Bava Kamma 86b - Boshet du nu, de l'endormi et de l'aveugle

Bava_Kamma 86b

Sougya : L'amud ferme d'abord la phrase de 86a : le mineur sujet au boshet est celui qu'on humilie et qui ressent la honte. La michna rend redevable celui qui fait honte au nu, ร  l'aveugle et ร  l'endormi ; elle quitte l'endormi qui humilie, et le boshet de celui qui tombe du toit tant qu'il n'a pas voulu.

Rav Papa explique le nu par un vent qui retrousse les vรชtements, et le bain par le bord du fleuve. Rabbi Abba bar Memel demande ce qu'il en est si l'endormi meurt sans avoir su : kissoufa ressentie, zilouta publique, ou boshet de la famille.

Rav Papa rรฉpond par le mineur qui ressent, et Rabbi le confirme. La fin de la page suit Rabbi Yehouda : l'aveugle qui humilie est quitte du boshet, par einekha-einekha, puis hors de l'exil, de la peine capitale et des coups.

Michna : qui doit le boshet Trois victimes rendent redevable. Deux cas restent quittes, faute de kavana. Fait honte au nu Redevable. Le tarif du nu diffรจre de celui du vรชtu. Fait honte ร  l'aveugle Redevable. Autre question, plus bas : l'aveugle qui humilie. Fait honte ร  l'endormi Redevable. Il dort : la honte lui est faite. L'endormi qui fait honte Quitte. Pas de kavana, l'intention de humilier. Tombe du toit Nezek dรป. Boshet quitte. Le boshet attend qu'il ait voulu. La baraita ajoute : nu et bain restent des cas de boshet, avec un tarif plus bas que vรชtu et marchรฉ.
Nu, aveugle, endormi : faire honte rend redevable. L'endormi qui humilie, et la chute du toit sans kavana, restent quittes du boshet.
Endormi humiliรฉ, mort avant de savoir Question de Rabbi Abba bar Memel. Deux lectures, mรชme baraita, mรชme issue. Rav Zevid Le boshet vient-il de la kissoufa, la honte qu'il ressent ? Il est mort : pas de kissoufa. Ou de la zilouta, l'avilissement devant les gens ? Il l'a avili : on paierait. La baraita du mineur ne force pas la zilouta. Rav Papa Le boshet vient-il de sa kissoufa ร  lui ? Il est mort : rien ร  payer. Ou du boshet de la famille ? La honte des siens resterait. Mรชme baraita. Rav Papa rรฉpond : oui, le mineur qui ressent la honte. Rabbi, baraita d'appui Sourd-muet a un boshet Insensรฉ pas de boshet Mineur tantรดt oui, tantรดt non Oui : on l'humilie et il ressent. Non : on l'humilie et il ne ressent pas. L'insensรฉ : aucune honte ajoutรฉe ne dรฉpasse la sienne.
Rav Zevid oppose kissoufa et zilouta. Rav Papa oppose la kissoufa de l'homme et le boshet de la famille. Rabbi tranche le mineur selon qu'il ressent.
L'aveugle selon Rabbi Yehouda Celui qui humilie un aveugle reste redevable. L'aveugle qui humilie est quitte. Chaรฎne du boshet Tรฉmoins zomemim Un aveugle ne tรฉmoigne pas : il faut avoir vu. gezera chava einekha - einekha Boshet, Devarim 25 Ton ล“il n'รฉpargnera pas. Aveugle qui humilie : quitte Seule la vue est transportรฉe Chaรฎne des peines Exil : bilo reot exclut l'aveugle Rabbi Meir : miout ahar miout, il est inclus gezera chava rotzeah - rotzeah Peine capitale : aveugle quitte gezera chava racha - racha Coups : aveugle quitte Tossefot limite la gezera chava du boshet ร  ce qui dรฉpend de la vue. Voleur, esclave et femme, impropres au tรฉmoignage, restent redevables du boshet. La femme le montre : le verset parle d'elle, elle saisit, elle doit le boshet. einekha vise le tribunal. La sevara retient seulement l'affaire de la vue.
Rabbi Yehouda quitte l'aveugle qui humilie, puis le sort de l'exil, de la mort du tribunal et des coups. Rabbi Meir le garde dans l'exil.
1
ื“ืžื™ื›ืœืžื• ืœื™ื” ื•ืžื™ื›ืœื.

Celui qu'on humilie et qui ressent l'humiliation.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื“ืžื™ื›ืœืžื• ืœื™ื” ื•ืžื™ื›ืœื ื›ืฉืžื–ื›ื™ืจื™ืŸ ืœื• ื‘ื•ืฉืช ื•ืžื›ืœื™ืžื™ืŸ ืื•ืชื• ื‘ื” ืžืฆื˜ืขืจ:
Quand on lui rappelle sa honte et qu'on l'en humilie, il en souffre.
๐Ÿ’ก Explication

Fin de la phrase de 86a. La Gemara vient d'admettre qu'un katan (mineur) peut avoir un boshet. Le cas est celui de Rav Papa, citรฉ plus bas : de-mikhlamo leh ve-mikhlam, on l'humilie et il ressent la honte.

Rachi donne le critรจre. On lui remet sa honte devant les yeux. Il en souffre. Ce mineur-lร  est sujet au boshet.

2
ืžืชื ื™ืณ ื”ืžื‘ื™ื™ืฉ ืืช ื”ืขืจื•ื, ื”ืžื‘ื™ื™ืฉ ืืช ื”ืกื•ืžื, ื•ื”ืžื‘ื™ื™ืฉ ืืช ื”ื™ืฉืŸ โ€“ ื—ื™ื™ื‘. ื•ื™ืฉืŸ ืฉื‘ื™ื™ืฉ โ€“ ืคื˜ื•ืจ. ื ืคืœ ืžืŸ ื”ื’ื’, ื•ื”ื–ื™ืง ื•ื‘ื™ื™ืฉ โ€“ ื—ื™ื™ื‘ ืขืœ ื”ื ื–ืง, ื•ืคื˜ื•ืจ ืขืœ ื”ื‘ื•ืฉืช ืขื“ ืฉื™ื”ื ืžืชื›ื•ื™ืŸ.

Michna. Celui qui fait honte au nu, celui qui fait honte ร  l'aveugle, et celui qui fait honte ร  l'endormi, est redevable.

Un endormi qui a fait honte est quitte. S'il est tombรฉ du toit, a causรฉ un dommage et a fait honte, il est redevable pour le nezek (le dommage), et quitte pour le boshet (l'indemnitรฉ de honte), tant qu'il n'a pas eu l'intention.

๐Ÿ’ก Explication

Trois victimes. Nu, aveugle, endormi : leur faire honte rend redevable.

Deux limites, toutes deux liรฉes ร  la kavana (l'intention). L'endormi qui humilie est quitte. Celui qui tombe du toit doit le nezek. Il reste quitte du boshet tant qu'il n'a pas voulu humilier.

3
ื’ืžืณ ืชื ื• ืจื‘ื ืŸ: ื‘ื™ื™ืฉื• ืขืจื•ื โ€“ ื—ื™ื™ื‘, ื•ืื™ื ื• ื“ื•ืžื” ื‘ื™ื™ืฉื• ืขืจื•ื ืœื‘ื™ื™ืฉื• ืœื‘ื•ืฉ. ื‘ื™ื™ืฉื• ื‘ื‘ื™ืช ื”ืžืจื—ืฅ โ€“ ื—ื™ื™ื‘, ื•ืื™ื ื• ื“ื•ืžื” ื‘ื™ื™ืฉื• ื‘ื‘ื™ืช ื”ืžืจื—ืฅ ืœื‘ื™ื™ืฉื• ื‘ืฉื•ืง.

Gemara. Les Sages ont enseignรฉ : s'il lui a fait honte nu, il est redevable, et la honte faite ร  un nu se mesure autrement que la honte faite ร  un vรชtu.

S'il lui a fait honte dans le bain, il est redevable, et la honte faite dans le bain se mesure autrement que la honte faite sur la place du marchรฉ.

๐Ÿ’ก Explication

Baraita (Tosefta). Le nu et le bain restent des cas de boshet. Le montant change. Nu se chiffre en dessous de vรชtu. Bain se chiffre en dessous de la place du marchรฉ, oรน tout le monde regarde.

4
ืืžืจ ืžืจ: ื‘ื™ื™ืฉื• ืขืจื•ื โ€“ ื—ื™ื™ื‘. ืขืจื•ื ื‘ืจ ื‘ื•ืฉืช ื”ื•ื?! ืืžืจ ืจื‘ ืคืคื: ืžืื™ ืดืขืจื•ืืด โ€“ ื“ืืชื ื–ื™ืงื ื›ืจื›ื™ื ื”ื• ืœืžืื ื™ื”, ื•ืืชื ื”ื•ื ื“ืœื™ื ื”ื• ื˜ืคื™ ื•ื‘ื™ื™ืฉื™ื”.

