Bava Kamma 61b - Distance du feu, four, et objets cachรฉs dans la meule

Bava_Kamma 61b

Sougya : L'amoud ferme la cheloulit : les cuvettes d'eau de pluie sont des bassins du sol, elles ne sรฉparent pas le champ pour la pe'a. La michna demande jusqu'oรน l'on reste tenu quand on allume un feu chez soi : Rabbi Elazar ben Azarya, un beit kor ; Rabbi Eliezer, seize coudรฉes ; Rabbi Akiva, cinquante ; Rabbi Shimon, tout selon l'incendie.

La Guemara montre, par la michna du four (Bava Batra 20b), que Rabbi Shimon a un shiour ; Rav Nahman, au nom de Rabba bar Avouh, le lit selon la hauteur du feu, et Chmouel fixe la halakha comme Rabbi Shimon. La michna suivante traite de la meule oรน brรปlent des ustensiles, du chevreau et de l'esclave, et de la bira.

Rav Kahana ne voit qu'un diffรฉrend ; Rava en pose deux, chez soi et chez autrui, entre Rabbi Yehouda et les Sages, sur le tamun.

Michna : jusqu'oรน le feu allumรฉ chez soi reste ร  la charge de l'allumeur ? R. Elazar ben Azarya Au milieu d'un beit kor. Rachi : un demi-beit kor de chaque cรดtรฉ, au-delร  : exempt. R. Eliezer 16 coudรฉes largeur du reshout ha-rabim (domaine public) R. Akiva 50 coudรฉes Mesure fixe, plus large. R. Shimon shalem yeshallem Tout selon l'incendie. Halakha : comme lui. Chmouel, deux chaรฎnes. Kolahat (feu qui monte) Il a sautรฉ. Le shiour de la michna s'applique, comme รฉtabli au daf prรฉcรฉdent. Au-delร  de la mesure : exempt. Rachi, sur le beit kor. Feu droit, qui s'รฉlรจve en colonne. Nikhpefet (feu qui se couche) Il brรปle et avance sans cesse. Le shiour fixe ne l'arrรชte pas. Mรชme jusqu'ร  cent mil : tenu. Rachi. Le vent le rabat, oรน il rampe sur les brindilles. Suite de Rav et Chmouel, 61a.
Quatre bornes. Rachi : elles visent le kolahat. Le nikhpefet reste tenu jusqu'ร  cent mil. Halakha comme Rabbi Shimon.
Rabbi Shimon a-t-il un shiour pour le feu ? Hava amina : il paie tout, loin ou prรจs. La michna du four rรฉpond. Michna, Bava Batra 20b Four dans la maison 4 coudรฉes sous le plafond Four ร  l'รฉtage maaziva de 3 tefahim Rรฉchaud (kira) 1 tefah S'il endommage : le premier tanna, il paie. Rabbi Shimon Ces mesures n'ont รฉtรฉ dites que pour le paiement. On a tenu le shiour, et le feu a pourtant nui : exempt de payer. Donc il a bien un shiour. La formule garde un shiour, rรฉglรฉ ensuite sur la hauteur. Rรฉponse Rav Nahman au nom de Rabba bar Avouh Tout selon la hauteur de l'incendie. Feu haut et grand : il saute loin. Rachi. La distance suit la taille du foyer. Rav Yossef, Rav Yehouda, Chmouel : la halakha est comme Rabbi Shimon. Rav Nahman, Chmouel : la mรชme halakha.
Le four de Bava Batra 20b donne ร  Rabbi Shimon un shiour. Rav Nahman : la distance suit la hauteur du feu.
Rava : deux diffรฉrends sur le tamun dans le feu Rav Kahana n'en voyait qu'un. La seifa de la bira oblige ร  en poser deux. Il allume chez lui le feu gagne la meule d'autrui Il allume chez autrui dans la meule d'autrui Rabbi Yehouda Tenu pour tout tamun Tenu pour le tamun dans le feu. Mรชme une bourse (arnaki) dans la meule. Rachi : pas de diffรฉrence entre ce qu'on cache d'ordinaire et le reste. Il paie tout ce qui s'y trouve, mรชme l'arnaki. Comme s'il dรฉtruisait de ses mains. Rachi, sur chez autrui. Les Sages Le verset exempte le tamun quand le feu sort de chez soi. Exempt, mรชme pour les moriguin et les kelei bakar, qu'on laisse d'ordinaire dans la meule. Gezerat ha-katouv : tamun ba-ech, patour. On ne paie que le blรฉ ou l'orge. Il paie ce qu'on cache d'ordinaire dans la meule : moriguin, kelei bakar. Bourse dans la meule : il ne paie pas. Sevara : on n'avait pas ร  prรฉvoir une bourse dans la meule.
Rava : chez soi, Rabbi Yehouda tient tout tamun, les Sages exemptent. Chez autrui, lui paie mรชme la bourse, eux seulement les outils de meule.
1
ื‘ืื’ื ื™ ื“ืืจืขื ืžืงืจื•.

On les appelle des bassins de la terre.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื‘ืื’ื ื™ ื›ืžื• ื‘ืื’ื ื•ืช (ืฉืžื•ืช ื›ื“) ืงื•ื ื™ื™"ืฉ ื‘ืœืข"ื–:
Ba-agnei : comme ba-aganot (Shemot 24), des cuvettes, kunets en langue vernaculaire.
๐Ÿ’ก Explication

Fin de la phrase ouverte en 61a, sur la cheloulit qui sรฉpare un champ pour la pe'a. Selon l'avis du canal, l'endroit oรน l'eau de pluie s'amasse ne sรฉpare pas : ces creux portent le nom de bassins du sol. Rachi rapproche agnei des bassins (aganot) oรน Mochรฉ a mis le sang, Shemot 24, 6.

2
ืžืชื ื™ืณ ื”ืžื“ืœื™ืง ื‘ืชื•ืš ืฉืœื•, ืขื“ ื›ืžื” ืชืขื‘ื•ืจ ื”ื“ืœื™ืงื”? ืจื‘ื™ ืืœืขื–ืจ ื‘ืŸ ืขื–ืจื™ื” ืื•ืžืจ: ืจื•ืื™ืŸ ืื•ืชื• ื›ืื™ืœื• ื”ื•ื ื‘ืืžืฆืข ื‘ื™ืช ื›ื•ืจ. ืจื‘ื™ ืืœื™ืขื–ืจ ืื•ืžืจ: ืฉืฉ ืขืฉืจื” ืืžื•ืช, ื›ื“ืจืš ืจืฉื•ืช ื”ืจื‘ื™ื. ืจื‘ื™ ืขืงื™ื‘ื ืื•ืžืจ: ื—ืžืฉื™ื ืืžื”. ืจื‘ื™ ืฉืžืขื•ืŸ ืื•ืžืจ: ืดืฉืœื ื™ืฉืœื ื”ืžื‘ืขืจ ืืช ื”ื‘ืขืจื”ืด โ€“ ื”ื›ืœ ืœืคื™ ื”ื“ืœื™ืงื”.

Michna. Celui qui allume dans son domaine : jusqu'oรน l'incendie peut-il passer ?

Rabbi Elazar ben Azarya dit : on le voit comme s'il รฉtait au milieu d'un beit kor. Rabbi Eliezer dit : seize coudรฉes, comme la largeur du domaine public (reshout ha-rabim).

