Berakhot 47b โ€” Qui entre dans le compte : le Kouti, le am ha-aretz, l'esclave et le mineur, du zimmun de trois au quorum de dix

Berakhot 47b

Sougya : Le daf achรจve d'abord la rรฉponse d'Abaye ร  Rav Papa sur la terouma guedola devancรฉe, puis reprend la michna clause par clause en demandant chaque fois pourquoi elle รฉnonce une รฉvidence : la rรฉponse construit ร  chaque fois un cas limite. De lร , la Guemara arrive au Kouti et bute sur le am ha-aretz, ce qui ouvre le grand dรฉbat sur sa dรฉfinition โ€” Rabbi Meir et les Sages d'abord, puis une baraita ร  six opinions que Rav Houna tranche selon Aherim, et le rรฉcit grave de Rami bar Hama qui n'a pas voulu inclure Rav Menachya bar Tahlifa.

La fin du daf quitte le zimmun de trois pour le quorum de dix : le mineur au berceau comme appoint, neuf et un esclave, l'affranchissement de Rabbi Eliezer et la question de la mitsva accomplie par une transgression, la rรฉcompense des dix premiers ร  la synagogue, puis deux propositions que Rav Nahman corrige โ€” neuf et l'arche, deux et le Chabbat. Le daf s'interrompt sur le katan poreah.

Berakhot 47b - le fil du daf 1. Fin de la terouma devancรฉe Rรฉponse d'Abaye : le grain en tas est dagan, le grain en รฉpis ne l'est pas (seg. 0) 2. La michna clause par clause : pechita ! Chaque รฉvidence cache un cas limite : homech, serviteur, tevel, asimon (seg. 1, 2, 7 ร  11) 3. Le Kouti et le am ha-aretz Abaye et Rava - deux dรฉfinitions, puis six - Rami bar Hama (seg. 3 ร  6) 4. Du zimmun de trois au quorum de dix Le mineur au berceau, neuf et un esclave, l'affranchissement (seg. 12 ร  16) 5. Ce qui se joint et ce qui ne se joint pas Les dix premiers - neuf et l'arche - deux et le Chabbat - deux qui s'aiguisent (seg. 17 ร  19) Le daf s'interrompt sur le katan poreah (seg. 20)
Les cinq mouvements du daf, de la fin de la terouma devancรฉe jusqu'au katan poreah.
Qui est un am ha-aretz ? Deux รฉtages de dรฉfinitions ร‰tage 1 - la mahloket que Rava mobilise (seg. 4) Rabbi Meir Celui qui ne mange pas ses houlin en รฉtat de puretรฉ Critรจre large : le Kouti tombe dedans Les Sages Celui qui ne prรฉlรจve pas la dรฎme de ses fruits comme il convient Le Kouti prรฉlรจve : il en sort Rรฉponse de Rava : on inclut le Kouti dans le zimmun ร‰tage 2 - la baraita des six opinions (seg. 5) Rabbi Eliezerne dit pas le chema soir et matin Rabbi Yehochouane met pas les tefilin Ben Azzaipas de tsitsit ร  son vรชtement Rabbi Natanpas de mezouza ร  sa porte R. Natan bar Yossefn'รฉlรจve pas ses fils ร  la Torah Aherima lu et รฉtudiรฉ sans servir les maรฎtres Rav Houna : la halakha suit Aherim - le critรจre le plus exigeant
Les deux รฉtages de la dรฉfinition du am ha-aretz : la mahloket que Rava mobilise, puis la baraita des six opinions.
Ce qui se joint au compte, et ce qui est รฉcartรฉ Admis Neuf + un esclave (R. Yehochoua b. Levi) Il est tenu aux mitsvot : il compte dans les dix Neuf + un mineur au berceau Appoint (snif) pour dix, mais pas pour le zimmun Neuf qui paraissent dix Groupes selon les uns, dispersรฉs selon les autres Deux maรฎtres qui s'aiguisent Ils valent trois pour le zimmun (Rav Ami corrige) ร‰carte par Rav Nahman Neuf + l'arche L'arche est-elle un homme ? Deux + le Chabbat Le Chabbat est-il un homme ? La rรจgle dรฉgagรฉe Seul un homme se compte dans un quorum. Une chose sainte, un jour saint, ne comptent pas. Les deux corrections de Rav Nahman remplacent l'objet par une rรฉalitรฉ humaine : l'apparence du nombre, ou la qualitรฉ des deux hommes. Deux รฉchelles distinctes Le zimmun de trois est plus exigeant que l'appoint ร  dix : le mineur au berceau vaut pour dix et non pour trois. Le Roch en tire la conclusion halakhique ร  la fin du daf.
Le compte de dix : ce qui s'y joint, ce que Rav Nahman en รฉcarte, et la diffรฉrence entre trois et dix.
1
ืดืžื›ืœ ืžืขืฉืจืชื™ื›ื ืชืจื™ืžื•ืด. ื•ืžื” ืจืื™ืช? ื”ืื™ ืื™ื“ื’ืŸ ื•ื”ืื™ ืœื ืื™ื“ื’ืŸ.

ยซ De toutes vos dรฎmes vous prรฉlรจverez ยป (Bamidbar 18, 29). Et qu'as-tu vu [qui autorise cette distinction] ?

Celui-ci est devenu grain (dagan) et celui-lร  n'est pas devenu grain.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ืžื›ืœ ืžืขืฉืจื•ืชื™ื›ื ื‘ืคืจืฉืช ืœื•ื™ื ื›ืชื™ื‘ ื•ืืœ ื”ืœื•ื™ื ืชื“ื‘ืจ ื•ื›ืชื™ื‘ ื‘ื”ืื™ ืงืจื ืืช ื›ืœ ืชืจื•ืžืช ื”' ื›ืœ ืฆื“ ืชืจื•ืžื” ืฉื‘ื• ื—ื™ื™ื‘ื™ื ืœื”ืคืจื™ืฉ ืžืžื ื•:
Dans la section des levi'im il est รฉcrit ยซ et aux levi'im tu parleras ยป, et dans ce verset mรชme il est รฉcrit ยซ toute la terouma de Hachem ยป : toute forme de terouma qui s'y trouve, ils sont tenus de la prรฉlever.
ื”ืื™ ืื™ื“ื’ืŸ ืžืฉืขื” ืฉื ืชืžืจื— ื‘ื›ืจื™ ื ืขืฉื” ื“ื’ืŸ ื•ื›ื™ื•ืŸ ื“ืื™ืงืจื™ ื“ื’ืŸ ื—ืœื” ืขืœื™ื• ืจืฉื•ืช ื›ื”ืŸ ืชื—ืœื” ื“ื›ืชื™ื‘ ืจืืฉื™ืช ื“ื’ื ืš ืชืชืŸ ืœื• ืื‘ืœ ื‘ืฉื‘ืœื™ื ืœื ืื™ื“ื’ืŸ ื•ืœื ื—ืœื” ืขืœื™ื• ืจืฉื•ืช ื›ื”ืŸ:
Dรจs l'instant oรน il a รฉtรฉ aplani en tas, il est devenu dagan ; et puisqu'il est appelรฉ dagan, le droit du cohen s'y applique en premier, ainsi qu'il est รฉcrit ยซ les prรฉmices de ton grain, tu les lui donneras ยป. Mais en รฉpis, il n'est pas devenu dagan et le droit du cohen ne s'y est pas applique.
๐Ÿ’ก Explication

Le daf s'ouvre sur la fin de la rรฉponse d'Abaye ร  Rav Papa, commencรฉe au recto. Rav Papa demandait pourquoi l'exemption de terouma guedola pour le levi qui a devancรฉ le cohen ne vaudrait pas aussi lorsque le grain est dรฉjร  en tas. Abaye rรฉpond par un verset qui impose au levi de prรฉlever toute forme de terouma, puis par le critรจre qui sรฉpare les deux cas.

Ce critรจre est le miroua'h, l'aplanissement du tas aprรจs le battage : c'est lui qui fait passer la rรฉcolte ร  l'รฉtat de dagan. Le verset qui donne au cohen ยซ les prรฉmices de ton grain ยป ne prend effet qu'ร  ce stade. Tant que la rรฉcolte est en chibolim, en รฉpis, le droit du cohen n'est pas encore nรฉ, et le levi qui prend sa dรฎme avant lui n'a rien ร  lui rendre.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Aidgan : ร  partir de quand le grain est-il dagan ? Encore en รฉpis (chibolim) Pas encore appelรฉ dagan. Le droit du cohen ne s'est pas encore applique sur la rรฉcolte. Le levi qui devance est exemptรฉ Aplani en tas (keri) Devenu dagan par le miroua'h. Le droit du cohen s'est applique en premier sur la rรฉcolte. Le levi reste tenu ร  la terouma guedola miroua'h Les deux versets qui portent la distinction De toutes vos dรฎmes vous prรฉlรจverez - toute forme de terouma doit รชtre prรฉlevรฉe. Les prรฉmices de ton grain (dagan) - le droit du cohen ne naรฎt qu'au stade du dagan. La question ou ma raita ? demande ce qui autorise ร  trancher entre les deux รฉtats.
Le seuil du dagan : ce que change l'aplanissement du tas pour le droit du cohen.
2
ืžืขืฉืจ ืฉื ื™ ื•ื”ืงื“ืฉ ืฉื ืคื“ื•: ืคืฉื™ื˜ื! ื”ื›ื ื‘ืžืื™ ืขืกืงื™ื ืŸ โ€” ื›ื’ื•ืŸ ืฉื ืชืŸ ืืช ื”ืงืจืŸ, ื•ืœื ื ืชืŸ ืืช ื”ื—ื•ืžืฉ. ื•ื”ื ืงื ืžืฉืžืข ืœืŸ ื“ืื™ืŸ ื—ื•ืžืฉ ืžืขื›ื‘.

ยซ La seconde dรฎme et le hekdech qui ont รฉtรฉ rachetรฉs ยป : c'est รฉvident ! De quoi traitons-nous ici ?

D'un cas oรน il a donnรฉ le principal (keren) mais n'a pas donnรฉ le cinquiรจme (homech). Et voici ce que cela nous enseigne : le cinquiรจme n'est pas une condition bloquante.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืžืขืฉืจ ืฉื ื™ ื•ื”ืงื“ืฉ ืื ื”ื‘ืขืœื™ื ืคื•ื“ื™ืŸ ืื•ืชื• ืžื•ืกื™ืคื™ืŸ ื—ื•ืžืฉ:
Si ce sont les propriรฉtaires eux-mรชmes qui le rachรจtent, ils ajoutent un cinquiรจme.
๐Ÿ’ก Explication

La Guemara entame ici sa relecture de la michna clause par clause. Sa question revient ร  chaque fois : pechita, c'est รฉvident โ€” pourquoi รฉnoncer cela ? La rรฉponse construit chaque fois un cas limite oรน l'รฉvidence cesse d'en รชtre une.

Ici, celui qui rachรจte un bien qu'il a lui-mรชme consacrรฉ doit ajouter un cinquiรจme au principal. La michna vise le cas oรน il a payรฉ le principal seul. La rรจgle dรฉgagรฉe : le homech est une dette qui subsiste, non une condition de validitรฉ du rachat. Le produit est donc permis et son consommateur compte dans le zimmun.

3
ื”ืฉืžืฉ ืฉืื›ืœ ื›ื–ื™ืช: ืคืฉื™ื˜ื! ืžื”ื• ื“ืชื™ืžื: ืฉืžืฉ ืœื ืงื‘ืข โ€” ืงื ืžืฉืžืข ืœืŸ.

ยซ Le serviteur qui a mangรฉ un kazayit ยป : c'est รฉvident ! On aurait pu dire : le serviteur ne s'รฉtablit pas au repas โ€” voilร  donc ce que cela nous enseigne.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืœื ืงื‘ืข ืื™ืŸ ืœื• ืงื‘ื™ืขื•ืช ืœืคื™ ืฉื”ื•ืœืš ื•ื‘ื:
Il n'a pas de kevi'out, d'attache au repas, parce qu'il va et vient.
๐Ÿ’ก Explication

Le zimmun suppose une kevi'out, une installation commune au repas. Le serviteur mange debout, entre deux services : on aurait pu juger qu'il n'a jamais rejoint la table et qu'un kazayit avalรฉ en passant ne l'y rattache pas.

La michna enseigne que la quantitรฉ consommรฉe suffit ร  l'inclure. Ce qui compte est d'avoir mangรฉ la mesure au sein du repas, non la posture ni la continuitรฉ de la prรฉsence.

4
ื•ื”ื›ื•ืชื™ ืžื–ืžื ื™ืŸ ืขืœื™ื•: ืืžืื™? ืœื ื™ื”ื ืืœื ืขื ื”ืืจืฅ! ื•ืชื ื™ื ืื™ืŸ ืžื–ืžื ื™ืŸ ืขืœ ืขื ื”ืืจืฅ!

ยซ Et le Kouti, on l'inclut dans le zimmun ยป : pourquoi ? Qu'il ne soit rien de plus qu'un am ha-aretz โ€” et il a รฉtรฉ enseignรฉ : on n'inclut pas un am ha-aretz dans le zimmun !