Le maรฎtre a dit : s'il lui a fait honte nu, il est redevable. Un homme nu est-il sujet ร  la honte ?

Rav Papa a dit : que signifie nu ? Un vent est venu et a retroussรฉ ses vรชtements, celui-ci est venu, les a relevรฉs davantage, et lui a fait honte.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืขืจื•ื ื‘ืจ ื‘ื•ืฉืช ื”ื•ื ื‘ืชืžื™ื”. ื›ื™ื•ืŸ ื“ืื™ืŸ ืžืงืคื™ื“ ืœื™ืœืš ืขืจื•ื ื‘ืคื ื™ ื‘ื ื™ ืื“ื ืžื™ ื”ื•ื™ ื‘ืจ ื‘ื•ืฉืช:
Dans l'รฉtonnement. Puisqu'il ne se soucie pas de marcher nu devant les gens, est-il sujet ร  la honte ?
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (2)
ืขืจื•ื ื‘ืจ ื‘ื•ืฉืช ื”ื•ื ืคื™' ื‘ืงื•ื ื˜ืจืก ื›ื™ื•ืŸ ื“ืื™ืŸ ืžืงืคื™ื“ ืœื”ืœื•ืš ืขืจื•ื ื‘ืคื ื™ ื‘ื ื™ ืื“ื ืžื™ ื”ื•ื™ ื›ืœืœ ื‘ืจ ื‘ื•ืฉืช ื•ืง' ืœืคื™ืจื•ืฉื• ืž"ืฉ ื“ืคืจื™ืš ืื‘ืจื™ื™ืชื ื”ื•ื” ืœื™ื” ืœืžืคืจืš ืืžืชื ื™ืชื™ืŸ ื“ืงืชื ื™ ื”ืžื‘ื™ื™ืฉ ืืช ื”ืขืจื•ื ื—ื™ื™ื‘ ื•ื ืจืื” ืœืคืจืฉ ื“ืืžืชื ื™ืชื™ืŸ ืœื ืคืจื™ืš ื“ืคืฉื™ื˜ื ื“ืขืจื•ื ื‘ืจ ื‘ื•ืฉืช ื”ื•ื ืื ืจื•ืงืง ื‘ื• ืื• ืกื˜ืจื• ืื‘ืœ ืœืฉื•ืŸ ื”ื‘ืจื™ื™ืชื ืžืฉืžืข ืœื™ื” ื‘ื™ื™ืฉื• ืขืจื•ื ืฉืžื‘ื™ื™ืฉื• ื‘ืžื” ืฉืžื’ืœื”ื• ื•ืžืขืจื™ืžื• ื•ืขื•ื“ ื“ืงืชื ื™ ืื™ืŸ ื“ื•ืžื” ื‘ื™ื™ืฉื• ืขืจื•ื ืœื‘ื™ื™ืฉื• ืœื‘ื•ืฉ ื•ืื ืจื•ืงืง ื‘ื• ืื• ืกื•ื˜ืจื• ื›ืš ืžืชื‘ื™ื™ืฉ ื›ืฉื”ื•ื ืขืจื•ื ื›ืžื• ื›ืฉื”ื•ื ืœื‘ื•ืฉ ื•ืœื›ืš ืคืจื™ืš ืขืจื•ื ื‘ืจ ื‘ื•ืฉืช ื”ื•ื ืื ื”ื•ื ืขืจื•ื ื”ื™ืืš ื”ืขืจื™ืžื• ื•ื”ื ื“ืงืชื ื™ ื ืžื™ ื‘ื‘ืจื™ื™ืชื ื‘ื™ื™ืฉื• ื‘ื‘ื™ืช ื”ืžืจื—ืฅ ื—ื™ื™ื‘ ืื‘ื™ื™ืฉื• ืขืจื•ื ื ืžื™ ืงืื™ ืฉื”ืขืจื™ืžื• ื‘ื‘ื™ืช ื”ืžืจื—ืฅ ื•ื”ืฉืชื ื"ืฉ ื”ื ื“ืคืจื™ืš ื‘ื™ืช ื”ืžืจื—ืฅ ื‘ืจ ื‘ื•ืฉืช ื”ื•ื ื‘ืขืจืžื•ืžื™' ื•ื”ืœื ื“ืจืš ื‘ื ื™ ืื“ื ืœื”ื™ื•ืช ืขืจื•ืžื™ื ื‘ืžืจื—ืฅ:
Le commentaire explique : puisqu'il ne se soucie pas de marcher nu devant les gens, est-il du tout sujet ร  la honte ? Difficultรฉ selon son explication : pourquoi objecte-t-il sur la baraita ? Il aurait dรป objecter sur la michna, qui enseigne : celui qui fait honte au nu est redevable. Il paraรฎt juste d'expliquer qu'il n'objecte pas sur la michna. Il est รฉvident qu'un nu est sujet ร  la honte si on crache sur lui ou si on le gifle. La langue de la baraita, elle, lui signifie : il lui a fait honte nu, c'est-ร -dire qu'il lui fait honte en le dรฉcouvrant et en le mettant ร  nu. De plus, elle enseigne : la honte faite ร  un nu se mesure autrement que la honte faite ร  un vรชtu. Or, si on crache sur lui ou si on le gifle, il a honte autant nu que vรชtu. C'est pourquoi il objecte : un nu est-il sujet ร  la honte ? S'il est dรฉjร  nu, comment l'a-t-il mis ร  nu ? Ce que la baraita enseigne aussi, s'il lui a fait honte dans le bain il est redevable, porte aussi sur la honte faite au nu : il l'a mis ร  nu dans le bain. Dรจs lors on comprend l'objection : le bain est-il un lieu de honte, s'agissant de cette mise ร  nu ? Les gens ont coutume d'รชtre nus au bain.
ื“ืืชื ื–ื™ืงื ื›ื•' ืื‘ืœ ืื ื”ื•ื ืขืฆืžื• ื“ืœื™ื ื”ื• ื•ื‘ื ื—ื‘ื™ืจื• ื•ื“ืœื™ื ื”ื• ื˜ืคื™ ืคื˜ื•ืจ ื›ื™ื•ืŸ ืฉื–ื” ืื™ืŸ ืžืงืคื™ื“ ืื• ืฉืžื ืื•ืจื—ื ื“ืžื™ืœืชื ื ืงื˜ ื“ืืชื ื–ื™ืงื:
Mais s'il a lui-mรชme relevรฉ ses vรชtements, et que son compagnon est venu et les a relevรฉs davantage, il est quitte, puisque celui-ci ne s'en soucie pas. Ou bien il a pris le cas ordinaire, celui oรน le vent est venu.
๐Ÿ’ก Explication

Rachi lit l'objection ainsi : un homme qui circule nu ne tient pas ร  la honte. Rav Papa rรฉpond par un autre nu. Le vent retrousse. L'autre relรจve encore. La honte est dans ce second geste.

Tossefot rรฉserve l'objection ร  la baraita. La michna vise un crachat ou une gifle, oรน le nu reste sujet ร  la honte. La baraita parle de le mettre ร  nu. D'oรน la question : s'il l'est dรฉjร , que reste-t-il ร  dรฉcouvrir ?

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Rav Papa : le nu de la baraita 1. Vรชtu Il tient ร  ses vรชtements. Il est sujet ร  la honte. 2. Le vent Un souffle retrousse ses vรชtements. 3. L'autre relรจve Il les monte encore. Boshet dรป. Tossefot : s'il les avait relevรฉs lui-mรชme, le second serait quitte.
Le vent retrousse, l'autre relรจve encore : c'est ce second geste qui crรฉe le boshet.
5
ื‘ื™ื™ืฉื• ื‘ื‘ื™ืช ื”ืžืจื—ืฅ โ€“ ื—ื™ื™ื‘. ื‘ื™ืช ื”ืžืจื—ืฅ ื‘ืจ ื‘ื•ืฉืช ื”ื•ื?! ืืžืจ ืจื‘ ืคืคื: ืฉื‘ื™ื™ืฉื• ืขืœ ื’ื‘ ื”ื ื”ืจ.

S'il lui a fait honte dans le bain, il est redevable. Le bain est-il un lieu oรน l'on est sujet ร  la honte ?

Rav Papa a dit : c'est qu'il lui a fait honte au bord du fleuve.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื‘ื™ืช ื”ืžืจื—ืฅ ื‘ื ื™ ืื“ื ืขื•ืžื“ื™ื ืขืจื•ืžื™ื ื•ืื™ืŸ ืœื”ื ื‘ื•ืฉืช:
Les gens s'y tiennent nus, et ils n'y ont pas de honte.
๐Ÿ’ก Explication

Au bain, la nuditรฉ est la rรจgle. Rachi : pas de honte lร . Rav Papa sort donc le cas du bain proprement dit. Au bord du fleuve, on se dรฉvรชt avec plus de retenue. La honte faite lร  se paie, sur un tarif moindre que la place du marchรฉ.

