Shabbat 59a โ€” La clochette sans battant, la sandale de bรชte et la 'ville d'or'

Shabbat 59a

Sougya : Le daf achรจve la discussion sur la clochette dont on a retirรฉ le battant : Rava la tient pour impure puisqu'on peut encore frapper avec sur un tesson. Rabbi Yossi fils de Rabbi Hanina et Rabbi Yo'hanan donnent deux raisons diffรฉrentes ; celle de Rabbi Yo'hanan (faire boire un enfant) contredit sa position ailleurs, selon laquelle un ustensile ne reste impur que s'il garde un usage du mรชme type que son premier travail.

La Guemara inverse donc les auteurs, et le prouve par la sandale de bรชte en mรฉtal, ร  propos de laquelle Rav, Rabbi Hanina et Rabbi Yo'hanan proposent trois usages humains. Le daf revient enfin ร  la Michna : la 'ville d'or' que la femme ne porte pas le Chabbat est une 'Jรฉrusalem d'or'.

Clochette sans battant : pourquoi reste-t-elle impure ?R. Yossi b. R. Haninaon peut frapper avec sur un tesson= mรชme type que le 1er travailR. Yo'hananon peut y faire boire un enfant= usage d'un autre typeDifficultรฉailleurs R. Yo'hanan dit : mรชme pourl'impuretรฉ du mort, on dit'lรจve-toi, que nous fassions notre travail'Rรฉponse : ipoukh kamaytainverser la 1re discussion :R. Yo'hanan = 'frapper sur un tesson'Pourquoi pas inverser la 2e ?car R. Yo'hanan exige ailleurs'mรชme type que le 1er travail'Preuve : sandale de bรชte en mรฉtalR. Yo'hanan : on la chaussepour fuir le combatPrincipece qui garde un usage du mรชme type que son premier travail reste un ustensile ;un usage d'un autre type ne suffit pas (selon R. Yo'hanan)
Le fil de la sougya : les deux raisons de l'impuretรฉ de la clochette, la contradiction dans les paroles de Rabbi Yohanan et l'inversion (ipoukh).
Sandale de bรชte en mรฉtal : ร  quoi sert-elle ร  un homme ?Ravy boire de l'eauร  la guerreR. Haninas'en oindre d'huileร  la guerreR. Yo'hananla chausser pour fuirsur les รฉpinesNafka mina (consรฉquence pratique)Sandale rรฉpugnante (demais)Rav : pure (on n'y boit pas)R. Hanina : impure (on peut s'oindre)Sandale lourde (dyakir)R. Hanina : impure (on peut s'oindre)R. Yo'hanan : pure (on ne fuit pas avec)Seul R. Yo'hanan retient un usage du mรชme type que le 1er travail :une sandale reste une sandale
La sandale de bรชte en mรฉtal : trois usages humains possibles et les cas oรน les opinions divergent.
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ื”ื•ืื™ืœ ื•ืจืื•ื™ ืœื”ืงื™ืฉื• ืขืœ ื’ื‘ื™ ื—ืจืก.

puisqu'elle est apte ร  (en) frapper sur un tesson.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื”ื•ืื™ืœ ื•ืจืื•ื™ ืœื”ืงื™ืฉื• ืข"ื’ ื—ืจืก ื•ืžืฉืžื™ืข ืงื•ืœ ื›ื‘ืชื—ืœื” ื•ืœื ื‘ื˜ืœ ืœื™ื” ืžืžืœืื›ื” ืจืืฉื•ื ื” ื•ื”ื•ื” ืœื™ื” ื›ื›ืœื™ ืฉื ื™ืงื‘ ื‘ืคื—ื•ืช ืžืžื•ืฆื™ื ืจื™ืžื•ืŸ ื“ืงื™ื™"ืœ ื“ืœื ื˜ื™ื”ืจ ืžื˜ื•ืžืืชื• ืžืฉื•ื ื“ืจืื•ื™ ืœืžืœืื›ืชื• ื•ื”ืฉืชื ืื™ืชืจืฆื• ื›ื•ืœื”ื• ื“ื‘ื”ืžื” ื˜ื”ื•ืจื” ื‘ืœื ืขื™ื ื‘ืœ ื›ื“ืงืชื ื™ ื‘ืžืชื ื™' ืงืžื™ื™ืชื ื“ืœืื• ืžื ื ื”ื•ื ื•ื‘ืขื™ื ื‘ืœ ื˜ืžื ื›ื“ืื•ืงืžื™ื ืŸ ื‘ื‘ืชืจื™ื™ืชื ื“ืขื™ื ื‘ืœ ืžืฉื•ื™ ืœื” ืžื ื ื•ื“ืื“ื ื’ื“ื•ืœ ืืฃ ื‘ืœื ืขื™ื ื‘ืœ ื˜ืžื ื“ืœืชื›ืฉื™ื˜ ื”ื•ื ื•ืœื ื‘ืขื™ ืขื™ื ื‘ืœ ื•ื”ื™ื™ื ื• ื“ืงืชื ื™ ื‘ืงืžื™ื™ืชื ื“ืžืงื‘ืœื™ืŸ ื˜ื•ืžืื” ื•ื“ืงื˜ื ื™ื ื“ืœืงืœื ืขื‘ื™ื“ ืงื‘ื•ืœื™ ื”ื•ื ื“ืœื ืงื‘ื™ืœ ื‘ืœื ืขื™ื ื‘ืœ ื›ื“ืงืชื ื™ ืื™ืŸ ืœื”ื ืขื™ื ื‘ืœ ื˜ื”ื•ืจื™ื ื‘ืฉืœื ื”ื™ื” ืœื• ืขื™ื ื‘ืœ ืžืขื•ืœื ืœื ื ื’ืžืจื” ืžืœืื›ืชืŸ ื ื˜ืœื• ืขื™ื ื‘ืœื™ืŸ ื‘ื™ืŸ ืœืคื ื™ ื˜ื•ืžืื” ื‘ื™ืŸ ืœืื—ืจ ื˜ื•ืžืื” ื˜ืžืื™ื ื“ืœื ื ืฉืชื‘ืจื• ื›ืฉื™ืขื•ืจ:
Puisqu'elle est apte ร  (en) frapper sur un tesson : et elle fait entendre un son comme au dรฉbut ; elle n'a donc pas รฉtรฉ annulรฉe de son premier travail, et elle est comme un ustensile percรฉ d'un trou infรฉrieur ร  (la taille d')une grenade (motsi rimon), dont nous tenons qu'il n'est pas purifiรฉ de son impuretรฉ, puisqu'il est (encore) apte ร  son travail. ร€ prรฉsent, toutes (les baraitot) se concilient : celle de la bรชte est pure sans battant, comme l'enseigne la premiรจre baraita, (car) elle n'est pas un ustensile ; avec battant, elle est impure, comme nous l'avons รฉtabli pour la seconde, (car) le battant en fait un ustensile ; celle de l'adulte est impure mรชme sans battant, car elle est une parure et n'a pas besoin de battant, et c'est ce qu'enseigne la premiรจre (baraita) : 'elles reรงoivent l'impuretรฉ' ; et celle des enfants, qui est faite pour le son, ne reรงoit pas l'impuretรฉ sans battant, comme il est enseignรฉ : 'si elles n'ont pas de battant, elles sont pures', (dans le cas) oรน elle n'a jamais eu de battant : son travail n'a pas รฉtรฉ achevรฉ ; 'si on leur a retirรฉ leurs battants, que ce soit avant l'impuretรฉ ou aprรจs l'impuretรฉ, elles sont impures', car elles n'ont pas รฉtรฉ brisรฉes selon la mesure (requise).
๐Ÿ’ก Explication

Fin de la parole de Rava (commencรฉe en 58b) : la clochette dont on a retirรฉ le battant reste impure, car elle peut encore produire un son si on la frappe sur un tesson. Elle garde donc un usage du mรชme type que son premier travail.

Rachi montre comment toutes les baraitot se concilient : bรชte (son) / adulte (parure) / enfant (son) ; et battant jamais posรฉ / battant retirรฉ.

2
ืื™ืชืžืจ ื ืžื™, ืืžืจ ืจื‘ื™ ื™ื•ืกื™ ื‘ืจื‘ื™ ื—ื ื™ื ื: ื”ื•ืื™ืœ ื•ืจืื•ื™ ืœื”ืงื™ืฉื• ืขืœ ื’ื‘ื™ ื—ืจืก. ืจื‘ื™ ื™ื•ื—ื ืŸ ืืžืจ: ื”ื•ืื™ืœ ื•ืจืื•ื™ ืœื’ืžืข ื‘ื• ืžื™ื ืœืชื™ื ื•ืง.

