ื ืžืฉื ื™ ืฆื™ื“ื™ ืจื”"ืจ ืขื•ืฉื” ืœื—ื™ ืžื›ืืŸ ื•ืœื—ื™ ืžื›ืืŸ ืื• ืงื•ืจื” ืžื›ืืŸ ื•ืงื•ืจื” ืžื›ืืŸ ื•ื ื•ืฉื ื•ื ื•ืชืŸ ื‘ืืžืฆืข. ืืžืจื• ืœื• ืื™ืŸ ืžืขืจื‘ื™ืŸ ืจื”"ืจ ื‘ื›ืš: ืืžืจ ืžืจ ืื™ืŸ ืžืขืจื‘ื™ืŸ ืื•ืชื” ืœื—ืฆืื™ืŸ ืืžืจ ืจื‘ ืคืคื ืœื ืฉื ื• ืืœื ืœืืจื›ื” ืื‘ืœ ืœืจื—ื‘ื” ืžืขืจื‘ื™ืŸ. ื•ืื™ื›ื ื“ืืžืจื™ ืืžืจ ืจื‘ ืคืคื ืœื ืชื™ืžื ื“ืœืื•ืจื›ื” ื”ื•ื ื“ืื™ืŸ ืžืขืจื‘ื™ืŸ ื”ื ืœืจื—ื‘ื” ืžืขืจื‘ื™ืŸ ืืœื ืืคื™ืœื• ืœืจื—ื‘ื” ื ืžื™ ืื™ืŸ ืžืขืจื‘ื™ืŸ. ื•ืจื‘ ืืœืคืก ื–"ืœ ืœื ื”ื‘ื™ื ื”ื ื™ ืชืจื™ ืœื™ืฉื ื™ ื“ืจื‘ ืคืคื. ืžืฉื•ื ื“ืกื‘ื™ืจื ืœื™ื” ื›ืœื™ืฉื ื ื‘ืชืจื ืœื—ื•ืžืจื. ื•ืœื ืžืกืชื‘ืจ ื›ืœืœ ืœืžื™ื–ืœ ืœื—ื•ืžืจื ื‘ืชืจื™ ืœื™ืฉื ื™ ืœืขื ื™ืŸ ืขื™ืจื•ื‘ื™ืŸ ื•ื›ืŸ ื›ืชื‘ ืจ"ืž ื–"ืœ ื•ื ืจืื” ื›ืœื™ืฉื ื ืงืžื ื“ื‘ืฉืœ ืกื•ืคืจื™ื ืืคื™ืœื• ื‘ืขืœืžื ื”ืœืš ืื—ืจ ื”ืžื™ืงืœ ื•ื›ืœ ืฉื›ืŸ ื‘ืขื™ืจื•ื‘ ืฉืื™ืŸ ืœื• ืขื™ืงืจ ืžืŸ ื”ืชื•ืจื” ืฉื”ืœื›ื” ื›ื“ื‘ืจื™ ื”ืžื™ืงืœ ื‘ืขื™ืจื•ื‘. ื•ืขื•ื“ ื“ืžืกืชื‘ืจ ื“ืื™ื›ื ื“ืืžืจื™ ื”ื•ื™ ื›ื˜ืคืœ ืœื’ื‘ื™ ื”ืขื™ืงืจ. ื•ืื™ืŸ ืžืขืจื‘ื™ืŸ ืื•ืชื” ืœื—ืฆืื™ืŸ ืืœื ืื• ื›ื•ืœื” ืื• ืžื‘ื•ื™ ืžื‘ื•ื™ ื‘ืค"ืข. ืž"ืฉ ืœื—ืฆืื™ืŸ ื“ืœื ื“ืืกืจื™ ืื”ื“ื“ื™. ืžื‘ื•ื™ ืžื‘ื•ื™ ื ืžื™ ืืกืจื™ ืื”ื“ื“ื™. ืคื™ืจืฉ ืจืฉ"ื™ ื›ื™ื•ืŸ ื“ืžืขื™ืงืจื ืฉืœ ื™ื—ื™ื“ ื”ื•ืื™ ื•ื”ื™ื• ืžืขืจื‘ื™ืŸ ืืช ื›ื•ืœื” ื•ื”ื•ืจื’ืœื• 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Michna : une ville d'un particulier (yahid) devenue [une ville] de la multitude (rabim), on fait l'erouv pour toute [la ville]. [Une ville] de la multitude devenue d'un particulier, on ne fait pas l'erouv pour toute [la ville], ร  moins qu'on n'y laisse un reste (chiour), comme une ville neuve de Judรฉe qui compte cinquante habitants : paroles de Rabbi Yehouda. Rabbi Chimon dit : trois cours de deux maisons [chacune]. Rachi a expliquรฉ que [le cas] ยซ de la multitude devenue d'un particulier ยป n'est pas limitatif pour le chiour ; il en va de mรชme d'une [ville] de la multitude qui est [restรฉe] de la multitude. [La michna] nous apprend une nouveautรฉ : bien qu'elle soit devenue d'un particulier, elle exige un chiour. C'est ce que montre aussi la Guemara, qui dit que Rabbi Zeira a fait l'erouv pour la ville de la maison de Rabbi Hiya sans y laisser de chiour, parce qu'il pensait qu'elle รฉtait d'un particulier devenue de la multitude. Il en ressort qu'ร  ce moment elle รฉtait de la multitude ; et Abaye s'en est formalisรฉ parce qu'il pensait qu'elle รฉtait aussi de la multitude ร  l'origine, et c'est parce qu'il n'y avait pas laissรฉ de chiour qu'il s'en est formalisรฉ ; mais s'il y avait laissรฉ un chiour, il ne s'en serait pas formalisรฉ, bien que selon lui ce fut une ville de la multitude restรฉe de la multitude. C'est ce qui ressort aussi de Rabba bar Avouha, qui a fait l'erouv pour Mehoza en y laissant un chiour ; or ร  l'รฉpoque de Rabba bar Avouha elle รฉtait vraisemblablement de la multitude, puisque mรชme ร  l'รฉpoque de Oula, collรจgue de Rav Nahman, elle รฉtait de la multitude, comme il est dit plus haut au premier chapitre (Eruvin 6b) : Oula a dit : ces portes (avoulei) de Mehoza, si leurs battants n'รฉtaient pas fermรฉs la nuit, on serait passible ร  leur sujet au titre du domaine public ; ร  plus forte raison ร  l'รฉpoque de Rabba bar Avouha, qui รฉtait le maรฎtre de Rav Nahman. Et ce que Rachi a expliquรฉ au sujet des habitants de Kakounai (daf 60a), qu'il s'agissait d'une ville de la multitude devenue d'un particulier et qu'elle exigeait un chiour, ne vient pas exclure [la ville] de la multitude