Bava Kamma 95b - Kenas du chogeg, et le chevah paye en argent

Bava_Kamma 95b

Sougya : Suite du champ ravi : l'acheteur recouvre le keren sur les biens grevรฉs et le chevah sur les biens libres, parce que le maรฎtre a repris terre et plus-value. La lecture sur un am ha-arets, qui ferait du kenas un kenas du chogeg, est รฉcartรฉe : l'acheteur est un talmid 'hakham qui savait.

La michna du teinturier tranche : Rabbi Meir inflige le kenas au mezid, et le chogeg en reste dehors. Puis la diffรฉrence entre Rabbi Yehouda et Rabbi Chimon.

Rav Zevid : le chevah encore sur la gezeila est au nigzal selon Rabbi Yehouda, au gazlan selon Rabbi Chimon. Rav Pappa, appuyรฉ par une baraita : ce chevah est au gazlan, et Rabbi Chimon ne lui laisse que la moitiรฉ, le tiers ou le quart.

On le dรฉpossรจde en argent, comme les trois cas de Chmouel : bekhor, crรฉancier envers l'acheteur, crรฉancier envers les orphelins. Ravina oppose ร  cela l'autre parole de Chmouel, qui fait recouvrer le chevah ; Rav Achi dรฉpartage selon que le chevah arrivรฉ aux รฉpaules ou non.

La suite est en 96a.

Le kenas de Rabbi Meir et le chogeg Deux lectures. La preuve du teinturier est retenue. Question ouverte en 95a : mezid seul, ou aussi le chogeg ? Champ ravi, vendu, amรฉliorรฉ Keren : biens grevรฉs. Chevah : biens libres. Le maรฎtre reprend terre et chevah. Hava amina : am ha-arets, chogeg. Il ignore si le karka se ravit. Rรฉponse : talmid 'hakham, il savait. Mezid. La preuve ne tient pas. Teinturier, autre couleur Rabbi Meir : valeur de la laine. Laine et chevah : non. Rachi : chogeg. Beaucoup ignorent l'interdit de changer l'ordre. Retenu : kenas du mezid. Le chogeg reste hors du kenas. Si le kenas atteignait le chogeg, le teinturier devrait la laine et le chevah. Il ne doit que la laine. On l'en dรฉduit.
Kenas du mezid. Le champ ravi ne prouve pas le chogeg. Le teinturier le laisse dehors.
Chevah encore sur la gezeila Rabbi Yehouda et Rabbi Chimon. Deux lectures, Rav Zevid et Rav Pappa. Rav Zevid Mahloket : ร  qui est le chevah attachรฉ Rabbi Yehouda Le chevah est au nigzal. Bรฉtรฉ pleine, laine encore lร  : revient en nature. Rabbi Chimon Le chevah est au gazlan. Chinoui kone. Il paie les deniers du moment du rapt. Rav Pappa Tous : ce chevah est au gazlan Rabbi Yehouda Tout le chevah au gazlan. En nature veut dire comme au dรฉpart. Part entiรจre. Rabbi Chimon Moitiรฉ, tiers ou quart. Coutume de ceux qui reรงoivent le bรฉtail ร  engraisser. Baraita selon Rav Pappa Rabbi Chimon : on l'estime en argent, pour la moitiรฉ, le tiers et le quart. Question suivante : cette part se verse en argent, ou se prend dans la viande ?
Rav Zevid et Rav Pappa sur le chevah encore attachรฉ ร  la gezeila.
Trois chevah payรฉs en argent Chmouel, par Rav Nahman. Modรจle pour la part du gazlan. Bekhor au pachout Amรฉlioration avant partage. Double part de terre. 12 zouz de chevah : il porte 8, il rend 2. En monnaie, pas en terre. Baal hov ร  l'acheteur Il saisit le champ vendu pour la dette du vendeur. Rien dans le chevah fait par l'acheteur. Valeur du chevah, en argent. Baal hov aux orphelins Il descend sur les biens pour la dette du pรจre. Chevah aprรจs le dรฉcรจs : il ne lui appartient pas. Il l'รฉlรจve en argent. Arrive aux รฉpaules Rachi : cรฉrรฉale venue ร  maturitรฉ. On la donne ร  l'acheteur, ou sa valeur. Le crรฉancier ne la garde pas. N'arrive pas aux รฉpaules Le chevah a encore besoin du fonds, selon Rachi. Chmouel : le baal hov recouvre ce chevah.
Trois chevah payรฉs en argent, puis le chevah qui arrive aux รฉpaules.
1
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Il recouvre le keren (capital) sur les nekhassim meshubadim (biens grevรฉs), et le chevah (plus-value) sur les biens bnei horin (libres). Car le propriรฉtaire du champ est venu et a pris son champ et son chevah.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
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Parce qu'il est antรฉrieur, et c'est comme une crรฉance par acte : il lui a รฉcrit dans l'acte de vente que, si on la lui saisit, il reviendra et recouvrera sur ses biens.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ื“ืืชื ื‘ืขืœ ืืจืขื ื•ืฉืงื™ืœ ืืจืขื ื•ืฉื‘ื—ื ืฉ"ืž ื‘ืฉื•ื’ื’ ื ืžื™ ืงื ื™ืก. ื”"ืž ืœืฉื ื•ื™ื™ ื“ื‘ืฉื‘ื— ื”ื™ืชืจ ืขืœ ื”ื™ืฆื™ืื” ืžื™ื™ืจื™ ื“ื”ื”ื•ื ืœื ื”ื•ื” ืงื ืก ื“ื›ื™ื•ืŸ ื“ืงืจืงืข ืื™ืŸ ื ื’ื–ืœืช ื‘ืจืฉื•ืชื™ื” ื“ืžืจื™ื” ืืฉื‘ื—ื™ื” ื•ืœื ื“ืžื™ ืœืžื˜ืœื˜ืœื™ ื•ืืคื™ืœื• ืœืฉืžื•ืืœ ื“ืืžืจ ื‘ืค"ืง ื“ื‘"ืž (ื“ืฃ ื™ื“: ื•ืฉื) ื“ืœื•ืงื— ืžื’ื–ืœืŸ ืœื™ืช ืœื™ื” ืฉื‘ื—ื ืื™ื›ื ืœืื•ืงืžื™ ื›ื’ื•ืŸ ืฉืงื ื• ืžื™ื“ื• ื›ื“ืืžืจ ื”ืชื ืืœื ื“ื‘ืœืื• ื”ื›ื™ ืžืฉื ื™ ืฉืคื™ืจ ืื‘ืœ ืœื™ื›ื ืœืžื™ืžืจ ื“ืกืชื ืฉื‘ื— ืžืฉืžืข ื”ื›ืœ ื‘ื™ืŸ ื›ื ื’ื“ ื”ื™ืฆื™ืื” ื‘ื™ืŸ ืžื” ืฉื™ืชืจ ืขืœ ื”ื™ืฆื™ืื” ื“ื”ื ื”ืชื ื’ื‘ื™ ืคืœื•ื’ืชื ื“ืจื‘ ื•ืฉืžื•ืืœ ื‘ืžื•ื›ืจ ืฉื“ื” ืœื—ื‘ื™ืจื• ื•ื ืžืฆืืช ืฉืื™ื ื” ืฉืœื• ื“ืคืœื™ื’ื™ ืื ื™ืฉ ืœื• ืฉื‘ื— ืื ืœืื• ื”ื™ื™ื ื• ืข"ื› ื‘ืฉื‘ื— ื”ื™ืชืจ ืขืœ ื”ื™ืฆื™ืื” ื“ื™ืฆื™ืื” ืœืžื” ืœื ื™ื˜ื•ืœ ืžืŸ ื”ื ื’ื–ืœ ืžื™ ื’ืจืข ืžื™ื•ืจื“ ื‘ืฉื“ื” ื—ื‘ื™ืจื• ืฉืœื ื‘ืจืฉื•ืช ื•ืขื•ื“ ื“ืขื“ื™ืคื ืžื™ื ื™ื” ืžืฉื ื™ื ืŸ ื‘ืค' ืžื™ ืฉืžืช (ื‘"ื‘ ื“ืฃ ืงื ื–:) ืžืื™ ืฉื‘ื— ื—ืฆื™ ืฉื‘ื— ื•ืžื™ื”ื• ื”ืžืงืฉื” ื•ื“ืื™ ืก"ื“ ื“ื˜ืจื™ืฃ ื›ืœ ื”ืฉื‘ื— ืืฃ ืฉื›ื ื’ื“ ื”ื™ืฆื™ืื” ื•ืœืคื™ ืกื‘ืจืชื• ื”ื ื“ืชื ื™ื ื‘ืค"ืง ื“ื‘"ืž (ื“ืฃ ื˜ื•.) ืื ื”ืฉื‘ื— ื™ื•ืชืจ ืขืœ ื”ื™ืฆื™ืื” ื ื•ื˜ืœ ื”ืฉื‘ื— ืžื‘ืขืœ ื”ืงืจืงืข ื•ื”ื™ืฆื™ืื” ืžื‘"ื— ื•ืื•ืงืžื™ื ืŸ ื‘ื’ื•ื–ืœ ื•ื ื’ื–ืœ ืœื ืืชื™ื ื›ืจ' ' ืžืื™ืจ ื“ืœืจ"ืž ืืคื™' ื™ืฆื™ืื” ืžื ื’ื–ืœ ืœื™ืช ืœื™ื” ืžืฉื•ื ื“ืงื ื™ื ื"ื  ื™ืฉ ืœื—ืœืง ื“ื”ืชื ืื™ื™ืจื™ ื‘ืœื ื™ื“ืข ืฉื”ื™ื ื’ื–ื•ืœื” ื“ื‘ืฉื•ื’ื’ ื›ื™ ื”ืื™ ืœื ืงื ื™ื:
Le propriรฉtaire du champ est venu et a pris le champ et le chevah : on en dรฉduit que mรชme pour le chogeg il inflige un kenas. On aurait pu rรฉpondre que cela traite du chevah en sus de la yetzia (dรฉpense), et que celui-lร  n'รฉtait pas un kenas. Car, puisqu'un karka (fonds) ne se ravit pas, le chevah est dans le domaine de son maรฎtre, et cela ne ressemble pas aux metaltelin (biens meubles). Et mรชme selon Chmouel, qui dit au premier chapitre de Bava Metzia (14b, et lร ) que l'acheteur pris chez un gazlan n'a pas de chevah, on peut รฉtablir le cas lร  oรน l'on a acquis de sa main, comme il est dit lร . Mais mรชme sans cela, la Guemara rรฉpond bien. On ne peut toutefois pas dire que chevah sans prรฉcision vise le tout, la part en regard de la dรฉpense et ce qui dรฉpasse la dรฉpense. Car lร , dans la divergence de Rav et de Chmouel au sujet de celui qui vend un champ ร  son prochain et qu'il se trouve que ce n'est pas le sien, oรน ils divergent sur le point de savoir s'il a le chevah, c'est forcรฉment sur le chevah en sus de la dรฉpense. La dรฉpense, pourquoi ne la prendrait-il pas du nigzal ? Serait-il en moins que celui qui descend dans le champ de son prochain sans permission ? Et de plus, mieux que cela, on rรฉpond dans le chapitre Mi che-met (Bava Batra 157b) : quel chevah ? La moitiรฉ du chevah. Toutefois, celui qui objecte pensait certes qu'il saisit tout le chevah, mรชme la part en regard de la dรฉpense. Et selon son raisonnement, ce qui est enseignรฉ au premier chapitre de Bava Metzia (15a) : si le chevah dรฉpasse la dรฉpense, il prend le chevah du propriรฉtaire du fonds et la dรฉpense sur les biens bnei horin, et on l'รฉtablit entre gazlan et nigzal, ne vient pas selon Rabbi Meir. Car selon Rabbi Meir, mรชme la dรฉpense, il ne l'a pas du nigzal, parce qu'il inflige un kenas. Ou bien l'on peut distinguer : lร , il s'agit de celui qui ne savait pas qu'elle รฉtait ravie, car pour un chogeg de cette sorte il n'inflige pas de kenas.
๐Ÿ’ก Explication

