Bekhorot 39a — tester la larme constante, moum rétroactif ou non, et les blêmissures du nez, de la lèvre et des dents ; le manque d'un organe interne

Bekhorot 39a

Sougya : Le daf poursuit la sougya sur l'examen d'un bekhor (premier-né) atteint de larmoiement constant (dime'a) : comment le nourrir de fourrage humide puis sec durant trois mois, avec une longue chaîne de she'elot restées en teiku (avant/après le repas, avant/après la boisson, attaché/détaché, seul/accompagné, aux champs/en ville). Pinehas, frère de Chmouel, demande si le blêmi découvert au terme est rétroactif ou seulement à partir de maintenant (nafka mina : la me'ila sur l'argent du rachat).

La michna énumère ensuite de nouveaux moumim qui autorisent l'abattage du bekhor hors du Temple (nez, lèvre, gencives), la Guemara distinguant le moum visible (mum) du moum caché (qui ne compte pas). Enfin, Rav Ahadvoi demande si un organe manquant à l'INTÉRIEUR (hesaron mi-bifnim) est un manque disqualifiant, illustré par le cas d'un animal à un seul rein : conflit de deux beraitot résolu par R.

Hiyya bar Yossef puis R. Yo'hanan.

Chaîne de sheelot : comment nourrir l'animal pour tester la larme (dime'a) chaque paire = un côté certain (mevorar) / un côté incertain (mai ? = teiku) Certain (mevorar)Incertain (mai ?) avant de manger (comme un remède)après avoir mangé ? avant de boire (comme l'orge)après avoir bu ? détaché (motar), à son aiseattaché (kachour) ? avec un compagnon (en société)seul ? aux champs (grand air)en ville ? Rav Achi : et un jardin proche de la ville ? -> TEIKU
La chaîne de she'elot sur la manière de nourrir l'animal pour l'examen (segments 0-2), toutes non tranchées (teiku).
Il a mangé (le fourrage) et n'a pas guéri : depuis quand est-ce un moum ? Nafka mina : la meila sur le rachat Moum rétroactif (le-mafrea) Moum à partir de maintenant le blêmi existait déjà au rachat -> le rachat (hilloul) était valide -> l'argent est consacré -> il a commis une meila pas de moum au moment du rachat -> le rachat était sans effet -> l'argent reste profane -> pas de meila (teiku)
La she'ela de Pinehas : moum rétroactif ou non, et sa conséquence pratique sur la me'ila (segments 4-6).
Bekhor : moum visible (metir la chehita) vs moum caché (ne compte pas) Visible (mi-bara) = MOUM Caché (mi-bifnim) = PAS moum nez (hotem) : percé, ébréché, fendu lèvre (safa) : rangée extérieure gencives externes (hitsonot) : ébréchées, rasées, arrachées -> on peut abattre le bekhor hors du Temple cloison interne du nez percée dents-doubles (teyoma) et au-delà (mi-ha-teyoma u-lifnim) gencives internes ébréchées/rasées -> on n'abat pas (parfois seulement passoul au mizbeah)
Moum visible vs moum caché pour le bekhor : nez, lèvre, gencives, dents-doubles (segments 7-13).
Un rein au lieu de deux : conflit des deux beraitot Beraita A : 'les DEUX reins' un seul rein = passoul (exclut) Beraita B : 'yassirenna' un seul rein = cacher (inclut) Trois lectures du conflit : Hava amina (savrou) tous : nul ne naît à 1 rein -> forcément il a manqué mahloket : manque interne = manque, ou non ? R. Hiyya bar Yossef on peut naître à 1 rein ; manque interne = manque A : ne à 2, en a perdu 1 B : né à 1 des l'origine objection : 'comme 3' = origine R. Yo'hanan nul ne naît à 1 rein ; manque interne = manque A : a manqué avant chehita B : a manqué après chehita question : après chehita avant kabbala, permis ? ->39b
Le cas d'un seul rein : le manque interne est-il un manque ? Les trois lectures du conflit des beraitot (segments 17-22).
1
אוֹ דִּלְמָא בְּכָל סְעוּדָה וּסְעוּדָה? אִם תִּימְצֵי לוֹמַר בִּסְעוּדָה רִאשׁוֹנָה — קֹודֶם אֲכִילָה אוֹ לְאַחַר אֲכִילָה? קֹודֶם אֲכִילָה וַדַּאי מְעַלֵּי לֵיהּ כְּסַמָּא, לְאַחַר אֲכִילָה מַאי? קֹודֶם שְׁתִיָּה אוֹ לְאַחַר שְׁתִיָּה? וְקֹודֶם שְׁתִיָּה וַדַּאי מְעַלֵּי לֵיהּ כִּשְׂעָרֵי, לְאַחַר שְׁתִיָּה מַאי?

Ou bien peut-être [lui donne-t-on la quantité d'une figue] à chaque repas ? Si tu dis [qu'on le nourrit] au premier repas — [est-ce] avant de manger ou après avoir mangé ?

Avant de manger, cela lui est certainement profitable comme un remède (samma) ; après avoir mangé, qu'en est-il ? Avant de boire ou après avoir bu ?

Et avant de boire, cela lui est certainement profitable comme l'orge (se'orei) ; après avoir bu, qu'en est-il ?

📜 Rachi (4)
אוֹ דִּלְמָא כו אִם תִּימְצֵי לוֹמַר בִּסְעוּדָה רִאשׁוֹנָה כּוּ' דְּאִי אָמְרַתְּ בְּכָל סְעוּדָה תּוּ לָא מִיבְּעֵי מִידֵּי דְּוַדַּאי לֹא אִיכְפַּת לָן אִי קֹודֶם אֲכִילָה אוֹ לְאַחַר אֲכִילָה דְּהָא בִּסְעוּדָה שְׁנִיָּה אַחַר אֲכִילָה הוּא וּמוֹכְלִינַן לֵיהּ אֲבָל אִם תִּימְצֵי לוֹמַר דְּלָא יָהֲבִינַן לֵיהּ אֶלָּא בִּסְעוּדָה רִאשׁוֹנָה שֶׁבְּכָל יוֹם מִיבְּעֵי לָן:
Ou bien peut-être, etc., si tu dis au premier repas, etc. — car si tu dis [qu'on le lui donne] à chaque repas, on n'a plus rien à demander, car assurément peu importe [que ce soit] avant ou après avoir mangé, puisqu'au second repas c'est après avoir mangé et [pourtant] on le lui fait manger ; mais si tu dis qu'on ne le lui donne qu'au premier repas de chaque jour, alors on a matière à demander.
קֹודֶם אֲכִילָה וַדַּאי מְעַלֵּי לֵיהּ כְּסַמָּא כְּדֶרֶךְ סַם שֶׁכָּל אָדָם שׁוֹתֶה סַם לִרְפוּאָה קֹודֶם אֲכִילָה:
Avant de manger cela lui est certainement profitable comme un remède — à la manière d'un remède, car tout homme boit un remède pour se soigner avant de manger.
לְאַחַר אֲכִילָה מַאי מִי הָוְיָא בְּדִיקָה בְּהָכִי אוֹ לָא:
Après avoir mangé, qu'en est-il — est-ce un examen [valable] ainsi, ou non ?
ה"ג קֹודֶם שְׁתִיָּה וַדַּאי מְעַלֵּי לֵיהּ כִּשְׂעָרֵי שֶׁדֶּרֶךְ בְּהֵמָה לֶאֱכֹול שְׂעוֹרִים קֹודֶם שְׁתִיָּה:
Version [à retenir] : avant de boire cela lui est certainement profitable comme l'orge — car il est d'usage que la bête mange de l'orge avant de boire.
💡 Explication

La Guemara détaille l'examen du bekhor larmoyant : on le nourrit de fourrage et, s'il ne guérit pas, c'est un moum. Reste à préciser le protocole. Chaque paire oppose un cas certainement efficace (mevorar) à un cas douteux (mai ?). Avant le repas la nourriture agit comme un samma (remède pris à jeun) ; avant de boire, comme l'orge qu'on donne à la bête avant l'abreuvage.