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ื‘ืขื™ ืจื‘ื™ ืื‘ื ื‘ืจ ืžืžืœ: ื‘ื™ื™ืฉื• ื™ืฉืŸ โ€“ ื•ืžืช, ืžื”ื•? ืžืื™ ืงืžื‘ืขื™ื ืœื™ื”? ืืžืจ ืจื‘ ื–ื‘ื™ื“, ื”ื›ื™ ืงืžื‘ืขื™ื ืœื™ื”: ืžืฉื•ื ื›ื™ืกื•ืคื ื”ื•ื โ€“ ื•ื”ื ืžื™ืช ืœื™ื” ื•ืœื™ืช ืœื™ื” ื›ื™ืกื•ืคื, ืื• ื“ืœืžื ืžืฉื•ื ื–ื™ืœื•ืชื ื”ื•ื โ€“ ื•ื”ื ืื•ื–ืœื™ื”?

Rabbi Abba bar Memel a posรฉ une question : s'il a fait honte ร  un endormi, et qu'il est mort, qu'en est-il ? Que demande-t-il ?

Rav Zevid a dit : voici ce qu'il demande. Est-ce ร  cause de la kissoufa (la honte ressentie), et celui-ci est mort, il n'a pas de kissoufa ?

Ou bien est-ce ร  cause de la zilouta (l'avilissement), et il l'a avili ?

๐Ÿ“œ Rachi (4)
ื‘ื™ื™ืฉื• ื™ืฉืŸ ื‘ื™ื™ืฉ ืื“ื ื™ืฉืŸ:
Il a fait honte ร  un homme endormi.
ื•ืžืช ืžืชื•ืš ืฉื ืชื• ื•ืœื ื”ื›ื™ืจ ื‘ื‘ืฉืชื• ืฉืขืฉื” ืœื• ื–ื” ืžื”ื•:
Au cours de son sommeil, et il n'a pas pris conscience de la honte que celui-ci lui a faite. Qu'en est-il ?
ื›ื™ืกื•ืคื ื—ืคื™ื™ืช ืคื ื™ื:
La face qui se couvre.
ื–ื™ืœื•ืชื ืฉืžื–ืœื–ืœ ื‘ื• ื‘ืคื ื™ ืจื‘ื™ื ื•ืืฃ ืขืœ ืคื™ ืฉืื™ื ื• ืฉื ืขืœ ืœื‘ื•:
Il le rabaisse devant beaucoup de gens, mรชme s'il ne s'en affecte pas.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ื‘ื™ื™ืฉื• ื™ืฉืŸ ื•ืžืช ืžื”ื• ืชื™ืžื” ื“ืœื ืžื™ื™ืชื™ ื”ื›ื ืžื™ืœืชื™ื” ื“ืจื‘ ืฉืฉืช ื“ื‘ืจื™ืฉ ื”ื ื—ื ืงื™ืŸ (ืกื ื”ื“ืจื™ืŸ ื“ืฃ ืคื”. ื•ืฉื) ืคืจื™ืš ื‘ืคืฉื™ื˜ื•ืช ื•ื”ืืžืจ ืจื‘ ืฉืฉืช ื‘ื™ื™ืฉื• ื™ืฉืŸ ื•ืžืช ื—ื™ื™ื‘ ื•ื™ืฉ ืกืคืจื™ื ืฉื›ืชื•ื‘ ื‘ื”ืŸ ื•ื”ืืžืจ ืจื‘ ืฉืฉืช ื‘ื™ื™ืฉื• ื™ืฉืŸ ื—ื™ื™ื‘ ื•ืœ"ื’ ื•ืžืช ื•ืœื ื ื”ื™ืจื ื›ืœืœ ื“ืžื” ืขื ื™ืŸ ื™ืฉืŸ ืœื’ื‘ืจื ืงื˜ื™ืœื ืฉื™ื•ืฆื ืœื™ื”ืจื’ ื•ืขื•ื“ ืžืื™ ืงืž"ืœ ืจื‘ ืฉืฉืช ืžืชื ื™ืชื™ืŸ ื”ื™ื ื”ืžื‘ื™ื™ืฉ ืืช ื”ื™ืฉืŸ ื—ื™ื™ื‘ ื•ืžื™ื”ื• ืื™ืŸ ืชื™ืžื” ื›"ื› ืฉืœื ื”ื‘ื™ื ื›ืืŸ ืžื™ืœืชื ื“ืจื‘ ืฉืฉืช ืœืžื™ืคืฉื˜ ื‘ืขื™ื™ืŸ ื“ื›ื”"ื’ ืืฉื›ื—ืŸ ื‘ืื™ืŸ ื‘ื™ืŸ ื”ืžื•ื“ืจ (ื ื“ืจื™ื ื“ืฃ ืœื”: ื•ืฉื) ื“ืื™ื‘ืขื™ื ื”ื ื™ ื›ื”ื ื™ ืฉืœื•ื—ื™ ื“ื™ื“ืŸ ื”ื•ื• ืื• ืฉืœื•ื—ื™ ื“ืฉืžื™ื ื”ื•ื• ื•ืœื ืžื™ื™ืชื™ ืžื™ืœืชื™ื” ื“ืจื‘ ื”ื•ื ื ื‘ืจื™ื” ื“ืจื‘ ื™ื”ื•ืฉืข ื“ืืžืจ ื‘ืคืจืง ืงืžื ื“ืงื“ื•ืฉื™ืŸ (ื“ืฃ ื›ื’: ื•ืฉื) ื”ื ื™ ื›ื”ื ื™ ืฉืœื•ื—ื™ ื“ืจื—ืžื ื ื ื™ื ื”ื• ื“ืื™ ืฉืœื•ื—ื™ ื“ื™ื“ืŸ ืžื™ ืื™ื›ื ืžื™ื“ื™ ื“ืื ืŸ ืœื ืžืฆื™ ืขื‘ื“ื™ ื•ืื™ื ื”ื• ืžืฆื• ืขื‘ื“ื™ ืืš ืงืฉื” ื“ื‘ืžืกืงื ื ื“ื”ื›ื ืžืฉืžืข ื“ื‘ื™ื™ืฉื• ื™ืฉืŸ ื•ืžืช ืคื˜ื•ืจ ื“ืžืกื™ืง ื“ืžืฉื•ื ื›ื™ืกื•ืคื ื“ื™ื“ื™ื” ื”ื•ื ื•ืจ"ืช ื’ืจื™ืก ื”ืชื ื•ื”ืืžืจ ืจื‘ ืฉืฉืช ื‘ื™ื™ืฉื• ื—ื™ื™ื‘ ื•ืื™ื•ืฆื ืœื™ื”ืจื’ ืงืื™:
ร‰tonnant : il n'apporte pas ici la parole de Rav Chechet au dรฉbut de Ha-nihnakin (Sanhรฉdrin 85a, et lร ). Il objecte simplement : Rav Chechet n'a-t-il pas dit : celui qui fait honte ร  un endormi et que celui-ci meurt est redevable ? Il y a des livres oรน il est รฉcrit : Rav Chechet n'a-t-il pas dit : celui qui fait honte ร  un endormi est redevable. Ils ne lisent pas : et il est mort. Cette leรงon ne tient pas du tout. Quel rapport entre un endormi et un homme que l'on mรจne ร  la mort, qui sort pour รชtre exรฉcutรฉ ? De plus, que nous apprend Rav Chechet ? C'est une michna : celui qui fait honte ร  l'endormi est redevable. Il est moins รฉtonnant, en revanche, qu'il n'ait pas apportรฉ ici la parole de Rav Chechet pour trancher notre question. On trouve pareil dans Ein bein ha-moudar (Nedarim 35b, et lร ) : on a demandรฉ si ces cohanim sont nos envoyรฉs ou les envoyรฉs du Ciel, et l'on n'apporte pas la parole de Rav Houna fils de Rav Yehochoua, qui a dit au premier chapitre de Kiddouchin (23b, et lร ) : ces cohanim sont les envoyรฉs du Rachamana. Car s'ils รฉtaient nos envoyรฉs, y aurait-il une chose que nous ne pouvons pas faire et qu'eux peuvent faire ? La difficultรฉ reste. La conclusion d'ici implique que celui qui fait honte ร  un endormi, et que celui-ci meurt, est quitte : on conclut que c'est ร  cause de sa propre kissoufa. Rabbeinou Tam lit lร  : Rav Chechet n'a-t-il pas dit : celui qui lui fait honte est redevable. Et cela porte sur celui qui sort pour รชtre exรฉcutรฉ.
๐Ÿ’ก Explication

L'endormi meurt sans s'รชtre rรฉveillรฉ. Il n'a jamais su. Rav Zevid formule le doute sur la nature du boshet.

