Bava Kamma 86a - Sans haboura, chevet de la main, mesure de la honte

Bava_Kamma 86a

Sougya : L'amoud ferme la citation de 85b : qui frappe son pรจre ou sa mรจre sans haboura, et qui blesse le jour de Kippour, est tenu des cinq indemnitรฉs. La Gemara cherche le cas sans contusion.

Surditรฉ et rasage sont รฉcartรฉs. Le cas rรฉtรฉnu est l'enduit de nasha, dont le poil ne revient pas, avec tsaar, ripouy, chevet et boshet.

La question de Rabba, une main qui doit revenir, est tranchรฉe en sens opposรฉ par Abaye et par Rava. Le mรชme couple diverge sur la main coupรฉe d'un esclave hรฉbreu.

Puis la mishna du boshet est rapportรฉe ร  Rabbi Shimon, et une beraita sur la visรฉe manquรฉe se lit selon Rabbi Yehuda ou selon Rabbi Meir.

Sans haboura, tenu des cinq : quel cas ? La mishna citรฉe en fin de 85b. Rose : รฉcartรฉ. Vert : rรฉtรฉnu. Coup sur la main Elle finira par revenir C'est la question de Rabba Tout coup sans haboura revient Ne tranche pas Rendre sourd Sans marque au-dehors Rabba : on met ร  mort Goutte de sang dans l'oreille ร‰cartรฉ Raser Le poil repousse Mรชme question que la main Rachi : cheveu ou main, il revient ร‰cartรฉ Enduit de nasha Le poil ne revient pas Nezek : la valeur baisse Rachi : c'est un moum, un dรฉfaut Rรฉtรฉnu Le nasha porte les cinq : nezek du poil, puis tsaar, ripouy, chevet, boshet.
Quatre cas pour un coup sans haboura. Le nasha, dont le poil ne revient pas, est le cas rรฉtรฉnu.
Abaye et Rava : deux dรฉbats sur le chevet Main qui revient. Main d'esclave hรฉbreu coupรฉe pour de bon. Main frappรฉe, contractรฉe, elle finira par revenir Abaye Chevet grand : prix de la main Chevet petit : jours d'alitement au tarif du gardien de concombres Rachi : les deux sont dus Rava Pas le prix de la main Chaque jour, jusqu'au retour salaire des ouvriers du marchรฉ plus que le gardien de concombres Main d'esclave hรฉbreu coupรฉe. Rachi : coupure rรฉelle, sans retour Abaye Chevet grand : ร  l'esclave Il sort avec une main entiรจre Chevet petit : au maรฎtre Tossefot : le travail perdu Rava, texte imprimรฉ Tout est donnรฉ ร  l'esclave On achรจte une terre avec Le maรฎtre en mange les fruits usufruit pendant la servitude Tossefot, leรงon de Rabbenou Hananel : Rava dit tout au maรฎtre Chevet petit : en propre au maรฎtre. Chevet grand : terre, il en mange les fruits. L'esclave ne puise plus ร  la seille et ne va plus en mission.
Abaye verse chevet grand et chevet petit. Rava, pour la main qui revient, seulement le salaire du marchรฉ. Pour l'esclave, le texte imprimรฉ et la leรงon de Tossefot divergent.
Boshet : de qui est la mishna, de qui est la beraita Trois tannaim. La mishna suit Shimon. La beraita se sauve de deux faรงons. Rabbi Meir Tous, pauvres et riches comme des libres qui ont perdu leurs biens Fils d'Abraham, d'Isaac et de Yaakov Un seul tarif Rachi : la honte n'a pas de plafond Rabbi Yehuda Le grand selon sa grandeur Le petit selon sa petitesse Aveugle : pas de boshet pour prendre de lui Esclave : pas de boshet ร  lui verser Rabbi Shimon Riches : comme des libres qui ont perdu leurs biens Pauvres : comme les moindres d'entre eux Rachi : honte lรฉgรจre Viser celui-ci, atteindre celui-lร  : exempt comme pour le meurtre Mishna : tout selon celui qui fait honte et celui qui la subit Meir รฉgalise tous. Yehuda : la mishna obligรฉ pour l'aveugle. La fin distingue le dormeur, pas l'aveugle. La mishna est de Shimon. Beraita sauvรฉe : Yehuda Il visait le petit, il a atteint le grand On ne paie pas l'esclave On estime d'aprรจs lui et l'on paie l'homme libre Beraita sauvรฉe : Meir Grand et petit veulent dire adulte et mineur Le mineur entre dans le boshet s'il a honte quand on l'humilie Rav Papa, suite en 86b Shimon exige la visรฉe, comme le meurtre : ve-arav lo, et be-mevushav.
Meir, Yehuda, Shimon sur le boshet. La mishna suit Shimon. La beraita se lit selon Yehuda, ou selon Meir si petit et grand sont le mineur et l'adulte.
1
ื—ื™ื™ื‘ ื‘ื›ื•ืœืŸ.

Il est tenu de toutes.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื—ื™ื™ื‘ ื‘ื›ื•ืœืŸ ื—ืžืฉื” ื“ื‘ืจื™ื:
Les cinq choses.
๐Ÿ’ก Explication

Le mot ferme la citation ouverte en fin de 85b. La mishna : qui frappe son pรจre ou sa mรจre sans leur faire de haboura (contusion), et qui blesse son prochain le jour de Kippour, est tenu des cinq indemnitรฉs.

Rachi : les cinq choses. Nezek (dommage), tsaar (douleur), ripouy (soins), chevet (chรดmage), boshet (honte).

2
ื”ืื™ ืดืœื ืขืฉื” ื‘ื• ื—ื‘ื•ืจื”ืด, ื”ื™ื›ื™ ื“ืžื™? ืœืื• ื›ื’ื•ืŸ ืฉื”ื›ื”ื• ืขืœ ื™ื“ื• ื•ืกื•ืคื• ืœื—ื–ื•ืจ? ื•ืงืชื ื™: ื—ื™ื™ื‘ ื‘ื›ื•ืœืŸ!

Ce "il ne lui a pas fait de haboura", quel est le cas ? N'est-ce pas, par exemple, qu'il l'a frappรฉ sur la main, et qu'elle finira par revenir ?

Et l'on enseigne : il est tenu de toutes !

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ื”ื™ื›ื™ ื“ืžื™ ืฉื™ื”ื ื”ื™ื–ืง ื‘ืœื ื—ื‘ื•ืจื”:
Qu'il y ait un dommage sans haboura.
ืœืื• ื›ื’ื•ืŸ ืฉื”ื›ื”ื• ื›ื•' ื“ื‘ืื™ืŸ ืกื•ืคื• ืœื—ื–ื•ืจ ืœื™ื›ื ืœืžื™ืžืจ ื“ื›ืœ ื‘ืœื ื—ื‘ื•ืจื” ืกื•ืคื• ืœื—ื–ื•ืจ ื”ื•ื:
Car lร  oรน ce n'est pas destinรฉ ร  revenir, on ne peut pas le dire : tout ce qui est sans haboura est destinรฉ ร  revenir.
๐Ÿ’ก Explication

Rabba, en 85b, demande si l'on paie la baissรฉ de valeur quand la main finira par revenir. La Gemara propose d'y voir le cas de la mishna : coup sur la main, sans haboura, et pourtant tenu de toutes les indemnitรฉs.

Rachi : un dommage sans haboura est un dommage qui revient. Cette lecture, si elle tenait, trancherait la question de Rabba vers l'obligation.

3
ืืžืจื™: ื”ื›ื ื‘ืžืื™ ืขืกืงื™ื ืŸ โ€“ ื›ื’ื•ืŸ ืฉื—ื™ืจืฉื•, ื•ืœื ืขืฉื” ื‘ื• ื—ื‘ื•ืจื”. ื•ื”ืืžืจ ืจื‘ื”: (ื”ื—ื•ืจืฉ) [ื—ืจืฉ] ืืช ืื‘ื™ื• โ€“ ื ื”ืจื’, ืœืคื™ ืฉืื™ ืืคืฉืจ ืœื—ืจื™ืฉื” ื‘ืœื ื—ื‘ื•ืจื”; ื˜ื™ืคืชื ื“ื“ืžื ื ืคืœื” ืœื™ื” ื‘ืื•ื“ื ื™ื”!

