Bava Kamma 98b - Shetar brûlé, voici le tien devant toi, artisan

Bava_Kamma 98b

Sougya : L'amud poursuit le shetar brûlé. S'il y a des témoins, on réécrit l'acte.

Sinon, Rava place le cas où le titulaire croit celui qui a brûlé, et Rabba laisse quand même quitte. Rav Dimi rattache ce patour au mahloket de Rabbi Chimon et des Rabanan sur davar ha-gorem le-mamon.

Rav Houna le limite au hametz, dont le fond était de l'argent. Ameimar tranche par le dina de-garmei : la dette, ou le papier seul.

Puis la mishna du hametz : Rav Hisda l'attribue à Rabbi Yaakov, Rabba à tout le monde, le mahloket portant sur le jugement du bœuf hors de sa présence. Une baraita donne raison à Rabba.

Rav Pappa sépare fruits entièrement pourris et fruits pourris en partie. La mishna nouvelle : l'artisan et le bâtisseur qui abîment.

Rav Assi : l'artisan acquiert par la plus-value de l'ustensile.

Shetar brûlé : que recouvre-t-on ? Suite de Rabba (98a). Le papier n'a pas, de lui-même, la valeur de la dette. Témoins Ils savent le contenu. On réécrit un shetar valable. Pas de perte à chiffrer Sans témoins Le montant est inconnu. Rien à mettre à la charge de celui qui a brûlé. Maamino Le titulaire croit le brûleur. Le montant est admis. Rabba : patour Rav Dimi bar Hanina Le patour de Rabba suit les Rabanan. Rabbi Chimon : davar ha-gorem le-mamon a le rang de l'argent. Selon lui : hayav Rav Houna b. Rav Yehochoua Rabbi Chimon : seulement si le fond était de l'argent, comme le hametz. Un shetar n'a jamais été un corps d'argent. L'a-t-on entendu sur un acte ? Dina de-garmei Ameimar : on recouvre la valeur d'un shetar valable, c'est-à-dire la dette. Rachi : c'est Rabbi Meir, 100a. Sans dina de-garmei On recouvre le prix du papier. Fait : Rafram contraint Rav Ashi. Recouvrement plein, sur l'idit, comme la poutre choisie.
Témoins : on réécrit. Sans témoins : montant inconnu. S'il est cru : Rabba laisse quitte. Ameimar : dette ou papier, selon le dina de-garmei.
Voici le tien devant toi Hametz après Pessa'h, et bœuf dont le jugement est clos. Rav Hisda : Rabbi Yaakov Avant la clôture : vente, hekdesh, chehita, rendu du shomer : valables. Après la clôture : ils tombent. Rabbi Yaakov : le rendu du shomer tient. Il en tire : seul Rabbi Yaakov dit voici le tien devant toi pour un issour hanaa. La mishna du hametz serait la sienne Rabba : tout le monde Tout le monde le dit, y compris pour le hametz. Le mahloket porte sur autre chose : clôt-on le din du bœuf hors de sa présence ? Rabanan : non. Il l'aurait chassé vers le marais. Rabbi Yaakov : oui, même absent Baraita : il rend tel qu'il a volé Pièce hors cours, fruits pourris, vin aigri, terouma impure, hametz après Pessa'h, bête sur laquelle une faute a été faite, bœuf avant la clôture : voici le tien devant toi. Les Rabanan le disent aussi pour le hametz. Rav Hisda : n'en parle pas.
Rav Hisda réserve la formule à Rabbi Yaakov. Rabba : tout le monde la dit. Le mahloket porte sur le jugement du bœuf absent.
Artisan et bâtisseur : mishna et Rav Assi Vert : hayav. Rouge : patour. L'ustensile fini et le bois façonné ne suivent pas le même din. Cas Raison Issue Ustensile fini, clou qui brise Le kli est au propriétaire Hayav Bois façonné, puis brisé Ouman koneh be-shvah keli Patour Pierres brisées en démolissant Il devait les garder Hayav Mur tombé de l'autre côté Hors de son coup Patour Chute venue du coup La force du coup a fait tomber Hayav La mishna se lit de deux façons. Elle ne tranche pas le bois. La suite ouvre le cas de la laine donnée au teinturier (99a).
Ustensile fini, pierres brisées, chute par le coup : hayav. Bois façonné, mur tombé de l'autre côté : patour.
1
אי דאיכא סהדי דידעי מאי הוה בשטרא, ליכתבו ליה שטרא מעליא! ואי דליכא סהדי, אנן מנא ידעינן? אמר רבא: תהא במאמינו.

S'il y a des témoins qui savent ce qu'il y avait dans l'acte, qu'ils lui écrivent un acte valable ! Et s'il n'y a pas de témoins, nous, d'où le savons-nous ?

Rava dit : que ce soit dans le cas où il le croit.

