Bava Kamma 103b — Cinquième sur cinquième, et le voleur qui ignore sa victime

Bava_Kamma 103b

Sougya : La michna achève le cas où le capital est payé et où un nouveau serment porte sur le cinquième : ce cinquième devient capital, et l'on ajoute un cinquième sur le cinquième, jusqu'en dessous d'une perouta. Le même paiement, capital, cinquième et acham, vaut pour le dépôt, le prêt, le vol, le salaire retenu et l'objet perdu.

La Guemara demande à qui rattacher la michna, qui n'impose la poursuite qu'après le serment. Rabbi Tarfon dépose l'objet entre les cinq et se retire ; Rabbi Akiva exige le paiement à chacun.

Une première lecture pose Rabbi Akiva seulement après le serment, avec la takana de Rabbi Elazar fils de Rabbi Tsadok lorsque la dépense dépasse le capital. Rav Houna bar Yehouda et Rava écartent cette lecture, par l'achat et par le pieux.

On retient Rabbi Tarfon, qui convient après le serment, et une amende de Rabbi Akiva même sans serment. La page s'arrête sur l'aveu : Rabbi Tarfon lui-même paie les deux dès qu'on dit avoir volé l'un d'eux.

Cinquième sur cinquième, jusqu'à la perouta Le chomesh juré devient un nouveau keren. Suite de la michna de 103a. Départ : keren déjà payé Il jure sur le chomesh, puis il avoue. Chomesh 1 devient keren Chomesh 2 un cinquième du 1 Et ainsi tant que le keren tient Arrêt Le keren du dernier chomesh passe sous une perouta : plus de serment qui engendre un cinquième. Même suite pour cinq cas du verset Pikadon dépôt Tesoumet yad prêt, Rachi Gézel vol Ochek salaire, Rachi Aveda objet perdu Négation, faux serment : keren + chomesh + acham.
Chaque chomesh juré devient keren. La chaîne s'arrête sous une perouta. Dépôt, prêt, vol, salaire et objet perdu suivent la même suite : keren, chomesh, acham.
À qui rattacher la michna ? Poursuite jusqu'en Médie seulement après le serment. Rabbi Tarfon Un volé parmi cinq, victime inconnue. Il dépose l'objet entre eux et se retire. Rabbi Akiva Déposer entre eux laisse la faute. Il paie l'objet volé à chacun des cinq. Lecture écartée : michna = Rabbi Akiva, seulement après le serment Verset : à celui auquel cela appartient, au jour de sa culpabilité. Rabbi Tarfon, même après le serment : takana des Sages si la dépense dépasse le keren. Rabbi Akiva limite la takana au cas où la victime est connue. Rav Houna bar Yehouda Achat : les deux conviennent, on dépose le prix et l'on se retire. Le serment aurait dû unir achat et vol. Rava, le pieux Achat à deux. Rabbi Akiva : paie les deux. Un hassid ne jure pas à faux. Yehouda ben Bava, ou ben Rabbi Ilai. Lecture retenue Michna = Rabbi Tarfon. Après le serment, il convient : le verset impose la remise au propriétaire. Rabbi Akiva, même sans serment : kenas, amende. Suite, en bas de page : l'aveu seul, chez Rabbi Tarfon, paie déjà une maneh à chacun des deux.
La michna ne poursuit qu'après le serment. La lecture par Rabbi Akiva tombe devant l'achat et le pieux. On retient Rabbi Tarfon, qui convient après le serment, et le kenas de Rabbi Akiva.
Takana : dépense supérieure au capital Rabbi Elazar fils de Rabbi Tsadok. Limite selon la première lecture. Grande disposition Dépense de route supérieure au keren : keren et chomesh au tribunal, puis l'acham. Kappara acquise. Victime connue Il sait à qui il a volé. Le tribunal rendra plus tard. Le bien revient à son maître. La takana s'applique. Un parmi cinq Il ignore la victime. Déposer entre eux ne rend pas le bien. Pas de takana. Paiement à chacun. Tossefot, seconde réponse La michna ne cite aucune takana : après le serment, Rabbi Akiva n'en tient aucune. La limite au cas où il sait est dite selon les mots de Rabbi Tarfon.
Si la route coûte plus que le capital, on paie le tribunal. Selon la première lecture, Rabbi Akiva réserve cette takana à la victime connue. Tossefot propose une autre portée.
1
הרי זה משלם חומש על חומש, עד שיתמעט הקרן משוה פרוטה.

Celui-ci paie un cinquième (chomesh) sur le cinquième, jusqu'à ce que le capital (keren) diminue en dessous de la valeur d'une perouta.

