Bava Kamma 95a - Chinoui kone, et le kenas de Rabbi Meir

Bava_Kamma 95a

Sougya : Fin de la takanat ha-chavim : on restitue quand la gezeila existe encore ; quand elle n'existe plus, l'ordonnance du temps de Rabbi dispense. L'avnet vise son prix.

Le merich bรขti dans une bira est traitรฉ comme absent, ร  cause de la perte de la bรขtisse, et l'on paie sa valeur. La michna de la vache pleine ouvre trois avis : Rabbi Meir rend la bรชte avec tontes et petits ; Rabbi Yehouda rend le bien tel quel ; Rabbi Chimon paie une estimation en argent.

Une premiรจre version conclut que chez Rabbi Meir le chinoui acquiert, et que tontes et petits sont un kenas. Une seconde version tient cela pour acquis, depuis l'enseignement inversรฉ de Rav, et demande si le kenas vise aussi le chogeg.

La preuve s'ouvre par cinq crรฉances recouvrรฉes seulement sur les biens libres, baraita de Rabbi Meir, et par le champ ravi, vendu, amรฉliorรฉ. La suite est en 95b.

Quand rend-on la gezeila ? L'ordonnance des repentants ne joue que si l'objet n'est plus lร . Gezila kayemet L'objet ravi existe encore. Il le restitue Rachi : hayav lehahazira Ein gezila kayemet L'objet n'existe plus. Takanat ha-chavim Temps de Rabbi : on n'exige pas L'avnet Le mot vise dmei avnet, la valeur de la ceinture. L'objet lui-mรชme รฉtait dรฉjร  sorti. Exception : le merich dans la bira Perte de la bรขtisse : les Sages traitent la poutre comme absente. La valeur reste due.
Objet encore lร  : on restitue. Objet disparu : ordonnance des repentants. Avnet et merich.
Brebis tondue, vache qui a mis bas Trois avis. La suite du daf cherche la raison de Rabbi Meir. Rabbi Meir Il paie la bรชte, ses tontes et ses petits. Y compris le chevah survenu chez lui. Chinoui en place, ou kenas ? Rabbi Yehouda Gezila hozeret be-eineha. Il rend la bรชte vide, telle qu'elle est. Plus la valeur, au moment du rapt, de la tonte et du fล“tus. Pas le chevah. Pas de kenas Rabbi Chimon On la voit comme estimรฉe chez lui en argent. Il paie une somme fixรฉe au moment du rapt. Rachi : leur diffรฉrence est expliquรฉe plus loin.
Rabbi Meir, Rabbi Yehouda, Rabbi Chimon : brebis tondue et vache qui a mis bas.
Raison de Rabbi Meir, puis le chogeg Deux versions de la question. La preuve par les cinq crรฉances s'ouvre ici. Premiรจre version : pourquoi tontes et petits ? Chinoui bimkomo omed Le changement reste en place. Chinoui kone + kenas Le changement acquiert. Amende ici. Nafka mina : la bรชte ร  maigri (kachash) Bรชte et esclaves vieillis Preuve รฉcartรฉe : le-divreihem. L'esclave, fonds ou meuble. Teinturier, mauvaise couleur Retenu : chinoui kone. Kenas rรฉservรฉ au gazlan. Ika de-amrei : Rav a inversรฉ la michna (96b) Chinoui kone est dรฉjร  sรปr. Le kenas vise-t-il le mezid seul, ou aussi le chogeg ? Preuve ouverte : cinq crรฉances sur les biens libres, dont le chevah des fruits. Suite en 95b.
Deux versions de la question sur Rabbi Meir, jusqu'aux cinq crรฉances.
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ื›ืืŸ ื‘ื’ื–ื™ืœื” ืงื™ื™ืžืช, ื›ืืŸ ื‘ืฉืื™ืŸ ื’ื–ื™ืœื” ืงื™ื™ืžืช. ื•ื”ื ืื‘ื ื˜ โ€“ ื“ื’ื–ื™ืœื” ืงื™ื™ืžืช ื”ื™ื! ืžืื™ ืดืื‘ื ื˜ืด โ€“ ื“ืžื™ ืื‘ื ื˜.

Ici, quand le bien ravi existe encore ; lร , quand le bien ravi n'existe plus. Mais l'avnet (ceinture), c'est un bien ravi qui existe encore !

Que signifie avnet ? La valeur de l'avnet.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ื’ื–ื™ืœื” ืงื™ื™ืžืช ื—ื™ื™ื‘ ืœื”ื—ื–ื™ืจื”:
Il est tenu de le restituer.
ื•ื”ื ืื‘ื ื˜ ื“ื’ื–ื™ืœื” ืงื™ื™ืžืช ื”ื•ื ื•ืขืœื™ื• ื ืฉื ื™ืช ืชืงื ื” ืฉื‘ื™ืžื™ ืจื‘ื™ ืฉืœื ืœื”ื—ื–ื™ืจื•:
Et c'est ร  son sujet qu'a รฉtรฉ enseignรฉe l'ordonnance du temps de Rabbi, de ne pas le restituer.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ื›ืืŸ ื‘ื’ื–ื™ืœื” ืงื™ื™ืžืช ืชื™ืžื” ืจื•ืขื™ื ืžืื™ ื’ื–ืœื” ืงื™ื™ืžืช ืื™ื›ื ื•ื™"ืœ ื“ืื™ื™ืจื™ ื‘ืจื•ืขื” ื‘ื”ืžื” ืฉืœ ืื—ืจื™ื ื•ื’ื ื‘ ืžื”ืŸ ื’ื™ื–ื” ื•ื—ืœื‘ ื•ืœืื• ืžืฉื•ื ื“ื—ืฉื•ื“ ืœื”ืจืขื•ืช ื‘ืฉื“ื•ืช ืฉืœ ืื—ืจื™ื ื“ื›ื™ื•ืŸ ืฉืื™ืŸ ื”ื‘ื”ืžื” ืฉืœื• ืื™ืŸ ืื“ื ื—ื•ื˜ื ื•ืœื ืœื• ื›ื“ืืžืจ ื‘ืคืจืง ืงืžื ื“ื‘ื‘ื ืžืฆื™ืขื (ื“ืฃ ื”:):
Difficultรฉ : chez les bergers, quel bien ravi existant y a-t-il ? On peut dire qu'il s'agit d'un berger qui garde la bรชte d'autrui et qui lui vole la tonte et le lait. Et cela ne vient pas de ce qu'il serait suspect de faire paรฎtre dans les champs d'autrui : puisque la bรชte n'est pas ร  lui, un homme ne pรจche pas pour un profit qui ne lui revient pas, comme il est dit au premier chapitre de Bava Metzia (5b).
๐Ÿ’ก Explication

Deux enseignements se partagent. Gezila kayemet : l'objet est encore lร , le gazlan le rend. L'objet a disparu : la takanat ha-chavim, l'ordonnance des repentants du temps de Rabbi, dispense d'exiger la restitution.

