Bava Kamma 62a - Le caché dans le feu, le serment du lésé, le hamsan

Bava_Kamma 62a

Sougya : L'amoud borne le différend sur le tamoun (objet caché) dans le feu : il vise celui qui allume chez soi et dont le feu gagne le champ d'autrui. S'il allume dans le champ d'autrui, tous le font payer le contenu.

Rabbi Yehouda convient avec les Sages quand l'emplacement a été prêté, ou quand le grain n'est pas celui qui était permis : on paie la meule seule, ou l'orge seule. Rava compare ce cas au dinar d'or confié comme de l'argent : le dommage fait de la main se paie en or, la négligence en argent.

Selon Rabbi Yehouda, on applique le takanat nigzal (ordonnance de la victime de vol) : le lésé jure et prend. Amemar laisse en teikou la même ordonnance pour un moser (délateur).

Un coffre jeté au fleuve, une perle et une coupe d'argent fixent ce que le tribunal retient. La page se ferme sur le gazlan et le hamsan : la vente forcée vaut quand il a dit " je veux ".

Que paie celui qui a causé le feu ? Trois cadres. Le paiement du contenu dépend du lieu. Il allume dans le champ d'autrui Divrei ha-kol : il paie tout ce qui était dedans. Tossefot : usage normal (herses, outils de bétail). Une bourse dans la meule : les Sages ne l'imposent pas. Il allume chez soi Le feu va et brûle chez autrui. Bameh devarim amourim C'est le cadre du différend de la michna sur le tamoun. Rachi : Rava vise les ustensiles qu'on cache d'ordinaire dans la meule. Emplacement prêté Rabbi Yehouda convient avec les Sages. Il cache des objets : meule seule. Blé, orge, ou l'un recouvre l'autre : valeur de l'orge seule. Rachi : je n'ai vu que l'orge, j'ai moins surveillé. Tossefot : ces cas visent l'allumeur dans son champ, dont le feu passe. S'il allume chez autrui et voit le blé, le blé se paie. La garde acceptée (netirouta) suit ce qui était visible ou permis.
Chez autrui : tout le contenu d'usage. Chez soi, feu qui passe : cadre du différend. Emplacement prêté : meule seule, ou orge seule.
Dinar d'or confié comme de l'argent Rava. Il lui dit : prends-y garde, c'est de l'argent. Elle l'abîme, heziko De sa main. Elle paie un dinar d'or Qu'avais-tu à faire avec lui pour l'abîmer ? Rachi : le brûler, le jeter à la mer. Dommage direct, pas une négligence. Elle est négligente, pash'a Garde insuffisante, objet perdu. Elle paie un dinar d'argent J'ai accepté la garde de l'argent. Je n'ai pas accepté celle de l'or. Rachi : pas gardée comme un shomer, et l'objet a péri. Rav Mordekhai : la baraïta le donnait déjà Blé caché sous l'orge, orge cachée sous le blé : on paie l'orge. Il dit : j'ai accepté la garde de l'orge. Elle dit de même pour l'or.
Dinar d'or dit d'argent. Dommage de la main : il paie l'or. Négligence : il paie l'argent. La baraïta du grain recouvert dit déjà cette limite de garde.
Takanat nigzal, puis ce que le tribunal retient Serment et prise. La question du moser reste en teikou. Rav a entendu. Chmouel formule. Rabbi Yehouda rend responsable du tamoun dans le feu. On a institué le takanat nigzal : il jure ce qui était caché, et il prend. Sans dina de-garmei On ne juge pas le dommage indirect. On ne juge pas non plus le moser. La question ne se pose pas. Avec dina de-garmei Moser : ordonnance, ou non ? Il jurerait et prendrait. Teikou Coffre, pièces Coup de pied, jeté au fleuve. Comme la bira : les gens laissent des biens chez eux. On suit la réclamation. Coffre, perle Marganita. Les gens déposent-ils une perle dans un coffre ? Teikou Coupe d'argent Dans la bira. Aisé (amid), ou homme à qui l'on confie. Il jure et prend. Sinon, pour la coupe, sa parole ne suffit pas. Tossefot sur la perle : la question tient même avec des témoins. Elle porte sur ce qu'il devait prévoir.
Rabbi Yehouda : le lésé du feu jure et prend. Moser : question seulement si l'on juge le dina de-garmei, et elle reste en teikou. Pièces, perle, coupe d'argent : trois seuils de croyance.
1
במה דברים אמורים – במדליק בתוך שלו והלכה ודלקה בתוך של חבירו, אבל מדליק בתוך של חבירו – דברי הכל משלם כל מה שהיה בתוכו.

Dans quel cas cela est-il dit ? Pour celui qui allume dans son domaine, et [le feu] est allé et a brûlé dans le domaine d'autrui.

Mais celui qui allume dans le domaine d'autrui, de l'avis de tous, paie tout ce qui s'y trouvait.

