Bava Kamma 87b - Shevach né'urim, shevet, et indemnité de la fille

Bava_Kamma 87b

Sougya : Rav n'accordé au père d'une fille mineure que le shevach né'urim, le gain de la jeunesse. Abaye dit qu'il concède aussi le shevet, parce que le produit de ses mains est au père jusqu'à la bagrut.

Deux baraitot sur les enfants blessés se rangent selon qu'ils vivent ou non à la table du père. Le père pointilleux réclame même l'argent versé par autrui.

L'autre ne réclame que lorsqu'il perdrait de sa poche. La trouvaille, gain sans douleur, reste à lui.

La blessure venue du dehors, avec douleur du corps, reste aux enfants. La segula du mineur est un sefer Torah ou un dattier.

Reish Lakish reprend Rav. Rabbi Yo'hanan donne aussi la plaie au père, et la Gemara s'en étonne.

Fille mineure blessée : qui reçoit Rav et Reish Lakish limitent le père au shevach né'urim. Abaye lui laisse le shevet. Shevach né'urim Gain de la jeunesse. Kidouchin, vente pendant la né'urim. Au père. Rav, Reish Lakish, Rabbi Yo'hanan. Shevet Indemnité d'inaction. Suit le maaseh yadayim. Au père. Rav concède, dit Abaye. Nézek, tzaar, ripouï, boshet Dommage, douleur, soins, honte. La fille a la douleur du corps. À la fille. Rav et Reish Lakish. Petzia, selon Rabbi Yo'hanan Même une plaie au père. La Gemara s'arrête : Rabbi Elazar ne demandait que pour une chavala.
Shevach né'urim et shevet au père. Les quatre autres indemnités à la fille, selon Rav et Reish Lakish. Rabbi Yohanan ajoute la plaie.
Deux baraitot : à charge de la table, ou non La première : ils n'y sont pas. La seconde : ils y sont. Baraita 1 - pas à sa table Fils majeur : le père paie aussitôt. Fils mineur : segula pour lui. Fille mineure : le père est quitte. Autrui la blesse : on donne au père. Abaye : ce don vise le shevet. Rava b. Rav Oula : le surplus au-dessus de sa nourriture. Père pointilleux Baraita 2 - à sa table Enfants d'autrui, majeurs : paiement aussitôt, à eux. Mineurs : segula pour eux. Ses propres fils et filles : le père est quitte. Il y tient quand il perdrait de l'argent. L'argent du dehors, avec douleur du corps, reste à eux. Père qui n'est pas pointilleux Fils majeur blessé par son père : les deux baraitot se rejoignent par la table. Pas à sa charge : il paie aussitôt. À sa charge : il est quitte.
Baraita 1 : enfants hors de la table, shevet d'autrui au père, au moins le surplus. Baraita 2 : enfants à sa table, le père quitte s'il blesse, l'argent d'autrui aux enfants.
Quand le père tient-il à l'argent Trois cas. Le pointilleux, lui, tient même à l'argent du dehors. Il blesse lui-même Il perdrait de l'argent. Il y tient. Il est quitte s'ils sont à sa table. Trouvaille Gain du dehors. Pas de douleur du corps. Il y tient. À lui Autrui blessé Argent du dehors. Douleur du corps. Il n'y tient pas. Aux enfants Gavra kapdana, montre par ceci : les enfants ne sont pas à sa table. Il tient même au shevet qui vient d'autrui. La baraita 1 le donne au père.
Il réclame quand il perd, et quand le gain du dehors n'a pas de douleur. Il laisse la blessure venue d'autrui. Le pointilleux réclame aussi celle-là.
1
אמר ליה: לא זכתה תורה לאב, אלא שבח נעורים בלבד. איתיביה: החובל בעבד עברי – חייב בכולן, חוץ מן השבת בזמן שהוא שלו! אמר אביי: מודה רב בשבת, דמעשה ידיה עד שעת בגרות – דאבוה הוי.

Il lui dit : la Torah n'a accordé au père que le shevach né'urim (le gain de la jeunesse) seulement. Il lui objecta : celui qui blesse un esclave hébreu est redevable de toutes, sauf du shevet (l'indemnité d'inaction) pendant le temps où il est à lui.

Abaye dit : Rav concède pour le shevet, car le produit des mains de la fille, jusqu'à l'heure de la bagrut (la majorité), appartient à son père.

