Chullin 111a โ€” le foie (kaved) cuit ou rรดti avec d'autre viande : son sang et sa graisse rendent-ils la viande interdite ?

Chullin 111a

Sougya : La sougya poursuit la question d'Abaye : le foie dรฉborde de sang, on sait qu'il rend interdit ce qui cuit avec lui ร  cause de sa graisse (chemnounit) absorbรฉe, mais qu'en est-il du sang (dam) qui en sort ? Rabbi Zerika rapporte qu'on lui a servi la trachรฉe avec tout ce qui y tient (poumon, cล“ur, foie) cuits ensemble, et qu'on en a mangรฉ ; mais Rav Achi objecte que cela ne prouve rien (la bouche du canal รฉtait peut-รชtre hors de la marmite, ou le foie avait รฉtรฉ รฉchaudรฉ au prรฉalable, comme Rav Houna le saisissait au vinaigre et Rav Nahman ร  l'eau bouillante).

Rava รฉtablit, contre Rav Papa, que le vinaigre n'est pas interdit, signe que rien ne sort vraiment du foie. La braita oppose Rabbi Eliezer (le foie rend interdit mais n'est pas rendu interdit) ร  Rabbi Yichmael fils de Rabbi Yo'hanan ben Beroka (foie รฉpicรฉ ou trรจs cuit : il rend interdit ET est rendu interdit).

Rabba bar Rav Houna enseigne de fendre le foie en long et en large, l'entaille vers le bas, pour faire รฉcouler le sang des canaux ; la rate (tehal), elle, n'est que graisse. Enfin, pour le foie ou la mamelle placรฉs sur la viande au four : le sang du foie glisse (permis), le lait de la mamelle colle (interdit) โ€” Rav Dimi inverse, et Mareimar tranche : sous la viande permis, sur la viande valable seulement ร  posteriori.

Le foie (kaved) cuit avec d'autre viande : qui rend quoi interdit ? Le foie REND interdit il dรฉborde de sang : il en rejette sur ce qui cuit avec lui (la viande voisine absorbe ce sang) Le foie N'EST PAS rendu interdit tout occupรฉ ร  rejeter, il n'absorbe pas en retour ce qui sort de lui (R. Eliezer : aosรฉret ve-eina neesรฉret) La question d'Abaye laissรฉe en suspens On sait que le foie rend interdit ร  cause de sa GRAISSE (chemnounit) absorbรฉe. Mais ร  cause du SANG (dam) qui en sort : la viande voisine est-elle interdite ? -> non tranchรฉ (le sang est-il absorbรฉ moins facilement que la graisse ?)
Le principe de base (segments 0 et 5) : le foie rend interdit mais n'est pas rendu interdit ; la question ouverte d'Abaye sur le sang.
L'objection de Rav Achi : pourquoi l'incident ne prouve rien 1. Bouche du canal la bouche de la trachรฉe รฉtait HORS de la marmite le sang du foie s'รฉcoule par le canal au-dehors, sans toucher la viande 2. Echaudรฉ d'abord on l'a saisi (hรขlรขt) au prรฉalable son sang cuit en lui, il ne rejette plus rien ensuite Rav Houna : dans le vinaigre Rav Nahman : dans l'eau bouillante Rava sur le vinaigre si le vinaigre รฉtait interdit, le foie le serait aussi : de mรชme qu'il rejette, il rรฉabsorbe en retour -> donc rien ne sort : permis
L'objection de Rav Achi (segments 2-3) : trois raisons pour lesquelles l'incident rapportรฉ ne prouve rien.
Au four, sur la broche : foie ou mamelle placรฉ SUR la viande Foie SUR viande -> permis foie (kaved) viande le sang GLISSE (machrรฉk sharik) il ne pรฉnรจtre pas la viande Mamelle SUR viande -> interdit mamelle (kahal) viande le lait COLLE (seroukhรฉi masrikh) il adhรจre et pรฉnรจtre la viande Mareimar tranche : SOUS la viande -> permis ; SUR la viande -> ร  posteriori oui, ร  priori non (kaved et kahal)
Foie ou mamelle placรฉ sur la viande au four (segments 9-11) : sang qui glisse vs lait qui colle, et la dรฉcision de Mareimar.
1
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Et [c'est] ร  cause de la graisse (chemnounit) [que le foie rend interdit ce qui cuit avec lui, et non ร  cause de son sang]. [Mais] ร  cause du sang (dam), quoi [le statut] ?

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื•ืžืฉื•ื ืฉืžื ื•ื ื™ืช ืงืืžืจ ื“ืื•ืกืจืช ืืช ื”ืžืชื‘ืฉืœ ืขืžื” ืœืคื™ ืฉื‘ื•ืœืข ืžืŸ ื”ื˜ืจืคื” ื•ืื™ื ื” ื ืืกืจืช ืื ืฉืœ ื”ื™ืชืจ ื”ื™ื ื•ื‘ืฉืœื” ืขื ื˜ืจืคื” ืื™ื ื” ื ืืกืจืช ืœืคื™ ืฉื˜ืจื•ื“ื” ืœืคืœื•ื˜ ื›ืœ ืฉืขื” ื•ืื™ื ื” ื‘ื•ืœืขืช ื›ืœื•ื ืื‘ืœ ื“ืžื ื“ื ืคื™ืง ืžื™ื ื” ื“ื›ืฉืจื” ืžื™ื‘ืขื™ื ืœื™ ืื™ ืืกื™ืจ ืื—ืจื™ื ื™ ืื™ ืœื ื“ืื™ื›ื ืœืžื™ืžืจ ื“ืžื ื“ื”ื™ืชื™ืจื ื”ื•ื ืฉื”ืจื™ ืขื™ืงืจื” ื“ื ื•ื›ืœ ื–ืžืŸ ืฉืœื ืคื™ืจืฉ ืคืฉื™ื˜ื ืœื™ ื“ืžื•ืชืจ ื•ื›ื™ ืคื™ืจืฉ ืžื™ื‘ืขื™ื ืœื™ ืžืื™:
Et [c'est] ร  cause de la graisse โ€” il dit qu'[il] rend interdit ce qui cuit avec lui parce qu'il absorbe [la graisse] de la [bรชte] tereifa, mais [le foie] lui-mรชme n'est pas rendu interdit s'il est [issu d'une bรชte] permise et [qu']il a cuit avec une [bรชte] tereifa : il n'est pas rendu interdit, parce qu'il est sans cesse occupรฉ ร  rejeter et n'absorbe rien. Mais le sang qui en sort, [d'un foie] permis, [c'est ce sur quoi] je m'interroge : [rend-il] interdites les autres [viandes] ou non ? Car il y a lieu de dire [que] c'[est] du sang permis, puisqu'au fond [le foie] est [tout entier] sang ; et tant qu'[il] ne s'[en] est pas sรฉparรฉ, il m'est รฉvident qu'[il est] permis ; et lorsqu'il s'[en] est sรฉparรฉ, je m'interroge : quoi [le statut] ?
๐Ÿ’ก Explication

