Shabbat 157b โ€” Boucher, mesurer, nouer le Chabbat ; Oulla et Rabba bar Rav Houna ; fin du traitรฉ

Shabbat 157b

Sougya : Dernier amud du traitรฉ Chabbat. La michna achรจve le rรฉcit de Rabbi Yehouda : un mort gisait dans un passage รฉtroit (hilket) entre deux maisons, sous une cuve fendue ; pour protรฉger la maison de l'impuretรฉ, on boucha la fenรชtre avec un rรฉcipient d'argile et on attacha un tesson ร  un jonc pour mesurer la fente.

On en dรฉduit que l'on peut boucher, mesurer et nouer le Chabbat. La Guemara rapporte qu'Oulla vit Rabba bar Rav Houna mesurer l'eau de sa cuve et objecta que seule la mesure de mitsva est permise ; Rabba rรฉpondit qu'il ne faisait que s'occuper sans intention.

Le Ben Yehoyada commente ce dialogue et conclut par une allusion sur les lettres qui ouvrent et ferment le traitรฉ.

Le hilket entre deux maisons : ce que firent les Sages Maison A Maison B hilket (passage รฉtroit) guiguit fendue (couverture) la fente a-t-elle 1 tefah ? gomi (jonc) + mekida (tesson large d'un tefah) le mort fenรชtre bouchรฉe par un tefiah (argile, dos vers le hilket : ne reรงoit pas l'impuretรฉ par le dos) ouverture vers l'autre cรดtรฉ Si la fente n'a pas 1 tefah, le hilket est un ohel fermรฉ : l'impuretรฉ passe par la fenรชtre dans la maison.
Le rรฉcit de la michna : le mort dans le hilket, la guiguit fendue au-dessus, la fenรชtre bouchรฉe et la mekida attachรฉe au gomi pour mesurer la fente.
Ce que l'on apprend du rรฉcit : trois actes permis le Chabbat Michna (Rabbi Yehouda) u-mi-divreihem lamadnou Pokkekin on bouche La fenรชtre avec le tefiah Tossefot : permis mรชme sans besoin de mitsva (126b) Modedin on mesure La fente : 1 tefah ou non ? Permis pour une mesure de mitsva (tahara) Kochrin on noue La mekida au gomi Rachi : le gomi sรจche et se rompt : nล“ud non durable
Les trois permissions que la michna tire du rรฉcit : boucher, mesurer, nouer, avec la prรฉcision de Rachi et de Tossefot pour chacune.
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ื•ื’ื™ื’ื™ืช ืกื“ื•ืงื” ืžื•ื ื—ืช ืขืœ ื’ื‘ืŸ. ื•ืคืงืงื• ืืช ื”ืžืื•ืจ ื‘ื˜ืคื™ื—, ื•ืงืฉืจื• ืืช ื”ืžืงื™ื“ื” ื‘ื’ืžื™ ืœื™ื“ืข ืื ื™ืฉ ืฉื ื‘ื’ื™ื’ื™ืช ืคื•ืชื— ื˜ืคื— ืื ืœืื•.

et une cuve (guiguit) fendue รฉtait posรฉe au-dessus d'eux. Ils bouchรจrent la fenรชtre avec une cruche (tefiah), et attachรจrent la mekida (tesson) avec un jonc (gomi), pour savoir s'il y a dans la cuve une ouverture d'un tefah ou non.

๐Ÿ“œ Rachi (3)
ื•ื’ื™ื’ื™ืช ืกื“ื•ืงื” ืžื•ื ื—ืช ืขืœ ื’ื‘ื™ื• ื•ื”ืžืช ืžื•ื˜ืœ ื‘ื”ื™ืœืงื˜ื™ ืชื—ืช ื”ื’ื™ื’ื™ืช [ื›ื ื’ื“] ื”ืกื“ืง ื•ืœืคื ื™ ืžื•ืช ื”ืžืช ืคืงืงื• ื‘ืฉื‘ืช ื”ืžืื•ืจ ื‘ื˜ืคื™ื— ืฉืžื ืื™ืŸ ื‘ืกื“ืง ื”ื’ื™ื’ื™ืช ืคื•ืชื— ื˜ืคื— ื•ื ืžืฆื ื”ืžืช ืžื•ื˜ืœ ื‘ืื”ืœ ืฉืื™ืŸ ืœื• ืžืงื•ื ืœืฆืืช ื“ืจืš ืžืขืœื” ื•ื—ื•ืจ ืฉื‘ื™ืŸ ืฉื ื™ ื‘ืชื™ื ืžื›ื ื™ืก ืืช ื”ื˜ื•ืžืื” ืœืฆื“ ืฉื ื™ ื‘ืžืœื ืื’ืจื•ืฃ ืœืคื™ื›ืš ืกืชืžื•ื”ื• ื‘ื›ืœื™ ื—ืจืก ื•ื’ื‘ื• ื›ื ื’ื“ ื”ื”ื™ืœืงื˜ ื•ื›ืœื™ ื—ืจืก ืื™ื ื• ืžื˜ืžื ืžื’ื‘ื• ื•ื—ื•ืฆืฅ:
Et une cuve fendue รฉtait posรฉe au-dessus de lui : le mort gisait dans le hilket, sous la cuve, [face ร ] la fente. Avant que le mourant ne meure, on boucha le Chabbat la fenรชtre avec le tefiah, de crainte que la fente de la cuve n'ait pas une ouverture d'un tefah ; le mort se trouverait alors gisant dans un ohel (tente) qui n'a pas de lieu pour que [l'impuretรฉ] sorte par le haut, et le trou entre les deux maisons fait entrer l'impuretรฉ de l'autre cรดtรฉ s'il a la mesure d'un poing. C'est pourquoi on le boucha avec un rรฉcipient d'argile, le dos tournรฉ vers le hilket ; or un rรฉcipient d'argile ne devient pas impur par son dos, et il fait sรฉparation.
ื•ืงืฉืจื• ืžืงื™ื“ื” ืฉื”ื™ื ืจื—ื‘ื” ื˜ืคื—:
Et ils attachรจrent la mekida : qui est large d'un tefah.
ื‘ื’ืžื™ ืœื™ื“ืข ืื ืชื›ื ืก ื‘ืกื“ืง ื”ื’ื™ื’ื™ืช ื•ื‘ืžืกื›ืช ืื”ืœื•ืช (ืค"ื™) ืฉื ื™ื ื• (ื“ืื™ืŸ) ื—ื™ืœื•ืง ื‘ืืจื•ื‘ื” ืฉื‘ืชื•ืš ื”ื‘ื™ืช ื•ื˜ื•ืžืื” ืžืงืฆืชื” ื›ื ื’ื“ ืืจื•ื‘ื” ื•ืžืงืฆืชื” ื‘ืชื•ืš ื”ื‘ื™ืช ื‘ื™ืŸ ื™ืฉ ื‘ืืจื•ื‘ื” ืคื•ืชื— ื˜ืคื— ืœืื™ืŸ ื‘ืืจื•ื‘ื” ืคื•ืชื— ื˜ืคื— ื•ืื ื™ ืœื ื™ื›ื•ืœืชื™ ืœื”ื‘ื™ืŸ ื‘ื• ื•ืœื”ื›ื™ ื ืงื˜ ื’ืžื™ ืฉืจืื•ื™ ืœืžืื›ืœ ื‘ื”ืžื” ื•ืœื ืžื™ื‘ื˜ืœ ืœื™ื” ืœื”ื™ื•ืช ืงืฉืจ ืฉืœ ืงื™ื™ืžื ื“ืžื ืชืง ื›ืฉื™ื‘ืฉ:
Avec un jonc, pour savoir : si elle entre dans la fente de la cuve. Dans le traitรฉ Ohalot (chapitre 10), nous avons appris qu'il n'y a (pas de) distinction, pour une lucarne ร  l'intรฉrieur de la maison lorsque l'impuretรฉ est en partie face ร  la lucarne et en partie ร  l'intรฉrieur de la maison, entre une lucarne qui a une ouverture d'un tefah et une lucarne qui n'en a pas ; et moi, je n'ai pas pu le comprendre. Il a mentionnรฉ un jonc parce qu'il est propre ร  la nourriture du bรฉtail : on ne l'annule pas [de cet usage] pour en faire un nล“ud durable, car il se rompt quand il sรจche.
๐Ÿ’ก Explication