📜 Rachi (2)
מן השבת בזמן שהעבד שלו ולא בעבד דאחר דנותן שבתו לרבו קתני מיהת דעבד עברי שלו פטור הואיל ומעשה ידיו שלו וה"נ כיון דבתו מעשה ידיה שלו לשקול שבת דידה וקשה לרב דאמר לא זיכתה תורה לאב אלא שבח נעורים בלבד דודאי אפי' חבלות זיכתה לו:
Du shevet pendant le temps où l'esclave est à lui. Et non l'esclave d'un autre, car il remet son shevet à son maître. On enseigne en tout cas que, pour son propre esclave hébreu, il est quitte, puisque le produit de ses mains est à lui. De même ici : puisque le produit des mains de sa fille est à lui, il prendrait le shevet d'elle. Et cela fait difficulté à Rav, qui a dit que la Torah n'a accordé au père que le shevach né'urim seulement : assurément, même les chavalot (les indemnités de blessure), elle les lui a accordées.
מודה רב בשבת דיהבינן ליה לאב:
Rav concède pour le shevet : on le donne au père.
🗂️ Tossefot (1)
א"ל לא זיכתה תורה לאב אלא שבח נעורים בלבד לסימנא בעלמא נקט האי לישנא כדפי' ואפי' פצעה בפניה דאפחתה מכספה קסבר רב דלית ליה לאב מידי וכן ר"ל לקמן ור"י פליג וס"ל דאם פצעה בפניה חבלתה של אב וא"ת והיכי פליגי רב ור"ל אר' יוחנן והא בריש נערה [שנתפתתה] (כתובות ד' מג: ושם) משמע בברייתא דחבלה דפצעה בפניה הויא לאב וי"ל דהתם מיירי בפחיתת כסף שעד ימי בגרות שתצא מרשות אב שהיתה נפחתה דבר מועט אם היה רוצה למוכרה אותו דבר מועט כ"ע מודו דלאב הויא דהיינו שבח נעורים גמורים והכא נחלקו בכל הפחיתה שהיא נפחתת כל ימיה בפציעה זו אף לאחר שכלו ימי הנעורים דס"ל לרב ולר"ל דדידה הוי ור' יוחנן סבר דהואיל ואירע פחיתה זו בנערותה תהא כולה לאב א"נ הכא במה שהיא נפחתת לקדושין דס"ל לרב ולר"ל דלא זכי ליה אלא קדושין ממש והתם בהפסד מעשה ידיה דלא תמצא לה קונים:
Il lui dit : la Torah n'a accordé au père que le shevach né'urim seulement. Il ne prend cette formule que pour un signe, comme on l'a expliqué. Même s'il l'a blessée au visage et l'a diminuée de sa valeur en argent, Rav tient que le père n'a rien. De même Reish Lakish plus bas. Rabbi Yo'hanan diverge, et tient que, s'il l'a blessée au visage, sa blessure appartient au père. Et si tu dis : comment Rav et Reish Lakish divergent-ils de Rabbi Yo'hanan, alors qu'au début de Naara shenitpateta (Ketoubot 43b) une baraita donne à entendre que la blessure d'une plaie au visage appartient au père ? On peut dire : là-bas, il s'agit de la diminution d'argent jusqu'aux jours de la bagrut, où elle sort de la main du père. Elle était diminuée d'une petite somme, s'il voulait la vendre. Cette petite somme, tous conviennent qu'elle appartient au père : c'est le shevach né'urim au complet. Ici, ils divergent sur toute la diminution dont elle reste diminuée tous ses jours par cette plaie, même après la fin des jours de la jeunesse. Rav et Reish Lakish tiennent que cela est à elle. Rabbi Yo'hanan tient que, puisque cette diminution est survenue dans sa jeunesse, elle appartient tout entière au père. Autre lecture : ici, il s'agit de ce dont elle est diminuée pour les kidouchin (les fiançailles). Rav et Reish Lakish tiennent qu'il n'acquiert que les kidouchin effectifs. Là-bas, il s'agit de la perte du produit de ses mains, parce qu'elle ne trouvera pas d'acquéreurs.
💡 Explication

Rav répond à Rabbi Elazar. Le père d'une fille mineure n'a, de la Torah, que le shevach né'urim. Rabbi Elazar objecte par la michna de l'eved ivri (l'esclave hébreu) : celui qui le blesse doit les cinq indemnités, et reste quitte du shevet tant que l'esclave est à lui, parce que le maaseh yadayim (le produit de ses mains) est déjà au maître.

Le parallèle : le maaseh yadayim de la fille est au père. Son shevet irait donc au père. Abaye dit que Rav concède ce point, et ce point seul. Le shevet, jusqu'à la bagrut, est au père. Les autres indemnités restent à la fille.

Tossefot lit la formule de Rav comme un signe de toute sa position : même une plaie au visage qui baisse la valeur, le père n'a rien. Rabbi Yo'hanan, plus bas, donne cette blessure au père. L'écart avec Ketoubot 43b porte sur l'étendue de la diminution : la petite baisse jusqu'à la bagrut est au père pour tous ; la baisse qui dure toute la vie fait la discussion.

