Bava Kamma 96b - Chinoui rรฉversible, et l'esclave comme un fonds

Bava_Kamma 96b

Sougya : La page achรจve la tiyomet. L'รดter rend le loulav passoul parce qu'il est incomplet ; une version enseigne que la fendre revient au mรชme, et le gazlan acquiert.

Rav Pappa sรฉpare le chinoui qui revient ร  la forme premiรจre, terre et brique, lingot et piรจces, piรจces noircies, du chinoui qui amรจne des panim hadashot. Un fait : des bล“ufs ravis servent au labour puis sont rendus.

Rav Nahman fait payer la moitiรฉ du chevah, ร  titre d'amende contre un gazlan de longue date. La michna distingue ce qui se voit, bรชte vieillie, piรจce fendue, fruits pourris, vin aigri, de ce qui ne change que le statut : piรจce dรฉmonรฉtisรฉe, terouma impure, hamets aprรจs Pessa'h, bรชte รฉcartรฉe de l'autel.

Rabbi Meir dit, pour les esclaves : voici le tien devant toi. Rav suit cet avis.

La Guemara montre qu'il s'appuie sur deux baraitot, dont celle de la vache รฉchangรฉe et de la servante vendue, oรน les Sages refusent le serment sur les esclaves comme sur les fonds.

La tiyomet fendue fait-elle acquรฉrir le loulav ? Suite de Rav Pappa. Deux versions. Vert : on conclut. Rouge : on refuse l'infรฉrence. Premiรจre version Tiyomet รดtรฉe : le loulav est passoul. On voudrait le mรชme din pour la fente. Passoul, donc chinoui : il acquerrait. Rejet ร”tรฉe est ร  part : le loulav est chaser. La feuille fendue est encore en place. Ichka de-amrei Rabbi Matoun, au nom de Rabbi Yehochoua ben Levi : Fendue = comme รดtรฉe = passoul. Chema mina Le gazlan a acquis le loulav. Le chinoui est reconnu. Enlever la tiyomet laisse un manque. Fendre laisse la feuille. Seule la seconde version รฉgalise les deux et fait acquรฉrir.
Tiyomet รดtรฉe et tiyomet fendue. Premiรจre version : on ne conclut pas. Seconde : passoul, le gazlan acquiert.
Rav Pappa : le chinoui revient-il en arriรจre ? Rouge : il rend l'objet. Vert : panim hadashot, il acquiert. Cas Pourquoi Issue Terre faite brique Il la refait terre N'acquiert pas Brique faite terre Autre brique : panim hadashot Acquiert Lingot fait piรจces Il les refond en lingot N'acquiert pas Piรจces faites lingot Autres piรจces : panim hadashot Acquiert Lingot fait coupe Tossefot : rang d'ustensile Acquiert Piรจces noires blanchies Elles redeviendront vieilles N'acquiert pas Piรจces neuves noircies La noirceur reste connue Acquiert Chinoui ha-hozer li-vriato : pas d'acquisition. Entitรฉ nouvelle : acquisition.
Chinoui qui revient en arriรจre : il rend. Panim hadashot : il acquiert. La coupe, selon Tossefot, acquiert.
Michna : payer la valeur, ou rendre l'objet Le changement se voit sur la chose, ou seul son statut a changรฉ. Paie comme au moment du vol Bรชte vieillie, ou maigrie sans retour Esclaves vieillis (tanna kamma) Piรจce fendue Fruits pourris, vin aigri Agneau devenu bรฉlier, veau devenu taureau : il a acquis Chinoui visible. L'objet est ร  lui. Il paie la valeur d'alors Voici le tien devant toi Rabbi Meir : esclaves vieillis L'esclave est comme un fonds Piรจce dรฉmonรฉtisรฉe Terouma devenue impure Hamets aprรจs Pessa'h Bรชte : faute, dรฉfaut cachรฉ, ou destinรฉe ร  la lapidation Rien ne se voit sur l'objet. Il rend la chose telle quelle Rav suit Rabbi Meir de notre michna : pour l'esclave, voici le tien devant toi. Dans sa version, ce sont les Rabbanim. Deux baraitot le soutiennent.
Michna : changement visible, il paie la valeur du vol. Changement de statut, il dit : voici le tien devant toi.
1
ืžืื™, ืœืื• ื”ื•ื ื”ื“ื™ืŸ ืœื ื—ืœืงื”? ืœื; ื ื™ื˜ืœื” ืฉืื ื™, ื“ื”ื ื—ืกืจ ืœื”.

Quoi, la mรชme rรจgle ne vaut-elle pas pour celle qui s'est fendue ? Non.

Celle qui a รฉtรฉ รดtรฉe est ร  part, car il y a un manque.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืžืื™ ืœืื• ื”"ื” ืœื ื—ืœืงื” ื•ื›ื™ื•ืŸ ื“ืœืขื ื™ืŸ ืคืกื•ืœ ืžืคืกืœื ืœืขื ื™ืŸ ืžืงื ื” ื ืžื™ ืฉื™ื ื•ื™ ื”ื•ื ื•ืงื ื™:
Et puisque, pour l'invaliditรฉ, elle est passoul, pour l'acquisition aussi c'est un changement, et il acquiert.
๐Ÿ’ก Explication

Suite de la question de Rav Pappa sur la tiyomet fendue. On tire de la tiyomet รดtรฉe, qui rend le loulav passoul, que la fente serait le mรชme chinoui et ferait acquรฉrir le gazlan. La Guemara refuse : le cas nitla est ร  part, le loulav est chaser, incomplet. La feuille fendue est encore lร .

2
ืื™ื›ื ื“ืืžืจื™: ืชื ืฉืžืข, ื“ืืžืจ ืจื‘ื™ ืžืชื•ืŸ ืืžืจ ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ืฉืข ื‘ืŸ ืœื•ื™: ื ื—ืœืงื” ื”ืชื™ื•ืžืช โ€“ ื ืขืฉื” ื›ืžื™ ืฉื ื˜ืœื”, ื•ืคืกื•ืœ! ืฉืžืข ืžื™ื ื”.

Il y en ร  qui disent : viens entendre, car Rabbi Matoun a dit au nom de Rabbi Yehochoua ben Levi : la tiyomet s'est fendue, elle est devenue comme celle qui a รฉtรฉ รดtรฉe, et c'est passoul. Apprends-en.

๐Ÿ’ก Explication

Seconde version. La mรชme autoritรฉ dit que la tiyomet fendue est comme la tiyomet รดtรฉe, et le loulav est passoul. Chema mina : ce chinoui fait acquรฉrir le loulav ravi.

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ืืžืจ ืจื‘ ืคืคื: ื”ืื™ ืžืืŸ ื“ื’ื–ืœ ืขืคืจื ืžื—ื‘ืจื™ื”, ื•ืขื‘ื“ื™ื” ืœื‘ื™ื ืชื โ€“ ืœื ืงื ื™. ืžืื™ ื˜ืขืžื? ื“ื”ื“ืจ ืžืฉื•ื™ ืœื™ื” ืขืคืจื. ืœื‘ื™ื ืชื ื•ืขื‘ื“ื™ื” ืขืคืจื โ€“ ืงื ื™. ืžืื™ ืืžืจืช โ€“ ื“ืœืžื ื”ื“ืจ ื•ืขื‘ื™ื“ ืœื™ื” ืœื‘ื™ื ืชื? ื”ืื™ ืœื‘ื™ื ืชื ืื—ืจื™ืชื™ ื”ื•ื, ื•ืคื ื™ื ื—ื“ืฉื•ืช ื‘ืื• ืœื›ืืŸ.

Rav Pappa a dit : celui qui ravit de la terre ร  son prochain et en fait une brique n'acquiert pas. Quelle en est la raison ?