Rabbi Akiva dit : cinquante coudรฉes. Rabbi Shimon dit : "shalem yeshallem ha-mav'ir et ha-be'era" (celui qui a allumรฉ l'incendie paiera intรฉgralement) - tout est selon l'incendie.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ืžืชื ื™' ื‘ืืžืฆืข ื‘ื™ืช ื›ื•ืจ ืื ื™ืฉ ืœื• ื—ืฆื™ ื‘ื™ืช ื›ื•ืจ ืœื›ืœ ืจื•ื— ืคื˜ื•ืจ ื•ื‘ืงื•ืœื—ืช ืฉื“ื™ืœื’ื” ื•ื›ื“ืื•ืงื™ืžื ื ืื‘ืœ ื ื›ืคืคืช ื‘ื•ืขืจืช ื•ื”ื•ืœื›ืช ื›ืœ ืฉืขื” ืืคื™ืœื• ืขื“ ืžืื” ืžื™ืœ ื—ื™ื™ื‘:
Michna. Au milieu d'un beit kor : s'il a un demi-beit kor de chaque cรดtรฉ, il est exempt. Et cela vaut pour le feu qui monte droit (kolahat) qui a sautรฉ, comme nous l'avons รฉtabli. Mais le feu qui se couche (nikhpefet), qui brรปle et avance sans cesse, mรชme jusqu'ร  cent mil, il est tenu.
ื”ื›ืœ ืœืคื™ ื”ื“ืœื™ืงื” ืงืก"ื“ ื”"ืง ื”ื›ืœ ื™ืฉืœื ื›ืœ ื›ืžื” ืฉื”ื“ืœื™ืง ื‘ื™ืŸ ืจื—ื•ืง ื‘ื™ืŸ ืงืจื•ื‘:
Tout selon l'incendie : nous pensions d'abord (hava amina) que voici ce qu'il dit : il paie tout, quelle que soit l'รฉtendue de ce qu'il a brรปlรฉ, de loin comme de prรจs.
๐Ÿ’ก Explication

Quatre shiourim. Chacun dit jusqu'oรน l'allumeur reste tenu du feu parti de chez lui. Beit kor : la surface ensemencรฉe d'un kor. Rachi : au-delร  d'un demi-beit kor de chaque cรดtรฉ, exempt. Rabbi Eliezer prend la largeur du reshout ha-rabim, seize coudรฉes. Rabbi Akiva, cinquante. Rabbi Shimon cite Shemot 22, 5, shalem yeshallem, et refuse une borne unique : tout suit l'incendie.

Rachi limite dรฉjร  les bornes fixes au kolahat, le feu qui s'รฉlรจve et saute. Le nikhpefet, qui rampe, reste ร  la charge de l'allumeur mรชme ร  cent mil. Premiรจre lecture de " tout selon l'incendie " : payer tout le dรฉgรขt, loin ou prรจs, sans shiour.

3
ื’ืžืณ ื•ืœื™ืช ืœื™ื” ืœืจื‘ื™ ืฉืžืขื•ืŸ ืฉื™ืขื•ืจื ื‘ื“ืœื™ืงื”?

Guemara. Et Rabbi Shimon n'aurait-il pas de mesure (shiour) pour l'incendie ?

๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ื•ืœื™ืช ืœื™ื” ืœืจ"ืฉ ืฉื™ืขื•ืจื ืงืก"ื“ ื”ื›ืœ ืœืคื™ ื”ื™ื–ืง ื”ื“ืœื™ืงื” ื™ืฉืœื ืืคื™ืœื• ืื™ืŸ ืจืื•ื™ ืœืขื‘ื•ืจ:
Et Rabbi Shimon n'a-t-il pas de mesure : nous pensions d'abord : selon le dommage de l'incendie, il paie, mรชme lร  oรน le feu n'est pas apte ร  passer.
๐Ÿ’ก Explication

Question sur la hava amina. Si " tout selon l'incendie " voulait dire : payer tout dรฉgรขt, mรชme au-delร  de la distance que le feu peut franchir, Rabbi Shimon serait sans shiour. Tossefot glose ainsi le premier sens : on paierait selon le dommage, lร  oรน le passage du feu n'รฉtait pas vraisemblable. La michna du four, citรฉe aussitรดt, montre qu'il a un shiour.

4
ื•ื”ืชื ืŸ: ืœื ื™ืขืžื™ื“ ืื“ื ืชื ื•ืจ ื‘ืชื•ืš ื”ื‘ื™ืช, ืืœื ืื ื›ืŸ ื™ืฉ ืขืœ ื’ื‘ื• ื’ื•ื‘ื” ื“ืืจื‘ืข ืืžื•ืช. ื”ื™ื” ืžืขืžื™ื“ื• ื‘ืขืœื™ื™ื” โ€“ ืขื“ ืฉื™ื”ื ืชื—ืชื™ื• ืžืขื–ื™ื‘ื” ืฉืœืฉื” ื˜ืคื—ื™ื. ื•ื‘ื›ื™ืจื” โ€“ ื˜ืคื—. ื•ืื ื”ื–ื™ืง โ€“ ืžืฉืœื ืžื” ืฉื”ื–ื™ืง.

Or n'a-t-on pas enseignรฉ : un homme ne placera un four (tanour) dans la maison que s'il y a au-dessus de lui une hauteur de quatre coudรฉes. S'il le plaรงait ร  l'รฉtage (aliya), seulement s'il y a sous lui un enduit (maaziva) de trois paumes (tefahim).

Et pour un rรฉchaud (kira), une paume. Et s'il a causรฉ un dommage, il paie ce qu'il a endommagรฉ.

๐Ÿ“œ Rachi (3)
ื’ืž' ืœื ื™ืขืžื™ื“ ื‘ื ื™ ื”ืขื™ืจ ืžืขื›ื‘ื™ืŸ ืขืœื™ื• ืฉืœื ืชื‘ืขืจ ื”ืืฉ ื‘ืชืงืจื”:
Guemara. Il ne placera pas : les habitants de la ville l'en empรชchent, afin que le feu ne prenne pas au plafond.
ืžืขื–ื™ื‘ื” ื˜ื™ื— ืฉืœ ืกื™ื“ ืขืœ ืชืงืจื” ื•ื“ื•ืžื” ืœื• ื‘ืกืคืจ ืขื–ืจื (ื ื—ืžื™ื” ื’ืณ:ื—ืณ) ื•ื™ืขื–ื‘ื• (ืืช) ื™ืจื•ืฉืœื™ื ืขื“ ื”ื—ื•ืžื”:
Maaziva : un enduit de chaux sur le plafond. Il y a semblable dans le livre d'Ezra (Nehemia 3, 8) : va-yaazvou Yerushalayim ad ha-homa.
ื•ื‘ื›ื™ืจื” ืฉืคื—ื•ืชื” ืžืชื ื•ืจ ื•ืื™ืŸ ืžื‘ืขื™ืจื™ืŸ ื‘ืชื•ื›ื” ืืฉ ื’ื“ื•ืœ:
Et pour un kira : qui est moindre qu'un four, et l'on n'y allume pas un grand feu.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ืœื ื™ืขืžื™ื“ ืื“ื ืชื ื•ืจ ื‘ืชื•ืš ื‘ื™ืชื• ื›ื•' ืฉื™ื›ื•ืœ ืœืขื›ื‘ ืขืœื™ื• ื‘ืขืœ ื”ืขืœื™ื™ื” ืื ื”ื‘ื™ืช ืฉืœ ืื—ื“ ื•ื”ืขืœื™ื™ื” ืฉืœ ืื—ืจ ื”ื™ื” ืžืขืžื™ื“ื• ื‘ืขืœื™ื™ื” ื‘ืขืœ ื”ื‘ื™ืช ืžืขื›ื‘ ื•ื‘ืงื•ื ื˜ืจืก ืคื™ืจืฉ ืœืขื ื™ืŸ ื‘ื ื™ ื”ืขื™ืจ ืฉืžืขื›ื‘ื™ืŸ ืขืœื™ื• ื•ื›ืžื• ืฉืคื™ืจืฉ ื ื™ื—ื ื“ื”ื•ื™ ื“ื•ืžื™ื ื“ืื™ื ืš. : ืžืชื ื™ืชื™ืŸ ื“ื”ืชื ื‘ืคืจืง ืœื ื™ื—ืคื•ืจ ' (ื‘"ื‘ ื“ืฃ ื›:):
Un homme ne placera pas un four dans sa maison, etc. Le propriรฉtaire de l'รฉtage peut l'en empรชcher, si la maison est ร  l'un et l'รฉtage ร  un autre. S'il le place ร  l'รฉtage, le propriรฉtaire de la maison l'en empรชche. Et dans le commentaire (kountres), on l'explique des habitants de la ville, qui l'en empรชchent. Selon cette explication, cela convient : c'est du mรชme ordre que les autres cas. Cette michna se trouve lร , au chapitre Lo yahpor (Bava Batra 20b).
๐Ÿ’ก Explication

Michna de Bava Batra 20b, citรฉe contre l'idรฉe que Rabbi Shimon n'a pas de shiour. Le tanour veut quatre coudรฉes libres sous le plafond. ร€ l'aliya, trois tefahim de maaziva, enduit de chaux, sous le four. Le kira, plus petit, se contente d'un tefah. Rachi : on n'y fait pas un grand feu.

