Bava Kamma 84a - Œil pour œil : argent, estimation, recouvrement en Babylonie

Bava_Kamma 84a

Sougya : L'amoud achève la réponse à Rabbi Dostai : on prend une âme pour une âme, et la lumière de l'œil pour la lumière. Puis viennent les preuves que "œil pour œil" est de l'argent.

Celles de Rabbi Chimon ben Yohai, d'Abaye, de Rav Zevid et de Rav Papa sont écartées. Restent le verset en trop de l'école de Rabbi Yichmael, celui de l'école de Rabbi Hiya sur le témoin zomem, et la gezera chava de Rav Achi à partir de "pour ce qu'il l'a affligée".

Rabbi Eliezer, qui dit un œil réel, vise l'estimation de l'œil du mazik. Deux récits suivent, un âne puis un bœuf, et Rava dit ce que les tribunaux de Babylonie recouvrent.

La dernière question reste ouverte sur 84b.

Œil pour œil : preuves de l'argent, et leur sort Suite de 83b. Vert : la preuve reste. Rose : la Gemara l'écarte. Rabbi Dostai petit et grand Meurtre : âme pour âme Œil : lumière pour lumière Écartée R. Chimon b. Yohai aveugle, amputé, boiteux Un seul droit pour tous Vayikra 24, 22 Écartée sinon, on exempte École de R. Yichmael ainsi il lui sera donné Un don désigne l'argent verset en trop, Vayikra 24, 20 Tenue École de R. Hiya main pour main Chose donnée de main en main témoin zomem, Devarim 19 Tenue Abaye, Hizkiya âme et œil pour un œil En aveuglant, l'âme peut sortir Shemot 21, 23-24 Écartée omed, comme malkot Rav Zevid / Rabba plaie pour plaie Tsaar là où il y a déjà nézek Shemot 21, 25 Écartée écart de douleur Rav Papa / Rava il guérira, il guérira Ripouy là où il y a déjà nézek Shemot 21, 19 Écartée écart de soins Rav Achi pour ce qu'il l'a affligée Gezera chava tachât homme, et dommages. Devarim 22, 29 Tenue
Huit lectures de œil pour œil. Trois restent : le don, la main du zomem, le tahat de l'affliction.
Gezera chava de tachât, trois modèles Rav Achi retire le bœuf, puis retient l'affliction Bœuf il paiera bœuf pour bœuf Shemot 21, 36 Là-bas : argent dommage, mais une bête Tossefot : les autres gardent ce tachât pour le méitav Meurtre tu donneras âme pour âme Shemot 21, 23 Là-bas : réel un homme, mais une mort Objection : apprends l'homme de l'homme Affliction pour ce qu'il l'a affligée Devarim 22, 29 Là-bas : 50 sicles un homme, et un dommage Rav Achi retient ce tachât Deux critères en face : dommages tirés des dommages, homme tiré de l'homme. Le viol les remplit tous les deux. L'œil se paie en argent.
Trois modèles du mot tahat. Rav Achi retient le viol : homme et dommage, cinquante sicles.
Ce que l'on recouvre en Babylonie Rava. La ligne est la victime. La colonne est l'auteur. Auteur : bœuf Auteur : homme Victime : bœuf On recouvre bœuf par bœuf On recouvre bœuf par homme Victime : homme Pas de recouvrement homme par bœuf, estimé comme esclave Pas de recouvrement homme par homme Question coupée au bas de l'amoud : ces cas de bœuf exigeraient aussi des juges ordonnés. La suite est sur 84b. Si la victime a saisi, l'estimation sert à savoir ce qu'elle retient.
En Babylonie, on recouvre quand la victime est un bœuf. La question des juges ordonnés reste ouverte.
1
קטן שהרג את הגדול וגדול שהרג את הקטן, היכי קטלינן ליה? התורה אמרה: ״משפט אחד יהיה לכם״ – משפט השוה לכולכם! אלא נשמה שקיל מיניה, נשמה אמר רחמנא נשקול מיניה; הכי נמי, נהורא שקיל מיניה, נהורא אמר רחמנא נשקול מיניה!

un petit qui a tué un grand, et un grand qui a tué un petit, comment le mettons-nous à mort ? La Torah a dit : "Un seul droit sera pour vous", un droit égal pour vous tous !

Plutôt : il a pris de lui une âme ; une âme, Rachmana (la miséricorde) a dit qu'on la prenne de lui. Ici de même : il a pris de lui la lumière ; la lumière, Rachmana a dit qu'on la prenne de lui.

📜 Rachi (1)
קטן שהרג אדם ננס שהרג את הגדול:
Un petit qui a tué : un homme nain qui a tué le grand.
💡 Explication

Suite de la phrase de 83b : "car si tu ne dis pas ainsi". Si la peine devait calquer la taille du corps, le meurtre d'un grand par un petit poserait la même question. Vayikra 24, 22, mishpat ehad, demande un droit égal.