On dit : ici, de quoi s'agit-il ? Par exemple, il l'a rendu sourd, et il ne lui a pas fait de haboura.

Or Rabba n'a-t-il pas dit : celui qui rend son pรจre sourd, on le met ร  mort, parce qu'il est impossible de rendre sourd sans haboura. Une goutte de sang lui est tombรฉe dans l'oreille !

๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ื›ื’ื•ืŸ ืฉื—ืจืฉื• ื•ื"ืช ื•ืืžืื™ ื—ื™ื™ื‘ ื‘ื›ื•ืœืŸ ื”ื ื“ืžื™ ื›ื•ืœื• ื ื•ืชืŸ ื•ืœืคื™' ืจ"ื™ ื“ืœืขื™ืœ ื ื™ื—ื ื“ืžื›ืœ ืžืงื•ื ื™ืฉ ื›ืืŸ ืฆืขืจ ื‘ื•ืฉืช ื•ืจื™ืคื•ื™ ืืฃ ืขืœ ื’ื‘ ื“ืฉื‘ืช ื‘ื›ืœืœ ื“ืžื™ ื›ื•ืœื• ืฉื™ื™ืš ืœืฉื ื•ืช ื—ื™ื™ื‘ ื‘ื›ื•ืœืŸ ืžืฉื•ื ืื—ืจื™ื ื™:
Et si tu dis : pourquoi est-il tenu de toutes, alors qu'il donne le prix de la personne entiรจre ? Selon l'explication de Ri plus haut, cela se tient. De toute faรงon il y a ici tsaar, boshet et ripouy, bien que le chevet soit compris dans le prix de la personne entiรจre. Il convient d'enseigner "tenu de toutes" ร  cause des autres.
๐Ÿ’ก Explication

La rรฉponse รฉcarte le coup sur la main. Le cas serait : il a rendu sourd, sans marque au-dehors. La leรงon retenue entre crochets est hรฉresh, rendre sourd. Rabba : rendre sourd son pรจre entraรฎne la mort, et la surditรฉ suppose une haboura. Une goutte de sang tombe dans l'oreille.

Tossefot interroge le paiement. Rendre sourd oblige au prix de la personne entiรจre, comme en 85b. Ri : le tsaar, le boshet et le ripouy restent dus ร  part. Le chevet entre dans ce prix. "Tenu de toutes" vise ces autres indemnitรฉs.

4
ืืœื ื”ื›ื ื‘ืžืื™ ืขืกืงื™ื ืŸ โ€“ ื›ื’ื•ืŸ ืฉื’ื™ืœื—ื•. ื’ื™ืœื—ื• โ€“ ืžื”ื“ืจ ื”ื“ืจ, ื•ื”ื™ื™ื ื• ื‘ืขื™ื™ืŸ!

Plutรดt, ici, de quoi s'agit-il ? Par exemple, il l'a rasรฉ.

S'il l'a rasรฉ, cela revient, et c'est notre question !

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ืฉื’ืœื—ื• ื“ืืคื—ืชื™ื” ืžื›ืกืคื™ื” ื‘ืœื ื—ื‘ื•ืจื”:
Il a fait baisser sa valeur, sans haboura.
ื”"ื’ ื’ืœื—ื• ืžื”ื“ืจ ื”ื“ืจ ื”ื™ื™ื ื• ื‘ืขื™ื™ืŸ ื›ืœื•ืžืจ ืžื” ืœื™ ืฉื™ืขืจ ืžื” ืœื™ ื™ื“ ื”ื ื‘ืกื•ืคื• ืœื—ื–ื•ืจ ืžื—ื™ื™ื‘ืช ืœื™ื”:
Voici la leรงon : il l'a rasรฉ, cela revient, et c'est notre question. C'est-ร -dire : qu'importe le cheveu, qu'importe la main. Puisque c'est destinรฉ ร  revenir, tu le tiens pour obligรฉ.
๐Ÿ’ก Explication

Autre cas : il l'a rasรฉ. Le poil repousse. Rachi : la valeur a baissรฉ, sans haboura. On retombe sur la question de Rabba. Cheveu ou main, dรจs que la chose revient, la mishna le tiendrait pour obligรฉ.

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ืืžืจื™: ื”ื›ื ื‘ืžืื™ ืขืกืงื™ื ืŸ โ€“ ื›ื’ื•ืŸ ืฉืกื›ื• ื ืฉื, ื“ืœื ื”ื“ืจ.

On dit : ici, de quoi s'agit-il ? Par exemple, il l'a enduit de nasha, qui ne revient pas.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื ืฉื ืกื ื”ืžืฉื™ืจ ืืช ื”ืฉืขืจ ื•ืื™ื ื• ื—ื•ื–ืจ ื•ืื™ื›ื ื ื–ืง ื“ื”ื ืืคื—ืชื™ื” ืžื›ืกืคื™ื” ื“ืžื•ื ื”ื•ื:
Un produit qui fait tomber le poil, et il ne revient pas. Et il y a nezek, car il a fait baisser sa valeur : c'est un moum.
๐Ÿ’ก Explication

Le cas rรฉtรฉnu : un enduit de nasha, produit dรฉpilatoire. Le poil ne revient pas. Rachi : il y a nezek, la valeur monรฉtaire a baissรฉ, c'est un moum (dรฉfaut).

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ืฆืขืจ โ€“ ื“ืื™ืช ืœื™ื” ืงืจื˜ื•ืคื ื™ ื‘ืจื™ืฉื™ื”, ื•ืฆื•ื•ื—ื™ [ืœื™ื”] ืžื”ื ื”ื• ืงืจื˜ื•ืคื ื™. ืจื™ืคื•ื™ โ€“ ื“ื‘ืขื™ ืืกื•ื™ื™. ืฉื‘ืช โ€“ ื“ื”ื•ื” ืžืจืงื™ื“ ื‘ื™ ื›ื•ื‘ื™, ื“ื‘ืขื™ื ืžื—ื•ื™ ื’ื•ื ื™ ืืจื™ืฉื™ื”; ื•ืœื ืžื—ื•ื™ โ€“ ืžื”ื ื”ื• ืงืจื˜ื•ืคื ื™. ื‘ื•ืฉืช โ€“ ืื™ืŸ ืœืš ื‘ื•ืฉืช ื’ื“ื•ืœ ืžื–ื”.

Tsaar : il a des kartofnei sur la tรชte, et ces kartofnei le font souffrir. Ripouy : il faut le soigner.

Chevet : il dansait dans les auberges, ce qui demande qu'il fasse des mines de la tรชte ; et il n'en fait plus, ร  cause de ces kartofnei. Boshet : tu n'as pas de honte plus grande que celle-lร .

๐Ÿ“œ Rachi (5)
ืงืจื˜ื•ืคื ื™ ื‘ืงืขื™ื ื‘ืงืขื™ื ื—ื˜ื˜ื™ืŸ:
Des fentes, des croรปtes.
ื“ื‘ืžืฆื•ื•ื—ื™ ืœื™ื” ืžื›ืื™ื‘ื™ื ืœื• ืžื—ืžืช ื—ื•ื–ืง ื”ืกื:
Ils lui font mal, ร  cause de la force du produit.
ื‘ืขื™ ืœืืกื•ื™ื™ ืœืฆืขืจื ื“ื”ื ืš ืงืจื˜ื•ืคื ื™:
Pour la douleur de ces kartofnei.
ืฉื‘ืช ื“ื”ื•ื™ ืžืจืงื“ ื‘ื™ ื›ื•ื‘ื™ ืœืฉื•ืŸ ืžืจืงื“ ื‘ื—ื ื•ื™ื•ืช:
C'est le langage de : il dansait dans les boutiques.
ื“ื‘ืขื™ ืื—ื•ื•ื™ื™ ื’ื•ื•ื ื™ ืžืจืื” ื ื™ืขื ื•ืข ื‘ืจืืฉื• ืœื”ืจืื•ืช ืžื™ื ื™ ืฉื—ื•ืง ื›ื“ืจืš ื”ืœื™ืฆื ื™ื ื“ื”ืฉืชื ืขื“ ืฉื™ืชืจืคื ื”ื ืš ืงืจื˜ื•ืคื ื™ ืœื ืžืฆื™ ืžื—ื•ื™ ื•ืืข"ืค ืฉืœื ื‘ื˜ืœื• ืžืฉืืจ ืžืœืื›ื” ื ื•ืชืŸ ืœื• ืฉื‘ืช ื–ื• ื”ื•ืื™ืœ ื•ืžืœืื›ืชื• ื‘ื›ืš:
Il montre un mouvement de la tรชte, pour faire voir des sortes de jeux, ร  la maniรจre des bateleurs. Maintenant, jusqu'ร  ce que ces kartofnei guรฉrissent, il ne peut pas faire de mines. Et bien qu'on ne l'ait pas รฉcartรฉ du reste du travail, on lui donne ce chevet, puisque son mรฉtier consiste en cela.
๐Ÿ’ก Explication