🖼️ Schéma
Chaîne de sheelot : comment nourrir l'animal pour tester la larme (dime'a) chaque paire = un côté certain (mevorar) / un côté incertain (mai ? = teiku) Certain (mevorar)Incertain (mai ?) avant de manger (comme un remède)après avoir mangé ? avant de boire (comme l'orge)après avoir bu ? détaché (motar), à son aiseattaché (kachour) ? avec un compagnon (en société)seul ? aux champs (grand air)en ville ? Rav Achi : et un jardin proche de la ville ? -> TEIKU
Les paires certain / incertain de la chaîne de she'elot.
2
קָשׁוּר אוֹ מֻותָּר? מֻותָּר — וַדַּאי מְעַלֵּי לֵיהּ, קָשׁוּר מַאי? לְבַדּוֹ אוֹ עִם חֲבֵירוֹ? עִם חֲבֵירוֹ — וַדַּאי מְעַלֵּי לֵיהּ, לְבַדּוֹ מַאי?

[L'animal] attaché ou détaché ? Détaché — cela lui est certainement profitable ; attaché, qu'en est-il ?

Seul ou avec son compagnon ? Avec son compagnon — cela lui est certainement profitable ; seul, qu'en est-il ?

📜 Rachi (2)
מֻותָּר וַדַּאי מְעַלֵּי לֵיהּ דְּנִיחָא לֵיהּ עָלְמָא:
Détaché — cela lui est certainement profitable — car le monde lui est agréable.
עִם חֲבֵירוֹ נְייָח לֵיהּ בְּצַווְתָּא וּמְהַנְּיָא לֵיהּ אֲכִילָה:
Avec son compagnon — il est apaisé par la compagnie et la nourriture lui profite.
💡 Explication

La chaîne continue. Détaché (motar), l'animal est à son aise et mange bien ; avec un compagnon, il est apaisé par la compagnie (tsavta) et mange. Les cas inverses (attaché, seul) restent douteux.

3
בָּעִיר (וּבַשָּׂדֶה) [אוֹ בַּשָּׂדֶה]? בַּשָּׂדֶה — וַדַּאי מְעַלֵּי לֵיהּ, בְּעִיר — מַאי? בָּעֵי רַב אַשִּׁי: אִם תִּימְצֵי לוֹמַר בַּשָּׂדֶה — גִּינָּה הַסְּמוּכָה לָעִיר מַאי? תֵּיקוּ.

En ville (ou aux champs) [ou aux champs] ? Aux champs — cela lui est certainement profitable ; en ville, qu'en est-il ?

Rav Achi demanda : si tu dis [que c'est valable] aux champs — un jardin proche de la ville, qu'en est-il ? [La question] reste [sans réponse] (teiku).

📜 Rachi (2)
בַּשָּׂדֶה נִיחָא לֵיהּ בַּאֲוִירָא:
Aux champs — le grand air lui est agréable.
גִּינָּה הַסְּמוּכָה לָעִיר הָוְיָא כְּשָׂדֶה אוֹ לֹא:
Un jardin proche de la ville — est-il comme les champs ou non ?
💡 Explication

Dernière paire : aux champs, l'animal profite du grand air ; en ville, douteux. Rav Achi ajoute un cas intermédiaire : un jardin proche de la ville (guina ha-semoukha la-ir) — est-il comme les champs ? Toutes ces she'elot restent en teiku (non tranchées).

4
רַבִּי חֲנַנְיָא בֶּן אַנְטִיגְנוֹס אוֹמֵר. אָמַר רַב נַחְמָן בַּר יִצְחָק: וּבִלְבַד שֶׁיְּהוּ מְשֻׁולָּשִׁים.

« Rabbi Hanania ben Antignos dit [: on l'examine trois fois en quatre-vingts jours]. » Rav Nahman bar Yitzhak dit : pourvu qu'ils soient répartis en trois [parts égales] (mechoulachim).