La réponse du meurtre : il a pris une nechama, on prend une nechama. De même pour l'œil : il a pris la nehora, la lumière, on prend cette lumière. La preuve de Rabbi Dostai ben Yehouda, l'œil grand et l'œil petit, tombe.

🖼️ Schéma
Âme pour âme, lumière pour lumière Meurtre Petit qui a tué un grand Il a pris une âme On prend une âme Œil Œil grand, œil petit Il a pris la lumière On prend la lumière Un seul droit : la chose prise est la même. La taille du corps ne se compare pas. Rachi : le petit est un nain. Suite de la phrase ouverte en 83b.
Meurtre et œil. On prend la chose enlevée : l'âme, puis la lumière.
2
תניא אידך, רבי שמעון בן יוחי אומר: ״עין תחת עין״ – ממון. אתה אומר ממון, או אינו אלא עין ממש? הרי שהיה סומא, וסימא; קיטע, וקיטע; חיגר, וחיגר; היאך אני מקיים בזה ״עין תחת עין״ – והתורה אמרה: ״משפט אחד יהיה לכם״, משפט השוה לכולכם?

On enseigne dans une autre baraita : Rabbi Chimon ben Yohai dit : "Œil pour œil", c'est de l'argent. Tu dis : de l'argent.

Ou bien un œil réel seulement ? Voici qu'il était aveugle, et qu'il a aveuglé ; amputé, et qu'il a amputé ; boiteux, et qu'il a rendu boiteux.

Comment accomplis-je dans ce cas "œil pour œil" ? Or la Torah a dit : "Un seul droit sera pour vous", un droit égal pour vous tous.

📜 Rachi (1)
קיטע וקיטע היאך אני קורא כו' וכי תימא הכא נשקול ממונא התורה אמרה משפט שוה:
Amputé et il a amputé, comment lis-je, etc. : et si tu disais qu'ici on prend de l'argent, la Torah a dit un droit égal.
💡 Explication

Rabbi Chimon ben Yohai reprend la formule de Rabbi Dostai : tu dis de l'argent, ou bien un œil réel seulement. Le cas nouveau : l'auteur n'a déjà plus l'organe qu'il a enlevé. Aveugle, kit'a (amputé), higer (boiteux).

Rachi ferme la porte de l'argent réserve à ce seul cas. Mishpat ehad ne laisse pas deux régimes, l'organe pour l'un et l'argent pour l'autre.

3
אמרי: ומאי קושיא? דלמא היכא דאפשר – אפשר; היכא דלא אפשר – לא אפשר, ופטרינן ליה! דאי לא תימא הכי, טרפה שהרג את השלם – מאי עבדינן ליה?

On dit : et quelle est la difficulté ? Peut-être, là où c'est possible, c'est possible ; là où ce n'est pas possible, ce n'est pas possible, et on l'exempte.

Car si tu ne dis pas ainsi, un tereifa qui a tué l'homme sain, que lui fait-on ?

📜 Rachi (2)
ופטרינן ליה בולא כלום והוי משפט שוה או ליטול אבר ממש או לפטור לגמרי:
Et on l'exempte : de tout. Et le droit est égal : ou bien prendre le membre réel, ou bien exempter entièrement.
מאי עבדינן ליה הא גברא קטילא הוא והוה ליה עדות שאי אתה יכול להזימה דהא אי משתכחי עדים זוממים פטורים דגברי קטילא בעו למקטל והלכך איהו נמי פטור והכי אמרינן באלו הן הנשרפין (סנהדרין דף עח.):
Que lui fait-on : cet homme est un homme déjà mort. C'est un témoignage que tu ne peux pas soumettre à la hazama. Car si les témoins se trouvent zomemim, ils sont exempts : ils auraient eu à tuer un homme déjà mort. Donc lui aussi est exempt. Et c'est ainsi qu'on le dit dans Elou hen ha-nisrafin (Sanhédrin 78a).
💡 Explication

La Gemara sépare deux cas. Là où la peine du verset peut s'appliquer, on l'applique. Là où elle ne le peut pas, on exempte. Rachi : exemption de tout. Le droit égal est cette règle unique, membre réel ou exemption entière.

Le modèle est le tereifa qui tue un homme sain. Rachi : c'est un gavra ketila, un homme déjà tenu pour mort. Le témoignage ne peut pas être soumis à la hazama : les zomemim auraient eu à tuer un homme déjà mort, et ils en seraient exempts. Un témoignage sans hazama ne fait pas condamner. Sanhédrin 78a.

🖼️ Schéma
Là où c'est possible, on fait. Sinon, on exempte. Possible Il a l'organe On prend l'organe Impossible Déjà aveugle, amputé On exempte de tout Tereifa Il a tué un homme sain On ne le met pas à mort Rachi : témoignage sans hazama. Tuer un tereifa ne rend pas les zomemim passibles de mort. Sanhédrin 78a. Le droit égal : membre réel, ou exemption entière. Pas d'argent à la place.
Possible : on prend le membre. Impossible : exemption. Le tereifa qui tue reste exempt.
4
אלא היכא דאפשר – אפשר; היכא דלא אפשר – לא אפשר, ופטרינן ליה!

