Bava Kamma 84b - Shelihout des juges de Babylonie, puis le tsaar sans nezek

Bava_Kamma 84b

Sougya : La page achรจve la question ouverte en 84a : pourquoi le tribunal de Babylonie recouvre certains dommages et pas d'autres, alors qu'il n'a pas de juges ordonnรฉs. La rรฉponse se resserre par รฉtapes.

On agit par shelihout (mandat) des juges de Terre d'Israรซl, comme pour les aveux et les prรชts, seulement pour un mamon (bien), dans un cas frรฉquent, et seulement s'il y a hesron kis (perte de bourse). Le boshet (honte) tombe, l'homme qui blesse un homme tombe, le kenas (amende) tombe.

Le bล“uf que Rava fait payer est la dent et le pied, mouad dรจs le dรฉpart. La page ouvre ensuite le tsaar (douleur) hors du lieu du nezek.

Rava attribue la michna ร  ben Azai, ร  partir de keviya (brรปlure) et haboura (contusion) en Shemot 21, 25. Rav Papa renverse la lecture et laisse la michna ร  Rabbi.

La derniรจre phrase est coupรฉe.

Shelihout en Babylonie : les filtres, dans l'ordre Chaque rรฉponse tient jusqu'ร  l'objection qui suit. Vert : filtre gardรฉ. 1. Rappel de Rava, fin de 84a Bล“uf victime : on recouvre. Homme victime : on ne recouvre pas. Dรฉpart 2. Juges ordonnรฉs Le verset des juges couvre aussi le bล“uf. Pas de semikha en Bavel. Trop large 3. Shelihout, comme les prรชts Alors l'homme aussi. Puis : seulement si le droit est clair. ร‰carte 4. Le marchรฉ, puis le kenas Bล“uf et esclave ont un prix. Double, quatre et cinq : kenas, exclus. Kenas tenu 5. Frรฉquent seulement L'homme blessรฉ est rare. Boshet et pegam sont frรฉquents : objection. Pas seul 6. Frรฉquent et perte de bourse Les deux ensemble. Rav Nahman : le boshet n'a pas de perte de bourse. Tenu Mamon, cas frรฉquent, hesron kis. Aveux et prรชts passent. Le bล“uf de Rava sera relu : dent et pied, pas la corne.
Six รฉtapes. Le mandat reste pour le mamon frรฉquent, avec perte de bourse.
Quand Bavel recouvre Shelihout seulement si le cas est frรฉquent et qu'il y a une perte de bourse Frรฉquent + perte Aveux et prรชts Chen et regel du bล“uf On recouvre Frรฉquent, sans perte Boshet Rav Papa a pris 400 zouz On ne recouvre pas Rare + perte Homme qui blesse un homme Il y a du mamon, le cas est rare On ne recouvre pas Kenas, mรชme fixe Double, quatre et cinq Moitiรฉ du nezek du tam Pas de shelihout Le bล“uf qui blesse un bล“uf, trois lectures Tam : kenas. Mouad amรจne ou dรฉclare ici : cas rare. Rava vise la dent et le pied, mouad dรจs le dรฉpart.
Matrice du recouvrement. Le boeuf retenu est la dent et le pied.
Keviya et haboura : qui paie le tsaar sans nezek Shemot 21, 25. Le second mot vient enseigner sur le premier. Qui Sens de keviya Rรดle de haboura Tsaar seul / michna Lecture de Rava Rabbi sans haboura limite il faut une haboura exempt ben Azai avec haboura รฉlargit mรชme sans haboura on paie michna = ben Azai Lecture de Rav Papa, l'inverse Rabbi avec haboura รฉlargit mรชme sans haboura on paie michna = Rabbi ben Azai sans haboura limite il faut une haboura exempt Chez Rav Papa, "dite en premier" nomme le rรฉsultat du derach. Autre lecture, phrase coupรฉe : tous, keviya vise les deux cas. Suite en 85a.
Rava donne la michna ร  ben Azai. Rav Papa la rend ร  Rabbi.
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ืดื-ืœื”ื™ืืด ื‘ืขื™ื ืŸ, ื•ืœื™ื›ื!

Il nous faut des ืึฑ-ืœึนื”ึดื™ื, et il n'y en a pas !

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื-ืœื”ื™ื ื‘ืขื™ื ืŸ ื“ื”ื ื›ื•ืœื”ื• ื‘ืคืจืฉืช ืืœื” ื”ืžืฉืคื˜ื™ื ื›ืชื™ื‘ื™ ืื“ื ื‘ืื“ื ื•ื›ื™ ื™ืจื™ื‘ื•ืŸ ืื“ื ื‘ืฉื•ืจ ื•ื›ื™ ื™ื’ื— ื•ื‘ื”ื”ื™ื ืคืจืฉื” ื›ืชื™ื‘ ืขื“ ื”ื-ืœื”ื™ื ื™ื‘ื ื“ื‘ืจ ืฉื ื™ื”ื ื•ืงืกื‘ืจ ืื›ื•ืœื”ื• ืงืื™ ื•ื”ื™ื™ื ื• ืžื•ืžื—ื™ืŸ ื•ืกืžื•ื›ื™ืŸ ื•ื‘ื‘ื‘ืœ ืื™ืŸ ืกืžื™ื›ื” ื›ื“ืืžืจ ื‘ืกื ื”ื“ืจื™ืŸ ืค' ืงืžื (ื“ืฃ ื™ื“.) ืฉื•ืจ ื‘ืฉื•ืจ ื•ืฉื•ืจ ื‘ืื“ื ื ืžื™ ื”ืชื ื›ืชื™ื‘ื™ ืฉื•ืจ ื‘ืฉื•ืจ ื•ื›ื™ ื™ื’ื•ืฃ ืฉื•ืจ ื•ื’ื•' ืฉื•ืจ ื‘ืื“ื ืืจื‘ืขื” ืฉื•ืžืจื™ื ื”ืชื ื›ืชื™ื‘ื™ ื•ืฉืœื™ื—ื•ืช ื™ื“ ื”ืชื ื›ืชื™ื‘:
Il nous faut des ืึฑ-ืœึนื”ึดื™ื. Car tous ces cas sont รฉcrits dans la paracha Voici les mishpatim. L'homme par l'homme : lorsqu'ils se querellent (Shemot 21, 18). L'homme par le bล“uf : lorsqu'il heurte de la corne (Shemot 21, 28). Et dans cette paracha il est รฉcrit : jusqu'aux ืึฑ-ืœึนื”ึดื™ื viendra l'affaire des deux (Shemot 22, 8). Il tient que ce verset porte sur tous ces cas. Ce sont les moumhin (juges experts) et les semoukhim (juges ordonnรฉs). En Babylonie il n'y a pas de semikha (ordination), comme on le dit au premier chapitre de Sanhรฉdrin (14a). Le bล“uf par le bล“uf et le bล“uf par l'homme sont รฉcrits lร  aussi. Le bล“uf par le bล“uf : lorsqu'un bล“uf heurte un bล“uf (Shemot 21, 35). Le bล“uf par l'homme : les quatre shomrim (gardiens) y sont รฉcrits, et la shelihout yad (mainmise) y est รฉcrite.
๐Ÿ’ก Explication

Fin de la question de 84a. Rava recouvre en Babylonie quand la victime est un bล“uf, et ne recouvre pas quand la victime est un homme, faute de juges ordonnรฉs. L'objection : le bล“uf est dans la mรชme paracha. Le verset des juges, Shemot 22, 8, porterait sur tous les cas.

Rachi : moumhin et semoukhim. Sanhรฉdrin 14a : pas de semikha en Babylonie. Bล“uf par homme : les quatre gardiens et la shelihout yad, la mainmise sur le dรฉpรดt.