📜 Rachi (1)
שֶׁיְּהוּ מְשֻׁולָּשִׁים לֹג' חֲלָקִים שֶׁאִם יִרְאֶנּוּ הַיּוֹם יִבְדְּקֶנּוּ מִכָּאן לְיוֹם כ"ו וָחֵצִי וַהֲדַר לְיוֹם שִׁשָּׁה וְעֶשְׂרִים וָחֵצִי וַהֲדַר לְיוֹם כ"ז דְּלֶיהֱווֹ שְׁמוֹנִים לְפִי שֶׁבְּשָׁלֹשׁ זְמַנִּים הַלָּלוּ דֶּרֶךְ אוֹתוֹ הַמּוּם לַעֲבֹור וְאֵינוֹ נִרְאֶה וְהָוֵי לֵיהּ מוּם עוֹבֵר:
Qu'ils soient répartis en trois — en trois parts : s'il le voit aujourd'hui, il l'examinera d'ici au vingt-sixième jour et demi, puis au cinquante-troisième jour [environ], puis au [quatre-vingtième] jour, pour qu'il y ait quatre-vingts [jours] ; car en ces trois moments il est d'usage que ce moum passe et ne se voie plus, et [alors] c'est un moum passager (moum over).
🗂️ Tossefot (1)
שֶׁיְּהוּ מְשֻׁולָּשִׁין בִּתְחִלַּת שְׁמוֹנִים וּבְסוֹף שְׁמוֹנִים וּבְאֶמְצַע שְׁמוֹנִים וּבְעִנְיָן זֶה יֵשׁ לְפָרֵשׁ בְּפֶ' הַקּוֹרֵא אֶת הַמְּגִילָּה (מְגִילָּה יט. וְשָׁם) גַּבֵּי מְגִילָּה דְּאָמַר שֶׁאִם הֵטִיל בָּהּ ג' חוּטִין גִּידִין כְּשֵׁרָה דְּקָאָמַר וּבִלְבַד שֶׁיְּהוּ מְשֻׁולָּשִׁין פֵּירוּשׁ בִּתְחִלַּת הַדַּף וּבְאֶמְצָעוֹ וּבְסוֹפוֹ וְשָׁם פירש"י שֶׁיִּהְיֶה מֵרֹאשׁ הַדַּף עַד הַגִּיד כְּמַגִּיד לַחֲבֵירוֹ בֵּין מִלְמַעְלָה בֵּין מִלְּמַטָּה וְהַהִיא דְּמַכּוֹת (דַּף ט:) וַדַּאי הָוֵי כְּעִנְיָן זֶה גַּבֵּי עָרֵי מִקְלָט וּשְׁלֹשֶׁת שֶׁיְּהוּ מְשֻׁולָּשׁוֹת שֶׁיְּהֵא מִדָּרוֹם לְחֶבְרוֹן כְּמֵחֶבְרוֹן לִשְׁכֶם וּמֵחֶבְרוֹן לִשְׁכֶם כְּמִשְּׁכֶם לְקֶדֶשׁ וּמִשְּׁכֶם לְקֶדֶשׁ כְּמִקֶּדֶשׁ לַצָּפוֹן וְלָא אָמְרִינַן שֶׁיְּהוּ בְּרֹאשׁ אֶרֶץ יִשְׂרָאֵל וּבְסוֹפָהּ וּבְאֶמְצָעִיתָהּ וְכָאן פירש"י שֶׁיְּהוּ מְשֻׁולָּשִׁים לִשְׁלֹשָׁה חֲלָקִים שֶׁאִם יַרְאֵהוּ הַיּוֹם יִבְדְּקֶנּוּ מִכָּאן לְיוֹם כ"ו וָחֵצִי וַהֲדַר לְיוֹם כ"ו כּוּ' דְּהוּא יוֹם שְׁמוֹנִים וְדוֹמֶה שֶׁפֵּירֵשׁ כָּךְ לְפָרֵשׁ שִׁיטָה דְּמַכּוֹת (שָׁם) וּמִיהוּ לֹא לְגַמְרֵי הָוֵי כִּי הַהִיא שֶׁהָיָה לוֹ לְפָרֵשׁ שֶׁיִּבְדֹּוק לְסוֹף עֶשְׂרִים וּלְסוֹף אַרְבָּעִים וּלְסוֹף שִׁשִּׁים שֶׁיִּשָּׁאֵר מִן הַשְּׁמוֹנִים עֶשְׂרִים לְאַחַר בְּדִיקָה אַחֲרוֹנָה כְּמוֹ שֶׁיֵּשׁ עֶשְׂרִים קֹודֶם בְּדִיקָה רִאשׁוֹנָה וְלֹא יִתָּכֵן לְפָרֵשׁ כֵּן כְּלָל אֶלָּא כְּמוֹ שֶׁפֵּרַשְׁתִּי מִתְּחִלָּה כִּדְמַשְׁמַע בְּפֶ' הֶעָרֵל (יְבָמוֹת דַּף פ.) גַּבֵּי סְרִיס חַמָּה דִּמְפָרֵשׁ כֹּל שֶׁלֹּא רָאָה שָׁעָה בְּכַשְׁרוּתוֹ וּפָרִיךְ וְלֵיחוּשׁ שֶׁמָּא הִבְרִיא בֵּינָתַיִם וּמְשַׁנֵּי כֵּיוָן דִּתְחִילָּתוֹ וְסוֹפוֹ לָקוּי לָא חָייְשִׁינַן מַשְׁמַע דָּג' פְּעָמִים הַייְנוּ תְּחִלָּתָהּ וְסוֹפָהּ וְאֶמְצָעָהּ וְנִרְאֶה דִּכְפָרִים הַמְשֻׁולָּשִׁים בְּכֵיצַד מְעַבְּרִין (עֵירוּבִין דַּף נז.) לָא הָוֵי לֹא כִּי הַאי וְלֹא כִּי הַהִיא דְּמַכּוֹת:
Qu'ils soient répartis en trois — au début des quatre-vingts [jours], à la fin des quatre-vingts et au milieu des quatre-vingts. Et de cette manière il faut interpréter [l'expression] au chapitre 'Ha-koré et ha-meguila' (Meguila 19a) à propos de la meguila, où l'on dit que si l'on y a mis trois fils de tendon elle est cachere, [car] on dit 'pourvu qu'ils soient répartis en trois', ce qui signifie au début de la colonne, en son milieu et à sa fin ; et là Rachi a expliqué [qu'il faut coudre] depuis le haut de la colonne jusqu'au tendon comme [dans] 'un [tendon] rattaché à son voisin', tant en haut qu'en bas. Et celle [de la sougya] de Makkot (9b) est assurément de cette même sorte, à propos des villes de refuge [dont il est écrit] 'et tu triples' — qu'elles soient réparties en trois : qu'[il y ait] du sud jusqu'à Hevron [autant] que de Hevron à Chekhem, et de Hevron à Chekhem [autant] que de Chekhem à Kadesh, et de Chekhem à Kadesh [autant] que de Kadesh au nord ; et l'on ne dit pas qu'elles soient au début de la Terre d'Israël, à sa fin et en son milieu. Et ici Rachi a expliqué 'qu'ils soient répartis en trois' en trois parts : s'il le voit aujourd'hui il l'examinera d'ici au vingt-sixième jour et demi, puis au [cinquante-troisième] jour, etc., qui est le quatre-vingtième jour ; et il semble qu'il ait expliqué ainsi pour interpréter la sougya de Makkot. Mais cela ne correspond pas tout à fait à celle-là, car il aurait dû expliquer qu'il l'examine à la fin de vingt [jours], à la fin de quarante et à la fin de soixante, de sorte qu'il reste des quatre-vingts vingt [jours] après le dernier examen comme il y a vingt [jours] avant le premier examen ; mais il n'est absolument pas possible d'expliquer ainsi, mais seulement comme je l'ai expliqué d'abord, comme il ressort du chapitre 'Hé-arel' (Yevamot 80a) à propos de l'eunuque de nature (seris hama), où l'on explique 'tout [le temps] où il n'a pas connu une heure de validité' et l'on objecte 'craignons qu'il n'ait guéri entre-temps', et l'on répond 'puisque son début et sa fin sont déficients, on ne le craint pas', ce qui montre que 'trois fois' signifie son début, sa fin et son milieu. Et il semble que les villages 'triples' [dont il est question] dans 'Ketsad me'abberin' (Erouvin 57a) ne soient ni comme celle-ci ni comme celle de Makkot.
💡 Explication

Retour à la michna sur les taches pâles constantes : R. Hanania ben Antignos exige trois examens en quatre-vingts jours. Rav Nahman bar Yitzhak précise : ils doivent être mechoulachim, c'est-à-dire espacés en trois intervalles égaux, pour couvrir toute la période où le blêmi passager pourrait disparaître.

5
בָּעֵי מִינֵּיהּ פִּנְחָס, אַחְוָה דְּמַר שְׁמוּאֵל, מִשְּׁמוּאֵל: אָכַל וְלָא אִיתַּסִּי — לְמַפְרֵעַ הָוֵי מוּמָא, אוֹ מִיכָּן וּלְהַבָּא הָוֵי מוּמָא?

Pinehas, frère de Mar Chmouel, demanda à Chmouel : [si l'animal] a mangé (le fourrage) et n'a pas guéri — est-ce un moum rétroactivement (le-mafrea), ou bien est-ce un moum à partir de maintenant et pour l'avenir (mi-kan oule-haba) ?