Plutôt : là où c'est possible, c'est possible ; là où ce n'est pas possible, ce n'est pas possible, et on l'exempte.

💡 Explication

La Gemara retient la distinction. La preuve de Rabbi Chimon ben Yohai ne force plus la lecture en argent : l'aveugle qui aveugle peut être exempté, et les autres cas restent sur l'organe.

5
דבי רבי ישמעאל תנא, אמר קרא: ״כן ינתן בו״ – ואין נתינה אלא ממון. אלא מעתה, ״כאשר יתן מום באדם״ – הכי נמי דממון הוא?

L'école de Rabbi Yichmael a enseigné. Le verset dit : "ainsi il lui sera donné", et il n'est de don que d'argent.

Mais dès lors, "comme il mettra un défaut dans un homme", cela aussi serait de l'argent ?

💡 Explication

Nouvelle preuve. Vayikra 24, 20 : ken yinaten bo, "ainsi il lui sera donné". Le verbe netina, donner, désigne un paiement.

L'objection prend le même verbe un peu plus haut dans le verset : kaacher yiten moum, "comme il mettra un défaut". Là, "donner" décrit le coup lui-même. Si tout "donner" est de l'argent, ce membre de phrase le serait aussi.

6
אמרי: דבי רבי ישמעאל – קרא יתירא דרשי; מכדי כתיב: ״ואיש כי יתן מום בעמיתו, כאשר עשה כן יעשה לו״; ״כן ינתן בו״ למה לי? שמע מינה: ממון. ״כאשר יתן מום באדם״ – למה לי? איידי דבעי מיכתב ״כן ינתן בו״, כתב נמי ״כאשר יתן מום באדם״.

On dit : l'école de Rabbi Yichmael expose un verset en trop. Puisqu'il est écrit : "Et un homme, quand il mettra un défaut à son prochain, comme il a fait, ainsi on lui fera", pourquoi me faut-il "ainsi il lui sera donné" ?

On apprend de là : de l'argent. "Comme il mettra un défaut dans un homme", pourquoi me le faut-il ?

Puisqu'il fallait écrire "ainsi il lui sera donné", on a écrit aussi "comme il mettra un défaut dans un homme".

💡 Explication

Vayikra 24, 19 a déjà dit la loi : comme il a fait, ainsi on lui fera. Le verset 20, ken yinaten bo, est en trop. C'est lui qui enseigne l'argent. L'objection sur yiten tombe : ce verbe est là parce que la fin du verset devait dire "il sera donné".

7
דבי רבי חייא תנא, אמר קרא: ״יד ביד״ – דבר הניתן מיד ליד; ומאי ניהו? ממון. אלא מעתה, ״רגל ברגל״ נמי הכי הוא?!

L'école de Rabbi Hiya a enseigné. Le verset dit : "main pour main", une chose qui se donne de main en main.

Et qu'est-ce ? De l'argent.

Mais dès lors, "pied pour pied", ce serait aussi ainsi ?

📜 Rachi (1)
יד ביד גבי עד זומם כתיב ואשמועינן דאם העיד באיש פלוני שקיטע יד חבירו משלם ממון הניתן מיד ליד:
Main pour main : c'est écrit au sujet du témoin zomem. Cela nous apprend que, s'il a témoigné contre un tel qu'il a coupé la main de son prochain, il paie un argent qui se donne de main en main.
💡 Explication

Devarim 19, 21, dans la paracha des edim zomemim. Rachi : le témoin qui a fait condamner quelqu'un pour une main coupée paie un argent qui passe de main en main. Yad be-yad se lit ainsi.

L'objection : regel be-ragel, "pied pour pied", se lirait alors comme une chose qui passe de pied en pied.

8
אמרי: דבי רבי חייא – קרא יתירא קא דרשי; מכדי כתיב: ״ועשיתם לו כאשר זמם לעשות לאחיו״; אי סלקא דעתך ממש, ״יד ביד״ למה לי? שמע מינה: ממון. ״רגל ברגל״ למה לי? איידי דכתיב ״יד ביד״, כתב נמי ״רגל ברגל״.

On dit : l'école de Rabbi Hiya expose un verset en trop. Puisqu'il est écrit : "Vous lui ferez comme il a projeté de faire à son frère", si tu penses que c'est au sens réel, pourquoi me faut-il "main pour main" ?

On apprend de là : de l'argent. "Pied pour pied", pourquoi me le faut-il ?

Puisqu'il est écrit "main pour main", on a écrit aussi "pied pour pied".