Suite de la question d'Abaye (110b). On savait que le foie rend interdit ce qui cuit avec lui : non ร  cause de son sang, mais ร  cause de la graisse (chemnounit) qu'il a absorbรฉe de la bรชte tereifa. La question qui reste : si un foie permis cuit avec un autre morceau de viande, et que l'on craint seulement que la viande absorbe le surplus de sang (dam) du foie โ€” la viande est-elle interdite ? Peut-รชtre le sang est-il absorbรฉ moins facilement que la graisse.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Le foie (kaved) cuit avec d'autre viande : qui rend quoi interdit ? Le foie REND interdit il dรฉborde de sang : il en rejette sur ce qui cuit avec lui (la viande voisine absorbe ce sang) Le foie N'EST PAS rendu interdit tout occupรฉ ร  rejeter, il n'absorbe pas en retour ce qui sort de lui (R. Eliezer : aosรฉret ve-eina neesรฉret) La question d'Abaye laissรฉe en suspens On sait que le foie rend interdit ร  cause de sa GRAISSE (chemnounit) absorbรฉe. Mais ร  cause du SANG (dam) qui en sort : la viande voisine est-elle interdite ? -> non tranchรฉ (le sang est-il absorbรฉ moins facilement que la graisse ?)
Le foie rend interdit ce qui cuit avec lui par sa graisse ; la question ouverte porte sur son sang.
2
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Lorsqu'il remonta de nouveau [en Terre d'Israรซl], il trouva Rabbi Zerika [et l'interrogea sur le foie cuit avec d'autre viande]. Il lui dit : celle-ci non plus, ne te l'interroge pas, car moi et Yannai fils de Rabbi Ami sommes arrivรฉs ร  la maison de Yehouda fils de Rabbi Chimon ben Pazi, et l'on nous a servi la trachรฉe avec [tout] ce qui y tient (kania be-koufeih), et nous [en] avons mangรฉ.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืงื ื™ื ื‘ืงื•ืคื™ื” ื”ืงื ื” ืขื ื›ืœ ื”ืžื—ื•ื‘ืจ ืœื• ื”ืจื™ืื” ื•ื”ืœื‘ ื•ื›ื‘ื“ ื•ื›ื•ืœืŸ ื ืชื‘ืฉืœื• ื™ื—ื“:
[La trachรฉe] avec [tout] ce qui y tient โ€” la trachรฉe avec tout ce qui lui est attachรฉ, le poumon, le cล“ur et le foie, et tous ont cuit ensemble.
๐Ÿ’ก Explication

Lorsque Rav Safra remonta en Terre d'Israรซl, il retrouva Rabbi Zerika et l'interrogea. Rรฉponse : pas besoin de t'interroger non plus โ€” on nous a servi la trachรฉe avec tout ce qui y est attachรฉ (le poumon, le cล“ur et le foie, tous cuits ensemble) et nous en avons mangรฉ. Preuve que le sang issu du foie ne rend pas interdites les autres viandes cuites avec lui.

3
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Rav Achi โ€” et certains disent Rabbi Chmouel de Zerokinia โ€” y objecte : mais peut-รชtre la bouche de la trachรฉe รฉtait-elle hors de la marmite [si bien que le sang du foie s'รฉcoulait au-dehors] ; ou bien peut-รชtre l'avait-on รฉchaudรฉ (mehlat) au prรฉalable, comme cela [se faisait] chez Rav Houna, oรน on le lui saisissait (haltรฉi) dans le vinaigre, et chez Rav Nahman, oรน on le lui saisissait dans [l'eau] bouillante.

๐Ÿ“œ Rachi (3)
ื“ืœืžื ืคื™ ืงื ื” ื—ื•ืฅ ืœืงื“ืจื” ื”ื•ื” ื•ืกื™ืžืคื•ื ื™ ื”ื›ื‘ื“ ืฉื•ืคื›ื™ืŸ ื“ืจืš ืงื ื” ื”ื›ื‘ื“ ืœืชื•ืš ืงื ื” ื”ื’ื“ื•ืœ ืฉืœ ืจื™ืื” ื•ื™ื•ืฆื ื“ื ื“ืจืš ื—ืœืœื• ื—ื•ืฅ ืœืงื“ืจื”:
Peut-รชtre la bouche de la trachรฉe รฉtait-elle hors de la marmite โ€” et les canaux (simponot) du foie dรฉversent, par le canal du foie, dans le grand canal du poumon, et le sang sort par son creux au-dehors de la marmite.
ืื™ ื ืžื™ ื—ืœื™ื˜ ื”ื•ื” ืžืขื™ืงืจื ื•ื ืชื‘ืฉืœ ื“ืžื• ื‘ืชื•ื›ื• ื›ื“ื™ ืฉืœื ื™ืคืœื•ื˜ ืขื•ื“ ื›ืฉื™ื‘ืฉืœื”ื• ืขื ื”ืื—ืจ ื•ื“ืžื• ื”ืžื•ื‘ืœืข ื‘ืชื•ื›ื• ืžื•ืชืจ ื›ืœ ื–ืžืŸ ืฉืœื ื™ืฆื:
Ou bien peut-รชtre l'avait-on รฉchaudรฉ au prรฉalable โ€” et son sang a cuit en lui, de sorte qu'il ne rejette plus [rien] lorsqu'on le cuit avec l'autre [viande], et le sang absorbรฉ en lui [est] permis tant qu'il n'est pas sorti.
ื—ืœื˜ื™ ืœื™ื” ื‘ื—ืœื ืฆื•ืžืชื• ื‘ื—ื•ืžืฅ ืฉื”ื—ื•ืžืฅ ืฆื•ืžืชื• ืืฉื˜ืจื•ื™ื "ื˜ ื•ืฉื•ื‘ ืื™ื ื• ืคื•ืœื˜ ืขื•ืœืžื™ืช ื•ื”ื“ืจ ืžื‘ืฉืœื™ ืœื™ื” ืขื ื‘ืฉืจ ืื—ืจ:
On le lui saisissait dans le vinaigre โ€” on le saisit [le resserre] dans le vinaigre, car le vinaigre le contracte โ€” 'restreindre' [en langue vernaculaire] โ€” et il ne rejette plus jamais [rien] ; puis on le cuit avec l'autre viande.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ื›ื™ ื”ื ื“ืจื‘ ื”ื•ื ื ื—ืœื˜ื™ ืœื™ื” ื‘ื—ืœื ื•ืจื‘ ื ื—ืžืŸ ื—ืœื˜ื™ ืœื™ื” ื‘ืจื•ืชื—ื™ืŸ ื•ื"ืช ื•ืชืคืฉื•ื˜ ืžื™ื ื” ื“ืืกื•ืจ ืžื“ื”ื•ื• ืฆืจื™ื›ื™ ืœืžื—ืœื˜ื™ื” ื•ื™"ืœ ื“ืœื“ื™ื“ื”ื• ื ืžื™ ื”ื•ื” ืžืกืคืงื ืœื”ื• ื•ืœื›ืš ื”ื™ื• ืžื—ืžื™ืจื™ืŸ ื•ื“ื•ืงื ืœื‘ืฉืœ ืขื ื”ื‘ืฉืจ ื”ื•ื• ื—ืœื˜ื™ ืœื™ื” ืฉืœื ืชืืกื•ืจ ื”ื‘ืฉืจ ืื‘ืœ ื‘ืคื ื™ ืขืฆืžื” ืื™ื ื” ื ืืกืจืช:
[Comme] cela [se faisait] chez Rav Houna oรน on le saisissait dans le vinaigre, et chez Rav Nahman oรน on le saisissait dans [l'eau] bouillante โ€” et si tu dis : qu'on en dรฉduise donc [qu'il est] interdit, puisqu'ils avaient besoin de le saisir ! On peut dire que pour eux aussi [la chose] รฉtait douteuse, et c'est pourquoi ils รฉtaient rigoureux ; et c'est uniquement pour le cuire avec la viande qu'ils le saisissaient, afin qu'il ne rende pas la viande interdite, mais ร  lui seul [le foie] n'est pas rendu interdit.
๐Ÿ’ก Explication

