Sougya : Le folio poursuit l'exégèse des premiers psaumes et en tire une série de lectures aggadiques. Il s'ouvre sur la preuve que les psaumes 1 et 2 forment une seule section, encadrée par le mot achré, puis rapporte deux dialogues de Berouria, l'épouse de Rabbi Meir : contre son mari qui priait pour la mort des brigands du voisinage, elle lit le verset « que les fautes disparaissent » comme portant sur les fautes et non sur les fauteurs ; contre un min qui raillait le verset de la stérile, elle renvoie à la fin du verset.
Vient ensuite la réponse de Rabbi Abahou sur l'ordre des psaumes : la juxtaposition de la section d'Avchalom et de celle de Gog et Magog répond à qui conteste la révolte d'un serviteur contre son maître. Le cœur du folio est la lecture de Rabbi Chimon ben Yohai sur les cinq « bénis, mon âme » de David, correspondant à cinq mondes traversés puis relus comme cinq traits communs au Saint béni soit-Il et à la nechama.
Le folio s'achève sur le compromis que D.ieu établit entre Hizkiyahou et Yechaya, la maladie du roi, le reproche sur la procréation et la règle transmise depuis David : même l'épée sur le cou, l'homme ne se retient pas de demander miséricorde.
Toute section qui était chère à David, il l'a ouverte par « achré » (heureux) et l'a achevée par « achré ». Il l'a ouverte par « achré », car il est écrit : « Heureux l'homme » (Ps.
1, 1). Et il l'a achevée par « achré », car il est écrit : « Heureux tous ceux qui s'abritent en Lui » (Ps.
2, 12).
La guemara achève ici une démonstration commencée plus haut : les psaumes 1 et 2 forment une seule section. Le signe retenu est l'encadrement par le même mot, achré, au premier verset et au dernier.
L'enjeu dépasse la curiosité littéraire. Puisque le psaume 2 traite de la guerre de Gog et Magog, son rattachement au psaume 1 fixe la place du psaume 3, celui d'Avchalom, dans le raisonnement sur les semoukhin qui vient plus loin dans le folio.
Il y avait ces brigands dans le voisinage de Rabbi Meir, et ils le faisaient beaucoup souffrir. Rabbi Meir demandait miséricorde à leur sujet afin qu'ils meurent.
Berouria, son épouse, lui dit : quel est ton raisonnement ? Parce qu'il est écrit « que les fautes disparaissent » ?
Est-il écrit « les fauteurs » ? Il est écrit « les fautes ».
Le passage prolonge l'enseignement rapporté plus haut, selon lequel David ne dit halelouya qu'après avoir vu la chute des méchants. La guemara illustre la portée pratique du verset par un épisode de la vie de Rabbi Meir.
L'argument de Berouria porte sur le texte consonantique. Le mot écrit peut se lire hataïm, les fautes, ou hotim, les fauteurs. La prière qui vise la disparition des personnes s'appuie sur la seconde lecture ; le texte impose la première.
Et de plus, abaisse-toi jusqu'à la fin du verset : « et les méchants ne seront plus ». Dès lors que « les fautes disparaissent », « les méchants ne sont plus » ?
Demande plutôt miséricorde à leur sujet pour qu'ils reviennent par la techouva, et « les méchants ne seront plus ».
Berouria ajoute un second argument, tiré de la structure du verset. Si la première partie annonçait la mort des fauteurs, la seconde partie serait redondante : des morts sont déjà absents.
La lecture qu'elle propose donne son poids à chaque membre du verset : les fautes cessent, et par conséquent le méchant cesse d'être appelé méchant. La techouva supprime la catégorie sans supprimer l'homme.
Il demanda miséricorde à leur sujet, et ils revinrent par la techouva.
La guemara clôt l'épisode par une phrase brève, qui vaut approbation du raisonnement de Berouria : la prière modifiée obtient l'effet recherché.
Un certain min (sectaire) dit à Berouria : il est écrit « Chante, stérile qui n'as pas enfanté » (Is. 54, 1).
Parce qu'elle n'a pas enfanté, elle devrait chanter ?