Suite de 95a. L'acheteur du champ ravi se retourne vers le gazlan. Le keren, prix payรฉ, se recouvre sur les biens dรฉjร  grevรฉs ou vendus. Le chevah seulement sur les biens encore libres. Les deux sommes sont dues parce que le maรฎtre du champ a repris la terre et la plus-value.

Rachi : l'acte de vente porte l'aharayut (garantie). L'acheteur est antรฉrieur aux ventes suivantes. Sa crรฉance est comme une dette par acte.

Tossefot envisage de limiter ce chevah ร  l'excรฉdent sur la yetzia. Un fonds ne se ravit pas : la plus-value reste au maรฎtre, ร  la diffรฉrence des meubles. La Guemara rรฉpond autrement, et cette rรฉponse tient. Chez Rav et Chmouel, chevah sans prรฉcision vise l'excรฉdent : la dรฉpense, le nigzal la doit, comme ร  celui qui amรฉliore un champ sans permission. En Bava Batra 157b, chevah veut dire la moitiรฉ du chevah. L'objecteur, lui, pensait ร  la saisie de tout le chevah, dรฉpense comprise. ร€ ce compte, la baraita de Bava Metzia 15a, qui laisse la dรฉpense au gazlan sur les biens libres, sortirait de l'avis de Rabbi Meir, qui la refuse par le kenas. Autre dรฉpart : lร , l'acheteur ignorait la gezeila, et pour ce chogeg il n'y a pas de kenas.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
L'acheteur se retourne vers le gazlan Keren Le prix payรฉ pour le champ. Biens grevรฉs (meshubadim) Chevah La plus-value du champ. Biens libres (bnei horin) Cause : le maรฎtre a repris le champ et le chevah. L'acte porte l'aharayut.
Keren sur les biens grevรฉs, chevah sur les biens libres.
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ืžืื™, ืœืื• ื‘ืขื ื”ืืจืฅ โ€“ ื“ืœื ื™ื“ืข ื“ืงืจืงืข ื ื’ื–ืœืช ืื• ืื™ื ื” ื ื’ื–ืœืช, ื•ืืคื™ืœื• ื”ื›ื™ ืงืืชื™ ื‘ืขืœ ืงืจืงืข ื•ืฉืงื™ืœ ืœืืจืขื ื•ืฉื‘ื—ื”, ื•ืฉืžืข ืžื™ื ื”: ื‘ืฉื•ื’ื’ ื ืžื™ ืงื ื™ืก? ืืžืจื™: ืœื; ื‘ืœื•ืงื— ืชืœืžื™ื“ ื—ื›ื, ื•ื™ื“ืข.

Quoi, n'est-ce pas au sujet d'un am ha-arets, qui ne sait pas si un karka se ravit ou ne se ravit pas, et mรชme ainsi le propriรฉtaire du fonds vient et prend le fonds et son chevah, et l'on en dรฉduit : mรชme pour le chogeg il inflige un kenas ? On rรฉpond : non ; au sujet d'un acheteur talmid 'hakham, et il savait.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืงื ื™ืก ื“ืœื”ื“ืจ ืฉื‘ื— ืœื ื’ื–ืœ:
Qu'il rende le chevah au nigzal.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ื“ื™ืœืžื ื‘ืœื•ืงื— ืช"ื— ื“ื™ื“ืข ื•ื"ืช ื•ืืžืื™ ื’ื•ื‘ื” ืฉื‘ื— ืžื ื›ืกื™ื ื‘ื ื™ ื—ื•ืจื™ืŸ ื“ื‘ืค"ืง ื“ื‘"ืž (ื“ืฃ ื˜ื•:) ืื™ืคืœื™ื’ื• ื‘ื”ื›ื™ืจ ื‘ื” ืฉืื™ืŸ ืฉืœื• ื•ืœืงื—ื” ืื ืžืขื•ืช ืžืชื ื” ืื• ืคืงื“ื•ืŸ ืื‘ืœ ืœื›"ืข ืื™ืŸ ืœื• ืฉื‘ื— ื•ื™"ืœ ื“ื”ืชื ืฉืœื ื‘ืื—ืจื™ื•ืช ื•ื”ื›ื ื‘ืื—ืจื™ื•ืช ื“ื‘ืื—ืจื™ื•ืช ืœื ืฉื™ื™ืš ืœืžื™ืžืจ ืœื ืžืชื ื” ื•ืœื ืคืงื“ื•ืŸ:
Peut-รชtre un acheteur talmid 'hakham qui savait. Et si tu dis : pourquoi recouvre-t-il le chevah sur les biens bnei horin ? Au premier chapitre de Bava Metzia (15b) ils divergent, quand il a reconnu qu'elle n'รฉtait pas ร  lui et qu'il l'a achetรฉe, si l'argent est un cadeau ou un dรฉpรดt ; mais tous s'accordent qu'il n'a pas de chevah. On peut rรฉpondre : lร , c'รฉtait sans aharayut, et ici avec aharayut. Avec aharayut, il n'y a pas lieu de dire ni cadeau ni dรฉpรดt.
๐Ÿ’ก Explication

Lecture รฉcartรฉe. Un am ha-arets ignore la rรจgle karka einah nigzelet (un fonds ne se ravit pas). Son achat serait un chogeg. Le maรฎtre reprend pourtant terre et chevah. On en tirerait que le kenas de Rabbi Meir atteint aussi l'involontaire. Rachi : le kenas, ici, c'est rendre le chevah au nigzal.

Rรฉponse : l'acheteur est un talmid 'hakham, et il savait. L'achat en connaissance est un mezid.

Tossefot : en Bava Metzia 15b, celui qui achรจte en sachant que le bien n'est pas au vendeur n'a pas de chevah. L'argent y est cadeau ou dรฉpรดt, et la vente est sans aharayut. Ici la garantie est รฉcrite : le prix reste une crรฉance, et le chevah se prend sur les biens libres.