Fin de la michna (commencรฉe en 157a). Rabbi Yehouda raconte un fait : un mort gisait dans un hilket, passage รฉtroit entre deux maisons, couvert d'une guiguit (cuve retournรฉe) fendue. Si la fente mesure un tefah sur un tefah, l'impuretรฉ sort par le haut ; sinon le hilket forme un ohel fermรฉ, et l'impuretรฉ pรฉnรจtre dans la maison par l'ouverture qui les relie.

D'oรน trois gestes faits le Chabbat : boucher la fenรชtre avec un tefiah (rรฉcipient d'argile, qui ne reรงoit pas l'impuretรฉ par son dos extรฉrieur) ; mesurer la fente avec une mekida large d'un tefah ; nouer la mekida ร  un gomi. Rachi prรฉcise que ce nล“ud n'est pas un kecher chel kayama (nล“ud durable) : le jonc reste destinรฉ au bรฉtail et casse en sรฉchant.

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ื•ืžื“ื‘ืจื™ื”ื ืœืžื“ื ื• ืฉืคื•ืงืงื™ืŸ ื•ืžื•ื“ื“ื™ืŸ ื•ืงื•ืฉืจื™ืŸ ื‘ืฉื‘ืช. ืขื•ืœื ืื™ืงืœืข ืœื‘ื™ ืจื™ืฉ ื’ืœื•ืชื. ื—ื–ื™ื™ื” ืœืจื‘ื” ื‘ืจ ืจื‘ ื”ื•ื ื ื“ื™ืชื™ื‘ ื‘ืื•ื•ื ื ื“ืžื™ื ื•ืงื ืžืฉื— ืœื™ื”. ืืžืจ ืœื™ื”: ืื™ืžืจ ื“ืืžืจื™ ืจื‘ื ืŸ ืžื“ื™ื“ื” ื“ืžืฆื•ื”, ื“ืœืื• ืžืฆื•ื” ืžื™ ืืžื•ืจ? ืืžืจ ืœื™ื”: ืžืชืขืกืง ื‘ืขืœืžื ืื ื.

Et de leurs paroles nous avons appris que l'on bouche, que l'on mesure et que l'on noue le Chabbat. Oulla arriva ร  la maison de l'Exilarque (Rech Galouta).

Il vit Rabba bar Rav Houna assis dans une cuve (avna) d'eau et qui la mesurait. Il lui dit : admettons que les Sages aient parlรฉ d'une mesure de mitsva ; [une mesure] qui n'est pas de mitsva, l'ont-ils dite ?

Il lui dit : je ne fais que m'occuper sans intention (mitassek).

