Bava Kamma 98a - Grama : piรจce, effigie, oreille et shetar

Bava_Kamma 98a

Sougya : La page achรจve le prรชt consenti sur une monnaie que le pouvoir a alourdie. Une baisse des fruits venue du marchรฉ ne donne pas de dรฉduction au dรฉbiteur.

Le mรฉtal en plus, dans le neskha, reste un ribbit : Rav Pappa et Rav Houna, sur les piรจces d'Agardemis, comptent jusqu'ร  dix anciennes pour huit neuves. Rabba enchaรฎne ensuite des cas de grama be-nezikin, oรน il est patour : piรจce jetรฉe dans la Grande Mer, effigie effacรฉe au marteau, oreille de vache entaillรฉe, shetar brรปlรฉ.

Rava objecte par le maasser cheni, par l'esclave frappรฉ ร  l'ล“il ou ร  l'oreille, et par la melakha faite sur l'eau et la vache de la hatat. Rami bar Hama ouvre, sur le shetar, la question du cas.

Prรชt sur la monnaie que le pouvoir a alourdie Suite de Rav Ashi (97b). Vert : on dรฉduit. Rouge : on ne dรฉduit pas. Baisse par le tiv'a Les fruits baissent parce que la piรจce pรจse davantage. On dรฉduit au dรฉbiteur Baisse par le tar'a Pluies, rรฉcoltes abondantes, les fruits baissent au marchรฉ. On ne dรฉduit pas Objection : le nesekha Fondue, la piรจce neuve donne plus de mรฉtal que l'ancienne. Ce surplus est un ribbit. Rav Pappa et Rav Houna, piรจces d'Agardemis Jusqu'ร  dix anciennes pour huit neuves. Rachi : il donne 8 Compte de haut en bas Rabbeinou Hananel : il donne 10 Compte de bas en haut
Baisse par le poids de la piรจce : on dรฉduit. Baisse par le marchรฉ : on ne dรฉduit pas. Le surplus de mรฉtal se rรจgle ร  dix pour huit.
Rabba : quatre cas de grama be-nezikin Rouge : patour. Vert : hayav. Le motif commun est le grama, dommage causรฉ sans acte direct. Cas Pourquoi Issue Piรจce jetรฉe, eau claire Jetรฉe sans prise en main Elle est devant toi, prends-la Patour Eau trouble, au jet Ou prise en main puis jetรฉe Perdue par la main Vol : il doit la hashavah Hayav Effigie au marteau Aplatie, mรฉtal intact Il n'a rien enlevรฉ Patour Limรฉe ร  la lime La matiรจre manque Hisaron rรฉel Hayav Oreille de la vache entaillรฉe ร‰cartรฉe de l'autel La vache reste utilisable Un bล“uf ordinaire n'est pas pour l'autel Patour Shetar brรปlรฉ Reconnaissance de dette J'ai brรปlรฉ un papier Patour Rava objecte trois fois : maasser cheni, esclave frappรฉ, melakha sur la hatat. Rami bar Hama ouvre le cas du shetar. La suite est sur 98b.
Quatre patour de Rabba, et les cas oรน le dommage devient un acte : eau trouble, prise en main, lime.
Hezek visible et lois du Ciel Eau et vache de la hatat. Din adam et din shamayim. Melakha Eau de hatat, vache rousse. Le dommage ne se voit pas. Patour : din adam Hayav : din shamayim Infรฉrence de Rava Le patour vise le dommage cachรฉ. Entailler l'oreille se voit. Donc hayav selon le din adam Rรฉponse Mรชme l'entaille est patour. Bล“uf ordinaire : pas pour l'autel. Le hiddoush din shamayim, mรชme cachรฉ Frapper l'oreille : goutte de sang Sur l'oreille : une tipa de sang tombe. Haboura. Esclave affranchi. Pรจre : mise ร  mort. En face de l'oreille : grama. L'esclave ne sort pas.
Melakha sur la hatat : patour devant les hommes, hayav devant le Ciel. L'entaille visible reste patour selon Rabba.
1
ื•ืื™ ืžื—ืžืช ืชืจืขื ื–ื™ืœ โ€“ ืœื ืžื ื›ื™ื ืŸ ืœื™ื”.

Et si c'est ร  cause du marchรฉ que cela a baissรฉ, on ne lui dรฉduit pas.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืžื—ืžืช ืชืจืขื ืฉื‘ืื• ื’ืฉืžื™ื ื•ื ืžืฆืื• ืจื•ื‘ ืชื‘ื•ืื•ืช ื‘ืขื•ืœื ื•ื”ื•ื–ืœื• ื”ืคื™ืจื•ืช:
Des pluies sont venues, la plupart des rรฉcoltes se sont trouvรฉes dans le monde, et les fruits ont baissรฉ de prix.
๐Ÿ’ก Explication

Suite immรฉdiate de Rav Ashi, en bas de 97b. On a prรชtรฉ sur la monnaie, et le pouvoir a ajoutรฉ au poids de la piรจce. Si les fruits ont baissรฉ ร  cause du tiv'a, le poids de la monnaie, on dรฉduit au dรฉbiteur. Si la baissรฉ vient du tar'a, le cours du marchรฉ, on ne dรฉduit pas.

Rachi glose le marchรฉ : des pluies ont amenรฉ l'abondance des rรฉcoltes, et les fruits ont baissรฉ. La cause est hors de la piรจce.

2
ื•ื”ื ืงื ืฉื‘ื— ืœืขื ื™ืŸ ื ืกื›ื! ืืœื ื›ื™ ื”ื ื“ืจื‘ ืคืคื ื•ืจื‘ ื”ื•ื ื ื‘ืจื™ื” ื“ืจื‘ ื™ื”ื•ืฉืข ืขื‘ื“ื™ ืขื•ื‘ื“ื ื‘ื–ื•ื–ื™ ื“ืื’ืจื“ืžื™ืก ื˜ื™ื™ืขื, ืขื“ ืขืฉืจื” ื‘ืชืžื ื™ื.

Mais elle a pris de la valeur quant au lingot (neskha) ! Plutรดt comme le fait de Rav Pappa et de Rav Houna, fils de Rav Yehochoua : ils ont agi avec les piรจces d'Agardemis le Tayea (marchand arabe), jusqu'ร  dix pour huit.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ืœืขื ื™ืŸ ื ืกื›ื ืื ื‘ื ืœื”ืชื™ื›ืŸ ื•ืœืขืฉื•ืช ืžื”ืŸ ื’ืจื•ื˜ืื•ืช ื™ืฉ ื™ื•ืชืจ ืžืŸ ื”ืจืืฉื•ื ื™ื ื•ื”ื•ื™ ืจื‘ื™ืช:
S'il vient ร  les fondre et ร  en faire des dรฉbris de mรฉtal, il y en a plus que dans les premiรจres, et c'est un intรฉrรชt (ribbit).
ืขื‘ื“ื• ืขื•ื‘ื“ื ื‘ืื“ื ืฉื”ืœื•ื” ืืช ื—ื‘ื™ืจื• ืขืœ ื”ืžื˜ื‘ืข ื•ื”ื•ืกื™ืคื• ืขืœื™ื• ื•ื”ืœื›ื• ืืฆืœ ืื’ืจื“ื™ืžื•ืก ืกื•ื—ืจ ื™ืฉืžืขืืœ ื•ื”ื™ื” ืœื• ืžืŸ ื”ืจืืฉื•ื ื” ื•ืžืŸ ื”ืฉื ื™ื” ื•ืžืฆืื• ื‘ื—' ืฉืœ ืžื˜ื‘ืข ืฉื ื™ื” ื™' ืžืŸ ื”ืจืืฉื•ื ื” ื•ื ืชืŸ ืœื• ืฉืžื ื”:
Pour un homme qui a prรชtรฉ ร  son prochain sur la monnaie, et qu'on y a ajoutรฉ. Ils sont allรฉs chez Agardimos, marchand ismaรฉlien. Il avait de la premiรจre monnaie et de la seconde. Ils ont trouvรฉ, dans huit de la seconde, dix de la premiรจre, et il lui a donnรฉ huit.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ืขื“ ื™' ื‘ืชืžื ื™ื ืคื™' ื‘ืงื•ื ื˜ืจืก ื•ื ื•ืชืŸ ืœื• ืฉืžื•ื ื” ื•ืœืคื™ืจื•ืฉื• ื—ืฉื™ื‘ ืžืžืขืœื” ืœืžื˜ื” ื›ืœื•ืžืจ ื™"ื‘ ืื• ื™"ื ื‘ืชืžื ื™ื ืขื“ ื™' ื‘ืชืžื ื™ื ื™ื”ื™ื‘ ืœื™ื” ืชืžื ื™ื ืื‘ืœ ื”ื ืชืฉืขื” ืžืŸ ื”ืจืืฉื•ื ื™ื ื‘ืชืžื ื™ื ื‘ืฉื ื™ื™ื ื™ื”ื™ื‘ ืœื™ื” ื˜' ืžืŸ ื”ืฉื ื™ื™ื ืชื—ืช ื˜' ืฉืœ ืจืืฉื•ื ื™ื ืื• ื™' ื‘ื™' ื•ืจ"ื— ืคื™' ืขื“ ื™' ื‘ืชืžื ื™ื ื•ื™ื”ื™ื‘ ืœื™ื” ื™' ื•ืœืคื™ืจื•ืฉื• ื”ื•ื™ ืžืœืžื˜ื” ืœืžืขืœื”:
Rachi explique : et il lui donne huit. Selon cette explication, on compte de haut en bas, c'est-ร -dire douze ou onze pour huit, jusqu'ร  dix pour huit : il lui donne huit. Mais pour neuf des premiรจres contre huit des secondes, il lui donne neuf des secondes ร  la place de neuf des premiรจres, ou dix pour dix. Rabbeinou Hananel explique : jusqu'ร  dix pour huit, et il lui donne dix. Selon son explication, le compte va de bas en haut.
๐Ÿ’ก Explication

