Eruvin 51b - Pauvre et riche : erouv des pieds oรน erouv de pain

Eruvin 51b

Sougya : Rav Nahman achรจve sa lecture : les sages n'ont allรฉgรฉ que le pauvre pour "ร  ma place" ; Rabbi Yehouda tient que l'essentiel de l'erouv est les pieds, pour le pauvre comme pour le riche, et que "en tel lieu" reste refusรฉ au riche. Rav Hisda inverse la dispute : elle porte sur "en tel lieu", et "ร  ma place" vaut pour tous, parce que l'essentiel est les pieds.

Une beraita tranche comme Rav Nahman. Rav Ashi et Rav Houna lisent la michna de celui qu'on a fait revenir : deux maisons, deux tehoumim ; sorti sur la route, il est pauvre, les autres restent riches.

Rav fixe la halakha selon Rabbi Yehouda. La page s'ouvre sur le trajet de Rabba bar Rav Hanan, d'Artibena ร  Pumbedita.

Oรน se place la dispute de Rabbi Meir et de Rabbi Yehouda ? Rav Nahman et Rav Hisda visent chacun une formule. Rav Nahman Rav Hisda Formule : ร  ma place Dispute Rabbi Meir : pauvre oui, riche non. L'essentiel est le pain. Rabbi Yehouda : pauvre et riche. L'essentiel est les pieds. Accord Pauvre et riche. L'essentiel de l'erouv est les pieds. Formule : en tel lieu Accord Pauvre oui, riche non. Dispute Rabbi Meir : pauvre oui, riche non. Rabbi Yehouda : pauvre et riche. Halakha. Rav : conclus aussi, la halakha suit Rabbi Yehouda. Rachi : cela vise Rav Nahman, sur ร  ma place.
Rav Nahman dispute "ร  ma place". Rav Hisda dispute "en tel lieu". La halakha suit Rabbi Yehouda, selon Rav Nahman.
ร€ quelle phrase de la michna se rattache chaque formule ? Les deux amoraim lisent les mรชmes mots, sur des clauses diffรฉrentes. Rav Nahman Rav Hisda Et c'est ce qu'ils ont dit : le pauvre fait l'erouv avec ses pieds Rabbi Meir l'enseigne. Cela porte sur : il ne reconnaรฎt pas, oรน il n'est pas expert. Rabbi Meir l'enseigne. Cela porte sur : venu en chemin, la nuit est tombรฉe. On n'a dit le pain que pour allรฉger Rabbi Yehouda l'enseigne. Les pieds sont l'essentiel. Le pain allรจge le riche. Avis de tous. Rabbi Meir en convient. L'essentiel est les pieds, ร  ma place.
"C'est ce qu'ils ont dit" et "le pain pour allรฉger" : Rabbi Meir oรน Rabbi Yehouda, et sur quelle clause.
Deux maisons, deux tehoumim de chabbat Rav Houna. Quatre mille coudรฉes sรฉparent les deux maisons. Ville A maison 1 Ville B maison 2 2000 2000 bout du tehoum Lui Il est sorti pour aller jusqu'ร  B. Dรจs qu'il est sur la route, il ร  le statut de pauvre. Les habitants Ils sont restรฉs chez eux. Ils ont le statut de riches. En tel lieu, sans pain : non. S'il n'a rien dit, Rabbi Meir le tient pour un hamor gamal : chevita au bout du tehoum, oรน chevita chez lui. Zone commune seulement.
Deux maisons ร  quatre mille coudรฉes. Sorti sur la route, il est pauvre. Restรฉs chez eux, ils sont riches.
1
ืขื ื™ ื”ื•ื ื“ืืงื™ืœื• ืจื‘ื ืŸ ืขื™ืœื•ื™ื”, ืื‘ืœ ืขืฉื™ืจ โ€” ืœื.

C'est envers le pauvre que les sages ont รฉtรฉ indulgents ; envers le riche, non.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ืขื ื™ ื”ื•ื ื“ืืงื™ืœื• ืจื‘ื ืŸ ื’ื‘ื™ื” ื”ื‘ื ื‘ื“ืจืš ื•ืื™ืŸ ืขืžื• ืคืช ื”ื•ื ื“ืืงื™ืœื• ืจื‘ื ืŸ ื’ื‘ื™ื” ืœื•ืžืจ ืฉื‘ื™ืชืชื™ ื‘ืžืงื•ืžื™ ื›ืฉืื™ื ื• ืžื›ื™ืจ ืื™ืœืŸ ืื• ื’ื“ืจ ืื• ืœืžื›ื™ืจ ืœื•ืžืจ ืฉื‘ื™ืชืชื™ ื‘ืžืงื•ื ืคืœื•ื ื™:
C'est envers le pauvre que les sages ont รฉtรฉ indulgents. Celui qui vient en chemin et n'a pas de pain avec lui : c'est envers lui que les sages ont รฉtรฉ indulgents, pour dire "ma chevita est ร  ma place" lorsqu'il ne reconnaรฎt ni arbre ni clรดture, oรน, s'il reconnaรฎt, pour dire "ma chevita est en tel lieu".
ืื‘ืœ ืขืฉื™ืจ ื›ื’ื•ืŸ ื™ื•ืฉื‘ ื‘ื‘ื™ืชื• ืœื ื–ื• ื•ืœื ื–ื•:
Mais le riche. Par exemple celui qui est assis chez lui : ni l'une ni l'autre de ces formules.
๐Ÿ’ก Explication

Suite de Rav Nahman. L'indulgence de dire ma chevita est ร  ma place, sans dรฉposer de pain, vise le pauvre. Le riche en est exclu.

Rachi prรฉcise le pauvre : il est en chemin, sans pain. S'il ne connaรฎt pas de repรจre, il dit "ร  ma place". S'il en connaรฎt un, il dit "en tel lieu". Le riche assis chez lui n'a aucune de ces deux formules.

2
ื•ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ืกื‘ืจ: ืขื™ืงืจ ืขื™ืจื•ื‘ ื‘ืจื’ืœ, ืื—ื“ ืขื ื™ ื•ืื—ื“ ืขืฉื™ืจ. ืื‘ืœ ืดื‘ืžืงื•ื ืคืœื•ื ื™ืด โ€” ื“ื‘ืจื™ ื”ื›ืœ: ืขื ื™ โ€” ืื™ืŸ, ืขืฉื™ืจ โ€” ืœื.

Et Rabbi Yehouda tient : l'essentiel de l'erouv est avec les pieds, le pauvre comme le riche. Mais "en tel lieu" : de l'avis de tous, le pauvre oui, le riche non.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืขื™ืงืจ ืขื™ืจื•ื‘ ื‘ืจื’ืœ ืฉื‘ื™ืชืชื™ ืชื—ืชื™ ืืคื™ืœื• ืœืขืฉื™ืจ ืื ื™ืฆื ื•ื”ื—ืฉื™ืš ื–ื”ื• ืขื™ืงืจ ืžืฆื•ืช ืขื™ืจื•ื‘ ื›ื“ืชื ื™ ืœื ืืžืจื• ืœืขืจื‘ ื‘ืคืช ื›ื•' ืืœืžื ืขื™ืงืจ ืชืงื ืช ืขื™ืจื•ื‘ ืœืจ' ื™ื”ื•ื“ื” ื‘ืจื’ืœ ื”ื™ื:
L'essentiel de l'erouv est avec les pieds. "Ma chevita est sous moi", mรชme pour le riche, s'il est sorti et que la nuit est tombรฉe : c'est l'essentiel du commandement de l'erouv. Comme on enseignรฉ : on n'a dit de faire l'erouv avec du pain que... On apprend que, pour Rabbi Yehouda, l'essentiel de l'institution de l'erouv est les pieds.
๐Ÿ’ก Explication

Rabbi Yehouda, selon Rav Nahman : l'essentiel est l'erouv des pieds, "ma chevita est sous moi", et le riche y a droit comme le pauvre.

La formule en tel lieu, dite de loin, est un autre cas. Lร , tous s'accordent : le pauvre oui, le riche non.

3
ืดื•ื–ื• ื”ื™ื ืฉืืžืจื•ืด ืžืืŸ ืงืชื ื™ ืœื” โ€” ืจื‘ื™ ืžืื™ืจ. ื•ืื”ื™ื™ื ืงืื™ โ€” ืืดืื™ื ื• ืžื›ื™ืจ ืื• ืฉืื™ื ื• ื‘ืงื™ ื‘ื”ืœื›ื”ืด. ืดื•ืœื ืืžืจื• ืžืขืจื‘ื™ืŸ ื‘ืคืช ืืœื ืœื”ืงืœืด ืžืืŸ ืงืชื ื™ ืœื” โ€” ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื”.

"Et c'est ce qu'ils ont dit" : qui l'enseigne ? Rabbi Meir.

Et sur quoi cela porte-t-il ? Sur "il ne reconnaรฎt pas, oรน il n'est pas expert dans la halakha".

"Et l'on n'a dit qu'on fait l'erouv avec du pain que pour allรฉger" : qui l'enseigne ? Rabbi Yehouda.