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ื‘ืื•ื•ื ื ื‘ื’ื™ื’ื™ืช ืžืœืื” ืžื™ื:
Be-avna : dans une cuve pleine d'eau.
ืžืชืขืกืง ืฉืœื ืœืฆื•ืจืš ืืœื ืœืื™ืขืกื•ืงื™ ื‘ืขืœืžื:
Mitassek : sans besoin, seulement pour s'occuper.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (2)
ื‘ืื•ื•ื ื ื“ืžื™ื ืืžื‘ื˜ื™ ืฉืœ ืžื™ื ื•ื›ืš ืคื™ืจืฉ ื‘ืขืจื•ืš:
Be-avna de-maya : une baignoire d'eau ; c'est ainsi que l'a expliquรฉ le Aroukh.
ืžื“ื™ื“ื” ื“ืžืฆื•ื” ื“ืœืื• ื“ืžืฆื•ื” ืžื™ ืืžื•ืจ ื›ื•' ื‘ืคืงื™ืงื” ืœื ื‘ืขื™ื ืŸ ืฉืœ ืžืฆื•ื” ื›ื“ืคื™ืจืฉ' ืœืขื™ืœ ื‘ืฉื™ืœื”ื™ ื›ืœ ื”ื›ืœื™ื (ืฉื‘ืช ื“ืฃ ืงื›ื•:) ืืœื ื“ื•ื•ืงื ื‘ืžื“ื™ื“ื” ื‘ืขื™ื ืŸ ืฉืœ ืžืฆื•ื”:
Une mesure de mitsva ; une qui n'est pas de mitsva, l'a-t-on dite ? etc. : pour boucher, nous n'exigeons pas [un acte] de mitsva, comme on l'a expliquรฉ plus haut ร  la fin du chapitre Kol ha-kelim (Chabbat 126b) ; c'est seulement pour mesurer que nous exigeons [une mesure] de mitsva.
๐Ÿช” Ben Yehoyada (4)
ืขื•ืœื ืืงืœืข ืœื‘ื™ ืจื™ืฉ ื’ืœื•ืชื. ื™ืฉ ืœื”ืงืฉื•ืช ืœืžืื™ ืืฆื˜ืจื™ืš ื”ืฉ"ืก ืœืœืžื“ื ื• ื“ืืงืœืข ืœื‘ื™ ืจื™ืฉ ื’ืœื•ืชื, ื•ื”ื•ื” ืœื™ื” ืœืžื™ืžืจ ืขื•ืœื ื—ื–ื™ื™ื” ืœืจื‘ื” ื•ื›ื•'? ื•ื ืจืื” ืœื™ ื‘ืก"ื“ ื“ื‘ืœืื• ื”ื›ื™ ื™ืฉ ืœื”ืงืฉื•ืช ืื™ืš ื—ืฉื“ ืขื•ืœื ืœืจื‘ื” ืฉื”ื™ื” ืื“ื ื’ื“ื•ืœ ื‘ืชื•ืจื” ืฉื™ืขืฉื” ื“ื‘ืจ ืฉืœื ื›ื“ื™ืŸ? ื•ื”ื™ื” ืœื• ืœื“ื•ืŸ ืžื“ืขืชื• ื“ืžืชืขืกืง ื‘ืขืœืžื ื”ื•ื”! ืœื›ืš ืืฉืžื•ืขื™ื ืŸ ื”ืฉ"ืก ื“ืจืื”ื• ื‘ื‘ื™ืช ืจื™ืฉ ื’ืœื•ืชื ืฉืฉื ื ืžืฆืื™ื ื‘ื ื™ ืื“ื ื”ืจื‘ื”, ื•ื—ืฉืฉ ืฉืžื ื”ื ื™ืœืžื“ื• ื”ื™ืชืจ ื‘ืžื“ื™ื“ื” ื“ืœืื• ืžืฆื•ื”, ื“ืื™ืŸ ื™ื•ื“ืขื™ืŸ ืฉื”ื•ื ืžืชืขืกืง ื‘ืขืœืžื, ืœื›ืš ื”ื•ืฆืจืš ืœืขืจืขืจ ืขืœื™ื• ื›ื“ื™ ืฉื™ืฉื™ื‘ ืœื• ื”ืืžืช ื•ื‘ื–ื” ืœื ื™ื˜ืขื• ื”ืจื•ืื™ืŸ, ื•ืื™ืŸ ื”ื›ื™ ื ืžื™ ืื ื”ื™ื” ืจื•ืื”ื• ื‘ื‘ื™ืชื• ืœื‘ื“ื• ืœื ื”ื™ื” ืžืงืฉื” ืœื• ื›ืœื•ื, ื›ื™ ื”ื™ื” ื“ืŸ ื”ื“ื‘ืจ ื›ืžื• ืฉื”ื™ื” ืฉื”ื•ื ืžืชืขืกืง ื‘ืขืœืžื.
Oulla arriva chez l'Exilarque. Il y a lieu de demander : pourquoi le Chass avait-il besoin de nous apprendre qu'il arriva chez l'Exilarque ? Il aurait dรป dire : Oulla vit Rabba, etc. Il me semble, avec l'aide du Ciel, qu'il y a de toute faรงon une difficultรฉ : comment Oulla a-t-il soupรงonnรฉ Rabba, qui รฉtait grand en Torah, de faire une chose contraire ร  la loi ? Il aurait dรป juger de lui-mรชme qu'il ne faisait que s'occuper sans intention ! C'est pourquoi le Chass nous apprend qu'il le vit dans la maison de l'Exilarque, oรน se trouvent beaucoup de gens ; il craignit qu'ils n'en tirent une permission pour une mesure qui n'est pas de mitsva, car ils ne savent pas qu'il ne fait que s'occuper sans intention. Il dut donc le contester, afin que Rabba lui rรฉponde la vรฉritรฉ, et ainsi ceux qui voyaient ne se tromperaient pas. De fait, s'il l'avait vu seul dans sa maison, il ne lui aurait rien objectรฉ, car il aurait jugรฉ la chose telle qu'elle รฉtait : il ne faisait que s'occuper sans intention.
ื“ื™ืชื™ื‘ ื‘ืื•ื ื ื“ืžื™ื. ื”ืชื•ืกืคื•ืช ืคื™ืจืฉื• 'ืืžื‘ื˜ื™' ื›ื™ ื›ืŸ ื”ื•ื ืžืฉืžืขื•ืช 'ืื•ื•ื ื' ืืš ืจืฉ"ื™ ื–"ืœ ื ื“ ืžืคื™ืจื•ืฉ ื–ื” ื•ืคื™ืจืฉ 'ื’ื™ื’ื™ืช' ืžืฉื•ื ื“ืืžื‘ื˜ื™ ื ื—ืฉืช, ื•ื“ืจื›ืŸ ืœื™ืชืŸ ื‘ืชื•ื›ื• ืžื™ื, ื•ืื™ืŸ ืจื•ื—ืฆื™ื ื‘ื• ืืœื ื‘ื—ืžื™ืŸ, ื•ื‘ืฉื‘ืช ืœื™ืฉื‘ ื›ืœ ื’ื•ืคื• ื‘ืžื™ื ื—ืžื™ืŸ, ื•ืืคื™ืœื• ืื ื ืืžืจ ืฉื”ื™ื” ื‘ืคืขื ื”ื”ื™ื ืžื™ื ืงืจื™ื ืื• ืฉืœื ื”ื™ื” ื ื•ืชืŸ ื›ืœ ื’ื•ืคื• ื‘ืžื™ื ืขื ื›ืœ ื–ื” ื”ื™ื” ืœื• ืœื—ื•ืฉ ืžืคื ื™ ื”ืจื•ืื™ืŸ, ืžืื—ืจ ืฉื”ื›ืœ ื™ื•ื“ืขื™ืŸ ื“ืจืš ื”ืืžื‘ื˜ื™ ื‘ืžื™ื ื—ืžื™ืŸ ื•ื“ืจืš ืื– ื™ื•ืฉื‘ ื‘ื• ืจื•ื—ืฅ ื›ืœ ื’ื•ืคื•, ื•ืžื™ ื™ื•ื“ืข ืฉืœื ืจื—ืฅ ื›ืœ ื’ื•ืคื• ื‘ื•, ืœื›ืš ืคื™ืจืฉ ื’ื™ื’ื™ืช ืฉื”ื™ื ืฉืœ ื—ืจืก ื•ืื™ืŸ ืžื ื™ื—ื™ืŸ ื‘ื” ืืœื ืžื™ื ืงืจื™ื ืœืฆื•ืจืš ืฉื™ืžื•ืฉ ื•ืื™ื ื• ืžืงื•ื ืจื—ื™ืฆืช ื’ื•ืคื™ื.