Le premier tanna : ces mesures permettent de placer le four, et s'il a nui, il paie quand mรชme. Rachi lit l'empรชchement du cรดtรฉ des gens de la ville, ร  cause du plafond. Tossefot : le voisin du dessus, ou celui du dessous, peut aussi empรชcher ; l'explication de Rachi reste du mรชme ordre que les autres empรชchements de ce chapitre.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Mesures du four, Bava Batra 20b Maison tanour 4 coudรฉes au-dessus ร‰tage (aliya) tanour maaziva, 3 tefahim enduit de chaux sous le four Rรฉchaud (kira) kira 1 tefah suffit Premier tanna : mรชme avec ces mesures, s'il a nui, il paie. Rabbi Shimon : ces mesures disent quand, s'il a nui, il est exempt. Rachi : les gens de la ville empรชchent, pour le plafond. Tossefot : le voisin aussi.
Quatre coudรฉes au-dessus du four, trois tefahim d'enduit sous le four de l'รฉtage, un tefah pour le kira.
5
ืจื‘ื™ ืฉืžืขื•ืŸ ืื•ืžืจ: ืœื ื ืืžืจื• ืฉื™ืขื•ืจื™ืŸ ื”ืœืœื•, ืืœื ืฉืื ื”ื–ื™ืง โ€“ ืคื˜ื•ืจ ืžืœืฉืœื!

Rabbi Shimon dit : ces mesures n'ont รฉtรฉ dites que pour ceci : s'il a causรฉ un dommage, il est exempt de payer !

๐Ÿ’ก Explication

Chez Rabbi Shimon, le shiour change de fonction. Il dit ร  partir de quand, le four รฉtant placรฉ selon la mesure, le dommage reste sans paiement. Il a donc bien une mesure pour le feu. La formule " tout selon l'incendie ", lue comme une absence de borne, ne tient plus.

6
ืืžืจ ืจื‘ ื ื—ืžืŸ ืืžืจ ืจื‘ื” ื‘ืจ ืื‘ื•ื”: ื”ื›ืœ ืœืคื™ ื’ื•ื‘ื” ื”ื“ืœื™ืงื”.

Rav Nahman a dit que Rabba bar Avouh a dit : tout est selon la hauteur de l'incendie.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืœืคื™ ื’ื•ื‘ื” ื›ืฉื”ืืฉ ื’ื‘ื•ื”ื” ื•ื’ื“ื•ืœื” ืงื•ืคืฆืช ืœืžืจื—ื•ืง:
Selon la hauteur : quand le feu est haut et grand, il saute au loin.
๐Ÿ’ก Explication

Lecture retenue de Rabbi Shimon. Ha-kol lefi gova ha-deleiqa : la distance suit la hauteur du foyer. Rachi : un feu haut et grand saute loin, donc l'allumeur reste tenu plus loin. Un foyer bas ne porte pas la mรชme charge. Il y a un shiour, et il varie avec le feu, sans chiffre unique.

7
ืืžืจ ืจื‘ ื™ื•ืกืฃ ืืžืจ ืจื‘ ื™ื”ื•ื“ื” ืืžืจ ืฉืžื•ืืœ: ื”ืœื›ื” ื›ืจื‘ื™ ืฉืžืขื•ืŸ. ื•ื›ืŸ ืืžืจ ืจื‘ ื ื—ืžืŸ ืืžืจ ืฉืžื•ืืœ: ื”ืœื›ื” ื›ืจื‘ื™ ืฉืžืขื•ืŸ.

Rav Yossef a dit que Rav Yehouda a dit que Chmouel a dit : la halakha est comme Rabbi Shimon. Et de mรชme, Rav Nahman a dit que Chmouel a dit : la halakha est comme Rabbi Shimon.

๐Ÿ’ก Explication

Deux chaรฎnes aboutissent ร  Chmouel : Rav Yossef par Rav Yehouda, et Rav Nahman. La halakha suit Rabbi Shimon : la responsabilitรฉ du feu se rรจgle sur l'incendie, selon sa hauteur, et non sur une des trois bornes fixes.

8
ืžืชื ื™ืณ ื”ืžื“ืœื™ืง ืืช ื”ื’ื“ื™ืฉ, ื•ื”ื™ื• ื‘ื• ื›ืœื™ื ื•ื“ืœืงื•, ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ืื•ืžืจ: ืžืฉืœื ืžื” ืฉื‘ืชื•ื›ื•, ื•ื—ื›ืžื™ื ืื•ืžืจื™ื: ืื™ื ื• ืžืฉืœื ืืœื ื’ื“ื™ืฉ ืฉืœ ื—ื˜ื™ืŸ ืื• ืฉืœ ืฉืขื•ืจื™ืŸ.

Michna. Celui qui allume la meule (gadish), et il y avait dedans des ustensiles (kelim) et ils ont brรปlรฉ : Rabbi Yehouda dit : il paie ce qui รฉtait ร  l'intรฉrieur.

Et les Sages disent : il ne paie qu'une meule de blรฉ ou d'orge.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืžืชื ื™' ืืœื ื’ื“ื™ืฉ ืฉืœ ื—ื˜ื™ืŸ ืื• ื’ื“ื™ืฉ ืฉืœ ืฉืขื•ืจื™ืŸ ืื ื—ื˜ื™ืŸ ื—ื˜ื™ืŸ ืื ืฉืขื•ืจื™ืŸ ืฉืขื•ืจื™ืŸ:
Michna. Seulement une meule de blรฉ ou une meule d'orge : s'il s'agit de blรฉ, du blรฉ ; s'il s'agit d'orge, de l'orge.
๐Ÿ’ก Explication

Nouvelle michna, le tamun dans le feu. Des kelim sont dans la meule et brรปlent avec elle. Rabbi Yehouda fait payer leur contenu. Les Sages limitent le paiement ร  la meule elle-mรชme : du blรฉ si c'รฉtait du blรฉ, de l'orge si c'รฉtait de l'orge. Rachi fixe ce barรจme.

9
ื”ื™ื” ื’ื“ื™ ื›ืคื•ืช ืœื•, ื•ืขื‘ื“ ืกืžื•ืš ืœื• ื•ื ืฉืจืฃ ืขืžื• โ€“ ื—ื™ื™ื‘. ืขื‘ื“ ื›ืคื•ืช ืœื•, ื•ื’ื“ื™ ืกืžื•ืš ืœื• ื•ื ืฉืจืฃ ืขืžื• โ€“ ืคื˜ื•ืจ.

