Bava Kamma 78b - Shiyour de la vente, associés, et taureau d'olah

Bava_Kamma 78b

Sougya : L'amoud achève le cas du kalout : une vache pure peut être fécondée par cet animal aux sabots clos, que Rabbi Chimon tient pour impur. Rava tranche ensuite le vol d'un taureau mis à part pour une olah : le voleur s'acquitte par le minimum qui fait sortir le propriétaire de son neder.

La michna écarte les quatre et cinq quand la vente ou la chehita n'est pas entière. Rav, Levi, Rabbi et Rabbi Chimon ben Elazar divergent sur le shiyour.

Rav Nahman règle le vol des associés par l'accord du compagnon. Rabbi Yirmeya et Rav Papa laissént leurs questions en teikou.

Quel reste annule les quatre et cinq ? Shiyour : part que le voleur ne vend pas. S'il y a shiyour, il ne paie que le kefel. Tanna kamma, et Levi Patte avant, patte arrière corne, toison : tout est shiyour u-tvacho : le tout u-mekharo : le tout Même la toison empêche Levi : gizot = shiyour Rabbi Seul ce qui me'akev la chehita veshet, kaneh, cuisse, foie u-tvacho : ce que l'abattage vise u-mekharo : à sa semblance Patte sous l'arkouva : il paie Corne et toison : il paie aussi R. Chimon b. Elazar, version 1 Corne : shiyour Elle n'est pas faite pour la coupé Toison : il paie 4 et 5 Elle est faite pour la tonte Il n'expose pas la semblance R. Chimon b. Elazar, version 2 Pattes : shiyour Elles ont besoin de la chehita Corne et toison : il paie Elles servent sans chehita Rav se range sur cette version Deux tannaïm rapportent Rabbi Chimon ben Elazar. La version 2 répond à la question posée à Rav.
Quatre avis sur le shiyour. Tanna kamma et Levi : même la toison. Rabbi : ce qui me'akev la chehita. Deux versions de Rabbi Chimon ben Elazar. Rav suit la seconde.
Associés : deux réponses de Rav Nahman Une baraita : patour. Une autre : hayav. Le verset exige u-tvacho tout entier. Première réponse, écartee Vole la part de son compagnon patour, même pour cette part Vole un tiers, avec d'autres hayav Rava : le verset écarte les deux Deuxième réponse, retenue Avec l'accord du compagnon hayav : il est son shaliach Sans l'accord patour, même sur sa part tahat inclut le mandataire Pourquoi sa propre part tombe aussi Sans accord, la moitié du compagnon n'est pas dans le hiyuv. Or le verset veut l'abattage de tout l'animal dans le hiyuv. La part du tueur suit. Cinq demi-bœufs, autre cas Il vole seul la bête des associés, l'abat, puis avoue à l'un pour sa part. À l'heure de la teviha, le tout était dans le hiyuv. Bava Kamma 106b.
Rav Nahman. Première réponse écartee par Rava. Seconde : avec l'accord, hayav ; sans l'accord, patour, même sur sa part.
Questions laissées en teikou Rabbi Yirmeya sur la vente incomplète. Rav Papa sur l'amputation avant la vente. Sauf 30 jours Il garde l'usage pour son travail Shiyour, ou non ? Sans suite dans le texte Sauf le travail Abattre tout de suite ou le travail reste à lui Shiyour, ou non ? Sans suite dans le texte Sauf le fœtus Cuisse de la mère : shiyour, sans question S'il ne l'est pas : teikou Foetus, première lecture Attaché à la mère : shiyour Destiné à s'en séparer : pas de shiyour Temoura 30b-31a Foetus, autre lecture Pas la cuisse : pas de shiyour La chehita de la mère le permet : comme un reste dans le corps Teikou Rav Papa : il coupe un membre, puis vend. Ce qu'il a volé n'est pas vendu, ou ce qu'il vend n'a pas de reste ? Teikou.
Rabbi Yirmeya : trente jours, le travail, le fœtus. Rav Papa : couper un membre puis vendre. Teikou.
1
דְּאִיעַבַּר מִקָּלוּט, כְּרַבִּי שִׁמְעוֹן.

Qu'elle a été fécondée par un kalout, selon Rabbi Chimon.

📜 Rachi (1)
דְּאִיעַבַּר מִקָּלוּט כְּרַבִּי שִׁמְעוֹן קָלוּט פַּרְסוֹתָיו קְלוּטוֹת וְנוֹלַד מִן הַטָּהוֹר וְרַבִּי שִׁמְעוֹן קָרֵי לֵיהּ טָמֵא דְּתַנְיָא בְּכוֹרוֹת (דַּף ו:) רַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמֵר גָּמָל גָּמָל שְׁנֵי פְּעָמִים אֶחָד גָּמָל הַנּוֹלָד מִן הַגְּמַלָּה וְאֶחָד גָּמָל הַנּוֹלָד מִן הַפָּרָה וַאֲפִילּוּ עִבְּרַתּוּ מִן הַטָּהוֹר מִשּׁוֹר גָּמוּר קָאָסַר לֵיהּ ר"ש וּפְלִיג עָלֶיהָ רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ הֵיכָא דְּעִבְּרַתּוּ מִן הַטָּהוֹר מִשּׁוֹר שֶׁאֵינוֹ קָלוּט וּמַתִּירוֹ בְּסִימָן אֶחָד שֶׁל טָהֳרָה אוֹ מַעֲלֶה גֵּרָה אוֹ מַפְרִיס פַּרְסָה וְדוֹרֵשׁ אֶת זֶה לֹא תֹאכְלוּ אֶת הַגָּמָל זֶה אִי אַתָּה אוֹכֵל בְּסִימָן אֶחָד אֲבָל יֵשׁ אַחֵר שֶׁאַתָּה אוֹכֵל בְּסִימָן אֶחָד וְאֵי זֶה זֶה טָמֵא הַנּוֹלָד מִן הַטָּהוֹר וְעִיבּוּרוֹ מִן הַטָּהוֹר יָכוֹל אַף עִיבּוּרוֹ מִן הַטָּמֵא כְּלוֹמַר יָכוֹל כְּשֵׁם שֶׁאֲנִי מַכְשִׁיר בּוֹ כָּךְ אֲנִי מַכְשִׁיר בִּבְנוֹ אִם נִתְעַבְּרָה פָּרָה הֵימֶנּוּ ת"ל שֵׂה כְשָׂבִים וְשֵׂה עִזִּים עַד שֶׁיְּהֵא נוֹלָד מִשְּׁנֵי כְּבָשִׂים שֶׁיְּהוּ אָבִיו וְאִמּוֹ כְּבָשִׂים וְהַהִיא פְּסוּלָא דִּבְנוֹ דְּנָפְקָא לֵיהּ לְר' יְהוֹשֻׁעַ מִכְּבָשִׂים מַשְׁמַע לֵיהּ לְרָבָא מֹשֶׁה:
Kalout : ses sabots sont clos, et il est né du pur. Rabbi Chimon l'appelle impur. Car on enseigne à Bekhorot (6b) : Rabbi Chimon dit " gamal, gamal " deux fois, l'un le chameau né de la chamelle, et l'un le chameau né de la vache. Même si sa conception vient du pur, d'un taureau complet, Rabbi Chimon l'interdit. Rabbi Yehochoua diverge là où sa conception vient du pur, d'un taureau qui n'est pas kalout, et il le permet par un seul signe de pureté : ou il rumine, ou il a le sabot fendu. Il expose : " Celui-ci, vous ne le mangerez pas, le chameau " : celui-ci, tu ne le manges pas sur un seul signe, mais il en est un autre que tu manges sur un seul signe. Lequel ? L'impur né du pur, et dont la conception vient du pur. Peut-on dire même si sa conception vient de l'impur ? C'est-à-dire : peut-on dire, de même que je le rends permis, ainsi je rends permis son fils, si une vache a été fécondée par lui ? Le verset dit : " un seh de moutons et un seh de chèvres ", jusqu'à ce qu'il naisse de deux moutons, que son père et sa mère soient des moutons. Et cette pesoula du fils, que Rabbi Yehochoua tire de " kevasim ", Rava la tire de " seh ".
💡 Explication