Rav Achi objecte que l'incident ne prouve rien (voir le schรฉma). Deux explications : ou bien la bouche de la trachรฉe รฉtait hors de la marmite, le sang du foie s'รฉcoulant au-dehors plutรดt que d'รชtre absorbรฉ ; ou bien l'on avait รฉchaudรฉ (hรขlรขt) le foie d'abord, comme on le saisissait chez Rav Houna dans le vinaigre, et chez Rav Nahman dans l'eau bouillante โ€” ce qui cuit le sang en lui et l'empรชche de se diffuser. La question d'Abaye reste donc en suspens.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
L'objection de Rav Achi : pourquoi l'incident ne prouve rien 1. Bouche du canal la bouche de la trachรฉe รฉtait HORS de la marmite le sang du foie s'รฉcoule par le canal au-dehors, sans toucher la viande 2. Echaudรฉ d'abord on l'a saisi (hรขlรขt) au prรฉalable son sang cuit en lui, il ne rejette plus rien ensuite Rav Houna : dans le vinaigre Rav Nahman : dans l'eau bouillante Rava sur le vinaigre si le vinaigre รฉtait interdit, le foie le serait aussi : de mรชme qu'il rejette, il rรฉabsorbe en retour -> donc rien ne sort : permis
Les trois raisons de Rav Achi : canal hors de la marmite, ou foie รฉchaudรฉ au vinaigre, ou ร  l'eau bouillante.
4
ื•ืกื‘ืจ ืจื‘ ืคืคื ืงืžื™ื” ื“ืจื‘ื ืœืžื™ืžืจ: ื—ืœื ืืกื™ืจ. ืืžืจ ืœื™ื”: ืื™ ื—ืœื ืืกื™ืจ โ€“ ืื™ื”ื• ื ืžื™ ืืกื™ืจ, ื›ื™ ื”ื™ื›ื™ ื“ืคืœื™ื˜ โ€“ ื”ื“ืจ ื‘ืœืข.