L'avnet semblait un objet encore lร , et c'est pourtant sur lui que l'ordonnance a รฉtรฉ dite. Le mot vise dmei avnet, le prix de la ceinture : l'objet รฉtait dรฉjร  sorti de sa main.

Tossefot : chez les bergers, l'objet encore lร , ce sont la tonte et le lait volรฉs sur la bรชte qu'ils gardent. On ne les suspecte pas de faire paรฎtre dans le champ d'autrui. La bรชte n'รฉtant pas ร  eux, le profit n'irait pas au berger, et ein adam hรดte ve-lo lo : un homme ne pรจche pas pour un gain qui ne lui revient pas (Bava Metzia 5b).

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ื•ื›ืœ ื”ื™ื›ื ื“ื’ื–ื™ืœื” ืงื™ื™ืžืช, ืœื ืขื‘ื•ื“ ืจื‘ื ืŸ ืชืงื ืชื?! ื•ื”ืจื™ ืžืจื™ืฉ, ื“ื’ื–ื™ืœื” ืงื™ื™ืžืช ื”ื™ื; ื•ืชื ืŸ: ืขืœ ื”ืžืจื™ืฉ ื”ื’ื–ื•ืœ ืฉื‘ื ืื• ื‘ื‘ื™ืจื”, ืฉื™ื˜ื•ืœ ื“ืžื™ื• โ€“ ืžืคื ื™ ืชืงื ืช ื”ืฉื‘ื™ื! ืฉืื ื™ ื”ืชื, ื“ื›ื™ื•ืŸ ื“ืื™ื›ื ืคืกื™ื“ื ื“ื‘ื™ืจื” โ€“ ืฉื•ื™ื•ื” ืจื‘ื ืŸ ื›ื“ืœื™ืชื”.

Et partout oรน le bien ravi existe encore, les Sages n'ont pas instituรฉ d'ordonnance ? Mais il y a le merich (poutre), qui est un bien ravi existant encore.

Et nous avons appris : au sujet du merich ravi qu'il a bรขti dans une bira (grande bรขtisse), qu'il en prenne la valeur, ร  cause de l'ordonnance des repentants. Lร , c'est diffรฉrent : puisqu'il y a perte de la bira, les Sages l'ont traitรฉe comme si elle n'existait pas.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ื•ืขืœ ื”ืžืจื™ืฉ ืžืกื›ืช ื’ื™ื˜ื™ืŸ ืžืจื™ืฉ ืงื•ืจื”:
Traitรฉ Gittin. Merich : une poutre.
ืžืฉื•ื ืคืกื™ื“ื ื“ื‘ื™ืจื” ืฉื•ื™ื•ื” ืจื‘ื ืŸ ื›ื“ืœื™ืชื ื•ืžื™ื”ื• ื“ืžื™ ื‘ืขื™ ืœืื”ื“ื•ืจื™ ื”ื•ืื™ืœ ื•ื’ื–ื™ืœื” ืงื™ื™ืžืช ื‘ื‘ื™ืจื”:
Toutefois il faut en rendre la valeur, puisque le bien ravi existe encore dans la bรขtisse.
๐Ÿ’ก Explication

Le merich ravi, scellรฉ dans une bira, est encore un objet. La michna de Gittin (55a) dit pourtant d'en prendre la valeur, par takanat ha-chavim, plutรดt que de dรฉmolir la bรขtisse.

Rรฉponse : la perte de la bira fait traiter cette poutre comme un objet absent. Rachi maintient le paiement de la valeur : la gezeila est toujours dans le mur.

3
ื’ื–ืœ ืคืจื” ืžืขื•ื‘ืจืช ื•ื™ืœื“ื” ื•ื›ื•ืณ. ืชื ื• ืจื‘ื ืŸ: ื”ื’ื•ื–ืœ ืจื—ืœ ื•ื’ื–ื–ื”, ืคืจื” ื•ื™ืœื“ื” โ€“ ืžืฉืœื ืื•ืชื” ื•ืืช ื’ื™ื–ื•ืชื™ื” ื•ืืช ื•ืœื“ื•ืชื™ื”, ื“ื‘ืจื™ ืจื‘ื™ ืžืื™ืจ. ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ืื•ืžืจ: ื’ื–ื™ืœื” ื—ื•ื–ืจืช ื‘ืขื™ื ื™ื”. ืจื‘ื™ ืฉืžืขื•ืŸ ืื•ืžืจ: ืจื•ืื™ืŸ ืื•ืชื” ื›ืื™ืœื• ื”ื™ื ืฉื•ืžื ืืฆืœื• ื‘ื›ืกืฃ.

S'il a ravi une vache pleine et qu'elle a mis bas, etc. Nos maรฎtres ont enseignรฉ : celui qui ravit une brebis et la tond, une vache et qu'elle met bas, paie la bรชte, ses tontes et ses petits, paroles de Rabbi Meir.

Rabbi Yehouda dit : le bien ravi revient tel quel. Rabbi Chimon dit : on la considรจre comme si elle รฉtait estimรฉe chez lui en argent.

๐Ÿ“œ Rachi (3)
ืžืฉืœื ืื•ืชื” ื•ืืช ื’ื™ื–ื•ืชื™ื” ื›ืœ ืžื” ืฉื ื˜ืœ ืžืžื ื” ื•ืžื” ืฉื”ืฉื‘ื™ื—ื”:
Tout ce qu'il en a pris, et ce dont elle s'est amรฉliorรฉe.
ื’ื–ื™ืœื” ื—ื•ื–ืจืช ื‘ืขื™ื ื™ื” ื›ืžื•ืช ืฉื”ื™ื ืขื›ืฉื™ื• ืจื™ืงื ื™ืช ื™ื—ื–ื™ืจื ื” ื•ื”ื“ืจ ืžืฉืœื ื“ืžื™ ื’ื™ื–ื•ืช ื•ืขื•ื‘ืจ ื›ืžื• ืฉื”ื™ื” ื‘ืฉืขืช ื”ื’ื–ื™ืœื” ื•ืœื ืฉื‘ื— ื”ื’ื™ื–ื” ืฉื”ืฉื‘ื™ื—ื” ืืฆืœื• ื•ืœื ืฉื‘ื— ื”ื•ืœื“ ื“ืœื ืงื ื™ืก ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ืื‘ืœ ื“ืžื™ื ืฉื‘ืฉืขืช ื”ื’ื–ื™ืœื” ืžืฉืœื ื“ืœื™ื›ื ืœืžืืŸ ื“ืืžืจ ื›ืœ ื”ื’ื–ืœื ื™ื ื‘ืฆื™ืจ ืžืฉืขืช ื”ื’ื–ื™ืœื” ื™ืฉืœืžื•:
Telle qu'elle est maintenant, vide, il la rendra. Ensuite il paie la valeur des tontes et du fล“tus tels qu'ils รฉtaient au moment de la gezeila, et non le chevah de la tonte qui s'est accru chez lui, ni le chevah du petit, car Rabbi Yehouda n'inflige pas d'amende. Mais la valeur du moment de la gezeila, il la paie : personne ne dit que tous les gazlanim paieraient moins que la valeur du moment de la gezeila.
ืจื•ืื™ื ืื•ืชื” ื›ืื™ืœื• ื”ื™ื ืฉื•ืžื ืืฆืœื• ื‘ื›ืกืฃ ืžืฉืขืช ื”ื’ื–ื™ืœื” ื•ืžืฉืœื ื“ืžื™ื ื›ืฉืขืช ื”ื’ื–ื™ืœื” ื•ืœืงืžืŸ ืžืคืจืฉ ื‘ืžืื™ ืคืœื™ื’ื™ ืจ' ื™ื”ื•ื“ื” ื•ืจ"ืฉ:
Depuis le moment de la gezeila, et il paie une somme selon le moment de la gezeila. Plus loin on explique en quoi Rabbi Yehouda et Rabbi Chimon divergent.
๐Ÿ’ก Explication