Mรชme quand le marchรฉ explique la baissรฉ des fruits, la piรจce neuve contient plus de mรฉtal. Fondue en neskha, elle vaut plus que l'ancienne. Rendre la neuve serait un ribbit.

La pratique retenue est celle de Rav Pappa et de Rav Houna. Chez Agardemis, dix piรจces anciennes รฉquivalaient ร  huit neuves. Rachi : dans cette fourchette, et au-dessus (douze ou onze pour huit), le dรฉbiteur donne huit neuves. En dessous du seuil, neuf anciennes pour huit neuves, il rend le mรชme nombre. Rabbeinou Hananel lit le mรชme ad asara be-tmanya ร  l'envers : il donne dix.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Jusqu'ร  dix pour huit : deux lectures Rachi, de haut en bas 12 ou 11 anciennes pour 8 jusqu'ร  10 pour 8 Il donne 8 neuves Si 9 anciennes = 8 neuves il rend nombre pour nombre 9 pour 9, ou 10 pour 10 Rabbeinou Hananel Jusqu'ร  10 pour 8 Il donne 10 Le compte va de bas en haut
Rachi donne huit, de haut en bas. Rabbeinou Hananel donne dix, de bas en haut.
3
ืืžืจ ืจื‘ื”: ื”ื–ื•ืจืง ืžื˜ื‘ืข ืฉืœ ื—ื‘ื™ืจื• ืœื™ื ื”ื’ื“ื•ืœ โ€“ ืคื˜ื•ืจ. ืžืื™ ื˜ืขืžื? ืืžืจ: ื”ื ืžื ื— ืงืžืš, ืื™ ื‘ืขื™ืช ืฉืงืœื™ื”. ื•ื”ื ื™ ืžื™ืœื™ ื‘ืฆืœื•ืœื™ืŸ โ€“ ื“ืงื ื—ื–ื™ ืœื™ื”, ืื‘ืœ ืขื›ื•ืจื™ืŸ โ€“ ื“ืœื ืงื—ื–ื™ ืœื™ื”, ืœื. ื•ื”ื ื™ ืžื™ืœื™ ื“ืื“ื™ื™ื” ืื“ื•ื™ื™, ืื‘ืœ ืฉืงืœื™ื” ื‘ื™ื“ื™ื” โ€“ ืžื™ื’ื–ืœ ื’ื–ืœื™ื”; ื”ืฉื‘ื” ื‘ืขื™ ืžื™ืขื‘ื“.

Rabba dit : celui qui jette la piรจce de son prochain dans la Grande Mer est quitte. Quelle est la raison ?

Il dit : elle est posรฉe devant toi, si tu veux, prends-la. Et ces paroles valent pour des eaux claires, car il la voit ; pour des eaux troubles, oรน il ne la voit pas, non.

Et ces paroles valent quand il l'a lancรฉe d'un jet. Mais s'il l'a prise en main, il la lui a volรฉe : il doit faire la restitution (hashavah).