Les quatre autres indemnitรฉs, sur la tรชte enduite. Tsaar : des kartofnei, crevasses et croรปtes, que la force du nasha fait souffrir. Ripouy : les soigner. Chevet : il dansait dans les auberges, bei kovei. Rachi lit : dans les boutiques. Il agite la tรชte comme un bateleur. Tant que les crevasses durent, il ne peut plus.

Rachi : mรชme s'il reste apte ร  un autre travail, on paie ce chevet, parce que son mรฉtier est celui-lร . Boshet : perdre ses cheveux, il n'y a pas de honte plus grande.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Nasha sur la tรชte : les cinq indemnitรฉs Nezek Le poil ne revient pas Rachi : moum valeur baisse Tsaar Kartofnei crevasses Le produit fait mal Ripouy Soigner les crevasses Rachi : leur douleur Chevet Bateleur dans les auberges La tรชte ne bouge plus Boshet Perdre ses cheveux Honte la plus grande Rachi : on paie ce chevet mรชme s'il reste apte ร  un autre travail. Son mรฉtier est d'agiter la tรชte, ร  la maniรจre des bateleurs.
Cinq indemnitรฉs de l'enduit de nasha : nezek du poil, tsaar, ripouy, chevet du bateleur, boshet.
7
ื•ืžื™ืœืชื ื“ื‘ืขื™ื ืœื™ื” ืœืจื‘ื” โ€“ ืคืฉื™ื˜ื ืœื™ื” ืœืื‘ื™ื™ ืœื”ืš ื’ื™ืกื, ื•ืœืจื‘ื ืœื”ืš ื’ื™ืกื. ื“ืืชืžืจ: ื”ื›ื”ื• ืขืœ ื™ื“ื• ื•ืฆืžืชื”, ื•ืกื•ืคื” ืœื—ื–ื•ืจ โ€“ ืื‘ื™ื™ ืืžืจ: ื ื•ืชืŸ ืœื• ืฉื‘ืช ื’ื“ื•ืœื” ื•ืฉื‘ืช ืงื˜ื ื”. ื•ืจื‘ื ืืžืจ: ืื™ื ื• ื ื•ืชืŸ ืœื• ืืœื ื“ืžื™ ืฉื‘ืชื• ืฉื‘ื›ืœ ื™ื•ื ื•ื™ื•ื.

Et la chose qui faisait question pour Rabba est รฉvidente pour Abaye d'un cรดtรฉ, et pour Rava de l'autre. Car il a รฉtรฉ dit : il l'a frappรฉ sur la main, elle s'est contractรฉe, et elle finira par revenir.

Abaye dit : il lui donne un chevet grand et un chevet petit. Et Rava dit : il ne lui donne que le prix de son chevet de chaque jour.

๐Ÿ“œ Rachi (3)
ืฉื‘ืช ื’ื“ื•ืœื” ื“ืžื™ ื™ื“ื•:
Le prix de sa main.
ื•ืฉื‘ืช ืงื˜ื ื” ื›ืœ ื™ืžื™ื ืฉื™ืคื•ืœ ืœืžืฉื›ื‘ ืจื•ืื™ืŸ ืื•ืชื• ื›ืื™ืœื• ื”ื•ื ืฉื•ืžืจ ืงื™ืฉื•ืื™ืŸ:
Tous les jours oรน il est alitรฉ, on le regarde comme s'il รฉtait gardien de concombres.
ืฉื‘ื›ืœ ื™ื•ื ื•ื™ื•ื ืขื“ ืฉื™ื—ื–ื•ืจ ืœืงื“ืžื•ืชื• ื ื•ืชืŸ ืœื• ื‘ื›ืœ ื™ื•ื ื›ืžื• ืฉื ืฉื›ืจื™ื ืคื•ืขืœื™ื ื‘ืฉื•ืง ื•ืœื ื›ืฉื•ืžืจ ืงื™ืฉื•ืื™ืŸ ื“ื”ื ืœืจื‘ื ืœื ื™ื”ื™ื‘ ืœื™ื” ื“ืžื™ ื™ื“ื•:
Jusqu'ร  ce qu'elle revienne ร  son รฉtat premier, il lui donne chaque jour comme on loue les ouvriers au marchรฉ, et non comme un gardien de concombres, car selon Rava il ne lui donne pas le prix de sa main.
๐Ÿ’ก Explication

La question de Rabba est tenue pour tranchรฉe, chacun d'un cรดtรฉ. Abaye : chevet grand, le prix de la main, et chevet petit, les jours d'alitement au tarif du gardien de concombres. Rava : seulement le chevet de chaque jour, au salaire des ouvriers du marchรฉ, jusqu'au retour.

Rachi : le tarif du gardien de concombres suppose qu'on a dรฉjร  payรฉ la main. Rava ne la paie pas, puisque la main reviendra. Il paie donc le salaire du marchรฉ, plus รฉlevรฉ.

8
ืื™ืชืžืจ: ื”ืงื•ื˜ืข ื™ื“ ืขื‘ื“ ืขื‘ืจื™ ืฉืœ ื—ื‘ื™ืจื• โ€“ ืื‘ื™ื™ ืืžืจ: ื ื•ืชืŸ ืœื• ืฉื‘ืช ื’ื“ื•ืœื” ืœืขื‘ื“, ื•ืฉื‘ืช ืงื˜ื ื” ืœืจื‘. ืจื‘ื ืืžืจ: ื”ื›ืœ ื™ื ืชืŸ ืœืขื‘ื“, ื•ื™ืœืงื— ื‘ื”ืŸ ืงืจืงืข ื•ื”ืจื‘ ืื•ื›ืœ ืคื™ืจื•ืช.

Il a รฉtรฉ dit : celui qui coupe la main de l'esclave hรฉbreu de son prochain. Abaye dit : il donne le chevet grand ร  l'esclave, et le chevet petit au maรฎtre.