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ืืœื ืžืื™ ืฉื ื ืฉื•ืจ ื‘ืฉื•ืจ ื•ืฉื•ืจ ื‘ืื“ื? ื“ืฉืœื™ื—ื•ืชื™ื™ื”ื• ืงื ืขื‘ื“ื™ื ืŸ โ€“ ืžื™ื“ื™ ื“ื”ื•ื” ืื”ื•ื“ืื•ืช ื•ื”ืœื•ืื•ืช. ืื“ื ื‘ืื“ื ื•ืื“ื ื‘ืฉื•ืจ ื ืžื™, ืฉืœื™ื—ื•ืชื™ื™ื”ื• ืงื ืขื‘ื“ื™ื ืŸ โ€“ ืžื™ื“ื™ ื“ื”ื•ื” ืื”ื•ื“ืื•ืช ื•ื”ืœื•ืื•ืช!

Alors, quelle diffรฉrence pour un bล“uf par un bล“uf et un bล“uf par un homme ? C'est que nous accomplissons leur shelihout (mandat), ร  l'instar des hodaot et des halvaot (aveux et prรชts).

Un homme par un homme et un homme par un bล“uf aussi : nous accomplissons leur shelihout, ร  l'instar des hodaot et des halvaot !

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืžื™ื“ื™ ื“ื”ื•ื” ืื”ื•ื“ืื•ืช ื•ื”ืœื•ืื•ืช ื“ืืžืจ ื‘ืคืจืง ืงืžื ื“ืกื ื”ื“ืจื™ืŸ (ื“' ื’.) ื“ืœื ื‘ืขื™ื ืŸ ืžื•ืžื—ื™ืŸ ืฉืœื ืชื ืขื•ืœ ื“ืœืช ื‘ืคื ื™ ืœื•ื•ื™ืŸ ื”ื•ื“ืื•ืช ื”ื‘ื ืœื™ื“ื•ืŸ ื‘ืขื“ื™ ื”ื•ื“ืื” ืฉืืžืจื• ื‘ืคื ื™ื ื• ื”ื•ื“ื” ืœื• ื•ื”ืœื•ืื•ืช ืฉื‘ื ืœื™ื“ื•ืŸ ื‘ืขื“ื™ ื”ืœื•ืื” ืฉืื•ืžืจื™ื ื‘ืคื ื™ื ื• ื”ืœื•ื” ืœื•:
ร€ l'instar des aveux et des prรชts. Comme on le dit au premier chapitre de Sanhรฉdrin (3a) : on n'exige pas de moumhin, afin de ne pas fermer la porte devant les emprunteurs. Aveux : celui qui vient en jugement avec des tรฉmoins d'aveu, qui ont dit : devant nous, il lui a avouรฉ. Prรชts : celui qui vient en jugement avec des tรฉmoins du prรชt, qui disent : devant nous, il lui a prรชtรฉ.
๐Ÿ’ก Explication

Shelihout : le tribunal de Babylonie agit comme mandataire des juges ordonnรฉs de Terre d'Israรซl. Modรจle : hodaot et halvaot. Rachi, Sanhรฉdrin 3a : pas de moumhin, pour laisser la porte ouverte aux emprunteurs.

Dans la formule, le premier nom est la victime et le second l'auteur. L'objection reprend le mรชme modรจle : si le mandat couvre le bล“uf, il couvre l'homme blessรฉ.

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ืืžืจื™: ื›ื™ ืงื ืขื‘ื“ื™ื ืŸ ืฉืœื™ื—ื•ืชื™ื™ื”ื• โ€“ ื‘ืžื™ื“ื™ ื“ืงื™ื ืœืŸ ื‘ื’ื•ื™ื”; ื‘ืžื™ื“ื™ ื“ืœื ืงื™ื ืœืŸ ื‘ื’ื•ื™ื” โ€“ ืœื ืขื‘ื“ื™ื ืŸ ืฉืœื™ื—ื•ืชื™ื™ื”ื•.

On dit : lorsque nous accomplissons leur shelihout, c'est dans une chose qui nous est claire. Dans une chose qui ne nous est pas claire, nous n'accomplissons pas leur shelihout.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื“ืœื ืงื™ื ืœืŸ ื›ื’ื•ืŸ ื”ื›ื ื“ื‘ืขื™ื ืŸ ืœืžืฉื™ื™ืžื™ื”:
Qui ne nous est pas claire : comme ici, oรน il faut l'estimer.
๐Ÿ’ก Explication

Premier filtre : kim lan, le droit est clair pour les juges de Babylonie. Rachi : l'estimation d'une personne blessรฉe n'est pas de ce genre. Il faut shuma, une รฉvaluation.

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ืืžืจื™: ืฉื•ืจ ื‘ืฉื•ืจ ื•ืฉื•ืจ ื‘ืื“ื ื ืžื™ ืœื ืงื™ื ืœืŸ ื‘ื’ื•ื™ื” โ€“ ืืœื ืคื•ืง ื—ื–ื™ (ื”ื™ื›ื) [ื›ืžื”] ืžื–ื“ื‘ื ื™ ืชื•ืจื™ ื‘ืฉื•ืงื; ืื“ื ื‘ืื“ื ื•ืื“ื ื‘ืฉื•ืจ ื ืžื™, ืคื•ืง ื—ื–ื™ (ื”ื™ื›ื) [ื›ืžื”] ืžื–ื“ื‘ื ื™ ืขื‘ื“ื™ ื‘ืฉื•ืงื!

On dit : un bล“uf par un bล“uf et un bล“uf par un homme, cela non plus ne nous est pas clair. On dit seulement : sors, vois (oรน) [pour combien] se vendent les bล“ufs au marchรฉ.

Un homme par un homme et un homme par un bล“uf aussi : sors, vois (oรน) [pour combien] se vendent les esclaves au marchรฉ !

๐Ÿ’ก Explication

L'objection : le prix du bล“uf n'est pas plus clair que le prix de l'homme. On lit le marchรฉ. (oรน) est la leรงon รฉcartรฉe, [pour combien] la leรงon retenue : le montant de la vente.

Mรชme geste pour l'esclave. L'estimation comme esclave, dรฉjร  vue en 84a, suffirait. Le filtre du "clair" ne sรฉpare plus les cas.

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ื•ืขื•ื“, ืชืฉืœื•ื ื›ืคืœ ื•ืชืฉืœื•ื ืืจื‘ืขื” ื•ื—ืžืฉื”, ื“ืงื™ืฆื™, ื ืขื‘ื“ ืฉืœื™ื—ื•ืชื™ื™ื”ื•!

Et encore : le paiement du double, et le paiement de quatre et de cinq, qui sont fixes, nous devrions accomplir leur shelihout !

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืชืฉืœื•ืžื™ ื›ืคืœ ื ืขื‘ื“ ืฉืœื™ื—ื•ืชื™ื™ื”ื• ืืœืžื” ืงื™ื™ืžื ืœืŸ ื“ืื™ืŸ ื“ื ื™ืŸ ื“ื™ื ื™ ืงื ืกื•ืช ื‘ื‘ื‘ืœ:
Le paiement du double, nous accomplirions leur shelihout. Pourquoi tenons-nous qu'on ne juge pas les dinei kenasot (affaires d'amende) en Babylonie ?
๐Ÿ’ก Explication

Kefel : le double du voleur. Arbaa va-hamisha : quatre pour le mouton, cinq pour le bล“uf, s'il abat ou vend. Kayatz : somme fixe, sans estimation.

Rachi rappelle la rรจgle reรงue : pas de dinei kenasot en Babylonie. L'objection demande pourquoi le mandat ne les couvre pas.

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ืืžืจื™: ื›ื™ ืงื ืขื‘ื“ื™ื ืŸ ืฉืœื™ื—ื•ืชื™ื™ื”ื• โ€“ ื‘ืžืžื•ื ื, ื‘ืงื ืกื โ€“ ืœื ืขื‘ื“ื™ื ืŸ ืฉืœื™ื—ื•ืชื™ื™ื”ื•.

