Bava Kamma 80b - Le chat, l'alarme du Chabbat, l'achat en terre d'Israël

Bava_Kamma 80b

Sougya : Rav, Shmouel et Rav Assi se cèdent l'entrée d'une maison de chavoua ha-ben, ou de pidyon ha-ben. Pendant qu'ils hésitent, un chat coupe la main d'un enfant.

Rav enseigne quatre dinim : le tuer est permis, le garder est interdit, il n'y a ni gezel ni hachavat aveda. La Guemara départage le chat noir, qu'on élève, et le chat blanc, mouad à nuire ; la lignée tranche entre le fait de Rav et le doute de Ravina.

Suit une chaîne au nom des fils de Rav Papa : alarme le Chabbat pour le hikhoukh, porte qui reste fermée, rédaction d'un acte d'achat en Erets Israël par un goi, à cause du yichouv. Rabbi Yonatan impose quatre chemins à qui achète une ville.

Le daf ouvre les dix conditions de Yehochoua.

Qui entre le premier à la maison du nouveau-né Chavoua ha-ben, ou pidyon ha-ben. Chacun cède le pas. Rav Maître de Rav Assi Entre le premier L'égard envers Shmouel Rav Assi Plus grand que Shmouel Disciple de Rav Entre après Rav Shmouel Le plus petit des trois Reste dehors Entre le dernier, seul Pendant qu'ils se cèdent le pas Un chat coupe la main de l'enfant. Rav sort et enseigne le din du chat. L'égard de Rav pour Shmouel vient de la malédiction de Chabbat 108a.
Rav entre, puis Rav Assi. Shmouel reste dehors. Pendant l'hésitation, le chat coupe la main de l'enfant.
Quel chat peut-on garder ? Noir : inoffensif. Blanc : mouad à nuire à l'homme. La lignée compte. Oukhma, chat noir Baraita : on l'élève Il nettoie la maison Hivra, chat blanc Din de Rav : on le tue Interdit de le garder Question de Ravina Noir, fils de blanc, fils de noir. Doute. Fait de Rav Noir, fils de blanc, fils de blanc. Dangereux. Quatre dinim de Rav sur le chat visé Permis de le tuer. Interdit de le garder. Pas de gezel. Pas de hachavat aveda. La peau d'un chat trouvé mort : Ravina, on ne la rend pas.
Chat noir : on l'élève. Chat blanc : on le tue, on ne le garde pas. Deux blancs dans la lignée tranchent. Un noir plus haut laisse le doute de Ravina.
Trois enseignements, une chaîne de noms Siman : het-bet-dalet, bet-yod-het, bet-het-noun. Hikhoukh Alarme le Chabbat Sec : on alarme Humide : on crie Chofar exclu le Chabbat Porte fermée Mar Zoutra : semikha Rav Achi : pas vite Rav Aha : jamais Parole sur son propre cas Maison au pays On écrit l'one Par un goi Chevout non décrété Yichouv Erets Israël Ville achetée : le tribunal impose un chemin sur les quatre côtés. Le daf ouvre ensuite les dix conditions de Yehochoua.
Hikhoukh sec ou humide. Porte fermée : semikha, retard du bien, parole de Rav Aha. Maison au pays : le goi écrit, pour le yichouv.
1
שְׁמוּאֵל לָא עָיֵיל קַמֵּיהּ דְּרַב אַסִּי, רַב אַסִּי לָא עָיֵיל קַמֵּיהּ דְּרַב. אָמְרִי: מַאן נִתָּרַח? נִתָּרַח שְׁמוּאֵל וְנֵיתֵי רַב וְרַב אַסִּי.

Shmouel n'entrait pas devant Rav Assi. Rav Assi n'entrait pas devant Rav.

Ils dirent : qui s'attardera ? Que Shmouel s'attarde, et que viennent Rav et Rav Assi.

📜 Rachi (3)
שְׁמוּאֵל לָא עָיֵיל קַמֵּיהּ דְּרַב אַסִּי שֶׁהָיָה גָּדוֹל מִמֶּנּוּ וְרַב אַסִּי תַּלְמִיד שֶׁל רַב הֲוָה:
Shmouel n'entrait pas devant Rav Assi : car celui-ci était plus grand que lui. Et Rav Assi était un disciple de Rav.
מַאן נִתָּרַח מִי יִתְאַחֵר מִבַּחוּץ וְיָבֹא אַחֲרוֹנָה יְחִידִי:
Qui s'attardera : qui restera en retard dehors, et viendra le dernier, seul.
נִתָּרַח שְׁמוּאֵל בַּחוּץ וְיָבוֹאוּ רַב וְרַב אַסִּי רַב וְאַחַ"כּ תַּלְמִידוֹ:
Que Shmouel s'attarde : dehors. Et que viennent Rav et Rav Assi : Rav, puis ensuite son disciple.
💡 Explication

Suite du récit de 80a. Ils sont devant une maison de chavoua ha-ben (la semaine du nouveau-né, la circoncision) ou de yechoua ha-ben (le rachat du fils aîné). Chacun refuse de passer devant plus grand que lui. Rav Assi est le maître aux yeux de Shmouel, Rav est le maître de Rav Assi.

Nitrah : s'attarder dehors et entrer le dernier, seul. Ils fixent cet ordre : Rav, puis Rav Assi, Shmouel restant dehors.

2
וְנִתָּרַח רַב אוֹ רַב אַסִּי! רַב – מִילְּתָא בְּעָלְמָא הוּא דַּעֲבַד לֵיהּ לִשְׁמוּאֵל; מִשּׁוּם הָהוּא מַעֲשֶׂה דְּלַטְיֵיהּ, אַדְּבָרֶיהָ רַב עָלֶיהָ.

Et que Rav s'attarde, ou Rav Assi ! Rav : c'était une simple parole qu'il faisait pour Shmouel.

À cause de cet acte où il l'avait maudit, Rav s'était chargé de lui.

📜 Rachi (2)
מִלְּתָא בְּעָלְמָא הוּא דַּעֲבַד לִשְׁמוּאֵל שְׁמוּאֵל קָטָן שֶׁבְּכֻולָּן הָיָה וְזֶה שֶׁאֵין רַב נִכְנָס לְפָנָיו טֵיבוּתָא וַיִּקְרָא הוּא דְּקָא עָבֵד לַיהּ מִשּׁוּם מַעֲשֶׂה דְּלַטְייֵהּ לִשְׁמוּאֵל בִּשְׁמוֹנָה שְׁרָצִים (שַׁבָּת דַּף קח.):
C'était une simple parole qu'il faisait pour Shmouel : Shmouel était le plus petit de tous. Et ceci, que Rav n'entre pas devant lui, est une bonté et un honneur qu'il lui rend, à cause de l'acte où il avait maudit Shmouel, dans le chapitre des huit cheratsim (Chabbat 108a).
אַדְּבָרֶיהָ עָלֶיהָ הִטְעִינוֹ עָלֶיהָ לִנְהֹוג בּוֹ כָּבוֹד:
Il s'était chargé de lui : il s'était imposé de se conduire envers lui avec honneur.
💡 Explication

L'objection : pourquoi Shmouel, plutôt que Rav ou Rav Assi, reste dehors ? La réponse vise Rav. Le pas qu'il cède à Shmouel est une milta be-alma, une marque d'égard, à cause de la malédiction de Chabbat 108a. Shmouel reste le plus petit des trois. Adbereh : Rav a pris sur lui de l'honorer.

