Chullin 101a โ€” un interdit prend-il sur un interdit ? Le gid ha-nache, la nevela et l'impur qui mange du sacrรฉ

Chullin 101a

Sougya : La sougya prolonge le dรฉbat sur le gid ha-nache (nerf sciatique) et le principe issour chal al issour (un interdit prend-il sur un interdit dรฉjร  lร  ?). On rรจgle d'abord le cas de Rabbi Chimon (le gid d'une bรชte impure) par le verset de la Genรจse, qui restreint l'interdit ร  'celle dont le gid est interdit mais la chair permise'.

Puis Rav rapporte la mahloket sur le gid d'une nevela : Rabbi Meir oblige deux peines, les Sages une seule, mais tous concรจdent deux peines pour le gid d'une olah ou d'un bล“uf lapidรฉ (interdits de profit). La Guemara identifie ce Tana a Rabbi Yossi ha-Guelili, qui rejette l'issour kollel (interdit englobant) mais admet l'issour chamour (interdit plus grave), ร  partir de la michna de l'impur qui mange du sacrรฉ.

Rava analyse : si le corps s'impurifie avant la chair, tous obligent (l'interdit de karet prรฉcรจde) ; la divergence porte sur la chair impurifiรฉe d'abord. Enfin Rav Achi conteste que l'impuretรฉ du corps soit la plus grave : peut-รชtre celle de la chair l'est, car elle n'a pas de purification au bain rituel.

Quand un interdit prend-il sur un interdit dรฉjร  lร  ? (issour chal al issour) Rรจgle de base un interdit ne prend pas sur un interdit dรฉjร  lร  le second n'ajoute rien : une seule peine deux exceptions : kollel (englobant) chamour (plus grave) Issour kollel interdit englobant le second interdit s'รฉtend ร  d'autres choses que la premiรจre ne touchait pas ex : nevela englobe la chair (jadis permise) -> prend par englobement (admis par les Sages) Issour chamour interdit plus grave le second interdit est plus sรฉvรจre que le premier ex : olah, cho+ ha-niskal : interdits de profit -> prend par gravitรฉ (admis par tous)
Les deux exceptions ร  la rรจgle 'un interdit ne prend pas sur un interdit' : l'englobant (kollel) et le plus grave (chamour) โ€” la clรฉ de tout le daf.
Le gid ha-nache d'une nevela : une peine ou deux ? (Rav) Gid d'une nevela ordinaire interdit du gid (dรฉjร  lร ) + interdit de nevela (aprรจs) nevela n'est qu'englobant (kollel) pas plus grave Sages : UNE seule peine Gid d'une olah / cho+ ha-niskal interdit du gid (dรฉjร  lร ) + interdit de profit (aprรจs) englobant ET plus grave (chamour) : interdit de profit s'ajoute Sages concรจdent : DEUX peines
Le gid ha-nache d'une nevela (segments 3-5) : pourquoi une seule peine pour une nevela ordinaire, mais deux pour une olah ou un boeuf lapidรฉ.
L'impur qui mange du sacrรฉ : Sages contre R. Yossi ha-Guelili (lecture de Rava) Cas 1 : le corps s'impurifie d'abord, puis la chair s'impurifie tous d'accord : CHAYAV โ€” l'interdit de karet (corps impur) prรฉcรจde, il ne s'efface pas Cas 2 : la chair s'impurifie d'abord, puis le corps s'impurifie (la mahloket) Les Sages issour kollel : du fait qu'il est tenu pour les morceaux purs, il l'est aussi pour l'impur -> chayav R. Yossi ha-Guelili pas d'issour kollel : on ne dit pas 'du fait que' (migo), il n'a mangรฉ qu'une chose impure -> patour Objection ร  R. Yossi : que l'interdit GRAVE vienne prendre sur le lรฉger Rav Achi : qui dit que l'impuretรฉ du corps est plus grave ? peut-รชtre celle de la chair (pas de bain rituel)
L'impur qui mange du sacrรฉ (segments 6-13) : la lecture de Rava de la mahloket Sages / R. Yossi ha-Guelili, et l'objection de Rav Achi.
1
ื•ืจื‘ื™ ืฉืžืขื•ืŸ ืคื•ื˜ืจ.

Et Rabbi Chimon [l']exempte [entiรจrement].

๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ื•ืจื‘ื™ ืฉืžืขื•ืŸ ืคื•ื˜ืจ ืžืื™ ืงืกื‘ืจ ืื™ ืงืกื‘ืจ ืื™ืกื•ืจ ื—ืœ ืขืœ ืื™ืกื•ืจ ื›ื•' ื”ืž"ืœ ื”ื ืจื‘ื™ ืฉืžืขื•ืŸ ืœื™ืช ืœื™ื” ืื™ืกื•ืจ ื—ืœ ืขืœ ืื™ืกื•ืจ ืืคื™ืœื• ื‘ืื™ืกื•ืจ ื›ื•ืœืœ ื•ืืคื™ืœื• ื—ืžื•ืจ ืขืœ ืงืœ ื’ื‘ื™ ื”ืื•ื›ืœ ื ื‘ืœื” ื‘ื™ื•ื ื”ื›ืคื•ืจื™ื ืืœื ื“ื‘ืœืื• ื”ื›ื™ ืคืจื™ืš ืฉืคื™ืจ:
Et Rabbi Chimon [l']exempte. Que tient-il ? Si [l'on dit qu']il tient [que] l'interdit prend sur l'interdit etc. โ€” [Rรฉponse :] il aurait pu [objecter ainsi] : or Rabbi Chimon ne tient pas [que] l'interdit prend sur l'interdit, [pas] mรชme dans un interdit englobant (kollel), ni [mรชme] le grave sur le lรฉger, ร  propos de celui qui mange une nevela le jour de Kippour ; mais sans cela [mรชme] il objecte bien.
๐Ÿ’ก Explication

Suite de 100b : on discute de celui qui mange le gid ha-nache (nerf sciatique) d'une bรชte impure (non cachere). Selon Rabbi Yehouda il est tenu pour deux interdits (le gid et la chair impure) ; selon Rabbi Chimon il est entiรจrement exempt. La Guemara va sonder le raisonnement de Rabbi Chimon.

2
ื•ืจื‘ื™ ืฉืžืขื•ืŸ, ืžื” ื ืคืฉืš? ืื™ ืื™ืกื•ืจ ื—ืœ ืขืœ ืื™ืกื•ืจ โ€“ ืœื™ื—ื™ื™ื‘ ื ืžื™ ืžืฉื•ื ื’ื™ื“, ืื™ ืื™ืŸ ืื™ืกื•ืจ ื—ืœ ืขืœ ืื™ืกื•ืจ โ€“ ืœื™ื—ื™ื™ื‘ ืžืฉื•ื ื˜ื•ืžืื” ื“ืงื“ื™ื, ื•ืื™ ืื™ืŸ ื‘ื’ื™ื“ื™ืŸ ื‘ื ื•ืชืŸ ื˜ืขื โ€“ ืœื™ื—ื™ื™ื‘ ืžืฉื•ื ื’ื™ื“.

