Sougya : Le folio s'ouvre sur la fin de la sougya des générations qui devaient être créées avant le don de la Torah et qui ne le furent pas : le Saint béni soit-Il en planta quelques-unes à chaque génération, et ce sont les insolents de chaque génération. Vient ensuite une double question sur les anges, créés chaque jour du nehar Dinour selon le père de Hiya bar Rav, ou créés un par un de chaque parole divine selon Rabbi Chemouel bar Nahmani.
Le cœur du folio est une série de contradictions entre versets portant sur la vision de Daniel : cheveux blancs comme la laine contre boucles noires comme le corbeau, résolues par la distinction entre la yéchiva et la guerre ; puis un trône unique contre des trônes au pluriel, où se déploie une mahloket en trois temps entre Rabbi Akiva, Rabbi Yossi HaGlili et Rabbi Elazar ben Azarya. La seconde moitié du folio expose le troisième chapitre de Yechayahou comme un catalogue des maîtres de Torah que D.ieu ôte de Jérusalem, dix-huit malédictions dont chaque terme désigne une catégorie d'étudiants, et s'achève sur la question des hommes de foi : Rav Ketina affirme qu'ils n'ont pas cessé même à la chute de la ville, Rava affirme que la ville ne fut détruite que lorsqu'ils eurent cessé.
... avant que le monde ne fut créé, et elles ne furent pas créées. Le Saint béni soit-Il se leva et les planta à chaque génération, et ce sont eux les insolents (aze panim) de la génération.
Le folio s'ouvre au milieu d'une phrase commencée en 13b. Le verset « Il a ordonné Sa parole pour mille générations » (Tehilim 105, 8) implique que la Torah devait être donnée au terme de mille générations ; elle fut pourtant donnée après vingt-six générations seulement, d'Adam à Moche. Les 974 générations manquantes furent donc retirées avant leur création.
La guemara ne les supprime pas entièrement : le Saint béni soit-Il en planta quelques individus dans chaque génération. Ce sont les aze panim, les insolents, dont la hardiesse s'explique par leur origine, puisqu'ils appartiennent à des générations qui ne devaient pas exister.
Et Rav Nahman bar Yits'hak a dit : « eux qui furent ridés (koumtou) » (Iyov 22, 16) est écrit pour la bénédiction. Ce sont les talmidé hakhamim qui se rident eux-mêmes sur les paroles de Torah en ce monde ; le Saint béni soit-Il leur révèle un secret (sod) dans le monde à venir, ainsi qu'il est dit : « un fleuve se déverse en leur fondement (yessodam) ».
Le verset d'Iyov 22, 16 est lu deux fois de suite dans la sougya : d'abord comme une malédiction, ici comme une bénédiction. Le retournement tient à la racine du mot koumtou, se rider, se recroqueviller : appliquée aux Sages, elle décrit celui qui se replie sur son étude et se prive de son confort.
La récompense est lue dans la suite du même verset : yessodam, leur fondement, est entendu comme sod, le secret. La forme du jeu est classique : un seul mot du verset porte la faute dans une lecture et la récompense dans l'autre.
Chemouel dit à Hiya bar Rav : fils de lion ! Viens que je te dise une chose parmi ces belles choses que disait ton père.
Chaque jour, des anges de service sont créés du nehar Dinour (le fleuve de feu) ; ils disent le chant, puis ils cessent d'être, ainsi qu'il est dit : « [Ils sont] nouveaux chaque matin, grande est Ta fidélité » (Eikha 3, 23). Et cela est en désaccord avec Rabbi Chemouel bar Nahmani, car Rabbi Chemouel bar Nahmani a dit au nom de Rabbi Yonatan : de chaque parole qui sort de la bouche du Saint béni soit-Il est créé un ange, ainsi qu'il est dit : « Par la parole de Hachem les cieux furent faits, et par le souffle de Sa bouche toute leur armée » (Tehilim 33, 6).