3
אַדְּהָכֵי וְהָכֵי, אֲתָא שׁוּנָרָא קַטְעֵיהּ לִידָא דְּיָנוֹקָא. נְפַק רַב וְדָרַשׁ: חָתוּל – מֻותָּר לְהָורְגוֹ, וְאָסוּר לְקַייְּמוֹ, וְאֵין בּוֹ מִשּׁוּם גָּזֵל, וְאֵין בּוֹ מִשּׁוּם הָשֵׁב אֲבֵידָה לַבְּעָלִים.

Pendant ce temps, un chat vint et coupa la main de l'enfant. Rav sortit et enseigna : un chat, il est permis de le tuer, il est interdit de le garder, il n'y a pas en lui d'interdit de vol, et il n'y a pas en lui d'obligation de rendre un objet perdu à ses propriétaires.

📜 Rachi (1)
אַדְּהָכֵי וְהָכֵי דְּהָווּ מְסָרְבִי אֲתָא שֻׁונָּרָא וְקַטְעֵיהּ לִידָא דְּהַהוּא יָנוֹקָא:
Pendant ce temps : tandis qu'ils se refusaient l'un à l'autre, un chat vint et coupa la main de cet enfant.
🗂️ Tossefot (2)
נְפַק רַב וְדָרַשׁ לֹא עַתָּה עַל זֶה הַמַּעֲשֶׂה תִּיקֵּן דְּהָא פָּרִיךְ עֲלָהּ ' מִבָּרַיְיתָא אֶלָּא דָּרַשׁ דְּמִקֹּודֶם נִתְקַן:
Rav sortit et enseigna : il n'institué pas cela maintenant à cause de cet événement, puisque la Guemara objecte contre cet enseignement à partir d'une baraita. Il enseigne ce qui avait déjà été institué auparavant.
מֻותָּר לְהָורְגוֹ וְאָסוּר לְקַיְּימוֹ וְהָא דְּאָמַר ר"ל בפ"ק דְּסַנְהֶדְרִין (דַּף טו: וְשָׁם) גַּבֵּי אֲרִי וְנָמֵר וְדֹוב וּזְאֵב וּבַּרְדְּלָס וְנָחָשׁ דְּאַפֵּי' ר"א דְּאָמַר כָּל הַקּוֹדֵם לְהָורְגוֹ. זָכָה הַייְנוּ דַּוְקָא כְּשֶׁהֵמִיתוּ אֲבָל לֹא הֵמִיתוּ לָא הַייְנוּ בְּקִשּׁוּרִין בְּשַׁלְשֶׁלֶת שֶׁכֵּן דֶּרֶךְ לְגַדְּלָן וְהָכָא בְּחָתוּל שֶׁאֵין קְשׁוּרָה א"נ מְהַנֵּהוּ רְגִילִים בְּנֵי אָדָם לְהִזָּהֵר וְלָא אָתֵי לִידֵי הֶיזֵּק אֲבָל מֵחָתוּל אֵין נִזְהָרִין שֶׁאֵין יוֹדְעִים אִם הִיא בַּר אֻוכָּמָא אוֹ בַּר חִיוָּרָא שֶׁאֵין מַכִּירִים בַּאֲבוֹתֵיהֶם:
Il est permis de le tuer, et il est interdit de le garder. Ce que dit Reich Lakich au premier chapitre de Sanhédrin (15b, et là-bas) au sujet du lion, du léopard, de l'ours, du loup, du bardelas et du serpent : même Rabbi Eliezer, qui dit que le premier à le tuer a mérité, ne vise que le cas où ils ont tué. S'ils n'ont pas tué, la règle ne s'applique pas. Cela vise des bêtes attachées d'une chaîne, car c'est ainsi qu'on les élève. Ici, le chat n'est pas attaché. Autre réponse : de ces bêtes-là, les gens ont coutume de se garder, et l'on n'en vient pas au dommage. Du chat, on ne se garde pas : on ignore s'il est fils d'un noir ou fils d'un blanc, car on ne reconnaît pas ses parents.
💡 Explication

Chounra : le chat, en araméen. Quatre dinim. Moutar le-horgo : permis de le tuer, même s'il a un propriétaire. Assour le-kayemo : interdit de le maintenir. Ein bo michoum gazel : le prendre n'est pas un vol. Hachav aveda : un chat perdu ne se rend pas.

Tossefot : Rav rappelle un takana déjà fixé. La baraita plus loin l'aurait moins mise en cause s'il venait de l'inventer sur le fait. Le lion et ses pareils, à Sanhédrin, ne se tuent de plein droit que s'ils ont déjà tué, et on les élève enchaînés. Le chat, on ne sait pas le classer à vue : noir ou fils de blanc.

🖼️ Schéma
Les quatre dinim que Rav enseigne sur le chat Le tuer Permis Le garder Interdit Gézel Pas d'interdit Aveda Pas de restitution Même la peau
Tuer, garder, vol, objet perdu : les quatre points de l'enseignement de Rav.
4
וְכֵיוָן דַּאֲמַרְתְּ ״מֻותָּר לְהָורְגוֹ״, מַאי נִיהוּ תּוּ ״אָסוּר לְקַיְּימוֹ״? מַהוּ דְתֵימָא: מֻותָּר לְהָורְגוֹ, אִיסּוּרָא לֵיכָּא; קָא מַשְׁמָע לַן.

Et puisque tu as dit " il est permis de le tuer ", que vient encore " il est interdit de le garder " ? On aurait pu dire : il est permis de le tuer, et l'interdit est absent.

Il nous l'apprend.

💡 Explication

La hava amina : si on peut le tuer, le garder irait de soi, ou bien la permission de tuer laisserait le gardiennage sans interdit. Ka machma lan : Rav enseigne un interdit distinct, celui de le maintenir chez soi.

5
אָמְרִי: וְכֵיוָן דַּאֲמַרְתְּ ״אֵין בּוֹ מִשּׁוּם גָּזֵל״, מַאי נִיהוּ תּוּ ״אֵין בּוֹ מִשּׁוּם הָשֵׁב אֲבֵידָה לַבְּעָלִים״? אָמַר רָבִינָא: לְעוֹרוֹ.

Ils dirent : et puisque tu as dit " il n'y a pas en lui d'interdit de vol ", que vient encore " il n'y a pas en lui d'obligation de rendre un objet perdu à ses propriétaires " ? Ravina dit : pour sa peau.