La michna de la vache pleine ouvre une baraita. Rabbi Meir fait rendre la bรชte avec les tontes et les petits, y compris le chevah survenu chez le gazlan. Rabbi Yehouda : gezila hozeret be-eineha, le bien revient tel qu'il est, vide. Il ajoute la valeur qu'avaient, au moment du rapt, la laine dรฉjร  lร  et le fล“tus, sans le croรฎt ultรฉrieur. Rabbi Chimon transforme la gezeila en somme d'argent fixรฉe ร  ce moment-lร .

Rachi : Rabbi Yehouda n'amende pas. Il paie nรฉanmoins la valeur du rapt, minimum commun ร  tous les avis. La diffรฉrence avec Rabbi Chimon est renvoyรฉe plus loin.

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ืื™ื‘ืขื™ื ืœื”ื•: ืžืื™ ื˜ืขืžื™ื” ื“ืจื‘ื™ ืžืื™ืจ โ€“ ืžืฉื•ื ื“ืงืกื‘ืจ: ืฉื™ื ื•ื™ ื‘ืžืงื•ืžื• ืขื•ืžื“? ืื• ื“ื™ืœืžื, ื‘ืขืœืžื ืฉื™ื ื•ื™ ืงื•ื ื”, ื•ื”ื›ื ืงื ืกื ื”ื•ื ื“ืงื ืงื ื™ืก?

On a posรฉ le problรจme : quelle est la raison de Rabbi Meir ? Est-ce parce qu'il tient que le chinoui (changement) reste en place ?

Ou bien, en gรฉnรฉral, le chinoui acquiert, et ici c'est un kenas (amende) qu'il inflige ?

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืงื ืกื ืงื ื™ืก ืฉืœื ื™ื”ื ื—ื•ื˜ื ื ืฉื›ืจ ื‘ื’ื–ื™ืœื” ืœื™ื˜ื•ืœ ืืช ื”ืฉื‘ื—:
Pour que le pรฉcheur ne soit pas gagnant dans la gezeila, en prenant le chevah.
๐Ÿ’ก Explication

Deux lectures de Rabbi Meir. Chinoui bimkomo omed : malgrรฉ la tonte ou la mise bas, la bรชte n'est jamais sortie du nigzal, et le chevah est ร  lui. Chinoui kone : en rรจgle gรฉnรฉrale le changement fait acquรฉrir au gazlan ; ici les Sages, par un kenas, lui retirent ce gain pour que le fautif ne profite pas du rapt.

5
ืœืžืื™ ื ืคืงื ืžื™ื ื”? ืœื”ื™ื›ื ื“ื›ื—ืฉื” ืžื›ื—ืฉ.

En quoi cela fait-il une diffรฉrence ? Pour le cas oรน elle a maigri.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื•ื ืคืงื ืžื™ื ื” ืœื”ื™ื›ื ื“ืœื ื”ืฉื‘ื™ื—ื” ืืœื ื›ื—ืฉื” ืื™ ืืžืจืช ื˜ืขืžื ืžืฉื•ื ื“ืฉื™ื ื•ื™ ื‘ืžืงื•ืžื• ืขื•ืžื“ ื›ื—ืฉื” ื ืžื™ ื”ื“ืจ ื›ื“ืื™ืชื ื”ืฉืชื ื•ืื™ ื˜ืขืžื ืžืฉื•ื ืงื ืก' ื”ื•ื ื•ืฉื™ื ื•ื™ ืงื ื™ ืžืฉืœื ื›ื“ืžืขื™ืงืจ' (ื”ื™ื›ื ื“ืœื™ื›ื ืงื ืกื ื”"ื  ืื™ื›ื ืฉื™ื ื•ื™ ื•ืžืฉืœื ื›ืžืขื™ืงืจื):
Pour le cas oรน elle ne s'est pas amรฉliorรฉe, oรน elle a maigri. Si tu dis que la raison est que le chinoui reste en place, l'amaigrissement aussi revient tel qu'il est maintenant. Et si la raison est l'amende, et que le chinoui acquiert, il paie comme au dรฉbut. (Lร  oรน il n'y a pas d'amende, ici aussi il y a un chinoui, et il paie comme au dรฉbut.)
๐Ÿ’ก Explication

La nafka mina est le kachash, l'amaigrissement. Si le chinoui reste en place, on rend la bรชte dans l'รฉtat oรน elle est, mรชme dรฉprรฉciรฉe. Si le chinoui acquiert et que les tontes ne sont qu'un kenas, le kenas vise un gain. Ici la bรชte ร  perdu : il paie la valeur du moment du rapt.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Nafka mina : la bรชte ร  maigri Kachash : elle vaut moins qu'au rapt Chinoui en place On rend la bรชte telle quelle, mรชme maigrie. Kenas, et chinoui kone Pas de gain ร  sanctionner. Il paie la valeur du rapt.
Bรชte maigrie : rendue telle quelle si le chinoui reste en place ; valeur du rapt si le chinoui acquiert.
6
ืชื ืฉืžืข: ื’ื–ืœ ื‘ื”ืžื” ื•ื”ื–ืงื™ื ื”, ืขื‘ื“ื™ื ื•ื”ื–ืงื™ื ื• โ€“ ืžืฉืœื ื›ืฉืขืช ื”ื’ื–ื™ืœื”. ืจื‘ื™ ืžืื™ืจ ืื•ืžืจ, ื‘ืขื‘ื“ื™ื ืื•ืžืจ ืœื•: ืดื”ืจื™ ืฉืœืš ืœืคื ื™ืšืด. ื•ืื™ืœื• ื‘ื”ืžื” โ€“ ื›ืฉืขืช ื”ื’ื–ื™ืœื”;

Viens entendre : il a ravi une bรชte et elle a vieilli, des esclaves et ils ont vieilli, il paie selon le moment de la gezeila. Rabbi Meir dit : pour les esclaves, il lui dit : voici le tien devant toi.