Suite de 78a. Une bête tahor peut être fécondée par un animal tame : le père est un kalout, sabots clos, né de parents purs. Rabbi Chimon le tient pour impur. Le petit de cette union est écarte.

Rabbi Yehochoua permet le kalout lui-même par un seul signe, quand le père est un taureau complet. Il n'étend pas cette permission au fils que ce kalout engendrerait : seh kevasim exige un père et une mère moutons. Rava tire la même pesoula du mot seh.

🖼️ Schéma
Comment une pure est fécondée par un impur Kalout Sabots clos Né d'un animal pur R. Chimon : tame Vache pure Il la féconde Le cas de 78a tient Physiquement possible Le petit R. Yehochoua : kevasim Père et mère moutons Rava : le mot seh Le kalout lui-même : R. Chimon l'interdit même si le père est un taureau complet. R. Yehochoua le permet par un seul signe, s'il n'est pas né d'un kalout.
Le kalout, tame selon Rabbi Chimon, féconde une vache pure. Le petit est écarte par seh, chez Rava.
2
בָּעֵי רָבָא: ״הֲרֵי עָלַי עוֹלָה״, וְהִפְרִישׁ שׁוֹר, וּבָא אַחֵר וְגָנַב; מִי פָּטַר גַּנָּב נַפְשֵׁיהּ בְּכֶבֶשׂ – לְרַבָּנָן, בְּעוֹלַת הָעוֹף – לְרַבִּי אֶלְעָזָר בֶּן עֲזַרְיָה? דִּתְנַן: ״הֲרֵי עָלַי עוֹלָה״ – יָבִיא כֶּבֶשׂ. רַבִּי אֶלְעָזָר בֶּן עֲזַרְיָה אוֹמֵר: יָבִיא תּוֹר אוֹ בֶּן יוֹנָה.

Rava demande : " Il m'incombe une olah ", il a mis à part un taureau, et un autre est venu et l'a volé. Le voleur s'acquitte-t-il par un agneau, selon les Rabbins, par une olah d'oiseau, selon Rabbi Elazar ben Azarya ?

Car nous avons appris : " Il m'incombe une olah ", il apporte un agneau. Rabbi Elazar ben Azarya dit : il apporte une tourterelle ou un jeune pigeon.

📜 Rachi (2)
מִי פָּטַר גַּנָּב נַפְשֵׁיהּ גַּבֵּי בְּעָלִים:
Le voleur s'acquitte-t-il lui-même. À l'égard des propriétaires.
בַּכֶּבֶשׁ דְּאָמַר לֵיהּ עוֹלָה קָא מְחַיֶּיבֶת וְעוֹלָה מְשַׁלֵּימְנָא לָךְ וְלָא אַפְּסֵדָתְךָ תּוּ מִידֵּי דְּהָא יוֹצֵא בָּהּ אַתָּה יְדֵי נִדְרָךְ:
Par un agneau. Car il lui dit : tu es astreint à une olah, et je te livre une olah, et je ne t'ai plus causé aucune perte, puisque tu sors par elle de ton neder.
🗂️ Tossefot (1)
מִי פָּטַר נַפְשֵׁיהּ כו' אֲבָל הַנּוֹדֵר עַצְמוֹ פְּשִׁיטָא דְּמָצֵי פָּטַר נַפְשֵׁיהּ אִי לָא בָּעֵי לְמֶיעְבַּד מִצְוָה מִן הַמֻּובְחָר:
Mais celui qui a fait le neder lui-même, il est évident qu'il peut s'acquitter s'il ne veut pas accomplir la mitsva de la manière choisie.
💡 Explication

Nouveau cas. Le propriétaire a dit harei alai olah et a désigné un taureau. Un voleur l'emporte. Peut-il rendre un keves, selon les Rabbins, ou une olah d'oiseau, selon Rabbi Elazar ben Azarya ? La michna de Menahot 107a fixé le minimum du neder : un agneau, ou même un oiseau.

Rachi : le paiement vise les propriétaires. L'agneau est une olah, et le neder en sort. Tossefot : le nadir, lui, peut descendre à ce minimum dès qu'il renonce à la mitsva min ha-muvhar.