🗂️ Tossefot (1)
אָמַר רָבִינָא לְעוֹרוֹ שֶׁאִם מְצָאָן מֵת אֵין חַייָּב בַּהֲשָׁבַת הָעוֹר וּקְצָת תֵּימַהּ כֵּיוָן דְּאַשְׁמוֹעִינַן דְּאֵין בּוֹ מִשּׁוּם גָּזֵל לְמַאי אִיצְטְרִיךְ הַךְ דְּמֻותָּר לְהָורְגוֹ וי"ל דְּאֵין לָחוּשׁ כֵּיוָן דְּמִתְּחִילָּה קָאָמַר דְּמֻותָּר לְהָורְגוֹ:
Ravina dit : pour sa peau. Si on les a trouvés morts, on n'est pas tenu de restituer la peau. C'est un peu étonnant : puisqu'il nous a appris qu'il n'y a pas en lui d'interdit de vol, pourquoi faut-il " il est permis de le tuer " ? On peut répondre : il n'y a pas lieu de s'en préoccuper, puisqu'il a dit dès le début " il est permis de le tuer ".
💡 Explication

Prendre le chat vivant tombe déjà sous ein bo michoum gazel. La clause sur l'objet perdu aurait l'air en trop. Ravina : elle vise le-oro, la peau. Un chat trouvé mort, on ne rend pas la dépouille. Tossefot note l'ordre du texte : la permission de tuer est dite en tête, les clauses suivantes s'y rattachent.

6
מֵיתִיבִי, רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן אֶלְעָזָר אוֹמֵר: מְגַדְּלִין כְּלָבִים כּוֹפְרִין, וַחֲתוּלִין, וְקוֹפִין, וְחֻולְדּוֹת סְנָאִים – מִפְּנֵי שֶׁעֲשׂוּיִין לְנַקֵּר אֶת הַבַּיִת! לָא קַשְׁיָא; הָא בְּאֻוכָּמָא, הָא בְּחִיווָּרָא.

On objecte. Rabbi Chimon ben Elazar dit : on élève des chiens de village, des chats, des singes et des houldot senaïm, parce qu'ils sont faits pour nettoyer la maison !

Il n'y a pas de difficulté : l'un pour le noir, l'autre pour le blanc.

💡 Explication

La baraita permet d'élever des klabim koufrin (chiens de village), des chats, des kofim (singes) et des houldot senaïm (genettes, déjà expliquées en 80a), parce qu'ils débarrassent la maison des nuisibles. Elle heurte l'interdit de garder un chat. Réponse : oukhma, le noir, est celui de la baraita. Hivra, le blanc, est celui de Rav.

7
וְהָא מַעֲשֶׂה דְּרַב – אֻוכָּמָא הֲוָה! הָתָם – אֻוכָּמָא בַּר חִיוָּרָא הֲוָה. וְהָא מִבְעָיא בָּעֵיא לֵיהּ רָבִינָא!

Mais le fait de Rav, c'était un noir ! La-bas, c'était un noir fils d'un blanc.

Et Ravina a bien posé cela comme un doute !

📜 Rachi (1)
חִיוָּרָא מוּעָד לְהַזִּיק אָדָם:
Le blanc : il est mouad (habitué) à causer un dommage à l'homme.
💡 Explication

Le chat du récit était noir, et il a coupé une main. Le partage noir / blanc ne suffit plus. Réponse : oukhma bar hivra, un noir né d'un blanc. La lignée blanche le rend dangereux. Nouvelle objection : Ravina laisse cette lignée en question, plus bas. Un doute ouvert ne peut pas servir de réponse tranchée.

8
דְּבָעֵי רָבִינָא: אֻוכָּמָא בַּר חִיוָּרָא, מַהוּ? כִּי קָמִבַּעְיָא לֵיהּ לְרָבִינָא – בְּאֻוכָּמָא בַּר חִיוָּרָא בַּר אֻוכָּמָא; מַעֲשֶׂה דְּרַב – בְּאֻוכָּמָא בַּר חִיוָּרָא בַּר חִיוָּרָא הֲוָה.

Car Ravina a demandé : un noir fils d'un blanc, qu'en est-il ? Quand Ravina pose la question, c'est sur un noir fils d'un blanc fils d'un noir.

Le fait de Rav était un noir fils d'un blanc fils d'un blanc.

💡 Explication

Deux lignées sur trois générations. Le doute de Ravina : noir, dont le parent est blanc, dont le parent est noir. Le chat de Rav : noir, dont le parent est blanc, dont le parent est blanc. Deux blancs de suite fixent le danger. Un noir dans la génération d'avant laisse la question ouverte.

🖼️ Schéma
Deux lignées : le doute de Ravina et le fait de Rav Ravina demande Noir fils d'un blanc fils d'un noir Le chat de Rav Noir fils d'un blanc fils d'un blanc
Ravina doute du noir issu d'un blanc issu d'un noir. Le chat de Rav vient de deux blancs.
9
(חַבָּ״ד בי״ח בח״ן – סִימָן.) אָמַר רַבִּי אַחָא בַּר פָּפָּא מִשּׁוּם רַבִּי אַבָּא בַּר פָּפָּא מִשּׁוּם רַבִּי אַדָּא בַּר פָּפָּא, וְאָמְרִי לָהּ: אָמַר רַבִּי אַבָּא בַּר פָּפָּא מִשּׁוּם רַבִּי חִיָּיא בַּר פָּפָּא מִשּׁוּם רַבִּי אַחָא בַּר פָּפָּא, וְאָמְרִי לָהּ: אָמַר רַבִּי אַבָּא בַּר פָּפָּא מִשּׁוּם רַבִּי אַחָא בַּר פָּפָּא מִשּׁוּם רַבִּי חֲנִינָא בַּר פָּפָּא:

(Het, bet, dalet ; bet, yod, het ; bet, het, noun : signe.) Rabbi Aha bar Papa a dit au nom de Rabbi Abba bar Papa, au nom de Rabbi Adda bar Papa. Et d'autres disent : Rabbi Abba bar Papa a dit au nom de Rabbi Hiya bar Papa, au nom de Rabbi Aha bar Papa.

Et d'autres disent : Rabbi Abba bar Papa a dit au nom de Rabbi Aha bar Papa, au nom de Rabbi Hanina bar Papa.

💡 Explication

Le siman retient la lettre qui distingue chaque nom, sur trois chaînes de transmission. Het-bet-dalet : Aha, Abba, Adda. Bet-yod-het : Abba, Hiya, Aha. Bet-het-noun : Abba, Aha, Hanina. Les trois phrases elles-mêmes viennent au segment suivant.

10
מַתְרִיעִין עַל הַחִיכּוּךְ בְּשַׁבָּת, וְדֶלֶת הַנִּנְעֶלֶת לֹא בִּמְהֵרָה תִּפָּתַח, וְהַלּוֹקֵחַ בַּיִת בְּאֶרֶץ יִשְׂרָאֵל – כּוֹתְבִין עָלָיו אוֹנוֹ אֲפִילּוּ בְּשַׁבָּת.

On sonne l'alarme pour le hikhoukh le Chabbat ; une porte qui est fermée ne s'ouvre pas vite ; et celui qui achète une maison en terre d'Israël, on rédige pour lui l'acte même le Chabbat.

