Bava Kamma 56b - Brigands, berger substitué, gardien d'un objet perdu

Bava_Kamma 56b

Sougya : La page reprend la michna de l'enclos. Si des brigands font sortir la bête, leur responsabilité vaut même lorsqu'ils se tiennent devant elle ou la frappent au bâton, à l'image de celui qui place la bête d'autrui sur la moisson d'autrui.

Puis la michna 'il l'a remise à un berger' vise le gardien qui remet à un berger : Rava maintient qu'un gardien qui remet à un autre gardien reste tenu, sauf remise à l'aide du berger, dont c'est l'usage. La page ouvre ensuite le gardien d'un objet perdu : Rabba le tient pour un gardien gratuit, Rav Yossef pour un gardien salarié, soit par le profit de la mitsva, soit parce que la Torah l'y assujettit malgré lui.

Brigands qui font sortir la bête Michna : les listim l'ont fait sortir, les listim sont hayav Peshita : dès la sortie, meshikha et shinouy reshut elle est dans leur domaine pour toutes choses, y compris le dommage Cas nécessaire : kam la ba-apeh Ils se tiennent devant elle Ils ne la tirent pas Elle ne peut aller qu'à la moisson Hayav quand même Précision d'Abaye : hikisha Rav Yossef : il l'a frappée au bâton Les listim aussi l'ont frappée Frapper au bâton = meshikha Cas : la sortir pour la voler Parallèle : ha-ma'amid (Rabba, Rav Matna, Rav) Il place la bête d'autrui sur la moisson d'autrui : hayav Titre : shen et regel. La bête compte comme la sienne, parce qu'il a agi. Tenir de la main serait évident. Le cas vise : se tenir devant elle. Reshut ha-rabim : la dent n'y rend pas hayav, même si on approche la bête.
Sortie par les brigands : le cas évident, puis se tenir devant la bête, ou la frapper au bâton.
Il l'a remise à un berger : à la place de qui ? Michna : le berger entre à sa place À la place du propriétaire ? Déjà enseigné (44b) hinam, shoel, nose sakhar, sokher À la place du gardien Le berger entre sous le shomer Les ba'alim plaident avec le second Question : le premier gardien est-il quitte entièrement ? Rava : shomer she-masar le-shomer, hayav, même pour un ones Réponse de Rava Remise au barzila, son aide Usage du berger Donc pas de teyuvta Ika de-amrei Le texte dit : au berger Il ne dit pas : à un autre À un autre : le second n'entre pas Cette formulation appuie-t-elle Rava ? Non. La michna enseigne le cas habituel : berger, puis aide. Le même droit vaudrait pour une remise à un autre. Cette ligne laisse ouverte la règle de Rava.
Le berger entre à la place du gardien. Rava réserve la sortie du premier à la remise faite à l'aide.
Shomer aveda : quel niveau de garde ? Il a recueilli l'objet perdu dans sa maison (Deut. 22:2) Rabba Rav Yossef Comme un shomer hinam Quel profit lui arrive ? Hayav pour la peshia Patour pour vol, perte, ones La mitsva ne fait pas un salaire Comme un shomer sakhar 1. Profit : pas de pain au pauvre oseq ba-mitsva, patour de l'autre 2. Autre lecture : assujetti malgré lui par le Miséricordieux Suite immédiate Siman des objections : rendue, toujours, rends, Hiyya, tu as dit, brisé, salaire Rav Yossef objecte à Rabba. La baraïta commence au daf suivant. Tossefot : le Ri tranche comme Rabba, sauf sade, inyan et mehetsa.
Gardien d'un objet perdu : Rabba, gardien gratuit ; Rav Yossef, gardien salarié, selon deux lectures.
1
פְּשִׁיטָא! כֵּיוָן דְּאַפְּקוּהָ – קָיְימָא לַהּ בִּרְשׁוּתַיְיהוּ לְכֹל מִילֵּי!

C'est évident ! Dès qu'ils l'ont fait sortir, elle se tient dans leur domaine pour toutes choses !