Kissoufa : la face qui se couvre, la honte qu'il ressent. Mort, il ne l'a pas. Zilouta : on l'a rabaissรฉ devant les gens, qu'il s'en affecte ou non. Cette honte-lร , le geste l'a produite.

Tossefot confronte Rav Chechet, ร  Sanhรฉdrin 85a, qui semble dire redevable. La conclusion de notre page penche vers quitte, si le boshet est la kissoufa de l'homme lui-mรชme. Rabbeinou Tam lit le dire de Rav Chechet sur le condamnรฉ que l'on mรจne au supplice.

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ืชื ืฉืžืข, ืจื‘ื™ ืžืื™ืจ ืื•ืžืจ: ื—ืจืฉ ื•ืงื˜ืŸ โ€“ ื™ืฉ ืœื”ืŸ ื‘ื•ืฉืช, ืฉื•ื˜ื” โ€“ ืื™ืŸ ืœื• ื‘ื•ืฉืช. ืื™ ืืžืจืช ื‘ืฉืœืžื ืžืฉื•ื ื–ื™ืœื•ืชื, ื”ื™ื™ื ื• ื“ืงืชื ื™ ืงื˜ืŸ; ืืœื ืื™ ืืžืจืช ืžืฉื•ื ื›ื™ืกื•ืคื, ืงื˜ืŸ ื‘ืจ ื‘ื•ืฉืช ื”ื•ื?!

Viens et entends. Rabbi Meir dit : le sourd-muet et le mineur ont un boshet, l'insensรฉ n'a pas de boshet.

ร€ la bonne heure si tu dis que c'est ร  cause de la zilouta : c'est pour cela que la baraita enseigne le mineur. Mais si tu dis que c'est ร  cause de la kissoufa, un mineur est-il sujet ร  la honte ?

๐Ÿ’ก Explication

Premiรจre tentative, dans la lecture de Rav Zevid. Rabbi Meir donne un boshet au 'herech (sourd-muet) et au katan (mineur), et le refuse au choteh (insensรฉ).

Si le boshet est une zilouta, le mineur peut รชtre avili aux yeux des gens : la baraita se comprend. S'il est une kissoufa, on demande si un mineur ressent une honte.

8
ืืœื ืžืื™, ืžืฉื•ื ื–ื™ืœื•ืชื? ืืคื™ืœื• ืฉื•ื˜ื” ื ืžื™! ืืžืจื™: ืฉื•ื˜ื” โ€“ ืื™ืŸ ืœืš ื‘ื•ืฉืช ื’ื“ื•ืœื” ืžื–ื•.

Alors, ร  cause de la zilouta ? Mรชme l'insensรฉ aussi !

On rรฉpond : l'insensรฉ, il n'y a pas de honte plus grande que celle-lร .

๐Ÿ’ก Explication

L'objection retourne la preuve. Si tout avilissement se paie, l'insensรฉ aussi devrait recevoir. Rรฉponse : son รฉtat est dรฉjร  la honte la plus grande. On ne lui en ajoute pas une qui se paierait ร  part.

9
ืžื›ืœ ืžืงื•ื ื ื™ืคืฉื•ื˜ ืžื™ื ื” ื“ืžืฉื•ื ื–ื™ืœื•ืชื ื”ื•ื, ื“ืื™ ืžืฉื•ื ื›ื™ืกื•ืคื โ€“ ืงื˜ืŸ ื‘ืจ ื›ื™ืกื•ืคื ื”ื•ื? ื›ื“ืืžืจ ืจื‘ ืคืคื: ื“ืžื™ื›ืœืžื• ืœื™ื” ื•ืžื™ื›ืœื, ื”ื›ื ื ืžื™ โ€“ ื“ืžื™ื›ืœืžื• ืœื™ื” ื•ืžื™ื›ืœื.

En tout cas, tranchons par lร  que c'est ร  cause de la zilouta. Car si c'est ร  cause de la kissoufa, un mineur est-il sujet ร  la kissoufa ?

Comme l'a dit Rav Papa : celui qu'on humilie et qui ressent l'humiliation. Ici aussi : celui qu'on humilie et qui ressent l'humiliation.

๐Ÿ’ก Explication

La Gemara veut conclure ร  la zilouta. La parade est immรฉdiate. Le mineur de la baraita est celui de Rav Papa : il ressent la honte. La kissoufa reste donc possible, et la baraita ne tranche pas le doute de Rav Zevid.

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ืจื‘ ืคืคื ืืžืจ, ื”ื›ื™ ืงืžื‘ืขื™ื ืœื™ื”: ืžืฉื•ื ื›ื™ืกื•ืคื ื“ื™ื“ื™ื” ื”ื•ื โ€“ ื•ื”ื•ื ืžื™ื™ืช ืœื™ื”, ืื• ื“ืœืžื ืžืฉื•ื ื‘ื•ืฉืช ืžืฉืคื—ื”?

Rav Papa a dit : voici ce qu'il demande. Est-ce ร  cause de sa propre kissoufa, et lui, il est mort ?

Ou bien ร  cause du boshet de la famille ?

๐Ÿ’ก Explication

Deuxiรจme lecture du mรชme doute. Rav Papa dรฉplace la question. Le mort n'a plus de kissoufa ร  lui. Reste le boshet de la famille : la honte retombe sur les siens, et le paiement irait de ce chef.

11
ืชื ืฉืžืข: ื—ืจืฉ ื•ืงื˜ืŸ ื™ืฉ ืœื• ื‘ื•ืฉืช, ืฉื•ื˜ื” ืื™ืŸ ืœื• ื‘ื•ืฉืช. ืื™ ืืžืจืช ื‘ืฉืœืžื ืžืฉื•ื ื‘ื•ืฉืช ืžืฉืคื—ื” โ€“ ื”ื™ื™ื ื• ื“ืงืชื ื™ ืงื˜ืŸ. ืืœื ืื™ ืืžืจืช ืžืฉื•ื ื›ื™ืกื•ืคื ื“ื™ื“ื™ื” โ€“ ืงื˜ืŸ ื‘ืจ ื‘ื•ืฉืช ื”ื•ื?

Viens et entends. Le sourd-muet et le mineur ont un boshet, l'insensรฉ n'a pas de boshet.

ร€ la bonne heure si tu dis que c'est ร  cause du boshet de la famille : c'est pour cela que la baraita enseigne le mineur. Mais si tu dis que c'est ร  cause de sa propre kissoufa, un mineur est-il sujet ร  la honte ?

๐Ÿ’ก Explication

Mรชme baraita, relue selon Rav Papa. Le boshet de la famille explique qu'un mineur reรงoive : ses proches ont honte pour lui. Sa kissoufa ร  lui expliquerait moins un mineur.

12
ืืœื ืžืื™? ืžืฉื•ื ื‘ื•ืฉืช ื“ื‘ื ื™ ืžืฉืคื—ื”? ืืคื™ืœื• ืฉื•ื˜ื” ื ืžื™! ืฉื•ื˜ื” โ€“ ืื™ืŸ ืœืš ื‘ื•ืฉืช ื’ื“ื•ืœื” ืžื–ื•.

Alors quoi, ร  cause du boshet des membres de la famille ? Mรชme l'insensรฉ aussi !

L'insensรฉ : il n'y a pas de honte plus grande que celle-lร .

๐Ÿ’ก Explication

Mรชme retournement que pour la zilouta. La famille d'un insensรฉ porterait, elle aussi, une honte. Rรฉponse identique : aucune honte ne dรฉpasse celle d'รชtre insensรฉ. On n'en ajoute pas une autre ร  payer.

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ืžื›ืœ ืžืงื•ื ื ื™ืคืฉื•ื˜ ืžื™ื ื” ื“ืžืฉื•ื ื‘ื•ืฉืช ืžืฉืคื—ื”, ื“ืื™ ืžืฉื•ื ื›ื™ืกื•ืคื โ€“ ืงื˜ืŸ ื‘ืจ ื›ื™ืกื•ืคื ื”ื•ื? ืืžืจ ืจื‘ ืคืคื: ืื™ืŸ, ื“ืžื™ื›ืœืžื• ืœื™ื” ื•ืžื™ื›ืœื.

En tout cas, tranchons par lร  que c'est ร  cause du boshet de la famille. Car si c'est ร  cause de la kissoufa, un mineur est-il sujet ร  la kissoufa ?

Rav Papa a dit : si, celui qu'on humilie et qui ressent l'humiliation.

๐Ÿ’ก Explication

Deuxiรจme tentative de trancher, vers le boshet de la famille. Rav Papa la dรฉfait d'un mot : si. Le mineur de la baraita ressent la honte. Sa kissoufa ร  lui suffit ร  expliquer le paiement. Le doute reste ouvert.