📜 Rachi (2)
מנא ידעינן מאי הוי כתיב ביה ומאי בעי למיתבי ולא אצטריך ליה למימר דפטור:
D'où le savons-nous : ce qui y était écrit, et ce qu'il fallait payer. Il n'était pas besoin de dire qu'il est quitte.
במאמינו בעל השטר לשורף בכל מה שאומר שכך היה כתוב ביה ואפ"ה פטור:
Où il le croit : le titulaire de l'acte croit celui qui a brûlé, en tout ce qu'il dit de ce qui y était écrit. Et malgré cela, il est quitte.
🗂️ Tossefot (1)
נכתוב ליה שטרא לא שייך הכא מפיהם ולא מפי כתבם ולא בההיא דתנן בגט פשוט (ב"ב דף קסח.) מי שנמחק שטר חובו דעדים החתומים על השטר נעשה כמי שנחקרה עדותן בב"ד והוי כאילו אמרי הני עדים ראינום שנחקרו עדותן בב"ד ובפ"ב דכתובות (דף כ:) הארכתי.:
Qu'on lui écrive un acte. Ici ne s'appliquent ni la règle de leur bouche et non d'après leur écrit (mipihem ve-lo mi-pi khtavam), ni le cas de la mishna dans Guet Pachout (Bava Batra 168a), celui dont l'acte de créance a été effacé. Les témoins signés sur l'acte sont devenus comme si leur témoignage avait été examiné au beit din, et c'est comme si ces témoins disaient : nous les avons vus, leur témoignage a été examiné au beit din. J'ai développé cela au deuxième chapitre de Ketoubot (20b).
💡 Explication

Suite du shetar brûlé, en bas de 98a. S'il y a des témoins du contenu, ils rédigent un acte valable : la perte n'est pas à chiffrer sur celui qui a brûlé. Sans témoins, le montant est inconnu. Dire alors qu'il est quitte n'enseigne rien, comme le note Rachi.

Rava place donc le cas du maamino : le titulaire croit celui qui a brûlé, sur tout le contenu qu'il rapporte. Le montant est admis. Rabba le laisse quand même quitte : le papier n'a pas en lui la valeur de la dette.

Tossefot écarte deux obstacles à cette réécriture. Le témoignage doit venir de la bouche, non d'un écrit. Et l'acte effacé de Bava Batra 168a a son régime propre : la signature vaut déjà un témoignage examiné au beit din. Le développement est en Ketoubot 20b.

2
אמר רב דימי בר חנינא: הא דרבה – מחלוקת רבי שמעון ורבנן היא. לרבי שמעון דאמר דבר הגורם לממון כממון דמי – מחייב; לרבנן דאמרי דבר הגורם לממון לאו כממון דמי – לא מחייב.

Rav Dimi bar Hanina dit : ce din de Rabba est le mahloket de Rabbi Chimon et des Rabanan. Selon Rabbi Chimon, qui dit qu'une chose qui cause de l'argent (davar ha-gorem le-mamon) a le rang de l'argent, il est tenu.

Selon les Rabanan, qui disent qu'une chose qui cause de l'argent n'a pas le rang de l'argent, il n'est pas tenu.

📜 Rachi (1)
דר"ש בפרק מרובה (לעיל בבא קמא דף עד:) גבי קדשים שחייב באחריותן כו':
De Rabbi Chimon : au chapitre Merouba (plus haut, Bava Kamma 74b), au sujet des kodashim (offrandes) dont on porte la responsabilité, etc.
💡 Explication

Rav Dimi rattache le patour de Rabba à un mahloket déjà vu. Davar ha-gorem le-mamon : l'objet ne vaut plus rien, mais sa présence évitait à quelqu'un une dépense. Rabbi Chimon lui donne le rang de l'argent. Les Rabanan refusent ce rang.

Rachi renvoie à Bava Kamma 74b : les kodashim dont le propriétaire doit la remplacement. Détruire cette cause d'obligation, Rabbi Chimon le tient pour un dommage d'argent. Selon Rav Dimi, Rabba, sur le shetar, suit les Rabanan.

3
מתקיף לה רב הונא בריה דרב יהושע: אימר דשמעת ליה לרבי שמעון דבר הגורם לממון כממון דמי – בדבר שעיקרו ממון, כדרבה; דאמר רבה: גזל חמץ לפני הפסח, ובא אחר ושרפו במועד – פטור, שהכל מצווים עליו לבערו. לאחר הפסח – מחלוקת רבי שמעון ורבנן;

Rav Houna, fils de Rav Yehochoua, objecte : dis que tu as entendu cela de Rabbi Chimon, qu'une chose qui cause de l'argent a le rang de l'argent, pour une chose dont le fond est de l'argent, comme le dit Rabba. Car Rabba dit : il a volé du hametz avant Pessa'h, un autre est venu et l'a brûlé au temps fixe : quitte, car tous sont astreints à le détruire.

Après Pessa'h : mahloket de Rabbi Chimon et des Rabanan.