📜 Rachi (1)
כֵּיוָן דְּאַפְּקוּהָ אִיכָּא מְשִׁיכָה וְשִׁינּוּי רְשׁוּת דְּהָוֵי קְנוּיָה לְכָל מִילֵּי:
Dès qu'ils l'ont fait sortir : il y a une meshikha (traction) et un changement de domaine (shinouy reshut), de sorte qu'elle est acquise pour toutes choses.
🗂️ Tossefot (1)
פְּשִׁיטָא כֵּיוָן דְּאַפְּקוּהָ קָייְמָא לַהּ בִּרְשׁוּתַיְיהוּ לְכֹל מִילֵּי בְּהוֹצִיאוּהָ לְגָוזְלָהּ אַייְרֵי מַתְנֵי' כִּדְמוּקִי לָהּ בַּיְּרוּשַׁלְמִי וא"ת וּמִנָּלֵיהּ דְּקַייְמָא בִּרְשׁוּתַייְהוּ אַפֵּי' לְהִתְחַייֵּב עַל מַה שֶׁהִיא מַזֶּקֶת דְּאַהָכִי קָאֵי דְּקָתָנֵי וְיִצְּאַתָּה וְהִזִּיקָה דְּלֵיכָּא לְמֵימַר דְּכִי הֵיכִי דִּמְסָרָהּ לְשׁוֹמֵר חִנָּם וְהַשּׁוֹאֵל נִכְנְסוּ תַּחַת בְּעָלִים ה"ה גַּזְלָן דְּדִלְמָא שׁוֹמֵר הוּא דְּמִחַיַּיב אֲבָל גַּזְלָן לֹא דְּמָצִינוּ דְּבָרִים שֶׁהַשּׁוֹמֵר חַייָּב וְהַגַּזְלָן פָּטוּר שֶׁהֲרֵי בְּכָחֲשָׁה בְּהֵמָה הַכְחָשָׁה דְּהָדְרָא וּבְפֵירוֹת שֶׁהִרְקִיבוּ מִקְצָת מוּכָח בְּהַגּוֹזֵל קַמָּא (לְקַמָּן בָּבָא קַמָּא ד' צח:) דְּגַזְלָן אוֹמֵר לוֹ הֲרֵי שֶׁלְּךָ לְפָנֶיךָ מִשּׁוּם דְּלָא חֲשִׁיב שִׁינּוּי וְלָא קְנִינְהוּ וּפָטוּר אֲפִילּוּ בִּפְשִׁיעָה דְּלָא קִבֵּל עָלָיו שְׁמִירָה אֲבָל שׁוֹמֵר כֵּיוָן שֶׁמִּתְחַיֵּיב בְּכַחְשָׁהּ דְּלָא הָדָר' וּבְהִרְקִיבוּ כֻּולָּם אִם נַעֲשׂוּ בִּפְשִׁיעָה כְּמוֹ כֵן יִתְחַייֵּב בְּכַחְשָׁהּ דְּהָדְרָא וּבְהִרְקִיבוּ מִקְצָתָם כֵּיוָן דְּקִבֵּל עָלָיו שְׁמִירָה דְּלָמָּה לֹא יִתְחַיֵּיב בָּזֶה כְּמוֹ בָּזֶה שֶׁאֵין הַשּׁוֹמֵר קוֹנֶה בְּשִׁינּוּי וַאֲפִילּוּ שׁוֹאֵל דקי"ל דְּאַף לְשׁוֹאֵל שָׁמִין כִּדְרַב כָּהֲנָא וְרַב אַסִּי (לְעֵיל בָּבָא קַמָּא ד' יא.) וְאֵין לוֹמַר דְּמִתְחַיְּיבִי לְפִי שֶׁאֵינָן יְכוֹלִין לְקַייֵּם בָּהּ מִצְוַת הֲשָׁבָה דְּמִשְׁתַּלֵּם מִגּוּפוֹ דִּבְשֵׁן וְרֶגֶל אַייְרֵי מַתְנֵי' וְיֵשׁ כָּאן הֲשָׁבָה מְעַלְּיָא כְּשֶׁמַּחְזִירִים אוֹתָהּ לַבְּעָלִים וְי"ל דִּסְבָרָא הוּא דְּגַזְלָן נִכְנָס תַּחַת הַבְּעָלִים דְּכֵיוָן שֶׁהוֹצִיא מֵרְשׁוּת בְּעָלִים שֶׁהָיוּ חַיָּיבִין בִּשְׁמִירָתָהּ וְאֵין הַבְּעָלִים יְכוֹלִים לְשָׁומְרָהּ לְפִי שֶׁנִּגְזְלָה מֵהֶם יֵשׁ עַל הַגַּזְלָן לְשָׁומְרָהּ דִּלְעִנְיַן נְזָקִין אַקְּרוּ בְּעָלִים כָּל מִי שֶׁבְּיָדוֹ לְשָׁומְרָהּ וְלָא דָּמֵי לְתָפְסוֹ נִיזָּק לר"ע (לְעֵיל בָּבָא קַמָּא ד' לוֹ:) דְּאַפֵּי' שׁוֹמֵר חִנָּם אֵינוֹ עַל חֵלֶק חֲבֵירוֹ דְּשֻׁותָּף אֵין מִתְכַּוֵּין לְהַחְזִיק רַק בְּשֶׁלּוֹ וְאֵינוֹ בָּא לְהוֹצִיא חֵלֶק חֲבֵירוֹ מֵרְשׁוּתוֹ כְּמוֹ גַּזְלָן וְעוֹד כֵּיוָן דְּגַזְלָן קָמָה לֵיהּ בִּרְשׁוּתֵיהּ גַּם לְעִנְיַן אֳונָסִין יֵשׁ לְחַשֵּׁב בְּעָלִים יוֹתֵר מִשֻּׁותָּף וְהָכִי מַשְׁמַע לִישָּׁנָא דְּקָמָה בִּרְשׁוּתַיְיהוּ לְכָל מִילֵּי מַה שֶׁהוּא בִּרְשׁוּתוֹ לְכָל מִילֵּי יֵשׁ לוֹ לְהוֹעִיל כָּאן:
C'est évident : dès qu'ils l'ont fait sortir, elle se tient dans leur domaine pour toutes choses. La michna parle du cas où ils l'ont fait sortir pour la voler, comme le Yerushalmi l'établit. Et si tu demandes : d'où tient-on qu'elle se tient dans leur domaine même pour qu'ils soient tenus de ce qu'elle endommage ? Car c'est de cela qu'il s'agit, puisqu'on enseigne : elle est sortie et a causé un dommage. On ne peut pas dire : de même que, lorsqu'on l'a remise à un gardien gratuit et à l'emprunteur, ils sont entrés à la place des propriétaires, il en va de même du voleur (gazlan). Peut-être que le gardien est tenu, et que le voleur ne l'est pas. Nous trouvons en effet des cas où le gardien est tenu et le voleur est quitte. Pour l'amaigrissement de la bête, un amaigrissement qui revient (hakhacha de-hadra), et pour des fruits qui ont pourri en partie, il est établi dans Ha-gozel kama (plus loin, Bava Kamma 98b) que le voleur dit : voici le tien devant toi, parce que cela ne compte pas comme un changement (shinouy) et qu'il ne les a pas acquis ; il est quitte même en cas de négligence (peshia), car il n'a pas accepté la garde. Le gardien, dès lors qu'il est tenu pour un amaigrissement qui ne revient pas, et pour le pourrissement de tous les fruits, lorsque cela survient par négligence, sera de même tenu pour un amaigrissement qui revient et pour le pourrissement d'une partie, puisqu'il a accepté la garde. Pourquoi ne serait-il pas tenu dans ce cas comme dans l'autre ? Le gardien n'acquiert pas par le changement. Même l'emprunteur : nous tenons que même pour l'emprunteur on estime (shamin), comme Rav Kahana et Rav Assi (plus haut, Bava Kamma 11a). On ne peut pas dire qu'ils sont tenus parce qu'ils ne peuvent pas accomplir par elle la mitsva de restitution (hashava), le paiement se faisant sur son corps : la michna parle de la dent (shen) et du pied (regel), et il y a ici une restitution valable lorsqu'on la rend aux propriétaires. On répond : il y a une raison (sevara) pour que le voleur entre à la place des propriétaires. Puisqu'il l'a sortie du domaine des propriétaires, qui étaient tenus de la garder, et que les propriétaires ne peuvent plus la garder parce qu'elle leur a été volée, la garde incombe au voleur. En matière de dommages (nezikin), on appelle propriétaire quiconque a en main de la garder. Le cas diffère de celui où le lésé la saisit, selon Rabbi Akiva (plus haut, Bava Kamma 36b) : même un gardien gratuit ne l'est pas sur la part de son associé. L'associé n'entend retenir que ce qui est à lui ; il ne vient pas sortir la part de son associé de son domaine, comme le fait le voleur. De plus, puisque pour le voleur elle s'est établie dans son domaine aussi quant aux accidents (onessin), il y a lieu de le compter comme propriétaire, plus qu'un associé. Tel est le sens de : elle s'est établie dans leur domaine pour toutes choses. Ce qui est dans son domaine pour toutes choses doit produire son effet ici.
💡 Explication

La michna a dit que si des brigands font sortir la bête, les brigands sont hayav. La guemara demande pourquoi l'enseigner. Dès la sortie, il y a meshikha et shinouy reshut : la bête est dans leur domaine pour tout, y compris le dommage qu'elle cause ensuite.

Tossefot fixent le cas d'après le Yerushalmi : ils la sortent pour la voler. Un gazlan entre à la place des propriétaires pour la garde, parce que eux ne peuvent plus garder. En dommages, est propriétaire celui qui a la garde en main. Sur un amaigrissement qui revient, le voleur dit : voici le tien devant toi, parce qu'il n'y a pas de shinouy.

2
לָא צְרִיכָא, דְּקָמוּ לָהּ בְּאַפָּהּ. כִּי הָא דְּאָמַר רַבָּה אָמַר רַב מַתְנָה אָמַר רַב: הַמַּעֲמִיד בֶּהֱמַת חֲבֵרוֹ עַל קָמַת חֲבֵירוֹ – חַייָּב. מַעֲמִיד – פְּשִׁיטָא! לָא צְרִיכָא, דְּקָם לָהּ בְּאַפָּהּ.

