Chagigah 11a — Le dernier cheveu de la me'ila, et le point non écrit des cinq domaines qui ont sur quoi s'appuyer

Chagigah 11a

Sougya : Le folio ferme la sougya ouverte en 10b sur les hilkhot me'ila, que la michna range parmi les montagnes suspendues à un cheveu. La Guemara écarte deux lectures de la michna de la me'ila, celle du guizbar et celle de la pierre bâtie dans la maison, et retient celle de Rava, où l'envoyé est tenu pour une me'ila alors qu'il ignorait tout.

Un Tana précise ensuite le rapport entre le texte écrit et le nombre des règles pour les nega'im et pour les ohalot, avec sa conséquence pratique : chercher dans les versets où chercher dans la michna. La suite passe en revue les domaines dont la michna dit qu'ils ont sur quoi s'appuyer, et dégage pour chacun le point précis qui n'est pas écrit : nefech tahat nefech entendu comme une somme d'argent chez Rabbi, le transport du sang parmi les services, la mesure du mikve, la mesure d'une lentille pour le cherets.

Le folio s'arrête au seuil des arayot, dont la réponse se donne en 11b.

Hilkhot me'ila : trois lectures de la michna, un seul cheveu Lecture 1 le guizbar trésorier du hekdech La michna parle du trésorier à qui les pierres consacrées ont été confiées. Où qu'elle repose, la pierre repose déjà dans son domaine ; la prendre ne la fait donc pas sortir de la main du hekdech. Règle limpide lecture écartée Lecture 2 la pierre bâtie dans la maison Il n'y a me'ila qu'après avoir habité dessous pour la valeur d'une perouta. Objection : le chinouy de la taille et de la pose a déjà fait acquérir la pierre. Réponse de Rav : elle bouche une lucarne, sans chinouy. Règle limpide lecture écartée Lecture 3 celle de Rava l'envoyé et les pièces Le maître de maison s'est souvenu que les pièces étaient consacrées ; l'envoyé, lui, n'en a jamais rien su et il commet pourtant la me'ila. Celui qui dépense des pièces du hekdech, lui, savait et devait vérifier. Le cheveu hararin ha-teluyin be-sa'ara Rachi : l'appui est mince car ce cas touche presque à la contrainte plutôt qu'à la simple inadvertance.
Les trois lectures de la michna de la me'ila et le point que la Guemara retient.
Ils ont sur quoi s'appuyer : le point non écrit, domaine par domaine Domaine Ce qui est bien écrit Le point non écrit Son appui dans le verset Dinin Les lois civiles de Michpatim, énoncées en détail nefech tahat nefech vaut une somme d'argent, contre une vie réelle (Rabbi) netina dite plus bas, netina dite plus haut : guezera chava, Chemot 21 Avodot Chehita, kabbala du sang, zerika sur l'autel La holakha, transport du sang, tient rang de service à part entière ve-hikrivo, la kabbala, énoncée dans le langage de la holakha Taharot ve-rahats et bessaro ba-mayim : il baignera sa chair dans l'eau La mesure du mikve : quarante sea et kol bessaro : une eau où tout le corps entre, soit 1 x 1 sur 3 amot Toum'ot L'impureté transmise par le contact d'un cherets La mesure de contact : le volume d'une lentille bahem et mehem : une partie qui vaut le tout Arayot La liste des unions interdites, Vayikra 18 La question s'ouvre à la dernière ligne du folio La réponse se donne en 11b Chaque fois la Guemara objecte : cela est écrit. Chaque fois elle répond en isolant le détail que le verset ne dit pas.
Les domaines qui ont sur quoi s'appuyer, et le détail précis qui n'est pas écrit.
Nega'im et ohalot : où chercher quand un doute se lève Nega'im plaies de lèpre, Vayikra 13 et 14 mikra merouba : beaucoup de verset halakhot mou'atot : peu de règles Ohalot impureté du mort sous une tente mikra mou'at : peu de verset halakhot meroubot : beaucoup de règles Un doute dans les nega'im : examine les versets Un doute dans les ohalot : examine la michna Telle est la nafka mina : la formule de la baraita indique à l'étudiant vers quel corpus se tourner.
Le rapport entre le texte et le nombre des règles, et sa conséquence pratique.
1
בְּגִזְבָּר הַמְּסוּרוֹת לוֹ אַבְנֵי בִנְיָן עָסְקִינַן, דְּכָל הֵיכָא דְּמִנְחָה — בִּרְשׁוּתָא דִּידֵיהּ מִנְחָה.

Nous traitons du guizbar, le trésorier auquel les pierres de construction ont été confiées, car partout où elle est posée, elle est posée dans son domaine.

📜 Rachi (1)
דְּכָל הֵיכָא דְּמִנְחָה אֲפִילּוּ מִקַּמֵּי הָכִי בִּרְשׁוּתֵיהּ מִנְחָה הִלְכָּךְ כָּל כַּמָּה שֶׁנְּטָלָהּ לָא שְׁנִיָּיה מִידִי דְּתִיפּוֹק מִידָּא דְּהֶקְדֵּשׁ:
« Car partout où elle est posée » — déjà auparavant elle était posée dans son domaine ; donc, tant qu'il n'a fait que la prendre, rien n'a changé qui la ferait sortir de la main du hekdech.
🗂️ Tossefot (1)
בְּגִזְבָּר הַמְּסוּרוֹת לוֹ. וַאֲפִילּוּ לָמֶ"ד שְׁלִיחוּת יָד אֵין צְרִיכָה חֶסְרוֹן הָכָא שָׁאנֵי דְּכָל הֵיכָא דְּאִיתָא בֵּי גַּזָּא דְּמַלְכָּא קָאֵי:
« Du trésorier auquel elles ont été confiées » — et même selon celui qui soutient que le chelihout yad, le détournement par le dépositaire, n'exige pas de perte matérielle, ici c'est différent : partout où elle se trouve, elle demeure dans le trésor du roi.
💡 Explication

La michna de la me'ila enseigne que celui qui prend une pierre ou une poutre consacrée n'a pas encore commis de détournement, tandis qu'en la remettant à un autre il en commet un. La Guemara répond que la michna parle du guizbar, le trésorier du hekdech à qui ces pierres ont été confiées : où qu'elle repose, la pierre repose déjà dans son domaine, de sorte que la prendre ne la fait pas sortir de la main du consacré.

Sur cette lecture la règle se comprend d'elle-même, et l'expression de la michna, montagnes suspendues à un cheveu, reste sans emploi. La Guemara va donc chercher ailleurs le point qui tient à si peu.

2
אֶלָּא מִסֵּיפָא: בְּנָאָהּ בְּתוֹךְ בֵּיתוֹ — הֲרֵי זֶה לֹא מָעַל עַד שֶׁיָּדוּר תַּחְתֶּיהָ בְּשָׁוֶה פְּרוּטָה. מִכְּדֵי שִׁנּוּיֵי שְׁנִיָּיה, מַה לִי דָּר וּמַה לִי לָא דָּר, הַיְינוּ כַּהֲרָרִין הַתְּלוּיִין בִּשְׂעָרָה?