๐Ÿ“œ Rachi (4)
ืืžืจ ืจื‘ื” ื’ืจืกื™ื ืŸ ื‘ื›ื•ืœื”ื•:
On lit Rabba dans tous ces passages.
ื”ื–ื•ืจืง ืžื˜ื‘ืข ืฉืœ ื—ื‘ื™ืจื• ื‘ื™ื ืืข"ื’ ืฉืื™ืŸ ื™ื›ื•ืœ ืœื™ื˜ืœื•:
Mรชme s'il ne peut pas la prendre.
ืคื˜ื•ืจ ื›ื“ืžืคืจืฉ ื•ืื–ื™ืœ ื“ืœื ืฉืงืœื™ื” ื‘ื™ื“ื™ื” ืืœื ื“ืื“ื™ื™ื” ืฉื”ื™ืชื” ื‘ื™ื“ ื‘ืขืœื™ื ื•ื”ื›ื”ื• ื–ื” ืชื—ืช ื™ื“ื• ื•ื ื™ืชื–ื” ืœื™ื ื”ื•ืื™ืœ ื•ืฆืœื•ืœื™ื ื”ืŸ ื•ืงื ื—ื–ื• ืœื™ื” ืืžืจ ืœื™ื” ื”ื ืžื ื— ืงืžืš ื•ืื™ื ื” ืื‘ื•ื“ื” ื•ืื™ ืžืฉื•ื ื“ื‘ืขื™ ืœืžื™ืชื‘ ื–ื•ื–ื ืœื‘ืจ ืืžื•ืจืื” ืœืžื™ืฉื˜ ื•ืœืžื™ืฉืงืœื™ื” ื’ืจืžื ื”ื•ื ืฉื’ื•ืจื ืœื”ืคืกื™ื“ื• ืื•ืชื• ืฉื›ืจ ื•ื’ืจืžื ื‘ื ื–ืงื™ืŸ ืคื˜ื•ืจ:
Comme on l'explique ensuite : il ne l'a pas prise en main, il l'a faite jaillir. Elle รฉtait dans la main du propriรฉtaire, celui-ci l'a frappรฉe sous sa main, et elle a jailli vers la mer. Puisque les eaux sont claires et qu'il la voit, il lui dit : elle est posรฉe devant toi, elle n'est pas perdue. Et s'il faut donner un zouz ร  un plongeur pour nager et la prendre, c'est un grama : il lui cause la perte de ce salaire, et le grama dans les dommages laisse quitte.
ืื‘ืœ ืขื›ื•ืจื™ืŸ ื‘ืฉืขืช ื”ืชื–ื” ื“ื”ื•ื” ืœื™ื” ืžืขืฉื” ื‘ื™ื“ื™ื ืื‘ื•ื“ ื”ื•ื ื•ืื™ืŸ ื–ื” ื’ื•ืจื ืืœื ืžืžืฉ ื“ื”ื ืžืžืฉ ื”ืชื™ื–ื•:
Au moment du jaillissement. C'est alors un acte de la main : elle est perdue. Celui-ci a fait le dommage lui-mรชme, car c'est lui qui l'a fait jaillir.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ื•ื”"ืž ื“ืื“ื™ื™ื” ืื“ื•ื™ื™ ืžืฉืžืข ื”ื›ื ื“ืœื ื—ืฉื™ื‘ ื”ื’ื‘ื”ื” ื›ื™ ืื“ื™ื™ื” ืื“ื•ื™ื™ ื‘ืœื ื ื˜ื™ืœื” ื‘ื™ื“ื• ืืข"ืค ืฉืขื•ืžื“ ื‘ืื•ื™ืจ ืœืžืขืœื” ืžื’' ืงื•ื“ื ืฉื™ืคื•ืœ ืœื’ืžืจื™ ื•ื›ืŸ ื‘ื”ื ื™ื–ืงื™ืŸ (ื’ื™ื˜ื™ืŸ ื“ืฃ ื ื˜:) ื’ื‘ื™ ืขื ื™ ื”ืžื ืงืฃ ื‘ืจืืฉ ื”ื–ื™ืช ื•ืงืฉื” ื“ื‘ืค"ืง ื“ื‘"ืž (ื“ืฃ ื˜. ื•ืฉื.) ืืžืจ ื’ื‘ื™ ื˜ืœื™ืช ืฉืจืืฉื• ืื—ื“ ืขืœ ื”ืขืžื•ื“ ื•ืจืืฉื• ืื—ื“ ืžื•ื ื— ืข"ื’ ืงืจืงืข ืฉืื ื”ื’ื‘ื™ื” ืื“ื ืจืืฉื• ื”ืžื•ื ื— ืข"ื’ ืงืจืงืข ื•ื ืชืง ืจืืฉ ืฉืข"ื’ ื”ืขืžื•ื“ ืœื”ื‘ื™ืื• ืืฆืœื• ืฉื”ื•ื ืงื•ื ื” ืžื˜ืขื ื”ื’ื‘ื”ื” ื•ืื™ ืžืฉื™ื›ื” ืงืืžืจ ื”ืชื ืืžืื™ ื ืงื˜ ืจืืฉื• ืื—ื“ ืข"ื’ ื”ืขืžื•ื“ ืืœืžื ื—ืฉื™ื‘ ื”ื’ื‘ื”ื” ื”ื•ืื™ืœ ื•ืžื‘ื™ืื• ืขืœ ื”ืื•ื™ืจ ืœืžืขืœื” ืžื’' ื•ื™"ืœ ื“ื”ืชื ื—ืฉื™ื‘ื ื”ื’ื‘ื”ื” ื˜ืคื™ ืœืคื™ ืฉืจืืฉื• ืื—ื“ ืื•ื—ื– ื‘ื™ื“ื• ื"ื  ื”ืชื ืžื™ื™ืจื™ ื›ื’ื•ืŸ ืฉื™ื“ื• ื›"ื› ื‘ื’ื•ื‘ื” ื›ืฉื™ื ืชืงื ื• ืœื ื™ืคื•ืœ ืจืืฉื• ืœืืจืฅ ืืœื ื™ื”ื ืžื•ื’ื‘ื” ื’' ืžืขืœ ื”ืืจืฅ ื•ื"ืช ื“ื‘ืกื•ืฃ ืฉื™ืœื•ื— ื”ืงืŸ (ื—ื•ืœื™ืŸ ื“ืฃ ืงืžื:) ืžืฉืžืข ื“ื›ื™ ื˜ืจื™ืฃ ืืงืŸ ื•ืžืชื’ื‘ื”ื™ ื™ื•ื ื™ื ื“ื—ืฉื™ื‘ื ื”ื’ื‘ื”ื” ืœืงื ื•ืช ืืข"ืค ืฉืื™ืŸ ืชื•ืคืกื ื‘ื™ื“ื• ื•ื™"ืœ ื“ื“ื•ืงื ื”ื›ื ื•ื‘ื”ื ื™ื–ืงื™ืŸ ืœื ื—ืฉื™ื‘ื ื”ื’ื‘ื”ื” ื“ืื™ื›ื ืชืจืชื™ ืœื’ืจื™ืขื•ืชื ื“ืœื ืชืคืกื ื•ื’ื ืื™ืŸ ืžื’ื‘ื™ื” ืืœื ืžืฉืคื™ืœ ืื‘ืœ ื™ื•ื ื™ื ื“ืžืชื’ื‘ื”ื™ ื—ืฉื™ื‘ื ื”ื’ื‘ื”ื” ืื‘ืœ ืื ื”ื™ื• ื ื•ืคืœื™ืŸ ืœืžื˜ื” ืข"ื™ ื˜ืจื™ืคืช ื”ืงืŸ ืœื ื”ื™ื” ืงื•ื ื” ื›ื™ื•ืŸ ืฉืื™ืŸ ืชืคื•ืก ื‘ื™ื“ื• ื›ืœืœ ื•ืœืคื™' ื–ื” ื”ื•"ืž ืœืคืœื•ื’ื™ ื”ื›ื ื‘ืื“ื™ื™ื” ืื“ื•ื™ื™ ื‘ื™ืŸ ื“ืจืš ื™ืจื™ื“ื” ืœื“ืจืš ืขืœื™ื™ื” ืืœื ื“ื ื™ื—ื ืœื™ื” ืœืคืœื•ื’ื™ ื‘ื“ืจืš ื™ืจื™ื“ื” ื’ื•ืคื™ื” ื‘ื™ืŸ ืื“ื™ื™ื” ืื“ื•ื™ื™ ื‘ื™ืŸ ืฉืงืœื™ื” ื‘ื™ื“ื™ื” ืื™ ื ืžื™ ืื™ืŸ ื—ื™ืœื•ืง ื‘ื™ืŸ ื“ืจืš ื™ืจื™ื“ื” ืœื“ืจืš ืขืœื™ื” ื“ืืคื™ืœื• ื“ืจืš ืขืœื™ื” ืœื ืงื ื™ ื”ื›ื ื‘ืื“ื™ื™ื” ืื“ื•ื™ื™ ืœืคื™ ืฉืื™ืŸ ื“ืจืš ื”ื’ื‘ื”ื” ื‘ื–ื” ื”ืขื ื™ืŸ ืื‘ืœ ื‘ื™ื•ื ื™ื ืฉื”ืŸ ื‘ืขืœื™ ื—ื™ื™ื ื“ืจืš ื”ื’ื‘ื”ื” ื‘ื›ืš ื›ืžื• ืงื•ืจื ืœื” ื•ื”ื™ื ื‘ืื” ืื• ื”ื›ื™ืฉื” ื‘ืžืงืœ ื•ืจืฆืชื” ืœืคื ื™ื• ื“ื—ืฉื™ื‘ ืžืฉื™ื›ื” ืืฃ ืขืœ ืคื™ ืฉื”ืœื›ื” ืžืื™ืœื™ื” ื•ืžื™ื”ื• ืื ื”ื™ื• ื”ื™ื•ื ื™ื ื™ื•ืจื“ื™ื ืข"ื™ ื˜ืจื™ืคืช ื”ืงืŸ ืœื ื—ืฉื™ื‘ ื”ื’ื‘ื”ื” ืืœื ืขืœื™ื™ืชื ื“ื•ืงื:
Il ressort d'ici que cela ne compte pas comme une hagbaha (soulรจvement qui acquiert) quand il lance d'un jet sans prendre en main, bien que la piรจce se tienne dans l'air au-dessus de trois tefahim avant de tomber tout ร  fait. De mรชme dans Ha-nizakin (Guitin 59b), pour le pauvre qui frappe en haut de l'olivier. Difficultรฉ : dans le premier chapitre de Bava Metzia (9a, et lร ), ร  propos d'un vรชtement dont un bout est sur la colonne et l'autre posรฉ sur le sol, si un homme soulรจve le bout posรฉ au sol et arrache le bout qui est sur la colonne pour l'amener ร  lui, il acquiert ร  titre de hagbaha. Si c'รฉtait une meshikha (traction) qu'on disait lร -bas, pourquoi mentionner un bout sur la colonne ? On en tire que cela compte comme une hagbaha, puisqu'il l'amรจne dans l'air au-dessus de trois. Rรฉponse : lร -bas, la hagbaha est plus nette, parce qu'il tient un bout en main. Autre rรฉponse : lร -bas, sa main est assez haute pour que, quand il arrache, le bout ne tombe pas ร  terre et reste soulevรฉ de trois au-dessus du sol. Et si tu dis : ร  la fin de Shilouah ha-ken (Houlin 141b), il ressort que, lorsqu'il frappe le nid et que les pigeons s'รฉlรจvent, cela compte comme une hagbaha pour acquรฉrir, bien qu'il ne les saisisse pas en main. Rรฉponse : ici et dans Ha-nizakin seulement, cela ne compte pas comme une hagbaha. Il y a deux motifs de faiblesse : il ne les saisit pas, et son geste abaisse. Des pigeons qui s'รฉlรจvent, cela compte comme une hagbaha. S'ils tombaient par le coup porte au nid, il n'acquรฉrerait pas, puisqu'ils ne sont pas saisis en sa main. Selon cette explication, on aurait pu distinguer ici, dans le jet, entre la voie de la descente et la voie de la montรฉe. Il prรฉfรจre distinguer, dans la descente elle-mรชme, entre le jet et la prise en main. Autre rรฉponse : la descente et la montรฉe restent au mรชme rang. Mรชme par la montรฉe, il n'acquiert pas ici par un jet, parce que ce procรฉdรฉ n'est pas une maniรจre de hagbaha. Pour les pigeons, รชtres vivants, c'est une maniรจre de hagbaha, comme celui qui l'appelle et elle vient, ou qui la frappe d'un bรขton et elle court devant lui : cela compte comme une meshikha, bien qu'elle soit allรฉe d'elle-mรชme. Toutefois, si les pigeons descendaient par le coup porte au nid, seule leur montรฉe compterait comme hagbaha.
๐Ÿ’ก Explication

Premier din de Rabba sur le grama be-nezikin. Il fait jaillir la piรจce de la main du propriรฉtaire jusque dans la Grande Mer. En eau claire, il dit : elle est devant toi. Rachi ajoute : le zouz du plongeur est un dommage causรฉ, un grama, et le grama laisse quitte.