Il la refait terre. Une brique, et il en fait de la terre : il acquiert.

Que dis-tu : peut-รชtre la refera-t-il brique ? Cette brique-ci est une autre brique, et de nouveaux visages sont arrivรฉs ici.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืคื ื™ื ื—ื“ืฉื•ืช ื‘ืื• ืœื›ืืŸ ืœื ื–ื• ื”ื™ื ืœื‘ื™ื ื” ื”ืจืืฉื•ื ื” ืืœื ื–ื• ืœื‘ื™ื ื” ืื—ืจืช ืฉื”ื•ืฆืจืš ืชื™ืงื•ืŸ ื•ื’ื™ื‘ื•ืœ ื‘ืคื ื™ ืขืฆืžื” ื•ืžืฉื•ื ื” ื”ื™ื ืžื”ืจืืฉื•ื ื™ื ื“ืื™ ืืคืฉืจ ืœืฆืžืฆื ืื• ื’ื“ื•ืœื” ืื• ืงื˜ื ื”:
Celle-ci est une autre brique, distincte de la premiรจre. Elle a demandรฉ un faรงonnage et un pรฉtrissage ร  part. Elle diffรจre des premiรจres : on ne peut pas ajuster exactement, elle sera plus grande ou plus petite.
๐Ÿ’ก Explication

Rav Pappa. Terre faite brique : on peut รฉcraser et retrouver la terre, chinoui ha-hozer li-vriato, changement qui revient ร  sa forme. Il n'acquiert pas. Brique faite terre : une brique refaite serait une autre brique, panim hadashot. Rachi : le pรฉtrissage nouveau ne retombe pas sur la mรชme taille.

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ื•ืืžืจ ืจื‘ ืคืคื: ื”ืื™ ืžืืŸ ื“ื’ื–ืœ ื ืกื›ื ืžื—ื‘ืจื™ื”, (ื•ืขื‘ื™ื“) [ื•ืขื‘ื“ื™ื”] ื–ื•ื–ื™ โ€“ ืœื ืงื ื™. ืžืื™ ื˜ืขืžื? ื”ื“ืจ ืขื‘ื™ื“ ืœื”ื• ื ืกื›ื. ื–ื•ื–ื™ ื•ืขื‘ื“ื™ื ื”ื• ื ืกื›ื โ€“ ืงื ื™. ืžืื™ ืืžืจืช โ€“ ื”ื“ืจ ืขื‘ื™ื“ ืœื”ื• ื–ื•ื–ื™? ืคื ื™ื ื—ื“ืฉื•ืช ื‘ืื• ืœื›ืืŸ.

Et Rav Pappa a dit : celui qui ravit un lingot (neskha) ร  son prochain et en fait des piรจces n'acquiert pas. Quelle en est la raison ?

Il les refait lingot. Des piรจces, et il en fait un lingot : il acquiert.

Que dis-tu : il les refait piรจces ? De nouveaux visages sont arrivรฉs ici.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ื ืกื›ื ืคืœื˜ื ืฉืœ ื›ืกืฃ:
Une plaque d'argent.
ื”ื“ืจ ืขื‘ื™ื“ ืœื”ื• ื ืกื›ื ืื ื™ืจืฆื” ื•ืฉื™ื ื•ื™ ื”ื—ื•ื–ืจ ืœื‘ืจื™ื™ืชื• ื”ื•ื ื•ื”ื›ื ืœื™ื›ื ืœืžื™ืžืจ ืคื ื™ื ื—ื“ืฉื•ืช ื“ืื™ืŸ ืื“ื ืžืงืคื™ื“ ืขืœ ืจื‘ื•ืขื” ื•ืชืงื•ื ื” ืืœื ืฉืชื”ื ื—ืชื™ื›ื” ื‘ืขืœืžื:
S'il le veut. C'est un changement qui revient ร  sa forme premiรจre. Ici, pas de panim hadashot : on ne tient pas ร  ce qu'elle soit carrรฉe et remise en forme, pourvu que ce soit un simple morceau.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ื•ืขื‘ื“ื™ื” ื–ื•ื–ื™ ืœื ืงื ื™ ื“ื•ืงื ืขื‘ื“ื™ื” ื–ื•ื–ื™ ืื‘ืœ ืขืฉื” ืžืŸ ื”ื ืกื›ื ื›ืœื™ ื›ื’ื•ืŸ ื›ื•ืก ืฉืœ ื›ืกืฃ ืงื ื™ ืืข"ื’ ื“ื”ื“ืจ ืขื‘ื™ื“ ืœื™ื” ื ืกื›ื ื“ืœื ื’ืจืข ืžื ืกืจื™ื ื•ืขืฉืืŸ ื›ืœื™ื ืื‘ืœ ื–ื•ื–ื™ ื•ืœื‘ื™ื ื” ืื™ืŸ ืชื•ืจืช ื—ืฉื™ื‘ื•ืช ืขืœื™ื”ืŸ ื›"ื›:
Seulement s'il en a fait des piรจces. S'il a fait du lingot un ustensile, par exemple une coupe d'argent, il acquiert, mรชme s'il peut le refaire lingot. Cet ustensile a au moins le rang de planches dont on a fait des ustensiles. Les piรจces et la brique n'ont pas un tel statut d'importance (chashivut).
๐Ÿ’ก Explication

Mรชme rรจgle sur l'argent. Neskha fait piรจces : on refond, le lingot revient, il n'acquiert pas. Piรจces faites lingot : les piรจces refrappรฉes seraient d'autres piรจces. Rachi : un morceau d'argent suffit, on ne tient pas ร  la forme carrรฉe, donc refondre n'est pas un visage nouveau.

Tossefot rรฉserve aux piรจces le cas oรน il n'acquiert pas. Une coupe tirรฉe du lingot acquiert, au mรชme titre que des planches faites ustensiles. Piรจces et brique n'ont pas cette chashivut.

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ืฉื—ื™ืžื™ ื•ืขื‘ื“ื™ื ื”ื• ื—ื“ืชื™ โ€“ ืœื ืงื ื™. ื—ื“ืชื™ ื•ืขื‘ื“ื™ื ื”ื• ืฉื—ื™ืžื™ โ€“ ืงื ื™. ืžืื™ ืืžืจืช โ€“ ื”ื“ืจ ืขื‘ื™ื“ ืœื”ื• ื—ื“ืชื™? ืžื™ื“ืข ื™ื“ื™ืข ืฉื™ื—ืžื™ื™ื”ื•.

Des noircies, et il les a faites neuves : il n'acquiert pas. Des neuves, et il les a faites noires : il acquiert.

Que dis-tu : il les refait neuves ? Leur noirceur est connue.

๐Ÿ“œ Rachi (3)
ืฉื—ื™ืžื™ ืฉื—ื•ืจื™ืŸ ื›ืขื™ืŸ ื™ืฉื ื™ื:
Noires, ร  la maniรจre de vieilles.
ื•ืขื‘ื“ื™ื” ื—ื“ืชื™ ืฉืœื™ื‘ื ื”:
Il les a blanchies.
ืœื ืงื ื™ ืฉืกื•ืคืŸ ืœื—ื–ื•ืจ ืœื™ื•ืฉื ืŸ:
Car leur fin est de revenir ร  leur รฉtat ancien.
๐Ÿ’ก Explication

Suite, sur les mรชmes piรจces. Chehimei : noircies, usรฉes. Les blanchir ne fait pas acquรฉrir : elles redeviendront vieilles. Noircir des piรจces neuves fait acquรฉrir : la noirceur reste reconnaissable, mรชme si on les polit ensuite.

