Sougya : Le daf achève le balcon de Rabbi Hananya ben Akavya : on creuse un trou de quatre sur quatre, et le bois autour est vu plié puis descendu jusqu'à l'eau. Abaye sépare Rabbi Yehouda, qui ne dit que goud ahit, de Rabbi Hananya, qui ne permet que sur la mer de Tibériade.
Il fixe ensuite les mesures : planche proche du mur, planche dressée, angle, et mortier de quatre amot. La michna de l'aqueduc exige une cloison de dix à l'entrée et à la sortie.
Rabbi Yehouda s'appuie sur le mur d'au-dessus, et les Sages répondent par l'aqueduc d'Avel vers Tzippori. La baraïta des fenêtres mène aux berges : on y pose le seau pour échanger, et la fin du daf réserve l'interdit d'échanger aux domaines de la Torah.
On y creuse quatre sur quatre, et l'on puise.
Suite de Rabbi Hananya ben Akavya. Dans le balcon de quatre amot, on ouvre un trou de quatre tefahim sur quatre.
Rachi : le bois qui reste autour du trou a dix tefahim de chaque côté. On le voit plié vers le bas, cloison suspendue sur l'eau, puis l'on dit goud ahit : elle descend et bouche jusqu'à l'eau. L'eau en face du trou est un domaine privé. Une cloison a au moins dix de hauteur, et au moins quatre de vide entre ses bords.
Abaye lui a dit : peut-être en va-t-il autrement. Jusqu'ici Rabbi Yehouda n'a dit cela, là-bas, que parce qu'il dit : goud ahit mehitsata.
Mais kof ve-goud, non.
Abaye sépare les deux maîtres que Rabba avait réunis. Rabbi Yehouda, sur la citerne entre deux cours, dit goud ahit : le mur est déjà une cloison en haut, on la fait seulement descendre.
Le balcon demande d'abord kof : plier la planche qui est à plat, puis goud : la faire descendre. Rachi : après le pli, elle reste une cloison suspendue. Il faut encore dire goud ahit.
Et jusqu'ici Rabbi Hananya ben Akavya n'a dit cela, là-bas, que pour la mer de Tibériade, puisqu'elle a des berges, et que des villes et des enclos l'entourent. Mais pour les autres eaux, non.
Second écart d'Abaye. Rabbi Hananya n'a permis que la mer de Tibériade. Elle a des oganim, des rebords hauts, et des villes et des karpefot l'entourent.
Rachi : le karmelit est rabbinique, un décret à cause du transport du domaine privé vers le domaine public. Le rebord donne déjà un peu de signe de permission. Une petite réparation suffit, bien que le bassin reste un karpef de plus de deux séa, non clos pour l'habitation.
Abaye a dit : et selon les paroles de Rabbi Hananya ben Akavya, si elle était proche du mur à moins de trois tefahim, il faut que sa longueur soit de quatre amot, et sa largeur de onze et un mashehu.
Cas où le balcon est à moins de trois du mur, sur des saillies. Le mur est déjà une cloison. L'air de moins de trois se joint au trou par lavoud.
Longueur : quatre amot, soit dix tefahim de bois de chaque côté d'un trou de quatre. Ces deux bouts se plient. Largeur : onze et un mashehu. Un tefah et un mashehu font l'entaille du trou vers le mur. Les dix qui restent se plient en face, vers l'eau.
Une fois les bouts pliés, chaque cloison latérale ne revient vers le mur que d'un tefah et un mashehu. Avec le moins de trois, lavoud, cela fait une cloison de quatre.
Si elle était dressée, il faut que sa hauteur soit de dix tefahim, et sa largeur de six tefahim et deux mashehu.
La planche est dressée, sa largeur en face du mur, écartée de quatre. Hauteur dix. Largeur six et deux mashehu : le trou prend quatre, il reste un tefah et un mashehu de chaque bord.
On plie chaque bord vers le mur. Quatre moins un tefah et un mashehu laissent moins de trois : lavoud. La troisième cloison, en face du mur, a quatre pleins. Il ouvre une fenêtre dans son mur et il puise.