On dit : lorsque nous accomplissons leur shelihout, c'est pour le mamon (le bien). Pour le kenas (l'amende), nous n'accomplissons pas leur shelihout.

๐Ÿ’ก Explication

Second filtre, et celui-ci reste. Mamon : on rend une perte. Kenas : la Torah ajoute une somme au-delร  de la perte. Le double, les quatre et les cinq restent hors du mandat.

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ืื“ื ื‘ืื“ื, ื“ืžืžื•ื ื ื”ื•ื, ื ืขื‘ื“ ืฉืœื™ื—ื•ืชื™ื™ื”ื•! ื›ื™ ืงื ืขื‘ื“ื™ื ืŸ ืฉืœื™ื—ื•ืชื™ื™ื”ื• ื‘ืžื™ืœืชื ื“ืฉื›ื™ื—ื, ืื“ื ื‘ืื“ื ื“ืœื ืฉื›ื™ื—ื โ€“ ืœื ืขื‘ื“ื™ื ืŸ ืฉืœื™ื—ื•ืชื™ื™ื”ื•.

Un homme par un homme, qui est du mamon, nous devrions accomplir leur shelihout ! Lorsque nous accomplissons leur shelihout, c'est dans une chose frรฉquente.

Un homme par un homme, qui est rare, nous n'accomplissons pas leur shelihout.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืื“ื ื‘ืื“ื ื“ืžืžื•ื ื ื”ื•ื ื“ืงื ืžืคื—ืชื™ื” ืžื“ืžื™ื”:
Un homme par un homme, qui est du mamon : car il le fait baisser de sa valeur.
๐Ÿ’ก Explication

L'homme blessรฉ paie du mamon. Rachi : il dรฉprรฉcie la victime, mafehit mideimeha. Le filtre du kenas ne l'รฉcarte pas.

Nouveau filtre : milta de-shekhiha, un cas frรฉquent. Blesser un homme est tenu pour rare. Pas de shelihout.

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ื”ืจื™ ื‘ื•ืฉืช ื•ืคื’ื, ื“ืฉื›ื™ื—, ื ืขื‘ื™ื“ ืฉืœื™ื—ื•ืชื™ื™ื”ื•! ืืžืจื™: ื”ื›ื™ ื ืžื™; ื“ื”ื ืจื‘ ืคืคื ืื’ื‘ื™ ืืจื‘ืข ืžืื” ื–ื•ื–ื™ ืœื‘ื•ืฉืช. ื•ื”ื ืœื™ืชื™ื” ืœื“ืจื‘ ืคืคื! ื“ืฉืœื— ืœื™ื” ืจื‘ ื—ืกื“ื ืœืจื‘ ื ื—ืžืŸ, ื•ืฉืœื— ืœื™ื”: ื—ืกื“ื ื—ืกื“ื, ืงื ืกื ืงื ืžื’ื‘ื™ืช ื‘ื‘ื‘ืœ?!

Or le boshet (honte) et le pegam (dรฉprรฉciation), qui sont frรฉquents, nous devrions accomplir leur shelihout ! On dit : en effet, il en est ainsi.

Car Rav Papa a recouvre quatre cents zouz pour le boshet. Or l'avis de Rav Papa est รฉcartรฉ.

Car Rav Hisda a envoyรฉ ร  Rav Nahman, et celui-ci lui a rรฉpondu : Hisda, Hisda, tu recouvres un kenas en Babylonie ?!

๐Ÿ“œ Rachi (3)
ื•ืคื’ื ืฉื™ื™ืš ื‘ืื•ื ืก ื•ืžืคืชื” ื•ื”ื•ื ื‘ืžืงื•ื ื ื–ืง ื“ืื•ืžื“ื™ื ื›ืžื” ืื“ื ืจื•ืฆื” ืœื™ืชืŸ ื‘ื™ืŸ ืฉืคื—ื” ื‘ืชื•ืœื” ืœื‘ืขื•ืœื” ืœื”ืฉื™ืื” ืœืขื‘ื“ื• ืฉื™ืฉ ืœื• ืงื•ืจืช ืจื•ื— ืžืžื ื• ืืœืžื ืžืžื•ื ื ื”ื•ื ื“ืืคื—ืชื” ืžื›ืกืคื ื‘ื•ืฉืช ืœืื• ืงื ืก ื”ื•ื ืฉื”ืจื™ ืื™ืŸ ืงืฆื•ื‘ ืืœื ืœืคื™ ื”ืžื‘ื™ื™ืฉ ื•ื”ืžืชื‘ื™ื™ืฉ:
Et le pegam. Il concerne l'ones (viol) et le mefateh (sรฉduction). Il tient lieu de nezek. On estime combien un homme veut donner, entre une servante vierge et une servante non vierge, pour la marier ร  son esclave dont il tire satisfaction. C'est donc du mamon : il l'a fait baisser de son argent. Le boshet suit celui qui fait honte et celui qui a honte. La somme n'est pas fixรฉe. Il entre dans le mamon.
ื“' ืžืื” ื–ื•ื–ื™ ื›ื“ืชื ืŸ ืฆืจื ื‘ืื–ื ื• ืชืœืฉ ื‘ืฉืขืจื• ื›ื•' ื‘ืžืชื ื™' (ืœืงืžืŸ ื‘ื‘ื ืงืžื ื“ืฃ ืฆ.):
Quatre cents zouz. Comme la michna l'enseigne : il lui a fendu l'oreille, il lui a arrachรฉ les cheveux, etc., dans la michna plus bas (Bava Kamma 90a).
ื“ืฉืœื— ืœื™ื” ืจื‘ ื—ืกื“ื ื‘ื”ืžื ื™ื— ืืช ื”ื›ื“ (ืœืขื™ืœ ื‘ื‘ื ืงืžื ื“ืฃ ื›ื–:):
Car Rav Hisda lui a envoyรฉ. Dans ha-maniah et ha-kad (plus haut, Bava Kamma 27b).
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ืงื ืกื ืงืžื’ื‘ื™ืช ื‘ื‘ื‘ืœ ืœืื• ื“ื•ืงื ืงื ืก ืืœื ืžืฉื•ื ื“ืœื™ืช ื‘ื™ื” ื—ืกืจื•ืŸ ื›ื™ืก ืงืจื™ ืœื™ื” ืงื ืก: ืื™ ื ืžื™ ืื™ืช ื‘ื™ื” ื—ืกืจื•ืŸ ื›ื™ืก ื•ืœื ืฉื›ื™ื— ืœื ืขื‘ื“ื™ื ืŸ ืฉืœื™ื—ื•ืชื™ื™ื”ื• ื•ื’ื–ืœื•ืช ื•ื—ื‘ืœื•ืช ื“ื‘ืขื™ ืžื•ืžื—ื™ื ื›ื“ืืžืจ ื‘ืคืจืง ืงืžื ื“ืกื ื”ื“ืจื™ืŸ (ื“ืฃ ื‘:) ืื™ื›ื ืœืžื™ืžืจ ื“ื’ื–ืœื•ืช ื•ื—ื‘ืœื•ืช ืžื™ืœืชื ื“ืœื ืฉื›ื™ื— ื”ื™ื. (ื˜ืคื™) ืื‘ืœ ื”ื•ื“ืื•ืช ื•ื”ืœื•ืื•ืช ืฉื›ื™ื—ื™ ื•ื›ืŸ ื™ืฉ ื‘ื”ืžื’ืจืฉ (ื’ื™ื˜ื™ืŸ ื“ืฃ ืคื—: ื•ืฉื) ื•ืชื™ืžื” ื“ื‘ื›ืžื” ืžืงื•ืžื•ืช ืฉื”ื™ื• ื“ื ื™ืŸ ื“ื™ื ื™ ื’ื–ืœื•ืช ื‘ื”ื’ื•ื–ืœ (ืœืงืžืŸ ื‘ื‘ื ืงืžื ื“ืฃ ืฆื•:) ื”ื”ื•ื ื’ื‘ืจื ื“ื’ื–ืœ ืคื“ื ื ื“ืชื•ืจื ื•ื‘ื”ื’ื•ื–ืœ ื‘ืชืจื (ืœืงืžืŸ ื‘ื‘ื ืงืžื ื“ืฃ ืงื˜ื•.) ื ืจืฉืื” ื’ื ื‘ ืกืคืจื ื•ื”ื”ื•ื ื“ื’ื ื‘ ื’ืœื™ืžื ื•ื‘ื”ืจื‘ื” ืžืงื•ืžื•ืช ื™ืฉ ืœื“ื—ื•ืช ื“ื›ืœ ื”ื ื”ื• ืื™ื™ืจื™ ื‘ืชืคืก ืื• ืข"ื™ ื“ื"ืœ ืืงื‘ืขื• ื“ื™ื ื ืœื"ื™ ื›ื“ืืžืจ ื‘ืคืจืง ืงืžื (ื“ืฃ ื˜ื•:) ื•ื™"ืž ื“ื“ื•ืงื ื’ื–ื™ืœื•ืช ืฉืข"ื™ ื—ื‘ืœื•ืช ื›ื’ื•ืŸ ื“ืžื ืฆื• ื‘ื™ ืชืจื™ ื•ืžื—ื• ืื”ื“ื“ื™ ืขื“ ืฉืชืงืฃ ืื—ื“ ืžื”ืŸ ื•ื’ื–ืœ ืืช ื—ื‘ื™ืจื• ื“ื›ื™ ื”ืื™ ื’ื•ื•ื ื ืœื ืฉื›ื™ื— [ื˜ืคื™] ื•ืœื ืขื‘ื“ื™ื ืŸ ืฉืœื™ื—ื•ืชื™ื™ื”ื• ื•ืžืขืฉื™ื ื‘ื›ืœ ื™ื•ื ืฉืื ื• ื“ื ื™ืŸ ื“ื™ื ื™ ื’ื–ื™ืœื•ืช ืฆืขืจ ืฉืœื ื‘ืžืงื•ื ื ื–ืง ื“ืžืฉืชืœื ืžืืŸ ืชื ื. ืคื™ืจืฉืชื™ ื‘ืกื•ืฃ ืคืจืง ื‘' (ื“ืฃ ื›ื•: ื•ืฉื ื“"ื” ื”ืื™):
Tu recouvres un kenas en Babylonie. Il l'appelle kenas parce qu'il n'y a pas de hesron kis (perte de bourse). Autre lecture : mรชme avec une perte de bourse, si le cas est rare, on n'accomplit pas leur shelihout. Les gezelot (vols) et les habalot (blessures) exigent des moumhin, comme on le dit au premier chapitre de Sanhรฉdrin (2b). On peut dire que les vols et les blessures sont une chose rare. (davantage) Les aveux et les prรชts, eux, sont frรฉquents. On trouve la mรชme chose dans ha-megarรจch (Gittin 88b, et lร -bas). Et c'est รฉtonnant : en plusieurs endroits on jugeait des affaires de vol. Dans ha-gozel (plus bas, Bava Kamma 96b), cet homme qui a volรฉ un attelage de bล“ufs. Dans ha-gozel batra (plus bas, Bava Kamma 115a), un homme de Neresh a volรฉ un livre, et celui qui a volรฉ un manteau. Et en beaucoup d'endroits. On peut รฉcarter ces rรฉcits : tous parlent d'un tafas (saisie), ou bien il lui a dit : fixez-moi le din pour la Terre d'Israรซl, comme on le dit au premier chapitre (15b). Certains expliquent : seulement les vols qui passent par des blessures, par exemple deux qui se querellent et se frappent jusqu'ร  ce que l'un maรฎtrise l'autre et vole son prochain. Un cas pareil est rare [davantage], et on n'accomplit pas leur shelihout. Juger les affaires de vol est un fait de chaque jour. Le tsaar hors du lieu du nezek, qui se paie : quel est le tanna ? Je l'ai expliquรฉ ร  la fin du chapitre 2 (26b, et lร -bas, dibour ha-matchil haรฏ).
๐Ÿ’ก Explication