C'est nécessaire pour le cas où ils se sont tenus devant elle. Comme ce que Rabba a dit au nom de Rav Matna, au nom de Rav : celui qui place la bête de son prochain sur la moisson (kama) de son prochain est tenu.

Il place : c'est évident ! C'est nécessaire pour le cas où il s'est tenu devant elle.

📜 Rachi (2)
דְּקָמוּ לָהּ בְּאַפָּהּ שֶׁלֹּא מְשָׁכוּהָ אֶלָּא עָמְדוּ בְּפָנֶיהָ לְכָל צַד שֶׁלֹּא תֵּלֵךְ אָנֶה וָאָנָה אֶלָּא לְקַמֵּהּ לֶאֱכֹול:
Ils se sont tenus devant elle : ils ne l'ont pas tirée. Ils se sont tenus devant elle de chaque côté, pour qu'elle n'aille pas de-ci de-là, et qu'elle n'aille qu'à la moisson pour manger.
מַעֲמִיד מַשְׁמַע שֶׁאוֹחֲזָהּ בְּיָדוֹ וּמוֹלִיכָהּ לְקָמָה:
Il place : le mot signifie qu'il la tient de la main et la conduit vers la moisson.
🗂️ Tossefot (1)
הַמַּעֲמִיד בֶּהֱמַת חֲבֵירוֹ עַל קָמַת חֲבֵירוֹ חַיָּיב ואע"פ שֶׁאֵין הַבְּהֵמָה שֶׁלּוֹ חַייָּב מִטַּעַם שֵׁן וְרֶגֶל דאע"ג דִּכְתִיב בְּעִירָה כְּדִידֵיהּ חֲשִׁיבָא הוֹאִיל וְהוּא עָשָׂה כְּמוֹ מַדְלִיק פִּשְׁתָּנוֹ שֶׁל חֲבֵירוֹ בְּנֵרוֹ שֶׁל חֲבֵירוֹ אֲבָל אֵין לְפָרֵשׁ דִּמְחַייֵּב מִטַּעַם אֵשׁ דִּבְרֵי הֶזֵּיקָא וְהָוֵי כְּאִילּוּ נוֹתֵן לְשֵׁם אֵשׁ ואע"ג דְּפָטְרִינַן נוֹתֵן סַם הַמָּוֶת לִפְנֵי בֶּהֱמַת חֲבֵרוֹ שָׁאנֵי הָתָם אוֹ מִשּׁוּם דְּלָא עֲבִידָא דְּאָכְלָה אוֹ מִשּׁוּם דה"ל שֶׁלֹּא תֹּאכַל כִּדְאָמַר לְעֵיל (בָּבָא קַמָּא דַּף מז:) דא"כ מִטַּעַם זֶה ה"ל לְהִתְחַיֵּיב אֲפִילּוּ בִּרה"ר וְלָא מִשְׁתְּמַע בְּשׁוּם דֻּוכְתָּא דְּלִחַייַּב בִּרְשׁוּת הָרַבִּים שֵׁן אֲפִילּוּ מְקָרֵב בְּהֶמְתּוֹ אֵצֶל הַפֵּירוֹת וּמַעֲמִידָהּ עֲלַיְיהוּ:
Celui qui place la bête de son prochain sur la moisson de son prochain est tenu. Bien que la bête ne soit pas à lui, il est tenu au titre de la dent et du pied (shen ve-regel). Bien qu'il soit écrit be'iro (sa bête), elle compte comme la sienne, puisqu'il a agi, à la manière de celui qui allume le lin de son prochain avec la lampe de son prochain. On ne peut pas expliquer qu'il est tenu au titre du feu (ech), comme auteur du dommage, et que ce serait comme s'il déposait là un feu. Et bien que nous exemptons celui qui place un poison devant la bête de son prochain, là, le cas diffère : soit parce qu'il n'est pas habituel qu'elle le mange, soit parce qu'il lui incombait de ne pas manger, comme il est dit plus haut (Bava Kamma 47b). Car s'il en était ainsi, pour cette raison il devrait être tenu même dans le domaine public (reshut ha-rabim). Or en aucun endroit on n'entend qu'on rende responsable de la dent dans le domaine public, même si l'on approche sa bête des fruits et qu'on la place dessus.
💡 Explication

La phrase de la michna sert au cas où les brigands se tiennent devant la bête et la dirigent, sans la tirer. Rav, rapporte par Rav Matna et Rabba, pose le même geste : ha-ma'amid, placer la bête d'autrui sur la moisson d'autrui. Tenir la bête à la main serait évident. Le din nouveau est : se poster devant elle suffit pour être hayav.

Tossefot : la responsabilité est celle de la dent et du pied. La bête compte comme la sienne parce qu'il a agi. Le titre du feu est écarté : la dent ne rend pas hayav dans le reshut ha-rabim, même si l'on approche la bête des fruits.

🖼️ Schéma
Se tenir devant la bête : elle n'a qu'un chemin Homme bloque à gauche Bête ni tirée, ni tenue Homme bloque à droite Kama moisson d'autrui elle mange : hayav Même schéma pour les listim devant l'enclos, et pour ha-ma'amid devant la moisson. Abaye ajoute la frappe au bâton : cette frappe elle-même est une meshikha.
Deux hommes ferment les côtés. La bête n'a plus que le chemin de la moisson.
3
אֲמַר לֵיהּ אַבָּיֵי לְרַב יוֹסֵף: הַכִּישָׁהּ אֲמַרְתְּ לָן, וְלִסְטִים נָמֵי דְּהִכִּישׁוּהָ.

Abaye dit à Rav Yossef : tu nous as dit qu'il l'a frappée ; les brigands aussi, c'est qu'ils l'ont frappée.

📜 Rachi (2)
הִכִּישָׁהּ בְּמַקֵּל אֲמַרְתְּ לָן בְּהַהִיא דְּהַמַּעֲמִיד וּמִשּׁוּם הָכִי מִיחַייַּב:
Il l'a frappée : avec un bâton, tu nous l'as dit, dans ce cas de celui qui place, et c'est pour cela qu'il est tenu.
וְלִסְטִים נָמֵי דְּהִכִּישׁוּהָ בְּמַקֵּל וְאַשְׁמוֹעִינַן מַתְנֵי' דְּהִכִּישָׁהּ בְּמַקֵּל זוֹ הִיא מְשִׁיכָה:
Et les brigands aussi, c'est qu'ils l'ont frappée : avec un bâton. La michna nous apprend que frapper avec un bâton, c'est cela une meshikha (traction).
🗂️ Tossefot (2)
הַכִּישָׁהּ אָמַרְתָּ לָן וּתְחִילָּה הָיָה סוֹבֵר דְּמַעֲמִיד בְּהֵמָה הַייְנוּ שֶׁמַּחֲזִיק בְּיָדוֹ הָאַפְסָר וּמוֹלִיכָהּ מַמָּשׁ עַל הַקָּמָה וּמַעֲמִידָהּ שָׁם וּלְהָכִי הֲוָה פְּשִׁיטָא טְפֵי:
Tu nous as dit qu'il l'a frappée. Au début, il pensait que placer une bête signifie qu'il tient de la main le licou, la conduit réellement sur la moisson et l'y place. C'est pour cela que la chose lui paraissait encore plus évidente.
וְלִיסְטִים נָמֵי שֶׁהִכִּישׁוּהָ לְגָוזְלָהּ מַייְרֵי כִּדְמוּקִי לָהּ בַּיְּרוּשַׁלְמִי וְלָא חֲשִׁיב לָהּ מִילְּתָא דִּפְשִׁיטָא כְּמוֹ שֶׁהָיָה חוֹשֵׁב הַמַּקְשֶׁה וְלָא חָיֵישׁ לְפָרֵשׁ לָמָּה אֵין פְּשִׁיטָא לְפִי שֶׁקַּל לְהָבִין:
Et les brigands aussi, qui l'ont frappée. Il s'agit de la voler, comme le Yerushalmi l'établit. Et il ne tient pas cela pour une chose évidente, comme le pensait celui qui objectait. Il ne s'arrête pas à expliquer pourquoi la chose n'est pas évidente, parce que c'est facile à comprendre.
💡 Explication