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ื–ื” ื”ื›ืœืœ: ื›ืœ ื”ื’ื–ืœื ื™ืŸ ืžืฉืœืžื™ืŸ ื›ืฉืขืช ื”ื’ื–ืœื”. ืดื–ื” ื”ื›ืœืœืด ืœืืชื•ื™ื™ ืžืื™? ืœืืชื•ื™ื™ ื”ื ื“ืืžืจ ืจื‘ื™ ืืœืขื: ื’ื ื‘ ื˜ืœื” ื•ื ืขืฉื” ืื™ืœ, ืขื’ืœ ื•ื ืขืฉื” ืฉื•ืจ โ€“ ื ืขืฉื” ืฉื™ื ื•ื™ ื‘ื™ื“ื•, ื•ืงื ืื•. ื˜ื‘ื— ื•ืžื›ืจ โ€“ ืฉืœื• ื”ื•ื ื˜ื•ื‘ื—, ืฉืœื• ื”ื•ื ืžื•ื›ืจ.

Voici la rรจgle : tous les gazlanim paient selon le moment de la gezeila. "Voici la rรจgle", pour inclure quoi ?

Pour inclure ce qu'a dit Rabbi Ela : il a volรฉ un agneau et il est devenu bรฉlier, un veau et il est devenu taureau, un changement s'est fait dans sa main, et il l'a acquis. Il abat et il vend : c'est le sien qu'il abat, c'est le sien qu'il vend.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื ืขืฉื” ืฉื™ื ื•ื™ ื‘ื™ื“ื• ื•ืงื ืื• ืœื›ืš ื“ืื ื˜ื‘ื— ื•ืžื›ืจ ืฉืœื• ื”ื•ื ื˜ื•ื‘ื— ื•ืฉืœื• ื”ื•ื ืžื•ื›ืจ ื•ืื™ืŸ ืžืฉืœื ืืœื ื›ืคืœ:
C'est pourquoi, s'il abat et vend, c'est le sien qu'il abat et c'est le sien qu'il vend, et il ne paie que le double (kefel).
๐Ÿ’ก Explication

Retour ร  la michna. Le kelal ajoute le cas de Rabbi Ela : l'agneau devenu bรฉlier, le veau devenu taureau, est un chinoui dans la main du ganav. Il a acquis l'animal. L'abattre ou le vendre, c'est abattre et vendre le sien. Rachi : il reste le kefel du vol, sans le paiement de quatre ou de cinq.

7
ื”ื”ื•ื ื’ื‘ืจื ื“ื’ื–ืœ ืคื“ื ื ื“ืชื•ืจื™ ืžื—ื‘ืจื™ื”, ืื–ืœ ื›ืจื‘ ื‘ื”ื• ื›ืจื‘ื, ื–ืจืข ื‘ื”ื• ื–ืจืขื. ืœืกื•ืฃ ืื”ื“ืจื™ื ื”ื• ืœืžืจื™ื”. ืืชื ืœืงืžื™ื” ื“ืจื‘ ื ื—ืžืŸ, ืืžืจ ืœื”ื•: ื–ื™ืœื• ืฉื•ืžื• ืฉื‘ื—ื ื“ืืฉื‘ื—.

Un homme a ravi une paire de bล“ufs ร  son prochain. Il est allรฉ, il a labourรฉ avec eux un labour, il a semรฉ avec eux une semence.

ร€ la fin, il les a rendus ร  leur maรฎtre. Il est venu devant Rav Nahman.

Il leur a dit : allez estimer le chevah dont il a fait profiter.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ืคื“ื ื ืชืจื’ื•ื ืฉืœ ืฆืžื“ ื‘ืงืจ ื•ืคื“ืŸ ืืจื ืขืœ ืฉื ืฉืฉื ื™ ืืจืžื™ื ื”ื™ื• ืืจื ื ื”ืจื™ื™ื ื•ืืจื ืฆื•ื‘ื”:
Targoum de paire de bล“ufs. Et Paddan Aram, parce qu'il y avait deux Aram : Aram Naharayim et Aram Tsova.
ื›ืจื‘ื ื—ืจื™ืฉื”:
Un labour.
๐Ÿ’ก Explication

Fait. Padna : une paire de bล“ufs, le mot du targoum pour tsemed. Le gazlan labourรฉ et semรฉ, puis rend les bล“ufs. Rav Nahman fait estimer le chevah du champ, pour le faire payer.

8
ืืžืจ ืœื™ื” ืจื‘ื: ืชื•ืจื™ ืืฉื‘ื—, ืืจืขื ืœื ืืฉื‘ื—?! ืืžืจ: ืžื™ ืงืืžื™ื ื ื ืฉื™ื™ืžื• ื›ื•ืœื™ื”? ืคืœื’ื ืงืืžื™ื ื! ืืžืจ ืœื™ื”: ืกื•ืฃ ืกื•ืฃ, ื’ื–ื™ืœื” ื”ื•ื โ€“ ื•ืงื ื”ื“ืจื” ื‘ืขื™ื ื, ื“ืชื ืŸ: ื›ืœ ื”ื’ื–ืœื ื™ืŸ ืžืฉืœืžื™ืŸ ื›ืฉืขืช ื”ื’ื–ืœื”!

Rava lui a dit : les bล“ufs ont fait profiter, la terre n'a pas fait profiter ? Il a dit : ai-je dit qu'ils estiment le tout ?

J'ai dit la moitiรฉ. Il lui a dit : au bout du compte, c'est une gezeila, et elle revient en l'รฉtat, car nous avons appris : tous les gazlanim paient selon le moment de la gezeila.

๐Ÿ’ก Explication

Rava. Le chevah ne vient pas des bล“ufs seuls : la terre y a part. Rav Nahman rรฉpond qu'il ne visait que la moitiรฉ. Rava reprend la michna : les bล“ufs sont rendus be-eineih, tels qu'au vol. Le gazlan paie selon ce moment-lร , sans supplรฉment de chevah.

9
ืืžืจ ืœื™ื”: ืœื ืืžื™ื ื ืœืš, ื›ื™ ื™ืชื™ื‘ื ื ื‘ื“ื™ื ื ืœื ืชื™ืžื ืœื™ ืžื™ื“ื™, ื“ืืžืจ ื”ื•ื ื ื—ื‘ืจื™ืŸ ืขืœืื™: ืดืื ื ื•ืฉื‘ื•ืจ ืžืœื›ื โ€“ ืื—ื™ ื‘ื“ื™ื ืืด? ื”ืื™ ืื™ื ืฉ ื’ื–ืœื ื ืขืชื™ืงื ื”ื•ื, ื•ื‘ืขื™ื ื ื“ืื™ืงื ืกื™ื”.