La guemara enchaîne sur un second échange de Berouria, retenu pour la même méthode : la réponse se trouve dans la suite du verset. Le min isole le premier membre pour rendre le texte absurde.
Elle lui dit : insensé, abaisse-toi jusqu'à la fin du verset, car il est écrit : « car les fils de la délaissée seront plus nombreux que les fils de l'épousée, dit Hachem ».
La formule employée est la même que dans l'épisode précédent, chefil le-seifei di-kra, descends à la fin du verset. La stérile chante en raison de ce que le verset lui annonce ensuite.
Que signifie donc « stérile qui n'as pas enfanté » ? Chante, assemblée d'Israël, qui ressemble à une femme stérile n'ayant pas enfanté des fils voués au guehinam comme vous.
Berouria retourne l'image contre son interlocuteur. La stérilité du verset désigne une absence de descendance d'un certain type, et le mot vise le camp d'où vient l'objection.
Un certain min dit à Rabbi Abahou : il est écrit « Psaume de David, lorsqu'il fuyait devant Avchalom son fils » (Ps. 3, 1), et il est écrit « De David, mikhtam, lorsqu'il fuyait devant Chaoul dans la grotte » (Ps.
57, 1). Quel événement eut lieu en premier ?
Puisque l'épisode de Chaoul fut le premier, l'Écriture aurait dû l'écrire en premier.
L'objection porte sur l'ordre du livre des Tehilim. La fuite devant Chaoul précède de plusieurs décennies la fuite devant Avchalom, et pourtant le psaume qui la mentionne vient bien plus loin.
Le min cherche à établir un désordre dans le texte, ce qui affaiblirait l'autorité de l'ensemble.
Il lui dit : pour vous, qui n'exposez pas les semoukhin (la juxtaposition des versets), c'est difficile ; pour nous, qui exposons les semoukhin, ce n'est pas difficile.
Rabbi Abahou répond en déplaçant la question : l'ordre du texte obéit à un principe d'exposition, celui des semoukhin, où la place d'un passage auprès d'un autre porte un enseignement.
L'anomalie chronologique devient alors un indice à interpréter.
Car Rabbi Yo'hanan a dit : d'où sait-on dans la Tora que l'on expose les semoukhin ? De ce qui est dit : « ils sont appuyés à jamais et pour l'éternité, faits dans la vérité et la droiture » (Ps.
111, 8).
Le principe reçoit un appui scripturaire. Le mot semoukhim du verset est lu comme portant sur l'appui d'un passage contre un autre, et l'affirmation qu'ils sont « faits dans la vérité et la droiture » établit que cette disposition est voulue.
Pourquoi la section d'Avchalom a-t-elle été juxtaposée à la section de Gog et Magog ? Afin que, si un homme te dit : y a-t-il un serviteur qui se révolte contre son maître ? — toi aussi tu lui dises : y a-t-il un fils qui se révolte contre son père ?
Or cela a eu lieu ; ici aussi cela aura lieu.
La réponse au min se complète. Le psaume 2 annonce une coalition des nations « contre Hachem et contre Son oint », ce qui paraît invraisemblable ; le psaume 3, placé juste après, fournit le précédent qui rend la chose concevable.
L'argument procède par analogie de vraisemblance : la révolte d'Avchalom contre son père est un fait attesté, et elle établit qu'une révolte contre celui dont on tient tout demeure possible.
Rabbi Yo'hanan a dit au nom de Rabbi Chimon ben Yohai : que signifie ce qui est écrit « elle ouvre sa bouche avec sagesse, et un enseignement de bonté est sur sa langue » (Pr. 31, 26) ?
À propos de qui Chelomo a-t-il dit ce verset ? Il ne l'a dit qu'à propos de David son père, qui a demeuré dans cinq mondes et a dit un chant.
Une nouvelle unité s'ouvre, consacrée aux cinq occurrences de barkhi nafchi (bénis, mon âme) dans les psaumes 103 et 104. Chacune est rapportée à une étape de l'existence de David.