💡 Explication

Devarim 19, 19 a déjà fixé la peine du zomem : comme il a projeté de faire à son frère. Si c'était le membre réel, yad be-yad serait de trop. On en apprend l'argent.

Regel be-ragel suit le rythme de la phrase. Il n'ajoute pas une seconde loi.

9
אביי אומר: אתיא מדתני דבי חזקיה, דתנא דבי חזקיה: ״עין תחת עין״; ״נפש תחת נפש״ – ולא נפש ועין תחת עין. ואי סלקא דעתך ממש, זימנין דמשכחת לה עין ונפש תחת עין – דבהדי דעויר ליה, נפקא ליה נשמתיה.

Abaye dit : cela vient de ce qu'enseigne l'école de Hizkiya. Car l'école de Hizkiya a enseigné : "œil pour œil", "âme pour âme", et non une âme et un œil pour un œil.

Et si tu penses que c'est au sens réel, il arrive qu'on trouve un œil et une âme pour un œil : au moment où on l'aveugle, son âme sort.

💡 Explication

Shemot 21 sépare nefech tahat nefech et ayin tahat ayin. L'école de Hizkiya en tire : on ne prend pas à la fois l'âme et l'œil pour un œil.

Si l'aveuglement était réel, un homme faible pourrait mourir dans l'opération. On aurait pris l'œil et la vie pour un seul œil. Abaye en conclut à l'argent.

10
ומאי קושיא? דלמא מימד אמדינן ליה; אי מצי מקבל – עבדינן, ואי לא מצי מקבל – לא עבדינן; ואי אמדינן דמצי מקבל, ועבדינן ביה ונפק רוחיה – אי מיית, לימות! מי לא תנן גבי מלקות: אמדוהו, ומת תחת ידו – פטור?

Et quelle est la difficulté ? Peut-être l'estime-t-on : s'il peut supporter, on le fait ; s'il ne peut pas supporter, on ne le fait pas.

Et si on a estimé qu'il peut supporter, qu'on l'a fait, et que son souffle est sorti : s'il meurt, qu'il meure ! N'a-t-on pas appris au sujet des coups : on l'a estimé, et il est mort sous sa main, il est exempt ?

💡 Explication

La Gemara introduit un omed, une estimation : le tribunal regarde si le corps peut recevoir la peine. S'il ne le peut pas, on ne l'aveugle pas. S'il le peut, et qu'il meurt pourtant, la mort reste.

La michna des malkot (Makot 22b) sert de modèle. On a estimé le nombre de coups. L'homme meurt sous la main de l'agent. L'agent est exempt. La preuve d'Abaye ne tient plus.

🖼️ Schéma
Omed, puis la michna des coups On estime peut-il supporter l'aveuglement Il peut on aveugle Il ne peut pas on ne le fait pas Il meurt après l'estimation qu'il meure Malkot, Makot 22b : on l'a estimé, il est mort sous la main de l'agent. L'agent est exempt. La preuve d'Abaye tombe. L'œil réel reste pensable, avec cette réserve.
Estimation d'abord. S'il meurt après, c'est comme les coups : l'agent est exempt.
11
רב זביד משמיה דרבה אמר, אמר קרא: ״פצע תחת פצע״ – ליתן צער במקום נזק. ואי סלקא דעתך ממש – כי היכי דלהאי הוי ליה צערא, להאי נמי אית ליה צערא!

Rav Zevid a dit au nom de Rabba : le verset dit "plaie pour plaie", pour donner le tsaar là où il y a nézek. Et si tu penses que c'est au sens réel : de même que celui-ci a de la douleur, celui-là aussi a de la douleur !

📜 Rachi (1)
במקום נזק ואע"פ שיש שם תשלומי הנזק משלם אף הצער ומקרא יתירא קדריש דהא כתיב כויה תחת כויה למה לי פצע תחת פצע וכויה וחבורה מדריש לקמן:
Là où il y a nézek : bien qu'il y ait là le paiement du nézek, il paie aussi le tsaar. Et il expose un verset en trop, car il est écrit "brûlure pour brûlure" : pourquoi me faut-il "plaie pour plaie" ? Brûlure et meurtrissure, on les expose plus bas.
💡 Explication

Shemot 21, 25. Petza tahat petza vient ajouter le tsaar (douleur) même là où le nézek est déjà dû. Rachi : "brûlure pour brûlure" est déjà écrit. "Plaie pour plaie" est le verset en trop. Brûlure et meurtrissure seront lues plus bas.

Si l'on prenait l'œil réel, le mazik souffrirait aussi. La douleur serait déjà rendue en nature. Le verset qui ajoute un paiement de tsaar n'aurait plus de place.

12
ומאי קושיא? דלמא איכא איניש דמפנק – אית ליה צערא טפי, ואיכא איניש דלא מפנק – לית ליה צערא! למאי נפקא מינה? למתבי ליה היאך דביני ביני.