3
מַאי? מִי אָמְרִינַן: שֵׁם עוֹלָה קַבֵּיל עִילָּוֵיהּ; אוֹ דִּלְמָא, מָצֵי אָמַר לֵיהּ: אֲנָא מִצְוָה מִן הַמֻּובְחָר בָּעֵינָא לְמֶיעְבַּד?

Qu'en est-il ? Disons-nous : il a accepté sur lui le nom d'olah ?

Ou bien peut-il lui dire : moi, je veux accomplir la mitsva de la manière choisie ?

💡 Explication

Les deux côtés. Ou le neder portait sur le shem olah : tout animal qui porte ce nom suffit, agneau ou oiseau selon l'avis. Ou le propriétaire répond : je voulais la mitsva min ha-muvhar, le taureau que j'avais mis à part. Le voleur devrait alors rendre un taureau.

4
בָּתַר דְּאִיבַּעְיָא, הָדַר פָּשְׁטָה: גַּנָּב פֹּטֵר עַצְמוֹ בְּכֶבֶשׂ לְרַבָּנַן, בְּעוֹלַת הָעוֹף לְרַבִּי אֶלְעָזָר בֶּן עֲזַרְיָה.

Après avoir posé la question, il l'a tranchée : le voleur s'acquitte par un agneau selon les Rabbins, par une olah d'oiseau selon Rabbi Elazar ben Azarya.

📜 Rachi (1)
גָּנַב פָּטַר עַצְמוֹ דְּאַתַּשְׁלוּמִין דִּבְעָלִים מִחַייַּב וַהֲרֵי הוֹצִיאוּ יְדֵי נִדְרוֹ וְאַפְּסֵידָא דְּהֶקְדֵּשׁ מִיפְטָר דְּמִבֵּית הָאִישׁ כְּתִיב וְלֹא הֶקְדֵּשׁ וְאַלִּיבָּא דְּר' שִׁמְעוֹן נְקַט לָהּ דְּאָמַר קָדָשִׁים שֶּׁחַיָּיב בְּאַחֲרָיוּתָן חַיָּיב פְּלֻוגְתַּייְהוּ דְּרַבָּנָן ור"א וְטַעְמַייְהוּ בְּפֶרֶק בָּתְרָא דִמְנָחוֹת:
Le voleur s'acquitte lui-même. Car il est astreint au paiement des propriétaires, et voici qu'il l'a fait sortir de son neder. Et de la perte du hekdesh il est quitte, car il est écrit " de la maison de l'homme ", et non le hekdesh. Et il l'enseigne selon Rabbi Chimon, qui dit : les kodachim dont on porte la responsabilité, on est hayav. Le désaccord des Rabbins et de Rabbi Elazar, et leurs raisons, sont dans le dernier chapitre de Menahot.
💡 Explication

Rava tranche pour le voleur : l'agneau, ou l'oiseau, suffit. Le propriétaire sort de son neder. La perte du hekdesh ne se paie pas : le verset parle de la maison de l'homme.

L'enseignement suit Rabbi Chimon : des kodachim dont le propriétaire porte la responsabilité entraînent les quatre et cinq. Le fond du désaccord sur le neder d'olah est à Menahot, dernier chapitre.

5
רַב אַחָא בְּרֵיהּ דְּרַב אִיקָא מַתְנֵי לַהּ בְּהֶדְיָא – אָמַר רָבָא: ״הֲרֵי עָלַי עוֹלָה״ וְהִפְרִישׁ שׁוֹר, וּבָא אַחֵר וּגְנָבוֹ – פֹּטֵר עַצְמוֹ בְּכֶבֶשׂ לְרַבָּנַן, וּבְעוֹלַת הָעוֹף לְרַבִּי אֶלְעָזָר בֶּן עֲזַרְיָה.

Rav Aha fils de Rav Ika l'enseigne explicitement. Rava a dit : " Il m'incombe une olah ", il a mis à part un taureau, et un autre est venu et l'a volé : il s'acquitte par un agneau selon les Rabbins, et par une olah d'oiseau selon Rabbi Elazar ben Azarya.

💡 Explication

Rav Aha b. Rav Ika rapporte la même halakha sans la forme de la question. Dès le départ, Rava dit que le voleur s'acquitte par le minimum du neder.

6
מַתְנִי׳ מְכָרוֹ חוּץ מֵאֶחָד מִמֵּאָה שֶׁבּוֹ, אוֹ שֶׁהָיְתָה לוֹ בּוֹ שֻׁותָּפוּת; הַשּׁוֹחֵט וְנִתְנַבְּלָה בְּיָדוֹ, הַנּוֹחֵר, וְהַמְעַקֵּר – מְשַׁלֵּם תַּשְׁלוּמֵי כֶּפֶל, וְאֵינוֹ מְשַׁלֵּם תַּשְׁלוּמֵי אַרְבָּעָה וַחֲמִשָּׁה.

Michna. S'il l'a vendu à l'exception d'un centième de lui, ou s'il y avait en lui une association ; celui qui abat et elle est devenue nevela dans sa main, le noher, et le me'aker : il paie le paiement du double, et il ne paie pas les paiements de quatre et de cinq.

📜 Rachi (4)
מַתְנֵי' אוֹ שֶׁהָיְתָה לוֹ בּוֹ שֻׁותָּפוּת קֹודֶם שֶׁגְּנָבוֹ לָא קָרֵינַן בֵּיהּ וּמְכָרוֹ כֻּולּוֹ בְּאִיסּוּרָא:
Ou s'il y avait en lui une association. Avant qu'il l'ait volée. On ne lit pas à son sujet : et il l'a vendue tout entière dans l'interdit.
הַנּוֹחֵר קוֹרְעוֹ מִנְּחִירָיו עַד לִבּוֹ:
Le noher. Il la fend depuis ses naseaux jusqu'à son cœur.
וְהַמְעַקֵּר עוֹקֵר סִימָנִין:
Et le me'aker. Il arrache les simanim.
פָּטוּר וְאַפֵּי' לְרַבָּנָן דְּהָא לָאו שְׁחִיטָה הִיא כְּלָל:
Patour. Même selon les Rabbins, car ce n'est pas du tout une chehita.
💡 Explication

Cinq cas où le kefel reste, et où les quatre et cinq tombent. La vente n'est pas entière : il garde un centième, ou il était déjà associé avant le vol. La chehita n'en est pas une : elle aboutit à une nevela, ou c'est une nehira (des naseaux au cœur), ou une akira (il arrache trachée et œsophage).