Abaye rappelle l'explication de Rav Yossef sur ha-ma'amid : le cas est une hikisha, une frappe au bâton. La michna des brigands vise la même frappe. Rachi : cette frappe est une meshikha. Tossefot : le cas reste celui où ils la frappent pour la voler.

4
מְסָרָהּ לְרוֹעֶה – נִכְנַס הָרוֹעֶה כו׳. אָמְרִי: תַּחְתָּיו דְּמַאן? אִילֵימָא תַּחְתָּיו דְּבַעַל בְּהֵמָה – תְּנֵינָא חֲדָא זִמְנָא: מְסָרוֹ לְשׁוֹמֵר חִנָּם, וּלְשׁוֹאֵל, לְנוֹשֵׂא שָׂכָר, וּלְשׂוֹכֵר – כֻּולָּן נִכְנְסוּ תַּחַת הַבְּעָלִים! אֶלָּא תַּחְתָּיו דְּשׁוֹמֵר.

Il l'a remise à un berger : le berger entre, etc. Ils disent : à la place de qui ?

Si tu dis : à la place du propriétaire de la bête, nous l'avons déjà enseigné une fois : il l'a remise à un gardien gratuit (shomer hinam), à un emprunteur (shoel), à un gardien salarié (nose sakhar) et à un locataire (sokher) : tous sont entrés à la place des propriétaires ! Plutôt : à la place du gardien.

📜 Rachi (1)
אֶלָּא תַּחְתָּיו דְּשׁוֹמֵר וְהָכִי מַשְׁמַע מְסָרָהּ שׁוֹמֵר לְרוֹעֶה נִכְנַס הָרוֹעֶה תַּחְתָּיו וְאָזְלִי בְּעָלִים וּמִשְׁתַּעוּ דִּינָא בַּהֲדֵי שֵׁנִי וְהָרִאשׁוֹן מִסְתַּלֵּק:
Plutôt à la place du gardien : le sens est : un gardien l'a remise à un berger, le berger entre à sa place. Les propriétaires vont et plaident avec le second, et le premier se retire.
💡 Explication

Nouvelle clause de la michna. À la place de qui le berger entre-t-il ? À la place du propriétaire, la michna de 44b l'a déjà dit pour les quatre gardiens. Le sens retenu : le gardien a remis la bête au berger, et le berger prend sa place. Les propriétaires réclament au second.

5
וְשׁוֹמֵר קַמָּא אִפְּטַר לֵיהּ לִגְמָרֵי? לֵימָא תֶּיהֱוֵי תְּיוּבְתָּא דְּרָבָא – דְּאָמַר רָבָא: שׁוֹמֵר שֶׁמָּסַר לְשׁוֹמֵר – חַיָּיב?

Et le premier gardien en serait-il quitte entièrement ? Dirons-nous que c'est une réfutation (teyouvta) de Rava ?

Car Rava a dit : un gardien qui a remis à un gardien est tenu.

📜 Rachi (1)
שׁוֹמֵר שֶׁמָּסַר לְשׁוֹמֵר חַיָּיב אֲפִילּוּ בָּאֳונָסִין דְּאָמַר לֵיהּ מַפְקִיד אַתְּ מְהֵימְנַתְּ לִי בִּשְׁבוּעָה אִיהוּ לָא מְהֵימַן לִי בִּשְׁבוּעָה שֶׁנֶּאֶנְסָה בְּפֶ' הַמַּפְקִיד (ב"מ לו:):
Un gardien qui a remis à un gardien est tenu : même pour les accidents (onessin). Car le déposant lui dit : toi, tu m'es fiable par serment ; lui ne m'est pas fiable par serment, pour dire qu'elle a subi un accident. Dans le chapitre Ha-mafkid (Bava Metsia 36b).
💡 Explication

Si le premier gardien sort de la procédure, la michna contredit Rava : shomer she-masar le-shomer, hayav. Rachi : la tenue vaut même pour un ones. Le déposant n'a accepté le serment que du premier gardien.

6
אָמַר לָךְ רָבָא: מַאי ״מְסָרוֹ לְרוֹעֶה״ – לְבַרְזִילֵיהּ, דְּאוֹרְחֵיהּ דְּרוֹעֶה לְמִימְסַר לְבַרְזִילֵיהּ.

Rava te dirait : que signifie : il l'a remis au berger ? À son aide (barzila).

Car la manière du berger est de remettre à son aide.

📜 Rachi (1)
לְבַרְזִילֵיהּ לְתַלְמִידוֹ:
À son barzila : à son élève (talmid).
💡 Explication

Rava lit la michna sur une remise que le déposant a déjà acceptée. Le berger remet à son barzila, l'aide qui apprend le métier. C'est l'orah du berger. Cette ligne ne réfute donc pas la règle : un gardien qui remet à un autre gardien reste tenu.

🖼️ Schéma
Remise que Rava admet : l'aide du berger Propriétaire dépose la bête Berger premier gardien Barzila aide, talmid Usage du métier le second entre Remise à un autre, hors de cet usage : Rava laisse le premier gardien hayav.
Propriétaire, berger, aide. Seule cette remise suit l'usage du métier.
7
אִיכָּא דְאָמְרִי: מִדְּקָתָנֵי ״מְסָרָהּ לְרוֹעֶה״ וְלָא קָתָנֵי ״מְסָרָהּ לְאַחֵר״, שְׁמַע מִינָּה מַאי ״מְסָרָהּ לְרוֹעֶה״ – מָסַר רוֹעֶה לְבַרְזִילֵיהּ, דְּאוֹרְחֵיהּ דְּרוֹעֶה לְמִימְסַר לְבַרְזִילֵיהּ; אֲבָל לְאַחֵר – לֹא.

Il y en a qui disent : de ce qu'on enseigne : il l'a remise au berger, et qu'on n'enseigne pas : il l'a remise à un autre, apprends-en que : il l'a remise au berger, signifie : le berger l'a remise à son aide, car la manière du berger est de remettre à son aide. Mais à un autre, non.

💡 Explication

Autre version de la même réponse. Le choix des mots de la michna, au berger et non à un autre, enseigne que le berger remet à son aide. Une remise à un tiers quelconque laisse le premier gardien en place.