Il a รฉtรฉ dit aussi : Rabbi Yossi fils de Rabbi Hanina a dit : puisqu'elle est apte ร  (en) frapper sur un tesson. Rabbi Yo'hanan a dit : puisqu'elle est apte ร  y faire boire de l'eau ร  un enfant.

๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ื•ืจื‘ื™ ื™ื•ื—ื ืŸ ืืžืจ ื”ื•ืื™ืœ ื•ืจืื•ื™ ืœื’ืžืข ื‘ื• ืžื™ื ืœืชื™ื ื•ืง ืงืฉื” ืœืจืฉื‘"ื ื“ืข"ื› ื‘ืœื ื™ื™ื—ื“ื• ืžื™ื™ืจื™ ืžื“ืงืืžืจ ื”ื•ืื™ืœ ื•ืจืื•ื™ ืžืฉืžืข ื‘ืจืื•ื™ ื‘ืขืœืžื ืืคื™' ื‘ืœื ื™ื™ื—ื•ื“ ื•ืขื•ื“ ื“ื‘ื™ื—ื“ื• ืœื›ืš ืœื ื”ื•ื” ืคืœื™ื’ ืจ' ื™ื•ืกื™ ื‘ืจ' ื—ื ื™ื ื ื•ืขื•ื“ ื“ื‘ื™ื—ื“ื• ืืคื™' ืœื ื”ื™ื” ืœื• ืขื™ื ื‘ืœ ืžืขื•ืœื ื ืžื™ ืžืงื‘ืœ ื˜ื•ืžืื” ื•ืขื•ื“ ืื™ ื‘ื™ื—ื“ื• ืžื™ื™ืจื™ ืžืื™ ืคืจื™ืš ื“ืจ' ื™ื•ื—ื ืŸ ืื“ืจ' ื™ื•ื—ื ืŸ ื”ื ื”ืชื ืข"ื› ืื™ื™ืจื™ ื‘ืœื ื™ื™ื—ื“ื• ื“ื‘ื™ื—ื“ื• ืืคื™' ื‘ืžื“ืจืกื•ืช ื ืžื™ ืื™ืŸ ืื•ืžืจื™ื ืขืžื•ื“ ื•ื ืขืฉื” ืžืœืื›ืชื ื• ื•ืœืงืžืŸ ื‘ืก"ืค ื”ืžืฆื ื™ืข (ืฉื‘ืช ื“ืฃ ืฆื”: ื•ืฉื) ื’ื‘ื™ ื ื™ืงื‘ ื›ืžื•ืฆื™ื ื–ื™ืช ื˜ื”ื•ืจ ืžืœืงื‘ืœ ื‘ื• ื–ื™ืชื™ื ื•ืขื“ื™ื™ืŸ ื›ืœื™ ื”ื•ื ืœืงื‘ืœ ื‘ื• ืจื™ืžื•ื ื™ื ื•ืคื™' ื‘ืงื•ื ื˜ืจืก ืื ื™ื™ื—ื“ื• ืœืจื™ืžื•ื ื™ื ื•ืื™ ืœืื• ืคื™' ื”ืงื•ื ื˜' ื“ื”ืชื ื”ื•ื” ื ื™ื—ื ื•ื™"ืœ ื“ืืคื™' ืœืคื™ืจื•ืฉ ื”ืงื•ื ื˜ืจืก ื”ื›ื ื—ื–ื™ ื˜ืคื™ ืข"ื™ ื’ื™ืžื•ืข ืžืฉื•ื ื“ื”ื•ืื™ืœ ื“ืžืขื™ืงืจื ื”ื•ื” ื›ืœื™ ื’ืžื•ืจ ื•ื’ื ืขืชื” ื”ื“ื™ื•ื˜ ื™ื›ื•ืœ ืœื”ื—ื–ื™ืจื• ืื™ืช ืœืŸ ืœืžื™ืžืจ ื“ืข"ื™ ื“ื‘ืจ ืžื•ืขื˜ ืฉืขื“ื™ื™ืŸ ืจืื•ื™ ืœื’ืžื•ืข ื‘ื• ืžื™ื ื—ืฉื™ื‘ ื›ืœื™ ืืคื™' ื‘ืœื ื™ื™ื—ื•ื“ ื•ืœืž"ื“ ื ืžื™ ื”ื•ืื™ืœ ื•ืจืื•ื™ ืœื”ืงื™ืฉื• ื“ื‘ืขื™ ืžืขื™ืŸ ืžืœืื›ื” ืจืืฉื•ื ื” ืืชื™ ืฉืคื™ืจ ื‘ื›ืœ ืขื ื™ืŸ ื“ืืคื™' ืœื ื‘ืขื™ื ืŸ ื‘ืขืœืžื ื™ื™ื—ื•ื“ ื”ื›ื ืืชื™ ืฉืคื™ืจ ื“ืœื ืžื”ื ื™ ื’ืžื•ืข ืžื™ื ืžืฉื•ื ืฉืขื•ืžื“ ืขื“ื™ื™ืŸ ืœืžืœืื›ืชื• ืจืืฉื•ื ื” ืœื”ื—ื–ื™ืจ ื‘ื• ื”ืขื™ื ื‘ืœ ื•ืื•ืžืจ ืœื• ืขืžื•ื“ ื•ื ืขืฉื” ืžืœืื›ืชื ื• ื•ื›"ืฉ ื“ืื™ ื‘ืขื™ื ืŸ ื‘ืขืœืžื ื™ื™ื—ื•ื“ ื“ืืชื™ ื˜ืคื™ ืฉืคื™ืจ:
Et Rabbi Yo'hanan dit : puisqu'elle est apte ร  y faire boire de l'eau ร  un enfant โ€” Le Rachba trouve difficile (ceci) : on est forcรฉ de dire qu'il s'agit (d'une clochette) qu'on n'a pas destinรฉe (ร  cela), puisqu'il dit 'puisqu'elle est apte', ce qui implique une simple aptitude, mรชme sans destination. De plus, si on l'avait destinรฉe ร  cela, Rabbi Yossi fils de Rabbi Hanina ne serait pas en dรฉsaccord. De plus, si on l'avait destinรฉe (ร  cela), mรชme si elle n'avait jamais eu de battant, elle recevrait aussi l'impuretรฉ. De plus, s'il s'agissait (d'une clochette) destinรฉe (ร  cela), quelle objection y aurait-il de Rabbi Yo'hanan contre Rabbi Yo'hanan ? La-bas, on est forcรฉ de dire qu'il s'agit (d'un objet) non destinรฉ, car s'il est destinรฉ, mรชme pour les midrasot on ne dit pas 'lรจve-toi, que nous fassions notre travail'. Et plus loin, ร  la fin du chapitre Hamatsnia (Chabbat 95b), ร  propos de (l'ustensile) percรฉ d'un trou de la taille d'une olive, (il est enseignรฉ qu')il est pur quant ร  y recevoir des olives, et qu'il est encore un ustensile pour y recevoir des grenades ; et le Kountras a expliquรฉ : si on l'a destinรฉ aux grenades. Sans cette explication du Kountras, cela irait bien lร -bas. On peut rรฉpondre : mรชme selon l'explication du Kountras, ici elle est davantage apte par le fait de faire boire, car puisqu'elle รฉtait au dรฉpart un ustensile complet, et qu'ร  prรฉsent encore un profane peut la remettre (en รฉtat), nous devons dire que par une petite chose โ€” qu'elle soit encore apte ร  y faire boire de l'eau โ€” elle est considรฉrรฉe comme un ustensile, mรชme sans destination. Et selon celui qui dit 'puisqu'elle est apte ร  frapper', qui exige (un usage) du type du premier travail, cela va bien dans tous les cas : mรชme si l'on n'exige pas en gรฉnรฉral de destination, ici cela va bien, car faire boire de l'eau ne sert ร  rien, puisqu'elle reste encore destinรฉe ร  son premier travail, (ร  savoir) y remettre le battant, et on lui dit : 'lรจve-toi, que nous fassions notre travail' ; et ร  plus forte raison, si l'on exige en gรฉnรฉral une destination, cela va encore mieux.
๐Ÿ’ก Explication

Deux Amoraim donnent deux raisons ร  l'impuretรฉ de la clochette sans battant : frapper sur un tesson (usage du mรชme type que le premier travail : produire un son) ou faire boire un enfant (usage d'un autre type). La diffรฉrence entre ces deux raisons est l'enjeu de la suite.