🖼️ Schéma
Objection de l'esclave hébreu, réponse d'Abaye Rav Le père n'a que le shevach né'urim. Michna, eved ivri Toutes les indemnités. Sauf le shevet, tant qu'il appartient au maître. Abaye Rav concède le shevet. Maaseh yadayim de la fille au père jusqu'à la bagrut.
L'esclave hébreu montre le shevet. Abaye : Rav le laisse au père, parce que le travail de la fille est à lui jusqu'à la bagrut.
2
איתיביה: החובל בבנו גדול – יתן לו מיד, בבנו קטן – יעשה לו סגולה. החובל בבתו קטנה – פטור, ולא עוד, אלא אחרים שחבלו בה – חייבין ליתן לאביה! הכי נמי בשבת.

Il lui objecta : celui qui blesse son fils majeur le lui donne aussitôt ; son fils mineur, il lui constitue une segula (un bien mis de côté). Celui qui blesse sa fille mineure est quitte.

Plus encore : d'autres qui l'ont blessée doivent donner à son père. Ici aussi, pour le shevet.

📜 Rachi (1)
בבנו לא זכי ליה רחמנא מידי אבל בבתו קטנה זכי ליה:
Son fils : le Miséricordieux ne lui a rien accordé. Pour sa fille mineure, Il le lui a accordé.
💡 Explication

Nouvelle baraita. Le fils, majeur ou mineur, reçoit l'indemnité : aussitôt, ou en segula. La fille mineure est un autre cas. Le père qui la blesse est quitte, et si d'autres la blessent ils paient au père.

Rachi marque la différence : pour le fils, la Torah n'a rien donné au père. Pour la fille mineure, elle lui a donné un droit. La Gemara ramène encore cette baraita au shevet, comme la réponse d'Abaye.

3
ובבנו גדול יתן לו מיד? ורמינהו: החובל בבניו ובבנותיו של אחרים, גדולים – יתן להם מיד, קטנים – יעשה להם סגולה. בבניו ובבנותיו שלו – פטור!

Et pour son fils majeur, il le lui donnerait aussitôt ? On oppose : celui qui blesse les fils et les filles d'autrui, s'ils sont majeurs, il les leur donne aussitôt ; s'ils sont mineurs, il leur constitue une segula.

S'il blesse ses propres fils et filles, il est quitte.

💡 Explication

La première baraita fait payer le père à son fils majeur, tout de suite. La seconde le tient quitte pour ses propres fils et filles, majeurs compris. Les enfants d'autrui, eux, reçoivent : aussitôt s'ils sont majeurs, en segula s'ils sont mineurs.

4
אמרי: לא קשיא; כאן כשסמוכים על שלחנו, כאן כשאין סמוכין על שלחנו.

On dit : il n'y a pas de difficulté. Ici, lorsqu'ils sont à la charge de sa table.

Ici, lorsqu'ils ne sont pas à la charge de sa table.

🗂️ Tossefot (1)
כאן בסמוכין על שלחנו כו'. אור"י למ"ד בפרק קמא דב"מ (ד' יב: ושם) גבי מציאת בנו ובתו הקטנים שהוא לאב לא גדול גדול ממש ולא קטן קטן ממש אלא גדול וסמוך על שלחן אביו זהו קטן וקטן שאין סמוך על שלחן אביו זהו גדול אין חילוק בין חבלה שהאב חובל בו למציאה אבל חבלה שאחרים חובלין בהן הוי דידהו ואפילו בסמוכים כדמפרש לקמן דכיון דאית להו צערא דגופייהו ולא חסר לא קפיד אבל לשמואל דאמר התם קטן קטן ממש הוי מציאת קטן לאביו אפי' אין סמוך על שולחנו כדמפרש טעמא התם שבשעה שמוצאה מריצה אצל אביו וגדול אפי' סמוך על שלחנו מציאתו לעצמו דכיון דלא חסר לא קפיד וגם אין מריצה אצלו אבל הכא שהאב חובל אם הוא סמוך אפי' גדול הוי לאב דכיון דחסר קפיד ואם אין סמוך אפי' קטן הוי לעצמו דכיון דאית ליה צערא דגופא אין מריצה לאביו ובחבלו בהן אחרים אפי' סמוכים וקטנים הוי דידהו כיון דלא חסר וגם אין מריצין:
Ici, lorsqu'ils sont à la charge de sa table. Le Ri : selon celui qui dit, au premier chapitre de Bava Metzia (12b), au sujet de la trouvaille de son fils et de sa fille mineurs, qu'elle appartient au père : majeur ne désigne pas un majeur au sens strict, et mineur ne désigne pas un mineur au sens strict. Un majeur à la charge de la table de son père, voilà le mineur. Un mineur qui n'est pas à la charge de la table de son père, voilà le majeur. Il n'y a pas de distinction entre une blessure que le père lui inflige et une trouvaille. Une blessure que d'autres leur infligent leur appartient, même s'ils sont à sa charge, comme on l'explique plus bas : puisqu'ils ont une douleur de leur corps et qu'il ne perd rien, il n'y tient pas. Selon Shmuel, qui dit là-bas que mineur désigne un mineur au sens strict, la trouvaille d'un mineur appartient à son père même s'il n'est pas à la charge de sa table. La raison est dite là-bas : au moment où il la trouve, il court la porter à son père. Un majeur, même à la charge de sa table, a sa trouvaille pour lui-même : puisqu'il ne perd rien, il n'y tient pas, et de plus le fils ne court pas la lui porter. Ici, quand le père blesse : s'il est à sa charge, même majeur, cela appartient au père, puisqu'il perd et qu'il y tient. S'il n'est pas à sa charge, même mineur, cela appartient au fils, puisqu'il a une douleur du corps et qu'il ne court pas le porter à son père. Et quand d'autres les blessent, même s'ils sont à sa charge et mineurs, cela leur appartient : il ne perd rien, et ils ne courent pas non plus le lui porter.
💡 Explication