💡 Explication

Nouvelle she'ela sur l'examen du larmoiement constant, qui dure trois mois. Si l'animal a mangé le fourrage prescrit et n'a pas guéri — donc il est bien atteint d'un moum — le moum est-il réputé exister rétroactivement (le-mafrea), dès le début de la période, ou seulement à partir de maintenant (mi-kan oule-haba), au terme des trois mois ?

6
לְמַאי נָפְקָא מִינַּהּ? לְמִימְעַל בְּפִדְיוֹנוֹ. אִי אָמְרַתְּ לְמַפְרֵעַ הָוֵי מוּמָא — מְעִיל,

Quelle est la différence pratique (nafka mina) ? [C'est] pour [la question de] commettre une me'ila (détournement de bien consacré) sur son rachat.

Si tu dis que c'est un moum rétroactivement — il a commis une me'ila,

📜 Rachi (2)
לְמִימְעַל בְּפִדְיוֹנוֹ לָאו מִבְּכוֹר בָּעֵי דְּלָא שַׁיְיכָא בֵּיהּ פִּדְיוֹן אֶלָּא בִּשְׁאָר מֻוקְדָּשִׁין שֶׁעֵינֵיהֶם מְנַטְּפוֹת וְהִפְרִישׁ מִיָּד פִּדְיוֹנָם וְאָמַר הֲרֵי הֵן מְחֻולָּלוֹת עַל מָעוֹת הַלָּלוּ וְאַחַ"כּ בָּדְקוּ וְקֹודֶם שֶׁתִּכְלֶה זְמַן בְּדִיקָתוֹ שָׁלֹשׁ חֳדָשִׁים נֶהֱנֶה מִן הַפִּדְיוֹן:
Pour commettre une me'ila sur son rachat — [cela] ne se demande pas à propos du bekhor, auquel le rachat ne s'applique pas, mais à propos des autres animaux consacrés (moukdachin) dont les yeux larmoient : on a aussitôt mis à part leur rachat en disant 'qu'ils soient désacralisés (mehoulalot) sur cet argent', puis on les a examinés, et avant que ne s'achève le temps de son examen — trois mois — l'on a tiré profit du [produit du] rachat.
אִי אָמְרַתְּ לְמַפְרֵעַ הָוֵי מוּמָא אִישְׁתְּכַח דְּחִילּוּלוֹ הָוֵי חִילּוּל וּפִדְיוֹנוֹ קָדוֹשׁ וּמְבִיאִין קָרְבַּן מְעִילָה:
Si tu dis que c'est un moum rétroactivement — il se trouve que sa désacralisation (hilloul) est une désacralisation [valide], que son rachat est consacré (kadoch), et l'on apporte un sacrifice de me'ila.
💡 Explication

La nafka mina : la me'ila (usage profane d'un bien consacré) sur l'argent du rachat. Il ne s'agit pas d'un bekhor (qui ne se rachète pas), mais d'un autre animal consacré aux yeux larmoyants : on l'a racheté d'emblée, puis on a profité de l'argent avant la fin des trois mois. Si le moum est rétroactif, le rachat était valide, l'argent est consacré, et celui qui en a profité a commis une me'ila.

🖼️ Schéma
Il a mangé (le fourrage) et n'a pas guéri : depuis quand est-ce un moum ? Nafka mina : la meila sur le rachat Moum rétroactif (le-mafrea) Moum à partir de maintenant le blêmi existait déjà au rachat -> le rachat (hilloul) était valide -> l'argent est consacré -> il a commis une meila pas de moum au moment du rachat -> le rachat était sans effet -> l'argent reste profane -> pas de meila (teiku)
La conséquence pratique de la she'ela : la me'ila.
7
וְאִי מִיכָּן וּלְהַבָּא הָוֵי מוּמָא — לָא מְעִיל, מַאי? קָרֵי שְׁמוּאֵל עָלֶיהָ: ״פְּסָחִים בָּזְזוּ בַּז״.

et si c'est un moum à partir de maintenant et pour l'avenir — il n'a pas commis de me'ila. Qu'en est-il ?

Chmouel lut à son sujet [ce verset] : « les boiteux ont pillé le butin » (Isaie 33:23).

📜 Rachi (1)
קָרֵי שְׁמוּאֵל עָלֶיהָ הַאי קְרָא פְּסָחִים בָּזְזוּ בַּז דְּהָוֵי דָּבָר שֶׁאֵין הַדַּעַת סוֹבֶלֶת שֶׁיְּהוּ חִגְּרִים בּוֹזְזִים בִּיזּוֹת כְּלוֹמַר אַתָּה אִינָךְ מְחֻודָּד וְשָׁאַלְתָּ שְׁאֵילָה כָּזוֹ שֶׁאֵינִי יוֹדֵעַ תְּשׁוּבָה:
Chmouel lut à son sujet — ce verset 'les boiteux ont pillé le butin', qui est une chose que l'esprit ne conçoit pas, que des boiteux pillent des butins ; c'est-à-dire : toi, tu n'es pas aiguisé (habile), et [pourtant] tu as posé une question telle que je n'en connais pas la réponse.
💡 Explication

Si au contraire le moum n'existe que à partir de maintenant, alors au moment du rachat l'animal était encore sans défaut : un animal intègre ne peut être racheté, le rachat est nul, l'argent reste profane, et il n'y a pas de me'ila. Sans réponse, Chmouel applique à son frère le verset 'les boiteux ont pillé le butin' (Isaie 33:23) : même un homme non aiguisé a posé une question à laquelle je n'ai pas de réponse.

8
מַתְנֵי׳ חָוטְמוֹ שֶׁנִּיקַּב, וְשֶׁנִּפְגַּם, וְשֶׁנִּסְדַּק. שְׂפָמוֹ שֶׁנִּיקְּבָה, שֶׁנִּפְגְּמָה, שֶׁנִּסְדְּקָה.

MICHNA. [Sont des moumim pour lesquels on abat le bekhor hors du Temple :] son nez (hotmo) qui a été percé, ou ébréché, ou fendu ; sa lèvre (sefamo) qui a été percée, ébréchée, ou fendue.

📜 Rachi (1)
מַתְנֵי' שְׂפָמוֹ שָׂפָה:
MICHNA. Sa lèvre (sefamo) — [c'est] la lèvre (safa).
💡 Explication

La michna énumère de nouveaux moumim qui autorisent l'abattage du bekhor hors du Temple : le nez (hotem) et la lèvre (safa), s'ils sont percés, ébréchés (nifgam, entaille avec perte de matière) ou fendus.

🖼️ Schéma
Bekhor : moum visible (metir la chehita) vs moum caché (ne compte pas) Visible (mi-bara) = MOUM Caché (mi-bifnim) = PAS moum nez (hotem) : percé, ébréché, fendu lèvre (safa) : rangée extérieure gencives externes (hitsonot) : ébréchées, rasées, arrachées -> on peut abattre le bekhor hors du Temple cloison interne du nez percée dents-doubles (teyoma) et au-delà (mi-ha-teyoma u-lifnim) gencives internes ébréchées/rasées -> on n'abat pas (parfois seulement passoul au mizbeah)
Les moumim du nez et de la lèvre.
9
גְּמ׳ תָּנוּ רַבָּנַן: נִיקְּבוּ חֳוטָמִין זֶה לְתוֹךְ זֶה — מִבַּחוּץ הֲרֵי זֶה מוּם, מִבִּפְנִים אֵינוֹ מוּם. שְׂפָתוֹ שֶׁנִּיקְּבָה וְשֶׁנִּפְגְּמָה וְשֶׁנִּסְדְּקָה, אָמַר רַב פָּפָּא: תּוֹרָא בְּרָא דְּשִׂיפְתֵּיהּ.