Rava dit : le tout sera donnรฉ ร  l'esclave, on achรจtera avec cela une terre, et le maรฎtre en mange les fruits.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื”"ื’ ื”ืงื•ื˜ืข ื™ื“ ืขื‘ื“ ืขื‘ืจื™ ืฉืœ ื—ื‘ื™ืจื• ืงื•ื˜ืข ืžืžืฉ ื“ืื™ืŸ ืกื•ืคื• ืœื—ื–ื•ืจ:
Voici la leรงon : celui qui coupe la main de l'esclave hรฉbreu de son prochain. Une coupure rรฉelle, qui n'est pas destinรฉe ร  revenir.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ืฉื‘ืช ื’ื“ื•ืœื” ืœืขื‘ื“ ื›ื“ื™ ืฉื™ืฆื ืžื‘ื™ืช ืจื‘ื• ื‘ื™ื“ื• ืฉืœื™ืžื” ื•ืฉื‘ืช ืงื˜ื ื” ืœืจื‘ ืืข"ืค ืฉืžืคืกื™ื“ ื”ืจื‘ ืฉืื ืœื ื ืงื˜ืขื” ื™ื“ื• ืื• ืจื’ืœื• ื”ื™ื” ื“ืœื™ ื“ื•ื•ืœื ื•ืื–ื™ืœ ื‘ืฉืœื™ื—ื•ืชื™ื” ื•ืขื›ืฉื™ื• ืื™ืŸ ื™ื›ื•ืœ ื›ื™ ืื ืœืฉืžื•ืจ ืงื™ืฉื•ืื™ืŸ ื•ืคืชื— ื—ืฉื‘ื™ื ืŸ ืœื™ื” ื”ืฉืชื ื›ืžื• ื—ืœื” ื“ืืžืจ ื‘ืคืจืง ืงืžื ื“ืงื“ื•ืฉื™ืŸ (ื“ืฃ ื™ื–. ื•ืฉื) ื“ืื™ืŸ ื—ื™ื™ื‘ ืœื”ืฉืœื™ื ื“ื ืกืชื—ืคื” ืฉื“ื”ื• ื•ืืฃ ืขืœ ื’ื‘ ื“ื—ืœื” ืืจื‘ืข ืฉื ื™ื ื—ื™ื™ื‘ ืœื”ืฉืœื™ื ื”ืชื ืื™ืŸ ืขื•ืฉื” ืฉื•ื ืžืœืื›ื” ืื‘ืœ ื”ื›ื ื™ื›ื•ืœ ืœืฉืžื•ืจ ืงื™ืฉื•ืื™ืŸ ืื• ืคืชื—: ืจื‘ื ืืžืจ ื™ื ืชืŸ ื”ื›ืœ ืœืจื‘ ื’ืจืกื™ื ืŸ ื•ื›ืŸ ื’ืจืก ืจ"ื— ื•ื‘ืกืคืจื™ื ื”ื™ื” ื›ืชื•ื‘ ื”ื›ืœ ืœืขื‘ื“ ื•ืงืฉื” ืฉื‘ืช ืงื˜ื ื” ืœืžื” ืœื ื™ื”ื™ื” ื”ื›ืœ ืœืจื‘ ืืœื ื”ื›ืœ ืœืจื‘ ื’ืจืกื™ื ืŸ ืฉื‘ืช ืงื˜ื ื” ื”ื›ืœ ืœืขืฆืžื• ื•ืฉื‘ืช ื’ื“ื•ืœื” ื™ืœืงื— ืงืจืงืข ื•ื”ืจื‘ ืื•ื›ืœ ืคื™ืจื•ืช ืฉืžืคืกื™ื“ ื”ื•ื ื‘ืงื˜ื™ืขืช ื™ื“ื• ื“ืœื ืžืฆื™ ืœืžื™ื“ืœื™ ื“ื•ื•ืœื ื•ืœืžื™ื–ืœ ื‘ืฉืœื™ื—ื•ืชื ืืœื ืœืฉืžื•ืจ ืงื™ืฉื•ืื™ืŸ ืื• ืคืชื—:
Afin qu'il sorte de la maison de son maรฎtre avec sa main entiรจre. Et le chevet petit au maรฎtre. Bien que le maรฎtre perde : si on ne lui avait pas coupรฉ la main ou le pied, il puisait ร  la seille et allait en mission pour lui, et maintenant il ne peut que garder les concombres ou l'entrรฉe. Nous le considรฉrons maintenant comme un malade, comme il est dit au premier chapitre de Kidouchin (17a, et lร ) qu'il n'est pas tenu de complรฉter, car son champ a รฉtรฉ inondรฉ. Et bien qu'un malade pendant quatre ans soit tenu de complรฉter : lร , il ne fait aucun travail, mais ici il peut garder les concombres ou l'entrรฉe. Rava a dit : le tout sera donnรฉ au maรฎtre. C'est ainsi que nous lisons, et c'est aussi la leรงon de Rabbenou Hananel. Dans les livres il รฉtait รฉcrit "le tout ร  l'esclave", et c'est difficile : le chevet petit, pourquoi le tout ne serait-il pas au maรฎtre ? Nous lisons donc "le tout au maรฎtre". Le chevet petit, tout pour lui-mรชme. Et le chevet grand : on achรจte une terre, et le maรฎtre en mange les fruits. Car il perd par la coupure de sa main : il ne peut plus puiser ร  la seille ni aller en mission, seulement garder les concombres ou l'entrรฉe.
๐Ÿ’ก Explication

Nouveau dรฉbat. Rachi : coupure rรฉelle de la main d'un esclave hรฉbreu, sans retour. Abaye : le chevet grand ร  l'esclave, pour qu'il quitte son maรฎtre avec l'รฉquivalent d'une main entiรจre. Le chevet petit au maรฎtre.

Le texte imprimรฉ de Rava : tout est donnรฉ ร  l'esclave, on en achรจte une terre, le maรฎtre en mange les fruits. Tossefot, avec Rabbenou Hananel, lit : tout au maรฎtre. Le chevet petit lui revient en propre. Le chevet grand achรจte une terre dont il mange les fruits.

Tossefot compare l'esclave ร  un malade, Kidouchin 17a. Il n'a pas ร  complรฉter le temps : nistahafa sadehu, son champ a รฉtรฉ inondรฉ. Le malade de quatre ans, qui ne fait aucun travail, doit complรฉter. Ici, garder les concombres ou l'entrรฉe reste possible.

9
ืคืฉื™ื˜ื โ€“ ืคื™ื—ืช ืืฆืœ ืขืฆืžื•, ื•ืืฆืœ ืจื‘ื• ืœื ืคื™ื—ืช โ€“ ื”ื™ื›ื™ ื“ืžื™? ื“ืคืกืงื™ื” ืœืจื™ืฉ ืื•ื ื™ื” ืื• ืœืจื™ืฉ ื ื—ื™ืจื™ื” โ€“ ื”ื›ืœ ืœืขืฆืžื•. ืคื™ื—ืช ืืฆืœ ืจื‘ื• โ€“ ืคืœื•ื’ืชื ื“ืื‘ื™ื™ ื•ืจื‘ื.

C'est รฉvident : il a diminuรฉ par rapport ร  lui-mรชme, et par rapport ร  son maรฎtre il n'a pas diminuรฉ. Quel est le cas ?