Tandis que pour la bรชte, selon le moment de la gezeila.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ื•ื”ื–ืงื™ื ื” ื“ืืฉืชื ื™ ืœื’ืจื™ืขื•ืชื ื•ื”ื™ื™ื ื• ื›ื—ืฉื”:
Elle a changรฉ en moins, et c'est cela le kachash.
ื‘ืขื‘ื“ื™ื ืื•ืžืจ ืœื• ื”ืจื™ ืฉืœืš ืœืคื ื™ืš ื“ืขื‘ื“ื ื›ืžืงืจืงืขื™ ื“ืžื™ ื•ืงืจืงืข ื”ื“ืจื ื‘ืขื™ื ื” ื•ืื™ื ื” ื ื’ื–ืœืช ืœืงื ื•ืช ืœื’ื–ืœืŸ ื‘ืฉื™ื ื•ื™ ื•ืœื”ื™ื•ืช ื‘ืจืฉื•ืชื•:
Car l'esclave est assimilรฉ ร  un fonds, et un fonds revient tel quel. Il n'est pas ravi au point d'รชtre acquis au gazlan par le chinoui et de passer sous sa main.
๐Ÿ’ก Explication

Michna plus loin (96b). La bรชte ou les esclaves ont vieilli : c'est un kachash. Le tanna kama fait payer la valeur du rapt. Rabbi Meir, pour les esclaves : harei chelkha lefanekha, voici le tien devant toi. Pour la bรชte, il rejoint le paiement selon le moment du rapt.

Rachi : l'esclave est comme un karka (fonds). Un fonds revient en nature. Le chinoui ne le fait pas entrer dans le domaine du gazlan.

7
ื•ืื™ ืกืœืงื ื“ืขืชืš ืกื‘ืจ ืจื‘ื™ ืžืื™ืจ ืฉื™ื ื•ื™ ื‘ืžืงื•ืžื• ืขื•ืžื“, ืืคื™ืœื• ื‘ื”ืžื” ื ืžื™! ืืœื ืœืื• ืฉืžืข ืžื™ื ื”, ืงืกื‘ืจ ืจื‘ื™ ืžืื™ืจ ืฉื™ื ื•ื™ ืงื•ื ื” โ€“ ื•ื”ื›ื ืงื ืกื ื”ื•ื ื“ืงื ืงื ื™ืก?

Et si tu admets que Rabbi Meir tient que le chinoui reste en place, mรชme la bรชte aussi ! Faut-il en dรฉduire que Rabbi Meir tient que le chinoui acquiert, et qu'ici c'est un kenas qu'il inflige ?

๐Ÿ’ก Explication

Si le chinoui restait en place, la bรชte vieillie reviendrait telle quelle, au mรชme titre que l'esclave. Rabbi Meir la fait payer selon la valeur du rapt. La Guemara en tire qu'il tient chinoui kone, et que tontes et petits de la baraita sont un kenas.

8
ืืžืจื™, ืจื‘ื™ ืžืื™ืจ ืœื“ื‘ืจื™ื”ื ื“ืจื‘ื ืŸ ืงืืžืจ ืœื”ื•: ืœื“ื™ื“ื™ โ€“ ืฉื™ื ื•ื™ ืื™ืŸ ืงื•ื ื”, ื•ืืคื™ืœื• ื‘ื”ืžื” ื ืžื™. ืืœื ืœื“ื™ื“ื›ื•, ื“ืืžืจื™ืชื• ืฉื™ื ื•ื™ ืงื•ื ื” โ€“ ืื•ื“ื• ืœื™ ืžื™ื”ืช ื‘ืขื‘ื“ื, ื“ื›ืžืงืจืงืขื™ ื“ืžื™, ื•ืงืจืงืข ืื™ื ื” ื ื’ื–ืœืช! ื•ืืžืจื™ ืœื™ื” ืจื‘ื ืŸ: ืœื, ืขื‘ื“ื ื›ืžื˜ืœื˜ืœื™ ื“ืžื™.

On rรฉpond : Rabbi Meir leur parle selon leurs propres paroles. Selon moi, le chinoui n'acquiert pas, et mรชme la bรชte aussi.

Mais selon vous, qui dites que le chinoui acquiert, accordez-moi du moins l'esclave, qui est assimilรฉ ร  un fonds, et un fonds n'est pas ravi. Et les Sages lui disent : non, l'esclave est assimilรฉ ร  un bien meuble.

๐Ÿ’ก Explication

La preuve tombe. Rabbi Meir peut parler le-divreihem, selon la position des Sages, sans livrer la sienne. Selon lui, le chinoui n'acquiert pas : la bรชte vieillie aussi est rendue telle quelle. Aux Sages, qui tiennent que le chinoui acquiert, il demande au moins l'esclave, assimilรฉ au karka. Eux rรฉpondent : pour la gezeila, l'eved est comme les metaltelin (biens meubles).

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Rabbi Meir parle selon eux Selon lui Le chinoui n'acquiert pas. La bรชte vieillie aussi : voici le tien devant toi. Ce qu'il leur demande Vous, le chinoui acquiert. Accordez l'esclave : il est comme un fonds. Rรฉponse des Sages Pour la gezeila, l'esclave est comme un bien meuble. Un fonds n'est pas ravi : il revient tel quel, le chinoui ne le fait pas passer au gazlan. La michna ne prouve donc pas l'avis propre de Rabbi Meir.
Rabbi Meir selon lui, ce qu'il demande aux Sages, et leur rรฉponse sur l'esclave.
9
ืชื ืฉืžืข: ืœืฆื‘ื•ืข ืœื• ืื“ื•ื ื•ืฆื‘ืขื• ืฉื—ื•ืจ, ืฉื—ื•ืจ ื•ืฆื‘ืขื• ืื“ื•ื โ€“ ืจื‘ื™ ืžืื™ืจ ืื•ืžืจ: ื ื•ืชืŸ ืœื• ื“ืžื™ ืฆืžืจื•. ื“ืžื™ ืฆืžืจื• โ€“ ืื™ืŸ, ื“ืžื™ ืฆืžืจื• ื•ืฉื‘ื—ื• โ€“ ืœื; ื•ืื™ ืกืœืงื ื“ืขืชืš ืกื‘ืจ ืจื‘ื™ ืžืื™ืจ ืฉื™ื ื•ื™ ืื™ืŸ ืงื•ื ื”, ื“ืžื™ ืฆืžืจื• ื•ืฉื‘ื—ื• ื‘ืขื™ ืœืžื™ืชื‘ ืœื™ื”!

Viens entendre : pour la lui teindre en rouge, et il l'a teinte en noir ; en noir, et il l'a teinte en rouge. Rabbi Meir dit : il lui donne la valeur de sa laine.

