Bava Kamma 100a - Lifnim mi-chourat ha-din et le dina de-garmi

Bava_Kamma 100a

Sougya : La page achรจve la baraรฏta de Rav Yossef sur Chemot 18, 20 : maison de leur vie, chemin, visite des malades, ensevelissement, din, et lifnim mi-chourat ha-din. Rech Lakich montre un dinar ร  Rabbi Elazar, qui le dรฉclare bon, puis demande si l'appui exige de l'รฉchanger quand la piรจce est mauvaise.

Rabbi Elazar y voit un dina de-garmi, que Rech Lakich aurait rรฉservรฉ ร  Rabbi Meir sans que l'on tienne comme lui. Rech Lakich rรฉpond que l'on tient comme Rabbi Meir.

La Guemara cherche lequel des quatre enseignements, signes dalet, lamed, mem, pe : le juge qui se trompe, le teinturier, la vigne รฉtendue, la clรดture du vignoble. Les trois premiers sont des actes de la main.

Le quatriรจme ouvre la baraรฏta et s'arrรชte au seuil du daf suivant.

Chemot 18, 20 : six lectures de la baraรฏta Rav Yossef. La page s'ouvre sur beit chayeihem, suite de vehodaata lahem. Mot du verset Lecture Prรฉcision vehodaata lahem beit chayeihem talmud Torah (Rachi) et ha-derekh guemilout hassadim actes de bienfaisance yelkhu bikour holim ben guilo un soixantiรจme du mal bah kevoura zaken, hors de son honneur il reste tenu et ha-maaseh ha-din juger selon la loi acher yaassoun lifnim mi-chourat ha-din au-delร  de la ligne du droit Rabbi Hiya รฉchange le dinar
Six mots de Chemot 18, 20. Beit chayeihem est le talmud Torah. Le dernier mot est lifnim mi-chourat ha-din.
Quel Rabbi Meir juge le dina de-garmi ? Signe : dalet, lamed, mem, pe. Trois actes de la main, puis la clรดture. Dalet - dan Le juge a tranchรฉ, absous, condamnรฉ, rendu pur ou impur. Ce qu'il a fait tient. Il paie de chez lui. ร‰carte : nassa ve-natan be-yad Rabbi Ila au nom de Rav. Acte direct. Lamed - litzboa Teindre en rouge, il teint en noir. Teindre en noir, il teint en rouge. Rabbi Meir : valeur de la laine. ร‰carte : il agit de ses mains Tossefot : la teinte prend en 2 ou 3 jours. Mem - messakekh Il รฉtend sa vigne sur la rรฉcolte de son prochain. Kidech : il l'interdit. Il est tenu. ร‰carte : la aussi, de ses mains Pe - pirtsa La clรดture du vignoble s'est ouverte. Baraรฏta. Tossefot : elle suit Rabbi Meir. La page s'arrรชte sur ces mots. Cas gardรฉ pour le dina de-garmi Rech Lakich : l'avis est celui de Rabbi Meir, et nous tenons comme lui.
Quatre enseignements de Rabbi Meir. Juge, teinture et vigne sont des actes de la main. La clรดture ouverte reste en cours.
Montrer un dinar : quitte, ou tenu ? Il dit que la piรจce est bonne. Ensuite elle est mauvaise. Expert qui n'a plus ร  apprendre Rabbi Hiya, dans le rรฉcit du daf prรฉcรฉdent. Le din le laisse quitte. Il fait quand mรชme รฉchanger la piรจce. Lifnim mi-chourat ha-din Tossefot : la femme ne lui a rien dit. L'exemption vient du savoir, pas du silence. Il a encore ร  apprendre Rabbi Elazar, selon Tossefot. Rech Lakich : je m'appuie sur toi. ร‰changer ensuite serait un gerama. Tenu, si l'on suit Rabbi Meir Rech Lakich : nous tenons comme lui. Le Rif : il faut qu'on le lui dise. Deux lectures de la parole je m'appuie sur toi Tossefot : mรชme sans cette parole, celui qui a encore ร  apprendre est tenu. Le Rif : aucune tenue tant qu'on ne lui a pas dit qu'on s'appuie sur lui.
Expert quitte, qui paie lifnim, et expert encore en apprentissage, tenu si l'on suit Rabbi Meir. Tossefot et le Rif sur la parole d'appui.
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ื‘ื™ืช ื—ื™ื™ื”ื. ืดืืช ื”ื“ืจืšืด โ€“ ื–ื• ื’ืžื™ืœื•ืช ื—ืกื“ื™ื. ืดื™ืœื›ื•ืด โ€“ ื–ื• ื‘ื™ืงื•ืจ ื—ื•ืœื™ื. ืดื‘ื”ืด โ€“ ื–ื• ืงื‘ื•ืจื”. ืดืืช ื”ืžืขืฉื”ืด โ€“ ื–ื” ื”ื“ื™ืŸ. ืดืืฉืจ ื™ืขืฉื•ืŸืด โ€“ ื–ื• ืœืคื ื™ื ืžืฉื•ืจืช ื”ื“ื™ืŸ.

La maison de leur vie. "Le chemin" : ce sont les actes de bienfaisance (guemilout hassadim).

"Ils iront" : c'est la visite des malades. "En elle" : c'est l'ensevelissement.

"L'acte" : c'est le din (le jugement selon la loi). "Qu'ils feront" : c'est lifnim mi-chourat ha-din (au-delร  de la ligne stricte du droit).