Tossefot : la raison 'faire boire' vaut ici sans que la clochette ait รฉtรฉ destinรฉe ร  cet usage, parce qu'elle รฉtait dรฉjร  un ustensile complet et qu'un profane peut remettre le battant.

3
ื•ืจื‘ื™ ื™ื•ื—ื ืŸ ืœื ื‘ืขื™ ืžืขื™ืŸ ืžืœืื›ื” ืจืืฉื•ื ื”? ื•ื”ืชื ื™ื: ืดื•ื›ืœ ื›ืœื™ ืืฉืจ ื™ืฉื‘ ืขืœื™ื• ื•ื’ื•ืณืด โ€” ื™ื›ื•ืœ ื›ืคื” ืกืื” ื•ื™ืฉื‘ ืขืœื™ื”, ื›ืคื” ืชืจืงื‘ ื•ื™ืฉื‘ ืขืœื™ื” ื™ื”ื ื˜ืžื, ืชืœืžื•ื“ ืœื•ืžืจ: ืดืืฉืจ ื™ืฉื‘ ืขืœื™ื• ื”ื–ื‘ืด โ€” ืžื™ ืฉืžื™ื•ื—ื“ ืœื™ืฉื™ื‘ื”, ื™ืฆื ื–ื” ืฉืื•ืžืจื™ื ืœื•: ืขืžื•ื“ ื•ื ืขืฉื” ืžืœืื›ืชื ื•.

Et Rabbi Yo'hanan n'exige-t-il pas (un usage) du type du premier travail ? Or il est enseignรฉ (dans une baraita) : 'Et tout ustensile sur lequel il s'assiรฉra, etc.' (Lv 15, 4) โ€” on aurait pu penser : s'il a retournรฉ une (mesure d'une) sea et s'est assis dessus, s'il a retournรฉ un tarkav et s'est assis dessus, qu'il soit impur ; c'est pourquoi le verset dit : 'sur lequel le zav s'assiรฉra' โ€” ce qui est destinรฉ ร  s'asseoir ; est exclu celui ร  propos duquel on dit : 'lรจve-toi, que nous fassions notre travail'.

๐Ÿ“œ Rachi (3)
ื”"ื’ ืœื” ื‘ืช"ื› ื•ื›ืœ ื”ื›ืœื™ ืืฉืจ ื™ืฉื‘ ืขืœื™ื• ืจื™ืฉื ื“ืงืจื ื•ื›ืœ ื”ืžืฉื›ื‘ ื•ื’ื•' ื™ื›ื•ืœ ื›ืœ ื›ืœื™ ื‘ืžืฉืžืข ื•ืืคื™' ืื™ืŸ ืขืฉื•ื™ ืœื™ืฉื™ื‘ื”:
Nous lisons ainsi (cette baraita) dans le Torat Kohanim : 'et tout ustensile sur lequel il s'assiรฉra' โ€” c'est le dรฉbut du verset 'et toute couche, etc.' ; on aurait pu penser que tout ustensile est inclus, mรชme s'il n'est pas fait pour s'asseoir.
ืชืจืงื‘ ื—ืฆื™ ืกืื” ืคื™' ืชืจื™ ื•ืงื‘:
Tarkav : une demi-sea ; explication : deux (kav) et un kav.
ืช"ืœ ืืฉืจ ื™ืฉื‘ ืžื“ืœื ื›ืชื™ื‘ ื’ื‘ื™ ืžืฉื›ื‘ ืืฉืจ ืฉื›ื‘ ื•ื’ื‘ื™ ืžื•ืฉื‘ ืืฉืจ ื™ืฉื‘ ื•ื›ืชื™ื‘ ื™ืฉื›ื‘ ื™ืฉื‘ ืžืฉืžืข ืฉื™ืฉื›ื‘ ืขืœื™ื• ืชืžื™ื“ ื•ื™ืฉื‘ ืขืœื™ื• ืชืžื™ื“ ื‘ืžื™ื•ื—ื“ ืœืฉื›ื™ื‘ื” ื•ืœื™ืฉื™ื‘ื” ื•ื’ื‘ื™ ืžืฉื›ื‘ ื ืžื™ ื“ืจื™ืฉ ืœื™ื” ื”ืชื ื”ื›ื™ ื•ื‘ื›ืœ ื”ืกืคืจื™ื ื›ืชื™ื‘ ื•ื”ื™ื•ืฉื‘ ืขืœ ื”ื›ืœื™ ืืฉืจ ื™ืฉื‘ ืขืœื™ื• ื•ืงืจื ืื—ืจ ื”ื•ื ื•ืžืคืจืฉื™ื ืื•ืชื• ื”ืชืœืžื™ื“ื™ื ืžื“ื›ืชื™ื‘ ื”ื™ื•ืฉื‘ ืขืœ ื”ื›ืœื™ ืืฉืจ ื™ืฉื‘ ืขืœื™ื• ืฉืชื™ ื™ืฉื™ื‘ื•ืช ืจื™ื‘ื” ื”ื›ืชื•ื‘ ืœืœืžื“ืš ื“ื‘ืžื™ื•ื—ื“ ืœื™ืฉื™ื‘ื” ืงืืžืจ ื•ืœื ื”ื™ื ื“ืฉืชื™ ื™ืฉื™ื‘ื•ืช ื“ืงืืžืจ ื˜ื•ื‘ื ืฆืจื™ื›ื™ ื›ื“ืžืคืจืฉ ื”ืชื ื™ื•ืฉื‘ ืืข"ืค ืฉืœื ื ื’ืข ืืœื ื™ืฉื‘ ืื• ื ืชืœื” ื•ืœื ื ื’ืข ื˜ืžื ื“ืื™ืฆื˜ืจื™ืš ืœืžื™ื›ืชื‘ ื’ื‘ื™ ื–ื‘ ืฉื˜ื™ืžื ื›ืœื™ ื‘ื™ืฉื™ื‘ืชื• ื•ืืข"ืค ืฉืœื ื ื’ืข ื•ืื™ืฆื˜ืจื™ืš ื’ื‘ื™ ื˜ื”ื•ืจ ื ืžื™ ืฉื ื˜ืžื ื’ื ื”ื•ื ื‘ื™ื•ืฉื‘ื• ืขืœื™ื• ืืข"ืค ืฉืœื ื ื’ืข ื•ืขื•ื“ ื‘ืช"ื› ืœืื• ืื”ื”ื•ื ืงืจื ืงืชื ื™ ืœื”:
Le verset dit 'sur lequel il s'assiรฉra' : puisqu'il n'est pas รฉcrit, ร  propos de la couche, 'sur laquelle il s'est couchรฉ', et ร  propos du siรจge 'sur lequel il s'est assis', mais qu'il est รฉcrit 'il se couchera', 'il s'assiรฉra', cela implique qu'il s'y couche constamment et s'y assied constamment : (il s'agit donc de ce qui est) destinรฉ ร  se coucher et ร  s'asseoir ; et ร  propos de la couche aussi, on l'interprรจte ainsi lร -bas. Dans tous les livres il est รฉcrit : 'et celui qui s'assied sur l'ustensile sur lequel il s'assiรฉra' ; c'est un autre verset, et les รฉlรจves l'expliquent ainsi : puisqu'il est รฉcrit 'celui qui s'assied sur l'ustensile sur lequel il s'assiรฉra', le verset a mentionnรฉ deux fois l'action de s'asseoir, pour t'enseigner qu'il s'agit de ce qui est destinรฉ ร  s'asseoir. Il n'en est rien : les deux mentions de s'asseoir dont il parle sont nรฉcessaires pour bien d'autres choses, comme on l'explique lร -bas : 'celui qui s'assied', mรชme s'il n'a pas touchรฉ โ€” s'il s'est assis ou s'est suspendu sans toucher, (l'objet est) impur. Il fallait l'รฉcrire ร  propos du zav, (pour enseigner) qu'il rend impur un ustensile en s'asseyant dessus, mรชme s'il ne l'a pas touchรฉ ; et il fallait (l'รฉcrire) aussi ร  propos de l'homme pur, (pour enseigner) qu'il devient lui aussi impur en s'asseyant dessus, mรชme s'il ne l'a pas touchรฉ. De plus, dans le Torat Kohanim, (la baraita) n'est pas enseignรฉe sur ce verset-lร .
๐Ÿ’ก Explication

La Guemara oppose ร  Rabbi Yo'hanan une rรจgle de l'impuretรฉ de midras : l'objet sur lequel s'assied un zav ne devient source d'impuretรฉ que s'il est destinรฉ ร  s'asseoir. Un rรฉcipient retournรฉ (sea, tarkav) n'est pas concernรฉ : on dit au zav 'lรจve-toi, que nous fassions notre travail' (amod venaasรฉ melakhtenou), c'est-ร -dire que l'objet a une autre fonction.