Le terme mondes désigne ici des conditions successives : le ventre maternel, le monde extérieur, l'allaitement, la vision de la chute des méchants, le jour de la mort.
Il demeura dans le ventre de sa mère et dit un chant, ainsi qu'il est dit : « Bénis, mon âme, Hachem, et tout mon intérieur, Son saint Nom » (Ps. 103, 1).
Le premier monde est le ventre maternel. Le mot kerabai, mon intérieur, est rapporté aux entrailles dans lesquelles l'enfant séjourne.
Il sortit à l'air du monde, contempla les étoiles et les constellations et dit un chant, ainsi qu'il est dit : « Bénissez Hachem, Ses anges, héros de force, qui accomplissez Sa parole, pour écouter la voix de Sa parole. Bénissez Hachem, toutes Ses armées » etc.
(Ps. 103, 20-21).
Le deuxième monde est le monde extérieur. Le chant retenu s'adresse aux armées célestes, ce qui correspond au regard porte sur les astres.
Il téta au sein de sa mère, contempla ses seins et dit un chant, ainsi qu'il est dit : « Bénis, mon âme, Hachem, et n'oublie aucun de Ses bienfaits [guemoulav] » (Ps. 103, 2).
Le troisième monde est celui de l'allaitement. Le rattachement tient au mot guemoulav, rapproché de guemoulei mehalav, sevrés du lait (Is. 28, 9).
Que signifie « tous Ses bienfaits » ? Rabbi Abahou a dit : Il lui a placé les seins à l'endroit de l'intelligence [bina].
La guemara demande ce que le verset loue au juste. La réponse porte sur une particularité anatomique de l'espèce humaine : la place des seins près du cœur, siège de l'entendement.
Quelle en est la raison ? Rav Yehouda a dit : afin qu'il ne porte pas le regard sur le lieu de la nudité.
Rav Matna a dit : afin qu'il ne tête pas d'un lieu de souillure.
Deux motifs sont proposés, l'un relatif à la pudeur du nourrisson, l'autre à la propriété du lieu. Ils se distinguent par ce qu'ils prennent pour problème : le regard dans le premier cas, l'aliment dans le second.
Il vit la chute des méchants et dit un chant, ainsi qu'il est dit : « Que les fautes disparaissent de la terre et que les méchants ne soient plus ; bénis, mon âme, Hachem, halelouya » (Ps. 104, 35).
Le quatrième monde est celui de la vision de la chute des méchants. C'est le verset dont Berouria a discuté la lecture au début du folio, ce qui explique que la guemara y ait rattaché l'épisode de Rabbi Meir.
Il contempla le jour de la mort et dit un chant, ainsi qu'il est dit : « Bénis, mon âme, Hachem ; Hachem mon D.ieu, Tu es très grand, Tu T'es revêtu de gloire et de splendeur » (Ps. 104, 1).
Le cinquième monde est le jour de la mort. Le chant retenu ouvre le psaume 104 et loue la grandeur divine, ce qui appelle aussitôt la question du segment suivant : d'où vient que ce verset vise la mort ?
D'où ressort-il que ce verset a été dit à propos du jour de la mort ? Raba bar Rav Chila a dit : de la fin du passage, où il est écrit : « Tu caches Ta face, ils sont épouvantés ; Tu retires leur souffle, ils expirent » etc.
(Ps. 104, 29).
La question porte sur le rattachement du cinquième barkhî nafchi. Le verset d'ouverture du psaume 104 loue la grandeur divine, sans mention de la mort.
La réponse procède par le contexte : le même psaume, plus loin, décrit le retrait du souffle et le retour à la poussière. Le thème du passage entier commande la lecture du premier verset.
Rav Chimi bar Oukva, et certains disent Mar Oukva, se tenait devant Rabbi Chimon ben Pazi, lequel ordonnait l'aggada devant Rabbi Yehochoua ben Levi. Il lui dit : que signifie ce qui est écrit « Bénis, mon âme, Hachem, et tout mon intérieur, Son saint Nom » ?