📜 Rachi (2)
במועד בזמן ביעורו בו' שעות ודכוותה בפסחים (דף י:) לא בדק בתוך המועד יבדוק לאחר המועד:
Au temps fixe : au moment de son élimination, à la sixième heure. De même dans Pessahim (10b) : s'il n'a pas vérifié pendant le temps fixe, il vérifie après.
לר"ש חייב האי ששרפו לשלם לגזלן דמיהם דדבר הגורם לממון הוא שאם היה בעין היה מחזירו גזלן לבעליו ופטור דתנן לעיל (בבא קמא דף צו:) גזל חמץ ועבר עליו הפסח אומר לו הרי שלך לפניך ועכשיו שאין בעין יחזיר דמים לבעליו ובחמץ בפסח הוא דאמרינן הכי משום דעיקרו כלומר בתחלתו ממון הוי ועכשיו אע"פ שאינו שוה לכלום גורם לממון הוא אבל בשטרי דמעולם לא היה גופו ממון מי שמעת ליה:
Selon Rabbi Chimon, tenu : celui qui l'a brûlé doit payer au voleur leur valeur, car c'est une chose qui cause de l'argent. S'il était encore là, le voleur le rendrait aux propriétaires et serait quitte, comme nous avons appris plus haut (Bava Kamma 96b) : il a volé du hametz et Pessa'h est passé dessus, il lui dit voici le tien devant toi. Maintenant qu'il n'est plus là, il rendra l'argent aux propriétaires. Et c'est du hametz de Pessa'h qu'on dit cela, parce que son fond, c'est-à-dire à l'origine, était de l'argent, et maintenant, bien qu'il ne vaille plus rien, il cause de l'argent. Mais pour des actes, dont le corps n'a jamais été de l'argent, l'as-tu entendu de lui ?
💡 Explication

Rav Houna limite ce qu'on a entendu de Rabbi Chimon. Le principe vaut pour une chose dont le fond est de l'argent. Le cas de Rabba : du hametz volé avant Pessa'h. Brûlé au temps du biour, à la sixième heure, le brûleur est quitte : tous ont le devoir de le détruire.

Après Pessa'h, le hametz reste interdit. S'il était encore là, le voleur le rendrait et dirait voici le tien devant toi. En le brûlant, l'autre force le voleur à payer les propriétaires. C'est un gorem le-mamon. Rachi : Rabbi Chimon tient le brûleur envers le voleur. Les Rabanan le laissent quitte. La seconde glose prépare déjà la question sur le shetar, dont le corps n'a jamais été de l'argent.

🖼️ Schéma
Hametz volé, puis brûlé Avant Pessa'h Le hametz est un bien. Le vol porte sur de l'argent. Ikaro mamon Au temps du biour Sixième heure. Tous doivent le détruire. Le brûleur est quitte Après Pessa'h En étant là, le voleur le rendait et était quitte. R. Chimon : le brûleur paie le voleur. Rabanan : quitte. Gorem le-mamon Le hametz avait un fond d'argent. Le shetar, non. Rav Houna : a-t-on entendu Rabbi Chimon sur un acte ?
Avant Pessa'h le hametz est un bien. Au biour, brûler laisse quitte. Après Pessa'h, Rabbi Chimon fait payer le brûleur au voleur.
4
לרבי שמעון דאמר דבר הגורם לממון כממון דמי – חייב, לרבנן דאמרי דבר הגורם לממון לאו כממון דמי – פטור. בדבר שאין עיקרו ממון מי אמרינן?

Selon Rabbi Chimon, qui dit qu'une chose qui cause de l'argent a le rang de l'argent : tenu. Selon les Rabanan, qui disent qu'une chose qui cause de l'argent n'a pas le rang de l'argent : quitte.

Pour une chose dont le fond n'est pas de l'argent, le dit-on ?

💡 Explication

La ligne achève le cas du hametz après Pessa'h, puis pose la question qui vise le shetar. Rabbi Chimon : le brûleur est tenu. Les Rabanan : quitte. Ce hametz avait été de l'argent avant Pessa'h. Un acte, dont le fond n'est pas de l'argent, entre-t-il dans la même parole de Rabbi Chimon ?

5
אמר אמימר: מאן דדאין דינא דגרמי – מגבי ביה דמי שטרא מעליא, ומאן דלא דאין דינא דגרמי – מגבי ביה דמי ניירא בעלמא. הוה עובדא וכפייה רפרם לרב אשי, ואגבי ביה כי כשורא לצלמא.

Ameimar dit : celui qui juge le dina de-garmei recouvre sur lui la valeur d'un acte valable, et celui qui ne juge pas le dina de-garmei recouvre sur lui seulement la valeur du papier. Il y eut un fait, et Rafram contraignit Rav Ashi, et il recouvra sur lui comme une poutre pour une statue.