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ืชื ืฉืžืข: ืœืฆื‘ื•ืข ืœื• ืื“ื•ื ื•ืฆื‘ืขื• ืฉื—ื•ืจ, ืฉื—ื•ืจ ื•ืฆื‘ืขื• ืื“ื•ื โ€“ ืจื‘ื™ ืžืื™ืจ ืื•ืžืจ: ื ื•ืชืŸ ืœื• ื“ืžื™ ืฆืžืจื•. ื“ืžื™ ืฆืžืจื• โ€“ ืื™ืŸ, ื“ืžื™ ืฆืžืจื• ื•ืฉื‘ื—ื• โ€“ ืœื;

Viens entendre : pour la lui teindre en rouge, et il l'a teinte en noir ; en noir, et il l'a teinte en rouge. Rabbi Meir dit : il lui donne la valeur de sa laine.

La valeur de sa laine, oui ; la valeur de sa laine et de son chevah, non.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืฆื‘ืขื• ืฉื•ื’ื’ ื—ืฉื™ื‘ ืœื™ื” ื“ืื™ื›ื ืื™ื ืฉื™ ื˜ื•ื‘ื ื“ืœื ื™ื“ืขื™ ื“ืืกื•ืจ ืœืฉื ื•ืช ื‘ื“ื‘ื•ืจ ืฉืœ ื‘ืขืœ ื”ื‘ื™ืช:
Il le compte comme chogeg, car il y a beaucoup de gens qui ne savent pas qu'il est interdit de s'รฉcarter de la parole du maรฎtre de maison.
๐Ÿ’ก Explication

Michna du teinturier (100b). On lui confie de la laine pour une couleur, il en met une autre. Rabbi Meir : il donne dmei tsemaro, la valeur de la laine. L'infรฉrence : la laine, oui ; la laine avec son chevah, non.

Rachi compte ce teinturier comme chogeg. Beaucoup ignorent l'interdit de s'รฉcarter de l'ordre du maรฎtre de maison.

4
ื•ืื™ ืกืœืงื ื“ืขืชืš ื‘ืฉื•ื’ื’ ื ืžื™ ืงื ื™ืก, ื“ืžื™ ืฆืžืจื• ื•ืฉื‘ื—ื• ื‘ืขื™ ืœืžื™ืชื‘ื ืœื™ื”! ืืœื ืœืื• ืฉืžืข ืžื™ื ื”: ื‘ืžื–ื™ื“ ืงื ื™ืก, ื‘ืฉื•ื’ื’ ืœื ืงื ื™ืก? ืฉืžืข ืžื™ื ื”.

Et si tu admets que mรชme pour le chogeg il inflige un kenas, il devrait lui donner la valeur de sa laine et de son chevah ! Faut-il en dรฉduire : pour le mezid il inflige un kenas, pour le chogeg il n'inflige pas de kenas ?

On l'en dรฉduit.

๐Ÿ’ก Explication

Conclusion de la question ouverte en 95a. Si le kenas atteignait le chogรจg, le teinturier devrait la laine et la plus-value de la teinture. Il ne doit que la laine. Rabbi Meir inflige le kenas au mezid. Le chogรจg en reste dehors.

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ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ืื•ืžืจ: ื’ื–ื™ืœื” ื—ื•ื–ืจืช ื‘ืขื™ื ื™ื”. ืจื‘ื™ ืฉืžืขื•ืŸ ืื•ืžืจ: ืจื•ืื™ืŸ ืื•ืชื” ื›ืื™ืœื• ื”ื™ื ืฉื•ืžื ืืฆืœื• ื‘ื›ืกืฃ. ืžืื™ ื‘ื™ื ื™ื™ื”ื•?

Rabbi Yehouda dit : la gezeila revient en nature. Rabbi Chimon dit : on la voit comme si elle รฉtait estimรฉe chez lui en argent.

Quelle est la diffรฉrence entre eux ?

๐Ÿ’ก Explication

Reprise de la baraita de la vache et de la brebis. Rabbi Yehouda : gezila hozรจret be-eineha, le bien ravi revient tel qu'il est. Rabbi Chimon : on le traite comme une chouma, une estimation en argent faite chez le gazlan. La Guemara demande la diffรฉrence pratique.

6
ืืžืจ ืจื‘ ื–ื‘ื™ื“: ื‘ืฉื‘ื— ืฉืขืœ ื’ื‘ื™ ื’ื–ื™ืœื” ืงืžื™ืคืœื’ื™ โ€“ ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ืกื‘ืจ: ื“ื ื’ื–ืœ ื”ื•ื™, ื•ืจื‘ื™ ืฉืžืขื•ืŸ ืกื‘ืจ: ื“ื’ื–ืœืŸ ื”ื•ื™.

Rav Zevid dit : ils divergent sur le chevah qui est sur la gezeila. Rabbi Yehouda tient qu'il appartient au nigzal, et Rabbi Chimon tient qu'il appartient au gazlan.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ื‘ืฉื‘ื— ืฉืขืœ ื’ื‘ื™ ื’ื–ื™ืœื” ื›ื’ื•ืŸ ืฉื”ืฉื‘ื™ื—ื” ืืฆืœื• ื•ืขื“ื™ื™ืŸ ืœื ื ื˜ืœื” ื”ื™ืžื ื• ื›ื’ื•ืŸ ืจื™ืงื ื™ืช ื•ื ืชืขื‘ืจื” ืื• ื˜ืขื•ื ื” ื’ื™ื–ื”:
Par exemple elle s'est amรฉliorรฉe chez lui et il ne l'en a pas encore retirรฉe : une bรชte vide qui est devenue pleine, ou une bรชte chargรฉe de laine ร  tondre.
ื“ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ืกื‘ืจ ื“ื ื’ื–ืœ ื”ื•ื™ ื•ื”ื›ื™ ืงืืžืจ ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ื’ื–ืœื” ื—ื•ื–ืจืช ื‘ืขื™ื ื™ื” ืœื‘ืขืœื™ื” ื‘ื™ืŸ ืœืฉื‘ื— ื‘ื™ืŸ ืœื’ืจื™ืขื•ืชื ื›ืžื• ืฉื”ื™ื ื‘ืฉืขืช ืชื‘ื™ืขื” ื‘ื‘"ื“ ื”ื™ื ื—ื•ื–ืจืช ื•ื”ื™ื›ื ื“ื’ืจืขื” ื›ื’ื•ืŸ ื’ื–ื–ื” ื•ื™ืœื“ื” ืžืฉืœื ืคื—ืชื” ื•ื“ืื™ ื“ื”ื“ืจ ืงืชื‘ืข ืœื™ื” ื ื’ื–ืœ ื“ืžื™ ื’ื–ื™ื–ื” ื•ืขื•ื‘ืจ ืฉื’ื–ืœ ืžืžื ื• ื•ืคืœื™ื’ื ืื“ืจ' ืžืื™ืจ ื“ืืžืจ ื›ื•ืœื™ื” ืฉื‘ื—ื ื™ื”ื™ื‘ ืœื™ื” ื•ืืข"ื’ ื“ืงื ื” ื’ื™ื–ื” ื•ื•ืœื“ ื‘ืฉื™ื ื•ื™ ื—ื–ื™ื ื ืœื™ื” ื›ืžืืŸ ื“ื›ื•ืœื™ื” ืฉื‘ื—ื ืื›ืชื™ ืขืœื” ื›ืžื™ ืฉืœื ื ื’ื–ื–ื” ื•ืžืฉืœื ื›ื•ืœื” ืžืฉื•ื ืงื ืกื ื•ืงืืžืจ ืœื™ื” ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ื›ื“ืื™ืชื ื”ืฉืชื ื”ื“ืจื ื•ืื™ ื”ื“ืจ ืชื‘ืข ื ืžื™ ืžื™ื ื™ื” ื’ื™ื–ื” ื•ื•ืœื“ ื™ื”ื™ื‘ ืœื™ื” ื“ืžื™ ื“ืžืขื™ืงืจ' ื“ืงื ื” ื’ื™ื–ื” ื•ื•ืœื“ ื‘ืฉื™ื ื•ื™ ื•ื”ื™ื›ื ื“ืขื“ื™ื™ืŸ ื›ืœ ื”ืฉื‘ื— ืขืœื™ื” ื—ื•ื–ืจืช ื›ืžื•ืช ืฉื”ื™ื ื•ืืชื ืจ"ืฉ ืœืžื™ืžืจ ืืคื™ืœื• ืฉื‘ื—ื ืขืœื™ื” ื ื•ื˜ืœื• ื’ื–ืœืŸ ื“ืฉื™ื ื•ื™ ืงื•ื ื” ื•ืœื ื™ืฉืœื ืืœื ื“ืžื™ื ืจืืฉื•ื ื™ื ื›ืื™ืœื• ื”ื™ื ืฉื•ืžื ืืฆืœื• ื‘ื›ืกืฃ:
Et voici ce que dit Rabbi Yehouda : la gezeila revient en nature ร  son maรฎtre, pour le chevah comme pour la dรฉprรฉciation, telle qu'elle est au moment de la rรฉclamation au tribunal, elle revient. Et lร  oรน elle a baissรฉ, par exemple il l'a tondue et elle a mis bas, il paie certes sa moins-value, car le nigzal revient et lui rรฉclame la valeur de la tonte et du fล“tus qu'il lui a ravis. Et il diverge de Rabbi Meir, qui dit qu'il lui donne tout le chevah ; et bien qu'il ait acquis la toison et le petit par le chinoui, on le voit comme si tout le chevah รฉtait encore sur elle, comme si elle n'avait pas รฉtรฉ tondue, et il paie le tout ร  cause du kenas. Et Rabbi Yehouda lui dit : telle qu'elle est maintenant, elle revient. Et s'il revient aussi lui rรฉclamer la toison et le petit, il lui donne leur valeur de dรฉpart, car il a acquis la toison et le petit par le chinoui. Et lร  oรน tout le chevah est encore sur elle, elle revient telle qu'elle est. Et Rabbi Chimon vient dire : mรชme si le chevah est sur elle, le gazlan le prend, car le chinoui acquiert, et il ne paiera que les premiers deniers, comme si elle รฉtait estimรฉe chez lui en argent.
๐Ÿ’ก Explication

Rav Zevid place la mahloket sur le chevah che-al gabei gezila, la plus-value encore attachรฉe : vache devenue pleine, brebis chargรฉe de laine, tant que le petit ou la toison n'ont pas รฉtรฉ retirรฉs. Rabbi Yehouda : ce chevah est au nigzal. Rabbi Chimon : il est au gazlan.