Et [selon] Rabbi Chimon, de toute faรงon [c'est difficile] : si l'interdit prend sur l'interdit โ€” qu'il soit tenu aussi ร  cause du gid ; si l'interdit ne prend pas sur l'interdit โ€” qu'il soit tenu ร  cause de l'impuretรฉ, qui prรฉcรจde ; et si les nerfs (gidin) n'ont pas de goรปt ร  donner (noten taam) โ€” qu'il soit tenu ร  cause du gid.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื”"ื’ ืžื” ื ืคืฉืš ืื™ ืงืกื‘ืจ ืื™ืกื•ืจ ื—ืœ ืขืœ ืื™ืกื•ืจ ืœื™ื—ื™ื™ื‘ ื ืžื™ ืžืฉื•ื ื’ื™ื“ ื•ืื™ ืื™ืŸ ืื™ืกื•ืจ ื—ืœ ืขืœ ืื™ืกื•ืจ ืœื™ื—ื™ื™ื‘ ืžืฉื•ื ื˜ื•ืžืื” ื“ืงื“ื™ื ื•ืื™ ืงืกื‘ืจ ืื™ืŸ ื‘ื’ื™ื“ื™ืŸ ื‘ื "ื˜ ืœื™ื—ื™ื™ื‘ ืžืฉื•ื ื’ื™ื“ ื›ืœื•ืžืจ ื•ืื™ ืื™ืŸ ื‘ื’ื™ื“ื™ืŸ ื‘ื "ื˜ ื•ืžืฉ"ื” ืคื˜ื•ืจ ืžืฉื•ื ื˜ื•ืžืื” ืœื™ื—ื™ื™ื‘ื™ื” ืžืฉื•ื ื’ื™ื“ ื“ื”ื ืœื™ื›ื ืœืžื™ืคื˜ืจื™ื” ื”ื›ื ืžืฉื•ื ื“ืื™ืŸ ืื™ืกื•ืจ ื—ืœ ืขืœ ืื™ืกื•ืจ ื“ื”ื ืœื™ื›ื ื˜ื•ืžืื”:
Telle est la version : de toute faรงon, si l'on tient [que] l'interdit prend sur l'interdit qu'il soit tenu aussi ร  cause du gid, et si l'interdit ne prend pas sur l'interdit qu'il soit tenu ร  cause de l'impuretรฉ qui prรฉcรจde, et si l'on tient [que] les nerfs n'ont pas de goรปt ร  donner qu'il soit tenu ร  cause du gid โ€” c'est-ร -dire : et si les nerfs n'ont pas de goรปt ร  donner, et que c'est pour cela qu'il est exempt ร  cause de l'impuretรฉ, qu'on le rende [du moins] tenu ร  cause du gid, car il n'y a pas lieu de l'exempter ici au motif que l'interdit ne prend pas sur l'interdit, puisqu'il n'y a [alors] pas d'impuretรฉ [du tout].
๐Ÿ’ก Explication

Triple difficultรฉ contre Rabbi Chimon, qui exempte de tout : (1) si l'interdit prend sur l'interdit, qu'il soit tenu pour le gid en plus de la chair impure ; (2) si l'interdit ne prend pas sur l'interdit, qu'il soit au moins tenu pour la chair impure, dont l'interdit prรฉcรจde celui du gid ; (3) et si les nerfs n'ont pas de goรปt [donc l'interdit de chair impure ne les touche pas], qu'il soit tenu pour le gid. Dans tous les cas, il devrait รชtre tenu pour quelque chose.

3
ืืžืจ ืจื‘ื: ืœืขื•ืœื ืงืกื‘ืจ ืื™ืŸ ื‘ื’ื™ื“ื™ื ื‘ื ื•ืชืŸ ื˜ืขื, ื•ืฉืื ื™ ื”ืชื ื“ืืžืจ ืงืจื: ืดืขืœ ื›ืŸ ืœื ื™ืื›ืœื• ื‘ื ื™ ื™ืฉืจืืœ ืืช ื’ื™ื“ ื”ื ืฉื”ืด, ืžื™ ืฉื’ื™ื“ื• ืืกื•ืจ ื•ื‘ืฉืจื• ืžื•ืชืจ, ื™ืฆืชื” ื–ื• ืฉื’ื™ื“ื• ืืกื•ืจ ื•ื‘ืฉืจื• ืืกื•ืจ.

Rava a dit : en rรฉalitรฉ il tient [que] les nerfs n'ont pas de goรปt ร  donner ; et c'est diffรฉrent lร , car le verset dit : 'c'est pourquoi les enfants d'Israรซl ne mangent pas le gid ha-nache' (Genรจse 32:33) โ€” celui dont le gid est interdit mais la chair permise, [ce qui] exclut celle-ci, dont le gid serait interdit et la chair [aussi] interdite.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืืžืจ ืจื‘ื ืœืขื•ืœื ืงืกื‘ืจ ืื™ืŸ ื‘ื’ื™ื“ื™ืŸ ื‘ื "ื˜ ืœืคื™ื›ืš ืื™ืŸ ื›ืืŸ ื˜ื•ืžืื” ื•ืžืฉื•ื ื’ื™ื“ ื ืžื™ ืœื™ื›ื ื“ืงืกื‘ืจ ืื™ื ื• ื ื•ื”ื’ ื‘ื˜ืžืื” ื•ื˜ืขืžื ืœืื• ืžืฉื•ื ื“ืื™ืŸ ืื™ืกื•ืจ ื—ืœ ืขืœ ืื™ืกื•ืจ ืืœื ื“ืžืขื˜ื™ื” ืงืจื ื‘ื”ื“ื™ื ื“ืืžืจ ืงืจื ื›ื•':
Rava a dit : en rรฉalitรฉ il tient [que] les nerfs n'ont pas de goรปt ร  donner โ€” c'est pourquoi il n'y a pas d'impuretรฉ ici, et ร  cause du gid non plus il n'y a [rien], car il tient [que l'interdit du gid] ne s'applique pas ร  une [bรชte] impure ; et la raison n'[est] pas parce que l'interdit ne prend pas sur l'interdit, mais [parce] que le verset l'a exclue expressรฉment, [le verset] qui dit etc.
๐Ÿ’ก Explication

Rรฉponse de Rava : Rabbi Chimon tient que les nerfs n'ont pas de goรปt (donc pas d'interdit de chair impure sur le gid), et il exempte du gid par un verset : 'les enfants d'Israรซl ne mangent pas le gid' (Gn 32:33) vise celle dont le gid est interdit mais la chair permise โ€” donc une bรชte cachere. Une bรชte impure, dont la chair est dรฉjร  interdite, est exclue de l'interdit du gid. Ce n'est donc pas une affaire d'issour chal al issour, mais une exclusion expresse du verset.

4
ืืžืจ ืจื‘ ื™ื”ื•ื“ื”, ืืžืจ ืจื‘: ื”ืื•ื›ืœ ื’ื™ื“ ื”ื ืฉื” ืฉืœ ื ื‘ืœื” โ€“ ืจื‘ื™ ืžืื™ืจ ืžื—ื™ื™ื‘ ืฉืชื™ื, ื•ื—ื›ืžื™ื ืื•ืžืจื™ื: ืื™ื ื• ื—ื™ื™ื‘ ืืœื ืื—ืช.

Rav Yehouda a dit au nom de Rav : celui qui mange le gid ha-nache d'une nevela โ€” Rabbi Meir le rend passible de deux [sรฉries de coups], et les Sages disent : il n'est passible que d'une seule.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ื”"ื’ ืืžืจ ืจื‘ ื™ื”ื•ื“ื” ืืžืจ ืจื‘ ื”ืื•ื›ืœ ื’ื™ื“ ื”ื ืฉื” ืฉืœ ื ื‘ืœื” ืจ"ืž ืžื—ื™ื™ื‘ ืฉืชื™ื ื›ื•' ื•ืžื•ื“ื™ื ื—ื›ืžื™ื ื‘ืื•ื›ืœ ื’ื™ื“ ืฉืœ ืขื•ืœื” ื“ื—ืžื™ืจ ืื™ืกื•ืจื” ืื• ืฉืœ ืฉื•ืจ ื”ื ืกืงืœ ื•ืžืื™ ื—ื•ืžืจื™ื™ื”ื• ืฉืืกื•ืจื™ืŸ ื‘ื”ื ืื”:
Telle est la version : Rav Yehouda a dit au nom de Rav, celui qui mange le gid ha-nache d'une nevela, Rabbi Meir le rend passible de deux etc. โ€” et les Sages concรจdent ร  propos de celui qui mange le gid d'une olah, dont l'interdit est grave, ou d'un bล“uf lapidรฉ ; et en quoi consiste leur gravitรฉ ? [En ce] qu'ils sont interdits de profit (hanaa).
ื“ืžื—ื™ื™ื‘ ืฉืชื™ื ื•ื˜ืขืžื ื›ื“ืžืคืจืฉ:
Qu'il le rend passible de deux โ€” et la raison [est] comme [le texte l']explique.
๐Ÿ’ก Explication

Nouvelle question : le gid d'une bรชte cachere mais nevela (charogne, mal abattue). Selon Rabbi Meir, celui qui le mange reรงoit deux sรฉries de coups (pour le gid et pour la nevela) ; selon les Sages, une seule. Ici la chair est de bonne espรจce, donc l'interdit du gid s'applique bien ; toute la question est de savoir si l'interdit de nevela s'y ajoute.