8
לֵימָא מְסַיַּיע לֵיהּ לְרָבָא – דְּאָמַר רָבָא: שׁוֹמֵר שֶׁמָּסַר לְשׁוֹמֵר חַיָּיב? אָמְרִי: לֹא; דִּלְמָא אוֹרְחָא דְמִילְּתָא קָתָנֵי, וְהוּא הַדִּין לְאַחֵר.

Dirons-nous que cela appuie Rava ? Car Rava a dit : un gardien qui a remis à un gardien est tenu.

Ils disent : non. Peut-être enseigne-t-il la manière habituelle de la chose, et il en va de même pour un autre.

💡 Explication

La formulation au berger semblerait appuyer Rava : seul l'aide entre à la place du premier. La guemara refuse l'appui. La michna décrit le cas courant. Le même droit s'appliquerait à une remise faite à un autre.

9
אִיתְּמַר: שׁוֹמֵר אֲבֵידָה – רַבָּה אָמַר: כְּשׁוֹמֵר חִנָּם דָּמֵי, רַב יוֹסֵף אָמַר: כְּשׁוֹמֵר שָׂכָר דָּמֵי.

Il a été dit : le gardien d'un objet perdu (shomer aveda). Rabba dit : il est comme un gardien gratuit.

Rav Yossef dit : il est comme un gardien salarié.

📜 Rachi (1)
שׁוֹמֵר אֲבֵידָה הִכְנִיס אֲבֵידַת חֲבֵירוֹ לְבֵיתוֹ כְּדִכְתִיב וַאֲסַפְתּוֹ אֶל תּוֹךְ בֵּיתֶךָ וְגוֹ' (דְּבָרִים כ״ב:ב׳):
Le gardien d'un objet perdu : il a fait entrer l'objet perdu de son prochain dans sa maison, comme il est écrit : tu le recueilleras à l'intérieur de ta maison, etc. (Deutéronome 22:2).
💡 Explication

Nouvelle sougya. Celui qui garde une aveda avant de la rendre : quel shomer est-il ? Rabba : gardien gratuit. Rav Yossef : gardien salarié. Rachi rattache le cas au verset qui ordonne de recueillir l'objet dans sa maison.

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רַבָּה אָמַר כְּשׁוֹמֵר חִנָּם דָּמֵי – מַאי הֲנָאָה קָא מָטֵי לֵיהּ? רַב יוֹסֵף אָמַר כְּשׁוֹמֵר שָׂכָר דָּמֵי – בְּהַהִיא הֲנָאָה דְּלָא בָּעֲיָא לְמִיתַּבי לֵיהּ רִיפְתָּא לְעַנְיָא, הָוֵי כְּשׁוֹמֵר שָׂכָר.

Rabba dit : il est comme un gardien gratuit. Quel profit lui arrive-t-il ?

Rav Yossef dit : il est comme un gardien salarié. Par ce profit qu'il n'a pas à lui donner de pain à un pauvre, il est comme un gardien salarié.