๐Ÿ“œ Rachi (4)
ื–ื”ื• ืฉืืžืจื• ื—ื›ืžื™ื ื“ืžืฉืžืข ื“ืขื™ืงืจ ืชืงื ืชื ืœืื• ื”ื›ื™ ื”ื•ืื™ ืืœื ืงื•ืœื ื‘ืขืœืžื ื”ื•ื ืฉืืžืจื• ืืฆืœ ื”ืขื ื™ ืœืขืจื‘ ื‘ืจื’ืœื™ื•:
C'est ce que les sages ont dit. Cela implique que l'essentiel de l'institution รฉtait autre : une simple indulgence qu'ils ont dite pour le pauvre, afin qu'il fasse l'erouv avec ses pieds.
ืžืืŸ ืงืืžืจ ืœื™ื” ืจ"ืž ื“ืืžืจ ืขื™ืงืจ ืขื™ืจื•ื‘ ื‘ืคืช:
Qui le dit ? Rabbi Meir, qui dit que l'essentiel de l'erouv est le pain.
ื•ืื”ื™ื›ื ืงืื™ ืืื™ื ื• ืžื›ื™ืจ ืื• ืฉืื™ื ื• ื‘ืงื™ ื‘ื”ืœื›ื” ื•ืืžืจ ืฉื‘ื™ืชืชื™ ืชื—ืชื™ ืขืœื” ืงืืžืจ ืจ"ืž ื•ื–ื”ื• ืฉืืžืจื• ื›ืœื•ืžืจ ื“ืืคื™ืœื• ืœื”ืื™ ื“ืืžืจ ื‘ืžืงื•ืžื™ ืงื•ืœื ื”ื•ื ื“ืืงื™ืœื• ืจื‘ื ืŸ ื’ื‘ื™ื” ืื‘ืœ ืœื ื–ื”ื• ืขื™ืงืจ ืชืงื ืช ืขื™ืจื•ื‘:
Et sur quoi cela porte-t-il ? Sur "il ne reconnaรฎt pas, oรน il n'est pas expert dans la halakha", et il ร  dit "ma chevita est sous moi". C'est ร  ce sujet que Rabbi Meir dit "et c'est ce qu'ils ont dit". Mรชme pour celui qui dit "ร  ma place", les sages n'ont fait envers lui qu'une indulgence. L'essentiel de l'institution de l'erouv est ailleurs.
ื•ืœื ืืžืจื• ืœืขืจื‘ ื‘ืคืช ื“ืžืฉืžืข ื“ืขื™ืงืจ ืขื™ืจื•ื‘ ื›ื™ ืื™ืชืงืŸ ื‘ืจื’ืœ ืื™ืชืงืŸ ื•ืœื ืืžืจื• ื‘ืคืช ืืœื ืœื”ืงืœ ืขืœ ื”ืขืฉื™ืจ:
Et l'on n'a dit de faire l'erouv avec du pain. Cela implique que l'essentiel de l'erouv, lorsqu'il ร  รฉtรฉ instituรฉ, l'a รฉtรฉ avec les pieds, et que l'on n'a parlรฉ de pain que pour allรฉger le riche.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ื•ืื”ื™ื›ื ืงืื™ ืืื™ื ื• ืžื›ื™ืจ ื•ืœื ื‘ืขื™ ืœืžื™ืžืจ ื“ืงืื™ ืืžื™ ืฉื‘ื ื‘ื“ืจืš ื•ื—ืฉื›ื” ืœื• ื•ื“ื‘ืจื™ ื”ื›ืœ ื“ืžื•ื›ื—ื ืžืชื ื™' ื“ื‘ืžืื™ ื“ืคืœื™ื’ื™ ืจ"ืž ื•ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ืื™ื™ืจื™:
Et sur quoi cela porte-t-il ? Sur "il ne reconnaรฎt pas". Il รฉcarte l'idรฉe que cela porte sur "celui qui vient en chemin et pour qui la nuit est tombรฉe", ce qui serait l'avis de tous. La michna prouve qu'elle traite de ce sur quoi Rabbi Meir et Rabbi Yehouda divergent.
๐Ÿ’ก Explication

Rav Nahman rattache les formules de la michna. "Et c'est ce qu'ils ont dit" est de Rabbi Meir, et vise celui qui ne connaรฎt pas de repรจre, oรน qui n'est pas expert dans la halakha : il ร  dit "ร  ma place".

"On n'a dit le pain que pour allรฉger" est de Rabbi Yehouda : l'essentiel est les pieds, le pain n'est qu'un allรฉgement pour le riche.

Tossefot refusent de rattacher "c'est ce qu'ils ont dit" au cas gรฉnรฉral du voyageur. La michna parle du point de la mahloket (divergence).

4
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Et Rav Hisda ร  dit : la dispute porte sur "en tel lieu". Car Rabbi Meir tient : le pauvre oui, le riche non ; et Rabbi Yehouda tient : le pauvre comme le riche.

Mais "ร  ma place" : de l'avis de tous, le pauvre comme le riche, car l'essentiel de l'erouv est avec les pieds.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ืžื—ืœื•ืงืช ื‘ืžืงื•ื ืคืœื•ื ื™ ื“ืื™ืŸ ื›ืืŸ ืœื ืขื™ืจื•ื‘ ื‘ืคืช ื•ืœื ืขื™ืจื•ื‘ ื‘ืจื’ืœ ืืœื ืืžื™ืจื” ื‘ืขืœืžื ืขืœื” ืงืืžืจ ืจ"ืž ืขื ื™ ืื™ืŸ ืขืฉื™ืจ ืœื:
La dispute porte sur "en tel lieu". Il n'y a ici ni erouv de pain ni erouv de pieds, seulement une dรฉclaration. C'est ร  ce sujet que Rabbi Meir dit : le pauvre oui, le riche non.
ืื‘ืœ ื‘ืžืงื•ืžื™ ื“ื‘ืจื™ ื”ื›ืœ ืื—ื“ ืขื ื™ ื•ืื—ื“ ืขืฉื™ืจ ื“ืขื™ืงืจ ืขื™ืจื•ื‘ ื‘ืจื’ืœ:
Mais "ร  ma place", de l'avis de tous, le pauvre comme le riche, car l'essentiel de l'erouv est avec les pieds.
๐Ÿ’ก Explication

Rav Hisda renverse le tableau de Rav Nahman. La dispute vise "en tel lieu", une parole dite de loin, sans pain dรฉposรฉ et sans prรฉsence sur place. Rabbi Meir : pauvre seulement. Rabbi Yehouda : pauvre et riche.

Sur "ร  ma place", ils s'accordent : pauvre et riche, parce que l'essentiel de l'erouv est les pieds.

5
ืดื•ื–ื• ื”ื™ื ืฉืืžืจื•ืด ืžืืŸ ืงืชื ื™ ืœื” โ€” ืจื‘ื™ ืžืื™ืจ. ื•ืื”ื™ื™ื ืงืื™ โ€” ืื”ื: ืดืžื™ ืฉื‘ื ื‘ื“ืจืš ื•ื—ืฉื›ื”ืด. ืดื•ืœื ืืžืจื• ืžืขืจื‘ื™ืŸ ื‘ืคืช ืืœื ืœื”ืงืœืด ืžืืŸ ืงืชื ื™ ืœื” โ€” ื“ื‘ืจื™ ื”ื›ืœ.

"Et c'est ce qu'ils ont dit" : qui l'enseigne ? Rabbi Meir.

Et sur quoi cela porte-t-il ? Sur ceci : "celui qui vient en chemin et pour qui la nuit est tombรฉe".

"Et l'on n'a dit qu'on fait l'erouv avec du pain que pour allรฉger" : qui l'enseigne ? C'est l'avis de tous.

๐Ÿ“œ Rachi (3)
ื–ื”ื• ืฉืืžืจื• ื—ื›ืžื™ื ื“ืžืฉืžืข ื“ืขื™ืงืจ ืชืงื ืชื ืœืื• ื”ื›ื™ ื”ื•ืื™ ืืœื ืงื•ืœื ื‘ืขืœืžื ื”ื•ื ืฉืืžืจื• ืืฆืœ ื”ืขื ื™ ืœืขืจื‘ ื‘ืจื’ืœื™ื•:
C'est ce que les sages ont dit. Cela implique que l'essentiel de l'institution รฉtait autre : une simple indulgence qu'ils ont dite pour le pauvre, afin qu'il fasse l'erouv avec ses pieds.
ืืžื™ ืฉื‘ื ื‘ื“ืจืš ื•ื—ืฉื›ื” ืœื• ื•ื”ื™ื” ืžื›ื™ืจ ืื™ืœืŸ ื•ืืžืจ ืฉื‘ื™ืชืชื™ ื‘ืขื™ืงืจื• ื“ืงืชื ื™ ืงื ื” ืฉื ืฉื‘ื™ืชืชื• ื•ืขืœื” ืงืืžืจ ื–ื” ื”ื•ื ืฉืืžืจื• ื”ืขื ื™ ืžืขืจื‘ ื‘ืจื’ืœื™ื• ื“ื”ื ืงื•ืœื ืœืขื ื™ ื”ื•ื ื“ืืงื™ืœ ืœื ืฉื™ื”ื ื–ื” ืขื™ืงืจ ืขื™ืจื•ื‘ ืืœื ื‘ืื•ืžืจ ืฉื‘ื™ืชืชื™ ื‘ืžืงื•ืžื™ ื•ืจ' ื™ื”ื•ื“ื” ืืžืจ ืืคื™ืœื• ืœืขืฉื™ืจ ืฉื”ื™ื” ื™ื•ืฉื‘ ื‘ื‘ื™ืชื• ื•ืืžืจ ืฉื‘ื™ืชืชื™ ื‘ืกื•ืฃ ืืœืคื™ื ื”ืงื™ืœื• ื ืžื™ ื•ืืฃ ืขืœ ื’ื‘ ื“ืขื™ืงืจ ืขื™ืจื•ื‘ ื‘ืžืงื•ืžื™ ื”ื•ื:
Sur "celui qui vient en chemin et pour qui la nuit est tombรฉe". Il reconnaissait un arbre et ร  dit "ma chevita est ร  son tronc", et l'on enseignรฉ qu'il ร  acquis lร  sa chevita. C'est ร  ce sujet qu'il dit : c'est ce qu'ils ont dit, le pauvre fait l'erouv avec ses pieds. Car c'est une indulgence pour le pauvre. L'essentiel de l'erouv est chez celui qui dit "ma chevita est ร  ma place". Et Rabbi Yehouda ร  dit : mรชme pour le riche qui รฉtait assis chez lui et ร  dit "ma chevita est au bout des deux mille", on a aussi รฉtรฉ indulgent, bien que l'essentiel de l'erouv soit "ร  ma place".
ื•ืœื ืืžืจื• ื“ืžืฉืžืข ืขื™ืงืจ ืขื™ืจื•ื‘ ืื™ื ื• ื‘ืคืช ืืœื ืœื”ืงืœ ืขืœ ื”ืขืฉื™ืจ ื”ื•ื ื“ืื™ืชืงื•ืŸ ืกืชืžื ื”ื™ื ื•ื“"ื” ื•ืœืื• ืžืกืงื ื ื“ืžื™ืœืชื™ื” ื“ืจ"ื™ ื”ื™ื ื“ื”ื ืจื‘ื™ ืžืื™ืจ ื ืžื™ ืžื•ื“ื” ื‘ื” ื“ืขื™ืงืจ ืขื™ืจื•ื‘ ื‘ืจื’ืœ ื‘ืžืงื•ืžื™:
Et l'on n'a dit. Cela implique que l'essentiel de l'erouv se trouve hors du pain : on ne l'a instituรฉ que pour allรฉger le riche. C'est anonyme, et c'est l'avis de tous. La phrase dรฉpasse la conclusion propre de Rabbi Yehouda, car Rabbi Meir aussi en convient : l'essentiel de l'erouv est avec les pieds, "ร  ma place".
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ื•ืœื ืืžืจื• ืœืขืจื‘ ื‘ืคืช ืืœื ืœื”ืงืœ ืžืืŸ ืงืชื ื™ ืœื” ื“ื‘ืจื™ ื”ื›ืœ ื•ื"ืช ื•ืœืจ' ื™ื”ื•ื“ื” ืžืื™ ืœื”ืงืœ ืื™ื›ื ื›ื™ื•ืŸ ืฉืืคื™ืœื• ื‘ื‘ื™ืช ื™ื›ื•ืœ ืœื•ืžืจ ืฉื‘ื™ืชืชื™ ื‘ืžืงื•ื ืคืœื•ื ื™ ื•ื™"ืœ ื“ื”ืื™ ืœื”ืงืœ ื”ื™ื›ื ื“ืœื™ื›ื ืื™ืœืŸ ืื• ื’ื“ืจ ื•ืžืงื•ื ืžืกื•ื™ื™ื ื‘ืžืงื•ื ืฉืจื•ืฆื” ืœืงื ื•ืช ืฉื‘ื™ืชื”:
"Et l'on n'a dit de faire l'erouv avec du pain que pour allรฉger. Qui l'enseigne ? L'avis de tous." Et si tu dis : pour Rabbi Yehouda, quelle indulgence y a-t-il, puisqu'il peut, mรชme depuis sa maison, dire "ma chevita est en tel lieu" ? On rรฉpond : cette indulgence vise le cas oรน il n'y a ni arbre, ni clรดture, ni lieu dรฉterminรฉ ร  l'endroit oรน il veut acquรฉrir la chevita.
๐Ÿ’ก Explication