โš–๏ธ Rosh (1)
ื•ื”ื›ื•ืชื™ ืžื–ืžื ื™ื ืขืœื™ื• ื•ื”"ืž ื‘ืื•ืชื• ื”ื–ืžืŸ ืื‘ืœ ืขื›ืฉื™ื• ืขื›ื•"ื ื’ืžื•ืจื™ื ื”ื ื•ืื™ืŸ ืžื–ืžื ื™ื ืขืœื™ื”ื ื•ืืžืื™ ืœื ื™ื”ื™ื” ืืœื ืขื ื”ืืจืฅ ื•ืชื ื™ื ืื™ืŸ ืžื–ืžื ื™ืŸ ืขืœ ืขื ื”ืืจืฅ ื‘ื—ื‘ื•ืจื” ืืžืจ ืื‘ื™ื™ ื‘ื›ื•ืชื™ ื—ื‘ืจ ื•ื”ืื™ื“ื ื ืื™ื ืŸ ื ื–ื”ืจื™ืŸ ืžืœื–ืžืŸ ืขืœ ืขื ื”ืืจืฅ ื’ืžื•ืจ ื•ื›ืจื‘ื™ ื™ื•ืกื™ ืฉืœื ื™ื”ื ื›ืœ ืื—ื“ ื”ื•ืœืš ื•ื‘ื•ื ื” ื‘ืžื” ืœืขืฆืžื• ื•ื”ื›ื™ ื ืžื™ ืืžืจื™ื ืŸ ื‘ืคืจืง ื‘ืชืจื ื“ื—ื’ื™ื’ื” ื“ืฃ ื›ื‘: ื›ืžืืŸ ืžืงื‘ืœื™ืŸ ื”ืื™ื“ื ื ืกื”ื“ื•ืชื ืžืขื ื”ืืจืฅ ื›ืจื‘ื™ ื™ื•ืกื™ ื•ืืฃ ืขืœ ื’ื‘ ื“ืืžืจื™ื ืŸ ื‘ืคืจืง ื•ืืœื• ืขื•ื‘ืจื™ืŸ ื“ืฃ ืžื˜: ื“ืื™ืŸ ืžื•ืกืจื™ื ืขื“ื•ืช ืœืขื ื”ืืจืฅ ื•ื’ื ืจ"ื— ื›ืชื‘ ื“ื”ืื™ื“ื ื ืœื ืจื’ื™ืœื™ ืจื‘ื ืŸ ื‘ื”ื›ื™ ื“ืžื–ืžื ื™ ืืคื™' ืขื ืขื ื”ืืจืฅ ื‘ืจื•ืจ ื•ื”ืจื‘ ืจ' ืฉืžืขื•ืŸ ื–"ืœ ืคื™ืจืฉ ื“ืœื™ืช ื”ืœื›ืชื ื›ื›ืœ ื”ื ื™ ื“ืงื™"ืœ ื”ื™ื•ื“ืข ืœืžื™ ืžื‘ืจื›ื™ืŸ ืžื–ืžื ื™ืŸ ืขืœื™ื• ื•ืœื ื ื”ื™ืจื ื“ืœื 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ยซ Et le Kouti, on l'inclut dans le zimmun ยป : cela ne valait qu'ร  cette รฉpoque-lร , mais aujourd'hui ce sont des idolรขtres ร  part entiรจre et on ne les inclut pas dans le zimmun. Et pourquoi cette question โ€” qu'il ne soit rien de plus qu'un am ha-aretz, alors qu'il a รฉtรฉ enseignรฉ : on n'inclut pas un am ha-aretz dans le zimmun d'une havoura ? Abaye a dit : il s'agit d'un Kouti haver. Et de nos jours on ne se garde plus d'inclure dans le zimmun un am ha-aretz complet, conformรฉment ร  Rabbi Yossi, pour que chacun n'aille pas se bรขtir un autel privรฉ pour lui-mรชme. Et de mรชme disons-nous au dernier chapitre de Haguiga (22b) : selon qui accepte-t-on aujourd'hui le tรฉmoignage d'un am ha-aretz ? Selon Rabbi Yossi โ€” et bien que nous disions au chapitre Vรฉ-elou ovรฉrin (Pessahim 49b) qu'on ne confie pas de tรฉmoignage ร  un am ha-aretz. Rabbenou Hananel a รฉcrit lui aussi que de nos jours les maรฎtres n'observent plus cet usage et font le zimmun mรชme avec un am ha-aretz avรฉrรฉ. Et Rabbi Chimon, de mรฉmoire bรฉnie, a expliquรฉ que la halakha ne suit aucune de ces sougyot, puisque nous tenons pour รฉtabli que celui qui sait ร  Qui l'on bรฉnit, on l'inclut dans le zimmun ; cela ne paraรฎt pas juste, car cela ne ressemble en rien ร  notre sougya : le am ha-aretz est fautif de n'avoir pas รฉtudiรฉ. Nos maรฎtres ont enseignรฉ : il arriva que Rabbi Eliezer entra ร  la synagogue et n'y trouva pas dix ; il affranchit son esclave et complรฉta ร  dix. Et comment a-t-il pu agir ainsi ? Rav Yehouda n'a-t-il pas dit : quiconque affranchit son esclave transgresse un commandement positif, ainsi qu'il est dit ยซ ร  jamais vous vous servirez d'eux ยป ? Une mitsva du public, c'est diffรฉrent, car le commandement positif du public est plus fort, ainsi qu'il est รฉcrit ยซ et Je serai sanctifiรฉ au milieu des enfants d'Israรซl ยป, soit le commandement de sanctifier le Nom ร  dix, en public. Et mรชme s'il s'agit d'une affaire rabbinique, comme entendre la kedoucha et le barekhou, dont nous ne trouvons pas de fondement dans la Torah, cela repousse malgrรฉ tout le commandement positif de l'individu ; car il ne me paraรฎt pas plausible que l'on traite d'un quorum de dix d'ordre toranique, comme la lecture de la parachat Zakhor qui est de la Torah, puisque la formulation indique qu'on traite de tout cas. De lร , une rรฉfutation des Halakhot Guedolot, qui ont รฉcrit que si un mort est enterrรฉ le dernier jour de fรชte, lequel est d'ordre rabbinique, le deuil du premier jour, qui est d'ordre toranique, vient repousser le commandement positif du public โ€” la joie de la fรชte du dernier jour, laquelle est rabbinique. Car il ressort d'ici qu'un commandement positif du public d'ordre rabbinique repousse le commandement positif de ยซ ร  jamais vous vous servirez d'eux ยป. De plus, nous ne trouvons pas que le deuil du premier jour soit d'ordre toranique : seule l'aninout du premier jour est de la Torah, quant ร  la consommation des saintetรฉs et de la seconde dรฎme, comme je l'ai expliquรฉ plus haut ร  la fin du chapitre Haya kore. Et la halakha ne suit aucune de ces sougyot, mais bien ce qu'a dit Rav Nahman : un mineur qui sait ร  Qui l'on bรฉnit, on l'inclut dans le zimmun. Rabbenou Tam a expliquรฉ que ce ยซ la halakha ne suit aucune de ces sougyot ยป porte sur ce qu'a dit Rav Yehouda โ€” neuf qui paraissent dix se joignent โ€”, sur ce qu'a dit Rabbi Ami โ€” deux et le Chabbat โ€”, sur celle des deux disciples, sur celle de Rav Houna โ€” neuf et l'arche โ€”, et sur celle du katan porรฉah. Et cette baraita, ยซ on ne se montre pas pointilleux avec un mineur ยป, Rav Nahman l'รฉtablit dans le cas d'un katan porรฉah qui ne sait pas ร  Qui l'on bรฉnit, ou bien dans le cas oรน il n'est pas porรฉah mais sait ร  Qui l'on bรฉnit. Mais cela ne porte pas sur ce qu'a dit Rabbi Yehochoua ben Levi โ€” un mineur couchรฉ dans son berceau, on en fait un appoint pour dix โ€” mรชme s'il ne sait pas ร  Qui l'on bรฉnit ni ร  Qui l'on prie. Car Rav Nahman tient comme Rabbi Yehochoua ben Levi pour le birkat hamazon, lui qui a dit : un mineur couchรฉ dans son berceau, on ne l'inclut pas dans le zimmun โ€” d'oรน il ressort que s'il sait ร  Qui l'on bรฉnit, on l'y inclut. Et pour la priรจre aussi il se peut qu'il ne le conteste pas : mรชme s'il ne sait pas, il peut tenir qu'il se joint pour la priรจre, puisqu'il a dit ยซ un mineur qui sait ร  Qui l'on bรฉnit, on l'inclut dans le zimmun ยป sans parler de l'appoint ร  dix โ€” signe qu'il tient que mรชme s'il ne sait pas, on en fait un appoint pour dix ; car toute la sougya prouve que le zimmun est plus rigoureux que l'appoint ร  dix. L'usage de mettre entre les mains du mineur un sefer Torah ou un houmach ne se prouve pas dans notre sougya ; il figure dans les Pirkei de-Rabbi Eliezer ร  propos de l'intercalation de l'annรฉe, et c'est ร  partir de ce midrach qu'on a durci ici aussi, bien que les deux cas ne se ressemblent pas, car lร -bas il ne s'agit pas d'une chose de saintetรฉ. Et ainsi a expliquรฉ Rav Haรฏ Gaon : le mineur compte dans le quorum de dix. Il semble que la raison pour laquelle nous disons que mรชme couchรฉ dans son berceau il se joint, c'est que sur tout groupe de dix la Chekhina repose : de ยซ et Je serai sanctifiรฉ au milieu des enfants d'Israรซl ยป nous apprenons qu'on dit la kedoucha ร  dix, et qu'il s'agisse d'adultes ou de mineurs, on lit ร  leur sujet ยซ au milieu des enfants d'Israรซl ยป โ€” ร  condition qu'il y ait neuf adultes ; mais plus d'un mineur, non, comme nous l'avons dit ร  propos de l'esclave : au-delร  d'un seul, l'honneur du Ciel ne permet pas de l'adjoindre. Et l'esclave aussi entre dans le champ de ยซ et Je serai sanctifiรฉ ยป, car la Chekhina repose sur tous ceux qui sont tenus aux mitsvot et sont membres de l'alliance. Et cela vaut seulement pour se joindre, non pour acquitter autrui de son obligation, car nous disons ร  la fin de Roch Hachana (29a) que quiconque n'est pas lui-mรชme tenu ร  la chose n'acquitte pas autrui. Quant au fait qu'un mineur, un esclave et une femme, qui ne sont pas tenus ร  l'รฉtude de la Torah, montent au compte des sept appelรฉs dans Meguila (23a), c'est parce que le sefer Torah est destinรฉ ร  l'รฉcoute et que la bรฉnรฉdiction n'est pas prononcรฉe en vain, puisqu'on ne dit pas ยซ qui nous a sanctifiรฉs par Ses commandements et nous a ordonnรฉ sur les paroles de la Torah ยป, mais ยซ qui nous a choisis ยป et ยซ qui nous a donnรฉ ยป. Jusqu'ici, les paroles de Rabbenou Tam. Et bien que Rabbenou Tam ait permis de faire d'un mineur un appoint ร  dix et pour la priรจre sans houmach en main, lui-mรชme n'avait pas cet usage. L'usage de lui faire tenir un houmach en main, nous ne le trouvons nulle part, sinon dans les Pirkei de-Rabbi Eliezer ร  propos de l'intercalation de l'annรฉe, et lร  il est question d'un sefer Torah. Voici ce qui s'y trouve : ร  trois on intercale l'annรฉe ; Rabbi Eliezer dit : ร  dix ; et s'ils sont en nombre insuffisant, on apporte un sefer Torah, etc. Et il n'y est pas dit que ce soit le mineur qui tienne le sefer Torah. Et mรชme si cela se trouve quelque part au sujet de la priรจre, cela ne vaut que pour un sefer Torah, ou pour l'un des cinq livres de la Torah รฉcrit en rouleau ; mais des houmachim comme les nรดtres n'existaient pas au temps des Sages. Et ce qui figure dans le Yerouchalmi โ€” ยซ un mineur et un sefer Torah, on en fait des appoints ยป โ€” signifie un mineur ou un sefer Torah, et le sefer Torah y est du mรชme ordre que ยซ neuf et l'arche ยป de notre Guemara ; or la halakha ne suit pas cela. Il existe un Yerouchalmi oรน il est รฉcrit ยซ un mineur avec un sefer Torah, on en fait un appoint ยป, ce qui appuie quelque peu l'usage rรฉpandu ; ou peut-รชtre veut-il parler de la lecture de la Torah, oรน le mineur compte parmi les sept appelรฉs. Et Rabbi Yossef a รฉcrit qu'il est plausible que Rabbi Yehochoua ben Levi tienne comme Rav Achi, lequel conteste Mar Zoutra plus haut au dรฉbut de notre chapitre (Berakhot 45b) ร  propos de ยซ on l'appelle et on l'inclut dans le zimmun ยป, en รฉtant plus indulgent ร  dix qu'au zimmun de trois ; or la nous tranchons comme Mar Zoutra, plus rigoureux ร  dix ; donc la halakha ne suit pas Rabbi Yehochoua ben Levi. Et Rabbenou Hananel a expliquรฉ que ce qu'a dit Rav Nahman โ€” un mineur qui sait ร  Qui l'on bรฉnit, on l'inclut dans le zimmun โ€” vise celui qui est entrรฉ dans sa treiziรจme annรฉe sans avoir produit deux poils avรฉrรฉs, de sorte qu'il est encore mineur ; malgrรฉ cela, dรจs lors qu'il a treize ans, on l'inclut dans le zimmun, mais en deรงร  on ne l'y inclut nullement. Et si l'on rapporte le fait d'Abaye et de Rava, ce n'est pas pour les inclure dans un zimmun, mais parce qu'on traitait du mineur qui sait ร  Qui l'on bรฉnit : on rapporte ce fait pour faire savoir qu'ils รฉtaient pรฉnรฉtrants dรจs leur enfance. Et le Rif a รฉcrit : nous ne tenons pas ainsi, car puisqu'on l'appelle mineur, mรชme รขgรฉ de dix ans ou de neuf ans, dรจs lors qu'il sait ร  Qui l'on bรฉnit, on l'inclut dans le zimmun ; et ainsi avons-nous vu chez le Gaon. Et dans le Yerouchalmi nous lisons : Rabbi Yossi a dit : bien des fois j'ai mangรฉ avec Rabbi Tahlifa mon pรจre et avec Rabbi Hanina bar Sissi mon oncle bien-aimรฉ, et ils ne m'ont pas inclus dans le zimmun jusqu'ร  ce que j'aie produit deux poils. Dรจs lors, la position la plus claire de toutes : on ne fait pas d'un mineur un appoint pour dix, ni pour le birkat hamazon, ni pour la priรจre, ni pour trois, tant qu'il n'a pas produit deux poils.
๐Ÿ’ก Explication

Les Koutim sont les populations installรฉes en Samarie qui ont adoptรฉ une partie de la Torah. La michna les compte dans le zimmun ; la Guemara objecte ร  partir d'un raisonnement de moindre exigence : mรชme en leur reconnaissant le statut le plus favorable, ils ne vaudraient pas mieux qu'un am ha-aretz, que la baraita exclut du zimmun.

Cette objection ouvre le grand dรฉveloppement du daf sur la dรฉfinition du am ha-aretz : la question posรฉe ici ne trouvera de rรฉponse qu'en prรฉcisant qui, exactement, la baraita exclut.

5
ืื‘ื™ื™ ืืžืจ ื‘ื›ื•ืชื™ ื—ื‘ืจ. ืจื‘ื ืืžืจ: ืืคื™ืœื• ืชื™ืžื ื‘ื›ื•ืชื™ ืขื ื”ืืจืฅ, ื•ื”ื›ื ื‘ืขื ื”ืืจืฅ ื“ืจื‘ื ืŸ ื“ืคืœื™ื’ื™ ืขืœื™ื” ื“ืจื‘ื™ ืžืื™ืจ ืขืกืงื™ื ืŸ, ื“ืชื ื™ื: ืื™ื–ื”ื• ืขื ื”ืืจืฅ? โ€” ื›ืœ ืฉืื™ื ื• ืื•ื›ืœ ื—ื•ืœื™ื• ื‘ื˜ื”ืจื”, ื“ื‘ืจื™ ืจื‘ื™ ืžืื™ืจ. ื•ื—ื›ืžื™ื ืื•ืžืจื™ื: ื›ืœ ืฉืื™ื ื• ืžืขืฉืจ ืคื™ืจื•ืชื™ื• ื›ืจืื•ื™. ื•ื”ื ื™ ื›ื•ืชืื™ ืขืฉื•ืจื™ ืžืขืฉืจื™ ื›ื“ื—ื–ื™, ื“ื‘ืžืื™ ื“ื›ืชื™ื‘ ื‘ืื•ืจื™ื™ืชื ืžื–ื”ืจ ื–ื”ื™ืจื™. ื“ืืžืจ ืžืจ ื›ืœ ืžืฆื•ื” ืฉื”ื—ื–ื™ืงื• ื‘ื” ื›ื•ืชื™ื โ€” ื”ืจื‘ื” ืžื“ืงื“ืงื™ืŸ ื‘ื”, ื™ื•ืชืจ ืžื™ืฉืจืืœ.

Abaye dit : il s'agit d'un Kouti haver. Rava dit : tu peux mรชme dire qu'il s'agit d'un Kouti am ha-aretz, et ici nous traitons du am ha-aretz selon les Sages qui contestent Rabbi Meir.

Car il a รฉtรฉ enseignรฉ : qui est un am ha-aretz ? Quiconque ne mange pas ses houlin en รฉtat de puretรฉ โ€” parole de Rabbi Meir.

Et les Sages disent : quiconque ne prรฉlรจve pas la dรฎme de ses fruits comme il convient. Or ces Koutim prรฉlรจvent bien la dรฎme, car ils sont scrupuleux sur ce qui est รฉcrit dans la Torah, comme l'a dit le Maรฎtre : toute mitsva que les Koutim ont adoptรฉe, ils y sont bien plus mรฉticuleux que les Juifs.

๐Ÿ“œ Rachi (3)
ื•ื”ื›ื ื‘ืข"ื” ื“ืจื‘ื ืŸ ื‘ืจื™ื™ืชื ื“ืงืชื ื™ ืื™ืŸ ืžื–ืžื ื™ืŸ ืขืœ ืข"ื” ื‘ืข"ื” ื“ืจื‘ื ืŸ:
La baraita qui enseigne qu'on n'inclut pas un am ha-aretz dans le zimmun vise le am ha-aretz selon la dรฉfinition des Sages.
ื“ืคืœื™ื’ื™ ืขืœื™ื” ื“ืจ"ืž ื•ืงืืžืจื™ ื›ืฉืื™ื ื• ืžืขืฉืจ ืคื™ืจื•ืชื™ื• ื”ืœื›ืš ื›ื•ืชื™ ืžื–ืžื ื™ืŸ ืขืœื™ื• ื“ืขืฉื•ืจื™ ืžืขืฉืจ:
Ils disent : celui qui ne prรฉlรจve pas la dรฎme de ses fruits. Dรจs lors, le Kouti, on l'inclut dans le zimmun, puisqu'il prรฉlรจve bien la dรฎme.
ืื™ื–ื”ื• ืข"ื” ืฉื“ื‘ืจื• ื—ื›ืžื™ื ื‘ื›ืœ ืžืงื•ื:
Celui dont les Sages ont parlรฉ partout.
๐Ÿช” Ben Yehoyada (1)
ืื™ื–ื”ื• ืขื ื”ืืจืฅ? ื›ืœ ืฉืื™ื ื• ืื•ื›ืœ ื—ืœื™ื• ื‘ื˜ื”ืจื”, ื“ื‘ืจื™ ืจื‘ื™ ืžืื™ืจ. ื•ื—ื›ืžื™ื ืื•ืžืจื™ื: ื›ืœ ืฉืื™ื ื• ืžืขืฉืจ ืคืจื•ืชื™ื• ื›ืจืื•ื™. ื ืจืื” ืœื™ ื‘ืก"ื“ ื˜ืขื ืœืฉื ื™ ื“ื‘ืจื™ื ืืœื” ืฉื ืงืจื ื‘ื”ื ืขื ื”ืืจืฅ, ื›ื™ ื”ืื“ื ืžื•ืจื›ื‘ ื’ื•ืฃ ื•ื ืคืฉ ืฉื”ื ืืจืฅ ื•ืฉืžื™ื, ื•ื›ืžื• ืฉืืžืจื• ืจื‘ื•ืชื™ื ื• ื–"ืœ (ืชื”ืœื™ื ื’' ื“') ื™ืงืจื ืืœ ื”ืฉืžื™ื ืžืขืœ, ื–ื• ื”ื ืฉืžื”, ื•ืืœ ื”ืืจืฅ ืœื“ื™ืŸ ืขืžื•, ื–ื” ื”ื’ื•ืฃ, ื•ื”ื“ื’ืŸ ื”ื•ื ืžื–ื•ืŸ ื”ื’ื•ืฃ, ืฉื”ื•ื ื—ืœืง ื”ืืจืฅ, ืืš ืื ื”ืื“ื ื™ืชื ื”ื’ ื‘ื“ื’ืŸ ืขืœ ืคื™ ืžืฆื•ืชื• ื™ืชื‘ืจืš, ื“ื”ื™ื™ื ื• ื™ืขืฉืจ ื“ื’ื ื• ื•ื”ื ืฉืืจ ืฉื”ื•ื ื—ื•ืœื™ืŸ ืื•ื›ืœ ืื•ืชื ื‘ื˜ื”ืจื”, ืื– ื”ื“ื’ืŸ ื”ื–ื” ื™ืชื™ื™ื—ืก ืœื ืคืฉ ื›ืžื• ืฉื ืืžืจ (ืžืฉืœื™ ื™ื’, ื›ื”) ืฆื“ื™ืง ืื›ืœ ืœืฉื‘ืข ื ืคืฉื•, ื•ื›ื™ ื”ื ืคืฉ ืื•ื›ืœืช ื•ื”ืœื ื”ื’ื•ืฃ ืื•ื›ืœ, ืืœื ื”ืฆื“ื™ืง ืฉืฉืžืจ ืžืฆื•ื” ื‘ืื›ื™ืœื” ื ืขืฉื™ืช ืื›ื™ืœืชื• ืฉื•ื‘ืข ื”ื ืคืฉ ื•ืชืชื™ื™ื—ืก ืืœื™ื”, ืขืœ ื›ืŸ ื”ืžืขืฉืจ ื•ืื•ื›ืœ ื—ื•ืœื™ื• ื‘ื˜ื”ืจื” ื”ืจื™ ื–ื” ืžื’ื‘ื™ืจ ื—ืœืง ื”ืฉืžื™ื ืฉื”ื•ื ื”ื ืคืฉ ื•ืขื•ืฉื” ื–ื” ืขื™ืงืจ, ืื‘ืœ ืื ืื™ื ื• ืžืขืฉืจ ื•ืื™ื ื• ืื•ื›ืœ ื‘ื˜ื”ืจื”, ื”ืจื™ ื–ื” ื ืžืฉืš ืื—ืจ ื—ืœืง ื”ืืจืฅ, ืฉืžื’ื‘ื™ืจ ื—ืœืง ื”ื’ื•ืฃ ื”ืžื›ื•ื ื” ื‘ืฉื ืืจืฅ ืœื›ืš ื ืงืจื ืขื ื”ืืจืฅ.
ยซ Qui est un am ha-aretz ? Quiconque ne mange pas ses houlin en รฉtat de puretรฉ โ€” parole de Rabbi Meir. Et les Sages disent : quiconque ne prรฉlรจve pas la dรฎme de ses fruits comme il convient. ยป Il m'apparaรฎt, avec l'aide du Ciel, une raison ร  ces deux traits par lesquels on nomme quelqu'un am ha-aretz. L'homme est composรฉ d'un corps et d'une รขme, qui sont terre et ciel, comme l'ont dit nos maรฎtres de mรฉmoire bรฉnie (Tehilim 3, 4) : ยซ Il appelle les cieux d'en haut ยป โ€” c'est la nechama ; ยซ et la terre, pour juger Son peuple ยป โ€” c'est le corps. Le grain est la nourriture du corps, lequel est la part de la terre. Mais si l'homme se conduit ร  l'รฉgard du grain selon l'ordre divin, c'est-ร -dire qu'il en prรฉlรจve la dรฎme et mange le reste, qui est houlin, en รฉtat de puretรฉ, alors ce grain se rattache ร  l'รขme, comme il est dit (Michlei 13, 25) ยซ le juste mange pour rassasier son รขme ยป. Or est-ce l'รขme qui mange, n'est-ce pas plutรดt le corps ? Plutรดt : le juste qui a gardรฉ une mitsva dans son manger, son manger devient rassasiement de l'รขme et se rattache ร  elle. Aussi celui qui prรฉlรจve la dรฎme et mange ses houlin en puretรฉ renforce la part du ciel, qui est l'รขme, et en fait l'essentiel ; tandis que celui qui ne prรฉlรจve pas la dรฎme et ne mange pas en puretรฉ se laisse entraรฎner par la part de la terre et renforce la part du corps, dรฉsignรฉe du nom de terre โ€” c'est pourquoi on l'appelle am ha-aretz.
๐Ÿ’ก Explication

Deux rรฉponses distinctes, et deux portรฉes diffรฉrentes. Abaye restreint le cas de la michna : elle parle d'un Kouti haver, scrupuleux dans les domaines en cause. Le Kouti ordinaire resterait donc exclu.