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ื‘ื™ืช ื—ื™ื™ื”ื ืชืœืžื•ื“ ืชื•ืจื”:
L'รฉtude de la Torah (talmud Torah).
ื‘ื™ืงื•ืจ ื—ื•ืœื™ื ื•ืงื‘ื•ืจื” ืคืจื›ื™ื ืŸ ื‘ืืœื• ืžืฆื™ืื•ืช ื”ื™ื™ื ื• ื’ืžื™ืœื•ืช ื—ืกื“ื™ื ื•ืžื•ืงื™ ืœื” ื‘ื™ืงื•ืจ ื—ื•ืœื™ื ื‘ื‘ืŸ ื’ื™ืœื• ื•ื ื•ื˜ืœ ืื—ื“ ืžืฉืฉื™ื ื‘ื—ืœื™ื• ื•ืงื‘ื•ืจื” ื‘ื–ืงืŸ ื•ืื™ื ื• ืœืคื™ ื›ื‘ื•ื“ื• ื•ืืคื™ืœื• ื”ื›ื™ ื—ื™ื™ื‘:
On objecte dans Elou metsiot : c'est la mรชme chose que les actes de bienfaisance. On รฉtablit la visite des malades pour un homme de son รขge (ben guilo), et il en retire un soixantiรจme de la maladie ; et l'ensevelissement, pour un vieillard, hors de ce qui sied ร  son honneur. Mรชme ainsi, il est tenu.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ืœืคื ื™ื ืžืฉื•ืจืช ื”ื“ื™ืŸ ืขื‘ื“ ื›ื“ืชื ื™ [ืจื‘ ื™ื•ืกืฃ] ื•ื”ื•ื“ืขืช ืœื”ื ื•ื’ื•'. ื•ื”ืš ื‘ืจื™ื™ืชื ืžื™ื™ืชื™ ื ืžื™ ื‘ืคืจืง ืืœื• ืžืฆื™ืื•ืช (ื‘"ืž ื“ืฃ ืœ:) ื’ื‘ื™ ื–ืงืŸ ื•ืื™ื ื• ืœืคื™ ื›ื‘ื•ื“ื• ื•ืจื‘ื™ ื™ืฉืžืขืืœ ื‘ืจ' ื™ื•ืกื™ ืœืคื ื™ื ืžืฉื•ืจืช ื”ื“ื™ืŸ ืขื‘ื“ ื›ื“ืชื ื™ ื›ื•' ืื‘ืœ ื‘ืกื•ืฃ ืคืจืง ื”ืื•ืžื ื™ื (ื‘ื‘ื ืžืฆื™ืขื ื“ืฃ ืคื’.) ื’ื‘ื™ ืจื‘ื” ื‘ืจ ืจื‘ ื”ื•ื ื ื“ืฉืงืœื™ื ื”ื• ืœื’ืœื™ืžื™ื™ื”ื• ื“ื”ื ื”ื• ืฉืงื•ืœืื™ ืœื ืžื™ื™ืชื™ ืœื” ืืœื ืžื™ื™ืชื™ ืœืžืขืŸ ืชืœืš ื‘ื“ืจืš ื˜ื•ื‘ื™' ื•ืžืค' ื”ืจ"ื™ ืžืื•ืจืœื™ื™ื "ืฉ ื“ืœื ืฉื™ื™ืš ืœืคื ื™ื ืžืฉื•ืจืช ื”ื“ื™ืŸ ืืœื ื‘ื“ื‘ืจ ืฉืื—ืจื™ื ื—ื™ื™ื‘ื™ืŸ ื•ื–ื” ืคื˜ื•ืจ ื›ืžื• ืจื‘ื™ ื—ื™ื™ื ื“ื”ื›ื ื•ืจ' ื™ืฉืžืขืืœ ื‘ืจื‘ื™ ื™ื•ืกื™ ื‘ืืœื• ืžืฆื™ืื•ืช (ืฉื ื“ืฃ ืœ:) ืื‘ืœ ื‘ื”ื”ื™ื ื“ืจื‘ื” ื‘ืจ ืจื‘ ื”ื•ื ื ืื™ืŸ ื—ื™ืœื•ืง ื‘ื™ื ื• ืœื‘ื™ืŸ ืื—ืจื™ื ื•ืื™ืŸ ื ืจืื” ื“ื‘ืคืจืง ืืœื• ืžืฆื™ืื•ืช (ื‘ื‘ื ืžืฆื™ืขื ื“ืฃ ื›ื“: ื•ืฉื.) ืืžืจ ื“ืขื‘ื“ ืœืคื ื™ื ืžืฉื•ืจืช ื”ื“ื™ืŸ ื’ื‘ื™ ื”ื [ื“ืื‘ื•ื”] ื“ืฉืžื•ืืœ ืืฉื›ื—ื™ื ื”ื• ืœื”ื ืš ื—ืžืจื™ ื‘ืžื“ื‘ืจื ืื”ื“ืจื™ื ื”ื• ืœืžืจื™ื™ื”ื• ืœื‘ืชืจ ืชืจื™ืกืจ ื™ืจื—ื™ ืฉืชื ื•ื‘ื”ื”ื™ื ืคื˜ืจื™ ื›"ืข ื•ื™"ืœ ื“ื‘ื”ื ื”ื• ืฉืงื•ืœืื™ ืœื ืฉื™ื™ืš ืœืคื ื™ื ืžืฉื•ืจืช ื”ื“ื™ืŸ ื›ื™ื•ืŸ ืฉืขืฉื• ืœื• ื”ื™ื–ืง ื’ื“ื•ืœ ื‘ืคืฉื™ืขื” ืฉืฉื™ื‘ืจื• ืœื• ื—ื‘ื™ืช ืฉืœ ื™ื™ืŸ:
Il a agi lifnim mi-chourat ha-din, comme l'enseigne [Rav Yossef] : Et tu leur feras connaรฎtre, etc. Cette baraรฏta est aussi citรฉe au chapitre Elou metsiot (Bava Metzia 30b) au sujet d'un vieillard hors de ce qui sied ร  son honneur, et Rabbi Yichmael fils de Rabbi Yossi a agi lifnim mi-chourat ha-din, comme on l'enseigne, etc. ร€ la fin du chapitre HaOmanim (Bava Metzia 83a), au sujet de Rabba bar Rav Houna qui avait pris les manteaux de ces porteurs, on apporte le verset afin que tu marches dans la voie des bons, et l'on omet cette baraรฏta. Le Ri d'Orlรฉans explique que lifnim mi-chourat ha-din ne vaut que lร  oรน les autres sont tenus et celui-ci est quitte, comme Rabbi Hiya ici et Rabbi Yichmael fils de Rabbi Yossi dans Elou metsiot (lร -bas, 30b). Dans le cas de Rabba bar Rav Houna, rien ne le distingue des autres. Cela ne tient pas : au chapitre Elou metsiot (Bava Metzia 24b, et lร -bas), on dit qu'il a agi lifnim mi-chourat ha-din pour le [pรจre] de Chmouel. Il trouva ces รขnes dans le dรฉsert et les rendit ร  leurs propriรฉtaires aprรจs douze mois de l'annรฉe, et dans ce cas tout le monde est quitte. On peut rรฉpondre : pour ces porteurs, lifnim mi-chourat ha-din ne vaut pas, puisqu'ils lui ont causรฉ un grand dommage par nรฉgligence, en lui brisant un tonneau de vin.
๐Ÿ’ก Explication

Fin de la baraรฏta de Rav Yossef sur Chemot 18, 20. Le daf prรฉcรฉdent ouvrait par vehodaata lahem. Beit chayeihem, la maison de leur vie, est le talmud Torah.

Rachi, d'aprรจs Bava Metzia 30b, sort la visite des malades et l'ensevelissement de la guemilout hassadim dรฉjร  dite. La visite vise un ben guilo : le visiteur retire un soixantiรจme de la maladie. L'ensevelissement vise un zaken alors que son honneur l'en dispenserait. Il reste tenu.

Ha-din est la ligne de la loi. Lifnim mi-chourat ha-din est le pas au-delร . Rabbi Hiya a fait รฉchanger le dinar ร  ce titre. Tossefot cherche quand ce pas se dit, et pourquoi Bava Metzia 83a cite le verset de Michlei.