Et quelle est la difficulté ? Peut-être y a-t-il un homme délicat, qui a plus de douleur, et un homme qui n'est pas délicat, qui n'a pas cette douleur.

Quelle conséquence ? Pour lui donner l'écart qui est entre les deux.

📜 Rachi (1)
ואיכא איניש דלא מפנק כו' נפקא מינה מפצע תחת פצע למיתב ליה היאך דביני ביני:
Et il y a un homme qui n'est pas délicat, etc. Conséquence : de "plaie pour plaie", pour lui donner l'écart qui est entre les deux.
💡 Explication

La douleur n'est pas la même d'un corps à l'autre. Un homme mefounak (délicat) souffre davantage. Même si l'on aveuglait le mazik, il resterait un écart à payer.

C'est la nafka mina de "plaie pour plaie" : hayakh de-beine u-veine, la somme qui sépare les deux douleurs. La preuve de Rav Zevid ne force plus l'argent à la place de l'œil.

13
רב פפא משמיה דרבא אמר, אמר קרא: ״ורפא ירפא״ – ליתן רפואה במקום נזק. ואי סלקא דעתך ממש – כי היכי דהאי בעי אסייא, האי נמי בעי אסייא!

Rav Papa a dit au nom de Rava : le verset dit "et il guérira, il guérira", pour donner la guérison là où il y a nezek. Et si tu penses que c'est au sens réel : de même que celui-ci a besoin d'un médecin, celui-là aussi a besoin d'un médecin !

💡 Explication

Shemot 21, 19 : verapo yerape. Le verset ajoute le ripouy (soins) là où le nezek est déjà dû. C'est le même mouvement que pour le tsaar.

Si l'œil était pris réellement, le mazik aurait lui aussi besoin d'un assia (médecin). Les soins seraient déjà rendus en nature.

14
מאי קושיא? דלמא איכא דסליק בשריה הייא, ואיכא דלא סליק בשריה הייא! למאי נפקא מינה? למיתב ליה היאך דביני ביני.

Quelle est la difficulté ? Peut-être il y en a dont la chair se referme vite, et il y en a dont la chair ne se referme pas vite.

Quelle conséquence ? Pour lui donner l'écart qui est entre les deux.

📜 Rachi (2)
קיטע וקיטע היאך אני קורא כו' וכי תימא הכא נשקול ממונא התורה אמרה משפט שוה:
Amputé et il a amputé, comment lis-je, etc. : et si tu disais qu'ici on prend de l'argent, la Torah a dit un droit égal.
הייא מהר כמו אשור הייא במסכת שבת (דף קיט.):
Hayya : vite, comme ashour hayya dans le traité Chabbat (119a).
💡 Explication

Même réponse que pour la douleur. La chair de l'un se referme hayya, vite ; celle de l'autre, non. Rachi renvoie le mot à Chabbat 119a. Le verset paie l'écart des soins, beine u-veine.

La première glose de Rachi sur ce segment reprend le cas de l'amputé, déjà lu plus haut : passer à l'argent dans un seul cas casserait le droit égal.

15
רב אשי אמר: אתיא ״תחת״–״תחת״ משור; כתיב הכא: ״עין תחת עין״, וכתיב התם: ״שלם ישלם שור תחת השור״ – מה להלן ממון, אף כאן ממון.

Rav Achi a dit : cela vient de "pour"-"pour", à partir du bœuf. Il est écrit ici : "œil pour œil", et il est écrit là-bas : "il paiera, il paiera, bœuf pour le bœuf".

Là-bas, de l'argent ; ici aussi, de l'argent.

🗂️ Tossefot (1)
רב אשי אמר אתיא תחת תחת משור ושאר. אמוראי סברי דאותה ג"ש לענין מיטב ואין להוציא מג"ש עין תחת עין מפשטיה דמשמע עין ממש אלא מדרשא אחריתא:
Et les autres amoraïm tiennent que cette gezera chava porte sur le meitav. On ne fait pas sortir, par la gezera chava, "œil pour œil" de son sens simple, qui signifie un œil réel. On le fait sortir par une autre deracha.
💡 Explication

Gezera chava sur le mot tahat. Shemot 21, 36 : le bœuf prévenu se paie en argent, "bœuf pour le bœuf". Shemot 21, 24 : "œil pour œil". Même mot, même lecture : de l'argent.

Tossefot : les autres amoraïm réservent cette gezera chava au meitav, le paiement sur le meilleur bien. Ils laissent "œil pour œil" sur son sens simple, l'œil réel, et ils tirent l'argent d'une autre deracha.

16
מאי חזית דילפת ״תחת״–״תחת״ משור? נילף ״תחת״–״תחת״ מאדם – דכתיב: ״ונתת נפש תחת נפש״; מה להלן ממש, אף כאן ממש!

Qu'as-tu vu pour apprendre "pour"-"pour" à partir du bœuf ? Apprenons "pour"-"pour" à partir de l'homme, car il est écrit : "tu donneras âme pour âme".