Rachi. Au tribunal, la bรชte revient telle qu'elle est, en hausse comme en baisse. S'il a dรฉjร  tondu ou si elle a mis bas, il paie la moins-value, et le nigzal rรฉclame ร  part la valeur de dรฉpart de la toison et du fล“tus : le chinoui les a acquis au gazlan. Rabbi Meir, par le kenas, fait payer tout le chevah comme s'il รฉtait encore sur la bรชte. Rabbi Chimon : mรชme le chevah encore attachรฉ va au gazlan. Le chinoui acquiert, et il ne doit que les deniers du moment du rapt.

7
ืจื‘ ืคืคื ืืžืจ: ื“ื›ื•ืœื™ ืขืœืžื, ืฉื‘ื— ืฉืขืœ ื’ื‘ื™ ื’ื–ื™ืœื” โ€“ ื“ื’ื–ืœืŸ ื”ื•ื™; ื•ื”ื›ื ืœืžื—ืฆื”, ืœืฉืœื™ืฉ ื•ืœืจื‘ื™ืข ืงืžื™ืคืœื’ื™ โ€“ ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ืกื‘ืจ: ืฉื‘ื— ืฉืขืœ ื’ื‘ื™ ื’ื–ื™ืœื” โ€“ ื›ื•ืœื™ื” ื“ื’ื–ืœืŸ ื”ื•ื™, ื•ืจื‘ื™ ืฉืžืขื•ืŸ ืกื‘ืจ: ืœืžื—ืฆื”, ืœืฉืœื™ืฉ ื•ืœืจื‘ื™ืข ื”ื•ื ื“ืฉืงื™ืœ ื’ื–ืœืŸ.

Rav Pappa dit : tous s'accordent que le chevah qui est sur la gezeila appartient au gazlan. Et ici, ils divergent sur la moitiรฉ, le tiers et le quart.

Rabbi Yehouda tient : le chevah qui est sur la gezeila appartient en entier au gazlan. Et Rabbi Chimon tient : c'est la moitiรฉ, le tiers ou le quart que prend le gazlan.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ื“ื›"ืข ืฉื‘ื— ื’ื–ื™ืœื” ื“ื’ื–ืœืŸ ื”ื•ื™ ื•ื‘ืขื™ื ื™ื” ื“ืงืืžืจ ืจ' ื™ื”ื•ื“ื” ื›ื“ืžืขื™ืงืจื ืงืืžืจ:
Et en nature, que dit Rabbi Yehouda, il le dit comme au dรฉpart.
ืœืžื—ืฆื” ืœืฉืœื™ืฉ ื›ื•' ื›ื“ืจืš ืžื ื”ื’ ื”ืžื“ื™ื ื” ืœืžืงื‘ืœื™ ื‘ื”ืžื•ืช ืœื”ืฉื‘ื™ื—ืŸ ืœื–ืžืŸ ื’ื“ื•ืœ ื›ื–ื”:
Selon la coutume du pays pour ceux qui reรงoivent des bรชtes afin de les amรฉliorer pendant une longue durรฉe comme celle-ci.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ื‘ืฉื‘ื— ืฉืขืœ ื’ื‘ื™ ื’ื–ื™ืœื” ืงืžืคืœื’ื™ ื“ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ืกื‘ืจ ื“ื ื’ื–ืœ ื”ื•ื™ ืื‘ืœ ืฉื‘ื— ืฉืœื ืข"ื’ ื’ื–ื™ืœื” ื”ื•ื™ ื“ื’ื–ืœืŸ ืื• ืžืฉื•ื ื“ื”ื•ื™ ืฉื™ื ื•ื™ ื’ืžื•ืจ ืื• ืžืฉื•ื ืชืงื ืช ื”ืฉื‘ื™ื ื•ืื ื’ื–ืœ ืขืฆื™ื ื•ืขืฉืืŸ ื›ืœื™ื ืื• ืืคื™' ื ืกืจื™ื ื•ืขืฉืืŸ ื›ืœื™ื ื“ื”ื•ื™ ืฉื™ื ื•ื™ ื“ื”ื“ืจ ืฉืžื ืžื•ื“ื” ืจ' ื™ื”ื•ื“ื” ื“ืžืฉืœื. ื›ืฉืขืช ื”ื’ื–ื™ืœื” ืืฃ ืขืœ ื’ื‘ ื“ื”ื•ื™ ืฉื‘ื— ืฉืข"ื’ ื”ื’ื–ื™ืœื” ื“ื›ื™ื•ืŸ ื“ื˜ืจื— ื‘ื”ืื™ ืฉื™ื ื•ื™ ืฉื™ื™ืš ื‘ื™ื” ืชืงื ืช ื”ืฉื‘ื™ื ื•ืืฃ ืขืœ ื’ื‘ ื“ื’ื‘ื™ ื ืชืŸ ืœืฆื‘ื•ืข ืœื• ืื“ื•ื ื•ืฆื‘ืขื• ืฉื—ื•ืจ ืงืืžืจ ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ื“ืื ื”ืฉื‘ื— ื™ืชืจ ืขืœ ื”ื™ืฆื™ืื” ื›ื•' ื”ืชื ื“ืœื ื ื—ืช ื‘ืชื•ืจืช ื’ื–ื™ืœื” ืœื ืฉื™ื™ืš ืชืงื ืช ื”ืฉื‘ื™ื ื•ื›ืŸ ืฆ"ืœ ืœืจื‘ ืคืคื ืข"ื› ื“ืืžืจ ืœืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ืฉื‘ื— ืฉืขืœ ื’ื‘ื™ ื’ื–ื™ืœื” ื“ื’ื–ืœืŸ ื”ื•ื™ ื“ื”ื™ื™ื ื• ืžืฉื•ื ืชืงื ืช ื”ืฉื‘ื™ื ื“ื”ื ืก"ืœ ื‘ื”ื”ื™ื ื“ืฆื‘ื•ืข ืœื• ืื“ื•ื ืฉื™ื ื•ื™ ืœื ืงื ื™ ื•ื‘ื”ื”ื™ื ืœื ืฉื™ื™ืš ืชืงื ืช ื”ืฉื‘ื™ื ื›ื“ืคื™' ื•ื”ืฉืชื ื”ื•ื™ ืกื‘ืจื ื”ืคื•ื›ื” ื“ืจ' ื™ื”ื•ื“ื” ืžื“ืจ"ืž ื“ื‘ืฆื‘ืข ืœืจ"ืž ืฉื™ื ื•ื™ ืงื•ื ื” ื•ื‘ื’ื–ืœืŸ ืื™ืŸ ืงื•ื ื” ืžืฉื•ื ื“ืงื ื™ืก ื•ืœืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ื‘ืฆื‘ืข ืฉื™ื ื•ื™ ืœื ืงื ื™ ื•ื‘ื’ื–ืœืŸ ืงื ื™ ืžืฉื•ื ืชืงื ืช ื”ืฉื‘ื™ื ื•ืจ"ืช ืžืคืจืฉ ื“ืื™ืŸ ืื ื• ืฆืจื™ื›ื™ื ืœืจ' ื™ื”ื•ื“ื” ื˜ืขืžื ื“ืชืงื ืช ื”ืฉื‘ื™ื ืืœื ืกื‘ืจื ื“ืจ"ื™ ืฉื™ื ื•ื™ ืงื•ื ื” ื•ืœืจื‘ ื–ื‘ื™ื“ ืฉื‘ื— ืฉืœื ืข"ื’ ื’ื–ื™ืœื” ื“ืœื ื”ื“ืจื ื”ื•ื™ ื“ื’ื–ืœืŸ ืื‘ืœ ืฉื‘ื— ืฉืข"ื’ ื’ื–ื™ืœื” ื“ืฉื™ื ื•ื™ ื“ื”ื“ืจ ื”ื•ื ื•ืœื ืงื ื™ ื”ื•ื™ ื“ื ื’ื–ืœ ื•ืœืจื‘ ืคืคื ืืคื™' ื“ืข"ื’ ื’ื–ื™ืœื” ื“ืฉื™ื ื•ื™ ื“ื”ื“ืจ ื”ื•ื ืงื ื™ ื•ื”ื•ื™ ื“ื’ื–ืœืŸ ื•ื”ื ื“ืœื ืงื ื™ ื‘ืฆื‘ืข ืœืคื™ ืฉืื™ืŸ ืžืชื›ื•ื™ืŸ ืœืงื ื•ืชื• ื•ื›ืŸ ื ืจืื” ื“ืœื ืฆืจื™ื›ื™ ื”ืฉืชื ืœืื•ืงืžื ืจ"ื™ ื›ื‘"ืฉ ื•ื"ืฉ ื ืžื™ ื“ืœื ื—ืฉื™ื‘ ืจ' ื™ื”ื•ื“ื” ืœืขื™ืœ (ื‘ื‘ื ืงืžื ื“ืฃ ืฆื’:) ื‘ื”ื“ื™ ื”ื ื™ ืชื ืื™ ื“ืกื‘ืจื™ ืฉื™ื ื•ื™ ืื™ืŸ ืงื•ื ื” ื›ื™ ื”ื™ื›ื™ ื“ื—ืฉื™ื‘ ืจ"ืฉ ื“ืฆื‘ื™ืขื:
Ils divergent sur le chevah qui est sur la gezeila, Rabbi Yehouda tenant qu'il appartient au nigzal. Mais le chevah qui n'est pas sur la gezeila appartient au gazlan, soit parce que c'est un chinoui complet, soit ร  cause de la takanat ha-chavim (ordonnance des repentants). Et s'il a ravi des bois et en a fait des ustensiles, ou mรชme des planches et en a fait des ustensiles, ce qui est un chinoui qui revient (chinoui de-hadar), peut-รชtre Rabbi Yehouda convient-il qu'il paie selon le moment de la gezeila, bien que ce soit un chevah sur la gezeila : puisqu'il a peinรฉ dans ce chinoui, la takanat ha-chavim le concerne. Et bien que, pour celui ร  qui l'on a donnรฉ ร  teindre en rouge et qui a teint en noir, Rabbi Yehouda dise que si le chevah dรฉpasse la dรฉpense, etc., lร , comme il n'est pas entrรฉ au titre de gezeila, la takanat ha-chavim ne s'applique pas. Et il faut dire de mรชme selon Rav Pappa, par nรฉcessitรฉ : quand il dit que pour Rabbi Yehouda le chevah qui est sur la gezeila appartient au gazlan, c'est ร  cause de la takanat ha-chavim. Car il tient, dans le cas de teindre en rouge, que le chinoui n'acquiert pas. Et dans ce cas la takanat ha-chavim ne s'applique pas, comme on l'a expliquรฉ. Et maintenant le raisonnement de Rabbi Yehouda va ร  l'inverse de celui de Rabbi Meir : pour la teinture, selon Rabbi Meir le chinoui acquiert, et pour le gazlan il n'acquiert pas, parce qu'il inflige un kenas ; pour Rabbi Yehouda, pour la teinture le chinoui n'acquiert pas, et pour le gazlan il acquiert, ร  cause de la takanat ha-chavim. Et Rabbeinou Tam expliquรฉ que nous n'avons pas besoin, pour Rabbi Yehouda, du motif de la takanat ha-chavim : le raisonnement de Rabbi Yehouda est que le chinoui acquiert. Et selon Rav Zevid, le chevah qui n'est pas sur la gezeila, qui ne revient pas, appartient au gazlan ; mais le chevah qui est sur la gezeila, chinoui qui revient et n'acquiert pas, appartient au nigzal. Et selon Rav Pappa, mรชme celui qui est sur la gezeila, chinoui qui revient, acquiert et appartient au gazlan. Et s'il n'acquiert pas dans le cas de la teinture, c'est parce qu'il n'a pas l'intention de l'acquรฉrir. Et ainsi il apparaรฎt que nous n'avons pas maintenant ร  รฉtablir Rabbi Yehouda comme Beit Chammai. Et cela s'arrange aussi : on ne compte pas Rabbi Yehouda plus haut (Bava Kamma 93b) avec ces tannaรฏm qui tiennent que le chinoui n'acquiert pas, comme on compte Rabbi Chimon de la teinture.
๐Ÿ’ก Explication