Rava maintient le cas large et dรฉplace la difficultรฉ sur la baraita : elle exclut le am ha-aretz au sens des Sages, celui qui ne prรฉlรจve pas ses dรฎmes. Or les Koutim prรฉlรจvent leurs dรฎmes avec rigueur. Ils รฉchappent donc au critรจre qui exclut, mรชme sans รชtre haverim.

La nafka mina est nette : selon Rava, tout Kouti compte dans le zimmun ; selon Abaye, seul le Kouti haver.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Deux maniรจres de sauver la michna sur le Kouti La difficultรฉ Un am ha-aretz ne compte pas Abaye La michna parle d'un Kouti haver, c'est-ร -dire scrupuleux en puretรฉ et en dรฎmes. Il restreint le cas de la michna : le Kouti ordinaire resterait exclu. Rava Mรชme un Kouti am ha-aretz. La baraita qui exclut vise le critรจre des Sages : ne pas prรฉlever la dรฎme. Or les Koutim prรฉlรจvent la dรฎme : ils ne tombent pas sous ce critรจre. Nafka mina : selon Rava, un Kouti non haver compte aussi dans le zimmun.
Abaye restreint le cas de la michna, Rava restreint la portรฉe de la baraita.
6
ืชื ื• ืจื‘ื ืŸ: ืื™ื–ื”ื• ืขื ื”ืืจืฅ? โ€” ื›ืœ ืฉืื™ื ื• ืงื•ืจื ืงืจื™ืืช ืฉืžืข ืขืจื‘ื™ืช ื•ืฉื—ืจื™ืช, ื“ื‘ืจื™ ืจื‘ื™ ืืœื™ืขื–ืจ. ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ืฉืข ืื•ืžืจ: ื›ืœ ืฉืื™ื ื• ืžื ื™ื— ืชืคื™ืœื™ืŸ. ื‘ืŸ ืขื–ืื™ ืื•ืžืจ: ื›ืœ ืฉืื™ืŸ ืœื• ืฆื™ืฆื™ืช ื‘ื‘ื’ื“ื•. ืจื‘ื™ ื ืชืŸ ืื•ืžืจ: ื›ืœ ืฉืื™ืŸ ืžื–ื•ื–ื” ืขืœ ืคืชื—ื•. ืจื‘ื™ ื ืชืŸ ื‘ืจ ื™ื•ืกืฃ ืื•ืžืจ: ื›ืœ ืฉื™ืฉ ืœื• ื‘ื ื™ื ื•ืื™ื ื• ืžื’ื“ืœื ืœืชืœืžื•ื“ ืชื•ืจื”. ืื—ืจื™ื ืื•ืžืจื™ื: ืืคื™ืœื• ืงืจื ื•ืฉื ื” ื•ืœื ืฉืžืฉ ืชืœืžื™ื“ื™ ื—ื›ืžื™ื ื”ืจื™ ื–ื” ืขื ื”ืืจืฅ. ืืžืจ ืจื‘ ื”ื•ื ื: ื”ืœื›ื” ื›ืื—ืจื™ื.

Nos maรฎtres ont enseignรฉ : qui est un am ha-aretz ? Quiconque ne rรฉcite pas le chema soir et matin โ€” parole de Rabbi Eliezer.

Rabbi Yehochoua dit : quiconque ne met pas les tefilin. Ben Azzaรฏ dit : quiconque n'a pas de tsitsit ร  son vรชtement.

Rabbi Natan dit : quiconque n'a pas de mezouza ร  sa porte. Rabbi Natan bar Yossef dit : quiconque a des fils et ne les รฉlรจve pas ร  l'รฉtude de la Torah.

Aherim disent : mรชme s'il a lu l'ร‰criture et รฉtudiรฉ la michna, s'il n'a pas servi les talmidei hakhamim, celui-lร  est un am ha-aretz. Rav Houna dit : la halakha suit Aherim.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืฉืœื ืฉืžืฉ ืช"ื— ื”ื•ื ื”ื’ืžืจื ื”ืชืœื•ื™ื” ื‘ืกื‘ืจื ืฉื”ื™ื• ื ื•ืชื ื™ื ืœื“ื‘ืจื™ ืžืฉื ื” ื˜ืขื ื•ื”ื™ื• ืžืชืืกืคื™ื ื™ื—ื“ ื•ืขื•ืกืงื™ื ื‘ื›ืš ื•ื”ื™ื ื“ื•ื’ืžืช ื”ื’ืžืจื ืฉืกื“ืจื• ื”ืืžื•ืจืื™ื:
Il s'agit de la guemara, celle qui repose sur le raisonnement : on donnait une raison aux paroles de la michna, on se rassemblait et on s'y appliquait ; c'est l'รฉquivalent de la guemara qu'ont ordonnรฉe les Amoraรฏm.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ืืžืจ ืจื‘ ื”ื•ื ื ื”ืœื›ื” ื›ืื—ืจื™ื ื•ื”ืื™ื“ื ื ืื™ืŸ ืื ื• ืžื“ืงื“ืงื™ื ื•ืจื’ื™ืœื™ื ืื ื• ืœื–ืžืŸ ื‘ืข"ื” ื›ื“ืืžืจื™ื ืŸ ื‘ื—ื’ื™ื’ื” (ืค"ื’ ื“ืฃ ื›ื‘.) ื›ืžืืŸ ืžืงื‘ืœื™ื ืŸ ื”ืื™ื“ื ื ืกื”ื“ื•ืชื ืžืข"ื” ื›ืžืืŸ ื›ืจื‘ื™ ื™ื•ืกื™ ื›ื“ื™ ืฉืœื ื™ื”ื ื›ืœ ืื—ื“ ื”ื•ืœืš ื•ื‘ื•ื ื” ื‘ืžื” ืœืขืฆืžื•:
De nos jours nous ne sommes pas pointilleux, et nous avons coutume d'inclure un am ha-aretz dans le zimmun, comme nous disons dans Haguiga (chap. 3, 22a) : selon qui accepte-t-on aujourd'hui le tรฉmoignage d'un am ha-aretz ? Selon Rabbi Yossi, pour que chacun n'aille pas se bรขtir un autel privรฉ pour lui-mรชme.
๐Ÿช” Ben Yehoyada (1)
ืื™ื–ื”ื• ืขื ื”ืืจืฅ? ื›ืœ ืฉืื™ื ื• ืงื•ืจื ืงืจื™ืืช ืฉืžืข ืฉื—ืจื™ืช ื•ืขืจื‘ื™ืช. ืฉืžืขืชื™ ื‘ืฉื ื”ื’ืื•ืŸ ืจื"ื ื–"ืœ ืฉืืžืจ ื›ืืŸ ืžื ื• ื—ื›ืžื™ื ื• ื–"ืœ ืœืขื ื”ืืจืฅ ืฉืฉื” ื“ื‘ืจื™ื, ืฉืœืฉื” ืฉื™ื™ื›ื™ื ืœืชื•ืจื”, ื•ืฉืœืฉื” ื‘ืžืฆื•ืช ืขื“ ื›ืืŸ ืฉืžืขืชื™. ื•ืฆืจื™ืš ืœื”ื‘ื™ืŸ ืœืžื” ืžื ื• ืœื• ื’' ื—ืกืจื•ื ื•ืช ื‘ื–ื” ื•ืฉืœืฉื” ื‘ื–ื”, ื•ืขื•ื“ ืœืžื” ื“ืงื“ืงื• ืœื”ื‘ื™ื ืฉืœืฉ ื•ืฉืœืฉ ืืœื” ื•ืœื ื–ื•ืœืชื? ื•ื ืจืื” ืœื™ ื‘ืก"ื“ ื›ื™ ืฉืœืฉื” ื”ืฉื™ื™ื›ื™ื ืœืชื•ืจื” ื”ื ืฉื™ื™ื›ื™ ืœื”ื“ื“ื™ ื•ื”ื ืชืœื•ื™ื ื–ื” ื‘ื–ื”, ืฉืงืจื™ืืช ืฉืžืข ื”ื™ื ืชื•ืจื” ืฉื‘ื›ืชื‘, ื•ืฉื™ืžื•ืฉ ืชืœืžื™ื“ื™ ื—ื›ืžื™ื ื–ื• ืชื•ืจื” ืฉื‘ืขืœ ืคื”, ื•ืœื ืกื’ื™ ื”ื ื‘ืœื ื”ื, ื•ืžื’ื“ืœ ื‘ื ื™ื• ืœืชืœืžื•ื“ ืชื•ืจื” ื”ื™ื ืฉื™ื™ื›ื” ื’ื ื›ืŸ ืœืœืžื•ื“ ืชื•ืจื” ืฉืœื•, ื›ื™ ื›ืฉื ืฉื—ื™ื™ื‘ ืื“ื ืœืœืžื•ื“ ืชื•ืจื” ื›ืŸ ื—ื™ื™ื‘ ื‘ืœื™ืžื•ื“ ื‘ื ื™ื•, ื•ื”ื›ืชื•ื‘ ื›ืœืœื ื™ื—ื“ ื•ืงืฉืจ ืื•ืชื ื™ื—ื“ ื“ื›ืชื™ื‘ (ื“ื‘ืจื™ื ื™ื, ื™ื˜) ื•ืœืžื“ืชื ืืชื ืืช ื‘ื ื™ื›ื, ืงืจื™ ื‘ื™ื” ืืชื, ื›ืœืœ ื—ื™ื•ื‘ ืขืฆืžื• ื•ื—ื™ื•ื‘ ื‘ื ื™ื• ื•ืœื ืกื’ื™ ื”ื ื‘ืœื ื”ื, ื”ืจื™ ื‘ืชื•ืจื” ื™ืฉ ื’' ื—ื™ื•ื‘ื™ื ืฉื”ื ืชืœื•ื™ื ื–ื” ื‘ื–ื” ื•ืœื ืกื’ื™ ื”ื ื‘ืœื ื”ื, ื•ื›ืŸ ื‘ืžืฆื•ืช ืžืฆื™ื ื• ืฉืœืฉื” ืฉื”ื ืฉื™ื™ื›ื™ื ืœื”ื“ื“ื™ ืขืœ ืคื™ ืกื•ื“ืŸ ืฉืœ ื“ื‘ืจื™ื, ื•ืœื›ืŸ ื—ื™ื™ื‘ ื›ืœ ืื“ื ืœืœื‘ื•ืฉ ื›ืœ ื™ื•ื ืฆื™ืฆื™ืช ื•ืชืคื™ืœื™ืŸ, ื•ื’ื ื‘ืขื•ื“ื• ืžืœื•ื‘ืฉ ื‘ื”ื ื™ื ื™ื— ื™ื“ื• ืขืœ ื”ืžื–ื•ื–ื” ื•ื™ืงืจื ืคืจืฉื” ืจืืฉื•ื ื” ืฉืœ ืฉืžืข , ื”ืจื™ ืฉื™ืœื•ืฉ ื‘ืžืฆื•ืช ื“ืฉื™ื™ื›ื™ ืื”ื“ื“ื™. ื•ื›ื ื’ื“ ื–ื” ื ืงืจืื• ื™ืฉืจืืœ ื‘ืฉื ืื“ื ืฉื”ื•ื ื›ื™ื ื•ื™ ืœื–ื›ืจ ื•ืœื ืงื‘ื” ื‘ื™ื—ื“ ื“ื›ืชื™ื‘ (ื‘ืจืืฉื™ืช ื, ื›ื–) ื–ื›ืจ ื•ื ืงื‘ื” ื‘ืจืื ื•ื™ื‘ืจืš ืืชื ื•ื™ืงืจื ืืช ืฉืžื ืื“ื , ื•ื–ื” ื”ืฉื [45] ื”ื•ื ืžืฉื•ืœืฉ, ื›ืœ ืฉืœื™ืฉ ื”ื•ื ื˜"ื• [15] ื›ืžื ื™ืŸ ื™"ื”, ื•ื’ื ื›ืœ ืฉืœื™ืฉ ื•ืฉืœื™ืฉ ื”ื•ื ืžืฉื•ืœืฉ, ื•ื’ื ื›ืŸ ื ื™ืชืŸ ืœื–ื›ืจ ื•ื ืงื‘ื” ื‘ื™ื—ื“, ื›ืžื• ืฉืืžืจื• ืื™ืฉ ื•ืืฉื” ื–ื›ื• ืฉื ื™"ื” ื‘ื™ื ื™ื”ื, ื•ื”ื•ื ืžืฉื•ืœืฉ ื›ืœ ืฉืœื™ืฉ ื”ื•ื ื—ืžืฉื” [5] , ื ืžืฆื ืชื•ืืจ ืื“ื ื™ืฉ ื‘ื• ืฉื ื™ ืขื ื™ื™ื ื™ ืฉื™ืœื•ืฉ, ืฉื”ื•ื ืฉืœืฉื” ืคืขืžื™ื ื™"ื” [45] , ื•ื’ื ืฉื ื™"ื” ื”ื•ื ื’' ืคืขืžื™ื ื—ืžืฉื”, ื•ื–ื” ื ื™ืชืŸ ืœื™ืฉืจืืœ ื›ื ื’ื“ ืฉื ื™ ืžื™ื ื™ ืฉื™ืœื•ืฉ ืฉื™ืฉ ืœื”ื, ื”ืื—ื“ ื”ื•ื ื‘ืขื ื™ืŸ ื”ืชื•ืจื” ื›ืืžื•ืจ, ื•ื”ืื—ื“ ื”ื•ื ื‘ืขื ื™ืŸ ื”ืžืฆื•ืช ื”ื ื–ื›ืจื•ืช ืฉื”ื ืขื“ื•ืช ืœื™ืฉืจืืœ. ื•ื”ื ื” ืชื•ืืจ ืื“ื ื™ืฉ ื‘ื• ืžืขืœื” ืžืฆื“ ื”ื—ืฉื‘ื•ืŸ ื•ื”ืžืกืคืจ ืฉืœื•, ืฉื”ื•ื ื‘ืžืกืคืจ ืฉื ื”ื•ื™"ื” ื‘ืžื™ืœื•ื™ ืืœืคื™ืŸ [ื™ื•"ื“ ื”"ื ื•ื"ื• ื”"ื 45] , ื•ื™ืฉ ื‘ื• ื’ืจืขื•ืŸ ืžืฆื“ ื”ืžืฉืžืขื•ืช ืฉืœื• ืฉื”ื•ื ืœืฉื•ืŸ ืื“ืžื”, ืฉื”ืื“ื ื ื‘ืจื ืขืคืจ ืžืŸ ื”ืื“ืžื”, ื•ืืžืจื• ืจื‘ื•ืชื™ื ื• ื–"ืœ 'ืืชื ืงืจื•ื™ื™ื ืื“ื ื•ืื™ืŸ ื”ืขื›ื•"ื ืงืจื•ื™ื™ื ืื“ื', ืืš ื›ืชื‘ื• ื”ืชื•ืกืคื•ืช ืฉื ืงืจืื™ื 'ื”ืื“ื' ื‘ื”"ื, ื•ื”ื™ื™ื ื• ืฉื™ืฉืจืืœ ื ืงืจืื• ืื“ื ื›ืคื™ ื”ืžืกืคืจ ืฉืœื• ื“ื•ืงื, ืื‘ืœ ื”ืขื›ื•"ื ืื ื ืงืจืื™ื ืื“ื ื’ื ื”ื ื™ืืžืจื• ื›ืคื™ ื”ืžืกืคืจ ืฉืœื• ื”ื ื ืงืจืื™ื, ืžื” ืฉืื™ืŸ ื›ืŸ ืขืชื” ืฉืงืจืื 'ื”ืื“ื' ื‘ื˜ืœ ืžื–ื” ืจืžื– ื”ืžืกืคืจ ืฉืœ ืฉื ื”ื•ื™"ื”, ื•ื ืงืจืื• ื”ืื“ื ืขืœ ืฉื ื”ืžืฉืžืขื•ืช ืฉืœื•, ืฉื”ื•ื ืœืฉื•ืŸ ืื“ืžื”. ื•ื‘ื–ื” ืคืจืฉืชื™ ื‘ืก"ื“ ืจืžื– ื”ื›ืชื•ื‘ (ื‘ืžื“ื‘ืจ ื›ื, ื›ื–) ืขืœ ื›ืŸ ื™ืืžืจื• ื”ืžืฉืœื™ื ื‘ืื• ื—ืฉื‘ื•ืŸ, ืคื™ืจื•ืฉ ื™ ืืžืจื• ื”ืžืฉืœื™ื 'ื‘ื™ืฆืจื', ืืœื• ื™ืฉืจืืœ ืฉื”ื ื“ื‘ืงื™ื ื‘ื”', ื‘ืื• ื—ืฉื‘ื•ืŸ , ืจืฆื•ื ื• ืœื•ืžืจ ืชื‘ื™ื˜ื• ื‘ื—ืฉื‘ื•ืŸ ืฉืœ ืชื•ืืจ ืฉืœื ื• ื•ืœื ื‘ืžืฉืžืขื•ืช ืฉืœื•. ื•ื‘ื–ื” ื™ื•ื‘ืŸ (ืฉื™ืจ ื”ืฉื™ืจื™ื ื–, ื”) ืขื™ื ื™ืš ื‘ืจื›ื•ืช ื‘ื—ืฉื‘ื•ืŸ ื•ืœื ื‘ืžืฉืžืขื•ืช, ื ืžืฆื ืฉืœืฉ ื•ืฉืœืฉ ื“ื‘ืจื™ื ื”ื ื–ื›ืจื™ื ืœื”ื ื™ืจืžื•ื– ืชื•ืืจ 'ืื“ื' ืฉื”ื•ื ืžืกืคืจ ืžืฉื•ืœืฉ, ื•ื›ืœ ืฉืœื™ืฉ ื’ื ื›ืŸ ืžืฉื•ืœืฉ, ื•ืœื›ืš ื”ื ื–ื”ืจ ื‘ื”ื ืื™ื ื• ืžืชื™ื™ื—ืก ืœืื“ืžื” ืฉื”ื™ื ื”ืืจืฅ, ื›ื™ ื™ืฉืจืืœ ื ืงืจืื• ื‘ืฉื ืื“ื ื”ื•ื ื‘ืฉื‘ื™ืœ ื”ืžืกืคืจ ืฉืœ ืื“ื ื•ืœื ื‘ืฉื‘ื™ืœ ื”ืžืฉืžืขื•ืช, ืืš ืื ืื™ื ื• ื ื–ื”ืจ ื‘ืฉืœืฉ ื•ืฉืœืฉ ื”ื ื–ื›ืจื™ื, ืื™ืŸ ืœื• ืชื•ืืจ ืื“ื ืžืฆื“ ื”ืžืกืคืจ ืืœื ืžืฆื“ ื”ืžืฉืžืขื•ืช ืฉื”ื•ื ืืจืฅ ื•ืื“ืžื”, ืœื›ืš ื ืงืจื ืขื ื”ืืจืฅ, ืจืฆื•ื ื• ืœื•ืžืจ ื”ื•ื ืžืŸ ื”ืžืชื™ื™ื—ืกื™ื ืœืืจืฅ ืฉื”ื™ื ื”ืื“ืžื”.
ยซ Qui est un am ha-aretz ? Quiconque ne rรฉcite pas le chema matin et soir. ยป J'ai entendu au nom du Gaon Rabbi Eliyahou Mizrahi, de mรฉmoire bรฉnie, qu'il disait : nos maรฎtres ont comptรฉ ici pour le am ha-aretz six รฉlรฉments, trois relevant de la Torah et trois des mitsvot โ€” jusqu'ici ce que j'ai entendu. Il faut comprendre pourquoi ils lui ont comptรฉ trois manques d'un cรดtรฉ et trois de l'autre ; et de plus, pourquoi ont-ils tenu ร  apporter ces trois-ci et ces trois-lร , et non d'autres ? Il m'apparaรฎt, avec l'aide du Ciel, que les trois qui relรจvent de la Torah se tiennent l'un l'autre et dรฉpendent l'un de l'autre : le chema est la Torah รฉcrite ; servir les talmidei hakhamim, c'est la Torah orale, et l'un ne va pas sans l'autre ; et รฉlever ses fils ร  l'รฉtude de la Torah relรจve aussi de sa propre รฉtude, car de mรชme que l'homme est tenu d'รฉtudier la Torah, il est tenu de l'enseignement de ses fils. Le verset les a rรฉunis et liรฉs ensemble, ainsi qu'il est รฉcrit (Devarim 11, 19) ยซ et vous les enseignerez ร  vos fils ยป โ€” lis-y aussi ยซ ร  vous ยป : il a inclus ensemble son obligation propre et celle de ses fils, et l'un ne va pas sans l'autre. Voilร  donc, pour la Torah, trois obligations qui dรฉpendent l'une de l'autre et dont aucune ne suffit sans les autres. De mรชme, dans les mitsvot, nous trouvons trois รฉlรฉments qui se tiennent l'un l'autre selon le sod, le sens cachรฉ des choses : c'est pourquoi tout homme est tenu de revรชtir chaque jour les tsitsit et les tefilin, et, tant qu'il en est revรชtu, de poser la main sur la mezouza et de rรฉciter le premier paragraphe du chema. Voilร  un triple ensemble dans les mitsvot, dont les รฉlรฉments se tiennent l'un l'autre. En regard de cela, Israรซl est appelรฉ du nom de adam, qui dรฉsigne le mรขle et la femelle ensemble, ainsi qu'il est รฉcrit (Berechit 1, 27) ยซ mรขle et femelle Il les crรฉa, Il les bรฉnit et appela leur nom adam ยป. Et ce nom, de valeur 45, est triple : chaque tiers vaut quinze, soit la valeur du nom ื™-ื” ; et chaque tiers est lui-mรชme triple, et donne lui aussi au mรขle et ร  la femelle ensemble, comme ils ont dit : un homme et une femme qui en sont dignes ont le nom ื™-ื” entre eux โ€” et ce nom est triple, chaque tiers valant cinq. Il se trouve donc que l'appellation adam contient deux ordres de triplement : elle vaut trois fois ื™-ื”, soit 45, et le nom ื™-ื” vaut lui-mรชme trois fois cinq. Cela a รฉtรฉ donnรฉ ร  Israรซl en regard des deux sortes de triplement qui sont les siennes : l'une dans l'ordre de la Torah, comme il a รฉtรฉ dit, l'autre dans l'ordre des mitsvot mentionnรฉes, qui sont un tรฉmoignage pour Israรซl. Or l'appellation adam comporte une grandeur du cรดtรฉ de son compte et de son nombre, car elle รฉgale la valeur du Nom en sa graphie pleine, soit 45 ; et elle comporte un abaissement du cรดtรฉ de sa signification, car elle vient de adama, la terre, l'homme ayant รฉtรฉ crรฉรฉ poussiรจre du sol. Nos maรฎtres de mรฉmoire bรฉnie ont dit : vous รชtes appelรฉs adam, et les nations ne sont pas appelรฉes adam ; mais les Tossefot ont รฉcrit qu'elles sont appelรฉes ha-adam, avec un hรฉ. C'est-ร -dire qu'Israรซl est appelรฉ adam selon son nombre prรฉcisรฉment ; quant aux nations, si elles รฉtaient appelรฉes adam, on dirait qu'elles le sont selon ce mรชme nombre ; mais dรจs lors qu'il les appelle ha-adam, l'allusion au nombre du Nom est รฉcartรฉe, et elles sont appelรฉes ha-adam selon la signification du mot, qui vient de adama. Par lร  j'ai expliquรฉ, avec l'aide du Ciel, l'allusion du verset (Bamidbar 21, 27) ยซ c'est pourquoi les faiseurs de proverbes diront : venez ร  Hechbon ยป : les faiseurs de proverbes sur leur penchant, ce sont Israรซl, qui s'attachent ร  Hachem ; ยซ venez ร  hechbon ยป, c'est-ร -dire au compte, veut dire : regardez le compte de notre appellation et non sa signification. Par lร  se comprend aussi (Chir hachirim 7, 5) ยซ tes yeux sont des piscines ร  Hechbon ยป โ€” dans le compte, et non dans la signification. Il se trouve donc que ces trois et trois รฉlรฉments mentionnรฉs font allusion ร  l'appellation adam, qui est un nombre triple dont chaque tiers est lui aussi triple. Aussi celui qui y prend garde ne se rattache pas ร  l'adama, qui est la terre, car si Israรซl est appelรฉ du nom de adam, c'est en raison du nombre de adam et non de sa signification ; mais celui qui ne prend pas garde ร  ces trois et trois n'a l'appellation adam que du cรดtรฉ de la signification, laquelle est terre et sol โ€” c'est pourquoi on l'appelle am ha-aretz, c'est-ร -dire qu'il est de ceux qui se rattachent ร  la terre, qui est le sol.
๐Ÿ’ก Explication