Boshet et pegam sont frรฉquents. Premiรจre rรฉponse : on recouvre. Rav Papa a pris quatre cents zouz. Rachi rattache la somme ร  la michna de 90a, et le fait ร  Bava Kamma 27b.

Rav Nahman repousse. Tossefot : il dit kenas parce qu'il n'y a pas de hesron kis. Le pegam de l'ones et du mefateh, lui, est du mamon : l'รฉcart entre servante vierge et servante non vierge. Le boshet varie selon les personnes. Sa somme n'est pas un tarif fixe.

Tossefot รฉtend la discussion aux gezelot. Sanhรฉdrin 2b demande des moumhin. Les rรฉcits de vol en Babylonie se lisent comme une saisie, ou comme un renvoi du din en Terre d'Israรซl. Autre lecture : seul le vol issu d'une rixe est rare. Le vol ordinaire se juge chaque jour.

9
ืืœื ื›ื™ ืขื‘ื“ื™ื ืŸ ืฉืœื™ื—ื•ืชื™ื™ื”ื• โ€“ ื‘ืžื™ืœืชื ื“ืฉื›ื™ื—ื, ื•ืื™ืช ื‘ื™ื” ื—ืกืจื•ืŸ ื›ื™ืก; ืื‘ืœ ืžื™ืœืชื ื“ืฉื›ื™ื—ื ื•ืœื™ืช ื‘ื™ื” ื—ืกืจื•ืŸ ื›ื™ืก, ืื™ ื ืžื™ ืžื™ืœืชื ื“ืœื ืฉื›ื™ื—ื ื•ืื™ืช ื‘ื™ื” ื—ืกืจื•ืŸ ื›ื™ืก โ€“ ืœื ืขื‘ื“ื™ื ืŸ ืฉืœื™ื—ื•ืชื™ื™ื”ื•. ื”ืœื›ืš, ืื“ื ื‘ืื“ื โ€“ ืืฃ ืขืœ ื’ื‘ ื“ืื™ืช ื‘ื™ื” ื—ืกืจื•ืŸ ื›ื™ืก, ื›ื™ื•ืŸ ื“ืœื ืฉื›ื™ื—ื โ€“ ืœื ืขื‘ื“ื™ื ืŸ ืฉืœื™ื—ื•ืชื™ื™ื”ื•; ื‘ื•ืฉืช โ€“ ืืฃ ืขืœ ื’ื‘ ื“ืฉื›ื™ื—ื, ื›ื™ื•ืŸ ื“ืœื™ืช ื‘ื™ื” ื—ืกืจื•ืŸ ื›ื™ืก โ€“ ืœื ืขื‘ื“ื™ื ืŸ ืฉืœื™ื—ื•ืชื™ื™ื”ื•.

Plutรดt : lorsque nous accomplissons leur shelihout, c'est dans une chose frรฉquente, et oรน il y a une perte de bourse. Mais une chose frรฉquente oรน il n'y a pas de perte de bourse, ou bien une chose rare oรน il y a une perte de bourse : nous n'accomplissons pas leur shelihout.

Par consรฉquent, un homme par un homme : mรชme s'il y a une perte de bourse, dรจs lors que le cas est rare, nous n'accomplissons pas leur shelihout. Le boshet : mรชme s'il est frรฉquent, dรจs lors qu'il n'y a pas de perte de bourse, nous n'accomplissons pas leur shelihout.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื—ืกืจื•ืŸ ื›ื™ืก ื•ืฉื›ื™ื— ื”ื•ื“ืื” ื•ื”ืœื•ืื”:
Perte de bourse, et frรฉquent : l'aveu et le prรชt.
๐Ÿ’ก Explication

Rรจgle retenue. Il faut les deux : shekhiah et hesron kis. Rachi donne l'exemple qui passe : hodaah et halvaah.