restรฉe de la multitude, mais [la ville] d'un particulier devenue de la multitude. Nos maรฎtres ont enseignรฉ : une ville d'un particulier devenue de la multitude, que traverse un domaine public, comment y fait-on l'erouv ? On fait un lehi d'ici et un lehi de lร , ou une poutre d'ici et une poutre de lร , et l'on prend et donne au milieu. On ne fait pas son erouv par moitiรฉs, mais ou bien pour toute [la ville], ou bien chaque mavoy pour lui-mรชme. Et si elle รฉtait de la multitude et est restรฉe de la multitude, et qu'elle n'a qu'une seule entrรฉe, on fait l'erouv pour toute [la ville]. Quel Tana [enseigne] qu'on fait l'erouv pour un domaine public ? Rav Houna fils de Rav Yehochoua a dit : c'est Rabbi Yehouda, comme il a รฉtรฉ enseignรฉ : Rabbi Yehouda a dit en outre : celui qui a deux maisons des deux cรดtรฉs du domaine public fait un lehi d'ici et un lehi de lร , ou une poutre d'ici et une poutre de lร , et prend et donne au milieu. On lui a dit : on ne fait pas l'erouv pour un domaine public de cette maniรจre. Le maรฎtre a dit : on ne fait pas son erouv par moitiรฉs. Rav Papa a dit : on ne l'a enseignรฉ que dans sa longueur, mais dans sa largeur on fait l'erouv. Et certains disent : Rav Papa a dit : ne dis pas que c'est dans sa longueur qu'on ne fait pas l'erouv et que dans sa largeur on le fait ; mรชme dans sa largeur on ne le fait pas. Rav Alfas (le Rif) n'a pas rapportรฉ ces deux versions de Rav Papa, parce qu'il pense [qu'on suit] la derniรจre version, dans le sens de la rigueur. Or il n'est pas du tout raisonnable d'aller dans le sens de la rigueur entre deux versions en matiรจre d'erouvin ; c'est aussi ce qu'a รฉcrit R. M. (de mรฉmoire bรฉnie). Il semble [qu'on suit] la premiรจre version, car pour une [loi] des Sofrim, mรชme en gรฉnรฉral, on suit l'avis indulgent, et ร  plus forte raison pour l'erouv, qui n'a pas de fondement dans la Torah, [oรน] la halakha suit l'avis indulgent en matiรจre d'erouv. De plus, il est raisonnable que [la version] ยซ certains disent ยป soit accessoire par rapport ร  l'essentiel. On ne fait pas son erouv par moitiรฉs, mais ou bien pour toute [la ville], ou bien chaque mavoy pour lui-mรชme. Pourquoi pas par moitiรฉs ? Parce qu'elles s'interdisent l'une l'autre. Chaque mavoy aussi s'interdit l'un l'autre ! Rachi a expliquรฉ : puisqu'ร  l'origine elle รฉtait d'un particulier et qu'on faisait l'erouv pour toute [la ville], et qu'ils ont pris l'habitude d'รชtre un [ensemble], ils s'interdisent l'un l'autre ; et mรชme s'il y a un lehi ou une poutre pour le mavoy, cela n'est pas efficace. Il ressort de ses paroles que mรชme [si] un lehi le sรฉpare du domaine public, puisqu'ils ont pris l'habitude de faire l'erouv ensemble, c'est comme un seul mavoy, et un lehi ne sรฉpare pas une moitiรฉ de mavoy. Or c'est difficile d'aprรจs ce qui est dit au premier chapitre (14b) : s'il a fait un lehi pour la moitiรฉ du mavoy, il a la moitiรฉ du mavoy. Il faut dire que lร , il s'agit du cas oรน aucune cour ne s'ouvre sur le mavoy ร  l'extรฉrieur du lehi ; mais si une cour s'y ouvrait et qu'on avait fait le lehi en deรงร  de la cour, il serait interdit d'utiliser le mavoy, de mรชme qu'ici il est interdit d'utiliser chaque mavoy pour lui-mรชme, bien qu'on ait fait un lehi. Mais le Yerouchalmi ne l'entend pas ainsi, car on lit dans le Yerouchalmi de notre chapitre, paragraphe 5 : Rabbi Assi a dit : cela nous apprend que des habitants d'un mavoy qui ont placรฉ leur poutre au milieu du mavoy, ceux-ci sont interdits et ceux-lร  permis ; si les