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ื•ื”ืชื ื™ื, ืจื‘ื™ ืื•ืžืจ: ื—ืจืฉ โ€“ ื™ืฉ ืœื• ื‘ื•ืฉืช. ืฉื•ื˜ื” โ€“ ืื™ืŸ ืœื• ื‘ื•ืฉืช. ืงื˜ืŸ โ€“ ืคืขืžื™ื ื™ืฉ ืœื•, ืคืขืžื™ื ืื™ืŸ ืœื• โ€“ ื”ื ื“ืžื™ื›ืœืžื• ืœื™ื” ื•ืžื™ื›ืœื, ื”ื ื“ืžื™ื›ืœืžื• ืœื™ื” ื•ืœื ืžื™ื›ืœื.

Et l'on enseigne dans une baraita : Rabbi dit : le sourd-muet a un boshet. L'insensรฉ n'a pas de boshet.

Le mineur, tantรดt il en a, tantรดt il n'en a pas. Ici, celui qu'on humilie et qui ressent l'humiliation.

Lร , celui qu'on humilie et qui ne ressent pas l'humiliation.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื•ื”ืชื ื™ื ื‘ื ื™ื—ื•ืชื:
Sur un ton d'acquiescement.
๐Ÿ’ก Explication

Rachi : ve-hatanya est dit pour appuyer, pas pour attaquer. Rabbi distingue le mineur en deux. Celui qui ressent a un boshet. Celui qui ne ressent pas n'en a pas. C'est le critรจre de Rav Papa, posรฉ dans la bouche de Rabbi.

Le sourd-muet reste du cรดtรฉ de ceux qui ont un boshet. L'insensรฉ reste exclu : sa honte est dรฉjร  entiรจre.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Rabbi : trois statuts face au boshet Sourd-muet A un boshet. Il peut ressentir la honte. Insensรฉ Pas de boshet. Aucune honte ne dรฉpasse la sienne. Mineur Tantรดt oui, tantรดt non. Selon qu'il ressent ou non. Rachi lit la baraita sur un ton d'acquiescement : elle confirme Rav Papa.
Rabbi : sourd-muet oui, insensรฉ non, mineur selon qu'il ressent la honte.
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ื”ืžื‘ื™ื™ืฉ ืืช ื”ืกื•ืžื ื•ื›ื•ืณ. ืžืชื ื™ืชื™ืŸ ื“ืœื ื›ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื”; ื“ืชื ื™ื, ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ืื•ืžืจ: ืกื•ืžื โ€“ ืื™ืŸ ืœื• ื‘ื•ืฉืช, ื•ื›ืš ื”ื™ื” ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ืคื•ื˜ืจ ืžื—ื™ื™ื‘ื™ ื’ืœื™ื•ืช, ื•ืžื—ื™ื™ื‘ื™ ืžืœืงื™ื•ืช, ื•ืžื—ื™ื™ื‘ื™ ืžื™ืชื•ืช ื‘ื™ืช ื“ื™ืŸ.

Celui qui fait honte ร  l'aveugle, etc. La michna s'รฉcarte de Rabbi Yehouda.

Car on enseigne : Rabbi Yehouda dit : l'aveugle n'a pas de boshet. Et ainsi Rabbi Yehouda l'exemptait parmi les passibles d'exil, parmi les passibles de coups, et parmi les passibles de mort par le tribunal.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื“ืœื ื›ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ื“ืืžืจ ืกื•ืžื ืื™ืŸ ืœื• ื‘ื•ืฉืช ืื ื‘ื™ื™ืฉ ื—ื‘ื™ืจื• ืคื˜ื•ืจ ื•ืžืชื ื™ืชื™ืŸ ืงืชื ื™ ื™ืฉืŸ ืฉื‘ื™ื™ืฉ ืคื˜ื•ืจ ื•ื‘ืกื•ืžื ืœื ืชื ื ื”ื›ื™ ื”ืœื›ืš ืกื•ืžื ื—ื™ื™ื‘:
Qui a dit : l'aveugle n'a pas de boshet. S'il a fait honte ร  son prochain, il est quitte. La michna enseigne : un endormi qui a fait honte est quitte. Pour l'aveugle, elle n'enseigne pas ainsi. Donc l'aveugle est redevable.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ืกื•ืžื ืื™ืŸ ืœื• ื‘ื•ืฉืช ื“ืกื•ืžื ืฉื‘ื™ื™ืฉ ืคื˜ื•ืจ ืื‘ืœ ื”ืžื‘ื™ื™ืฉ ืืช ื”ืกื•ืžื ื—ื™ื™ื‘ ื“ื”ื ืœื ืžืฉืชืžืข ืžืขื™ื ื™ืš ืฉื™ื”ื ืคื˜ื•ืจ ื•ื›ืŸ ืžืฉืžืข ืžืชื•ืš ืคื™ืจื•ืฉ ื”ืงื•ื ื˜ืจืก ื“ืคื™' ื“ื“ื™ื™ืง ืžืชื ื™ืชื™ืŸ ื“ืœื ื›ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ืžื“ืœื ืงืชื ื™ ืกื•ืžื ืฉื‘ื™ื™ืฉ ืคื˜ื•ืจ ื›ื“ืงืชื ื™ ื™ืฉืŸ ืฉื‘ื™ื™ืฉ ืคื˜ื•ืจ ืžืฉืžืข ื“ืœื ืžืฆื™ ื“ื™ื™ืง ืžื“ืงืชื ื™ ื”ืžื‘ื™ื™ืฉ ืืช ื”ืกื•ืžื ื—ื™ื™ื‘ ื“ืžื•ื“ื” ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ื“ืžื‘ื™ื™ืฉ ืืช ื”ืกื•ืžื ื—ื™ื™ื‘:
C'est l'aveugle qui a fait honte qui est quitte. Celui qui fait honte ร  l'aveugle est redevable : on n'apprend pas de ton ล“il qu'il serait quitte. Il en va ainsi dans l'explication du commentaire. Il prรฉcise que l'on tire : la michna s'รฉcarte de Rabbi Yehouda, de ce qu'elle n'enseigne pas : un aveugle qui a fait honte est quitte, comme elle enseigne : un endormi qui a fait honte est quitte. Il en ressort qu'on ne peut pas tirer la preuve de ce qu'elle enseigne : celui qui fait honte ร  l'aveugle est redevable. Rabbi Yehouda convient, lui aussi, que celui qui fait honte ร  l'aveugle est redevable.
๐Ÿ’ก Explication

Le sujet change. Souma ein lo boshet, chez Rabbi Yehouda, vise l'aveugle qui humilie : il est quitte. La michna a dit quitte pour l'endormi qui humilie, et se tait sur l'aveugle. D'oรน Rachi : selon la michna, l'aveugle qui humilie est redevable.

Tossefot ferme l'autre lecture. Celui qui humilie un aveugle reste redevable, et Rabbi Yehouda en convient. La mรชme exemption de l'aveugle, Rabbi Yehouda la porte sur l'exil, les coups et la peine capitale.

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ืžืื™ ื˜ืขืžื ื“ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื”? ื’ืžืจ ืดืขื™ื ืšืดโ€“ืดืขื™ื ืšืด ืžืขื“ื™ื ื–ื•ืžืžื™ืŸ; ืžื” ื”ืชื ืกื•ืžื™ืŸ ืœื, ืืฃ ื”ื›ื ืกื•ืžื™ืŸ ืœื.

Quelle est la raison de Rabbi Yehouda ? Il apprend einekha-einekha (ton ล“il-ton ล“il) des tรฉmoins zomemim.