La baraita descend six dรฉfinitions du am ha-aretz, de la plus accessible ร  la plus exigeante. Les quatre premiรจres portent sur des mitsvot quotidiennes โ€” chema, tefilin, tsitsit, mezouza โ€”, la cinquiรจme sur la transmission aux fils, et la derniรจre, celle d'Aherim, sur ce que Rachi appelle le service des maรฎtres.

Ce dernier critรจre est le plus sรฉvรจre : un homme qui a lu l'ร‰criture et รฉtudiรฉ la michna, mais n'a pas frรฉquente les talmidei hakhamim pour recevoir le raisonnement qui donne sens ร  ce qu'il a appris, est encore un am ha-aretz. Rav Houna tranche selon cette derniรจre opinion, ce qui prรฉpare directement le rรฉcit du segment suivant.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
La lecture du Ben Ich Haรฏ : trois et trois Trois du cรดtรฉ de la Torah Le chema - la Torah รฉcrite Servir les maรฎtres - la Torah orale ร‰lever ses fils ร  l'รฉtude Les trois dรฉpendent l'un de l'autre : aucun ne suffit sans les autres. Trois du cรดtรฉ des mitsvot Les tefilin Les tsitsit La mezouza Elles se tiennent ensemble : revรชtu des deux, il touche la mezouza et lit le chema. Celui qui nรฉglige ces six se rattache ร  l'adama, la terre : de lร  le nom am ha-aretz, homme de la terre, par la signification du mot et non par sa valeur numรฉrique.
La rรฉpartition des six critiques en deux triades, selon la lecture du Ben Ich Haรฏ.
7
ืจืžื™ ื‘ืจ ื—ืžื ืœื ืื–ืžื™ืŸ ืขืœื™ื” ื“ืจื‘ ืžื ืฉื™ื ื‘ืจ ืชื—ืœื™ืคื ื“ืชื ื™ ืกื™ืคืจื ื•ืกืคืจื™ ื•ื”ืœื›ืชื. ื›ื™ ื ื— ื ืคืฉื™ื” ื“ืจืžื™ ื‘ืจ ื—ืžื, ืืžืจ ืจื‘ื: ืœื ื ื— ื ืคืฉื™ื” ื“ืจืžื™ ื‘ืจ ื—ืžื ืืœื ื“ืœื ืื–ืžื™ืŸ ืืจื‘ ืžื ืฉื™ื ื‘ืจ ืชื—ืœื™ืคื. ื•ื”ืชื ื™ื โ€” ืื—ืจื™ื ืื•ืžืจื™ื ืืคื™ืœื• ืงืจื ื•ืฉื ื” ื•ืœื ืฉืžืฉ ืชืœืžื™ื“ื™ ื—ื›ืžื™ื ื”ืจื™ ื–ื” ืขื ื”ืืจืฅ? ืฉืื ื™ ืจื‘ ืžื ืฉื™ื ื‘ืจ ืชื—ืœื™ืคื ื“ืžืฉืžืข ืœื”ื• ืœืจื‘ื ืŸ, ื•ืจืžื™ ื‘ืจ ื—ืžื ื”ื•ื ื“ืœื ื“ืง ืื‘ืชืจื™ื”. ืœื™ืฉื ื ืื—ืจื™ื ื: ื“ืฉืžืข ืฉืžืขืชืชื ืžืคื•ืžื™ื™ื”ื• ื“ืจื‘ื ืŸ ื•ื’ืจื™ืก ืœื”ื• โ€” ื›ืฆื•ืจื‘ื ืžืจื‘ื ืŸ ื“ืžื™.

Rami bar Hama n'incluait pas dans le zimmun Rav Menachya bar Tahlifa, qui avait pourtant รฉtudiรฉ le Sifra, le Sifri et les halakhot. Lorsque Rami bar Hama s'รฉteignit, Rava dit : Rami bar Hama ne s'est รฉteint que parce qu'il n'a pas inclus Rav Menachya bar Tahlifa dans le zimmun.

Mais n'a-t-il pas รฉtรฉ enseignรฉ : Aherim disent โ€” mรชme s'il a lu et รฉtudiรฉ, s'il n'a pas servi les talmidei hakhamim, celui-lร  est un am ha-aretz ? Rav Menachya bar Tahlifa รฉtait diffรฉrent, car il servait bien les maรฎtres ; et c'est Rami bar Hama qui n'a pas รฉtรฉ assez prรฉcis en se renseignant sur lui.

Autre version : celui qui entend les enseignements de la bouche des maรฎtres et les รฉtudie est considรฉrรฉ comme un tsourba merabbanan, un jeune รฉrudit.

๐Ÿ“œ Rachi (3)
ืœื ืื–ืžื™ืŸ ืขืœื™ื” ืจืžื™ ื‘ืจ ื—ืžื ืœื ืจืฆื” ืœืฆืจืคื• ืœืฉืœืฉื” ืœื–ืžื•ืŸ:
Rami bar Hama n'a pas voulu l'adjoindre aux trois pour le zimmun.
ื“ืžืฉืžืข ืžืฉืžืฉ:
Au sens de : il servait les maรฎtres.
ื•ืจืžื™ ื‘ืจ ื—ืžื ื”ื•ื ื“ืœื ื“ืง ืœื ื‘ื“ืง ืœืฉืื•ืœ ืžื“ืช ืจื‘ ืžื ืฉื™ื:
Il n'a pas vรฉrifiรฉ en s'enquรฉrant de la conduite de Rav Menachya.
๐Ÿ’ก Explication

Le rรฉcit met ร  l'รฉpreuve la halakha que Rav Houna vient de trancher. Rami bar Hama applique le critรจre d'Aherim et รฉcarte un homme qui connaissait le Sifra, le Sifri et les halakhot. Rava lit sa mort comme la consรฉquence de cet รฉcart.

La Guemara demande alors si Rami bar Hama n'avait pas simplement suivi la halakha. La rรฉponse dรฉplace la faute : elle ne porte pas sur la rรจgle, mais sur l'enquรชte. Rav Menachya servait effectivement les maรฎtres, et Rami bar Hama a omis de se renseigner. La seconde version รฉlargit encore : entendre les enseignements des maรฎtres et les รฉtudier suffit dรฉjร  au statut de tsourba merabbanan.

8
ืื›ืœ ื˜ื‘ืœ ื•ืžืขืฉืจ ื•ื›ื•ืณ: ื˜ื‘ืœ ืคืฉื™ื˜ื! ืœื ืฆืจื™ื›ื ื‘ื˜ื‘ืœ ื˜ื‘ื•ืœ ืžื“ืจื‘ื ืŸ. ื”ื™ื›ื™ ื“ืžื™ โ€” ื‘ืขืฆื™ืฅ ืฉืื™ื ื• ื ืงื•ื‘.

ยซ Il a mangรฉ du tevel, ou de la premiรจre dรฎme, etc. ยป : du tevel โ€” c'est รฉvident ! On n'en avait besoin que pour un tevel qui n'est tevel que d'ordre rabbinique.

Quel est le cas ? Un pot sans trou.

๐Ÿ’ก Explication

Le tevel est le produit dont les prรฉlรจvements n'ont pas รฉtรฉ faits : sa consommation est interdite, l'exclusion du zimmun va de soi. La Guemara restreint donc la clause au tevel d'ordre rabbinique.

Le cas est celui d'une plante poussรฉe dans un atsits cheeino nakouv, un pot sans trou : dรฉtachรฉe du sol, elle n'est pas soumise aux dรฎmes selon la Torah, et ce sont les Sages qui l'y soumettent. La michna enseigne que cette interdiction rabbinique suffit dรฉjร  ร  exclure du zimmun.

9
ืžืขืฉืจ ืจืืฉื•ืŸ ื›ื•ืณ: ืคืฉื™ื˜ื! ืœื ืฆืจื™ื›ื ื›ื’ื•ืŸ ืฉื”ืงื“ื™ืžื• ื‘ื›ืจื™. ืžื”ื• ื“ืชื™ืžื ื›ื“ืืžืจ ืœื™ื” ืจื‘ ืคืคื ืœืื‘ื™ื™ โ€” ืงื ืžืฉืžืข ืœืŸ ื›ื“ืฉื ื™ ืœื™ื”.

ยซ La premiรจre dรฎme, etc. ยป : c'est รฉvident ! On n'en avait besoin que dans un cas oรน il a devancรฉ alors que le grain รฉtait dรฉjร  en tas.

On aurait pu dire comme Rav Papa l'a dit ร  Abaye ; cela nous enseigne donc conformรฉment ร  la rรฉponse qu'Abaye lui a faite.

๐Ÿ“œ Rachi (4)
ืฉืœื ื ื˜ืœื” ืชืจื•ืžืชื• ืงืก"ื“ ืชืจื•ืžืช ืžืขืฉืจ ืงืืžืจ:
On aurait pu penser qu'il parle de la teroumat maasser.
ืคืฉื™ื˜ื ื“ืื™ืŸ ืžื–ืžื ื™ืŸ ื“ื”ื™ื™ื ื• ื˜ื‘ืœ:
Il est รฉvident qu'on ne l'inclut pas dans le zimmun, puisque c'est du tevel.
ืฉื”ืงื“ื™ืžื• ื‘ื›ืจื™ ืœืื—ืจ ืฉื ืชืžืจื— ื•ื”ื•ืงื‘ืข ืœืชืจื•ืžื” ืžืŸ ื”ืชื•ืจื” ืงื“ื ืœื•ื™ ืืช ื”ื›ื”ืŸ ื•ื ื˜ืœ ืžืขืฉืจ ืจืืฉื•ืŸ ืชื—ืœื” ื•ืื—ื“ ืžื—ืžืฉื™ื ืฉื‘ื• ื”ื™ื” ืจืื•ื™ ืœืชืจื•ืžื” ื’ื“ื•ืœื” ืœื›ื”ืŸ ื•ืฉืœื ื ื™ื˜ืœื” ืชืจื•ืžืชื• ื“ืงืชื ื™ ืœืื• ืชืจื•ืžืช ืžืขืฉืจ ืงืืžืจ ืืœื ืชืจื•ืžื” ื’ื“ื•ืœื”:
Aprรจs que le grain a รฉtรฉ aplani et rendu passible de la terouma selon la Torah, le levi a devancรฉ le cohen et a pris la premiรจre dรฎme en premier ; or un cinquantiรจme de cette dรฎme revenait au cohen au titre de la terouma guedola. Et ยซ dont la terouma n'a pas รฉtรฉ prรฉlevรฉe ยป qu'enseigne la michna ne vise donc pas la teroumat maasser, mais la terouma guedola.
ืžื”ื• ื“ืชื™ืžื ื›ื“ืืžืจ ืœื™ื” ืจื‘ ืคืคื ืœืื‘ื™ื™ ืœืขื™ืœ ืื™ ื”ื›ื™ ืืคื™ืœื• ื”ืงื“ื™ืžื• ื‘ื›ืจื™ ื ืžื™ ืงืž"ืœ:
Plus haut : ยซ s'il en est ainsi, mรชme lorsqu'il a devancรฉ alors que le grain รฉtait dรฉjร  en tas ยป ; voilร  donc ce que la michna nous enseigne.
๐Ÿ’ก Explication

La clause de la michna boucle avec le dรฉbat du recto. Si l'on comprenait ยซ dont la terouma n'a pas รฉtรฉ prรฉlevรฉe ยป comme visant la teroumat maasser, la clause serait du pur tevel, donc une รฉvidence. Rachi indique la bonne lecture : il s'agit de la terouma guedola restรฉe due parce que le levi a devancรฉ le cohen.