5
ื•ืžื•ื“ื™ื ื—ื›ืžื™ื ืœืจื‘ื™ ืžืื™ืจ ื‘ืื•ื›ืœ ื’ื™ื“ ื”ื ืฉื” ืฉืœ ืขื•ืœื” ื•ืฉืœ ืฉื•ืจ ื”ื ืกืงืœ, ืฉื—ื™ื™ื‘ ืฉืชื™ื.

Et les Sages concรจdent ร  Rabbi Meir, ร  propos de celui qui mange le gid ha-nache d'une olah (holocauste) ou d'un bล“uf lapidรฉ (chor ha-niskal), qu'il est passible de deux.

๐Ÿ’ก Explication

Les Sages, qui pour une nevela ordinaire n'obligent qu'une peine, concรจdent deux peines pour le gid d'une olah ou d'un bล“uf lapidรฉ. La diffรฉrence : ces deux-lร  sont interdits de profit (assour be-hanaa) โ€” un interdit plus grave que celui du gid. L'interdit grave prend donc sur l'interdit dรฉjร  lร , alors que la nevela (simple interdit de consommation) ne le ferait pas.

6
ื•ืžืืŸ ื”ืื™ ืชื ื, ื“ื‘ืื™ืกื•ืจ ื›ื•ืœืœ โ€“ ืื™ืกื•ืจ ื—ืœ ืขืœ ืื™ืกื•ืจ ืœื™ืช ืœื™ื”, ืื™ืกื•ืจ ื›ื•ืœืœ ื‘ืื™ืกื•ืจ ื—ืžื•ืจ โ€“ ืื™ืช ืœื™ื”.

Et quel est ce Tana qui, dans un interdit englobant (kollel), ne tient pas [que] l'interdit prend sur l'interdit, [mais qui], dans un interdit englobant [doublรฉe] d'un interdit grave, [le] tient ?