Plutôt, [c'est] de la fin [de la michna] : s'il l'a bâtie dans sa maison, il n'a pas commis de me'ila tant qu'il n'a pas habité dessous pour la valeur d'une perouta. Or il l'a bien modifiée : que m'importe qu'il ait habité et que m'importe qu'il n'ait pas habité ?

Voilà bien « comme des montagnes suspendues à un cheveu ».

📜 Rachi (1)
שִׁנּוּיֵי שְׁנִיָּיה כְּשֶׁקְּבָעָהּ בְּבִנְיַן וְקַנְייֵהּ בְּשִׁנּוּי שֶׁמְּסַתְּתָהּ וְקוֹבְעָהּ:
« Il l'a bien modifiée » — quand il l'a fixée dans la construction : il l'a acquise par le changement, puisqu'il la taille et la scelle.
🗂️ Tossefot (1)
עַד שֶׁיָּדוּר תַּחְתֶּיהָ בְּשָׁוֶה פְּרוּטָה. וְלָא נָפְקָא לְחֻולִּין רַק אוֹתָהּ פְּרוּטָה וְכֵן גָּרְסִינַן בַּעֲרָכִין (דַּף כא. וְשָׁם) וְכֵיוָן דְּדָר בֵּיהּ נָפֵיק (בֵּיהּ) שָׂכָר לְחֻולִּין וְגַם רַשִׁ"י פֵּירֵשׁ כֵּן דְּדַוְקָא שָׂכָר וְלָא כּוֹלָּא בֵּיתָא וְכֵן פִּי' הר"י הַהִיא דְּהַמַּשְׁאִיל קַרְדֹּום שֶׁל הֶקְדֵּשׁ לַחֲבֵרוֹ בָּקַע בּוֹ וְחָזַר חֲבֵרוֹ וּבָקַע בּוֹ כֻּולָּן מָעֲלוּ וְהֵיכִי דָּמֵי הָא תְּנַן אֵין מוֹעֵל אַחַר מוֹעֵל אֶלָּא בְּהֵמָה וּכְלִי שָׁרֵת אֶלָּא וַדַּאי בְּגִזְבָּר הַמְּסוּרוֹת לוֹ קַרְדֻּומּוֹת שֶׁל הֶקְדֵּשׁ וְלֹא מְכַוֵּין לְהוֹצִיאָן לְחֻולִּין רַק כְּנֶגֶד בְּקוּעָה לְפִיכָךְ כֻּולָּן מָעֲלוּ וּבְקִדּוּשִׁין פ"ב (דַּף נה. בד"ה אֵין) וּבִמְנָחוֹת פֶּרֶק הַמְּנָחוֹת וְהַנְּסָכִים (מְנָחוֹת דַּף קא. בד"ה אע"ג) פֵּירַשְׁתִּי:
« Tant qu'il n'a pas habité dessous pour la valeur d'une perouta » — et seule cette perouta sort vers le profane. Telle est aussi notre leçon dans Arakhin (21a) : puisqu'il y a habité, le loyer sort vers le profane. Rachi explique de même que cela vise le loyer et non la maison entière. Le Ri explique pareillement le cas de celui qui prête à son compagnon une hache du hekdech : il a fendu avec, puis son compagnon a fendu avec, et tous ont commis me'ila. Comment cela, alors que nous avons appris qu'il n'y a pas de me'ila après me'ila sinon pour une bête et pour les ustensiles du service ? Il s'agit nécessairement d'un trésorier à qui les haches du hekdech ont été confiées, et qui n'a l'intention de les faire sortir vers le profane qu'à hauteur de ce qu'il fend ; c'est pourquoi tous ont commis me'ila. Je l'ai expliqué dans Kiddouchin, chapitre 2 (55a, s.v. ein), et dans Menahot, chapitre HaMenahot veha-Nessakhim (101a, s.v. af al gav).
💡 Explication

La Guemara se reporte à la suite de la même michna. Une fois la pierre taillée et scellée dans le mur, elle a subi un chinouy, un changement qui fait acquérir l'objet à celui qui l'a opéré. La me'ila devrait donc être consommée dès la construction.

La michna, elle, attend que l'homme ait tiré de la pierre un bénéfice d'une perouta en habitant sous elle. Ce décalage entre ce que le raisonnement attend et ce que la michna énonce serait le fameux cheveu.

3
וּמַאי קֻושְׁיָא? דִּלְמָא לְכִדְרַב. דְּאָמַר רַב: כְּגוֹן שֶׁהִנִּיחָהּ עַל פִּי אֲרֻובָּה. אִי דָּר בֵּיהּ — אִין, לָא דָּר בֵּיהּ — לֹא.

Et où est la difficulté ? Peut-être [la michna se comprend-elle] selon Rav, qui a dit : par exemple lorsqu'il l'a posée sur l'ouverture d'une lucarne.

S'il y a habité, oui ; s'il n'y a pas habité, non.

📜 Rachi (1)
שֶׁהִנִּיחָהּ ע"פ אֲרֻובָּה לִפְקֹוק הָאֲרֻובָּה וְכָל שָׁעָה שֶׁיִּרְצֶה נוֹטְלָהּ וְלָא שְׁנִיָּיה מִידִי:
« Qu'il l'a posée sur l'ouverture de la lucarne » — pour boucher la lucarne, et à tout moment qu'il le veut il la reprend ; il ne l'a donc modifiée en rien.
💡 Explication

Rav lit la michna dans un cas où la pierre n'a subi aucun chinouy : elle est simplement posée sur une arouba, une lucarne, pour la boucher, et le propriétaire peut la retirer quand il veut. Rien n'a été fait sur la pierre elle-même.

Le seul bénéfice possible vient alors de l'habitation sous le toit ainsi fermé. La michna devient limpide et cesse de tenir à un cheveu.

4
אֶלָּא לְעוֹלָם כִּדְרָבָא. וּדְקָא קַשְׁיָא לָךְ: מִידֵּי דְּהָוֵה אַמּוֹצִיא מְעוֹת הֶקְדֵּשׁ לְחֻולִּין, הָתָם מִידָּע יָדַע דְּאִיכָּא זוּזֵי דְהֶקְדֵּשׁ, אִיבַּעְיָא לֵיהּ לְעַיּוֹנֵי. הָכָא מִי יָדַע! הַייְנוּ כַּהֲרָרִין הַתְּלוּיִין בִּשְׂעָרָה.

Plutôt, il s'agit en vérité de ce qu'a dit Rava. Et quant à la difficulté que tu soulevais — il devrait en aller comme pour celui qui dépense des pièces du hekdech pour le profane — là-bas il savait bien qu'il y avait des pièces du hekdech, et il lui incombait d'examiner ; ici, savait-il ?

Voilà bien « comme des montagnes suspendues à un cheveu ».