📜 Rachi (1)
ד"ה משלם מה שבתוכו רבא מתרץ לה לטעמיה בכלים שדרכן להטמין בגדיש:
Rava l'explique selon son propre raisonnement : pour des ustensiles qu'on a coutume de cacher dans une meule.
🗂️ Tossefot (1)
במה דברים אמורים במדליק בתוך שלו והלכה ודלקה בתוך של חברו אבל במדליק בתוך של חבירו משלם כל מה שבתוכו כלומר בדבר שדרכו כגון מוריגים וכלי בקר אבל ארנקי בגדיש לא מחייבי רבנן אע"פ שדקדקנו בכל הני דלעיל שיהא משלם כל מה שבתוכו לרבנן כמו לר' יהודה הני מילי היכא דקתני ומודים או היכא דקתני דברי הכל אבל הכא במה דברים אמורים קתני ורבנן מילתייהו מפרשי ולאו אמילתא דרבי יהודה קיימי:
C'est-à-dire une chose dont c'est l'usage, comme les herses (morigim) et les instruments de bétail. Mais une bourse (arnaki) dans une meule, les Sages ne l'imposent pas. Bien que nous ayons serré de près, dans tous les cas ci-dessus, pour qu'il paie tout ce qui s'y trouve selon les Sages comme selon Rabbi Yehouda : cela vaut là où l'on enseigne " et ils conviennent " (ou-modim), ou là où l'on enseigne " de l'avis de tous " (divrei ha-kol). Ici, on enseigne " dans quel cas cela est-il dit " (bameh devarim amourim). Les Sages expliquent leur propre parole, et ils ne se tiennent pas sur la parole de Rabbi Yehouda.
💡 Explication

La formule bameh devarim amourim borne le différend de la michna sur le tamoun, l'objet caché dans le feu. Elle vise celui qui allume dans son champ et dont le feu gagne le champ d'autrui. S'il allume dans le champ d'autrui, divrei ha-kol : tous le font payer tout le contenu.

Rachi rattache ce paiement à l'avis de Rava : les ustensiles qu'on cache d'ordinaire dans une meule. Tossefot serre le mot " tout ". Les Sages visent ce qui s'y trouve selon l'usage : herses (morigim) et outils de bétail. Une bourse (arnaki) dans la meule reste hors de leur mise à charge. Les formules ou-modim et divrei ha-kol des passages précédents alignaient les Sages sur Rabbi Yehouda. Ici, les Sages expliquent leur propre parole.

2
ומודה רבי יהודה לחכמים במשאיל מקום לחבירו להגדיש גדיש, והגדיש והטמין, שאין משלם אלא דמי גדיש בלבד. להגדיש חטין והגדיש שעורין; שעורין והגדיש חטין; חטין וחיפן בשעורין; שעורין וחיפן בחטים – שאינו משלם אלא דמי שעורין בלבד.

Et Rabbi Yehouda convient avec les Sages au sujet de celui qui prête un emplacement à autrui pour y dresser une meule : celui-ci a dressé [la meule] et y a caché [des objets], il ne paie que la valeur de la meule seule. [Il lui a prêté l'emplacement] pour y dresser du blé, et il a dressé de l'orge ; de l'orge, et il a dressé du blé ; du blé, et il l'a recouvert d'orge ; de l'orge, et il l'a recouvert de blé : il ne paie que la valeur de l'orge seule.

📜 Rachi (2)
אלא דמי גדיש אם הבעירו בעל השדה דלא קביל עליה אלא נטירותא דגדיש:
Si le propriétaire du champ l'a fait brûler : il n'avait accepté sur lui que la garde (netirouta) de la meule.
חטין וחיפן בשעורים אע"פ שנותן לו רשות לחטין אינו משלם אלא שעורין דאמר ליה לא ראיתי אלא שעורין לפיכך לא נזהרתי בהן כל כך:
Bien qu'il lui donne la permission pour du blé, il ne paie que de l'orge. Car il lui dit : je n'ai vu que de l'orge, c'est pourquoi je n'ai pas été aussi vigilant à leur égard.
🗂️ Tossefot (1)
שאינו משלם אלא דמי שעורים במדליק בתוך שלו איירי דאי במדליק בתוך של חבירו שעורין והגדיש חטין למה לא ישלם חטין כיון דחזי להו ובסמוך מדמי להו נמי לנותן דינר זהב לאשה ופשעה בו משמע דהיינו מדליק בתוך שלו והלכה בתוך של חברו:
On parle de celui qui allume dans son propre domaine. Car s'il s'agissait de celui qui allume dans le domaine d'autrui, [dans le cas] orge et il a dressé du blé : pourquoi ne paierait-il pas le blé, puisqu'il l'a vu ? Et plus loin on compare aussi à celui qui donne un dinar d'or à une femme et qu'elle a été négligente à son égard. On comprend qu'il s'agit de celui qui allume dans son domaine et que [le feu] est allé dans celui d'autrui.
💡 Explication

Rabbi Yehouda rejoint ici les Sages. Deux limites. L'emplacement est prêté pour une meule : si l'emprunteur y cache des objets et que le propriétaire du champ brûle la meule, on paie la meule seule. Rachi : il n'avait accepté que la netirouta, la garde de la meule.