Rachi : l'associé d'avant le vol ne réalise pas " il l'a vendue tout entière dans l'interdit ". Nehira et akira ne sont pas une chehita, même pour les Rabbins.

🖼️ Schéma
Michna : kefel oui, quatre et cinq non Sauf un centième Déjà associé avant le vol Chehita devenue nevela Noher naseaux au cœur Me'aker arrache simanim Les quatre et cinq exigent une vente de tout l'animal, ou une chehita.
Vente incomplète, association antérieure, nevela, noher, me'aker : kefel seulement.
7
גְּמ׳ מַאי ״חוּץ מֵאֶחָד מִמֵּאָה שֶׁבּוֹ״? אָמַר רַב: חוּץ מִדָּבָר הַנִּיתָּר עִמּוֹ בִּשְׁחִיטָה. וְלֵוִי אָמַר: חוּץ מִגִּיזּוֹתֶיהָ. וְכֵן תַּנְיָא בְּמַתְנִיתָא: חוּץ מִגִּיזּוֹתֶיהָ.

Guemara. Que signifie " à l'exception d'un centième de lui " ?

Rav a dit : à l'exception d'une chose qui devient permise avec lui par la chehita. Et Levi a dit : à l'exception de ses toisons.

Et ainsi enseigne une baraita : à l'exception de ses toisons.

📜 Rachi (3)
גְּמָ' מַאי חוּץ מֵאֶחָד מִמֵּאָה כְּלוֹמַר מִמַּאי קָאָמְרִינַן דְּאִי שֶׁיִּירְיָהּ הָוֵי שִׁיּוּרָא:
Que signifie à l'exception d'un centième. C'est-à-dire : de quoi disons-nous que, s'il l'a laissé, c'est un shiyour.
הַנִּיתָּר עִמּוֹ כְּגוֹן מִבְּשָׂרוֹ אֲבָל שִׁיֹּורֶת עוֹרָהּ וְקַרְנֶיהָ וְגִיזּוֹתֶיהָ לָא הָוֵי שִׁיּוּר:
Qui devient permise avec lui. Par exemple de sa chair. Mais laisser sa peau, ses cornes et ses toisons ne fait pas un shiyour.
וְלֵוִי אָמַר אֲפִילּוּ גִּיזּוֹתֶיהָ הָוֵי שִׁיּוּר:
Et Levi a dit. Même ses toisons font un shiyour.
💡 Explication

Quel centième est un shiyour, une part retenue qui empêche " il l'a vendu tout entier " ? Rav : une part que la chehita rend permise, la chair. Peau, cornes, toisons n'en sont pas. Levi : la toison elle-même est un shiyour. Une baraita le dit comme lui.

8
מֵיתִיבִי: מְכָרָהּ חוּץ מִיָּדָהּ, חוּץ מֵרַגְלָהּ, חוּץ מַקְרֵנָה, חוּץ מִגִּיזּוֹתֶיהָ – אֵינוֹ מְשַׁלֵּם תַּשְׁלוּמֵי אַרְבָּעָה וַחֲמִשָּׁה. רַבִּי אוֹמֵר: דָּבָר הַמְעַכֵּב בַּשְּׁחִיטָה – אֵינוֹ מְשַׁלֵּם תַּשְׁלוּמֵי אַרְבָּעָה וַחֲמִשָּׁה,

On objecte : s'il l'a vendue à l'exception de sa patte avant, à l'exception de sa patte arrière, à l'exception de sa corne, à l'exception de ses toisons, il ne paie pas les paiements de quatre et de cinq. Rabbi dit : une chose qui empêche la chehita, il ne paie pas les paiements de quatre et de cinq.

📜 Rachi (1)
הַמְעַכֵּב בַּשְּׁחִיטָה דָּבָר שֶׁאִם נִיטַּל הֵימֶנָּה נַעֲשֵׂית בּוֹ נְבֵילָה מֵחַיִּים כְּגוֹן ווֵשֶׁט אוֹ קָנֶה אוֹ הַיָּרֵךְ וְחָלָל שֶׁלָּהּ אוֹ כָּבֵד אוֹ אֶחָד מִבְּנֵי מֵעַיִים דְּלָא מַתִּיר לָהּ שְׁחִיטָה אֲבָל יָדָהּ וְרַגְלָהּ מִן הָאַרְכֻּובָּה וּלְמַטָּה לֹא וְטַעֲמָא דְּכוּלְּהוּ מְפָרֵשׁ לְקַמָּן:
Qui empêche la chehita. Une chose qui, si on la lui ôte, la rend nevela de son vivant. Par exemple l'œsophage ou la trachée, ou la cuisse et sa cavité, ou le foie, ou l'un des intestins : la chehita ne la rend pas permise. Mais sa patte avant et sa patte arrière, depuis l'arkouva et en dessous, non. Et la raison de tous est expliquée plus bas.
💡 Explication

La baraita serre Rav. Le tanna kamma traite de shiyour la patte, la corne et la toison. Rabbi limite le shiyour à ce qui me'akev la chehita.

Rachi : ôter le veshet, le kaneh, la cuisse et sa cavité, le foie ou un intestin rend la bête nevela dès son vivant. La patte depuis l'arkouva et en dessous ne le fait pas.

9
וְשֶׁאֵינוֹ מְעַכֵּב בַּשְּׁחִיטָה – מְשַׁלֵּם תַּשְׁלוּמֵי אַרְבָּעָה וַחֲמִשָּׁה.

Et ce qui n'empêche pas la chehita, il paie les paiements de quatre et de cinq.

💡 Explication

Suite de Rabbi. Retenir une part qui ne rend pas la chehita impossible laisse la vente entière pour les quatre et cinq. Il paie.

10
רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן אֶלְעָזָר אוֹמֵר: חוּץ מַקְרֵנָה – אֵינוֹ מְשַׁלֵּם תַּשְׁלוּמֵי אַרְבָּעָה וַחֲמִשָּׁה, חוּץ מִגִּיזּוֹתֶיהָ – מְשַׁלֵּם תַּשְׁלוּמֵי אַרְבָּעָה וַחֲמִשָּׁה.