📜 Rachi (2)
הרי זה משלם חומש על חומש חומשו של חומש דחומש ראשון נעשה קרן:
Le cinquième du cinquième : le premier cinquième est devenu capital.
עד שיתמעט כו' שאם חזר ונתן לו חומש ראשון ונשבע על השני והודה משלם חומשו וחומשו של חומש שני וכן לעולם עד שיתמעט הקרן של חומש שלא יכפור לו שוה פרוטה:
Jusqu'à ce qu'il diminue, etc. S'il lui a ensuite donné le premier cinquième, qu'il a juré sur le second et avoué, il paie le cinquième de celui-ci et le cinquième du second cinquième, et ainsi de suite, jusqu'à ce que le capital du cinquième diminue, au point qu'il ne lui nie plus la valeur d'une perouta.
💡 Explication

Suite immédiate de la michna de 103a. Le keren a été versé. Un second serment porte sur le chomesh, puis vient l'aveu. Ce cinquième n'est plus un accessoire : il est devenu capital. On lui ajoute son propre cinquième.

Rachi déroule la chaîne. Il paie le premier cinquième, jure sur le second, avoue : il doit ce second cinquième et le cinquième de celui-ci. La suite s'arrête quand le capital en cause passe sous une perouta. En dessous, nier cette somme ne fait plus naître un cinquième.

2
וכן בפקדון, שנאמר: ״או בפקדון או בתשומת יד או בגזל, או עשק את עמיתו או מצא אבדה; וכחש בה ונשבע על שקר״ – הרי זה משלם קרן וחומש ואשם.

Et de même pour un dépôt. Car il est dit : ou un dépôt, ou un placement de main, ou un vol, ou il a frustré son prochain, ou il a trouvé un objet perdu ; il a nié à son sujet et a juré le faux.

Celui-ci paie le capital, le cinquième et un sacrifice de culpabilité.

📜 Rachi (2)
תשומת יד הלואה:
Placement de main : un prêt.
או עשק את עמיתו שכר שכיר:
Ou il a frustré son prochain : le salaire d'un salarié.
💡 Explication

La michna étend la suite hors du vol. Le verset de Vayikra 5 énumère le pikadon (dépôt), la tesoumet yad, le vol, l'ochek et l'aveda (objet perdu). Négation et faux serment entraînent keren, chomesh et acham.

Rachi fixe deux termes. Tesoumet yad désigne un prêt. Ochek désigne le salaire du salarié retenu.

3
גמ׳ נשבע לו – אין, לא נשבע לו – לא; מני? לא רבי טרפון ולא רבי עקיבא! דתניא: גזל אחד מחמשה ואינו יודע איזה מהן, וכל אחד אומר: ״אותי גזל״ – מניח גזילה ביניהם ומסתלק, דברי רבי טרפון. רבי עקיבא אומר: לא זו דרך מוציאתו מידי עבירה, עד שישלם גזילה לכל אחד [ואחד].

Guemara. S'il lui a juré : oui.

S'il ne lui a pas juré : non. Selon qui ?

Cela ne va ni selon Rabbi Tarfon, ni selon Rabbi Akiva. Car on a enseigné : quelqu'un a volé l'un de cinq et ne sait lequel d'entre eux, et chacun dit : c'est moi qu'il a volé.

Il dépose l'objet volé entre eux et se retire, paroles de Rabbi Tarfon. Rabbi Akiva dit : cette voie ne le sort pas de la transgression, jusqu'à ce qu'il paie l'objet volé à chacun.

📜 Rachi (2)
גמ' לא נשבע לא בעי להוליך אחריו עד דמטי לידיה:
S'il n'a pas juré : il n'a pas à le porter à sa suite jusqu'à ce que cela arrive dans sa main.
עד שישלם לכל אחד דהשבה לידיה בעינן ולא סגי במניח לפניו לומר מי שהוא שלו יטלנה:
Jusqu'à ce qu'il paie à chacun : car nous exigeons une restitution dans sa main, et il ne suffit pas de le déposer devant lui en disant : que celui à qui c'est le prenne.
🗂️ Tossefot (2)
מניח גזילה ביניהם ומסתלק. בפרק המפקיד (ב"מ לז:) מוקי לה דלאו דוקא ביניהם דשקלי להו כולהו ואזלי אלא יניח עד שיתברר הדבר מי הם הבעלים:
Il dépose l'objet volé entre eux et se retire. Au chapitre HaMafkid (Bava Metzia 37b), on établit que le dépôt entre eux n'est pas à prendre au sens strict : ils le prendraient tous et s'en iraient. Il le dépose jusqu'à ce que s'éclaircisse qui sont les propriétaires.
דברי רבי טרפון ואפילו לרב הונא ולרב יהודה דאמרי בהגוזל בתרא (לקמן בבא קמא דף קיח.) גבי מנה לי בידך והלה אומר איני יודע חייב דשמא וברי ברי עדיף ומפקינן ממונא הכא מודו דאין צריך לשלם לכל אחד דהא לדידיה נמי ברי שארבעה משקרין שבודאי לא גזל אלא האחד הלכך ברי דידהו לא חשיב לגבי שמא דידיה לאפוקי ממונא ואפילו רב נחמן ורבי יוחנן דאמרי התם פטור דלאו ברי עדיף אלא מוקמינן ממונא בחזקת מריה מצו סברי הכא אפילו כרבי עקיבא דאמר עד שישלם גזילה לכל אחד ואחד דהכא מיהא מנה מודה דאית ליה לשלומי אבל התם לא מודי מידי:
Paroles de Rabbi Tarfon. Même selon Rav Houna et Rav Yehouda, qui disent au chapitre HaGozel Batra (plus loin, Bava Kamma 118a), au sujet de : une maneh à moi est dans ta main, et l'autre dit : je ne sais pas, il est tenu. Car un chema (doute) face à un bari (certitude) : le bari l'emporte, et l'on fait sortir le bien. Ici, ils conviennent qu'il n'a pas à payer à chacun. Car lui aussi a un bari : quatre mentent, puisqu'à coup sur il n'a volé que l'un d'eux. Dès lors, leur bari ne compte pas face à son chema pour faire sortir le bien. Et même Rav Nahman et Rabbi Yo'hanan, qui disent là-bas qu'il est quitte, car le bari n'a pas l'avantage : on maintient le bien dans la hazaka (présomption) de son maître. Ils peuvent soutenir ici même l'avis de Rabbi Akiva, qui dit : jusqu'à ce qu'il paie l'objet volé à chacun. Car ici, du moins, il avoue qu'une maneh lui incombe. Là-bas, il n'avoue rien.
💡 Explication