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ืจื™ืฉ ืœืงื™ืฉ ืื—ื•ื™ ืœื™ื” ื“ื™ื ืจื ืœืจื‘ื™ ืืœืขื–ืจ. ืืžืจ: ืžืขืœื™ื ื”ื•ื. ืืžืจ ืœื™ื”: ื—ื–ื™ ื“ืขืœืš ืงื ืกืžื›ื™ื ื. ืืžืจ ืœื™ื”: ื›ื™ ืกืžื›ืช ืขืœื™ ืžืื™ ืœืžื™ืžืจื, ื“ืื™ ืžืฉืชื›ื— ื‘ื™ืฉื โ€“ ื‘ืขื™ื ื ืœืื™ื—ืœื•ืคื™ ืœืš? ื•ื”ื ืืช ื”ื•ื ื“ืืžืจืช: ืจื‘ื™ ืžืื™ืจ ื”ื•ื, ื“ื“ืื™ืŸ ื“ื™ื ื ื“ื’ืจืžื™. ืžืื™, ืœืื• ืจื‘ื™ ืžืื™ืจ โ€“ ื•ืœื ืกื‘ื™ืจื ืœืŸ ื›ื•ื•ืชื™ื”?

Rech Lakich montra un dinar ร  Rabbi Elazar. Il dit : il est bon.

Il lui dit : vois que je m'appuie sur toi. Il lui dit : tu t'appuies sur moi, qu'y a-t-il ร  dire ?

Que si on le trouve mauvais, je doive te l'รฉchanger ? Or c'est toi qui as dit : c'est Rabbi Meir qui juge le dina de-garmi (responsabilitรฉ pour un dommage indirect).

Quoi, Rabbi Meir, et nous ne tenons pas comme lui ?

๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ืื—ื•ื™ ื“ื™ื ืจ ืœืจ' ืืœืขื–ืจ ืื›ืชื™ ื”ื•ื” ืฆืจื™ืš ืœืžื™ื’ืžืจ ื“ืื™ ืœื ื”ื•ื” ืฆืจื™ืš ืœืžื™ื’ืžืจ ืœื ื”ื™ื” ืžื—ื•ื™ื‘ ื›ื“ืžืฉืžืข ื’ื‘ื™ ืจ' ื—ื™ื™ื ื“ืขื‘ื“ ืœืคื ื™ื ืžืฉื•ืจืช ื”ื“ื™ืŸ ื•ื”ื ื“ืงืืžืจ (. ืžืจ) ื—ื–ื™ ื“ืขืœืš ืงืกืžื›ื™ื ื ืืคื™ืœื• ืœื ืืžืจ ื”ื•ื” ืžื—ื™ื™ื‘ ื›ืžื• ืจ' ื—ื™ื™ื ื“ืืข"ื’ ื“ืœื ืืžืจื” ืœื™ื” ื”ื•ื” ืžื—ื™ื™ื‘ ืื™ ืœืื• ืžืฉื•ื ื“ืœื ื”ื•ื” ืฆืจื™ืš ืœืžื™ืœืฃ ื•ืจื‘ ืืœืคืก ื›ืชื‘ ื“ืœืขื•ืœื ืœื ืžื—ื™ื™ื‘ ืขื“ ืฉื™ืืžืจื• ืœื•:
Il montra un dinar ร  Rabbi Elazar. Il avait encore besoin d'apprendre. S'il n'avait pas eu besoin d'apprendre, il n'aurait pas รฉtรฉ tenu, comme on le voit pour Rabbi Hiya, qui a agi lifnim mi-chourat ha-din. Et ce qu'il dit, vois que je m'appuie sur toi : mรชme sans l'avoir dit, il aurait รฉtรฉ tenu, comme pour Rabbi Hiya. Elle ne le lui avait pas dit, et il aurait รฉtรฉ tenu, si ce n'รฉtait qu'il n'avait pas besoin d'apprendre. Le Rif รฉcrit qu'il n'est jamais tenu tant qu'on ne le lui a pas dit.
๐Ÿ’ก Explication

Rech Lakich fait estimer un dinar. Rabbi Elazar le dรฉclare maalya, bon. La phrase je m'appuie sur toi vise la suite : si la piรจce est mauvaise, faudra-t-il l'รฉchanger ?

ร‰changer serait un gerama : la perte naรฎt plus tard, quand la piรจce est refusรฉe. Rabbi Elazar rappelle que Rech Lakich attribue le dina de-garmi ร  Rabbi Meir, dans une lecture oรน l'on ne tient pas comme lui. Il se verrait alors quitte.

Tossefot : Rabbi Elazar a encore ร  apprendre l'estimation. D'oรน la question de la tenue. La parole d'appui, pour Tossefot, n'est pas la condition. Pour le Rif, elle l'est.

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ืืžืจ ืœื™ื”: ืœื, ืจื‘ื™ ืžืื™ืจ โ€“ ื•ืกื‘ื™ืจื ืœืŸ ื›ื•ื•ืชื™ื”.

Il lui dit : non. Rabbi Meir, et nous tenons comme lui.

๐Ÿ’ก Explication

Rech Lakich ferme l'autre lecture. L'enseignement est bien celui de Rabbi Meir, et la halakha le suit. Reste ร  dire lequel de ses enseignements.

4
ื”ื™ ืจื‘ื™ ืžืื™ืจ? ืื™ืœื™ืžื ืจื‘ื™ ืžืื™ืจ (ื“ืณ ืœืณ ืžืณ ืคืณ ืกื™ืžืŸ)

Quel Rabbi Meir ? Si tu dis : ce Rabbi Meir.

(Dalet, lamed, mem, pe : signe.)

๐Ÿ’ก Explication

Le signe dalet, lamed, mem, pe annonce quatre enseignements : dan, il a jugรฉ ; litzboa, teindre ; messakekh, รฉtendre la vigne ; pirtsa, la clรดture qui s'ouvre. Chacun sera mesurรฉ au dina de-garmi.

5
ื“ืชื ืŸ: ื“ืŸ ืืช ื”ื“ื™ืŸ; ื–ื™ื›ื” ืืช ื”ื—ื™ื™ื‘; ื—ื™ื™ื‘ ืืช ื”ื–ื›ืื™; ื˜ื™ืžื ืืช ื”ื˜ื”ื•ืจ; ื˜ื™ื”ืจ ืืช ื”ื˜ืžื โ€“ ืžื” ืฉืขืฉื” ืขืฉื•ื™, ื•ื™ืฉืœื ืžื‘ื™ืชื•.

Comme nous l'avons appris dans une michna : il a jugรฉ le jugement ; il a donnรฉ gain de cause au redevable ; il a dรฉclarรฉ redevable celui qui avait gain de cause ; il a rendu impur le pur ; il a rendu pur l'impur. Ce qu'il a fait est fait, et il paie de sa maison.

๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (2)
ื˜ื™ืžื ืืช ื”ื˜ื”ื•ืจ ืืข"ื’ ื“ืืžืจ ื‘ื”ื ื™ื–ืงื™ืŸ (ื’ื™ื˜ื™ืŸ ื“ืฃ ื ื‘:) ื”ืžื˜ืžื ื•ื”ืžื“ืžืข ื•ื”ืžื ืกืš ื‘ืฉื•ื’ื’ ืคื˜ื•ืจ ื”ื›ื ืื™ืช ืœื™ื” ืœื—ื™ื•ื‘ื™ ืืข"ื’ ื“ืฉื•ื’ื’ ื”ื•ื ืžื”ื”ื™ื ื˜ืขืžื ื“ืžื—ื™ื™ื‘ ื”ืชื ื‘ืžื–ื™ื“ ืœืž"ื“ ื”ื™ื–ืง ืฉืื™ืŸ ื ื™ื›ืจ ืœื ืฉืžื™ื” ื”ื™ื–ืง ื›ื“ื™ ืฉืœื ื™ื”ื ื›ืœ ืื—ื“ ื•ืื—ื“ ื”ื•ืœืš ื•ืžื˜ืžื ื˜ื”ืจื•ืชื™ื• ืฉืœ ื—ื‘ื™ืจื• ื”ื›ื ื ืžื™ ื—ื™ื™ื‘ ื›ื“ื™ ืฉื™ื“ืงื“ืง ื‘ื“ื™ืŸ ื™ืคื” ื•ืœืž"ื“ ื ืžื™ ืฉืžื™ื” ื”ื™ื–ืง ื•ืฉื•ื’ื’ ืคื˜ื•ืจ ื›ื“ื™ ืฉื™ื•ื“ื™ืขื• ื”ื›ื ื—ื™ื™ื‘ ื“ืœื™ื›ื ืœืžื™ื—ืฉ ืœื”ื›ื™ ื“ืืคื™ืœื• ื˜ื™ื”ืจ ืืช ื”ื˜ืžื ื•ืขื™ืจื‘ื• ืขื ืคื™ืจื•ืชื™ื• ืœื™ื›ื ืœืžื™ื—ืฉ ืฉืžื ืื—"ื› ืœื ื™ื•ื“ื™ืขื ื• ืฉื”ืŸ ื˜ืžืื™ื ื“ื›ื™ื•ืŸ ืฉื“ื™ื™ืŸ ื–ื” ื—ื›ื ื•ื‘ืขืœ ื”ื•ืจืื” ื•ื“ืื™ ื™ื•ื“ื™ืขื ื•:
Il a rendu impur le pur. Bien qu'on dise dans HaNizakin (Gittin 52b) : celui qui rend impur, celui qui mรฉlange de la terouma (medame), et celui qui fait un nesekh (menassekh, libation), en inadvertance (chogeg), est quitte. Ici il y a de quoi le tenir, mรชme en inadvertance, par la raison qui tient lร -bas le cas volontaire (mezid) selon celui qui dit qu'un dommage non perceptible (hezek che-eino nikar) ne porte pas le nom de dommage : afin que chacun n'aille pas rendre impures les puretรฉs de son prochain. Ici aussi il est tenu, afin qu'il serre le jugement de prรจs. Selon celui qui dit aussi que cela porte le nom de dommage, et que l'inadvertant est quitte afin qu'il avertisse : ici il est tenu, car cette crainte tombe. Mรชme s'il a rendu pur l'impur et qu'on l'a mรฉlangรฉ ร  ses fruits, on ne craint pas qu'ensuite il taise qu'ils sont impurs. Ce juge est un sage et un maรฎtre de dรฉcision (baal horaa) : il avertira.
ื˜ื™ื”ืจ ืืช ื”ื˜ืžื ืžื” ืฉืขืฉื” ืขืฉื•ื™ ื•ื™ืฉืœื ืžื‘ื™ืชื• ื"ื ืœื™ื™ืฉื‘ ื˜ื™ื”ืจ ืืช ื”ื˜ืžื ื‘ืฉื•ื ืขื ื™ืŸ ืืœื ื›ืฉืขื™ืจื‘ื• ืขื ืคื™ืจื•ืชื™ื• ื›ื“ืžืคืจืฉ ื‘ืžืกืงื ื ื‘ืค' ืื—ื“ ื“ื™ื ื™ ืžืžื•ื ื•ืช (ืกื ื”ื“ืจื™ืŸ ื“ืฃ ืœื’: ื•ืฉื) ื•ื‘ืคืจืง ืขื“ ื›ืžื” (ื‘ื›ื•ืจื•ืช ื“ืฃ ื›ื—: ื•ืฉื) ื“ืื ื”ืŸ ื‘ืขื™ืŸ ืœื ืžื” ืฉืขืฉื” ืขืฉื•ื™ ื•ืœื ื™ืฉืœื ืžื‘ื™ืชื• ืฉื™ื™ืš ื‘ื”ืŸ ื•ื”ื ื“ืœื ืžืคืจืฉ ื”ื›ื™ ืืœื ื›ื™ ืžื•ืงื™ ืœื” ื›ืฉื ืฉื ื•ื ืชืŸ ื‘ื™ื“ ืœืื• ืžืฉื•ื ื“ืžืขื™ืงืจื ืœืื• ื‘ื”ื›ื™ ืขืกืงื™ื ืŸ ืืœื ื“ืžืขื™ืงืจื ืœื ืื™ื™ืจื™ ื›ืฉืขื™ืจื‘ืŸ ื—ื›ื ืืœื ื”ื‘ืขืœื™ื ืื‘ืœ ื‘ืžืกืงื ื ืงืืžืจ ืฉื”ื—ื›ื ื‘ืขืฆืžื• ืขื™ืจื‘ืŸ ื•ื‘ื‘ื›ื•ืจื•ืช ืฉื‘ื ืœื™ื™ืฉื‘ ื•ื™ืฉืœื ืžื‘ื™ืชื• ื‘ื˜ื™ื”ืจ ืืช ื”ื˜ืžื ื›ืฉืขืจื‘ื• ืขื ืคื™ืจื•ืชื™ื• ืื™ื™ืจื™ ื›ืฉืขื™ืจื‘ ืขื ืคื™ืจื•ืช ืžื•ืขื˜ื™ื ื•ื‘ืกื ื”ื“ืจื™ืŸ ืฉื‘ื ืœื™ื™ืฉื‘ ืžื” ืฉืขืฉื” ืขืฉื•ื™ ืื™ื™ืจื™ ื›ืฉืขื™ืจื‘ื• ืขื ืคื™ืจื•ืช ืžืจื•ื‘ื™ื ื•ื ืชื‘ื˜ืœื• 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Il a rendu pur l'impur : ce qu'il a fait est fait, et il paie de sa maison. On n'รฉtablit il a rendu pur l'impur que dans le cas oรน on les a mรฉlangรฉs ร  ses fruits, comme la conclusion l'explique au chapitre Ehad dinei mamonot (Sanhรฉdrin 33b, et lร -bas) et au chapitre Ad kama (Bekhorot 28b, et lร -bas). S'ils sont encore en nature (be-ayin), les deux formules restent sans objet : ce qu'il a fait est fait, et il paie de sa maison. On ne le dit ainsi qu'au moment oรน l'on รฉtablit le cas sur il a pris et donnรฉ de la main. Au dรฉpart, le mรฉlange dont on parle est celui des propriรฉtaires. Dans la conclusion, le sage lui-mรชme les a mรฉlangรฉs. ร€ Bekhorot, oรน l'on รฉtablit il paie de sa maison pour il a rendu pur l'impur lorsqu'on les a mรฉlangรฉs aux fruits, le mรฉlange porte sur peu de fruits. ร€ Sanhรฉdrin, oรน l'on รฉtablit ce qu'il a fait est fait, le mรฉlange porte sur beaucoup de fruits, et les impurs ont รฉtรฉ annulรฉs dans la majoritรฉ (bitoul be-rov). Les deux ne tiennent pas dans un seul cas : lร  oรน ce qu'il a fait est fait veut dire que c'est pur, il paie de sa maison ne s'y joint pas. Et si tu dis : selon l'รฉtablissement comme Rabbi Meir, comment les impurs s'annulent-ils dans la majoritรฉ ? Rabbi Meir tient, dans HaNizakin (Gittin 54b), pour les noix de Perekh et les grenades de Badan : elles sont tombรฉes et se sont fendues ; mรชme en inadvertance (chogeg), elles ne remontent pas (lo yaalou). On peut rรฉpondre : une inadvertance de cette sorte, faite sur la parole d'un sage, Rabbi Meir ne la frappe pas d'amende. Autre rรฉponse : lร -bas, elles se sont fendues aprรจs la chute, et l'interdit ร  pris dรจs le dรฉbut du mรฉlange ; c'est alors que Rabbi Meir dit qu'elles ne remontent pas. Si elles se sont fendues avant le mรฉlange, Rabbi Meir convient que c'est permis. Autre rรฉponse : seule la matiรจre oรน il juge le dina de-garmi suit ici Rabbi Meir. Et c'est รฉtonnant : qu'apporte-t-on d'ici sur Rabbi Meir qui juge le dina de-garmi ? Et pourquoi l'รฉtablir aussi sur il a pris et donnรฉ de la main ? Sans prise ni remise de la main, il est tenu mรชme selon les Sages, qui ne jugent pas le dina de-garmi, puisque par une simple parole le jugement tient. On le prouve au chapitre Ehad dinei mamonot (Sanhรฉdrin 33a, et lร -bas) : c'est bien si tu dis que celui qui se trompe sur une chose de michna ne revient pas ; il