La michna prend donc position dans l'รฉchange entre Rav Papa et Abaye : elle vise le cas du grain dรฉjร  en tas, oรน l'obligation subsiste. Elle tranche du cรดtรฉ de la rรฉponse d'Abaye lue au premier segment de ce daf.

10
ืžืขืฉืจ ืฉื ื™ ื•ื›ื•ืณ: ืคืฉื™ื˜ื! ืœื ืฆืจื™ื›ื, ืฉื ืคื“ื• ื•ืœื ื ืคื“ื• ื›ื”ืœื›ืชืŸ. ืžืขืฉืจ ืฉื ื™ โ€” ื›ื’ื•ืŸ ืฉืคื“ืื• ืขืœ ื’ื‘ื™ ืืกื™ืžื•ืŸ, ื•ืจื—ืžื ื ืืžืจ: ืดื•ืฆืจืช ื”ื›ืกืฃ ื‘ื™ื“ืšืด โ€” ื›ืกืฃ ืฉื™ืฉ ืœื• ืขืœื™ื• ืฆื•ืจื”. ื”ืงื“ืฉ โ€” ืฉื—ืœืœื• ืขืœ ื’ื‘ื™ ืงืจืงืข, ื•ืœื ืคื“ืื• ื‘ื›ืกืฃ, ื•ืจื—ืžื ื ืืžืจ: ืดื•ื ืชืŸ ื”ื›ืกืฃ ื•ืงื ืœื•ืด.

ยซ La seconde dรฎme, etc. ยป : c'est รฉvident ! On n'en avait besoin que pour un cas oรน ils ont รฉtรฉ rachetรฉs, mais pas rachetรฉs selon la rรจgle.

La seconde dรฎme โ€” par exemple s'il l'a rachetรฉe au moyen d'un asimon, alors que le Misรฉricordieux a dit ยซ et tu serreras l'argent dans ta main ยป (Devarim 14, 25), soit un argent qui porte une effigie. Le hekdech โ€” s'il l'a profane en le transfรฉrant sur un terrain, sans le racheter par de l'argent, alors que le Misรฉricordieux a dit ยซ il donnera l'argent et cela lui sera assurรฉ ยป (Vayikra 27, 19).

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืืกื™ืžื•ืŸ ื›ืกืฃ ืฉืœื ื ืงื‘ืข ื‘ื• ืฆื•ืจื” ื•ืงื•ืจื™ืŸ ืœื• ืคืœื–ื•"ืŸ ื‘ืœืข"ื–:
De l'argent sur lequel aucune effigie n'a รฉtรฉ frappรฉe ; on l'appelle plazon en langue vernaculaire.
๐Ÿ’ก Explication

Deux rachats manques, chacun pour une raison propre. Pour la seconde dรฎme, le verset qui parle de ยซ serrer l'argent ยป est lu comme exigeant une piรจce frappรฉe : un asimon, lingot d'argent sans effigie, ne convient pas.

Pour le hekdech, le verset exige explicitement de l'argent, ce qui exclut un transfert sur un terrain. Dans les deux cas le rachat est nul, le produit reste interdit, et celui qui en a mangรฉ ne compte pas dans le zimmun. Le contraste avec le segment 1 est instructif : le cinquiรจme manquant n'annulait pas le rachat, alors qu'un moyen de rachat inapte l'annule.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Rachat valable et rachat dรฉfectueux Deux cas symรฉtriques : ce qui a รฉtรฉ rachetรฉ de travers reste interdit et exclut du zimmun. Seconde dรฎme (maasser cheni) Rachetรฉe au moyen d'un asimon, lingot d'argent sans effigie. Le verset exige un argent qui porte une forme frappรฉe : rachat invalide. Hekdech (bien consacrรฉ) Profanรฉ en le transfรฉrant sur un terrain, sans argent. Le verset exige : il donnera l'argent - de l'argent, non un terrain. ร€ comparer avec le segment 1 : la, le principal avait รฉtรฉ payรฉ sans le cinquiรจme, et le rachat tenait quand mรชme. Le cinquiรจme est une dette, non une condition.
Ce qui vicie un rachat, et ce qui laisse seulement subsister une dette.
11
ื•ื”ืฉืžืฉ ืฉืื›ืœ ืคื—ื•ืช ืžื›ื–ื™ืช: ืคืฉื™ื˜ื! ืื™ื™ื“ื™ ื“ืชื ื ืจื™ืฉื ืดื›ื–ื™ืชืด, ืชื ื ืกื™ืคื ืดืคื—ื•ืช ืžื›ื–ื™ืชืด.

ยซ Et le serviteur qui a mangรฉ moins d'un kazayit ยป : c'est รฉvident ! Puisque la premiรจre partie a enseignรฉ ยซ un kazayit ยป, la seconde a enseignรฉ ยซ moins d'un kazayit ยป.

๐Ÿ’ก Explication

Cette clause ne porte aucune information nouvelle : elle est la symรฉtrique de celle du segment 2. La Guemara le reconnaรฎt et donne une raison de style : la michna a construit sa seconde partie sur le moule de la premiรจre.

C'est une rรฉponse frรฉquente dans le Talmud โ€” ayidi de-tana recha, tana seifa โ€” qui explique une redondance par la forme de l'รฉnoncรฉ et non par son contenu.

12
ื•ื”ื ื›ืจื™ ืื™ืŸ ืžื–ืžื ื™ืŸ ืขืœื™ื•: ืคืฉื™ื˜ื! ื”ื›ื ื‘ืžืื™ ืขืกืงื™ื ืŸ, ื‘ื’ืจ ืฉืžืœ ื•ืœื ื˜ื‘ืœ. ื“ืืžืจ ืจื‘ื™ ื–ื™ืจื ืืžืจ ืจื‘ื™ ื™ื•ื—ื ืŸ: ืœืขื•ืœื ืื™ื ื• ื’ืจ ืขื“ ืฉื™ืžื•ืœ ื•ื™ื˜ื‘ื•ืœ, ื•ื›ืžื” ื“ืœื ื˜ื‘ืœ ื’ื•ื™ ื”ื•ื.

ยซ Et le non-Juif, on ne l'inclut pas dans le zimmun ยป : c'est รฉvident ! De quoi traitons-nous ici ?

D'un converti qui a รฉtรฉ circoncis mais ne s'est pas immergรฉ. Car Rabbi Zeira a dit au nom de Rabbi Yo'hanan : il n'est jamais converti tant qu'il ne s'est pas circoncis et immergรฉ ; et tant qu'il ne s'est pas immergรฉ, il est non-Juif.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืขื“ ืฉื™ืžื•ืœ ื•ื™ื˜ื‘ื•ืœ ื‘ื™ื‘ืžื•ืช (ื“' ืžื•:) ื ืคืงื ืœืŸ ืžื•ื™ืงื— ืžืฉื” ืืช ื”ื“ื ื•ื™ื–ืจื•ืง ืขืœ ื”ืขื ื•ืื™ืŸ ื”ื–ืื” ื‘ืœื ื˜ื‘ื™ืœื”:
Dans Yevamot (46b) nous le dรฉduisons de ยซ Moche prit le sang et le rรฉpandit sur le peuple ยป ; or il n'y a pas d'aspersion sans immersion.
๐Ÿ’ก Explication

La clause vise le cas intermรฉdiaire : un homme engagรฉ dans la conversion, circoncis, mais qui n'a pas encore accompli la tevila, l'immersion. On aurait pu penser que la circoncision suffit ร  le faire entrer.

Rabbi Yo'hanan pose la rรจgle : les deux actes sont requis, et tant que l'immersion manque, l'homme conserve son statut antรฉrieur. Il ne compte donc pas dans le zimmun.

13
ื ืฉื™ื ื•ืขื‘ื“ื™ื ื•ืงื˜ื ื™ื ืื™ืŸ ืžื–ืžื ื™ืŸ ืขืœื™ื”ืŸ. ืืžืจ ืจื‘ื™ ื™ื•ืกื™: ืงื˜ืŸ ื”ืžื•ื˜ืœ ื‘ืขืจื™ืกื” ืžื–ืžื ื™ืŸ ืขืœื™ื•.

ยซ Les femmes, les esclaves et les mineurs, on ne les inclut pas dans le zimmun. ยป Rabbi Yossi dit : un mineur couchรฉ dans son berceau, on l'inclut dans le zimmun.

14
ื•ื”ื ืชื ืŸ: ื ืฉื™ื ื•ืขื‘ื“ื™ื ื•ืงื˜ื ื™ื ืื™ืŸ ืžื–ืžื ื™ืŸ ืขืœื™ื”ื!

Mais n'avons-nous pas appris dans la michna : les femmes, les esclaves et les mineurs, on ne les inclut pas dans le zimmun ?

๐Ÿ’ก Explication

L'objection est frontale : Rabbi Yossi semble contredire l'รฉnoncรฉ mรชme de la michna dont il est censรฉ prรฉciser le sens. La rรฉponse du segment suivant va distinguer deux รฉchelles diffรฉrentes, celle du zimmun de trois et celle du quorum de dix.

15
ื”ื•ื ื“ืืžืจ ื›ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ืฉืข ื‘ืŸ ืœื•ื™. ื“ืืžืจ ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ืฉืข ื‘ืŸ ืœื•ื™: ืืฃ ืขืœ ืคื™ ืฉืืžืจื• ืงื˜ืŸ ื”ืžื•ื˜ืœ ื‘ืขืจื™ืกื” ืื™ืŸ ืžื–ืžื ื™ืŸ ืขืœื™ื•, ืื‘ืœ ืขื•ืฉื™ืŸ ืื•ืชื• ืกื ื™ืฃ ืœืขืฉืจื”.

C'est qu'il a parlรฉ selon Rabbi Yehochoua ben Levi. Car Rabbi Yehochoua ben Levi a dit : bien qu'on ait dit qu'un mineur couchรฉ dans son berceau, on ne l'inclut pas dans le zimmun, on en fait toutefois un appoint pour dix.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืกื ื™ืฃ ื—ื‘ื•ืจ ืœื–ื™ืžื•ืŸ ืขืฉืจื” ื•ื›ื™ ืืžืจ ืจื‘ ืืกื™ ื ืžื™ ืœืขืฉืจื” ืงืืžืจ:
Appoint : rattachement au zimmun de dix. Et lorsque Rav Assi l'a dit lui aussi, c'est de dix qu'il parlait.
๐Ÿ’ก Explication

La rรฉponse introduit la distinction qui commande toute la fin du daf : le zimmun de trois et l'appoint โ€” snif โ€” au quorum de dix ne rรฉpondent pas aux mรชmes exigences. Le zimmun de trois demande un participant ร  part entiรจre ; le quorum de dix admet un appoint.

Le Roch, plus loin, en tire la formule gรฉnรฉrale : le zimmun est plus rigoureux que l'appoint ร  dix. Rabbi Yossi de la michna parle donc du second, non du premier.

16
ื•ืืžืจ ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ืฉืข ื‘ืŸ ืœื•ื™: ืชืฉืขื” ื•ืขื‘ื“ โ€” ืžืฆื˜ืจืคื™ืŸ. ืžื™ืชื™ื‘ื™: ืžืขืฉื” ื‘ืจื‘ื™ ืืœื™ืขื–ืจ ืฉื ื›ื ืก ืœื‘ื™ืช ื”ื›ื ืกืช ื•ืœื ืžืฆื ืขืฉืจื”, ื•ืฉื—ืจืจ ืขื‘ื“ื• ื•ื”ืฉืœื™ืžื• ืœืขืฉืจื”. ืฉื—ืจืจ โ€” ืื™ืŸ, ืœื ืฉื—ืจืจ โ€” ืœื. ืชืจื™ ืื™ืฆื˜ืจื™ื›ื•, ืฉื—ืจืจ ื—ื“ ื•ื ืคื™ืง ื‘ื—ื“.

Et Rabbi Yehochoua ben Levi a dit : neuf et un esclave se joignent. On objecte : il arriva que Rabbi Eliezer entra ร  la synagogue et n'y trouva pas dix ; il affranchit son esclave et complรฉta ร  dix.

S'il l'a affranchi, oui ; s'il ne l'a pas affranchi, non ! Il en fallait deux : il en affranchit un et s'acquitta avec l'autre.

๐Ÿช” Ben Yehoyada (1)
ืžืขืฉื” ื‘ืจื‘ื™ ืืœื™ืขื–ืจ ืฉื ื›ื ืก ืœื‘ื™ืช ื”ื›ื ืกืช, ื•ืœื ืžืฆื ืขืฉืจื”, ื•ืฉื—ืจืจ ืขื‘ื“ื• ื•ื”ืฉืœื™ืžื• ืœืขืฉืจื”. ืฉื—ืจืจ ืื™ืŸ, ืœื ืฉื—ืจืจ ืœื? ืชืจื™ ืื™ืฆื˜ืจื™ื›ื•, ืฉื—ืจืจ ื—ื“, ื•ื ืคื™ืง ื‘ื—ื“. ื•ื”ื™ื›ื™ ืขื‘ื™ื“ ื”ื›ื™? ืงืฉื ืœืžื” ืœื ื”ืงืฉื” ื›ืŸ ืžืขื™ืงืจื ืงื•ื“ื ืฉืฉืžืข ื“ื‘ืจื™ ื”ืชืจืฆืŸ ื›ื™ื•ืŸ ื“ื”ืžืงืฉืŸ ื™ื“ืข ืœื”ื”ื•ื ืขื•ื‘ื“ื? ื•ื ืจืื” ืœื™ ื‘ืก"ื“ ื›ื™ ืžืขื™ืงืจื ื—ืฉื‘ ื“ื™ืฉ ืœื”ืงืฉื•ืช ืื•ืชื• ืขื‘ื“ ืœื ื”ื™ื” ื›ื•ืœื• ืฉืœ ืจ' ืืœื™ืขื–ืจ ื—ืฆื™ื•, ื•ืื•ืชื• ื‘ืขืœ ื”ื—ืฆื™ ืขื‘ื“ ืฉื—ืจืจื•, ื•ื”ืฉืชื ืžื•ืชืจ ืœืจ' ืืœื™ืขื–ืจ ืœืฉื—ืจืจ ื”ื—ืฆื™ ืฉื”ื•ื ืฉืœื• ืžืคื ื™ ืชื™ืงื•ืŸ ื”ืขื•ืœื, ื›ื™ ื—ืฆื™ื• ืขื‘ื“ ื•ื—ืฆื™ื• ื‘ืŸ ื—ื•ืจื™ืŸ ืื™ื ื• ื™ื›ื•ืœ ืœื™ืฉื ืœื ื‘ืช ื—ื•ืจื™ืŸ ื•ืœื ืฉืคื—ื”, ื•ืื—ืจ ืฉืฉืžืข ื“ื‘ืจื™ ื”ืชืจืฆืŸ ืฉืืžืจ ืชืจื™ ื”ื•ื• ื•ืฉื—ืจืจ ื—ื“ ื•ื ืคืง ื‘ื—ื“, ืžื•ื›ื— ื“ื”ืชืจืฆืŸ ื™ืฉ ืœื• ืงื‘ืœื” ื‘ื™ื“ื• ื‘ื”ืื™ ืขื•ื‘ื“ื ื”ื™ื›ื™ ื”ื•ื”, ื•ืื ื”ื™ื” ื—ืฆื™ ืขื‘ื“ ื•ื—ืฆื™ ื‘ืŸ ื—ื•ืจื™ืŸ ื”ื™ื” ืžืคืจืฉ ืœื” ืœื›ืš ื”ืงืฉื”, ื•ืฉื•ื‘ ืจืื™ืชื™ ื‘ืฆืœ"ื— ืงืจื•ื‘ ืœื–ื”.
ยซ Il arriva que Rabbi Eliezer entra ร  la synagogue et n'y trouva pas dix ; il affranchit son esclave et complรฉta ร  dix. S'il l'a affranchi, oui ; s'il ne l'a pas affranchi, non ? Il en fallait deux : il en affranchit un et s'acquitta avec l'autre. Et comment a-t-il pu agir ainsi ? ยป Difficultรฉ : pourquoi n'a-t-il pas posรฉ cette question dรจs le dรฉbut, avant d'entendre les paroles de celui qui rรฉpond, puisque celui qui objecte connaissait dรฉjร  ce fait ? Il m'apparaรฎt, avec l'aide du Ciel, qu'au dรฉpart il pensait qu'on pouvait objecter ainsi : cet esclave n'appartenait pas tout entier ร  Rabbi Eliezer, mais pour moitiรฉ, et le maรฎtre de l'autre moitiรฉ l'avait affranchi ; dรจs lors il รฉtait permis ร  Rabbi Eliezer d'affranchir la moitiรฉ qui lui appartenait, au nom du bon ordre du monde, car un homme ร  demi esclave et ร  demi libre ne peut รฉpouser ni une femme libre ni une servante. Mais aprรจs avoir entendu les paroles de celui qui rรฉpond โ€” qu'ils รฉtaient deux, qu'il en affranchit un et s'acquitta avec l'autre โ€”, il est prouvรฉ que celui qui rรฉpond dรฉtient une tradition sur la maniรจre dont ce fait s'est produit, et que s'il avait รฉtรฉ ร  demi esclave et ร  demi libre il l'aurait prรฉcisรฉ ; c'est pourquoi il a posรฉ la question. Et j'ai vu ensuite dans le Tsela'h une explication proche de celle-ci.
๐Ÿ’ก Explication

L'esclave cananรฉen est tenu aux mรชmes mitsvot qu'une femme juive : Rabbi Yehochoua ben Levi en tire qu'il compte dans le quorum de dix. Le rรฉcit de Rabbi Eliezer semble prouver le contraire, puisqu'il a fallu affranchir.

La rรฉponse reconstruit la scรจne : il manquait deux hommes, non un. L'affranchissement n'รฉtait donc nรฉcessaire que pour le premier ; le second, restรฉ esclave, a complรฉtรฉ le quorum. Le fait rapportรฉ cesse ainsi de contredire la rรจgle.