La michna de 103a n'impose la poursuite jusqu'en Médie qu'après le serment. La Guemara y voit une exclusion : sans serment, pas de poursuite jusqu'à la main de la victime. Cette ligne ne colle ni à Rabbi Tarfon ni à Rabbi Akiva, dans la baraïta de celui qui a volé l'un de cinq.

Rabbi Tarfon : dépôt de l'objet entre les cinq, puis retrait. Rabbi Akiva : cette voie laisse la transgression. Il faut payer chacun, car l'hachava doit arriver dans la main. Rachi : dire que le propriétaire prendra le sien ne suffit pas.

Tossefot précise le dépôt. À Bava Metzia 37b, on ne le met pas entre leurs mains : ils partiraient avec. On le garde jusqu'à ce que le propriétaire soit connu. Il répond aussi à l'objection venue du bari et du chema. Rav Houna et Rav Yehouda, qui font sortir le bien quand le demandeur est certain et le défenseur dans le doute (Bava Kamma 118a), conviennent ici : le voleur est certain que quatre des cinq mentent. Rav Nahman et Rabbi Yo'hanan, qui laissent le bien dans sa hazaka, peuvent au contraire suivre Rabbi Akiva : ici l'homme avoue une maneh due, là-bas il n'avoue rien.

🖼️ Schéma
Cinq réclamants, une seule victime Chacun dit : c'est moi qu'il a volé. Le voleur ne sait lequel. Rabbi Tarfon Dépôt entre eux, puis retrait. Tossefot : pas dans leur main. On attend que le maître soit connu. Rabbi Akiva Restitution dans sa main. Dire : que le sien le prenne, ne suffit pas. Paiement à chacun.
Cinq réclamants, un seul vol. Tarfon dépose et se retire. Akiva exige le paiement à chacun.
4
מני? אי רבי טרפון – אף על גב דאישתבע, אמר: מניח גזילה ביניהם ומסתלק! אי רבי עקיבא – אף על גב דלא אישתבע, אמר: עד שישלם גזילה לכל אחד ואחד!

Selon qui ? Si c'est Rabbi Tarfon : même lorsqu'il a juré, il dit qu'il dépose l'objet volé entre eux et se retire.

Si c'est Rabbi Akiva : même lorsqu'il n'a pas juré, il dit : jusqu'à ce qu'il paie l'objet volé à chacun.

📜 Rachi (1)
מניח גזילה ולא בעי לאמטויי לידיה וסגי במניח לפניו שהרי הבעלים שם הוא:
Il dépose l'objet volé : il n'a pas à le porter dans sa main, et il suffit de le déposer devant lui, puisque le propriétaire est là.
💡 Explication

Le décalage est double. Chez Rabbi Tarfon, le serment ne change rien : le dépôt entre eux suffit, et Rachi ajoute que le propriétaire est présent, donc pas de port jusqu'à sa main. Chez Rabbi Akiva, l'absence de serment ne change rien : il paie les cinq.

La michna, elle, fait du serment la condition de la poursuite. Aucun des deux avis, pris tel quel, ne la porte.

5
לעולם רבי עקיבא היא, וכי קאמר רבי עקיבא עד שישלם גזילה לכל אחד ואחד – היכא דאישתבע הוא דקאמר. מאי טעמא? דאמר קרא: ״לאשר הוא לו, יתננו ביום אשמתו״.