Rav Pappa : tous donnent au gazlan le chevah encore sur l'objet. La mahloket porte sur la part. Rabbi Yehouda : le gazlan prend tout. Rabbi Chimon : moitiรฉ, tiers ou quart, selon la coutume des gardiens qui amรฉliorent une bรชte longtemps. Rachi : en nature, chez Rabbi Yehouda, veut dire comme au moment du rapt.

Tossefot, sur la lecture de Rav Zevid : le chevah dรฉtachรฉ va au gazlan, par chinoui complet ou par la takanat ha-chavim. Un chinoui rรฉversible, bois ou planches devenus ustensiles, peut aussi lui rester s'il y a eu peine. Le teinturier qui rate la couleur n'est pas entrรฉ comme gazlan : l'ordonnance ne le couvre pas. Selon Rav Pappa, Rabbi Yehouda donne au gazlan le chevah attachรฉ par cette ordonnance, alors que pour la teinture il tient que le chinoui n'acquiert pas. Les deux se tiennent donc ร  l'inverse l'un de l'autre, Rabbi Meir et Rabbi Yehouda.

Rabbeinou Tam se passe de l'ordonnance : chez Rabbi Yehouda le chinoui kone. Selon Rav Zevid, seul le chinoui qui ne revient pas acquiert. Selon Rav Pappa, mรชme le chinoui rรฉversible acquiert. La teinture รฉchappe parce que le teinturier n'a pas l'intention d'acquรฉrir. On n'a plus ร  le ranger avec Beit Chammai, et l'on comprend qu'il ne soit pas comptรฉ en 93b parmi ceux qui tiennent que le chinoui n'acquiert pas.

8
ืชื ืŸ: ื’ื–ืœ ืคืจื”, ื•ื ืชืขื‘ืจื” ืืฆืœื• ื•ื™ืœื“ื”; ืจื—ืœ, ื•ื ื˜ืขื ื” ืืฆืœื• ื•ื’ื–ื–ื” โ€“ ืžืฉืœื ื›ืฉืขืช ื”ื’ื–ื™ืœื”. ื™ืœื“ื” โ€“ ืื™ืŸ, ืœื ื™ืœื“ื” โ€“ ื”ื“ืจื ื‘ืขื™ื ื;

Nous avons appris : il a ravi une vache, elle est devenue pleine chez lui et elle a mis bas ; une brebis, elle s'est chargรฉe de laine chez lui et il l'a tondue : il paie selon le moment de la gezeila. Elle a mis bas, oui ; elle n'a pas mis bas, elle revient en nature.

๐Ÿ’ก Explication

Preuve depuis la michna (93b). Vache devenue pleine puis mise bas, brebis chargรฉe puis tondue : paiement selon le moment de la gezeila. Infรฉrence : elle a mis bas, ce paiement-lร  ; elle n'a pas mis bas, la bรชte pleine revient en nature, gestation comprise.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Infรฉrence de la michna : yalda Vache pleine puis mise bas, brebis puis tondue Elle a mis bas : oui Il paie selon le moment de la gezeila. Elle n'a pas mis bas La bรชte pleine revient en nature, chevah compris.
Mise bas : valeur du rapt. Bรฉtรฉ encore pleine : elle revient en nature.
9
ื‘ืฉืœืžื ืœืจื‘ ื–ื‘ื™ื“, ื“ืืžืจ: ืฉื‘ื— ืฉืขืœ ื’ื‘ื™ ื’ื–ื™ืœื” โ€“ ื“ื ื’ื–ืœ ื”ื•ื™ ืœืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื”; ื”ื ืžื ื™ โ€“ ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ื”ื™ื. ืืœื ืœืจื‘ ืคืคื, ื“ืืžืจ: ื“ื’ื–ืœืŸ ื”ื•ื™ โ€“ ื”ื ืžื ื™? ืœื ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื”, ื•ืœื ืจื‘ื™ ืฉืžืขื•ืŸ!

Soit, pour Rav Zevid, qui dit : le chevah qui est sur la gezeila appartient au nigzal selon Rabbi Yehouda ; celle-ci, de qui est-elle ? Elle est de Rabbi Yehouda.

Mais pour Rav Pappa, qui dit qu'il appartient au gazlan : celle-ci, de qui est-elle ? Ni de Rabbi Yehouda, ni de Rabbi Chimon !