📜 Rachi (6)
מַתְרִיעִים בְּצִבּוּר וּבִתְחִנָּה וּבְשׁוֹפָרוֹת וּבַחֲצוֹצְרוֹת בְּמַסֶּכֶת תַּעֲנִית:
On sonne l'alarme : en public, dans la supplication, avec des chofarot et des hatsotsrot (trompettes), dans le traité Taanit.
חִיכּוּךְ שְׁחִין שֶׁמִּתְחַכֵּךְ הָאָדָם עָלֶיהָ פרוטי"ר בְּלַעַ"ז:
Hikhoukh : un chihin (ulcère) sur lequel l'homme se gratte. Proutir, en laaz.
וְדֶלֶת הַנִּנְעֶלֶת עַל הָאָדָם מִהְיוֹת מַצְלִיחַ:
Et une porte qui est fermée : sur l'homme, de sorte qu'il ne réussisse pas.
לֹא בִּמְהֵרָה תִּפְתַּח וְנָפְקָא מִינָּהּ לְאַפּוֹשֵׁי בְּרַחֲמֵי:
Elle ne s'ouvre pas vite : la conséquence pratique est de multiplier les demandes de miséricorde.
וְהַלּוֹקֵחַ בַּיִת מִנָּכְרִי:
Et celui qui achète une maison : d'un non-Juif.
אוֹנוֹ שְׁטַר מְכִירָה:
Son acte : un contrat de vente.
🗂️ Tossefot (2)
מַתְרִיעִין עַל הַחִיכּוּךְ בְּשַׁבָּת ע"כ לָאו הַייְנוּ הַתְרָעָה בַּשּׁוֹפָר דְּשׁוֹפָר בְּשַׁבָּת מִי אִיכָּא כִּדְדָייֵק בספ"ק דְּתַעֲנִית (דַּף יד. וְשָׁם) אֶלָּא הַתְרָעָה בַּפֶּה בַּעֲנָנוֹ וְסָבַר כמ"ד הָתָם דַּעֲנָנוֹ קָרֵי לֵיהּ הַתְרָעָה וְתֵימַהּ דְּמַאי פָּרֵיךְ מֵהַהִיא דְּבִשְׁאָר מִינֵי פֻּורְעָנִיּוֹת דְּקָתָנֵי לֹא הָיוּ מַתְרִיעִין עַל הַחִיכּוּךְ אֶלָּא צוֹעֲקִים דִּילְמָא ה"ק לֹא הָיוּ מַתְרִיעִין בַּשּׁוֹפָר אֶלָּא צוֹעֲקִים בַּפֶּה בַּעֲנָנוֹ וְאֵין לוֹמַר אע"ג דְּתַרְוַיְיהוּ בַּפֶּה הַתְרָעָה לְחוּד וּצְעָקָה לְחוּד דְּהָתָם מַשְׁמַע דְּלָמֶ"ד עֲנֵנוּ קָרֵי לֵיהּ הַתְרָעָה חֲדָא הִיא וְי"ל דְּה"פ מִדְּקָאָמַר שֶׁבְּשַׁבָּת מַתְרִיעִין לְכָל הַפָּחוֹת בַּעֲנָנוֹ א"כ רָאוּי לַעֲשׂוֹת עַל הַחִיכּוּךְ הַתְרָעָה אַפֵּי' בְּשׁוֹפָר בְּחוֹל כֵּיוָן שֶׁהוּא דָּבָר גָּדוֹל כָּל כָּךְ דִּבְשַׁבָּת צוֹעֲקִים:
On sonne l'alarme pour le hikhoukh le Chabbat : l'alarme visée est forcément celle de la bouche, par Anenou. Le chofar le Chabbat, y en a-t-il, comme on le précise à la fin du premier chapitre de Taanit (14a, et là-bas) ? Il tient comme l'opinion, là-bas, qui appelle Anenou une alarme. Et c'est étonnant : que vient objecter la source sur les autres fléaux, qui enseigne qu'on ne sonnait pas l'alarme pour le hikhoukh, et qu'on criait ? Peut-être veut-elle dire : on ne sonnait pas au chofar, et l'on criait de la bouche par Anenou. On ne dira pas : bien que les deux passent par la bouche, l'alarme est une chose et le cri une autre. Là-bas, il ressort que pour l'opinion qui appelle Anenou une alarme, c'est une seule chose. On peut répondre : le sens est celui-ci. Puisqu'il dit que le Chabbat on sonne l'alarme, au minimum par Anenou, il convient donc de faire pour le hikhoukh une alarme même au chofar en semaine, car la chose est assez grave pour qu'on crie le Chabbat.
עַל הֶחָגָב ל"ג וְעַל הַגּוֹבַאי דְּהָא בְּמָתְנֵי' דְּסֵדֶר תַּעֲנִיּוֹת הָאֵלּוּ (תַּעֲנִית יט.) תְּנַן שֶׁמַּתְרִיעִין עַל הָאַרְבֶּה וְעַל הֶחָסִיל וְעַל הַגּוֹבַאי וְי"ל דְּהָתָם בְּפֶה ועי"ל דְּשַׁפִּיר גָּרְסִינַן לֵיהּ וְהָתָם בְּגוֹבַאי הַמַּזִּיק לַשָּׂדוֹת דֻּומְיָא דְּאַרְבֶּה וְחָתוּל דְּקָתָנֵי הָתָם וְגוֹבַאי דְּהָכָא בְּמַזִּיק לִבְנֵי אָדָם דֻּומְיָא דִּצְרָעִים וְשִׁילּוּחַ נְחָשִׁים. פֵּירוּשׁ רִ"י:
Sur le hagav (la sauterelle) : nous ne lisons pas " et sur le govai ". Dans la michna de l'ordre de ces jeûnes (Taanit 19a), on enseigne qu'on sonne l'alarme pour l'arbeh, le hassil et le govai. On peut répondre : là-bas, l'alarme est de la bouche. Autre réponse : la leçon se lit bien. Là-bas, il s'agit du govai qui nuit aux champs, sur le modèle de l'arbeh et du chatoul qu'on enseigne là-bas. Le govai d'ici nuit aux hommes, sur le modèle des frelons et de l'envoi de serpents. Explication de Rabbeinou Its'hak.
💡 Explication

Trois sentences. Matri'in : l'alarme publique, chofar et trompettes dans Taanit. Ici, Tossefot la ramène à la bouche, à Anenou, parce que le chofar du Chabbat est écarté. Hikhoukh : éruption qui démange, le laaz de Rachi est proutir. La porte fermée : l'échec qui dure. Rachi en tire de multiplier les rahamim. L'one : l'acte de vente d'une maison achetée à un non-Juif, en Erets Israël.

La seconde glose de Tossefot porte sur le hagav de la baraita suivante. Elle hésite sur la leçon " govai ". Le govai des champs, dans Taanit, se distingue d'un govai qui atteint les hommes. Le texte de la glose écrit chatoul à côté de l'arbeh.

11
מֵיתִיבִי: וּשְׁאָר פֻּורְעָנִיּוֹת הַמִּתְרַגְּשׁוֹת וּבָאוֹת עַל הַצִּבּוּר – כְּגוֹן חִיכּוּךְ, חָגָב, זְבוּב, צִירְעָה וְיַתּוּשׁ, וְשִׁילּוּחַ נְחָשִׁים וְעַקְרַבִּים – לֹא הָיוּ מַתְרִיעִין, אֶלָּא צוֹעֲקִים!

On objecte : et les autres fléaux qui fondent et viennent sur le public, comme le hikhoukh, le hagav, la mouche, le frelon et le moustique, et l'envoi de serpents et de scorpions : on ne sonnait pas l'alarme, on criait !