uns et les autres en ont placรฉ, les uns et les autres sont interdits. Maintenant tout s'explique : ce qu'on dit ยซ il a la moitiรฉ du mavoy ยป concerne le cas oรน les extรฉrieurs n'ont pas placรฉ de poutre ; puisque les extรฉrieurs ne peuvent pas transporter dans le mavoy, ils n'interdisent pas les intรฉrieurs. Mais lorsque les extรฉrieurs en ont aussi placรฉ une, les intรฉrieurs aussi sont interdits, s'ils ont fait l'erouv ceux-ci pour eux-mรชmes et ceux-lร  pour eux-mรชmes, sans faire l'erouv ensemble ; car puisqu'ils avaient l'habitude de faire l'erouv ensemble pour tout le mavoy, il est impossible de le partager pour que ceux-ci utilisent une moitiรฉ du mavoy et ceux-lร  l'autre moitiรฉ. De mรชme ici, puisque les habitants de la ville avaient l'habitude de faire l'erouv ensemble, ils s'interdisent l'un l'autre ; c'est comme [le cas oรน] les uns et les autres ont placรฉ [une poutre], puisque la ville est amรฉnagรฉe ร  ses deux extrรฉmitรฉs, et le lehi et la poutre ne sont pas efficaces pour les sรฉparer les uns des autres. Il me semble que c'est seulement par un lehi ou une poutre qu'on ne peut pas les sรฉparer les uns des autres ; mais par une tsourat hapetah (forme de porte), ou par un [poteau] minime d'ici et un minime de lร , ils sont sรฉparรฉs les uns des autres. C'est ce qu'ont รฉcrit les Tossafot sur [la version] ยซ dans sa largeur on fait l'erouv ยป : il faut qu'il y ait entre eux une tsourat hapetah, ou un minime d'ici et un minime de lร , pour que chacun ne soit pas ouvert sur toute sa largeur vers l'endroit qui lui est interdit ; et ils l'ont รฉcrit aussi au sujet du chiour d'une ville de la multitude. C'est aussi ce qu'a รฉcrit R. M. (de mรฉmoire bรฉnie) : on peut partager un mavoy en moitiรฉs par une tsourat hapetah ou par deux lehayin, car ainsi il est considรฉrรฉ comme fermรฉ et sรฉparรฉ des habitants qui sont hors de lui. En effet, mรชme une seule cour, si l'on veut la partager en son milieu par deux pas (poteaux) minimes, un minime d'ici et un minime de lร , ou par un pas de quatre [tefahim], on peut la partager, et ceux-ci font l'erouv pour eux-mรชmes et ceux-lร  pour eux-mรชmes, du moment qu'il n'y a pas plus de dix [ammot] d'un pas ร  l'autre ; et s'il y a plus de dix, on peut la partager par une tsourat hapetah, qui est efficace au-delร  de dix. On peut faire de mรชme dans un mavoy, car alors les habitants qui sont hors de l'amรฉnagement ne les interdisent pas. Et ce que [la Guemara] objecte ici : ยซ chaque mavoy aussi s'interdit l'un l'autre ยป, c'est lorsque les extrรฉmitรฉs du mavoy sont amรฉnagรฉes par un lehi ou une poutre, car la baraita enseigne ยซ on fait un lehi d'ici et un lehi de lร , une poutre d'ici et une poutre de lร  ยป, etc., jusqu'ร  ยซ on ne fait pas son erouv par moitiรฉs, mais ou bien pour toute [la ville], ou bien chaque mavoy pour lui-mรชme ยป ; il en ressort qu'il s'agit d'un amรฉnagement par lehi ou poutre. Mais par deux pas, quand il n'y a pas plus de dix entre eux, ou par un pas de quatre, la brรจche รฉtant de dix, ou par une tsourat hapetah mรชme au-delร  de dix, c'est efficace partout. Ici, de quoi s'agit-il ? De ce qu'ils ont fait une cloison mince (dakka) haute de dix tefahim. Rabbeinou Hananel (de mรฉmoire bรฉnie) a expliquรฉ : une banquette (itstaba) ; et Rachi a expliquรฉ : une entrรฉe basse dans chaque mavoy. C'est comme ce qu'a dit Rav Idi bar Avin au nom de Rav Hisda : l'un des habitants du mavoy qui a fait une dakka ร  son entrรฉe n'interdit pas les habitants du mavoy.
๐Ÿ’ก Explication