📜 Rachi (1)
דְּלָא בָּעֵי לְמֵיתַב רִפְתָּא לְעַנְיָא דְּהָעוֹסֵק בְּמִצְוָה פָּטוּר מִן הַמִּצְוָה מִוּבִּלְכַּתְּךָ בַּדֶּרֶךְ נָפְקָא לָן בְּמַס' סֻוכָּה (ד' כה:):
Qu'il n'a pas à donner de pain à un pauvre : car celui qui est occupé à une mitsva est quitte de la mitsva. On le déduit de : en allant sur le chemin, dans le traité Souka (25b).
🗂️ Tossefot (1)
בְּהַהִיא הֲנָאָה דְּלָא קָבָעֵי לְמֵיתַב רִיפְתָּא לְעַנְיָא מִשּׁוּם דְּעוֹסֵק בְּמִצְוָה וְדַוְקָא בְּשָׁעָה דְּמִתְעַסֵּק בָּהּ כְּגוֹן שׁוֹטֵחַ לְצָורְכָהּ אוֹ מִשּׁוּם עֵסֶק שֶׁצָּרִיךְ לָהּ לַאֲבֵידָה אֲבָל בִּשְׁבִיל שֶׁאֲבֵידָה בְּבֵיתוֹ לֹא יִפָּטֵר מִלְּמִיתַּב רִיפְתָּא לְעַנְיָא כֵּיוָן שֶׁיָּכוֹל לְקַיֵּים שְׁתֵּיהֶם כִּדְמוֹכַח בְּסֻוכָּה (דַּף כֹּה. וְשָׁם.) דְּלָא נָפְקָא לָן מִקְּרָא דְּעוֹסֵק בְּמִצְוָה פָּטוּר מִן הַמִּצְוָה אֶלָּא דַּוְקָא הֵיכָא שֶׁאֵינוֹ יָכוֹל לְקַיֵּים שְׁתֵּיהֶם וּסְבָרָא הוּא דְּאַטּוּ אָדָם שֶׁיֵּשׁ לוֹ תְּפִילִּין בְּרֹאשׁוֹ וְצִיצִית בְּבִגְדוֹ וּמְזוּזָה בְּפִתְחוֹ יִפָּטֵר מִן הַמִּצְוֹת וְעוֹד דִּבְפֶרֶק אֵין בֵּין הַמֻּודָּר (נְדָרִים לג:) אָמַר דִּפְרוּטָה דְּרַב יוֹסֵף לָא שְׁכִיחַ וְאִי פָּטַרְתָּ לֵיהּ כָּל זְמַן שֶׁהָאֲבֵידָה בְּבֵיתוֹ שְׁכִיחַ וּשְׁכִיחַ הוּא פָּסַק ר"ח וה"ג דַּהֲלָכָה כְּרַב יוֹסֵף מִשּׁוּם דְּאָמְרִינַן בְּאֵין בֵּין הַמֻּודָּר (שָׁם) דְּכ"ע אִית לְהוּ פְּרוּטָה דְּרַב יוֹסֵף וַאֲפִילּוּ מַאן דְּשָׁרֵי לַמֻּודָּר לְהַחֲזִיר אֲבֵידָה לָא שָׁרֵי אֶלָּא מִשּׁוּם דִּפְרוּטָה דְּרַב יוֹסֵף לָא שְׁכִיחַ ואור"י דְּאֵינָהּ רְאָיָה כְּלָל דְּגַם רַבָּה מוֹדֶה לְרַב יוֹסֵף דְּעוֹסֵק בְּמִצְוָה פָּטוּר מִן הַמִּצְוָה אֶלָּא דס"ל דְּלָא נַעֲשָׂה שׁוֹמֵר שָׂכָר בְּכָךְ ומ"מ הוּא נֶהֱנֶה לְכָךְ אָסוּר לַמֻּודָּר אֲבָל לָא הֲוָה שׁוֹמֵר שָׂכָר וְאֵין לְדַקְדֵּק נָמֵי בִּשְׁמַעְתִּין דַּהֲלָכָה כְּרַב יוֹסֵף דִּמְשַׁנֵּי רַב יוֹסֵף לְעוֹלָם בְּגִינָּתוֹ הַמִּשְׁתַּמֶּרֶת וקמ"ל דְּלָא בָּעֵינַן דַּעַת בְּעָלִים כִּדְרַבִּי אֶלְעָזָר וְהָכִי מוּקִי לָהּ סֻוגְיָא דְּאֵלּוּ מְצִיאוֹת (ב"מ ד' כט. וְשָׁם) כִּי נִרְאֶה דְּרַבָּה קִבְּלָהּ מֵרַב יוֹסֵף דִּקְרָא כדר"א אָתֵי וְרַבָּה נָמֵי שֶׁהָיָה מְדַקְדֵּק מִתְּחִילָּה דִּכְשׁוֹמֵר חִנָּם דָּמֵי לָא מַשְׁמַע לֵיהּ קְרָא אֶלָּא אַסְמַכְתָּא בְּעָלְמָא דְּהָא טַעְמָא מִשּׁוּם דְּמַאי הֲנָאָה קָא מָטֵי לֵיהּ כְּדִלְעֵיל וְלָא פְּלִיגִי רַבָּה וְרַב יוֹסֵף אֶלָּא בִּסְבָרָא בְּעָלְמָא וה"פ דְּהַהִיא דְּאֵלּוּ מְצִיאוֹת (שָׁם ד' לא.) אִי דְּמִנַּטְרָא לְרַבָּה כִּדְאִית לֵיהּ מִפְּשִׁיעָה לְרַב יוֹסֵף כִּדְאִית לֵיהּ מִגְּנֵיבָה וַאֲבֵידָה פְּשִׁיטָא דִּלְהָא לֹא צָרִיךְ קְרָא וְנִרְאֶה לר"י דַּהֲלָכָה כְּרַבָּה בְּכָל מָקוֹם לְגַבֵּי רַב יוֹסֵף בַּר מִשָּׂדֶה עִנְיָן וּמֶחֱצָה כִּדְאִיתָא בְּמִי שֶׁמֵּת (ב"ב ד' קמג:) וְאֵין לְפָרֵשׁ דְּהַיְינוּ דַּוְקָא בְּבָבָא בָּתְרָא כְּמוֹ שֶׁיֵּשׁ מְפָרְשִׁים מִדְּאָמַר בְּמִי שֶׁאֲחָזוֹ (גִּיטִּין ד' עַד: וְשָׁם) וְתִסְבְּרָא וְהָא קי"ל כְּרַבָּה וּבְהָא אֵין הֲלָכָה כְּרשב"ג וְאֵין לוֹמַר דְּשֶׁמָּא בְּהַהִיא מִילְּתָא קַייְמָא לַן דַּהֲלָכָה כְּרַבָּה דַּהֲוָה לֵיהּ לְמֵימַר וְהָא קי"ל בְּהָא הִלְכְתָא כְּרַבָּה כִּדְאָמַר וּבְהָא אֵין הֲלָכָה כְּרשב"ג וְעוֹד דִּבְפֶרֶק הַמַּפְקִיד (ב"מ מג.) גַּבֵּי מַפְקִיד מָעוֹת אֵצֶל שֻׁולְחָנִי מֻותָּרִים יִשְׁתַּמֵּשׁ בָּהֶן (צְרוּרִים לֹא יִשְׁתַּמֵּשׁ בָּהֶן) לְפִיכָךְ אִם אָבְדוּ חַיָּיב בְּאַחְרָיוּתָם קָאָמַר רַב נַחְמָן דקי"ל כְּוָותֵיהּ בְּדִינֵי נֶאֶנְסוּ לֹא דְּמִשּׁוּם שֶׁהִתִּירוּ לוֹ חֲכָמִים לְהִשְׁתַּמֵּשׁ בָּהֶן אֵינוֹ נַעֲשֶׂה רַק שׁוֹמֵר שָׂכָר א"כ בְּאֵלּוּ מְצִיאוֹת (שָׁם דַּף כט.) גַּבֵּי מַה יְהֵא בַּדָּמִים רַבִּי טַרְפוֹן אוֹמֵר יִשְׁתַּמֵּשׁ בָּהֶן לְפִיכָךְ אִם אָבְדוּ חַיָּיב בְּאַחְרָיוּתָן לָא הָוֵי אֶלָּא ש"ש כְּמוֹ שֶׁאָמַר שָׁם לְרַבָּה וְאֵין לוֹמַר דְּהָתָם מוֹדֶה רַב נַחְמָן דְּחַיָּיב בָּאֳונָסִין מִשּׁוּם הֶיתֵּר תַּשְׁמִישׁ מִשּׁוּם דִּבְלָאו הָכִי הָיָה שׁוֹמֵר שָׂכָר שֶׁהָיָה שׁוֹמֵר אֲבֵידָה דְּאֵין זֶה סְבָרָא דְּמִשּׁוּם שְׁנֵי סְבָרוֹת דְּפָטוּר מִלְּמִיתַּב רִיפְתָּא לְעַנְיָא וְעוֹד דְּמֻותָּר לְהִשְׁתַּמֵּשׁ לֹא יַעֲשֶׂה בִּשְׁבִיל כָּךְ שׁוֹאֵל אֶלָּא ש"ש בְּעָלְמָא וְעוֹד יֵשׁ לְהָבִיא רְאָיָה דְּהִלְכְתָא כְּרַבָּה מִדְּמוּקִי סְתָמָא דִּגְמָרָא מַתְנִיתִין דְּהָאֻומָּנִין (בּ"מ דַּף פ:) הִלְוָהוּ עַל הַמַּשְׁכּוֹן שׁוֹמֵר שָׂכָר מְחַוַּורְתָּא דְּלָא כְּרַבִּי אֱלִיעֶזֶר דְּאָמַר בְּמַלְוֶה חֲבֵירוֹ עַל הַמַּשְׁכּוֹן וְאָבַד יִשָּׁבַע וְיִטֹּול מְעוֹתָיו וּלְרַב יוֹסֵף הו"מ לְאוֹקְמָה אֲפִילּוּ כְּרַבִּי אֱלִיעֶזֶר דִּלְמַסְּקָנָא מוּקֵי כּוּלְּהוּ אַלִּיבֵּיהּ וּפְלֻוגְתַּייְהוּ בְּמַלְוֶה צָרִיךְ לְמַשְׁכּוֹן אִי מִצְוָה קָעֲבִיד אִי לָא פִּי' שֶׁצָּרִיךְ לַמַּשְׁכּוֹן לְהִשְׁתַּמֵּשׁ בּוֹ וּפוֹחֵת לוֹ וְהוֹלֵךְ מֵהַלְוָאָתוֹ כָּךְ פֵּירֵשׁ הָתָם בַּקּוּנְטְרֵס וא"כ הו"מ לְאוֹקְמָה מַתְנִיתִין בְּאֵין צָרִיךְ לְמַשְׁכּוֹן דכ"ע מִצְוָה קָעֲבִיד וּלְכָל הָוֵי כְּשׁוֹמֵר שָׂכָר וְהָא דְּבָעֵי לְאוֹקְמָא פְּלֻוגְתַּייְהוּ בִּדְרַבָּה וְרַב יוֹסֵף וְהָוֵי רַבָּה כר"א שֶׁהוּא שַׁמּוּתִי וְעוֹד קָאָמַר לֵימָא דְּרַב יוֹסֵף תַּנָּאֵי הִיא וּמַסִּיק דְּרַב יוֹסֵף כְּכוּלֵּי עָלְמָא וּמַשְׁמַע דְּרַבָּה וַדַּאי תַּנָּאֵי הִיא וְאֵינוֹ יָכוֹל לְהַעֲמִיד אֶלָּא כר"א וְלֹא כְּרַבִּי עֲקִיבָא דְּאִי לְרַבִּי עֲקִיבָא וַדַּאי הָוֵי שׁוֹמֵר שָׂכָר אִי אֶפְשָׁר לוֹמַר כֵּן דְּעַל כָּרְחֲךָ לְרַבָּה אַפֵּי' לְרַבִּי עֲקִיבָא שׁוֹמֵר חִנָּם הָוֵי דִּבְאֵלּוּ מְצִיאוֹת (בּ"מ דַּף כט. וְשָׁם) לְרַבָּה לָא הָוֵי לְרַבִּי טִרְפוֹן דְּמַתִּיר לְהִשְׁתַּמֵּשׁ אֶלָּא שׁוֹמֵר שָׂכָר א"כ לר"ע לָא הָוֵי אֶלָּא שׁוֹמֵר חִנָּם לְכָךְ נִרְאֶה דְּרַבָּה לֹא יַעֲמִיד כְּלָל פְּלֻוגְתַּייְהוּ בְּשׁוֹמֵר אֲבֵידָה אֶלָּא יֹאמַר דִּלְכֻולֵּי עָלְמָא שׁוֹמֵר חִנָּם הָוֵי וּפְלֻוגְתַּייְהוּ בְּדִשְׁמוּאֵל דר"ע אִית לֵיהּ דִּשְׁמוּאֵל אֲבַד קַתָּא דְּמַגָּלָא אֲבַד אַלְפָּא זוּזֵי ור"א לֵית לֵיהּ דִּשְׁמוּאֵל וְרַב יוֹסֵף כִּי מוֹקֵי פְּלֻוגְתַּייְהוּ בְּדִשְׁמוּאֵל לָא קָאֵי רַבִּי אֱלִיעֶזֶר כְּוָותֵיהּ שֶׁהוּא פּוֹטֵר אֶת הַמַּלְוֶה בַּאֲבֵידָה אַף מִדְּמֵי הַמַּשְׁכּוֹן וּלְכָךְ מוֹקֵי פְּלֻוגְתַּייְהוּ בְּשׁוֹמֵר אֲבֵידָה וְהָוֵי כר"ע וְקָאָמַר לֵימָא דְּרַב יוֹסֵף תַּנָּאֵי הִיא דְּרַבָּה וַדַּאי לָאו תַּנָּאֵי דְּמוֹקֵי פְּלֻוגְתַּייְהוּ בְּדִשְׁמוּאֵל וּמַסִּיק דְּכֻולֵּי עָלְמָא אִית לְהוּ דְּרַב יוֹסֵף כּוּ' וְהָא דִּתְנַן בִּשְׁבוּעוֹת (ד' מג וְשָׁם) סֶלַע הִלְוִיתַנִי עָלָיו וּשְׁתַּיִם הָיָה שָׁוֶה דְּמַשְׁמַע שֶׁחַיָּיב לְשַׁלֵּם הַמַּשְׁכּוֹן כְּשֶׁאָבַד מַייְרֵי שֶׁאָבַד בִּפְשִׁיעָה לְרַבָּה דְּאָמַר שׁוֹמֵר חִנָּם הָוֵי:
Par cet avantage qu'il n'a pas à donner de pain à un pauvre. Parce qu'il est occupé à une mitsva. Et précisément au moment où il s'en occupe, par exemple lorsqu'il étale l'objet pour son besoin, ou à cause d'une occupation qu'exige l'objet perdu. Du seul fait que l'objet perdu est dans sa maison, il ne sera pas quitte de donner du pain à un pauvre, puisqu'il peut accomplir les deux. Comme il est établi dans Souka (25a, et là-bas) : nous ne déduisons du verset que celui qui est occupé à une mitsva est quitte de la mitsva que là où il ne peut pas accomplir les deux. Et c'est une raison : un homme qui a des tefillin à la tête, des tsitsit à son vêtement et une mezouza à sa porte serait-il quitte des mitsvot ? Et de plus, dans le chapitre Ein bein ha-moudar (Nedarim 33b), il est dit que la perouta de Rav Yossef n'est pas fréquente. Si tu le quittais tout le temps que l'objet perdu est dans sa maison, le cas serait fréquent, et il est fréquent. Rabbeinou Hananel et les Halakhot Gedolot tranchent que la halakha est comme Rav Yossef, parce que nous disons dans Ein bein ha-moudar (là-bas) que tout le monde tient la perouta de Rav Yossef, et que même celui qui permet au moudar de rendre un objet perdu ne le permet qu'en raison du fait que la perouta de Rav Yossef n'est pas fréquente. Et le Ri dit que ce n'est pas une preuve du tout. Rabba convient lui aussi avec Rav Yossef que celui qui est occupé à une mitsva est quitte de la mitsva. Seulement, il tient qu'il ne devient pas pour autant gardien salarié. Quoi qu'il en soit, il en tire un profit : c'est pourquoi la chose est interdite au moudar. Mais il n'est pas gardien salarié. On ne peut pas non plus déduire de notre enseignement que la halakha est comme Rav Yossef, de ce que Rav Yossef répond : toujours, dans son jardin qui est gardé, et que cela nous apprend que nous n'exigeons pas la connaissance des propriétaires, comme Rabbi Elazar, et que la sougya de Elou metsiot (Bava Metsia 29a, et là-bas) l'établit ainsi. Car il apparaît que Rabba a reçu de Rav Yossef que le verset vient comme Rabbi Elazar. Rabba aussi, qui déduisait d'abord qu'il est comme un gardien gratuit, ne voit dans le verset qu'un appui (asmakhta). Car la raison est : quel profit lui arrive, comme plus haut. Rabba et Rav Yossef ne divergent que sur une simple sevara. Et voici le sens de ce passage de Elou metsiot (là-bas, 31a) : s'il la garde, selon Rabba et son avis, à partir de la négligence (peshia) ; selon Rav Yossef et son avis, à partir du vol et de la perte. C'est évident : pour cela, le verset n'est pas nécessaire. Il paraît au Ri que la halakha suit Rabba en tout lieu face à Rav Yossef, sauf sade, inyan et mehetsa, comme il est dit dans Mi she-met (Bava Batra 143b). On ne peut pas expliquer que cela ne vise que Bava Batra, comme certains l'expliquent, puisqu'il est dit dans Mi she-ahazo (Gittin 74b, et là-bas) : et tu penserais cela ? Or nous tenons comme Rabba, et en ceci la halakha n'est pas comme Rabban Shimon ben Gamliel. On ne peut pas dire : peut-être que dans cette affaire-là nous tenons que la halakha est comme Rabba. Car il aurait dû dire : or nous tenons qu'en ceci la halakha est comme Rabba, à la manière de : et en ceci la halakha n'est pas comme Rabban Shimon ben Gamliel. Et de plus, dans le chapitre Ha-mafkid (Bava Metsia 43a), au sujet de celui qui dépose des pièces chez un changeur : si elles sont déliées, il peut s'en servir ; (si elles sont liées, il ne peut pas s'en servir) ; c'est pourquoi, si elles sont perdues, il en porte la responsabilité. Rav Nahman, dont nous suivons l'avis en droit civil, dit : si elles ont subi un accident (ones), non. Parce que les Sages lui ont permis de s'en servir, il ne devient que gardien salarié. Dès lors, dans Elou metsiot (là-bas, 29a), au sujet de : que fera-t-on des sommes ? Rabbi Tarfon dit : il s'en servira ; c'est pourquoi, si elles sont perdues, il en porte la responsabilité : il n'est que gardien salarié, comme il est dit là-bas selon Rabba. On ne peut pas dire que là-bas Rav Nahman convienne qu'il est tenu pour les accidents à cause de la permission d'usage, du fait que, même sans cela, il était gardien salarié, étant gardien d'un objet perdu. Ce n'est pas une raison : à cause de deux raisons, qu'il est quitte de donner du pain à un pauvre, et en plus qu'il lui est permis de s'en servir, il ne devient pas pour autant emprunteur (shoel), seulement un simple gardien salarié. On peut encore apporter une preuve que la halakha est comme Rabba, de ce que la guemara anonyme établit la michna de Ha-umanin (Bava Metsia 80b) : celui qui lui a prêté sur un gage est gardien salarié. La version retenue est qu'elle n'est pas selon Rabbi Éliezer, qui dit : s'il a prêté à son prochain sur un gage et que le gage est perdu, il jure et prend son argent. Selon Rav Yossef, on aurait pu l'établir même selon Rabbi Éliezer. Car, en conclusion, on établit tous les avis selon lui, et leur divergence porte sur un prêteur qui a besoin du gage : accomplit-il une mitsva, ou non. Explication : il a besoin du gage pour s'en servir, et il lui déduit au fur et à mesure de son prêt. C'est ainsi que Rachi l'explique là-bas. Dès lors, on aurait pu établir la michna dans le cas où il n'a pas besoin du gage, où tout le monde dit qu'il accomplit une mitsva, et où, pour tous, il est comme un gardien salarié. Et ce que la guemara veut établir, leur divergence selon Rabba et Rav Yossef, Rabba étant alors comme Rabbi Éliezer, qui est shamouti (frappé d'un ban), et qu'elle dit encore : dirons-nous que Rav Yossef fait l'objet d'une discussion de tannaim, et qu'elle conclut que Rav Yossef est comme tout le monde, ce qui implique que Rabba, lui, fait l'objet d'une discussion de tannaim, et qu'on ne peut l'établir que comme Rabbi Éliezer, et non comme Rabbi Akiva, car selon Rabbi Akiva il serait certainement gardien salarié : on ne peut pas dire cela. Car, par force, selon Rabba, même selon Rabbi Akiva, il est gardien gratuit. Dans Elou metsiot (Bava Metsia 29a, et là-bas), selon Rabba, même pour Rabbi Tarfon, qui permet de s'en servir, il n'est que gardien salarié. Dès lors, selon Rabbi Akiva, il n'est que gardien gratuit. C'est pourquoi il paraît que Rabba n'établira pas du tout leur divergence sur le gardien d'un objet perdu. Il dira que, pour tout le monde, il est gardien gratuit, et que leur divergence porte sur l'enseignement de Shmouel : Rabbi Akiva tient l'avis de Shmouel, le manche de la faucille est perdu, mille zouz sont perdus, et Rabbi Éliezer ne tient pas l'avis de Shmouel. Et Rav Yossef, lorsqu'il établit leur divergence selon Shmouel, Rabbi Éliezer ne se tient pas selon lui, car il exempte le prêteur, en cas de perte, même de la valeur du gage. C'est pourquoi il établit leur divergence sur le gardien d'un objet perdu, et il est comme Rabbi Akiva. Et la guemara dit : dirons-nous que Rav Yossef fait l'objet d'une discussion de tannaim ? Car Rabba, lui, ne fait certainement pas l'objet d'une discussion de tannaim, puisqu'il établit leur divergence selon Shmouel. Et elle conclut que tout le monde tient l'avis de Rav Yossef, etc. Et ce que nous enseignons dans Shevouot (43a, et là-bas) : tu m'as prêté un sela sur lui, et il valait deux, ce qui implique qu'il est tenu de payer le gage lorsqu'il est perdu : il s'agit du cas où il est perdu par négligence, selon Rabba, qui dit qu'il est gardien gratuit.
💡 Explication