Assis dans un avna d'eau. Les Tossefot ont expliquรฉ 'baignoire', car tel est le sens de 'avna' ; mais Rachi s'est รฉcartรฉ de cette explication et a expliquรฉ 'cuve' (guiguit). En effet, une baignoire est de cuivre ; on a coutume d'y mettre de l'eau et on ne s'y lave qu'ร  l'eau chaude, et [il est interdit] le Chabbat de plonger tout son corps dans l'eau chaude. Et mรชme si l'on disait que cette fois-lร  l'eau รฉtait froide, ou qu'il n'y plongeait pas tout son corps, il aurait tout de mรชme du se soucier de ceux qui voient, puisque tous connaissent l'usage de la baignoire avec de l'eau chaude, et que celui qui s'y assoit y lave tout son corps ; qui sait qu'il n'y a pas lavรฉ tout son corps ? C'est pourquoi il a expliquรฉ 'cuve' : elle est d'argile, on n'y met que de l'eau froide pour l'usage courant, et ce n'est pas un lieu oรน l'on lave les corps.
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Pour une [mesure] qui n'est pas de mitsva, l'a-t-on dit ? Difficultรฉ : peut-รชtre รฉtait-ce une mesure de mitsva. Par exemple, un aliment interdit est tombรฉ dans l'eau de cette cuve et y est restรฉ vingt-quatre heures, de sorte qu'il est considรฉrรฉ comme macรฉrรฉ (kavouch) ; on a pris de cette eau et on l'a mise dans une marmite ; il veut mesurer pour en connaรฎtre la quantitรฉ et savoir s'il y a soixante fois contre l'interdit tombรฉ lร , la quantitรฉ de l'interdit lui รฉtant connue ; cette eau a รฉtรฉ mise la veille du Chabbat dans la marmite et n'a pas encore รฉtรฉ consommรฉe, et il a besoin de cette information le Chabbat : ce serait alors une mesure de mitsva ! On ne peut pas rรฉpondre : puisqu'il รฉtait assis dans la cuve, s'il faisait une mesure de mitsva il รฉtait forcรฉment nu, car on ne peut se tenir dans l'eau avec sa tunique ร  cause du lavage (kibbous) ; et comment accomplirait-il une chose de mitsva en รฉtant nu ? Cette rรฉponse est irrecevable, car c'est une michna explicite : la femme prรฉlรจve sa hala en รฉtant nue, et c'est ainsi que tranche le Choulhan Aroukh (siman 328). On n'a interdit de prรฉlever la terouma nu qu'ร  cause de la bรฉnรฉdiction ; de mรชme pour la chehita, on l'a interdit ร  cause de la bรฉnรฉdiction ; mais l'accomplissement d'une mitsva seule peut se faire nu. ร€ plus forte raison ici, oรน il y รฉtait contraint : il semble qu'il ne pouvait mesurer correctement qu'assis dans la cuve, et il devait s'asseoir nu dans l'eau le Chabbat. Il me semble, avec l'aide du Ciel : [Oulla] le vit mesurer seulement le haut, en longueur et en largeur, sans mesurer la profondeur. Or c'รฉtait une cuve qui va en se rรฉtrรฉcissant de son bord ร  son fond, et qui demande une mesure importante de tout son volume pour en connaรฎtre la quantitรฉ ; ร  quoi servirait une mesure du haut seulement ? Il en conclut donc qu'il ne mesurait pas pour connaรฎtre la quantitรฉ d'eau en vue d'une mitsva d'interdit et de permis.
ืืžืจ ืœื™ื” ืžืชืขืกืง ื‘ืขืœืžื ืื ื. ื™ืฉ ืœื”ืงืฉื•ืช ืื™ืฉ ืงื“ื•ืฉ ื-ืœื”ื™ื ื›ืจื‘ื” ื‘ืจ ืจื‘ ื”ื•ื ื ืื™ืš ื™ืชืขืกืง ื‘ื™ื•ื ืฉื‘ืช ืงื•ื“ืฉ ื‘ืขืกืง ืฉืœื ืœืฆื•ืจืš! ื“ื”ื ืžืกืชืžื ื”ื™ื” ืžื•ื“ื“ ื‘ืื™ื–ื” ื›ืœื™ ืฉื‘ื™ื“ื•, ื•ืงื™ื™ืžื ืœืŸ ืื™ืŸ ื›ืœื™ ืฉืœ ื”ื™ืชืจ ื ื™ื˜ืœ ื‘ืฉื‘ืช ืืœื ืœืฆื•ืจืš ื—ื•ืฅ ืžืŸ ืื•ื›ืœื™ืŸ ื•ืกืคืจื™ื ื›ื ื–ื›ืจ ื‘ืฉื•ืœื—ืŸ ืขืจื•ืš, ื•ืืคื™ืœื• ืื ื ืืžืจ ืฉื”ื™ื” ืžื•ื“ื“ ื‘ืืฆื‘ืขื•ืชื™ื• ืื• ื‘ื“ื‘ืจ ืฉื”ื•ื ืื•ื›ืœ, ืขื ื›ืœ ื–ื” ืื™ืš ื™ืชื›ืŸ ืฉื™ืื‘ื“ ืจื’ืขื™ ื”ื–ืžืŸ ืฉืœ ืฉื‘ืช ืงื•ื“ืฉ ืขืœ ืžื’ืŸ? ื•ื ืจืื” ืœื™ ื‘ืก"ื“ ื›ื™ ื”ื•ื ื”ื™ื” ื™ื•ืฉื‘ ื‘ื’ื™ื’ื™ืช ืžืœืื” ืžื™ื ื›ื“ื™ ืœื”ืงืจ ืฉื”ื™ื” ืฆืจื™ืš ืœื›ืš ืžืจื•ื‘ ื”ื—ื•ื ืฉื’ื ื–ื” ื”ื•ื ืขื•ื ื’ ืฉื‘ืช, ื•ืœื”ื™ื•ืชื• ื™ื•ืฉื‘ ืขืจื•ื ื‘ืชื•ืš ื”ืžื™ื ืฉื”ื™ื• ืฆืœื•ืœื™ืŸ ืœื ื”ื™ื” ืืคืฉืจ ืฉื™ืขืกื•ืง ื‘ืชื•ืจื” ืืคื™ืœื• ื‘ื”ืจื”ื•ืจ, ื•ื”ื•ื ืื™ื ื• ืจื•ืฆื” ืœื™ืฉื‘ ื‘ืžื™ื ื‘ื˜ืœ ืœื’ืžืจื™ ื•ื—ื•ืฉืฉ ืคืŸ ื™ืขื‘ื•ืจ ื‘ืœื‘ื• ื”ืจื”ื•ืจื™ื ืฉืœ ื—ื•ืœ, ืœื›ืš ื”ื•ื›ืจื— ืœื”ื™ื•ืช ืžืชืขืกืง ื‘ืขืœืžื ื‘ืžื“ื™ื“ื” ืฉืื™ื ื” ืฆืจื™ื›ื” ื›ื“ื™ ืฉื™ืคื ื” ืœื‘ื• ืœื–ืืช ืขื“ ืฉื™ืขื‘ื•ืจ ื–ืžืŸ ื™ืฉื™ื‘ืชื• ื‘ืžื™ื ืฉื. ื•ื‘ื–ื” ื™ื•ื‘ืŸ ื‘ืก"ื“ ื˜ืขื ืœืคื™ืจื•ืฉ ืจืฉ"ื™ ืฉืคื™ืจืฉ 'ื’ื™ื’ื™ืช ืžืœืื” ืžื™ื' ื•ืœื ื›ืชื‘ 'ื’ื™ื’ื™ืช ืฉืœ ืžื™ื', ืœืจืžื•ื– ืฉื™ืฉื™ื‘ืชื• ืฉื