Le grain posé n'est pas celui qui était permis, ou l'un recouvre l'autre. On paie l'orge seule, la valeur moindre, et celle qui était visible. Rachi : " je n'ai vu que de l'orge, je me suis moins gardé ". Tossefot fixe le cadre : l'allumeur est dans son champ, et le feu passe. S'il allumait dans le champ d'autrui et voyait le blé, le blé serait dû.

🖼️ Schéma
Emplacement prêté : cinq issues, deux paiements Meule, et il cache Paie la meule seule Blé permis, orge posée Paie l'orge seule Orge permise, blé posé Paie l'orge seule Blé recouvert d'orge Paie l'orge seule Orge recouverte de blé Paie l'orge seule Rachi : je n'ai vu que l'orge, je me suis moins gardé. Le propriétaire du champ n'avait accepté que la garde de la meule.
Meule cachée : on paie la meule. Les quatre mélanges de blé et d'orge : on paie l'orge.
3
אמר רבא: הנותן דינר זהב לאשה, ואמר לה: ״הזהרי בו, של כסף הוא״; הזיקתו – משלמת דינר זהב, משום דאמר לה: מאי הוה ליך גביה דאזקתיה. פשעה בו – משלמת של כסף, דאמרה ליה: נטירותא דכספא קבילי עלי, נטירותא דדהבא לא קבילי עלי.

Rava a dit : celui qui donne un dinar d'or à une femme, et lui dit : " Prends-y garde, c'est de l'argent. " Si elle l'a endommagé, elle paie un dinar d'or, parce qu'il lui dit : qu'avais-tu à faire avec lui pour l'endommager ?

Si elle a été négligente à son égard, elle paie [la valeur] d'argent, car elle lui dit : j'ai accepté sur moi la garde de l'argent, je n'ai pas accepté sur moi la garde de l'or.

📜 Rachi (2)
מאי הוה ליך גביה דאזקתיה בידים ששרפתו או שהשלכתו לים ולא דמי למשאיל מקום לחבירו להגדיש שעורין והגדיש חטים דאמרן לעיל אינו משלם אלא דמי שעורין דמבעיר לא מזיק בידים הוא אלא פושע כדכתיב כי תצא אש מעצמה מפי המורה:
De ses mains : elle l'a brûlé, ou elle l'a jeté à la mer. Et cela ne ressemble pas à celui qui prête un emplacement à autrui pour y dresser de l'orge et qu'il a dressé du blé, dont nous avons dit plus haut qu'il ne paie que la valeur de l'orge. Car celui qui allume n'est pas un mazik (auteur du dommage) de ses mains : il est négligent (poshea), comme il est écrit " car un feu sortira ", de lui-même. D'après la bouche du maître.
פשעה בו לא שמרתו כדרך השומרים ואבד:
Elle ne l'a pas gardé à la manière des gardiens, et il a été perdu.
💡 Explication

Rava sépare deux faits sur le même dinar, présenté comme de l'argent alors qu'il est d'or. Heziko : elle l'abîme elle-même. Elle paie l'or. Il lui dit : qu'avais-tu à l'abîmer ? Rachi : le brûler ou le jeter à la mer. L'allumeur d'un feu, lui, reste un poshea : le verset " ki tetse ech " parle d'un feu qui sort de lui-même.

Pash'a : négligence de garde, objet perdu. Elle paie l'argent. Elle n'avait accepté que la netirouta de l'argent. Rachi : elle ne l'a pas gardé comme le font les shomrim.

4
אמר ליה רב מרדכי לרב אשי: אתון – בדרבא מתניתו לה; אנן – ממתניתא פשיטא לן: חטין וחיפן בשעורין, שעורין וחיפן בחטין – אינו משלם אלא דמי שעורין בלבד. אלמא אמר ליה: ״נטירותא דשערי קבילי עלי״, הכא נמי אמרה ליה: ״נטירותא דדהבא לא קבילי עלי״.

Rav Mordekhai lui dit, à Rav Ashi : vous, vous l'enseignez au nom de Rava ; nous, cela nous est évident d'une baraïta. Du blé et il l'a recouvert d'orge, de l'orge et il l'a recouvert de blé : il ne paie que la valeur de l'orge seule.

On en déduit qu'il lui dit : " J'ai accepté sur moi la garde de l'orge. " Ici aussi, elle lui dit : " Je n'ai pas accepté sur moi la garde de l'or.