📜 Rachi (5)
מאן דדאין דינא דגרמי ר"מ היא (בהגוזל בתרא) [לקמן] (דף ק.):
Celui qui juge le dina de-garmei : c'est Rabbi Meir, plus loin (100a).
מגבי ליה מן השורף כל השטר שהרי גרמו להפסיד:
Il recouvre sur lui : sur celui qui a brûlé, tout l'acte, car il lui a causé la perte.
ואכפייה רפרם לרב אשי ששרף שטר חבירו בילדותו:
Et Rafram contraignit Rav Ashi : qui avait brûlé l'acte de son prochain dans sa jeunesse.
ואגבי מיניה גוביינא מעליא כל מה שכתוב בשטר:
Et il recouvra de lui : un recouvrement valable, tout ce qui est écrit dans l'acte.
כי כשורא לצלמא פרעון גמור מן העידית כקורה זו הנבחרת משאר קורות לתקן בה צורה ודיוקנאות:
Comme une poutre pour une statue : un paiement complet, sur le meilleur bien (idit), comme cette poutre choisie entre les autres pour y façonner une figure et des portraits.
💡 Explication

Ameimar donne le din pratique du shetar brûlé. Le dina de-garmei est le dommage indirect que Rabbi Meir met à la charge de l'auteur, plus loin folio 100a. Celui qui le juge fait payer la dette inscrite. Celui qui ne le juge pas fait payer le papier seul.

Le fait rapporté : dans sa jeunesse, Rav Ashi a brûlé un acte. Rafram l'a contraint. Le recouvrement a été celui de tout l'écrit, prélevé sur l'idit. L'image de la poutre choisie pour une statue dit ce prélèvement complet, sur le meilleur bien.

6
חמץ ועבר עליו הפסח – אומר לו: ״הרי שלך לפניך״. מאן תנא אומרין באיסורי הנאה ״הרי שלך לפניך״? אמר רב חסדא: רבי יעקב היא. דתניא: שור שהמית; עד שלא נגמר דינו – מכרו מכור, הקדישו מוקדש, שחטו – בשרו מותר, החזירו שומר לבעליו – מוחזר.

Du hametz, et Pessa'h est passé sur lui : il lui dit voici le tien devant toi. Quel tanna enseigne-t-on, pour les choses dont la jouissance est interdite (issourei hanaa) : voici le tien devant toi ?

Rav Hisda dit : c'est Rabbi Yaakov. Car on enseigne : un bœuf qui a tué.

Avant que son jugement ne soit clos : s'il l'a vendu, c'est vendu ; s'il l'a consacré, c'est consacré ; s'il l'a abattu, sa chair est permise ; si le gardien l'a rendu à son propriétaire, c'est rendu.

📜 Rachi (3)
שור שהמית את האדם ומכרו עד שלא נגמר דינו:
Un bœuf qui a tué : un homme, et il l'a vendu avant que son jugement ne soit clos.
מכור ולא יסקל דבעינן מיתה והעמדה בדין שיהא שוין כאחד בפרק שור שנגח ד' וה':
C'est vendu : et il ne sera pas lapidé, car nous exigeons que la mise à mort et la comparution en jugement aillent ensemble, au chapitre Le bœuf qui a encorné quatre et cinq.
החזירו שומר לבעליו מוחזר ופטור שומר:
Le gardien l'a rendu à son propriétaire, c'est rendu : et le gardien est quitte.
💡 Explication

Nouvelle entrée : la mishna du voleur. Hametz après Pessa'h, il dit voici le tien devant toi. Rav Hisda demande quel tanna parle ainsi pour un issour hanaa. Il répond : Rabbi Yaakov, d'après la baraita du bœuf homicide.

Avant la clôture du jugement, le bœuf est encore un bien. La vente tient, l'hekdesh tient, la chair de la chehita (abattage) est permise, et le rendu du shomer le libère. Rachi : la vente empêche la lapidation, car la mise à mort et la comparution doivent porter sur le même statut.

7
משנגמר דינו – מכרו אינו מכור, הקדישו אינו מוקדש, שחטו – בשרו אסור, החזירו שומר לבעליו – אינו מוחזר. רבי יעקב אומר: אף משנגמר דינו, החזירו שומר לבעליו – מוחזר.

Une fois son jugement clos : s'il l'a vendu, la vente ne tient pas ; s'il l'a consacré, la consécration ne tient pas ; s'il l'a abattu, sa chair est interdite ; si le gardien l'a rendu à son propriétaire, le rendu ne vaut pas. Rabbi Yaakov dit : même une fois son jugement clos, si le gardien l'a rendu à son propriétaire, c'est rendu.

💡 Explication

Après la clôture, le bœuf est interdit de jouissance. Vente, hekdesh et chair tombent. Le rendu du shomer ne le libère pas : les Rabanan. Rabbi Yaakov ne se sépare d'eux que sur ce rendu : même après la clôture, rendre le bœuf suffit.

8
מאי, לאו בהא קמיפלגי – דרבי יעקב סבר: אומרין באיסורי הנאה ״הרי שלך לפניך״, ורבנן סברי: אין אומרין באיסורי הנאה ״הרי שלך לפניך״?