Il lui a fendu le bout de l'oreille, ou le bout de la narine : le tout est pour lui-mรชme. Il a diminuรฉ par rapport ร  son maรฎtre : c'est le dรฉbat d'Abaye et de Rava.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ื•ืืฆืœ ืจื‘ื• ืœื ืคื™ื—ืช ืฉืœื ื‘ื˜ืœื• ืžืžืœืื›ื”:
Il ne l'a pas รฉcartรฉ du travail.
ืคื™ื—ืช ืืฆืœ ืจื‘ื• ืืฃ ืืฆืœ ืจื‘ื• ื›ื’ื•ืŸ ืงื™ื˜ืข ืืช ื™ื“ื•:
Mรชme par rapport ร  son maรฎtre, par exemple il lui a coupรฉ la main.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ืคื™ื—ืช ืืฆืœ ืจื‘ื• ืœ"ื’ ื•ืืฆืœ ืขืฆืžื• ืœื ืคื™ื—ืช ืคืœื•ื’ืชื ื“ืื‘ื™ื™ ื•ืจื‘ื ื“ื”ืชื ื›"ืข ืžื•ื“ื• ื“ื™ื ืชืŸ ื”ื›ืœ ืœืจื‘ ืืœื ื’ืจืกื™ื ืŸ ืคื™ื—ืช ืืฆืœ ืขืฆืžื• ื•ืืฆืœ ืจื‘ื• ืคืœื•ื’ืชื ื“ืื‘ื™ื™ ื•ืจื‘ื ื•ืžื™ื”ื• ื’ื ืื’ื™ืจืกื ื–ื• ืงืฉื” ืœืจ"ื™ ื“ื›ื‘ืจ ืืžืจ ื–ื” ื“ืคืœื™ื’ื™ ื‘ืงื•ื˜ืข ื™ื“ ืขื‘ื“ ืขื‘ืจื™ ื•ืื•ืจ"ื™ ื“ื™ืฉ ืœื™ื™ืฉื‘ ื‘ื“ื•ื—ืง ืืฆืœ ืขืฆืžื• ืœื ืคื™ื—ืช ืฉืชื”ื ื‘ื–ื” ืคืœื•ื’ืชื ื“ืื‘ื™ื™ ื•ืจื‘ื ื›ื’ื•ืŸ ื”ื›ื”ื• ืขืœ ื™ื“ื• ื•ืฆืžืชื” ื•ืกื•ืคื” ืœื—ื–ื•ืจ ืงื•ื“ื ืฉื™ืฆื ืœื—ื™ืจื•ืช ื“ืœืื‘ื™ื™ ื ื•ืชื ื™ืŸ ืฉื‘ืช ืงื˜ื ื” ืœืจื‘ ื•ืฉื‘ืช ื’ื“ื•ืœื” ืœืขื‘ื“ ื•ืืข"ื’ ื“ืœื ืžืคืกื™ื“ ื”ืขื‘ื“ ืžื™ื“ื™ ืืœื ื›ืœ ื”ื”ืคืกื“ ืฉืœ ื”ืจื‘ ื”ื•ื ืž"ืž ื›ื™ื•ืŸ ื“ืฉื ื ื–ืง ื”ื•ื ื–ื” ื•ื‘ื ื–ืง ืฉืœ ืงื˜ื™ืขืช ื™ื“ื• ืื™ืŸ ืœืจื‘ ืืคื™' ืคื™ืจื•ืช ืœืื‘ื™ื™ ื’ื ื‘ื”ื™ื–ืง ื–ื” ืœื ื™ื˜ื•ืœ ื›ืœื•ื ื•ืœืจื‘ื ื ื•ืชืŸ ื”ื›ืœ ืœืจื‘ ืฉื‘ืชื• ืฉื‘ื›ืœ ื™ื•ื ื•ื™ื•ื:
Nous ne lisons pas : "et par rapport ร  lui-mรชme il n'a pas diminuรฉ : dรฉbat d'Abaye et de Rava". Car lร , tous conviennent que le tout est donnรฉ au maรฎtre. Nous lisons plutรดt : il a diminuรฉ par rapport ร  lui-mรชme et par rapport ร  son maรฎtre : dรฉbat d'Abaye et de Rava. Toutefois cette leรงon aussi fait difficultรฉ ร  Ri, car il a dรฉjร  dit cela : ils divergent sur celui qui coupe la main de l'esclave hรฉbreu. Et Ri a dit qu'on peut rรฉsoudre avec peine la leรงon "par rapport ร  lui-mรชme il n'a pas diminuรฉ", pour que ce soit lร  le lieu du dรฉbat d'Abaye et de Rava. Par exemple : il l'a frappรฉ sur la main, elle s'est contractรฉe, et elle finira par revenir avant qu'il ne sorte en libertรฉ. Selon Abaye, on donne le chevet petit au maรฎtre et le chevet grand ร  l'esclave. Et bien que l'esclave ne perde rien, et que toute la perte soit celle du maรฎtre, nรฉanmoins, puisque cela porte le nom de nezek, et que dans le nezek de la coupure de sa main le maรฎtre n'a mรชme pas les fruits selon Abaye, dans ce dommage aussi il ne prendra rien. Et selon Rava, il donne le tout au maรฎtre : son chevet de chaque jour.
๐Ÿ’ก Explication

Deux situations. Baisse pour l'esclave seul : on fend le bout de l'oreille ou de la narine. Rachi : on ne l'a pas รฉcartรฉ du travail. Tout le paiement est ร  lui.

Baisse aussi pour le maรฎtre, la main coupรฉe : dรฉbat d'Abaye et de Rava. Tossefot refuse d'en faire le cas oรน l'esclave, lui, n'a pas baissรฉ : lร , tous donnent tout au maรฎtre. Ri sauve avec peine cette leรงon par une main qui revient avant la sortie en libertรฉ. L'esclave ne perd rien pour lui-mรชme. Abaye lui laisse le chevet grand, parce que ce paiement a le nom de nezek, et que dans la coupure le maรฎtre n'a mรชme pas les fruits. Rava donne au maรฎtre le chevet de chaque jour.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Esclave hรฉbreu : pour qui la valeur baisse ร‰vident Bout de l'oreille ou de la narine Baisse pour lui, pas pour le maรฎtre Il travaille encore. Tout est ร  lui. Dรฉbat d'Abaye et de Rava La baissรฉ atteint aussi le maรฎtre Rachi : par exemple la main coupรฉe Le travail du maรฎtre est atteint Ri sauve avec peine un troisiรจme cas : main qui revient avant la libertรฉ. L'esclave ne perd rien. Abaye lui laisse pourtant le chevet grand.
Oreille ou narine : tout ร  l'esclave. Baisse pour le maรฎtre : dรฉbat d'Abaye et de Rava.
10
ื‘ื•ืฉืช โ€“ ื”ื›ืœ ืœืคื™ ื”ืžื‘ื™ื™ืฉ ื•ื”ืžืชื‘ื™ื™ืฉ. ืžื ื™ ืžืชื ื™ืชื™ืŸ? ืœื ืจื‘ื™ ืžืื™ืจ ื•ืœื ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื”, ืืœื ืจื‘ื™ ืฉืžืขื•ืŸ ื”ื™ื.

Boshet : tout selon celui qui fait honte et celui qui subit la honte. De qui est la mishna ?

Pas Rabbi Meir, pas Rabbi Yehuda. Elle est de Rabbi Shimon.

๐Ÿ’ก Explication

On passe au membre de la mishna sur le boshet. La somme suit les deux personnes : celui qui fait honte, et celui qui la subit. La Gemara annonce la suite : cette mishna est de Rabbi Shimon.

11
ื“ืชื ืŸ: ื•ื›ื•ืœืŸ โ€“ ืจื•ืื™ืŸ ืื•ืชืŸ ื›ืื™ืœื• ื”ื ื‘ื ื™ ื—ื•ืจื™ืŸ ืฉื™ืจื“ื• ืžื ื›ืกื™ื”ื, ืฉื”ืŸ ื‘ื ื™ ืื‘ืจื”ื ื™ืฆื—ืง ื•ื™ืขืงื‘; ื“ื‘ืจื™ ืจื‘ื™ ืžืื™ืจ. ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ืื•ืžืจ: ื”ื’ื“ื•ืœ ืœืคื™ ื’ื•ื“ืœื•, ื•ื”ืงื˜ืŸ ืœืคื™ ืงื˜ื ื•. ืจื‘ื™ ืฉืžืขื•ืŸ ืื•ืžืจ: ืขืฉื™ืจื™ื โ€“ ืจื•ืื™ืŸ ืื•ืชืŸ ื›ืื™ืœื• ื”ื ื‘ื ื™ ื—ื•ืจื™ืŸ ืฉื™ืจื“ื• ืžื ื›ืกื™ื”ื, ืขื ื™ื™ื โ€“ ื›ืคื—ื•ืชื™ืŸ ืฉื‘ื”ืŸ.

Car on a enseignรฉ : et tous, on les regarde comme s'ils รฉtaient des hommes libres qui ont perdu leurs biens, car ils sont fils d'Abraham, d'Its'hak et de Yaakov. Paroles de Rabbi Meir.

Rabbi Yehuda dit : le grand selon sa grandeur, et le petit selon sa petitesse. Rabbi Shimon dit : les riches, on les regarde comme s'ils รฉtaient des hommes libres qui ont perdu leurs biens ; les pauvres, comme les moindres d'entre eux.