en sort que le jugement tient, et c'est pour cela que Rabbi Tarfon craignait. Si tu dis qu'il revient, qu'il lui dise : la vache, si elle รฉtait devant nous, reviendrait ; maintenant aussi ton jugement n'est pas un jugement, et tu n'as rien fait. Lร -bas, la sougya suit les Sages. Selon Rabbi Meir, qui juge le dina de-garmi, mรชme si la vache devant nous reviendrait, il aurait eu ร  รชtre tenu, comme celui qui montre un dinar ร  un changeur : il est tenu, mรชme si le dinar devant nous lui serait rendu. On peut rรฉpondre : cette sougya suit Rabbi Meir. Le cas diffรจre de celui qui montre un dinar au changeur. Une fois montrรฉ au changeur, il n'avait plus ร  le montrer ร  un autre. Pour la vache, quand ce sage la lui a interdite, il avait encore ร  interroger un autre sage avant de la donner aux chiens, ou de mรฉlanger les fruits. Reste une difficultรฉ, ร  partir de il a rendu pur l'impur : pourquoi le sage est-il tenu, mรชme selon Rabbi Meir, de ce que le maรฎtre de maison a mรฉlangรฉ aux fruits ? Disons : s'il ne les avait pas mรฉlangรฉs, la dรฉcision serait revenue ; maintenant aussi, il n'a rien fait. De mรชme ร  l'ouverture de il a jugรฉ le jugement, au chapitre Ad kama (Bekhorot 28a), oรน l'on apprend : celui qui n'est pas expert a vu le bekhor (premier-nรฉ) et on l'a abattu sur sa parole ; on l'ensevelira, et il paie de sa maison. Pourquoi ? Disons : s'il n'avait pas รฉtรฉ abattu, il aurait รฉtรฉ permis ; maintenant aussi, il n'a rien fait. Autre difficultรฉ : la sougya d'ici et celle de Bekhorot ont pour base Rav Chechet. Selon Rabbi Meir, la tenue se comprend sans prise ni remise de la main. Rav Hisda, lui, passe par la main du juge. Dรจs lors, ce qu'il a fait est fait vient de l'erreur dans la pesรฉe du jugement (chikoul ha-daat), comme Rav Chechet l'รฉtablit au dรฉbut de Sanhรฉdrin (6a). Pourquoi le juge serait-il tenu, selon les Sages, de ce qu'un cheretz (bestiole impure) y a touchรฉ ? Mรชme sans ce contact, ce qu'il a fait est fait. En outre, lร  oรน le jugement tient, pourquoi la tenue manquerait-elle aux Sages, qui ne jugent pas le dina de-garmi ? Qu'est-ce qui les sรฉpare des cohanim qui ont mis un sacrifice en pigoul (pensรฉe qui invalide) dans le Mikdach ? S'ils le font de propos dรฉlibรฉrรฉ (mezid), ils sont tenus selon Rabbi Meir et selon les Sages, bien que la parole seule rende passoul, et que cela ne compte pas comme dina de-garmi. Il paraรฎt juste d'expliquer ainsi. Partout oรน le jugement tient, mรชme par la parole, cela compte comme un acte, et la tenue vaut mรชme selon les Sages. Le cas sort du gerama. Lร  oรน, la chose รฉtant devant nous, elle reviendrait, par exemple montrer un dinar, ou se tromper sur une chose de michna : selon Rabbi Meir il est tenu, selon les Sages il est quitte. C'est bien un gerama : ce qu'on a ensuite fait manger sur sa parole, ou mรฉlangรฉ ร  ses fruits. La sougya de Sanhรฉdrin suit les Sages. Ce que l'on veut prouver ici, que Rabbi Meir juge le dina de-garmi, on le tire de il a rendu pur l'impur : le sage est tenu de ce que le maรฎtre de maison a mรฉlangรฉ les fruits ; et de il a dรฉclarรฉ redevable celui qui avait gain de cause : le sage est tenu de ce que celui-ci a payรฉ ensuite. Pour il a rendu impur le pur et il a donnรฉ gain de cause au redevable, la parole du sage fait que ce qu'il a fait est fait : il doit payer mรชme selon les Sages, qui ne jugent pas le dina de-garmi. De mรชme au chapitre Ad kama (Bekhorot 28b), oรน l'on dit : dirons-nous que la michna anonyme est comme Rabbi Meir ? On le dit ร  cause de il a rendu pur l'impur et de il a dรฉclarรฉ redevable celui qui avait gain de cause, et on le laisse de cรดtรฉ pour il a rendu impur le pur et il a donnรฉ gain de cause au redevable. Et ce que l'on explique lร -bas pour faire tenir la michna selon les Sages : il a rendu impur le pur, un cheretz l'a touchรฉ ; il a donnรฉ gain de cause au redevable, il avait un gage et on le lui a pris. On explique ces cas avec les autres. Autre rรฉponse : la sougya de lร -bas suit Rav Hisda, et elle expose la loi telle qu'elle est. L'ouverture, celui qui n'est pas expert a vu le bekhor et on l'a abattu sur sa parole, s'entend ainsi : c'est lui-mรชme qui l'a abattu. Reste ร  examiner, selon les Sages : ils laissent quitte celui qui brรปle les actes de son prochain, et ils tiennent celui qui rend impur le pur, ainsi que les cohanim qui ont mis en pigoul, sans y voir un dina de-garmi. Quelle diffรฉrence entre une perte causรฉe en brรปlant ses actes, et une perte causรฉe par sa parole ? Il faut dire : la parole compte comme un acte. Il est mazik (auteur du dommage) dans le corps du bien, de ses mains. Celui qui brรปle un acte ne touche pas le corps du bien. Il brรปle un simple papier. Il reste un gerama. On peut encore dire : la sougya d'ici et celle de Bekhorot suivent Rav Hisda, et laissent Rav Chechet. Le jugement ne tient pas par sa seule parole. Il s'agit d'une prise et d'une remise de la main, comme Rav Hisda l'รฉtablit lร -bas. La premiรจre pensรฉe de la Guemara : les parties ont pris et donnรฉ. On repousse : c'est le juge lui-mรชme qui a pris et donnรฉ de la main.
๐Ÿ’ก Explication