Et Rav Papa, devant Rava, pensait dire : le vinaigre [est] interdit. Il lui dit : si le vinaigre [est] interdit, lui [le foie] aussi [est] interdit ; car de mรชme qu'il rejette, il rรฉabsorbe en retour.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ื—ืœื ืืกื™ืจ ืื•ืชื• ื—ื•ืžืฅ ืฉื ืฆืžืช ื‘ื• ืืกื•ืจ ื“ืงืกื‘ืจ ืžื•ืฆื™ื ืžืงืฆืช ืžืŸ ื”ื“ื:
Le vinaigre [est] interdit โ€” ce vinaigre dans lequel [le foie] a รฉtรฉ saisi [est] interdit, car il tient [pour avis] qu'[il] fait sortir une partie du sang.
ื›ื™ ื”ื™ื›ื™ ื“ืคืœื™ื˜ ื”ื“ืจ ื‘ืœืข ืžืื•ืชื• ื—ื•ืžืฅ ืขืฆืžื• ื“ื›ื™ื•ืŸ ืฉื ืฆืžืช ื•ืื™ื ื• ื˜ืจื•ื“ ืœืคืœื•ื˜ ื—ื•ื–ืจ ื•ื‘ื•ืœืข:
Car de mรชme qu'il rejette, il rรฉabsorbe en retour โ€” de ce vinaigre mรชme : puisqu'[il] a รฉtรฉ saisi et n'est plus occupรฉ ร  rejeter, [il] revient et absorbe.
โš–๏ธ Rosh (2)
ื”ืื™ ืื•ืžืฆื ื“ืืกืžื™ืง ื”ื•ื ื•ื—ืœื™ื™ื” ืืกื•ืจ. ืœื ืืกืžื™ืง ื”ื•ื ื•ื—ืœื™ื™ื” ืฉืจื™. ื—ืœื™ื™ื” ืืกื•ืจ ืคื™ืจืฉ ืจืฉ"ื™ ืžื•ื”ืœ ื”ื™ื•ืฆื ืžืžื ื• ื›ืฉื—ื•ืชื›ื• ื•ืœื ื’ืจืกื™ื ืŸ ื”ื•ื. ื•ืœื ื ื”ื™ืจื ื“ื”ื™ื›ื™ ื“ืžื™ ืื™ ื“ื ืฆืœื” ื›ืœ ืฆืจื›ื• ืœืžื” ื™ื”ื™ื” ื”ืžื•ื”ืœ ืืกื•ืจ ื”ื ืืžืจ ื“ืขืœ ื™ื“ื™ ื—ืชื™ื›ื” ื•ืžืœื™ื—ื” ืืฃ ืœืงื“ื™ืจื” ืฉืจื™. ื•ืคืœื™ื˜ื” ื“ืžื™ืœื—ื ืœื ืขื“ื™ืคื ืžืคืœื™ื˜ืช ืฆืœื™. ื“ืื“ืจื‘ื” ื’ืจื™ืข ื˜ืคื™ ืฉื ื”ื’ื• ืœื‘ืฉืœ ื”ื›ื‘ื“ ืื—ืจ ืฆืœื™ื™ื” ื•ืœื ืื—ืจ ืžืœื™ื—ื” ื•ืื ืœื ื ืฆืœื” ื›ืœ ืฆืจื›ื• ื”ื™ื›ื™ ื‘ืขื™ ืœืžื™ืžืจ ืฉื”ื•ื ืžื•ืชืจ. ื“ืžื“ืœื ื’ืจื™ืก ื”ื•ื ืžืฉืžืข ืฉืจื•ืฆื” ืœื•ืžืจ ืฉื”ื‘ืฉืจ ืขืฆืžื• ืžื•ืชืจ. ื•ื–ื• ืชื™ืžื” ื”ื™ืืš ื™ื”ื™ื” ืžื•ืชืจ ื›ืœ ื–ืžืŸ ืฉืœื ื ืคืœื˜ ื“ืžื• ื”ื ืœืžืืŸ ื“ืืžืจ ื’ื•ืžืจื™ ืžืฆืžืช ืฆืžื™ืช ืืกืจ ืœื™ื” ืืข"ื’ ื“ื“ื ื”ืื™ื‘ืจื™ื ืฉืจื™ ื”ื›ื ื”ื ื“ืืกืžื™ืง ืฉืื ื™ ืœืคื™ ืฉื”ื“ื ื‘ื ืžืžืงื•ื ืื—ืจ ื•ื›ื ื•ืก ื‘ืชื•ื›ื• ื•ืขื•ื“ ืžื“ืžื™ื™ืชื™ ืœืงืžืŸ ื”ืื™ ื—ืœื ื“ื—ืœื™ื˜ ื‘ื™ื” ื—ื“ื ื–ื™ืžื ื ืžืฉืžืข ื“ืื™ื™ืจื™ ื‘ื—ืœื ืžืžืฉ ื•ืœืฉื•ืŸ ืื—ืจ ืฉืคื™ืจืฉ ืจืฉ"ื™ ืฉื—ื•ืœื˜ื™ืŸ ืื•ืชื• ืื—ืจ ืฆืœื™ื™ืชื• ืœื”ืคืœื™ื˜ ื”ื“ื ืžืฉืžืข ื“ื”ื‘ืฉืจ ืžื•ืชืจ ืžื“ืœื ื’ืจืกื™ื ืŸ ื”ื•ื: ื•ืขื•ื“ ื“ืœืžื” ื”ื™ื• ื—ื•ืœื˜ื™ืŸ ืื•ืชื• ืื ื”ื™ื” ื ืืกืจ ื•ืงืฉื” ืœื”ืš ืคื™ืจื•ืฉ ื“ืื™ ื—ืœื™ื™ื” ืืกื•ืจ ืื™ื”ื• ื ืžื™ ืืกื•ืจ ืœืคื™ ืฉื—ื•ื–ืจ ื•ื ื‘ืœืข ื‘ื• ื›ื“ืืžืจื™ื ืŸ ืœืงืžืŸ ืคืจืง ื›ืœ ื”ื‘ืฉืจ (ื—ื•ืœื™ืŸ ื“ืฃ ืงื™ื.) ื’ื‘ื™ ื›ื‘ื“ ื“ื—ืœื˜ื• ืœื™ื” ื‘ื—ืœื ืกื‘ืจ ืจื‘ ืคืคื ืงืžื™ื” ื“ืจื‘ื ืœืžื™ืžืจ ืชืœื™ื™ื” ืืกื•ืจ ื"ืœ ืื™ ื—ืœื™ื™ื” ืืกื•ืจ ืื™ื”ื• ื ืžื™ ืืกื™ืจ. ื•ืขื•ื“ ื“ื•ืžื™ื ื“ื—ืœื™ื˜ ืœืงืžืŸ ื“ื”ื•ื™ ืœื”ืฆืžื™ืช ื”ื“ื ื‘ืชื•ื›ื• ืื™ืช ืœืŸ ื ืžื™ ืœืคืจื•ืฉื™ ื”ื›ื. ื•ื ืจืื” ืคื™ืจื•ืฉ ืจื™ื‘"ื ื“ืื•ืžืฆื ื“ืืกืžื™ืง ืžื™ื™ืจื™ ื‘ื‘ืฉืจ ื—ื™ ืฉื ืชื ื•ื”ื• ืœืชื•ืš ื—ื•ืžืฅ ื•ื›ืŸ ื“ืจื›ื• ืื ืื™ื ื• ืฉื•ื”ื” ื‘ืชื•ื›ื” ืขื“ ื“ืืกืžื™ืง ืฆืžื™ืช ืœื™ื” ื—ืœื ื•ืœื ืžืคืœื™ื˜ ืžื™ื“ื™. ื•ื›ื™ ืžืฉื”ื™ ืœื™ื” ื‘ื’ื•ื™ื” ืขื“ ื“ืืกืžื™ืง ื”ื‘ืฉืจ ื ืขืงืจ ืžืžื ื• ื”ื“ื ื•ื ืคืœื˜ ืœืชื•ื›ื•. ื”ื•ื ื•ื—ืœื™ื™ื” ืืกื•ืจ ื›ื™ ื—ื•ื–ืจ ื”ื“ื ื•ื ื‘ืœืข ื‘ืชื•ื›ื•. ื•ื‘ื”ืื™ ืื•ืžืฆื ื“ืืกืžื™ืง ืคืœื™ื’ื™ ืœืขื™ืœ. ื•ืื™ ื—ืชื›ื™ื” ื•ืžืœื—ื™ื” ืืคื™ืœื• ืœืงื“ื™ืจื” ืฉืคื™ืจ ื“ืžื™. ื•ืจื‘ื™ื ื ืืžืจ ืืข"ื’ ื“ืœื ืืกืžื™ืง ื ืžื™ ื—ืœื™ื™ื” ืืกื•ืจ ืื™ ืืคืฉืจ ื“ืœื™ืช ื‘ื™ื” ืฉื•ืจื™ื™ืงื™ ื“ื“ืžื. ื"ืœ ืžืจ ื‘ืจ ืืžื™ืžืจ ืœืจื‘ ืืฉื™ ืื‘ื ืžื’ืžืข ืœื™ื” ื’ืžื•ืขื™. ืื™ื›ื ื“ืืžืจื™ ืจื‘ื™ื ื ื’ื•ืคื ืžื’ืžืข ืœื™ื” ื’ืžื•ืขื™. ื•ื”ื™ืœื›ืชื ืœื ืืกืžื™ืง ื”ื•ื ื•ื—ืœื™ื™ื” ืฉืจื™ ื"ืœ ืžืจ ื‘ืจ ืืžื™ืžืจ ืœืจื‘ ืืฉื™ ื”ืื™ ื—ืœื ื“ื—ืœื™ื˜ ื‘ื™ื” ื—ื“ื ื–ื™ืžื ื ืœื ื—ืœื™ื˜ ื‘ื™ื” ื–ื™ืžื ื ืื—ืจื™ืชื™. ืœืคื™ ืฉืชืฉืฉ ื›ื—ื• ื•ื—ืฉื•ื‘ ื›ืžื™ื. ืžืื™ ืฉื ื ืžื—ืœื ื“ืชืžื™ื—ื ืคื™' ืžืื™ ืฉื ื ืžื—ื•ืžืฅ ืฉืื™ืŸ ื—ื–ืง ืžืขื™ืงืจื• ื•ืืค"ื” ื—ื•ืœื˜ื™ืŸ ื‘ื• ื”ืชื ืื™ืชื ืœืงื™ื•ื”ื ื“ืคื™ืจื™ ื‘ืขื™ื ื™ื” ื”ื›ื ืœื™ืชื™ื” ืœืงื™ื•ื”ื ื“ืคื™ืจื™ ื‘ืขื™ื ื™ื”:
Ce morceau de viande (oumtsa) qui a rougi (de-asmik) โ€” lui et son jus (helyeih) [sont] interdits ; s'il n'a pas rougi โ€” lui et son jus [sont] permis. "Son jus [est] interdit" : Rachi a expliquรฉ [qu'il s'agit du] liquide (mohel) qui en sort lorsqu'on le coupe, et il ne lit pas [le mot] "lui" (hou). Mais [cela] n'est pas clair : car de quel [cas] s'agit-il ? Si [c'est le cas] oรน il a รฉtรฉ rรดti (nitzla) autant qu'il le fallait, pourquoi le liquide serait-il interdit ? N'a-t-on pas dit que, par [le procรฉdรฉ de] dรฉcoupe et de salage (melihah), [c'est] permis mรชme pour la marmite ? Et la rรฉjection (pelรฉta) [opรฉrรฉe] par le sel n'est pas supรฉrieure ร  la rรฉjection [opรฉrรฉe] par le rรดti ; au contraire, elle est bien plus faible, puisqu'on a eu coutume de cuire le foie aprรจs [l']avoir rรดti, et non aprรจs [l']avoir salรฉ. Et s'il n'a pas รฉtรฉ rรดti autant qu'il le fallait, comment [Rachi] peut-il vouloir dire qu'il est permis ? Car du fait qu'il ne lit pas "lui", cela implique qu'il veut dire que la viande elle-mรชme [est] permise. Et cela [est] รฉtonnant : comment serait-elle permise tant que son sang (dam) n'a pas รฉtรฉ rejetรฉ ? Or, selon celui qui dit [que] les braises (gomrei) contractent [la viande] et [la] resserrent, il l'[a dรฉclarรฉe] interdite [dans un tel cas], bien que le sang des membres (dam ha-evarim) [non sรฉparรฉ] soit permis ! Ici, [le cas d']"a rougi" est diffรฉrent, parce que le sang vient d'un autre endroit et [est] amassรฉ en [la viande]. Et de plus, du fait qu'[on] apporte plus bas [le cas de] "ce vinaigre (hรขla) dans lequel on a saisi (hรขlรขt) [le foie] une [premiรจre] fois", cela implique qu'[on] parle de vinaigre au sens propre. Et l'autre version, celle qu'a expliquรฉe Rachi, [ร  savoir] qu'on l'รฉchaude (holtin) aprรจs l'avoir rรดti pour [en] faire rejeter le sang โ€” cela implique que la viande [est] permise, du fait qu'il ne lit pas "lui". Et de plus, pourquoi l'รฉchaudait-on s'il devait รชtre rendu interdit ? Et [il y a] difficultรฉ pour cette explication : car [la Guemara dit que] si son jus [est] interdit, lui aussi [est] interdit, parce qu'[il] revient et est absorbรฉ en lui, comme nous [le] disons plus loin, chapitre Kol ha-Bassar (Houlin 111a), ร  propos du foie qu'on a saisi dans le vinaigre : Rav Papa pensait, devant Rava, dire [que] son jus (talyeih) [est] interdit ; [Rava] lui dit : si son jus [est] interdit, lui aussi [est] interdit. Et de plus, [ce cas] รฉtant semblable au [cas d']"a saisi" [mentionnรฉ] plus loin, qui [vise] ร  contracter (le-hatzmit) le sang en lui, nous devons l'expliquer de mรชme ici [aussi]. Et il semble [juste, l']explication de Riva : que "le morceau qui a rougi" traite de viande crue qu'on a plongรฉe dans du vinaigre, et c'est ainsi la maniรจre [des choses] : si elle ne sรฉjourne pas en lui jusqu'ร  ce qu'elle rougisse, le vinaigre la contracte et ne [lui] fait rien rejeter ; mais lorsqu'on la laisse [sรฉjourner] en lui jusqu'ร  ce que la viande rougisse, le sang [en] est arrachรฉ et rejetรฉ en lui [le vinaigre] : lui et son jus [sont] interdits, car le sang revient et est absorbรฉ en lui. Et c'est [au sujet] de ce "morceau qui a rougi" qu'ils divergent [dans la Guemara] plus haut. Et si on l'a coupรฉ et salรฉ, mรชme pour la marmite [c'est] bel et bien permis. Et Ravina a dit : bien qu'il n'ait pas rougi non plus, son jus [est] interdit : il est impossible qu'il n'y ait pas en lui de fines veinules de sang (chourayekei de-dama). Mar bar Ameimar dit ร  Rav Achi : mon pรจre le hume [par gorgรฉes] (megamรฉa leih gemouรฉi). Certains disent [que c'est] Ravina lui-mรชme [qui] le humait par gorgรฉes. Et la halakha [est] : s'il n'a pas rougi, lui et son jus [sont] permis. Mar bar Ameimar dit ร  Rav Achi : ce vinaigre dans lequel on a saisi [le foie] une [premiรจre] fois, on ne saisit pas [de nouveau] en lui une autre fois, parce que sa force s'est affaiblie et [qu']il est considรฉrรฉ comme de l'eau. En quoi diffรจre-t-il du vinaigre [utilisรฉ pour] le petit-lait (tamiha) โ€” c'est-ร -dire : en quoi diffรจre-t-il du vinaigre qui n'est pas fort dรจs l'origine, et [au moyen] duquel on saisit nรฉanmoins [le foie] ? Lร -bas, l'aciditรฉ des fruits (kiyouha de-perei) est prรฉsente en tant que telle ; ici, l'aciditรฉ des fruits n'est pas prรฉsente en tant que telle.
ืขื•ื‘ื“ ื›ื•ื›ื‘ื™ื ืฉื”ื‘ื™ื ื“ื•ืจื•ืŸ ืœื™ืฉืจืืœ ืื ื™ืฉ ื‘ืžื™ื ื• ื‘ืžื—ื•ื‘ืจ ืืกื•ืจ ืœืขืจื‘ ื‘ื›ื“ื™ ืฉื™ืขืฉื• ื•ืคืจืฉ"ื™ ืฉืœื ื™ื”ื ื” ืžืžืœืื›ืช ื™ื•ื ื˜ื•ื‘ ื•ื”ืจื™ ื”ืžื‘ืฉืœ ื‘ืฉื‘ืช ืฉื ืขืฉื” ื”ืžืœืื›ื” ืข"ื™ ื™ืฉืจืืœ ื•ืืžืจ ื‘ืฉื•ื’ื’ ื™ืื›ืœ ื•ืืžืื™ ื”ื ื ื”ื ื” ืžืžืœืื›ืช ืฉื‘ืช. ื•ื›ื™ ืชื™ืžื ืžื‘ืฉืœ ืฉืื ื™ ืฉื”ื™ื” ืจืื•ื™ ืœื›ื•ืก ื•ื”ื™ื” ืจืื•ื™ ืœื™ื”ื ื•ืช ืžืžื ื• ื‘ืœื ืžืœืื›ืช ืฉื‘ืช. ื”ื ืืžืจื™ื ืŸ ืœืงืžืŸ ื‘ืฉืžืขืชื ื”ืฉื•ื—ื˜ ื‘ืฉื‘ืช ื‘ืฉื•ื’ื’ ื™ืื›ืœ ื”ื™ื›ื ื“ื”ื™ื” ืœื• ื—ื•ืœื” ื•ื”ื‘ืจื™ื ื“ืœื ืื™ืชืงืฆืื™ ื‘ื™ืŸ ื”ืฉืžืฉื•ืช ื•ืœื ืืกืจื” ืžื˜ืขื ืฉื ื”ื ื” ืžืžืœืื›ืช ืฉื‘ืช. ื•ื’ื ืื™ืกื•ืจ ืฉื‘ืช ืœื™ื›ื ื‘ืฉื•ื’ื’ ืœืจ"ืž ื•ืขื•ื“ ืื ื™ ืื•ืžืจ ืืคื™ืœื• ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ื“ืืกืจ ืžื‘ืฉืœ ื‘ืฉื•ื’ื’ ื”ื™ื™ื ื• ืžืฉื•ื ื“ืงื ื™ืก ืฉื•ื’ื’ ืื˜ื• ืžื–ื™ื“ ื›ื“ืื™ืชื ื‘ืคืจืง ื”ื ื™ื–ืงื™ืŸ (ื’ื™ื˜ื™ืŸ ื“ืฃ ื ื’:) ืื‘ืœ ืžืฉื•ื ื“ืœื ื™ื”ื ื” ืžืžืœืื›ืช ืฉื‘ืช ืฉื ืขืฉื” ื‘ื• 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Un idolรขtre (oved kokhavim) qui a apportรฉ un prรฉsent ร  un [Juif] Israรฉlite : s'il [existe] dans son espรจce [quelque chose] d'attache [au sol] (be-mehoubar), [c'est] interdit jusqu'ร  la tombรฉe de la nuit, le [temps] qu'on [le] fasse (be-khedei che-yaassou). Et Rachi a expliquรฉ : afin qu'il ne tire pas profit d'un travail [accompli] le jour de fรชte (yom tov). Or voici [le cas de] celui