S'il y avait un chevreau attachรฉ ร  elle, et un esclave ร  cรดtรฉ d'elle, et qu'il a brรปlรฉ avec elle : il est tenu. Un esclave attachรฉ ร  elle, et un chevreau ร  cรดtรฉ d'elle, et qu'il a brรปlรฉ avec elle : il est exempt.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื”ื™ื” ื’ื“ื™ ื›ืคื•ืช ืœื• ื›ื•' ื—ื™ื™ื‘ ืขืœ ื”ื’ื“ื™ ื“ื‘ืขืœื™ ื—ื™ื™ื ื ืžื™ ืืชืจื‘ื• ืžืื• ื”ืงืžื” ื•ืžืฉื•ื ื“ืงื ืœื™ื” ื‘ื“ืจื‘ื” ืžื™ื ื™ื” ืœื™ื›ื ืœืžืคื˜ืจื™ื” ื“ืื™ื ื• ื—ื™ื™ื‘ ืžื™ืชื” ืขืœ ื”ืขื‘ื“ ื“ื”ื•ืื™ืœ ื•ืื™ื ื• ื›ืคื•ืช ื”ื™ื” ืœื• ืœื‘ืจื•ื— ื•ืคื˜ื•ืจ ืขืœื™ื• ืžืžื™ืชื” ื•ืžืชืฉืœื•ืžื™ื ืื‘ืœ ื”ื™ื” ืขื‘ื“ ื›ืคื•ืช ืœื• ืคื˜ื•ืจ ืืคื™ืœื• ืขืœ ื”ื’ื“ื™ ื•ืขืœ ื”ื’ื“ื™ืฉ ื“ื—ื™ื™ื‘ ืžื™ืชื” ืขืœ ื”ืขื‘ื“ ื“ื›ืชื™ื‘ ื ืงื ื™ื ืงื (ืฉืžื•ืช ื›ืดื:ื›ืณ) ื•ืงื ืœื™ื” ื‘ื“ืจื‘ื” ืžื™ื ื™ื” ื•ืืคื™' ืœื ื”ืชืจื• ื‘ื• ืฉืื™ื ื• ื ื”ืจื’ ื”ื ืงื™"ืœ (ื›ืชื•ื‘ื•ืช ื“' ืœื“:) ื“ื—ื™ื™ื‘ื™ ืžื™ืชื•ืช ืฉื•ื’ื’ื™ืŸ ืคื˜ื•ืจื™ืŸ ื•ื‘ื’ื“ื™ ืœื ืฉื ื™ ืœืŸ ื‘ื™ืŸ ื›ืคื•ืช ืœืฉืื™ื ื• ื›ืคื•ืช ื•ืื™ื™ื“ื™ ื“ื ืงื˜ ื‘ืขื‘ื“ ื ืงื˜ ื‘ื’ื“ื™ ื•ืื™ื›ื ื“ืืžืจื™ ื‘ื’ื“ื™ ื ืžื™ ื“ื•ืงื ื ืงื˜ ืกืžื•ืš ืคื˜ื•ืจ ื“ื”ื™ื” ืœื• ืœื‘ืจื•ื— ื•ื”ื›ื™ ืงืืžืจ ื”ื™ื” ืขื‘ื“ ื›ืคื•ืช ืœื• ืื• ื’ื“ื™ ืกืžื•ืš ืœื• ืคื˜ื•ืจ ื•ืืข"ื’ ื“ืคืฉื™ื˜ ื‘ืฉื™ืœื”ื™ ืค' ืฉื ื™ (ื›ื–.) ืฉื•ืจื• ื›ืžืžื•ื ื• ื“ืื ื”ื ื™ื— ื’ื—ืœืช ืขืœื™ื• ื•ื ืฉืจืฃ ื—ื™ื™ื‘ ื”ืชื ื”ื•ื ื“ื”ื ื™ื— ืขืœ ื’ื‘ื™ ืฉื•ืจ ื“ืœื ื”ื™ื” ืœื• ืœืฉื•ืจ ืœื™ื˜ื•ืœ ืื‘ืœ ื”ื›ื ื”ื™ื” ืœื• ืœื‘ืจื•ื—:
S'il y avait un chevreau attachรฉ ร  elle, etc., il est tenu : pour le chevreau. Car les รชtres vivants ont eux aussi รฉtรฉ inclus ร  partir de ou ha-kama (ou la rรฉcolte sur pied). Et l'on ne peut pas l'exempter au titre de kam lei be-draba minei (pris par le plus grave), car il n'est pas passible de mort pour l'esclave : puisque celui-ci n'est pas attachรฉ, il devait fuir, et l'on est exempt ร  son รฉgard, de la mort et du paiement. Mais s'il y avait un esclave attachรฉ ร  elle, il est exempt mรชme pour le chevreau et pour la meule, car il est passible de mort pour l'esclave, ainsi qu'il est รฉcrit nakom yinnakem (Shemot 21, 20), et kam lei be-draba minei. Et mรชme s'ils ne lui ont pas adressรฉ d'avertissement (hatraa), de sorte qu'il n'est pas mis ร  mort, nous tenons pour รฉtabli (Ketoubot 34b) que les passibles d'une peine de mort qui ont agi par inadvertance (shogeg) sont exempts. Pour le chevreau, on ne distingue pas entre attachรฉ et non attachรฉ ; c'est parce qu'il a parlรฉ de l'esclave qu'il a parlรฉ du chevreau. Et il y en a qui disent : pour le chevreau aussi, il a visรฉ prรฉcisรฉment " ร  cรดtรฉ " : exempt, car il devait fuir. Et voici ce que dit la michna : s'il y avait un esclave attachรฉ ร  elle, ou un chevreau ร  cรดtรฉ d'elle, il est exempt. Et bien qu'on tranche ร  la fin du deuxiรจme chapitre (27a) que son bล“uf est comme son bien - si l'on a posรฉ une braise sur lui et qu'il a brรปlรฉ, on est tenu - lร , c'est qu'on a posรฉ la braise sur le bล“uf, et le bล“uf ne pouvait pas l'รดter ; mais ici, il devait fuir.
๐Ÿ’ก Explication

Deux cas, et la rรจgle kam lei be-draba minei : celui qui encourt la peine la plus grave ne paie pas en plus l'argent. Chevreau attachรฉ, esclave libre de ses mouvements : l'esclave devait fuir, donc pas de mort, donc pas d'exemption monรฉtaire. On paie le chevreau. Les bรชtes entrent dans le verset par ou ha-kama.

Esclave attachรฉ : le verset nakom yinnakem (Shemot 21, 20) rend passible de mort. On est alors exempt mรชme du chevreau et de la meule. Sans hatraa, il n'est pas exรฉcutรฉ ; Ketoubot 34b exempte quand mรชme du paiement les passibles de mort en cas de shogeg. Un avis dans Rachi lit " ร  cรดtรฉ ", pour le chevreau, comme une exemption : il devait fuir. Le bล“uf de 27a, braise posรฉe sur lui, ne pouvait pas l'รดter.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Chevreau et esclave brรปlรฉs avec la meule Chevreau attachรฉ esclave ร  cรดtรฉ, non attachรฉ Tenu pour le chevreau Les bรชtes sont incluses par ou ha-kama. L'esclave pouvait fuir : pas de mort, pas de kam lei. Exempt pour l'esclave, de la mort et du paiement. Esclave attachรฉ chevreau ร  cรดtรฉ Exempt, mรชme chevreau et meule nakom yinnakem : peine de mort pour l'esclave. Kam lei be-draba minei. Mรชme shogeg, sans hatraa : Ketoubot 34b, exempt du paiement. Autre avis de Rachi : chevreau seulement ร  cรดtรฉ, il devait fuir, donc exempt. Le bล“uf du daf 27a ne pouvait pas รดter la braise posรฉe sur lui.
Chevreau attachรฉ et esclave libre : tenu pour le chevreau. Esclave attachรฉ : kam lei, exempt mรชme du reste.
10
ื•ืžื•ื“ื™ื ื—ื›ืžื™ื ืœืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ื‘ืžื“ืœื™ืง ืืช ื”ื‘ื™ืจื”, ืฉื”ื•ื ืžืฉืœื ื›ืœ ืžื” ืฉื‘ืชื•ื›ื”; ืฉื›ืŸ ื“ืจืš ื‘ื ื™ ืื“ื ืœื”ื ื™ื— ื‘ื‘ืชื™ื.