📜 Rachi (2)
לֹא הָיוּ מַתְרִיעִין בְּשַׁבָּת:
On ne sonnait pas l'alarme : le Chabbat.
צוֹעֲקִין בְּיָחִיד:
On criait : en particulier.
🗂️ Tossefot (1)
עַל הֶחָגָב. ל"ג וְעַל הַגּוֹבַאי דְּהָא בְּמָתְנֵי' דְּסֵדֶר תַּעֲנִיּוֹת הָאֵלּוּ (תַּעֲנִית יט.) תְּנַן שֶׁמַּתְרִיעִין עַל הָאַרְבֶּה וְעַל הֶחָסִיל וְעַל הַגּוֹבַאי וְי"ל דְּהָתָם בְּפֶה ועי"ל דְּשַׁפִּיר גָּרְסִינַן לֵיהּ וְהָתָם בְּגוֹבַאי הַמַּזִּיק לַשָּׂדוֹת דֻּומְיָא דְּאַרְבֶּה וְחָתוּל דְּקָתָנֵי הָתָם וְגוֹבַאי דְּהָכָא בְּמַזִּיק לִבְנֵי אָדָם דֻּומְיָא דִּצְרָעִים וְשִׁילּוּחַ נְחָשִׁים. פֵּירוּשׁ רִ"י:
Sur le hagav (la sauterelle) : nous ne lisons pas " et sur le govai ". Dans la michna de l'ordre de ces jeûnes (Taanit 19a), on enseigne qu'on sonne l'alarme pour l'arbeh, le hassil et le govai. On peut répondre : là-bas, l'alarme est de la bouche. Autre réponse : la leçon se lit bien. Là-bas, il s'agit du govai qui nuit aux champs, sur le modèle de l'arbeh et du chatoul qu'on enseigne là-bas. Le govai d'ici nuit aux hommes, sur le modèle des frelons et de l'envoi de serpents. Explication de Rabbeinou Its'hak.
💡 Explication

La baraita liste des fléaux autres que la sécheresse : hikhoukh, hagav (sauterelle), mouche, tsir'a (frelon), moustique, serpents et scorpions envoyés. Pour eux, pas d'hatra'a, seulement une tsé'aka, un cri. Rachi fixe l'alarme absente au Chabbat, et le cri au particulier, hors du rite public. Cela heurte la sentence : on alarme pour le hikhoukh le Chabbat.

12
לָא קַשְׁיָא; כָּאן בְּלַח, כָּאן בְּיָבֵשׁ. דְּאָמַר רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן לֵוִי: שְׁחִין שֶׁהֵבִיא הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא עַל הַמִּצְרִים – לַח מִבַּחוּץ וְיָבֵשׁ מִבִּפְנִים, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וַיְהִי שְׁחִין אֲבַעְבֻּעֹת פֹּורֵחַ בָּאָדָם וּבַבְּהֵמָה״.

Il n'y a pas de difficulté : ici, c'est humide ; là, c'est sec. Car Rabbi Yehochoua ben Levi a dit : le chihin que le Saint, béni soit-Il, a amené sur les Égyptiens était humide au-dehors et sec au-dedans, ainsi qu'il est dit : " Et ce fut un chihin, pustule qui éclôt, sur l'homme et sur la bête.

"

📜 Rachi (2)
יָבֵשׁ קָשֶׁה מֶלַח:
Sec : plus dur que l'humide.
אֲבַעְבּוּעוֹת פּוֹרֵחַ בִּפְרִיחָתוֹ דְּהַייְנוּ מִבַּחוּץ הוּא מְבַעְבֵּעַ דְּהַייְנוּ לַח מִכְּלָל דְּבִפְנִים הָוֵי יָבֵשׁ:
Pustules qui éclatent : dans son éclatement, c'est-à-dire au-dehors, il forme des pustules, c'est-à-dire qu'il est humide. On en tire que le dedans était sec.
💡 Explication

Lah : le chihin humide, moins grave, est celui de la baraita, où l'on crie. Yavech : le sec, plus dur selon Rachi, est celui pour lequel on alarme, même le Chabbat. Le verset de Chemot 9, 10 montre les deux plans sur le chihin d'Égypte : l'éclatement extérieur est humide, l'intérieur est sec.

🖼️ Schéma
Hikhoukh : humide ou sec Lah, humide Moins grave On crie Baraita Yavech, sec Plus grave On alarme Enseignement Shihin d'Égypte Dehors : humide Dedans : sec Chemot 9, 10
Humide : on crie. Sec : on alarme. Le chihin d'Égypte est humide dehors et sec dedans.
13
״וְדֶלֶת הַנִּנְעֶלֶת לֹא בִּמְהֵרָה תִּפָּתַח״, מַאי הִיא? מַר זוּטְרָא אָמַר: סְמִיכָה. רַב אַשִּׁי אָמַר: כָּל הַמְּרִיעִין לוֹ, לֹא בִּמְהֵרָה מְטִיבִין לוֹ. רַב אַחָא מִדִּיפְתִּי אָמַר: לְעוֹלָם אֵין מְטִיבִין לוֹ. וְלֹא הִיא, רַב אַחָא מִדִּיפְתִּי מִילְּתָא דְּנַפְשֵׁיהּ הוּא דְּאָמַר.

" Et une porte qui est fermée ne s'ouvre pas vite " : qu'est-ce ? Mar Zoutra dit : la semikha.

Rav Achi dit : quiconque on maltraite, on ne lui fait pas du bien vite. Rav Aha de Difti dit : on ne lui fait jamais du bien.

Et il n'en est pas ainsi : Rav Aha de Difti disait une parole à lui.

📜 Rachi (1)
מִלְּתָא דְּנַפְשֵׁיהּ בב"ב בְּהַשֻּׁותָּפִין (ב"ב דַּף יב:) דְּאִימְּנוּהָ לְאוֹתוֹבֵיהּ בְּרֵישָׁא וְלָא אִיסְתַּייְּעָא מִילְּתָא:
Une parole à lui : dans Bava Batra, au chapitre des associés (Bava Batra 12b). On l'avait désigné pour le faire siège en tête, et la chose n'aboutit pas.
🗂️ Tossefot (1)
לְעוֹלָם אֵין מְטִיבִין לוֹ וְהָא דְּקָאָמַר אִיהוּ גּוּפֵיהּ בְּעֻובְדָּא דִּידֵיהּ לֹא בִּמְהֵרָה מְטִיבִין לוֹ בְּפֶרֶק קַמָּא דְּבָבָא בָּתְרָא (דַּף יב:) זֶה אָמַר בְּשָׁעָה שֶׁהָיָה סָבוּר עֲדַייִן שֶׁיַּחֲזִירוּ וִימַנּוּ אוֹתוֹ רֹאשׁ יְשִׁיבָה אֲבָל לְבַסּוֹף שֶׁלֹּא הֶחֱזִירוּהוּ אָמַר לְעוֹלָם אֵין מְטִיבִין לוֹ:
On ne lui fait jamais du bien. Et ce que lui-même a dit dans son propre fait, " on ne lui fait pas du bien vite ", au premier chapitre de Bava Batra (12b) : il l'a dit au moment où il pensait encore qu'on reviendrait et qu'on le nommerait roch yechiva. À la fin, lorsqu'on ne l'a pas ramené, il a dit : on ne lui fait jamais du bien.
💡 Explication

Trois lectures de la porte fermée. Semikha : l'ordination. Si elle se refuse, elle ne se rouvre pas vite. Rachi, plus haut, en tire de multiplier la prière. Rav Achi élargit : un mauvais traitement annonce que le bon traitement tarde. Rav Aha de Difti va jusqu'au jamais. La Guemara écarte cette formule comme milta de-naficheh : il parlait de son échec à siéger en tête, Bava Batra 12b. Tossefot relie les deux formules au même épisode : " pas vite " tant qu'il espérait le retour, " jamais " une fois le siège perdu.