📜 Rachi (2)
כִּדְרָבָא נִזְכַּר בַּעַל הַבַּיִת כו:
« Selon Rava » — le maître de maison s'est souvenu, etc.
הַייְנוּ כַּהֲרָרִין הַתְּלוּיִין בִּשְׂעָרָה בִּסְמִיכָה מוּעֶטֶת מִדְּמֵינַן לָהּ לְמוֹצִיא מְעוֹת הֶקְדֵּשׁ לְחֻולִּין שֶׁהֲרֵי קָרוֹב הוּא לְאוֹנֵס יוֹתֵר מִן הַשּׁוֹגֵג:
« Voilà bien comme des montagnes suspendues à un cheveu » — c'est sur un appui minime que nous l'assimilons à celui qui dépense des pièces du hekdech pour le profane, car ce cas-ci est plus proche de la contrainte que de l'inadvertance.
💡 Explication

Le cas de Rava est celui de l'envoyé : le maître de maison lui remet une pièce pour un achat, puis se souvient qu'elle était consacrée, alors que l'envoyé continue sans rien savoir. La me'ila retombe sur l'envoyé.

On avait objecté que cette règle ressemble à celle de celui qui dépense des pièces du hekdech pour le profane, laquelle est admise sans difficulté. La Guemara sépare les deux : dans ce dernier cas, l'homme savait que des pièces consacrées se trouvaient parmi les siennes et devait vérifier avant de payer. L'envoyé, lui, n'avait aucun motif de soupçonner quoi que ce soit.

Rachi tire la conclusion : le rapprochement entre les deux cas tient à un appui très mince, puisque l'envoyé se trouve plus près de la contrainte, l'onès, que de l'inadvertance, le choguègue. Voilà le cheveu auquel pend la montagne.

🖼️ Schéma
Hilkhot me'ila : trois lectures de la michna, un seul cheveu Lecture 1 le guizbar trésorier du hekdech La michna parle du trésorier à qui les pierres consacrées ont été confiées. Où qu'elle repose, la pierre repose déjà dans son domaine ; la prendre ne la fait donc pas sortir de la main du hekdech. Règle limpide lecture écartée Lecture 2 la pierre bâtie dans la maison Il n'y a me'ila qu'après avoir habité dessous pour la valeur d'une perouta. Objection : le chinouy de la taille et de la pose a déjà fait acquérir la pierre. Réponse de Rav : elle bouche une lucarne, sans chinouy. Règle limpide lecture écartée Lecture 3 celle de Rava l'envoyé et les pièces Le maître de maison s'est souvenu que les pièces étaient consacrées ; l'envoyé, lui, n'en a jamais rien su et il commet pourtant la me'ila. Celui qui dépense des pièces du hekdech, lui, savait et devait vérifier. Le cheveu hararin ha-teluyin be-sa'ara Rachi : l'appui est mince car ce cas touche presque à la contrainte plutôt qu'à la simple inadvertance.
Les trois lectures de la michna de la me'ila et le point que la Guemara retient.
5
מִקְרָא מוּעָט וַהֲלָכוֹת מְרֻובּוֹת. תְּנָא: נְגָעִים וַאֲהָלוֹת, מִקְרָא מוּעָט וַהֲלָכוֹת מְרֻובּוֹת. נְגָעִים מִקְרָא מוּעָט? נְגָעִים מִקְרָא מְרֻובֶּה הוּא! אָמַר רַב פָּפָּא, הָכִי קָאָמַר: נְגָעִים — מִקְרָא מְרֻובֶּה וַהֲלָכוֹת מוּעָטוֹת, אֹהָלוֹת — מִקְרָא מוּעָט וַהֲלָכוֹת מְרֻובּוֹת.

« Peu de verset et des halakhot nombreuses. » Un Tana a enseigné : les nega'im et les ohalot, peu de verset et des halakhot nombreuses. Les nega'im, peu de verset ?

Les nega'im sont beaucoup de verset ! Rav Papa a dit : voici ce qu'il veut dire — les nega'im, beaucoup de verset et peu de halakhot ; les ohalot, peu de verset et des halakhot nombreuses.

💡 Explication

La michna avait défini les montagnes suspendues à un cheveu par la formule mikra mou'at ve-halakhot meroubot : peu de texte écrit, beaucoup de règles transmises. Une baraita applique la même formule aux nega'im, les plaies de lèpre, et aux ohalot, l'impureté transmise sous une tente où gît un mort.

L'objection est immédiate : les nega'im occupent deux chapitres entiers de Vayikra. Rav Papa redistribue donc la phrase : la baraita assigne un couple différent à chacun des deux domaines, et la formule complète de la michna ne vaut que pour les ohalot.

6
וּמַאי נָפְקָא מִינַּהּ? אִי מִסְתַּפְּקָא לָךְ מִילְּתָא בִּנְגָעִים — עַייֵּן בִּקְרָאֵי, וְאִי מִסְתַּפְּקָא לָךְ מִילְּתָא בְּאֹהָלוֹת — עַיֵּין בְּמַתְנִיתִין.

Et quelle en est la conséquence pratique ? Si une chose te reste douteuse dans les nega'im, examine les versets ; et si une chose te reste douteuse dans les ohalot, examine la michna.

💡 Explication

La distinction de Rav Papa reçoit une portée concrète, une nafka mina. Le rapport entre le texte et le nombre des règles indique à l'étudiant où se trouve la réponse à sa question.

Pour les nega'im, le détail est dans le texte écrit. Pour les ohalot, il est dans la michna, puisque les versets y disent peu.

🖼️ Schéma
Nega'im et ohalot : où chercher quand un doute se lève Nega'im plaies de lèpre, Vayikra 13 et 14 mikra merouba : beaucoup de verset halakhot mou'atot : peu de règles Ohalot impureté du mort sous une tente mikra mou'at : peu de verset halakhot meroubot : beaucoup de règles Un doute dans les nega'im : examine les versets Un doute dans les ohalot : examine la michna Telle est la nafka mina : la formule de la baraita indique à l'étudiant vers quel corpus se tourner.
Le rapport entre le texte et le nombre des règles, et sa conséquence pratique.
7
דִּינִין. מִיכְתָּב כְּתִיבָן! לֹא נִצְרְכָה אֶלָּא לְכִדְרַבִּי.

« Les dinin. » Mais ils sont écrits ! Cela n'était nécessaire que pour l'enseignement de Rabbi.

📜 Rachi (2)
דִּינִין מִיכְתָּב כְּתִיבָן מְפֹורָשִׁין יָפֶה וּמַתְנִיתִין קָתָנֵי יֵשׁ לָהֶן סְמִיכָה מַשְׁמַע שֶׁאֵינָן מְפֹורָשִׁין:
« Les dinin, mais ils sont écrits » — ils sont bien explicites, alors que notre michna enseigne qu'« ils ont sur quoi s'appuyer », ce qui implique qu'ils ne sont pas explicites.
לָא נִצְרְכָא כו' כְּלוֹמַר יֵשׁ בָּהֶן דְּבָרִים שֶׁאֵינָן מְפֹורָשִׁין בְּפֵירוּשׁ כְּגוֹן זֶה וְכַיּוֹצֵא בָּהּ:
« Cela n'était nécessaire, etc. » — c'est-à-dire qu'il s'y trouve des points qui ne sont pas énoncés explicitement, comme celui-ci et ses semblables.
💡 Explication

La michna range les dinin, les lois civiles, parmi les domaines qui ont sur quoi s'appuyer. La formule suppose que la matière n'est pas dite en toutes lettres, alors que les lois civiles remplissent la parachat Michpatim.