ื”ื™ื” ืœื• ื‘ื” ืฆื•ืจืš ื›ื“ื™ ืœื™ืฉื‘ ืชื•ืš ื”ืžื™ื ืฉื”ื•ื ืœื”ืงืจ, ื•ืขื•ื“ ืืžืจืชื™ ื˜ืขื ืื—ืจ ืœืžื” ืฉื›ืชื‘ ืจืฉ"ื™ 'ืžืœืื” ืžื™ื' ื“ื™ื™ืง ืœื” ืžืžื” ืฉื›ืชื•ื‘ ื•ืงื ืžืฉื— 'ืœื™ื”' ื•ืœื ืืžืจ ืžืฉื— 'ืœื”' ื“ื”ื•ื” ืžืฉืžืข ืขืœ ื”ื’ื™ื’ื™ืช. ื•ืขื“ื™ื™ืŸ ื™ืฉ ืœื”ืงืฉื•ืช ื“ืงื“ื•ืง ืงื˜ืŸ ื‘ืื•ืžืจื• ืื ื ื“ื ืจืื” ืœืฉื•ืŸ ื™ืชืจ? ื•ื ืจืื” ืœื™ ื‘ืก"ื“ ื“ืจืฆื•ื ื• ืœื•ืžืจ ื“ืืฃ ืขืœ ืคื™ ืฉืขืกืง ื–ื” ืœืขืช ืขืชื” ื”ื•ื ืœื‘ื˜ืœื” ืขื ื›ืœ ื–ื” ื ื—ืฉื‘ ืœื’ื‘ื™ ื“ื™ื“ื™ ืฆื•ืจืš ืžืฆื•ื”, ื›ื™ ื™ื•ืขื™ืœ ืœื”ื™ื•ืช ืื ื™ ืจื’ื™ืœ ื‘ื–ื” ืœืขืกื•ืง ื‘ื• ื›ืฉื™ื–ื“ืžืŸ ืื™ื–ื” ื”ื•ืจืื” ืฉืœ ื“ื™ืŸ ืœืคื ื™, ื›ื™ ืื™ืŸ ืื ื™ ื‘ืขืœ ืžืœืื›ื” ืฉื™ืฆื˜ืจืš ืœื™ ื“ื‘ืจ ื–ื” ื‘ืฉื‘ื™ืœ ืžืœืื›ื” ื“ื—ื•ืœื™ืŸ, ื•ื‘ื ืœืจืžื•ื– ื’ื ื›ืŸ ืœืคื™ ื“ืจื›ื• ื”ืชื ืฆืœื•ืช ืขืœ ืืฉืจ ืœื ื—ืฉ ืœืžืจืื™ืช ื”ืขื™ืŸ ืฉืœ ื”ืจื•ืื™ืŸ, ื•ื”ื•ื ื“ื”ืจื•ืื” ืื•ืชื• ื•ื“ืื™ ืœื ื™ื—ืฉื•ื‘ ืฉืื ื™ ืžื•ื“ื“ ืฉืœื ืœืฆื•ืจืš ืžืฆื•ื”, ื›ื™ ื”ื›ืœ ื™ื•ื“ืขื™ืŸ ืฉืื ื™ ื—ื›ื ื‘ืขืœ ื”ื•ืจืื” ื•ืื™ืŸ ืœื™ ืขืกืง ื‘ื“ื‘ืจื™ื ื‘ืฆื•ืจืš ื—ื•ืœ, ืืœื ื›ืœ ืขืกืงื™ ื”ื•ื ื‘ืฆื•ืจืš ืžืฆื•ื”. ื•ืขืœ ื“ืจืš ื”ืžื•ืกืจ ื ืจืื” ืœื™ ื‘ืก"ื“ ื“ื’ื•ืคื• ืฉืœ ืื“ื ื ืงืจื 'ืขื•ืœื' ื•ื›ืžื• ืฉืืžืจื• ื‘ืชื™ืงื•ื ื™ื ืขืœ ืžืืžืจ ื ื™ื—ื ืœืš ื“ืื—ืจื‘ื™ื” ืœืขืœืžื ื‘ืขื•ื‘ื“ื ื“ืจื‘ื™ ืืœืขื–ืจ ื‘ืŸ ืคื“ืช, ื•ืœื–ื” ืืžืจ 'ืžืชืขืกืง ื‘ืขืœืžื ืื ื' ืคื™ืจื•ืฉ ืžืชืขืกืง ื‘ื’ื•ืคื™ ื“ื ืงืจื 'ืขืœืžื' ืœืขื•ืจืจ ื‘ืœื‘ื™ ืชื•ื›ื—ืช ืžื•ืกืจ ื‘ื™ืฉื™ื‘ืชื™ ืชื•ืš ื”ืžื™ื ื‘ื’ื™ื’ื™ืช ื–ื•, ื•ื”ื•ื ืฉื”ื™ื” ืžืฆื™ื™ืจ ืื•ืชื” ื‘ื™ืฉื™ื‘ืชื• ืชื•ืš ื”ืžื™ื ืฉืื™ืŸ ื’ื•ืฃ ื”ืื“ื ืžืชืงื™ื™ื ืืœื ื‘ื™ืฉื™ื‘ืชื• ื‘ื‘ื™ืช ื”ืžื“ืจืฉ ืฉืฉื ื”ื•ื ื‘ืืจ ืžื™ื ื—ื™ื™ื ื–ื• ื”ืชื•ืจื” ืฉื ืžืฉืœื” ืœืžื™ื ื•ื”ื’ื™ื’ื™ืช ืฉื‘ืชื•ื›ื”, ื”ืžื™ื ื”ื™ื ื‘ื™ืช ื”ืžื“ืจืฉ ืฉืœื•ืžื“ื™ื ืชื•ืจื” ืฉื‘ืขืœ ืคื” ืฉื”ื™ื ื‘ื—ื™ื ืช ื“ื•ื“, ื•ืœื›ืŸ ื‘ื™ืช ื”ืžื“ืจืฉ ื ืงืจื 'ื‘ื™ืช ื“ื•ื“' ื•ืขื™ื™ืŸ ื‘ื–ื•ื”ืจ (ืฉืžื•ืช ื“ืฃ ืงื ื•:) ื‘ืฉืขืชื ื“ืžื™ืช ื“ื•ื“ ืžืœื›ื, ื›ื ื™ืฉืช ืกื™ื”ืจื ื ื”ื•ืจื”ื ื•ืื•ืจื™ื™ืชื ื“ื‘ืขืœ ืคื” ื›ื ื™ืฉืช ื ื”ื•ืจื”ื.. ื•ื›ื“ ื”ื•ื” ื›ื ื™ืฉื• ื™ืชื™ืจ ื“ื—ื“ื•ื” ื“ืชื•ืจื” ื“ื‘ื›ืชื‘ ื•ืชื•ืจื” ื“ื‘ืขืœ ืคื”.. ื“ืืฆื˜ืจื™ืš ืœืžื ืขืœ ืชืจืขื™ ื“ืื•ืจื™ื™ืชื ืขื™ื™ืŸ ืฉื. ื•ืœื›ืŸ ื‘ื™ืช ื”ืžื“ืจืฉ ื ืงืจื ื‘ื™ืช ื“ื•ื“ ืฉื‘ื• ืชื•ืจื” ืฉื‘ืขืœ ืคื” ืฉื”"ืก [ืฉื”ื•ื ืกื•ื“] ื”ืžืœื›ื•ืช ื”ื ืงืจืืช ื“ื•ื“, ื›ืžื• ืฉืืžืจื• ื‘ื–ื•ื”ืจ ื”ืงื“ื•ืฉ (ื–ื”ืจ ื—ืœืง ื’, ืคื“.) 'ื“ื•ื“ ืื—ืจื ืื™ืช ืœื™ื” ืœืงื‘"ื”' ื•ื”ื ื” 'ื‘ื™ืช ื“ื•ื“' [426] ืขื•ืœื” ืžืกืคืจ 'ื’ื™ื’ื™ืช' [426] , ื•ื‘ื™ืฉื‘ืชื• ืชื•ืš ื”ื’ื™ื’ื™ืช ืฉืœ ืžื™ื ื”ืจื•ืžื– ืœื‘ื™ืช ื”ืžื“ืจืฉ ืฉื™ืฉ ื‘ื• ืชื•ืจื” ืฉื‘ืขืœ ืคื” ื”ื ืงืจืืช ืžื™ื, ื”ื™ื” ืžื•ื“ื“ ืืช ื”ืžื™ื ื‘ื™ื“ื• ืœืขืฉื•ืช ืคื•ืขืœ ื“ืžื™ื•ื ื™ ืœื—ืœืงื ืืจื‘ืขื” ื—ืœืงื™ื ื›ื ื’ื“ ืืจื‘ืขื” ื ื”ืจื•ืช ืฉื”ื ืคืจื“"ืก [ืคืฉื˜, ืจืžื–, ื“ืจืฉ, ืกื•ื“] ืฉื™ืฉ ื‘ืชื•ืจื” ืฉื‘ืขืœ ืคื” ื•ื”ื ื”ืจ ื”ืจื‘ื™ืขื™ ื”ื•ื ืคืจืช ื–ื” ื—ืœืง ื”ืกื•ื“ ืฉืžื™ืžื™ื• ืคืจื™ื ื•ืจื‘ื™ื ื™ื•ืชืจ, ื•ื”ื•ื ื”ื’ื“ื•ืœ ื“ื›ืชื™ื‘ (ื‘ืจืืฉื™ืช ื˜ื•, ื™ื—) ื”ื ื”ืจ ื”ื’ื“ืœ ื ื”ืจ ืคืจืช, ื•ื”ื•ื ืคืจืช ื“ืžืขื™ืงืจื, ื•ื›ืœ ื–ื” ื”ื™ื” ืžืฆื™ื™ืจ ื‘ืžื—ืฉื‘ืชื• ื‘ืžื“ื™ื“ื” ืฉื”ื™ื” ืขื•ืฉื” ื‘ื™ื“ื• , ื›ื“ื™ ืœืขื•ืจืจ ืื”ื‘ืช ื”ืชื•ืจื” ื‘ื’ื•ืคื• ื”ื ืงืจื 'ืขืœืžื' ื›ืืžื•ืจ.
Il lui dit : je ne fais que m'occuper sans intention. Il y a lieu de demander : un homme saint de D.ieu comme Rabba bar Rav Houna, comment s'occuperait-il, le saint jour du Chabbat, d'une occupation sans utilitรฉ ! Vraisemblablement, il mesurait avec quelque instrument qu'il tenait en main ; or nous tenons qu'un objet dont l'usage est permis ne se dรฉplace le Chabbat que pour un besoin, sauf les aliments et les livres, comme le mentionne le Choulhan Aroukh. Et mรชme si l'on disait qu'il mesurait avec ses doigts ou avec un aliment, comment se pourrait-il qu'il perde en vain des instants du saint Chabbat ? Il me semble, avec l'aide du Ciel, qu'il รฉtait assis dans une cuve pleine d'eau pour se