Il lui a dit : ne t'ai-je pas dit : quand je siรจge en jugement, ne me dis rien, car Houna notre collรจgue a dit de moi : moi et le roi Chabour, nous sommes frรจres en jugement ? Cet homme est un gazlan de longue date, et je veux lui infliger une amende.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื“ืืžืจ ื”ื•ื ื ื—ื‘ืจื™ืŸ ืขืœืื™ ื“ืื ื ื•ืฉื‘ื•ืจ ืžืœื›ื ืฉืžื•ืืœ ืื—ื™ ื‘ื“ื™ื ื:
Chmouel, frรจres en jugement.
๐Ÿ’ก Explication

Rav Nahman ferme la discussion au moment oรน il juge. Houna l'a mis au rang du roi Chabour. Rachi : Chabour dรฉsigne ici Chmouel, frรจre en din d'argent. Le paiement du chevah est un kenas : l'homme est un gazlan ancien, et Rav Nahman veut le sanctionner au-delร  du din de la michna.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Les bล“ufs rendus, et l'amende de Rav Nahman Les bล“ufs Labour, semence, puis rendus tels quels. Rav Nahman Estime le chevah. La moitiรฉ seulement. Rava Gezeila rendue en l'รฉtat. Michna. Kenas Gazlan de longue date. Amende, hors din strict. La terre a aussi produit le chevah : d'oรน la moitiรฉ, puis le retrait de Rava. Rav Nahman : au din, on ne l'interrompt pas. Roi Chabour = Chmouel (Rachi).
Bล“ufs rendus, moitiรฉ du chevah, objection de Rava, puis kenas.
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ืžืชื ื™ืณ ื’ื–ืœ ื‘ื”ืžื” ื•ื”ื–ืงื™ื ื”, ืขื‘ื“ื™ื ื•ื”ื–ืงื™ื ื• โ€“ ืžืฉืœื ื›ืฉืขืช ื”ื’ื–ืœื”. ืจื‘ื™ ืžืื™ืจ ืื•ืžืจ: ื‘ืขื‘ื“ื™ื โ€“ ืื•ืžืจ ืœื•: ืดื”ืจื™ ืฉืœืš ืœืคื ื™ืšืด.

Michna. Il a ravi une bรชte et elle a vieilli, des esclaves et ils ont vieilli : il paie selon le moment de la gezeila.

Rabbi Meir dit : pour les esclaves, il lui dit : voici le tien devant toi.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืžืชื ื™' ื‘ืขื‘ื“ื™ื ืื•ืžืจ ืœื• ื”ืจื™ ืฉืœืš ืœืคื ื™ืš ื“ื›ืงืจืงืข ื“ืžื™ ื•ื‘ืจืฉื•ืชื™ื” ื“ืžืจื™ื” ืงื™ื™ืžื™:
Car il est assimilรฉ ร  un fonds, et il se tient dans le domaine de son maรฎtre.
๐Ÿ’ก Explication

Michna. Vieillissement de la bรชte ou des esclaves : le tanna anonyme fait payer la valeur du moment du vol. Rabbi Meir, pour les esclaves seuls : harei chelkha lefanekha, voici le tien devant toi. Rachi : l'esclave est comme un karka, il reste dans le domaine de son maรฎtre. Le gazlan ne l'a pas acquis.

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ื’ื–ืœ ืžื˜ื‘ืข ื•ื ืกื“ืง; ืคื™ืจื•ืช ื•ื”ืจืงื™ื‘ื•; ื™ื™ืŸ ื•ื”ื—ืžื™ืฅ โ€“ ืžืฉืœื ื›ืฉืขืช ื”ื’ื–ืœื”.

Il a ravi une piรจce et elle s'est fendue, des fruits et ils ont pourri, du vin et il a aigri : il paie selon le moment de la gezeila.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื’ื–ืœ ืžื˜ื‘ืข ื•ื ืกื“ืง ืฉื™ื ื•ื™ ื”ื ื™ื›ืจ ื”ื•ื:
C'est un changement visible.
๐Ÿ’ก Explication

Trois changements qui se voient. Rachi sur la piรจce fendue : chinoui ha-nikar. Le gazlan a acquis, il paie la valeur d'alors.

12
ืžื˜ื‘ืข ื•ื ืคืกืœ; ืชืจื•ืžื” ื•ื ื˜ืžืืช; ื—ืžืฅ ื•ืขื‘ืจ ืขืœื™ื• ื”ืคืกื—; ื‘ื”ืžื” ื•ื ืชืขื‘ื“ื” ื‘ื” ืขื‘ื™ืจื”, ืื• ืฉื ืคืกืœื” ืžืขืœ ื’ื‘ื™ ื”ืžื–ื‘ื—, ืื• ืฉื”ื™ืชื” ื™ื•ืฆืื” ืœื™ืกืงืœ โ€“ ืื•ืžืจ ืœื•: ืดื”ืจื™ ืฉืœืš ืœืคื ื™ืšืด.

Une piรจce et elle a รฉtรฉ dรฉmonรฉtisรฉe ; de la terouma et elle est devenue impure ; du hamets et Pessa'h est passรฉ sur lui ; une bรชte et l'on y a commis une faute, ou elle a รฉtรฉ dรฉclarรฉe impropre ร  l'autel, ou elle sortait pour รชtre lapidรฉe : il lui dit : voici le tien devant toi.

๐Ÿ“œ Rachi (3)
ื•ื ืขื‘ื“ื” ื‘ื” ืขื‘ื™ืจื” ื ืจื‘ืขืช ืื• ื ืขื‘ื“ื” ืคืกื•ืœื” ืœืงืจื‘ืŸ ื›ื“ืชื ื™ื ื‘ืฉื•ืจ ืฉื ื’ื— ืืจื‘ืขื” ื•ื—ืžืฉื” (ืœืขื™ืœ ื‘ื‘ื ืงืžื ื“ืฃ ืž:):
Elle a รฉtรฉ saillie, ou elle a servi ร  un culte รฉtranger. Elle est passoul pour un korban, comme on l'enseigne dans le chapitre Chour che-naga arbaa va-hamicha (plus haut, Bava Kamma 40b).
ืฉื ืคืกืœื” ืžืขืœ ื’ื‘ื™ ื”ืžื–ื‘ื— ื‘ืžื•ื ืฉืื™ืŸ ื ื™ื›ืจ ื›ื“ื•ืงื™ืŸ ืฉื‘ืขื™ืŸ:
Par un dรฉfaut qui ne se voit pas, comme une taie sur l'ล“il.
ืคื˜ื•ืจื™ืŸ ื“ื›ืœ ื‘ื”ืžื•ืช ืœืื• ืœืžื–ื‘ื— ืงื™ื™ืžื™:
Car toutes les bรชtes ne sont pas destinรฉes ร  l'autel.
๐Ÿ’ก Explication

Ici le statut change, l'objet non. Piรจce nifsal par le pouvoir, terouma devenue teme'a, hamets aprรจs Pessa'h, bรชte รฉcartรฉe de l'autel ou menรฉe ร  la lapidation. Le gazlan dit : voici le tien devant toi.

Rachi. La faute sur la bรชte : nirba'at, ou culte รฉtranger. Le dรฉfaut d'autel vise un moum cachรฉ, les dokim che-ba-ayin. L'exemption tient ร  ceci : les bรชtes, dans leur ensemble, ne sont pas destinรฉes ร  l'autel. Perdre l'aptitude au korban ne fait pas payer la valeur d'une bรชte de sacrifice.

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ื’ืžืณ ืืžืจ ืจื‘ ืคืคื: ืœื ืดื”ื–ืงื™ื ื”ืด โ€“ ื”ื–ืงื™ื ื” ืžืžืฉ, ืืœื ืืคื™ืœื• ื›ื—ืฉื”. ื•ื”ื ืื ืŸ ืดื”ื–ืงื™ื ื”ืด ืชื ืŸ! ื›ื—ืฉื” ื›ื’ื•ืŸ ื”ื–ืงื™ื ื”, ื“ืœื ื”ื“ืจ[ื] ื‘ืจื™ื.

Guemara. Rav Pappa a dit : "elle a vieilli" ne s'entend pas d'un vieillissement effectif : mรชme si elle a maigri.