Les deux baraitot parlent de deux maisons. Samoukh al shulhano : l'enfant vit à la charge de la table du père. L'autre cas : il n'y vit pas. La suite dira laquelle est laquelle. La première baraita, celle qui fait payer le fils majeur aussitôt, vise les enfants qui ne sont pas à sa table. La seconde, qui quitte le père, vise ceux qui y sont.

Tossefot aligne ce critère sur la trouvaille de Bava Metzia 12b, et sépare deux avis. Pour l'un, majeur et mineur veulent dire : à charge, ou non. Pour Shmuel, mineur veut dire mineur en âge, et la trouvaille va au père parce que l'enfant court la lui porter. Pour une blessure infligée par le père, Tossefot garde le critère de la table : à charge, même un majeur, l'indemnité reste au père ; hors de charge, même un mineur, elle est à l'enfant.

5
במאי אוקימתה לקמייתא – בשאין סמוכין על שלחנו? אי הכי, אימא סיפא: החובל בבתו הקטנה – פטור; ולא עוד, אלא אחרים שחבלו בה – חייבין ליתן לאביה. לדידה בעי למיתב לה – דבעיא מזוני!

Dans quel cas as-tu établi la première ? Dans le cas où ils ne sont pas à la charge de sa table ?

S'il en est ainsi, dis la fin : celui qui blesse sa fille mineure est quitte ; plus encore, d'autres qui l'ont blessée doivent donner à son père. C'est à elle qu'il faudrait donner, car elle a besoin de sa nourriture.

💡 Explication

La Gemara fixe la première baraita : enfants hors de la table du père. Alors la fin fait difficulté. Le père ne la nourrit pas. L'indemnité que d'autres doivent, ils la devraient à elle, pour ses mezonot (sa nourriture), et non au père.

6
ואפילו למאן דאמר: יכול הרב לומר לעבד ״עשה עמי ואיני זנך״; הני מילי בעבד כנעני – דאמר ליה: עביד עבידתא כולי יומא, ולאורתא זיל סחר ואכול; אבל עבד עברי, דכתיב: ״כי טוב לו עמך״ – עמך במאכל, עמך במשתה – לא כל שכן בתו?!

Et même selon celui qui dit : le maître peut dire à l'esclave : Travaille avec moi, et je ne te nourrirai pas. Ces paroles visent l'esclave cananéen, car il lui dit : fais le travail toute la journée, et le soir va tourner et mange.

Mais l'esclave hébreu, dont il est écrit : car il est bien avec toi, avec toi pour le manger, avec toi pour le boire : à plus forte raison sa fille.

📜 Rachi (2)
אפי' למ"ד יכול הרב כו' פלוגתא במסכת גיטין בפרק שני:
Même selon celui qui dit que le maître peut. C'est une discussion dans le traité Guitin, au deuxième chapitre.
סחר סבב ואכול חזור על הפתחים. ל"א סחר סבב לפתחי העיר:
Sahar : il tourne et mange, il va de porte en porte. Autre version : sahar, il tourne aux portes de la ville.
🗂️ Tossefot (1)
דכתיב כי טוב לו עמך הרר"א בהר"י היה גורס כשכיר כתושב יהיה עמך (ויקרא כ״ה:מ׳) דמהאי קרא דריש ליה בספרי וכן נראה דההוא קרא בצווי כתיב אבל כי טוב לו עמך אינו אלא סיפור דברים בעלמא כדכתיב והיה כי יאמר העבד לא אצא מעמך כי אהבך ואת ביתך כי טוב לו עמך ור"י אומר דאפילו גרסי כי טוב לו עמך ניחא דמדקאמר כי טוב לו עמך ש"מ שכך צריך לעשות:
Car il est écrit : car il est bien avec toi. Rabbeinou Elazar fils de Rabbeinou Yitzhak lisait : il sera avec toi comme un salarié, comme un résident (Vayikra 25, 40), car c'est de ce verset que le Sifri le déduit. Et cela paraît juste : ce verset est écrit comme un ordre, tandis que car il est bien avec toi n'est qu'un récit, comme il est écrit : et ce sera, quand l'esclave te dira : je ne sortirai pas de chez toi, car je t'aime, toi et ta maison, car il est bien avec toi. Et le Ri dit : même si l'on lit car il est bien avec toi, cela se tient. Du fait qu'il dit car il est bien avec toi, on apprend qu'il faut agir ainsi.
💡 Explication

L'objection va plus loin. Un avis, dans Guitin, permet au maître de dire asse imi ve-éini zanakh : travaille, je ne te nourrirai pas. La Gemara limite cet avis à l'eved knaani (l'esclave cananéen). Le soir, il va de porte en porte.