Rabbi Chimon ben Elazar dit : à l'exception de sa corne, il ne paie pas les paiements de quatre et de cinq ; à l'exception de ses toisons, il paie les paiements de quatre et de cinq.

💡 Explication

Troisième avis de la baraita. La corne retenue annule les quatre et cinq. La toison retenue ne les annule pas : il paie. Le taam vient plus bas.

11
בִּשְׁלָמָא לְלֵוִי – כְּתַנָּא קַמָּא; אֶלָּא לְרַב – כְּמַאן?

Soit, pour Levi, comme le tanna kamma. Mais pour Rav, comme qui ?

📜 Rachi (1)
אֶלָּא לְרַב דְּאָמַר כְּמַאן אִי כת"ק אַפֵּי' חוּץ מִגִּיזּוֹתֶיהָ אִי כְּרַבִּי אֲפִילּוּ יָדָהּ נָמֵי לָא:
Mais pour Rav, qui a dit comme qui. Si comme le tanna kamma, même à l'exception de ses toisons. Si comme Rabbi, même sa patte avant non plus.
💡 Explication

Levi coïncide avec le tanna kamma : la toison est un shiyour. Rav ne coïncide avec aucun des trois. Le tanna kamma retient même la toison, que Rav exclut. Rabbi exclut la patte de devant l'arkouva, que Rav compte, puisque la chair en est permise par la chehita.

12
אָמְרִי: רַב דְּאָמַר – כִּי הַאי תַּנָּא, דְּתַנְיָא, רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן אֶלְעָזָר אוֹמֵר: מְכָרָהּ חוּץ מִיָּדָהּ וְחוּץ מֵרַגְלָהּ – אֵינוֹ מְשַׁלֵּם תַּשְׁלוּמֵי אַרְבָּעָה וַחֲמִשָּׁה. חוּץ מַקְרֵנָה, חוּץ מִגִּיזּוֹתֶיהָ – מְשַׁלֵּם תַּשְׁלוּמֵי אַרְבָּעָה וַחֲמִשָּׁה.

On dit : Rav, qui a parlé, parle comme ce tanna. Car on enseigne : Rabbi Chimon ben Elazar dit : s'il l'a vendue à l'exception de sa patte avant et à l'exception de sa patte arrière, il ne paie pas les paiements de quatre et de cinq.

À l'exception de sa corne, à l'exception de ses toisons, il paie les paiements de quatre et de cinq.

💡 Explication

Autre baraita au nom de Rabbi Chimon ben Elazar. Pattes avant et arrière : shiyour, pas de quatre et cinq. Corne et toison : il paie. C'est l'avis de Rav : le shiyour est une part que la chehita rend permise.

13
בְּמַאי קָמִיפַּלְגִי? תַּנָּא קַמָּא סָבַר: ״וּטְבָחוֹ״ כֻּולּוֹ בָּעֵינַן, ״וּמְכָרוֹ״ כֻּולּוֹ בָּעֵינַן.

Sur quoi divergent-ils ? Le tanna kamma pense : " et il l'abat ", nous exigeons le tout ; " et il le vend ", nous exigeons le tout.

💡 Explication

Le taam. U-tvacho et u-mekharo (Chemot 21:37) visent l'animal entier. Toute part retenue, toison comprise, empêche les quatre et cinq. C'est le tanna kamma, et Levi.

14
וְרַבִּי סָבַר: ״וּטְבָחוֹ״ – מִידִי דְּהָוֵי בִּטְבִיחָה, לְאַפּוֹקֵי מִידֵּי דְּלָא הָוְיָא בִּטְבִיחָה; ״וּמְכָרוֹ״ – דֻּומְיָא דִּטְבִיחָה.

Et Rabbi pense : " et il l'abat ", une chose qui relève de l'abattage, pour écarter une chose qui ne relève pas de l'abattage ; " et il le vend ", à la semblance de l'abattage.

📜 Rachi (1)
מִידֵּי דְּהָוֵי בִּטְבִיחָה הָוֵי שִׁיּוּר בַּמְּכִירָה:
Une chose qui relève de l'abattage. C'est un shiyour dans la vente.
💡 Explication

Rabbi lit u-tvacho sur ce que la teviha concerne. Il écarte corne et toison, que l'abattage ne vise pas. U-mekharo est placé à la semblance de la teviha : le shiyour de la vente est le même. Rachi : cette part-là est un shiyour dans la mekhira.

15
וְרַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן אֶלְעָזָר סָבַר: קַרְנָא, דְּלָא לְמֵגַז קַייְמָא – הָוֵי שִׁיּוּר, וְאֵינוֹ מְשַׁלֵּם תַּשְׁלוּם אַרְבָּעָה וַחֲמִשָּׁה; גִּיזּוֹתֶיהָ, דִּלְמִיגַּז קָייְמִי – לָא הָוֵי שִׁיּוּר, וּמְשַׁלֵּם תַּשְׁלוּם אַרְבָּעָה וַחֲמִשָּׁה.

Et Rabbi Chimon ben Elazar pense : la corne, qui n'est pas destinée à être coupée, fait un shiyour, et il ne paie pas le paiement de quatre et de cinq ; ses toisons, qui sont destinées à être tondues, ne font pas un shiyour, et il paie le paiement de quatre et de cinq.

📜 Rachi (1)
ור"ש בֶּן אֶלְעָזָר לָא דְּרֵישׁ דֻּומְיָא דִּטְבִיחָה וּמִיהוּ גִּיזּוֹתֶיהָ לָא הָוֵי שִׁיּוּר דִּלְמִיגַּז קָיְימִי:
Et Rabbi Chimon ben Elazar. Il n'expose pas " à la semblance de l'abattage ". Toutefois ses toisons ne font pas un shiyour, car elles sont destinées à être tondues.
💡 Explication

Première version de Rabbi Chimon ben Elazar. Le critère est la destination du vivant. La corne reste sur la bête : la retenir est un shiyour. La toison est faite pour la tonte : la retenir n'empêche pas les quatre et cinq.

Rachi : il n'expose pas la semblance avec la téviha. La toison tombe pour une autre raison : le-migaz kayma, elle est là pour être tondue.