Et les Sages concรจdent ร  Rabbi Yehouda, pour celui qui allume la bรขtisse (bira), qu'il paie tout ce qui s'y trouve, car telle est la maniรจre des gens : dรฉposer dans les maisons.

๐Ÿ’ก Explication

Point d'accord. Pour une bira, les Sages eux-mรชmes font payer tout le contenu. La raison donnรฉe par la michna : on a coutume de laisser ses affaires dans une maison. La meule, oรน l'on ne dรฉpose pas n'importe quoi, reste leur terrain de dรฉsaccord avec Rabbi Yehouda.

11
ื’ืžืณ ืืžืจ ืจื‘ ื›ื”ื ื: ืžื—ืœื•ืงืช ื‘ืžื“ืœื™ืง ื‘ืชื•ืš ืฉืœื• ื•ื”ืœื›ื” ื•ืื›ืœื” ื‘ืชื•ืš ืฉืœ ื—ื‘ื™ืจื• โ€“ ื“ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ืžื—ื™ื™ื‘ ืื ื–ืงื™ ื˜ืžื•ืŸ ื‘ืืฉ, ื•ืจื‘ื ืŸ ืคื˜ืจื™; ืื‘ืœ ื‘ืžื“ืœื™ืง ื‘ืชื•ืš ืฉืœ ื—ื‘ื™ืจื• โ€“ ื“ื‘ืจื™ ื”ื›ืœ ืžืฉืœื ื›ืœ ืžื” ืฉื‘ืชื•ื›ื•.

Guemara. Rav Kahana a dit : le diffรฉrend porte sur celui qui allume dans son domaine et que le feu est allรฉ consumer dans le domaine d'autrui - Rabbi Yehouda le rend tenu des dommages d'un objet cachรฉ (tamun) par le feu, et les Sages l'exemptent.

Mais pour celui qui allume dans le domaine d'autrui, de l'avis de tous il paie tout ce qui s'y trouve.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื’ืž' ื‘ืชื•ืš ืฉืœ ื—ื‘ื™ืจื• ืื™ืŸ ืœื• ืจืฉื•ืช ื•ื”ื•ื™ ื›ืžืื‘ื“ ื‘ื™ื“ื™ื:
Guemara. Dans le domaine d'autrui : il n'a pas d'autorisation, et c'est comme celui qui dรฉtruit de ses mains.
๐Ÿ’ก Explication

Rav Kahana resserre la mahloket. Elle ne vaut que si le feu part de chez l'allumeur et gagne la meule d'autrui : Rabbi Yehouda tient le tamun, les Sages exemptent. S'il allume directement chez autrui, les deux font payer tout le contenu. Rachi : il n'avait pas le droit d'y รชtre, c'est une destruction de la main.

12
ืืžืจ ืœื™ื” ืจื‘ื: ืื™ ื”ื›ื™, ืื“ืชื ื™ ืกื™ืคื: ืžื•ื“ื™ื ื—ื›ืžื™ื ืœืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ื‘ืžื“ืœื™ืง ืืช ื”ื‘ื™ืจื” โ€“ ืฉืžืฉืœื ื›ืœ ืžื” ืฉื‘ืชื•ื›ื”, ืฉื›ืŸ ื“ืจืš ื‘ื ื™ ืื“ื ืœื”ื ื™ื— ื‘ื‘ืชื™ื; ืœืคืœื•ื’ ื•ืœื™ืชื ื™ ื‘ื“ื™ื“ื”: ื‘ืžื” ื“ื‘ืจื™ื ืืžื•ืจื™ื โ€“ ื‘ืžื“ืœื™ืง ื‘ืชื•ืš ืฉืœื•, ื•ื”ืœื›ื” ื•ืื›ืœื” ื‘ืชื•ืš ืฉืœ ื—ื‘ื™ืจื•; ืื‘ืœ ืžื“ืœื™ืง ื‘ืชื•ืš ืฉืœ ื—ื‘ื™ืจื• โ€“ ื“ื‘ืจื™ ื”ื›ืœ ืžืฉืœื ื›ืœ ืžื” ืฉื”ื™ื” ื‘ืชื•ื›ื•!

Rava lui a dit : s'il en est ainsi, plutรดt que d'enseigner la fin : les Sages concรจdent ร  Rabbi Yehouda pour celui qui allume la bรขtisse, qu'il paie tout ce qui s'y trouve, car telle est la maniรจre des gens de dรฉposer dans les maisons - qu'il distingue et qu'il enseigne dans ce cas mรชme : dans quel cas ces paroles sont-elles dites ? Quand il allume dans son domaine, et que le feu va consumer dans le domaine d'autrui.

Mais s'il allume dans le domaine d'autrui, de l'avis de tous il paie tout ce qui s'y trouvait !