La Guemara répond que la michna vise un point précis à l'intérieur de ces lois, celui que Rabbi tire par une guezera chava et que le verset ne formule pas.

8
דְּתַנְיָא, רַבִּי אוֹמֵר: ״נֶפֶשׁ תַּחַת נָפֶשׁ״ — מָמוֹן. אַתָּה אוֹמֵר מָמוֹן, אוֹ אֵינוֹ אֶלָּא נֶפֶשׁ מַמָּשׁ? נֶאֶמְרָה נְתִינָה לְמַטָּה. וְנֶאֶמְרָה נְתִינָה לְמַעְלָה. מַה לְהַלָּן — מָמוֹן, אַף כָּאן — מָמוֹן.

Car il a été enseigné : Rabbi dit : « une vie pour une vie » — c'est de l'argent. Tu dis de l'argent, ou peut-être s'agit-il d'une vie réelle ?

Le terme « donner » est employé plus bas, et le terme « donner » est employé plus haut : de même que là-haut il s'agit d'argent, de même ici il s'agit d'argent.

📜 Rachi (3)
דִּכְתִיב נֶפֶשׁ תַּחַת נָפֶשׁ אִם אָסוֹן יִהְיֶה שֶׁמֵּתָה הָאִשָּׁה יִתֵּן מָמוֹן דְּמֵי הָאִשָּׁה לְיוֹרְשֶׁיהָ שֶׁאֵין עָלֶיהָ חִיּוּב מִיתָה שֶׁלֹּא נִתְכַּוֵּון לָהּ אֶלָּא לַחֲבֵרוֹ נִתְכַּווֵּן דִּכְתִיב וְכִי יִנָּצוּ אֲנָשִׁים יַחְדָּיו קָסָבַר רַבִּי נִתְכַּוֵּון לַהֲרֹוג אֶת זֶה וְהָרַג אֶת זֶה פָּטוּר מִמִּיתָה וּמְשַׁלֵּם מָמוֹן:
« Car il est écrit : une vie pour une vie » — si un malheur survient, c'est-à-dire que la femme est morte, il donne de l'argent, la valeur de la femme, à ses héritiers ; car elle n'entraîne pas pour lui de peine de mort, puisqu'il ne la visait pas mais visait son compagnon, ainsi qu'il est écrit « et si des hommes se querellent ensemble ». Rabbi tient que celui qui a visé à tuer celui-ci et a tué celui-là est exempt de la mort et paie de l'argent.
נְתִינָה לְמַעְלָה לְעִנְיַן דְּמֵי ווְלָדוֹת כְּתִיב וְנָתַן בַּפְּלִילִים (שְׁמוֹת כא):
« Le terme donner plus haut » — à propos du prix des enfants il est écrit « et il donnera selon les juges » (Chemot 21).
נְתִינָה לְמַטָּה וְנָתַתָּה נֶפֶשׁ תַּחַת נֶפֶשׁ מָמוֹן וּמַאי נֶפֶשׁ דְּמֵי הַנֶּפֶשׁ:
« Le terme donner plus bas » — « et tu donneras une vie pour une vie » : de l'argent ; et qu'est-ce qu'« une vie » ? La valeur de la vie.
💡 Explication

Le verset traite de deux hommes qui se battent et heurtent une femme enceinte. S'il n'y a pas de malheur, l'auteur paie le prix des enfants perdus, « il donnera selon les juges » ; s'il y a un malheur, « tu donneras une vie pour une vie ».

Rabbi lit ces deux emplois du même verbe comme une guezera chava : puisque le premier « donner » désigne une somme d'argent, le second la désigne aussi. « Une vie pour une vie » signifie donc la valeur de la vie, versée aux héritiers.

Cette lecture suppose, comme l'explique Rachi, que celui qui visait un homme et en a tué un autre est exempt de la peine capitale et paie. Le résultat est une halakha qui s'appuie sur le verset sans y être écrite.

9
עֲבוֹדוֹת. מִיכְתָּב כְּתִיבָן! לֹא נִצְרְכָה אֶלָּא לְהוֹלָכַת הַדָּם. דְּתַנְיָא: ״וְהִקְרִיבוּ״, זוֹ קַבָּלַת הַדָּם.

« Les avodot. » Mais elles sont écrites ! Cela n'était nécessaire que pour le transport du sang.

Car il a été enseigné : « et ils offriront » — c'est la réception du sang.

📜 Rachi (1)
וְהִקְרִיבוּ זוֹ קַבָּלַת הַדָּם אע"פ שֶׁהוּא לְשׁוֹן הוֹלָכָה. אֵינָהּ אֶלָּא קַבָּלָה שֶׁהֲרֵי לְאַחַר שְׁחִיטָה נִכְתְּבָה וְאֵין הוֹלָכָה אֶלָּא אִם כֵּן קִיבֵּל הַדָּם:
« Et ils offriront, c'est la réception du sang » — bien que le terme exprime le transport, il ne désigne ici que la réception, car le verset est écrit après l'abattage, et il n'y a pas de transport sans avoir d'abord reçu le sang.
🗂️ Tossefot (2)
לָא נִצְרְכָא אֶלָּא לְכִדְרַבִּי דְּתַנְיָא וְנָתַתָּה נֶפֶשׁ תַּחַת נֶפֶשׁ מָמוֹן. וְרַבִּי יוֹחָנָן דְּאָמַר חַייָּבֵי מִיתוֹת שׁוֹגְגִין פְּטוּרִין מִן הַתַּשְׁלוּמִין מוּקִי לָהּ לְאִידָךְ דְּרַבִּי דְּתַנְיָא וְנָתַתָּ עַיִן תַּחַת עַיִן דְּלָא פְּלִיג אַסְּתַם מִשְׁנָה דְּהָכָא:
« Cela n'était nécessaire que pour l'enseignement de Rabbi, car il a été enseigné : et tu donneras une vie pour une vie, de l'argent. » Et Rabbi Yo'hanan, qui soutient que ceux qui encourent la mort pour un acte commis par inadvertance sont exempts du paiement, rapporte la michna à l'autre enseignement de Rabbi, celui où il a été enseigné : « et tu donneras un œil pour un œil », afin de ne pas se trouver en désaccord avec la michna anonyme qui figure ici.
וְהִקְרִיבוּ זוֹ קַבָּלַת הַדָּם. וּבְהוֹלָכָה לָא מוֹקְמִינַן לֵיהּ כִּפְשָׁטָא דִּקְרָא דְּהָא בָּתַר שְׁחִיטָה כְּתִיב וְקַבָּלָה הָיָה מִיָּד וְהַיְינוּ עֲבוֹדָה רִאשׁוֹנָה כָּךְ פרש"י אַךְ לֹא מַשְׁמַע לִי דְּהָכִי נָמֵי וְזָרְקוּ כְּתִיב בָּתְרֵיהּ וְהוֹלָכָה מִקַּמֵּי זְרִיקָה הָוֵי מִיָּד לְאַפּוֹקֵי קַבָּלָה דְּהוֹלָכָה בֵּינְתַיִים וְעוֹד קָשֶׁה לר"י דְּאָמְרִי' שִׁילְהֵי פ"ק דִּזְבָחִים (דַּף יג.) וְהִקְרִיבוּ זוֹ קַבָּלָה אַתָּה אוֹמֵר זוֹ קַבָּלָה אוֹ אֵינוֹ אֶלָּא זְרִיקָה כְּשֶׁהוּא אוֹמֵר וְזָרְקוּ הֲרֵי זְרִיקָה אָמוּר מַשְׁמַע דַּהֲוָה מוֹקְמִינַן לָהּ בִּזְרִיקָה אִי לָאו דִּכְתִיב קְרָא ואע"ג דְּלָא בָּתַר שְׁחִיטָה הָוְיָא וּמִיהוּ י"ל דְּלָא נִיחָא לֵיהּ לְאוֹקְמֵי קְרָא בְּהוֹלָכָה לְפִי שֶׁאֵינָהּ עֲבוֹדָה חֲשׁוּבָה שֶׁאֶפְשָׁר לְבַטְּלָהּ וְיָכוֹל לִשְׁחֹוט בְּרֹאשׁוֹ שֶׁל מִזְבֵּחַ:
« Et ils offriront, c'est la réception du sang » — et nous ne rapportons pas le verset au transport selon son sens simple, parce qu'il est écrit après l'abattage, que la réception venait aussitôt et qu'elle est le premier service : ainsi a expliqué Rachi. Cela ne me paraît pourtant pas concluant, car « et ils aspergeront » est écrit de même après, et le transport précède immédiatement l'aspersion, à la différence de la réception dont le transport sépare. Autre difficulté pour le Ri : nous disons à la fin du premier chapitre de Zevahim (13a) : « et ils offriront », c'est la réception ; tu dis la réception, ou peut-être l'aspersion ? Quand il dit « et ils aspergeront », l'aspersion est déjà énoncée. Cela implique que nous aurions rapporté le verset à l'aspersion si cet autre verset n'était pas écrit, et ce bien qu'elle ne vienne pas immédiatement après l'abattage. On peut toutefois répondre qu'il lui déplaisait de rapporter le verset au transport, parce que celui-ci compte pour un service de moindre poids, puisqu'on peut le supprimer : on peut abattre au sommet de l'autel.
💡 Explication