Mรชme questions, lecture de Rav Hisda. "Et c'est ce qu'ils ont dit" reste de Rabbi Meir, mais se rattache au voyageur pour qui la nuit tombe, celui qui fixe sa chevita au tronc : indulgence du pauvre. L'essentiel, pour les deux, est "ร  ma place".

"Le pain, pour allรฉger" est ici l'avis de tous, puisque Rabbi Meir aussi tient que l'essentiel est les pieds.

Tossefot demandent oรน est l'allรฉgement pour Rabbi Yehouda, s'il peut dรฉjร  parler depuis chez lui. Rรฉponse : le pain sert lorsqu'il n'y a aucun repรจre ร  l'endroit de la chevita.

6
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On enseignรฉ une beraita conforme ร  Rav Nahman : le pauvre comme le riche font l'erouv avec du pain, et le riche ne sortira pas hors du tehoum pour dire "ma chevita est ร  ma place", parce qu'on n'a dit qu'on fait l'erouv avec les pieds que pour celui qui vient en chemin et pour qui la nuit est tombรฉe. Paroles de Rabbi Meir.

๐Ÿ“œ Rachi (5)
ืชื ื™ื ื›ื•ืชื™ื” ื“ืจ"ื  ื“ืืžืจ ืžื—ืœื•ืงืช ื‘ืžืงื•ืžื™ ื“ืืคื™ืœื• ื”ื™ื›ื ื“ืืžืจ ื‘ืžืงื•ืžื™. ืœืจ' ืžืื™ืจ ืขืฉื™ืจ ืœื ื•ืจ' ื™ื”ื•ื“ื” ื ืžื™ ืœื ืฉืจื™ ืœืขืฉื™ืจ ืืœ ื‘ืžืงื•ืžื™ ืื‘ืœ ื‘ืžืงื•ื ืคืœื•ื ื™ ืœื:
On enseignรฉ une beraita conforme ร  Rav Nahman, qui dit que la dispute porte sur "ร  ma place". Mรชme lร  oรน il dit "ร  ma place", pour Rabbi Meir, le riche non. Et Rabbi Yehouda non plus ne permet au riche que "ร  ma place" ; "en tel lieu", non.
ื”"ื’ ื•ืœื ื™ืฆื ืขืฉื™ืจ ื—ื•ืฅ ืœืชื—ื•ื ื•ื™ืืžืจ ืชื”ื ืฉื‘ื™ืชืชื™ ื‘ืžืงื•ืžื™ ื•ื”ืื™ ื—ื•ืฅ ืœืชื—ื•ื ืœืื• ื“ื•ืงื ืืœื ื‘ืกื•ืฃ ื”ืชื—ื•ื ื•ืื™ ื“ื•ื•ืงื ื—ื•ืฅ ืœืชื—ื•ื ื‘ืชื•ืš ื“' ืืžื•ืช ืงืืžืจ ืฉื‘ื• ืฉื‘ื™ืชืชื•:
Voici la leรงon : et le riche ne sortira pas hors du tehoum pour dire "que ma chevita soit ร  ma place". Ce "hors du tehoum" se prend au sens large : au bout du tehoum. Si on le prend au sens strict, il parle des quatre coudรฉes dans lesquelles se trouve sa chevita.
ืฉืœื ืืžืจื• ืœืขืจื‘ ื‘ืจื’ืœ ืืคื™ืœื• ื›ื™ ื”ืื™ ื’ื•ื•ื ื ื“ืืžืจ ื‘ืžืงื•ืžื™ ืืœื ืœืžื™ ืฉื‘ื ื‘ื“ืจืš ื›ื•' ืืœืžื ืœืจ"ืž ืืคื™ืœื• ื‘ืžืงื•ืžื™ ืขื ื™ ืื™ืŸ ืขืฉื™ืจ ืœื:
Parce qu'on n'a dit de faire l'erouv avec les pieds, mรชme dans un cas comme celui-ci oรน il dit "ร  ma place", que pour celui qui vient en chemin, etc. On apprend que, pour Rabbi Meir, mรชme "ร  ma place", le pauvre oui, le riche non.
ื•ื™ืฆื ืขืฉื™ืจ ื—ื•ืฅ ืœืชื—ื•ื ืื ื™ืจืฆื”:
Et le riche sortira hors du tehoum. S'il le veut.
ื•ื™ืืžืจ ืฉื‘ื™ืชืชื™ ื‘ืžืงื•ืžื™ ืืœืžื ืœืจ' ื™ื”ื•ื“ื” ืœื ืฉืจื™ ืœืขืฉื™ืจ ืืœื ื‘ืžืงื•ืžื™ ื›ืจื‘ ื ื—ืžืŸ:
Et il dira "ma chevita est ร  ma place". On apprend que Rabbi Yehouda ne permet au riche que "ร  ma place", comme Rav Nahman.
๐Ÿ’ก Explication

La beraita suit Rav Nahman. Selon Rabbi Meir, pauvre et riche font l'erouv avec du pain. Le riche ne va pas au bout du tehoum dire "ร  ma place". Les pieds sont rรฉservรฉs ร  celui que la nuit surprend en chemin.

Rachi lit "hors du tehoum" au sens large : le bout des deux mille. Au sens strict, ce sont les quatre coudรฉes de la chevita elle-mรชme. La suite, chez Rabbi Yehouda, ne donnera au riche que la formule "ร  ma place".

7
ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ืื•ืžืจ: ืื—ื“ ืขื ื™ ื•ืื—ื“ ืขืฉื™ืจ ืžืขืจื‘ื™ืŸ ื‘ืจื’ืœ, ื•ื™ืฆื ืขืฉื™ืจ ื—ื•ืฅ ืœืชื—ื•ื: ื•ื™ืืžืจ ืดืชื”ื ืฉื‘ื™ืชืชื™ ื‘ืžืงื•ืžื™ืด, ื•ื–ื” ื”ื•ื ืขื™ืงืจื• ืฉืœ ืขื™ืจื•ื‘. ื•ื”ืชื™ืจื• ื—ื›ืžื™ื ืœื‘ืขืœ ื”ื‘ื™ืช ืœืฉืœื— ืขื™ืจื•ื‘ื• ื‘ื™ื“ ืขื‘ื“ื•, ื‘ื™ื“ ื‘ื ื•, ื‘ื™ื“ ืฉืœื•ื—ื• ื‘ืฉื‘ื™ืœ ืœื”ืงืœ ืขืœื™ื•.

Rabbi Yehouda dit : le pauvre comme le riche font l'erouv avec les pieds. Et le riche sortira hors du tehoum, et il dira "que ma chevita soit ร  ma place", et c'est lร  l'essentiel de l'erouv.

Et les sages ont permis au maรฎtre de maison d'envoyer son erouv par la main de son serviteur, par la main de son fils, par la main de son mandataire, afin d'allรฉger pour lui.

๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ื•ื™ืฆื ืขืฉื™ืจ ื—ื•ืฅ ืœืชื—ื•ื ืงืฉื” ืœืจ"ื™ ื“ืžื“ืงืจื™ ืœื™ื” ืขืฉื™ืจ ื“ืžืฉืžืข ืฉืจื•ืฆื” ืœื—ื–ื•ืจ ื•ืœืœื•ืŸ ื‘ื‘ื™ืชื• ื•ืื™ืš ื™ื›ื•ืœ ืœื—ื–ื•ืจ ื•ื”ืœื ืื™ืŸ ืœื• ืืœื ืืœืคื™ื ืžืขื™ืจื•ื‘ื• ืœืฆื“ ืขื™ืจื• ื•ืืคื™ืœื• ืื ื‘ื™ืชื• ื”ื•ื ื”ืจืืฉื•ืŸ ื‘ื›ื ื™ืกืชื• ืœืฆื“ ืขื™ืจื• ืœื ื™ื”ื™ื” ืœื• ื‘ืชื•ืš ื‘ื™ืชื• ืืœื ื“' ืืžื•ืช ื•ืื˜ื• ื‘ืฉื•ืคื˜ื ื™ ืขืกืงื™ื ืŸ ืฉื™ืœื•ืŸ ื‘ื‘ื™ืชื• ื•ืœื ื™ื”ื™ื” ืœื• ืืœื ื“"ื ื•ื ืจืื” ืœืจ"ื™ ื“ื”ื ื—ื•ืฅ ืœืชื—ื•ื ื”ื™ื™ื ื• ื—ื•ืฅ ืœืขื™ื‘ื•ืจื” ืฉืœ ืขื™ืจ ื•ื›ื”"ื’ ืื™ื›ื ื‘ื›ื™ืฆื“ ืžืขื‘ืจื™ืŸ (ืœืงืžืŸ ืขื™ืจื•ื‘ื™ืŸ ื“ืฃ ืก.) ื•ืขื•ื“ ืื•ืžืจ ืจ"ื™ ื“ื”ืื™ ื“ืงืืžืจ ื•ื™ืฆื ืขืฉื™ืจ ื—ื•ืฅ ืœืชื—ื•ื ืœื ืฉืจื•ืฆื” ืœืงื ื•ืช ืฉื‘ื™ืชื” ื—ื•ืฅ ืœืชื—ื•ื ืืœื ืฉืจื•ืฆื” ืœื—ื–ื•ืจ ื•ืœืงื ื•ืช ืฉื‘ื™ืชื” ื‘ืชื•ืš ื”ืชื—ื•ื ื•ื ืงื˜ ื”ื›ื™ ืžืฉื•ื ืจื‘ื™ ืžืื™ืจ ื“ืงืชื ื™ ืœื ื™ืฆื ืขืฉื™ืจ ื—ื•ืฅ ืœืชื—ื•ื ื•ืงืž"ืœ ืืข"ืค ื“ื™ืฆื ื—ื•ืฅ ืœืชื—ื•ื ื•ื“ืžื™ ื”ืฉืชื ืœื‘ื ื‘ื“ืจืš ื•ืืค"ื” ืื™ืŸ ื™ื›ื•ืœ ืœืขืจื‘ ื‘ืจื’ืœื™ื• ื“ื›ื™ื•ืŸ ื“ื›ืœ ืขื™ืงืจ ื™ืฆื™ืื” ื–ื• ืœื ื”ื™ื” ืืœื ื›ื“ื™ ืœืขืจื‘ ื•ืื’ื‘ ื“ื ืงื˜ ืจื‘ื™ ืžืื™ืจ ื ืงื˜ ื ืžื™ ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื”:
Et le riche sortira hors du tehoum. C'est difficile pour le Ri. Puisqu'on l'appelle riche, cela implique qu'il veut revenir passer la nuit chez lui. Comment peut-il revenir ? Depuis son erouv, il n'a que deux mille vers sa ville. Mรชme si sa maison est la premiรจre ร  l'entrรฉe, du cรดtรฉ de sa ville, il n'aura dans sa maison que quatre coudรฉes. Traiterions-nous d'insensรฉs, qui passeraient la nuit chez eux en n'y ayant que quatre coudรฉes ? Il paraรฎt au Ri que ce "hors du tehoum" dรฉsigne l'extรฉrieur de l'ibur de la ville. Un cas semblable se trouve dans Keitsad me'abrin (plus loin, Eruvin 60ร ). Le Ri dit encore : "et le riche sortira hors du tehoum" vise celui qui veut revenir et acquรฉrir la chevita ร  l'intรฉrieur du tehoum. On a formulรฉ ainsi ร  cause de Rabbi Meir, qui enseigne "le riche ne sortira pas hors du tehoum". Cela nous apprend : bien qu'il soit sorti hors du tehoum et qu'il ressemble alors ร  celui qui vient en chemin, il ne peut pas pour autant faire l'erouv avec ses pieds, puisque toute cette sortie n'avait d'autre but que de faire l'erouv. Et parce que Rabbi Meir ร  formulรฉ ainsi, Rabbi Yehouda ร  formulรฉ de mรชme.
๐Ÿ’ก Explication

Rabbi Yehouda : pauvre et riche font l'erouv avec les pieds. Le riche sort, dit "que ma chevita soit ร  ma place", et c'est l'essentiel. Le pain envoyรฉ par un serviteur, un fils oรน un mandataire (chalia'h) est l'allรฉgement du maรฎtre de maison.

Le Ri bute sur le retour. Deux mille depuis l'erouv vers la ville ne laissent que quatre coudรฉes dans la maison. Premiรจre lecture : "hors du tehoum" veut dire hors de l'ibur de la ville, la bande qui l'entoure, donc tout prรจs. Seconde lecture : il revient acquรฉrir dans le tehoum. La formule rรฉpond ร  Rabbi Meir. Sortir seulement pour faire l'erouv ne donne pas le statut du voyageur.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Le riche qui sort : oรน passe-t-il la nuit ? Tossefot, le Ri. Deux lectures de hors du tehoum. Difficultรฉ Depuis l'erouv, deux mille vers la ville. Mรชme la premiรจre maison n'a plus que quatre coudรฉes. Lecture 1 Hors du tehoum veut dire hors de l'ibur de la ville. Il reste proche de la ville. Cas semblable : Eruvin 60ร . Lecture 2 Il revient acquรฉrir la chevita dans le tehoum. La formule rรฉpond ร  Rabbi Meir : le riche ne sortira pas.
Deux lectures du Ri : hors de l'ibur, oรน retour pour acquรฉrir dans le tehoum.
8
ืืžืจ ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื”: ืžืขืฉื” ื‘ืื ืฉื™ ื‘ื™ืช ืžืžืœ ื•ื‘ืื ืฉื™ ื‘ื™ืช ื’ื•ืจื™ื•ืŸ ื‘ืืจื•ืžื ืฉื”ื™ื• ืžื—ืœืงื™ืŸ ื’ืจื•ื’ืจื•ืช ื•ืฆื™ืžื•ืงื™ืŸ ืœืขื ื™ื™ื ื‘ืฉื ื™ ื‘ืฆื•ืจืช, ื•ื‘ืื™ืŸ ืขื ื™ื™ ื›ืคืจ ืฉื™ื—ื™ืŸ ื•ืขื ื™ื™ ื›ืคืจ ื—ื ื ื™ื” ื•ืžื—ืฉื™ื›ื™ืŸ ืขืœ ื”ืชื—ื•ื, ืœืžื—ืจืช ืžืฉื›ื™ืžื™ืŸ ื•ื‘ืื™ืŸ.

Rabbi Yehouda ร  dit : il y eut un fait avec les gens de la maison de Mamal et les gens de la maison de Gouryon, ร  Aroma, qui distribuaient des figues sรจches et des raisins secs aux pauvres dans les annรฉes de disette. Les pauvres de Kefar Shihin et les pauvres de Kefar Hanania venaient, et ils faisaient nuit sur le tehoum.

Le lendemain ils se levaient tรดt et venaient.

๐Ÿ“œ Rachi (5)
ื"ืจ ื™ื”ื•ื“ื” ืžืขืฉื” ื‘ืื ืฉื™ ื‘ื™ืช ืžืžืœ ื•ื‘ืื ืฉื™ ื‘ื™ืช ื’ื•ืจื™ื•ืŸ ื‘ืืจื•ืžื ืžืงื•ื:
Rabbi Yehouda ร  dit : un fait avec les gens de la maison de Mamal et les gens de la maison de Gouryon, ร  Aroma. Un lieu.
ื’ืจื•ื’ืจื•ืช ืชืื ื™ื ื™ื‘ืฉื™ื:
Figues sรจches. Dรจs figues sรฉchรฉes.
ืฆื™ืžื•ืงื™ืŸ ืขื ื‘ื™ื ื™ื‘ืฉื™ื ืฉื ืชื™ื™ื‘ืฉื• ื•ื ืฆื˜ืžืงื•:
Raisins secs. Dรจs raisins qui ont sรฉchรฉ et se sont ratatinรฉs.
ืขื ื™ื™ ื›ืคืจ ืฉื™ื—ื™ืŸ ืกืžื•ื›ื™ืŸ ืœื”ืŸ ืœืืจื•ืžื ื‘ืชื•ืš ื“' ืืœืคื™ื:
Les pauvres de Kefar Shihin. Ils sont proches d'eux, d'Aroma, ร  l'intรฉrieur de quatre mille.
ื•ืžื—ืฉื™ื›ื™ืŸ ืขืœ ื”ืชื—ื•ื ื•ื›ื•' ืืœืžื ืขื™ืงืจ ืขื™ืจื•ื‘ ื‘ืจื’ืœ ื•ื‘ืžืงื•ืžื™ ื•ืืข"ื’ ื“ืขื ื™ื™ื ื”ื™ื• ื”ื•ืื™ืœ ื•ื‘ื‘ื™ืชื ืื™ืชื ื”ื• ื›ืขืฉื™ืจื™ื ื“ืžื• ื“ื"ื ืœื”ื ื‘ืœื ืžื–ื•ืŸ ื‘' ืกืขื•ื“ื•ืช ื•ืืขืค"ื› ื”ื™ื• ืžืขืจื‘ื™ืŸ ื‘ืจื’ืœืŸ ื•ืžื—ืฉื™ื›ื™ืŸ ื“ื”ื™ื™ื ื• ื‘ืžืงื•ืžื™ ื›ืจื‘ ื ื—ืžืŸ ืืœืžื ืขื™ืงืจ ืขื™ืจื•ื‘ ื‘ืจื’ืœ ื•ืžื—ืฉื™ื›ื™ืŸ ืขืœ ื”ืชื—ื•ื ื•ืืข"ื’ ื“ืœื’ื‘ื™ ืขื™ืจื•ื‘ ืขืฉื™ืจื™ื ื”ืŸ ื“ื”ื ืžื‘ื™ืชื ื™ื•ืฆืื™ืŸ ืขืœ ื›ืš ื•ื™ืฉ ืœื”ืŸ ืคืช ืืค"ื” ืฉืจื™ ื›ื™ ืœื™ืช ืœื™ื” ืฉืœื™ื— ืœืขืจื‘ ื‘ืจื’ืœื™ื•:
Et ils font nuit sur le tehoum, etc. On apprend que l'essentiel de l'erouv est avec les pieds, et "ร  ma place". Bien qu'ils fussent pauvres, puisqu'ils sont chez eux ils sont assimilรฉs ร  des riches : ils ont nรฉcessairement la nourriture de deux repas. Et pourtant ils faisaient l'erouv avec leurs pieds et faisaient nuit, c'est-ร -dire "ร  ma place", comme Rav Nahman. On apprend que l'essentiel de l'erouv est avec les pieds. Et ils font nuit sur le tehoum. Bien qu'au regard de l'erouv ils soient des riches, puisqu'ils sortent de chez eux pour cela et qu'ils ont du pain, c'est permis, lorsqu'il n'a pas de mandataire, de faire l'erouv avec ses pieds.
๐Ÿ’ก Explication

Le fait rapportรฉ par Rabbi Yehouda. ร€ Aroma, les maisons de Mamal et de Gouryon distribuent des figues sรจches et des raisins secs. Les pauvres de Kefar Shihin et de Kefar Hanania s'arrรชtent le soir sur le tehoum, puis entrent le lendemain matin.