Quoi, c'est bien là qu'ils divergent : Rabbi Yaakov tient qu'on dit, pour les issourei hanaa, voici le tien devant toi, et les Rabanan tiennent qu'on ne dit pas, pour les issourei hanaa, voici le tien devant toi ?

💡 Explication

Rav Hisda propose le point du mahloket. Rabbi Yaakov admet la formule pour tout issour hanaa. Les Rabanan ne l'admettent pas. À ce compte, la mishna du hametz suivrait Rabbi Yaakov seul.

9
אמר ליה רבה: לא, דכולי עלמא אמרינן באיסורי הנאה ״הרי שלך לפניך״; דאם כן, נפלגו בחמץ בפסח. אלא אמר רבה: הכא בגומרין דינו של שור שלא בפניו קא מיפלגי –

Rabba lui dit : non. Tout le monde dit, pour les issourei hanaa, voici le tien devant toi.

Car s'il en était ainsi, ils divergeraient sur le hametz de Pessa'h. Rabba dit donc : ici, ils divergent sur la clôture du jugement d'un bœuf hors de sa présence.

📜 Rachi (2)
דכ"ע אומרים באיסורי הנאה כו' ומתניתין דחמץ בפסח אפי' לרבנן:
Tout le monde dit, pour les issourei hanaa, etc. : et la mishna du hametz de Pessa'h vaut même selon les Rabanan.
דאם כן דלרבנן אין אומרים אדמפלגי בשור לגבי שומר ליפלגו נמי לגבי גזל חמץ ועבר עליו הפסח אבל הכא בשור שהמית הוא דאמר אין מוחזר משום דאמר ליה האי איסור הנאה לאו איסור דאתי עליה ממילא הוא כגון חמץ בפסח אלא את קטלתיה בידים שהבאתו לב"ד דאי הוה גבאי אנא מעריקנא ליה לאגמא כו' אבל סיפא דמתניתין ודאי רבי יעקב היא ולא רבנן דקתני או שהיתה יוצאה ליסקל אומר לו הרי שלך לפניך:
Car s'il en était ainsi : si, selon les Rabanan, on ne le dit pas, alors, au lieu de diverger sur le bœuf à propos du gardien, qu'ils divergent aussi sur le vol de hametz une fois Pessa'h passé. Mais ici, c'est pour le bœuf qui a tué qu'il dit que le rendu ne vaut pas, parce que le propriétaire lui dit : cet interdit de jouissance vient de tes mains : tu l'as tué en l'amenant au beit din. Le hametz de Pessa'h vient de lui-même. S'il avait été chez moi, je l'aurais fait fuir vers le marais, etc. Mais la fin de la mishna est bien de Rabbi Yaakov, et non des Rabanan, puisqu'elle enseigne : ou bien elle sortait pour être lapidée, il lui dit voici le tien devant toi.
💡 Explication

Rabba refuse d'enfermer la formule dans l'avis de Rabbi Yaakov. Tout le monde dit voici le tien devant toi pour un issour hanaa. La mishna du hametz suit donc aussi les Rabanan. S'ils se séparaient sur tout issour, la baraita aurait opposé leurs avis sur le hametz lui-même.

Le mahloket réel porte sur gomer din shelo befanav : peut-on clore le jugement du bœuf hors de sa présence ? Rachi distingue. L'interdit du bœuf lapidé vient des mains du shomer, qui l'a conduit au beit din. L'interdit du hametz vient de lui-même, avec la fête. La clause de la mishna où la bête sort pour être lapidée reste, elle, l'avis de Rabbi Yaakov.

10
רבנן סברי: אין גומרין דינו של שור שלא בפניו, דאמר ליה: אי אייתיתיה ניהליה – הוה מעריקנא ליה לאגמא, השתא מסרתיה ביד מאן דלא מצינא לאישתעויי דינא בהדיה! ורבי יעקב סבר: גומרין דינו של שור שלא בפניו, דאמר ליה: מאי עבדי ליה? סוף סוף הוה גמרי ליה (דינא) [לדיניה] שלא בפניו.

Les Rabanan tiennent : on ne clôt pas le jugement d'un bœuf hors de sa présence. Car il lui dit : si tu me l'avais amené, je l'aurais fait fuir vers le marais.

Maintenant, tu l'as livré à quelqu'un avec qui je ne peux pas plaider ! Et Rabbi Yaakov tient : on clôt le jugement d'un bœuf hors de sa présence.

Car il lui dit : qu'ai-je fait ? De toute façon, on aurait clos son jugement hors de sa présence.

💡 Explication

Les Rabanan : le beit din n'achève pas le din si le bœuf est absent. Le propriétaire peut donc dire au shomer : rendu plus tôt, je le chassais au marais, et il n'y avait pas de jugement. Livré au beit din, je n'ai plus d'interlocuteur. Le rendu après coup ne libère pas le shomer.