Premier candidat, Bekhorot 28b. Le juge s'est trompรฉ : il a inversรฉ coupable et innocent, pur et impur. Ma che-assa assoui : le rรฉsultat tient. Yechalem mi-beito : il paie sur ses biens.

Tossefot demande pourquoi ce chogeg paie, alors que Gittin laisse quitte celui qui rend impur sans le vouloir. Rรฉponse : pour qu'un juge serre sa dรฉcision. Un sage avertira de toute faรงon.

La longue glose trie les quatre erreurs. Lร  oรน la parole fait tenir le din, les Sages eux-mรชmes tiennent le juge. Lร  oรน la perte vient ensuite, mรฉlange des fruits ou paiement plus tard, c'est la piste du dina de-garmi.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Juge qui se trompe : oรน est le gerama ? Lecture de Tossefot. Michna de Bekhorot 28b. La parole fait tenir le din Il absout le redevable. Il rend impur le pur. Ce qu'il a fait est fait. La parole compte comme un acte. Tenu, mรชme pour les Sages Le dommage vient ensuite Il condamne l'ayant gain de cause. Celui-ci paie plus tard. Il rend pur l'impur. Le maรฎtre mรฉlange ensuite les fruits. Piste du dina de-garmi Si la chose, remise devant nous, revenait en arriรจre : gerama. Rabbi Meir tient. Les Sages qui ne jugent pas le dina de-garmi laissent quitte.
Deux erreurs oรน le din tient par la parole. Deux erreurs oรน la perte vient aprรจs : piste de Rabbi Meir.
6
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Or on a enseignรฉ ร  son sujet : Rabbi Ila a dit au nom de Rav : et c'est lorsqu'il a pris et donnรฉ de la main.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืฉื ืฉื ื•ื ืชืŸ ื‘ื™ื“ ื•ื–ื™ื›ื” ืืช ื”ื—ื™ื™ื‘ ืฉื”ื™ื” ืœื• ืžืฉื›ื•ืŸ ืœืžืœื•ื” ืžืžื ื• ื•ื ื˜ืœ ื“ื™ื™ืŸ ืœืžืฉื›ื•ืŸ ื•ื”ื—ื–ื™ืจื• ืœืœื•ื” ื•ื—ื™ื™ื‘ ืืช ื”ื–ื›ืื™ ื ื˜ืœ ื‘ื™ื“ ืžืžื•ืŸ ืžืŸ ื”ื ืชื‘ืข ื•ืฉื™ืœื ืœืชื•ื‘ืข ื•ื˜ื™ืžื ืืช ื”ื˜ื”ื•ืจ ื ื˜ืœ ืฉืจืฅ ื‘ื™ื“ื™ื ื•ื–ืจืงื• ืขืœื™ื” ืœื˜ืžืื• ื•ื“ืื™ ืœื”ื—ื–ื™ืง ื“ื‘ืจื™ื• ื•ื˜ื™ื”ืจ ืืช ื”ื˜ืžื ื ื˜ืœ ื”ื“ื™ื™ืŸ ืœืคื™ืจื•ืช ื˜ืžืื™ื ื•ืขืจื‘ืŸ ืขื ืฉืืจ ืคื™ืจื•ืช ื”ืื™ืฉ ื”ืฉื•ืืœื• ื•ื”ื•ื” ืœื™ื” ืขื•ืฉื” ืžืขืฉื” ื‘ื™ื“ื™ื ื•ืžื–ื™ืง ื•ื”ื›ื™ ืžืคืจืฉ ื‘ืกื ื”ื“ืจื™ืŸ ื‘ืคืจืง ืื—ื“ ื“ื™ื ื™ ืžืžื•ื ื•ืช (ืกื ื”ื“ืจื™ืŸ ื“ืฃ ืœื’.):
Et il a donnรฉ gain de cause au redevable : le prรชteur avait de lui un gage, le juge a pris le gage et l'a rendu ร  l'emprunteur. Il a dรฉclarรฉ redevable celui qui avait gain de cause : il a pris de la main un bien du dรฉfendeur et l'a payรฉ au demandeur. Il a rendu impur le pur : il a pris un cheretz de ses mains et l'a jetรฉ dessus pour le rendre impur, afin d'affermir ses paroles. Il a rendu pur l'impur : le juge a pris les fruits impurs et les a mรฉlangรฉs au reste des fruits de l'homme qui le consultait. Le voilร  qui agit de ses mains et qui cause un dommage. C'est ainsi qu'on l'explique ร  Sanhรฉdrin, au chapitre Ehad dinei mamonot (Sanhรฉdrin 33b).
๐Ÿ’ก Explication

Nassa ve-natan be-yad : le juge ne s'est pas arrรชtรฉ ร  la parole. Il a pris et remis lui-mรชme. Rav, par Rabbi Ila, limite la michna ร  cet acte.