"

📜 Rachi (2)
[בדרבא] מתניתו לה משמיה דרבא אמריתו לה:
Vous la dites au nom de Rava.
שעורין וחיפן בחטין נותן לו רשות להגדיש שעורין ולא חטין:
Il lui donne la permission de dresser de l'orge, et non du blé.
💡 Explication

Rav Mordekhai n'a pas besoin de l'enseignement de Rava. La baraïta du blé recouvert d'orge, et de l'orge recouverte de blé, dit déjà : on paie l'orge. L'allumeur répond : j'ai accepté la garde de l'orge (se'arei). La femme répond de même : je n'ai pas accepté la garde de l'or.

Rachi glose le second cas : la permission portait sur l'orge, pas sur le blé.

5
אמר רב: שמעית מילתא לרבי יהודה, ולא ידענא מאי היא. אמר שמואל: ולא ידע אבא מאי שמיע ליה? לרבי יהודה, דמחייב על נזקי טמון באש – עשו תקנת נגזל באשו.

Rav a dit : j'ai entendu une parole au sujet de Rabbi Yehouda, et je ne sais pas laquelle. Chmouel a dit : et Abba ne sait pas ce qu'il a entendu ?

Selon Rabbi Yehouda, qui rend responsable des dommages du caché (tamoun) par le feu, on a institué l'ordonnance de la victime de vol (takanat nigzal) pour son feu.

📜 Rachi (2)
שמעית מילתא לר' יהודה אליבא דר' יהודה דמתני':
Selon l'avis de Rabbi Yehouda de la michna.
עשו תקנת נגזל באשו כי היכי דתקנו רבנן לנגזל לישבע כמה גזלו ויטול דתנן במסכת שבועות (דף מד:) אלו נשבעין ונוטלין השכיר והנגזל כך תקנו באשו שישבע מה הטמין ויטול:
De même que les Sages ont institué, pour la victime de vol, de jurer combien on lui a volé et de prendre. Car on enseigne dans le traité Chevouot (44b) : " Voici ceux qui jurent et prennent : le salarié et la victime de vol. " De même ils ont institué, pour son feu, qu'il jure ce qu'il a caché, et qu'il prenne.
🗂️ Tossefot (1)
לרבי יהודה דמחייב על נזקי טמון באש כו' לרבנן נמי הוה מצי למימר דעשו תקנה בבירה בכל דבר ובגדיש במוריגין אלא רבותא אשמועי' דלרבי יהודה אפי' ארנקי בגדיש עשו תקנת נגזל:
Selon les Sages aussi, on aurait pu dire qu'ils ont institué une ordonnance : pour un bâtiment, pour toute chose ; pour une meule, pour les herses. Mais il nous enseigne une force (rebouta) : selon Rabbi Yehouda, même une bourse dans une meule, on a institué le takanat nigzal.
💡 Explication

Rav tient une halakha au nom de l'avis de Rabbi Yehouda et n'en retrouve plus le contenu. Abba est le nom de Rav. Chmouel la formule : puisque Rabbi Yehouda rend responsable du tamoun dans le feu, on lui applique le takanat nigzal.

Rachi renvoie à Chevouot 44b : le salarié et la victime de vol jurent et prennent. Ici, le propriétaire de la meule jure ce qu'il avait caché, et l'allumeur paie ce montant. Tossefot : on aurait pu le dire aussi pour les Sages, bâtiment ou herses. La nouveauté est plus forte : chez Rabbi Yehouda, même une bourse dans la meule entre dans l'ordonnance.

6
בעי אמימר: עשו תקנת נגזל במסור, או לא? אליבא דמאן דאמר לא דיינינן דינא דגרמי – לא תבעי לך, דמסורות נמי לא דיינינן;

Amemar a demandé : a-t-on institué le takanat nigzal pour un moser (délateur), ou non ? Selon celui qui dit que nous ne jugeons pas le dina de-garmei (dommage indirect), ne pose pas la question : les délations non plus, nous ne les jugeons pas.

📜 Rachi (1)
אליבא דמ"ד לא דיינינן דינא דגרמי בפרק הגוזל ומאכיל (לקמן בבא קמא דף קיז:):
Dans le chapitre Ha-gozel ou-maakhil (plus loin, Bava Kamma 117b).
🗂️ Tossefot (1)
עשו תקנת נגזל במסור או לא כתב רב אלפס כגון שיש עדים שמסרו ואיבד ממונו ואין יודעין כמה תיקו וכל תיקו דממונא לקולא ובשם רב האי גאון כתוב שישבע ויטול מחצה שכל תיקו דממונא חולקין ואין נראה לר"י לחייב כלל משום תיקו ור"ת מפרש דהך בעיא כשהמוסר מכחיש את הנמסר דומיא דנגזל בשבועות דגזלן מכחישו אבל אם המוסר עצמו אינו יודע כמה ישבע נמסר כמה הפסיד ויטול ולר"י נראה דהך בעיא אפילו אין המוסר יודע דומיא דתקנת נגזל באשו שאין המבעיר יודע כמה הפסיד הניזק דמבעי ליה במסור אי עשו תקנתא או לא:
Rav Alfas a écrit : par exemple, il y a des témoins qu'il a dénoncé et fait perdre son bien, et ils ne savent pas combien. Teikou. Et tout teikou en matière d'argent va au léger (le-koula) : on n'extrait pas le paiement. Et au nom de Rav Haï Gaon il est écrit qu'il jure et prend la moitié, car tout teikou en matière d'argent, on partage. Et au Ri, imposer un paiement à cause d'un teikou ne paraît pas. Rabbeinou Tam explique que cette question vise le cas où le moser contredit celui qui a été dénoncé, à l'image de la victime de vol dans Chevouot, où le voleur le contredit. Mais si le moser lui-même ne sait pas combien, celui qui a été dénoncé jure combien il a perdu, et il prend. Au Ri, il paraît que cette question vise même le cas où le moser ne sait pas, à l'image du takanat nigzal pour son feu, où celui qui allume ne sait pas combien le lésé a perdu. Car la question, au sujet du moser, est de savoir s'ils ont institué l'ordonnance, ou non.
💡 Explication