GUEMARA. Nos maîtres ont enseigné : [si] les narines (hotmin) ont été percées l'une dans l'autre — [si le trou est visible] de l'extérieur, c'est un moum ; de l'intérieur, ce n'est pas un moum.

« Sa lèvre qui a été percée, ébréchée ou fendue » : Rav Papa dit — la rangée extérieure de sa lèvre (tora bara di-siftei).

📜 Rachi (4)
גְּמ' מִבַּחוּץ שֶׁהַנֶּקֶב נִרְאֶה שֶׁנִּקְּבוּ מְחִיצּוֹת הַחִיצוֹנוֹת שֶׁל חֹוטֶם:
GUEMARA. De l'extérieur — que le trou est visible, [car] ce sont les parois extérieures du nez qui ont été percées.
מִבִּפְנִים שֶׁנִּיקְּבָה מְחִיצָּה הַחוֹלֶקֶת אֶת הַחֹוטֶם:
De l'intérieur — que la cloison qui sépare le nez [en deux] a été percée.
אֵינוֹ מוּם שֶׁבִּמְקוֹם סָתַר הוּא:
Ce n'est pas un moum — car c'est dans un endroit caché.
תּוֹרָא בְּרָא דְּשִׂיפְתֵּיהּ שׁוּרָה חִיצוֹנָה שֶׁל שָׂפָה כְּלוֹמַר חֻודָּהּ שֶׁל שָׂפָה וְלֹא רְחָבָה:
La rangée extérieure de sa lèvre — la rangée extérieure de la lèvre, c'est-à-dire le bord (l'arête) de la lèvre, et non sa largeur.
💡 Explication

La baraita distingue selon la visibilité : si les narines sont percées l'une dans l'autre et que le trou se voit de l'extérieur (mi-bahoutz), c'est un moum ; s'il n'est visible que de l'intérieur (cloison médiane percée), ce n'est pas un moum, car il est dans un endroit caché (be-makom seter). Rav Papa précise que la michna vise la rangée extérieure de la lèvre (le bord saillant, non l'intérieur).

10
מַתְנִי׳ חוּטִין הַחִיצוֹנוֹת שֶׁנִּפְגְּמוּ, וְשֶׁנִּגְמְמוּ, הַפְּנִימִים שֶׁנֶּעֶקְרוּ. רַבִּי חֲנִינָא בֶּן אַנְטִיגְנוֹס אוֹמֵר: אֵין בּוֹדְקִין מִן הַתְּיוֹמֶת וְלִפְנִים, וְאַף לֹא אֶת הַתְּיוֹמֶת.

MICHNA. Les dents (litt. les fils) extérieures qui ont été ébréchées ou rasées (nifgemou, nigmemou) ; les [dents] intérieures qui ont été arrachées (ne'ekrou).

Rabbi Hanina ben Antignos dit : on n'examine pas depuis les dents-doubles (teyoma) et au-delà, ni même les dents-doubles elles-mêmes.

📜 Rachi (2)
מַתְנֵי' מַתְאִימוֹת שִׁינַּייִם גְּדוֹלוֹת שֶׁקּוֹרִין מיינשליר"ש שֶׁאַחַת נִרְאֵית כִּשְׁתַּיִם:
MICHNA. Les dents-doubles (metaïmot) — de grosses dents que l'on appelle 'meinschliers', dont l'une paraît comme deux.
וְאַף לֹא אֶת הַמַּתְאִימוֹת שֶׁאִם נֶעֶקְרוּ הַחוּטִין כְּנֶגְדָּן לָא הָוֵי מוּם:
Ni même les dents-doubles — car si les dents en face d'elles ont été arrachées, ce n'est pas un moum.
💡 Explication

Suite des moumim : les gencives/dents extérieures (hitsonot) ébréchées ou rasées (nigmam, coupées à ras), et les intérieures arrachées. R. Hanina ben Antignos exclut la zone des teyoma (grosses molaires qui paraissent doubles) et au-delà : leur atteinte est un moum caché, qui n'autorise pas l'abattage.

11
גְּמ׳ תָּנוּ רַבָּנַן: הַתְיוֹמַת, אֵיזֶהוּ תְּיוֹמַת? מִן הַתְיוֹמַת וְלִפְנִים, וּתְיוֹמַת עַצְמָהּ כְּלִפְנִים. רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן קַפּוֹצַאי אוֹמֵר: אֵין שׁוֹחֲטִין אֶלָּא עַל הַחִיצוֹנוֹת בִּלְבַד. רַבִּי חֲנִינָא בֶּן אַנְטִיגְנוֹס אוֹמֵר: אֵין מַשְׁגִּיחִין עַל הַתְּיוֹמֶת כָּל עִיקָּר.

GUEMARA. Nos maîtres ont enseigné : « les dents-doubles (teyoma) » — quelles sont les dents-doubles ?

Depuis les dents-doubles et au-delà, les dents-doubles elles-mêmes étant comme [la zone] intérieure. Rabbi Yehochoua ben Kefoutsaï dit : on n'abat que pour les [dents] extérieures uniquement.

Rabbi Hanina ben Antignos dit : on ne tient aucun compte des dents-doubles.

📜 Rachi (4)
גמ' אֵיזוֹ הַתְיוֹמַת כֻּולָּהּ מְפָרֵשׁ לְקַמָּן:
GUEMARA. Quelles sont les dents-doubles — tout [ceci] est expliqué plus loin.
וּתְיוֹמַת עַצְמָהּ כְּלִפְנִים וְאֵין שׁוֹחֲטִין עָלֶיהָ:
Les dents-doubles elles-mêmes étant comme [la zone] intérieure — et l'on n'abat pas pour elles.
הַחִיצוֹנוֹת שֶׁבְּאֶמְצַע הַפֶּה:
Les extérieures — celles qui sont au milieu de la bouche.
אֵין מַשְׁגִּיחִין דְּאַפֵּי' מִן מִזְבֵּחַ לֹא נִפְסַל:
On ne tient aucun compte — car [le bekhor] n'est même pas disqualifié de l'autel (mi-mizbeah).
💡 Explication

La baraita définit la teyoma : la zone à partir des dents-doubles et vers l'intérieur, les teyoma elles-mêmes étant assimilées à l'intérieur. Deux avis suivent : R. Yehochoua ben Kefoutsaï (on n'abat que pour les extérieures) et R. Hanina ben Antignos (on ignore totalement les teyoma). La Guemara va relever deux difficultés dans cette baraita.

12
מַאי קָאָמַר? וְתוּ, רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן קַפּוֹצַאי הַיְינוּ תַּנָּא קַמָּא!

Que veut-il dire (mai ka-amar) ? Et de plus, Rabbi Yehochoua ben Kefoutsaï, c'est [la même chose que] le premier tanna (tana kama) !