L'homme blessรฉ a une perte, et le cas est rare. Le boshet est frรฉquent, et la bourse de la victime ne baisse pas. Aucun des deux n'entre dans le mandat.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Les deux conditions, ensemble Shekhiah cas frรฉquent Hesron kis perte de bourse Shelihout si les deux sont lร  Homme blessรฉ par un homme perte de bourse, cas rare Boshet frรฉquent, sans perte de bourse
Shelihout si le cas est frรฉquent et s'il y a une perte. L'homme blessรฉ et le boshet รฉchouent chacun sur une condition.
10
ื•ืฉื•ืจ ื‘ืฉื•ืจ ื’ื•ื‘ื™ืŸ ื‘ื‘ื‘ืœ? ื•ื”ืืžืจ ืจื‘ื: ืฉื•ืจ ืฉื”ื–ื™ืง โ€“ ืื™ืŸ ื’ื•ื‘ื™ืŸ ืื•ืชื• ื‘ื‘ื‘ืœ. ื“ืื–ื™ืง ืžืืŸ? ืื™ืœื™ืžื ื“ืื–ื™ืง ืื“ื, ืžืื™ ืื™ืจื™ื ืฉื•ืจ ื“ืื–ื™ืง ืื“ื? ืืคื™ืœื• ืื“ื ื“ืื–ื™ืง ืื“ื ื ืžื™ ืื™ืŸ ื’ื•ื‘ื™ืŸ ืื•ืชื• ื‘ื‘ื‘ืœ! ืืœื ืคืฉื™ื˜ื โ€“ ื“ืื–ื™ืง ืฉื•ืจ, ื•ืงืชื ื™: ืื™ืŸ ื’ื•ื‘ื™ืŸ ืื•ืชื• ื‘ื‘ื‘ืœ!

Et un bล“uf par un bล“uf, on le recouvre en Babylonie ? Mais Rava a dit : un bล“uf qui a cause un dommage, on ne le recouvre pas en Babylonie.

Qui a-t-il endommagรฉ ? Si tu dis qu'il a endommagรฉ un homme : pourquoi viser spรฉcialement un bล“uf qui endommage un homme ?

Mรชme un homme qui endommage un homme, on ne le recouvre pas non plus en Babylonie ! C'est donc รฉvident : il a endommagรฉ un bล“uf.

Et il enseigne : on ne le recouvre pas en Babylonie !

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ืžืื™ ืื™ืจื™ื ืฉื•ืจ ื“ืื–ื™ืง ืื“ื ื“ืœื ืฉื›ื™ื— ืœื’ืžืจื™:
Pourquoi viser spรฉcialement un bล“uf qui endommage un homme : car ce cas n'est pas frรฉquent du tout.
ืืคื™ืœื• ืื“ื ื“ืื–ื™ืง ืื“ื ื“ืฉื›ื™ื— ื˜ืคื™ ืงืืžืจ ืจื‘ื ื“ืื™ืŸ ื“ื ื™ืŸ:
Mรชme un homme qui endommage un homme : cas plus frรฉquent. Rava dit qu'on ne juge pas.
๐Ÿ’ก Explication

Autre sentence de Rava : un bล“uf qui a nui, pas de recouvrement en Babylonie. S'il visait l'homme blessรฉ par un bล“uf, le cas plus courant de l'homme blessรฉ par un homme suffisait, et Rava l'a dรฉjร  exclu.

Reste : bล“uf qui blesse un bล“uf, et lร  on ne recouvre pas. Cela heurte la sentence de 84a, oรน le bล“uf victime se recouvre.

11
ืืžืจื™: ื”ืชื ื‘ืชื, ื”ื›ื ื‘ืžื•ืขื“. ื•ื”ืืžืจ ืจื‘ื: ืื™ืŸ ืžื•ืขื“ ื‘ื‘ื‘ืœ! ืืžืจื™: ื“ืื™ื™ืขื“ ื”ืชื ื•ืื™ื™ืชื•ื” ืœื”ื›ื.

On dit : lร -bas, pour le tam (bล“uf non averti). Ici, pour le mouad (bล“uf averti).

Mais Rava a dit : il n'y a pas de mouad en Babylonie ! On dit : il a รฉtรฉ dรฉclarรฉ mouad lร -bas, et on l'a amenรฉ ici.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ื‘ืชื ืื™ืŸ ื’ื•ื‘ื™ืŸ ื“ืงื™ื™ืžื ืœืŸ ืคืœื’ื ื ื–ืงื ืงื ืกื ื‘ืค"ืง (ื“' ื˜ื•:):
Pour le tam. On ne recouvre pas, car nous tenons que la moitiรฉ du dommage est un kenas, au premier chapitre (15b).
ืื™ืŸ ืžื•ืขื“ ื‘ื‘ื‘ืœ ื“ื›ื™ื•ืŸ ื“ืžื ื’ื™ื—ื•ืช ื“ืชืžื•ืช ืœื ืžื™ื™ืชื™ื ืŸ ืœื™ื” ืœื‘ื™ ื“ื™ื ื ื”ื™ื›ื™ ืžื™ื™ืขื“ ืœื™ื”:
Il n'y a pas de mouad en Babylonie. Puisque, pour les coups de corne de l'รฉtat de tam, on ne le fait pas venir au tribunal, comment le dรฉclare-t-on mouad ?
๐Ÿ’ก Explication

Tentative : "on ne recouvre pas" vise le tam. Rachi, Bava Kamma 15b : palga nizka kenasa, la moitiรฉ du nezek est un kenas. "On recouvre" vise le mouad, paiement entier, du mamon.

Rava a aussi dit : pas de mouad en Babylonie. Rachi : les cornes du tam ne viennent pas au tribunal, donc les trois avertissements ne se constituent pas. Rรฉponse proposรฉe : l'avertissement a eu lieu en Terre d'Israรซl, puis on a amenรฉ le bล“uf.

12
ื•ื”ื ืžื™ืœืชื ื“ืœื ืฉื›ื™ื—ื ื”ื™ื, ื•ืžื™ืœืชื ื“ืœื ืฉื›ื™ื—ื ื”ื ืืžืจืช ื“ืœื ืขื‘ื“ื™ื ืŸ ืฉืœื™ื—ื•ืชื™ื™ื”ื•! ื“ืืชื• ืจื‘ื ืŸ ื“ื”ืชื, ื•ื™ื™ืขื“ื•ื” ื”ื›ื. ืกื•ืฃ ืกื•ืฃ, ืžื™ืœืชื ื“ืœื ืฉื›ื™ื—ื ื”ื™ื, ื•ืืช ืืžืจืช ืžื™ืœืชื ื“ืœื ืฉื›ื™ื—ื ืœื (ืงื) ืขื‘ื“ื™ื ืŸ ืฉืœื™ื—ื•ืชื™ื™ื”ื•!

Mais c'est une chose rare, et pour une chose rare, tu as bien dit que nous n'accomplissons pas leur shelihout ! Ce sont les rabbins de lร -bas qui sont venus, et ils l'ont dรฉclarรฉ mouad ici.

En fin de compte, c'est une chose rare, et tu dis : pour une chose rare, nous n'accomplissons pas leur shelihout !

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื•ื”ื ืœื ืฉื›ื™ื—ื ื”ื•ื ืœื‘ื ืฉื•ืจ ืžื•ืขื“ ืžืืจืฅ ื™ืฉืจืืœ ืœื‘ื‘ืœ ื•ืืžืจื™ื ืŸ ืœืขื™ืœ ื‘ืžื™ืœืชื ื“ืœื ืฉื›ื™ื— ืœื ืขื‘ื“ื™ื ืŸ ืฉืœื™ื—ื•ืชื™ื™ื”ื•:
Mais ce n'est pas frรฉquent : qu'un bล“uf mouad vienne de Terre d'Israรซl en Babylonie. Et nous avons dit plus haut : pour une chose rare, nous n'accomplissons pas leur shelihout.
๐Ÿ’ก Explication

Amener un mouad de Terre d'Israรซl est rare. Le filtre de la page l'รฉcarte. Deuxiรจme essai : des rabbins ordonnรฉs viennent et font l'yaada (dรฉclaration de mouad) sur place.