La valeur de sa laine, oui ; la valeur de sa laine et de son chevah, non. Et si tu admets que Rabbi Meir tient que le chinoui n'acquiert pas, il faudrait qu'il lui donne la valeur de sa laine et de son chevah !

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื“ืžื™ ืฆืžืจื• ื›ื“ืžืขื™ืงืจื ื•ืืข"ืค ื“ืžื”ืฉืชื ืฉื•ื™ ื˜ืคื™ ืœืฆืจื™ื›ื™ื ืฆืžืจ ืื“ื•ื:
Comme au dรฉbut, mรชme si maintenant elle vaut davantage pour ceux qui ont besoin de laine rouge.
๐Ÿ’ก Explication

Michna du teinturier (100b). On lui confie de la laine pour une couleur, il en met une autre. Rabbi Meir : il donne dmei tsemaro, la valeur de la laine telle qu'elle รฉtait. L'infรฉrence : le chevah de la teinture ne revient pas au propriรฉtaire.

Si le chinoui n'acquรฉrait pas, la laine ne serait jamais sortie de son maรฎtre, et le teinturier devrait laine et plus-value. Rachi : mรชme quand la couleur faite vaut plus pour qui la cherche, on ne paie que la valeur de dรฉpart.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Le teinturier et la plus-value Demande : rouge Fait : noir Demande : noir Fait : rouge Rabbi Meir Valeur de la laine seule S'il devait laine et chevah, le chinoui n'aurait pas acquis. Il tient donc que le chinoui acquiert. Le kenas des tontes et des petits ne vise pas ce teinturier : il est chogeg.
Mauvaise couleur : Rabbi Meir ne fait payer que la valeur de la laine, sans le chevah.
10
ืืœื ืœืื• ืฉืžืข ืžื™ื ื”, ืงืกื‘ืจ ืจื‘ื™ ืžืื™ืจ ืฉื™ื ื•ื™ ืงื•ื ื”, ื•ื”ื›ื ืงื ืกื ื”ื•ื ื“ืงื ืงื ื™ืก? ืฉืžืข ืžื™ื ื”.

Faut-il en dรฉduire que Rabbi Meir tient que le chinoui acquiert, et qu'ici c'est un kenas qu'il inflige ? On l'en dรฉduit.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื•ื”ื›ื ืงื ืกื ืงื ืงื ื™ืก ื‘ืžืชื ื™' ื•ื‘ืฆื‘ืข ื“ืœืื• ื’ื–ืœืŸ ื”ื•ื ื•ืœืื• ื—ื•ื˜ื ื”ื•ื ืœื ืงื ื™ืก ื“ื”ื ืฉื•ื’ื’ ื”ื•ื:
Dans notre michna. Pour le teinturier, qui n'est pas un gazlan et n'est pas un fautif, il n'inflige pas d'amende, car il est chogeg.
๐Ÿ’ก Explication

Conclusion de cette version. Rabbi Meir tient que le chinoui kone. Le kenas qui ajoute tontes et petits est celui de notre michna, oรน il y a un gazlan. Le teinturier a ratรฉ la couleur sans le vouloir : chogeg, il n'est pas amendรฉ, et le chevah de la teinture ne suit pas la laine.

11
ืื™ื›ื ื“ืืžืจื™: ื”ื โ€“ ืœื ืื™ื‘ืขื™ ืœืŸ; ืžื“ืืคื™ืš ืจื‘ ื•ืชื ื™: ืดื’ื–ืœ ืคืจื” ื•ื”ื–ืงื™ื ื”, ืขื‘ื“ื™ื ื•ื”ื–ืงื™ื ื• โ€“ ืžืฉืœื ื›ืฉืขืช ื”ื’ื–ื™ืœื”, ื“ื‘ืจื™ ืจื‘ื™ ืžืื™ืจ. ื•ื—ื›ืžื™ื ืื•ืžืจื™ื: ื‘ืขื‘ื“ื™ื โ€“ ืื•ืžืจ ืœื•: ื”ืจื™ ืฉืœืš ืœืคื ื™ืšืด โ€“ ื•ื“ืื™ ืœืจื‘ื™ ืžืื™ืจ ืฉื™ื ื•ื™ ืงื•ื ื”, ื•ื”ื›ื ืงื ืกื ื”ื•ื ื“ืงื ืงื ื™ืก ืœื™ื”.

Certains disent : ceci, nous n'avions pas ร  le demander. Puisque Rav a inversรฉ et enseignรฉ : il a ravi une vache et elle a vieilli, des esclaves et ils ont vieilli, il paie selon le moment de la gezeila, paroles de Rabbi Meir.

Et les Sages disent : pour les esclaves, il lui dit : voici le tien devant toi. Il est certain que pour Rabbi Meir le chinoui acquiert, et qu'ici c'est un kenas qu'il lui inflige.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืžื“ืืคื™ืš ืจื‘ ืœืงืžืŸ ื‘ืคืจืงื™ืŸ (ื‘ื‘ื ืงืžื ื“ืฃ ืฆื•:):
Plus loin dans notre chapitre (Bava Kamma 96b).
๐Ÿ’ก Explication

Autre version, ika de-amrei. La question sur la raison de Rabbi Meir ne se posait pas. Rav retourne les noms de la michna (96b) : c'est Rabbi Meir qui fait payer la vache vieillie selon le moment du rapt, et les Sages qui disent, pour les esclaves, voici le tien devant toi. Chez lui, chinoui kone est donc acquis, et tontes et petits restent un kenas.

12
ื›ื™ ืงื ืื™ื‘ืขื™ ืœืŸ โ€“ ื”ื›ื™ ืื™ื‘ืขื™ ืœืŸ: ื›ื™ ืงื ืงื ื™ืก โ€“ ื‘ืžื–ื™ื“, ืื‘ืœ ื‘ืฉื•ื’ื’ ืœื ืงื ื™ืก; ืื• ื“ื™ืœืžื ืืคื™ืœื• ื‘ืฉื•ื’ื’ ื ืžื™ ืงื ื™ืก?

Quand nous avons posรฉ la question, voici comment nous l'avons posรฉe : quand il inflige le kenas, c'est pour le mezid (volontaire) ; pour le chogeg (involontaire), il n'inflige pas de kenas. Ou bien mรชme pour le chogeg aussi il inflige un kenas ?

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื‘ืฉื•ื’ื’ ื›ื’ื•ืŸ ืœื•ืงื— ืฉืœืงื— ืžื’ื–ืœืŸ ื•ื”ืฉื‘ื™ื—ื” ื•ืœื ื™ื“ืข ืฉื”ื™ื ื’ื–ื•ืœื”:
Par exemple un acheteur qui a achetรฉ au gazlan, a amรฉliorรฉ la chose, et ne savait pas qu'elle รฉtait ravie.
๐Ÿ’ก Explication

La question dรฉplacรฉe. Le kenas de Rabbi Meir vise-t-il seulement le mezid, celui qui ravit en connaissance, ou aussi le chogeg ? Rachi donne le chogeg de la suite : l'acheteur qui a pris la chose au gazlan, l'a amรฉliorรฉe, et ignorait la gezeila.