L'eved ivri mange et boit avec le maître, d'après ki tov lo imakh. La fille du père a un titre plus fort encore. L'indemnité qui sert à la nourrir lui revient. Tossefot discute le verset : Rabbeinou Elazar lit le commandement de Vayikra 25, 40 ; le Ri garde le verset de la page, lu comme une règle de conduite.

🖼️ Schéma
Qui doit être nourri Eved knaani Travail tout le jour. Le soir, il tourne et trouve à manger. Eved ivri Ki tov lo imakh. Avec toi au manger, avec toi au boire. Sa fille À plus forte raison. Elle a besoin de sa nourriture. La réponse vient ensuite : seul le surplus, au-dessus de cette nourriture, va au père.
L'esclave cananéen peut chercher son pain le soir. L'esclave hébreu mange avec le maître. La fille, à plus forte raison.
7
כדאמר רבא בריה דרב עולא: לא נצרכה אלא להעדפה; הכא נמי, לא נצרכה אלא להעדפה.

Comme l'a dit Rava fils de Rav Oula : on n'en avait besoin que pour le surplus. Ici aussi, on n'en avait besoin que pour le surplus.

📜 Rachi (2)
דרבא בריה דרב עולא בפ' נערה שנתפתתה (כתובות דף מג.):
De Rava fils de Rav Oula : dans le chapitre Naara shenitpateta (Ketoubot 43a).
להעדפה המותר על מזונותיה:
Pour le surplus : ce qui dépasse sa nourriture.
💡 Explication

Haadafa : le surplus au-dessus des mezonot. La fille prend de l'indemnité de quoi se nourrir. Ce qui dépasse va au père. Ainsi la fin de la première baraita, qui donne au père, reste vraie, et elle garde de quoi manger.

Rachi renvoie le même raisonnement à Ketoubot 43a, où Rava fils de Rav Oula parle déjà du surplus des gains de la femme.

8
במאי אוקימתה לבתרייתא – בסמוכין על שלחנו? ״גדולים – יתן להם מיד, קטנים – יעשה להם סגולה״, אמאי? לאביהם בעי למיתב!

Dans quel cas as-tu établi la seconde ? Dans le cas où ils sont à la charge de sa table ?

Majeurs, il les leur donne aussitôt ; mineurs, il leur constitue une segula. Pourquoi ?

C'est à leur père qu'il faudrait donner.

📜 Rachi (1)
לאבוה בעי למיתבא ליה דמאי שנא כי חבל בהו איהו דמפטר משבת משום דסמוכין על שולחנו כי חבלי בהו אחריני נמי ליתבו ליה:
C'est à son père qu'il faudrait le donner. Quelle différence y a-t-il ? Quand lui-même les blesse, il est quitte du shevet parce qu'ils sont à la charge de sa table. Quand d'autres les blessent, qu'ils le lui donnent aussi.
💡 Explication

La seconde baraita est donc le cas à charge de la table. Nouvelle difficulté, à l'envers de la précédente. Si le père est quitte quand il blesse lui-même, parce qu'il les nourrit, l'argent versé par autrui devrait aussi lui revenir. Or la baraita le donne aux enfants : aussitôt, ou en segula.

Rachi précise le chef en jeu : le shevet. Le père quitte de shevet quand il blesse devrait recevoir le shevet quand d'autres blessent.

9
אמרי: כי קא קפיד – במידי דקא חסר, במידי דאתא מעלמא – לא קפיד.

On dit : là où il y tient, c'est dans une affaire où il perd. Dans une affaire qui vient du dehors, il n'y tient pas.

📜 Rachi (1)
במידי דחסר ביה ממונא כגון היכא דחבל בהו איהו דנימא ליה אנן זיל שלים:
Dans une affaire où il perd : de l'argent, par exemple là où lui-même les a blessés, de sorte que nous lui dirions : va payer.
💡 Explication

Kafid : il y tient, il réclame. Le père réclame quand l'affaire lui fait perdre de l'argent, le cas où c'est lui qui devrait payer. L'argent qui vient du dehors, versé par un autre, il ne le réclame pas. Il reste aux enfants.

10
והא מציאה, דמעלמא קאתי להו, וקא קפיד! אמרי: רווחא דקאתי להו מעלמא, ולית להו צערא דגופייהו בגווה – קפיד; אבל חבלה, דאית להו צערא דגופייהו, ומעלמא קאתי להו – לא קפיד.