Mรชme issue. Leur venue est rare. Le (ka) entre parenthรจses est une variante de leรงon. Le sens reste : pas de shelihout pour le cas rare.

13
ืืœื ื›ื™ ืงืืžืจ ืจื‘ื โ€“ ื‘ืฉืŸ ื•ืจื’ืœ, ื“ืžื•ืขื“ื™ืŸ ืžืชื—ื™ืœืชืŸ ื ื™ื ื”ื•.

Plutรดt, lorsque Rava a parlรฉ, c'est de la dent et du pied, qui sont mouadim dรจs leur origine.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ืืœื ื›ื™ ืงืืžืจ ืจื‘ื ื“ืฉื•ืจ ื‘ืฉื•ืจ ื’ื•ื‘ื™ืŸ ื‘ื‘ื‘ืœ:
Plutรดt, lorsque Rava a parlรฉ : un bล“uf par un bล“uf, on le recouvre en Babylonie.
ื‘ืฉืŸ ื•ืจื’ืœ ืงืืžืจ ื›ื’ื•ืŸ ืฉื ืชื—ื›ืš ื‘ื—ื‘ื™ืจื• ืœื”ื ืืชื• ื•ื”ื–ื™ืงื• (ื•ื”ืคื™ืœื• ืขืœ ืฉื•ืจ ืื—ืจ) ื“ื”ื™ื™ื ื• ืชื•ืœื“ื” ื“ืฉืŸ ืื• ืฉื”ื–ื™ืง ืืช ืฉื•ืจ ื—ื‘ื™ืจื• ื‘ื’ื•ืคื• ื“ืจืš ื”ื™ืœื•ื›ื• ืฉื“ื—ืคื• ื•ืœื ื›ื•ื•ืŸ ื“ื”ื•ื™ ืชื•ืœื“ื” ื“ืจื’ืœ:
Il a parlรฉ de la dent et du pied. Par exemple, il s'est frottรฉ ร  l'autre pour son plaisir et l'a endommagรฉ (et l'a fait tomber sur un autre bล“uf) : c'est une toleda (dรฉrivรฉ) de la dent. Ou bien il a endommagรฉ le bล“uf de son prochain par son corps en marchant, il l'a poussรฉ sans intention : c'est une toleda du pied.
๐Ÿ’ก Explication

Lecture retenue de Rava. Shen (dent) et regel (pied) sont mouadim mi-tehilatam : avertis dรจs le dรฉpart, sans procรฉdure d'avertissement. Cas frรฉquent, perte rรฉelle, mamon. La shelihout s'applique.

Rachi donne les toldot. Se frotter pour son plaisir : dรฉrivรฉ de la dent. Pousser en marchant, sans intention : dรฉrivรฉ du pied.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Quel bล“uf Rava fait recouvrer Tam, corne Moitiรฉ du nezek C'est un kenas Pas en Bavel Mouad dรฉplacรฉ Averti en Israรซl, ou par des rabbins venus Cas rare Chen et regel Mouad dรจs le dรฉpart Frรฉquent, et perte On recouvre
La corne du tam est un kenas. Le mouad dรฉplacรฉ est rare. Dent et pied se recouvrent.
14
ืฆืขืจ โ€“ ื›ื•ื•ืื• ื‘ืฉืคื•ื“ ืื• ื‘ืžืกืžืจ ื•ื›ื•ืณ. ืฆืขืจ ืฉืœื ื‘ืžืงื•ื ื ื–ืง ืžืฉืชืœื โ€“ ืžืืŸ ืชื ื? ืืžืจ ืจื‘ื: ื‘ืŸ ืขื–ืื™ ื”ื™ื โ€“ ื“ืชื ื™ื, ืจื‘ื™ ืื•ืžืจ: ืดื›ื•ื™ื”ืด ื ืืžืจื” ืชื—ื™ืœื”. ื‘ืŸ ืขื–ืื™ ืื•ืžืจ: ืดื—ื‘ื•ืจื”ืด ื ืืžืจื” ืชื—ื™ืœื”.

La douleur : il l'a brรปlรฉ avec une broche ou avec un clou, etc. La douleur hors du lieu du dommage se paie.

Quel est le tanna ? Rava a dit : c'est ben Azai.

Car on enseigne : Rabbi dit : "keviya" (brรปlure) a รฉtรฉ dite en premier. Ben Azai dit : "haboura" (contusion) a รฉtรฉ dite en premier.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืฆืขืจ ืฉืœื ื‘ืžืงื•ื ื ื–ืง ื›ื™ ืžืชื ื™ืชื™' ืขืœ ืฆืคื•ืจื ื• ื“ืœื ืืคื—ืชื™ื”:
Douleur hors du lieu du dommage : comme notre michna, sur son ongle, lร  oรน il ne l'a pas dรฉprรฉciรฉ.
๐Ÿ’ก Explication

Nouvelle sougya, ร  partir de la michna du tsaar. Brรปlure ร  la broche ou au clou. Rachi : l'ongle de la michna, lร  oรน il n'y a pas de dรฉprรฉciation. Le tsaar she-lo bi-mekom nezek se paie.

Rava : l'auteur est ben Azai. Baraรฏta sur Shemot 21, 25 : keviya, petsa, haboura. Rabbi : la brรปlure a รฉtรฉ dite en premier. Ben Azai : la contusion a รฉtรฉ dite en premier. Rabbi est Rabbi Yehouda ha-Nassi.

15
ื‘ืžืื™ ืงื ืžื™ืคืœื’ื™? ืจื‘ื™ ืกื‘ืจ: ืดื›ื•ื™ื”ืด โ€“ ื“ืœื™ืช ื‘ื” ื—ื‘ื•ืจื” ืžืฉืžืข; ื›ืชื‘ ืจื—ืžื ื ืดื—ื‘ื•ืจื”ืด ืœื’ืœื•ื™ื™ ืขืœื” ื“ื›ื•ื™ื” โ€“ ื“ืื™ืช ื‘ื” ื—ื‘ื•ืจื” ืื™ืŸ, ืื™ ืœื ืœื.

Sur quoi divergent-ils ? Rabbi tient : "keviya" dรฉsigne un cas oรน il n'y a pas de haboura.