๐Ÿ“œ Rachi (3)
ื‘ืžื“ืœื™ืง ืืช ื”ื‘ื™ืจื” ื‘ืชื•ืš ืฉืœ ื—ื‘ื™ืจื• ื”ื•ื ื•ืืค"ื” ื™ื”ื™ื‘ ื˜ืขื ืžืฉื•ื ื“ื“ืจืš ื‘ื ื™ ืื“ื ืœื”ื ื™ื— ื›ืœื™ื ื‘ื‘ืชื™ื ืื‘ืœ ื’ื“ื™ืฉ ืœื:
Pour celui qui allume la bรขtisse : c'est dans le domaine d'autrui. Et pourtant il donne une raison : parce que c'est la maniรจre des gens de dรฉposer des ustensiles dans les maisons. Pour une meule, cette raison ne vaut pas.
ื‘ื™ืจื” ืžื’ื“ืœ ื’ื“ื•ืœ:
Bira : une grande tour.
ื‘ื“ื™ื“ื” ื‘ื’ื“ื™ืฉ ื•ืœืฉืžืขื™ื ืŸ ืืข"ืค ืฉืื™ืŸ ื“ืจืš ืœื”ื˜ืžื™ืŸ ื‘ื• ื—ื™ื™ื‘ ื”ื•ืื™ืœ ื•ื”ื“ืœื™ืง ืœืชื•ืš ืฉืœ ื—ื‘ื™ืจื• ื•ื›"ืฉ ื‘ื™ืจื”:
Dans le cas mรชme : dans la meule. Et cela nous apprendrait que, bien qu'il ne soit pas d'usage d'y cacher, il est tenu, puisqu'il a allumรฉ dans le domaine d'autrui. ร€ plus forte raison une bira.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ืœืคืœื•ื’ ื•ืœื™ืชื ื™ ื‘ื“ื™ื“ื” ื•ื"ืช ื”ืฉืชื ื ืžื™ ืงื ืžืคืœื™ื’ ื‘ื“ื™ื“ื” ื‘ืžื“ืœื™ืง ื‘ืชื•ืš ืฉืœื• ื•ื™"ืœ ื“ืข"ื› ืกื™ืคื ื‘ืชื•ืš ื‘ื™ืชื• ืฉืœ ื—ื‘ื™ืจื• ืžื“ืœื™ืง ื“ืื™ ื‘ืžื“ืœื™ืง ื‘ืชื•ืš ืฉืœื• ืืข"ืค ืฉื“ืจืš ื‘ื ื™ ืื“ื ืœื”ื ื™ื— ื‘ื‘ืชื™ื ื”ื™ื” ืคื˜ื•ืจ ื“ื”ื ืงืชื ื™ ืจื™ืฉื ื•ื—ื›"ื ืื™ื ื• ืžืฉืœื ืืœื ื’ื“ื™ืฉ ืฉืœ ื—ื˜ื™ืŸ ืื• ื’ื“ื™ืฉ ืฉืœ ืฉืขื•ืจื™ืŸ ืžืฉืžืข ื“ืืคื™ืœื• ืžื•ืจื™ื’ื™ื ื•ื›ืœื™ ื‘ืงืจ ืฉื“ืจืš ืœื”ื ื™ื— ื‘ื’ื“ื™ืฉ ืœื ืžืฉืœื ืืœื ื’ื“ื™ืฉ ืœื‘ื“ื• ื•ื”ืฉืชื ื‘ื›ืœ ืขื ื™ืŸ ืฉื ืขืžื™ื“ ื“ื‘ืจื™ ืจื‘ ื›ื”ื ื ืคืจื™ืš ืจื‘ื ืขืœื™ื” ืฉืคื™ืจ ื“ืื ืจ"ืœ ืจื‘ ื›ื”ื ื ืžื—ืœื•ืงืช ื‘ืชื•ืš ืฉืœื• ื•ืคืœื™ื’ื™ ื‘ืžื•ืจื™ื’ื™ืŸ ื•ื›ืœื™ ื‘ืงืจ ื“ืจ"ื™ ืžื—ื™ื™ื‘ ื•ื—ื›ืžื™ื ืคื•ื˜ืจื™ืŸ ืื‘ืœ ื‘ืžื“ืœื™ืง ื‘ืฉืœ ื—ื‘ื™ืจื• ืืคื™ืœื• ืจื‘ื ืŸ ืžื—ื™ื™ื‘ื™ ืืžื•ืจื™ื’ื™ืŸ ื•ื›ืœื™ ื‘ืงืจ ืื ื›ืŸ ืฉืคื™ืจ ืคืจื™ืš ื“ืœื™ืคืœื•ื’ ื‘ื“ื™ื“ื” ื‘ื’ื“ื™ืฉ ืขืฆืžื” ื“ื”ื ื‘ื™ืจื” ื ืžื™ ืœื ืžื™ืชื•ืงืžื ืืœื ื‘ืžื“ืœื™ืง ื‘ืฉืœ ื—ื‘ื™ืจื• ื•ืื ืจ"ืœ ืจื‘ ื›ื”ื ื ืžื—ืœื•ืงืช ื‘ืžื“ืœื™ืง ื‘ืชื•ืš ืฉืœื• ื“ืคืœื™ื’ื™ ืืคื™ืœื• ื‘ืืจื ืงื™ ื“ืจ' ื™ื”ื•ื“ื” ืžื—ื™ื™ื‘ ืืข"ืค ื“ืื™ืŸ ื“ืจืš ืืจื ืงื™ ืœื”ื ื™ื— ื‘ื’ื“ื™ืฉ ื•ืจื‘ื ืŸ ืคื˜ืจื™ ืืคื™' ื‘ืžื•ืจื™ื’ื™ืŸ ื›ื“ืคืจื™ืฉื™ืช ืž"ืž ื›ืฉืžืกื™ื™ื ืื‘ืœ ื‘ืžื“ืœื™ืง ื‘ืชื•ืš ืฉืœ ื—ื‘ื™ืจื• ื“"ื” ืžืฉืœื ื›ืœ ืžื” ืฉื‘ืชื•ื›ื• ืืคื™ืœื• ืืืจื ืงื™ ื ืžื™ ืงืื™ ื“ืžืฉืžืข ื“"ื” ืžืฉืœื ื›ืœ ืžื” ืฉื‘ืชื•ื›ื• ืœืจื‘ื ืŸ ื›ืžื• ืœืจ"ื™ ื”ืœื›ืš ืคืจื™ืš ืฉืคื™ืจ ืœืคืœื•ื’ ื•ืœื™ืชื ื™ ื‘ื“ื™ื“ื” ื“ืœืฉืžืขื™ื ืŸ ืืคื™' ืืจื ืงื™ ื‘ื’ื“ื™ืฉ ื“ืื™ืŸ ื“ืจื›ื• ืœื”ื ื™ื— ื“ื”ื•ื™ ืจื‘ื•ืชื ื˜ืคื™ ื•ืขื•ื“ ืฉืงืฉื” ืœืฉื•ืŸ ื”ืžืฉื ื” ื“ืงืชื ื™ ืฉื“ืจืš ื‘ื ื™ ืื“ื ืœื”ื ื™ื— ื‘ื‘ืชื™ื ื“ืืคื™' ืื™ืŸ ื“ืจืš ื ืžื™ ืžื—ื™ื™ื‘ื™ ืจื‘ื ืŸ ื‘ืžื“ืœื™ืง ื‘ืชื•ืš ืฉืœ ื—ื‘ื™ืจื•:
Qu'il distingue et qu'il enseigne dans le cas mรชme. Et si tu dis : maintenant aussi, il distingue dans le cas mรชme, au sujet de celui qui allume dans son domaine. On rรฉpondra : nรฉcessairement, la fin parle de celui qui allume dans la maison d'autrui. Car s'il s'agissait de celui qui allume dans son domaine, mรชme lorsqu'il est d'usage que les gens dรฉposent dans les maisons, il serait exempt. En effet le dรฉbut enseigne : et les Sages disent qu'il ne paie qu'une meule de blรฉ ou une meule d'orge. On en dรฉduit que mรชme les moriguin et les outils de bรฉtail, qu'il est d'usage de laisser dans la meule, il ne paie que la meule seule. Dรจs lors, de quelque faรงon qu'on รฉtablisse les paroles de Rav Kahana, Rava objecte contre lui ร  bon droit. Si Rav Kahana veut dire : le diffรฉrend porte sur l'allumage dans son domaine, et ils divergent sur les moriguin et les outils de bรฉtail - Rabbi Yehouda rend tenu, les Sages exemptent ; mais s'il allume dans le domaine d'autrui, mรชme les Sages rendent tenu pour les moriguin et les outils de bรฉtail - alors l'objection porte : qu'il distingue dans le cas mรชme, dans la meule elle-mรชme. Car la bira, elle aussi, ne s'รฉtablit que pour celui qui allume dans le domaine d'autrui. Et si Rav Kahana veut dire : le diffรฉrend porte sur celui qui allume dans son domaine, et ils divergent mรชme au sujet d'une bourse - Rabbi Yehouda rend tenu, bien qu'il ne soit pas d'usage de laisser une bourse dans une meule, et les Sages exemptent mรชme pour les moriguin, comme je l'ai expliquรฉ - de toute maniรจre, lorsqu'il conclut : mais s'il allume dans le domaine d'autrui, de l'avis de tous il paie tout ce qui s'y trouve, cela visรฉ aussi la bourse. Car on comprend que de l'avis de tous il paie tout ce qui s'y trouve, les Sages comme Rabbi Yehouda. C'est pourquoi l'objection porte : qu'il distingue et enseigne dans le cas mรชme, afin de nous apprendre mรชme une bourse dans la meule, qu'il n'est pas d'usage d'y laisser, ce qui est un enseignement plus fort. Et en outre, la formulation de la michna fait difficultรฉ, elle qui enseigne que c'est la maniรจre des gens de dรฉposer dans les maisons : mรชme sans cette maniรจre, les Sages rendraient tenu celui qui allume dans le domaine d'autrui.
๐Ÿ’ก Explication

Objection de Rava. Si, dรจs qu'on allume chez autrui, tout le monde paie tout le contenu, la michna n'avait pas ร  rรฉserver sa concession ร  la bira, avec la raison " on dรฉpose dans les maisons ". Elle aurait coupรฉ dans la meule elle-mรชme : chez soi, les Sages exemptent le cachรฉ ; chez autrui, tout le monde paie tout. Rachi : la bira de la seifa est dรฉjร  un allumage chez autrui, et la michna donne quand mรชme la raison de l'usage. Une tour (bira). Couper dans la meule aurait enseignรฉ davantage, et ร  plus forte raison la bira.