qui cuit le [jour du] Chabbat, ou le travail a รฉtรฉ accompli par un [Juif] Israรฉlite, et [pourtant] on a dit : [s'il a cuit] par inadvertance (be-chogueg), [le mets] sera mangรฉ ! Et pourquoi ? Ne tire-t-il pas profit d'un travail [accompli] le Chabbat ? Et si tu dis : [celui qui] cuit [est] diffรฉrent, car [le mets] รฉtait propre ร  รชtre croquรฉ [cru] et il รฉtait propre ร  en tirer profit sans le travail du Chabbat โ€” voici, nous disons plus loin dans cette sougya : celui qui abat (chohet) [le Chabbat] par inadvertance, [la viande] sera mangรฉe lร  oรน il avait un malade (hole) qui a guรฉri, [du fait] qu'[elle] n'avait pas รฉtรฉ รฉcartรฉe (itktzai) au crรฉpuscule (bein ha-chemachot) ; et [on] ne l'a pas [dรฉclarรฉe] interdite au motif qu'il tire profit d'un travail [accompli] le Chabbat. Et de plus, il n'y a pas d'interdit de Chabbat par inadvertance selon Rabbi Meir. Et de plus, je dis : mรชme Rabbi Yehouda, qui interdit [le mets de] celui qui cuit par inadvertance โ€” c'est parce qu'il [applique une] pรฉnalitรฉ (kanas) [en assimilant] l'inadvertance ร  [l']intention (mezid), comme cela [figure] au chapitre Ha-Nizakin (Guittin 53b) ; mais au motif qu'il ne tire pas profit d'un travail [accompli] le Chabbat au cours duquel un interdit ร  รฉtรฉ commis par inadvertance, il ne [le] dรฉclare pas interdit โ€” et ร  plus forte raison lorsque l'idolรขtre accomplit le travail de lui-mรชme pour le besoin d'un [Juif] Israรฉlite. C'est pourquoi il semble que la raison [pour laquelle] un idolรขtre qui a apportรฉ un prรฉsent ร  un [Juif] Israรฉlite, s'il [existe] dans son espรจce [quelque chose] d'attache [au sol], est interdit jusqu'ร  la tombรฉe de la nuit le [temps] qu'on [le] fasse โ€” [c'est] afin qu'[on] ne dise pas ร  l'idolรขtre de les cueillir et de les apporter ; par consรฉquent il faut attendre jusqu'ร  la tombรฉe de la nuit le [temps] qu'on [le] fasse, afin qu'[on] ne dise pas ร  l'idolรขtre de les apporter pour les manger la nuit sur-le-champ. Et d'aprรจs la raison de Rachi, [Rachi] a tranchรฉ qu'un idolรขtre qui a apportรฉ un prรฉsent le premier jour de fรชte, [c'est] permis le second jour de fรชte, de toute maniรจre (mi-ma nafchakh), comme [pour] un ล“uf pondu en ce [jour], qui [est] permis en cet [autre jour], [s'agissant] des deux jours de fรชte des [communautรฉs de la] diaspora (galouyot), comme il l'a tranchรฉ au premier chapitre de [traitรฉ] Yom Tov (Betsa). Et de plus il a apportรฉ une preuve du chapitre Be-khรดl Mearvin (Erouvin 39b), de cette biche (tavya) qui fut capturรฉe le premier jour de fรชte et abattue le second jour de fรชte. Or, selon la raison que j'ai expliquรฉe, [c'est] interdit mรชme le second jour de fรชte, afin qu'[on] ne dise pas ร  l'idolรขtre d'apporter [le prรฉsent] le premier jour de fรชte afin de les manger le second jour de fรชte ; et il faut attendre ร  l'issue du second jour de fรชte le [temps] qu'on [le] fasse. Et la biche d'[Erouvin] fut capturรฉe d'elle-mรชme au moyen de piรจges (metzoudot) qui รฉtaient tendus depuis la veille de la fรชte, et ce n'รฉtait pas [le cas d']un idolรขtre qui a apportรฉ un prรฉsent. Et nous ne dรฉcrรฉtons pas [par crainte] que peut-รชtre un [Juif] Israรฉlite [la] capture, comme nous [le] disons dans notre sougya : celui qui cuit par inadvertance, [le mets] sera mangรฉ, et nous ne dรฉcrรฉtons pas [par crainte] qu'il [ne] cuise avec intention โ€” seulement [craignons-nous] prรฉcisรฉment que peut-รชtre il [ne] dise ร  l'idolรขtre d'agir. Et [c'est] uniquement lorsque l'idolรขtre agit pour le compte d'un [Juif] Israรฉlite ; mais [pour] un idolรขtre qui agit pour lui-mรชme, nous ne dรฉcrรฉtons pas, comme il ressort du chapitre Ha-Choel (Chabbat 151a) : si la majoritรฉ [des habitants] de la ville [sont] des idolรขtres, ร  l'issue du Chabbat on se lave [au bain] sur-le-champ. Et si l'idolรขtre les a apportรฉs d'un lieu รฉloignรฉ, il convient qu'il attende le [temps] qu'on puisse les apporter de ce lieu[-lร ]. Et il est logique qu'[on] n'a pas รฉtรฉ rigoureux ร  ce point, sinon le [temps] qu'on puisse apporter [un item] de cette [mรชme] espรจce d'un lieu proche oรน [il] se trouve. Et pour cette raison aussi, [s'agissant] de celui qui cuit le [jour du] Chabbat, il n'est pas besoin d'attendre le [temps] qu'on [le] fasse, car [les Sages] n'ont dรฉcrรฉtรฉ d'attendre le [temps] qu'on [le] fasse que [pour] une chose accomplie par un idolรขtre, oรน nous craignons, [dans le cadre] de l'interdit de dire [d'agir] ร  un idolรขtre โ€” qui [est] lรฉger โ€” que peut-รชtre [on ne] dise ร  l'idolรขtre le [jour de] fรชte ou le Chabbat de [l']apporter afin de hรขter sa consommation la nuit. Et de mรชme [pour] ce [cas] du premier chapitre de Chabbat (18b) : une femme ne remplira pas une marmite de lรฉgumineuses (assasiyot) et de lupins (tourmoussin) ร  la veille du Chabbat au [moment] du crรฉpuscule ; et si elle a fait ainsi, ร  l'issue du Chabbat [ils sont] interdits le [temps] qu'on [les] fasse. Mais [pour] une chose accomplie le Chabbat par un [Juif] Israรฉlite, il ne convient pas de dรฉcrรฉter, et [c'est] permis ร  l'issue du Chabbat sur-le-champ. "Et les compagnons [d'รฉtude] avaient tendance ร  dire [que la Michna] est [selon] Rabbi Yehouda, mais [que] selon Rabbi Meir [c'est] permis ร  la consommation mรชme le jour mรชme". Et si tu dis : mais on ne peut pas la saler (limlohah) le Chabbat ! On peut dire qu'on la mangera crue (be-oumtsa), sans sel ; et bien qu'il y ait un interdit nรฉgatif (lav) [du] sang des membres, comme cela [figure] dans [traitรฉ] Keritot au chapitre Dam Chehita (21b), c'est [uniquement] lorsqu'il s'est sรฉparรฉ de la viande, mais tant qu'il ne s'est pas sรฉparรฉ, il n'y a pas [d'interdit] ร  son sujet, comme il ressort [du passage] plus loin au chapitre Kol ha-Bassar (Houlin 111a) [oรน l'on voit] qu'ils mangeaient un foie dont le sang n'avait pas รฉtรฉ rejetรฉ, [du fait] qu'on l'avait saisi dans le vinaigre, et [que] lui et le vinaigre [sont] permis, parce que le vinaigre contracte le sang ร  l'intรฉrieur de la viande et [qu'il] ne sort plus, mรชme par la cuisson ; car si le vinaigre [รฉtait] interdit, parce que le sang a รฉtรฉ rejetรฉ du foie en lui, lui aussi [serait] interdit, [puisque] de la maniรจre [mรชme] dont il rejette, il rรฉabsorbe en retour. Et de plus nous disons lร -bas (Houlin 112a) : une miche sur laquelle on a coupรฉ de la viande โ€” c'est-ร -dire [de la viande] qui n'a pas รฉtรฉ rรดtie autant qu'il le fallait โ€” la miche [est] interdite et la viande [est] permise. La miche [est] interdite parce que le sang de la viande a รฉtรฉ rejetรฉ et absorbรฉ en elle ; mais la viande [est] permise, bien que le sang soit absorbรฉ en elle. Et plus loin (Houlin 15b) dans notre sougya nous disons aussi : celui qui abat pour un malade le [jour du] Chabbat, [c'est] permis pour un [homme] bien-portant [de la manger] crue (be-oumtsa). Et nous disons aussi [dans traitรฉ] Chabbat, au chapitre Mefanin (128a), que de la viande non salรฉe (tafel) [est] interdite au maniement (letaltelo) [le Chabbat], mais [qu']une oie (bar avaza) [est] permise, parce qu'elle est propre ร  [รชtre mangรฉe] crue (le-oumtsa). Et c'est pourquoi Rabbenou Tam disait qu'il n'est pas besoin de saler la viande [destinรฉe] au rรดti, car mรชme si tout son sang n'a pas รฉtรฉ rejetรฉ, [elle est] permise ร  la consommation. Et il n'y a pas lieu de [l']interdire au motif que le sang [y] a pรฉnรฉtrรฉ d'un cรดtรฉ ร  l'autre et [qu'il] est considรฉrรฉ comme du sang des membres qui s'est sรฉparรฉ. Car non seulement si elle a รฉtรฉ bien rรดtie โ€” auquel cas le sang a รฉtรฉ rejetรฉ au-dehors โ€” mais mรชme si elle n'a pas รฉtรฉ bien rรดtie et [que] tout le sang n'a pas รฉtรฉ rejetรฉ au-dehors, [c'est] permis : car ce qui sort au-dehors, le feu (noura) l'aspire (michav chaev leih) et [le fait] glisser (michrak charik). Et ce qui reste ร  l'intรฉrieur [c'est] du sang des membres qui ne s'est pas sรฉparรฉ, et n'est pas considรฉrรฉ comme [s'รฉtant] sรฉparรฉ [du fait] que le sang chemine ร  l'intรฉrieur d'un cรดtรฉ ร  l'autre, comme nous [le] voyons [dans le cas de] la miche sur laquelle on a coupรฉ de la viande, oรน la miche [est] interdite ร  cause du sang de la viande โ€” donc [mรชme si la viande] n'a pas รฉtรฉ rรดtie autant qu'il le fallait, malgrรฉ cela la viande [est] permise ; par consรฉquent [la viande] ne requiert pas de salage pour le rรดti, ni non plus de rinรงage (hadaha). Toutefois elle requiert un frottement (chifchouf), parce que les bouchers n'ont pas de couteau rรฉservรฉ aux graisses (halavim). Et au dรฉbut de [chapitre] Keitzad Tzolin, ร  propos du [mets] farci (moulyita) [qu'il] permet, Rachi a expliquรฉ : bien qu'on ne l'ait salรฉ qu'un peu pour le rรดti. Ses propos impliquent que le rรดti requiert un peu de salage, [mais] pas autant que pour la marmite. Et [c'est] chose รฉtonnante : car en quoi un peu de salage sert-il, puisque le foie ne se dรฉfait pas de son sang tant qu'on ne l'a pas salรฉ trรจs abondamment ? Et ce que nous disons au premier chapitre de [traitรฉ] Yom Tov (11a) : "et [les Sages] s'accordent qu'on sale [de la viande] sur elle [la peau], [s'agissant] de viande [destinรฉe] au rรดti" โ€” [ce] n'est pas parce qu'[elle serait] interdite sans salage, mais [c'est] une coutume de saler un peu [la viande destinรฉe] au rรดti, car on ne mange pas [un mets] fade (tafel) sans sel. Et au chapitre Ha-Kometz Rabba (Menahot 21a) nous lisons : "on le sale, on le retourne et on le resale ; Rava a dit : et de mรชme pour la marmite" โ€” et [on] ne lit pas "et de mรชme pour le rรดti".
๐Ÿ’ก Explication