13
ืชื ืฉืžืข: ื—ืžืฉื” ื’ื•ื‘ื™ืŸ ืžืŸ ื”ืžื—ื•ืจืจื™ืŸ,

Viens entendre : cinq se recouvrent sur les biens libres,

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืžืŸ ื”ืžื—ื•ืจืจื™ืŸ ืžื ื›ืกื™ื ื‘ื ื™ ื—ื•ืจื™ืŸ ื•ืœื ืžื ื›ืกื™ื ืžืฉื•ืขื‘ื“ื™ื:
Sur des biens bnei horin (non grevรฉs), et non sur des biens grevรฉs.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ื—ืžืฉื” ื’ื•ื‘ื™ืŸ ืžืŸ ื”ืžื—ื•ืจืจื™ื ืืข"ื’ ื“ืชื ื ืžื ื™ื ื ืชื ื ื•ืฉื™ื™ืจ ื”ื ืš ื“ืชื ืŸ ื‘ื”ื ื™ื–ืงื™ืŸ (ื’ื™ื˜ื™ืŸ ื“ืฃ ืžื—: ื•ืฉื ื :) ืื™ืŸ ืžื•ืฆื™ืื™ืŸ ืœืžื–ื•ืŸ ื”ืืฉื” ื•ื”ื‘ื ื•ืช ืžื ื›ืกื™ื ืžืฉื•ืขื‘ื“ื™ื ืžืคื ื™ ืชื™ืงื•ืŸ ื”ืขื•ืœื ื•ื”ืชื ื ืžื™ ืฉื™ื™ืจ ื”ืžืงื‘ืœ ืขืœื™ื• ืœื–ื•ืŸ ื‘ืŸ ืืฉืชื• ื•ื‘ืช ืืฉืชื• ื•ื’ื˜ ื—ื•ื‘ ืฉืื™ืŸ ื‘ื• ืื—ืจื™ื•ืช ื•ืžื”ื›ื ืงืฉื” ืœืฉืžื•ืืœ ื“ืืžืจ ื‘ืค"ืง ื“ื‘"ืž (ื“ืฃ ื™ื’.) ืื•ืžืจ ื”ื™ื” ืจ"ืž ืฉื˜ืจ ื—ื•ื‘ ืฉืื™ืŸ ื‘ื• ืื—ืจื™ื•ืช ื ื›ืกื™ื ืื™ืŸ ื’ื•ื‘ื” ืœื ืžื ื›ืกื™ื ืžืฉื•ืขื‘ื“ื™ื ื•ืœื ืžื‘ื ื™ ื—ื•ืจื™ืŸ ื•ื”ื›ื ืžืฉืžืข ื“ื’ื‘ื™ ืžื‘ื ื™ ื—ื•ืจื™ืŸ ื•ืžื™ื”ื• ื‘ืœืื• ื”ื›ื™ ืื™ืชื•ืชื‘ ืฉืžื•ืืœ ื”ืชื ืžื‘ืจื™ื™ืชื ืื—ืจื™ืชื™ ื•ื™ืฉ ืœื“ื—ื•ืช ื“ืฉืžื•ืืœ ื”ื•ื” ืžืคืจืฉ ืฉืื™ืŸ ื‘ื• ืื—ืจื™ื•ืช ื”ื™ื™ื ื• ืฉืžืคื•ืจืฉ ืฉืœื ืงื‘ืœ ืขืœื™ื• ืื—ืจื™ื•ืช ื•ื”ื ื“ืžื•ืงื™ ืœื” ื”ื›ื ื›ืจ"ืž ืžืฉื•ื ื“ืœื›ืื•ืจื” ื›ื•ื•ืชื™ื” ืืชื™ื:
Bien qu'il ait enseignรฉ un compte, il a enseignรฉ et omis ces cas que nous avons appris dans HaNizakin (Gittin 48b, et lร  50b) : on ne prรฉlรจve pas la nourriture de la femme et des filles sur des biens grevรฉs, ร  cause du tikkoun ha-olam (amรฉnagement du monde). Et lร  aussi il a omis : celui qui s'engage ร  nourrir le fils de sa femme et la fille de sa femme, et un acte de crรฉance sans aharayut. Et de lร , une difficultรฉ pour Chmouel, qui a dit au premier chapitre de Bava Metzia (13a) : Rabbi Meir disait qu'un acte de crรฉance sans aharayut des biens ne se recouvre ni sur les biens grevรฉs ni sur les biens libres. Or ici cela implique qu'on recouvre sur les biens libres. Toutefois, mรชme sans cela, Chmouel est rรฉfutรฉ lร -bas par une autre baraita. Et l'on peut รฉcarter : Chmouel expliquait sans aharayut ainsi, il est explicite qu'il n'a pas acceptรฉ l'aharayut sur lui. Et si l'on รฉtablit celle-ci ici selon Rabbi Meir, c'est parce qu'en apparence elle vient selon lui.
๐Ÿ’ก Explication

Preuve amenรฉe, la liste vient au segment suivant. Mehourarin : biens bnei horin, encore libres. Ces crรฉances ne se prennent pas sur les nekhassim mechoubdim, biens dรฉjร  grevรฉs ou vendus.

Tossefot : le compte de cinq laisse de cรดtรฉ d'autres cas de Gittin, et la michna de Gittin laisse aussi de cรดtรฉ des cas de cette liste : tana ve-chiyer, il enseigne et omet. Chmouel, au nom de Rabbi Meir, refuse mรชme les biens libres pour un acte sans aharayut. Ici l'acte sans aharayut se recouvre sur les biens libres. Chmouel est de toute faรงon rรฉfutรฉ en Bava Metzia 13a. On peut limiter sa parole au cas oรน l'acte รฉcrit qu'il n'a pas pris d'aharayut.

14
ื•ืืœื• ื”ืŸ: ืคื™ืจื•ืช, ื•ืฉื‘ื— ืคื™ืจื•ืช, ื•ื”ืžืงื‘ืœ ืขืœื™ื• ืœื–ื•ืŸ ื‘ืŸ ืืฉืชื• ื•ื‘ืช ืืฉืชื•, ื•ื’ื˜ ื—ื•ื‘ ืฉืื™ืŸ ื‘ื• ืื—ืจื™ื•ืช, ื•ื›ืชื•ื‘ืช ืืฉื” ืฉืื™ืŸ ื‘ื” ืื—ืจื™ื•ืช.

Et les voici : les fruits, et le chevah des fruits, et celui qui s'engage ร  nourrir le fils de sa femme et la fille de sa femme, et un get hov (acte de crรฉance) qui n'a pas d'aharayut, et une ketouba de femme qui n'a pas d'aharayut.