Tossefot maintient l'objection dans les deux lectures de Rav Kahana. Ou bien le dรฉbat, chez soi, porte sur les moriguin et les kelei bakar, outils qu'on laisse dans une meule. Ou bien il porte mรชme sur l'arnaki, la bourse, qu'on n'y laisse pas. Dans les deux, " de l'avis de tous il paie tout " englobe la bourse, et la raison " maniรจre des gens " de la michna devient de trop : chez autrui, les Sages tiendraient mรชme sans cet usage. La reisha montre aussi que, chez les Sages, on ne paie que la meule, pas les outils qu'on y laisse d'ordinaire.

13
ืืœื ืืžืจ ืจื‘ื: ื‘ืชืจืชื™ ืคืœื™ื’ื™; ืคืœื™ื’ื™ ื‘ืžื“ืœื™ืง ื‘ืชื•ืš ืฉืœื• ื•ื”ืœื›ื” ื•ืื›ืœื” ื‘ืชื•ืš ืฉืœ ื—ื‘ื™ืจื• โ€“ ื“ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ืžื—ื™ื™ื‘ ืื˜ืžื•ืŸ ื‘ืืฉ, ื•ืจื‘ื ืŸ ืกื‘ืจื™ ืœื ืžื—ื™ื™ื‘. ื•ืคืœื™ื’ื™ ื ืžื™ ื‘ืžื“ืœื™ืง ื‘ืฉืœ ื—ื‘ื™ืจื• โ€“ ื“ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ืกื‘ืจ: ืžืฉืœื ื›ืœ ืžื” ืฉื‘ืชื•ื›ื•, ื•ืืคื™ืœื• ืืจื ืงื™, ื•ืจื‘ื ืŸ ืกื‘ืจื™: ื›ืœื™ื ืฉื“ืจื›ืŸ ืœื”ื˜ืžื™ืŸ ื‘ื’ื“ื™ืฉ, ื›ื’ื•ืŸ ืžื•ืจื™ื’ื™ืŸ ื•ื›ืœื™ ื‘ืงืจ โ€“ ื”ื•ื ื“ืžืฉืœื; ื›ืœื™ื ืฉืื™ืŸ ื“ืจื›ืŸ ืœื”ื˜ืžื™ืŸ ื‘ื’ื“ื™ืฉ โ€“ ืœื ืžืฉืœื.

Mais Rava a dit : ils divergent sur deux points. Ils divergent sur celui qui allume dans son domaine et que le feu est allรฉ consumer dans le domaine d'autrui : Rabbi Yehouda rend tenu pour le cachรฉ (tamun) dans le feu, et les Sages estiment qu'il n'est pas tenu.

Et ils divergent aussi sur celui qui allume dans le domaine d'autrui : Rabbi Yehouda estime qu'il paie tout ce qui s'y trouve, mรชme une bourse (arnaki) ; et les Sages estiment : les ustensiles qu'il est d'usage de cacher dans la meule, comme les moriguin et les outils de bรฉtail (kelei bakar), c'est ceux-lร  qu'il paie ; les ustensiles qu'il n'est pas d'usage de cacher dans la meule, il ne les paie pas.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ื‘ืชืจืชื™ ืคืœื™ื’ื™ [ืคืœื™ื’ื™] ื‘ืžื“ืœื™ืง ื‘ืชื•ืš ืฉืœื• ื›ื•' ื•ืคื˜ืจื™ ืจื‘ื ืŸ ืืคื™ืœื• ื›ืœื™ื ืฉื“ืจื›ืŸ ืœื”ื˜ืžื™ืŸ ื‘ื’ื“ื™ืฉ ื“ื”ื ื’ื–ื™ืจืช ื”ื›ืชื•ื‘ ื”ื•ื ื“ื˜ืžื•ืŸ ื‘ืืฉ ืคื˜ื•ืจ ื•ืจ' ื™ื”ื•ื“ื” ืžื—ื™ื™ื‘ ืื˜ืžื•ืŸ ื•ื‘ื›ืœื™ื ืœ"ืฉ ืื•ืชืŸ ืฉืื™ืŸ ื“ืจื›ืŸ ืœื”ื˜ืžื™ืŸ ื•ืœ"ืฉ ืื•ืชืŸ ืฉื“ืจื›ืŸ ืœื”ื˜ืžื™ืŸ:
Ils divergent sur deux points, sur celui qui allume dans son domaine, etc. : les Sages exemptent mรชme les ustensiles qu'il est d'usage de cacher dans la meule, car c'est un dรฉcret du verset (gezerat ha-katouv) que le cachรฉ dans le feu est exempt. Et Rabbi Yehouda rend tenu pour le cachรฉ. Et pour les ustensiles, il n'y a pas de diffรฉrence entre ceux qu'il n'est pas d'usage de cacher et ceux qu'il est d'usage de cacher.
ืžื•ืจื™ื’ื™ืŸ ืงืจืฉื™ื [ื ืงื•ื‘ื™ื] ื•ื‘ื”ืŸ ื™ืชื™ื“ื•ืช ื•ื“ืฉื™ืŸ ื‘ื”ืŸ ืืช ื”ืชื‘ื•ืื”:
Moriguin : des planches percรฉes, munies de pointes, avec lesquelles on bat le grain.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ืืœื ืืžืจ ืจื‘ื ื‘ืชืจืชื™ ืคืœื™ื’ื™ [ืคืœื™ื’ื™] ื‘ืžื“ืœื™ืง ื‘ืชื•ืš ืฉืœื• ื›ื•' ื“ืจ"ื™ ืžื—ื™ื™ื‘ ืืคื™' ืืจื ืงื™ ื‘ื’ื“ื™ืฉ ืฉืื™ืŸ ื“ืจืš ืœื”ื ื™ื— ืžื“ื ืงื˜ ืžื•ื“ื™ื ื—ื›ืžื™ื ื‘ืžื“ืœื™ืง ืืช ื”ื‘ื™ืจื” ื“ืœื›ืš ื ืงื˜ ื‘ื™ืจื” ืฉืจื•ืฆื” ืœืžืฆื•ื ืฉื™ื—ื™ื™ื‘ื• ืจื‘ื ืŸ ืืคื™' ื‘ืืจื ืงื™ ื›ืžื• ืจ"ื™ ื•ืื™ ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ืœื ืžื—ื™ื™ื‘ ื‘ืžื“ืœื™ืง ื‘ืชื•ืš ืฉืœื• ืืœื ื“ื•ืงื ื‘ืžื•ืจื™ื’ื™ืŸ ื”ื•ื” ืœื™ื” ืœืคืœื•ื’ื™ ื‘ื“ื™ื“ื” ื•ืœื™ืžื ื“ืžื•ื“ื™ื ื—ื›ืžื™ื ื‘ืžื“ืœื™ืง ื’ื“ื™ืฉ ืฉืœ ื—ื‘ื™ืจื• ื“ื—ื™ื™ื‘ ื‘ืžื•ืจื™ื’ื™ืŸ ืืœื ื•ื“ืื™ ืžื—ื™ื™ื‘ ืจ"ื™ ื‘ืžื“ืœื™ืง ื‘ืชื•ืš ืฉืœื• ืืคื™' ื‘ืืจื ืงื™ ื‘ื’ื“ื™ืฉ ื•ืจื‘ื ืŸ ืœื ืžื—ื™ื™ื‘ื™ ืืคื™' ื‘ืžื•ืจื™ื’ื™ืŸ ื“ืงืชื ื™ ืื™ื ื• ืžืฉืœื ืืœื ื’ื“ื™ืฉ ืฉืœ ื—ื˜ื™ื ื›ื•' ื•ืคืœื™ื’ื™ ื ืžื™ ื‘ืžื“ืœื™ืง ื‘ืชื•ืš ืฉืœ ื—ื‘ื™ืจื• ื“ืจ' ื™ื”ื•ื“ื” ืžื—ื™ื™ื‘ ืืคื™' ื‘ืืจื ืงื™ ื‘ื’ื“ื™ืฉ ื•ืจื‘ื ืŸ ืœื ืžื—ื™ื™ื‘ื™ ืืœื ื‘ืžื•ืจื™ื’ื™ืŸ ืฉืœ ื—ื‘ื™ืจื• ืฉื“ืจื›ื• ืœื”ื ื™ื— ื‘ื’ื“ื™ืฉ ืื• ืืจื ืงื™ ื‘ื‘ื™ืช ืฉื“ืจืš ืœื”ื ื™ื— ื›ืœ ื“ื‘ืจ ื‘ื‘ืชื™ื ื•ื˜ืขืžื™ื™ื”ื• ื™ืฉ ืœืคืจืฉ ื“ืจ' ื™ื”ื•ื“ื” ืœื ืคื˜ืจ ื‘ื˜ืžื•ืŸ ื›ืœืœ ื•ืจื‘ื ืŸ ื‘ืžื“ืœื™ืง ื‘ืชื•ืš ืฉืœื• ืคื˜ืจื™ ื›ื“ืžืฉืžืข ืงืจื ื›ื™ ืชืฆื ืืฉ (ื•ืžืฉืžืข) ื“ืื™ื™ืจื™ ื“ืžื“ืœื™ืง ื‘ืชื•ืš ืฉืœื• ืื‘ืœ ื‘ืžื“ืœื™ืง ื‘ืชื•ืš ืฉืœ ื—ื‘ื™ืจื• ืžื—ื™ื™ื‘ ื‘ื“ื‘ืจ ืฉื“ืจื›ื• ืœื”ื˜ืžื™ืŸ ื“ืœื ืืฉื›ื—ืŸ ื“ืคื˜ืจ ื‘ื™ื” ืงืจื ื˜ืžื•ืŸ ื•ื‘ื“ื‘ืจ ืฉืื™ืŸ ื“ืจื›ื• ืคื˜ืจื™ ืžืกื‘ืจื ื“ืœื ืื‘ืขื™ ืœื™ื” ืœืืกื•ืงื™ ืื“ืขืชื™ื” ืฉื™ื ื™ื— ืื“ื ืืจื ืงื™ ื‘ื’ื“ื™ืฉ:
Mais Rava a dit : ils divergent sur deux points, sur celui qui allume dans son domaine, etc. Rabbi Yehouda rend tenu mรชme pour une bourse dans la meule, qu'il n'est pas d'usage d'y laisser. On le tient de ce qu'il mentionne : les Sages concรจdent au sujet de celui qui allume la bira. S'il mentionne la bira, c'est qu'il cherche un cas oรน les Sages rendent tenu mรชme pour une bourse, comme Rabbi Yehouda. Et si Rabbi Yehouda, pour celui qui allume dans son domaine, ne rendait tenu que pour les moriguin, il aurait dรป distinguer dans le cas mรชme et dire que les Sages concรจdent, pour celui qui allume la meule d'autrui, qu'il est tenu pour les moriguin. Mais certainement Rabbi Yehouda rend tenu, pour celui qui allume dans son domaine, mรชme pour une bourse dans la meule, et les Sages ne rendent pas tenu mรชme pour les moriguin, puisqu'on enseigne : il ne paie qu'une meule de blรฉ, etc. Et ils divergent aussi sur celui qui allume dans le domaine d'autrui : Rabbi Yehouda rend tenu mรชme pour une bourse dans la meule, et les Sages ne rendent tenu que pour les moriguin d'autrui, qu'il est d'usage de laisser dans la meule, ou pour une bourse dans la maison, oรน il est d'usage de laisser toute chose dans les maisons. Et l'on peut expliquer leurs raisons. Rabbi Yehouda n'exempte le cachรฉ en aucun cas. Les Sages, pour celui qui allume dans son domaine, exemptent, comme l'implique le verset ki tetse ech (quand un feu sort), lequel parle de celui qui allume dans son domaine. Mais pour celui qui allume dans le domaine d'autrui, on rend tenu pour une chose qu'il est d'usage de cacher, car on ne trouve pas que le verset y exempte le cachรฉ. Et pour une chose qu'il n'est pas d'usage de cacher, ils exemptent par un raisonnement (sevara) : il n'avait pas ร  envisager qu'un homme laisserait une bourse dans une meule.
๐Ÿ’ก Explication