En réalité, c'est selon Rabbi Akiva. Et lorsque Rabbi Akiva dit : jusqu'à ce qu'il paie l'objet volé à chacun, c'est là où il a juré qu'il le dit.

Quelle est la raison ? Car le verset dit : à celui auquel cela appartient, il le donnera au jour de sa culpabilité.

📜 Rachi (1)
לעולם רבי עקיבא כר"ע מעיקרא מהדרינן לאוקמי משום דכולהו תנאי סתימתאה אליבא דר"ע סתם כדאמר באלו הן הנחנקין (סנהדרין דף פו.):
En réalité, Rabbi Akiva. Dès le départ, nous cherchons à l'établir selon Rabbi Akiva, car tous les enseignements anonymes des tannaïm sont anonymes selon Rabbi Akiva, comme il est dit au chapitre Elou Hen HaNehnaqin (Sanhédrin 86a).
🗂️ Tossefot (1)
לעולם ר"ע משום הכי מוקי פלוגתייהו בנשבע וכר"ע ולא מוקי לה בשלא נשבע ותיתי כר' טרפון משום דבכל דוכתא מהדרי לאוקמי מתני' כר' עקיבא כדאשכחן בסוף השוכר את האומנין (ב"מ דף פב.) דפריך אי הכי קמה לה מתני' דלא כרבי עקיבא:
En réalité, Rabbi Akiva. C'est pour cela que l'on établit leur divergence dans le cas où il a juré, et selon Rabbi Akiva, et que l'on ne l'établit pas dans le cas où il n'a pas juré pour la faire venir selon Rabbi Tarfon. Car en tout lieu on cherche à établir la michna selon Rabbi Akiva, comme on le trouve à la fin du chapitre HaSokher et haOmanin (Bava Metzia 82a), où l'on objecte : s'il en est ainsi, la michna se tient en dehors de Rabbi Akiva.
💡 Explication

Première réponse. La michna suit Rabbi Akiva, et sa sévérité ne vaut qu'après le serment. La raison est le verset : laacher hou lo, à celui auquel cela appartient, il le donnera au jour de sa culpabilité. Ce verset est celui du faux serment. Sans serment, Rabbi Akiva n'exigerait pas le paiement à chacun.

Rachi et Tossefot disent pourquoi l'on commence par lui. Une michna anonyme s'établit selon Rabbi Akiva (Sanhédrin 86a). À Bava Metzia 82a, laisser une michna hors de son avis est déjà une objection.

6
ורבי טרפון – אף על גב דאישתבע, עבוד רבנן תקנתא. דתניא, רבי אלעזר ברבי צדוק אומר: תקנה גדולה התקינו, שאם היתה הוצאה יתירה על הקרן – משלם קרן וחומש לבית דין, ומביא אשמו ומתכפר לו.

Et Rabbi Tarfon : même lorsqu'il a juré, les Sages ont institué une disposition. Car on a enseigné : Rabbi Elazar fils de Rabbi Tsadok dit : ils ont institué une grande disposition.

Si la dépense dépasse le capital, il paie le capital et le cinquième au tribunal, il apporte son sacrifice de culpabilité, et il obtient l'expiation.