🖼️ Schéma
Une porte fermée ne s'ouvre pas vite Mar Zoutra La semikha L'ordination se ferme Multiplier les prières Rav Achi On lui fait du mal Le bien tarde Rav Aha de Difti Le bien ne vient pas Parole sur lui-même Bava Batra 12b
Semikha, mauvais traitement qui tarde à s'inverser, ou parole de Rav Aha sur son propre échec.
14
וְהַלּוֹקֵחַ בַּיִת בְּאֶרֶץ יִשְׂרָאֵל – כּוֹתְבִין עָלָיו אוֹנוֹ אֲפִילּוּ בְּשַׁבָּת. בְּשַׁבָּת סָלְקָא דַעְתָּךְ?!

Et celui qui achète une maison en terre d'Israël : on rédige pour lui l'acte même le Chabbat. Le Chabbat, cela te viendrait à l'esprit ?!

💡 Explication

Salika daatakh : écrire le Chabbat est une melakha. La phrase " même le Chabbat " ne peut pas viser la main d'un Juif. La suite donne le procédé.

15
אֶלָּא כִּדְאָמַר רָבָא הָתָם: אוֹמֵר לַגּוֹי וְעוֹשֶׂה; הָכִי נָמֵי, אוֹמֵר לַגּוֹי וְעוֹשֶׂה. וְאַף עַל גַּב דַּאֲמִירָה לְגוֹי שְׁבוּת הִיא, מִשּׁוּם יִשּׁוּב אֶרֶץ יִשְׂרָאֵל לָא גְּזַרוּ בֵּיהּ רַבָּנָן.

Plutôt, comme Rava l'a dit là-bas : on dit à un goi, et il agit. Ici de même : on dit à un goi, et il agit.

Et bien que dire à un goi soit un chevout, à cause du peuplement de la terre d'Israël les Sages n'ont pas décrété là-dessus.