rafraรฎchir, car il en avait besoin ร  cause de la grande chaleur, et cela aussi est dรป oneg Chabbat (plaisir du Chabbat). Et comme il รฉtait assis nu dans une eau limpide, il ne lui รฉtait pas possible de s'occuper de Torah, mรชme en pensรฉe ; or il ne voulait pas rester dans l'eau complรจtement oisif, et il craignait que des pensรฉes profanes ne traversent son cล“ur. Il dut donc s'occuper sans intention d'une mesure inutile, afin d'y tourner son cล“ur jusqu'ร  ce que passe le temps de son sรฉjour dans l'eau. Par lร  se comprend, avec l'aide du Ciel, pourquoi Rachi a expliquรฉ 'une cuve pleine d'eau' et n'a pas รฉcrit 'une cuve d'eau' : pour indiquer que son sรฉjour lร  rรฉpondait ร  un besoin, s'asseoir dans l'eau pour se rafraรฎchir. J'ai donnรฉ encore une autre raison ร  l'expression de Rachi 'pleine d'eau' : il l'a dรฉduite de ce qui est dit 'ka-machah leh' (il le mesurait, au masculin) et non 'machah lah' (au fรฉminin), ce qui aurait dรฉsignรฉ la cuve. Il reste une petite prรฉcision ร  relever dans le mot 'ana' (moi), qui semble superflu. Il me semble, avec l'aide du Ciel, qu'il veut dire : bien que cette occupation soit pour l'instant sans objet, elle compte pour moi comme un besoin de mitsva, car il me sera utile d'y รชtre exercรฉ pour m'en servir lorsqu'une dรฉcision de loi se prรฉsentera devant moi ; je ne suis pas un artisan qui aurait besoin de cela pour un travail profane. Il fait aussi allusion, ร  sa maniรจre, ร  une justification du fait qu'il ne s'est pas souciรฉ de l'apparence aux yeux de ceux qui voient : celui qui me voit ne pensera certainement pas que je mesure sans besoin de mitsva, car tous savent que je suis un sage qui rend des dรฉcisions et que je ne m'occupe pas de choses pour un besoin profane ; toute mon occupation est pour un besoin de mitsva. Selon la voie du moussar, il me semble, avec l'aide du Ciel, que le corps de l'homme est appelรฉ 'monde' (alma), comme on l'a dit dans les Tikkounim sur la parole 'Te convient-il que Je dรฉtruise le monde ?', dans le rรฉcit de Rabbi Elazar ben Pedat. C'est pourquoi il dit 'mitassek be-alma ana' : je m'occupe de mon corps, appelรฉ 'alma', pour รฉveiller dans mon cล“ur une remontrance morale pendant que je suis assis dans l'eau de cette cuve. Il se reprรฉsentait, assis dans l'eau, que le corps de l'homme ne subsiste que par son sรฉjour dans la maison d'รฉtude, qui est le puits d'eau vive, ร  savoir la Torah comparรฉe ร  l'eau ; et la cuve qui contient l'eau, c'est la maison d'รฉtude oรน l'on รฉtudie la Torah orale, qui est l'aspect (behina) de David. C'est pourquoi la maison d'รฉtude est appelรฉe 'maison de David' ; vois le Zohar (Chemot 156b) : 'ร€ l'heure oรน mourut le roi David, la lune rassembla sa lumiรจre, et la Torah orale rassembla sa lumiรจre... et quand il y avait un surplus de joie de la Torah รฉcrite et de la Torah orale... il fallut fermer les portes de la Torah', vois lร -bas. La maison d'รฉtude est donc appelรฉe maison de David, car en elle est la Torah orale, qui est le sod de la Malkhout appelรฉe David, comme on l'a dit dans le saint Zohar (III, 84a) : 'Le Saint, bรฉni soit-Il, a un autre David.' Or 'Beit David' (426) a la valeur numรฉrique de 'guiguit' (426). Assis dans la cuve d'eau, qui fait allusion ร  la maison d'รฉtude oรน se trouve la Torah orale appelรฉe eau, il mesurait l'eau de sa main pour accomplir un acte figuratif : la diviser en quatre parts, correspondant aux quatre fleuves, qui sont PaRDeS (pรฉchรขt, remez, derach, sod) de la Torah orale. Le quatriรจme fleuve est le Perat (Euphrate) : c'est la part du sod, dont les eaux fructifient et se multiplient (parim ve-ravim) davantage ; c'est le plus grand, comme il est รฉcrit (Berechit 15, 18) : 'le grand fleuve, le fleuve Perat', et c'est le Perat des origines. Tout cela, il se le reprรฉsentait en pensรฉe dans la mesure qu'il faisait de sa main, pour รฉveiller l'amour de la Torah dans son corps appelรฉ 'alma', comme on l'a dit.
๐Ÿ’ก Explication