๐Ÿ“œ Rachi (3)
ื•ืžืืŸ ื”ืื™ ืชื ื ื—ื›ืžื™ื:
Et quel est ce Tana โ€” les Sages.
ื“ื‘ืื™ืกื•ืจ ื›ื•ืœืœ ืื™ืกื•ืจ ื—ืœ ืขืœ ืื™ืกื•ืจ ืœื™ืช ืœื™ื” ื•ืื™ืกื•ืจ ื›ื•ืœืœ ื‘ืื™ืกื•ืจ ื—ืžื•ืจ ืื™ืช ืœื™ื” ื”"ื’ ื•ื”ื™ื™ื ื• ืคื™ืจื•ืฉื” ืื™ืกื•ืจ ื’ื™ื“ ื—ืœ ืžืฉื ื•ืœื“ื” ื•ืงื•ื“ื ืฉื ืชื ื‘ืœื” ื”ื™ื” ื’ื™ื“ื” ืืกื•ืจ ื•ื‘ืฉืจื” ืžื•ืชืจ ื•ื›ืฉื ืชื ื‘ืœื” ื ืืกืจ ืืฃ ื‘ืฉืจื” ื•ืืข"ื’ ื“ืฉื ื ื‘ืœื” ื”"ืœ ืœืžื™ื—ืœ ื ืžื™ ืขืœ ื’ื™ื“ ืžืฉื•ื ื˜ืขืžื ื“ื›ื•ืœืœ ืฉื”ื•ื ื›ื•ืœืœ ืืช ื”ื‘ืฉืจ ืขืžื• ืœื™ืืกืจ ื•ืื™ื›ื ืœืžื™ืžืจ ืืคื™ืœื• ืœืžืืŸ ื“ืืžืจ ืื™ืŸ ืื™ืกื•ืจ ื—ืœ ืขืœ ืื™ืกื•ืจ ื”ืื™ ืื™ืกื•ืจ ื ื‘ืœื” ื—ื™ื™ืœ ื“ืžื’ื• ื“ื—ื™ื™ืœ ืื‘ืฉืจ ื“ื”ื•ื” ืžื•ืชืจ ื—ื™ื™ืœ ื ืžื™ ืื’ื™ื“ ืฉื›ื•ืœืœื• ืขื ื”ื‘ืฉืจ ืืค"ื” ืืžืจื• ืจื‘ื ืŸ ื“ืœื ื—ื™ื™ืœ:
Qui, dans un interdit englobant, ne tient pas [que] l'interdit prend sur l'interdit, et [qui], dans un interdit englobant [doublรฉe] d'un interdit grave, [le] tient โ€” telle est la version. Et voici son explication : l'interdit du gid prend dรจs [la bรชte] nรฉe, et avant qu'elle ne devienne nevela son gid รฉtait interdit et sa chair permise ; et lorsqu'elle est devenue nevela, sa chair aussi a รฉtรฉ interdite ; et bien que le nom de nevela aurait dรป s'appliquer aussi au gid, au titre de la raison d'englobement (kollel) โ€” car il englobe la chair avec lui pour [l']interdire โ€” et [bien] qu'il y ait lieu de dire [que] mรชme pour celui qui tient [que] l'interdit ne prend pas sur l'interdit, cet interdit de nevela prend, car du fait qu'il prend sur la chair qui รฉtait permise il prend aussi sur le gid qu'il englobe avec la chair โ€” malgrรฉ cela, les Sages ont dit qu'il ne prend pas.
ื•ืื™ืกื•ืจ ื›ื•ืœืœ ื‘ืื™ืกื•ืจ ื—ืžื•ืจ ืื™ืช ืœื™ื” ื•ื”ื™ื›ื ื“ืื™ืกื•ืจ ืื—ืจื•ืŸ ืื™ืช ื‘ื™ื” ืชืจืชื™ ื›ื•ืœืœ ื•ืžื•ืกื™ืฃ ื›ื’ื•ืŸ ืขื•ืœื” ืื• ืฉื•ืจ ื”ื ืกืงืœ ื“ืžืขื™ืงืจื ื›ืฉื ื•ืœื“ื” ื”ื™ื” ื’ื™ื“ื” ืืกื•ืจ ื•ื‘ืฉืจื” ืžื•ืชืจ ื”ืงื“ื™ืฉื” ืื• ื ื’ื—ื” ื ืืกืจ ืืฃ ื‘ืฉืจื” ื”ืจื™ ื–ื” ื›ื•ืœืœ ื•ื”ื’ื™ื“ ื”ื–ื” ืžืชื—ืœื” ื”ื™ื” ืืกื•ืจ ื‘ืื›ื™ืœื” ื•ืžื•ืชืจ ื‘ื”ื ืื” ื•ื›ืฉื”ืงื“ื™ืฉ ื—ืœ ืขืœื™ื• ืื™ืกื•ืจ ื”ืงื“ืฉ ืœืื•ืกืจื• ื‘ื”ื ืื” ืฉืื™ืŸ ื›ืืŸ ืื™ืกื•ืจ ื—ืœ ืขืœ ืื™ืกื•ืจ ืฉืžื” ืฉืฉื™ื™ืจ ื”ืจืืฉื•ืŸ ืžื•ืกื™ืฃ ื”ืฉื ื™ ื•ื›ื™ ื”ื™ื›ื™ ื“ื—ื™ื™ืœ ืขืœื™ื” ืฉื ื”ืงื“ืฉ ืœืื•ืกืจื• ื‘ื”ื ืื” ืขืœ ื›ืจื—ืš ื—ืœ ืขืœื™ื• ืืฃ ื‘ืื›ื™ืœื” ืฉืื ืื›ืœื• ื™ืชื—ื™ื™ื‘ ืฉืชื™ื ื•ืืข"ื’ ื“ื‘ืื›ื™ืœื” ืืกื•ืจ ื•ืขื•ืžื“ ื”ื™ื” ื•ืื™ืŸ ืื™ืกื•ืจ ื—ืœ ืขืœ ืื™ืกื•ืจ ื”ืื™ ื”ื•ืื™ืœ ื•ื—ื™ื™ืœ ืœื”ื ืื” ื—ื™ื™ืœ ื ืžื™ ืืฃ ืœืื›ื™ืœื”:
Et dans un interdit englobant [doublรฉe] d'un interdit grave, [le] tient โ€” et lร  oรน l'interdit dernier comporte deux [choses], englobant et ajoutant (mossif), comme une olah ou un bล“uf lapidรฉ : car au dรฉpart, lorsqu'elle est nรฉe, son gid รฉtait interdit et sa chair permise ; [puis] il l'a consacrรฉe ou elle a encornรฉ [un homme], [et] sa chair aussi a รฉtรฉ interdite โ€” voilร  l'englobement ; et ce gid รฉtait dรจs le dรฉbut interdit ร  la consommation mais permis au profit, et lorsqu'il l'a consacrรฉ l'interdit de hekdech (consรฉcration) a pris sur lui pour [l']interdire au profit โ€” car il n'y a lร  pas [d'objection que] l'interdit prend sur l'interdit, puisque ce que le premier a laissรฉ, le second [l']ajoute ; et de mรชme que le nom de hekdech a pris sur lui pour [l']interdire au profit, forcรฉment il a pris sur lui aussi ร  la consommation, de sorte que s'il le mange il est tenu de deux ; et bien qu'il fut [dรฉjร ] interdit ร  la consommation et tenu [pour interdit], et [que] l'interdit ne prend pas sur l'interdit, celui-ci, puisqu'il a pris pour le profit, a pris aussi pour la consommation.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (2)
ืžืืŸ ื”ืื™ ืชื ื ื“ื‘ืื™ืกื•ืจ ื›ื•ืœืœ ืื™ืกื•ืจ ื—ืœ ืขืœ ืื™ืกื•ืจ ืœื™ืช ืœื™ื” ืื™ืกื•ืจ ื›ื•ืœืœ ื”ื•ื ื–ื” ื›ืฉื ืชื ื‘ืœื” ื•ืืดืช ืื™ืกื•ืจ ืžื•ืกื™ืฃ ื”ื•ื ื“ืžื’ื• ื“ืื™ืชื•ืกืฃ ื‘ื” ืื™ืกื•ืจ ืœื’ื‘ื•ื” ื›ืฉื ืชื ื‘ืœื” ืื™ืชื•ืกืฃ ื ืžื™ ืœื”ื“ื™ื•ื˜ ื•ื™ืดืœ ื“ืกื‘ืจ ื›ืžืดื“ ื‘ืจื™ืฉ ืคื™ืจืงื™ืŸ (ื—ื•ืœื™ืŸ ื“ืฃ ืฆ.) ื“ื’ื™ื“ ื ืžื™ ืืกื•ืจ ืœื’ื‘ื•ื”:
Quel est ce Tana qui, dans un interdit englobant, ne tient pas [que] l'interdit prend sur l'interdit โ€” c'est lร  un interdit englobant, lorsqu'elle est devenue nevela. Et si tu dis : c'est un interdit ajoutant (mossif), car du fait qu'il s'est ajoutรฉ en elle un interdit envers le Trรจs-Haut lorsqu'elle est devenue nevela, il s'est ajoutรฉ aussi envers le profane (hedyot) ! โ€” [Rรฉponse :] on peut dire qu'il tient comme celui qui dit, au dรฉbut de notre chapitre (Houlin 90a), que le gid aussi est interdit envers le Trรจs-Haut.
ืื™ืกื•ืจ ื›ื•ืœืœ ื‘ืื™ืกื•ืจ ื—ืžื•ืจ ืื™ืช ืœื™ื” ื”ื ื“ืืžืจื™ื ืŸ ื‘ืค' ืืžืจื• ืœื• (ื›ืจื™ืชื•ืช ื™ื“.) ืืงื“ืฉื” ืžื’ื• ื“ืื™ืชื•ืกืฃ ื‘ื” ืื™ืกื•ืจ ื”ื ืื” ืœื ื ืงื˜ ืœืฉื•ืŸ ืื™ืชื•ืกืฃ ืžืฉื•ื ื“ื—ืฉื™ื‘ ื‘ื›ืš ืื™ืกื•ืจ ืžื•ืกื™ืฃ ื“ื”ื ืงืจื™ ืœื™ื” ื”ื›ื ืื™ืกื•ืจ ื›ื•ืœืœ ืืœื ื›ืœื•ืžืจ ืื™ืชื•ืกืฃ ื‘ื” ื—ื•ืžืจื ื–ื• ื•ืื™ืŸ ืœื•ืžืจ ื“ืื™ืกื•ืจ ื›ื•ืœืœ ื“ืงืืžืจ ื”ื›ื ืœืื• ื“ื•ืงื ืืœื ืื™ืกื•ืจ ื”ื ืื” ื—ืฉื™ื‘ ืื™ืกื•ืจ ืžื•ืกื™ืฃ ื›ื™ื•ืŸ ื“ืžืขื™ืงืจื ื”ื•ื” ืฉืจื™ ื‘ื”ื ืื” ื“ืื ื›ืŸ ืื“ืžื™ื™ืชื™ ื”ื›ื ืจื‘ื™ ื™ื•ืกื™ ื”ื’ืœื™ืœื™ ื“ืœื ืฉืžืขื™ื ืŸ ืืœื ื“ืœื™ืช ืœื™ื” ืื™ืกื•ืจ ื›ื•ืœืœ ื‘ืื™ืกื•ืจ ืงืœ ืื‘ืœ ื”ื ื“ืื™ืช ืœื™ื” ื‘ืื™ืกื•ืจ ื—ืžื•ืจ ืœื ืืฉื›ื—ืŸ ืืœื ืžืกื‘ืจื ืืžืจื™ื ืŸ ื“ืื™ืช ืœื™ื” ืžืฉื•ื ื“ืœื ืฉืžืขื™ื ืŸ ืœื™ื” ื“ืคืœื™ื’ ื›ื™ ื”ื™ื›ื™ ื“ืฉืžืขื™ื ืŸ ืœื™ื” ืœืจื‘ื™ ืฉืžืขื•ืŸ ื’ื‘ื™ ื”ืื•ื›ืœ ื ื‘ืœื” ื‘ื™"ื” ื”ื•ื” ืœื™ื” ืœืืชื•ื™ื™ ืจื‘ื™ ื™ื•ืกื™ ื“ืื™ืช ืœื™ื” ื‘ืคืจืง ื“' ืื—ื™ืŸ (ื™ื‘ืžื•ืช ืœื‘.) ืืฉืช ืื™ืฉ ื•ื ืขืฉื™ืช ื—ืžื•ืชื• ื ื™ื“ื•ืŸ ืžืฉื•ื ืืฉืช ืื™ืฉ ื“ืœื™ืช ืœื™ื” ืื™ืกื•ืจ ื›ื•ืœืœ ื•ืืžืจื™ื ืŸ ื“ืžื•ื“ื” ืจื‘ื™ ื™ื•ืกื™ ื‘ืื™ืกื•ืจ ืžื•ืกื™ืฃ ื•ืขื•ื“ ืื™ ืื™ืกื•ืจ ื”ื ืื” ืื™ืกื•ืจ ืžื•ืกื™ืฃ ื”ื•ื ืžืื™ ืคืจื™ืš ื‘ืกืžื•ืš ื•ืจื‘ื™ ื™ื•ืกื™ ื”ื’ืœื™ืœื™ ื ื”ื™ ื“ืื™ืกื•ืจ ื›ื•ืœืœ ืœื™ืช ืœื™ื” ื™ื‘ื ืื™ืกื•ืจ ื—ืžื•ืจ ื•ื™ื—ื•ืœ ืขืœ ืื™ืกื•ืจ ืงืœ ื•ื“ื™ืœืžื ืœื™ืช ืœื™ื” ืื™ืกื•ืจ ื›ื•ืœืœ ืืคื™ืœื• ื‘ืื™ืกื•ืจ ื—ืžื•ืจ ื•ืื™ืกื•ืจ ืžื•ืกื™ืฃ ืื™ืช ืœื™ื” ืืœื ื•ื“ืื™ ืื™ืกื•ืจ ื”ื ืื” ืœื ื—ืฉื™ื‘ ืื™ืกื•ืจ ืžื•ืกื™ืฃ ืืœื ืื™ืกื•ืจ ื—ืžื•ืจ ื‘ืขืœืžื ื•ื›ืŸ ืฆืจื™ืš ืœืคืจืฉ ื‘ืกื•ืฃ ืคืจืง ื›ืœ ื”ื‘ืฉืจ (ืœืงืžืŸ ื—ื•ืœื™ืŸ ืงื™ื’:) ื’ื‘ื™ ื”ื ื“ืคืจื™ืš ื•ืกื‘ืจ ืฉืžื•ืืœ ืื™ืกื•ืจ ื—ืœ ืขืœ ืื™ืกื•ืจ:
Dans un interdit englobant [doublรฉe] d'un interdit grave, [le] tient โ€” ce que nous disons au chapitre Amrou lo (Keritot 14a) 'lorsqu'il l'a consacrรฉe, du fait qu'il s'est ajoutรฉ en elle un interdit de profit', [le Talmud] n'a pas employรฉ le terme 'ajoutรฉ' (itossef) parce qu'il tiendrait cela pour un interdit ajoutant โ€” car il l'appelle ici 'interdit englobant' โ€” mais c'est-ร -dire qu'il s'est ajoutรฉ en elle cette gravitรฉ[-ci]. Et il ne faut pas dire que l'interdit englobant dont il parle ici n'[est] pas au sens propre, mais [que] l'interdit de profit serait tenu pour un interdit ajoutant puisqu'au dรฉpart il รฉtait permis au profit ; car s'il en รฉtait ainsi, dรจs lors qu'il apporte ici Rabbi Yossi ha-Guelili โ€” dont nous n'entendons que [ceci] : qu'il ne tient pas l'interdit englobant dans un interdit lรฉger, mais [que] cela, qu'il [le] tient dans un interdit grave, nous ne [le] trouvons pas [รฉnoncรฉ], et c'est par raisonnement que nous disons qu'il [le] tient, du fait que nous ne l'entendons pas diverger [lร -dessus] comme nous l'entendons diverger, Rabbi Chimon, ร  propos de celui qui mange une nevela le jour de Kippour โ€” il aurait fallu apporter Rabbi Yossi [tout court], qui tient au chapitre Arba ahin (Yevamot 32a) [qu'une] femme mariรฉe devenue [aussi] sa belle-mรจre est jugรฉe ร  cause de [la] femme mariรฉe, car il ne tient pas l'interdit englobant, et [pourtant] nous disons que Rabbi Yossi concรจde dans un interdit ajoutant. Et de plus, si l'interdit de profit รฉtait un interdit ajoutant, que demande[-t-il] plus loin 'or Rabbi Yossi ha-Guelili, [mรชme] s'il ne tient pas l'interdit englobant, que l'interdit grave vienne et prenne sur l'interdit lรฉger' ? Et peut-รชtre ne tient-il pas l'interdit englobant mรชme dans un interdit grave, [tout en] tenant l'interdit ajoutant ! Mais ร  coup sรปr, l'interdit de profit n'est pas tenu pour un interdit ajoutant, mais [pour] un interdit grave seulement. Et de mรชme faut-il [l']expliquer ร  la fin du chapitre Kol ha-bassar (plus loin, Houlin 113b), ร  propos de ce qu'[on] demande : 'or Chmouel tient[-il que] l'interdit prend sur l'interdit ?'
๐Ÿ’ก Explication