De mรชme que lร  les aveugles sont exclus, de mรชme ici les aveugles sont exclus.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื‘ืขื“ื™ื ื–ื•ืžืžื™ืŸ ื›ืชื™ื‘ (ื“ื‘ืจื™ื ื™ืดื˜:ื™ืดื’) ืœื ืชื—ื•ืก ืขื™ื ืš ืขืœื™ื• ื‘ื‘ื•ืฉืช ื ืžื™ ื›ืชื™ื‘ (ืฉื ื›ื”) ื•ืงืฆื•ืชื” ืืช ื›ืคื” ืœื ืชื—ื•ืก ืขื™ื ืš ืขื“ื™ื ืื™ ืืคืฉืจ ื‘ืกื•ืžื™ืŸ ื“ื‘ืขื™ื ืŸ ืจืื™ื” ื“ืื ืœื ืจืื” ืฉืงื˜ืข ื™ื“ื• ืฉืœ ื—ื‘ื™ืจื• ื”ื™ืืš ื™ืขื™ื“:
Chez les tรฉmoins zomemim il est รฉcrit (Devarim 19, 13) : ton ล“il n'รฉpargnera pas. Pour le boshet aussi il est รฉcrit (lร , 25) : tu lui couperas la main, ton ล“il n'รฉpargnera pas. Des tรฉmoins ne peuvent pas รชtre aveugles, car il nous faut la vue : s'il n'a pas vu qu'il a coupรฉ la main de son prochain, comment tรฉmoignerait-il ?
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ืžื” ืœื”ืœืŸ ืกื•ืžื ืœื ื•ื"ืช ืื™ ืžื” ืœื”ืœืŸ ื’ื–ืœื ื™ื ื•ืขื‘ื“ื™ื ืœื ืืฃ ื’ื‘ื™ ื‘ื•ืฉืช ืœื™ืคื˜ืจื• ื•ื›"ืช ืืฉื” ืชื•ื›ื™ื— ื“ืคืกื•ืœื” ืœืขื“ื•ืช ื•ื—ื™ื™ื‘ืช ื‘ื‘ื•ืฉืช ื›ื“ื›ืชื™ื‘ ื•ื”ื—ื–ื™ืงื” ื‘ืžื‘ื•ืฉื™ื• ื"ื› ืกื•ืžื ื ืžื™ ืœื ืืชื™ ื•ื™"ืœ ื›ื™ื•ืŸ ื“ืขื™ื ื™ืš ืขื™ื ื™ืš ื’ืžืจ ืืข"ื’ ื“ืขื™ื ื™ืš ืื‘ื™ืช ื“ื™ืŸ ืงืื™ ืกื‘ืจื ื”ื•ื ื“ืœืขื ื™ืŸ ื“ื‘ืจ ื”ืชืœื•ื™ ื‘ืจืื™ื” ื ื™ืชื ื” ื’"ืฉ:
Et si l'on dit : de mรชme que lร  les voleurs et les esclaves sont exclus, de mรชme pour le boshet ils seraient quittes. Et si l'on dit : la femme le prouve, elle est pasoul (impropre) au tรฉmoignage et redevable pour le boshet, comme il est รฉcrit : elle a saisi ses parties. Dรจs lors l'aveugle non plus ne sortirait pas de cette gezera chava. On peut rรฉpondre : puisqu'il apprend einekha-einekha, bien que einekha vise le tribunal, la sevara (le raisonnement) est que la gezera chava a รฉtรฉ donnรฉe pour une chose qui dรฉpend de la vue.
๐Ÿ’ก Explication

Gezera chava : le mot einekha รฉcrit pour les tรฉmoins zomemim, et le mรชme mot รฉcrit pour le boshet (Devarim 25, 12, la femme qui saisit). Lร -bas, un aveugle ne peut pas tรฉmoigner. Ici, Rabbi Yehouda l'exclut du boshet : l'aveugle qui humilie est quitte.

Tossefot empรชche d'รฉlargir. Voleur, esclave, femme sont aussi impropres au tรฉmoignage, et restent tenus au boshet. La gezera chava ne transporte que ce qui tient ร  la vue.

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ืžื—ื™ื™ื‘ื™ ื’ืœื™ื•ืช โ€“ ื“ืชื ื™ื: ืดื‘ืœื ืจืื•ืชืด โ€“ ืคืจื˜ ืœืกื•ืžื, ื“ื‘ืจื™ ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื”. ืจื‘ื™ ืžืื™ืจ ืื•ืžืจ: ืœืจื‘ื•ืช ืืช ื”ืกื•ืžื.

Parmi les passibles d'exil. Car on enseigne : bilo reot (sans voir) exclut l'aveugle, paroles de Rabbi Yehouda.

Rabbi Meir dit : pour inclure l'aveugle.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื‘ืœื ืจืื•ืช ืžืฉืžืข ืฉื”ื•ื ืจื•ืื” ื‘ืžืงื•ื ืื—ืจ ื•ื›ืืŸ ื”ื™ื” ื‘ืœื ืจืื•ืช:
Cela implique qu'il voit ailleurs, et qu'ici il รฉtait sans vue.
๐Ÿ’ก Explication

Premier maillon des peines. Le verset de l'homicide par inadvertance, bilo reot (Bamidbar 35, 23). Rabbi Yehouda : il exclut l'aveugle de l'exil. Rabbi Meir : il l'inclut.

Rachi lit les mots au plus prรจs. Sans voir parle d'un homme qui voit ailleurs, et qui ici n'a pas vu. Le verset dรฉcrit donc un voyant, le temps d'un accident.

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ืžืื™ ื˜ืขืžื ื“ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื”? ืืžืจ ืœืš: ืดื•ืืฉืจ ื™ื‘ื ืืช ืจืขื”ื• ื‘ื™ืขืจ ืœื—ื˜ื‘ ืขืฆื™ืืด โ€“ ื•ืืคื™ืœื• ืกื•ืžื; ื›ืชื‘ ืจื—ืžื ื ืดื‘ืœื ืจืื•ืชืด โ€“ ืœืžืขื•ื˜ื™.

Quelle est la raison de Rabbi Yehouda ? Il te dit : va-acher yavo et reehou ba-yaar lahtov etsim (celui qui vient avec son prochain dans la forรชt pour couper du bois) inclut mรชme l'aveugle.

La Torah a รฉcrit bilo reot (sans voir) pour exclure.

๐Ÿ’ก Explication

Sans le second verset, va-acher yavo (Devarim 19, 5) prendrait l'aveugle dans l'exil : rien ne l'en sort. Bilo reot est donc รฉcrit pour l'en sortir.

19
ื•ืจื‘ื™ ืžืื™ืจ โ€“ ื›ืชื‘ ืจื—ืžื ื ืดื‘ืœื ืจืื•ืชืด ืœืžืขื•ื˜ื™, ื•ื›ืชื‘ ืจื—ืžื ื ืดื‘ื‘ืœื™ ื“ืขืชืด ืœืžืขื•ื˜ื™; ื”ื•ื™ ืžื™ืขื•ื˜ ืื—ืจ ืžื™ืขื•ื˜, ื•ืื™ืŸ ืžื™ืขื•ื˜ ืื—ืจ ืžื™ืขื•ื˜ ืืœื ืœืจื‘ื•ืช.

Et Rabbi Meir : la Torah a รฉcrit bilo reot (sans voir) pour exclure, et la Torah a รฉcrit bivli daat (sans connaissance) pour exclure. C'est un miout ahar miout (une exclusion aprรจs une exclusion), et une exclusion aprรจs une exclusion ne vient que pour inclure.

๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ื•ืื™ืŸ ืžื™ืขื•ื˜ ืื—ืจ ืžื™ืขื•ื˜ ืืœื ืœืจื‘ื•ืช ืชื™ืžื” ืœื ืœื™ื›ืชื•ื‘ ืฉื•ื ืžื™ืขื•ื˜ ื•ืžืžื™ืœื ืืชืจื‘ื™ ื•ื›ืŸ ื™ืฉ ืœื”ืงืฉื•ืช ื’ื‘ื™ ืื™ืŸ ืจื™ื‘ื•ื™ ืื—ืจ ืจื™ื‘ื•ื™ ืืœื ืœืžืขื˜:
ร‰tonnant : qu'il n'รฉcrive aucune exclusion, et l'inclusion viendrait d'elle-mรชme. On peut objecter de mรชme au sujet de : une inclusion aprรจs une inclusion ne vient que pour exclure.
๐Ÿ’ก Explication

Rabbi Meir lit deux exclusions. Bilo reot รฉcarte celui qui, pouvant voir, n'a pas vu. Bivli daat (Devarim 19, 4) รฉcarterait l'aveugle, qui n'a pas la connaissance des lieux. Deux miout de suite ne font qu'inclure. L'aveugle entre dans l'exil.

Tossefot demande pourquoi รฉcrire deux exclusions pour obtenir ce que le silence donnerait dรฉjร . La mรชme question vaut pour deux inclusions qui excluent.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Exil de l'aveugle : deux exclusions Rabbi Yehouda Va-acher yavo... lahtov etsim inclut mรชme l'aveugle. Bilo reot vient l'exclure. Bivli daat vise un autre cas : celui qui visait une autre personne. Aveugle : hors de l'exil Rabbi Meir Bilo reot : une exclusion. Bivli daat : une exclusion. Miout ahar miout. Deux exclusions incluent. Aveugle : tenu ร  l'exil
Rabbi Yehouda exclut l'aveugle par bilo reot. Rabbi Meir le ramรจne par deux exclusions.
20
ื•ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” โ€“ ื”ื”ื•ื ืดื‘ื‘ืœื™ ื“ืขืชืด, ืคืจื˜ ืœืžืชื›ื•ื™ืŸ ื”ื•ื ื“ืืชื.

Et Rabbi Yehouda : ce bivli daat (sans connaissance) vient pour exclure celui qui avait l'intention.

๐Ÿ’ก Explication

Rรฉponse de Rabbi Yehouda. Bivli daat a dรฉjร  un emploi : exclure le mitkaven, celui qui visait une personne et en a tuรฉ une autre. Le verset ne sert donc pas de seconde exclusion de l'aveugle. Il ne reste que bilo reot, qui l'รฉcarte de l'exil.