Mais nous, nous avons appris "elle a vieilli" ! Un amaigrissement comme le vieillissement, qui ne revient pas ร  l'รฉtat sain.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื’ืž' ืืœื ืืคื™ืœื• ื›ื—ืฉื” ื“ืœื ื”ื•ื™ ืฉื™ื ื•ื™ ื›ื•ืœื™ ื”ืื™ ื“ืœื ืื™ืฉืชื ื™ ื›ื•ืœื™ ื’ื•ืคื”:
L'amaigrissement reste un changement limitรฉ : tout le corps n'a pas changรฉ.
๐Ÿ’ก Explication

Rav Pappa รฉtend la michna. Le mot de la michna couvre aussi kahasha, l'amaigrissement, dรจs que la bรชte ne revient pas saine. La question lit le mot au sens strict. La rรฉponse : un amaigrissement du genre du vieillissement, irrรฉversible. Rachi note que tout le corps n'a pas changรฉ : le chinoui est moindre, et la michna l'inclut pourtant.

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ืืžืจ ืœื™ื” ืžืจ ืงืฉื™ืฉื ื‘ืจื™ื” ื“ืจื‘ ื—ืกื“ื ืœืจื‘ ืืฉื™, ื”ื›ื™ ืงืืžืจื™ ืžืฉืžื™ื” ื“ืจื‘ื™ ื™ื•ื—ื ืŸ: ืืคื™ืœื• ื’ื ื‘ ื˜ืœื” ื•ื ืขืฉื” ืื™ืœ, ืขื’ืœ ื•ื ืขืฉื” ืฉื•ืจ โ€“ ื ืขืฉื” ืฉื™ื ื•ื™ ื‘ื™ื“ื•, ื•ืงื ืื•. ื˜ื‘ื— ื•ืžื›ืจ โ€“ ืฉืœื• ื”ื•ื ื˜ื•ื‘ื—, ืฉืœื• ื”ื•ื ืžื•ื›ืจ. ืืžืจ ืœื™ื”, ืœืื• ืืžื™ื ื ืœืš: ืœื ืชื—ืœื™ืฃ ื’ื‘ืจื™? ื”ื”ื•ื ืžืฉืžื™ื” ื“ืจื‘ื™ ืืœืขื ืื™ืชืžืจ.

Mar Kachicha, fils de Rav Hisda, a dit ร  Rav Ashi : voici ce que l'on dit au nom de Rabbi Yo'hanan : mรชme s'il a volรฉ un agneau et qu'il est devenu bรฉlier, un veau et qu'il est devenu taureau, un changement s'est fait dans sa main, et il l'a acquis. Il abat et il vend : c'est le sien qu'il abat, c'est le sien qu'il vend.

Il lui a dit : ne t'ai-je pas dit : n'รฉchange pas les hommes ? Cela a รฉtรฉ dit au nom de Rabbi Ela.

๐Ÿ’ก Explication

Mar Kachicha rapporte la halakha de l'agneau devenu bรฉlier au nom de Rabbi Yo'hanan. Rav Ashi le reprend : lo tahalif gavrei, on ne permute pas les noms des maรฎtres. La parole est celle de Rabbi Ela, dรฉjร  citรฉe sur le kelal.

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ืจื‘ื™ ืžืื™ืจ ืื•ืžืจ, ื‘ืขื‘ื“ื™ื ืื•ืžืจ ืœื•: ืดื”ืจื™ ืฉืœืš ืœืคื ื™ืšืด. ืืžืจ ืจื‘ ื—ื ื™ื ื ื‘ืจ ืื‘ื“ื™ืžื™ ืืžืจ ืจื‘: ื”ืœื›ื” ื›ืจื‘ื™ ืžืื™ืจ. ื•ืจื‘ ืฉื‘ื™ืง ืจื‘ื ืŸ ื•ืขื‘ื™ื“ ื›ืจื‘ื™ ืžืื™ืจ? ืืžืจื™: ืžืฉื•ื ื“ื‘ืจื™ื™ืชื ืื™ืคื›ื ืชื ื™ื. ื•ืจื‘ ืฉื‘ื™ืง ืžืชื ื™ืชื™ืŸ ื•ืขื‘ื™ื“ ื›ื‘ืจื™ื™ืชื? ืจื‘ โ€“ ืžืชื ื™ืชื™ืŸ ื ืžื™ ืื™ืคื›ื ืชื ื™.

Rabbi Meir dit : pour les esclaves, il lui dit : voici le tien devant toi. Rav Hanina bar Avdimi a dit au nom de Rav : la halakha suit Rabbi Meir.

Et Rav laisserait les Rabbanim pour agir comme Rabbi Meir ? On dit : parce qu'une baraita est enseignรฉe ร  l'inverse.

Et Rav laisserait la michna pour agir comme une baraita ? Rav enseigne aussi la michna ร  l'inverse.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืื™ืคื›ื ืชื ื™ื ืจื‘ื™ ืžืื™ืจ ืื•ืžืจ ื›ืฉืขืช ื”ื’ื–ืœื” ื•ื—ื›ืžื™ื ืื•ืžืจื™ื ื‘ืขื‘ื“ื™ื ืื•ืžืจ ืœื• ื”ืจื™ ืฉืœืš ืœืคื ื™ืš ื•ืงืืžืจ ืจื‘ ื”ืœื›ื” ื›ืจ' ืžืื™ืจ ื“ืžืชื ื™ืชื™ืŸ ื“ื”ื™ื™ื ื• ืจื‘ื ืŸ ื“ื‘ืจื™ื™ืชื:
Rabbi Meir dit : selon le moment de la gezeila. Et les Sages disent : pour les esclaves, il lui dit : voici le tien devant toi. Et Rav dit : la halakha suit Rabbi Meir de la michna, c'est-ร -dire les Rabbanim de la baraita.
๐Ÿ’ก Explication

Rav Hanina bar Avdimi au nom de Rav : la halakha suit Rabbi Meir, donc pour l'esclave on dit voici le tien devant toi. Difficultรฉ : Rav suivrait un seul contre les Rabbanim. Rรฉponse : une baraita renverse les noms. Dans cette baraita, "voici le tien" est l'avis des Sages. Rav suit donc bien le nombre.

Nouvelle difficultรฉ : il laisserait une michna pour une baraita. Rรฉponse : Rav lit aussi la michna ร  l'envers. Rachi aligne les deux : Rabbi Meir de notre texte est les Rabbanim de la baraita.

16
ื•ืžืื™ ื˜ืขืžื™ื” ื“ืจื‘ ื“ืืคื™ืš ืžืชื ื™ืชื™ืŸ ืžืงืžื™ ื“ื‘ืจื™ื™ืชื? ืื“ืจื‘ื”, ื ื™ืคื•ืš ืœื‘ืจื™ื™ืชื ืžืงืžื™ ืžืชื ื™ืชื™ืŸ! ืืžืจื™: ืจื‘ ื ืžื™ ืžืชื ื™ืชื™ืŸ ืื™ืคื›ื ืืชื ื•ื™ื”.

Et quelle est la raison de Rav, qui inverse la michna devant la baraita ? Au contraire, inversons la baraita devant la michna.

On dit : ร  Rav aussi, on a enseignรฉ la michna ร  l'inverse.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืื™ืคื›ื ืืชื ื™ื™ื” ืจื‘ื•ืชื™ื•:
Ses maรฎtres.
๐Ÿ’ก Explication

Pourquoi corriger la michna d'aprรจs la baraita, plutรดt que l'inverse ? Rรฉponse : Rav n'a pas choisi de renverser. Ses maรฎtres lui ont transmis la michna dรฉjร  inversรฉe. C'est le sens de atnuya : on la lui a enseignรฉe.

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ื•ืื™ ื‘ืขื™ืช ืื™ืžื: ื›ื™ ืœื ืืคื™ืš โ€“ ื—ื“ื ืžืงืžื™ ื—ื“ื; ื—ื“ื ืžืงืžื™ ืชืจืชื™ โ€“ ืืคื™ืš.