La Guemara cherche l'auteur de l'avis des Sages : un Tana pour qui un interdit englobant (kollel) ne prend pas sur un interdit dรฉjร  lร  (d'oรน une seule peine pour la nevela), mais qui, lorsque l'interdit est ร  la fois englobant et grave (kollel + chamour, comme l'interdit de profit de l'olah), le fait prendre (d'oรน deux peines). Rachi et Tossefot dรฉtaillent pourquoi nevela est 'englobante' : en frappant la bรชte, elle interdit aussi la chair, jadis permise โ€” donc, par englobement, elle aurait pu prendre sur le gid.

7
ืืžืจ ืจื‘ื: ืจื‘ื™ ื™ื•ืกื™ ื”ื’ืœื™ืœื™ ื”ื™ื, ื“ืชื ืŸ: ื˜ืžื ืฉืื›ืœ ืงื“ืฉ, ื‘ื™ืŸ ืงื“ืฉ ื˜ืžื ื‘ื™ืŸ ืงื“ืฉ ื˜ื”ื•ืจ โ€“ ื—ื™ื™ื‘.

Rava a dit : c'est Rabbi Yossi ha-Guelili, car nous avons appris (Zevahim 106a) : un [homme] impur qui a mangรฉ du sacrรฉ (kodech), qu'il soit du sacrรฉ impur ou du sacrรฉ pur โ€” il est tenu.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืจื‘ื™ ื™ื•ืกื™ ื”ื’ืœื™ืœื™ ื”ื™ื ื“ืฉืžืขื™ื ืŸ ืœื™ื” ื“ืœื™ืช ืœื™ื” ื›ื•ืœืœ ื‘ืื™ืกื•ืจ ืงืœ ื•ืžื™ื”ื• ื‘ืื™ืกื•ืจ ื—ืžื•ืจ ืœื ืฉืžืขื™ื ื™ื” ื“ืคืœื™ื’:
C'est Rabbi Yossi ha-Guelili โ€” dont nous entendons qu'il ne tient pas l'englobant dans un interdit lรฉger ; et toutefois, dans un interdit grave, nous ne l'avons pas entendu diverger.
๐Ÿ’ก Explication

Rava identifie l'auteur : c'est Rabbi Yossi ha-Guelili, dont on connaรฎt la position dans une michna (Zevahim 106a) sur l'impur qui mange du sacrรฉ. La michna de base (les autres Tanaim) tient l'impur pour passible quel que soit l'รฉtat du sacrรฉ โ€” pur ou impur. Rabbi Yossi va diverger (segment suivant). On le retient car on l'entend rejeter l'issour kollel dans un cas lรฉger, sans l'entendre diverger dans un cas grave.