Rabbi Yaakov : le din s'achève même en l'absence du bœuf. Le shomer répond que la fuite au marais n'aurait rien changé : le jugement aurait eu lieu quand même. Rendre le bœuf suffit.

🖼️ Schéma
Clore le jugement du bœuf hors de sa présence Rabanan On ne clôt pas en son absence. Le propriétaire au shomer : tu me l'aurais ramené, je le chassais au marais. Tu l'as livré au beit din. Le rendu ne le libère pas Le shomer paie. Rabbi Yaakov On clôt même en son absence. Le shomer répond : qu'ai-je fait à ce bœuf ? On l'aurait jugé absent de toute façon. Le rendu vaut Voici le tien devant toi.
Rabanan : le propriétaire l'aurait chassé au marais. Rabbi Yaakov : le jugement aurait eu lieu même absent.
11
אשכחיה רב חסדא לרבה בר שמואל, אמר ליה: תנית מידי באיסורי הנאה? אמר ליה: אין, תנינא: ״והשיב את הגזלה״; מה תלמוד לומר ״אשר גזל״? יחזיר כעין שגזל.

Rav Hisda rencontra Rabba bar Chmouel. Il lui dit : as-tu appris quelque chose sur les issourei hanaa ?

Il lui dit : oui, nous avons appris. Il restituera l'objet volé.

Que vient enseigner ce qu'il a volé ? Il restituera tel qu'il a volé.

📜 Rachi (1)
אשכחיה רב חסדא כו' רב חסדא מהדר אמתני' דניהוי בה פלוגתא אחמץ בפסח לאוקמא למילתיה דטעמא דרבנן משום דאין אומרים באיסורי הנאה הרי שלך לפניך:
Rav Hisda le rencontra, etc. : Rav Hisda cherche une mishna où il y aurait un mahloket sur le hametz de Pessa'h, pour établir sa thèse. Le motif des Rabanan serait qu'on ne dit pas, pour les issourei hanaa, voici le tien devant toi.
💡 Explication

Rav Hisda cherche encore un appui : un texte où les Rabanan refuseraient la formule pour le hametz. Rabba bar Chmouel cite une baraita sur le verset : il restituera l'objet volé (Vayikra 5, 23). Les mots ce qu'il a volé enseignent qu'il rend la chose telle qu'elle est, ke-ein she-gazal.

12
מכאן אמרו: גזל מטבע ונפסל, פירות והרקיבו, יין והחמיץ, תרומה ונטמאת, חמץ ועבר עליו הפסח, בהמה ונעבדה בה עבירה, ושור עד שלא נגמר דינו – אומר לו: ״הרי שלך לפניך״.

De là, ils ont dit : il a volé une pièce et elle a été invalidée, des fruits et ils ont pourri, du vin et il a aigri, de la terouma et elle est devenue impure, du hametz et Pessa'h est passé sur lui, une bête et l'on a commis avec elle une faute, ou un bœuf avant que son jugement ne soit clos : il lui dit voici le tien devant toi.

💡 Explication

La derasha alimente une liste. L'objet s'est dégradé, ou son statut a changé, et le voleur le rend en l'état. Pièce hors cours, fruits pourris, vin devenu vinaigre, terouma devenue impure, hametz après Pessa'h, bête avec laquelle une faute a été commise, bœuf dont le jugement n'est pas encore clos.

13
מאן שמעת ליה דאמר: עד שלא נגמר דינו – אין, משנגמר דינו – לא? רבנן; וקתני: חמץ ועבר עליו הפסח – אומר לו ״הרי שלך לפניך״! אמר ליה: אי משכחת להו, לא תימא להו ולא מידי.

De qui as-tu entendu qu'il dise : avant que son jugement ne soit clos, oui ; une fois clos, non ? Des Rabanan.

Et l'on enseigne : du hametz, et Pessa'h est passé sur lui, il lui dit voici le tien devant toi ! Il lui dit : si tu les rencontres, ne leur dis rien.

📜 Rachi (2)
אי משכחת להו לבני הישיבה:
Si tu les rencontres : les gens de la yechiva.
לא תימא להו ולא מידי משום דחדו דמשכחי תיובתא למילתי:
Ne leur dis rien du tout : parce qu'ils se réjouiraient d'avoir trouvé une objection à ma parole.
💡 Explication

La liste dit oui avant la clôture, et tait l'après. C'est l'avis des Rabanan, contre Rabbi Yaakov. La même baraita dit, pour le hametz après Pessa'h, voici le tien devant toi. Les Rabanan tiennent donc la formule pour cet issour. La thèse de Rav Hisda tombe.

Rav Hisda demande à Rabba bar Chmouel de ne rien rapporter aux gens de la yechiva. Rachi : ils se réjouiraient de l'objection.

14
פירות והרקיבו – אומר לו: ״הרי שלך לפניך״. והתנן: פירות והרקיבו – משלם כשעת הגזילה! אמר רב פפא: כאן שהרקיבו כולן, כאן שהרקיבו מקצתן.