Même objection pour les avodot, les services du sacrifice. La Guemara isole la holakha, le transport du sang depuis le lieu de l'abattage jusqu'à l'autel, qui n'est nommée nulle part comme service.

La baraita lit le verset « et les fils d'Aharon, les cohanim, offriront le sang » comme désignant la kabbala, la réception du sang dans le récipient. Rachi en donne la raison : le verset vient après l'abattage, et aucun transport n'est possible avant d'avoir reçu le sang.

10
וְאַפְּקַהּ רַחֲמָנָא בִּלְשׁוֹן הוֹלָכָה, דִּכְתִיב: ״וְהִקְרִיב הַכֹּהֵן אֶת הַכֹּל וְהִקְטִיר הַמִּזְבֵּחָה״, וְאָמַר מַר: זוֹ הוֹלָכַת אֵבָרִים לַכֶּבֶשׁ.

Et la Torah l'a exprimée dans le langage du transport, car il est écrit : « et le cohen offrira le tout et le fera fumer sur l'autel », et le Maître a dit : c'est le transport des membres jusqu'à la rampe.

📜 Rachi (2)
וְהִקְרִיב הַכֹּהֵן אֶת הַכֹּל גַּבֵּי אֵבָרִים כְּתִיב וְהַקֶּרֶב וְהַכְּרָעַיִם יִרְחַץ בַּמָּיִם וְהִקְרִיב הַכֹּהֵן אֶת הַכֹּל וְהִקְטִיר הַמִּזְבֵּחָה:
« Et le cohen offrira le tout » — c'est écrit à propos des membres : « et il lavera dans l'eau les entrailles et les pattes, et le cohen offrira le tout et le fera fumer sur l'autel ».
זוֹ הוֹלָכַת אֵבָרִים לַכֶּבֶשׁ דְּאִילּוּ הַקְטָרָה בְּהֶדְיָא כְּתִיב בִּקְרָא וְהִקְטִיר הַמִּזְבֵּחָה:
« C'est le transport des membres jusqu'à la rampe » — car la combustion est écrite explicitement dans le verset : « et il le fera fumer sur l'autel ».
💡 Explication

La Guemara établit que le verbe « offrir » sert ailleurs à désigner un transport. Dans le verset sur les membres de l'offrande, la combustion est nommée séparément, « et il le fera fumer sur l'autel » ; le mot « offrira » y désigne donc le portage des membres jusqu'au kevech, la rampe de l'autel.

La Torah a ainsi énoncé la kabbala au moyen d'un mot qui dit le transport. Ce choix de vocabulaire est l'appui cherché.

11
לְמֵימְרָא דְּהוֹלָכָה לָא תַּפְּקַהּ מִכְּלַל קַבָּלָה.

C'est dire que le transport ne sort pas du cadre de la réception.

📜 Rachi (1)
לֹא תַּפְּקֵיהּ מִכְּלַל קַבָּלָה לְכָל דְּבָרֶיהָ ואע"ג שֶׁהִיא עֲבוֹדָה שֶׁאֶפְשָׁר לְבַטְּלָהּ שֶׁאִם רָצָה שׁוֹחֵט בְּצַד הַמִּזְבֵּחַ וְזוֹרֵק הֵיכָא דְּלָא בָּטְלָה עֲבוֹדָה הִיא וּמְפַגְּלִין אֶת הַקָּרְבָּן בְּמַחְשַׁבְתָּהּ וּצְרִיכָה כֹּהֵן וּבִגְדֵי כְּהֻונָּה וּפוֹסֵל בָּהּ אוֹנֵן וְיוֹשֵׁב וְעָרֵל:
« Il ne sort pas du cadre de la réception » — pour toutes ses règles. Et bien qu'il soit un service que l'on peut supprimer, puisque celui qui le veut abat à côté de l'autel et asperge, la où on ne l'a pas supprimé il est un service : on rend le sacrifice pigoul par la pensée formée pendant son accomplissement, il requiert un cohen et les vêtements de prêtrise, et il est invalidé par l'onen, par la position assise et par l'incirconcis.
💡 Explication

Puisque la Torah a désigné la kabbala par un mot de transport, les deux actes sont tenus ensemble : la holakha reçoit toutes les règles de la kabbala.

Rachi en donne le détail : elle exige un cohen et les vêtements de prêtrise, une pensée formée pendant son accomplissement rend le sacrifice pigoul, et elle est invalidée par l'onen, par la position assise et par l'arel. Cela vaut même si elle reste une avoda dont on peut se passer en abattant à côté de l'autel : la où elle a lieu, elle est un service plein.