Si le lehi est placรฉ au milieu du mavoy, la partie intรฉrieure est permise. La nouveautรฉ : on ne dรฉcrรจte pas d'interdit par crainte que l'on porte aussi dans la partie extรฉrieure, non amรฉnagรฉe.

Le Roch cite ici notre baraita dans sa discussion du chapitre 5 (ville de la multitude, chiour). Il la concilie avec l'interdit de diviser par moitiรฉs une ville habituรฉe ร  un erouv commun : selon le Yerouchalmi, le lehi au milieu suffit tant que les habitants de la partie extรฉrieure n'ont pas amรฉnagรฉ leur cรดtรฉ. Une tsourat hapetah ou deux poteaux permettent en tout cas de diviser.

15
ืืžืจ ืจื‘ื: ืขืฉื” ืœื—ื™ ืœืžื‘ื•ื™ ื•ื”ื’ื‘ื™ื”ื• ืžืŸ ื”ืงืจืงืข ืฉืœืฉื”, ืื• ืฉื”ืคืœื™ื’ื• ืžืŸ ื”ื›ื•ืชืœ ืฉืœืฉื” โ€” ืœื ืขืฉื” ื•ืœื ื›ืœื•ื. ืืคื™ืœื• ืœืจื‘ืŸ ืฉืžืขื•ืŸ ื‘ืŸ ื’ืžืœื™ืืœ ื“ืืžืจ ืืžืจื™ื ืŸ ืœื‘ื•ื“ โ€” ื”ื ื™ ืžื™ืœื™ ืœืžืขืœื”, ืื‘ืœ ืœืžื˜ื”, ื›ื™ื•ืŸ ื“ื”ื•ื™ื ืžื—ื™ืฆื” ืฉื”ื’ื“ื™ื™ืŸ ื‘ื•ืงืขื™ืŸ ื‘ื” โ€” ืœื ืงืืžืจ.