La baraita seule ne suffit pas ร  l'objection ; elle introduit la discussion du segment suivant.

4
ืจื‘ื™ ืืœืขื–ืจ ืื•ืžืจ: ื‘ืžื“ืจืกื•ืช ืื•ืžืจื™ื ืดืขืžื•ื“ ื•ื ืขืฉื” ืžืœืื›ืชื ื•ืด, ื•ืื™ืŸ ืื•ืžืจื™ื ื‘ื˜ืžื ืžืช ืดืขืžื•ื“ ื•ื ืขืฉื” ืžืœืื›ืชื ื•ืด. ื•ืจื‘ื™ ื™ื•ื—ื ืŸ ืืžืจ: ืืฃ ืื•ืžืจ ื‘ื˜ืžื ืžืช ืดืขืžื•ื“ ื•ื ืขืฉื” ืžืœืื›ืชื ื•ืด.

Rabbi Elazar dit : pour les midrasot, on dit 'lรจve-toi, que nous fassions notre travail', et on ne dit pas, pour l'impur par un mort, 'lรจve-toi, que nous fassions notre travail'. Et Rabbi Yo'hanan a dit : on dit aussi, pour l'impur par un mort, 'lรจve-toi, que nous fassions notre travail'.

๐Ÿ“œ Rachi (3)
ืจ' ืืœืขื–ืจ ืื•ืžืจ ื‘ืžื“ืจืกื•ืช ื›ื•' ื‘ื™ืŸ ื‘ืชื—ืœืช ื˜ื•ืžืื” ืœืขื ื™ืŸ ืฉืืžืจื ื• ื“ืื™ื ื• ืžื˜ืžื ืžื“ืจืก ืœืžื™ื”ื•ื™ ืื‘ ื”ื˜ื•ืžืื” ื‘ื™ืŸ ื‘ืกื•ืฃ ื˜ื•ืžืื” ื›ื’ื•ืŸ ื’' ืขืœ ื’' ืฉื ื˜ืžืื• ืžื“ืจืก ืœืžื™ื”ื•ื™ ืื‘ ื”ื˜ื•ืžืื” ื•ื ื—ืœืงื• ื˜ื”ื•ืจ ืžืŸ ื”ืžื“ืจืก ื“ืืžืจื™ื ืŸ ื‘ื• ืขืžื•ื“ ื•ื ืขืฉื” ืžืœืื›ืชื ื• ื”ืจืืฉื•ื ื” ืฉื”ื™ื” ืจืื•ื™ ืœื™ืฉื™ื‘ื” ื•ื”ืจื™ ืขืชื” ืื™ื ื• ืจืื•ื™ ืœื›ืš ื”ืœื›ืš ื˜ื”ื•ืจ ืžืŸ ื”ืžื“ืจืก ื•ืืข"ื’ ื“ืื™ืช ื‘ื›ืœ ื—ื“ ืฉืœืฉ ืขืœ ืฉืœืฉ ื•ื”ื•ื™ ื›ืœื™ ืœืงื‘ืœ ื˜ื•ืžืื” ืžื™ื”ื• ืžืชื•ืจืช ืื‘ ื”ื˜ื•ืžืื” ื˜ื™ื”ืจ ืœื•:
Rabbi Elazar dit : pour les midrasot, etc. : que ce soit au dรฉbut de l'impuretรฉ, dans le cas dont nous avons parlรฉ, ร  savoir qu'il ne devient pas impur de midras au point d'รชtre av hatouma (source primaire d'impuretรฉ), ou ร  la fin de l'impuretรฉ, comme (une piรจce d'รฉtoffe de) trois (tefahim) sur trois qui est devenue impure de midras au point d'รชtre av hatouma, puis a รฉtรฉ divisรฉe : elle est pure du midras, car nous disons ร  son sujet 'lรจve-toi, que nous fassions notre premier travail' : elle รฉtait apte ร  s'asseoir, et ร  prรฉsent elle n'y est plus apte. C'est pourquoi elle est pure du midras ; et bien que chaque (morceau) ait trois (doigts) sur trois et soit (encore) un ustensile susceptible de recevoir l'impuretรฉ, elle est du moins purifiรฉe du statut d'av hatouma.
ื•ืื™ืŸ ืื•ืžืจื™ื ืœืขื ื™ืŸ ืื‘ ื”ื˜ื•ืžืื” ืฉืœ ื˜ื•ืžืืช ืžืช ืขืžื•ื“ ื•ื ืขืฉื” ืžืœืื›ืชื ื• ื›ืœื•ืžืจ ืื ื ื˜ืžื ื•ื ืฉื‘ืจ ื•ืขื•ื“ื”ื• ืจืื•ื™ ืœืžืœืื›ื” ื‘ืขืœืžื ืฉืื™ืŸ ืžืขื™ืŸ ืžืœืื›ื” ืจืืฉื•ื ื” ื˜ืžื ื•ืœื ืืžืจื™' ืขืžื•ื“ ื•ื ืขืฉื” ืžืœืื›ืชื ื• ืจืืฉื•ื ื” ื•ื›ื™ื•ืŸ ื“ืœื ื—ื–ื™ ืœื”ื›ื™ ื™ื”ื ื˜ื”ื•ืจ ื•ื›"ืฉ ื“ื‘ืชื—ืœืช ื˜ื•ืžืื” ืื™ืŸ ืื•ืžืจื™ื ืขืžื•ื“ ื•ื ืขืฉื” ืžืœืื›ืชื ื• ืจืืฉื•ื ื” ื“ื ื™ืžื ืื ืื™ื ื• ืžื™ื•ื—ื“ ืœืžืช ืœื ื™ืงื‘ืœ ื˜ื•ืžืืช ืžืช ื“ื”ื ื›ืœื™ ืžืขืฉื” ื›ืชื™ื‘:
Et on ne dit pas : ร  propos de l'av hatouma de l'impuretรฉ du mort, 'lรจve-toi, que nous fassions notre travail' ; c'est-ร -dire : s'il est devenu impur puis s'est brisรฉ, et qu'il reste apte ร  un travail quelconque qui n'est pas du type du premier travail, il est impur, et on ne dit pas : 'lรจve-toi, que nous fassions notre premier travail', et puisqu'il n'est pas apte ร  cela, qu'il soit pur. ร€ plus forte raison, au dรฉbut de l'impuretรฉ, on ne dit pas 'lรจve-toi, que nous fassions notre premier travail', au sens oรน l'on dirait : s'il n'est pas destinรฉ au mort, il ne recevra pas l'impuretรฉ du mort ; car il est รฉcrit 'ustensile de travail' (keli maasse).
ืื•ืžืจ ื›ื•' ื“ืื™ ืœื ืขื‘ื™ื“ ืžืขื™ืŸ ืžืœืื›ื” ืจืืฉื•ื ื” ื˜ื”ื•ืจ ื•ืขืœ ื›ืจื—ื™ืš ืœื ืื™ืชืžืจ ื“ืจ' ื™ื•ื—ื ืŸ ืืœื ืœืขื ื™ืŸ ืฉื ืฉื‘ืจ ื•ืœื˜ื”ืจื• ื›ื“ืคืจื™ืฉื™ืช ื“ืœื™ื›ื ืœืคืจื•ืฉื ื›ื™ ื”ื”ื™ื ื“ืžื“ืจืกื•ืช ื•ืœืžื™ืžืจื ื“ื›ืœื™ ืฉืื™ื ื• ืขืฉื•ื™ ืœืžืช ืœื ื™ื˜ืžื ื‘ืžืช ื“ื”ื ื›ืชื™ื‘ (ื‘ืžื“ื‘ืจ ื™ื˜) ื•ื”ื–ื” ืขืœ ื”ืื”ืœ ื•ืขืœ ื›ืœ ื”ื›ืœื™ื:
(Rabbi Yo'hanan) dit, etc. : car s'il ne fait pas (un usage) du type du premier travail, il est pur. On est forcรฉ de dire que (la parole) de Rabbi Yo'hanan n'a รฉtรฉ dite qu'ร  propos (de l'ustensile) qui s'est brisรฉ, et pour le purifier, comme je l'ai expliquรฉ ; car on ne peut pas l'expliquer comme celle des midrasot, au sens qu'un ustensile qui n'est pas fait pour le mort ne deviendrait pas impur par le mort, puisqu'il est รฉcrit (Nb 19, 18) : 'et il aspergera sur la tente et sur tous les ustensiles'.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ื•ืื™ืŸ ืื•ืžืจื™ื ื‘ื˜ืžื ืžืช ืขืžื•ื“ ื•ื ืขืฉื” ืžืœืื›ืชื ื• ืœืคื™ืจื•ืฉ ื”ืงื•ื ื˜' ืงืฉื” ืœืจ"ื™ ืœืžื” ืœื™ื” ืœืืชื•ื™ื™ ื‘ืจื™ื™ืชื ื“ืชืจืงื‘ ื›ื™ื•ืŸ ื“ืœื ืฉื™ื™ื›ื ืœืžื™ืœืชื™ื” ื“ืจ' ืืœืขื–ืจ ื•ืจ' ื™ื•ื—ื ืŸ ืืœื ื ืจืื” ืœืจ' ื™ืฆื—ืง ื›ืคื™ืจื•ืฉ ืจื™ื‘"ื ืื•ืžืจื™ื ื‘ืžื“ืจืกื•ืช ืขืžื•ื“ ืžืขืœ ืชืจืงื‘ ื–ื” ื•ื ืขืฉื” ืžืœืื›ืชื ื• ืฉืื™ื ื• ื™ื›ื•ืœ ืœื”ื™ื•ืช ื˜ืžื ืžื“ืจืก ืข"ื™ ืฉืืชื” ื™ื•ืฉื‘ ืขืœื™ื• ื”ื•ืื™ืœ ื•ืื™ื ื• ืžื™ื•ื—ื“ ืœื›ืš ื›ื“ืงืชื ื™ ื‘ื‘ืจื™ื™ืชื ื•ืื™ืŸ ืื•ืžืจื™ื ื‘ื˜ืžื ืžืช ืขืžื•ื“ ืžื’ืžื•ืข ืžื™ื ื‘ื–ื” ื”ื–ื•ื’ ืื• ื‘ื–ื” ื”ืกื ื“ืœ ืฉืœ ื‘ื”ืžื” ื•ื ืขืฉื” ืžืœืื›ืชื ื• ืœื™ืชืŸ ื‘ื• ื”ืขื™ื ื‘ืœ ื›ื“ื™ ืœื”ืฉืžื™ืข ื”ืงื•ืœ ื•ืœื™ืชืŸ ืกื ื“ืœ ื‘ืจื’ืœื™ ื”ื‘ื”ืžื” ืืœื ื˜ืžื ื˜ื•ืžืืช ืžืช ืขืœ ื™ื“ื™ ื”ื’ื™ืžื•ืข ืืข"ืค ืฉืื™ื ื• ืžื™ื•ื—ื“ ืœื›ืš ื•ื”ื•ื™ ื‘ืจ ืงื‘ื•ืœื™ ื˜ื•ืžืื” ื“ื—ืฉื™ื‘ ื›ืœื™ ืข"ื™ ื’ื™ืžื•ืข ืžื™ื ื•ืจ' ื™ื•ื—ื ืŸ ืืžืจ ืืฃ ืื•ืžืจ ื›ื•' ื“ื‘ืขื™ื ืŸ ืฉื™ื”ื ืจืื•ื™ ืœืžืœืื›ืชื• ืจืืฉื•ื ื” ื•ืœื ืžื”ื ื™ ืœื™ื” ืžื™ื“ื™ ืœืงื‘ื•ืœื™ ื˜ื•ืžืื” ืžื” ืฉืจืื•ื™ ืœืžืœืื›ื” ืื—ืจืช ืื‘ืœ ื”ืงืฉืช ื–ื•ื’ ืข"ื’ ื”ื—ืจืก ื•ื”ื ื—ืช ืกื ื“ืœ ืฉืœ ื‘ื”ืžื” ื‘ืจื’ืœื• ื›ืฉื‘ื•ืจื— ืžืŸ ื”ืงืจื‘ ื”ื•ื™ ืžืขื™ืŸ ืžืœืื›ื” ืจืืฉื•ื ื” ื•ืœื”ื›ื™ ื”ื•ื™ ื‘ืจ ืงื‘ื•ืœื™ ื˜ื•ืžืื” ื•ืœื ืฉื™ื™ืš ืœืžื™ืžืจ ื‘ื™ื” ืขืžื•ื“ ื•ื ืขืฉื” ืžืœืื›ืชื ื• ื“ื”ื™ื™ื ื• ื ืžื™ ืžืœืื›ืชื•:
Et on ne dit pas, pour l'impur par un mort, 'lรจve-toi, que nous fassions notre travail' โ€” Selon l'explication du Kountras, le Ri trouve difficile : pourquoi (la Guemara) a-t-elle besoin d'apporter la baraita du tarkav, puisqu'elle n'a pas de rapport avec la parole de Rabbi Elazar et de Rabbi Yo'hanan ? Il semble plutรดt ร  Rabbi Yitshak (qu'il faut expliquer) selon l'explication du Riva : on dit, pour les midrasot : 'lรจve-toi de ce tarkav, que nous fassions notre travail', car il ne peut devenir impur de midras du fait que tu es assis dessus, puisqu'il n'est pas destinรฉ ร  cela, comme l'enseigne la baraita ; et on ne dit pas, pour l'impur par un mort : 'cesse de faire boire de l'eau dans cette clochette ou dans cette sandale de bรชte, que nous fassions notre travail', (ร  savoir) y mettre le battant pour faire entendre le son, et mettre la sandale aux pattes de la bรชte ; elle est au contraire impure d'impuretรฉ du mort par le fait de faire boire, bien qu'elle ne soit pas destinรฉe ร  cela, et elle est susceptible de recevoir l'impuretรฉ, car elle est considรฉrรฉe comme un ustensile par le fait de faire boire de l'eau. Et Rabbi Yo'hanan dit : 'on dit aussi, etc.', car nous exigeons qu'elle soit apte ร  son premier travail, et le fait qu'elle soit apte ร  un autre travail ne lui sert en rien pour recevoir l'impuretรฉ. Mais frapper la clochette sur un tesson, et mettre la sandale de bรชte ร  son pied quand on fuit le combat, c'est (un usage) du type du premier travail ; c'est pourquoi elle est susceptible de recevoir l'impuretรฉ, et il n'y a pas lieu de dire ร  son sujet 'lรจve-toi, que nous fassions notre travail', car cela aussi est son travail.
๐Ÿ’ก Explication