Mais une trouvaille, qui leur vient du dehors, et il y tient. On dit : un gain qui leur vient du dehors, et dans lequel ils n'ont pas de douleur de leur corps, il y tient.

Mais une blessure, où ils ont une douleur de leur corps, et qui leur vient du dehors, il n'y tient pas.

📜 Rachi (1)
והרי מציאה דתנן בשנים אוחזין (ב"מ דף יב:) מציאת בנו ובתו הקטנים הרי אלו שלו ואוקימנא התם גדול וסמוך על שולחנו זהו קטן:
Mais une trouvaille : car on a enseigné dans Shenayim Ochazin (Bava Metzia 12b) : la trouvaille de son fils et de sa fille mineurs, les voici à lui. Et l'on a établi là-bas : un majeur à la charge de sa table, voilà le mineur.
🗂️ Tossefot (1)
והא מציאה דמעלמא קאתי וקפיד האי פירכא לא הוי אלא למ"ד לא גדול גדול ממש אבל לשמואל איכא טעמי טובא גבי מציאה דמריצה אצל אביו דגבי חבלה לא שייך האי טעמא א"נ אפי' לשמואל בעי אמאי לא אמר בחבלה שמריצה אצל אביו ומשני כיון דאית ליה צערא דגופא לא קפיד אב וקטן נמי לא יריצנה אצלו:
Mais une trouvaille qui vient du dehors, et il y tient. Cette objection ne porte que selon celui qui dit que majeur ne désigne pas un majeur au sens strict. Selon Shmuel, il y a bien des raisons pour la trouvaille : il court la porter à son père, et pour une blessure cette raison ne s'applique pas. Autre lecture : même selon Shmuel, on demande pourquoi il n'a pas dit, pour la blessure, qu'il court la porter à son père. Et l'on répond : puisqu'il a une douleur du corps, le père n'y tient pas, et le mineur non plus ne la lui portera pas en courant.
💡 Explication

La metzia (la trouvaille) vient du dehors, et pourtant le père y tient : elle est à lui. La réponse ajoute un second critère. Gain du dehors sans douleur du corps : il y tient. Blessure, avec tzaar ha-gouf, venue du dehors : il n'y tient pas.

Rachi renvoie à Bava Metzia 12b, où le mineur de la trouvaille est relu comme le grand enfant encore à la table du père. Tossefot réserve l'objection à cet avis. Selon Shmuel, la trouvaille a une raison à part : l'enfant court la porter au père, ce qui ne se dit pas d'une indemnité de blessure.

11
והא התם, דאית לה צערא דגופא, ומעלמא קאתי לה, וקא קפיד! דקתני: ולא עוד, אלא (אפילו) אחרים שחבלו בה – חייבין ליתן לאביה!

Mais là-bas, où elle a une douleur du corps, et cela lui vient du dehors, et il y tient. Car on enseigne : plus encore, (même) d'autres qui l'ont blessée doivent donner à son père.