Rava a dit : s'il a fait un lehi pour un mavoy et l'a surรฉlevรฉ du sol de trois [tefahim], ou l'a รฉcartรฉ du mur de trois, il n'a rien fait. Mรชme selon Rabban Chimon ben Gamliel, qui a dit : nous disons lavoud, cela vaut en haut ; mais en bas, puisque c'est une cloison que les chevreaux traversent, il ne l'a pas dit.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืœืžืขืœื” ื›ื’ื•ืŸ ืงื•ืจื” ื”ื™ื•ืฆืื” ืžื›ื•ืชืœ ื–ื” ื•ืื™ื ื” ื ื•ื’ืขืช ืœื›ื•ืชืœ ืื—ืจ ื“ืื™ืคืœื™ื’ื• ื‘ื” ืจืฉื‘"ื’ ื•ืจื‘ื ืŸ (ืœืขื™ืœ ืข"ื):
En haut : comme une poutre qui sort d'un mur et ne touche pas l'autre mur, au sujet de laquelle Rabban Chimon ben Gamliel et les Rabbanan sont en dรฉsaccord (plus haut, 14a).
๐Ÿ’ก Explication

Lavoud (joint) : un รฉcart infรฉrieur ร  la mesure fixรฉe est considรฉrรฉ comme fermรฉ. Rabban Chimon ben Gamliel l'รฉtend ร  moins de quatre tefahim pour la poutre (14a). Pour un lehi, Rava n'applique pas cette extension en bas : une ouverture de trois tefahim au ras du sol laisse passer les chevreaux, et la cloison ne tient plus.

16
ืจื‘ื™ ื™ื•ืกื™ ืื•ืžืจ ืจื—ื‘ืŸ ืฉืœืฉื” ื˜ืคื—ื™ื. ืืžืจ ืจื‘ ื™ื•ืกืฃ ืืžืจ ืจื‘ ื™ื”ื•ื“ื” ืืžืจ ืฉืžื•ืืœ: ืื™ืŸ ื”ืœื›ื” ื›ืจื‘ื™ ื™ื•ืกื™ ืœื ื‘ื”ื™ืœืžื™ ื•ืœื ื‘ืœื—ื™ื™ืŸ.

Rabbi Yossi dit : leur largeur est de trois tefahim. Rav Yossef a dit au nom de Rav Yehouda, au nom de Chemouel : la halakha n'est pas selon Rabbi Yossi, ni pour les hilmei (saumure), ni pour les lehayin.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื”ื™ืœืžื™ ื‘ืžืกื›ืช ืฉื‘ืช ื‘ืคืจืง ืฉืžื ื” ืฉืจืฆื™ื [ืฉื‘ืช ื“ืฃ ืงื—:] ื”ื™ืœืžื™ ืฉืœืžื•ื™ื™ืจ"ื ื‘ืœืข"ื–:
Hilmei : dans le traitรฉ Chabbat, au chapitre Chemona cheratsim (Chabbat 108b) ; hilmei, salmuire en langue vernaculaire.
๐Ÿ’ก Explication

Les hilmei : prรฉparation de saumure le Chabbat (Chabbat 108b), oรน Rabbi Yossi est plus strict que les Sages. Chemouel รฉcarte son avis dans les deux domaines.

17
ืืžืจ ืœื™ื” ืจื‘ ื”ื•ื ื ื‘ืจ ื—ื™ื ื ื: ื‘ื”ื™ืœืžื™ ืืžืจืช ืœืŸ, ื‘ืœื—ื™ื™ืŸ ืœื ืืžืจืช ืœืŸ? ืžืื™ ืฉื ื ื‘ื”ื™ืœืžื™ โ€” ื“ืคืœื™ื’ื™ ืจื‘ื ืŸ ืขืœื™ื”, ืœื—ื™ื™ืŸ ื ืžื™ โ€” ืคืœื™ื’ื™ ืจื‘ื ืŸ ืขืœื™ื”. ืืžืจ ืœื™ื”: ืฉืื ื™ ืœื—ื™ื™ืŸ, ืžืฉื•ื ื“ืงืื™ ืจื‘ื™ ื›ื•ื•ืชื™ื”.

Rav Houna bar Hinana lui a dit : pour les hilmei tu nous l'as dit ; pour les lehayin tu ne nous l'as pas dit. En quoi les hilmei sont-ils diffรฉrents ?