ร€ propos de l'รฉchaudage au vinaigre : Rav Papa, รฉtudiant devant Rava, pensait dire que le vinaigre devient interdit, ayant absorbรฉ du sang du foie. Rava lui rรฉpond : si le vinaigre est interdit, alors le foie lui-mรชme devrait l'รชtre aussi, car de mรชme qu'il rejette du sang dans le vinaigre, il rรฉabsorbe en retour ce sang [interdit] depuis le vinaigre. Il faut donc dire qu'aucun sang ne sort du foie dans ce procรฉdรฉ โ€” voilร  pourquoi le foie est permis ensuite.

5
ืจื‘ ื‘ืจ ืฉื‘ื ืื™ืงืœืข ืœื‘ื™ ืจื‘ ื ื—ืžืŸ, ืื™ื™ืชื• ืœื™ื” ื›ื‘ื“ื ืฉืœื™ืงื, ื•ืœื ืื›ืœ. ืืžืจื• ืœื™ื”: ื‘ืจ ื‘ื™ ืจื‘ ื“ืœื’ื™ื• ืœื ืื›ื™ืœ, ื•ืžื ื•? ืจื‘ ื‘ืจ ืฉื‘ื. ืืžืจ ืœื”ื• ืจื‘ ื ื—ืžืŸ: ื’ืืžื• ืœืฉื‘ื.