8
ืจื‘ื™ ื™ื•ืกื™ ื”ื’ืœื™ืœื™ ืื•ืžืจ: ื˜ืžื ืฉืื›ืœ ืืช ื”ื˜ื”ื•ืจ โ€“ ื—ื™ื™ื‘, ื˜ืžื ืฉืื›ืœ ืืช ื”ื˜ืžื โ€“ ืคื˜ื•ืจ, ืฉืœื ืื›ืœ ืืœื ื“ื‘ืจ ื˜ืžื.

Rabbi Yossi ha-Guelili dit : un [homme] impur qui a mangรฉ [du sacrรฉ] pur โ€” il est tenu ; un [homme] impur qui a mangรฉ [du sacrรฉ] impur โ€” il est exempt, car il n'a mangรฉ qu'une chose impure.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื—ื™ื™ื‘ ื—ื˜ืืช ืฉื”ืื•ื›ืœ ืงื“ืฉื™ื ื‘ื˜ื•ืžืืช ื”ื’ื•ืฃ ื–ื“ื•ื ื• ื›ืจืช ื›ื“ื›ืชื™ื‘ (ื•ื™ืงืจื ื–) ื•ื”ื ืคืฉ ืืฉืจ ืชืื›ืœ ื‘ืฉืจ ื•ื’ื•':
Il est tenu โ€” d'un sacrifice [expiatoire, hatat], car celui qui mange des sacrรฉs dans l'impuretรฉ du corps, son cas intentionnel [est puni] de karet, comme il est รฉcrit (Lรฉvitique 7) 'et l'รขme qui mangera de la chair... [son impuretรฉ sur lui, cette รขme sera retranchรฉe]'.
๐Ÿ’ก Explication

La position divergente de Rabbi Yossi ha-Guelili : l'impur n'est passible que s'il mange du sacrรฉ pur. S'il mange du sacrรฉ dรฉjร  impur, il est exempt โ€” 'il n'a mangรฉ qu'une chose impure', l'interdit de manger du sacrรฉ en รฉtat d'impuretรฉ ne s'applique pas ร  un sacrรฉ lui-mรชme impur. Il refuse donc d'รฉtendre l'interdit (pas d'issour kollel).

9
ืืžืจื• ืœื•: ืืฃ ื˜ืžื ืฉืื›ืœ ืืช ื”ื˜ื”ื•ืจ, ื›ื™ื•ืŸ ืฉื ื’ืข ื‘ื•, ื˜ืžืื”ื•.

Ils [les Sages] lui dirent : mรชme un [homme] impur qui a mangรฉ [du sacrรฉ] pur โ€” dรจs lors qu'il l'a touchรฉ, il l'a [dรฉjร ] rendu impur !

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื›ื™ื•ืŸ ืฉื ื’ืข ื‘ื• ื˜ืžืื”ื• ืงื•ื“ื ืฉื™ืื›ืœื ื• ื•ืืค"ื” ื—ื™ื™ื‘ื™ื” ืงืจื:
Dรจs lors qu'il l'a touchรฉ, il l'a rendu impur โ€” avant qu'il ne le mange ; et malgrรฉ cela le verset l'a rendu tenu.
๐Ÿ’ก Explication

Objection des Sages ร  Rabbi Yossi : si l'on exempte parce que le sacrรฉ est impur, alors mรชme l'impur qui mange du sacrรฉ 'pur' devrait รชtre exempt, car en le touchant [avant de l'avaler] il l'a dรฉjร  rendu impur ! Or chacun admet qu'il est passible dans ce cas. Donc l'impuretรฉ prรฉexistante du sacrรฉ ne devrait pas exempter โ€” et l'impur qui mange du sacrรฉ impur devrait, lui aussi, รชtre tenu.

10
ืฉืคื™ืจ ืงื ืืžืจื™ ืœื™ื” ืจื‘ื ืŸ ืœืจื‘ื™ ื™ื•ืกื™ ื”ื’ืœื™ืœื™, ื•ืืžืจ ืจื‘ื: ื‘ื ื˜ืžื ื”ื’ื•ืฃ ื•ืื—ืจ ื›ืš ื ื˜ืžื ื‘ืฉืจ โ€“ ื›ื•ืœื™ ืขืœืžื ืœื ืคืœื™ื’ื™ ื“ื—ื™ื™ื‘, ื“ืื™ืกื•ืจ ื›ืจืช ืงื“ื™ื.

Les Sages disent fort bien ร  Rabbi Yossi ha-Guelili. Et Rava a dit : lorsque le corps s'est impurifie puis ensuite la chair s'est impurifiรฉe โ€” tout le monde s'accorde [qu'il est] tenu, car l'interdit de karet prรฉcรจde.