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืœื ืจ' ื™ื”ื•ื“ื” ื•ืœื ืจ"ืฉ ื•ื›"ืฉ ื“ื›ืจ"ืž ืœื ืžืชื•ืงืžื ื“ืงืชื ื™ ืจื™ืฉื ื’ื–ืœ ืคืจื” ืžืขื•ื‘ืจืช ื•ื™ืœื“ื” ืจื—ืœ ื˜ืขื•ื ื” ื•ื’ื–ื–ื” ืžืฉืœื ื“ืžื™ ืคืจื” ื”ืขื•ืžื“ืช ืœื™ืœื“ ื›ื•' ื•ืœืจ"ืž ืžืฉืœื ื’ื™ื–ื•ืช ื•ื•ืœื“ื•ืช ื›ื“ื”ืฉืชื:
Et ร  plus forte raison on ne peut pas l'รฉtablir selon Rabbi Meir, car la premiรจre clause enseigne : il a ravi une vache pleine et elle a mis bas, une brebis chargรฉe et il l'a tondue, il paie la valeur d'une vache prรชte ร  mettre bas, etc. Et selon Rabbi Meir il paie les toisons et les petits tels qu'ils sont maintenant.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ืžื ื™ ืœื ืจ' ื™ื”ื•ื“ื” ื•ืœื ืจ"ืฉ ื•ื"ืช ืœืขื•ืœื ืจ"ืฉ ื”ื™ื ืœืจื‘ ืคืคื ื•ื ื™ืžื ื”ื›ื™ ื™ืœื“ื” ืื™ืŸ ืœื ื™ืœื“ื” ืœื ืืœื ื”ื•ื™ ืœืžื—ืฆื” ืœืฉืœื™ืฉ ื•ืœืจื‘ื™ืข ื•ื™"ืœ ื“ืœืจ"ืฉ ืืคื™ืœื• ื™ืœื“ื” ืงืืžืจ ื“ืœืžื—ืฆื” ื•ืฉืœื™ืฉ ื•ืจื‘ื™ืข ืงืฉืงื™ืœ ื’ื–ืœืŸ ื“ืงืื™ ืืจ"ืž ื“ืื™ื™ืจื™ ื‘ื™ืœื“ื”:
De qui est-elle, ni de Rabbi Yehouda ni de Rabbi Chimon. Et si tu dis : c'est toujours Rabbi Chimon selon Rav Pappa, et disons ainsi : elle a mis bas, oui ; elle n'a pas mis bas, non, mais c'est pour la moitiรฉ, le tiers et le quart. On peut rรฉpondre : selon Rabbi Chimon, mรชme quand elle a mis bas, il dit que le gazlan prend la moitiรฉ, le tiers et le quart, car cela porte sur Rabbi Meir, qui traite du cas oรน elle a mis bas.
๐Ÿ’ก Explication

Pour Rav Zevid, la michna est celle de Rabbi Yehouda : le chevah encore sur la bรชte revient au nigzal. Pour Rav Pappa, tous donnent ce chevah au gazlan. Rendre la bรชte pleine en nature ne se range alors ni sous Rabbi Yehouda ni sous Rabbi Chimon.

Rachi : encore moins sous Rabbi Meir. La premiรจre clause paie la valeur d'une vache prรชte ร  mettre bas. Rabbi Meir fait payer toisons et petits tels qu'ils sont au moment du paiement.

Tossefot รฉcarte une lecture oรน, selon Rav Pappa, l'absence de mise bas voudrait dire moitiรฉ, tiers ou quart. Rabbi Chimon parle aussi du cas oรน elle a mis bas, en face de Rabbi Meir : le gazlan y prend sa part coutumiรจre.

10
ืืžืจ ืœืš ืจื‘ ืคืคื: ื”ื•ื ื”ื“ื™ืŸ ืืคื™ืœื• ืœื ื™ืœื“ื” ื ืžื™ โ€“ ื›ืฉืขืช ื”ื’ื–ื™ืœื” ื”ื•ื ื“ืžืฉืœื, ื•ื”ื ื“ืงืชื ื™ ืดื™ืœื“ื”ืด โ€“ ืื™ื™ื“ื™ ื“ื ืกื™ื‘ ืจื™ืฉื ืดื™ืœื“ื”ืด, ื ืกื™ื‘ ืกื™ืคื ื ืžื™ ืดื™ืœื“ื”ืด.

Rav Pappa te dirait : il en est de mรชme mรชme si elle n'a pas mis bas, c'est selon le moment de la gezeila qu'il paie. Et ce qu'il enseigne, yalda (elle a mis bas) : puisque la premiรจre clause a pris yalda, la derniรจre clause a pris elle aussi yalda.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืื™ื™ื“ื™ ื“ื ืกื‘ ืจื™ืฉื ื™ืœื“ื” ืœืืฉืžื•ืขื™ื ืŸ ื“ืœื ืžืฉืœื ื’ื™ื–ื•ืช ื•ื•ืœื“ื•ืช ื›ื“ื”ืฉืชื ืืœื ื“ืžื™ ืคืจื” ื”ืขื•ืžื“ืช ืœื™ืœื“ ื ืงื˜ ื ืžื™ ืกื™ืคื ื™ืœื“ื”:
Pour nous apprendre qu'il ne paie pas les toisons et les petits tels qu'ils sont maintenant, mais la valeur d'une vache prรชte ร  mettre bas, il a mentionnรฉ aussi, dans la derniรจre clause, yalda (elle a mis bas).
๐Ÿ’ก Explication

Rav Pappa refuse l'infรฉrence. Mรชme sans mise bas, on paie selon le moment de la gezeila. Le mot yalda de la fin est repris par iyadi : la premiรจre clause en avait besoin, pour enseigner qu'on paie la valeur d'une vache prรชte ร  mettre bas, et non les toisons et les petits ร  leur valeur actuelle. La fin reprend le mรชme mot.

11
ืชื ื™ื ื›ื•ื•ืชื™ื” ื“ืจื‘ ืคืคื, ืจื‘ื™ ืฉืžืขื•ืŸ ืื•ืžืจ: ืจื•ืื™ืŸ ืื•ืชื” ื›ืื™ืœื• ื”ื™ื ืฉื•ืžื ืืฆืœื• ื‘ื›ืกืฃ โ€“ ืœืžื—ืฆื”, ืœืฉืœื™ืฉ ื•ืœืจื‘ื™ืข.

Une baraita est enseignรฉe selon Rav Pappa. Rabbi Chimon dit : on la voit comme si elle รฉtait estimรฉe chez lui en argent, pour la moitiรฉ, pour le tiers et pour le quart.

๐Ÿ’ก Explication

Baraita explicite selon Rav Pappa. Rabbi Chimon : on estime la gezeila en argent, et la part du gazlan est la moitiรฉ, le tiers ou le quart, celle des receveurs de bรฉtail.

12
ืืžืจ ืจื‘ ืืฉื™: ื›ื™ ื”ื•ื™ื ืŸ ื‘ื™ ืจื‘ ื›ื”ื ื, ืื™ื‘ืขื™ื ืœืŸ: ืœืจื‘ื™ ืฉืžืขื•ืŸ ื“ืืžืจ ืœืžื—ืฆื”, ืœืฉืœื™ืฉ ื•ืœืจื‘ื™ืข ื”ื•ื ื“ืฉืงื™ืœ ื’ื–ืœืŸ, ื›ื™ ืžืกืœืงื™ื ืŸ ืœื™ื” โ€“ ื‘ื“ืžื™ ืžืกืœืงื™ื ืŸ ืœื™ื”, ืื• ื“ื™ืœืžื ืžื‘ืฉืจื ืฉืงื™ืœ?

Rav Achi dit : quand nous รฉtions chez Rav Kahana, on nous a posรฉ une question. Selon Rabbi Chimon, qui dit que c'est la moitiรฉ, le tiers ou le quart que prend le gazlan : quand on le dรฉpossรจde, le dรฉpossรจde-t-on en argent, ou bien prend-il dans la viande ?

๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ืœืจ"ืฉ ื›ื™ ืžืกืœืง ื›ื•' ืœื ื‘ืขื™ ืœืจ' ื™ื”ื•ื“ื” ื›ื™ื•ืŸ ื“ืžืชืงื ืช ื”ืฉื‘ื™ื ืžื•ืงืžื™' ืœื” ื›ื•ืœื” ืฉื‘ื—ื ื‘ื™ื“ ื’ื–ืœืŸ ืคืฉื™ื˜ื ื“ืžื’ื•ืคื™ื” ืฉืงื™ืœ:
On ne pose pas la question pour Rabbi Yehouda. Puisque, par la takanat ha-chavim, on รฉtablit tout le chevah dans la main du gazlan, il est รฉvident qu'il prend dans le corps mรชme.
๐Ÿ’ก Explication

Rav Achi, du temps oรน il รฉtudiait chez Rav Kahana. Selon Rabbi Chimon, on retire la bรชte au gazlan en lui laissant sa part de chevah. La lui verse-t-on en damim (argent), ou prend-il sa part dans la bassar (viande) ?

Tossefot : pour Rabbi Yehouda la question ne se pose pas. La takanat ha-chavim lui laisse tout le chevah. Il le prend dans le corps de la bรชte.