Des fruits, et ils ont pourri : il lui dit voici le tien devant toi. Or nous avons appris : des fruits, et ils ont pourri, il paie selon le moment du vol !

Rav Pappa dit : ici, ils ont tous pourri ; ici, une partie a pourri.

💡 Explication

La baraita rend les fruits pourris tels quels. La mishna de 96b, pour des fruits pourris, fait payer la valeur au moment du vol. Rav Pappa sépare deux mesures.

Tout a pourri : c'est un shinoui (changement), le voleur a acquis, il paie la valeur d'alors. C'est la mishna. Une partie seulement à pourri : les fruits sont encore là, il dit voici le tien devant toi. C'est la baraita.

🖼️ Schéma
Fruits pourris : deux mesures Tout a pourri Shinoui : le voleur a acquis. Il paie la valeur au moment du vol. Mishna, 96b Une partie a pourri Pas un shinoui complet. Les fruits sont encore là. Voici le tien devant toi. Baraita
Tout pourri : shinoui, il paie comme au moment du vol. Une partie : il rend les fruits.
15
מתני׳ נתן לאומנין לתקן, וקלקלו – חייבין לשלם. נתן לחרש שידה תיבה ומגדל לתקן, וקלקל – חייב לשלם. והבנאי שקיבל עליו לסתור את הכותל, ושיבר האבנים או שהזיקן – חייב לשלם. היה סותר מצד זה ונפל מצד אחר – פטור; ואם מחמת המכה – חייב.

Mishna. Il a donné à des artisans pour réparer, et ils ont abîmé : ils sont tenus de payer.

Il a donné à un charpentier une shida (caisse de chariot), une teiva (coffre) et un migdal (armoire) pour réparer, et il a abîmé : il est tenu de payer. Et le bâtisseur qui a pris sur lui de démolir le mur, et qui a brisé les pierres ou les a endommagées : il est tenu de payer.

S'il démolissait de ce côté et que cela est tombé d'un autre côté : quitte. Et si c'est par le coup : tenu.

📜 Rachi (1)
שידה ארגז של עגלה העשויה למרכב נשים:
Shida : caisse du chariot, faite pour le siège des femmes.
💡 Explication

Nouvelle mishna, deux métiers. L'artisan qui abîme l'objet confié pour réparation paie. L'exemple : shida, teiva, migdal. Rachi : la shida est la caisse du chariot où prennent place les femmes.

Le bâtisseur s'est chargé de démolir le mur. S'il brise les pierres ou les abîme, il paie : ces pierres devaient rester utilisables. S'il travaille d'un côté et que le mur tombe de l'autre, il est quitte. Si la chute vient de la force du coup, il est tenu.

16
גמ׳ אמר רב אסי: לא שנו אלא שנתן לחרש שידה תיבה ומגדל – לנעץ בהן מסמר, ונעץ בהן מסמר ושיברן; אבל נתן לחרש עצים לעשות שידה תיבה ומגדל, ועשה מהן שידה תיבה ומגדל ושיברן – פטור.

Guemara. Rav Assi dit : on n'a enseigné cela que là où il a donné au charpentier une shida, une teiva et un migdal pour y enfoncer un clou, qu'il y a enfoncé un clou et les a brisés.

Mais s'il a donné au charpentier du bois pour faire une shida, une teiva et un migdal, qu'il en a fait une shida, une teiva et un migdal et les a brisés : quitte.

💡 Explication

Rav Assi serre le cas où la mishna dit tenu. On lui a donné l'ustensile déjà fait, pour y planter un clou, et le clou l'a brisé. Le kli était au propriétaire.

S'il a donné du bois, que l'artisan en a fait l'ustensile, puis l'a brisé, Rav Assi dit quitte. La ligne suivante en donne la raison.

17
מאי טעמא? אומן קונה בשבח כלי.

Quelle est la raison ? L'artisan acquiert par la plus-value de l'ustensile (ouman koneh be-shvah keli).

💡 Explication

Ouman koneh be-shvah keli : le travail qui augmente la valeur fait entrer cette plus-value, le shvach, dans le bien de l'artisan, tant qu'il n'a pas rendu l'objet. Casser l'ustensile qu'il vient de façonner, c'est casser un shvach qui est à lui. De là le patour de Rav Assi, face au hayav de l'ustensile déjà fini.

18
תנן: נתן לאומנין וקלקלו – חייבין לשלם. מאי, לאו דיהיב להו עצים? לא, שידה תיבה ומגדל.

Nous avons appris : il a donné à des artisans et ils ont abîmé, ils sont tenus de payer. Quoi, c'est du bois qu'il leur a donné ?

Non : une shida, une teiva et un migdal.

💡 Explication

Première attaque contre Rav Assi. La reisha dit tenus de payer, sans préciser l'objet. On voudrait lire : même du bois. La Guemara répond : le cas est l'ustensile fini, shida, teiva, migdal.