Rav Houna, fils de Rav Yehochoua, a dit : si elle se tenait dans un angle, il faut que sa hauteur soit de dix tefahim, et sa largeur de deux tefahim et deux mashehu.
Dans un angle, les deux murs sont déjà des cloisons pour l'eau. La planche n'en fournit que deux. Dressée, hauteur dix, largeur deux et deux mashehu.
Un bord est à moins de trois d'un mur : lavoud, et Rachi compte ici une cloison de cinq et un mashehu. L'autre mur est à quatre de la largeur. On plie vers lui le tefah et le mashehu qui dépassent. Le bord arrive à moins de trois : lavoud. Deux cloisons de quatre.
Mais alors, ce que l'on enseigne, Rabbi Hananya ben Akavya dit : un balcon qui a quatre amot sur quatre amot, on y creuse quatre sur quatre et l'on puise, dans quel cas le trouve-t-on ?
Les cas précédents s'appuient sur un mur. La baraïta exige pourtant un balcon de quatre amot sur quatre amot. Rachi : vingt-quatre tefahim sur vingt-quatre. Où ce cas se présente-t-il ?
Quand il est fait comme un mortier.
Asita : un mortier. Aucun mur proche. Le balcon est sur des pieux, au-dessus de l'eau. Le vide et les quatre cloisons viennent tous de la planche. D'où les quatre amot de côté : dix tefahim à plier de chaque côté d'un trou de quatre.
Michna. Un aqueduc qui traverse une cour : on n'en puise pas le Chabbat, sauf s'ils lui ont fait une cloison haute de dix tefahim à l'entrée et à la sortie.
Rabbi Yehouda dit : le mur qui est au-dessus de lui sera jugé au titre de cloison.
Nouvelle michna. L'aqueduc qui traverse une cour reste un karmelit, même au milieu d'un domaine privé : il continue les eaux du dehors.
Les Sages exigent une cloison de dix, dans les berges, sur toute la largeur, à l'entrée et à la sortie, pour qu'on voie qu'elle est faite pour l'eau. Rabbi Yehouda : le mur de la cour, au-dessus, suffit.
Rabbi Yehouda a dit : un fait, à l'aqueduc d'Avel, d'où l'on puisait sur l'ordre des anciens, le Chabbat. Ils lui ont dit : parce qu'il n'y avait pas en lui la mesure.
Avel est le nom de la ville. L'aqueduc traversait les cours, et l'on puisait en s'appuyant sur le mur suspendu. Rabbi Yehouda reste dans sa logique, comme pour le puits de la michna.
Les Sages : il n'avait pas la mesure d'un karmelit, dix de profondeur ou quatre de largeur. En dessous, l'eau ne fait pas un domaine à part. Dans une cour, elle reste domaine privé. Tossefot : ce récit s'attache à sa parole d'en haut, il n'exige pas une cloison faite pour l'eau.
Guemara. Nos maîtres ont enseigné : s'ils lui ont fait à l'entrée et ne lui ont pas fait à la sortie, s'ils lui ont fait à la sortie et ne lui ont pas fait à l'entrée, on n'en puise pas le Chabbat, sauf s'ils lui ont fait une cloison de dix tefahim à la sortie et à l'entrée.
Rabbi Yehouda dit : le mur qui est au-dessus de lui sera jugé au titre de cloison.
Un seul bout ne suffit pas. À la sortie sans cloison, l'aqueduc reste joint aux eaux du dehors, et le tout est karmelit. Les deux cloisons le font commencer dans cette cour.
Le Roch ajoute : la cloison doit être enfoncée dans l'eau, comme celle du puits, pour séparer les eaux du dedans et celles du dehors. La suite du Roch mène jusqu'au psak sur l'échange, entre le Rif et le Raz HaLevi.
Rabbi Yehouda a dit : un fait, à l'aqueduc qui venait d'Avel à Tzippori, et l'on en puisait le Chabbat sur l'ordre des anciens.
La baraïta précise le trajet : d'Avel à Tzippori. On puisait sur l'ordre des anciens, sans cloison ajoutée.
Ils lui ont dit : de là, une preuve ? Parce qu'elle n'était pas profonde de dix tefahim, et sa largeur de quatre.