Et si tu veux, dis : lร  oรน il n'inverse pas, c'est une devant une ; une devant deux, il inverse.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ื•ืื‘"ื ื›ื™ ืœื ืžืคื›ื™ื ื ืžืชื ื™' ืžืงืžื™ ื‘ืจื™ื™ืชื:
La michna devant la baraita.
ื—ื“ื ืžืงืžื™ ื—ื“ื ืื‘ืœ ื—ื“ื ืžืฉื ื” ืžืงืžื™ ืชืจืชื™ ื‘ืจื™ื™ืชื ืžืคื™ืš ื•ื”ื›ื ืชืจืชื™ ืื™ื›ื ื—ื“ื ื”ื ื“ืืžืจืŸ ืœืขื™ืœ ื‘ืจื™ื™ืชื ืื™ืคื›ื ืชื ื™ื ื•ืื™ื“ืš ื”ื ื“ืชื ื™ื ื›ื•':
Mais une michna devant deux baraitot, il inverse. Et ici il y en a deux. L'une, celle dont nous avons dit plus haut : la baraita est enseignรฉe ร  l'inverse. Et l'autre, celle qui est enseignรฉe ensuite.
๐Ÿ’ก Explication

Autre lecture : Rav inverse bien, selon une rรจgle. Une michna face ร  une baraita : il ne renverse pas. Une michna face ร  deux baraitot : il renverse. Ici, deux textes vont contre notre girsa. Le second vient aussitรดt : l'รฉchange de la vache et la vente de la servante.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Quand Rav inverse une michna Une michna, une baraita Il n'inverse pas la michna. On garderait le texte de la michna. Une michna, deux baraitot Il inverse la michna. Ici, Rav a deux appuis. Baraita 1 Les noms sont ร  l'envers de notre michna. Baraita 2 Vache et servante. Les Sages : pas de serment.
Une baraita ne fait pas plier la michna. Deux baraitot la font inverser.
18
ื“ืชื ื™ื: ื”ืžื—ืœื™ืฃ ืคืจื” ื‘ื—ืžื•ืจ, ื•ื™ืœื“ื”; ื•ื›ืŸ ื”ืžื•ื›ืจ ืฉืคื—ืชื•, ื•ื™ืœื“ื”; ื–ื” ืื•ืžืจ ืดื‘ืจืฉื•ืชื™ ื™ืœื“ื”ืด, ื•ื”ืœื” ืฉื•ืชืง โ€“ ื–ื›ื” ื‘ื”. ื–ื” ืื•ืžืจ ืดืื™ื ื™ ื™ื•ื“ืขืด, ื•ื–ื” ืื•ืžืจ ืดืื™ื ื™ ื™ื•ื“ืขืด โ€“ ื™ื—ืœื•ืงื•.

Car on enseigne : celui qui รฉchange une vache contre un รขne, et elle a mis bas ; et de mรชme celui qui vend sa servante, et elle a mis bas. Celui-ci dit : elle a mis bas dans mon domaine, et l'autre se tait : il l'a acquise.

Celui-ci dit : je ne sais pas, et celui-lร  dit : je ne sais pas : ils partagent.