21
ื—ื™ื™ื‘ื™ ืžื™ืชื•ืช ื‘ื™ืช ื“ื™ืŸ โ€“ ืืชื™ื ืดืจืฆื—ืดโ€“ืดืจืฆื—ืด ืžื—ื™ื™ื‘ื™ ื’ืœื™ื•ืช.

Les passibles de mort par le tribunal : on l'apprend par rotzeah-rotzeah (meurtrier-meurtrier) depuis les passibles d'exil.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืืชื™ื ืจื•ืฆื— ืจื•ืฆื— ืžื—ื™ื™ื‘ื™ ื’ืœื™ื•ืช ื‘ืžื™ืชื” ื›ืชื™ื‘ (ื‘ืžื“ื‘ืจ ืœื”) ืœื ืชืงื—ื• ื›ื•ืคืจ ืœื ืคืฉ ืจื•ืฆื— ื•ื‘ื’ืœื•ืช ื›ืชื™ื‘ (ืฉื) ืœื ื•ืก ืฉืžื” ืจื•ืฆื—:
Pour la mort il est รฉcrit (Bamidbar 35) : vous ne prendrez pas de ranรงon pour la vie d'un meurtrier. Pour l'exil il est รฉcrit (lร ) : afin que le meurtrier s'y enfuie.
๐Ÿ’ก Explication

Deuxiรจme maillon. Le mot rotzeah de la peine capitale (Bamidbar 35, 31, pas de ranรงon pour le meurtrier) s'apprend du rotzeah de l'exil (Bamidbar 35, 11). L'aveugle, hors de l'exil selon Rabbi Yehouda, est hors de la peine de mort du tribunal.

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ื—ื™ื™ื‘ื™ ืžืœืงื™ื•ืช โ€“ ืืชื™ื ืดืจืฉืขืดโ€“ืดืจืฉืขืด ืžื—ื™ื™ื‘ื™ ืžื™ืชื•ืช ื‘ื™ืช ื“ื™ืŸ.