🗂️ Tossefot (1)
ורבי טרפון אע"ג דנשבע עבוד רבנן תקנתא כו' תימה דמשמע הא אין הוצאת הדרך יתירה מוליכה אחריו למדי ואמאי והאמר ר' טרפון מניח גזילה ביניהם ומסתלק וכ"ת ה' בני אדם היינו הוצאה מרובה על הקרן הא בשנים נמי קתני לקמן בברייתא דחסיד ושמא השתא אכתי לא שמיע ליה ומיהו תימה כיון דמודה ר"א היכא דאין הוצאה יתירה אמאי קאמר ר"ע היא כר' טרפון נמי אתיא דאפילו למאן דמוקי לה כר"ע לא מיתוקמא מתניתין אלא באין הוצאה יתירה וי"ל דמתני' איירי אפילו בהוצאה יתירה שצריך להוליך עד מדי כשאינו מוצא ב"ד עד מדי אע"ג דלא שכיח ולא נקט מתניתין מדי אלא לפרושי דאפילו בהוצאה יתירה איירי וצריך להוליך עד מדי או עד מקום ב"ד אם יש קרוב יותר אע"ג דהוצאה יתירה עד שם ומש"ה מתוקמא כר"ע ולא כר' טרפון דלר' טרפון אפילו כי אין מוצא ב"ד לעולם אין צריך לעשות הוצאה יתירה על הקרן אלא מניח בידו עד שמוצא ב"ד במקום קרוב וא"ת מנלן דס"ל הכי לרבי טרפון דלמא כשאין ב"ד מודה וי"ל דסברא הוא דאי הוה מצריך הולכה למדי כשאין ב"ד כ"ש בגזל אחד מחמשה דלא הוי סגי במסירה לב"ד כיון דלא הדר ממונא למריה אלא עד שישלם לכל אחד ואחד והוה מצי ר"א בן צדוק לאשמועינן רבותא שאם הוצאה יתירה עד ב"ד דמניח בידו אלא אתא לאשמועינן כשב"ד קרוב טוב יותר להניח בידם ועוד י"ל דודאי מדלא תני תקנתא במתני' שמע מינה דליכא תקנתא כלל בנשבע הלכך דוקא מוקי לה כר"ע ולא כר' טרפון דאית ליה תקנתא ור"ע לית ליה תקנתא אפילו בגזל מאחד היכא דנשבע והא דקאמר ר"ע כי עבוד רבנן תקנתא היכא דידע כו' לדבריו דר' טרפון קאמר כלומר לדידי לית ליה תקנתא כלל בנשבע אלא אפילו לדידך דאית לך דרבי אלעזר בר' צדוק אפילו בנשבע אכתי איכא למימר הני מילי היכא דידע למאן גזל:
Et Rabbi Tarfon, bien qu'il ait juré, les Sages ont institué une disposition, etc. Difficulté : il en ressort que, lorsque la dépense de la route ne dépasse pas, il le porte à sa suite jusqu'en Médie. Pourquoi ? Rabbi Tarfon a dit : il dépose l'objet volé entre eux et se retire. Et si tu dis : cinq personnes, c'est une dépense supérieure au capital, voici que pour deux aussi on enseigne plus loin, dans la baraïta du pieux. Et peut-être qu'à ce stade il ne l'a pas encore entendue. Toutefois, difficulté : puisque Rabbi Elazar convient là où la dépense ne dépasse pas, pourquoi dit-on que c'est selon Rabbi Akiva ? Cela vient aussi selon Rabbi Tarfon. Car même selon celui qui l'établit selon Rabbi Akiva, la michna ne s'établit que là où la dépense ne dépasse pas. On peut répondre : la michna traite aussi d'une dépense supérieure. Il doit porter jusqu'en Médie lorsqu'il ne trouve de tribunal qu'en Médie, bien que le cas soit rare. La michna ne cite la Médie que pour expliquer qu'elle traite aussi d'une dépense supérieure. Il doit porter jusqu'en Médie, ou jusqu'au lieu du tribunal s'il y en a un plus proche, même si la dépense jusqu'à là est supérieure. C'est pour cela qu'elle s'établit selon Rabbi Akiva, et qu'elle ne s'établit pas selon Rabbi Tarfon. Car selon Rabbi Tarfon, même s'il ne trouve jamais de tribunal, il n'a jamais à faire une dépense supérieure au capital : il le garde dans sa main jusqu'à trouver un tribunal dans un lieu proche. Et si tu dis : d'où tenons-nous que Rabbi Tarfon pense ainsi ? Peut-être, lorsqu'il n'y a pas de tribunal, il convient. On peut répondre : c'est un raisonnement. S'il exigeait le port jusqu'en Médie lorsqu'il n'y a pas de tribunal, à plus forte raison pour celui qui a volé l'un de cinq : la remise au tribunal ne suffirait pas, puisque le bien ne revient à son maître que lorsqu'il paie à chacun. Et Rabbi Elazar ben Tsadok aurait pu nous enseigner une nouveauté : si la dépense jusqu'au tribunal est supérieure, il le garde dans sa main. Il vient plutôt nous enseigner que, lorsque le tribunal est proche, mieux vaut le déposer entre leurs mains. Autre réponse : du fait que la michna n'enseigne pas la disposition, on en tire qu'il n'existe aucune disposition dans le cas où il a juré. Dès lors on l'établit seulement selon Rabbi Akiva, et non selon Rabbi Tarfon, qui tient la disposition. Et Rabbi Akiva ne tient pas la disposition, même pour un vol commis sur un seul, lorsqu'il a juré. Et ce que dit Rabbi Akiva : lorsque les Sages ont institué la disposition, c'est là où il sait, etc., il le dit selon les paroles de Rabbi Tarfon. C'est-à-dire : pour moi, aucune disposition dans le cas du serment. Mais même pour toi, qui tiens l'enseignement de Rabbi Elazar fils de Rabbi Tsadok même lorsqu'il a juré, on peut encore dire : ces paroles visent le cas où il sait à qui il a volé.
💡 Explication

Rabbi Tarfon reste sur le dépôt entre les cinq, même après le serment. La Torah exigerait la remise au propriétaire. Les Sages ont institué une takana. Rabbi Elazar fils de Rabbi Tsadok : si la dépense de route dépasse le keren, on verse keren et chomesh au tribunal, on apporte l'acham, et la kappara est acquise. Payer les cinq coûterait plus que le capital : la disposition couvre ce cas.