Rachi : les villages sont ร  moins de quatre mille coudรฉes. Ces pauvres ont une maison et du pain, donc le statut de riches pour l'erouv. Ils font pourtant l'erouv avec les pieds, "ร  ma place". C'est la position de Rav Nahman. Sans mandataire pour porter le pain, les pieds restent permis.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Annรฉe de disette : la nuit sur le tehoum Rabbi Yehouda. Kefar Shihin et Kefar Hanania sont ร  moins de quatre mille d'Aroma. Kefar Shihin pauvres Kefar Hanania pauvres Aroma maisons Mamal et Gouryon figues sรจches, raisins secs Le soir, ils font nuit sur le tehoum : chevita sur place, avec les pieds. Le lendemain, ils se lรจvent tรดt et entrent ร  Aroma. Chez eux, avec du pain, ils ont le statut de riches. Sans mandataire, les pieds restent permis. Comme Rav Nahman.
Le soir, chevita sur le tehoum. Le matin, entrรฉe ร  Aroma, ร  moins de quatre mille.
9
ืืžืจ ืจื‘ ืืฉื™: ืžืชื ื™ืชื™ืŸ ื ืžื™ ื“ื™ืงื, ื“ืงืชื ื™: ืžื™ ืฉื™ืฆื ืœื™ืœืš ืœืขื™ืจ ืฉืžืขืจื‘ื™ืŸ ืœื”, ื•ื”ื—ื–ื™ืจื• ื—ื‘ืจื• โ€” ื”ื•ื ืžื•ืชืจ ืœื™ืœืš, ื•ื›ืœ ื‘ื ื™ ื”ืขื™ืจ ืืกื•ืจื™ืŸ, ื“ื‘ืจื™ ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื”.

Rav Ashi ร  dit : la michna aussi est prรฉcise, car elle enseigne : celui qui est sorti pour aller vers une ville pour laquelle on fait l'erouv, et son compagnon l'a fait revenir : lui ร  le droit d'y aller, et tous les habitants de la ville sont interdits. Paroles de Rabbi Yehouda.

๐Ÿ“œ Rachi (4)
ืžืชื ื™' ื ืžื™ ื“ื™ืงื ื›ืจื‘ ื ื—ืžืŸ ื“ืœืจ' ื™ื”ื•ื“ื” ื‘ืžืงื•ื ืคืœื•ื ื™ ืขืฉื™ืจ ืœื ื•ื›ื™ ืคืœื™ื’ ืื“ืจ"ืž ื‘ืžืงื•ืžื™ ื”ื•ื ื“ืคืœื™ื’:
La michna aussi est prรฉcise. Comme Rav Nahman : pour Rabbi Yehouda, "en tel lieu", le riche non. Et lorsqu'il diverge de Rabbi Meir, c'est sur "ร  ma place" qu'il diverge.
ืžื™ ืฉื™ืฆื ื›ืœ ื“ื”ื• ื•ื”ื—ื–ื™ืง ื‘ื“ืจืš ืœืขื™ืจ ืฉืžืขืจื‘ื™ืŸ ืฉืกืžื•ื›ื” ืœืขื™ืจื• ืœืกื•ืฃ ื“' ืืœืคื™ื ื•ื™ื›ื•ืœ ืื“ื ืœื™ืœืš ืžื–ื• ืœื–ื• ืข"ื™ ืขื™ืจื•ื‘:
Celui qui est sorti. Ne serait-ce qu'un peu, et il ร  pris la route vers une ville pour laquelle on fait l'erouv, proche de sa ville, au bout de quatre mille, et un homme peut aller de l'une ร  l'autre au moyen d'un erouv.
ื•ื”ื—ื–ื™ืจื• ื—ื‘ื™ืจื• ื“ื"ืœ ืขืช ื—ืžื” ื”ื•ื ืขืช ืฆื™ื ื” ื”ื•ื ื›ื“ืœืงืžืŸ (ืขื™ืจื•ื‘ื™ืŸ ื ื‘.):
Et son compagnon l'a fait revenir. Il lui ร  dit : c'est l'heure de la chaleur, c'est l'heure du froid, comme plus loin (Eruvin 52ร ).
ื”ื•ื ืžื•ืชืจ ืœื™ืœืš ืœืžื—ืจ ืœืื•ืชื” ืขื™ืจ ืื—ืจืช ื•ื›ืœ ื‘ื ื™ ืขื™ืจื• ืืกื•ืจื™ืŸ:
Lui ร  le droit d'aller. Le lendemain, vers cette autre ville. Et tous les habitants de sa ville sont interdits.
๐Ÿ’ก Explication

Rav Ashi trouve Rav Nahman dรฉjร  dans la formulation de la michna. Quelqu'un est parti vers une ville joignable par un erouv, ร  quatre mille coudรฉes. Un compagnon le fait revenir, ร  cause de la chaleur oรน du froid. Lui pourra y aller le lendemain. Les autres habitants, non.

Pour Rabbi Yehouda, le riche รฉchoue sur "en tel lieu". La divergence avec Rabbi Meir se joue sur "ร  ma place".

10
ื•ื”ื•ื™ื ืŸ ื‘ื”: ืžืื™ ืฉื ื ืื™ื”ื• ื•ืžืื™ ืฉื ื ืื™ื ื”ื•? ื•ืืžืจ ืจื‘ ื”ื•ื ื: ื”ื›ื ื‘ืžืื™ ืขืกืงื™ื ืŸ โ€” ื›ื’ื•ืŸ ืฉื™ืฉ ืœื• ืฉื ื™ ื‘ืชื™ื, ื•ืฉื ื™ ืชื—ื•ืžื™ ืฉื‘ืช ื‘ื™ื ื™ื”ืŸ.

Et nous avons examinรฉ cela : en quoi lui diffรจre-t-il, et en quoi eux diffรจrent-ils ? Et Rav Houna ร  dit : de quoi traite-t-on ici ?

Par exemple, il ร  deux maisons, et deux tehoumim de chabbat entre elles.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืฉื™ืฉ ืœื• ื‘' ื‘ืชื™ื ืื—ื“ ื‘ื–ื” ื•ืื—ื“ ื‘ื–ื” ื•ื”ื™ื” ืจื•ืฆื” ืœื™ืœืš ืœื‘ื™ืชื• ืฉื‘ืขื™ืจ ืื—ืจืช ืžืข"ืฉ ื•ืœืฉื‘ื•ืช ืฉื ื‘ืฉื‘ืช ื•ืœื ื™ืฆื ืžื‘ื™ืชื• ืื“ืขืชื ื“ืงื ื™ื™ืช ืฉื‘ื™ืชื” ื‘ืกื•ืฃ ื”ืชื—ื•ื ื•ืœื—ื–ื•ืจ ืืœื ืื“ืขืชื ืœืžื™ื–ืœ ืขื“ ื”ืชื ื•ื”ื—ื–ื™ืจื• ื—ื‘ื™ืจื•:
Il ร  deux maisons. Une dans celle-ci et une dans celle-lร . Il voulait, dรจs la veille de chabbat, aller ร  sa maison de l'autre ville et y passer chabbat. Il est sorti de chez lui avec l'intention d'aller jusque-lร . Acquรฉrir une chevita au bout du tehoum, puis revenir, รฉtait hors de son intention. Et son compagnon l'a fait revenir.
๐Ÿ’ก Explication

Pourquoi lui seul peut-il aller ? Rav Houna : il ร  une maison dans chaque ville, et deux tehoumim les sรฉparent, soit quatre mille coudรฉes.

Rachi : il est parti pour rejoindre l'autre maison et y rester. Son projet รฉtait le trajet, et le retour aprรจs une chevita au bout du tehoum en รฉtait absent. Le compagnon l'a fait revenir.

11
ืื™ื”ื•, ื›ื™ื•ืŸ ื“ื ืคืงื ืœื™ื” ืœืื•ืจื—ื โ€” ื”ื•ื” ืœื™ื” ืขื ื™.

Lui, dรจs lors qu'il est sorti sur la route, ร  le statut de pauvre.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืื™ื”ื• ื›ื™ื•ืŸ ื“ื ืคืง ืœืื•ืจื—ื ืžืฉื•ื ื”ืœื™ื›ื” ืžืžืฉ ื•ืœื ืžืฉื•ื ืœืขืจื‘ ื‘ืจื’ืœื™ื• ื”ื•ื™ ืœื™ื” ืขื ื™ ื•ื™ื›ื•ืœ ืœื•ืžืจ ืฉื‘ื™ืชืชื™ ื‘ืกื•ืฃ ื”ืชื—ื•ื ื•ื™ืกื™ื™ื ืžืงื•ื ื”ื ื™ื›ืจ ืœื• ืฉื ื•ืคืœื•ื’ืชื ื“ืืžื•ืจืื™ ื”ื™ื ืœืงืžืŸ (ืฉื) ืื™ื›ื ืœืž"ื“ ื“ืืคื™ืœื• ืœื ืืžืจ ื ืžื™ ื›ื™ื•ืŸ ื“ืื ืŸ ืกื”ื“ื™ ื“ื”ืชื ื‘ืขื™ ืœืžื™ื–ืœ ื›ืžืืŸ ื“ืืžืจ ื“ืžื™ ื•ืข"ื› ื‘ื“ืœื ืืžืจ ืžื™ื“ื™ ืขืกืงื™ื ืŸ ื—ื“ื ื“ืœื ืงืชื ื™ ื•ืืžืจ ืฉื‘ื™ืชืชื™ ื‘ืžืงื•ื ืคืœื•ื ื™ ื•ืขื•ื“: ืžื“ืคืœื™ื’ ืจ"ืž ืขืœื” ื•ืืžืจ ื”ืจื™ ื–ื” ื—ืžืจ ื’ืžืœ ืฉ"ืž ื‘ื“ืœื ืืžืจ ืฉื‘ื™ืชืชื™ ื‘ืžืงื•ื ืคืœื•ื ื™ ืขืกืงื™ื ืŸ ื“ื”ื ืจ"ืž ืžื•ื“ื” ื‘ืขื ื™ ื•ื"ืช ืจ"ืž ืขืฉื™ืจ ื—ืฉื™ื‘ ืœื™ื” ืœื”ืื™ ื“ืžืฉื•ื ื“ื”ื—ื–ื™ืง ื‘ื“ืจืš ืคื•ืจืชื ืœื ืžืฉื•ื™ ืœื™ื” ืขื ื™ ื"ื› ื“ืขืฉื™ืจ ื—ืฉื™ื‘ ืœื™ื” ืจ"ืž ื—ืžืจ ื’ืžืœ ืืžืื™ ื”ื ื‘ื‘ื™ืชื• ืœื ืจืฆื” ืœืงื ื•ืช ื“ื”ื ืืžืจ ืฉื‘ื™ืชืชื™ ื‘ืกื•ืฃ ื”ืชื—ื•ื ื•ืฉื ืœื ื™ื›ื•ืœ. ื“ื”ื ืœืื• ืขื ื™ ื”ื•ื ื•ืœื ื™ื–ื•ื– ืžืžืงื•ืžื• ืžื™ื‘ืขื™ ืœื™ื” ืืœื ื‘ื“ืœื ืืžืจ ืขืกืงื™ื ืŸ ื•ืจ"ืž ื ืžื™ ืขื ื™ ืžืฉื•ื™ื” ืœื™ื” ื•ืžืฉื•ื ื“ืœื ืืžืจ ื›ืœื•ื ืžืกืคืงื ืœื™ื” ืื™ ื“ืขืชื• ืœืงื ื•ืช ืฉื‘ื™ืชื” ื‘ืกื•ืฃ ื”ืชื—ื•ื ืื• ืฉืžื ื—ื–ืจ ื‘ื• ืœื’ืžืจื™ ืžืœื™ืœืš ืœืžื—ืจ ืœืื•ืชื” ื”ืขื™ืจ ื•ื“ืขืชื• ืœืงื ื•ืช ืฉื‘ื™ืชื” ื‘ื‘ื™ืชื• ื”ืœื›ืš ื—ืžืจ ื’ืžืœ ื”ื•ื:
Lui, dรจs lors qu'il est sorti sur la route. Du fait d'une marche rรฉelle, hors du motif de l'erouv avec les pieds, il ร  le statut de pauvre. Il peut dire "ma chevita est au bout du tehoum", et il prรฉcisera un lieu qui lui est reconnaissable lร -bas. C'est une dispute des amoraim, plus loin (ibid.). Il y a un avis : mรชme s'il n'a rien dit non plus, puisque nous sommes tรฉmoins qu'il veut aller lร -bas, c'est comme s'il l'avait dit. Nรฉcessairement, nous traitons ici d'un cas oรน il n'a rien dit. D'une part, on n'enseigne pas "et il ร  dit : ma chevita est en tel lieu". D'autre part, Rabbi Meir diverge ร  ce sujet et dit "celui-ci est un hamor gamal". On apprend que nous traitons d'un cas oรน il n'a pas dit "ma chevita est en tel lieu". Car Rabbi Meir convient pour le pauvre. Et si tu dis : Rabbi Meir tient celui-ci pour un riche, car avoir pris un peu la route ne le rend pas pauvre. Alors, s'il le tient pour un riche, pourquoi "hamor gamal" ? Chez lui il n'aurait pas voulu acquรฉrir, puisqu'il aurait dit "ma chevita est au bout du tehoum", et lร -bas il ne le pourrait pas, puisqu'il n'aurait pas le statut de pauvre. Il aurait fallu dire : qu'il ne bouge pas de sa place. Donc nous traitons d'un cas oรน il n'a rien dit. Rabbi Meir aussi lui donne le statut de pauvre. Et parce qu'il n'a rien dit, Rabbi Meir reste dans le doute : son intention est-elle d'acquรฉrir la chevita au bout du tehoum, oรน bien s'est-il entiรจrement ravisรฉ d'aller le lendemain vers cette ville, avec l'intention d'acquรฉrir la chevita chez lui ? C'est pourquoi il est un hamor gamal.
๐Ÿ’ก Explication