Deux limites. Eau trouble au moment du jet : la piรจce est perdue par l'acte mรชme, il est tenu. S'il l'a d'abord prise en main, c'est un gezel : l'obligation est la hashavah, rendre l'objet, au-delร  du simple paiement du dommage.

Tossefot : le passage dans l'air, au-dessus de trois tefahim, ne fait pas une hagbaha. Il compare le vรชtement de Bava Metzia 9a, oรน l'on tient un bout, et les pigeons de Houlin 141b, qui s'รฉlรจvent. Ici le geste abaisse, et la main ne saisit pas.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Piรจce de l'autre jetรฉe dans la Grande Mer Comment est-elle partie ? Jet, sans prise en main Prise en main : gezel Eau claire Patour Eau trouble Hayav Il a volรฉ Hashavah, restitution Rachi : payer un plongeur pour la reprendre est un grama. Tossefot : le jet au-dessus de 3 tefahim ne compte pas comme hagbaha.
Jet en eau claire : patour. Eau trouble, ou prise en main : hayav.
4
ืžืชื™ื‘ ืจื‘ื: ืื™ืŸ ืžื—ืœืœื™ืŸ ืขืœ ืžืขื•ืช ืฉืื™ื ืŸ ื‘ืจืฉื•ืชื•. ื›ื™ืฆื“? ื”ื™ื• ืœื• ืžืขื•ืช ื‘ืงืกื˜ืจื ืื• ื‘ื”ืจ ื”ืžืœืš, ืื• ืฉื ืคืœ ื›ื™ืกื• ืœื™ื ื”ื’ื“ื•ืœ โ€“ ืื™ืŸ ืžื—ืœืœื™ืŸ! ืืžืจ ืจื‘ื”: ืฉืื ื™ ืœืขื ื™ืŸ ืžืขืฉืจ, ื“ื‘ืขื™ื ืŸ ืžืฆื•ื™ ื‘ื™ื“ืš; ื“ืจื—ืžื ื ืืžืจ: ืดื•ืฆืจืช ื”ื›ืกืฃ ื‘ื™ื“ืšืด, ื•ืœื™ื›ื.

Rava objecte : on ne dรฉsacralise pas sur des monnaies qui ne sont pas en son pouvoir. Comment ?

Il avait des monnaies dans un camp (kastera) ou sur la Montagne du roi, ou sa bourse est tombรฉe dans la Grande Mer : on ne dรฉsacralise pas. Rabba dit : le maasser a son exigence propre, car il faut que cela se trouve dans ta main.

Le Misรฉricordieux a dit : tu serreras l'argent dans ta main, et cela n'y est pas.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ืื™ืŸ ืžื—ืœืœื™ืŸ ืืœืžื ืื‘ื•ื“ ื—ืฉื™ื‘ ืœื™ื” ื‘ื™ื ื”ื’ื“ื•ืœ:
On en dรฉduit qu'il compte cela comme perdu dans la Grande Mer.
ื”ื™ื” ืœื• ืžืขื•ืช ื‘ืงื™ืกื˜ืจื ืžืงื•ื ื•ื”ื•ื ืจื—ื•ืง ืžืื“ ื•ื™ืฉ ื‘ื• ืกื›ื ืช ื“ืจื›ื™ื ื•ืื™ืŸ ืฉื™ื™ืจื•ืช ืžืฆื•ื™ื•ืช ืฉื:
Un lieu, trรจs รฉloignรฉ, oรน il y a un danger sur les routes, et oรน les caravanes ne passent pas.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ืขื›ื•ืจื™ืŸ ื•ืฆืœื•ืœื™ืŸ ืœืื• ื“ื•ืงื ืืœื ืืคื™' ืขื›ื•ืจื™ืŸ ืื™ ืžืฆื™ ื‘ืจ ืืžื•ืจืื” ืœืžืฉืงืœื™ื ื”ื• ื”ื•ื• ื›ืฆืœื•ืœื™ืŸ ื•ืืคื™' ืฆืœื•ืœื™ืŸ ืื™ ืœื ืžืฆื™ ืœืžืฉืงืœื™ื ื”ื• ื—ื™ื™ื‘ ื•ื”ื ื“ื ืงื˜ ืฆืœื•ืœื™ืŸ. ื•ืขื›ื•ืจื™ืŸ ืžืฉื•ื ื“ืกืชื ืฆืœื•ืœื™ืŸ ืžืฆื™ ืฉืงื™ืœ ืœื”ื• ื‘ืจ ืืžื•ืจืื” ื•ืกืชื ืขื›ื•ืจื™ืŸ ืœื ืžืฆื™ ืฉืงื™ืœ ื‘ืจ ืืžื•ืจืื”:
Sens รฉlargi. Mรชme des eaux troubles, si le plongeur peut les prendre, ont le rang des eaux claires. Mรชme des eaux claires, s'il ne peut pas les prendre, il est tenu. Et s'il retient les mots eaux claires et eaux troubles, c'est parce que, d'ordinaire, en eau claire le plongeur peut prendre, et d'ordinaire, en eau trouble, le plongeur ne peut pas prendre.
๐Ÿ’ก Explication

Rava objecte depuis une baraita de maasser cheni. On ne fait pas de hilloul sur un argent hors de son reshut : camp militaire (kastera), Har ha-Melekh, ou bourse tombรฉe dans la Grande Mer. Rachi : la mer compte donc cet argent comme perdu, ce qui heurte le patour de Rabba.

Rabba sรฉpare les domaines. Pour le maasser, le verset exige ve-tsarta ha-kesef be-yadekha : l'argent doit รชtre dans ta main. L'argent au fond de la mer manque ร  cette condition, sans devenir pour autant un objet perdu au sens du grama.

Tossefot dรฉplace la coupe clair / trouble. Le critรจre rรฉel est le plongeur : s'il peut reprendre la piรจce, c'est comme l'eau claire, et Rabba laisse quitte. La Guemara a parlรฉ d'eau claire et d'eau trouble parce que tel est le cas ordinaire.

5
ื•ืืžืจ ืจื‘ื”: ื”ืฉืฃ ืžื˜ื‘ืข ืฉืœ ื—ื‘ื™ืจื• โ€“ ืคื˜ื•ืจ. ืžืื™ ื˜ืขืžื? ื“ื”ื ืœื ืขื‘ื“ ื•ืœื ืžื™ื“ื™. ื•ื”ื ื™ ืžื™ืœื™ ื“ืžื—ื™ื™ื” ื‘ืงื•ืจื ืกื ื•ื˜ืจืฉื™ื”, ืื‘ืœ ืฉื™ื™ืคื” ื‘ืฉื•ืคื™ื ื โ€“ ื—ืกื•ืจื™ ื—ืกืจื™ื”.

Et Rabba dit : celui qui efface la piรจce de son prochain est quitte. Quelle est la raison ?

Car il n'a rien fait. Et ces paroles valent s'il l'a frappรฉe d'un marteau (kurnesa) et l'a aplatie.

Mais s'il l'a limรฉe avec une lime (shofina), il l'a diminuรฉe.