📜 Rachi (1)
מַאי קָאָמַר דְּקָאָמַר אֵיזוֹ תְּיוֹמֶת מִן הַתְּיוֹמֶת וְלִפְנִים:
Que veut-il dire — car il dit 'quelles sont les dents-doubles : depuis les dents-doubles et au-delà'.
💡 Explication

Deux difficultés : (1) la baraita pose la question 'quelles sont les teyoma ?' mais ne semble pas y répondre — que veut donc dire le tanna ? (2) L'avis de R. Yehochoua ben Kefoutsaï paraît identique à celui du premier tanna, ce qui serait redondant.

13
חַסּוֹרֵי מִיחַסְּרָא וְהָכִי קָתָנֵי: אֵיזֶהוּ הַפְּנִימִית? מִן הַתְיוֹמַת וְלִפְנִים, וּתְיוֹמַת עַצְמָהּ כְּלִפְנִים. בַּמֶּה דְבָרִים אֲמוּרִים? שֶׁנִּפְגְּמוּ וְשֶׁנִּגְמְמוּ, אֲבָל נֶעֶקְרוּ — שׁוֹחֲטִין.

[La baraita] est incomplète (hassorei mihasra), et voici ce qu'elle enseigne : quelle est [la partie] intérieure ? Depuis les dents-doubles et au-delà, les dents-doubles elles-mêmes étant comme [la zone] intérieure.

En quel cas cela est-il dit ? [Quand elles] ont été ébréchées ou rasées ; mais [si elles] ont été arrachées — on abat.

📜 Rachi (1)
ה"ק אֵיזוֹ הִיא הַפְּנִימִית דְּאָמְרִי' עֲלָהּ בְּמָתְנֵי' נֶעֶקְרוּ הָוֵי מוּם נִפְגְּמוּ אוֹ שֶׁנִּגְמְמוּ לָא הָוֵי מוּם:
Voici ce qu'elle enseigne : quelle est [la partie] intérieure — ce dont nous disons à son sujet dans la michna : [si elles] ont été arrachées, c'est un moum ; [si elles] ont été ébréchées ou rasées, ce n'est pas un moum.
💡 Explication

La Guemara corrige : la baraita est lacunaire (hassorei mihasra) et se lit ainsi. Elle définit la zone intérieure (depuis les teyoma vers l'intérieur), puis précise : la distinction 'on n'abat pas' ne vaut que si elles ont été ébréchées ou rasées ; mais si les dents intérieures ont été carrément arrachées (ne'ekrou), on abat, conformément à la michna.

14
רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן קַפּוֹצַאי אוֹמֵר: אֵין שׁוֹחֲטִין אֶלָּא עַל הַחִיצוֹנוֹת, אֲבָל פְּנִימִיּוֹת שֶׁנֶּעֶקְרוּ — מִישְׁחָט עֲלַייְהוּ לָא שָׁחֲטִינַן, אֲבָל אַפְּסוּלֵי מִיפְסָל. רַבִּי חֲנִינָא בֶּן אַנְטִיגְנוֹס אוֹמֵר: אֵין מַשְׁגִּיחִין עַל הַתְּיוֹמֶת כָּל עִיקָּר, וַאֲפִילּוּ אִיפְּסוֹלֵי לָא אִיפְּסִיל.

Rabbi Yehochoua ben Kefoutsaï dit : on n'abat que pour les [dents] extérieures ; mais les [dents] intérieures qui ont été arrachées — pour elles nous n'abattons pas, mais elles disqualifient (mippasel) [le bekhor comme offrande]. Rabbi Hanina ben Antignos dit : on ne tient aucun compte des dents-doubles, [le bekhor] n'étant même pas disqualifié.

📜 Rachi (1)
אֲבָל אִיפְּסוֹלֵי מִיפְסָל מע"ג הַמִּזְבֵּחַ וְיַמְתִּין שֶׁיִּפֹּול בּוֹ מוּם אַחֵר וְיִשְׁחָטֶנּוּ:
Mais elles disqualifient — [le bekhor] de dessus l'autel (mizbeah) ; et il attendra qu'un autre moum survienne en lui et [alors] on l'abattra.
💡 Explication

La correction distingue les avis : R. Yehochoua ben Kefoutsaï tient un moyen terme — les dents intérieures arrachées ne permettent pas d'abattre le bekhor hors du Temple, mais elles le disqualifient (passoul) comme offrande sur l'autel. R. Hanina ben Antignos va plus loin : les teyoma ne disqualifient même pas. Les trois positions sont ainsi bien distinctes.

15
בָּעֵי רַב אַחָדְבוּי בַּר אַמֵּי: יֵשׁ מְחֻוסַּר אֵבֶר מִבִּפְנִים, אוֹ אֵין מְחֻוסַּר אֵבֶר מִבִּפְנִים? לְמַאי? אִי לִבְכוֹר — ״פֶּסַח אוֹ עוֹר״ כְּתִיב,

Rav Ahadvoi bar Ami demanda : y a-t-il un manque d'organe (mehoussar ever) à l'intérieur, ou n'y a-t-il pas de manque d'organe à l'intérieur ? À propos de quoi [cette question] ?

Si c'est pour le bekhor — il est écrit « boiteux ou aveugle » (Deut. 15:21),

📜 Rachi (1)
פֶּסַח וְעוֹר כְּתִיב דְּמַשְׁמַע בְּגָלוּי אִין בַּסֵּתֶר לָא:
Il est écrit « boiteux ou aveugle » — ce qui implique : à découvert, oui ; en cachette, non.
💡 Explication

Rav Ahadvoi bar Ami pose une question de fond : un organe manquant à l'intérieur (mehoussar ever mi-bifnim) a-t-il une valeur halakhique ? Il écarte d'abord deux hypothèses. Pour abattre le bekhor hors du Temple, le verset dit 'boiteux ou aveugle' (Deut. 15:21) — donc un moum visible, en surface, pas un manque caché.

16
אִי לְקָדָשִׁים, ״עַוֶּרֶת אוֹ שָׁבוּר״ כְּתִיב! לְאִישְּׁחוֹטֵי וּלְאִיפְּרוֹקֵי לָא אִיבַּעְיָא לַן, כִּי מִיבַּעְיָא לַן לְאִיפְּסוֹלֵי — מַאי?

et si c'est pour les [autres] animaux consacrés (kodachim) — il est écrit « aveugle ou brisé » (Lev. 22:22) !

Pour abattre [le bekhor] et pour racheter [les kodachim], nous ne nous posons pas [la question] ; lorsque nous nous la posons, c'est pour disqualifier (le-ippassel) — qu'en est-il ?

📜 Rachi (2)
לְאִישְׁתְּחוֹטֵי בְּכוֹר עַל חִסָּרוֹן שֶׁבִּפְנִים:
Pour abattre — le bekhor à cause d'un manque interne.
וּלְאַפְרוֹקֵי קָדָשִׁים לָא מִיבַּעְיָא לִי דְּלָא חֲשִׁיב מוּמָא כֻּולֵּי הַאי:
Et pour racheter — les [autres] animaux consacrés, cela ne se demande pas pour moi, car [un tel manque] n'est pas considéré comme un moum à ce point.
💡 Explication

De même, pour racheter les autres kodachim (les désacraliser à cause d'un défaut), le verset dit 'aveugle ou brisé' (Lev. 22:22) — encore des moumim visibles. La question n'est donc ni pour abattre le bekhor ni pour racheter les kodachim (là, ce n'est pas un moum assez grave). Elle se pose seulement pour disqualifier (le-ippassel) l'animal du service de l'autel.