๐Ÿ“œ Rachi (3)
ืคื™ืจื•ืช ื•ืฉื‘ื— ืคื™ืจื•ืช ืชื ืŸ ื‘ืžืกื›ืช ื’ื™ื˜ื™ืŸ (ื“ืฃ ืžื—:) ืื™ืŸ ืžื•ืฆื™ืื™ืŸ ืœืื›ื™ืœืช ืคื™ืจื•ืช ื•ืœืฉื‘ื— ืงืจืงืขื•ืช ืžื ื›ืกื™ื ืžืฉื•ืขื‘ื“ื™ื ืžืคื ื™ ืชืงื•ืŸ ื”ืขื•ืœื ื”ืคืกื“ ืœืงื•ื—ื•ืช ืื›ื™ืœืช ืคื™ืจื•ืช ื•ืฉื‘ื— ืงืจืงืขื•' ืžืคืจืฉ ืœื”ื• ื‘ืฉื ื™ื ืื•ื—ื–ื™ืŸ (ื‘"ืž ื“' ื™ื“:):
Nous avons appris dans le traitรฉ Gittin (48b) : on ne prรฉlรจve pas, pour la consommation des fruits ni pour le chevah des terres, sur des biens grevรฉs, ร  cause du tikkoun ha-olam, perte pour les acheteurs. La consommation des fruits et le chevah des terres, on les explique dans Chenayim Ohazin (Bava Metzia 14b).
ื’ื˜ ื—ื•ื‘ ืฉื˜ืจ ื—ื•ื‘:
Un acte de crรฉance.
ืฉืื™ืŸ ื‘ื• ืื—ืจื™ื•ืช ืฉืœื ืฉื™ืขื‘ื“ ืœื• ืœื•ื” ื‘ืฉืขืช ื”ืœื•ืื” ืืช ื ื›ืกื™ื• ื•ืœื ื›ืชื‘ ืœื• ื›ืœ ื ื›ืกื™ ืื—ืจืื™ืŸ ืœืš ืœืคืจื•ืข ืžืœื•ื” ื–ื”:
L'emprunteur ne lui a pas grevรฉ ses biens au moment du prรชt, et ne lui a pas รฉcrit : tous mes biens te sont responsables pour payer ce prรชt.
๐Ÿ’ก Explication

Les cinq : perot (fruits), chevah perot (plus-value des fruits), l'engagement de nourrir l'enfant d'un premier mariage de sa femme, le get hov sans aharayut (garantie sur les biens), la ketouba sans aharayut. Chacun se recouvre seulement sur les biens encore libres.

Rachi renvoie la michna de Gittin : on รฉpargne les acheteurs de biens grevรฉs, tikkoun ha-olam. L'aharayut manque quand le prรชteur n'a pas fait รฉcrire que tous les biens rรฉpondent de la dette.

15
ืžืืŸ ืฉืžืขืช ืœื™ื” ื“ืืžืจ: ืื—ืจื™ื•ืช โ€“ ืœืื• ื˜ืขื•ืช ืกื•ืคืจ ื”ื•ื? ืจื‘ื™ ืžืื™ืจ; ื•ืงืชื ื™: ืคื™ืจื•ืช ื•ืฉื‘ื— ืคื™ืจื•ืช.

Qui as-tu entendu dire que l'aharayut n'est pas une erreur de scribe ? Rabbi Meir.