Deux enseignements sur l'origine des anges se croisent ici. Selon le père de Hiya bar Rav, ils naissent chaque jour du nehar Dinour, le fleuve de feu mentionné en Daniel 7, 10, chantent une fois et cessent d'exister ; le verset d'Eikha fournit le terme hadachim, nouveaux chaque matin.
Selon Rabbi Yonatan, chaque parole divine produit un ange, ce qui rattache leur création à la parole et non au fleuve. Tossefot précise que le désaccord porte exactement sur la source : la parole du Lieu d'un côté, le nehar Dinour de l'autre.
Un verset dit : « Son vêtement était comme neige blanche, et les cheveux de Sa tête comme laine pure » (Daniel 7, 9), et il est écrit : « Ses boucles sont ondulées, noires comme le corbeau » (Chir haChirim 5, 11) ! Il n'y a pas de difficulté : ici il s'agit de la yéchiva, là il s'agit de la guerre.
Car le maître a dit : il n'y a de convenable à la yéchiva qu'un vieillard (zaken), et il n'y a de convenable à la guerre qu'un jeune homme (bahour).
La sougya entre dans une série de contradictions entre versets portant sur la même vision. Le premier couple oppose les cheveux blancs de Daniel aux boucles noires du Cantique.
La résolution ne choisit pas entre les deux images : elle leur assigne deux situations distinctes. Le blanc convient à la yéchiva, où l'on attend l'autorité du zaken ; le noir convient à la guerre, où l'on attend la vigueur du bahour. Le langage de la vision suit donc l'acte représenté.
Un verset dit : « Son trône était flammes de feu » (Daniel 7, 9), et un verset dit : « jusqu'à ce que des trônes furent posés et que l'Ancien des jours s'assit » (ibid.) ! Il n'y a pas de difficulté : l'un pour Lui et l'un pour David.
Ainsi qu'il a été enseigné : l'un pour Lui et l'un pour David, paroles de Rabbi Akiva. Rabbi Yossi HaGlili lui dit : Akiva, jusqu'à quand rendras-tu la Chekhina profane ?
Plutôt : l'un pour le jugement (din) et l'un pour la charité (tsédaka).
La deuxième contradiction se tient à l'intérieur du même verset de Daniel : korséyé, Son trône, au singulier, et korsavan remiv, des trônes furent posés, au pluriel.
Rabbi Akiva attribue le second trône à David. Rabbi Yossi HaGlili refuse cette lecture au nom d'un principe : asseoir une figure auprès de la Chekhina la rend hol, profane. Sa contre-proposition maintient les deux trônes en les rapportant à deux modes de conduite divine, le din et la tsédaka, sans introduire de second sujet assis.
L'a-t-il accepté de lui, ou ne l'a-t-il pas accepté de lui ? Viens et entends : l'un pour le din et l'un pour la tsedaka, paroles de Rabbi Akiva.
Rabbi Elazar ben Azarya lui dit : Akiva, qu'as-tu à faire avec l'aggada ? Porte tes propos vers les negaim (plaies de lèpre) et les ohalot (impureté sous un même toit) !
Plutôt : l'un pour le trône et l'un pour l'escabeau. Le trône (kisse), pour s'y asseoir ; l'escabeau (chafraf), pour marchepied de Ses pieds, ainsi qu'il est dit : « Les cieux sont Mon trône et la terre l'escabeau de Mes pieds » (Yechayahou 66, 1).
La guemara transforme la baraita précédente en preuve : puisqu'une autre baraita attribue à Rabbi Akiva lui-même la formule « l'un pour le din et l'un pour la tsedaka », il a bien accepté la remarque de Rabbi Yossi HaGlili.
Une troisième étape suit aussitôt. Rabbi Elazar ben Azarya renvoie Rabbi Akiva à son domaine propre, les traités Negaim et Ohalot, que Rachi qualifie de halakhot profondes. Sa propre lecture supprime toute seconde figure et tout second sujet d'action : un trône pour s'asseoir et un simple appui sous les pieds, appuyé sur un verset explicite.