16
וְאִידַּךְ תַּנָּא דְּבֵי רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן אֶלְעָזָר סָבַר: יָדָיו וְרַגְלָיו, דִּצְרִיכִי טְבִיחָה – הָוֵי שִׁיּוּר, וְלָא מְשַׁלֵּם תַּשְׁלוּמֵי אַרְבָּעָה וַחֲמִשָּׁה; קַרְנֶיהָ וְגִיזּוֹתֶיהָ, דְּלָא צְרִיכִי טְבִיחָה – לָא הָוֵי שִׁיּוּר.

Et l'autre tanna de l'école de Rabbi Chimon ben Elazar pense : ses pattes avant et ses pattes arrière, qui ont besoin de l'abattage, font un shiyour, et il ne paie pas les paiements de quatre et de cinq ; ses cornes et ses toisons, qui n'ont pas besoin de l'abattage, ne font pas un shiyour.

💡 Explication

Seconde version, celle où Rav se range. Les pattes ont besoin de la téviha pour leur usage : shiyour. Cornes et toisons servent sans téviha : les retenir laisse les quatre et cinq.

17
קַשְׁיָא דְּרַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן אֶלְעָזָר אַדְּרַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן אֶלְעָזָר! תְּרֵי תַּנָּאֵי וְאַלִּיבָּא דְּרַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן אֶלְעָזָר.

Difficulté de Rabbi Chimon ben Elazar contre Rabbi Chimon ben Elazar ! Deux tannaïm, et selon Rabbi Chimon ben Elazar.

💡 Explication

Les deux baraitot se contredisent au même nom. La Guemara ne choisit pas. Ce sont deux tannaïm qui rapportent Rabbi Chimon ben Elazar, chacun avec son critère.

18
תָּנוּ רַבָּנַן: הַגּוֹנֵב הַקִּיטַּעַת וְאֶת הַחִיגֶּרֶת וְאֶת הַסּוֹמָא, וְכֵן הַגּוֹנֵב בֶּהֱמַת הַשֻּׁותָּפִין – חַיָּיב. וְשֻׁותָּפִים שֶׁגָּנְבוּ – פְּטוּרִים. וְהָתַנְיָא: שֻׁותָּפִין שֶׁגָּנְבוּ – חַיָּיבִין!

Les Rabbins ont enseigné : celui qui vole l'amputée, la boiteuse et l'aveugle, et de même celui qui vole la bête des associés, est hayav. Et des associés qui ont volé sont patour.

Or on enseigne : des associés qui ont volé sont hayav !

📜 Rachi (1)
אֶת הַקִּיטַּעַת אע"ג דְּלֵיכָּא כֻּולָּהּ חַייָּב דְּמַאי דְּגָנַב הָא זַבֵּין כּוּלֵּיהּ:
L'amputée. Bien que le tout n'y soit pas, il est hayav, car ce qu'il a volé, il l'a vendu en entier.
💡 Explication

Autre baraita. Voler une bête déjà amputée, boiteuse ou aveugle, puis la vendre : hayav. Rachi : il a vendu tout ce qu'il avait volé. Voler la bête d'associés : hayav aussi. Des associés qui volent ensemble : une baraita dit patour, une autre hayav.

19
אָמַר רַב נַחְמָן: לָא קַשְׁיָא; כָּאן בְּשֻׁותָּף שֶׁגָּנַב מֵחֲבֵירוֹ, כָּאן בְּשֻׁותָּף שֶׁגָּנַב מֵעָלְמָא.

Rav Nahman a dit : il n'y a pas de difficulté. Ici, un associé qui a volé à son compagnon ; là, un associé qui a volé à l'extérieur.

📜 Rachi (1)
שֻׁותָּף שֶׁגָּנַב מֵחֲבֵירוֹ פָּטוּר מֵאַרְבָּעָה וַחֲמִשָּׁה אַפֵּי' מֵחֵלֶק חֲבֵירוֹ דְּלֵיכָּא וּטְבָחוֹ כֻּולּוֹ בְּאִיסּוּרָא:
Un associé qui a volé à son compagnon. Il est patour des quatre et des cinq, même pour la part de son compagnon, car il n'y a pas : et il l'a abattu tout entier dans l'interdit.
💡 Explication

Première réponse de Rav Nahman. Patour : l'associé vole la part de son co-propriétaire. Sa propre part n'est pas volée, donc il n'y a pas u-tvacho tout entier dans l'interdit, même sur la part d'autrui. Hayav : des voleurs associés prennent la bête d'un tiers.

20
אֵיתִיבֵיהּ רָבָא לְרַב נַחְמָן: יָכוֹל שֻׁותָּף שֶׁגָּנַב מֵחֲבֵירוֹ, וְשֻׁותָּפִים שֶׁגָּנְבוּ, יְהוּ חַיָּיבִין; תַּלְמוּד לוֹמַר: ״וּטְבָחוֹ״ כֻּולּוֹ בָּעֵינַן – וְלֵיכָּא!

Rava objecte à Rav Nahman : on aurait pu penser qu'un associé qui a volé à son compagnon, et des associés qui ont volé, seraient hayav. Le verset dit : " et il l'abat ".

Nous exigeons le tout, et il n'y est pas.

📜 Rachi (1)
שֻׁותָּף שֶׁגָּנַב מֵחֲבֵירוֹ פָּטוּר מֵאַרְבָּעָה וַחֲמִשָּׁה אַפֵּי' מֵחֵלֶק חֲבֵירוֹ דְּלֵיכָּא וּטְבָחוֹ כֻּולּוֹ בְּאִיסּוּרָא:
Un associé qui a volé à son compagnon. Il est patour des quatre et des cinq, même pour la part de son compagnon, car il n'y a pas : et il l'a abattu tout entier dans l'interdit.
💡 Explication

Rava cite une baraita qui écarte les deux cas d'un seul coup. L'associé voleur de son compagnon, et les associés voleurs, auraient pu être hayav. U-tvacho exige le tout, et ce tout n'y est pas. La première réponse, qui rendait hayav le vol fait à l'extérieur, ne tient plus.

21
אֶלָּא אָמַר רַב נַחְמָן: לָא קַשְׁיָא; כָּאן בְּשֻׁותָּף שֶׁטָּבַח לְדַעַת חֲבֵירוֹ, כָּאן בְּשֻׁותָּף שֶׁטָּבַח שֶׁלֹּא לְדַעַת חֲבֵירוֹ.