๐Ÿ“œ Rachi (4)
ื•ื›ื•ืœืŸ ืขื ื™ื™ื ื•ืขืฉื™ืจื™ื:
Pauvres et riches.
ืจื•ืื™ืŸ ืื•ืชืŸ ื•ืืคื™ืœื• ืืช ื”ืขืฉื™ืจื™ื:
Mรชme les riches.
ื›ืื™ืœื• ื™ืจื“ื• ื›ื•' ื•ืื™ืŸ ืฉืžื™ืŸ ืืช ื”ืขื ื™ ืœืคื™ ืขื ื™ื•ืชื• ืœื”ืงืœ ื•ืœื ืืช ื”ืขืฉื™ืจ ืœืคื™ ืขืฉืจื• ืฉื”ืจื™ ืื™ืŸ ืœื“ืžื™ ื‘ืฉืชื• ืกื•ืฃ ืืœื ื›ื•ืœืŸ ืฉื•ื™ืŸ ื‘ื›ืš:
Et l'on n'estime pas le pauvre selon sa pauvretรฉ pour allรฉger, ni le riche selon sa richesse, car le prix de sa honte n'aurait pas de fin. Tous sont รฉgaux en cela.
ื›ืคื—ื•ืชื™ื ืฉื‘ื”ืŸ ืคื—ื•ืชื™ื ืฉื‘ืขื ื™ื™ื ืœื”ืงืœ ื“ื›ื™ื•ืŸ ื“ืขื ื™ ื”ื•ื ื‘ื•ืฉืชื• ืงืœื”:
Les moindres des pauvres, pour allรฉger : puisqu'il est pauvre, sa honte est lรฉgรจre.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ื›ืื™ืœื• ื”ืŸ ื‘ื ื™ ื—ื•ืจื™ืŸ ืฉื™ืจื“ื• ืžื ื›ืกื™ื”ื ื›ื™ ื™ืฉ ืขืฉื™ืจื™ื ืฉืื™ืŸ ืžืชื‘ื™ื™ืฉื™ืŸ ื™ื•ืชืจ ืžื‘ื ื™ ื—ื•ืจื™ืŸ ืฉื™ืจื“ื• ื•ื›ืŸ ืขื ื™ื™ื ื•ืื™ืŸ ื™ื›ื•ืœื™ืŸ ืœื“ืงื“ืง ืขืœื™ื”ื ื›"ื› ืื™ื–ื” ืžื”ืŸ ืžืชื‘ื™ื™ืฉ ื›ืื™ืœื• ื™ืจื“ ื•ืื™ื–ื” ืžืชื‘ื™ื™ืฉ ื™ื•ืชืจ ืื• ืคื—ื•ืช ื•ื›ื™ื•ืฆื ื‘ื–ื” ืžืฆื™ื ื• ื‘ืžืชื ื™ืชื™ืŸ. ื’ื‘ื™ ื”ืขื‘ื™ืจ ื˜ืœื™ืชื• ื•ืคืจืข ืจืืฉ ืฉืœ ืืฉื” ื‘ืฉื•ืง ื“ืื™ืŸ ืžื“ืงื“ืงื™ืŸ ื‘ื“ื‘ืจ ืื ื”ื™ื• ืฉื ื‘ื ื™ ืื“ื ืฉืจื’ื™ืœ ืœื”ืชื‘ื™ื™ืฉ ื™ื•ืชืจ ืžืคื ื™ื”ื ื›ื’ื•ืŸ ื‘ื ื™ ืื“ื ื—ืฉื•ื‘ื™ื ืื• ืœื ืืœื ืฉื•ื™ื ืœืฉื•ืžื ืื—ืช:
Car il y a des riches qui n'ont pas plus honte que des hommes libres qui ont perdu leurs biens, et de mรชme des pauvres. Et l'on ne peut pas tant prรฉciser sur eux : lequel a honte comme s'il avait perdu ses biens, et lequel a plus honte ou moins. Et l'on trouve pareil dans la mishna, au sujet de celui qui a รดtรฉ son vรชtement et dรฉcouvert la tรชte d'une femme au marchรฉ : on ne prรฉcise pas s'il y avait lร  des gens devant qui l'on a coutume d'avoir plus honte, comme des gens importants, ou non. Ils sont รฉgaux pour une seule estimation.
๐Ÿ’ก Explication

Rabbi Meir : pauvres et riches, un seul tarif, celui d'hommes libres qui ont perdu leurs biens. Rachi : mรชme les riches. Sonder chaque fortune n'aurait pas de fin.

Rabbi Yehuda : chacun selon sa mesure. Rabbi Shimon : les riches au tarif des libres appauvris ; les pauvres au tarif des plus petits d'entre les pauvres, honte plus lรฉgรจre.

Tossefot : on ne peut pas trier, riche par riche, qui a honte exactement comme un homme tombรฉ. Mรชme chose dans la mishna de celui qui รดte un vรชtement et dรฉcouvre la tรชte d'une femme au marchรฉ : une seule estimation, sans regarder si des gens importants รฉtaient lร .

12
ืžื ื™? ื”ืฉืชื ืื™ ืจื‘ื™ ืžืื™ืจ โ€“ ืžืชื ื™ืชื™ืŸ ืงืชื ื™: ื”ื›ืœ ืœืคื™ ื”ืžื‘ื™ื™ืฉ ื•ื”ืžืชื‘ื™ื™ืฉ; ื•ืจื‘ื™ ืžืื™ืจ โ€“ ื›ื•ืœื”ื• ื‘ื”ื“ื™ ื”ื“ื“ื™ ื ื™ื ื”ื•! ื•ืื™ ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” โ€“ ืžืชื ื™ืชื™ืŸ ืงืชื ื™: ื”ืžื‘ื™ื™ืฉ ืืช ื”ืกื•ืžื โ€“ ื—ื™ื™ื‘; ื•ืื™ืœื• ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ืื•ืžืจ: ืกื•ืžื ืื™ืŸ ืœื• ื‘ื•ืฉืช! ืืœื ืœืื• ืจื‘ื™ ืฉืžืขื•ืŸ ื”ื™ื?

De qui ? Maintenant, si c'est Rabbi Meir : la mishna enseigne, tout selon celui qui fait honte et celui qui subit la honte ; et Rabbi Meir, tous sont รฉgaux entre eux !

Et si c'est Rabbi Yehuda : la mishna enseigne, celui qui fait honte ร  l'aveugle est tenu ; alors que Rabbi Yehuda dit : l'aveugle n'a pas de boshet ! Dรจs lors, n'est-ce pas Rabbi Shimon ?

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืกื•ืžื ืื™ืŸ ืœื• ื‘ื•ืฉืช ืœืงืžืŸ ื‘ืฉืžืขืชื™ืŸ:
Plus bas dans la discussion.
๐Ÿ’ก Explication

Deux exclusions. Rabbi Meir met toutes les personnes humiliรฉes au mรชme tarif. La mishna fait varier la somme selon les personnes.

Rabbi Yehuda : l'aveugle n'a pas de boshet. La mishna tient pour obligรฉ celui qui fait honte ร  un aveugle. Rachi renvoie plus bas dans la discussion. Reste Rabbi Shimon.

13
ืืคื™ืœื• ืชื™ืžื ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื”, ื›ื™ ืืžืจ ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ืกื•ืžื ืื™ืŸ ืœื• ื‘ื•ืฉืช โ€“ ืœืžืฉืงืœ ืžื™ื ื™ื”, ืื‘ืœ ืœืžื™ืชื‘ื ืœื™ื” โ€“ ื™ื”ื‘ื™ื ืŸ ืœื™ื”.

Tu peux mรชme dire Rabbi Yehuda. Quand Rabbi Yehuda a dit que l'aveugle n'a pas de boshet, c'est pour prendre de lui.

Mais pour lui donner, on lui donne.

๐Ÿ’ก Explication

Reprise possible de Rabbi Yehuda. "L'aveugle n'a pas de boshet" vise le fait de prendre de lui : lui qui fait honte ne paie pas. Quand on lui fait honte, ร  lui, on paie.

14
ื•ื”ื ืžื“ืงืชื ื™ ืกื™ืคื: ื”ืžื‘ื™ื™ืฉ ืืช ื”ื™ืฉืŸ โ€“ ื—ื™ื™ื‘, ื•ื™ืฉืŸ ืฉื‘ื™ื™ืฉ โ€“ ืคื˜ื•ืจ; ื•ืœื ืงืชื ื™: ืกื•ืžื ืฉื‘ื™ื™ืฉ โ€“ ืคื˜ื•ืจ; ืžื›ืœืœ ื“ืœื ืฉื ื ื”ื›ื™ ื•ืœื ืฉื ื ื”ื›ื™! ืืœื ืžื—ื•ื•ืจืชื ืžืชื ื™ืชื™ืŸ ืจื‘ื™ ืฉืžืขื•ืŸ ื”ื™ื.