Rachi donne le geste de chaque branche : gage rendu, argent payรฉ, cheretz jetรฉ, fruits mรฉlangรฉs par le juge. Chaque fois, le dommage sort de sa main. La michna sort alors du dina de-garmi.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Nassa ve-natan be-yad : les quatre gestes Rachi, d'aprรจs Sanhรฉdrin 33b. Le juge agit lui-mรชme. Il absout le redevable Le prรชteur avait un gage. Le juge le rend ร  l'emprunteur. Il condamne l'ayant droit Il prend le bien du dรฉfendeur. Il le paie au demandeur. Il rend impur le pur Il prend un cheretz. Il le jette dessus, pour tenir son dire. Il rend pur l'impur Il prend les fruits impurs. Il les mรฉlange aux autres fruits.
Les quatre faรงons, selon Rachi, dont le juge prend et donne de sa main.
7
ืืœื ื”ื ืจื‘ื™ ืžืื™ืจ โ€“ ื“ืชื ืŸ: ืœืฆื‘ื•ืข ืœื• ืื“ื•ื ื•ืฆื‘ืขื• ืฉื—ื•ืจ, ืฉื—ื•ืจ ื•ืฆื‘ืขื• ืื“ื•ื โ€“ ืจื‘ื™ ืžืื™ืจ ืื•ืžืจ: ื ื•ืชืŸ ืœื• ื“ืžื™ ืฆืžืจื•. ื”ืชื ืงื ืขื‘ื™ื“ ื‘ื™ื“ื™ื!

Alors cet enseignement de Rabbi Meir, comme nous l'avons appris dans une michna : teindre pour lui en rouge, et il l'a teint en noir ; en noir, et il l'a teint en rouge. Rabbi Meir dit : il lui donne la valeur de sa laine.

Lร , il agit de ses mains.

๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ืฉืื ื™ ื”ืชื ื“ื‘ื™ื“ื™ื ืขื‘ื™ื“. ืชื™ืžื” ื•ื“ืงืืจื™ ืœื” ืžืื™ ืงืืจื™ ืœื” ื•ื™"ืœ ืžืฉื•ื ื“ืื™ืŸ ื”ืฆืžืจ ืžืฉืชื ื” ืžื™ื“ ื›ืฉื ื•ืชืŸ ื‘ืกืžืžื ื™ื ื“ืื™ืŸ ืงื•ืœื˜ ื”ืฆื‘ืข ืžื™ื“ ืขื“ ื‘' ื™ืžื™ื ืื• ื’' ื•ื’ืจืžื ื‘ืขืœืžื ื”ื•ื ื•ื“ื•ืžื” ืœืžืกื›ืš ื’ืคื ื• ืฉืื™ืŸ ืžื–ื™ืง ืขื“ ืื—ืจ ื–ืžืŸ ื•ื‘ืชืจื•ื™ื™ื”ื• ืžืฉื ื™ ื‘ื™ื“ื™ื ืงืขื‘ื™ื“ ื•ืž"ืž ืžืกื›ืš ื’ืคื ื• ืœื ืžื–ื™ืง ื›ืœ ื›ืš ื‘ื™ื“ื™ื ื›ืžื• ื‘ืฆืžืจ ืœืฆื‘ืข ืœืคื™ื›ืš ื”ื‘ื™ืื” ืื—ืจ ื›ืš:
C'est autre chose lร -bas, car il agit de ses mains. ร‰tonnement : celui qui pose cette question, que pose-t-il ? On peut rรฉpondre : la laine ne change pas dรจs qu'on la met dans les teintures. Elle ne prend la couleur qu'au bout de deux jours ou trois, et cela reste un gerama. Cela ressemble ร  celui qui รฉtend sa vigne, dont le dommage n'arrive qu'aprรจs un temps. Dans les deux cas, on rรฉpond qu'il agit de ses mains. Malgrรฉ cela, รฉtendre sa vigne atteint moins directement, de la main, que la laine remise au teinturier. C'est pourquoi on l'a apportรฉ ensuite.
๐Ÿ’ก Explication

Deuxiรจme candidat, michna du teinturier, au verso. Mauvaise couleur : Rabbi Meir fait payer dmei tsamro, la valeur de la laine.

La Guemara rรฉpond : ka avid be-yadayim, il l'a fait de ses mains. Tossefot explique pourquoi la question avait un sens : la teinte ne prend qu'aprรจs deux ou trois jours, comme un gerama diffรจre. La rรฉponse reste la main. La vigne, encore moins immรฉdiate, vient aprรจs.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Teinture : dรฉlai, puis rรฉponse Jour 0 Il met la laine dans les teintures. Rien ne change encore. 2 ou 3 jours La laine prend la mauvaise couleur. Cela a l'air d'un gerama. Rรฉponse Il a agi de ses mains. Plus direct que la vigne รฉtendue sur le grain.
La couleur tarde. Tossefot y voit l'air d'un gerama. La Guemara y voit un acte de la main.
8
ืืœื ื”ื ืจื‘ื™ ืžืื™ืจ โ€“ ื“ืชื ืŸ: ื”ืžืกื›ืš ื’ืคื ื• ืขืœ ื’ื‘ื™ ืชื‘ื•ืืชื• ืฉืœ ื—ื‘ื™ืจื• โ€“ ื”ืจื™ ื–ื” ืงื™ื“ืฉ, ื•ื—ื™ื™ื‘. ื”ืชื ื ืžื™ ืงื ืขื‘ื™ื“ ื‘ื™ื“ื™ื!

Alors cet enseignement de Rabbi Meir, comme nous l'avons appris dans une michna : celui qui รฉtend sa vigne au-dessus de la rรฉcolte de son prochain, celui-lร  l'a rendu interdit (kidech), et il est tenu. Lร  aussi, il agit de ses mains.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืงื™ื“ืฉ ืืกืจ ืืช ื”ืชื‘ื•ืื”:
Il a interdit la rรฉcolte.
๐Ÿ’ก Explication

Troisiรจme candidat, Kilayim. Messakekh : il รฉtend sa vigne sur le grain d'autrui. Kidech : la rรฉcolte devient interdite au titre des kilayim de la vigne. Il doit payer.

Lร  aussi la Guemara rรฉpond par la main. ร‰tendre la vigne est son geste. Le dommage, mรชme s'il se rรฉvรจle avec le temps, part de cet acte.