Il lui dit : viens et vois que la mesure du Saint béni soit-Il diffère de la mesure de chair et de sang. La mesure de chair et de sang : il dessine une forme sur un mur, et il ne peut y introduire souffle et âme, entrailles et intestins.
Le Saint béni soit-Il agit autrement : Il façonne une forme à l'intérieur d'une forme et y introduit souffle et âme, entrailles et intestins. Et c'est ce qu'a dit Hanna : « Nul n'est saint comme Hachem, car nul n'est hors de Toi, et il n'est point de rocher comme notre D.ieu » (I Sam.
2, 2).
Un second commentaire du même verset est rapporté. Rabbi Chimon ben Pazi comprend « tout mon intérieur » comme une louange pour la formation de l'embryon.
La comparaison porte sur le dessinateur humain, qui produit une figure inerte sur une surface, et sur la formation d'un être vivant à l'intérieur d'un autre. Le verset de Hanna, prononcé à la naissance de Chemouel, sert de confirmation.
Que signifie « il n'est point de rocher [tsour] comme notre D.ieu » ? Il n'est point de dessinateur [tsayar] comme notre D.ieu.
Le mot tsour, rocher, est lu comme tsayar, dessinateur, ce qui rattache le verset de Hanna à la comparaison précédente sur la forme dessinée.
Que signifie « car nul n'est hors de Toi [biltéha] » ? Rabbi Yehouda bar Menassia a dit : ne lis pas « car nul n'est hors de Toi », mais « nul ne peut T'user [levalotekha] ».
La mesure du Saint béni soit-Il diffère de la mesure de chair et de sang : la mesure de chair et de sang, ses œuvres l'usent ; le Saint béni soit-Il use Ses œuvres.
Le procédé est celui du al tikri, ne lis pas ainsi mais ainsi : les mêmes consonnes reçoivent une autre vocalisation, qui donne le verbe levalot, user.
La louange devient alors une comparaison sur la durée : l'artisan humain disparaît avant son ouvrage.
Il lui dit : voici ce que je te disais. Ces cinq « bénis, mon âme », à propos de qui David les a-t-il dits ?
Il ne les a dits qu'à propos du Saint béni soit-Il et à propos de la nechama (l'âme).
Rav Chimi bar Oukva précise sa question : elle portait sur l'ensemble des cinq occurrences, non sur le contenu d'un verset isolé.
La réponse ouvre une seconde lecture de la série, distincte de celle des cinq mondes : les cinq versets correspondent à cinq traits que la nechama partage avec son Créateur.
De même que le Saint béni soit-Il remplit le monde entier, ainsi la nechama remplit le corps entier. De même que le Saint béni soit-Il voit sans être vu, ainsi la nechama voit sans être vue.
De même que le Saint béni soit-Il nourrit le monde entier, ainsi la nechama nourrit le corps entier. De même que le Saint béni soit-Il est pur, ainsi la nechama est pure.
De même que le Saint béni soit-Il siège dans les chambres les plus intérieures, ainsi la nechama siège dans les chambres les plus intérieures. Que vienne celui qui possède ces cinq qualités et qu'il loue Celui qui possède ces cinq qualités.
Les cinq parallèles justifient le nombre de cinq bénédictions. La conclusion tire la conséquence liturgique : l'âme est l'instance qualifiée pour louer, en raison même de cette ressemblance.
Rav Hamnouna a dit : que signifie ce qui est écrit « qui est comme le sage, et qui connaît l'interprétation [pécher] de la chose » (Ecc. 8, 1) ?
Qui est comme le Saint béni soit-Il, qui sait établir un compromis [pechara] entre deux justes, entre Hizkiyahou et Yechaya. Hizkiyahou disait : que Yechaya vienne à moi, car ainsi trouvons-nous chez Eliyahou, qui alla vers Ahav, ainsi qu'il est dit : « et Eliyahou alla se montrer à Ahav » (I R.
18, 2). Yechaya disait : que Hizkiyahou vienne à moi, car ainsi trouvons-nous chez Yehoram fils d'Ahav, qui alla vers Elicha.