17
ื•ื”ื™ื›ื™ ืขื‘ื™ื“ ื”ื›ื™? ื•ื”ืืžืจ ืจื‘ ื™ื”ื•ื“ื” ื›ืœ ื”ืžืฉื—ืจืจ ืขื‘ื“ื• ืขื•ื‘ืจ ื‘ืขืฉื”, ืฉื ืืžืจ: ืดืœืขืœื ื‘ื”ื ืชืขื‘ื“ื•ืด? ืœื“ื‘ืจ ืžืฆื•ื” ืฉืื ื™: ืžืฆื•ื” ื”ื‘ืื” ื‘ืขื‘ืจื” ื”ื™ื! โ€” ืžืฆื•ื” ื“ืจื‘ื™ื ืฉืื ื™.

Et comment a-t-il pu agir ainsi ? Rav Yehouda n'a-t-il pas dit : quiconque affranchit son esclave transgresse un commandement positif, ainsi qu'il est dit ยซ ร  jamais vous vous servirez d'eux ยป (Vayikra 25, 46) ?

Pour une chose de mitsva, c'est diffรฉrent. Mais c'est une mitsva accomplie par une transgression !

Une mitsva du public, c'est diffรฉrent.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืžืฆื•ื” ื“ืจื‘ื™ื ืœื”ื•ืฆื™ื ืจื‘ื™ื ื™ื“ื™ ื—ื•ื‘ืชื ื‘ืงื“ื•ืฉื”:
Acquitter le public de son obligation par la kedoucha.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ืžืฆื•ื” ื“ืจื‘ื™ื ืฉืื ื™ ืžื›ืืŸ ืงืฉื” ืœื”"ื’ ื“ืคื™ืจืฉ ื“ืžื™ ืฉืžืช ืœื• ืžืช ื‘ื™"ื˜ ื”ืื—ืจื•ืŸ ื“ืื‘ื™ืœื•ืช ื ื•ื”ื’ ื•ืœื ืืชื™ ื™"ื˜ ื”ืื—ืจื•ืŸ ื“ืจื‘ื ืŸ ื•ื“ื—ื™ ืื‘ื™ืœื•ืช ื“ืื•ืจื™ื™ืชื ื“ื›ืชื™ื‘ (ืขืžื•ืก ื—ืณ:ื™ืณ) ื•ืื—ืจื™ืชื” ื›ื™ื•ื ืžืจ ื“ื”ื›ื ื—ื–ื™ื ืŸ ื“ืืชื™ื ืชืคืœื” ื“ืจื‘ื ืŸ ื•ื“ื—ื™ื ืงืจื ื“ืœืขื•ืœื ื‘ื”ื ืชืขื‘ื•ื“ื• ื•ื›ืŸ ืžืฉืžืข ื ืžื™ ื‘ืจื™ืฉ ื›ืชื•ื‘ื•ืช (ื“ืฃ ื“.) ื’ื‘ื™ ื—ืชืŸ ื ื•ื”ื’ ื–' ื™ืžื™ ื”ืžืฉืชื” ื•ืื—"ื› ื ื•ื”ื’ ื–' ื™ืžื™ ืื‘ื™ืœื•ืช ื•ืžื“ืฉื‘ืขืช ื™ืžื™ ื”ืžืฉืชื” ืžื‘ื˜ืœื™ืŸ ืื‘ืœื•ืช ื“ืื•ืจื™ื™ืชื ื›ืœ ืฉื›ืŸ ื™ื•ื ื˜ื•ื‘ ืฉื ื™:
De lร , une difficultรฉ contre les Halakhot Guedolot, qui ont expliquรฉ que celui ร  qui un mort survient le dernier jour de fรชte observe le deuil, et que le dernier jour de fรชte, d'ordre rabbinique, ne vient pas repousser le deuil d'ordre toranique, ainsi qu'il est รฉcrit (Amos 8, 10) ยซ et sa fin sera comme un jour amer ยป. Car ici nous voyons que la priรจre, d'ordre rabbinique, vient repousser le verset ยซ ร  jamais vous vous servirez d'eux ยป. Et cela ressort aussi au dรฉbut de Ketoubot (4a) ร  propos du mariรฉ qui observe les sept jours de festin puis ensuite les sept jours de deuil : puisque les sept jours de festin annulent le deuil d'ordre toranique, ร  plus forte raison le second jour de fรชte.
๐Ÿ’ก Explication

Trois รฉtapes. D'abord l'interdit : le verset ยซ ร  jamais vous vous servirez d'eux ยป est lu comme un commandement positif de conserver l'esclave cananรฉen. Ensuite la premiรจre rรฉponse : l'accomplissement d'une mitsva justifie l'affranchissement.

La Guemara objecte alors avec la notion de mitsva haba'a be-avรฉra, une mitsva atteinte par une transgression, laquelle est viciรฉe dans son principe. La rรฉponse finale distingue la mitsva individuelle de la mitsva de-rabim, celle qui concerne le public : sanctifier le Nom ร  dix pรจse plus lourd que le commandement portant sur l'individu.

Les Tossefot et le Roch exploitent ce passage contre les Halakhot Guedolot : puisqu'ici une obligation rabbinique du public repousse un commandement toranique de l'individu, la construction inverse ne tient pas pour le deuil et le second jour de fรชte.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
L'affranchissement de Rabbi Eliezer : les quatre temps de l'รฉchange 1. Le fait Il manque des hommes pour dix : Rabbi Eliezer affranchit son esclave et complรจte. 2. L'objection de Rav Yehouda Affranchir un esclave transgresse un commandement positif : ร  jamais vous vous servirez d'eux. 3. Premiรจre rรฉponse : pour une mitsva, c'est diffรฉrent Objection : ce serait alors une mitsva accomplie par une transgression, donc viciรฉe. 4. Rรฉponse finale : une mitsva du public, c'est diffรฉrent Le poids du public l'emporte sur le commandement qui pรจse sur l'individu. Le Roch et les Tossefot en tirent une consรฉquence sur le deuil et le second jour de fรชte.
L'รฉchange sur l'affranchissement : objection, rรฉponse, contre-objection, distinction finale.
18
ื•ืืžืจ ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ืฉืข ื‘ืŸ ืœื•ื™: ืœืขื•ืœื ื™ืฉื›ื™ื ืื“ื ืœื‘ื™ืช ื”ื›ื ืกืช ื›ื“ื™ ืฉื™ื–ื›ื” ื•ื™ืžื ื” ืขื ืขืฉืจื” ื”ืจืืฉื•ื ื™ื, ืฉืืคื™ืœื• ืžืื” ื‘ืื™ื ืื—ืจื™ื• โ€” ืงื‘ืœ ืขืœื™ื• ืฉื›ืจ ื›ื•ืœื. ืดืฉื›ืจ ื›ื•ืœืืด ืกืœืงื ื“ืขืชืš?! ืืœื ืื™ืžื: ื ื•ืชื ื™ืŸ ืœื• ืฉื›ืจ ื›ื ื’ื“ ื›ื•ืœื.

Et Rabbi Yehochoua ben Levi a dit : que l'homme se lรจve toujours tรดt pour la synagogue, afin de mรฉriter d'รชtre comptรฉ parmi les dix premiers ; car mรชme si cent viennent aprรจs lui, il reรงoit la rรฉcompense de tous. ยซ La rรฉcompense de tous ยป, te viendrait-il ร  l'esprit ?

Dis plutรดt : on lui donne une rรฉcompense รฉquivalente ร  celle de tous.