Conclusion de Rava. Deux mahlokot, pas une. Feu parti de chez soi : Rabbi Yehouda tient tout tamun ; les Sages exemptent, y compris les outils qu'on cache d'ordinaire dans la meule. Rachi : gezerat ha-katouv. Feu allumรฉ chez autrui : Rabbi Yehouda paie tout, arnaki comprise ; les Sages paient moriguin et kelei bakar, et laissent la bourse.

Tossefot tire la premiรจre branche du mot bira : les Sages n'y rejoignent Rabbi Yehouda que lร  oรน eux aussi paient une bourse. S'il n'avait tenu, chez soi, que les moriguin, la michna aurait concรฉdรฉ cela sur la meule d'autrui. Raisons : Rabbi Yehouda tient le tamun dans tous les cas. Les Sages lisent ki tetse ech sur le feu qui sort de chez soi. Chez autrui, le verset n'exempte pas le cachรฉ habituel ; le cachรฉ inhabituel tombe par sevara, faute d'avoir ร  prรฉvoir une bourse dans une meule. Les moriguin : planches percรฉes, ร  pointes, pour battre le grain.

14
ืชื ื• ืจื‘ื ืŸ: ื”ืžื“ืœื™ืง ืืช ื”ื’ื“ื™ืฉ, ื•ื”ื™ื• ื‘ื• ื›ืœื™ื ื•ื“ืœืงื•, ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ืื•ืžืจ: ืžืฉืœื ื›ืœ ืžื” ืฉื”ื™ื” ื‘ืชื•ื›ื•, ื•ื—ื›ืžื™ื ืื•ืžืจื™ื: ืื™ื ื• ืžืฉืœื ืืœื ื’ื“ื™ืฉ ืฉืœ ื—ื˜ื™ืŸ ืื• ื’ื“ื™ืฉ ืฉืœ ืฉืขื•ืจื™ืŸ. ื•ืจื•ืื™ืŸ ืžืงื•ื ื›ืœื™ื ื›ืื™ืœื• ื”ื•ื ืžืœื ืชื‘ื•ืื”.

Les rabbins ont enseignรฉ : celui qui allume la meule, et il y avait dedans des ustensiles et ils ont brรปlรฉ, Rabbi Yehouda dit : il paie tout ce qui s'y trouvait. Et les Sages disent : il ne paie qu'une meule de blรฉ ou une meule d'orge.

Et l'on voit l'emplacement des ustensiles comme s'il รฉtait plein de grain.

๐Ÿ’ก Explication

Baraรฏta parallรจle ร  la michna, avec une rรจgle d'รฉvaluation en plus. Les Sages ne paient pas les kelim. Ils paient quand mรชme le volume qu'ils occupaient, comptรฉ comme de la tevoua (grain). L'emplacement vide d'ustensile entre dans le prix de la meule de blรฉ ou d'orge.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Baraรฏta : comment compter la place des ustensiles ? Meule, avec des kelim dedans blรฉ keli blรฉ Les Sages ne paient pas l'ustensile lui-mรชme. On voit cette place comme pleine de grain tevoua sur tout le volume On paie ce grain-lร , en plus du reste de la meule.
Les Sages ne paient pas l'ustensile. Ils comptent sa place comme si elle รฉtait pleine de grain.
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Texte hรฉbreu et aramรฉen vocalisรฉ : รฉdition numรฉrique William Davidson du Talmud Koren Noรฉ, via Sefaria (licence CC BY-NC). Traduction franรงaise, notes et schรฉmas : Chiourim BA (licence CC BY 4.0).