Tossefot relève deux tensions. Si la dépense ne dépasse pas, la poursuite jusqu'en Médie resterait, alors que Rabbi Tarfon dépose et se retire. Et si Rabbi Elazar lui-même exige la poursuite quand la dépense ne dépasse pas, la michna pourrait aussi suivre Rabbi Tarfon. Première réponse : la michna vise aussi la dépense supérieure. Médie veut dire : pas de tribunal plus proche. Il porte jusque-là. Rabbi Tarfon, lui, ne fait jamais dépenser plus que le capital : il garde la somme jusqu'à un tribunal proche. Seconde réponse : la michna ne mentionne aucune takana. Après le serment, Rabbi Akiva n'en a aucune, même envers une seule victime. La phrase où il limite la takana au cas où la victime est connue est dite selon les mots de Rabbi Tarfon.

7
ורבי עקיבא – כי עבוד רבנן תקנתא, היכא דידע למאן גזליה, דקא מהדר ליה ממונא למריה; גזל אחד מחמשה, דלא ידע למאן גזליה, דלא הדר ממונא למריה – לא עבוד רבנן תקנתא.

Et Rabbi Akiva : lorsque les Sages ont institué une disposition, c'est là où il sait à qui il a volé, car alors il fait revenir le bien à son maître. S'il a volé l'un de cinq, qu'il ne sait à qui il a volé, et que le bien ne revient pas à son maître, les Sages n'ont pas institué de disposition.

📜 Rachi (2)
עבוד רבנן תקנתא תקנת השבים והכא דמספקא ליה תסגי להו במניח כדתניא עבוד תקנות גבי גוזל ונשבע והודה ואין הנגזל כאן דאע"פ דכתיב לאשר הוא לו תקון רבנן דנתביה לשליח בית דין ויהא תחת ידם עד שיבא נגזל ויטלנו:
Les Sages ont institué une disposition : la disposition en faveur de ceux qui reviennent (takanat ha-chavim). Et ici, la où il est dans le doute, il leur suffit de déposer, comme on enseigne : ils ont institué des dispositions au sujet de celui qui vole, jure et avoue, alors que la victime n'est pas là. Bien qu'il soit écrit : à celui auquel cela appartient, les Sages ont disposé qu'il le donne au mandataire du tribunal, et que cela reste sous leur main jusqu'à ce que la victime vienne et le prenne.
דקא מהדר ממונא למריה לאחר זמן יחזירנו בית דין:
Car il fait revenir le bien à son maître : plus tard, le tribunal le lui rendra.
💡 Explication

Rabbi Akiva ne nie pas la takana. Il en fixe le lieu. Elle vaut quand la victime est connue : déposer au tribunal fait revenir le bien à son maître, plus tard. Elle ne vaut pas pour l'un de cinq : déposer entre eux ne rend rien au propriétaire. Dans ce cas, il paie chacun.

Rachi nomme la disposition : takanat ha-chavim. Même avec le verset à celui auquel cela appartient, les Sages permettent de remettre au mandataire du tribunal, qui garde jusqu'au retour de la victime. C'est le cas où le voleur a juré, avoué, et où la victime est absente.

8
מתיב רב הונא בר יהודה, אמר רבי שמעון בן אלעזר: לא נחלקו רבי טרפון ורבי עקיבא על שלקח אחד מחמשה ואינו יודע מאיזה מהן לקח – שמניח דמי מקח ביניהם ומסתלק. על מה נחלקו? שגזל אחד מחמשה בני אדם, ואינו יודע מאיזה מהן גזל; שרבי טרפון אומר: מניח דמי גזילה ביניהם ומסתלק, ורבי עקיבא אומר: אין לו תקנה, עד שישלם גזילה לכל אחד ואחד.

Rav Houna bar Yehouda objecte. Rabbi Chimon ben Elazar a dit : Rabbi Tarfon et Rabbi Akiva n'ont pas divergé au sujet de celui qui a acheté à l'un de cinq et ne sait duquel il a acheté : il dépose le prix de l'achat entre eux et se retire.

Sur quoi ont-ils divergé ? Sur celui qui a volé l'un de cinq personnes et ne sait duquel il a volé.

Rabbi Tarfon dit : il dépose la valeur de l'objet volé entre eux et se retire. Et Rabbi Akiva dit : il n'a pas de réparation, jusqu'à ce qu'il paie l'objet volé à chacun.

📜 Rachi (1)
לא נחלקו על שלקח דכיון דליכא איסורא סגי ליה בהכי דלא כתיב לאשר הוא לו אלא במקום שחטא דבעי כפרה:
Ils n'ont pas divergé au sujet de celui qui a acheté : puisqu'il n'y a pas d'interdit, cela lui suffit. Car il n'est écrit : à celui auquel cela appartient, que là où il a péché et où l'expiation est exigée.
💡 Explication

Rav Houna bar Yehouda amène Rabbi Chimon ben Elazar. Sur un achat à l'un de cinq, les deux tannaim conviennent : on dépose le prix et l'on se retire. La divergence est réservée au vol. Rabbi Akiva dit alors : pas de réparation avant d'avoir payé chacun. Le texte ne mentionne pas le serment.