Quand Rav Dimi vint, il dit : dix-huit malédictions, Yechayahou en a maudit Israël, et son esprit ne s'apaisa pas jusqu'à ce qu'il leur dise ce verset : « Le jeune homme sera insolent envers le vieillard, et le méprisable envers l'homme honoré » (Yechayahou 3, 5).
La sougya revient au verset de Yechayahou 3, 3 évoqué plus haut à propos de celui à qui l'on transmet les secrets de la Torah, et elle en expose désormais tout le passage.
Rav Dimi compte dix-huit malédictions et note que le prophète n'a trouvé son apaisement qu'avec une parole supplémentaire, celle du verset 5. La formule lo nitkarera daato, son esprit ne s'apaisa pas, indique que le coup décisif vient après l'énumération.
Les dix-huit malédictions, quelles sont-elles ? Comme il est écrit : « Car voici que le Maître, Hachem des armées, ôte de Yerouchalayim et de Yehouda soutien et appui, tout soutien de pain et tout soutien d'eau ; le vaillant et l'homme de guerre, le juge et le prophète, le devin et l'ancien ; le chef de cinquante et l'homme considéré, le conseiller, le sage artisan et l'expert en incantation.
Et Je donnerai des adolescents pour leurs princes, et des gamins domineront sur eux, etc. » (Yechayahou 3, 1-4).
Le verset cité sert de matrice à toute la suite du folio. La guemara va reprendre chacun de ses termes et lui assigner une catégorie d'étudiants de Torah, de sorte que la calamité annoncée devienne la disparition des maîtres.
« Soutien (michan) » : ce sont les maîtres du Mikra. « Appui (michena) » : ce sont les maîtres de la Michna, comme Rabbi Yehouda ben Teima et ses compagnons.
Rav Papa et les Sages sont en désaccord là-dessus : l'un dit six cents ordres de Michna, et l'autre dit sept cents ordres de Michna.
L'exposition commence par le couple michan et michena, deux formes de la même racine, l'une masculine et l'autre féminine, distribuées entre le Mikra et la Michna.
La mention incidente de six cents ou sept cents ordres de Michna rappelle un état antérieur de la Torah orale, dont il ne reste aujourd'hui que six ordres. Rachi le précise : il y en avait de leur temps.
« Tout soutien de pain » : ce sont les maîtres du Talmud, ainsi qu'il est dit : « Venez, mangez de mon pain et buvez du vin que j'ai mélangé » (Michle 9, 5). « Et tout soutien d'eau » : ce sont les maîtres de l'aggada, qui attirent le cœur de l'homme comme l'eau par l'aggada.
« Le vaillant (guibor) » : c'est le maître des chemouot (traditions reçues). « Et l'homme de guerre » : c'est celui qui sait donner et recevoir dans la guerre de la Torah.
« Le juge » : c'est le dayan qui juge un jugement de vérité selon sa vérité. « Le prophète » : selon son sens littéral.
« Le devin (kossem) » : c'est le roi, ainsi qu'il est dit : « Une sentence est sur les lèvres du roi » (Michle 16, 10). « L'ancien (zaken) » : c'est celui qui est digne de la yechiva.
Chaque terme du verset reçoit une catégorie. Le pain revient aux maîtres du Talmud, dont l'enseignement soutient comme le pain, précise Rachi ; l'eau revient aux maîtres de l'aggada, qui attirent le cœur.
Suivent les compétences : le baal chemouot, qui détient les halakhot tranchées reçues de ses maîtres, et l'ich milhama, qui sait conduire la discussion. Le juge, le prophète, le roi et l'ancien complètent la liste ; seul le prophète garde son sens littéral, ce qui montre que le procédé d'exposition ne s'applique pas uniformément.
« Chef de cinquante (sar hamichim) » : ne lis pas sar hamichim mais sar houmachin, c'est celui qui sait donner et recevoir dans les cinq livres de la Torah. Autre explication : « chef de cinquante » comme l'a dit Rabbi Abahou, car Rabbi Abahou a dit : de là on apprend qu'on n'établit pas de metourgueman (interprète) sur le public à moins de cinquante ans.