Amemar étend l'ordonnance au moser, celui qui livre le bien d'autrui à la puissance. Selon l'avis qui refuse de juger le dina de-garmei, la question tombe : on ne juge pas non plus les délations. Rachi renvoie le débat à Bava Kamma 117b.

Tossefot rapporte trois lectures du teikou qui va suivre, quand le montant est ignoré. Rav Alfas : teikou d'argent, le-koula, pas de paiement. Rav Haï Gaon : il jure et prend moitié, on partage. Le Ri refuse d'imposer un paiement sur un teikou. Rabbeinou Tam borne la question au cas où le moser contredit la victime. S'il ignore le montant, la victime jure et prend. Le Ri tient la question même quand le moser ignore le montant, comme l'allumeur ignore ce qui était caché.

7
אלא כי תבעי לך, אליבא דמאן דאמר דיינינן דינא דגרמי – עשו תקנת נגזל במסור, דמשתבע ושקיל, או לא? תיקו.

Mais quand la question se pose pour toi, c'est selon celui qui dit que nous jugeons le dina de-garmei : a-t-on institué le takanat nigzal pour un moser, de sorte qu'il jure et prend, ou non ? Teikou.

💡 Explication

La question d'Amemar ne vit que là où l'on juge le dina de-garmei. Le moser a-t-il été placé sous le takanat nigzal, au point que la victime jure et prend ? La Guemara clôt par teikou : le point reste sans décision.

8
ההוא גברא דבטש בכספתא דחבריה, שדייה בנהרא. אתא מריה ואמר: הכי והכי הוה לי בגוה. יתיב רב אשי וקא מעיין ביה: כי האי גוונא מאי?

Un homme a frappé du pied le coffre (kasafta) de son prochain et l'a jeté dans le fleuve. Son propriétaire est venu et a dit : j'avais dedans telle et telle chose.

Rav Ashi était assis et examinait cela : dans un cas de ce genre, qu'en est-il ?

📜 Rachi (1)
בכספתא ארגז שמניחין בו כספים:
Un coffre dans lequel on déposé des fonds.
💡 Explication

Fait rapporté. Un coup de pied envoie le kasafta au fleuve. Rachi : un coffre à fonds. Le propriétaire énumère le contenu. Rav Ashi cherche la règle : le tribunal suit-il cette énumération ?

9
אמר ליה רבינא לרב אחא בריה דרבא, ואמרי לה רב אחא בריה דרבא לרב אשי: לאו היינו מתניתין? דתנן: ומודים חכמים לרבי יהודה במדליק את הבירה, שמשלם כל מה שבתוכו; שכן דרך בני אדם להניח בבתים.

Ravina lui dit, à Rav Aha fils de Rava ; et d'autres disent que Rav Aha fils de Rava dit à Rav Ashi : n'est-ce pas notre michna ? Car nous avons appris : et les Sages conviennent avec Rabbi Yehouda, pour celui qui allume le bâtiment (bira), qu'il paie tout ce qui s'y trouve, car telle est la manière des gens de déposer [des objets] dans les maisons.

💡 Explication

La réponse rapproche le coffre de la bira. Les Sages eux-mêmes, d'accord avec Rabbi Yehouda, font payer tout le contenu d'un bâtiment incendie : les gens y déposent leurs biens. Un coffre à fonds appelle le même usage. La transmission hésite : Ravina s'adresse à Rav Aha fils de Rava, ou Rav Aha fils de Rava s'adresse à Rav Ashi.

10
אמר ליה: אי דקא טעין זוזי – הכא נמי, הכא במאי עסקינן – דקא טעין מרגניתא. מאי? מי מנחי אינשי מרגניתא בכספתא, או לא? תיקו.

Il lui dit : s'il réclame des pièces (zouzei), ici aussi. De quoi traite-t-on ici ?

Il réclame une perle (marganita). Qu'en est-il ?

Les gens déposent-ils une perle dans un coffre, ou non ? Teikou.