Les passibles de coups : on l'apprend par racha-racha (coupable-coupable) depuis les passibles de mort par le tribunal.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื‘ืžืœืงื•ืช ื›ืชื™ื‘ (ื“ื‘ืจื™ื ื›ืดื”:ื‘ืณ) ืื ื‘ืŸ ื”ื›ื•ืช ื”ืจืฉืข ื•ื‘ืžื™ืชื” ื›ืชื™ื‘ (ื‘ืžื“ื‘ืจ ืœืดื”:ืœืดื) ืืฉืจ ื”ื•ื ืจืฉืข ืœืžื•ืช:
Pour les coups il est รฉcrit (Devarim 25, 2) : si le coupable mรฉrite d'รชtre frappรฉ. Pour la mort il est รฉcrit (Bamidbar 35, 31) : lui qui est coupable de mort.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ื—ื™ื™ื‘ื™ ืžืœืงื™ื•ืช ืžื ื™ืŸ ืืชื™ื ืจืฉืข ืจืฉืข ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ื“ืจื™ืฉ ื”ื›ื ื’"ืฉ ื“ืจืฉืข ืจืฉืข ื•ืจื‘ื ืŸ ืœื ืคืœื™ื’ื™ ืืœื ื“ืœื ืคื˜ืจื™ ืกื•ืžื ืืคื™ืœื• ื‘ื—ื™ื™ื‘ื™ ื’ืœื™ื•ืช ื•ื‘ืื—ื“ ื“ื™ื ื™ ืžืžื•ื ื•ืช (ืกื ื”ื“ืจื™ืŸ ื“ืฃ ืœื’: ื•ืฉื ื“"ื” ืืชื™ื) ื’ื‘ื™ ื“ื™ื ื™ ื ืคืฉื•ืช ืžื—ื–ื™ืจื™ืŸ ืœื–ื›ื•ืช ื ืžื™ ืืžืจ ื—ื™ื™ื‘ื™ ืžืœืงื™ื•ืช ืžื ื™ืŸ ืืชื™ื ืจืฉืข ืจืฉืข ืชื ื™ื ื ืžื™ ื”ื›ื™ ื›ื•' ื•ืกืชืžื ื“ื’ืžืจื ื“ืจื™ืฉ ืœื” ื‘ืค"ืง ื“ืžื›ื•ืช (ื“ืฃ ื”:) ื’ื‘ื™ ืื™ืŸ ื”ืขื“ื™ื ื–ื•ืžืžื™ืŸ ื ื”ืจื’ื™ื ืขื“ ืฉื™ื’ืžืจ ื”ื“ื™ืŸ ืขืœ ืคื™ื”ื ื•ื”ื ื“ืืžืจ ื‘ืคืจืง ืงืžื ื“ืกื ื”ื“ืจื™ืŸ (ื“ืฃ ื™.) ืžืื™ ื˜ืขืžื ื“ืจื‘ื™ ื™ืฉืžืขืืœ ื“ืืžืจ ืžื›ื•ืช ื‘ื›"ื’ ืืžืจ ืื‘ื™ื™ ืืชื™ื ืจืฉืข ืจืฉืข ืจื‘ื ืืžืจ ืžืœืงื•ืช ืชื—ืช ืžื™ืชื” ืขื•ืžื“ืช ืœืื• ืžืฉื•ื ื“ืœื™ืช ืœื™ื” ืœืจื‘ื ืจืฉืข ืจืฉืข ืืœื ืžืฉื•ื ื“ืœื ืฆืจื™ืš ื“ืžื’ื•ืฃ ื”ืžืœืงื•ืช ืฉืžืขื™ื ืŸ ื“ื”ื•ื™ ื‘ื›"ื’ ื“ืžืœืงื•ืช ืชื—ืช ืžื™ืชื” ื•ืžื™ืชื” ื‘ื›"ื’ ื•ืœืขื ื™ืŸ ืžื—ื–ื™ืจื™ืŸ ืœื–ื›ื•ืช ื•ืื™ืŸ ืžื—ื–ื™ืจื™ืŸ ืœื—ื•ื‘ื” ืœื ืฉื™ื™ืš ื›ืœ ื›ืš ืžืœืงื•ืช ืชื—ืช ืžื™ืชื” ืขื•ืžื“ืช ื“ืฉืžื ื‘ืžื™ืชื” ื“ื•ืงื ืžืฉื•ื ื•ืฉืคื˜ื• ื”ืขื“ื” ื•ื”ืฆื™ืœื• ื”ืขื“ื” ื•ื›ืŸ ื‘ืคืจืง ืงืžื ื“ืžื›ื•ืช (ื“ืฃ ื”.) ื’ื‘ื™ ืžืฉืœืฉื™ื ื‘ืžืžื•ืŸ ื•ืื™ืŸ ืžืฉืœืฉื™ื ื‘ืžื›ื•ืช ื“ืืžืจ ืžื ื ื”ื ื™ ืžื™ืœื™ ืืžืจ ืื‘ื™ื™ ืืชื™ื ืจืฉืข ืจืฉืข ืจื‘ื ืืžืจ ื‘ืขื™ื ืŸ ื›ืืฉืจ ื–ืžื ื•ืœื™ื›ื ืœืื• ืžืฉื•ื ื“ืœื™ืช ืœื™ื” ืœืจื‘ื ืจืฉืข ืจืฉืข ืืœื ืžืฉื•ื ืฉืื™ืŸ ืฆืจื™ืš ื“ืžื’ื•ืคื™ื” ื“ืงืจื ืฉืžืขื™ื ืŸ ื“ืื™ืŸ ืžืฉืœืฉื™ื ื‘ืžื›ื•ืช ื•ื‘ืืœื• ื ืขืจื•ืช (ื›ืชื•ื‘ื•ืช ื“ืฃ ืœื”. ื•ืฉื) ื’ื‘ื™ ื—ื™ื™ื‘ื™ ืžืœืงื™ื•ืช ืฉื•ื’ื’ื™ืŸ ื•ื“ื‘ืจ ืื—ืจ ื“ืืžืจ ืจ"ืœ ื‘ืคื™ืจื•ืฉ ืจื™ื‘ืชื” ืชื•ืจื” ื—ื™ื™ื‘ื™ ืžืœืงื™ื•ืช ื›ื—ื™ื™ื‘ื™ ืžื™ืชื•ืช ื”ื™ื›ืŸ ืจื™ื‘ืชื” ืชื•ืจื” ืื‘ื™ื™ ืืžืจ ืจืฉืข ืจืฉืข ืจื‘ื ืืžืจ ืžื›ื” ืžื›ื” ื”ืชื ื•ื“ืื™ ืœื ื“ืจื™ืฉ ืจื‘ื ืจืฉืข ืจืฉืข ื•ื›ืŸ ืจ' ื™ื•ื—ื ืŸ ืคืœื™ื’ ืืจ"ืœ ื•ืžื—ื™ื™ื‘ ื—ื™ื™ื‘ื™ ืžืœืงื™ื•ืช ืฉื•ื’ื’ื™ืŸ ื‘ืชืฉืœื•ืžื™ืŸ ืœื ื“ืจื™ืฉ ืจืฉืข ืจืฉืข ื•ื›ืŸ ื‘ื”ื”ื•ื ืคื™ืจืงื (ื“ืฃ ืœื–.) ืืžืจ ื’ื‘ื™ ืœื ื™ื”ื™ื” ืืกื•ืŸ ืขื ื•ืฉ ื™ืขื ืฉ ื•ื”ื ืžื”ื›ื ื ืคืงื ืžื”ืชื ื ืคืงื ื›ื“ื™ ืจืฉืขืชื• ืžืฉื•ื ืจืฉืขื” ืื—ืช ืืชื” ืžื—ื™ื™ื‘ื• ื›ื•' ื•ืžืกื™ืง ื—ื“ื ื‘ืžื™ืชื” ื•ืžืžื•ืŸ ื•ื—ื“ื ื‘ืžืœืงื•ืช ื•ืžืžื•ืŸ ืœื ื“ืจื™ืฉ ืจืฉืข ืจืฉืข ื•ื”ื™ื™ื ื• ื˜ืขืžื ื“ืจื‘ื ื•ืจ' ื™ื•ื—ื ืŸ ื•ื”ื”ื™ื ืกื•ื’ื™ื ืกื‘ืจื™ ื“ืœื ื“ืจืฉื™ ืจืฉืข ืจืฉืข ืืœื ืœืขื ื™ืŸ ื“ื‘ืจื™ื ืฉื”ืŸ ื‘ื’ื•ืฃ ื”ืžืœืงื•ืช ื“ืงืจื ื“ืจืฉืข ื‘ื’ื•ืฃ ื”ืžืœืงื•ืช ื›ืชื™ื‘ ื•ื”ื™ื” ืื ื‘ืŸ ื”ื›ื•ืช ื”ืจืฉืข ืื‘ืœ ืœืคื˜ื•ืจ ืžืžืžื•ืŸ ืฉื”ื•ื ื‘ื”ื“ื™ ืžื™ืชื” ื•ืžืœืงื•ืช ืฉืื™ืŸ ื‘ื’ื•ืฃ ื”ืžืœืงื•ืช ืœื ื“ืจืฉื™ื ืŸ ืื‘ืœ ืžืžื›ื” ื™ืœื™ืฃ ืœื” ืจื‘ื ืฉืคื™ืจ ื“ื‘ืชืฉืœื•ืžื™ืŸ ื›ืชื™ื‘ ืžื›ื” ื‘ื”ืžื” ื™ืฉืœืžื ื” ื•ืื‘ื™ื™ ืื™ืช ืœื™ื” ืืคื™' ื”ืชื ื’"ืฉ ื“ืจืฉืข ืจืฉืข ื•ืกื•ื’ื™ื ื“ื”ืชื ื’ื‘ื™ ืจืฉืขืชื• ืืœื™ื‘ื ื“ืจื‘ื ืืชื™ื ื•ืื‘ื™ื™ ื”ื•ื” ืžื•ืงื™ ื›ืจื‘ื™ ืžืื™ืจ ื‘ืžื™ืชื” ื•ืžืœืงื•ืช ื“ืžืœืงื•ืช ื•ืžืžื•ืŸ ืœื ืฆืจื™ืš ืงืจื ื“ืืชื™ื ืจืฉืข ืจืฉืข:
Rabbi Yehouda dรฉrive ici une gezera chava de racha-racha. Les Sages ne divergent que sur ce point : ils n'exemptent pas l'aveugle, mรชme parmi les passibles d'exil. Dans Ehad dinei mamonot (Sanhรฉdrin 33b, et lร , dibour hamatchil atia), au sujet des affaires capitales oรน l'on rouvre en faveur de l'acquittement, il dit aussi : d'oรน le sait-on pour les passibles de coups ? On l'apprend par racha-racha. Une baraita l'enseigne aussi, etc. La Gemara anonyme dรฉrive cette gezera chava au premier chapitre de Makot (5b), au sujet de : les tรฉmoins zomemim ne sont mis ร  mort qu'une fois le jugement clos sur leur parole. Ce que dit le premier chapitre de Sanhรฉdrin (10a) : quelle est la raison de Rabbi Yichmael, qui dit que les coups se jugent ร  vingt-trois ? Abaye a dit : on l'apprend par racha-racha. Rava a dit : les coups tiennent lieu de mort. Rava possรจde aussi racha-racha. Il n'en a pas besoin : du corps mรชme des coups on entend qu'ils se jugent ร  vingt-trois, puisque les coups tiennent lieu de mort, et la mort se juge ร  vingt-trois. Pour rouvrir en faveur de l'acquittement et ne pas rouvrir en faveur de la condamnation, les coups tiennent lieu de mort s'applique mal. Peut-รชtre cela ne vaut-il que pour la mort, ร  cause de : la communautรฉ jugera, et la communautรฉ sauvera. De mรชme au premier chapitre de Makot (5a), au sujet de : on rรฉpartit dans l'argent, et on ne rรฉpartit pas dans les coups. Il dit : d'oรน ces paroles ? Abaye a dit : on l'apprend par racha-racha. Rava a dit : il nous faut ka-acher zamam (comme il a projetรฉ), et ce cas n'y est pas. Rava possรจde aussi racha-racha. Il n'en a pas besoin : du verset lui-mรชme on entend qu'on ne rรฉpartit pas dans les coups. Dans Elou naarot (Ketoubot 35a, et lร ), au sujet des passibles de coups par inadvertance et d'un autre chef, Reish Lakich a dit : en propres termes, la Torah a inclus les passibles de coups au mรชme titre que les passibles de mort. Oรน la Torah les a-t-elle inclus ? Abaye a dit : racha-racha. Rava a dit : frappe-frappe. Lร , Rava ne dรฉrive assurรฉment pas racha-racha. Rabbi Yo'hanan aussi conteste Reish Lakich et rend redevables du paiement les passibles de coups par inadvertance : il ne dรฉrive pas racha-racha. Dans le mรชme chapitre (37a), il dit au sujet de lo yihyeh asson anouch yeanech (il n'y aura pas d'accident, on le punira) : est-ce d'ici que cela sort ? Cela sort de lร , kedei rishato (ร  la mesure de sa culpabilitรฉ) : pour une seule faute tu le rends redevable, etc. Il conclut : l'un vise la mort et l'argent, l'autre les coups et l'argent. Il ne dรฉrive pas racha-racha. Telle est la raison de Rava et de Rabbi Yo'hanan. Cette sougya tient qu'on ne dรฉrive racha-racha que pour ce qui est dans le corps mรชme des coups, car le verset de racha est รฉcrit dans le corps des coups : ve-haya im bin hakot ha-racha (et il arrivera, si le coupable mรฉrite les coups). Pour exempter d'un argent qui vient avec la mort et avec les coups, matiรจre รฉtrangรจre au corps des coups, on ne dรฉrive pas. De makรฉ, Rava apprend bien la chose, car au sujet des paiements il est รฉcrit : celui qui frappe une bรชte la paiera. Abaye tient, mรชme lร , la gezera chava de racha-racha. La sougya de lร , sur rishato, suit l'avis de Rava. Abaye รฉtablirait le verset selon Rabbi Meir, pour la mort et les coups : pour les coups et l'argent, aucun verset n'est requis, puisque cela vient par racha-racha.
๐Ÿ’ก Explication

Troisiรจme maillon. Racha des coups (Devarim 25, 2) s'apprend du racha de la peine capitale (Bamidbar 35, 31). L'aveugle, dรฉjร  hors de la mort du tribunal, est hors des coups.

Tossefot situe cette gezera chava. Les Sages l'admettent. Ils refusent seulement d'exempter l'aveugle, dรจs l'exil. Lร  oรน le verset parle du corps des coups, tribunal de vingt-trois ou rรฉpartition, Rava peut s'en passer. Lร  oรน il s'agit d'exempter un paiement joint aux coups, Rava apprend de frappe-frappe, et Abaye garde racha-racha.

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ืชื ื™ื ืื™ื“ืš, ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ืื•ืžืจ: ืกื•ืžื ืื™ืŸ ืœื• ื‘ื•ืฉืช.

On enseigne dans une autre baraita : Rabbi Yehouda dit : l'aveugle n'a pas de boshet.

๐Ÿ’ก Explication

Ouverture d'une seconde baraita, au mรชme dire : l'aveugle n'a pas de boshet. La page s'arrรชte sur ces mots. La suite est au daf suivant.

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Texte hรฉbreu et aramรฉen vocalisรฉ : รฉdition numรฉrique William Davidson du Talmud Koren Noรฉ, via Sefaria (licence CC BY-NC). Traduction franรงaise, notes et schรฉmas : Chiourim BA (licence CC BY 4.0).