Parce que les Rabbanan sont en dรฉsaccord avec lui ; pour les lehayin aussi les Rabbanan sont en dรฉsaccord avec lui ! Il lui a dit : les lehayin sont diffรฉrents, parce que Rabbi se tient selon lui.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืžืฉื•ื ื“ืงืื™ ืจื‘ื™ ื›ื•ื•ืชื™ื” ืœืขื™ืœ ื•ื”ื ื“ืชื ื™ ืื“ื ื‘ืจ ืžื ื™ื•ืžื™ ืจื‘ื™ ื”ื™ื ื•ืกื‘ืจ ืœื” ื›ืจ' ื™ื•ืกื™ ื›ื“ืื•ืงื™ืžื ื ื‘ื—ืฆืจ ืงื˜ื ื” ืฉื ืคืจืฆื” ืœื’ื“ื•ืœื”:
Parce que Rabbi se tient selon lui : plus haut, et ce qu'a enseignรฉ Ada bar Minyomi, c'est Rabbi, qui pense comme Rabbi Yossi, ainsi que nous l'avons รฉtabli au sujet d'une petite cour ouverte sur une grande.
๐Ÿ’ก Explication

Rav Houna bar Hinana conteste la transmission : Chemouel ne parlait que des hilmei. Pour les lehayin, Rabbi (Rabbi Yehouda Hanassi) partage l'avis de Rabbi Yossi, ce qui peut faire pencher la halakha.

18
ืจื‘ ืจื—ื•ืžื™ ืžืชื ื™ ื”ื›ื™: ืืžืจ ืจื‘ ื™ื”ื•ื“ื” ื‘ืจื™ื” ื“ืจื‘ ืฉืžื•ืืœ [ื‘ืจ ืฉื™ืœืช] ืžืฉืžื™ื” ื“ืจื‘: ืื™ืŸ ื”ืœื›ื” ื›ืจื‘ื™ ื™ื•ืกื™ ืœื ื‘ื”ื™ืœืžื™ ื•ืœื ื‘ืœื—ื™ื™ืŸ. ืืžืจ ืœื™ื”: ืืžืจืช? ืืžืจ ืœื”ื•: ืœื. ืืžืจ ืจื‘ื: ื”ื-ืœื”ื™ื! ืืžืจื”, ื•ื’ืžื™ืจื ื ืœื” ืžื™ื ื™ื”. ื•ืžืื™ ื˜ืขืžื ืงื ื”ื“ืจ ื‘ื™ื”? ืžืฉื•ื ื“ืจื‘ื™ ื™ื•ืกื™ ื ื™ืžื•ืงื• ืขืžื•.

Rav Rehoumi enseignait ainsi : Rav Yehouda fils de Rav Chemouel [bar Chilat] a dit au nom de Rav : la halakha n'est pas selon Rabbi Yossi, ni pour les hilmei, ni pour les lehayin. On lui a dit : l'as-tu dit ?

Il leur a dit : non. Rava a dit : par D.ieu ! il l'a dit, et je l'ai appris de lui.

Et pour quelle raison est-il revenu [sur sa parole] ? Parce que Rabbi Yossi, ses raisons sont avec lui (nimoukko imo).

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื ื™ืžื•ืงื• ืขืžื• ื˜ืขืžื™ ืจืื™ื•ืชื™ื• ืžื‘ื™ื ืœื• ื‘ื›ืœ ืžืงื•ื ื‘ืžืกื›ืช ื’ื™ื˜ื™ืŸ (ื“' ืกื–.) ืžื ื™ ืฉื‘ื—ืŸ ืฉืœ ื—ื›ืžื™ื ื•ื–ื”ื• ืฉื‘ื—ื• ืฉืœ ืจื‘ื™ ื™ื•ืกื™:
Ses raisons sont avec lui : il apporte les raisons de ses preuves en tout lieu. Dans le traitรฉ Guittin (67a), on a รฉnumรฉrรฉ les รฉloges des Sages, et c'est lร  l'รฉloge de Rabbi Yossi.
๐Ÿ’ก Explication

Nimoukko imo : Rabbi Yossi fonde toujours ses positions sur des raisons solides ; d'oรน la rรจgle que la halakha le suit face ร  un collรจgue isolรฉ. C'est pourquoi Rav Yehouda s'est rรฉtractรฉ. Rava confirme par un serment qu'il avait bien entendu la premiรจre version.

19
ืืžืจ ืœื™ื” ืจื‘ื ื‘ืจ ืจื‘ ื—ื ืŸ ืœืื‘ื™ื™: ื”ื™ืœื›ืชื ืžืื™? ืืžืจ ืœื™ื”: ืคื•ืง ื—ื–ื™ ืžืื™ ืขืžื ื“ื‘ืจ.