Rav bar Chabba arriva ร  la maison de Rav Nahman ; on lui apporta un foie bouilli (kavda chelika), et il n'[en] mangea pas. On dit ร  [Rav Nahman] : un disciple [qui est] ร  l'intรฉrieur ne mange pas โ€” et qui [est-ce] ?

Rav bar Chabba. Rav Nahman leur dit : gavez Chabba [de force].

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ืืžืจื• ืœื™ื” ื‘ืจ ื‘ื™ ืจื‘ ื“ืœื’ื™ื• ืœื ืื›ื™ืœ ืืžืจื• ืœื• ืœืจื‘ ื ื—ืžืŸ ืชืœืžื™ื“ ืฉื ืชืืจื— ืืฆืœืš ืื™ื ื• ืื•ื›ืœ ืžื” ืฉื”ื‘ื™ืื• ืœืคื ื™ื•:
On dit ร  [Rav Nahman] : un disciple [qui est] ร  l'intรฉrieur ne mange pas โ€” ils dirent ร  Rav Nahman : un disciple qui s'est invitรฉ chez toi ne mange pas ce qu'on a placรฉ devant lui.
ื’ืืžื• ืœืฉื‘ื ื”ื’ืžื™ืื”ื• ื•ื”ืœืขื™ื˜ื”ื• ืœืฉื‘ื ืขืœ ื›ืจื—ื•. ืขืœ ืฉื ืื‘ื™ื• ืงืจืื•:
Gavez Chabba โ€” faites-le avaler et gavez-en Chabba de force. C'est du nom de son pรจre qu'on l'appela.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ืจื‘ ื‘ืจ ืฉื‘ื ืื™ืงืœืข ืœื‘ื™ ืจื‘ ื ื—ืžืŸ ืื™ื™ืชื• ืœื™ื” ื›ื‘ื“ื ืฉืœื™ืงื ื•ืœื ืื›ืœ ืฆืจื™ืš ืœื•ืžืจ ืฉืœื ื”ื™ื” ื ื—ืœื˜ ื‘ืจื•ืชื—ื™ืŸ ื•ืœืคื™ ืฉืœื ื”ื™ื” ื‘ืฉืจ ืื—ืจ ืขืžื• ืœื ื”ื•ืฆืจื›ื• ืœื—ืœื˜ื• ืืข"ืค ืฉืคื•ืœื˜ ื“ื ื•ืื•ืกืจ ื”ืจื•ื˜ื‘ ื•ื”ื›ืœื™ื ืžื–ื” ืœื ื”ื™ื• ื—ื•ืฉืฉื™ืŸ ื›ื™ื•ืŸ ืฉื”ื›ื‘ื“ ืขืฆืžื• ืžื•ืชืจ ืฉืื™ืŸ ืœื•ืžืจ ืฉื ื—ืœื˜ ื•ืข"ื™ ื›ืŸ ื”ื™ื” ืจื‘ ื ื—ืžืŸ ืžืชื™ืจื• ืื‘ืœ ืื ืœื ื ื—ืœื˜ ื”ื™ื” ืื•ืกืจื• ื•ื‘ืจ ืฉื‘ื ื”ื™ื” ืกื‘ื•ืจ ื“ื—ืœื™ื˜ื” ืื™ื ื” ืžื•ืขืœืช ื"ื› ืœื ืžื™ื™ืชื™ ืฉืคื™ืจ ื›ืชื ืื™ ื“ืชื ืื™ื ืœื ื ื—ืœืงื• ื‘ื–ื”:
Rav bar Chabba arriva ร  la maison de Rav Nahman ; on lui apporta un foie bouilli, et il n'[en] mangea pas โ€” il faut dire qu'[il] n'avait pas รฉtรฉ saisi (nehlat) dans [l'eau] bouillante, et, puisqu'il n'y avait pas d'autre viande avec lui, on n'avait pas eu besoin de le saisir : bien qu'il rejette du sang et rende interdits le jus (rotev) et les ustensiles, de cela on ne se souciait pas, puisque le foie lui-mรชme [est] permis. Car on ne peut pas dire qu'il avait รฉtรฉ saisi et que [c'est] par cela que Rav Nahman le permettait, mais [au contraire que,] s'il n'avait pas รฉtรฉ saisi, [Rav bar Chabba] l'aurait [tenu pour] interdit ; or Rav bar Chabba pensait que l'รฉchaudage (halita) n'est d'aucun effet โ€” si bien qu'[alors] il n'apporte pas [un appui] convenable [ร  sa position], '[comme une dispute] entre les Tannaim', car [prรฉcisรฉment] les Tannaim n'ont pas divergรฉ sur ce point.
๐Ÿ’ก Explication