Discussion entre Rabbi Elazar et Rabbi Yo'hanan : la rรจgle 'lรจve-toi, que nous fassions notre travail' s'applique-t-elle aussi ร  l'impuretรฉ du mort (toumat met) ? Rabbi Yo'hanan l'applique aussi au mort : un ustensile brisรฉ qui ne garde qu'un usage d'un autre type est pur. Cela contredit sa raison du segment 1 (faire boire un enfant).

Rachi et Tossefot (selon le Riva) lisent diffรฉremment le lien avec la baraita du tarkav : voir le schรฉma.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
'Lรจve-toi, que nous fassions notre travail' : midras et impuretรฉ du mortMidras (R. Elazar et R. Yo'hanan)tarkav retournรฉ : on dit 'lรจve-toi'non destinรฉ ร  s'asseoir= pur du midrasMort : R. Elazaron ne dit pas'lรจve-toi' : boiresuffit = impurMort : R. Yo'hananon dit 'lรจve-toi' :seul le 1er typede travail compteSelon R. Yo'hanan : frapper sur un tesson, chausser la sandale pour fuir= mรชme type que le 1er travail -> impur ; boire ou s'oindre -> ne suffit pas
Lecture du Riva (Tossefot) : le principe 'lรจve-toi' pour le midras, et la discussion sur l'impuretรฉ du mort.
5
ืื™ืคื•ืš ืงืžื™ื™ืชื. ื•ืžืื™ ื—ื–ื™ืช ื“ืืคื›ืช ืงืžื™ื™ืชื? ืื™ืคื•ืš ื‘ืชืจื™ื™ืชื!

Inverse la premiรจre (discussion). Et qu'as-tu vu pour inverser la premiรจre ?

Inverse la derniรจre !