๐Ÿ“œ Rachi (3)
ื•ืืžืจ ืจื‘ื ื’ืจืกื™ื ืŸ:
Nous lisons : 'et Rava a dit'.
ื‘ื ื˜ืžื ื”ื’ื•ืฃ ื•ืื—"ื› ื ื˜ืžื ื”ื‘ืฉืจ ื“ื˜ืžื ืฉืื›ืœ ื˜ื”ื•ืจ ื•ื˜ืžืื”ื• ื‘ืžื’ืขื• ืฉืงื“ืžื” ื˜ื•ืžืืช ื’ื•ืคื• ืœื˜ื•ืžืืช ืงื“ืฉ ืžื•ื“ื™ ืจื‘ื™ ื™ื•ืกื™ ื“ื—ื™ื™ื‘ ื“ื›ื™ื•ืŸ ื“ืื™ื˜ืžื™ ื’ื•ืคื™ื” ืื™ืชืกืจ ื‘ืงื“ืฉ ื–ื” ื‘ืื™ืกื•ืจ ื›ืจืช ื•ื›ื™ ื”ื“ืจ ื•ืื™ื˜ืžื™ ื‘ืฉืจ ืื™ืกื•ืจ ื›ืจืช ื“ื˜ื•ืžืืช ื”ื’ื•ืฃ ืœื ืคืงืขื”:
Lorsque le corps s'est impurifie puis ensuite la chair s'est impurifiรฉe โ€” [ร  savoir] un impur qui a mangรฉ du [sacrรฉ] pur et l'a rendu impur par son contact, de sorte que l'impuretรฉ de son corps a prรฉcรฉdรฉ l'impuretรฉ du sacrรฉ โ€” Rabbi Yossi concรจde qu'il est tenu : dรจs lors que son corps s'est impurifie, ce sacrรฉ lui a รฉtรฉ interdit par un interdit de karet ; et lorsque la chair s'est impurifiรฉe ensuite, l'interdit de karet de l'impuretรฉ du corps ne s'efface pas.
ื”"ื’ ื“ื›"ืข ืœื ืคืœื™ื’ื™ ื“ื—ื™ื™ื‘ ื“ืื™ืกื•ืจ ื›ืจืช ืงื“ื™ื ื›ื™ ืคืœื™ื’ื™ ื‘ื ื˜ืžื ื”ื‘ืฉืจ ืชื—ืœื” ื•ื ืืกืจ ืขืœ ื›ื”ื ื™ื ื‘ืœืื• ื‘ืขืœืžื ื•ื”ื‘ืฉืจ ืืฉืจ ื™ื’ืข ื•ื’ื•' ืจื‘ื ืŸ ืื™ืช ืœื”ื• ืื™ืกื•ืจ ื—ืœ ืขืœ ืื™ืกื•ืจ ืข"ื™ ื›ื•ืœืœ ื•ื”ืื™ ืื™ืกื•ืจ ื˜ื•ืžืืช ื”ื’ื•ืฃ ื›ื•ืœืœ ื”ื•ื ื“ื›ื•ืœืœ ื˜ื”ื•ืจื•ืช ืฉื”ื™ื• ืžื•ืชืจื•ืช ืœื• ื•ื”ื˜ืžืื•ืช ืฉื”ื™ื• ืืกื•ืจื•ืช ืœื• ื•ืžื™ื’ื• ื“ื—ื™ื™ืœ ืื˜ื”ื•ืจื•ืช ื—ื™ื™ืœ ื ืžื™ ืื˜ืžืื•ืช ื•ื™ืฉ ื›ืืŸ ืื™ืกื•ืจ ื›ื•ืœืœ:
Telle est la version : tout le monde s'accorde [qu'il est] tenu, car l'interdit de karet prรฉcรจde ; ils divergent lorsque la chair s'est impurifiรฉe d'abord โ€” et a รฉtรฉ interdite aux cohanim par un simple interdit (lav), '[et] la chair qui touchera [tout impur ne sera pas mangรฉe]' (Lรฉvitique 7). Les Sages tiennent [que] l'interdit prend sur l'interdit par voie d'englobement, et cet interdit d'impuretรฉ du corps est englobant, car il englobe les [choses] pures qui lui รฉtaient permises et les impures qui lui รฉtaient interdites ; et du fait qu'il prend sur les pures, il prend aussi sur les impures โ€” il y a lร  un interdit englobant.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (2)
ืฉืคื™ืจ ืงืืžืจื™ ืœื™ื” ืจื‘ื ืŸ ืœืจื‘ื™ ื™ื•ืกื™ ื”ื’ืœื™ืœื™ ื™ื•ื“ืขื™ืŸ ื”ื™ื• ื“ืœื ืื™ื™ืจื™ ื›ืฉืชื—ื‘ ืœื• ื—ื‘ื™ืจื• ืœืชื•ืš ืคื™ื• ืžื“ืงืืžืจื™ ืœื™ื” ื”ื›ื™:
Les Sages disent fort bien ร  Rabbi Yossi ha-Guelili โ€” ils savaient qu'on ne traitait pas du cas oรน son compagnon [le] lui a enfournรฉ dans la bouche, du fait qu'ils lui disent ainsi.
ื‘ื ื˜ืžื ื”ื’ื•ืฃ ื•ืื—"ื› ื ื˜ืžื ื”ื‘ืฉืจ ื›"ืข ืœื ืคืœื™ื’ื™ ื“ื—ื™ื™ื‘ ื“ืื™ืกื•ืจ ื›ืจืช ืงื“ื™ื ื•ืชื• ืœื ืคืงืข ื•ืœื ื’ืจืกื™ื ืŸ ื“ืื™ืกื•ืจ ืžื•ืกื™ืฃ ื”ื•ื ื“ืœื ืื™ื™ืจื™ ื”ื›ื ืœืื™ื—ื™ื•ื‘ื™ ืชืจืชื™ ืืœื ืœืื™ื—ื™ื•ื‘ื™ ื—ื˜ืืช ืžืฉื•ื ื˜ื•ืžืืช ื”ื’ื•ืฃ ื•ื”ื ื“ืงืืžืจื™ ืœื™ื” ืจื‘ื ืŸ ื›ื™ื•ืŸ ืฉื ื’ืข ื‘ื• ื˜ืžืื”ื• ื”ื™ื• ืกื‘ื•ืจื™ืŸ ืจื‘ื ืŸ ื“ืจื‘ื™ ื™ื•ืกื™ ื”ื’ืœื™ืœื™ ืคื˜ืจ ืžืฉื•ื ื“ืžื—ื•ืœืœ ื•ืขื•ืžื“ ื”ื•ื ื•ื’ืžืจ ืžืชืจื•ืžื” ื“ืคื˜ืจื™ื ืŸ ื‘ืค' ื›ืœ ื”ื‘ืฉืจ (ืœืงืžืŸ ื—ื•ืœื™ืŸ ื“ืฃ ืงื™ื’:) ื˜ืžื ื”ืื•ื›ืœ ืชืจื•ืžื” ื˜ืžืื” ืžืฉื•ื ื“ื›ืชื™ื‘ ื•ืžืชื• ื‘ื• ื›ื™ ื™ื—ืœืœื•ื”ื• ืคืจื˜ ืœื–ื• ืฉืžื—ื•ืœืœืช ื•ืขื•ืžื“ืช ื•ื"ืช ืœืจื‘ื ืŸ ื“ืคืจื›ื™ ืžื›ื™ ื ื’ืข ื‘ื• ื˜ืžืื”ื• ื”ื™ื›ื™ ืžืฉื›ื—ืช ื˜ืžื ืฉืื›ืœ ืชืจื•ืžื” ืฉื™ื”ื ื‘ืžื™ืชื” ื”ื ืžื›ื™ ื ื’ืข ื‘ื” ื˜ืžืื” ื•ื™"ืœ ื›ื’ื•ืŸ ืฉืชื—ื‘ ืœื• ื—ื‘ืจื• ื•ื”ื›ื ืœื ืคืจื›ื™ ืœื™ื” ืจื‘ื ืŸ ืืœื ืžืฉื•ื ื“ื™ื“ืขื™ ื“ืœื ืื™ื™ืจื™ ื‘ืชื—ื‘ ืœื• ื›ื“ืคื™ืจืฉื ื• ื"ื  ื‘ืฉืœื ื ื›ืฉืจื” ืื• ื‘ื ื™ืœื•ืฉื” ื‘ืžื™ ืคื™ืจื•ืช ื•ืขื•ื“ ืœืคื™ ื”ืืžืช ืืคื™ืœื• ื”ื•ื›ืฉืจื” ืžืฉื›ื—ืช ืœื” ื›ื’ื•ืŸ ืฉื ื˜ืžื ื”ื’ื•ืฃ ื•ืื—"ื› ื ื˜ืžืื” ื”ืชืจื•ืžื” ื›ื“ืืžืจื™ื ืŸ ื”ื›ื ื•ืื™ืฆื˜ืจื™ืš ืงืจื ื“ืคื˜ืจ ื‘ืžื—ื•ืœืœืช ืฉื ื˜ืžื ืชื—ืœื” ื•ืืฆื˜ืจื™ืš ืงืจื ืœืืฉืžื•ืขื™ื ืŸ ื“ื™ืœืคื™ื ืŸ ืžื”ืชื ื‘ืขืœืžื ื“ืื™ืŸ ืื™ืกื•ืจ ื—ืœ ืขืœ ืื™ืกื•ืจ ื•ืœืž"ื“ ืื™ืกื•ืจ ื—ืœ ืขืœ ืื™ืกื•ืจ ื‘ืขืœืžื ืฉืื ื™ ื”ืชื ื“ื’ืœื™ ืงืจื ื•ื›ืŸ ืžืฉืžืข ืœืงืžืŸ ื‘ืค' ื›ืœ ื”ื‘ืฉืจ (ืฉื) [ื•ืข"ืข ืชื•ืก' ืกื ื”ื“ืจื™ืŸ ืคื’: ื“"ื” ืคืจื˜ ืœื–ื•]:
Lorsque le corps s'est impurifie puis ensuite la chair s'est impurifiรฉe, tout le monde s'accorde [qu'il est] tenu car l'interdit de karet prรฉcรจde โ€” et il ne s'efface plus ; et nous ne lisons pas 'car c'est un interdit ajoutant', car on ne traite pas ici de [le] rendre tenu de deux, mais de [le] rendre tenu d'un sacrifice ร  cause de l'impuretรฉ du corps. Et ce que les Sages lui disent 'dรจs lors qu'il l'a touchรฉ il l'a rendu impur' โ€” les Sages pensaient que Rabbi Yossi ha-Guelili exempte parce qu'il [le sacrรฉ] est dรฉjร  profane (mehoulal ve-omed), et il [le] dรฉrive de la terouma, [pour] laquelle nous exemptons au chapitre Kol ha-bassar (plus loin, Houlin 113b) un impur qui mange de la terouma impure, parce qu'il est รฉcrit 'et ils mourront par cela s'ils le profanent' (Lรฉvitique 22) โ€” ร  l'exception de celle-ci, qui est dรฉjร  profanรฉe. Et si tu dis : selon les Sages qui objectent 'dรจs lors qu'il l'a touchรฉ il l'a rendu impur', comment trouve-t-on un impur qui mange de la terouma [qui soit] passible de mort ? dรจs lors qu'il l'a touchรฉe il l'a rendue impure ! โ€” [Rรฉponse :] on peut dire, par exemple lorsque son compagnon [la] lui a enfournรฉe ; et ici les Sages ne lui objectent pas [ainsi], seulement parce qu'ils savent qu'on ne traite pas du cas oรน on [la] lui a enfournรฉe, comme nous l'avons expliquรฉ. Ou bien lorsqu'elle n'a pas รฉtรฉ rendue apte [ร  recevoir l'impuretรฉ, par un liquide], ou lorsqu'elle a รฉtรฉ pรฉtrie dans du jus de fruits. Et de plus, selon la vรฉritรฉ, mรชme rendue apte on [le] trouve, par exemple lorsque le corps s'est impurifie puis ensuite la terouma s'est impurifiรฉe, comme nous [le] disons ici ; et le verset qui exempte [la chose] dรฉjร  profanรฉe a รฉtรฉ nรฉcessaire [pour le cas oรน] elle s'est impurifiรฉe d'abord ; et le verset a รฉtรฉ nรฉcessaire pour nous enseigner que de lร  nous dรฉrivons en gรฉnรฉral [que] l'interdit ne prend pas sur l'interdit. Et pour celui qui dit [que] l'interdit prend sur l'interdit en gรฉnรฉral, c'est diffรฉrent lร , car le verset l'a rรฉvรฉlรฉ ; et ainsi cela ressort-il plus loin, au chapitre Kol ha-bassar [voir aussi Tossefot Sanhรฉdrin 83b, dรฉbut 'ร  l'exception de celle-ci'].
๐Ÿ’ก Explication