Plutôt, Rav Nahman a dit : il n'y a pas de difficulté. Ici, un associé qui a abattu avec l'accord de son compagnon ; là, un associé qui a abattu sans l'accord de son compagnon.

📜 Rachi (2)
שֻׁותָּף שֶׁטָּבַח לְדַעַת חֲבֵירוֹ מְשַׁלְּמִין בֵּין שְׁנֵיהֶם דְּאִיכָּא וּטְבָחוֹ כֻּולָּהּ בְּחִיּוּבָא דְּהַטּוֹבֵחַ חַיָּיב עַל חֶלְקוֹ וַחֲבֵירוֹ נָמֵי עֲשָׂאוֹ שָׁלִיחַ וְהָא רַבִּינַן לְעֵיל (בָּבָא קַמָּא דַּף עא.) דְּיֵשׁ שָׁלִיחַ לִדְבַר עֲבֵירָה הָכָא דְּאָמְרִינַן תַּחַת לְרַבּוֹת אֶת הַשָּׁלִיחַ:
Un associé qui a abattu avec l'accord de son compagnon. Ils paient entre eux deux, car il y a : et il l'a abattu tout entier dans l'obligation. Celui qui abat est hayav pour sa part, et son compagnon aussi l'a institué mandataire. Et nous avons inclus plus haut (Bava Kamma 71a) qu'il y a un mandataire pour une transgression, ici, puisque nous disons que " tahat " vient inclure le mandataire.
שֻׁותָּף שֶׁטָּבַח שֶׁלֹּא לְדַעַת חֲבֵירוֹ פָּטוּר דְּלֵיכָּא וּטְבָחוֹ כֻּולּוֹ בְּחִיּוּבָא דִּבְהָהוּא פַּלְגָא דְּחַבְרֵיהּ לֹא נַעֲשָׂה שָׁלִיחַ וַהֲוָה לֵיהּ כְּטוֹבֵחַ וּמוֹכֵר אַחַר הַגַּנָּב דְּפָטוּר וְעַל חֶלְקוֹ נָמֵי פָּטוּר הוֹאִיל וְלֵיכָּא וּטְבָחוֹ כֻּולּוֹ בְּחִיּוּבָא וְאַף עַל גַּב דַּאֲמַרַן לְעֵיל חֲמִשָּׁה בָּקָר וְאַפֵּי' חֲמִשָּׁה חֲצָאֵי בָּקָר הָנֵי מִילֵּי הֵיכָא שֶׁגָּנַב בֶּהֱמַת הַשֻּׁותָּפִין וּטְבָחוֹ וְאַחַר כָּךְ הוֹדָה לְאֶחָד מֵהֶם עַל חֶלְקוֹ דְּבִשְׁעַת טְבִיחָה הֲוַאי כּוּלֵּיהּ בְּחִיּוּבָא וְהָכִי אָמְרִינַן בְּהַגּוֹזֵל (לְקַמָּן בָּבָא קַמָּא דַּף קו:) דְּשֻׁותָּף שֶׁטָּבַח שֶׁלֹּא לְדַעַת חֲבֵירוֹ פָּטוּר:
Un associé qui a abattu sans l'accord de son compagnon. Il est patour, car il n'y a pas : et il l'a abattu tout entier dans l'obligation. Pour cette moitié de son compagnon il n'a pas été fait mandataire, et il est comme celui qui abat et qui vend après le voleur, lequel est patour. Et pour sa part aussi il est patour, puisqu'il n'y a pas : et il l'a abattu tout entier dans l'obligation. Et bien qu'on ait dit plus haut : cinq bovins, et même cinq demi-bovins, ces paroles visent le cas où il a volé la bête des associés, l'a abattue, puis a avoué à l'un d'eux pour sa part : à l'heure de l'abattage, elle était tout entière dans l'obligation. Et ainsi nous disons dans HaGozel (plus bas, Bava Kamma 106b) : un associé qui abat sans l'accord de son compagnon est patour.
💡 Explication

Seconde réponse. Les deux baraitot parlent d'associés qui ont volé ensemble. Avec l'accord : le compagnon le fait shaliach. Le tout est dans le hiyuv, ils paient entre eux. Le mot tahat inclut le mandataire d'une transgression (Bava Kamma 71a).

Sans l'accord : sur la moitié d'autrui il est comme celui qui abat après le voleur, patour. Sa propre part tombe aussi, parce que le verset veut le tout dans le hiyuv. Les " cinq demi-bœufs " visent un autre cas : il vole seul la bête d'associés, l'abat pendant que le tout est dans le hiyuv, puis avoue à l'un pour sa part.

🖼️ Schéma
L'associé abat-il pour les deux ? Avec l'accord Le compagnon le fait shaliach Le tout est dans le hiyuv Ils paient entre eux Sans l'accord Pas mandataire sur l'autre moitié Comme abattre après le voleur Patour, même sur sa part
Avec l'accord, le tout est dans le hiyuv. Sans l'accord, même sa part est patour.
22
בָּעֵי רַבִּי יִרְמְיָה: מְכָרָהּ חוּץ מִשְּׁלֹשִׁים יוֹם; חוּץ מִמְּלַאכְתָּהּ; חוּץ מֵעֻובָּרָהּ; מַהוּ?

Rabbi Yirmeya demande : s'il l'a vendue à l'exception de trente jours ; à l'exception de son travail ; à l'exception de son fœtus. Qu'en est-il ?

📜 Rachi (2)
חוּץ מִשְּׁלֹשִׁים יוֹם אֶעֱשֶׂה בָּהּ מְלַאכְתִּי:
À l'exception de trente jours. Je ferai avec elle mon travail.
חוּץ מִמְּלַאכְתָּהּ אִם תִּרְצֶה לְשׁוֹחֲטָהּ שְׁחוֹט מִיָּד וְאִם תַּעֲשֶׂה בָּהּ מְלָאכָה הַמְּלָאכָה הִיא שֶׁלִּי מִי הָוֵי שִׁיּוּר אוֹ לָא:
À l'exception de son travail. Si tu veux l'abattre, abats tout de suite ; et si tu fais avec elle un travail, le travail est à moi. Est-ce un shiyour, ou non ?
💡 Explication

Trois réserves qui ne sont pas un morceau de chair. Trente jours : il garde l'usage pour son travail. Le travail : l'acheteur peut abattre tout de suite, mais s'il fait travailler la bête, le fruit du travail reste au voleur. Le fœtus : la question que la Guemara développe ensuite.