🗂️ Tossefot (1)
אוֹמֵר לְנָכְרִי וְעוֹשֶׂה דַּוְקָא מִשּׁוּם מִצְוָה זוֹ דְּיִשּׁוּב דא"י אֲבָל לְצֹורֶךְ מִצְוָה אַחֶרֶת לָא שָׁרִי אֲמִירָה לְנָכְרִי וְאַפֵּי' לְצֹורֶךְ מִילָה מַשְׁמַע בְּפֶרֶק הֲדַר (עֵירוּבִין דַּף סח.) דְּלָא שָׁרֵי אֲמִירָה לְנָכְרִי בְּאִיסּוּרָא דְּאוֹרָייְתָא גַּבֵּי הָהוּא יָנוֹקָא דְּאִישְׁתְּפִיךְ חַמִּימֵיהּ דְּקָאָמַר נְשַׁיְּילֵיהּ לְאִימֵּיהּ אִי צְרִיכָה נָחִים לֵיהּ אַגַּב אִימֵּיהּ מַשְׁמַע דְּאִי לָא צְרִיכָה אִימֵּיהּ לָא שָׁרִי אֲפִילּוּ עַל יְדֵי נָכְרִי וי"ס שֶׁכָּתוּב בְּהֶדְיָא נַחֵים לֵיהּ נָכְרִי אַגַּב אִימֵּיהּ וְלִכְאוֹרָה מַשְׁמַע שֶׁלִּפְנֵי הַמִּילָה הָיָה וְהָיוּ צְרִיכִין לְחַמִּימֵי כְּדֵי לְמוּלוֹ וְלָא שָׁרֵי אֲפִילּוּ ע"י נָכְרִי אֶלָּא אַגַּב אִימֵּיהּ כִּדְשַׁרְיָא הָכָא וְהָתָם בְּעֻובְדָּא דִּלְעֵיל דְּקָאָמַר גַּבֵּי יָנוֹקָא אַחַרְיַנָא נֵימָא לֵיהּ לְנָכְרִי דְּנַיְתֵי מִגּוֹ בֵּיתָא הַהוּא דִּלְעֵיל אִיסּוּרָא דְּרַבָּנָן הֲוָה לְהָבִיא דֶּרֶךְ חָצֵר שֶׁלֹּא עֵירֵב וַאֲפִילּוּ אִיסּוּרָא דְּרַבָּנָן אור"י שֶׁאֵין לְהַתִּיר מִשּׁוּם מִצְוָה אַחֶרֶת עַל יְדֵי נָכְרִי כְּגוֹן לְהָבִיא סֵפֶר דֶּרֶךְ כַּרְמְלִית כְּדֵי לִלְמֹוד בּוֹ דְּדַוְקָא מִילָה דְּהִיא גּוּפָא דָּחֵי שַׁבָּת שָׁרִי עַל יְדֵי נָכְרִי אִיסּוּר דְּרַבָּנָן וּמִיהוּ בה"ג מַשְׁמַע דַּאֲפִילּוּ אִיסּוּרָא דְּאוֹרָייְתָא שָׁרִי עַל יְדֵי נָכְרִי לְצֹורֶךְ מִילָה שֶׁפֵּירֵשׁ דְּאַפֵּי' דְּנַיְתֵי נָכְרִי מִתּוֹךְ בֵּיתוֹ דְּהִיא דֶּרֶךְ רְשׁוּת הָרַבִּים דְּהָוֵי אִיסּוּרָא דְּאוֹרָייְתָא שָׁרִי עַל יְדֵי נָכְרִי לְצֹורֶךְ מִילָה כְּמוֹ הָכָא מִשּׁוּם יִשּׁוּב אֶרֶץ יִשְׂרָאֵל וּלְדִבְרֵיהֶם בְּעֻובְדָּא בָּתְרָא דְּקָאָמַר נַחֵים לֵיהּ נָכְרִי אַגַּב אִימֵּיהּ לְאַחַר הַמִּילָה הֲוָה וּלְאַחַר שְׁלֹשָׁה שֶׁכְּבָר נִתְרַפֵּא הַוָּלָד יָפֶה וְלִסְפָרִים דל"ג נָכְרִי נוּכַל לוֹמַר דע"י יִשְׂרָאֵל קָאָמַר וְתוֹךְ שִׁבְעָה דִּמְחַלְּלִין עָלֶיהָ הַשַּׁבָּת אִם אָמְרָה צְרִיכָה אֲנִי כִּדְאָמְרִינַן בְּפֶרֶק מְפַנִּין (שַׁבָּת דַּף קכט. וְשָׁם) אֲבָל אֵין נִרְאֶה דְּעַל יְדֵי יִשְׂרָאֵל הֲוָה אָסוּר לְהַרְבּוֹת בִּשְׁבִיל הַתִּינוֹק כִּדְאָמְרִינַן בפ"ק דְּחֻולִּין (דַּף טו:) וּלְפִי ה"ג טְפֵי אִית לָן לְמִישְׁרֵי עַל יְדֵי נָכְרִי אִיסּוּרָא דְּאוֹרָיְיתָא מֵאִיסּוּרָא דְּרַבָּנָן עַל יְדֵי יִשְׂרָאֵל כִּדְמַסִּיק הָתָם אַהַאי עֻובְדָּא וְלָא שָׁנֵי לָךְ בֵּין שְׁבוּת דְּאִית בֵּיהּ מַעֲשֶׂה לִשְׁבוּת דְּלֵית בֵּיהּ מַעֲשֶׂה וְאָמְרִינַן נָמֵי בְּפֶרֶק ר' אֱלִיעֶזֶר דְּמִילָה (שַׁבָּת דַּף קַל:) כְּשֵׁם שֶׁאֵין מְבִיאִין דֶּרֶךְ רְשׁוּת הָרַבִּים כָּךְ אֵין מְבִיאִין דֶּרֶךְ גַּגּוֹת חֲצֵירוֹת וְקַרְפֵּיפוֹת וְהָיָה נִרְאֶה מִתּוֹךְ ה"ג לְהַתִּיר בְּיוֹם שֵׁנִי אֲפִילּוּ שֶׁל ר"ה לַעֲשׂוֹת כָּל צָרְכֵי מִילָה אֲפִילּוּ לִכְרוֹת עֵצִים לַעֲשׂוֹת בַּרְזֶל ע"י יִשְׂרָאֵל שֶׁהֲרֵי מֵת דְּלָא שָׁרִי לִקְבֹּור עַל יְדֵי נָכְרִי כִּדְמוֹכַח בפ"ק דר"ה (דַּף כ.) אֲפִילּוּ הָכֵי אָמַר בְּפ"ק דְּבֵיצָה (דַּף ו. וְשָׁם) ביו"ט שֵׁנִי יִתְעַסְּקוּ בּוֹ יִשְׂרָאֵל אֲפִילּוּ בְּיו"ט שֵׁנִי שֶׁל ר"ה כ"ש מִילָה דְּשָׁרֵי ע"י נָכְרִי אִיסּוּרָא דְּאוֹרָייְתָא בְּשַׁבָּת כִּדְפֵי' בַּהֲלָכוֹת גְּדוֹלוֹת וְשָׁרִי נָמֵי ע"י יִשְׂרָאֵל ביו"ט שֵׁנִי שֶׁל ר"ה וּמִיהוּ אֵין זֶה ק"ו דְּמִן הַדִּין הֲוָה לֵיהּ לְמִישְׁרֵי לִקְבֹּור מֵת בְּשַׁבָּת אֶלָּא לְפִי שֶׁהוּא מְכֹועָר וּמְגֻונֶּה וּמִתְבַּייֵּשׁ שֶׁנִּקְבַּר בְּשַׁבָּת שֶׁנַּעֲשָׂה בְּאִיסּוּר שַׁבָּת אֲפִילּוּ ע"י נָכְרִי מִידִי דַּהֲוָה אַהַהִיא דִּתְנַן בְּפֶרֶק הַשּׁוֹאֵל (שַׁבָּת דַּף קנא.) עָשָׂה נָכְרִי אָרוֹן וְחָפַר קֶבֶר אִם בִּשְׁבִיל יִשְׂרָאֵל לֹא יִקָּבֵר בּוֹ עוֹלָמִית וְלָא שָׁרִי בִּכְדֵי שֶׁיַּעֲשׂוּ כְּמוֹ בְּחַי מִטַּעַם דְּפָרֵישִׁית וְתֵדַע דְּהָא בְּמֵת שָׁרְיָא כַּרְמְלִית כִּדְאָמְרִינַן בְּהַמַּצְנִיעַ (שָׁם דַּף צַד:) דְּגָדוֹל כְּבוֹד הַבְּרִיּוֹת א"כ כ"ש דַּהֲוָה לֵיהּ לְמִישְׁרֵי לִקְבֹּור ע"י נָכְרִי אֶלָּא עַל כָּרְחָךְ טַעְמָא הָוֵי כִּדְפָרֵישִׁית וא"ש נָמֵי הָא דְּאָמְרִינַן בפ"ב דְּבֵיצָה (דַּף כב.) אַמֵּימָר שְׁרָא לְמִיכְחַל עֵינָא אַפֵּי' ביו"ט שֵׁנִי שֶׁל ר"ה וּפָרִיךְ וְהָאָמַר רַבָּה מֵת ביו"ט שֵׁנִי יִתְעַסְּקוּ בּוֹ יִשְׂרָאֵל מַה שֶּׁאֵין כֵּן בְּבֵיצָה וְהַשְׁתָּא מַאי פָּרִיךְ מִבֵּיצָה וְהָא צָרְכֵי חוֹלֶה אִית לָן לְמִשְׁרֵי טְפֵי אַפֵּי' מִמֵּת דִּבְסוֹף מְפַנִּין (שַׁבָּת דַּף קכט.) אָמַר דְּכָל צָרְכֵי חוֹלֶה נַעֲשִׂין עַל יְדֵי אַרְמַאי בְּשַׁבָּת וּמִיכְחָל עֵינָא מְדַמֶּה הָתָם לְחוֹלֶה שֶׁאֵין בּוֹ סַכָּנָה וְאוֹמֵר לְנָכְרִי וְעוֹשֶׂה אַפֵּי' אִיסּוּרָא דְּאוֹרָייְתָא א"כ אִית לָן לְמִישְׁרֵי בק"ו מִמֵּת אַפֵּי' לִכְתֹּושׁ סַמָּנִין בְּיוֹם טוֹב שֵׁנִי שֶׁל רֹאשׁ הַשָּׁנָה עַל יְדֵי יִשְׂרָאֵל וּלְמַאי דְּפָרֵישְׁנָא אָתֵי שַׁפִּיר דְּלֵיכָּא ק"ו:
On dit à un nokhri (non-Juif) et il agit : seulement pour cette mitsva du yichouv de Erets Israël (peuplement de la terre d'Israël). Pour le besoin d'une autre mitsva, l'amira le-nokhri reste interdite. Même pour le besoin d'une mila (circoncision), il ressort du chapitre Ha-dar (Erouvin 68a) que l'amira le-nokhri reste interdite dans un interdit de la Torah. C'est le cas de cet enfant dont l'eau chaude s'était renversée : on dit d'interroger sa mère ; si elle en a besoin, on chauffera pour lui à l'occasion de sa mère. Il en ressort que si la mère n'en a pas besoin, la chose reste interdite, même par un nokhri. Certaines versions écrivent explicitement : qu'un nokhri chauffe pour lui à l'occasion de sa mère. À première vue, c'était avant la mila : ils avaient besoin d'eau chaude pour le circoncire, et même par un nokhri la permission ne vaut qu'à l'occasion de la mère, comme la permission dite ici. Là-bas, dans le récit précédent, au sujet d'un autre enfant, il dit : disons à un nokhri d'apporter depuis l'intérieur de la maison. Ce cas précédent était un interdit rabbinique : apporter en passant par une cour où l'on n'avait pas fait l'erouv. Même pour un interdit rabbinique, Rabbeinou Its'hak dit qu'on ne permet pas, pour une autre mitsva, l'acte d'un nokhri : par exemple apporter un sefer par un karmelit afin d'y étudier. Seule la mila, qui elle-même écarte le Chabbat, permet par un nokhri un interdit rabbinique. Toutefois, dans les Halakhot Guedolot, il ressort que même un interdit de la Torah est permis par un nokhri pour le besoin de la mila. Il explique : même si le nokhri apporte depuis l'intérieur de sa maison, trajet qui passe par le rechout ha-rabim (domaine public), interdit de la Torah, c'est permis par un nokhri pour la mila, comme ici pour le yichouv de Erets Israël. Selon eux, dans le second récit, là où il dit qu'un nokhri chauffe pour lui à l'occasion de la mère, c'était après la mila, et après le troisième jour, quand l'enfant était déjà bien guéri. Pour les versions qui ne lisent pas le mot nokhri, on peut dire qu'il parle d'un acte fait par un Israël, dans les sept jours, où l'on profane le Chabbat pour l'enfant si elle dit : j'en ai besoin, comme au chapitre Mefanin (Chabbat 129a). Cela ne se soutient pas : par un Israël, augmenter pour le nourrisson resterait interdit, comme au premier chapitre de Houlin (15b). Selon les Halakhot Guedolot, il y a plus de raison de permettre par un nokhri un interdit de la Torah que de permettre par un Israël un interdit rabbinique, comme on le conclut là-bas sur ce récit. Tu ne séparés pas un chevout qui comporte un acte d'un chevout qui n'en comporte pas. On dit aussi au chapitre Rabbi Eliezer de-mila (Chabbat 130b) : de même qu'on n'apporte pas par le domaine public, de même on n'apporte pas par les toits, les cours et les karpefot. D'après les Halakhot Guedolot, il semblerait permis, le second jour, même celui de Roch Hachana, de faire tous les besoins de la mila par un Israël, jusqu'à couper du bois pour fabriquer du fer. Un mort, qu'il reste interdit d'enterrer par un nokhri, comme il ressort du premier chapitre de Roch Hachana (20a) : malgré cela, au premier chapitre de Beitsa (6a), le second jour de fête, des Israélites s'en occupent, même le second jour de Roch Hachana. À plus forte raison la mila, pour laquelle un interdit de la Torah est permis par un nokhri le Chabbat, comme l'expliquent les Halakhot Guedolot : elle le serait aussi par un Israël le second jour de Roch Hachana. Ce raisonnement échoue comme kal va-homer (à fortiori). En droit, il aurait fallu permettre d'enterrer un mort le Chabbat. La chose est laide et dégradante : on a honte qu'il soit enterré le Chabbat, l'acte ayant été fait dans l'interdit du Chabbat, même par un nokhri. Il en va comme de la michna du chapitre Ha-choel (Chabbat 151a) : si un nokhri a fait un cercueil et a creusé une tombe, s'il l'a fait pour un Israël, on n'y enterrera jamais. On n'y applique pas le délai " le temps qu'ils feraient ", délai qui vaut pour un vivant, pour la raison déjà dite. Sache-le : pour un mort, le karmelit est permis, comme au chapitre Ha-matsni'a (là-bas, 94b), car grande est la kevod ha-beriyot (dignité des créatures). À plus forte raison, l'enterrement par un nokhri aurait dû être permis. La raison reste donc celle qui a été dite. Cela s'accorde avec le second chapitre de Beitsa (22a) : Ameimar a permis de passer du kohal sur l'œil, même le second jour de Roch Hachana. On objecte : Raba a dit qu'un mort, le second jour de fête, des Israélites s'en occupent, ce qui n'est pas ainsi pour un œuf. Que vient alors faire l'objection tirée de l'œuf ? Les besoins d'un malade, il y a lieu de les permettre davantage, et davantage encore que pour un mort. À la fin du chapitre Mefanin (Chabbat 129a), tous les besoins d'un malade se font par un Araméen le Chabbat. Passer du kohal sur l'œil est comparé là-bas à un malade qui n'est pas en danger : on dit à un nokhri, et il agit, même dans un interdit de la Torah. Il y aurait donc lieu de permettre, par kal va-homer à partir du mort, même de piler des sammannim (remèdes) le second jour de fête de Roch Hachana, par un Israël. Selon l'explication donnée, la suite se tient : le kal va-homer fait défaut.
💡 Explication