17
״תָּמִים יִהְיֶה לְרָצוֹן״ אֲמַר רַחֲמָנָא, תָּמִים — אִין, חִסָּרוֹן — לָא. אוֹ דִּלְמָא ״תָּמִים יִהְיֶה לְרָצוֹן״, ״כָּל מוּם לֹא יִהְיֶה בּוֹ״ — מַה מוּם מֵאַבָּרַאי, אַף חִסָּרוֹן מֵאַבָּרַאי.

« Il sera intègre (tamim) pour être agréé », a dit le Miséricordieux (Lev. 22:21) : intègre — oui, [mais avec] un manque — non.

Ou bien peut-être : « il sera intègre pour être agréé, aucun moum n'y sera » (Lev. 22:21) — de même que le moum est à l'extérieur (me-abraï), de même le manque [n'est disqualifiant que] à l'extérieur.

📜 Rachi (1)
לְרָצוֹן מִזְבֵּחַ:
Pour être agréé — [c'est-à-dire pour] l'autel (mizbeah).
💡 Explication

Les deux côtés de la she'ela. D'un côté, 'tamim (intègre) pour être agréé' exige une intégrité totale : un manque, même interne, disqualifie. De l'autre, le verset enchaîne 'aucun moum n'y sera' — et le moum est défini par un défaut visible, extérieur ; par analogie, un manque ne disqualifierait que s'il est à l'extérieur (me-abraï).

18
תָּא שְׁמַע: ״וְאֶת שְׁתֵּי הַכְּלָיוֹת״ — וְלֹא בַּעַל כֻּולְיָא אַחַת, וְלֹא בַּעַל שָׁלֹשׁ כֻּולְיוֹת. וְתַנְיָא אִידָךְ: ״יְסִירֶנָּה״ — לְרַבּוֹת בַּעַל כֻּולְיָא אַחַת.

Viens et entends (ta chema) : « et les deux reins » (Lev. 3:4) — et non le possesseur d'un seul rein, ni le possesseur de trois reins.

Et il est enseigné dans une autre [baraita] : « il l'enlèvera » (Lev. 3:4) — pour inclure le possesseur d'un seul rein.

📜 Rachi (2)
וְאֶת שְׁתֵּי הַכְּלָיוֹת בְּקָרְבָּנוֹת כְּתִיב (כְּלָיוֹת):
Et les deux reins — c'est écrit à propos des sacrifices (les reins).
יְסִירֶנָּה מַשְׁמַע כּוֹלְיָא אַחַת יְסִירֶנָּה וְיַקְטִירֶנָּה:
Il l'enlèvera — cela implique : un seul rein, il l'enlèvera et le fera fumer.
💡 Explication

La Guemara cherche à trancher à partir d'une contradiction. Une baraita, lisant 'les deux reins' (dans les emourim du chelamim), exclut l'animal à un seul rein (ou à trois). Une autre baraita, lisant 'il l'enlèvera' (yassirenna, au singulier), inclut l'animal à un seul rein. Ces tannaïm semblent diverger sur le manque interne.

🖼️ Schéma
Un rein au lieu de deux : conflit des deux beraitot Beraita A : 'les DEUX reins' un seul rein = passoul (exclut) Beraita B : 'yassirenna' un seul rein = cacher (inclut) Trois lectures du conflit : Hava amina (savrou) tous : nul ne naît à 1 rein -> forcément il a manqué mahloket : manque interne = manque, ou non ? R. Hiyya bar Yossef on peut naître à 1 rein ; manque interne = manque A : ne a 2, en a perdu 1 B : ne a 1 des l'origine objection : 'comme 3' = origine R. Yo'hanan nul ne naît à 1 rein ; manque interne = manque A : a manqué avant chehita B : a manqué après chehita question : après chehita avant kabbala, permis ? ->39b
Les deux beraitot opposées sur l'animal à un seul rein.
19
סַבְרוּהָ, דְּכֻולֵּי עָלְמָא אֵין בְּרִיָּה בְּאַחַת, דְּהָא מִיחַסַּר חָסֵר. לֵימָא בְהָא קָמִיפַּלְגִי: דְּמַר סָבַר, חִסָּרוֹן מִבִּפְנִים שְׁמֵיהּ חֶסְרוֹן, וּמַר סָבַר, חִסָּרוֹן מִבִּפְנִים לָא שְׁמֵיהּ חֶסְרוֹן.

Ils ont supposé (savrou) que, de l'avis de tous, il n'existe pas de créature [née] avec un seul [rein], car [s'il n'en a qu'un] c'est qu'il en manque un (mihasar hassar). Disons donc qu'ils divergent sur ceci : l'un tient que le manque à l'intérieur est appelé un manque, et l'autre tient que le manque à l'intérieur n'est pas appelé un manque.

📜 Rachi (2)
אֵין בִּרְיָה בְּאַחַת אֵין בִּרְיָה נִבְרֵאת בְּכוֹלְיָא אַחַת וְהָא שֶׁאֵין בָּהּ אֶלָּא אַחַת מִיחַסַּר חָסֵר:
Il n'existe pas de créature avec un seul — aucune créature n'est créée avec un seul rein, et celle qui n'en a qu'un, c'est qu'il en manque [un].
הָא דִּפְסִילִי כְּשֶׁנִּבְרֵאת בִּשְׁתַּיִם וְחָסְרוּ דְּחָזֵינַן דִּמְקוֹמוֹ נִיכָּר וְהָא בָּרַייְתָא דְּמַכְשֶׁרֶת כְּגוֹן דְּנִבְרָא בְּאַחַת דְּלֵיכָּא חִסָּרוֹן:
Celle-ci — [la baraita] qui disqualifie [vise le cas] où [l'animal] a été créé avec deux et en a perdu [un], car nous voyons que son emplacement est reconnaissable ; et cette baraita qui déclare cacher [vise le cas] où il est né avec un seul, de sorte qu'il n'y a pas de manque.
💡 Explication

Première lecture (hava amina). On suppose que tous s'accordent : aucune créature ne naît avec un seul rein ; s'il n'en a qu'un, c'est qu'il en a perdu un (mihasar hassar). Le désaccord porterait alors sur le principe même : le manque interne est-il ou non un manque disqualifiant ?

20
אָמַר רַב חִייָּא בַּר יוֹסֵף: דְּכֻולֵּי עָלְמָא יֵשׁ בְּרִיָּה בְּאַחַת, וְחֶסְרוֹן מִבִּפְנִים שְׁמֵיהּ חֶסְרוֹן, וְלָא קַשְׁיָא: כָּאן — כְּשֶׁנִּבְרְאָה בִּשְׁתַּיִם וְחָסְרוּ, כָּאן — כְּשֶׁנִּבְרְאָה בְּאַחַת מֵעִיקָּרָא.