Là-bas, au sens réel ; ici aussi, au sens réel !

💡 Explication

Le mot tahat est aussi dans Shemot 21, 23 : "tu donneras âme pour âme". Là, le tribunal prend la vie réelle. Pourquoi calquer l'œil sur le bœuf plutôt que sur ce verset ?

17
אמרי: דנין נזקין מנזקין, ואין דנין נזקין ממיתה. אדרבה! דנין אדם מאדם, ואין דנין אדם מבהמה!

On dit : on apprend les dommages à partir des dommages, et l'on n'apprend pas les dommages à partir de la mort. Au contraire !

On apprend l'homme à partir de l'homme, et l'on n'apprend pas l'homme à partir de la bête !

💡 Explication

Même face-à-face que sur 83b. Le bœuf est un nezek, un dommage, comme l'œil. L'âme pour l'âme est une mort. On calque le dommage sur le dommage.

L'objection retourne le critère. L'œil est un cas d'homme. On calque l'homme sur l'homme, et l'on laisse la bête de côté. Les deux critères restent en face.

18
אלא אמר רב אשי: מ״תחת אשר ענה״ יליף ליה – אדם מאדם, ונזיקין מנזיקין.

Rav Achi a dit alors : il l'apprend de "pour ce qu'il l'a affligée". L'homme à partir de l'homme, et les dommages à partir des dommages.

💡 Explication

Devarim 22, 29. L'homme qui a affligé une jeune fille paie cinquante sicles d'argent à son père. Le verset dit tahat acher ina, "pour ce qu'il l'a affligée".

Les deux critères y sont. C'est un homme envers une personne. C'est un dommage, l'affliction, et le verset le paie en argent. "Œil pour œil" se lit sur ce modèle.

19
תניא, רבי אליעזר אומר: ״עין תחת עין״ – ממש. ״ממש״ סלקא דעתך?! רבי אליעזר לית ליה ככל הני תנאי?!

On enseigne dans une baraita : Rabbi Eliezer dit : "Œil pour œil", au sens réel. Au sens réel, cela te vient à l'esprit ?!

Rabbi Eliezer n'aurait-il pas l'enseignement de tous ces tannaïm ?!

💡 Explication

La baraita dit mamach, au sens réel. La Gemara s'arrête : Rabbi Eliezer connaît les derachot qui lisent le verset comme un paiement. Le mot mamach demande une autre lecture. Rabba, puis Rav Achi, la donnent au segment suivant.

20
אמר רבה: לומר שאין שמין אותו כעבד. אמר ליה אביי: אלא כמאן, כבן חורין?! בן חורין מי אית ליה דמי? אלא אמר רב אשי: לומר שאין שמין אותו בניזק, אלא במזיק.

Rabba a dit : pour dire qu'on ne l'estime pas comme un esclave. Abaye lui a dit : alors comme qui, comme un homme libre ?!

Un homme libre a-t-il une valeur ? Rav Achi a dit alors : pour dire qu'on ne l'estime pas sur le nizak, mais sur le mazik.

📜 Rachi (1)
אלא במזיק עינו של מזיק שיימינן כמה הוא שוה לימכר עכשיו וכמה הוא יפה בלא עין והיינו ממש דקאמר עינו של מזיק נישומה תחת עינו של ניזק:
Mais sur le mazik : on estime l'œil du mazik, combien il vaut à être vendu maintenant, et combien il vaut sans œil. Et c'est le réel qu'il dit : l'œil du mazik est estimé pour l'œil du nizak.
🗂️ Tossefot (1)
אלא בדמזיק דס"ל לרבי אליעזר דהוי ככופר דמשלם דמי מזיק דרחמנא קרייה כופר אבל אתה לוקח כופר כו' ותנאי דלעיל ס"ל דדוקא בכופר משלם דמי מזיק משום פדיון נפשו:
Rabbi Eliezer tient que c'est comme le kofer, où l'on paie la valeur du mazik, car le Rachmana l'a appelé kofer : mais toi, tu prends un kofer, etc. Les tannaïm d'en haut tiennent que seul le kofer se paie à la valeur du mazik, à cause du rachat de son âme.
💡 Explication

La michna de 83b estime le nizak comme un esclave vendu au marché : valeur d'avant, valeur d'après. Rabba lit le mamach de Rabbi Eliezer comme le refus de cette estimation. Abaye répond : l'homme libre n'a pas de dmei, pas de prix de marché.

Rav Achi déplace l'estimation sur le mazik. Rachi : combien le mazik vaudrait vendu maintenant, et combien il vaudrait sans cet œil. L'écart est la somme. Tossefot rapproche cette mesure du kofer, où l'on paie la valeur du mazik, et rappelle que les tannaïm précédents réservent cette mesure au kofer, pidyon nefech.