๐Ÿช” Ben Yehoyada (3)
ืœืขื•ืœื ื™ืฉื›ื™ื ืื“ื ืœื‘ื™ืช ื”ื›ื ืกืช. ื ืจืื” ืœื™ ื‘ืก"ื“ ืชื™ื‘ืช ืœืขื•ืœื ื‘ื ืœืจื‘ื•ืช ืืคื™ืœื• ื‘ืฉื‘ืช ื“ืื™ืŸ ื“ืจืš ืœื”ืฉื›ื™ื ืžืคื ื™ ื›ื‘ื•ื“ ื”ืฉื‘ืช. ืื™ ื ืžื™ ื ืจืื” ืœื™ ืืคื™ืœื• ืื ืขืœ ื™ื“ื™ ื›ืŸ ื‘ื˜ืœ ืžืžืฆื•ื” ืื—ืจืช, ืฉื”ื™ื ืœื‘ื™ืฉืช ืฆื™ืฆื™ืช ื•ืชืคื™ืœื™ืŸ ื‘ื‘ื™ืช ื›ื“ื™ ืฉื™ื›ื ืก ืœื‘ื™ืช ื”ื›ื ืกืช ื‘ืฆื™ืฆื™ืช ื•ืชืคื™ืœื™ืŸ, ื•ื™ืืžืจ ืคืกื•ืง (ืชื”ืœื™ื ื”, ื—) ื•ืื ื™ ื‘ืจื‘ ื—ืกื“ืš ืื‘ื•ื ื‘ื™ืชืš ืืฉืชื—ื•ื” ืืœ ื”ื™ื›ืœ ืงื“ืฉืš ื‘ื™ืจืืชืš ื›ื ื–ื›ืจ ื‘ื–ื•ื”ืจ ื”ืงื“ื•ืฉ, ื•ืื ื™ืฉื›ื™ื ืœื ื™ื•ื›ืœ ืœืงื™ื™ืžื”, ื›ื™ ื”ืฆื‘ื•ืจ ื‘ืื™ื ืœื‘ื™ืช ื”ื›ื ืกืช ืงื•ื“ื ืขืœื•ืช ื”ืฉื—ืจ, ื•ืžื” ืฉื”ื™ื” ืจื‘ื™ื ื• ื”ืืจ"ื™ ื–"ืœ ืžื‘ื˜ืœ ื–ื” ืžืคื ื™ ื–ื”, ืฉืื ื™ ืจื‘ื™ื ื• ื–"ืœ ืฉื”ื™ื” ืœื• ื›ื•ื ื•ืช ื’ื“ื•ืœื•ืช ื‘ืœื‘ื™ืฉืช ืฆื™ืฆื™ืช ื•ืชืคื™ืœื™ืŸ ื‘ื›ื ื™ืกืชื• ืœื‘ื™ืช ื”ื›ื ืกืช. ืื™ ื ืžื™ ื‘ื‘ื™ืช ื”ื›ื ืกืช ืฉืœื• ื‘ืื™ื ื›ืžื” ื•ื›ืžื” ืžื—ืฆื•ืช ืœื™ืœื” ื•ื ืฉืืจื™ื ืฉื.
ยซ Que l'homme se lรจve toujours tรดt pour la synagogue. ยป Il m'apparaรฎt, avec l'aide du Ciel, que le mot ยซ toujours ยป vient inclure mรชme le Chabbat, jour oรน l'on n'a pas coutume de se lever tรดt, par รฉgard pour le Chabbat. Ou encore, il m'apparaรฎt : mรชme si par lร  il nรฉglige une autre mitsva, celle de revรชtir les tsitsit et les tefilin ร  la maison afin d'entrer ร  la synagogue dรฉjร  revรชtu des tsitsit et des tefilin, et de dire le verset (Tehilim 5, 8) ยซ et moi, par Ta grande bontรฉ, je viendrai dans Ta maison, je me prosternerai vers Ton sanctuaire dans Ta crainte ยป, comme il est mentionnรฉ dans le saint Zohar ; car s'il se lรจve tรดt il ne pourra l'accomplir, le public venant ร  la synagogue avant l'aube. Et si notre maรฎtre le Ari, de mรฉmoire bรฉnie, dรฉlaissait ceci au profit de cela, notre maรฎtre รฉtait diffรฉrent, car il avait de grandes kavanot dans le fait de revรชtir tsitsit et tefilin en entrant ร  la synagogue. Ou encore : dans sa synagogue, beaucoup venaient dรจs minuit et y demeuraient.
ื›ื“ื™ ืฉื™ื–ื›ื” ื•ื™ืžื ื” ืขื ืขืฉืจื” ื”ืจืืฉื•ื ื™ื. ืฆืจื™ืš ืœื”ื‘ื™ืŸ ืžื™ ืžื•ื ื” ืื•ืชื ื•ื”ื™ื›ืŸ ื ืžื ื™ืŸ? ื•ื ืจืื” ืœื™ ื‘ืก"ื“ ืขืœ ืคื™ ื”ื™ื“ื•ืข ืฉื›ืœ ืžืฆื•ื” ืฉื™ืขืฉื” ื”ืื“ื ืœืžื˜ื” ื”ืžืœืืš ืžื›ืจื™ื– ืœืžืขืœื”, ื”ื‘ื• ื™ืงืจ ืœืคืœื•ื ื™ ื“ืขื‘ื™ื“ ืขื•ื‘ื“ื ื“ื ื›ื“ื™ ืฉื”ืฆื“ื™ืงื™ื ื™ืฉืžืขื• ื•ื™ื‘ืจื›ื• ืื•ืชื•, ื•ืœื”ื™ืคืš ื‘ืขื‘ื™ืจื•ืช ืžื›ืจื™ื–ื™ืŸ ืขืœ ืจืฉืขื™ื ื›ื“ื™ ืฉื™ืฉืžืขื• ื•ื™ืงืœืœื• ืื•ืชื, ื•ืœื›ืŸ ื‘ืžืฆื•ื” ืจื‘ื” ื›ื–ืืช ื•ื“ืื™ ืขื•ืฉื™ืŸ ื”ื›ืจื–ื”, ื›ื™ ืืœื• ื”ืขืฉืจื” ืจืืฉื•ื ื™ื ืขืœ ื™ื“ื ืชืฉืจื” ืฉื›ื™ื ื”, ื•ืื ื›ืŸ ื‘ืจืืฉื•ืŸ ื™ื›ืจื™ื–ื• ื”ื‘ื• ื™ืงืจ ืœืคืœื•ื ื™ ืฉื”ื™ื” ืจืืฉื•ืŸ ืžืขืฉืจื” ืจืืฉื•ื ื™ื, ื•ืขืœ ื”ืฉื ื™ ื™ื›ืจื™ื–ื• ืฉื”ื™ื” ืฉื ื™, ื•ื›ืŸ ืขืœ ื”ืฉืœื™ืฉื™ ืขื“ ืกื•ืฃ ื”ืขืฉืจื” ื›ื•ืœื, ื•ื›ื™ื•ืŸ ืฉืžื›ืจื™ื–ื™ืŸ ืขืœ ื”ืฉื ื™ ืฉื”ื™ื” ืฉื ื™ ื’ื ื”ืจืืฉื•ืŸ ืžืชื‘ืจืš ืขืžื•, ื™ืขืŸ ืฉืื ืœื ื”ืงื“ื™ื ื–ื” ืœื”ื™ื•ืช ืจืืฉื•ืŸ ืื™ืš ื”ื™ื” ื–ื” ื ืขืฉื” ืฉื ื™, ื•ื›ืŸ ืขืœ ื–ื” ื”ื“ืจืš, ื ืžืฆื ื”ื•ื ื ืžื ื” ืขื ื›ื•ืœื, ื“ื”ื•ื™ ื›ืืœื• ืžื–ื›ื™ืจื™ื ืื•ืชื• ื•ืžื•ื ื™ื ืื•ืชื• ืขืžื”ื. ื•ืžื” ืฉืืžืจ ืฉื™ื–ื›ื” ื•ื™ืžื ื” ืœื›ืื•ืจื” ื ืจืื” ืื•ืžืจื• ื™ื–ื›ื” ืœืฉื•ืŸ ื™ืชืจ, ื•ื ืจืื” ืœื™ ื‘ืก"ื“ ื”ื›ื•ื ื” ืœื•ืžืจ ืืฃ ืขืœ ืคื™ ืฉืœืคืขืžื™ื ืžื–ื“ืžืŸ ืฉื‘ืื• ื—ื‘ืจืช ืื ืฉื™ื ื‘ื‘ื™ืช ื”ื›ื ืกืช ื‘ืœื™ืœื” ืžืŸ ื”ืขืจื‘ ื•ืขืฉื• ืฉื ืžืฉืžืจื” ืœืชื™ืงื•ืŸ ื›ืจืช, ืฉืื– ื–ื” ืฉื“ืจื›ื• ืœื”ืฉื›ื™ื ืœื ื”ื™ื” ื™ื›ื•ืœ ืื•ืชื• ื”ื™ื•ื ืœื”ื™ื•ืช ืžืขืฉืจื” ืจืืฉื•ื ื™ื, ืฉื›ื‘ืจ ืงื“ืžื•ื”ื• ืื ืฉื™ ื”ืžืฉืžืจื” ืžืŸ ื”ืขืจื‘, ืขื ื›ืœ ื–ื” ื–ื•ื›ื” ื—ื•ืฅ ืžืฉื•ืจืช ื”ื“ื™ืŸ ื•ื ืžื ื” ืขืžื”ื, ื™ืขืŸ ื›ื™ ืžืื—ืจ ืฉื”ื•ื ื˜ื•ืจื— ื›ืœ ื™ื•ื ืœื”ืฉื›ื™ื ืžืขืฉืจื” ืจืืฉื•ื ื™ื, ื•ืื•ืชื• ื”ื™ื•ื ื ื–ื“ืžืŸ ืกื™ื‘ื” ืื—ืจืช ืฉืงื“ืžื• ืœื•, ืœื›ืš ื™ื—ืฉื•ื‘ ืœื• ื”ืงื‘"ื” ื›ืืœื• ื’ื ืื•ืชื• ื”ื™ื•ื ื”ื™ื” ืžืŸ ื™ื•"ื“ ืจืืฉื•ื ื™ื:
ยซ Afin qu'il mรฉrite d'รชtre comptรฉ parmi les dix premiers. ยป Il faut comprendre : qui les compte, et oรน sont-ils comptรฉs ? Il m'apparaรฎt, avec l'aide du Ciel, selon ce qui est connu, que pour toute mitsva accomplie par l'homme en bas, l'ange proclame en haut : rendez honneur ร  untel qui a accompli tel acte, afin que les justes entendent et le bรฉnissent ; et ร  l'inverse, pour les fautes, on proclame sur les mรฉchants afin qu'on les entende et qu'on les maudisse. Aussi, pour une mitsva aussi grande, on fait certainement une proclamation, car c'est par ces dix premiers que la Chekhina reposera. Sur le premier on proclamera donc : rendez honneur ร  untel qui fut le premier des dix premiers ; sur le second on proclamera qu'il fut le second ; ainsi du troisiรจme jusqu'au dernier des dix. Et puisqu'on proclame sur le second qu'il fut second, le premier en est bรฉni lui aussi, car si celui-lร  ne l'avait devancรฉ en รฉtant premier, comment celui-ci serait-il devenu second ? Et ainsi de suite. Il se trouve donc qu'il est comptรฉ avec eux tous, comme si on le mentionnait et qu'on le comptait avec eux. Quant ร  ยซ qu'il mรฉrite et soit comptรฉ ยป, le mot ยซ mรฉrite ยป paraรฎt de trop ; il m'apparaรฎt, avec l'aide du Ciel, que l'intention est celle-ci : mรชme s'il arrive parfois qu'un groupe d'hommes soit venu ร  la synagogue la nuit, dรจs le soir, et y ait tenu une veillรฉe pour le tikoun karet โ€” de sorte que celui qui a coutume de se lever tรดt ne pouvait ce jour-lร  รชtre des dix premiers, les hommes de la veillรฉe l'ayant devancรฉ dรจs le soir โ€”, il mรฉrite malgrรฉ tout, au-delร  de la stricte mesure, d'รชtre comptรฉ avec eux ; car puisqu'il se donne chaque jour la peine de se lever tรดt pour รชtre des dix premiers, et que ce jour-lร  une autre cause a fait qu'on l'a devancรฉ, le Saint bรฉni soit-Il le lui compte comme s'il avait รฉtรฉ, ce jour-lร  aussi, des dix premiers.
ืœืขื•ืœื ื™ืฉื›ื™ื ืื“ื ืœื‘ื™ืช ื”ื›ื ืกืช, ื›ื“ื™ ืฉื™ื–ื›ื” ื•ื™ืžื ื” ืขื ืขืฉืจื” ื”ืจืืฉื•ื ื™ื, ืฉืืคืœื• ืžืื” ื‘ืื™ื ืื—ืจื™ื•, ืงื‘ืœ ืฉื›ืจ ื›ืœื. ื ืจืื” ืœื™ ื‘ืก"ื“ ื˜ืขื ืœื”ื ื“ื ืงื™ื˜ ืžืื”, ื›ื™ ืืคืฉืจ ืืœื” ืฉื›ืจื ื ื—ืฉื‘ ื›ืคื™ ืขืจืš ื”ืื‘ื ื™ื ื˜ื•ื‘ื•ืช, ืฉื”ื“ืจืš ื”ื•ื ืื‘ืŸ ืžืฉืงืœื” ืงื™ืจื"ื˜ ืฉื•ื” ืžืื” ื“ื ืจื™ื, ื•ืื ืชื”ื™ื” ืžืฉืงืœื” ืขืฉืจื” ืงื™ืจื"ื˜ ืื™ืŸ ืื•ืžื“ื™ื ืขืจื›ื” ืืœืฃ ื“ื ืจื™ื, ืืœื ืขืจื›ื” ื™ื”ื™ื” ืขืฉืจื” ืืœืคื™ื ื“ื ืจื™ื, ืฉื›ืœ ืงื™ืจื"ื˜ ืฉื•ื” ืืœืฃ, ื•ื›ืŸ ื›ืืŸ ื”ืขืฉืจื” ืจืืฉื•ื ื™ื ื›ืœ ืื—ื“ ืžื”ื ื ื—ืฉื‘ ื›ืขืฉืจื”, ืื ื›ืŸ ื”ื ื ื—ืฉื‘ื™ื ื›ืžืื”, ื›ื™ ืขืฉืจ ืคืขืžื™ื ืขืฉืจ ื”ื•ื ืžืื”, ื•ื–ื” ื”ืจืืฉื•ืŸ ืฉืงื•ืœ ื›ื ื’ื“ ื›ืœ ื”ืขืฉืจื” ืฉื”ื ืžืื”. ืื• ื™ื•ื‘ืŸ ื›ืชื•ื‘ ื‘ื‘ืจื›ืชืŸ ืฉืœ ื™ืฉืจืืœ (ื•ื™ืงืจื ื›"ื• ื—') ื•ืจื“ืคื• ืžื›ื ื—ืžืฉื” ืžืื” ื•ืžืื” ืžื›ื ืจื‘ื‘ื” ื™ืจื“ืคื•, ื ืžืฆื ื”ืงื˜ื ื™ื ื”ื ื›ืœ ืื—ื“ ืฉืงื•ืœ ื›ืขืฉืจื™ื ื‘ืขืจืš ื—ืžืฉื” ืœืžืื”, ืืš ื”ื’ื“ื•ืœื™ื ืฉืงื•ืœ ื›ืžืื”, ื“ื›ืชื™ื‘ ื•ืžืื” ืจื‘ื‘ื” ื™ืจื“ืคื•, ืœื›ืŸ ื–ื” ื”ืžืฉื›ื™ื ื”ื•ื ื—ื‘ื™ื‘ ืœืคื ื™ ื”ืงื‘"ื” ืฉื™ืฉืงื•ืœ ืื•ืชื• ื›ื ื’ื“ ืžืื” ื‘ื ื™ ืื“ื.
ยซ Que l'homme se lรจve toujours tรดt pour la synagogue, afin de mรฉriter d'รชtre comptรฉ parmi les dix premiers, car mรชme si cent viennent aprรจs lui, il reรงoit la rรฉcompense de tous. ยป Il m'apparaรฎt, avec l'aide du Ciel, une raison au choix du nombre cent : il se peut que leur rรฉcompense soit รฉvaluรฉe ร  la maniรจre des pierres prรฉcieuses, dont l'usage veut qu'une pierre pesant un carat vaille cent deniers ; et si son poids est de dix carats, on n'estime pas sa valeur ร  mille deniers, mais ร  dix mille deniers, chaque carat en valant alors mille. De mรชme ici, chacun des dix premiers compte pour dix ; ils comptent donc pour cent, car dix fois dix font cent, et ce premier รฉquivaut ร  l'ensemble des dix, qui font cent. Ou bien on le comprendra par ce qui est รฉcrit dans la bรฉnรฉdiction d'Israรซl (Vayikra 26, 8) ยซ cinq d'entre vous en poursuivront cent, et cent d'entre vous en poursuivront dix mille ยป : il se trouve que les petits valent chacun vingt, dans le rapport de cinq ร  cent, tandis que les grands valent chacun cent, puisqu'il est รฉcrit ยซ et cent en poursuivront dix mille ยป. Aussi celui qui se lรจve tรดt est-il cher devant le Saint bรฉni soit-Il, qui le compte ร  l'รฉgal de cent hommes.
โš–๏ธ Rosh (1)
ืชื ื™ื ืื‘ื ื‘ื ื™ืžื™ืŸ ืื•ืžืจ ื›ืœ ื™ืžื™ ื”ื™ื™ืชื™ ืžืฆื˜ืขืจ ืขืœ ื‘' ื“ื‘ืจื™ื. ืขืœ ืชืคืœืชื™ ืฉืชื”ื ืกืžื•ื›ื” ืœืžื˜ืชื™ ืคื™ืจื•ืฉ ืฉืœื ื™ืขืฉื” ืžืœืื›ื” ื‘ืขืžื“ื• ืžืžื˜ืชื• ืขื“ ืฉื™ืชืคืœืœ ื•ืจืฉ"ื™ ืคื™' ืฉื’ื ืœืชืœืžื•ื“ื• ืื™ืŸ ืœื• ืœื”ืคืกื™ืง ื•ืชื™ืžื ื”ื•ื ืžื "ืœ ื”ื. ื•ืืคืฉืจ ื“ืžื™ื™ืจื™ ื‘ืื“ื ืฉืžืชืคืœืœ ื‘ื‘ื™ืช ืžื“ืจืฉื• ื•ืื™ื ื• ืจื’ื™ืœ ืœื™ืœืš ืœื‘ื”ื›"ื  ื“ืื™ื›ื ืœืžื™ื—ืฉ ื“ืœืžื ืžื™ื˜ืจื“ ื‘ื’ื™ืจืกืชื™ื” ื•ื™ืขื‘ื•ืจ ื–ืžืŸ ืชืคืœื” ื•ืงืจื™ืืช ืฉืžืข. ื•ืขืœ ืžื˜ืชื™ ืฉืชื”ื ื ืชื•ื ื” ื‘ื™ืŸ ืฆืคื•ืŸ ืœื“ืจื•ื ื“ืืžืจ ืจื‘ื™ ื—ืžื ื‘ืจ ื—ื ื™ื ื ื•ืื™ืชื™ืžื ืจื‘ื™ ื™ืฆื—ืง ื›ืœ ื”ื ื•ืชืŸ ืžื˜ืชื• ื‘ื™ืŸ ืฆืคื•ืŸ ืœื“ืจื•ื ื”ื•ื•ื™ื™ืŸ ืœื™ื” ื‘ื ื™ื ื–ื›ืจื™ื ืฉื ืืžืจ ืžืžืชื™ื ื™ื“ืš ื”' ืžืžืชื™ื ืžื—ืœื“ ื—ืœืงื ื‘ื—ื™ื™ื ื•ืฆืคื•ื ืš ืชืžืœื ื‘ื˜ื ื ื™ืฉื‘ืขื• ื‘ื ื™ื: ืชื ื™ื ืื‘ื ื‘ื ื™ืžื™ืŸ ืื•ืžืจ ื‘' ืฉื ื›ื ืกื• ืœื‘ื™ืช ื”ื›ื ืกืช ืœื”ืชืคืœืœ ื•ืงื“ื ืื—ื“ ืžื”ื 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Il a รฉtรฉ enseignรฉ : Abba Binyamin dit : toute ma vie je me suis souciรฉ de deux choses โ€” que ma priรจre soit proche de mon lit. Explication : qu'il ne fasse aucun travail dรจs son lever jusqu'ร  ce qu'il ait priรฉ. Rachi a expliquรฉ que mรชme son รฉtude ne doit pas l'interrompre, et c'est รฉtonnant : d'oรน tient-il cela ? Il se peut qu'il s'agisse d'un homme qui prie dans sa maison d'รฉtude et n'a pas l'habitude d'aller ร  la synagogue, car il y a lieu de craindre qu'il ne s'absorbe dans son รฉtude et que passe le temps de la priรจre et du chema. โ€” Et que mon lit soit placรฉ entre le nord et le sud, car Rabbi Hama bar Hanina, et certains disent Rabbi Yits'hak, a dit : quiconque place son lit entre le nord et le sud aura des enfants mรขles, ainsi qu'il est dit ยซ des hommes, par Ta main, Hachem, des hommes du monde dont la part est dans cette vie ; et de Ton trรฉsor cachรฉ Tu rempliras leur ventre, ils seront rassasiรฉs de fils ยป. Il a รฉtรฉ enseignรฉ : Abba Binyamin dit : deux hommes entrรฉs ร  la synagogue pour prier, et l'un d'eux a devancรฉ, a priรฉ sans attendre son compagnon et est sorti โ€” on lui jette sa priรจre au visage, ainsi qu'il est dit ยซ il dรฉchire son รขme dans sa colรจre ยป. Et s'il l'a attendu, quelle est sa rรฉcompense ? Rabbi Yossi bar Hanina a dit : il mรฉrite ces bรฉnรฉdictions, ainsi qu'il est dit ยซ si tu avais รฉtรฉ attentif ร  Mes commandements, ta paix aurait รฉtรฉ comme un fleuve ยป. Abba Binyamin dit : la priรจre de l'homme n'est exaucรฉe qu'ร  la synagogue, ainsi qu'il est dit ยซ pour รฉcouter le chant et la priรจre ยป โ€” au lieu du chant, lร  se trouve la priรจre. Lร -bas, au verso : Rabbi Helbo a dit au nom de Rav Houna : quiconque fixe un lieu pour sa priรจre, le D.ieu d'Avraham est ร  son secours ; et lorsqu'il meurt on dit de lui : quel homme pieux, quel homme humble, un disciple d'Avraham. Et d'oรน savons-nous qu'Avraham fixait un lieu ? Ainsi qu'il est dit ยซ Avraham se leva de bon matin vers le lieu oรน il s'รฉtait tenu devant Hachem ยป ; or se tenir dรฉsigne la priรจre, ainsi qu'il est dit ยซ Pinhas se leva et pria ยป. Il ne veut pas dire qu'il suffise d'avoir l'habitude de prier dans une seule synagogue, et que s'il y prie ร  deux places diffรฉrentes cela conviendrait ; car nous lisons dans le Yerouchalmi, chapitre Tefilat hachahar : Rabbi Tanhoum fils de Rabbi Hiya a dit : l'homme doit se dรฉsigner un lieu dans la synagogue, ainsi qu'il est dit ยซ David arriva au sommet, oรน il se prosternait devant D.ieu ยป โ€” il n'est pas dit ยซ il se prosterna ยป, mais ยซ il se prosternait ยป. Rabbi Helbo a dit au nom de Rav Houna : celui qui sort de la synagogue ne doit pas faire de grands pas. Abaye a dit : nous ne l'avons dit que pour celui qui sort ; mais pour celui qui entre, c'est une mitsva de courir, ainsi qu'il est dit ยซ courons pour connaรฎtre Hachem ยป. Rabbi Zeira a dit : au dรฉbut, quand je voyais les maรฎtres courir au cours public le Chabbat, je disais : les maรฎtres profanent le Chabbat. Depuis que j'ai entendu ce qu'a dit Rabbi Tanhoum au nom de Rabbi Yehochoua ben Levi โ€” que l'homme doit toujours courir pour une chose de mitsva, mรชme le Chabbat โ€”, moi aussi je cours. Et Rabbi Helbo a dit au nom de Rav Houna : quiconque prie derriรจre la synagogue est appelรฉ racha, impie, ainsi qu'il est dit ยซ les impies rรดdent alentour ยป. Abaye a dit : nous ne l'avons dit que lorsqu'il ne tourne pas son visage vers la synagogue ; mais s'il tourne son visage vers la synagogue, nous n'y voyons rien ร  redire. Un homme priait derriรจre la synagogue sans tourner son visage vers elle ; un marchand passa et le vit, et lui dit : te voilร  avec deux faces devant ton Maรฎtre. Il tira son รฉpรฉe et lui trancha la tรชte. Rabbi Yehochoua ben Levi a dit : il est interdit ร  l'homme de passer derriรจre la synagogue pendant que le public prie. Abaye a dit : nous ne l'avons dit que s'il ne porte pas de fardeau, s'il ne court pas, s'il ne porte pas les tefilin, s'il n'y a pas deux entrรฉes et s'il n'y a pas d'autre synagogue ; mais si l'un de ces รฉlรฉments est prรฉsent, nous n'y voyons rien ร  redire. Rabbi Yo'hanan a dit au nom de Rabbi Chimon bar Yohaรฏ : quiconque fixe un lieu pour sa priรจre, ses ennemis tombent sous lui, ainsi qu'il est dit ยซ J'assignerai un lieu ร  Mon peuple Israรซl, Je l'y planterai et il y demeurera ยป. Et Rabbi Yo'hanan a dit au nom de Rabbi Yossi : la priรจre de l'homme n'est exaucรฉe qu'ร  la synagogue, au moment oรน le public prie, ainsi qu'il est dit ยซ et moi, ma priรจre s'adresse ร  Toi, Hachem, en un temps de faveur ยป โ€” quand est le temps de faveur ? Au moment oรน le public prie. Rav Nahman bar Yits'hak dit : de ce verset โ€” ยซ voici, D.ieu est puissant et ne rejette pas ยป. Rabbi Yossi bar Hanina dit : de ce verset โ€” ยซ en un temps de faveur Je t'ai rรฉpondu ยป. Il a รฉgalement รฉtรฉ enseignรฉ ainsi : d'oรน savons-nous que le Saint bรฉni soit-Il ne mรฉprise pas la priรจre du public ? Ainsi qu'il est dit ยซ voici, D.ieu est puissant et ne rejette pas ยป ; et il est รฉcrit ยซ Il a dรฉlivrรฉ en paix mon รขme du combat qui m'รฉtait livrรฉ, car ils รฉtaient nombreux avec moi ยป. Que signifie ยซ Il a dรฉlivrรฉ en paix mon รขme ยป ? Rabbi Chimon bar Yohaรฏ a dit : le Saint bรฉni soit-Il a dit : quiconque s'occupe de Torah et d'actes de bontรฉ et prie avec le public matin et soir, Je le lui compte comme s'il M'avait dรฉlivrรฉ, Moi et Mes enfants, d'entre les nations. Rech Lakich a dit : quiconque a une synagogue dans sa ville et n'y entre pas pour prier est appelรฉ mauvais voisin, ainsi qu'il est dit ยซ ainsi a dit Hachem sur tous Mes mauvais voisins qui touchent ร  l'hรฉritage ยป ; et non seulement cela, mais il attire sur lui et sur ses enfants l'exil, ainsi qu'il est dit ยซ voici, Je les arrache de dessus leur terre ยป. On dit ร  Rabbi Yo'hanan : il y a des vieillards ร  Bavel. Il s'en รฉtonna et dit : pourtant il est รฉcrit ยซ afin que se multiplient vos jours et les jours de vos enfants sur la terre ยป โ€” sur la terre, c'est รฉcrit, mais hors de la terre, non. Lorsqu'on lui dit qu'ils vont tรดt et tard ร  la synagogue, il dit : c'est cela qui leur profite โ€” comme Rabbi Yehochoua ben Levi dit ร  ses enfants : allez tรดt et tard ร  la synagogue, afin que vos jours se prolongent. Rabbi Aha bar Hanina a dit : quel est le verset ? ยซ Heureux l'homme qui m'รฉcoute, veillant ร  mes portes jour aprรจs jour, gardant les montants de mes entrรฉes ยป, et il est รฉcrit ensuite ยซ car celui qui me trouve ร  trouvรฉ la vie ยป. Nous lisons au chapitre Cheloucha che-akhlou (Berakhot 47b) : Rabbi Yehochoua ben Levi a dit : que l'homme se lรจve toujours tรดt pour la synagogue, afin d'รชtre comptรฉ parmi les dix premiers ; car mรชme si cent viennent aprรจs lui, il reรงoit la rรฉcompense de tous. ยซ La rรฉcompense de tous ยป, te viendrait-il ร  l'esprit ? Plutรดt : il reรงoit une rรฉcompense รฉquivalente ร  celle de tous. Rav Hisda a dit : que l'homme entre toujours de la mesure de deux entrรฉes, et qu'ensuite il prie, ainsi qu'il est dit ยซ gardant les montants de mes entrรฉes ยป. Certains expliquent qu'il ne doit pas se hรขter de prier dรจs son entrรฉe, mais attendre la durรฉe de deux entrรฉes ; toutefois, s'il s'assied prรจs de l'entrรฉe, c'est convenable. Mais dans le Yerouchalmi, au chapitre Ein omdin, nous lisons : Rav Hisda a dit : celui qui entre ร  la synagogue doit entrer au-delร  de deux portes. Quelle en est la raison ? ยซ Heureux l'homme qui m'รฉcoute, veillant ร  mes portes jour aprรจs jour ยป ; et s'il a fait ainsi, qu'est-il รฉcrit aprรจs ? ยซ car celui qui me trouve ร  trouvรฉ la vie ยป. Rava dit ร  Rafram bar Papa : que le maรฎtre nous dise l'une de ces belles paroles que tu nous as dites au nom de Rav Hisda sur les choses de la synagogue. Il lui dit : ainsi a dit Rav Hisda : que signifie ยซ Hachem aime les portes de Tsion plus que toutes les demeures de Yaakov ยป ? Le Saint bรฉni soit-Il a dit : J'aime les portes distinguรฉes par la halakha plus que les synagogues et les maisons d'รฉtude. Et c'est ce qu'a dit Rabbi Hiya bar Ami au nom de Oula : depuis que le Saint bรฉni soit-Il a dรฉtruit le Temple, Il n'a plus dans Son monde que les quatre coudรฉes de la halakha seules. Rabbi Ami et Rabbi Assi, bien qu'ils eussent treize synagogues ร  Tibรฉriade, ne priaient qu'entre les colonnes, lร  oรน ils รฉtudiaient. Abaye a dit : au dรฉbut j'รฉtudiais chez moi et je priais ร  la synagogue ; depuis que j'ai entendu ce qu'a dit Rabbi Hiya bar Ami au nom de Oula, je ne prie plus qu'entre les colonnes, lร  oรน j'รฉtudie. Et Rabbi Hiya bar Ami a dit au nom de Oula : que signifie ยซ ceux qui abandonnent Hachem pรฉriront ยป ? C'est celui qui laisse le sefer Torah ouvert et sort. Rabbi Abahou sortait entre un appelรฉ et le suivant. Rav Papa demanda : entre un verset et le suivant, qu'en est-il ? La question reste sans rรฉponse. Rav Chechet tournait son visage et รฉtudiait ; il disait : nous ร  notre affaire, et eux ร  la leur. Et si tu dis : ne disons-nous pas dans Sota, chapitre Elou neemarin (39a), que dรจs lors que le sefer Torah est ouvert il est interdit de parler, mรชme de halakha, ainsi qu'il est dit ยซ et quand il l'ouvrit, tout le peuple se tint debout ยป ? Et l'on ne peut dire qu'ici c'est diffรฉrent parce qu'il tournait son visage, car en ce cas il aurait fallu rapporter lร -bas le propos de Rav Chechet pour nous enseigner que de cette maniรจre c'est permis. Il me paraรฎt qu'il faut expliquer que ce ยซ il est interdit de parler ยป ne vise que la voix haute, parce qu'elle empรชche les autres d'entendre ; mais ร  voix basse, c'est convenable. Et quant au fait qu'il tournait son visage : il en va de mรชme s'il ne le tourne pas, il peut รฉtudier ร  voix basse ; l'enseignement a pris le cas le plus fort, ร  savoir que mรชme en tournant le visage, ce qui donne l'apparence de dรฉlaisser le sefer Torah, c'est permis. Et lui tournait le visage afin de concentrer son cล“ur dans son รฉtude. Le Rif a expliquรฉ que cela ne vaut que pour Rav Chechet, dont la Torah รฉtait le mรฉtier ; mais instruire sur-le-champ un homme qui interroge, ou expliquer un point โ€” selon une autre version : un point d'interdit et de permis โ€” n'est pas permis.
๐Ÿ’ก Explication