Et l'on enseigne : les fruits et le chevah des fruits.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ืœืื• ื˜ืขื•ืช ืกื•ืคืจ ื”ื•ื ื•ืื™ื ื• ื’ื•ื‘ื” ืžื ื›ืกื™' ืžืฉื•ืขื‘ื“ื™ื ื•ืœื ืืžืจื™ื ืŸ ืื™ืŸ ืœืš ืื“ื ื”ืžืœื•ื” ืžืขื•ืชื™ื• ื‘ืœื ืฉืขื‘ื•ื“ ื ื›ืกื™ ืœื•ื” ื•ื”ืกื•ืคืจ ื˜ืขื” ื•ืœื ื›ืชื‘ ื‘ื• ืื—ืจื™ื•ืช ืืœื ื“ื•ืงื ืื–ืœื™ื ืŸ ื‘ืชืจ ืฉื˜ืจ:
Et il ne recouvre pas sur les biens grevรฉs. Et l'on ne dit pas : il n'est personne qui prรชte son argent sans grever les biens de l'emprunteur, et le scribe s'est trompรฉ en n'y รฉcrivant pas l'aharayut. On suit prรฉcisรฉment l'acte.
ืจื‘ื™ ืžืื™ืจ ื‘ืฉื ื™ื ืื•ื—ื–ื™ืŸ (ืฉื ื“ืฃ ื™ื‘:) ืžืฆื ืฉื˜ืจื™ ื—ื•ื‘ ืื™ืŸ ื‘ื”ืŸ ืื—ืจื™ื•ืช ื ื›ืกื™ื ื™ื—ื–ื™ืจ ืœืคื™ ืฉืื™ืŸ ื‘"ื“ ื ืคืจืขื™ืŸ ืžื”ืŸ:
Dans Chenayim Ohazin (lร , 12b) : s'il a trouvรฉ des actes de crรฉance oรน il n'y a pas d'aharayut des biens, il les rendra, parce que le tribunal n'en fait pas le recouvrement.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ืžืืŸ ืฉืžืขืช ืœื™ื” ื“ืืžืจ ืื—ืจื™ื•ืช ืœืื• ื˜ืขื•ืช ืกื•ืคืจ ื›ื•' ื•ื"ืช ื‘ืœืื• ื”ืื™ ื˜ืขืžื ื”"ืž ืœืžืคืจืš ืžืืŸ ืฉืžืขืช ืœื™ื” ื“ืงื ื™ืก ืจ"ืž ื•ืฉ"ืž ื“ื‘ืฉื•ื’ื’ ืงื ื™ืก ื•ืื– ืœื ื”ื•ื” ืฆืจื™ืš ืœืืชื•ื™ื™ ื‘ืจื™ื™ืชื ืืœื ืžืชื ื™' ื“ื”ื ื™ื–ืงื™ืŸ (ื’ื™ื˜ื™ืŸ ื“ืฃ ืžื—: ื•ืฉื) ื“ืื™ืŸ ืžื•ืฆื™ืื™ืŸ ืœืื›ื™ืœืช ืคื™ืจื•ืช ื•ื™"ืœ ื“ืžื›ื— ื–ื” ืœื ื”"ืž ืœืื•ื›ื•ื—ื™ ื“ืืชื™ื ื›ืจ"ืž ื“ื”ื ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ื ืžื™ ืžืฆื™ื ืŸ ืœืžื™ืžืจ ื“ืงื ื™ืก ืœืจื‘ ื–ื‘ื™ื“ ื“ืืžืจ ื“ืœืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ืฉื‘ื— ืฉืขืœ ื’ื‘ื™ ื”ื’ื–ื™ืœื” ื”ื•ื™ ื“ื ื’ื–ืœ ืืข"ื’ ื“ื ืฉืชื ื™ืช ืข"ื™ ื›ื’ื•ืŸ ื ื˜ืขื ื” ืื• ื ืชืขื‘ืจื” ืืฆืœ ื’ื–ืœืŸ ื•ื”ืื™ ืฉื‘ื— ืฉื”ืฉื‘ื™ื— ื”ืœื•ืงื— ื”ื™ื™ื ื• ื ืžื™ ืฉื‘ื— ืฉืขืœ ื’ื‘ื™ ื”ื’ื–ืœื” ื•ื™ืงื ื•ืก ื‘ื• ืจ' ื™ื”ื•ื“ื” ื›ืžื• ื‘ื”ื”ื™ื ื“ืœืงืžืŸ (ื‘ื‘ื ืงืžื ืฆื” ืข"ื‘) ืœืจื‘ ื–ื‘ื™ื“ ื•ืืข"ื’ ื“ื›ื™ ื ื•ืงื™ ืœื” ื ืžื™ ื›ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ืื›ืชื™ ืžืฆื™ ืœืื•ื›ื•ื—ื™ ื“ื”ืฉืชื ืจ' ื™ื”ื•ื“ื” ื“ืœื ืงื ื™ืก ืœื™ื” ื›ื•ืœื™ ื”ืื™ ืงื ื™ืก ื‘ืฉื‘ื— ื–ื” ืฉืข"ื’ ืงืจืงืข ืจ"ืž ื“ืงื ื™ืก ื˜ืคื™ ืœื ื›"ืฉ ืžื›ืœ ืžืงื•ื ื˜ืคื™ ื ื™ื—ื ืœื™ื” ืœืื•ื›ื•ื—ื™ ืžืจ' ืžืื™ืจ ื’ื•ืคื™ื” ืจ"ื™:
Et si l'on objecte : mรชme sans cette raison, on aurait pu attaquer ainsi : qui as-tu entendu qui inflige une amende ? Rabbi Meir, et l'on en dรฉduit qu'il amende mรชme le chogeg. Alors on n'aurait pas eu besoin d'apporter une baraita, seulement la michna de HaNizakin (Gittin 48b, et lร ) : on ne prรฉlรจve pas pour la consommation des fruits. On peut rรฉpondre : de lร , on n'aurait pas pu prouver que cela vient selon Rabbi Meir. Car Rabbi Yehouda aussi, on peut dire qu'il amende, selon Rav Zevid, qui a dit que pour Rabbi Yehouda le chevah qui est sur le bien ravi appartient au nigzal, mรชme s'il a รฉtรฉ changรฉ par le fait du gazlan, par exemple elle a รฉtรฉ chargรฉe de laine ou est devenue pleine chez le gazlan. Et ce chevah dont l'acheteur a amรฉliorรฉ, c'est aussi un chevah sur le bien ravi, et Rabbi Yehouda y infligerait une amende, comme dans ce cas plus loin (Bava Kamma 95b) selon Rav Zevid. Et mรชme si on l'รฉtablit aussi selon Rabbi Yehouda, on peut encore prouver : voici que Rabbi Yehouda, qui ne l'amende pas autant, amende sur ce chevah qui est sur le fonds ; Rabbi Meir, qui amende davantage, ร  plus forte raison. Nรฉanmoins il convient mieux de le prouver depuis Rabbi Meir lui-mรชme. Ri.
๐Ÿ’ก Explication

Seul Rabbi Meir tient que l'absence d'aharayut dans l'acte n'est pas une ta'out sofer, une erreur du scribe qu'on rectifierait. Les Sages prรฉsument la clause รฉcrite. La baraita, qui limite l'acte sans aharayut aux biens libres, est donc de lui. Et elle compte les fruits et leur chevah dans la mรชme liste.

Rachi : on suit l'acte tel qu'il est รฉcrit. Un acte trouvรฉ sans aharayut se rend, le tribunal n'en prรฉlรจve pas (Bava Metzia 12b).

Tossefot : la michna de Gittin sur les fruits aurait pu suffire, si on pouvait l'attribuer ร  Rabbi Meir. Rav Zevid laisse aussi ร  Rabbi Yehouda le chevah poussรฉ sur l'objet ravi, laine venue ou gestation chez le gazlan. Le chevah de l'acheteur pourrait donc รชtre le sien. Mรชme un kal va-homer depuis Rabbi Yehouda atteindrait Rabbi Meir, qui amende plus. La Guemara prรฉfรจre le tenir de Rabbi Meir lui-mรชme.

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Le chevah des fruits, comment est-ce ? Par exemple : il a ravi un champ ร  son prochain, l'a vendu ร  un autre, celui-ci l'a amรฉliorรฉ, et voici qu'il sort de sa main.

Quand il recouvre,

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื›ืฉื”ื•ื ื’ื•ื‘ื” ื”ืœื•ืงื— ื—ื•ื–ืจ ืขืœ ื”ื’ื–ืœืŸ ืฉื”ื ื’ื–ืœ ื‘ื ื•ื ื•ื˜ืœ ืฉื“ื”ื• ื›ืžื•ืช ืฉื”ื•ื ื•ื”ืœื•ืงื— ื—ื•ื–ืจ ืขืœ ื”ื’ื–ืœืŸ ืฉืžื›ืจื” ืœื• ื‘ืื—ืจื™ื•ืช:
L'acheteur se retourne vers le gazlan : le nigzal vient et prend son champ tel qu'il est, et l'acheteur se retourne vers le gazlan qui le lui a vendu avec aharayut.
๐Ÿ’ก Explication

Cas du chevah perot. Le gazlan vole un champ, le vend. L'acheteur l'amรฉliore. Le champ sort de sa main : le nigzal le reprend tel qu'il est, avec l'amรฉlioration. L'acheteur se retourne alors vers le gazlan, qui avait vendu avec aharayut.

La phrase quand il recouvre ouvre le dรฉtail du paiement. Elle continue en 95b.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Chevah perot : le champ ravi Nigzal le champ est ร  lui Gazlan il vend le champ Acheteur il l'amรฉliore Sortie le champ revient Le nigzal reprend son champ tel qu'il est. L'acheteur se retourne vers le gazlan. Rachi : la vente รฉtait avec aharayut. Le dรฉtail du recouvrement continue en 95b.
Champ ravi, vendu, amรฉliorรฉ, repris par le nigzal. L'acheteur se retourne vers le gazlan.
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Texte hรฉbreu et aramรฉen vocalisรฉ : รฉdition numรฉrique William Davidson du Talmud Koren Noรฉ, via Sefaria (licence CC BY-NC). Traduction franรงaise, notes et schรฉmas : Chiourim BA (licence CC BY 4.0).