L'aqueduc d'Avel n'avait pas la mesure d'un domaine à part. Rachi lit les deux manques : ou bien moins de dix de profondeur, ou bien moins de quatre de largeur. En dessous de quatre, cela ne compte pas comme un domaine pour soi.
On enseigne dans une autre baraïta : un aqueduc qui passe entre les fenêtres. Moins de trois : on descend un seau et l'on puise.
Trois : on ne descend pas un seau et l'on ne puise pas. Rabban Chimon ben Gamliel dit : moins de quatre, on descend un seau et l'on puise.
Quatre : on ne descend pas un seau et l'on ne puise pas.
L'aqueduc passe entre des fenêtres, vers un mavoi ou une cour, des maisons sur ses deux bords. On descend le seau depuis la fenêtre.
Les Sages coupent à trois. Rabban Chimon ben Gamliel coupe à quatre. Rachi : la guemara va dire de quoi est cette mesure.
De quoi s'agit-il ? Si tu dis : de l'aqueduc lui-même.
Mais alors, ceci : quand Rav Dimi est venu, il a dit que Rabbi Yo'hanan a dit : un karmelit ne descend pas en dessous de quatre.
Première lecture : trois et quatre seraient la largeur de l'aqueduc. Le premier tanna appellerait karmelit une largeur de trois, et l'on n'en puiserait pas vers le domaine privé.
Rav Dimi au nom de Rabbi Yo'hanan : un karmelit a au moins quatre. La phrase s'arrête ici. Le segment suivant demande si cet enseignement est une discussion de tannaïm.
Dirons-nous qu'il a énoncé son enseignement selon une discussion de tannaïm ?
Si les Sages de la baraïta appellent karmelit une largeur de trois, l'enseignement de Rav Dimi, le minimum de quatre, serait l'objet d'une discussion de tannaïm, et non une halakha unanime.
Mais des berges, et pour échanger.
La guemara quitte la largeur de l'aqueduc. L'aqueduc a déjà la mesure d'un karmelit. Trois ou quatre visent ses agapim, les berges hautes, et l'acte d'échanger le seau.
Berge de moins de trois : makom patour, lieu exempt. On pose le seau vide sur la berge, on l'échange vers l'aqueduc, on le remplit, on le repose sur la berge, on l'échange vers le domaine privé. À trois, les Sages : la berge est un domaine à part. Elle ne s'annule plus d'aucun des deux côtés.
Or quand Rav Dimi est venu, il a dit que Rabbi Yo'hanan a dit : un endroit qui n'a pas quatre sur quatre, il est permis aux gens du domaine privé et aux gens du domaine public d'y ajuster leur charge sur l'épaule, à condition qu'ils n'échangent pas.
Difficulté. Rav Dimi au nom de Rabbi Yo'hanan : moins de quatre sur quatre est un lieu exempt. Les gens du domaine privé et ceux du domaine public peuvent y ajuster leur charge. Ils ne peuvent pas échanger un objet de l'un à l'autre par ce lieu.
Comment le seau passerait-il alors de la fenêtre à l'aqueduc par les berges ? Le Roch, sur ce segment, reprend d'abord les règles de la fenêtre et du mur entre deux cours, puis il fixe : l'interdit d'échanger vise les domaines de la Torah.
Là-bas, ce sont des domaines de la Torah.
Réponse, coupée à la virgule. Là-bas, Rav Dimi parle du domaine privé et du domaine public : sortir de l'un à l'autre est un interdit de la Torah. Le faire par un lieu exempt reste donc grave.
Du karmelit au domaine privé, les domaines sont rabbiniques : on échange par le lieu exempt. Rachi ajoute : près de domaines de la Torah, qui comptent, moins de quatre attenant s'annule auprès d'eux. Auprès d'un karmelit, dès une largeur de trois, cela ne s'annule plus. La suite du daf dira : ici, des domaines rabbiniques.
Texte hébreu et araméen vocalisé : édition numérique William Davidson du Talmud Koren Noé, via Sefaria (licence CC BY-NC). Traduction française, notes et schémas : Chiourim BA (licence CC BY 4.0).