« Et l'homme considéré (nessou panim) » : c'est celui pour qui l'on considère sa génération. En haut, comme Rabbi Hanina ben Dossa ; en bas, comme Rabbi Abahou à la maison de César.
Le titre sar hamichim reçoit deux lectures. La première procède par al tikri, ne lis pas ainsi mais ainsi : houmachin au lieu de hamichim, ce qui désigne celui qui domine les cinq livres. La seconde garde le nombre cinquante et en tire une règle pratique sur l'âge du metourgueman.
Pour nessou panim, la guemara distingue deux lieux où l'on considère une génération à cause d'un homme : en haut, comme Rabbi Hanina ben Dossa, par le mérite duquel le monde est nourri, et en bas, comme Rabbi Abahou, honoré à la cour impériale. Tossefot prend soin d'écarter la conclusion qu'on pourrait tirer de ce partage sur le rang de Rabbi Abahou en haut.
« Le conseiller (yoéts) » : c'est celui qui sait intercaler les années et fixer les mois. « Et le sage ('hakham) » : c'est l'élève qui rend ses maîtres sages.
« Harachim » : à l'heure où il ouvre en paroles de Torah, tous deviennent comme des sourds. « Et l'expert (navon) » : c'est celui qui comprend une chose à partir d'une autre.
« Lahach (incantation) » : c'est celui à qui il convient de transmettre les paroles de Torah qui ont été données à voix basse.
La fin du catalogue porte sur les compétences de l'étude. Le yoéts maîtrise le calendrier, science technique confiée au tribunal. Le 'hakham est ici l'élève, parce que la question bien posée fait progresser le maître.
Les deux derniers termes ouvrent sur le sod. Harachim, les artisans, est entendu comme herchèh, sourds ; lahach, l'incantation, désigne ce que l'on transmet à voix basse. Rachi renvoie à la condition posée en 13a : on ne transmet les secrets de la Torah qu'à celui dont le cœur s'inquiète au-dedans de lui.
« Et Je donnerai des adolescents (naarim) pour leurs princes. » Qu'est-ce que « Je donnerai des naarim pour leurs princes » ? Rabbi Elazar a dit : ce sont des gens qui sont vides (menoarim) de mitsvot.
Le mot naarim est lu par la racine naar, secouer, vider : les princes annoncés ne sont pas des jeunes gens par l'âge, mais des hommes vides de mitsvot. Le passage cesse ainsi de décrire un accident de génération pour désigner un état moral.
« Et des gamins (taaloulim) domineront sur eux. » Rav Papa bar Yaakov a dit : des renards (taalé) fils de renards. Et son esprit ne s'apaisa pas jusqu'à ce qu'il leur dise : « Le jeune homme sera insolent envers le vieillard, et le méprisable envers l'homme honoré » (Yechayahou 3, 5).
« Le jeune homme (naar) » : ce sont les gens vides de mitsvot, qui seront insolents envers celui qui est rempli de mitsvot comme une grenade. « Et le méprisable (nikleh) envers l'homme honoré (nikhbad) » : viendra celui pour qui les fautes graves sont à ses yeux comme légères, et ils seront insolents envers celui pour qui les fautes légères sont à ses yeux comme graves.
Le verset 5 fournit le coup qui apaise enfin le prophète. Sa gravité tient au renversement de la hiérarchie : le vide de mitsvot prend le dessus sur celui qui en est rempli.
La seconde moitié du verset joue sur la racine de nikleh, léger, et de nikhbad, lourd, pour opposer deux rapports à la faute. Celui qui tient les fautes graves pour légères l'emporte sur celui qui tient les légères pour graves : le renversement porte donc sur le jugement moral lui-même.
Rav Ketina a dit : même à l'heure de la chute de Yerouchalayim, les hommes de foi (baalé amana) n'ont pas cessé parmi eux, ainsi qu'il est dit : « Car un homme saisira son frère, de la maison de son père : tu as un manteau, sois notre chef » (Yechayahou 3, 6). Les choses dont les hommes se couvrent comme d'un manteau, elles sont sous ta main.