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืื™ืคื•ืš ืงืžื™ื™ืชื ื“ืจ' ื™ื•ืกื™ ื‘ืจ' ื—ื ื™ื ื ืœืจ' ื™ื•ื—ื ืŸ:
Inverse la premiรจre : (attribue la parole) de Rabbi Yossi fils de Rabbi Hanina ร  Rabbi Yo'hanan.
๐Ÿ’ก Explication

Ipoukh kamayta : on รฉchange les auteurs de la premiรจre discussion. Rabbi Yo'hanan dit donc 'frapper sur un tesson', et Rabbi Yossi fils de Rabbi Hanina 'faire boire un enfant'. La Guemara demande pourquoi on n'inverse pas plutรดt la seconde discussion (Rabbi Elazar / Rabbi Yo'hanan).

6
ื”ื ืฉืžืขื™ื ืŸ ืœื™ื” ืœืจื‘ื™ ื™ื•ื—ื ืŸ ื“ื‘ืขื™ ืžืขื™ืŸ ืžืœืื›ื” ืจืืฉื•ื ื”. ื“ืชื ื™ื: ืกื ื“ืœ ืฉืœ ื‘ื”ืžื” ืฉืœ ืžืชื›ืช ื˜ืžื. ืœืžืื™ ื—ื–ื™? ืืžืจ ืจื‘: ืจืื•ื™ ืœืฉืชื•ืช ื‘ื• ืžื™ื ื‘ืžืœื—ืžื”. ื•ืจื‘ื™ ื—ื ื™ื ื ืืžืจ: ืจืื•ื™ ืœืกื•ืš ื‘ื• ืฉืžืŸ ื‘ืžืœื—ืžื”. ื•ืจื‘ื™ ื™ื•ื—ื ืŸ ืืžืจ: ื‘ืฉืขื” ืฉื‘ื•ืจื— ืžืŸ ื”ืงืจื‘ ืžื ื™ื—ื• ื‘ืจื’ืœื™ื• ื•ืจืฅ ืขืœ ืงื•ืฆื™ืŸ ื•ืขืœ ื”ื‘ืจืงื ื™ื.

Parce que nous avons entendu de Rabbi Yo'hanan qu'il exige (un usage) du type du premier travail. Car il est enseignรฉ (dans une baraita) : la sandale d'une bรชte, en mรฉtal, est impure.

ร€ quoi est-elle apte ? Rav a dit : elle est apte ร  y boire de l'eau en temps de guerre.

Et Rabbi Hanina a dit : elle est apte ร  s'en oindre d'huile en temps de guerre. Et Rabbi Yo'hanan a dit : au moment oรน il fuit le combat, il la met ร  ses pieds et court sur les รฉpines et sur les chardons.

๐Ÿ“œ Rachi (3)
ืกื ื“ืœ ืฉืœ ื‘ื”ืžื” ืฉืœื ืœื™ื–ื•ืง ื‘ืคืจืกื•ืชื™ื” ื‘ืื‘ื ื™ื:
Sandale d'une bรชte : pour qu'elle ne se blesse pas les sabots sur les pierres.
ืœืžืื™ ื—ื–ื™ ืื™ ืžืฉื•ื ื‘ื”ืžื” ืื™ืŸ ืชื›ืฉื™ื˜ ืœื‘ื”ืžื”:
ร€ quoi est-elle apte : si c'est pour la bรชte, il n'y a pas de parure (tachchit) pour une bรชte.
ืžื ื™ื—ื• ื‘ืจื’ืœื™ื• ื”ื•ื ื‘ืขืฆืžื• ืืœืžื ื”ื•ืื™ืœ ื•ืœืฉื ืกื ื“ืœ ืขืฉืื• ืื™ ืœืื• ื“ืจืื•ื™ ืœื ืขื™ืœื” ืœื ื”ื•ื” ืžื˜ืžื ืœื™ื” ืจ' ื™ื•ื—ื ืŸ:
Il la met ร  ses pieds : lui-mรชme. On voit donc que, puisqu'on l'a faite en tant que sandale, si elle n'รฉtait pas apte ร  รชtre chaussรฉe, Rabbi Yo'hanan ne la dรฉclarerait pas impure.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (3)
ืกื ื“ืœ ืฉืœ ื‘ื”ืžื” ืฉืœ ืžืชื›ืช ื•ืฉืœ ืขืฅ ืื™ื ื• ืจืื•ื™ ืœื›ืœ ื”ื ื™ ื“ื‘ืจื™ื ื“ืžืคืจืฉ ื‘ืกืžื•ืš ื“ื“ืจืš ื”ื‘ื”ืžื” ืœืงืœืงืœื• ื•ืจื‘ื™ื ื• ืฉืžื•ืืœ ื’ืจื™ืก ืกื ื“ืœ ืฉืœ ื‘ื”ืžื” ื•ืฉืœ ืžืชื›ืช ื•ืžื™ื™ืจื™ ื‘ืกื ื“ืœ ืฉืœ ืกื™ื™ื“ื™ืŸ ื“ืœืงืžืŸ (ืกื™):
Sandale d'une bรชte, en mรฉtal : et celle en bois n'est apte ร  aucune de ces choses expliquรฉes ensuite, car la bรชte ร  l'habitude de l'abรฎmer. Et Rabbenou Chmouel lit : 'sandale d'une bรชte et en mรฉtal', et il s'agit de la sandale des chaulers (sayadin) dont il sera question plus loin.
ื”ื•ืื™ืœ ื•ืจืื•ื™ ืœืฉืชื•ืช ื‘ื• ืžื™ื ื‘ืžืœื—ืžื” ื•ื"ืช ื•ื”ื ื‘ื–ื•ื’ ืฉืœื ื”ื™ื” ื‘ื• ืขื™ื ื‘ืœ ืžืขื•ืœื ืœื ืžื˜ืžื™ื ืŸ ืžืฉื•ื ื“ื—ื–ื™ ืœื’ืžื•ืข ื•ื”ื›ื ื—ืฉื•ื‘ ื›ืžื• ื–ื•ื’ ืฉืœื ื”ื™ื” ื‘ื• ืขื™ื ื‘ืœ ืžืขื•ืœื ื“ื›ื™ื•ืŸ ื“ื ืขืฉื” ืœืฆื•ืจืš ื‘ื”ืžื” ืื™ื ื• ืžืงื‘ืœ ื˜ื•ืžืื” ื•ื™"ืœ ื“ืชื—ืœืชื• ื ืžื™ ืขืฉื•ื™ ืœืฉืชื•ืช ื‘ื• ืžื™ื ื‘ืžืœื—ืžื” ืื• ืœืกื•ืš ืืœื ืฉืขื™ืงืจื• ืขื•ืžื“ ืœื‘ื”ืžื” ื•ืื•ืžืจ ืœื• ืขืžื•ื“ ื•ื ืขืฉื” ืžืœืื›ืชื ื• ืœืžืืŸ ื“ื‘ืขื™ ืžืขื™ืŸ ื‘ืžืœืื›ื” ืจืืฉื•ื ื”:
Puisqu'elle est apte ร  y boire de l'eau en temps de guerre : et si tu demandes : pour la clochette qui n'a jamais eu de battant, nous ne la dรฉclarons pas impure du fait qu'elle est apte ร  faire boire ; or ici, elle est considรฉrรฉe comme une clochette qui n'a jamais eu de battant, car puisqu'elle a รฉtรฉ faite pour les besoins de la bรชte, elle ne reรงoit pas l'impuretรฉ ! On peut rรฉpondre : dรจs le dรฉpart aussi, elle est faite pour y boire de l'eau en temps de guerre ou pour s'oindre, mais son usage principal est destinรฉ ร  la bรชte ; et on lui dit 'lรจve-toi, que nous fassions notre travail', selon celui qui exige (un usage) du type du premier travail.
ื‘ืฉืขื” ืฉื‘ื•ืจื— ืžืŸ ื”ืงืจื‘ ืžื ื™ื—ื• ื‘ืจื’ืœื™ื• ืชื™ืžื” ื"ื› ื™ื˜ืžื ืžื“ืจืก ื•ืชื ื™ื ื‘ืชื•ืกืคืชื ื“ื›ืœื™ื ืคืจืง ื›ื™ืคื” ื’' ืกื ื“ืœื™ื ื”ื ืฉืœ ืื“ื ื˜ืžื ืžื“ืจืก ืฉืœ ืžืชื›ืช ื•ืฉืœ ื‘ื”ืžื” ื˜ืžื ื˜ื•ืžืืช ืžืช ืžืฉืžืข ืื‘ืœ ืžืŸ ื”ืžื“ืจืก ื˜ื”ื•ืจ:
Au moment oรน il fuit le combat, il la met ร  ses pieds : c'est รฉtonnant ! S'il en est ainsi, elle devrait devenir impure de midras ; or il est enseignรฉ dans la Tossefta de Kelim, au chapitre Kippa : il y a trois (sortes de) sandales : celle d'un homme est impure de midras ; celle de mรฉtal et celle de bรชte sont impures d'impuretรฉ du mort ; cela implique qu'elle est pure du midras.
๐Ÿ’ก Explication

Preuve que Rabbi Yo'hanan exige un usage du mรชme type que le premier travail. Un objet fait pour une bรชte ne reรงoit l'impuretรฉ que s'il sert aussi ร  l'homme. Pour la sandale de bรชte en mรฉtal, Rav et Rabbi Hanina proposent des usages d'un autre type (boire, s'oindre) ; Rabbi Yo'hanan retient seulement l'usage de sandale : l'homme la chausse pour fuir.