Rava bar Rav Hanan a dit ร  Abaye : quelle est la halakha ? Il lui a dit : sors et vois ce que fait le peuple.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ื”ื™ืœื›ืชื ืžืื™ ื‘ืœื—ื™ื™ืŸ:
Quelle est la halakha : pour les lehayin.
ืขืžื ื“ื‘ืจ ืžื” ื ื”ื’ื• ื”ืขื ื•ื›ื‘ืจ ื ื”ื’ื• ื‘ืœื—ื™ ืžืฉื”ื•:
[Ce que fait] le peuple : ce que le peuple a pris l'habitude [de faire] ; or on a dรฉjร  pris l'habitude [de faire] un lehi de [largeur] minime.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ืคื•ืง ื—ื–ื™ ืค"ื” ื•ื›ื‘ืจ ื ื”ื’ื• ื‘ืœื—ื™ ืžืฉื”ื• ื•ื›ื™ื•ืŸ ื“ืื™ืŸ ื”ืœื›ื” ื›ืจื‘ื™ ื™ื•ืกื™ ื‘ืœื—ื™ ื›"ืฉ ื‘ื”ื™ืœืžื™ ื“ืืคื™ืœื• ืจื‘ ื”ื•ื ื ื‘ืจ ื—ื™ื ื ื ื“ืคืœื™ื’ ื‘ืœื—ื™ื™ื ืžื•ื“ื” ื‘ื”ื™ืœืžื™ ื•ืฉืจื™ ืœืขืฉื•ืช ืžื™ ืžืœื— ื‘ืฉื‘ืช ื‘ืฉื‘ื™ืœ ืœื™ืชืŸ ืขืœ ืขื•ืคื•ืช ืฆืœื•ื™ื™ืŸ ื•ืื ื ื•ืชืŸ ืžืœื— ืขืœ ืขื•ืคื•ืช ื•ืื—"ื› ื ื•ืชืŸ ืžืฉืงื™ืŸ ืขืœื™ื”ื ื”ื•ื™ ืฉืจื™ ืืคื™ืœื• ืœืจื‘ื™ ื™ื•ืกื™ ืฉื”ืฉืžื ื•ื ื™ืช ืžืžืชื™ืง ืืช ื”ืžืœื— ื›ื“ืชื ืŸ ื‘ืค' ืฉืžื ื” ืฉืจืฆื™ื (ืฉื‘ืช ืงื—, ื‘) ื•ืืœื• ื”ืŸ ืžื™ ืžืœื— ื”ืžื•ืชืจื™ื ื ื•ืชืŸ ืฉืžืŸ ื‘ืชื—ื™ืœื” ืœืชื•ืš ื”ืžื™ื ืื• ืœืชื•ืš ื”ืžืœื—:
Sors et vois : Rachi a expliquรฉ : on a dรฉjร  pris l'habitude [de faire] un lehi de [largeur] minime. Et puisque la halakha n'est pas selon Rabbi Yossi pour le lehi, ร  plus forte raison pour les hilmei, car mรชme Rav Houna bar Hinana, qui est en dรฉsaccord pour les lehayin, reconnaรฎt [qu'elle ne le suit pas] pour les hilmei. Il est donc permis de faire de l'eau salรฉe le Chabbat pour la mettre sur des volailles rรดties. Et si l'on met le sel sur les volailles et qu'ensuite on met des liquides dessus, c'est permis mรชme selon Rabbi Yossi, car la graisse adoucit le sel, comme nous l'avons appris au chapitre Chemona cheratsim (Chabbat 108b) : et voici l'eau salรฉe permise : on met d'abord de l'huile dans l'eau ou dans le sel.
๐Ÿ’ก Explication

Puk hazi mai ama davar : quand la halakha n'est pas tranchรฉe, l'usage รฉtabli fait rรจgle. Selon Rachi, l'usage est un lehi de largeur minime, contre Rabbi Yossi. Tossefot en dรฉduit ร  plus forte raison la permission des hilmei.

20
ืื™ื›ื ื“ืžืชื ื™ ืœื” ืื”ื: ื”ืฉื•ืชื” ืžื™ื ืœืฆืžืื•, ืื•ืžืจ: ืดืฉื”ื›ืœ ื ื”ื™ื” ื‘ื“ื‘ืจื•ืด. ืจื‘ื™ ื˜ืจืคื•ืŸ ืื•ืžืจ: ืดื‘ื•ืจื ื ืคืฉื•ืช ืจื‘ื•ืช ื•ื—ืกืจื•ื ืŸ ืขืœ ื›ืœ ืžื” ืฉื‘ืจืืชืด. ืืžืจ ืœื™ื” ืจื‘ ื—ื ืŸ ืœืื‘ื™ื™: ื”ืœื›ืชื ืžืื™? ืืžืจ ืœื™ื”: ืคื•ืง ื—ื–ื™ ืžืื™ ืขืžื ื“ื‘ืจ.