9
ืืœื ื”ื ืจื‘ื™ ืžืื™ืจ โ€“ ื“ืชื ื™ื: ืžื—ื™ืฆืช ื”ื›ืจื ืฉื ืคืจืฆื” โ€“

Alors cet enseignement de Rabbi Meir, comme on l'enseigne dans une baraรฏta : la clรดture du vignoble qui s'est ouverte.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืžื—ื™ืฆืช ื”ื›ืจื ืงื™ื™ืžื ืœืŸ ื”ื™ื” ื’ื“ืจ ื‘ื ืชื™ื™ื ื–ื” ืกื•ืžืš ื–ืจืขื™ื ืœื’ื“ืจ ืžื›ืืŸ ื•ื–ื” ืกื•ืžืš ื’ืคื ื™ื ืœื’ื“ืจ ืžื›ืืŸ ื‘ืœื ื™ื—ืคื•ืจ (ื‘"ื‘ ื“ืฃ ื›ื•.):
Nous tenons : s'il y avait une clรดture entre eux, celui-ci appuyรฉ des semences ร  la clรดture de ce cรดtรฉ, et celui-ci appuyรฉ des vignes ร  la clรดture de ce cรดtรฉ. Dans Lo yahpor (Bava Batra 26a).
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ืžื—ื™ืฆืช ื”ื›ืจื ืฉื ืคืจืฆื” ื›ื•' ืื•ืจ"ืช ืฉืื™ืŸ ืžืฉื ื” ื‘ืฉื•ื ืžืงื•ื ืืœื ื‘ืจื™ื™ืชื ื”ื™ื ื•ืž"ืž ื“ื™ื™ืง ื“ืืชื™ื ื›ืจ"ืž ืžื›ื— ื”ื”ื™ื ืžืฉื ื” ื“ื”ืžืกื›ืš ื“ืœืขื™ืœ ื“ืคืœื™ื’ื™ ื”ืชื ื‘ืกื™ืคื ืจ' ื™ื•ืกื™ ื•ืจ"ืฉ ื•ืืžืจื™ ืื™ืŸ ืื“ื ืื•ืกืจ ื“ื‘ืจ ืฉืื™ืŸ ืฉืœื• ื•ื"ื› ื‘ืจื™ื™ืชื ื“ืžื—ื™ืฆืช ื”ื›ืจื ื›ืจ' ื™ื•ืกื™ ื•ืจ"ืฉ ืœื ืืชื™ื ืืœื ื›ืช"ืง ื“ื™ื“ื”ื• ื“ื”ื™ื™ื ื• ื›ืจ"ืž ื“ืกืชื ืžืฉื ื” ืจ"ืž ื”ื™ื ื•ื"ืช ื•ืžืืŸ ืชื ื ื“ืคืœื™ื’ ืื“ืจ"ืž ื‘ื“ื™ื ื ื“ื’ืจืžื™ ื“ืจื‘ื™ ื™ื•ืกื™ ื•ืจ"ืฉ ืœื ืคืœื™ื’ื™ ืืœื ืžืฉื•ื ื“ืื™ืŸ ืื“ื ืื•ืกืจ ื“ื‘ืจ ืฉืื™ืŸ ืฉืœื• ื•ืจื‘ื ืŸ ื“ืคืœื™ื’ื™ ืื“ืจ"ืฉ ื‘ื“ื‘ืจ ื”ื’ื•ืจื ืœืžืžื•ืŸ ืœื™ื›ื ืœืžื™ืžืจ ื“ื™ืฉ ื—ื™ืœื•ืงื™ืŸ ื›ื“ืคืจื™ืฉื™ืช ื‘ืžืจื•ื‘ื” (ืœืขื™ืœ ื‘ื‘ื ืงืžื ื“ืฃ ืขื:) ื•ื™"ืœ ื“ื”ื”ื•ื ืชื ื ื“ืคืจืง ื”ืžื ื™ื— (ืœืขื™ืœ ื‘ื‘ื ืงืžื ื“ืฃ ืœื’:) ื“ืงืชื ื™ ืฉื—ื˜ื• ื•ื ืชื ื• ื‘ืžืชื ื” ืžื” ืฉืขืฉื” ืขืฉื•ื™ ืคืœื™ื’ ืืจ"ืž ื“ืžืฉืžืข ื“ื™ืฉ ืœืคื˜ื•ืจ ื™ื•ืชืจ ื‘ืฉื•ืจืฃ ืฉื˜ืจื•ืชื™ื• ืžื‘ืฉื—ื˜ื• ื•ืœืžืืŸ ื“ื“ืื™ืŸ ื“ื™ื ื ื“ื’ืจืžื™ ืืžืจ ืœืขื™ืœ ื“ืžื’ื‘ื™ ื‘ื™ื” ื“ืžื™ ืฉื˜ืจื ืžืขืœื™ื:
La clรดture du vignoble qui s'est ouverte, etc. Rabbeinou Tam dit qu'il n'y a de michna en aucun endroit : c'est une baraรฏta. On en tire quand mรชme qu'elle suit Rabbi Meir, ร  partir de la michna de celui qui รฉtend sa vigne, citรฉe plus haut. Lร -bas, ร  la fin, Rabbi Yossi et Rabbi Chimon divergent, et ils disent : une personne n'interdit pas une chose qui ne lui appartient pas. Dรจs lors la baraรฏta de la clรดture du vignoble suit leur premier tanna, c'est-ร -dire Rabbi Meir, car une michna anonyme est de Rabbi Meir. Rabbi Yossi et Rabbi Chimon en restent hors. Et si tu dis : quel tanna diverge de Rabbi Meir sur le dina de-garmi ? Rabbi Yossi et Rabbi Chimon ne divergent que parce qu'une personne n'interdit pas une chose qui ne lui appartient pas. Et les Sages qui divergent de Rabbi Chimon sur une chose qui cause un bien (davar ha-gorem le-mamon), on ne peut pas les prendre : il y a des distinctions, comme je l'ai expliquรฉ dans HaMeroubeh (plus haut, Bava Kamma 71b). On peut rรฉpondre : le tanna du chapitre HaMani'ah (plus haut, Bava Kamma 33b), qui enseigne : il l'a abattu ou il l'a donnรฉ en cadeau, ce qu'il a fait est fait, diverge de Rabbi Meir. Il en ressort qu'il y a plus lieu de laisser quitte celui qui brรปle ses actes que celui qui l'abatt. Selon celui qui juge le dina de-garmi, on a dit plus haut qu'on prรฉlรจve sur lui la valeur d'un acte valable.
๐Ÿ’ก Explication

Quatriรจme candidat, et la page s'arrรชte au seuil de la baraรฏta. Mehitsat ha-kerem che-nifratsa : la clรดture entre vigne et champ s'est ouverte.

Rachi rappelle le droit tant que le mur tient : semences d'un cรดtรฉ, vignes de l'autre, chacun jusqu'ร  la clรดture. Tossefot : aucune michna ne la porte. C'est une baraรฏta, rattachรฉe ร  Rabbi Meir parce que la michna anonyme du messakekh est de lui, et que Rabbi Yossi et Rabbi Chimon n'interdisent pas le bien d'autrui.

Le dรฉbat sur le tanna adverse du dina de-garmi se rรจgle par Bava Kamma 33b : celui qui tient pour fait l'abattage ou le don, face ร  celui qui, en dina de-garmi, fait payer un acte brรปlรฉ comme un acte valable.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Clรดture du vignoble : la rรจgle de Rachi Bava Batra 26a. Tant que le mur tient, chacun approche jusqu'ร  lui. Semences Il les appuyรฉ contre la clรดture. Clรดture Mur entre le champ et le vignoble. Vignes Il les appuyรฉ de l'autre cรดtรฉ. La baraรฏta s'ouvre quand cette clรดture s'est ouverte. La suite est au daf suivant.
Avec la clรดture, semences et vignes vont jusqu'au mur. La baraรฏta commence ร  l'ouverture.
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Texte hรฉbreu et aramรฉen vocalisรฉ : รฉdition numรฉrique William Davidson du Talmud Koren Noรฉ, via Sefaria (licence CC BY-NC). Traduction franรงaise, notes et schรฉmas : Chiourim BA (licence CC BY 4.0).