Rav Ketina lit le même chapitre à rebours de la malédiction : celui à qui l'on s'adresse est pressé d'accepter la charge parce qu'il passe pour savant, et sa réponse au verset suivant montre qu'il refuse de se prévaloir d'un savoir qu'il n'a pas. Les baalé amana, les hommes dignes de foi, subsistaient donc.
Le manteau (simla) désigne ici les matières couvertes, c'est-à-dire les secrets de la Torah. Rachi donne au verset une portée inverse : l'Écriture les blâmait de ne pas savoir répondre à ceux qui les interrogeaient sur la halakha, et ceux qui savaient se cachaient.
« Et cette ruine (mikhchela) » (Yechayahou 3, 6). Qu'est-ce que « cette mikhchela » ?
Des choses que les hommes ne maîtrisent qu'après y avoir trébuché : « elles sont sous ta main ». « Il élèvera [la voix] en ce jour-là, en disant : je ne serai pas guérisseur (hovech), et dans ma maison il n'y a ni pain ni manteau ; ne me faites pas chef du peuple » (Yechayahou 3, 7).
« Il élèvera (yissa) » : yissa ne désigne qu'un serment, ainsi qu'il est dit : « Tu ne prendras (tissa) pas le Nom de Hachem ton D.ieu en vain » (Chemot 20, 7). « Je ne serai pas hovech » : je n'ai pas été de ceux qui siègent (mehovché) au beth hamidrach.
« Et dans ma maison il n'y a ni pain ni manteau » : je n'ai en main ni Mikra, ni Michna, ni Guemara.
La mikhchela, la pierre d'achoppement, désigne les matières que l'on ne maîtrise qu'après avoir trébuché dessus ; Rachi décrit l'élève qui bute deux fois sur sa chemoua et applique alors son cœur à la tenir.
La réponse de l'homme sollicité prend la forme d'un serment : le terme yissa est rapporté à lo tissa du Décalogue. Il jure de son ignorance, ce qui fonde la lecture de Rav Ketina : un homme qui jure la vérité contre son propre honneur est un baal amana.
Mais peut-être est-ce différent là-bas : s'il leur avait dit « j'ai étudié », ils lui auraient dit « enseigne-nous ! ». Il aurait pu dire « j'ai étudié et j'ai oublié ».
Qu'est-ce que « je ne serai pas hovech » ? Je ne serai hovech en aucune manière.
La guemara teste la preuve de Rav Ketina. Peut-être l'aveu ne vient-il pas de la droiture mais de l'impossibilité de mentir : une prétention au savoir serait aussitôt vérifiée.
La réponse ferme cette échappatoire. Un homme qui voudrait sauver son honneur dirait qu'il a étudié puis oublié, formule que nul ne peut vérifier ; puisqu'il déclare au contraire n'avoir jamais siégé au beth hamidrach, son aveu est bien un acte de droiture.
Est-ce ainsi ? Mais Rava n'a-t-il pas dit : Yerouchalayim ne fut détruite que lorsque les hommes de foi eurent cessé en elle, ainsi qu'il est dit : « Parcourez les rues de Yerouchalayim, voyez donc et sachez, cherchez dans ses places si vous trouvez un homme, s'il en est un qui pratique la justice, qui recherche la fidélité, et Je lui pardonnerai » (Yirmeyahou 5, 1) !
Il n'y a pas de difficulté :
Le folio s'achève sur une contradiction ouverte entre deux Amoraim : Rav Ketina affirme que les hommes de foi subsistaient à la chute de la ville, Rava affirme que la ville ne tomba qu'une fois qu'ils eurent disparu.
La formule lo kachia, il n'y a pas de difficulté, est posée sans son contenu ; la distinction qui résout la question se lit au début de 14b.
Texte hébreu et araméen vocalisé : édition numérique William Davidson du Talmud Koren Noé, via Sefaria (licence CC BY-NC). Traduction française, notes et schémas : Chiourim BA (licence CC BY 4.0).