๐Ÿ“œ Rachi (5)
ื”ืฉืฃ ืืฉืคืจื™ื™"ืจ ื‘ืœืข"ื– ืฉืคื—ืช ืืช ื”ืฆื•ืจื”:
En laaz, esfrayer : il a diminuรฉ la figure.
ื‘ืงื•ืจื ืกื ืžืจื˜ื™"ืœ ื‘ืœืข"ื–:
En laaz, martel.
ื•ื˜ืจืฉื™ื” ืขืฉืืŸ ื›ืื‘ืŸ ื—ืœืงื” ืœืฉื•ืŸ ื˜ืจืฉื™ื:
Il l'a rendue comme une pierre lisse. Le mot vient de terachim.
ื‘ืฉื•ืคื™ื ื ืœื™ืž"ื ื‘ืœืข"ื– ืฉืœ ื ืคื—ื™ื:
En laaz, lime des forgerons.
ื—ืกื•ืจื™ ื—ืกืจื™ื” ื•ืžืžืฉ ื”ื•ื ื•ืœื ื’ืจืžื ื˜ืขืžื ื“ืจื‘ื” ื‘ื›ื•ืœื”ื• ืžืฉื•ื ื’ืจืžื ื‘ื ื–ืงื™ืŸ ื”ื•ื ื•ืคื˜ื•ืจ:
Et c'est un dommage effectif (mamash). Le motif de Rabba, dans tous ces cas, est le grama dans les dommages, et il est quitte.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ื”ืฉืฃ ืžื˜ื‘ืข ืฉืœ ื—ื‘ื™ืจื• ืคื˜ื•ืจ ื ืจืื” ื“ืจื‘ื” ืกื‘ืจ ืคืกืœืชื• ืžืœื›ื•ืช ืœื ื”ื•ื™ ื›ื ืกื“ืง ื“ืื™ ื”ื•ื™ ื›ื ืกื“ืง ืื ื›ืŸ ื›"ืฉ ื“ืฉืฃ ืžื˜ื‘ืข ื”ื•ื™ ื›ื ืกื“ืง ื•ื”ืจื™ ื—ืกืจื™ื” ื˜ื•ื‘ื ื•ืืžืื™ ืคื˜ื•ืจ:
Il paraรฎt que Rabba tient : une piรจce que le pouvoir a invalidรฉe (pesalto malkhout) n'a pas le rang d'une piรจce fendue (nisdak). Si elle avait le rang d'une piรจce fendue, ร  plus forte raison celui qui efface une piรจce aurait le rang d'une piรจce fendue : il l'a beaucoup diminuรฉe. Pourquoi serait-il quitte ?
๐Ÿ’ก Explication

Second din de Rabba. Shaf : il fait disparaรฎtre l'effigie. Au marteau, la piรจce est aplatie, le mรฉtal reste. Rabba : il n'a rien fait, il est patour. ร€ la lime, il y a un hisaron, un manque de matiรจre : il est hayav. Rachi rassemble toute la sรฉrie sous le grama be-nezikin. La lime, elle, est un mamash.

Tossefot relie ce patour ร  la michna du gazlan. Pesalto malkhout, la piรจce dรฉmonรฉtisรฉe par le pouvoir, n'est pas traitรฉe comme une piรจce nisdak, fendue, pour laquelle on paie. Sinon, effacer l'effigie, qui dรฉprรฉcie davantage, obligerait ร  plus forte raison.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Effacer l'effigie : marteau ou lime Marteau, kurnesa Il aplatit, pierre lisse Le mรฉtal est entier Patour, grama Lime, shofina Il enlรจve de la matiรจre Hisaron Hayav, mamash
Marteau : mรฉtal entier, patour. Lime : matiรจre enlevรฉe, hayav.
6
ืžืชื™ื‘ ืจื‘ื: ื”ื›ื”ื• ืขืœ ืขื™ื ื• ื•ืกืžืื”, ืขืœ ืื–ื ื• (ื•ื—ืจืฉื•) [ื•ื—ืจืฉื”] โ€“ ืขื‘ื“ ื™ื•ืฆื ื‘ื”ืŸ ืœื—ื™ืจื•ืช. ื›ื ื’ื“ ืขื™ื ื• ื•ืื™ื ื• ืจื•ืื”, ื›ื ื’ื“ ืื–ื ื• ื•ืื™ื ื• ืฉื•ืžืข โ€“ ืื™ืŸ ืขื‘ื“ ื™ื•ืฆื ื‘ื”ืŸ ืœื—ื™ืจื•ืช.

Rava objecte : il l'a frappรฉ sur l'ล“il et l'a aveuglรฉ, sur l'oreille et l'a rendue sourde : l'esclave sort par lร  ร  la libertรฉ. En face de son ล“il et il ne voit pas, en face de son oreille et il n'entend pas : l'esclave ne sort pas par lร  ร  la libertรฉ.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืขืœ ืื–ื ื• ื•ื—ืจืฉื• ืืœืžื ืืฃ ืขืœ ื’ื‘ ื“ืœื ื—ืกืจื™ื” ื›ื™ื•ืŸ ื“ืขืฉื” ืžืขืฉื” ื‘ื’ื•ืคื• ืœืื• ื’ืจืžื ืงื—ืฉื™ื‘ ืœื™ื” ืืœื ืžืžืฉ ื•ื”ื›ื ื ืžื™ ื›ื™ื•ืŸ ื“ืžื—ื™ื™ื” ื‘ืงื•ืจื ืกื™ื” ื•ืคื—ืชื™ื” ื•ืขืœ ื›ื›ื” ื—ืกืจื• ื“ืžื™ื ืžืขืฉื” ื”ื•ื:
On en dรฉduit : bien qu'il ne l'ait pas diminuรฉ, dรจs qu'il a fait un acte sur son corps, le compte est celui du mamash. Ici de mรชme : il l'a frappรฉe de son marteau, il l'a dรฉprรฉciรฉe, et par lร  les valeurs ont baissรฉ. C'est un acte.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ืžืชื™ื‘ ืจื‘ื ื”ื›ื”ื• ืขืœ ืขื™ื ื• ื•ืกืžืื” ืขืœ ืื–ื ื• ื•ื—ืจืฉื” ืขื‘ื“ ื™ื•ืฆื ื‘ื”ืŸ ืœื—ื™ืจื•ืช. ื•ืืžืื™ ื•ื”ื ืœื ื—ืกืจื™ื” ื“ืื™ืŸ ื‘ื• ืคื’ื ื•ื—ืกืจื•ืŸ ืืœื ื›ื™ื•ืŸ ืฉืงืœืงืœื• ื—ื™ื™ื‘ ืืข"ืค ืฉืื™ืŸ ื‘ื• ืฉื•ื ืคื’ื ื•ื—ืกืจื•ืŸ ื•ื”ื•ืื™ืœ ื•ื›ืŸ ื”ื•ื ื”"ื  ืœื™ื—ื™ื™ื‘ ื•ืžืฉื ื™ ืจื‘ื” ืœื˜ืขืžื™ื” ื›ื•' ื•ื™ืฉ ืฉื ื—ืกืจื•ืŸ ื˜ื™ืคืชื ื“ื“ืžื ื“ื ืคืœื” ื‘ืื–ื ื™ื” ื•ื›ื™ื•ืŸ ื“ื™ืฉ ื—ืกืจื•ืŸ ื‘ืื•ืชื• ืงืœืงื•ืœ ื—ื™ื™ื‘ ืขืœ ื›ืœ ื”ืงืœืงื•ืœ ื›ืžื• ื‘ืฉืคื™ื™ื” ื“ื—ื™ื™ื‘ ื‘ื›ืœ ื”ืงืœืงื•ืœ ื“ืœื™ื—ื™ื™ื‘ื™ื” ืขืœ ืžื” ืฉื—ืกืจื™ื” ืœื ื”ื™ื” ืฆืจื™ืš ืจื‘ื” ืœื”ืฉืžื™ืขื ื• ื“ื—ื™ื™ื‘ ื•ื"ืช ื•ืืžืื™ ืขื‘ื“ ื™ื•ืฆื ื‘ื”ืŸ ืœื—ื™ืจื•ืช ื”ื ื‘ืขื™ื ืŸ ืžื•ืžื™ืŸ ืฉื‘ื’ืœื•ื™ ื“ื•ืžื™ื ื“ืฉืŸ ื•ืขื™ืŸ ื•ื‘ื—ืจืฉื• ื”ื™ื›ื™ ื”ื•ื™ ื‘ื’ืœื•ื™ ื•ื™"ืœ ื ื”ื™ ืฉืื™ืŸ ื ื™ื›ืจ ื‘ื• ื›ืœื•ื ื›ืฉื”ื•ื ื™ืฉืŸ ืื• ืขื•ืžื“ ื‘ืžืงื•ื ืื—ื“ ื•ืฉื•ืชืง ืžื›"ืž ื›ื™ื•ืŸ ื“ืœืคื™ ืžื ื”ื’ื• ืฉืžืชื ื”ื’ ื•ื”ื•ืœืš ื ื™ื›ืจ ืฉื”ื•ื ื—ืจืฉ ื—ืฉื™ื‘ ืžื•ื ืฉื‘ื’ืœื•ื™ ื•ืขื™"ืœ ื“ืื™ืŸ ืฆืจื™ืš ืฉื™ื”ื ืงืœืงื•ืœ ื‘ื’ืœื•ื™ ืืœื ืฉื”ืื‘ืจ ืฉื™ืฉ ื‘ื• ืงืœืงื•ืœ ื™ื”ื ื‘ื’ืœื•ื™:
Pourquoi ? Il ne l'a pas diminuรฉ : il n'y a en lui ni dรฉfaut (pgam) ni manque (hisaron). Dรจs qu'il l'a abรฎmรฉ, il est tenu, mรชme sans dรฉfaut ni manque. Puisqu'il en est ainsi, ici aussi il faudrait le tenir. Et Rabba rรฉpond selon son principe : il y a un manque, la goutte de sang tombรฉe dans son oreille. Puisqu'il y a un manque dans ce dรฉgรขt, il est tenu pour tout le dรฉgรขt, comme dans le limage, oรน il est tenu pour tout le dรฉgรขt. Pour le tenir seulement de ce qu'il a enlevรฉ, Rabba n'avait pas ร  nous apprendre qu'il est tenu. Et si tu demandes : pourquoi l'esclave sort-il par lร  ร  la libertรฉ ? Il nous faut des dรฉfauts apparents, sur le modรจle de la dent et de l'ล“il. La surditรฉ, comment est-elle apparente ? Rรฉponse : admettons que rien ne se voie quand il dort, ou quand il se tient en un lieu et se tait. Selon sa conduite, quand il va, on reconnaรฎt qu'il est sourd : cela compte comme un dรฉfaut apparent. Autre rรฉponse : l'exigence porte sur le membre oรน siรจge le dรฉgรขt, qui doit รชtre apparent.
๐Ÿ’ก Explication