Rav Hiyya bar Yossef dit : de l'avis de tous, il existe une créature [née] avec un seul [rein], et le manque à l'intérieur est appelé un manque ; et ce n'est pas difficile : ici — [quand] elle a été créée avec deux et en a perdu [un] ; ici — [quand] elle a été créée avec un seul dès l'origine (me-ikkara).

💡 Explication

R. Hiyya bar Yossef harmonise autrement. Tous s'accordent sur deux points : il existe une créature née avec un seul rein, et le manque interne est un manque. Les deux beraitot ne se contredisent pas : la première (disqualifie) vise l'animal né à deux reins qui en a perdu un ; la seconde (cacher) vise l'animal né à un seul dès l'origine (me-ikkara), sans manque.

21
וְהָא דֻּומְיָא דְּשָׁלֹשׁ קָתָנֵי, מַה שָׁלֹשׁ מֵעִיקָּרָא, אַף אַחַת מֵעִיקָּרָא!

Mais [la baraita] enseigne [le cas d'un rein] de façon analogue à [celui de] trois : de même que trois [reins] c'est des l'origine, de même un seul c'est des l'origine !

💡 Explication

Objection contre R. Hiyya bar Yossef : la première baraita met 'un seul rein' en parallèle avec 'trois reins'. Or trois reins ne peuvent être que de naissance (un animal ne fabrique pas d'organe supplémentaire) ; par analogie, le cas 'un seul rein' de cette baraita vise aussi un animal né ainsi — et pourtant elle le disqualifie, contre R. Hiyya bar Yossef.

22
אֶלָּא, הָכָא בְּיֵשׁ בְּרִיָּה מֵעִיקָּרָא קָמִיפַּלְגִי, מַר סָבַר: יֵשׁ בִּרְיָה בְּאַחַת, וּמַר סָבַר: אֵין בִּרְיָה בְּאַחַת.

Plutôt, ici ils divergent sur [la question de savoir] s'il existe une créature [née ainsi] dès l'origine : l'un tient qu'il existe une créature [née] avec un seul [rein], et l'autre tient qu'il n'existe pas de créature [née] avec un seul [rein].

📜 Rachi (1)
מַר דִּפְסִיל סָבַר אֵין בְּרִיָּה בְּאַחַת וְהַאי וַדַּאי חָסֵר. וְאִיסְתַּפְקָא לֵיהּ לְמוֹרִי אַמַּאי לָא מַקְשֵׁי לֵיהּ נָמֵי דֻּומְיָא דְּשָׁלֹשׁ קָתָנֵי וּלְדִידִי לָא קַשְׁיָא מִידִי דְּכִי קס"ד דְּכֻולֵּי עָלְמָא יֵשׁ בְּרִיָּה בְּאַחַת הֲוָה מַקְּשִׁינַן הוֹאִיל וְיֵשׁ בִּרְיָה בְּאַחַת וְהוּא נָמֵי תַּנְייָה בַּהֲדֵי שָׁלֹשׁ וַדַּאי בְּנִבְרֵאת בְּאַחַת נָמֵי פָּסוּל וְטַעְמָא לָא הֲוָה יָדְעִינַן אַמַּאי פָּסוּל דְּלָא מוּם בְּגָלוּי הוּא וְחֶסְרוֹן לָא הָוֵי בִּפְנִים וּמִשּׁוּם הַאי פִּירְכָא אוֹקֵמִי אַלִּיבֵּיהּ דְּאֵין בִּרְיָה בְּאַחַת וְהָא מִיחַסַּר חָסֵר וּבַעַל כָּורְחֵיהּ לָאו דֻּומְיָא דְּשָׁלֹשׁ הִיא דְּהָא אֵין בִּרְיָה בְּאַחַת וְכִי תֵּימָא נוֹקֵים אַלִּיבֵּיהּ דְּיֵשׁ בִּרְיָה בְּאַחַת אִם כֵּן אַמַּאי פָּסוּל:
L'un, qui disqualifie, tient qu'il n'existe pas de créature avec un seul — et celui-ci a certainement un manque. Et il fut difficile à mon maître [de comprendre] pourquoi l'on n'objecte pas aussi [ici] 'or elle enseigne [le cas] de façon analogue à trois'. Et pour moi ce n'est nullement difficile : car lorsqu'on supposait que, de l'avis de tous, il existe une créature avec un seul, on pouvait objecter — puisqu'il existe une créature avec un seul et qu'[elle] l'a enseigné avec [le cas de] trois, assurément [même] né avec un seul il est passoul, mais on n'aurait pas su la raison pour laquelle il est passoul, [puisque] ce n'est pas un moum visible et que le manque n'est pas [disqualifiant] à l'intérieur ; et à cause de cette objection on l'a établi selon [l'avis] qu'il n'existe pas de créature avec un seul, et [donc] 'il en manque un', et bon gré mal gré ce n'est pas analogue à trois, puisqu'il n'existe pas de créature avec un seul. Et si tu dis : établissons-le selon [l'avis] qu'il existe une créature avec un seul — si oui, pourquoi serait-il passoul ?
💡 Explication

Nouvelle lecture, forcée par l'objection. Tous admettent que le manque interne est un manque ; le désaccord porte sur un point factuel : existe-t-il une créature née avec un seul rein ? La baraita qui inclut (cacher) le pense ; celle qui exclut (passoul) tient qu'un tel animal a forcément perdu un rein — donc il manque un organe.

23
וְרַבִּי יוֹחָנָן אָמַר: דְּכֻולֵּי עָלְמָא אֵין בְּרִיָּה בְּאַחַת, וְחֶסְרוֹן מִבִּפְנִים שְׁמֵיהּ חֶסְרוֹן. וְלָא קַשְׁיָא: כָּאן שֶׁחָסְרָה קֹודֶם שְׁחִיטָה, כָּאן שֶׁחָסְרָה לְאַחַר שְׁחִיטָה. וּלְאַחַר שְׁחִיטָה קֹודֶם קַבָּלָה מִי שְׁרֵי?

Et Rabbi Yo'hanan dit : de l'avis de tous, il n'existe pas de créature [née] avec un seul [rein], et le manque à l'intérieur est appelé un manque ; et ce n'est pas difficile : ici — [quand] elle a manqué avant l'abattage (chehita), ici — [quand] elle a manqué après l'abattage. Et après l'abattage, avant la collecte (kabbala) [du sang], est-ce permis ?

📜 Rachi (1)
חָסְרָה קֹודֶם שְׁחִיטָה פָּסְלָה:
[Quand] elle a manqué avant l'abattage — [cela] la disqualifie.
💡 Explication

Troisième lecture, celle de R. Yo'hanan. Tous s'accordent : nul ne naît avec un seul rein, et le manque interne est un manque. Les beraitot diffèrent par le moment : la première (passoul) vise le rein manquant avant la chehita ; la seconde (cacher) vise un manque survenu après la chehita. La Guemara ouvre alors une nouvelle question : et si le rein a manqué après la chehita mais avant la kabbala (collecte du sang dans le vase) — est-ce permis ? (suite sur 39b).

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Texte hébreu et araméen vocalisé : édition numérique William Davidson du Talmud Koren Noé, via Sefaria (licence CC BY-NC). Traduction française, notes et schémas : Chiourim BA (licence CC BY 4.0).