Certains l'enseignent ร  propos de ceci : celui qui boit de l'eau pour [รฉtancher] sa soif dit : ยซ chehakol nihya bidvaro ยป (par la parole de qui tout a รฉtรฉ crรฉรฉ). Rabbi Tarfon dit : ยซ borei nefachot rabbot vehesronan al kol ma chebarata ยป (qui crรฉe des รชtres nombreux et leurs besoins, pour tout ce que Tu as crรฉรฉ).

Rav Hanan a dit ร  Abaye : quelle est la halakha ? Il lui a dit : sors et vois ce que fait le peuple.

๐Ÿ“œ Rachi (3)
ืœืฆืžืื• ืœืืคื•ืงื™ ืžืืŸ ื“ื—ื ืงืชื™ื” ืื•ืžืฆื:
Pour sa soif : ร  l'exclusion de celui qui s'รฉtrangle avec un morceau [et boit pour le faire passer].
ืฉื”ื›ืœ ื ื”ื™ื” ื‘ื“ื‘ืจื• ืœืคื ื™ื• ื•ืœืื—ืจื™ื• ืœื ื›ืœื•ื:
Chehakol nihya bidvaro : avant [de boire], et aprรจs, rien.
ืจ"ื˜ ืื•ืžืจ ื‘ื•ืจื ื ืคืฉื•ืช ืจื‘ื•ืช ื•ืื ื™ ืฉืžืขืชื™ ื“ืจ"ื˜ ื‘ื ืœื—ื™ื™ื‘ ืืฃ ื‘ืจื›ื” ืื—ืจื™ื• ื‘ื•ืจื ื ืคืฉื•ืช ืจื‘ื•ืช ื•ืœื ื ื”ื™ืจื ื“ืืžืจื™ื ืŸ ื‘ืžืก' ื ื“ื” (ื“' ื ื:) ื™ืฉ ื˜ืขื•ืŸ ื‘ืจื›ื” ืœืคื ื™ื• ื•ืื™ืŸ ื˜ืขื•ืŸ ื‘ืจื›ื” ืœืื—ืจื™ื• ื•ืืžืจื™ื ืŸ ืœืืชื•ื™ื™ ืžืื™ ื•ื”ื•ื™ื ืŸ ื‘ื” ื•ืœืจื‘ ืคืคื ื“ืžื‘ืจืš ืืžื™ื ื›ื•' ื•ืœื ืืžืจื™ื ืŸ ื•ืœืจื‘ื™ ื˜ืจืคื•ืŸ ื“ืžื—ื™ื™ื‘ ืืžื™ื ืžืื™ ืื™ื›ื ืœืžื™ืžืจ ืืœื ื ืจืื” ืœื™ ื“ืจื‘ื™ ื˜ืจืคื•ืŸ ืืœืคื ื™ื• ืงืืžืจ:
Rabbi Tarfon dit : borei nefachot rabbot : j'ai entendu [expliquer] que Rabbi Tarfon vient exiger aussi une bรฉnรฉdiction aprรจs [avoir bu], borei nefachot rabbot. Mais cela n'est pas clair, car nous disons dans le traitรฉ Nidda (51b) : il y a ce qui exige une bรฉnรฉdiction avant et n'exige pas de bรฉnรฉdiction aprรจs, et nous demandons : qu'est-ce que cela vient inclure ? Et nous avons discutรฉ : et selon Rav Papa, qui bรฉnit sur l'eau, etc. ; et nous ne disons pas : et selon Rabbi Tarfon, qui exige [une bรฉnรฉdiction aprรจs] sur l'eau, que peut-on dire ? Il me semble plutรดt que Rabbi Tarfon parle de [la bรฉnรฉdiction] d'avant.
๐Ÿ’ก Explication

Autre version : la rรฉponse d'Abaye concernait la bรฉnรฉdiction sur l'eau. Les Sages disent chehakol, Rabbi Tarfon borei nefachot. Rachi montre, par Nidda 51b, que Rabbi Tarfon parle de la bรฉnรฉdiction d'avant et non d'une bรฉnรฉdiction aprรจs. L'usage est de dire chehakol avant de boire.

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Texte hรฉbreu et aramรฉen vocalisรฉ : รฉdition numรฉrique William Davidson du Talmud Koren Noรฉ, via Sefaria (licence CC BY-NC). Traduction franรงaise, notes et schรฉmas : Chiourim BA (licence CC BY 4.0).