Rachi explique l'accord sur l'achat. Sans interdit, le verset ne joue pas. Laacher hou lo vise l'endroit du péché, là où la kappara est exigée.

🖼️ Schéma
Rabbi Chimon ben Elazar : où est la mahloket ? Achat à l'un de cinq Pas de divergence. Il dépose le prix de l'achat entre eux et se retire. Pas d'interdit. Pas de kappara. Le verset vise le péché. Vol à l'un de cinq La divergence est ici. Tarfon : dépôt, puis retrait. Akiva : paie chacun. Objection : un faux serment devrait viser l'achat aussi.
Achat : accord, on dépose le prix. Vol : Tarfon dépose, Akiva paie chacun.
9
ואי סלקא דעתך דאישתבע, מה לי לקח מה לי גזל?

Et si tu penses que c'est lorsqu'il a juré, quelle différence entre celui qui a acheté et celui qui a volé ?

📜 Rachi (1)
מה לי לוקח כו' הרי נשבע לשקר ואשבועת שקר כתיב לאשר הוא לו בין אגזל בין אתשומת יד דבהיתר אתא לידיה:
Quelle différence, celui qui a acheté, etc. Voici qu'il a juré faussement, et c'est au sujet du faux serment qu'il est écrit : à celui auquel cela appartient, aussi bien pour un vol que pour un placement de main, qui est arrivé dans sa main de façon permise.
💡 Explication

L'objection se ferme. Si la sévérité de Rabbi Akiva ne valait qu'après le serment, l'achat et le vol se rejoindraient : les deux sont un faux serment, et le verset couvre le vol comme la tesoumet yad, entrée dans sa main de façon permise. La baraïta sépare pourtant l'achat, où il n'y a pas de divergence, et le vol.

10
ועוד מתיב רבא: מעשה בחסיד אחד שלקח משני בני אדם ולא היה יודע מאיזה מהן לקח, ובא לפני רבי טרפון, אמר לו: הנח דמי מקחך ביניהם, והסתלק. בא לפני רבי עקיבא, אמר לו: אין לך תקנה, עד שתשלם לכל אחד ואחד. ואי סלקא דעתך דמישתבע, חסיד מי מישתבע בשיקרא?

Et Rava objecte encore. Il y a eu un fait concernant un pieux qui avait acheté à deux personnes et ne savait de laquelle il avait acheté.

Il vint devant Rabbi Tarfon. Celui-ci lui dit : dépose le prix de ton achat entre eux, et retire-toi.

Il vint devant Rabbi Akiva. Celui-ci lui dit : tu n'as pas de réparation, jusqu'à ce que tu paies à chacun.

Et si tu penses que c'est lorsqu'il a juré : un pieux jurerait-il faussement ?

📜 Rachi (1)
עד שישלם לכל אחד דהשבה לידיה בעינן ולא סגי במניח לפניו לומר מי שהוא שלו יטלנה:
Jusqu'à ce qu'il paie à chacun : car nous exigeons une restitution dans sa main, et il ne suffit pas de le déposer devant lui en disant : que celui à qui c'est le prenne.
💡 Explication

Second coup, par un fait. Un hassid a acheté à l'un de deux et ne sait lequel. Rabbi Tarfon : dépose le prix entre eux et retire-toi. Rabbi Akiva : paie chacun. Rachi relie cette exigence à l'hachava dans la main.

Rava en tire que le serment n'est pas la condition de Rabbi Akiva. Un pieux ne prête pas un faux serment. L'exigence de payer les deux vaut donc sans serment, et la première lecture tombe.

11
וכי תימא דמישתבע והדר הוי חסיד, והא כל היכא דאמרינן ״מעשה בחסיד אחד״ – או רבי יהודה בן בבא, או רבי יהודה ברבי אילעאי; ורבי יהודה בן בבא ורבי יהודה ברבי אילעאי חסידים דמעיקרא הוו!

Et si tu dis qu'il a juré, et qu'ensuite il est devenu pieux : partout où l'on dit : un fait concernant un pieux, c'est ou Rabbi Yehouda ben Bava, ou Rabbi Yehouda fils de Rabbi Ilai. Et Rabbi Yehouda ben Bava et Rabbi Yehouda fils de Rabbi Ilai étaient des pieux dès le départ.

💡 Explication

L'échappatoire serait un serment faux, puis une conduite de pieux. La Guemara ferme cette voie par un usage fixe. Maasse be-hassid échad, un fait concernant un pieux, désigne Rabbi Yehouda ben Bava ou Rabbi Yehouda fils de Rabbi Ilai. Les deux étaient pieux dès l'origine. Le serment faux n'a pas eu lieu avant la piété.