🖼️ Schéma
Les quatre services du sang, et la place de la holakha Chehita abattage Kabbala réception du sang Holakha transport vers l'autel Zerika aspersion Ce qui l'affaiblit On peut la supprimer : qui le veut abat à côté de l'autel et asperge aussitôt. Elle est donc une avoda che-efchar levatla, un service dont on peut se passer. Ce que le verset lui donne La où elle a lieu, elle suit les règles de la kabbala : cohen, vêtements de prêtrise, ma'hchava qui rend pigoul, et invalidation par l'onen, par la position assise, par l'arel. La holakha ne sort pas du cadre de la kabbala : voilà le point que le verset laissait implicite.
Les quatre services du sang et le statut de la holakha.
12
טְהָרוֹת. מִיכְתָּב כְּתִיבָן! לֹא נִצְרְכָה אֶלָּא לְשִׁיעוּר מִקְוֶה דְּלָא כְּתִיבָא, דְּתַנְיָא: ״וְרָחַץ אֶת בְּשָׂרוֹ בַמַּיִם״ — בְּמֵי מִקְוֶה. ״אֶת כָּל בְּשָׂרוֹ״ — מַיִם שֶׁכָּל גּוּפוֹ עוֹלֶה בָּהֶן, וְכַמָּה הֵן — אַמָּה עַל אַמָּה בְּרוּם שָׁלֹשׁ אַמּוֹת. וְשִׁיעֲרוּ חֲכָמִים מֵי מִקְוֶה אַרְבָּעִים סְאָה.

« Les taharot. » Mais elles sont écrites ! Cela n'était nécessaire que pour la mesure du mikvé, qui n'est pas écrite.

Car il a été enseigné : « et il baignera sa chair dans l'eau » — dans l'eau d'un mikvé ; « toute sa chair » — une eau dans laquelle tout son corps entre. Et combien cela fait-il ?

Une amah sur une amah, sur une hauteur de trois amot. Et les sages ont évalué l'eau du mikvé à quarante sea.

📜 Rachi (1)
בְּמַיִם נְקֻודָּתוֹ בְּפַתָּח מַשְׁמַע מַיִם הַמְיֻוחָדִים לְאַפּוֹקֵי שְׁאוּבִין וּמִיהוּ מַיִם חַיִּים לֹא צָרִיךְ מִדִּכְתִיב בְּזָב מַיִם חַיִּים (וַיִּקְרָא טו) מִכְּלָל דִּשְׁאָר טְמֵאִין לָאו מַיִם חַיִּים בָּעוּ וּמִיהוּ בְּמַיִם בְּמַיִם הַמְיֻוחָדִין בְּמִקְוֶה אע"פ שֶׁהֵן גְּשָׁמִים:
« Dans l'eau » — sa vocalisation porte un pata'h, ce qui implique les eaux déterminées, à l'exclusion des eaux puisées. Des eaux vives ne sont toutefois pas requises, puisqu'il est écrit à propos du zav « des eaux vives » (Vayikra 15), d'où il ressort que les autres personnes impures n'en exigent pas. Cependant « dans l'eau » désigne bien les eaux déterminées d'un mikvé, même s'il s'agit d'eaux de pluie.
🗂️ Tossefot (4)
לָא נִצְרְכָא אֶלָּא לְשִׁיעוּר מִקְוֶה. לָא הֲוָה מָצֵי לְמֵימַר [לְבַעֲלָהּ] דְּלָא כְּתִיב כִּדְפֵירֵשׁ בה"ג דְּלָא נָפְקָא לָן אֶלָּא בק"ו דְּהַשְׁתָּא לִטְהָרוֹת כְּתִיב וְרָחַץ לְבַעֲלָהּ דְּכָרֵת לֹא כ"ש דְּהָא לָאו מִילְּתָא הִיא דְּמֵהַאי ק"ו לָא מָצֵי נָפֵיק דק"ו פְּרִיכָא הוּא דְּהָא כַּמָּה חֲצִיצוֹת וְכַוָּונָה דִּבְפֶרֶק ב' דְּחֻולִּין (דַּף לא.) מָצִינוּ לִטְהָרוֹת וְלֹא לְבַעֲלָהּ אֶלָּא מֵהַאי קְרָא נָפְקָא דִּכְתִיב (וַיִּקְרָא טו) (וַתְּהִי נִדָּתָהּ עָלָיו וְאַחַר תִּטְהָר) בְּנִדָּתָהּ תְּהֵא עַד שֶׁתָּבֹא בַּמַּיִם כְּדִדְרִישׁ ר"ע בפ"ו דְּשַׁבָּת (דַּף סד:) וְכֵן פר"ת דְּמֵהָתָם נָפְקָא לָן טְבִילַת נִדָּה הִלְכָּךְ הֲוָה לֵיהּ כְּמוֹ כְּתֻובָּה:
« Cela n'était nécessaire que pour la mesure du mikvé » — on n'aurait pas pu dire qu'il s'agit de l'immersion qui permet la femme à son mari, au motif qu'elle ne serait pas écrite, comme l'a expliqué le Behag, qui la tire seulement d'un kal va-homer : si pour les taharot il est écrit « et il se baignera », à plus forte raison pour le mari, dont l'interdit est passible de karet. Cela ne tient pas, car ce kal va-homer ne peut rien produire : il est réfutable, puisque nous trouvons au chapitre 2 de Houlin (31a) plusieurs hatsitsot, interpositions, ainsi que l'exigence d'intention, qui valent pour les taharot et non pour le mari. Cela se tire plutôt du verset (Vayikra 15) « elle demeurera dans son état de nidda » : elle y demeure jusqu'à ce qu'elle vienne dans l'eau, comme l'expose Rabbi Akiva au chapitre 6 de Chabbat (64b). Ainsi a expliqué Rabbenou Tam : c'est de là que se tire l'immersion de la nidda, et elle est donc comme écrite.
בְּמֵי מִקְוֶה. פרש"י נְקֻודָּתוֹ בְּפַתָּח לְאַשְׁמוֹעִינַן מַיִם הַמְיֻוחָדִים לְאַפּוֹקֵי מַיִם שְׁאוּבִין וְלֹא יִתָּכֵן דְּהָא מַיִם שְׁאוּבִין לָאו מֵהָכָא נָפְקָא אֶלָּא מַאךְ מַעְיָן וּבוֹר מִקְוֵה מַיִם וְגוֹ' (וַיִּקְרָא יא) וְדָרְשִׁינַן בת"כ מַה מַעְיָן בִּידֵי שָׁמַיִם אַף מִקְוֶה בִּידֵי שָׁמַיִם וְעוֹד הֵיכִי מַשְׁמַע מִקְוֶה לְאַפּוֹקֵי שְׁאוּבִין הָא עִיקַּר קְרָא מַשְׁמַע שְׁאוּבִין אִי לָאו דְּסַמְכֵיהּ לְמַעְיָן כִּדְפֵי' וְנִרְאֶה לְפָרֵשׁ מֵי מִקְוֶה הַיְינוּ אַשְׁבֹּורֶן כִּדְאָמְרִינַן מַעְיָן מְטַהֵר בְּזוֹחֲלִין מִקְוֶה בְּאַשְׁבֹּורֶן (שַׁבָּת דַּף סה:):
« De l'eau d'un mikvé » — Rachi a expliqué que la vocalisation porte un pata'h pour nous enseigner les eaux déterminées, à l'exclusion des eaux puisées. Cela ne convient pas, car l'exclusion des eaux puisées se tire d'ailleurs, du verset « toutefois une source, une citerne, un rassemblement d'eaux... » (Vayikra 11), dont le Torat Cohanim expose : de même que la source est faite par le Ciel, de même le mikvé est fait par le Ciel. De plus, comment le mot mikvé impliquerait-il à lui seul l'exclusion des eaux puisées, alors que le sens premier du verset les admettrait s'il n'avait été rapproché de la source, comme il a été expliqué ? Il paraît donc juste d'expliquer que « l'eau d'un mikvé » désigne une eau dormante, achboren, selon ce que nous disons : une source purifie par eau courante, un mikvé par eau dormante (Chabbat 65b).
אַמָּה עַל אַמָּה. שֶׁאָדָם מַחֲזִיק אַמָּה בְּעֹובִי עִם מַלְבּוּשִׁים וְכֵן מוֹכַח בִּשְׁמַעְתִּין דְּכוּכִין בְּפֶ' הַפֵּירוֹת (ב"ב דַּף קָא.) שֶׁאֵינוֹ מַחֲזִיק עִם עֹובִי הָאָרוֹן כ"א אַמָּה וְהַשְׁתָּא יִתָּכֵן דְּלָא תִּקְשֶׁה הֵיכִי טֶבֶל אַמְּתָא בְּאַמְּתָא:
« Une amah sur une amah » — car un homme occupe une amah d'épaisseur avec ses vêtements. Cela ressort aussi de la sougya des niches funéraires, au chapitre HaPerot (Bava Batra 101a) : avec l'épaisseur du cercueil, il n'occupe qu'une amah. Dès lors la difficulté tombe, et l'on ne demande plus comment il s'immerge dans une amah sur une amah.
בְּרוּם ג' אַמּוֹת. ואע"ג שֶׁאָדָם מַחֲזִיק ד' אַמּוֹת קוֹמָה כִּדְמוֹכַח בִּשְׁמַעְתִּין דְּכוּכִין דְּאֹורֶךְ הַכּוּךְ ד' אַמּוֹת קוֹמַת הָאָדָם אֵינוֹ אֶלָּא ג' אַמּוֹת לְבַד הָרֹאשׁ וּמָצֵי לְהַרְכִּין אֶת רֹאשׁוֹ מִן הַצַּד וְהָא דִּנְקַט ד' אַמּוֹת מִשּׁוּם עֹובִי צִידֵּי הָאָרוֹן ואע"ג דְּמָצִינוּ בפ"ק דב"ב (דַּף ב:) גַּבֵּי הֶיזֵּק רְאִיָּיה שִׁיעוּר רְאִייָּה ד' אַמּוֹת הַייְנוּ שֶׁיָּכוֹל לְהַגְבִּיהַּ עַצְמוֹ עַל רָאשֵׁי אֶצְבְּעוֹתָיו עַד שֶׁיָּצִיץ ד' אַמּוֹת וְכֵן מוּכָח בְּעֻובְדָּא דִּבְנֵי הָמָן בְּתַרְגּוּם שֶׁל מְגִילַּת אֶסְתֵּר שֶׁנִּסְדַּר עַל פִּי הַמִּדְרָשׁ שֶׁגֹּובַהּ קוֹמָתָן ג' אַמּוֹת לְבַד הָרֹאשׁ דְּקָחֲשִׁיב וְאָזֵיל עַל רוּם חֲמִשִּׁים אַמּוֹת לְפִי תְּלִייַּת כָּל הָעֲשָׂרָה וְהָיוּ נֶהֱרָגִים כְּבָר קֹודֶם הַתְּלִייָּה וְכֵן מִשְׁתַּעֵי קְרָא בְּשׁוּשַׁן הַבִּירָה הָרְגוּ הַיְּהוּדִים וְאַבֵּד חֲמֵשׁ מֵאוֹת אִישׁ וְאֵת עֲשֶׂרֶת בְּנֵי הָמָן מַשְׁמַע שֶׁבִּכְלַל הֲרִיגָה הָיוּ וְגַם הַפַּיָּיט יָסַד בַּסְּלִיחָה אָדָם בְּקוּם חִישׁ בְּשָׁלֹשׁ אַמּוֹת וְהָרְבִיעִית (וַחֲמִישִׁית) אֲוִיר מְגֻולֶּה:
« Sur une hauteur de trois amot » — et bien qu'un homme occupe quatre amot en hauteur, comme il ressort de la sougya des niches funéraires où la longueur de la niche est de quatre amot, la taille de l'homme n'est que de trois amot sans la tête, et il peut incliner la tête de côté ; si l'on a retenu quatre amot, c'est à cause de l'épaisseur des parois du cercueil. Et bien que nous trouvions au premier chapitre de Bava Batra (2b), à propos du dommage causé par le regard, que la mesure de la vue est de quatre amot, cela vise le cas où l'homme se hausse sur la pointe des doigts jusqu'à regarder par-dessus quatre amot. Cela ressort encore de l'épisode des fils de Haman dans le Targoum du rouleau d'Esther, ordonné d'après le midrach : leur taille était de trois amot sans la tête, puisqu'il compte cinquante amot de hauteur pour la pendaison des dix ; et ils avaient déjà été tués avant la pendaison, comme le dit le verset « à Suse la capitale, les Juifs tuèrent et firent périr cinq cents hommes, ainsi que les dix fils de Haman », ce qui implique qu'ils étaient compris dans la tuerie. Le paytan aussi a composé dans une seli'ha : « l'homme, quand il se dresse, tient vite en trois amot, et la quatrième n'est qu'air découvert ».
💡 Explication