Le Misรฉricordieux a รฉcrit "haboura" pour rรฉvรฉler, au sujet de la keviya : s'il y a une haboura, oui ; sinon, non.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ื”"ื’ ืจื‘ื™ ืื•ืžืจ ื›ื•ื™ื” ื ืืžืจื” ืชื—ื™ืœื” ื‘ืŸ ืขื–ืื™ ืื•ืžืจ ื—ื‘ื•ืจื” ื ืืžืจื” ืชื—ื™ืœื”:
Voici notre version : Rabbi dit que keviya a รฉtรฉ dite en premier. Ben Azai dit que haboura a รฉtรฉ dite en premier.
ื›ื•ื™ื” ื“ืœื™ืช ื‘ื” ื—ื‘ื•ืจื” ืžืฉืžืข ื•ื”ื™ื™ื ื• ื“ืงืืžืจ ื›ื•ื™ื” ืœื—ื•ื“ื” ื ืืžืจื” ืชื—ื™ืœื” ื›ืœื•ืžืจ ื›ื•ื™ื” ืฉื ืืžืจ ื‘ืคืกื•ืง ืชื—ื™ืœื” ื”ื™ื™ื ื• ืฉื•ืžืขื™ืŸ ืฉื™ื”ื ื—ื™ื™ื‘ ืขืœ ื›ื•ื™ื” ื’ืจื™ื“ื ืืคื™ืœื• ื‘ืœื ื—ื‘ื•ืจื” ื“ืœื™ื›ื ืืœื ืฆืขืจ ืœื›ืš ื”ื•ืฆืจื›ื” ื—ื‘ื•ืจื” ืœืœืžื“ ืฉืื™ืŸ ื—ื™ื™ื‘ ื›ืœื•ื ืขื“ ืฉื™ื”ื ื—ื‘ื•ืจื” ืขืžื” ื“ื›ื™ื•ืŸ ื“ืžืฉืœื ืจืคื•ื™ ืžืฉื•ื ื—ื‘ื•ืจื” ืžืฉืœื ื ืžื™ ืฆืขืจ ืื‘ืœ ืฉืœื ื‘ืžืงื•ื ื—ื‘ื•ืจื” ื›ื’ื•ืŸ ืขืœ ืฆืคื•ืจืŸ ืคื˜ื•ืจ ื“ืฆืขืจ ื‘ืœื ื ื–ืง ืœื ืžืฉืœื ื“ืื™ ืœืื• ืžืฉื•ื ื”ื›ื™ ืœื ืืฆื˜ืจื™ืš ื—ื‘ื•ืจื” ื“ื”ืฉืชื ื›ื•ื™ื” ื‘ืœื ื—ื‘ื•ืจื” ืฉืžืขื™ื ืŸ ื“ื—ื™ื™ื‘ ื›ืœ ืฉื›ืŸ ื—ื‘ื•ืจื” ืฉื™ืฉ ื‘ื” ื ื–ืง:
Keviya dรฉsigne un cas sans haboura. Et c'est le sens de : keviya seule a รฉtรฉ dite en premier. Autrement dit, la keviya dite au dรฉbut du verset, nous entendrions qu'on est responsable pour une keviya seule, mรชme sans haboura, lร  oรน il n'y a que de la douleur. C'est pourquoi haboura a รฉtรฉ nรฉcessaire : enseigner qu'on n'est responsable de rien tant qu'une haboura ne l'accompagne pas. Puisqu'il paie le ripouy (soins) ร  cause de la haboura, il paie aussi le tsaar. Hors du lieu de la haboura, par exemple sur l'ongle, il est exempt : on ne paie pas le tsaar sans nezek. Sans cela, haboura n'aurait pas รฉtรฉ nรฉcessaire. Dรจs lors qu'une keviya sans haboura rend dรฉjร  responsable, ร  plus forte raison une haboura, oรน il y a un nezek.
๐Ÿ’ก Explication

Lecture de Rava pour Rabbi. Le sens premier de keviya est la brรปlure sans contusion. On aurait payรฉ le tsaar seul. Le mot haboura vient limiter : on paie s'il y a contusion.

Rachi : le ripouy du ร  la contusion entraรฎne le tsaar. Sur l'ongle, exempt. Le kal va-homer : si la brรปlure nue rendait dรฉjร  responsable, la contusion, qui a un nezek, suivrait d'elle-mรชme. Le mot haboura enseigne donc la limite.

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ื•ื‘ืŸ ืขื–ืื™ ืกื‘ืจ: ืดื›ื•ื™ื”ืด โ€“ ื“ืื™ืช ื‘ื” ื—ื‘ื•ืจื” ืžืฉืžืข; ื›ืชื‘ ืจื—ืžื ื ืดื—ื‘ื•ืจื”ืด ืœื’ืœื•ื™ื™ ืขืœื” ื“ื›ื•ื™ื” โ€“ ื“ืœื™ืช ื‘ื” ื—ื‘ื•ืจื”.

Et ben Azai tient : "keviya" dรฉsigne un cas oรน il y a une haboura. Le Misรฉricordieux a รฉcrit "haboura" pour rรฉvรฉler, au sujet de la keviya, le cas oรน il n'y a pas de haboura.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื‘ืŸ ืขื–ืื™ ืกื‘ืจ ื›ื•ื™ื” ื“ืื™ืช ื‘ื” ื—ื‘ื•ืจื” ืžืฉืžืข ื•ื”ื™ื™ื ื• ื“ืงืืžืจ ื—ื‘ื•ืจื” ื ืืžืจื” ืชื—ื™ืœื” ื›ืœื•ืžืจ ืžื›ื•ื™ื” ื”ืืžื•ืจื” ืจืืฉื•ื ื” ื”ื™ื™ื ื• ืฉื•ืžืขื™ืŸ ืฉืื™ืŸ ื—ื™ื™ื‘ ืืœื ื‘ืžืงื•ื ืฉื™ืฉ ื‘ื” ื—ื‘ื•ืจื” ื“ืกืชื ื›ื•ื™ื” ื™ืฉ ื‘ื” ื—ื‘ื•ืจื” ืœืคื™ื›ืš ื”ื•ืฆืจื›ื” ืชื•ืจื” ืœื›ืชื•ื‘ ื—ื‘ื•ืจื” ื‘ื”ื“ื™ื ื“ื”ืฉืชื ืขืœ ื›ืจื—ืš ื›ื•ื™ื” ื“ืจื™ืฉื ื‘ืœื ื—ื‘ื•ืจื” ื”ื™ื ื•ื—ื™ื™ื‘ ื‘ืฆืขืจ ื‘ืœื ื ื–ืง ื›ืžืชื ื™ืชื™ืŸ:
Ben Azai tient que keviya dรฉsigne un cas oรน il y a une haboura. Et c'est le sens de : haboura a รฉtรฉ dite en premier. Autrement dit, de la keviya dite en premier, nous entendrions qu'on n'est responsable que lร  oรน il y a une haboura, car une keviya ordinaire a une haboura. C'est pourquoi la Torah a dรป รฉcrire haboura explicitement. Dรจs lors, forcรฉment, la keviya du dรฉbut est sans haboura, et on est responsable du tsaar sans nezek, comme notre michna.
๐Ÿ’ก Explication

Lecture de Rava pour ben Azai. Une brรปlure ordinaire a dรฉjร  une contusion. Le premier mot aurait limitรฉ le paiement ร  ce cas. ร‰crire haboura ร  part force une autre lecture : la keviya du dรฉbut est la brรปlure sans contusion.

Rรฉsultat : on paie le tsaar sans nezek. C'est la michna. D'oรน la phrase de Rava : la michna est ben Azai.

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ืžืชืงื™ืฃ ืœื” ืจื‘ ืคืคื: ืื“ืจื‘ื”, ืื™ืคื›ื ืžืกืชื‘ืจื! ืจื‘ื™ ืื•ืžืจ ืดื›ื•ื™ื”ืด ื ืืžืจื” ืชื—ื™ืœื” โ€“ ืกื‘ืจ: ืดื›ื•ื™ื”ืด โ€“ ื“ืื™ืช ื‘ื” ื—ื‘ื•ืจื” ืžืฉืžืข; ื›ืชื‘ ืจื—ืžื ื ืดื—ื‘ื•ืจื”ืด ืœื’ืœื•ื™ื™ ืขืœื” ื“ื›ื•ื™ื” โ€“ ื“ืœื™ืช ื‘ื” ื—ื‘ื•ืจื”.

Rav Papa objecte : au contraire, l'inverse se tient ! Rabbi dit que "keviya" a รฉtรฉ dite en premier.