12
אלא לעולם רבי טרפון היא, ומודה רבי טרפון היכא דאישתבע. מאי טעמא? דאמר קרא: ״לאשר הוא לו, יתננו ביום אשמתו״. ורבי עקיבא דאמר אף על גב דלא מישתבע – קניס.

En réalité, c'est selon Rabbi Tarfon, et Rabbi Tarfon convient là où il a juré. Quelle est la raison ?

Car le verset dit : à celui auquel cela appartient, il le donnera au jour de sa culpabilité. Et Rabbi Akiva, qui le dit même lorsqu'il n'a pas juré, inflige une amende.

💡 Explication

Deuxième lecture, après les deux objections. La michna suit Rabbi Tarfon. Sans serment, il dépose entre les réclamants et se retire : d'où le non de la michna. Après le serment, il convient : le verset laacher hou lo impose de donner au propriétaire. D'où le oui de la michna, la poursuite.

Rabbi Akiva reste plus large. Même sans serment, il fait payer chacun. Ce surplus est un kenas, une amende, et non le din du verset. Le verset, les deux l'accordent au cas du serment.

13
ורבי טרפון, מכדי היכא דמישתבע – לא סגיא דלא הודה; מאי איריא ״ונשבע״? אפילו בלא שבועה נמי! דתניא, מודה רבי טרפון באומר לשנים: ״גזלתי אחד מכם מנה ואיני יודע איזה מכם״ – נותן לזה מנה ולזה מנה,

Et Rabbi Tarfon : dès lors, là où il a juré, cela ne va pas sans qu'il ait avoué. Pourquoi viser spécialement : et il a juré ?

Même sans serment, également. Car on a enseigné : Rabbi Tarfon convient, pour celui qui dit à deux personnes : j'ai volé à l'un de vous une maneh, et je ne sais lequel de vous.

Il donne à celui-ci une maneh, et à celui-là une maneh,

📜 Rachi (2)
ור' טרפון מכדי כו' אמתניתין פריך דאמר נשבע אין לא נשבע לא ואוקימנא כר' טרפון:
Et Rabbi Tarfon, dès lors, etc. Il objecte à la michna, qui dit : s'il a juré, oui ; s'il n'a pas juré, non. Et nous l'avons établie selon Rabbi Tarfon.
לא סגיא דלא הודה דכפרה והשבון דקרא אהודה כתיב דכתיב בגזל הגר והתודו את חטאתם וגו' (במדבר ה׳:ז׳):
Cela ne va pas sans qu'il ait avoué : car l'expiation et la restitution du verset sont écrites au sujet de celui qui avoue, comme il est écrit dans le vol du ger : et ils avoueront leur péché, etc. (Bamidbar 5:7).
🗂️ Tossefot (1)
כל היכא דנשבע לא סגי דלאו הודה וכיון שהודה מסתמא בא לצאת ידי שמים כיון שלא תבעוהו וה"נ צריך להוליכו למדי כי היכי דצריך ליתן מנה לכל אחד ואחד:
Partout où il a juré, cela ne va pas sans qu'il ait avoué. Et dès lors qu'il a avoué, vraisemblablement il vient s'acquitter envers le Ciel, puisqu'on ne le lui a pas réclamé. Ici aussi, il doit le porter jusqu'en Médie, de la même façon qu'il doit donner une maneh à chacun.
💡 Explication

La lecture retenue est reprise. Un serment qui entraîne chomesh et acham suppose l'aveu : Rachi le tire du verset du vol du ger, Bamidbar 5:7, et ils avoueront leur péché. Dès lors, pourquoi la michna isole-t-elle le mot et il a juré ? L'aveu seul devrait déjà obliger à poursuivre.

La baraïta le montre chez Rabbi Tarfon lui-même. Quelqu'un dit à deux : j'ai volé une maneh à l'un de vous, je ne sais lequel. Il paie une maneh à chacun. Pas de serment dans ce cas. Tossefot : l'aveu, sans qu'on l'ait réclamé, vise à s'acquitter envers le Ciel. Porter jusqu'en Médie suit la même logique que payer les deux. La phrase continue au daf 104a.

🖼️ Schéma
Pourquoi la michna isole-t-elle le serment ? Serment Le verset de la kappara et de la restitution vise l'aveu. Bamidbar 5:7, vol du ger : ils avoueront leur péché. Aveu sans serment J'ai volé une maneh à l'un de vous. Je ne sais lequel. Rabbi Tarfon convient : une maneh à chacun. Suite en 104a.
Le serment suppose l'aveu. Rabbi Tarfon, sur l'aveu seul, paie déjà une maneh à chacun des deux.
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Texte hébreu et araméen vocalisé : édition numérique William Davidson du Talmud Koren Noé, via Sefaria (licence CC BY-NC). Traduction française, notes et schémas : Chiourim BA (licence CC BY 4.0).