Le Juif ne tient pas le calame. Il dit au goi de rédiger l'one. Amira le-goi est un chevout, un interdit des Sages. Pour le yichouv Erets Israël, les Sages n'ont pas étendu ce décret.

Tossefot resserre la permission à cette mitsva. Une autre mitsva, y compris la mila dans un interdit de la Torah, reste sous la règle d'Erouvin 68a : l'eau chaude de l'enfant ne se chauffe par un nokhri qu'à l'occasion de la mère. Les Halakhot Guedolot permettent davantage pour la mila, jusqu'à un interdit de la Torah par un nokhri. Le kal va-homer vers l'enterrement du mort et vers le second jour de Roch Hachana est ensuite démonté : l'enterrement le Chabbat reste écarté parce que l'acte est dégradant, même fait par un nokhri.

🖼️ Schéma
Écrire l'acte d'une maison le Chabbat Juif qui écrit Melakha Écarte On dit au goi Il rédige l'one Amira le-goi Chevout Décret des Sages En général Yichouv du pays Pas de décret Ici seulement
Le Juif n'écrit pas. Le goi rédige. Le chevout tombe ici, pour le yichouv du pays.
16
אָמַר רַבִּי שְׁמוּאֵל בַּר נַחְמָנִי אָמַר רַבִּי יוֹנָתָן: הַלּוֹקֵחַ עִיר בְּאֶרֶץ יִשְׂרָאֵל, כּוֹפִין אוֹתוֹ לִיקַּח לָהּ דֶּרֶךְ מֵאַרְבַּע רוּחוֹתֶיהָ, מִשּׁוּם יִשּׁוּב אֶרֶץ יִשְׂרָאֵל.

Rabbi Chmouel bar Nahmani a dit au nom de Rabbi Yonatan : celui qui achète une ville en terre d'Israël, on le contraint à lui acheter un chemin de ses quatre côtés, à cause du peuplement de la terre d'Israël.

💡 Explication

Au-delà de la maison : qui achète une ir (une ville) doit acheter l'accès par les quatre vents. Le tribunal le kofin, le contraint. Le motif reste le yichouv Erets Israël : une ville sans chemins ne se peuple pas.

🖼️ Schéma
Une ville achetée : un chemin sur chaque côté La ville Nord Sud Ouest Est On le contraint à les acheter
Quatre accès, nord, sud, est, ouest : l'acheteur de la ville doit les prendre.
17
תָּנוּ רַבָּנַן, עֲשָׂרָה תְּנָאִין הִתְנָה יְהוֹשֻׁעַ:

Les Sages ont enseigné : dix conditions Yehochoua a stipulées.

💡 Explication

Ouverture de la baraita des assara tenaïm, les dix conditions que Yehochoua a posées au partage du pays. La liste commence sur l'amud suivant.

✉ Signaler une erreur de traduction

Texte hébreu et araméen vocalisé : édition numérique William Davidson du Talmud Koren Noé, via Sefaria (licence CC BY-NC). Traduction française, notes et schémas : Chiourim BA (licence CC BY 4.0).