13
ื•ืคืฉื˜ื ื ืžื”ื ื“ืืžืจ ืจื‘ ื ื—ืžืŸ ืืžืจ ืฉืžื•ืืœ: ืฉืœืฉื” ืฉืžื™ืŸ ืœื”ืŸ ื”ืฉื‘ื—, ื•ืžืขืœื™ืŸ ืื•ืชืŸ ื‘ื“ืžื™ื; ื•ืืœื• ื”ืŸ: ื‘ื›ื•ืจ ืœืคืฉื•ื˜,

Et nous l'avons tranchรฉe de ceci que Rav Nahman a dit au nom de Chmouel : trois, on leur estime le chevah, et on les รฉlรจve en argent. Et les voici : le premier-nรฉ envers le fils simple,

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื‘ื›ื•ืจ ืœืคืฉื•ื˜ ืฉื”ืฉื‘ื™ื—ื• ืืช ื”ื ื›ืกื™ื ืงื•ื“ื ื—ืœื•ืงื” ื•ื‘ืฉืขืช ื—ืœื•ืงื” ื ื•ื˜ืœ ื”ื‘ื›ื•ืจ ืคื™ ืฉื ื™ื ื‘ืงืจืงืขื•ืช ืฆืจื™ืš ืœื”ื—ื–ื™ืจ ืœืคืฉื•ื˜ ืจื‘ื™ืข ื”ืฉื‘ื— ืฉืœ ื—ืœืง ื‘ื›ื•ืจื” ื‘ืžืขื•ืช ืฉืื™ืŸ ืœื• ืœื™ื˜ื•ืœ ืคื™ ืฉื ื™ื ื‘ืžื” ืฉื”ืฉื‘ื™ื— ื–ื” ื•ืื ื”ืฉื‘ื™ื— ื‘ื™"ื‘ ื–ื•ื– ื›ืฉื ื˜ืœ ื–ื” ืคื™ ืฉื ื™ื ื‘ืงืจืงืข ื ื•ื˜ืœ ืžืŸ ื”ืฉื‘ื— ื—' ื–ื•ื–ื™ื ืฆืจื™ืš ืœื”ื—ื–ื™ืจ ืœื• ื‘' ื–ื•ื–ื™ื ื•ืžืขืœื” ืœื• ื‘ื“ืžื™ื ื•ืื™ืŸ ื ื•ืชืŸ ืœื• ืžืŸ ื”ืงืจืงืข ืืœื ืื ืจืฆื” ืžืกืœืงื• ื‘ื“ืžื™ื ื•ื ื•ืชืŸ ืœื• ืฉื ื™ ื–ื•ื–ื™ื ื•ืื™ืŸ ื™ื›ื•ืœ ืœื•ืžืจ ืœื• ื”ืคืฉื•ื˜ ืชืŸ ืœื™ ืงืจืงืข ื›ื–ื” ืฉื•ื” ื‘' ื–ื•ื–ื™ื:
Ils ont amรฉliorรฉ les biens avant le partage, et au moment du partage le premier-nรฉ prend une double part dans les fonds. Il doit rendre au fils simple le quart du chevah de la part d'aรฎnesse, en monnaie, car il n'a pas ร  prendre une double part dans ce que celui-ci a amรฉliorรฉ. Et si l'amรฉlioration est de douze zouz : quand celui-ci a pris une double part dans le fonds, il prend du chevah huit zouz ; il doit lui rendre deux zouz. Et il l'รฉlรจve en argent, et il ne lui donne pas du fonds. Seulement, s'il veut, il le dรฉpossรจde en argent et lui donne deux zouz, et le fils simple ne peut pas lui dire : donne-moi un fonds de cette sorte valant deux zouz.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ืฉืœืฉื” ืฉืžื™ืŸ ืœื”ืŸ ื”ืฉื‘ื— ืืข"ื’ ื“ืงืชื ื™ ื’' ืชื ื ื•ืฉื™ื™ืจ ื’ื–ืœืŸ ื•ืฉื™ื™ืจ ื ืžื™ ืืจื™ืก ืฉืื ื‘ื ืœืกืœืงื• ืžืืจื™ืกื•ืชื• ืžืกืœืงื• ืžืŸ ื”ืฉื‘ื— ื‘ื“ืžื™ื:
Trois, on leur estime le chevah. Bien qu'il enseigne trois, le tanna a omis le gazlan, et il a omis aussi l'aris (mรฉtayer) : s'il vient le retirer de son mรฉtayage, il le retire du chevah en argent.
๐Ÿ’ก Explication

Tranchรฉ par Chmouel, rapportรฉ par Rav Nahman. Dans trois cas on estime le chevah et on รฉlรจve en argent : on paie la part, on ne dรฉcoupe pas le bien. Premier cas : le bekhor envers le pachout.

Rachi : amรฉlioration avant le partage. Le premier-nรฉ prend une double part de terre. Il rend en monnaie le quart du chevah assis sur la part d'aรฎnesse. Sur douze zouz, la double part emporte huit ; il en rend deux. Le fils simple ne peut pas exiger un morceau de terre de deux zouz.

Tossefot : le compte de trois omet le gazlan, et aussi l'aris. Si on le retire de son mรฉtayage, on le retire du chevah en argent. Tana ve-chiyer : il enseigne et laisse de cรดtรฉ.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Chevah de 12 zouz, part d'aรฎnesse Rachi : le bekhor rend le quart du chevah de sa part, en monnaie. Double part de terre : 8 zouz de chevah Part simple : 4 Bekhor Porte 8. Rend 2 zouz. Le quart de 8. En argent. Pachout Reรงoit ces 2 zouz. Il ne peut exiger de la terre.
Douze zouz de chevah : le bekhor en porte huit avec la terre, il en rend deux en monnaie.
14
ื•ื‘ืขืœ ื—ื•ื‘ ืœืœื•ืงื—, ื•ื‘ืขืœ ื—ื•ื‘ ืœื™ืชื•ืžื™ื.

et le crรฉancier envers l'acheteur, et le crรฉancier envers les orphelins.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ื•ื‘ืขืœ ื—ื•ื‘ ืœืœื•ืงื— ื‘"ื— ื”ื˜ื•ืจืฃ ืœืงื•ื—ื•ืช ื‘ืฉื‘ื™ืœ ื—ื•ื‘ ืฉื™ืฉ ืœื• ืขืœ ื”ืžื•ื›ืจ ืื™ืŸ ืœื• ื›ื— ื‘ืžื” ืฉื”ืฉื‘ื™ื— ืœื™ืงื— ื•ืžืกืœืงื• ื‘"ื— ื‘ื“ืžื™ื ื•ื ื•ืชืŸ ืœื• ื“ืžื™ ืฉื‘ื—ื• ื•ืื™ืŸ ื ื•ืชืŸ ืœื• ืงืจืงืข ื‘ืฉื™ืขื•ืจ ืฉื‘ื—ื•:
Un baal hov (crรฉancier) qui saisit les acheteurs pour une dette qu'il a sur le vendeur n'a pas de pouvoir sur ce que l'acheteur a amรฉliorรฉ. Le baal hov le dรฉpossรจde en argent, il lui donne la valeur de son chevah, et il ne lui donne pas de fonds ร  la mesure de son chevah.
ื•ื‘"ื— ืœื™ืชื•ืžื™ื ื‘"ื— ืฉื™ื•ืจื“ ืœื ื›ืกื™ ื™ืชื•ืžื™ื ื‘ืฉื‘ื™ืœ ื—ื•ื‘ ืื‘ื™ื”ืŸ ืื™ืŸ ืœื• ื‘ืžื” ืฉื”ืฉื‘ื™ื—ื• ื ื›ืกื™ื ืœืื—ืจ ืžื™ืชืช ืื‘ื™ื”ืŸ ื›ืœื•ื ื•ืžืขืœื” ืœื”ืŸ ืœืฉื‘ื—ืŸ ื‘ื“ืžื™ื ื•ื ื•ืชืŸ ืžืขื•ืช ืื ื™ืจืฆื”:
Un baal hov qui descend sur les biens des orphelins pour la dette de leur pรจre n'a rien dans ce que les biens se sont amรฉliorรฉs aprรจs la mort de leur pรจre. Il leur รฉlรจve leur chevah en argent, et il donne des piรจces s'il le veut.
๐Ÿ’ก Explication

Deuxiรจme cas : le baal hov qui saisit chez l'acheteur. Il n'a rien dans le chevah fait par l'acheteur. Il le dรฉpossรจde en argent, valeur du chevah, sans lui laisser une bande de terre ร  cette mesure.

Troisiรจme cas : le crรฉancier qui descend sur les biens des orphelins pour la dette du pรจre. L'amรฉlioration faite aprรจs la mort ne lui appartient pas. Il lร  leur รฉlรจve en argent, s'il veut.

15
ืืžืจ ืœื™ื” ืจื‘ื™ื ื ืœืจื‘ ืืฉื™, ืžื™ ืืžืจ ืฉืžื•ืืœ: ื‘ืขืœ ื—ื•ื‘ ืœืœื•ืงื— ื™ื”ื™ื‘ ืœื™ื” ืฉื‘ื—? ื•ื”ืืžืจ ืฉืžื•ืืœ: ื‘ืขืœ ื—ื•ื‘ ื’ื•ื‘ื” ืืช ื”ืฉื‘ื—! ืืžืจ ืœื™ื”: ืœื ืงืฉื™ื, ื›ืืŸ ื‘ืฉื‘ื— ื”ืžื’ื™ืข ืœื›ืชืคื™ื, ื•ื›ืืŸ ื‘ืฉื‘ื— ืฉืื™ืŸ ืžื’ื™ืข ืœื›ืชืคื™ื.