La Guemara reconnaรฎt la force de l'objection des Sages, puis Rava prรฉcise les termes du dรฉbat. Si le corps de la personne s'impurifie d'abord, puis la chair du sacrรฉ ensuite, tous s'accordent : il est tenu. Pourquoi ? Parce que l'interdit grave (manger du sacrรฉ, corps impur, passible de karet) a prรฉcรฉdรฉ l'impuretรฉ de la chair, et un tel interdit dรฉjร  installรฉ ne s'efface pas. La divergence ne porte donc pas sur ce cas.

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ื›ื™ ืคืœื™ื’ื™ ื‘ื ื˜ืžื ื‘ืฉืจ, ื•ืื—ืจ ื›ืš ื ื˜ืžื ื”ื’ื•ืฃ. ืจื‘ื ืŸ ืื™ืช ืœื”ื• ืื™ืกื•ืจ ื›ื•ืœืœ, ื“ืžื’ื• ื“ืžื™ื—ื™ื™ื‘ ืื—ืชื™ื›ื•ืช ื˜ื”ื•ืจื•ืช ื“ืขืœืžื, ืžื™ื—ื™ื™ื‘ ื ืžื™ ืื—ืชื™ื›ื” ื˜ืžืื”.

Ils divergent lorsque la chair s'est impurifiรฉe puis ensuite le corps s'est impurifie. Les Sages tiennent l'interdit englobant : du fait qu'il est tenu pour les morceaux purs du monde [entier], il est tenu aussi pour le morceau impur.

๐Ÿ’ก Explication

Le cล“ur de la mahloket (voir le schรฉma) : la chair du sacrรฉ s'impurifie d'abord, puis le corps de la personne ensuite. Les Sages appliquent l'issour kollel : l'interdit 'corps impur mange du sacrรฉ' est englobant, car il vise tous les morceaux purs du monde (interdits ร  lui seul, l'impur) ; du fait qu'il est tenu pour ces morceaux purs, il est tenu aussi pour ce morceau impur โ€” l'interdit grave s'รฉtend.

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ื•ืจื‘ื™ ื™ื•ืกื™ ื”ื’ืœื™ืœื™ ืœื™ืช ืœื™ื” ืื™ืกื•ืจ ื›ื•ืœืœ, ื“ืžื’ื• ืœื ืืžืจื™ื ืŸ.

Et Rabbi Yossi ha-Guelili ne tient pas l'interdit englobant, car nous ne disons pas 'du fait que' (migo).

๐Ÿ’ก Explication

Rabbi Yossi ha-Guelili, lui, rejette l'issour kollel : on ne dit pas le raisonnement 'migo' ('du fait que' l'interdit s'applique ร  un cas, il s'applique ร  l'autre). Donc, la chair รฉtant dรฉjร  impure quand le corps s'impurifie, l'interdit grave ne prend pas โ€” il est exempt.

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ื•ืจื‘ื™ ื™ื•ืกื™ ื”ื’ืœื™ืœื™, ื ื”ื™ ื“ืื™ืกื•ืจ ื›ื•ืœืœ ืœื™ืช ืœื™ื”, ื‘ืื™ืกื•ืจ ืงืœ ื™ื‘ื ืื™ืกื•ืจ ื—ืžื•ืจ ื™ื—ื•ืœ ืขืœ ืื™ืกื•ืจ ืงืœ, ื•ืžืื™ ื ื™ื”ื•? ื˜ื•ืžืืช ื”ื’ื•ืฃ, ืฉื”ืจื™ ื˜ื•ืžืืช ื”ื’ื•ืฃ ื‘ื›ืจืช.

Et [ร  propos de] Rabbi Yossi ha-Guelili โ€” quand bien mรชme il ne tient pas l'interdit englobant, dans un interdit lรฉger que vienne l'interdit grave [et] prenne sur l'interdit lรฉger ! Et quel est-il ?

L'impuretรฉ du corps โ€” car l'impuretรฉ du corps [est passible] de karet.

๐Ÿ’ก Explication

Objection ร  Rabbi Yossi : mรชme s'il rejette l'issour kollel, il devrait admettre l'issour chamour ! Ici l'interdit dรฉjร  installรฉ (chair impure) est lรฉger (simple lav), tandis que l'interdit survenant (corps impur mangeant du sacrรฉ) est grave โ€” passible de karet. Que ce grave vienne donc prendre sur le lรฉger, et qu'il soit tenu !

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ืืžืจ ืจื‘ ืืฉื™: ืžืืŸ ืœื™ืžื ืœืŸ ื“ื˜ื•ืžืืช ื”ื’ื•ืฃ ื—ืžื•ืจื”, ื“ืœืžื ื˜ื•ืžืืช ื‘ืฉืจ ื—ืžื•ืจื”, ื“ืœื™ืช ืœื™ื” ื˜ื”ืจื” ื‘ืžืงื•ื”.

Rav Achi a dit : qui nous dira que l'impuretรฉ du corps est [la plus] grave ? Peut-รชtre l'impuretรฉ de la chair est[-elle la plus] grave, car elle n'a pas de purification au bain rituel (mikveh).

๐Ÿ’ก Explication

Rรฉponse de Rav Achi, qui sauve la position de Rabbi Yossi : rien ne prouve que l'impuretรฉ du corps soit la plus grave. On peut soutenir l'inverse : l'impuretรฉ de la chair est plus grave, car une personne impure peut se purifier au mikveh (bain rituel), tandis que la chair impure n'a pas de purification au bain rituel. Si l'interdit dรฉjร  lร  (chair) est le plus grave, l'interdit du corps (moins grave) ne prend pas โ€” Rabbi Yossi exempte ร  bon droit.

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Texte hรฉbreu et aramรฉen vocalisรฉ : รฉdition numรฉrique William Davidson du Talmud Koren Noรฉ, via Sefaria (licence CC BY-NC). Traduction franรงaise, notes et schรฉmas : Chiourim BA (licence CC BY 4.0).