🗂️ Tossefot (1)
וקתני ולא עוד אלא אחרים שחבלו בה חייבין ליתן לאביה. וא"ת מאי קושיא הא אוקמא קמייתא בשבת ובתרייתא דקתני בבנותיו של אחרים קטנים יעשה להם סגולה דילמא מיירי בשאר דברים כגון נזק וצער וי"ל דמסתמא הוי דומיא דזכרים דיעשה להם סגולה דידהו מיירי אפי' בשבת שאין מעשה ידיהם לאב ועוד נוכל לפרש דהא דקתני בבניו ובבנותיו פטור היינו דוקא בשבת וסברא הוא דלית לן למפטריה משום דסמוכים על שולחנו אלא משבת ולא משאר דברים דבכל מקום מעשה ידיה לאב תחת מזונות דגבי אשה ועבד עברי וכנעני ובתו שמזכיר בכל מקום עשה עמי ואיני זנך ולפ"ז א"ש דלא מצי לאוקמא בתרייתא בשאר דברים חוץ משבת דבשאר דברים אפי' בניו ובנותיו שלו חייב וכן משמע דמטעם סמוכים על שולחנו אין לפוטרו אלא משבת דפריך לעיל אי בסמוכים גדולים יתן להם מיד וכו' לאביהן בעי למיתב משמע דמשום דאוקמא בסמוך פריך דלאבוהון בעי למיתב ומנין לו זה אי משום דמדמה ליה למציאה הא לשמואל אין מציאת גדול לאב אבל אי מיירי בשבת ניחא דסברא הוא כיון שהוא זן אותן דשבת שלהם יהיה לאב כדפרישית וסבר המקשה דאפי' לא יהיו מעשה גדולים לאב אע"פ שהוא זן אותן מ"מ היכא דאתי מעלמא כשבת סברא הוא שיהיה לאב והא דפריך והא מציאה דמשמע דאי הו"א דשבת לאב הוה ניחא ולא הוה קשה ליה ממציאה אנזק וצער וריפוי ובשת דלא הוי לאב משום דמציאה דמיא טפי למעשה ידיה כדאמר בריש מציאת האשה (כתובות דף סו. ושם) מציאתה כהעדפה שע"י הדחק דמי אך מצי למימר דהא דקאמר אי בסמוכים היינו אליבא דמ"ד לאו גדול גדול ממש ומדמי למציאה:
Et l'on enseigne : plus encore, d'autres qui l'ont blessée doivent donner à son père. Et si tu dis : quelle est la difficulté ? On a établi la première sur le shevet, et la seconde, qui enseigne, pour les filles d'autrui mineures, qu'il leur constitue une segula : peut-être parle-t-elle des autres chefs, comme le nezek et le tzaar. On peut dire : en principe, c'est à la ressemblance des garçons. La segula qu'il leur constitue est à eux, et elle parle même du shevet, puisque le produit de leurs mains n'appartient pas au père. Et encore, on peut expliquer que ce qu'elle enseigne, pour ses fils et ses filles il est quitte, ne vise que le shevet. C'est logique : on ne le tient pour quitte, parce qu'ils sont à la charge de sa table, que du shevet, et non des autres chefs. Car en tout lieu le produit de ses mains appartient au père en échange de la nourriture, pour l'épouse, l'esclave hébreu, l'esclave cananéen et sa fille, partout où l'on mentionne : Travaille avec moi et je ne te nourrirai pas. Selon cela, il est juste qu'on ne puisse pas poser la seconde sur les autres chefs en dehors du shevet : pour les autres chefs, même pour ses propres fils et filles, il est redevable. Et de même on le voit : à cause de la charge de la table, on ne le quitte que du shevet. Car plus haut il objecte : s'ils sont à sa charge, majeurs, il les leur donne aussitôt, etc., c'est à leur père qu'il faudrait donner. On voit que, parce qu'il l'a posée dans le cas où ils sont à sa charge, il objecte qu'il faudrait donner à leur père. Et d'où tient-il cela ? Si c'est parce qu'il compare à la trouvaille : or, selon Shmuel, la trouvaille d'un majeur n'appartient pas au père. Mais si l'on parle du shevet, cela se tient. C'est logique : puisqu'il les nourrit, leur shevet appartient au père, comme je l'ai expliqué. Et l'objecteur tient que, même si le produit des mains des majeurs n'appartient pas au père, bien qu'il les nourrisse, là où cela vient du dehors, comme le shevet, il est logique que ce soit au père. Et ce qu'il objecte par : mais une trouvaille. On en voit que, si l'on avait tenu que le shevet appartient au père, cela se serait tenu. La trouvaille ne lui faisait pas difficulté contre le nezek, le tzaar, le ripoui et le boshet, qui n'appartiennent pas au père, parce que la trouvaille ressemble davantage au produit de ses mains. Comme on le dit au début de Metziat HaIcha (Ketoubot 66a) : sa trouvaille ressemble au surplus obtenu par un effort supplémentaire (haadafa al yedei ha-dehak). Mais on peut dire que ce qu'il dit, s'ils sont à sa charge, se place selon celui qui dit que majeur ne désigne pas un majeur au sens strict, et qu'il compare à la trouvaille.
💡 Explication

La première baraita revient. La fille a une douleur du corps, l'argent vient du dehors, et pourtant on le donne au père. Le critère de la trouvaille et de la blessure ne suffit donc pas à lui seul.

Tossefot demande pourquoi les deux baraitot ne parleraient pas de chefs différents : shevet d'un côté, nezek et tzaar de l'autre. Réponse : la segula des filles est du même ordre que celle des garçons, donc elle inclut le shevet. Et le père n'est quitte, du fait de la table, que du shevet, parce que le maaseh yadayim répond aux mezonot.

12
אמרי: התם, דגברא קפדנא הוא, דהא אין סמוכין על שלחנו – אפילו במידי דאתי להו מעלמא קפיד. הכא, דלאו גברא קפדנא הוא, דהא סמוכין על שלחנו; כי קא קפיד – במידי דקא חסר ליה, במידי דאתי להו מעלמא – לא קפיד.

On dit : là-bas, c'est un homme pointilleux, puisque eux ne sont pas à la charge de sa table : même pour une affaire qui leur vient du dehors, il y tient. Ici, il n'est pas un homme pointilleux, puisque eux sont à la charge de sa table.

Là où il y tient, c'est dans une affaire où il perd. Dans une affaire qui leur vient du dehors, il n'y tient pas.