C'est pourquoi on inverse la premiรจre discussion : Rabbi Yo'hanan ne peut pas fonder l'impuretรฉ de la clochette sur le fait de faire boire un enfant.

7
ืžืื™ ื‘ื™ืŸ ืจื‘ ืœืจื‘ื™ ื—ื ื™ื ื? ืื™ื›ื ื‘ื™ื ื™ื™ื”ื• ื“ืžืื™ืก.

Quelle (diffรฉrence) y a-t-il entre Rav et Rabbi Hanina ? Il y a entre eux (le cas oรน elle est) rรฉpugnante (demais).

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ืื™ื›ื ื‘ื™ื ื™ื™ื”ื• ื“ืžืื™ืก ืœืจื‘ ืœื ืžื˜ืžื ื“ืื™ืŸ ืจืื•ื™ ืœืฉืชื•ืช ื•ืจื‘ ืกื™ื›ื” ืœื™ืช ืœื™ื” ืงืกื‘ืจ ืื™ืŸ ืžื•ืœื™ื›ื™ืŸ ืฉืžืŸ ืœืžืœื—ืžื” ืœืกื•ืš ื•ื”"ื” ื‘ื™ืŸ ืจื‘ (ื‘ื™ืŸ) ืœืจ' ื™ื•ื—ื ืŸ ื ืžื™ ืื™ื›ื ื‘ื™ื ื™ื™ื”ื• ื“ืžืื™ืก:
Il y a entre eux (le cas oรน elle est) rรฉpugnante : selon Rav, elle ne devient pas impure, car elle n'est pas apte ร  y boire ; et Rav n'admet pas l'onction, car il pense qu'on n'emporte pas d'huile ร  la guerre pour s'oindre. De mรชme, entre Rav et Rabbi Yo'hanan aussi, il y a entre eux (le cas oรน elle est) rรฉpugnante.
ื‘ื™ืŸ ืจ' ื—ื ื™ื ื ื•ื›ื•' ืื™ื›ื ื‘ื™ื ื™ื™ื”ื• ื“ื™ืงื™ืจ ื›ื‘ื“ ื•ืื™ืŸ ืจืื•ื™ ื‘ื• ืœื‘ืจื•ื—:
Entre Rabbi Hanina, etc. : il y a entre eux (le cas oรน elle est) lourde (dyakir) : pesante, et on ne peut pas s'enfuir avec.
๐Ÿ’ก Explication

Nafka mina (consรฉquence pratique) entre Rav et Rabbi Hanina : une sandale rรฉpugnante. Personne n'y boirait (Rav : pure), mais on peut encore s'en oindre (Rabbi Hanina : impure).

8
ื‘ื™ืŸ ืจื‘ื™ ื™ื•ื—ื ืŸ ืœืจื‘ื™ ื—ื ื™ื ื? ืื™ื›ื ื‘ื™ื ื™ื™ื”ื• ื“ื™ืงื™ืจ.

Entre Rabbi Yo'hanan et Rabbi Hanina ? Il y a entre eux (le cas oรน elle est) lourde (dyakir).

๐Ÿ’ก Explication

Une sandale lourde : on peut encore s'en oindre (Rabbi Hanina : impure), mais on ne peut pas fuir en la portant (Rabbi Yo'hanan : pure). La glose de Rachi sur ce point figure au segment prรฉcรฉdent.

9
ื•ืœื ื‘ืขื™ืจ ืฉืœ ื–ื”ื‘. ืžืื™ ืดื‘ืขื™ืจ ืฉืœ ื–ื”ื‘ืด? ืจื‘ื” ื‘ืจ ื‘ืจ ื—ื ื” ืืžืจ ืจื‘ื™ ื™ื•ื—ื ืŸ: ื™ืจื•ืฉืœื™ื ื“ื“ื”ื‘ื,

'Ni avec une ville d'or.' Qu'est-ce que 'une ville d'or' ? Rabba bar bar Hana a dit au nom de Rabbi Yo'hanan : une Jรฉrusalem d'or (Yerouchalayim dedahava),

๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ื•ืœื ื‘ืขื™ืจ ืฉืœ ื–ื”ื‘ ืื•ืจ"ืช ื“ืœืื• ื”ื™ื™ื ื• ื ื•ืฉืงื ื›ื“ืคื™' ื‘ืงื•ื ื˜' ื“ื”ื ืืžืจื™' ื‘ืคืจืง ื‘ืชืจื ื“ืกื•ื˜ื” (ื“ืš ืžืก:) ืžืื™ ืขื˜ืจื•ืช ื›ืœื•ืช ืขื™ืจ ืฉืœ ื–ื”ื‘ ืžืฉืžืข ื“ืขืฉื•ื™ ื”ื•ื ื›ืขื™ืŸ ืขื˜ืจื” ื•ืืข"ื’ ื“ืืžืจื™' ื”ืชื ื‘ืคื•ืœืžื•ืก ืฉืœ ื˜ื™ื˜ื•ืก ื’ื–ืจื• ืขืœ ืขื˜ืจื•ืช ื—ืชื ื™ื ื•ื›ืœื•ืช ื•ื”ื›ื ืœื ืืกืจื• ืืœื ื‘ืฉื‘ืช ืื•ืจ"ืช ื“ื“ื•ืงื ืœื—ืชื ื™ื ื•ื›ืœื•ืช ื’ื–ืจื• ื•ืœื ืœืฉืืจ ื‘ื ื™ ืื“ื):
Ni avec une ville d'or : Rabbenou Tam dit qu'il ne s'agit pas d'une broche (nouchka), comme l'a expliquรฉ le Kountras, car nous disons au dernier chapitre de Sota (49b) : 'qu'est-ce que les couronnes des fiancรฉes ? Une ville d'or', ce qui implique qu'elle est faite en forme de couronne. Et bien que nous disions lร -bas : lors de la guerre de Titus, on a dรฉcrรฉtรฉ contre les couronnes des fiancรฉs et des fiancรฉes, alors qu'ici on ne l'a interdite que le Chabbat, Rabbenou Tam dit qu'on n'a dรฉcrรฉtรฉ que pour les fiancรฉs et les fiancรฉes, et pas pour les autres personnes.
โš–๏ธ Rosh (1)
ื•ืœื ื‘ืขื™ืจ ืฉืœ ื–ื”ื‘ ืžืื™ ืขื™ืจ ืฉืœ ื–ื”ื‘ ืืžืจ ืจื‘ื” ื‘ืจ ื‘ืจ ื—ื ื” ืืžืจ ืจื‘ื™ ื™ื•ื—ื ืŸ ื™ืจื•ืฉืœื™ื ื“ื“ื”ื‘ื ื›ื“ืขื‘ื“ ืจ' ืขืงื™ื‘ื ืœื“ื‘ื™ืชื”ื• ืคื™' ืจืฉ"ื™ ื ื•ืฉืงื ื›ืžื• ื›ื‘ื™ื ืชื ื•ื”ื•ื ืชื›ืฉื™ื˜ ืขื’ื•ืœ ื•ื™ืฉ ื‘ืืžืฆืข ืœืฉื•ืŸ ืฉื‘ื• ืžื—ื‘ืจื™ืŸ ืื•ืชื• ืœืžืœื‘ื•ืฉ. ื•ืจื‘ื™ื ื• ืชื ื–"ืœ ืžืคืจืฉ ืฉื”ื•ื ืขื’ื•ืœ ื•ืžืฉื™ืžื™ืŸ ืื•ืชื• ืขืœ ื”ืจืืฉ ื›ืžื™ืŸ ืขื˜ืจื” ื“ื‘ืกื•ืฃ ืกื•ื˜ื” ื“ืฃ ืžื˜. ื•ืžืคืจืฉ ื“ืขื˜ืจื•ืช ื›ืœื•ืช ื”ื™ื™ื ื• ื™ืจื•ืฉืœื™ื ื“ื“ื”ื‘ื ื›ืœื™ืœื ืจื‘ ืืกืจ ื•ืฉืžื•ืืœ ืฉืจื™ ื“ืื ื™ืกื›ื ื›"ืข ืœื ืคืœื™ื’ื™ ื“ืืกื™ืจ. ื›ื™ ืคืœื™ื’ื™ ื‘ืืจื•ืงืชื ืž"ืก ื ื™ืกื›ื ืขื™ืงืจ ื•ืž"ืก ืจื•ืงืชื ืขื™ืงืจ ื•ืœื ืฉืœื™ืฃ ื•ืžื—ื•ื™. ื•ืจื‘ ืืฉื™ ืžืชื ื™ ืœืงื•ืœื ื“ืืจื•ืงืชื ื›"ืข ืœ"ืค ื“ืฉืจื™ ื›ื™ ืคืœื™ื’ื™ ื‘ืื ื™ืกื›ื ืž"ืก ื“ื™ืœืžื ืฉืœืคื ื•ืžื—ื•ื™ื” ื•ืืชื™ ืœืืชื•ื™ื™ ื•ืž"ืก ืžืืŸ ื“ืจื›ื” ืœืžื™ืคืง ืืฉื” ื—ืฉื•ื‘ื” ื•ืืฉื” ื—ืฉื•ื‘ื” ืœื ืฉืœืคื ื•ืžื—ื•ื™ื”. ื•ื ืจืื” ื“ื“ื•ืงื ื‘ื›ืœื™ืœื ืฉืจื™ ืฉืžื•ืืœ ื•ื›ืŸ ืจ' ืืœืขื–ืจ ืœืขื™ืœ ื‘ืขื™ืจ ืฉืœ ื–ื”ื‘ ืœืคื™ ืฉืื™ืŸ ืฉืืจ ื ืฉื™ื ืจื’ื™ืœื•ืช ื‘ื”ืŸ ืืœื ื ืฉื™ื ื—ืฉื•ื‘ื•ืช ื”ืœื›ืš ืฉืจื™ ืœื“ื™ื“ื”ื•. ืื‘ืœ ืฉืืจ ืชื›ืฉื™ื˜ื™ ื ืฉื™ื ืืคื™ืœื• ืœืืฉื” ื—ืฉื•ื‘ื” ืืกื™ืจื™ ื“ืœื ืคืœื•ื’ ืจื‘ื ืŸ. ื•ืจืื™ื” ืžื”ื”ื™ื ื“ืกื•ืฃ ื›ื™ืจื” (ืฉื‘ืช ื“ืฃ ืžื•:) ื“ืืžืจ ืขื•ืœื ื”ื•ืื™ืœ ื•ืื™ื›ื ืชื•ืจืช ื›ืœื™ ืขืœื™ื™ื”ื• ื•ืื™ ื”ื•ื” ื—ื–ื™ ืœื ืฉื™ื ื—ืฉื•ื‘ื•ืช ืžืื™ ืฆืจื™ื›ื™ื ืœื”ืื™ ื˜ืขืžื. ืืžืจ ืœื™ื” ืฉืžื•ืืœ ื‘ืจ ื‘ืจ ื—ื ื” ืœืจื‘ ื™ื•ืกืฃ ื‘ืคื™ืจื•ืฉ ืืžืจืช ืœืŸ ืžืฉืžื™ื” ื“ืจื‘ ื›ืœื™ืœื ืฉืจื™ ื•ื”ื™ื™ื ื• ื›ืžื” ื“ืžืชื ื™ ืจื‘ ืืฉื™ ืœืงื•ืœื ื•ื”ืื™ ื“ืฉืจื™ ืจื‘ ื”ื™ื™ื ื• ื‘ืืจื•ืงืชื ื•ื”ืœื›ืชื ื›ืจื‘ ื“ืืกืจ ื›ืœื™ืœื. ื‘ื“ืื ื™ืกื›ื ืคื™ืจื•ืฉ ื ื™ืกื›ื ื—ื•ื˜ ื›ืœื•ืžืจ ืฉื”ืŸ ื—ืชื™ื›ื•ืช ื ืงื•ื‘ื•ืช ื•ืžื›ื ื™ืกื™ืŸ ื‘ื”ืŸ ื—ื•ื˜ ืœื”ืขืžื™ื“ืŸ. ื•ืคื™ืจื•ืฉ ืจื•ืงืชื ืžื˜ืœื™ืช ื•ื›ื’ื•ืŸ ืฉืื•ืชืŸ ื—ืชื™ื›ื•ืช ืขืœ ื”ืžื˜ืœื™ืช:
'Ni avec une ville d'or' : qu'est-ce que 'une ville d'or' ? Rabba bar bar Hana a dit au nom de Rabbi Yo'hanan : une Jรฉrusalem d'or, comme celle que Rabbi Akiva fit pour son รฉpouse. Rachi explique : une broche (nouchka), comme une agrafe (kevinta) ; c'est une parure ronde, qui a au milieu une languette par laquelle on l'attache au vรชtement. Et Rabbenou Tam explique qu'elle est ronde et qu'on la place sur la tรชte comme une couronne, (d'aprรจs) la fin de Sota (49a), et il explique que les 'couronnes des fiancรฉes' sont la Jรฉrusalem d'or. (Pour le) diadรจme (kelila), Rav interdit et Chmouel permet. (Pour celui fixรฉ) sur un fil (nisska), tous s'accordent qu'il est interdit ; ils divergent (pour celui fixรฉ) sur une รฉtoffe (rokta) : l'un pense que le fil est l'essentiel, et l'autre pense que l'รฉtoffe est l'essentiel, et elle ne l'enlรจve pas pour le montrer. Et Rav Achi l'enseigne dans le sens de l'indulgence : (pour celui fixรฉ) sur une รฉtoffe, tous s'accordent qu'il est permis ; ils divergent (pour celui fixรฉ) sur un fil : l'un pense qu'elle risque de l'enlever pour le montrer et d'en venir ร  le porter (dans le domaine public), et l'autre pense : qui a l'habitude de sortir (avec cela) ? Une femme importante, et une femme importante ne l'enlรจve pas pour le montrer. Il semble que Chmouel ne permet que pour le diadรจme, et de mรชme Rabbi Elazar plus haut pour la ville d'or, parce que les autres femmes n'ont pas l'habitude (de porter) ces (parures), mais seulement les femmes importantes ; c'est pourquoi c'est permis pour elles. Mais les autres parures des femmes sont interdites mรชme ร  une femme importante, car les Sages n'ont pas fait de distinction. La preuve (en est) celle de la fin (du chapitre) Kira (Chabbat 46b), oรน Oulla dit : 'puisqu'il y a sur eux le statut d'ustensile' ; or si (l'objet) รฉtait apte pour les femmes importantes, quel besoin aurait-on de cette raison ? Chmouel bar bar Hana a dit ร  Rav Yossef : tu nous as dit explicitement au nom de Rav : le diadรจme est permis ; cela correspond ร  la maniรจre dont Rav Achi l'enseigne dans le sens de l'indulgence, et ce que Rav permet, c'est (le diadรจme fixรฉ) sur une รฉtoffe. Et la halakha est comme Rav, qui interdit le diadรจme (fixรฉ) sur un fil. Explication : nisska (signifie) fil, c'est-ร -dire que ce sont des piรจces percรฉes dans lesquelles on introduit un fil pour les maintenir ; et rokta signifie une รฉtoffe, c'est-ร -dire que ces piรจces sont (fixรฉes) sur l'รฉtoffe.
๐Ÿ’ก Explication

Retour ร  la Michna (57a) : la femme ne sort pas le Chabbat avec une 'ville d'or'. Rabbi Yo'hanan l'identifie ร  une 'Jรฉrusalem d'or', une parure gravรฉe de l'image de la ville.

Rachi y voit une broche ; Rabbenou Tam (Tossefot, Roch) une couronne portรฉe sur la tรชte. Le Roch anticipe la suite de la sougya (diadรจme, kelila) et tranche comme Rav : le diadรจme fixรฉ sur un fil est interdit.

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Texte hรฉbreu et aramรฉen vocalisรฉ : รฉdition numรฉrique William Davidson du Talmud Koren Noรฉ, via Sefaria (licence CC BY-NC). Traduction franรงaise, notes et schรฉmas : Chiourim BA (licence CC BY 4.0).