Dรจs qu'il ร  pris la route pour aller vraiment, il est pauvre au sens de l'erouv. Il peut fixer sa chevita au bout du tehoum, sur un lieu reconnaissable.

Rachi montre que la michna parle d'un homme qui n'a rien dit. S'il avait parlรฉ, Rabbi Meir, qui convient pour le pauvre, ne le traiterait pas en hamor gamal (รขne-chameau : tirรฉ vers deux chevitot). Le doute de Rabbi Meir : chevita au bout du tehoum, oรน chevita chez lui, s'il s'est ravisรฉ. Seule la zone commune aux deux tehoumim lui reste ouverte.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Il n'a rien dit : pourquoi hamor gamal ? Rachi. Rabbi Meir lui donne le statut de pauvre, et reste dans le doute. Intention 1 Chevita au bout du tehoum, lร  oรน il voulait aller. Intention 2 Il s'est ravisรฉ. Chevita chez lui. Hamor gamal : รขne-chameau, tirรฉ des deux cรดtรฉs. Seule la zone commune aux deux tehoumim lui est ouverte.
Silence : Rabbi Meir balance entre le bout du tehoum et la maison. Hamor gamal.
12
ื•ื”ื ืš โ€” ืขืฉื™ืจื™ื ื ื™ื ื”ื•. ืืœืžื ื›ืœ ืดื‘ืžืงื•ื ืคืœื•ื ื™ืด โ€” ืขื ื™ ืื™ืŸ, ืขืฉื™ืจ ืœื. ืฉืžืข ืžื™ื ื”.

Et ceux-lร  sont des riches. On apprend que, dans tout "en tel lieu", le pauvre oui, le riche non.

On l'apprend de lร .

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื”ื ืš ืขืฉื™ืจื™ื ื ื™ื ื”ื• ื•ืืคื™ืœื• ืืžืจื• ืฉื‘ื™ืชืชื ื• ื‘ืžืงื•ื ืคืœื•ื ื™ ืืกื•ืจ ื“ืื™ ืœื ืืžืจื• ืคืฉื™ื˜ื ืืœืžื ื›ืœ ื‘ืžืงื•ื ืคืœื•ื ื™ ืœืจ' ื™ื”ื•ื“ื” ืขื ื™ ืื™ืŸ ืขืฉื™ืจ ืœื ื•ืœื”ื›ื™ ื ืงื˜ ื™ืฉ ืœื• ืฉื ื™ ื‘ืชื™ื ื“ืื™ ืœื ื”ื•ื” ืœื™ื” ื‘ื™ืชื ื”ืชื ืœื ื”ื•ื” ืืžืจื™ื ืŸ ื›ื™ ืœื ืืžืจ ื›ืžืืŸ ื“ืืžืจ ื“ืžื™ ื“ื“ืœืžื ืงื ื”ื“ืจ ื‘ื™ื”:
Ceux-lร  sont des riches. Mรชme s'ils ont dit "notre chevita est en tel lieu", c'est interdit. S'ils n'avaient rien dit, la chose serait รฉvidente. On apprend que, pour tout "en tel lieu", selon Rabbi Yehouda, le pauvre oui, le riche non. Et c'est pourquoi il ร  pris le cas "il ร  deux maisons". S'il n'avait pas de maison lร -bas, nous ne dirions pas que, lorsqu'il n'a rien dit, c'est comme s'il avait dit. Peut-รชtre s'est-il ravisรฉ.
๐Ÿ’ก Explication

Les habitants restรฉs chez eux sont des riches. Mรชme "en tel lieu" ne leur ouvre pas le bout du tehoum. D'oรน la rรจgle, selon Rabbi Yehouda : pour cette formule, pauvre oui, riche non.

Rachi explique les deux maisons. Sans maison dans l'autre ville, le silence ne vaudrait pas une parole : il ร  pu se raviser. La seconde maison rend crรฉdible l'intention d'y aller.

13
ืžืชื ื™ ืœื™ื” ืจื‘ ื—ื™ื™ื ื‘ืจ ืืฉื™ ืœื—ื™ื™ื ื‘ืจ ืจื‘ ืงืžื™ื” ื“ืจื‘ ืดืื—ื“ ืขื ื™ ื•ืื—ื“ ืขืฉื™ืจืด. ืืžืจ ืœื™ื” ืจื‘: ืกื™ื™ื ื‘ื” ื ืžื™ ื”ืœื›ื” ื›ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื”.

Rav Hiya bar Ashi enseignait ร  Hiya bar Rav, devant Rav : "le pauvre comme le riche". Rav lui ร  dit : conclus aussi par "la halakha est selon Rabbi Yehouda".