🗂️ Tossefot (1)
מי מנחי אינשי מרגניתא בכספתא או לא אפילו יש עדים שהיה בו מרגניתא מבעיא ליה דשמא לא אבעי ליה לאסוקי אדעתיה להאי ולא אמרינן מאי הוה ליה גביה דאזקיה כיון דלא רגילי אינשי לאנוחי כלל ולא דמי לדינר זהב דלעיל דאבעי לה לאסוקי אדעתא טפי דפעמים שאומר כן דירא שאם היתה יודעת שהוא של זהב לא היתה שומרתו ולא דמי נמי לארנקי בגדיש דרגילין טפי דמנחי מרגניתא בכספתא ואין לפרש דלענין שבועה מבעיא ליה אי עשו תקנת נגזל ויהא נאמן לומר שהיה בו מרגניתא דא"כ מה היה אומר לרב אשי לאו היינו מתני' מה ענין זה למשנתינו:
Même s'il y a des témoins qu'il y avait une perle dedans, la question se pose. Peut-être n'avait-il pas à se représenter celle-ci, et nous ne disons pas " qu'avais-tu à faire avec lui pour l'endommager ", puisque les gens n'ont pas du tout l'habitude d'en déposer. Et cela ne ressemble pas au dinar d'or plus haut, où elle devait davantage se le représenter : parfois il parle ainsi par crainte, [se disant] que si elle savait que c'était de l'or, elle ne le garderait pas. Et cela ne ressemble pas non plus à une bourse dans une meule : on a davantage l'habitude [d'y cacher une bourse] que de déposer une perle dans un coffre. Et il ne faut pas expliquer que la question porte sur le serment : ont-ils institué le takanat nigzal, et serait-il cru en disant qu'il y avait une perle dedans ? Car alors, qu'aurait-il dit à Rav Ashi : " n'est-ce pas notre michna " ? Quel rapport cela aurait-il avec notre michna ?
💡 Explication

Rav Ashi coupe la réclamation en deux. Des zouzim, des pièces : le coffre est fait pour cela, même règle que la bira. Une marganita, une perle : les gens en mettent-ils dans un coffre à fonds ? Teikou.

Tossefot lit la question sur la responsabilité, y compris quand des témoins ont vu la perle. L'auteur du coup devait-il se représenter une perle, au point qu'on lui dise " qu'avais-tu à l'abîmer " ? Le dinar d'or se laisse prévoir : on le déclare d'argent par crainte. La bourse dans une meule est plus habituelle qu'une perle dans un coffre. Le renvoi à la michna montre que l'enjeu est l'usage, comme pour la bira, et non le serment du takanat nigzal.

🖼️ Schéma
Coffre jeté au fleuve : pièces ou perle Il réclame des zouzim Pièces, usage du coffre. Même règle que la bira. On retient sa parole Il réclame une marganita Une perle dans le coffre. Les gens y en mettent-ils ? Teikou Tossefot : même des témoins de la perle laissent la question ouverte. Il s'agit de ce que l'auteur du coup devait se représenter.
Pièces dans le coffre : on suit la réclamation. Perle : teikou, les gens y en déposent-ils ?
11
אמר ליה רב יימר לרב אשי: טעין כסא דכספא בבירה, מאי? אמר ליה: (חזינא) [חזינן], אי איניש אמיד הוא – דאית ליה כסא דכספא, אי נמי איניש מהימנא הוא – דמפקדי אינשי גביה; משתבע ושקיל. ואי לא, לאו כל כמיניה.

Rav Yeimar lui dit, à Rav Ashi : s'il réclame une coupe d'argent dans le bâtiment, qu'en est-il ? Il lui dit : nous examinons.

S'il est un homme aisé (amid), qui possède une coupe d'argent, ou bien s'il est un homme de confiance, chez qui les gens déposent [des objets] : il jure et prend. Sinon, cela n'est pas en son pouvoir.

📜 Rachi (1)
אמיד עשיר שאומדין אותו לכלי כסף:
Un riche : on l'estime à la mesure d'ustensiles d'argent.
💡 Explication

Nouvelle réclamation, dans la bira : une coupe d'argent. Rav Ashi ne la reçoit pas d'office. On regarde l'homme. Amid : un aisé, que l'on estime possesseur d'argenterie, glose Rachi. Ou un homme digne de confiance, à qui l'on confie des dépôts. Alors il jure et prend. Hors de ces deux cas, sa parole ne suffit pas à faire payer la coupe.

Le texte porte la leçon " je vois ", corrigée en " nous examinons ".

12
אמר ליה רב אדא בריה דרב אויא לרב אשי: מה בין גזלן לחמסן? אמר ליה: חמסן – יהיב דמי, גזלן – לא יהיב דמי.

Rav Adda fils de Rav Avya lui dit, à Rav Ashi : quelle différence y a-t-il entre un gazlan et un hamsan ? Il lui dit : le hamsan donne le prix ; le gazlan ne donne pas le prix.