Rabba : aucun profit ne lui vient de la garde, donc shomer hinam. Rav Yossef compte un profit : pendant qu'il s'occupe de l'objet perdu, il est quitte de donner du pain à un pauvre, car oseq ba-mitsva patour min ha-mitsva. Ce profit tient lieu de salaire : il est shomer sakhar.

Tossefot limitent l'exemption à l'instant où il s'occupe vraiment de l'objet. Le seul fait qu'il soit à la maison ne quitte pas de la tsedaka. Le Ri tranche comme Rabba face à Rav Yossef, sauf les trois cas sade, inyan, mehetsa.

11
אִיכָּא דִּמְפָרְשִׁי הָכִי: רַב יוֹסֵף אָמַר כְּשׁוֹמֵר שָׂכָר דָּמֵי – כֵּיוָן דְּרַחֲמָנָא שַׁעְבְּדֵיהּ בְּעַל כֻּורְחֵיהּ, הִלְכָּךְ כְּשׁוֹמֵר שָׂכָר דָּמֵי.

Il y en a qui expliquent ainsi : Rav Yossef dit qu'il est comme un gardien salarié. Dès lors que le Miséricordieux l'a assujetti malgré lui, il est donc comme un gardien salarié.

💡 Explication

Deuxième lecture de Rav Yossef. Le salaire n'est pas le pain épargné. La Torah assujettit celui qui trouve, malgré lui, à garder l'objet. Cette charge imposée fait de lui un shomer sakhar.

12
(סִימָן: הֶחֱזִירָהּ, לְעוֹלָם, הָשֵׁב, חַיָּיא, אָמַרְתָּ, נִשְׁבָּר, שָׂכָר.)

(Signe : il l'a rendue, toujours, rends, Hiyya, tu as dit, il s'est brisé, salaire.)

💡 Explication

Siman : sept mots pour les objections et les réponses qui suivent, à partir de la ligne suivante et sur le daf d'après. Chaque mot annonce un passage. L'ordre est celui de la discussion.

13
אֵיתִיבֵיהּ רַב יוֹסֵף לְרַבָּה:

Rav Yossef objecta à Rabba :

💡 Explication

Rav Yossef ouvre une objection contre Rabba, qui tient le gardien d'un objet perdu pour un shomer hinam. La baraïta citée commence au daf suivant.

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Texte hébreu et araméen vocalisé : édition numérique William Davidson du Talmud Koren Noé, via Sefaria (licence CC BY-NC). Traduction française, notes et schémas : Chiourim BA (licence CC BY 4.0).