Baraita (Tossefta). Coup sur l'ล“il ou sur l'oreille : l'esclave cananรฉen sort libre, comme pour la dent et l'ล“il. Coup en face de l'ล“il ou de l'oreille, et la vue ou l'ouรฏe manque : il ne sort pas.

Rava en tire une objection contre le patour de l'effigie. Rendre sourd semble sans enlรจvement de matiรจre, et pourtant c'est un acte, un mamash. Le marteau qui dรฉprรฉcie la piรจce devrait donc obliger. Rachi formule ainsi l'objection.

Tossefot pousse : s'il suffit d'abรฎmer sans hisaron, le marteau obligerait. La rรฉponse, au segment suivant, pose une goutte de sang. Dรจs lors qu'il y a un manque, on tient l'auteur pour tout le dรฉgรขt, comme pour la lime. Tossefot demande aussi comment la surditรฉ est un moum she-be-galouรฏ, dรฉfaut apparent, ร  l'image de la dent et de l'ล“il : on le voit ร  la dรฉmarche, ou bien le membre atteint est lui-mรชme apparent.

7
ืจื‘ื” ืœื˜ืขืžื™ื”, ื“ืืžืจ ืจื‘ื”: ื—ืจืฉื• ืœืื‘ื™ื• โ€“ ื ื”ืจื’; ืฉืื™ ืืคืฉืจ ืœื—ืจื™ืฉื” ื‘ืœื ื—ื‘ื•ืจื”, ื“ื˜ืคืชื ื“ื“ืžื ื ืคืœืช ืœื™ื” ื‘ืื•ื ื™ื”.

Rabba suit son principe. Car Rabba a dit : s'il a rendu son pรจre sourd, il est mis ร  mort.

Car la surditรฉ est impossible sans une blessure (haboura) : une goutte de sang est tombรฉe dans son oreille.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืจื‘ื” ืœื˜ืขืžื™ื” ื”ืœื›ืš ื’ื‘ื™ ืขื‘ื“ ื ืžื™ ื—ืกืจื•ืŸ ื”ื•ื [ื•ื›ื ื’ื“ ืื–ื ื• ืคื˜ื•ืจ ืžืฉื•ื ื“ื‘ื”ื›ื™ ืœื ื”ื•ื™ ืœื™ื” ืœืžื™ื—ืฉ ื•ื”ืื™ ื•ื“ืื™ ื’ืจืžื ื”ื•ื]:
Donc, pour l'esclave aussi, c'est un manque. Et en face de son oreille il est quitte, parce qu'il n'avait pas ร  craindre cela, et ce cas-lร  est un grama.
๐Ÿ’ก Explication

La rรฉponse รฉtait dรฉjร  dans un autre enseignement de Rabba. Assourdir son pรจre est un crime capital : une tipa de sang tombe dans l'oreille. Il y a donc une haboura, une blessure, mรชme si on ne la voit pas du dehors. Pour l'esclave, ce hisaron suffit ร  le faire sortir.

Rachi ferme le parallรจle de la baraita. Le coup porte en face de l'oreille, sans que l'on ait eu ร  craindre la surditรฉ, reste un grama. L'esclave ne sort pas.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Surditรฉ : oรน tombe le coup Sur l'oreille Goutte de sang dans l'oreille Haboura, mรชme cachรฉe Esclave : il sort libre Pรจre : le fils est mis ร  mort Mamash En face de l'oreille Il n'entend plus sans coup sur l'oreille On n'avait pas ร  craindre cela Grama : il ne sort pas
Coup sur l'oreille : goutte de sang, mamash. Coup en face : grama.
8
ื•ืืžืจ ืจื‘ื”: ื”ืฆื•ืจื ืื•ื–ืŸ ืคืจืชื• ืฉืœ ื—ื‘ื™ืจื• โ€“ ืคื˜ื•ืจ. ืžืื™ ื˜ืขืžื? ืคืจื” ื›ื“ืงื™ื™ืžื ืงื™ื™ืžื, ื“ืœื ืขื‘ื“ ื•ืœื ืžื™ื“ื™; ื•ื›ื•ืœื”ื• ืฉื•ื•ืจื™ื ืœืื• ืœื’ื‘ื™ ืžื–ื‘ื— ืงื™ื™ืžื™.

Et Rabba dit : celui qui entaille l'oreille de la vache de son prochain est quitte. Quelle est la raison ?

La vache se tient comme elle se tenait, car il n'a rien fait. Et tous les bล“ufs ne se tiennent pas pour l'autel.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื”ืฆื•ืจื ืืฉืงืจื ื™ื™"ืจ ื‘ืœืข"ื– ืคื•ื’ื:
En laaz, eskranyer : il fait un dรฉfaut (pogem).
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ื”ืฆื•ืจื ืื•ื–ืŸ ืคืจืชื• ืฉืœ ื—ื‘ื™ืจื• ืคื˜ื•ืจ ื•ื”ื ื“ืชื ืŸ ืœืขื™ืœ (ื‘ื‘ื ืงืžื ื“ืฃ ืฆื•:) ื’ื–ืœ ื‘ื”ืžื” ื•ื ืชืขื‘ื“ื” ื‘ื” ืขื‘ื™ืจื” ืื• ืฉื ืคืกืœื” ืžืขืœ ื’ื‘ื™ ื”ืžื–ื‘ื— ืื•ืžืจ ืœื• ื”ืจื™ ืฉืœืš ืœืคื ื™ืš ื•ื ืคืกืœื” ื”ื™ื™ื ื• ืฉื ืคืœ ื‘ื” ืžื•ื ื“ืื™ ื ืจื‘ืขื” ื”ื™ื™ื ื• ืฉื ืขื‘ื“ื” ื‘ื” ืขื‘ื™ืจื” ื•ืžืฉืžืข ื“ื•ืงื ืฉื ืคืกืœื” ืžืื™ืœื™ื” ืื‘ืœ ื”ื˜ื™ืœ ื‘ื” ืžื•ื ื‘ื™ื“ื™ื ื—ื™ื™ื‘ ื•ื™"ืœ ื“ืžืชื ื™' ืื™ื™ืจื™ ื‘ื‘ื”ืžื” ืงื“ื•ืฉื” ื“ื•ื“ืื™ ืœื’ื‘ื™ ืžื–ื‘ื— ืงื™ื™ืžื:
Et ce qu'enseigne la michna plus haut (Bava Kamma 96b) : il a volรฉ une bรชte, on a commis avec elle une faute, ou elle a รฉtรฉ รฉcartรฉe de dessus l'autel, il lui dit : voici le tien devant toi. ร‰cartรฉe vise le cas oรน un dรฉfaut est tombรฉ sur elle. Car si elle a รฉtรฉ saillie, c'est le cas oรน l'on a commis avec elle une faute. Il en ressort que cela vise le cas oรน elle a รฉtรฉ รฉcartรฉe d'elle-mรชme. S'il lui a mis un dรฉfaut de sa main, il serait tenu. Rรฉponse : la michna parle d'une bรชte consacrรฉe, qui se tient certes pour l'autel.
๐Ÿ’ก Explication

Troisiรจme din. Tsorem : il entaille l'oreille. La vache ne peut plus monter sur l'autel. Rabba laisse quitte : pour le labour et le reste, la vache est la mรชme. Un bล“uf ordinaire n'est pas destinรฉ au mizbeah. La perte du statut d'offrande ne compte pas comme un dommage de l'animal.