🗂️ Tossefot (1)
הכא דלאו איניש דקפיד כו' וא"ת וכיון דמן הדין שבת לאב כדקאמר דבאיניש קפדנא חייבין ליתן שבת לאב אפילו כשאינם סמוכים לפחות להעדפה ומן התורה היא של אב כדדרשינן בריש קדושין (ד' ג:) ובסוף אלו נערות (כתובות ד' מ:) ובנערה שנתפתתה (שם ד' מו:) כי ימכור אש את בתו לאמה מה אמה מעשה ידיה לרבה אף בת מעשה ידיה לאביה א"כ מה ראו חכמים דבגברא דלא קפדן אמר בבת קטנה של אחרים יעשה לה סגולה אפילו בשבת ושמא אמדו חכמים דעתו של אב ויודעים שמוחל להם משום צערא דגופייהו במידי דלא חסר ביה ואתו להו מעלמא:
Ici, qu'il n'est pas un homme qui y tient. Et si tu dis : puisque, en droit, le shevet appartient au père, comme il le dit, que pour un homme pointilleux on doit donner le shevet au père même quand ils ne sont pas à sa charge, au moins le surplus, et que, de la Torah, il appartient au père, comme on le déduit au début de Kidouchin (3b), à la fin de Elou Naarot (Ketoubot 40b) et dans Naara shenitpateta (là, 46b) : si un homme vend sa fille pour servante, de même que le produit des mains de la servante appartient à son maître, de même le produit des mains de la fille appartient à son père. Dès lors, qu'ont vu les Sages, pour un homme qui n'est pas pointilleux, en disant que, pour la fille mineure d'autrui, on lui constitue une segula, même pour le shevet ? Peut-être les Sages ont-ils estimé la pensée du père, et savent-ils qu'il le leur abandonne à cause de la douleur de leur corps, dans une affaire où il ne perd rien et qui leur vient du dehors.
💡 Explication

La clôture des deux baraitot. Gavra kapdana : un homme pointilleux. On le reconnaît à ceci que ses enfants ne vivent pas à sa table. Il réclame même l'argent du dehors. C'est la première baraita : autrui paie le père.

L'autre père nourrit les siens. Il réclame seulement quand il devrait payer de sa poche. L'indemnité venue d'autrui reste aux enfants. Tossefot demande comment les Sages ont pu écarter le père du shevet, alors que la Torah le lui donne, par le rapprochement avec la servante : maaseh yadeha la-av. Réponse : les Sages ont estimé qu'il abandonne ce droit, à cause de la douleur, quand il ne perd rien.

13
מאי ״סגולה״? רב חסדא אמר: ספר תורה. רבה בר רב הונא אמר: דיקלא דאכיל מיניה תמרי.

Qu'est-ce qu'une segula ? Rav Hisda dit : un sefer Torah.

Rabba bar Rav Houna dit : un dattier dont il mange les dattes.

💡 Explication

La segula est le placement de l'indemnité du mineur. Rav Hisda : on achète un sefer Torah. Rabba bar Rav Houna : un dikla, un dattier, dont l'enfant mange les fruits. Les deux gardent le bien pour lui, au lieu de lui remettre l'argent en mains.

🖼️ Schéma
Que met-on dans la segula du mineur Rav Hisda Un sefer Torah. Rabba bar Rav Houna Un dattier, dont il mange les dattes.
Segula du mineur : un sefer Torah, ou un dattier dont il mange les dattes.
14
וכן אמר ריש לקיש: לא זכתה תורה לאב – אלא שבח נעורים בלבד. ורבי יוחנן אמר: אפילו פציעה.

Et ainsi a dit Reish Lakish : la Torah n'a accordé au père que le shevach ne'urim seulement. Et Rabbi Yo'hanan a dit : même une petzia (une plaie).

💡 Explication

La même question, chez les Amoraim d'Eretz Israël. Reish Lakish reprend Rav : shevach ne'urim seulement. Rabbi Yo'hanan ajoute la petzia, la plaie, au lot du père.

🖼️ Schéma
Eretz Israël : même question que Rav Reish Lakish Comme Rav. Shevach ne'urim seulement. Rabbi Yo'hanan Même une petzia. La Gemara demande si l'on peut l'entendre ainsi.
Reish Lakish comme Rav. Rabbi Yo'hanan donne aussi la plaie au père.
15
פציעה סלקא דעתך?! אפילו רבי אלעזר לא קמיבעיא ליה אלא חבלה –

Une plaie, cela te viendrait à l'esprit ? Même Rabbi Elazar ne s'interrogeait que sur une chavala (une blessure) -

💡 Explication

La Gemara s'arrête sur le mot de Rabbi Yo'hanan. Une petzia, entendue ici comme une plaie, irait au père ? Rabbi Elazar, au début de la discussion, ne posait sa question que sur une chavala, une blessure. La phrase continue au daf suivant.

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Texte hébreu et araméen vocalisé : édition numérique William Davidson du Talmud Koren Noé, via Sefaria (licence CC BY-NC). Traduction française, notes et schémas : Chiourim BA (licence CC BY 4.0).