La Guemara interrompt la sรฉrie des rรจgles pour un enseignement d'ordre diffรฉrent : la valeur d'รชtre parmi les dix premiers arrivรฉs ร  la synagogue. L'expression initiale est corrigรฉe, car elle laisserait entendre que le premier prend la rรฉcompense des autres. La formule retenue est celle d'une rรฉcompense รฉquivalente, sans que nul ne soit privรฉ de la sienne.

Ce segment porte les commentaires les plus dรฉveloppรฉs du daf : trois passages du Ben Ich Haรฏ et un long siman du Roch qui rassemble tout le corpus de Berakhot sur la synagogue, le lieu fixe de la priรจre et la priรจre avec le public.

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ืืžืจ ืจื‘ ื”ื•ื ื: ืชืฉืขื” ื•ืืจื•ืŸ โ€” ืžืฆื˜ืจืคื™ืŸ. ืืžืจ ืœื™ื” ืจื‘ ื ื—ืžืŸ: ื•ืืจื•ืŸ ื’ื‘ืจื ื”ื•ื? ืืœื ืืžืจ ืจื‘ ื”ื•ื ื: ืชืฉืขื” ื ืจืื™ืŸ ื›ืขืฉืจื” โ€” ืžืฆื˜ืจืคื™ืŸ. ืืžืจื™ ืœื”: ื›ื™ ืžื›ื ืคื™. ื•ืืžืจื™ ืœื”: ื›ื™ ืžื‘ื“ืจื™.

Rav Houna dit : neuf et l'arche se joignent. Rav Nahman lui dit : l'arche est-elle un homme ?

Rav Houna dit plutรดt : neuf qui paraissent dix se joignent. Certains disent : quand ils sont groupรฉs.

Et d'autres disent : quand ils sont dispersรฉs.

๐Ÿ“œ Rachi (3)
ืชืฉืขื” ื ืจืื™ืŸ ื›ืขืฉืจื” ืžืคืจืฉ ื•ืื–ื™ืœ ืœื”:
La Guemara poursuit en l'expliquant.
ืืžืจื™ ืœื” ื›ื™ ืžื›ื ืคื™ ื”ื•ื• ื ืจืื™ื ื›ืขืฉืจื” ืฉืื™ืŸ ืื“ื ืžื‘ื—ื™ืŸ ื‘ื”ืŸ ื›ืœ ื›ืš ืžืชื•ืš ืฉื”ืŸ ื™ื—ื“:
Ils paraissent dix parce que, groupรฉs, on ne les distingue pas trรจs bien les uns des autres.
ื•ืืžืจื™ ืœื” ื›ื™ ืžื‘ื“ืจื™ ื ืจืื™ืŸ ื˜ืคื™ ืžืจื•ื‘ื™ืŸ:
Ils paraissent plus nombreux.
๐Ÿ’ก Explication

La proposition de Rav Houna est รฉcartรฉe par une objection brรจve : un quorum se compte en hommes, et l'arche qui contient les rouleaux, si sainte soit-elle, n'en est pas un.

Rav Houna reformule alors sur un tout autre plan : neuf hommes dont l'aspect donne l'impression de dix. Les deux versions rapportรฉes s'opposent sur la disposition qui produit cet effet โ€” le groupe compact ou l'ensemble dispersรฉ.

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ืืžืจ ืจื‘ ืืžื™: ืฉื ื™ื ื•ืฉื‘ืช ืžืฆื˜ืจืคื™ืŸ. ืืžืจ ืœื™ื” ืจื‘ ื ื—ืžืŸ: ื•ืฉื‘ืช ื’ื‘ืจื ื”ื•ื?! ืืœื ืืžืจ ืจื‘ื™ ืืžื™: ืฉื ื™ ืชืœืžื™ื“ื™ ื—ื›ืžื™ื ื”ืžื—ื“ื“ื™ืŸ ื–ื” ืืช ื–ื” ื‘ื”ืœื›ื” ืžืฆื˜ืจืคื™ืŸ. ืžื—ื•ื™ ืจื‘ ื—ืกื“ื: ื›ื’ื•ืŸ ืื ื ื•ืจื‘ ืฉืฉืช. ืžื—ื•ื™ ืจื‘ ืฉืฉืช: ื›ื’ื•ืŸ ืื ื ื•ืจื‘ ื—ืกื“ื.

Rav Ami dit : deux et le Chabbat se joignent. Rav Nahman lui dit : le Chabbat est-il un homme ?

Rabbi Ami dit plutรดt : deux talmidei hakhamim qui s'aiguisent l'un l'autre dans la halakha se joignent. Rav Hisda montra : par exemple moi et Rav Chechet.

Rav Chechet montra : par exemple moi et Rav Hisda.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืฉื ื™ ืชืœืžื™ื“ื™ ื—ื›ืžื™ื ื”ืžื—ื“ื“ื™ืŸ ื–ื” ืืช ื–ื” ื‘ื”ืœื›ื” ืžืฆื˜ืจืคื™ืŸ ืœื”ื™ื•ืช ืฉืœืฉื”:
Pour former trois.
๐Ÿ’ก Explication

Mรชme figure que dans le segment prรฉcรฉdent, transposรฉe au zimmun de trois : une rรฉalitรฉ sainte proposรฉe comme troisiรจme, puis la mรชme objection de Rav Nahman. Le Chabbat ne se compte pas parmi des hommes.

La reformulation remplace le jour par une qualitรฉ humaine : deux maรฎtres qui s'aiguisent mutuellement dans la halakha valent trois. Les deux rรฉpliques finales, oรน chacun dรฉsigne l'autre comme exemple, donnent ร  l'enseignement sa mesure concrรจte.

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ืืžืจ ืจื‘ื™ ื™ื•ื—ื ืŸ: ืงื˜ืŸ ืคื•ืจื— โ€” ืžื–ืžื ื™ืŸ ืขืœื™ื•. ืชื ื™ื ื ืžื™ ื”ื›ื™: ืงื˜ืŸ ืฉื”ื‘ื™ื ืฉืชื™ ืฉืขืจื•ืช โ€” ืžื–ืžื ื™ืŸ ืขืœื™ื•, ื•ืฉืœื ื”ื‘ื™ื ืฉืชื™ ืฉืขืจื•ืช โ€” ืื™ืŸ ืžื–ืžื ื™ืŸ ืขืœื™ื•, ื•ืื™ืŸ ืžื“ืงื“ืงื™ืŸ ื‘ืงื˜ืŸ. ื”ื ื’ื•ืคื ืงืฉื™ื, ืืžืจืช: ื”ื‘ื™ื ืฉืชื™ ืฉืขืจื•ืช โ€” ืื™ืŸ, ืœื ื”ื‘ื™ื โ€” ืœื. ื•ื”ื“ืจ ืชื ื™ ืื™ืŸ ืžื“ืงื“ืงื™ืŸ ื‘ืงื˜ืŸ. ืœืืชื•ื™ื™ ืžืื™? ืœืื•

Rabbi Yo'hanan dit : un katan poreah, on l'inclut dans le zimmun. Il a รฉgalement รฉtรฉ enseignรฉ ainsi : un mineur qui a produit deux poils, on l'inclut dans le zimmun ; celui qui n'a pas produit deux poils, on ne l'inclut pas dans le zimmun ; et on ne se montre pas pointilleux avec un mineur.

Cette baraita se contredit elle-mรชme : tu as dit โ€” il a produit deux poils, oui ; il n'a pas produit, non โ€” puis tu enseignes qu'on ne se montre pas pointilleux avec un mineur. Qu'est-ce que cela vient inclure ?

N'est-ce pas

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืงื˜ืŸ ืคื•ืจื— ืฉื”ื‘ื™ื ืกื™ืžื ื™ื ื•ืœื ื‘ื ืœื›ืœืœ ืฉื ื™ื•:
Celui qui a produit les signes sans avoir atteint l'รขge requis.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ืงื˜ืŸ ืคื•ืจื— ืžื–ืžื ื™ืŸ ืขืœื™ื• ืคืจืฉ"ื™ ืฉื”ื‘ื™ื ืฉืชื™ ืฉืขืจื•ืช ื•ืขื“ื™ื™ืŸ ืœื ื”ื’ื™ืข ืœื™"ื’ ืฉื ื” ื•ื™ื•ื ืื—ื“ ื•ืœื ื ื”ื™ืจื ื“ื"ื› ืืžืื™ ืืžืจ ื‘ืกืžื•ืš ืœืืชื•ื™ื™ ืงื˜ืŸ ืคื•ืจื— ื”ื™ื™ื ื• ืฉื”ื‘ื™ื ืฉืชื™ ืฉืขืจื•ืช ื“ืงืชื ื™ ื‘ื‘ืจื™ื™ืชื ื‘ื”ื“ื™ื ืข"ื› ืคืจ"ื— ืงื˜ืŸ ืคื•ืจื— ื‘ืชื•ืš ื™"ื’ ืฉื ื” ื•ืขื“ื™ื™ืŸ ืœื ื”ื‘ื™ื ืฉืชื™ ืฉืขืจื•ืช ื™ื“ื•ืขื•ืช ืฉืื™ื ืŸ ื’ื“ื•ืœื•ืช ื›ื“ื™ ืœื›ื•ืฃ ืจืืฉืŸ ืœืขื™ืงืจืŸ ืฉื›ืŸ ื”ื•ื ืฉื™ืขื•ืจื ื•ืœื”ื›ื™ ืงืจื™ ืœื™ื” ืคื•ืจื— ืฉืคืจื—ื• ื•ืฆืžื—ื• ื‘ื• ืฉืขืจื•ืช ืื‘ืœ ืื™ื ืŸ ื’ื“ื•ืœื•ืช ื›ืœ ื”ืฉื™ืขื•ืจ ื•ื”ืฉืชื ื”"ืค ืืžืจืช ื”ื‘ื™ื ื“ืžืฉืžืข ื”ื‘ื™ื ื“ื•ืงื ื•ื”ื“ืจ ืงืชื ื™ ืื™ืŸ ืžื“ืงื“ืงื™ืŸ ื‘ืงื˜ืŸ ื“ืžืฉืžืข ืืคื™ืœื• ืœื ื”ื‘ื™ื ืืœื ืฉ"ืž ืœืืชื•ื™ื™ ืงื˜ืŸ ืคื•ืจื— ื•ืืชื™ ืกื™ืคื ืœื’ืœื•ื™ื™ ืจื™ืฉื ื“ืžื” ืฉื”ื•ื ืื•ืžืจ ื‘ืจื™ืฉื ื”ื‘ื™ื ืฉืชื™ ืฉืขืจื•ืช ื”ื™ื™ื ื• ืคื•ืจื—ื•ืช ืฉืื™ื ืŸ ืฉืขืจื•ืช ืžืžืฉ ื•ื›ื“ืคื™ืจืฉ ืฉื ื›ื ืก ื‘ืชื•ืš ื™"ื’ ืฉื ื” ื•ื"ืช ื•ื”ื ืืžืจื™ื ืŸ ืœืขื™ืœ ืงื˜ืŸ ื”ืžื•ื˜ืœ ื‘ืขืจื™ืกื” ืขื•ืฉื™ืŸ ืื•ืชื• ืกื ื™ืฃ ื•ื™"ืœ ื“ื”ืชื ืื™ื™ืจื™ ื‘ืขืฉืจื” ื•ื”ื›ื ืžื™ื™ืจื™ ื‘ืฉืœืฉื” ืื• ืฉืžื ืคืœื™ื’ื™ ืื”ื“ื“ื™:
Rachi a expliquรฉ : celui qui a produit deux poils sans avoir encore atteint treize ans et un jour. Cela ne paraรฎt pas juste, car s'il en รฉtait ainsi, pourquoi dirait-on plus loin que cela vient inclure le katan poreah, puisque ce serait celui qui a produit deux poils, ce que la baraita รฉnonce dรฉjร  explicitement ? C'est pourquoi Rabbenou Hananel a expliquรฉ : un katan poreah est celui qui est dans sa treiziรจme annรฉe et n'a pas encore produit deux poils avรฉrรฉs, c'est-ร -dire assez longs pour qu'on puisse en rabattre l'extrรฉmitรฉ sur la racine, telle รฉtant leur mesure ; on l'appelle poreah parce que des poils ont poussรฉ et commencรฉ ร  croรฎtre en lui sans atteindre toute la mesure. Dรจs lors, voici le sens : tu as dit ยซ il a produit ยป, ce qui indique ยซ il a produit ยป prรฉcisรฉment, puis on enseigne ยซ on ne se montre pas pointilleux avec un mineur ยป, ce qui indique mรชme s'il n'a pas produit ; il faut donc en conclure que cela vient inclure le katan poreah, et que la fin dรฉvoile le dรฉbut : ce qui est dit au dรฉbut, ยซ il a produit deux poils ยป, vise des poils naissants qui ne sont pas de vรฉritables poils, selon l'explication de celui qui est entrรฉ dans sa treiziรจme annรฉe. Et si tu dis : n'avons-nous pas dit plus haut qu'un mineur couchรฉ dans son berceau, on en fait un appoint ? On peut rรฉpondre que lร -bas il s'agit de dix et ici de trois, ou bien que les deux enseignements se contestent peut-รชtre l'un l'autre.
๐Ÿ’ก Explication

Le katan poreah est un mineur chez qui les signes de pubertรฉ apparaissent avant l'รขge. Rabbi Yo'hanan l'admet au zimmun, et la baraita apportรฉe en appui semble se contredire : elle exige les deux poils, puis ajoute qu'on ne se montre pas pointilleux avec un mineur.

Toute la question est de savoir ce que cette derniรจre clause vient inclure. Rachi et Rabbenou Hananel rรฉpondent diffรฉremment, selon qu'ils placent le katan poreah du cรดtรฉ des poils prรฉsents mais de l'รขge insuffisant, ou du cรดtรฉ de l'รขge atteint mais des poils encore trop courts. Le daf s'interrompt avant la rรฉponse, sur le mot lav, n'est-ce pas.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Qu'est-ce qu'un katan poreah ? Deux lectures La contradiction interne de la baraita Il a produit deux poils, oui - il n'a pas produit, non. Puis : on ne se montre pas pointilleux avec un mineur. Rachi Il a bien produit les deux poils, mais n'a pas atteint treize ans et un jour. Objection des Tossefot : ce serait dรฉjร  dit dans la baraita elle-mรชme. Rabbenou Hananel Il est dans sa treiziรจme annรฉe, et ses poils ont poussรฉ sans atteindre la mesure requise. La fin de la baraita รฉclaire son dรฉbut : les poils du dรฉbut sont naissants. Le daf s'interrompt sur le mot lav - n'est-ce pas - et la suite se lit au feuillet suivant.
Les deux dรฉfinitions du katan poreah et la contradiction interne de la baraita.
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Texte hรฉbreu et aramรฉen vocalisรฉ : รฉdition numรฉrique William Davidson du Talmud Koren Noรฉ, via Sefaria (licence CC BY-NC). Traduction franรงaise, notes et schรฉmas : Chiourim BA (licence CC BY 4.0).