Ravina dit ร  Rav Achi : Chmouel a-t-il dit que le crรฉancier donne le chevah ร  l'acheteur ? Or Chmouel a dit : le crรฉancier recouvre le chevah !

Il lui dit : cela ne fait pas difficultรฉ. Ici, pour un chevah qui arrive aux รฉpaules ; et ici, pour un chevah qui n'arrive pas aux รฉpaules.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ื’ื•ื‘ื” ืืช ื”ืฉื‘ื— ื•ืื™ื ื• ืžื—ื–ื™ืจ ืœืœื•ืงื— ื›ืœื•ื:
Et il ne rend rien ร  l'acheteur.
ื”ืžื’ื™ืข ืœื›ืชืคื™ื ื›ื’ื•ืŸ ืชื‘ื•ืื” ืฉื’ื“ืœื” ื›ืœ ืฆืจื›ื” ื ื•ืชื ื” ืœืœื•ืงื— ืื• ื“ืžื™ื”:
Par exemple une cรฉrรฉale qui a poussรฉ autant qu'il faut : il la donne ร  l'acheteur, ou sa valeur.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ืฉื‘ื— ื”ืžื’ื™ืข ืœื›ืชืคื™ื. ื›ืืŸ ืค"ื” ื›ื’ื•ืŸ ืชื‘ื•ืื” ืฉื’ื“ืœื” ื›ืœ ืฆืจื›ื” ื•ืฉืื™ืŸ ืžื’ื™ืข ืœื›ืชืคื™ื ืฉืฆืจื™ื›ื” ืœืงืจืงืข ื•ืงืฉื” ื“ืื ื›ืŸ ืœืคื™ืจื•ืฉื• ื’ื‘ื™ ื‘"ื— ืืคื™' ืžืชื‘ื•ืื” ืฉืื™ืŸ ืฆืจื™ื›ื” ืœืงืจืงืข ื›ื“ืืžืจ ื•ื”ื ืžืขืฉื™ื ื‘ื›ืœ ื™ื•ื ื•ืงืžื’ื‘ื™ ืฉืžื•ืืœ ืืคื™' ื‘ืฉื‘ื— ื”ืžื’ื™ืข ืœื›ืชืคื™ื ื•ื‘ืคืจืง ื ืขืจื” ืฉื ืชืคืชืชื” (ื›ืชื•ื‘ื•ืช ื“ืฃ ื :) ืžืฉืžืข ื“ืœื ื’ื‘ื™ ื‘"ื— ืืœื ืžืžื™ื“ื™ ื“ืฆืจื™ื›ื ืœืงืจืงืข ื’ื‘ื™ ื”ื ื“ืงืืžืจ ื–ื™ืœ ื”ื‘ ืœื™ื” ืžืชืžืจื™ ื“ืขืœ ื‘ื•ื“ื™ื ื“ืคืจื™ืš ืœื ื™ื”ื ืืœื ื‘"ื— ื•ื›ื”"ื’ ืžื™ ื”ื•ื™ ืฉืงื™ืœ ืืœื ื“ื—ื–ื• ืœื‘ื•ื“ื™ื ืงืืžื™ื ื ืกื•ืฃ ืกื•ืฃ ื›ืœ ื”ืขื•ืžื“ ืœื™ื’ื–ื– ื›ื’ื–ื•ื– ื“ืžื™ ื“ืฆืจื™ื›ื™ ืœื“ื™ืงืœื ืงืืžื™ื ื ื•ื™"ืœ ื“ืฉื‘ื— ื”ืžื’ื™ืข ืœื›ืชืคื™ื ืงื•ืจื ื“ื‘ืจ ืฉืกื•ืคื• ืœื™ืชืœืฉ ื•ืœื™ืฉื ื‘ื›ืชืคื™ื ืืคื™' ื›ื’ื•ืŸ ืคื’ื™ืŸ ืื• ื‘ื•ืกืจ ื“ืฆืจื™ื›ื™ ืœืืจืขื ื•ืจ"ืช ืžืคืจืฉ ื“ืฉื‘ื— ื”ืžื’ื™ืข ืœื›ืชืคื™ื ื›ื’ื•ืŸ ื“ื‘ืจ ื”ื‘ื ื‘ื˜ื•ืจื— ื•ื‘ื—ื–ืงืช ื”ื‘ืชื™ื (ื‘"ื‘ ื“ืฃ ืžื‘: ื•ืฉื ื“"ื” ืฉื‘ื—) ืžืคื•ืจืฉ:
Chevah qui arrive aux รฉpaules. Ici, selon le commentaire : par exemple une cรฉrรฉale qui a poussรฉ autant qu'il faut, et celui qui n'arrive pas aux รฉpaules est celui qui a encore besoin du fonds. Et c'est difficile : si oui, selon son explication, pour le baal hov, mรชme d'une cรฉrรฉale qui n'a pas besoin du fonds, comme il est dit : or il y a des faits tous les jours, et Chmouel fait recouvrer mรชme un chevah qui arrive aux รฉpaules. Et dans le chapitre Naara che-nitpateta (Ketoubot 50b) il ressort que le baal hov ne recouvre que de ce qui a besoin du fonds. ร€ propos de ce qu'il dit : va, donne-lui des dattes qui sont sur les nattes, oรน l'on objecte : que ce ne soit rien de plus qu'un baal hov, et un tel prend-il ? Plutรดt, je parle de celles qui conviennent aux nattes. En fin de compte, tout ce qui est destinรฉ ร  รชtre cueilli est comme cueilli. Je parle de celles qui ont besoin du palmier. On peut rรฉpondre : il appelle chevah qui arrive aux รฉpaules une chose dont la fin est d'รชtre dรฉtachรฉe et portรฉe sur les รฉpaules, mรชme comme des pagim (figues vertes) ou du bosser (raisin vert), qui ont besoin de la terre. Et Rabbeinou Tam expliquรฉ que le chevah qui arrive aux รฉpaules est par exemple une chose qui vient par la peine, et dans Hezkat ha-batim (Bava Batra 42b, et lร , dibour ha-matchil chevah) c'est expliquรฉ.
๐Ÿ’ก Explication

Ravina ร  Rav Achi. Chmouel dit ici que le crรฉancier donne le chevah ร  l'acheteur. Ailleurs, Chmouel dit que le crรฉancier recouvre le chevah. Rachi sur cette seconde parole : il ne rend rien ร  l'acheteur.

Rav Achi dรฉpartage. Chevah ha-magia la-ktefayim, qui arrive aux รฉpaules : Rachi, cรฉrรฉale venue ร  maturitรฉ, on la donne ร  l'acheteur, ou l'on en donne la valeur. Chevah che-ein magia la-ktefayim : le crรฉancier le recouvre.

Tossefot tient l'explication de Rachi pour difficile en face des faits de tous les jours, au segment suivant, et de Ketoubot 50b, oรน le crรฉancier ne prend que ce qui a encore besoin du fonds. Rรฉponse proposรฉe : arrivรฉ aux รฉpaules dรฉsigne ce dont la fin est d'รชtre dรฉtachรฉ et portรฉ, mรชme des pagim ou du bosser, encore attachรฉs ร  la terre. Rabbeinou Tam : ce chevah est ce qui vient par la peine. Le dรฉtail est en Bava Batra 42b.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Deux paroles de Chmouel sur le chevah Il donne le chevah Baal hov envers l'acheteur, parmi les trois cas. Chevah arrivรฉ aux รฉpaules Rachi : cรฉrรฉale mรปrie, ou sa valeur. Il recouvre le chevah Autre enseignรฉment de Chmouel. Chevah qui n'y arrive pas Rachi : il ne rend rien ร  l'acheteur.
Donner le chevah : il arrive aux รฉpaules. Le recouvrer : il n'y arrive pas.
16
ืืžืจ ืœื™ื”: ื•ื”ื ืžืขืฉื™ื ื‘ื›ืœ ื™ื•ื, ื•ืงื ืžื’ื‘ื™ ืฉืžื•ืืœ ืืคื™ืœื• ืฉื‘ื— ื”ืžื’ื™ืข ืœื›ืชืคื™ื! ืืžืจ ืœื™ื”: ืœื ืงืฉื™ื;

Il lui dit : or il y a des faits tous les jours, et Chmouel fait recouvrer mรชme un chevah qui arrive aux รฉpaules ! Il lui dit : cela ne fait pas difficultรฉ.

๐Ÿ’ก Explication

Ravina reprend. Dans les dรฉcisions de tous les jours, Chmouel faisait recouvrer mรชme le chevah arrivรฉ aux รฉpaules. Rav Achi : cela ne fait pas difficultรฉ. Le second dรฉpartage continue en 96a.

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Texte hรฉbreu et aramรฉen vocalisรฉ : รฉdition numรฉrique William Davidson du Talmud Koren Noรฉ, via Sefaria (licence CC BY-NC). Traduction franรงaise, notes et schรฉmas : Chiourim BA (licence CC BY 4.0).