Or, puisque la fin enseigne : celui qui fait honte au dormeur est tenu, et le dormeur qui fait honte est exempt ; et elle n'enseigne pas : l'aveugle qui fait honte est exempt ; on en dรฉduit que c'est pareil d'un cรดtรฉ comme de l'autre ! Dรจs lors, c'est รฉclairci : la mishna est de Rabbi Shimon.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืืœื ืจื‘ื™ ืฉืžืขื•ืŸ ื”ื™ื ื“ืื™ื”ื• ื ืžื™ ืœืื• ื›ื™ ื”ื“ื“ื™ ืžืฉื•ื™ ืœื”ื•:
Car lui non plus ne les rend pas รฉgaux entre eux.
๐Ÿ’ก Explication

La fin de la mishna dรฉtaille le dormeur : lui faire honte obligรฉ, et lui qui fait honte est exempt. Elle ne pose pas cette exemption pour l'aveugle. Les deux sens restent donc une obligation. La lecture "Yehuda, seulement pour prendre de lui" tombe.

La mishna est de Rabbi Shimon. Rachi : lui non plus ne met pas tout le monde au mรชme tarif. Riches et pauvres restent distincts.

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ืžืืŸ ืชื ื ืœื”ื ื“ืชื ื• ืจื‘ื ืŸ: ื ืชื›ื•ื•ืŸ ืœื‘ื™ื™ืฉ ืืช ื”ืงื˜ืŸ, ื•ื‘ื™ื™ืฉ ืืช ื”ื’ื“ื•ืœ โ€“ ื ื•ืชืŸ ืœื’ื“ื•ืœ ื“ืžื™ ื‘ื•ืฉืชื• ืฉืœ ืงื˜ืŸ. ืœื‘ื™ื™ืฉ ืืช ื”ืขื‘ื“, ื•ื‘ื™ื™ืฉ ืืช ื‘ืŸ ื—ื•ืจื™ืŸ โ€“ ื ื•ืชืŸ ืœื‘ืŸ ื—ื•ืจื™ืŸ ื“ืžื™ ื‘ื•ืฉืชื• ืฉืœ ืขื‘ื“. ืžื ื™? ืœื ืจื‘ื™ ืžืื™ืจ, ื•ืœื ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื”, ื•ืœื ืจื‘ื™ ืฉืžืขื•ืŸ!

Qui est le tanna de ceci qu'ont enseignรฉ nos maรฎtres : il a eu l'intention de faire honte au petit, et il a fait honte au grand : il donne au grand le prix de la honte du petit. De faire honte ร  l'esclave, et il a fait honte ร  l'homme libre : il donne ร  l'homme libre le prix de la honte de l'esclave.

De qui ? Pas Rabbi Meir, pas Rabbi Yehuda, pas Rabbi Shimon !

๐Ÿ’ก Explication

Autre enseignement. On visait le katan (le petit) et l'on a atteint le gadol (le grand) : le grand reรงoit le tarif du petit. On visait l'esclave et l'on a atteint l'homme libre : l'homme libre reรงoit le tarif de l'esclave. Aucun des trois tannaim ne semble tenir cela.

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ืงื ืกืœืงื ื“ืขืชืš: ืงื˜ืŸ โ€“ ืงื˜ืŸ ื‘ื ื›ืกื™ื, ื’ื“ื•ืœ โ€“ ื’ื“ื•ืœ ื‘ื ื›ืกื™ื. ืื™ ืจื‘ื™ ืžืื™ืจ, ื”ืืžืจ: ื›ื•ืœื”ื• ื‘ื”ื“ื™ ื”ื“ื“ื™ ื ื™ื ื”ื•! ื•ืื™ ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื”, ื”ืืžืจ: ืื™ืŸ ืœืขื‘ื“ื™ื ื‘ื•ืฉืช! ื•ืื™ ืจื‘ื™ ืฉืžืขื•ืŸ, ื”ืืžืจ: ื ืชื›ื•ื•ืŸ ืœื‘ื™ื™ืฉ ืืช ื–ื”, ื•ื‘ื™ื™ืฉ ืืช ื–ื” โ€“ ืคื˜ื•ืจ!

On aurait pensรฉ : petit, petit en biens ; grand, grand en biens. Si c'est Rabbi Meir, il dit : tous sont รฉgaux entre eux !

Et si c'est Rabbi Yehuda, il dit : les esclaves n'ont pas de boshet ! Et si c'est Rabbi Shimon, il dit : il a eu l'intention de faire honte ร  celui-ci, et il a fait honte ร  celui-lร , il est exempt !

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ืื™ืŸ ืœืขื‘ื“ื™ื ื‘ื•ืฉืช ื‘ืžืชื ื™ืชื™ืŸ ื”ื™ื (ื“ืฃ ืคื–.):
C'est dans la mishna (daf 87a).
ื ืชื›ื•ื•ืŸ ืœื‘ื™ื™ืฉ ืืช ื–ื” ื›ื•' ืคื˜ื•ืจ ืžื“ืฉืžืขื™ื ืŸ ืœื™ื” ืœืจ' ืฉืžืขื•ืŸ ื’ื‘ื™ ืงื˜ืœื ื‘ืืœื• ื”ืŸ ื”ื ืฉืจืคื™ืŸ (ืกื ื”ื“ืจื™ืŸ ื“ืฃ ืขื˜:) ื ืชื›ื•ื•ืŸ ืœื”ืจื•ื’ ืืช ื–ื” ื•ื”ืจื’ ืืช ื–ื” ืคื˜ื•ืจ ื”ื›ื ื ืžื™ ืœื ืฉื ื ื“ื˜ืขืžื ื“ื”ืชื ืžืฉื•ื ื•ืืจื‘ ืœื• ื”ื›ื ื ืžื™ ื›ืชื™ื‘ ื‘ืžื‘ื•ืฉื™ื•:
Puisque nous entendons Rabbi Shimon au sujet du meurtre, dans Elu hen ha-nisrafin (Voici ceux que l'on brรปle, Sanhรฉdrin 79b) : il a eu l'intention de tuer celui-ci et il a tuรฉ celui-lร , il est exempt. Ici de mรชme, c'est pareil. Car la raison, lร -bas, est "ve-arav lo", il lui a tendu une embuscade. Ici aussi il est รฉcrit "be-mevushav", par ses parties.
๐Ÿ’ก Explication

Premiรจre lecture : petit et grand veulent dire pauvre et riche. Meir les รฉgalise. Yehuda : les esclaves n'ont pas de boshet, or la beraita chiffre la honte de l'esclave. Rachi : cette rรจgle est dans la mishna, daf 87a.

Shimon : viser celui-ci et atteindre celui-lร , exempt. Rachi le tire de son avis sur le meurtre, Sanhรฉdrin 79b, chapitre Elu hen ha-nisrafin. Lร -bas, le verset "ve-arav lo". Ici, "be-mevushav".

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ืžืื™ ื˜ืขืžื? ื›ืงื˜ืœื; ืžื” ืงื˜ืœื โ€“ ืขื“ ื“ืžืชื›ื•ื•ืŸ ืœื™ื”, ื“ื›ืชื™ื‘: ืดื•ืืจื‘ ืœื• ื•ืงื ืขืœื™ื•ืด โ€“ ืขื“ ืฉื™ืชื›ื•ื•ืŸ ืœื•; ื‘ื•ืฉืช ื ืžื™ โ€“ ืขื“ ื“ืžื™ื›ื•ื™ืŸ ืœื™ื”, ื“ื›ืชื™ื‘: ืดื•ืฉืœื—ื” ื™ื“ื” ื•ื”ื—ื–ื™ืงื” ื‘ืžื‘ืฉื™ื•ืด โ€“ ืขื“ ืฉื™ืชื›ื•ื•ืŸ ืœื•!

Quelle est la raison ? Comme le meurtre.

De mรชme que le meurtre, jusqu'ร  ce qu'il le vise, car il est รฉcrit : "ve-arav lo ve-kam alav", il lui a tendu une embuscade et s'est levรฉ contre lui, jusqu'ร  ce qu'il le vise. Le boshet aussi, jusqu'ร  ce qu'il le vise, car il est รฉcrit : "va-shaleha yadah ve-hehezika bi-mevushav", elle a envoyรฉ sa main et a saisi ses parties, jusqu'ร  ce qu'il le vise !

๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ืขื“ ืฉื™ืชื›ื•ื™ืŸ ืœื• ื•ื"ืช ืœืจื‘ื ืŸ ื‘ืžื‘ื•ืฉื™ื• ืžืื™ ื“ืจืฉื™ ื‘ื™ื” ื•ืฉืžื ืžื‘ืขื™ ืœื™ื” ืœืฉื•ื ื“ืจืฉื”:
Et si tu dis : pour les Sages, que dรฉrivent-ils de "be-mevushav" ? Peut-รชtre en a-t-on besoin pour quelque dรฉrivation.
๐Ÿ’ก Explication

Raison de Rabbi Shimon. Le boshet est comme le meurtre. Devarim 19, 11 : ve-arav lo ve-kam alav, jusqu'ร  ce qu'il vise celui-lร . Devarim 25, 11 : be-mevushav, les parties saisies par la femme qui sรฉpare une rixe, jusqu'ร  ce qu'il vise celui-lร .

Tossefot : les Sages, qui n'exigent pas cette visรฉe, ont encore ร  dire ce qu'ils tirent de be-mevushav. Peut-รชtre le mot sert-il ร  une autre dรฉrivation.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Rabbi Shimon : le boshet suit le meurtre Meurtre ve-arav lo ve-kam alav Jusqu'ร  ce qu'il le vise Rachi : Sanhรฉdrin 79b Boshet va-shaleha yadah ve-hehezika bi-mevushav Jusqu'ร  ce qu'il le vise Viser celui-ci et atteindre celui-lร  : exempt. Tossefot : les Sages peuvent tirer d'autre chose de be-mevushav.
Shimon : meurtre et boshet exigent de viser celui-lร . Deux versets, une mรชme condition.
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ืœืขื•ืœื ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื”, ื•ื›ื™ ืงืืžืจ ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื”: ืื™ืŸ ืœืขื‘ื“ื™ื ื‘ื•ืฉืช โ€“ ืœืžื™ืชื‘ื ืœื”ื•; ืื‘ืœ ืœืžื™ืฉื โ€“ ืฉื™ื™ืžื™ื ืŸ ื‘ื”ื•.

C'est bien Rabbi Yehuda. Et quand Rabbi Yehuda a dit : les esclaves n'ont pas de boshet, c'est pour leur en donner.

Mais pour estimer, on estime d'aprรจs eux.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืฉื™ื™ืžื™ื ืŸ ื‘ื”ื• ื‘ื›ืžื” ื™ืชืจืฆื” ืขื‘ื“ ื–ื” ื•ื™ืขืฉื• ืœื• ื‘ื•ืฉืช ื–ื” ื•ืื•ืชื• ืฉื•ืžื ื™ืชืŸ ืœื‘ืŸ ื—ื•ืจื™ืŸ ื–ื”:
Pour combien cet esclave consentirait ร  ce qu'on lui fasse cette honte. Et cette estimation, il la donne ร  cet homme libre.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ืื‘ืœ ืœืžื™ืฉื ืฉื™ื™ืžื™ื ืŸ ื‘ื”ื• ื•ืœื ื“ืžื™ ืœื ืชื›ื•ื•ืŸ ืœื”ืจื•ื’ ืืช ื”ื‘ื”ืžื” ื•ื”ืจื’ ืืช ื”ืื“ื ืœื›ื•ืชื™ ื•ื”ืจื’ ืืช ื™ืฉืจืืœ ื“ื”ืชื ืื™ื›ื ืงืจื ื“ื“ืจืฉื™ื ืŸ ื‘ืคืจืง ื‘' ื“ืžื›ื•ืช (ื“ืฃ ื–:) ื‘ื‘ืœื™ ื“ืขืช ืคืจื˜ ืœืžืชื›ื•ื™ืŸ ืœื”ืจื•ื’ ืืช ื”ื‘ื”ืžื” ื›ื•' ื•ื”ื›ื ืœื™ื›ื ืงืจื ื•ืœื ื™ืœืคื™ื ืŸ ืžื”ืชื ื“ื”ื ืžื‘ืขื™ ืœืŸ ืงืจื ื”ื›ื ืœืจื‘ื™ ืฉืžืขื•ืŸ ืœืคื˜ื•ืจ ื ืชื›ื•ื•ืŸ ืœื‘ื™ื™ืฉ ืืช ื–ื” ื•ื‘ื™ื™ืฉ ืืช ื–ื” ืืฃ ืขืœ ื’ื‘ ื“ืื™ื›ื ืงืจื ื‘ื“ื™ื ื™ ื ืคืฉื•ืช:
Et ce n'est pas semblable ร  celui qui a eu l'intention de tuer l'animal et a tuรฉ l'homme, ou le Kouti et a tuรฉ un Israรซl. Car lร , il y a un verset, que l'on dรฉrive au deuxiรจme chapitre de Makkot (7b) : "be-veli daat", sans connaissance, pour exclure celui qui a eu l'intention de tuer l'animal, etc. Et ici il n'y a pas de verset, et on ne l'apprend pas de lร -bas. Car nous avons besoin du verset ici pour Rabbi Shimon, afin d'exempter celui qui a eu l'intention de faire honte ร  celui-ci et a fait honte ร  celui-lร , bien qu'il y ait un verset dans les dinei nefachot.
๐Ÿ’ก Explication

La beraita peut rester de Rabbi Yehuda. "Les esclaves n'ont pas de boshet" veut dire : on ne leur verse pas l'indemnitรฉ. On peut pourtant estimer d'aprรจs eux. Rachi : la somme pour laquelle cet esclave accepterait cette honte, on la donne ร  l'homme libre qu'on a atteint.

Tossefot รฉcarte le rapprochement avec Makkot 7b. Lร , be-veli daat exclut celui qui visait l'animal, ou un Kouti, et a tuรฉ un homme. Ici, pas de verset de ce genre. On n'importe pas la rรจgle des dinei nefachot (affaires capitales) : le verset du boshet est dรฉjร  pris par Rabbi Shimon, pour exempter la visรฉe manquรฉe.

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ื•ืื™ ื‘ืขื™ืช ืื™ืžื: ืืคื™ืœื• ืชื™ืžื ืจื‘ื™ ืžืื™ืจ, ืžื™ ืกื‘ืจืช: ื’ื“ื•ืœ โ€“ ื’ื“ื•ืœ ื‘ื ื›ืกื™ื, ืงื˜ืŸ โ€“ ืงื˜ืŸ ื‘ื ื›ืกื™ื? ืœื; ื’ื“ื•ืœ โ€“ ื’ื“ื•ืœ ืžืžืฉ, ื•ืงื˜ืŸ โ€“ ืงื˜ืŸ ืžืžืฉ.

Et si tu veux, dis : tu peux mรชme dire Rabbi Meir. Penses-tu : grand, grand en biens ; petit, petit en biens ?

Non. Grand, un grand au sens propre, et petit, un petit au sens propre.

๐Ÿ’ก Explication

Deuxiรจme lecture de la beraita, compatible avec Rabbi Meir. Grand et petit ne sont plus le riche et le pauvre, que Meir รฉgalise. Ce sont un adulte et un mineur, au sens propre des mots. Leurs tarifs peuvent diffรฉrer.

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ื•ืงื˜ืŸ ื‘ืจ ื‘ื•ืฉืช ื”ื•ื?! ืื™ืŸ; ื›ื“ืืžืจ ืจื‘ ืคืคื: ื“ืžื™ื›ืœืžื• ืœื™ื” ื•ืžื™ื›ืœื; ื”ื›ื ื ืžื™ โ€“

Et un mineur est-il sujet au boshet ? Si.

Comme l'a dit Rav Papa : on lui fait honte, et il a honte. Ici aussi.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื›ื“ืืžืจ ืจื‘ ืคืคื ืœืงืžืŸ (ื‘ื‘ื ืงืžื ืคื• ืข"ื‘):
Plus bas (Bava Kamma 86b).
๐Ÿ’ก Explication

Un katan, un mineur, entre-t-il dans le boshet ? Oui, dans le cas dit par Rav Papa : on l'humilie, et il en รฉprouve de la honte. Rachi renvoie ร  86b. La phrase "ici aussi" s'arrรชte au bas de l'amoud.

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Texte hรฉbreu et aramรฉen vocalisรฉ : รฉdition numรฉrique William Davidson du Talmud Koren Noรฉ, via Sefaria (licence CC BY-NC). Traduction franรงaise, notes et schรฉmas : Chiourim BA (licence CC BY 4.0).