Tossefot confronte la michna de 96b : bรชte volรฉe, puis รฉcartรฉe de l'autel, le gazlan dit voici le tien devant toi. Le cas de la michna est un dรฉfaut survenu de lui-mรชme, et Tossefot le rรฉserve ร  une bรชte dรฉjร  hekdesh, qui, elle, se tenait pour l'autel.

9
ืžืชื™ื‘ ืจื‘ื: ื”ืขื•ืฉื” ืžืœืื›ื” ื‘ืžื™ ื—ื˜ืืช ื•ื‘ืคืจืช ื—ื˜ืืช โ€“ ืคื˜ื•ืจ ืžื“ื™ื ื™ ืื“ื, ื•ื—ื™ื™ื‘ ื‘ื“ื™ื ื™ ืฉืžื™ื. ืžืœืื›ื” ื”ื•ื ื“ืœื ืžื™ื ื›ืจ ื”ื™ื–ื™ืงื”; ืื‘ืœ ืฆื•ืจื โ€“ ื“ืžื™ื ื›ืจ ื”ื™ื–ื™ืงื”, ื”ื›ื™ ื ืžื™ ื“ืžื—ื™ื™ื‘ ื‘ื“ื™ื ื™ ืื“ื!

Rava objecte : celui qui fait un travail (melakha) avec l'eau de la hatat ou avec la vache de la hatat est quitte selon les lois des hommes (din adam), et tenu selon les lois du Ciel (din shamayim). C'est pour un travail, dont le dommage ne se reconnaรฎt pas.

Mais celui qui entaille, dont le dommage se reconnaรฎt, serait donc tenu aussi selon les lois des hommes.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื‘ืžื™ ื—ื˜ืืช ืฉืงืœ ื›ื ื’ื“ืŸ ืžืฉืงื•ืœื•ืช ื•ืคืจื” ื•ื›ืœ ืžืขืฉื™ื” ื ืคืกืœื™ื ื‘ืžืœืื›ื”:
Il a pesรฉ des poids en face d'elles. La vache, et tous ses actes, sont invalidรฉs par un travail.
๐Ÿ’ก Explication

Baraita. Mei hatat : l'eau du rite de la vache rousse. Parat hatat : la vache elle-mรชme. Un travail les invalide. L'homme est patour devant le tribunal, hayav devant le Ciel, parce que le dommage ne se voit pas sur l'objet.

Rava en tire : le patour du din adam tient ร  ce que le dommage est cachรฉ. L'entaille de l'oreille se voit. Elle obligerait donc selon le din adam, contre Rabba. Rachi glose le travail : se servir de l'eau comme contrepoids, et tout acte qui disqualifie la vache.

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ืืžืจื™: ื”ื•ื ื”ื“ื™ืŸ ื“ืืคื™ืœื• ืฆื•ืจื ืคื˜ื•ืจ, ื•ื”ื ืงื ืžืฉืžืข ืœืŸ โ€“ ื“ืืคื™ืœื• ืžืœืื›ื” ื“ืœื ืžื™ื ื›ืจ ื”ื™ื–ื™ืงื”, ื—ื™ื™ื‘ ื‘ื“ื™ื ื™ ืฉืžื™ื.

On dit : la mรชme rรจgle vaut, mรชme celui qui entaille est quitte. Et voici ce que cela nous apprend : mรชme un travail dont le dommage ne se reconnaรฎt pas, il est tenu selon les lois du Ciel.

๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ื”ื ืงืž"ืœ ื“ืืคื™' ืžืœืื›ื” ื“ืœื ืžื™ื ื›ืจ ื”ื™ื–ื™ืงื” ืชื™ืžื” ื“ื‘ืคืจืง ื”ื ื™ื–ืงื™ืŸ (ื’ื™ื˜ื™ืŸ ื“ืฃ ื ื’. ื•ืฉื) ืคืจื™ืš ืžื”ื›ื ืœืž"ื“ ื”ื™ื–ืง ืฉืื™ืŸ ื ื™ื›ืจ ืฉืžื™ื” ื”ื™ื–ืง ื“ืขื•ืฉื” ืžืœืื›ื” ื‘ืžื™ ื—ื˜ืืช ื•ื‘ืคืจืช ื—ื˜ืืช ืคื˜ื•ืจ ื•ืื™ ืฉืžื™ื” ื”ื™ื–ืง ืืžืื™ ืคื˜ื•ืจ ื•ืžืื™ ืงื•ืฉื™ื ื”ื ืืคื™' ื‘ืฆื•ืจื ืื•ื–ืŸ ื“ืžื™ื ื›ืจ ืคื˜ื•ืจ ืžืฉื•ื ื“ืกืชื ืฉื•ื•ืจื™ื ืœืื• ืœื’ื‘ื™ ืžื–ื‘ื— ืงื™ื™ืžื™ ื•ื"ืœ ื“ื”ืชื ืคืจื™ืš ืžืคืจืช ื—ื˜ืืช ื“ืคืจื” ืื“ื•ืžื” ื“ื“ืžื™ื” ื™ืงืจื™ื ืคืฉื™ื˜ื ื“ืœื’ื‘ื™ ืžื–ื‘ื— ืงื™ื™ืžื ื•ื”ื›ื ื‘ืฉืžืขืชื™ืŸ ืคืจื™ืš ืœืจื‘ื” ืžืžื™ ื—ื˜ืืช ื“ืกืชื ืžื™ื ืœืื• ืœืžื™ ื—ื˜ืืช ืงื™ื™ืžื™ ื“ืงื•ื“ื ืงื™ื“ื•ืฉืŸ ื“ื•ืงื ืคืกืœื” ื‘ื”ืŸ ืžืœืื›ื” ื›ื“ืชื ืŸ ื‘ืžืกื›ืช ืคืจื” (ืค"ื“ ืž"ื“) ื•ืžื™ื ื”ืžืœืื›ื” ืคื•ืกืœืช ื‘ื”ืŸ ืขื“ ืฉื™ื˜ื™ืœื• ืืช ืืคืจ ืœืชื•ื›ืŸ ื•ืชื ื™ื ื ืžื™ ื‘ืกืคืจื™ ื™ื›ื•ืœ ืืฃ ืžืฉื™ืงื“ืฉื• ื‘ื›ืœื™ ืชืœืžื•ื“ ืœื•ืžืจ ืœืžื™ ื ื“ื” ื•ื›ื‘ืจ ื”ื ืžื™ ื ื“ื” ื“ืข"ื› ื‘ื’ื™ื˜ื™ืŸ (ื“ืฃ ื ื’. ื•ืฉื) ืžืžื™ ื—ื˜ืืช ื ืžื™ ืคืจื™ืš ืžื“ืžืฉื ื™ ื”ืชื ืžื™ ื—ื˜ืืช ืฉืฉืงืœ ื‘ื”ืŸ ืžืฉืงืœื•ืช ื•ื™"ืœ ื“ื›ื™ื•ืŸ ื“ื ืงื˜ ืžืœืื›ื” ืœืจื‘ื•ืชื ื›ื“ืงืืžืจ ื”ื›ื ื“ืืคื™' ืžืœืื›ื” ื“ืœื ืžื™ื ื›ืจ ื”ื™ื–ื™ืงื” ื—ื™ื™ื‘ ื‘ื“ื™ื ื™ ืฉืžื™ื ื"ื› ื“ื™ื™ืง ืฉืคื™ืจ ื”ืชื ื“ื”ื™ื–ืง ืฉืื™ืŸ ื ื™ื›ืจ ืœื ืฉืžื™ื” ื”ื™ื–ืง ื“ืื™ ืฉืžื™ื” ื”ื™ื–ืง ืื™ืŸ ื›ืืŸ ืฉื•ื ืจื‘ื•ืชื ื‘ืžืื™ ื“ื ืงื˜ ืžืœืื›ื” ื›ื™ื•ืŸ ื“ื‘ื›ืœ ืžืงื•ื ื—ืฉื™ื‘ ืฉืื™ื ื• ื ื™ื›ืจ ื›ื ื™ื›ืจ ื•ืขื•ื“ ื™ืฉ ืœื•ืžืจ. ื“ืจื‘ื” ืกื‘ืจ ื“ื”ื™ื–ืง ืฉืื™ืŸ ื ื™ื›ืจ ืœื ืฉืžื™ื” ื”ื™ื–ืง ืื‘ืœ ืœืž"ื“ ืฉืžื™ื” ื”ื™ื–ืง ื›"ืฉ ื“ืžื—ื™ื™ื‘ ื‘ืฆื•ืจื ื“ืžื™ื ื›ืจ ื˜ืคื™ ื•ืจื‘ื ื“ืคืจื™ืš ื‘ืฉืžืขืชื™ืŸ ืœืจื‘ื” ืกื‘ืจ ื‘ืฆื•ืจื ื”ื•ื™ ืžื™ื ื›ืจ ื”ื™ื–ื™ืงื” ื•ื—ื™ื™ื‘ ืืคื™' ืœืž"ื“ ื”ื™ื–ืง ืฉืื™ืŸ ื ื™ื›ืจ ืœื ืฉืžื™ื” ื”ื™ื–ืง ื›ื“ืืžืจ ืžืœืื›ื” ื“ืœื ืžื™ื ื›ืจ ื”ื™ื–ื™ืงื• ืื‘ืœ ืฆื•ืจื ื“ืžื™ื ื›ืจ ื”ื™ื–ื™ืงื• ื”ื›ื™ ื ืžื™ ื“ืžื—ื™ื™ื‘ ื•ื"ืช ื•ื”ื™ืืš ื™ื›ื•ืœ ืื“ื ืœืคืกื•ืœ ืคืจืชื• ืฉืœ ื—ื‘ื™ืจื• ื•ื”ื ื‘ืขื™ื ืŸ ืขื•ื‘ื“ ื“ื•ืžื™ื ื“ืขื‘ื“ ื“ื ื™ื—ื ืœื™ื” ื•ื™ืฉ ืœื•ืžืจ ื”ื ื™ ืžื™ืœื™ ื‘ื ืขืฉื™ืช ื”ืžืœืื›ื” ืžืžื™ืœื ืื‘ืœ ื‘ืขื•ืฉื” ื”ืžืœืื›ื” ื‘ื™ื“ื™ื ืœื ื‘ืขื™ื ืืœื ืฉื™ื”ื ื ื™ื—ื ืœื™ื” ืœืขื•ืฉื” ื•ื›ืŸ ื‘ื”ื›ืฉืจ ื“ื‘ืขื™ื ืŸ ื™ื•ืชืŸ ื“ื•ืžื™ื ื“ื›ื™ ื™ืชืŸ:
C'est รฉtonnant. Dans le chapitre Ha-nizakin (Guitin 53a, et lร ), on objecte ร  partir d'ici contre l'avis qui dit : un dommage qui ne se reconnaรฎt pas porte le nom de dommage. Celui qui fait un travail avec l'eau de la hatat et avec la vache de la hatat est quitte. Si cela porte le nom de dommage, pourquoi est-il quitte ? Et quelle est la difficultรฉ ? Mรชme celui qui entaille l'oreille, lร  oรน le dommage se reconnaรฎt, est quitte, parce que les bล“ufs ordinaires ne se tiennent pas pour l'autel. Et si l'on dit : lร -bas, l'objection part de la vache de la hatat, la vache rousse, dont le prix est รฉlevรฉ, et il est clair qu'elle se tient pour l'autel ; ici, dans notre passage, l'objection ร  Rabba part de l'eau de la hatat, car l'eau ordinaire ne se tient pas pour devenir eau de hatat. Le travail ne l'invalide qu'avant sa sanctification, comme la michna l'enseigne dans le traitรฉ Para (chapitre 4, michna 4) : l'eau, le travail l'invalide jusqu'ร  ce qu'on y mette la cendre. Le Sifri enseigne aussi : on pourrait inclure mรชme aprรจs qu'on les a sanctifiรฉes dans un rรฉcipient ; le verset dit, pour l'eau de nidda, et elles sont dรฉjร  eau de nidda. Car, en fin de compte, dans Guitin (53a, et lร ), on objecte ร ussi ร  partir de l'eau de la hatat, puisque la rรฉponse lร -bas est : une eau de hatat avec laquelle il a pesรฉ des poids. On peut rรฉpondre : puisqu'il a pris le travail comme un renchรฉrissement, comme on le dit ici, mรชme un travail dont le dommage ne se reconnaรฎt pas obligรฉ selon les lois du Ciel, il dรฉduit bien lร -bas que le dommage qui ne se reconnaรฎt pas ne porte pas le nom de dommage. S'il portait ce nom, prendre le cas du travail n'apporterait aucun renchรฉrissement, puisque en tout lieu on compterait le dommage non reconnu au rang du dommage reconnu. Autre rรฉponse : Rabba tient que le dommage qui ne se reconnaรฎt pas ne porte pas le nom de dommage. Selon l'avis qui dit qu'il porte ce nom, ร  plus forte raison celui qui entaille est tenu, car son dommage se reconnaรฎt davantage. Et Rava, qui objecte ici ร  Rabba, tient que, chez celui qui entaille, le dommage se reconnaรฎt, et qu'il est tenu mรชme selon l'avis pour qui le dommage non reconnu ne porte pas le nom de dommage. C'est ce qu'il dit : un travail, dont le dommage ne se reconnaรฎt pas ; celui qui entaille, dont le dommage se reconnaรฎt, serait donc tenu. Et si tu demandes : comment un homme peut-il invalider la vache de son prochain ? Il nous faut oved sur le modรจle de avad, qu'il y trouve son agrรฉment (niha leh). On peut rรฉpondre : cela vaut quand le travail se fait de lui-mรชme. Quand il fait le travail de sa main, on demande l'agrรฉment de celui qui agit. Il en va de mรชme pour le hekhsher : on demande youtan sur le modรจle de ki yiten.
๐Ÿ’ก Explication

La rรฉponse refuse l'infรฉrence. Celui qui entaille est, lui aussi, patour selon le din adam. Le hiddoush de la baraita est ailleurs : mรชme une melakha dont le dommage ne se voit pas obligรฉ selon le din shamayim.

Tossefot confronte Guitin 53a, oรน la mรชme baraita sert contre l'avis hezek she-eino nikar shemeh hezek. Si l'entaille visible est dรฉjร  patour, parce qu'un bล“uf ordinaire n'est pas pour l'autel, l'objection de Guitin semble tomber. Deux issues : le mot melakha est un renchรฉrissement, donc le hezek cachรฉ n'a pas le nom de hezek ; ou bien Rabba et l'avis inverse ne partagent pas le din de l'entaille. En fin de glose : disqualifier la vache d'autrui suppose un travail agrรฉable ร  celui qui le fait, niha leh, sur le modรจle du verset.

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ื•ืืžืจ ืจื‘ื”: ื”ืฉื•ืจืฃ ืฉื˜ืจื• ืฉืœ ื—ื‘ื™ืจื• โ€“ ืคื˜ื•ืจ. ื“ืืžืจ ืœื™ื”: ื ื™ื™ืจื ืงืœืื™ ืžื™ื ืš. ืžืชืงื™ืฃ ืœื” ืจืžื™ ื‘ืจ ื—ืžื: ื”ื™ื›ื™ ื“ืžื™?

Et Rabba dit : celui qui brรปle le document (shetar) de son prochain est quitte. Car il lui dit : j'ai brรปlรฉ de toi un papier.

Rami bar Hama attaque cela : de quel cas s'agit-il ?

๐Ÿ’ก Explication

Quatriรจme din, ouvert seulement. Brรปler le shetar, la reconnaissance de dette, est un patour : l'auteur dit qu'il a brรปlรฉ un papier. La crรฉance devenue improuvable reste, pour Rabba, un grama.

Rami bar Hama demande le cas. La page s'arrรชte sur la question. Le dรฉtail, selon que des tรฉmoins sont lร  ou non, et selon que le dรฉbiteur est prรชt ร  payer, se poursuit en 98b.

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Texte hรฉbreu et aramรฉen vocalisรฉ : รฉdition numรฉrique William Davidson du Talmud Koren Noรฉ, via Sefaria (licence CC BY-NC). Traduction franรงaise, notes et schรฉmas : Chiourim BA (licence CC BY 4.0).