🖼️ Schéma
Mamach de Rabbi Eliezer : quel œil estime-t-on ? Rabba On n'estime pas le blessé comme esclave michna de 83b, écartée ici Abaye Alors, comme un homme libre ? L'homme libre n'a pas de prix pas de dmei au marché Rav Achi On estime l'œil du mazik valeur avec, valeur sans l'écart est le paiement Rachi : l'œil du mazik est estimé pour l'œil du nizak. C'est le mamach. Tossefot : mesure du kofer, valeur du mazik. Les tannaïm d'en haut la réservent au kofer.
Rabba écarte l'esclave. Abaye : l'homme libre n'a pas de prix. Rav Achi estime l'œil du mazik.
21
ההוא חמרא דקטע ידא דינוקא. אתא לקמיה דרב פפא בר שמואל, אמר להו: זילו שומו ליה ארבעה דברים. אמר ליה רבא: והא אנן חמשה תנן! אמר ליה: לבר מנזק קאמינא. אמר ליה אביי: והא חמור הוא, וחמור אינו משלם אלא נזק! אמר להו: זילו שומו ליה נזקיה. והא כעבדא בעי למשיימיה! אמר להו: זילו שיימוהו כעבדא.

Un âne a coupé la main d'un enfant. L'affaire est venue devant Rav Papa bar Chmouel.

Il leur a dit : allez, estimez-lui quatre choses. Rava lui a dit : mais nous, nous avons appris cinq !

Il lui a dit : je parlais en dehors du nezek. Abaye lui a dit : mais c'est un âne, et un âne ne paie que le nezek !

Il leur a dit : allez, estimez-lui son nezek. Mais il faut l'estimer comme un esclave !

Il leur a dit : allez, estimez-le comme un esclave.

📜 Rachi (1)
וחמור אין משלם אלא נזק כדאמרינן בפ' ב' (דף כו.) איש בעמיתו ולא שור בעמיתו:
Et un âne ne paie que le nezek : comme on le dit au chapitre 2 (26a), "un homme à son prochain", et non un bœuf à son prochain.
🗂️ Tossefot (1)
זילו שומו ליה ד' דברים היה סבור דאדם הזיקו ואותו קטן כל כך גדול היה דמכלמי ליה ומכלם:
Allez, estimez-lui quatre choses : il pensait qu'un homme l'avait blessé, et que cet enfant était assez grand pour qu'on le couvre de honte et qu'il en ait honte.
💡 Explication

Les cinq de la michna : nezek, tsaar, ripouy, chevet, boshet. Rav Papa bar Chmouel dit quatre. Rava compte cinq. Réponse : les quatre autres que le nezek.

Tossefot : il croyait à un homme, et l'enfant était assez grand pour le boshet, qu'on puisse le couvrir de honte et qu'il la ressente. Abaye : un animal ne paie que le nezek. Rachi, Bava Kamma 26a : "un homme à son prochain", le bœuf n'y entre pas. Reste l'estimation du nezek, comme un esclave.

🖼️ Schéma
L'âne et la main de l'enfant Michna : cinq nezek, tsaar, ripouy chevet, boshet Rava le rappelle Quatre, hors nezek Rav Papa bar Chmouel croit à un homme enfant assez grand pour le boshet Âne : nezek seul Abaye, Bava Kamma 26a homme à son prochain puis estimation comme esclave Le père refuse : estimer l'enfant comme esclave le rabaisse. Les paiements sont à l'enfant. Il promet de l'apaiser plus tard sur son bien.
Cinq postes, puis quatre hors nezek, puis le nezek seul de l'âne, estimé comme un esclave.
22
אמר להו אבוה דינוקא: לא בעינא, דזילא ביה מילתא. אמרו ליה: והא קא מחייבת ליה לינוקא! אמר להו: לכי גדיל, מפייסנא ליה מדידי.

Le père de l'enfant leur a dit : je n'en veux pas, car la chose le rabaisse. Ils lui ont dit : mais tu causes une perte à l'enfant !

Il leur a dit : quand il aura grandi, je l'apaiserai sur mon bien.

📜 Rachi (1)
והא קמחייבת ליה לינוקא אתה חב ומריע לו שמוחל אתה על חבלותיו דהא תשלומין של תינוק הן ולא שלך כדתניא לקמן (בבא קמא דף פז:) קטנים יעשה להם סגולה:
Mais tu causes une perte à l'enfant : tu lui nuis, tu lui fais tort, car tu renonces à ses blessures. Ces paiements sont à l'enfant, et non à toi. Comme on l'enseigne plus bas (Bava Kamma 87b) : pour les mineurs, on leur constituera un capital.
💡 Explication

Zila beih milta : être estimé comme un esclave rabaisse l'enfant. Le père refuse.

Rachi : ce refus renonce aux paiements, et ces paiements sont à l'enfant. Plus bas, 87b : pour les mineurs, on constitue une segoula, un capital mis de côté. Le père promet d'apaiser l'enfant, plus tard, sur son propre bien.