23
אַלִּיבָּא דְּמַאן דְּאָמַר עֻובָּר יֶרֶךְ אִמּוֹ הוּא – לָא תִּבָּעֵי לָךְ, דְּהָא שִׁיֵּיר בָּהּ; כִּי תִּבָּעֵי לָךְ – אַלִּיבָּא דְּמַאן דְּאָמַר דְּעֻובָּר לָאו יֶרֶךְ אִמּוֹ; מַאי? מֵימָר אָמְרִינַן: כֵּיוָן דִּמְחֻובָּר בָּהּ – הָוֵי שִׁיּוּר; אוֹ דִּלְמָא, כֵּיוָן דִּלְמִפְרַשׁ מִינַּהּ קָאֵי, לָא הָוֵי שִׁיּוּר?

Selon celui qui dit que le fœtus est la cuisse de sa mère, ne pose pas la question, car il a laissé une part en elle. Quand tu poses la question, c'est selon celui qui dit que le fœtus n'est pas la cuisse de sa mère.

Qu'en est-il ? Disons-nous : puisqu'il est attaché à elle, c'est un shiyour ?

Ou bien, puisqu'il est destiné à se séparer d'elle, ce n'est pas un shiyour ?

📜 Rachi (1)
עֻובָּר יֶרֶךְ אִמּוֹ הוּא פְּלֻוגְתָּא בִּתְמוּרָה (ל: לֹא.):
Le fœtus est la cuisse de sa mère. Désaccord à Temoura (30b-31a).
💡 Explication

Si le fœtus est yerekh imo, la cuisse de sa mère, le retenir est un morceau de la bête : shiyour, sans discussion. La question ne s'ouvre que si le fœtus est un être à part. Reste-t-il un shiyour parce qu'il est attaché, ou tombe-t-il parce qu'il est destiné à se détacher ?

24
אִיכָּא דְאָמְרִי: כֵּיוָן דְּלָאו יֶרֶךְ אִמּוֹ הוּא – לָא הָוֵי שִׁיּוּר; אוֹ דִּלְמָא, כֵּיוָן דִּצְרִיךְ לְאִישְׁתְּרוֹיֵי בַּהֲדַהּ בִּשְׁחִיטָה – כְּמַאן דְּשַׁיַּיר בְּגוּפַהּ דָּמֵי? תֵּיקוּ.

Certains disent : puisqu'il n'est pas la cuisse de sa mère, ce n'est pas un shiyour. Ou bien, puisqu'il a besoin d'être permis avec elle par la chehita, c'est comme quelqu'un qui a laissé une part dans son corps ?

Teikou.

💡 Explication

Autre formulation. Puisque le fœtus n'est pas la cuisse, pas de shiyour. Ou bien, comme il n'est permis que par la chehita de la mère, le retenir équivaut à retenir une part du corps. Teikou : la question reste. Les deux premières demandes de Rabbi Yirmeya, les trente jours et le travail, n'ont pas reçu de suite.

🖼️ Schéma
Vendre la mère sauf le fœtus Yérekh imo Le fœtus est une part de la mère Shiyour certain Pas de question Pas la cuisse : lecture 1 Attaché : shiyour Va se détacher : pas de shiyour Lecture 2 Pas la cuisse : pas de shiyour Ou la chehita mère le rend permis : teikou
Cuisse de la mère : shiyour. Sinon, attaché ou destiné à partir, ou permis par la chehita de la mère. Teikou.
25
בָּעֵי רַב פָּפָּא: גְּנֵבָה, קָטְעָה וּמְכָרָהּ, מַהוּ? מִי אָמְרִינַן: מַאי דְּגָנַב – הָא לָא זָבִין; אוֹ דִּלְמָא, מַה דְּזַבֵּין – הָא לֹא שִׁיֵּיר? תֵּיקוּ.

Rav Papa demande : il l'a volée, il en a coupé un membre, et il l'a vendue. Qu'en est-il ?

Disons-nous : ce qu'il a volé, il ne l'a pas vendu ? Ou bien : ce qu'il a vendu, il n'y a pas laissé de part ?

Teikou.

💡 Explication

Rav Papa. Il vole la bête entière, en coupe un membre, puis vend ce qui reste. Côté patour : une part de ce qu'il a volé n'a pas été vendue. Côté hayav : sur ce qu'il a vendu, il n'a rien retenu. Teikou.

26
תָּנוּ רַבָּנַן: גָּנַב, וְנָתַן לְאַחֵר וְטָבַח; גָּנַב, וְנָתַן לְאַחֵר וּמָכַר;

Les Rabbins ont enseigné : il a volé, il a donné à un autre, et celui-ci a abattu ; il a volé, il a donné à un autre, et celui-ci a vendu ;

📜 Rachi (1)
גָּנַב וְנָתַן לְאַחֵר וְטָבַח לֹא נָתַן בְּמַתָּנָה דְּא"כ אֲפִילּוּ לֹא טָבַח מִחַייַּב אַנְּתִינָה מִשּׁוּם מְכִירָה כִּדְקָתָנֵי סֵיפָא אֶלָּא עֲשָׂאוֹ שָׁלִיחַ לִטְבִיחָה אוֹ לִמְכִירָה:
Il a volé et a donné à un autre, et celui-ci a abattu. Il n'a pas donné en cadeau. Car s'il en était ainsi, même sans abattre il serait hayav pour le don au titre de la vente, comme l'enseigne la fin. Plutôt, il l'a institué mandataire pour l'abattage ou pour la vente.
💡 Explication

Début d'une baraita qui continue au daf suivant. Il remet la bête à un autre, qui abat ou qui vend. Rachi : ce n'est pas un cadeau. Un cadeau serait déjà une mékhira, et la fin de la baraita en parlerait à part. Ici, il le fait shaliach de la téviha ou de la mékhira.

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Texte hébreu et araméen vocalisé : édition numérique William Davidson du Talmud Koren Noé, via Sefaria (licence CC BY-NC). Traduction française, notes et schémas : Chiourim BA (licence CC BY 4.0).