La Torah ordonne l'immersion sans jamais donner de volume. La baraita tire les deux éléments manquants de deux mots du verset : « dans l'eau » indique une eau déterminée, celle d'un mikvé ; « toute sa chair » indique un volume où le corps entier trouve place.

De là se déduit une mesure géométrique, une amah de côté sur trois amot de haut, que les sages ont convertie en quarante sea. Le chiffre ne figure pas dans le texte : il s'appuie sur lui.

🖼️ Schéma
La mesure du mikvé tirée de deux mots du verset une amah trois amot ve-rahats et bessaro ba-mayim il baignera sa chair dans l'eau : dans l'eau d'un mikvé. et kol bessaro toute sa chair : une eau dans laquelle tout le corps entre. Volume requis : une amah sur une amah, sur trois amot de haut. Les sages ont évalué ce volume à quarante sea La mesure elle-même reste absente du texte écrit : elle a sur quoi s'appuyer.
Comment deux mots du verset donnent le volume du mikvé.
13
טְמֵאוֹת. מִיכְתָּב כְּתִיבָן! לֹא נִצְרְכָא אֶלָּא לְכַעֲדָשָׁה מִן הַשֶּׁרֶץ, דְּלָא כְּתִיבָא. דְּתַנְיָא: ״בָּהֶם״ —

« Les toum'ot. » Mais elles sont écrites ! Cela n'était nécessaire que pour la mesure d'une lentille prise d'un cherets, qui n'est pas écrite.

Car il a été enseigné : « en eux » —

📜 Rachi (1)
בָּהֶם כָּל הַנּוֹגֵעַ בָּהֶם:
« En eux » — « quiconque les touche ».
💡 Explication

La Torah dit que le contact d'un cherets mort rend impur, sans indiquer quelle quantité de la bête il faut toucher. La mesure retenue, le volume d'une lentille, ne figure dans aucun verset.