23
ההוא תורא דאלס ידיה דינוקא. אתא לקמיה דרבא, אמר להו: זילו שיימוהו כעבדא. אמרו ליה: והא מר הוא דאמר: כל הנישום כעבד – אין גובין אותו בבבל! אמר להו: לא צריכא, דאי תפס.

Un bœuf a rongé la main d'un enfant. L'affaire est venue devant Rava.

Il leur a dit : allez, estimez-le comme un esclave. Ils lui ont dit : mais c'est le maître qui a dit : tout ce qui s'estime comme un esclave, on ne le recouvre pas en Babylonie !

Il leur a dit : ce n'est nécessaire que s'il a saisi.

📜 Rachi (3)
דאלס לעס וכסס:
Dalas : il a mâché et grignoté.
כל הנישום כעבד הואיל ודבר שאין קצוב הוא אין גובין אותו בבבל וטעמא מפרש לקמן:
Tout ce qui s'estime comme un esclave : puisque c'est une chose dont le montant n'est pas fixé, on ne le recouvre pas en Babylonie. Et la raison est exposée plus bas.
דאי תפס הכי אמר להו שומו ליה והיום או למחר אם יתפס משלו יעכבנו:
S'il a saisi : voici ce qu'il leur a dit : estimez-le, et aujourd'hui où demain, s'il saisit de son bien, il le retiendra.
💡 Explication

Dalas : le bœuf a mâché la main, Rachi : mâché et grignoté. Rava demande l'estimation comme esclave. On lui rappelle sa propre règle : un paiement estimé comme un esclave, montant non fixé, ne se recouvre pas en Babylonie.

Tafas : la victime a saisi un bien. Rachi : on estime aujourd'hui, et si elle saisit, elle retient ce qui correspond. Le tribunal n'oblige pas au paiement. L'estimation dit ce que la saisie peut garder.

🖼️ Schéma
Estimation en Babylonie, seulement si l'on a saisi Montant non fixé le tribunal ne recouvre pas On estime quand même comme un esclave S'il a saisi il retient, si la somme correspond Bœuf qui rongé la main. Rava : l'estimation sert au tafas, pas à forcer le paiement.
Pas de recouvrement forcé. L'estimation dit ce que la saisie peut retenir.
24
רבא לטעמיה, דאמר רבא: נזקי שור בשור, ונזקי שור באדם – גובין אותו בבבל. נזקי אדם באדם, ונזקי אדם בשור – אין גובין אותו בבבל.

Rava suit son propre raisonnement. Car Rava a dit : dommages d'un bœuf par un bœuf, et dommages d'un bœuf par un homme, on les recouvre en Babylonie.

Dommages d'un homme par un homme, et dommages d'un homme par un bœuf, on ne les recouvre pas en Babylonie.

📜 Rachi (3)
נזקי שור בשור נזקי שור שבאו לו על ידי השור:
Dommages d'un bœuf par un bœuf : les dommages d'un bœuf qui lui sont venus par le bœuf.
נזקי שור באדם נזקין שבאו לשור על ידי אדם:
Dommages d'un bœuf par un homme : les dommages venus au bœuf par un homme.
נזקי אדם בשור אדם שהוזק על ידי שור דבעי למשיימיה כעבדא:
Dommages d'un homme par un bœuf : un homme blessé par un bœuf, qu'il faut estimer comme un esclave.
💡 Explication

Rachi fixe le sens de nezikei X be-Y : X est la victime, Y l'auteur. Bœuf blessé par un bœuf, bœuf blessé par un homme : on recouvre. Homme blessé par un homme, homme blessé par un bœuf : on ne recouvre pas.

Le cas du bœuf qui rongé la main est dans la dernière case : victime homme, auteur bœuf, estimation comme esclave.

25
מאי שנא נזקי אדם באדם ונזקי אדם בשור, דלא – ״א-להים״ בעינן, וליכא; נזקי שור בשור ושור באדם נמי –

Quelle différence pour les dommages d'un homme par un homme et les dommages d'un homme par un bœuf, qu'on ne les recouvre pas ? Il nous faut des אֱ-לֹהִים, et il n'y en a pas.

Dommages d'un bœuf par un bœuf, et un bœuf par un homme, eux aussi -

💡 Explication

Le verset des juges, Shemot 22, 8, demande des אֱ-לֹהִים, des juges ordonnés. La Babylonie n'en a pas. D'où l'absence de recouvrement quand la victime est un homme.

La question s'interrompt au bas de l'amoud. Les dommages dont la victime est un bœuf exigeraient, eux aussi, ces juges. La réponse est sur 84b.

✉ Signaler une erreur de traduction

Texte hébreu et araméen vocalisé : édition numérique William Davidson du Talmud Koren Noé, via Sefaria (licence CC BY-NC). Traduction française, notes et schémas : Chiourim BA (licence CC BY 4.0).