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื”ืœื›ื” ื›ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ื•ื›ืจื‘ ื ื—ืžืŸ ื‘ืžืงื•ืžื™:
La halakha est selon Rabbi Yehouda. Et selon Rav Nahman, sur "ร  ma place".
โš–๏ธ Rosh (2)
ื’ืž' ื”ื ื™ ืืœืคื™ื ืืžื•ืช ื”ื™ื›ื ื›ืชื™ื‘ื™. ื“ืชื ื™ื ืฉื‘ื• ืื™ืฉ ืชื—ืชื™ื• ืืœื• ืืจื‘ืข ืืžื•ืช. ืืœ ื™ืฆื ืื™ืฉ ืžืžืงื•ืžื• ืืœื• ืืœืคื™ื ืืžื”. ืžื ื ื”ื ื™ ืžื™ืœื™. ืืžืจ ืจื‘ ื—ืกื“ื ืœืžื“ื ื• ืžืงื•ื ืžืžืงื•ื ื•ืžืงื•ื ืžื ื™ืกื” ื•ื ื™ืกื” ืžื ื™ืกื” ื•ื ื™ืกื” ืžื’ื‘ื•ืœ ื•ื’ื‘ื•ืœ ืžื’ื‘ื•ืœ ื•ื’ื‘ื•ืœ ืžื—ื•ืฅ ื•ื—ื•ืฅ ืžื—ื•ืฅ ื•ืžื“ื•ืชื ืžื—ื•ืฅ ืœืขื™ืจ. ื•ื”ื ื“ื‘ืขื™ื ืžืจื•ื‘ืขื•ืช ืžืฉื•ื ื“ื›ืชื™ื‘ ื’ื‘ื™ ืžื’ืจืฉ ื”ืœื•ื™ื ื–ื” ื™ื”ื™ื” ืœื”ื ื•ืชื ื™ ืจื‘ื™ ื—ื ื™ื ื ื›ื–ื” ื™ื”ื™ื” ืœื›ื ื›ืœ ืฉื•ื‘ืชื™ ืฉื‘ืช ืžื” ื”ืชื ื›ืชื™ื‘ ืคื™ืื•ืช ืืฃ ื’ื‘ื™ ืฉื‘ืช ื‘ืขื™ื ืŸ ืžืจื•ื‘ืขื•ืช ื›ื“ื™ ืฉื™ื”ื™ื” ืœื”ื ืคื™ืื•ืช. ืืžืจ ืจื‘ ืื—ื ื‘ืจ ื™ืขืงื‘ ื”ืžืขื‘ื™ืจ ื“' ืืžื•ืช ื‘ืจ"ื” ืื™ื ื• ื—ื™ื™ื‘ ืขื“ ืฉื™ืขื‘ื™ืจ ื”ืŸ ื•ืืœื›ืกื•ื ืŸ. ืคื™ืจืฉ ืจืฉ"ื™ ื“ื’ื‘ื™ ื”ืขื‘ืจื” ืœื ืฉื™ื™ืš ืœืžื™ืชื‘ ืœื”ื• ืคื™ืื•ืช ื“ืœื ืฉื™ื™ืš ื‘ื”ื• ืจื™ื‘ื•ืข ื•ืขื™ื’ื•ืœ. ืืœื ื‘ื›ืœ ืคืขื ื ื•ืชื ื™ืŸ ืœื• ืฉื™ืขื•ืจ ืืœื›ืกื•ืŸ ื•ืื™ื ื• ื—ื™ื™ื‘ ืขื“ ืฉื™ืขื‘ื™ืจ ื”' ืืžื•ืช ื•ื’' ื—ื•ืžืฉื™ื. ื•ืจืฉื‘"ื ื–"ืœ ืคื™ืจืฉ ื“ื’ื‘ื™ ื”ืขื‘ืจืช ื“"ื ื ืžื™ ืชืœื•ื™ ื‘ืจื™ื‘ื•ืข ื”ืขื•ืœื ืฉืื ื”ื•ื ืžืขื‘ื™ืจ ืืš ื–ื•ืจืง ืžืžื–ืจื— ืœืžืขืจื‘ ืื• ืžืฆืคื•ืŸ ืœื“ืจื•ื ื—ื™ื™ื‘ ื‘ื“"ื ืœื—ื•ื“ื™ื™ื”ื•. ื•ืื ื”ืขื‘ื™ืจ ืื• ื–ืจืง ืœืืœื›ืกื•ืŸ ืฉืœ ืขื•ืœื ืžืงืจืŸ ืžื–ืจื—ื™ืช ืฆืคื•ื ื™ืช ืœืงืจืŸ ืžืขืจื‘ื™ืช ื“ืจื•ืžื™ืช ืื™ื ื• ื—ื™ื™ื‘ ืขื“ ื“' ืืžื•ืช ื•ืืœื›ืกื•ื ืŸ. ื•ืขืžื•ื“ ื‘ืจ"ื” ื ืžื™ ื“ื‘ืขื™ื ื’ื‘ื•ื” ืขืฉืจื” ื•ืจื—ื‘ ืืจื‘ืขื” ื“ื‘ืขื™ื ืŸ ื”ืŸ ื•ืืœื›ืกื•ื ืŸ ื”ื™ื™ื ื• ื›ืฉืขื•ืžื“ ืืœื›ืกื•ื ื• ืฉืœ ืขืžื•ื“ ืœืืœื›ืกื•ื ื• ืฉืœ ืขื•ืœื ืื‘ืœ ืื ืขื•ืžื“ ืืœื›ืกื•ื ื• ืžืžื–ืจื— ืœืžืขืจื‘ ื•ืžืฆืคื•ืŸ ืœื“ืจื•ื ืœื ืกื’ื™ ื‘ื“' ืขืœ ื“' ืžืจื•ื‘ืขื™ืŸ ื“ื‘ืขื™ื ืฉื™ื”ื ืืจื‘ืข ื˜ืคื—ื™ื ื•ืืœื›ืกื•ื ืŸ ืœืืœื›ืกื•ืŸ ืฉืœ ืขื•ืœื. ื•ื”ื›ื™ ืืžืจ ืœืงืžืŸ ื‘ื›ื™ืฆื“ ืžืขื‘ืจื™ืŸ (ืขื™ืจื•ื‘ื™ืŸ ื“ืฃ ื ื•.) ื“ืขื™ืจ ืขื’ื•ืœื” ืžืจื‘ืขื” ื‘ืจื™ื‘ื•ืข ื”ืขื•ืœื ื ื•ืชืŸ ืฆืคื•ื ื” ืœืฆืคื•ืŸ ืขื•ืœื ื•ื“ืจื•ืžื” ืœื“ืจื•ื ืขื•ืœื. ื•ืจ"ืช ื–"ืœ ืคื™ืจืฉ ื“ืœื›ืœ ืฆื“ ื ื•ืชื ื™ืŸ ืืœื›ืกื•ืŸ ื‘ื–ืจื™ืงื” ื•ื‘ื”ืขื‘ืจื” ื•ื›ืŸ ืœืชื—ื•ื ืฉื‘ืช ืœื›ืœ ืฆื“ ืฉื”ื•ืœืš ื ื•ืชื ื™ืŸ ืœื• ืืœืคื™ื ื•ืืœื›ืกื•ื ืŸ. ื•ื‘ื›ืœ ืžืงื•ื ืฉืžื–ื›ื™ืจ ื“' ื’ื‘ื™ ืขืžื•ื“ ืจื—ื‘ ืืจื‘ืขื” ื‘ืขื™ ื”ืŸ ื•ืืœื›ืกื•ื ืŸ ืœื›ืœ ืฆื“ ื“ื”ื™ื™ื ื• ืจื—ื‘ ื—ืžืฉื” ื˜ืคื—ื™ื ื•ื’' ื—ื•ืžืฉื™ื ืขืœ ื—ืžืฉื” ื˜ืคื—ื™ื ื•ื’' ื—ื•ืžืฉื™ื. ืืœื ื“ืœื ืื™ืฆื˜ืจื™ืš ืœื™ื” ืœื”ื–ื›ื™ืจ ื‘ืฉื•ื ืžืงื•ื ืืœื ื”ื“' ื˜ืคื—ื™ื ื“ืžื ื™ื™ื”ื• ื ืคื™ืง ืืœื›ืกื•ื ืŸ. ื•ื’ื‘ื™ ื›ื•ื•ืจืช ื‘ืค"ืง ื“ืฉื‘ืช ื“ืฃ ื—. ื“ื ืงื˜ ืจื—ื‘ื” ืฉืฉื” ืคื˜ื•ืจ ื•ืœื ื ืงื˜ ืจื—ื‘ื” ื“' ื›ืžื• ื‘ื›ืœ ืžืงื•ื ืžืฉื•ื ื“ื‘ื›ืœ ื“ื•ื›ืชื ื“ืื™ื™ืจื™ ื‘ืžืจื•ื‘ืข ืฉืžืขื™ื ืŸ ื”ืŸ ื•ืืœื›ืกื•ื ืŸ. ืื‘ืœ ื›ื•ื•ืจืช ื“ืกืชืžื ืขื’ื•ืœื” ื”ื™ื ืื™ ื”ื•ื™ ื ืงื˜ ืจื—ื‘ื” ื“' ื”ื•ื” ืžืฉืžืข ื“ืœื ื‘ืขื™ ืืœื›ืกื•ืŸ ืฉืื™ืŸ ืœืขื™ื’ื•ืœ ืืœื›ืกื•ืŸ. ื•ืงืฉื” ืœืคื™ืจื•ืฉื• ืžื”ื ื“ืชื ื™ื ื‘ื™ื•ืžื ืคืจืง ื‘' ืฉืขื™ืจื™ (ื™ื•ืžื ื“ืฃ ืกื–.) ืขืฉืจ ืกื•ื›ื•ืช ื•ืฉื ื™ื ืขืฉืจ ืžื™ืœื™ืŸ ื“ืจ"ืž ื•ื›ื•ืœืŸ ืขืœ ื™ื“ื™ ืขื™ืจื•ื‘. ืคื™' ืฉื”ืžื™ืœ ื”ื•ื ืืœืคื™ื ืืžื” ื•ื”ื™ื” ืžื”ืœืš ืข"ื™ ืขื™ืจื•ื‘. ืืœืžื ื“ืชื—ื•ื ืฉื‘ืช ืœื ื”ื•ื™ ืืœื ืืœืคื™ื ืืžื”. ื•ื™"ืœ ื“ื›ื™ ื”ื™ื›ื™ ื“ื‘ื›ืœ ื“ื•ื›ืชื ืงืจื™ ืœืชื—ื•ื ืฉื‘ืช ืืœืคื™ื ืืžื” ืืข"ื’ ื“ื‘ืขื™ ืืœื›ืกื•ืŸ ื”ื›ื™ ื ืžื™ ืงืจื™ ืœื™ื” ื”ืชื ืžื™ืœ. ื•ืžื™ื”ื• ืงืฉื” ืœืคื™' ื“ื‘ื›ืœ ืคื™ืื•ืช ืฉื‘ืช ื™ืœืคื™ื ืŸ ืžืขืจื™ ืœื•ื™ื ื•ื‘ืขืจื™ ืœื•ื™ื ืื™ืŸ ื ื•ืชื ื™ืŸ ืคื™ืื•ืช ืืœื ืœืคื™ืื•ืช ืขื•ืœื ื›ื“ืžื•ื›ื— ืœืงืžืŸ ื‘ื›ื™ืฆื“ ืžืขื‘ืจื™ืŸ (ืขื™ืจื•ื‘ื™ืŸ ื“ืฃ ื ื•:): ื•ื–ื”ื• ืฉืืžืจื• ื”ืขื ื™ ืžืขืจื‘ ื‘ืจื’ืœื™ื• ื•ื›ื•'. ืืžืจ ืจื‘ ื ื—ืžืŸ ืžื—ืœื•ืงืช ื‘ืžืงื•ืžื™. ื“ืจื‘ื™ ืžืื™ืจ ืกื‘ืจ ืขื™ืงืจ ืขื™ืจื•ื‘ ื‘ืคืช ืขื ื™ ืื™ืŸ ืขืฉื™ืจ ืœื ื•ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ืกื‘ืจ ืขื™ืงืจ ืขื™ืจื•ื‘ ื‘ืจื’ืœื™ื• ืื—ื“ ืขื ื™ ื•ืื—ื“ ืขืฉื™ืจ. ืื‘ืœ ื‘ืžืงื•ื ืคืœื•ื ื™ ื“"ื” ืขื ื™ ืื™ืŸ ืขืฉื™ืจ ืœื ืืœืžื ืงืกื‘ืจ ืจ' ืžืื™ืจ ืขื™ืงืจ ืขื™ืจื•ื‘ ื‘ืคืช. ื•ืœื ืืžืจื• ืžืขืจื‘ื™ืŸ ื‘ืคืช ืืœื ืœื”ืงืœ ืขืœ ื”ืขืฉื™ืจ ืžืืŸ ืงืชื ื™ ืœื” ืจ' ื™ื”ื•ื“ื” ืงืชื ื™ ืœื”:
Guemara. Ces deux mille coudรฉes, oรน sont-elles รฉcrites ? Comme on enseignรฉ : "Demeurez chacun ร  sa place", ce sont quatre coudรฉes. "Que nul ne sorte de son lieu", ce sont deux mille coudรฉes. D'oรน ces mesures ? Rav Hisda ร  dit : nous avons appris lieu de lieu, lieu de fuite, fuite de fuite, fuite de frontiรจre, frontiรจre de frontiรจre, frontiรจre de dehors, et dehors de dehors, "vous mesurerez en dehors de la ville". Si l'on exige des carrรฉs, c'est parce qu'il est รฉcrit au sujet du migrash des leviim "ceci sera pour eux", et Rabbi Hanina enseignรฉ : comme ceci ce sera pour vous, tous ceux qui font la chevita de chabbat. De mรชme que lร -bas des cรดtรฉs sont รฉcrits, de mรชme pour chabbat nous exigeons des carrรฉs, afin qu'ils aient des cรดtรฉs. Rav Aha bar Yaakov ร  dit : celui qui transporte quatre coudรฉes dans le domaine public n'est passible que lorsqu'il ร  transportรฉ elles et leur diagonale. Rachi explique : pour le transport, il n'y a pas lieu de leur donner des cรดtรฉs, car le carrรฉ et le cercle n'y ont pas leur place. Chaque fois on lui donne la mesure de la diagonale, et il n'est passible que lorsqu'il ร  transportรฉ cinq coudรฉes et trois cinquiรจmes. Le Rachbam, de mรฉmoire bรฉnie, explique : le transport de quatre coudรฉes dรฉpend aussi du carrรฉ du monde. S'il transporte oรน lance d'est en ouest, oรน du nord au sud, il est passible pour quatre coudรฉes seules. S'il ร  transportรฉ oรน lancรฉ selon la diagonale du monde, de l'angle nord-est ร  l'angle sud-ouest, il n'est passible que pour quatre coudรฉes et leur diagonale. Une colonne dans le domaine public, dont on exige dix de haut et quatre de large, et pour laquelle nous exigeons elles et leur diagonale : c'est lorsque sa diagonale est placรฉe selon la diagonale du monde. Si sa diagonale est placรฉe d'est en ouest et du nord au sud, quatre sur quatre en carrรฉ ne suffisent pas : il faut quatre tefahim et leur diagonale, selon la diagonale du monde. C'est aussi ce que l'on dit plus loin, dans Keitsad me'abrin (Eruvin 56ร ) : une ville ronde, on la carrรฉ selon le carrรฉ du monde ; on donne son nord au nord du monde et son sud au sud du monde. Rabbenou Tam, de mรฉmoire bรฉnie, explique : de chaque cรดtรฉ on donne la diagonale, pour le lancer et pour le transport, et de mรชme pour le tehoum de chabbat : de chaque cรดtรฉ oรน il va, on lui donne deux mille et leur diagonale. Partout oรน l'on mentionne quatre au sujet d'une colonne large de quatre, il faut elles et leur diagonale de chaque cรดtรฉ, c'est-ร -dire une largeur de cinq tefahim et trois cinquiรจmes sur cinq tefahim et trois cinquiรจmes. Il n'est pas nรฉcessaire de mentionner, en aucun endroit, autre chose que les quatre tefahim, car c'est d'eux que sort leur diagonale. Pour la ruche, au premier chapitre de Chabbat 8ร , on prend une largeur de six, et il est exempt ; on ne prend pas une largeur de quatre, comme partout ailleurs. Car partout oรน l'on traite d'un carrรฉ, nous comprenons "elles et leur diagonale". La ruche, en principe ronde : si l'on avait pris une largeur de quatre, on aurait compris qu'elle n'exige pas de diagonale, car un cercle n'a pas de diagonale. Une difficultรฉ demeure selon son explication, du fait de ce que l'on enseignรฉ dans Yoma, au chapitre des deux boucs (Yoma 67a) : dix cabanes et douze milles, selon Rabbi Meir, et toutes au moyen d'un erouv. Explication : le mille vaut deux mille coudรฉes, et il marchait au moyen d'un erouv. On apprend que le tehoum de chabbat se limite ร  deux mille coudรฉes. On peut rรฉpondre : de mรชme que partout on appelle le tehoum de chabbat "deux mille coudรฉes", bien qu'il exige la diagonale, de mรชme lร -bas on l'appelle un mille. Une difficultรฉ demeure toutefois selon cette explication : tous les cรดtรฉs de chabbat, nous les apprenons des villes des leviim, et dans les villes des leviim on ne donne des cรดtรฉs que selon les cรดtรฉs du monde, comme le prouve plus loin Keitsad me'abrin (Eruvin 56b). Et c'est ce qu'ils ont dit : le pauvre fait l'erouv avec ses pieds, etc. Rav Nahman ร  dit : la dispute porte sur "ร  ma place". Rabbi Meir tient : l'essentiel de l'erouv est le pain ; le pauvre, oui ; le riche, non. Rabbi Yehouda tient : l'essentiel de l'erouv est avec les pieds ; le pauvre comme le riche. Pour "tel lieu", tous conviennent : le pauvre, oui ; le riche, non. On apprend que Rabbi Meir tient : l'essentiel de l'erouv est le pain. "Et l'on n'a dit qu'on fait l'erouv avec du pain que pour allรฉger le riche" : qui l'enseigne ? C'est Rabbi Yehouda qui l'enseigne.
ืชื ื™ื ื›ื•ื•ืชื™ื” ื“ืจื‘ ื ื—ืžืŸ ืื—ื“ ืขื ื™ ื•ืื—ื“ ืขืฉื™ืจ ืžืขืจื‘ื™ืŸ ื‘ืคืช. ื•ืœื ื™ืฆื ืขืฉื™ืจ ื—ื•ืฅ ืœืชื—ื•ื ื•ื™ืืžืจ ืฉื‘ื™ืชืชื™ ื‘ืžืงื•ืžื™ ืœืคื™ ืฉืœื ืืžืจื• ืœืขืจื‘ ื‘ืจื’ืœ ืืœื ืœืžื™ ืฉื‘ื ื‘ื“ืจืš ื•ื—ืฉื›ื” ืœื• ื“ื‘ืจื™ ืจ' ืžืื™ืจ ื•ืจ' ื™ื”ื•ื“ื” ืื•ืžืจ ืื—ื“ ืขื ื™ ื•ืื—ื“ ืขืฉื™ืจ ืžืขืจื‘ื™ืŸ ื‘ืจื’ืœ. ื•ื™ืฆื ืขืฉื™ืจ ื—ื•ืฅ ืœืชื—ื•ื ื•ื™ืืžืจ ืชื”ื ืฉื‘ื™ืชืชื™ ื‘ืžืงื•ืžื™ ื•ื–ื”ื• ืขื™ืงืจื• ืฉืœ ืขื™ืจื•ื‘. ื•ื”ืชื™ืจื• ื—ื›ืžื™ื ืœื‘ืขืœ ื”ื‘ื™ืช ืœืฉืœื•ื— ืขื™ืจื•ื‘ื• ื‘ื™ื“ ื‘ื ื• ื‘ื™ื“ ืขื‘ื“ื• ื‘ื™ื“ ืฉืœื•ื—ื• ื‘ืฉื‘ื™ืœ ืœื”ืงืœ ืขืœื™ื•. ื•ื”ืœื›ืชื ื›ืจื‘ ื ื—ืžืŸ ืžื“ืžืชื ื™ ืœื™ื” ืจื‘ ื—ืžื ืœื—ื™ื™ื ื‘ืจ ืจื‘ ืงืžื™ื” ื“ืจื‘ ืื—ื“ ืขื ื™ ื•ืื—ื“ ืขืฉื™ืจ ื•ื"ืœ ืกื™ื™ื ื‘ื” ื ืžื™ ื”ืœื›ื” ื›ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื”:
On enseignรฉ une beraita conforme ร  Rav Nahman. Le pauvre comme le riche font l'erouv avec du pain. Le riche ne sortira pas hors du tehoum pour dire "ma chevita est ร  ma place", parce qu'on n'a dit de faire l'erouv avec les pieds que pour celui qui vient en chemin et pour qui la nuit est tombรฉe. Paroles de Rabbi Meir. Et Rabbi Yehouda dit : le pauvre comme le riche font l'erouv avec les pieds. Le riche sortira hors du tehoum et dira "que ma chevita soit ร  ma place", et c'est lร  l'essentiel de l'erouv. Les sages ont permis au maรฎtre de maison d'envoyer son erouv par la main de son fils, par la main de son serviteur, par la main de son mandataire, afin d'allรฉger pour lui. Et la halakha suit Rav Nahman, du fait que Rav Hama enseignait ร  Hiya bar Rav, devant Rav, "le pauvre comme le riche", et qu'il lui ร  dit : conclus aussi par "la halakha est selon Rabbi Yehouda".
๐Ÿ’ก Explication