La baraita part de deux expressions voisines du chapitre 11 de Vayikra, « en eux » et « d'eux », et les fait travailler l'une contre l'autre.

14
יָכוֹל בְּכֻולָּן, תַּלְמוּד לוֹמַר: ״מֵהֶם״. יָכוֹל בְּמִקְצָתָן — תַּלְמוּד לוֹמַר: ״בָּהֶם״.

On pourrait croire [qu'il faut toucher] la totalité : l'enseignement dit « d'eux ». On pourrait croire qu'une partie suffit : l'enseignement dit « en eux ».

📜 Rachi (1)
מֵהֶם כָּל אֲשֶׁר יִפֹּול עָלָיו מֵהֶם בְּמֹותָם יִטְמָא:
« D'eux » — « tout ce sur quoi tombera quelque chose d'eux, dans leur mort, sera impur ».
💡 Explication

Les deux expressions tirent en sens contraires. « En eux » se lit comme exigeant la bête entière, « d'eux » comme se contentant d'un fragment.

La baraita laisse d'abord la contradiction ouverte ; la résolution vient au segment suivant.

15
הָא כֵיצַד? עַד שֶׁיַּגִּיעַ בְּמִקְצָתוֹ שֶׁהוּא כְּכֻולּוֹ. שִׁיעֲרוּ חֲכָמִים בְּכַעֲדָשָׁה, שֶׁכֵּן חֹומֶט — תְּחִלָּתוֹ בְּכַעֲדָשָׁה. רַבִּי יוֹסֵי בְּרַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: כִּזְנַב הַלְּטָאָה.

Comment donc ? Tant qu'il n'a pas touché une partie d'elle qui vaut le tout.

Les sages ont évalué cela au volume d'une lentille, car le homet — son commencement est du volume d'une lentille. Rabbi Yossi fils de Rabbi Yehouda dit : comme la queue du lézard.

📜 Rachi (2)
חֹומֶט אוֹמֵר אֲנִי שֶׁהוּא מִין שֶׁרֶץ שֶׁקּוֹרִין לימג"א הַגָּדֵל בִּקְלִיפָּה הַהוֹלֶכֶת וּמַעְגֶּלֶת תָּמִיד כָּל כַּמָּה שֶׁגָּדַל וּתְחִילַּת הַנֵּיצֶר כִּקְלִיפָּה שֶׁל עֲדָשָׁה הִיא:
« Homet » — je dis que c'est une espèce de cherets que l'on appelle limace, qui grandit dans une coquille s'enroulant sans cesse à mesure qu'il grandit ; et le début de sa formation est de la taille d'une écaille de lentille.
כִּזְנַב הַלְּטָאָה לְפִי שֶׁמְּפַרְכֶּסֶת לְאַחַר שֶׁנֶּחְתְּכָה וְהַיְינוּ מִקְצָתוֹ שֶׁהוּא כְּכֻולּוֹ שֶׁיֵּשׁ בּוֹ חַיּוּת:
« Comme la queue du lézard » — parce qu'elle s'agite encore après avoir été coupée ; c'est donc une partie qui vaut le tout, puisqu'il y a en elle de la vie.
🗂️ Tossefot (1)
הָא כֵיצַד. פִּי' אֵיזֶה מֵהֶם שֶׁהוּא כָּהֵם הִקְשָׁה הָר"ר אֱלִיעֶזֶר מִמִּיץ דְּהָכָא מוֹקְמִינַן כּוּלֵּיהּ קְרָא בְּחַד עִנְיָנָא וְאִילּוּ בְּפֶ' דַּם הַנִּדָּה (נִדָּה נו.) אָמַר כְּתִיב בָּהֶם בְּכֻולָּן וּכְתִיב מֵהֶם בְּמִקְצָתָן לָא קַשְׁיָא כָּאן בְּלַח כָּאן בְּיָבֵשׁ אַלְמָא בִּתְרֵי עִנְיָינֵי מַייְרֵי קְרָא וְשֶׁמָּא תַּרְתֵּי שָׁמְעִינַן מִינָּהּ וּלְמוֹרִי נִרְאֶה תְּרֵי קְרָאֵי כְּתִיבִי כָּל הַנֹּוגֵעַ בָּהֶם בְּמֹותָם מֵהֶם בְּמֹותָם אֲשֶׁר יִפֹּול מֵהֶם אֶל תּוֹכוֹ וְאַל תִּטַּמְּאוּ בָּהֶם:
« Comment donc » — c'est-à-dire : quelle part d'eux vaut « eux ». Rabbenou Eliezer de Metz a soulevé une difficulté : ici nous rapportons tout le verset à un seul sujet, alors qu'au chapitre Dam ha-Nidda (Nidda 56a) on dit qu'il est écrit « en eux », la totalité, et qu'il est écrit « d'eux », une partie, et l'on répond qu'il n'y a pas de difficulté : ici pour ce qui est humide, là pour ce qui est sec. Il en ressort que le verset traite de deux sujets, et peut-être en apprenons-nous les deux. Il a paru à mon maître que deux versets sont écrits : « quiconque les touche dans leur mort », « d'eux dans leur mort », « ce sur quoi il tombera quelque chose d'eux à l'intérieur », et « ne vous rendez pas impurs par eux ».
💡 Explication

La contradiction se résout par une catégorie intermédiaire : miktsato che-hou ke-khoulo, une partie qui vaut le tout. Le contact n'exige ni la bête entière ni un fragment quelconque, mais une part assez significative pour tenir lieu de bête.

Les sages fixent cette part au volume d'une lentille, en prenant pour référence le homet, la plus petite de ces bêtes, dont la taille au début de sa formation est justement celle-là. Rabbi Yossi fils de Rabbi Yehouda propose une autre référence : la queue du lézard, qui continue de s'agiter une fois coupée et garde donc quelque chose de la bête vivante.

🖼️ Schéma
Quelle part d'un cherets transmet l'impureté bahem, en eux on pourrait exiger la bête entière mehem, d'eux on pourrait se contenter d'une part miktsato che-hou ke-khoulo une part de la bête qui vaut la bête entière Les sages : le volume d'une lentille Le homet, la plus menue de ces bêtes, a cette taille dès le début de sa formation dans sa coquille. R. Yossi bar R. Yehouda : la queue du lézard Coupée, elle s'agite encore : il reste en elle de la vie, et elle vaut donc pour la bête entière.
Des deux expressions du verset à la mesure d'une lentille.
16
עֲרָיוֹת. מִיכְתָּב כְּתִיבָן! לֹא נִצְרְכָה

« Les arayot. » Mais elles sont écrites ! Cela n'était nécessaire que

💡 Explication

Dernier domaine de la liste : les arayot, les unions interdites, énumérées au chapitre 18 de Vayikra. La même objection revient une dernière fois.

La phrase s'interrompt ici. La réponse, qui porte sur un point précis du droit matrimonial laisse hors du texte, ouvre le folio 11b.

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Texte hébreu et araméen vocalisé : édition numérique William Davidson du Talmud Koren Noé, via Sefaria (licence CC BY-NC). Traduction française, notes et schémas : Chiourim BA (licence CC BY 4.0).