19
הא מדקתני סיפא: שידה תיבה ומגדל, מכלל דרישא – עצים! אמרי: פרושי קא מפרש לה – כיצד נתן לאומנין לתקן וקלקלו חייבין לשלם? כגון שנתן לחרש שידה תיבה ומגדל.

Mais puisque la seifa (la suite) enseigne shida, teiva et migdal, on en déduit que la reisha (le début) vise le bois ! Ils disent : elle vient l'expliquer.

Comment : il a donné à des artisans pour réparer et ils ont abîmé, ils sont tenus de payer ? Par exemple, il a donné à un charpentier une shida, une teiva et un migdal.

🗂️ Tossefot (1)
פרושי קמפרש כיצד כו' תימה דלא פריך אי הכי חייבין תרי זימני למ"ל כדפריך בפרק קמא דסנהדרין (דף ג. ושם) אי הכי שלשה שלשה למה לי ובכמה מקומות דייק ובכמה מקומות לא דייק:
Elle explique : comment, etc. Étonnant qu'on n'objecte pas : s'il en est ainsi, à quoi bon ils sont tenus deux fois ? Comme on objecte au premier chapitre de Sanhédrin (3a, et là-bas) : s'il en est ainsi, à quoi bon trois, trois ? En plusieurs endroits on tire cette précision, en plusieurs endroits on ne la tire pas.
💡 Explication

Reprise de l'attaque. Si la seifa nomme shida, teiva et migdal, la reisha parle d'autre chose : le bois. Et la reisha dit tenus. Réponse : la seifa est un keitzad, un comment. Elle décrit le cas de la reisha, l'ustensile déjà fait.

Tossefot s'étonne qu'on ne demande pas pourquoi tenus est dit deux fois, comme en Sanhédrin 3a pour le mot trois répété. La Guemara est parfois stricte sur un doublon, parfois elle ne l'est pas.

20
והכי נמי מסתברא – ד״כיצד״ קתני. דאי סלקא דעתך רישא עצים; השתא אשמעינן עצים חייבין לשלם – ולא אמרינן אומן קונה בשבח כלים; שידה תיבה ומגדל מבעיא?

Et cela aussi se tient, car elle enseigne un comment. Si tu supposes que le début vise le bois : dès lors qu'elle nous apprend que, pour le bois, ils sont tenus de payer, et que nous ne disons pas que l'artisan acquiert par la plus-value des ustensiles, fallait-il encore la shida, la teiva et le migdal ?

💡 Explication

Appui pour la lecture en keitzad. Si la reisha visait le bois et disait hayav, elle aurait déjà enseigné qu'on ne dit pas ouman koneh be-shvah keli. Répéter ensuite le cas, plus simple, de l'ustensile fini, serait de trop. Donc la reisha vise l'ustensile fini.

21
אי משום הא – לא איריא. תנא סיפא לגלויי רישא, שלא תאמר: רישא שידה תיבה ומגדל – אבל עצים לא; תנא סיפא: שידה תיבה ומגדל – מכלל דרישא עצים, ואפילו הכי חייב לשלם.

Pour ce motif, l'argument ne conclut pas. Le tanna a enseigné la suite pour éclairer le début, afin qu'on ne lise pas le début comme visant la shida, la teiva et le migdal, le bois restant dehors.

Il a enseigné dans la suite shida, teiva et migdal, d'où l'on déduit que le début vise le bois, et que malgré cela il est tenu de payer.

💡 Explication

La Guemara retire l'appui. La seifa peut être là pour éclairer la reisha : en nommant l'ustensile fini dans la suite, elle montre que le début parlait du bois, et que même le bois oblige à payer. Cette lecture tient aussi. La mishna ne prouve donc pas le din de Rav Assi.

🖼️ Schéma
Deux lectures de la mishna Keitzad : la suite explique La reisha dit : artisans, hayav. La seifa donne le cas : shida, teiva, migdal finis. Le bois reste hors de la mishna. Rav Assi reste possible La suite éclaire le début La seifa est dite pour montrer que la reisha vise le bois. Même le bois : hayav. L'argument du keitzad tombe. La mishna ne prouve pas Rav Assi
Keitzad : la mishna parle de l'ustensile fini. Autre lecture : la suite montre que le début vise le bois, et qu'il paie.
22
לימא מסייע ליה: הנותן צמר לצבע,

Dirait-on que ceci vient l'appuyer : celui qui donne de la laine au teinturier,

💡 Explication

La Guemara ouvre un appui possible à Rav Assi : la mishna de celui qui donne de la laine à un teinturier. La phrase s'arrête ici. La suite est sur 99a.

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Texte hébreu et araméen vocalisé : édition numérique William Davidson du Talmud Koren Noé, via Sefaria (licence CC BY-NC). Traduction française, notes et schémas : Chiourim BA (licence CC BY 4.0).