La michna conclut : de ce rรฉcit on apprend que l'on peut boucher, mesurer et nouer le Chabbat. La Guemara prรฉcise la portรฉe de la permission de mesurer. Oulla voit Rabba bar Rav Houna mesurer l'eau de sa cuve et objecte : la michna a permis une mesure de mitsva (celle de la fente, pour une question de tahara) ; une mesure sans but de mitsva reste interdite, car elle ressemble ร  un acte de la semaine (ouvda de-hol).

Rabba rรฉpond qu'il est mitassek : il agit sans chercher de rรฉsultat, pour s'occuper. Un tel geste n'est pas une mesure au sens de l'interdit. Tossefot prรฉcise que la condition de mitsva vaut pour la mesure seulement ; boucher est permis mรชme sans besoin de mitsva (cf. 126b). Pour Rachi, avna est une cuve d'argile ; pour Tossefot et le Aroukh, une baignoire.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Mesurer le Chabbat : quand est-ce permis ? Une mesure le Chabbat Mesure de mitsva (ex. : la fente du rรฉcit) Mesure sans mitsva (Rabba dans la cuve) Permise Oulla : les Sages ne l'ont pas permise ! Rabba : mitassek be-alma ana je m occupe sans intention : geste hors de l'interdit
La rรจgle de la mesure le Chabbat : permise pour une mitsva ; Rabba รฉchappe ร  l'objection d'Oulla car il est mitassek.
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Nous reviendrons ร  toi, [chapitre] Mi che-hehchikh, et le traitรฉ Chabbat est achevรฉ.