Devant Rav, on enseignรฉ la michna "le pauvre comme le riche". Rav fait ajouter : la halakha suit Rabbi Yehouda. Rachi aligne cela sur Rav Nahman : la formule est "ร  ma place".

Le Roch reprend d'abord la mesure des deux mille coudรฉes et la diagonale, puis la dispute de Rav Nahman, puis la beraita. Il conclut que la halakha suit Rav Nahman, en citant l'enseignement devant Rav sous le nom de Rav Hama.

14
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Rabba bar Rav Hanan avait l'habitude de venir d'Artibena ร  Pumbedita.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื”ื•ื” ืืชื™ ืžืืจื˜ื™ื‘ื ื ืจื’ื™ืœ ื“ืืชื™ ื‘ื›ืœ ืฉื‘ืช ืžืืจื˜ื™ื‘ื ื ืœืคื•ืžื‘ื“ื™ืชื ื•ื”ื™ื” ื™ื•ืฉื‘ ืขืจื‘ ืฉื‘ืช ื‘ื‘ื™ืชื• ื•ืื•ืžืจ ืฉื‘ื™ืชืชื™ ื‘ืฆื™ื ืชื ืžืงื•ื ืžืกื•ื™ื ื”ื™ื” ื‘ื™ืŸ ืฉื ื™ ื”ืชื—ื•ืžื™ืŸ:
Il venait d'Artibena. Il avait l'habitude de venir chaque chabbat d'Artibena ร  Pumbedita. La veille de chabbat, il รฉtait assis chez lui et disait "ma chevita est ร  Tsinata". C'รฉtait un lieu dรฉterminรฉ, entre les deux tehoumim.
๐Ÿ’ก Explication

La page ouvre un nouveau cas, qui se poursuit au daf suivant. Rabba bar Rav Hanan va chaque chabbat d'Artibena ร  Pumbedita.

Rachi : la veille, depuis chez lui, il dit "ma chevita est ร  Tsinata", un lieu fixรฉ entre les deux tehoumim.

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Texte hรฉbreu et aramรฉen vocalisรฉ : รฉdition numรฉrique William Davidson du Talmud Koren Noรฉ, via Sefaria (licence CC BY-NC). Traduction franรงaise, notes et schรฉmas : Chiourim BA (licence CC BY 4.0).