Une nouvelle unité s'ouvre, qui conduira jusqu'à la jonction de la gueoula à la tefila à la page suivante. Le mot pécher du verset de Kohelet est rapproché de pechara, compromis.
Le différend est protocolaire : chacun invoque un précédent qui établit que l'autre doit se déplacer. Les deux précédents sont exacts, ce qui rend l'affaire insoluble par le seul argument.
Que fit le Saint béni soit-Il ? Il fit venir des souffrances sur Hizkiyahou et dit à Yechaya : va visiter le malade.
Ainsi qu'il est dit : « En ces jours-là, Hizkiyahou fut malade à en mourir ; Yechaya fils d'Amots le prophète vint vers lui et lui dit : ainsi a parlé Hachem Tsevaot, donne tes ordres à ta maison, car tu meurs et tu ne vivras pas » etc. (Is.
38, 1). Que signifie « tu meurs et tu ne vivras pas » ?
Tu meurs — dans ce monde ; et tu ne vivras pas — dans le monde à venir.
Le compromis divin consiste à créer une obligation qui déplace le prophète sans porter atteinte à l'honneur du roi : la visite au malade, bikour holim.
La guemara relève ensuite une redondance apparente dans le verset. Les deux membres reçoivent deux objets distincts, ce monde et le monde à venir, ce qui donne au message sa gravité et explique la réaction du roi.
Il lui dit : pourquoi tout cela ? Il lui dit : parce que tu ne t'es pas occupé de peria ve-revia (la procréation).
Il lui dit : parce que j'ai vu par le roua'h hakodech que sortiraient de moi des enfants sans valeur.
Le roi demande la raison d'une sentence aussi lourde. Le reproche porte sur l'omission d'une mitsva positive.
La réponse de Hizkiyahou invoque une connaissance prophétique : il a prévu la conduite de sa descendance, ce que la suite du récit biblique confirmera avec Menache.
Il lui dit : qu'as-tu à faire des secrets du Miséricordieux ? Ce qui t'est ordonné, tu dois l'accomplir ; et ce qui est agréable devant le Saint béni soit-Il, qu'Il le fasse.
La réponse du prophète pose une règle générale : la connaissance des conséquences ne dispense pas de l'obligation. Le partage est net entre le domaine de l'action commandée et celui de la conduite divine.
Il lui dit : maintenant, donne-moi ta fille ; peut-être mon mérite et le tien feront-ils que sortent de moi des enfants de valeur. Il lui dit : le décret a déjà été décrété à ton sujet.
Il lui dit : fils d'Amots, achève ta prophétie et sors !
Hizkiyahou propose une solution au problème soulevé : une alliance qui joindrait deux mérites et corrigerait la descendance annoncée.
Le refus du prophète s'appuie sur le décret déjà prononcé. Le roi distingue alors la parole reçue en mission, qu'il doit entendre, et l'appréciation personnelle du prophète, qui ne le lie pas.
Ainsi ai-je reçu de la maison du père de mon père : même si une épée tranchante repose sur le cou d'un homme, qu'il ne se retienne pas de demander miséricorde.
Hizkiyahou oppose au décret une tradition familiale remontant à David. Le précédent est l'épisode du recensement, où David vit l'ange l'épée à la main et pria encore.
Il a été dit de même : Rabbi Yo'hanan et Rabbi Eliezer ont dit tous deux : même si une épée tranchante repose sur le cou d'un homme, qu'il ne se retienne pas de demander miséricorde, ainsi qu'il est dit : « Même s'Il me tue, en Lui j'espère » (Job 13, 15).
La règle reçoit une formulation amoraique indépendante et un appui scripturaire tiré de Job. Le verset exprime une confiance qui subsiste au moment même où la sentence s'exécute.
Le folio s'achève ainsi sur la question de la prière, ce qui prépare la sougya de la jonction de la gueoula à la tefila.
Texte hébreu et araméen vocalisé : édition numérique William Davidson du Talmud Koren Noé, via Sefaria (licence CC BY-NC). Traduction française, notes et schémas : Chiourim BA (licence CC BY 4.0).