๐Ÿช” Ben Yehoyada (1)
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Il me semble, avec l'aide du Ciel, que l'on peut faire une allusion ร  la conclusion de ce traitรฉ : il commence par la lettre tav [tnan hatam : chevouot chetayim chehen arba, 'nous avons appris ailleurs : les serments sont deux qui sont quatre'] et s'achรจve par la lettre alef [mitassek be-alma ana], qui sont le dรฉbut et la fin des lettres dans l'ordre TaChRaK (alphabet inverse). La Torah รฉcrite est le sod de la 'lumiรจre directe' (or yachar), l'ordre ABGaD, tandis que la Torah orale est dans le sod de la 'lumiรจre rรฉflรฉchie' (or hozer), qui est l'ordre TaChRaK. C'est pourquoi, dans l'ordre TaChRaK, tu trouves que les derniรจres lettres des dizaines sont les lettres mem, lamed, kaf, yod, 'malkhei' (100), selon ce que l'on a dit dans la Guemara : 'Qui sont les rois ? Les maรฎtres' ; et elles valent cent, car la Torah nous a รฉtรฉ donnรฉe depuis le monde de la Beria, oรน se trouve le sod de cent. C'est pourquoi la Torah orale est appelรฉe 'les quatre coudรฉes de la halakha' : 'amma' (coudรฉe) a les lettres de 'mea' (cent) inversรฉes ; elle comporte quatre parts, PaRDeS (pรฉchรขt, remez, derach, sod), chaque part รฉtant dans le sod de cent, qui est amma ร  l'envers ; c'est pourquoi on l'a appelรฉe les quatre coudรฉes de la halakha. Et c'est pourquoi, par la Torah orale, sont annulรฉes les forces de la sitra a'hra, qui se divisent en quatre cents, dans le sod de 'et voici Essav vient, et quatre cents hommes avec lui' ; et si la voix est la voix de Yaakov, les mains ne sont pas les mains d'Essav. Ainsi, le dรฉbut et la fin des lettres de la Torah sont รฉvoquรฉs dans le traitรฉ Chabbat, pour indiquer que celui qui observe le Chabbat selon sa loi mรฉrite que l'abondance lui soit dรฉversรฉe par vingt-deux canaux. On connaรฎt en effet la raison pour laquelle on dit les versets d'ร‰chet Hayil, qui sont dans le sod des vingt-deux lettres, ร  l'entrรฉe du Chabbat : ils correspondent aux vingt-deux canaux qui s'ouvrent ร  l'entrรฉe du Chabbat et dรฉversent l'abondance, comme le mentionne le Siddour de notre maรฎtre le Rachach. Par lร  se comprend le verset (Chemot 31, 16) : 'Les enfants d'Israรซl garderont 'et' ha-Chabbat, pour faire le Chabbat' : le mot 'et' fait allusion aux vingt-deux canaux, qui sont les vingt-deux lettres d'alef ร  tav, qui font couler vers Israรซl l'abondance du bien, la bรฉnรฉdiction et la vie. 'Et' vient aussi enseigner que celui qui garde le Chabbat est comme s'il avait accompli toute la Torah d'alef ร  tav, Torah de vie. Fin du traitรฉ Chabbat.
๐Ÿ’ก Explication

Hadran : formule traditionnelle de fin de chapitre et de traitรฉ, par laquelle on exprime l'intention de revenir ร  l'รฉtude de ce qui a รฉtรฉ achevรฉ. Ici se terminent le chapitre 24, Mi che-hehchikh, et le traitรฉ Chabbat.

Le Ben Yehoyada relรจve que la Guemara du traitรฉ s'ouvre par un tav (tnan hatam, 2a) et se ferme par un alef (ana) : la derniรจre et la premiรจre lettre de l'alphabet. Il y voit l'ordre inverse TaChRaK, associรฉ ร  la Torah orale, et une allusion aux vingt-deux lettres, par lesquelles l'abondance descend sur celui qui garde le Chabbat.

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Texte hรฉbreu et aramรฉen vocalisรฉ : รฉdition numรฉrique William Davidson du Talmud Koren Noรฉ, via Sefaria (licence CC BY-NC). Traduction franรงaise, notes et schรฉmas : Chiourim BA (licence CC BY 4.0).