Il tient : "keviya" dรฉsigne un cas oรน il y a une haboura. Le Misรฉricordieux a รฉcrit "haboura" pour rรฉvรฉler, au sujet de la keviya, le cas oรน il n'y a pas de haboura.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืื™ืคื›ื ืžืกืชื‘ืจื ื•ืžืชื ื™ืชื™ืŸ ืจื‘ื™ ื”ื™ื ื•ืœื ื‘ืŸ ืขื–ืื™ ื“ืœื ืขืงืจื™ื ืŸ ืœื™ื” ืžืจื‘ื™ ื“ื”ื•ื ืกื“ืจื” ื•ืขื•ื“ ื“ื”ื›ื™ ืžืกืชื‘ืจื ื˜ืคื™ ื“ื”ื ื ืืžืจื” ื“ืงืืžืจื™ ืจื‘ื™ ื•ื‘ืŸ ืขื–ืื™ ืืžืกืงื ื ื“ืžื™ืœืชื ืงื™ื™ืžื™ ื“ืžืชื•ืงืžื ื‘ื” ื“ืจืฉื ื“ืงืจื ื•ืœืื• ืืžืฉืžืขื•ืช ืงืžื ืงืื™ ื“ืกื•ืฃ ื”ืžืงืจื ืขืชื™ื“ ืœื”ื•ืฆื™ืื• ื•ื”ื›ื™ ืงืืžืจ ืจื‘ื™ ืกื•ืฃ ื”ืžืงืจื ืžื•ื›ื™ื— ืœื ื• ื“ื›ื•ื™ื” ื‘ืœื ื—ื‘ื•ืจื” ื—ื™ื™ื‘ ื”ื›ืชื•ื‘ ื‘ืชื—ื™ืœืชื• ื•ืฆืขืจ ืžืฉืชืœื ืฉืœื ื‘ืžืงื•ื ื ื–ืง ืžืื™ ื˜ืขืžื ื›ื•ื™ื” ื“ืื™ืช ื‘ื” ื—ื‘ื•ืจื” ืžืฉืžืข ื›ืชื‘ ืจื—ืžื ื ื›ื•' ื•ื‘ืŸ ืขื–ืื™ ืื•ืžืจ ืกื•ืฃ ื”ืžืงืจื ืžื•ื›ื™ื— ืœื ื• ื“ื—ื‘ื•ืจื” ื ืืžืจื” ืชื—ื™ืœื” ื›ืœื•ืžืจ ืžืกื•ืฃ ื”ืžืงืจื ืื ื• ืœืžื“ื™ืŸ ืฉื›ื•ื™ื” ืฉื—ื™ื™ื‘ ื”ื›ืชื•ื‘ ื‘ืชื—ืœืชื• ืื™ื ื” ืืœื ืื ื›ืŸ ื™ืฉ ืขืžื” ื—ื‘ื•ืจื” ืžืื™ ื˜ืขืžื ื›ื•ื™ื” (ื ืืžืจื” ืชื—ื™ืœื”) ื“ืœื™ืช ื‘ื” ื—ื‘ื•ืจื” ืžืฉืžืข ื›ื•':
L'inverse se tient. La michna reste celle de Rabbi : on ne la retire pas de Rabbi, car c'est lui qui l'a mise en ordre. Et cette lecture se tient mieux. Car le "a รฉtรฉ dite" de Rabbi et de ben Azai porte sur la conclusion de la chose, lร  oรน le derach du verset se fixe. La fin du verset vient retirer le premier sens. Voici ce que dit Rabbi : la fin du verset nous prouve que, pour une keviya sans haboura, l'ร‰crit le rend responsable dรจs son dรฉbut, et le tsaar se paie hors du lieu du nezek. Quelle est la raison ? Keviya dรฉsigne un cas oรน il y a une haboura. Le Misรฉricordieux a รฉcrit, etc. Et ben Azai dit : la fin du verset nous prouve que haboura a รฉtรฉ dite en premier. Autrement dit, de la fin du verset nous apprenons que la keviya dont l'ร‰crit rend responsable au dรฉbut suppose une haboura avec elle. Quelle est la raison ? Keviya (a รฉtรฉ dite en premier) dรฉsigne un cas sans haboura, etc.
๐Ÿ’ก Explication

Rav Papa รฉchange les deux positions. Chez lui, Rabbi part d'une keviya qui a une contusion, et le mot haboura vient inclure la brรปlure sans contusion. Le tsaar seul se paie selon Rabbi. La michna peut rester ร  Rabbi, qui a ordonnรฉ les michnayot.

Rachi dรฉplace le sens de ne'emra. Le mot vise la maskana, le rรฉsultat du derach, une fois que la fin du verset a retirรฉ le sens premier.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Rav Papa retourne la baraรฏta Rava Le tsaar seul suit ben Azai "Dite en premier" = sens du mot avant le second terme Rav Papa Le tsaar seul suit Rabbi "Dite en premier" = rรฉsultat une fois le derach fixรฉ
Rava lit le premier sens du mot. Rav Papa lit le rรฉsultat du verset, et rend la michna ร  Rabbi.
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ื‘ืŸ ืขื–ืื™ ืื•ืžืจ ืดื—ื‘ื•ืจื”ืด ื ืืžืจื” ืชื—ื™ืœื” โ€“ ืกื‘ืจ: ืดื›ื•ื™ื”ืด โ€“ ื“ืœื™ืช ื‘ื” ื—ื‘ื•ืจื” ืžืฉืžืข; ื›ืชื‘ ืจื—ืžื ื ืดื—ื‘ื•ืจื”ืด ืœื’ืœื•ื™ื™ ืขืœื” ื“ื›ื•ื™ื” โ€“ ื“ืื™ืช ื‘ื” ื—ื‘ื•ืจื” ืื™ืŸ, ืื™ ืœื ืœื. ื•ืืžืกืงื ื ืงื™ื™ืžื™.

Ben Azai dit que "haboura" a รฉtรฉ dite en premier. Il tient : "keviya" dรฉsigne un cas oรน il n'y a pas de haboura.

Le Misรฉricordieux a รฉcrit "haboura" pour rรฉvรฉler, au sujet de la keviya : s'il y a une haboura, oui ; sinon, non. Et ils se tiennent sur la conclusion.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื•ืืžืกืงื ื ืงื™ื™ืžื™ ื”ืื™ ื ืืžืจื” ื“ืงืืžืจื™ ืืกื•ืฃ ื”ื“ืจืฉื” ื•ืขื™ืงืจื” ืฉื”ื™ื ืขื•ืžื“ืช ืงื™ื™ืžื™:
Et ils se tiennent sur la conclusion. Ce "ร  รฉtรฉ dite" qu'ils disent porte sur la fin du derach et sur son fond, lร  oรน il se tient.
๐Ÿ’ก Explication

Suite de Rav Papa, cรดtรฉ ben Azai. Sens premier : keviya sans contusion, on paierait le tsaar seul. Le mot haboura vient limiter : avec contusion, oui ; sans contusion, non.

Ve-amaskana kaymei. Rachi : "a รฉtรฉ dite" nomme la fin du derach, le point oรน la lecture se tient, pas l'impression que le premier mot donnait seul.

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ืื™ ื ืžื™, ื“ื›ื•ืœื™ ืขืœืžื: ืดื›ื•ื™ื”ืด โ€“ ื‘ื™ืŸ ื“ืื™ืช ื‘ื” ื—ื‘ื•ืจื” ื‘ื™ืŸ ื“ืœื™ืช ื‘ื” ื—ื‘ื•ืจื” ืžืฉืžืข; ื•ื”ื›ื

Ou bien, tout le monde : "keviya" dรฉsigne aussi bien le cas oรน il y a une haboura que le cas oรน il n'y en a pas. Et ici

๐Ÿ’ก Explication

Autre lecture, encore ouverte. Koulei alma : Rabbi et ben Azai s'accordent. Keviya couvre la brรปlure avec contusion et la brรปlure sans contusion.

L'amoud s'arrรชte sur ve-hakha. Le point neuf de la divergence commence ici et continue au daf suivant.

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Texte hรฉbreu et aramรฉen vocalisรฉ : รฉdition numรฉrique William Davidson du Talmud Koren Noรฉ, via Sefaria (licence CC BY-NC). Traduction franรงaise, notes et schรฉmas : Chiourim BA (licence CC BY 4.0).