🗂️ Tossefot (2)
מה בין גזלן לחמסן בלישנא דקרא אין חילוק ביניהם והכא קבעי מה בין גזלן דרבנן לחמסן דרבנן דתניא בפ' זה בורר (סנהדרין דף כה:) הוסיפו עליהם הגזלנים והחמסנים ומפרש גזלן לא יהיב דמי ובמציאת חרש שוטה וקטן כדמוקי ליה התם דאין פסול מן התורה אלא משום דרכי שלום:
Dans la langue du verset, il n'y a pas de distinction entre eux. Ici, la question porte sur la différence entre le gazlan des Sages et le hamsan des Sages. Car on enseigne dans le chapitre Zeh borer (Sanhédrin 25b) : ils ont ajouté, en plus, les gazlanim et les hamsanim. Et l'on explique : le gazlan ne donne pas le prix ; et [il y a le cas de] la trouvaille d'un sourd, d'un dément et d'un mineur, comme on l'établit là-bas : il n'est pas passoul (invalide comme témoin) de par la Torah, seulement à cause des darkhei shalom (voies de la paix).
חמסן יהיב דמי וכשלא אמר רוצה אני כדמפרש אבל מן התורה אינו פסול אלא היכא דלא יהיב דמי אבל היכא דיהיב דמי כשר אע"ג דלא אמר רוצה אני אע"פ שעובר על לאו דלא תחמוד הא אמרי' בפרק שנים אוחזין (ב"מ דף ה: ושם ד"ה בלא) לא תחמוד לאינשי בלא דמי משמע להו וההיא דסוף מכילתין (דף קיט.) דמייתי מחמס בני יהודה דאפילו היכא דיהיב דמי הוה כאלו נוטל נשמתו לאו דרשה גמורה היא אלא אסמכתא בעלמא דחמסן דקרא היינו גזלן דלא יהיב דמי וא"ת כיון דחמסן דיהיב דמי פסול מדרבנן א"כ כי אמרי' בפ' שנים אוחזין (ב"מ ד' ה: ושם ד"ה בלא) אלא הא דאמר רב הונא משביעים אותו שבועה שאינה ברשותו נימא מיגו דחשיד כו' ומשני מורה ואומר דמי קיהיבנא מ"מ מה תירץ בכך אם הוא מעכב הפקדון בידו ורוצה ליפטר בדמים בעל כרחו של בעלים הרי הוא חמסן ופסול לשבועה מדרבנן ואכתי נימא מיגו דחשיד כו' וי"ל דמ"מ בגזלן דאורייתא אין להוכיח שלא יהא חשוד אשבועתו ועוד דחמסן דרבנן כשר הוא ואינו פסול עד שיכריזו עליו כדאמר בפ' זה בורר (סנהדרין ד' כו:) ואפילו אם הוא ידוע שנעשה חמסן בענין זה שמא לא ראו חכמים לפוסלו בכך וגם לא להכריז אלא דוקא כי שקיל וחטיף בזרוע בעל כרחייהו דבעלים והמקשה דקא פריך נימא מיגו דחשיד כו' אע"ג דהא ודאי קים לן דגזלן דרבנן בעי הכרזה ואינו נפסל עד אחר הכרזה כל עיקר לא הביא דברי רב הונא אלא משום דמקשה והא קעבר בלא תחמוד א"נ הכי מקשה כיון שפטר עצמו במה שטען נגנבו או נאבדו ואינו משלם דמים אלא לפי שאינו רוצה לישבע ואם היה פוטרו מן השבועה לא היה משלם כלום א"כ נימא מיגו כו' ומשני מורה ואומר כו' וגם אם היה פוטרו מן השבועה שמא כמו כן היה משלם דמים לפי שמעכב הפקדון בידו ולהכי לא חשיד אממונא:
Et c'est lorsqu'il n'a pas dit " je veux ", comme on l'explique. De par la Torah, il n'est passoul que là où il ne donne pas le prix. Là où il donne le prix, il est kacher, même s'il n'a pas dit " je veux ", bien qu'il transgresse l'interdit de lo tahmod (tu ne convoiteras pas). Car nous disons dans le chapitre Chenayim ohazin (Bava Metzia 5b, et là, dibour hamatchil belo) : lo tahmod, pour les gens, se comprend sans paiement. Et ce passage de la fin de notre traité (119a), qui apporte une preuve du hamas des fils de Yehouda, à savoir que même là où il donne le prix c'est comme s'il prenait sa vie : on la tient pour une asmakhta (appui), sans rang de deracha complet. Car le hamsan du verset est le gazlan qui ne donne pas le prix. Et si tu dis : puisque le hamsan qui donne le prix est passoul de par les Sages, alors, quand nous disons dans Chenayim ohazin (Bava Metzia 5b, dibour belo) : mais ce que dit Rav Houna, on lui fait prêter le serment que [le dépôt] n'est pas en sa possession, disons un miggo, puisqu'il est suspect. Et l'on répond : il s'autorise et dit " je donne le prix ". Quoi qu'il en soit, qu'a-t-il résolu par là ? S'il retient le dépôt dans sa main et veut se libérer par un paiement contre le gré du propriétaire, le voilà hamsan, et passoul pour le serment de par les Sages. On dirait encore un miggo, puisqu'il est suspect. On peut répondre : quoi qu'il en soit, pour un gazlan de la Torah, il n'y a pas de preuve qu'il ne serait pas suspect quant à son serment. De plus, le hamsan des Sages est kacher : il n'est passoul que lorsqu'on a proclamé à son sujet, comme on le dit dans Zeh borer (Sanhédrin 26b). Et même s'il est connu qu'il est devenu hamsan de cette façon, peut-être les Sages n'ont-ils pas jugé bon de le rendre passoul pour cela, ni de proclamer, sauf précisément quand il prend et arrache par la force, contre le gré des propriétaires. Et celui qui objecte " disons un miggo, puisqu'il est suspect ", bien que nous tenions pour acquis que le gazlan des Sages exige une proclamation et qu'il n'est invalide qu'après la proclamation : il n'a amené les paroles de Rav Houna que parce qu'il objecte " mais il transgresse lo tahmod ". Autre lecture de l'objection : puisqu'il s'est libéré en alléguant qu'ils ont été volés ou perdus, et qu'il ne paie le prix que parce qu'il ne veut pas jurer, et que si on le dispensait du serment il ne paierait rien, alors disons un miggo. Et l'on répond : il s'autorise et dit. Et même si on le dispensait du serment, peut-être paierait-il aussi le prix, parce qu'il retient le dépôt dans sa main. C'est pourquoi il n'est pas suspect pour l'argent (mamona).
💡 Explication