๐Ÿ“œ Rachi (3)
ื”ืžื—ืœื™ืฃ ื›ื•' ืœื”ื›ื™ ื ืงื˜ ืžื—ืœื™ืฃ ื’ื‘ื™ ื‘ื”ืžื” ื•ืœื ืชื ื ืžื•ื›ืจ ื›ื“ื ืงื˜ ื‘ืฉืคื—ื” ื“ื‘ื”ืžื” ืื™ื ื” ื ืงื ื™ืช ื‘ื›ืกืฃ ืขื“ ืฉื™ืžืฉื•ืš ื•ื›ื™ ืžืฉืš ื“ื‘ืจ ื”ื ืจืื” ืœืขื™ื ื™ื ื”ื•ื ืื ื™ืœื“ื” ืื ืœืื• ื•ืื™ืŸ ื›ืืŸ ืกืคืง ืื‘ืœ ื‘ื—ืœื™ืคื™ืŸ ืžืชื•ืงืžื ื›ื’ื•ืŸ ืฉืœื ืžืฉืš ื‘ืขืœ ื”ื—ืžื•ืจ ืืช ื”ืคืจื” ืืœื ื‘ืขืœ ื”ืคืจื” ืžืฉืš ืืช ื”ื—ืžื•ืจ ื•ื ืงื ื™ืช ื”ืคืจื” ืืœ ื‘ืขืœ ื”ื—ืžื•ืจ ื‘ืžืฉื™ื›ืช ื”ื—ืžื•ืจ ื‘ื›ืœ ืžืงื•ื ืฉื”ื™ื ื›ื“ืชื ืŸ ืงื“ื•ืฉื™ืŸ (ื“' ื›ื—.) ื›ืœ ื”ื ืขืฉื” ื“ืžื™ื ื‘ืื—ืจ ื›ื™ื•ืŸ ืฉื–ื›ื” ื–ื” ื ืชื—ื™ื™ื‘ ื–ื” ื‘ื—ืœื™ืคื™ืŸ ื•ืœื ื™ื“ืขื™ื ืŸ ื”ืฉืชื ืื™ ื›ื‘ืจ ื™ืœื“ื” ืคืจื” ื‘ืฉืขืช ืžืฉื™ื›ืช ื”ื—ืžื•ืจ ื•ื‘ืจืฉื•ืช ืžื•ื›ืจ ื™ืœื“ื” ืื• ืœืื—ืจ ืžืฉื™ื›ืช ื”ื—ืžื•ืจ ื•ื‘ืจืฉื•ืช ืœื•ืงื— [ื™ืœื“ื”]:
C'est pour cela qu'il dit รฉchange pour la bรชte, et qu'il n'enseigne pas vend, comme il le fait pour la servante. Une bรชte ne s'acquiert pas par l'argent tant qu'on ne l'a pas tirรฉe. Une fois tirรฉe, on voit de ses yeux si elle a mis bas ou non, et il n'y a pas de doute. Pour l'รฉchange, le cas s'รฉtablit ainsi : le maรฎtre de l'รขne n'a pas tirรฉ la vache ; c'est le maรฎtre de la vache qui a tirรฉ l'รขne. La vache est acquise au maรฎtre de l'รขne par la mechikha de l'รขne, en quelque lieu qu'elle se trouve. Comme on l'enseigne en Kiddouchin (28a) : tout ce qui est fait prix d'une autre chose, dรจs que celui-ci a acquis, celui-lร  est engagรฉ par l'รฉchange. On ne sait donc pas si la vache avait dรฉjร  mis bas au moment de la mechikha de l'รขne, et le vรชlage est dans le domaine du vendeur, ou si c'est aprรจs la mechikha de l'รขne, et le vรชlage est dans le domaine de l'acheteur.
ื•ื›ืŸ ื”ืžื•ื›ืจ ืฉืคื—ืชื• ืขื‘ื“ ื›ื ืขื ื™ ื ืงื ื” ื‘ื›ืกืฃ ื•ืืข"ื’ ืฉืื™ืŸ ืœืคื ื™ื ื• ื‘ืฉืขืช ืžืชืŸ ืžืขื•ืช:
Un esclave cananรฉen s'acquiert par l'argent, mรชme s'il n'est pas devant nous au moment oรน l'on donne les piรจces.
ื•ื”ืœื” ืฉื•ืชืง ื‘ืจื™ ื•ืฉืžื ื‘ืจื™ ืขื“ื™ืฃ:
Un certain et un doute : le certain l'emporte.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (2)
ื”ืžื—ืœื™ืฃ ืคืจื” ื‘ื—ืžื•ืจ ืื•ืจื—ื ื“ืžื™ืœืชื ื ืงื˜ ืฉื“ืจืš ืœื”ื—ืœื™ืฃ ืคืจื” ื‘ื—ืžื•ืจ ื•ืœืžื›ื•ืจ ืฉืคื—ื” ื‘ื“ืžื™ื ืื‘ืœ ืื™ืŸ ืœืคืจืฉ ื“ืœื ืžืฆื™ ืœืžื™ื ืงื˜ ื”ืžื•ื›ืจ ืคืจื” ื•ื™ืœื“ื” ืœืคื™ ืฉืื™ืŸ ืคืจื” ื ืงื ื™ืช ื‘ื›ืกืฃ ืืœื ื‘ืžืฉื™ื›ื” ื•ื‘ืฉืขืช ืžืฉื™ื›ื” ืจื•ืื” ืื ื™ืœื“ื” ืื ืœืื• ืื‘ืœ ืฉืคื—ื” ื ืงื ื™ืช ื‘ื›ืกืฃ ื“ืขื‘ื“ื™ื ื”ื•ืงืฉื• ืœืงืจืงืขื•ืช ื“ื”ื ืจื‘ื™ ืžืื™ืจ ืงืชื ื™ ืœื” ื•ืจื‘ื™ ืžืื™ืจ ืœื ืžืงื™ืฉ ื“ื”ื ืงืืžืจ ื“ื ืฉื‘ืขื™ื ืขืœ ื”ืขื‘ื“ื™ื ื•ืขืœ ื”ืงืจืงืขื•ืช ืื™ืช ืœื™ื” ื“ืื™ืŸ ื ืฉื‘ืขื™ืŸ ื›ื“ืžื•ื›ื— ื‘ืฉื‘ื•ืขื•ืช (ื“ืฃ ืžื’. ื•ืฉื) ื’ื‘ื™ ื™ืฉ ื“ื‘ืจื™ื ืฉื”ืŸ ื›ืงืจืงืข ื•ืื™ื ืŸ ื›ืงืจืงืข ื•ื›ื™ื•ืŸ ื“ืœื ืžืงื™ืฉ ืœืขื ื™ืŸ ืฉื‘ื•ืขื” ื”"ื” ืœืขื ื™ืŸ ืงื ื™ืŸ ื“ื”ื ืžื™ื™ืชื™ ืจืื™ื” ื”ื›ื ืžืฉื‘ื•ืขื” ืื’ื–ืœ ื•ืžื™ื”ื• ืงืฆืช ื™ืฉ ืœื—ืœืง ื“ืœืขื ื™ืŸ ื’ื–ืœ ื•ืฉื‘ื•ืขื” ื ืจืื” ืœื’ืžืจื ืœื”ืฉื•ื•ืช ื“ืชืจื•ื™ื™ื”ื• ื ืคืงื™ ืขืœ ื™ื“ื™ ื›ืœืœ ื•ืคืจื˜ ื’ื–ืœ ืœืงืžืŸ ื‘ืค' ื‘ืชืจื (ื“ืฃ ืงื™ื–:) ื•ืฉื‘ื•ืขื•ืช ื‘ืคืจืง [ืฉื‘ื•ืขืช ื”ื“ื™ื™ื ื™ื] (ืฉื‘ื•ืขื•ืช ื“ืฃ ืžื‘:):
Il a pris le cours ordinaire des choses : on a coutume d'รฉchanger une vache contre un รขne, et de vendre une servante contre de l'argent. Il ne faut pas expliquer qu'il n'aurait pas pu dire celui qui vend une vache et elle a mis bas, parce qu'une vache ne s'acquiert pas par l'argent mais par la mechikha, et qu'au moment de la mechikha on voit si elle a mis bas ou non, tandis qu'une servante s'acquiert par l'argent, les esclaves รฉtant assimilรฉs aux fonds. Car c'est Rabbi Meir qui enseigne cela, et Rabbi Meir n'assimile pas : il dit que l'on jure sur les esclaves, et sur les fonds il tient que l'on ne jure pas, comme il ressort en Chevouot (43a, et lร ) ร  propos de : il y a des choses qui sont comme un fonds et qui ne sont pas comme un fonds. Et puisqu'il n'assimile pas pour le serment, il en va de mรชme pour le kinyan, car ici l'on apporte une preuve du serment vers la gezeila. On peut toutefois distinguer un peu : pour la gezeila et pour le serment, la Guemara paraรฎt les รฉgaler, car l'un et l'autre sortent par klal ou-frat, un gรฉnรฉral et un particulier. La gezeila, plus loin dans le dernier chapitre (117b). Les serments, dans le chapitre Chevouat ha-dayanim (Chevouot 42b).
ื•ื”ืœื” ืฉื•ืชืง ื–ื›ื” ื‘ื” ืœืž"ื“ ื“ื‘ืจื™ ื•ืฉืžื ื‘ืจื™ ืขื“ื™ืฃ ื ื™ื—ื ื•ืœืžืืŸ ื“ืืžืจ ืœื ื‘ืจื™ ืขื“ื™ืฃ ืื•ืจ"ื™ ืฉื”ื•ื ืžืคืจืฉ ื“ืฉืชื™ืงื” ื›ื”ื•ื“ืื” ื“ืžื™ื ื•ืœื ื›ืื•ืžืจ ืื™ื ื™ ื™ื•ื“ืข:
Selon celui qui dit que, entre un certain et un doute, le certain l'emporte, cela va. Selon celui qui dit que le certain n'emporte pas, le Ri explique que le silence รฉquivaut ร  un aveu. Il se distingue de celui qui dit : je ne sais pas.
๐Ÿ’ก Explication

Seconde baraita. On รฉchange une vache contre un รขne, elle vรชle. On vend une servante, elle enfante. Si l'un dit bi-reshuti yalda et l'autre se tait, celui qui parle acquiert le petit. Si les deux disent eini yodea, ils partagent.

Rachi explique le mot รฉchange. La bรชte s'acquiert par mechikha : au moment oรน on la tire, le vรชlage se voit. Dans les halifin, tirer l'รขne acquiert la vache lร  oรน elle est (Kiddouchin 28a). Le doute porte sur l'heure du vรชlage. La servante, esclave cananรฉenne, s'acquiert par l'argent mรชme absente. Le silence face ร  un bari : le certain l'emporte sur le chema.

Tossefot refuse d'appuyer cette formulation sur l'assimilation esclave-fonds : la baraita est de Rabbi Meir, qui fait jurer sur les esclaves et non sur les fonds (Chevouot 43a). Il prend le tour ordinaire du marchรฉ. Le Ri, pour l'avis oรน le bari n'emporte pas : le silence vaut hoda'a, aveu, et non un "je ne sais pas".

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ื–ื” ืื•ืžืจ ืดื‘ืจืฉื•ืชื™ืด ื•ื–ื” ืื•ืžืจ ืดื‘ืจืฉื•ืชื™ืด โ€“ ื™ืฉื‘ืข ื”ืžื•ื›ืจ ืฉื‘ืจืฉื•ืชื• ื™ืœื“ื”, ืœืคื™ ืฉื›ืœ ื”ื ืฉื‘ืขื™ืŸ ืฉื‘ืชื•ืจื” โ€“ ื ืฉื‘ืขื™ืŸ ื•ืœื ืžืฉืœืžื™ืŸ; ื“ื‘ืจื™ ืจื‘ื™ ืžืื™ืจ.

Celui-ci dit : dans mon domaine, et celui-lร  dit : dans mon domaine. Le vendeur jure qu'elle a mis bas dans son domaine, parce que tous ceux qui jurent dans la Tora jurent et ne paient pas.