Gazlan et hamsan se séparent ici par le paiement. Le hamsan donne le prix. Le gazlan le retient. Tossefot : le verset emploie les deux mots sans cette coupe. La question vise les catégories des Sages, celles de Sanhédrin 25b, où l'on a ajouté gazlanim et hamsanim parmi les témoins passoul. Y entre aussi celui qui prend la trouvaille d'un sourd, d'un dément ou d'un mineur : passoul rabbinique, au titre des darkhei shalom.

De par la Torah, le passoul du témoin tient là où il n'y a pas de prix. Payer laisse l'homme kacher, même sans le mot " je veux ", bien que lo tahmod reste en jeu. Pour les gens, cet interdit se comprend quand il n'y a pas de paiement. Le rapprochement, en fin de traité, avec le hamas des fils de Yehouda a le rang d'une asmakhta.

Le reste de la glose répond à Bava Metzia 5b. Rav Houna fait jurer au gardien que le dépôt n'est plus chez lui. L'objection : un miggo, puisqu'il est suspect pour l'argent, il le serait pour le serment. Réponse de la Guemara : il s'autorise, " je donne le prix ". Tossefot maintient deux issues. On ne transporte pas sur lui la suspicion du gazlan de la Torah. Et le hamsan des Sages reste apte au serment tant qu'il n'y a pas eu de proclamation (hakhraza), réservé au cas où il arrache de force.

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אמר ליה: אי יהיב דמי – חמסן קרית ליה?! והאמר רב הונא: תלוה וזבין – זביניה זביני! לא קשיא, הא דאמר ״רוצה אני״, הא דלא אמר ״רוצה אני״.

Il lui dit : s'il donne le prix, tu l'appelles hamsan ?! Or Rav Houna a dit : on l'a suspendu et il a vendu, sa vente est une vente !

Il n'y a pas de difficulté. Ici, il a dit " je veux " ; là, il n'a pas dit " je veux ".

💡 Explication

Rav Adda serre la définition. Dès qu'il paie, le mot hamsan gêne : Rav Houna tient pour valable la vente de celui qu'on a suspendu jusqu'à ce qu'il vende, tlouhou ve-zavin, zvineih zvinei.

Rav Ashi départage par une phrase. S'il a dit rotsé ani, " je veux ", la vente tient. S'il ne l'a pas dite, on l'appelle hamsan. Tossefot, au segment précédent, lit le hamsan des Sages sur ce second cas.

🖼️ Schéma
Gazlan, hamsan, et le mot je veux Gazlan Il ne donne pas le prix. Prise sans paiement. Hamsan Il donne le prix. Contre le gré du propriétaire. Rav Houna : on l'a suspendu et il a vendu. Sa vente est une vente. Il a dit : je veux La vente tient. Il n'a pas dit : je veux On l'appelle hamsan.
Le gazlan ne paie pas. Le hamsan paie contre le gré. La vente forcée tient s'il a dit : je veux.
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Texte hébreu et araméen vocalisé : édition numérique William Davidson du Talmud Koren Noé, via Sefaria (licence CC BY-NC). Traduction française, notes et schémas : Chiourim BA (licence CC BY 4.0).