Paroles de Rabbi Meir.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ื™ืฉื‘ืข ื”ืžื•ื›ืจ ื“ืื™ื›ื ื”ื•ื“ืื” ื‘ืžืงืฆืช ื•ืื™ื›ื ืฉื‘ื•ืขื” ื“ืื•ืจื™ื™ืช' ื“ืงื˜ืข ืœื™ื“ื™ื” ื“ืื ืงืชื‘ืข ืœื™ื” ื”ืื™ ืœื•ืงื— ืฉืคื—ื” ืฉืœื™ืžื” ื™ืฉ ืœื™ ื‘ื™ื“ืš ืขื ื•ืœื“ื” ื•ื–ื” ืื•ืžืจ ืื™ืŸ ืฉืคื—ื” ืฉืœื™ืžื” ื™ืฉ ืœืš ื‘ื™ื“ื™ ืื‘ืœ ืœื ื•ืœื“ื” ื“ืžื•ื“ื” ืœื™ื” ื‘ืžืงืฆืช ื•ืžืฉื•ื ื”ื™ืœืš ืœื ืžืคื˜ืจ ื“ื”ื ืงื˜ืข ื™ื“ื” ื•ืœืื• ื”ื™ืœืš ื”ื•ื ื•ื”ื›ื™ ืžื•ืงื™ ืœื” ื‘ื”ืฉื•ืืœ:
Il y a un aveu partiel, et il y a un serment de la Tora, dans le cas oรน il lui a coupรฉ la main. Si cet acheteur le rรฉclame : une servante entiรจre est ร  moi entre tes mains, avec son enfant, et celui-ci dit : non, une servante entiรจre est ร  toi entre mes mains, mais pas son enfant, il lui avoue une partie. ร€ cause de heilekh il n'est pas quitte, car il lui a coupรฉ la main, et cela n'est pas un heilekh. Et c'est ainsi qu'on รฉtablit le cas dans Ha-choel.
ื ืฉื‘ืขื™ืŸ ื•ืœื ืžืฉืœืžื™ืŸ ืžื™ ืฉืชื•ื‘ืขื™ื ืื•ืชื• ื™ืฉื‘ืข ื•ื™ืคื˜ืจ ื“ื›ืชื™ื‘ (ืฉืžื•ืช ื›ื‘) ื•ืœืงื— ื‘ืขืœื™ื• ื•ืœื ื™ืฉืœื ืžื™ ืฉืขืœื™ื• ืœืฉืœื ื”ื•ื ื ืฉื‘ืข ื•ืœื ื ืฉื‘ืข ื”ืชื•ื‘ืข ื•ื™ื˜ื•ืœ:
Celui que l'on rรฉclame jure et il est quitte. Car il est รฉcrit (Chemot 22) : son maรฎtre prendra, et il ne paiera pas. Celui ร  qui il incombe de payer, c'est lui qui jure. Le demandeur ne jure pas pour prendre.
๐Ÿ’ก Explication

Les deux affirment. Rabbi Meir : le vendeur jure, et il garde le petit. Rรจgle : nishba'in ve-lo meshalmin, ceux que la Tora fait jurer jurent et ne paient pas.

Rachi construit un serment de la Tora par hoda'a be-miktsat. L'acheteur rรฉclame la servante et l'enfant. Le vendeur reconnaรฎt la servante, pas l'enfant. Dire heilekh, la voici, ne le dispense pas : c'est le modรจle de celui qui a coupรฉ la main, รฉtabli dans Ha-choel. Le verset de Chemot 22, ve-lakach be'alav ve-lo yeshalem, met le serment sur celui qui aurait ร  payer.

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ื•ื—ื›ืžื™ื ืื•ืžืจื™ื: ืื™ืŸ ื ืฉื‘ืขื™ืŸ ืœื ืขืœ ื”ืขื‘ื“ื™ื ื•ืœื ืขืœ ื”ืงืจืงืขื•ืช.

Et les Sages disent : on ne jure ni sur les esclaves ni sur les fonds.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ืื™ืŸ ื ืฉื‘ืขื™ืŸ ื•ื‘ืจืฉื•ืช ืžื•ื›ืจ ืชืขืžื•ื“ ืขื“ ืฉื™ื‘ื™ื ืœื•ืงื— ืจืื™ื” ืืœืžื ืœืจื‘ื ืŸ ืขื‘ื“ื ื›ืžืงืจืงืขื™ ื“ืžื™:
Et elle restera dans le domaine du vendeur jusqu'ร  ce que l'acheteur apporte une preuve. On en apprend que, pour les Rabbanim, l'esclave est assimilรฉ aux biens-fonds.
ืื™ืŸ ื ืฉื‘ืขื™ืŸ ืขืœ ื”ืงืจืงืขื•ืช ื‘ืคืจืง ื”ื–ื”ื‘ (ื‘"ืž ื“ืฃ ื ื•.):
Dans le chapitre Ha-zahav (Bava Metzia 56a).
๐Ÿ’ก Explication

Les Hakhamim : pas de serment sur l'esclave, pas de serment sur le karka. Rachi : le petit reste chez le vendeur, le muchzak, tant que l'acheteur n'a pas de preuve. L'esclave est donc ke-mekarke'ei. C'est la seconde baraita : dans la michna, "voici le tien devant toi" revient aux Rabbanim, comme pour un fonds. La source du serment sur les fonds est Bava Metzia 56a.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Qui a le petit ? Vache รฉchangรฉe, servante vendue L'un affirme, l'autre se tait Bari face au silence. Celui qui parle acquiert. Ri : le silence vaut aveu Les deux : je ne sais pas Aucun bari. Ils partagent. Les deux affirment Rabbi Meir : le vendeur jure. Serment de la Tora, il ne paie pas. Aveu partiel. Heilekh ne quitte pas. Les Sages Pas de serment sur l'esclave, ni sur le fonds. Le petit reste au vendeur.
Quatre issues : bari, partage, serment du vendeur, refus des Sages.
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ื”ืื™ ืดื”ืœื›ื” ื›ืจื‘ื™ ืžืื™ืจืด?! ืดื”ืœื›ื” ื›ืจื‘ื ืŸืด ืžื™ื‘ืขื™ ืœื™ื”! ื”ื›ื™ ืงืืžืจ: ืœืžืื™ ื“ืืคื›ื™ืชื• ื•ืชื ื™ืชื•, ื”ืœื›ื” ื›ืจื‘ื™ ืžืื™ืจ.

Ce "la halakha suit Rabbi Meir" ? C'est "la halakha suit les Rabbanim" qu'il fallait.

Voici ce qu'il dit : selon ce que vous inversez et que vous enseignez, la halakha suit Rabbi Meir.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืื™ ื”ื›ื™ ื“ืžืชื ื™ืชื™ืŸ ื ืžื™ ื‘ืขื™ื ืŸ ืœืžื™ืชื ื ืื™ืคื›ื ื”ืœื›ื” ื›ืจื‘ื ืŸ ืžื‘ืขื™ ืœื™ื”:
Puisque la michna aussi, il nous faut l'enseigner ร  l'inverse, c'est "la halakha suit les Rabbanim" qu'il lui fallait.
๐Ÿ’ก Explication

Si la bonne girsa met "voici le tien devant toi" au compte des Rabbanim, Rav aurait dรป dire : la halakha suit les Rabbanim. Rรฉponse : il parle ร  ceux qui enseignent la michna inversรฉe, la nรดtre. Dans cette bouche-lร , la halakha suit Rabbi Meir. Le din visรฉ est le mรชme : pour l'esclave vieilli, le gazlan rend l'esclave.

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Texte hรฉbreu et aramรฉen vocalisรฉ : รฉdition numรฉrique William Davidson du Talmud Koren Noรฉ, via Sefaria (licence CC BY-NC). Traduction franรงaise, notes et schรฉmas : Chiourim BA (licence CC BY 4.0).