Rรฉcit : Rav bar Chabba se trouve chez Rav Nahman ; on lui sert du foie bouilli (kavda chelika) seul, et il n'en mange pas [pensant que l'รฉchaudage ne sert ร  rien]. La maisonnรฉe avertit Rav Nahman qu'un disciple ร  l'intรฉrieur s'abstient de manger. Rav Nahman ordonne : 'gavez Chabba [de force]' โ€” car un foie permis, cuit seul, n'est pas rendu interdit par son propre sang.

6
ื›ืชื ืื™: ืจื‘ื™ ืืœื™ืขื–ืจ ืื•ืžืจ: ื”ื›ื‘ื“ ืื•ืกืจืช ื•ืื™ื ื” ื ืืกืจืช, ืžืคื ื™ ืฉืคื•ืœื˜ืช ื•ืื™ื ื” ื‘ื•ืœืขืช. ืจื‘ื™ ื™ืฉืžืขืืœ ื‘ื ื• ืฉืœ ืจื‘ื™ ื™ื•ื—ื ืŸ ื‘ืŸ ื‘ืจื•ืงื” ืื•ืžืจ: ืžืชื•ื‘ืœืช โ€“ ืื•ืกืจืช ื•ื ืืกืจืช, ืฉืœื•ืงื” โ€“ ืื•ืกืจืช ื•ื ืืกืจืช.

[Et c'est] comme [une dispute] entre les Tannaim : Rabbi Eliezer dit : le foie rend interdit (oseret) et n'est pas rendu interdit (eina neeseret), parce qu'il rejette et n'absorbe pas. Rabbi Yichmael fils de Rabbi Yo'hanan ben Beroka dit : [le foie] รฉpicรฉ (metoubelet) rend interdit et est rendu interdit ; [le foie] trรจs bouilli (cheloukha) rend interdit et est rendu interdit.

๐Ÿ“œ Rachi (3)
ืžืชื•ื‘ืœืช ื”ืชื‘ืœื™ืŸ ืžืจื›ื›ื™ืŸ ืื•ืชื”:
ร‰picรฉ โ€” les รฉpices la ramollissent.
ืฉืœื•ืงื” ื”ืจื‘ื” ืžืื“:
Trรจs bouilli โ€” beaucoup [cuit].
ื ืืกืจืช ืœืคื™ ืฉืœืื—ืจ ืฉื’ืžืจื” ืคืœื™ื˜ืชื” ื—ื•ื–ืจืช ื•ื‘ื•ืœืขืช:
Est rendu interdit โ€” parce qu'aprรจs avoir achevรฉ sa rรฉjection, [le foie] revient et absorbe.
๐Ÿ’ก Explication

La question d'Abaye est l'objet d'une dispute de Tannaim. Rabbi Eliezer : le foie rend interdit ce qui cuit avec lui, mais n'est pas rendu interdit lui-mรชme, parce qu'il rejette [du sang] sans absorber en retour. Rabbi Yichmael fils de Rabbi Yo'hanan ben Beroka : si le foie est รฉpicรฉ (metoubelet) lors de la cuisson, il rend interdit ET est rendu interdit, car les รฉpices le ramollissent et lui font rรฉabsorber le sang rejetรฉ ; de mรชme s'il a รฉtรฉ trรจs bouilli (cheloukha, surcuit).

7
ืจื‘ื” ื‘ืจ ืจื‘ ื”ื•ื ื ืืงืœืข ืœื‘ื™ ืจื‘ื” ื‘ืจ ืจื‘ ื ื—ืžืŸ, ืื™ื™ืชื™ ืœืงืžื™ื” ืชืœืช ืกืื•ื™ ื˜ื—ืื™, ืืžืจ ืœื”ื•: ืžื™ ื”ื•ื” ื™ื“ืขื™ืชื• ื“ืืชื™ื ื? ืืžืจื• ืœื™ื”: ืžื™ ืขื“ื™ืคืช ืœืŸ ืžื™ื ื”, ื“ื›ืชื™ื‘: ืดื•ืงืจืืช ืœืฉื‘ืช ืขื ื’ืด!

Rabba bar Rav Houna arriva ร  la maison de Rabba bar Rav Nahman ; on apporta devant lui trois sea de [pain] pรฉtri (telat saavi tehaei). Il leur dit : saviez-vous que j'allais venir [pour prรฉparer pareil mets] ?

Ils lui dirent : es-tu donc supรฉrieur ร  elle [pour nous] ? โ€” car il est รฉcrit : 'tu appelleras le Chabbat un dรฉlice' (Isaie 58:13) !

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ืชืœืช ืกืื•ื™ ื˜ื—ืื™ ืฉืœืฉ ืกืื™ืŸ ืคืช ื ืงื™ื” ืคื ื™ื” ื˜ื•ื—ื™ืŸ ื‘ืฉืžืŸ ื•ื“ื‘ืฉ:
Trois sea de [pain] pรฉtri โ€” trois sea de pain fin, dont la surface est enduite (tohin) d'huile et de miel.
ืžื™ ืขื“ื™ืคืช ืœืŸ ืžื™ื ื” ื™ื•ื ื”ืฉื‘ืช ื”ื™ื”:
Es-tu donc supรฉrieur ร  elle [pour nous] โ€” c'รฉtait le jour du Chabbat.
๐Ÿ’ก Explication

Rรฉcit (liรฉ au thรจme du foie, qui suit). Rabba bar Rav Houna est reรงu chez Rabba bar Rav Nahman un jour de Chabbat ; on lui sert trois sea de pain fin pรฉtri dans l'huile et le miel. Etonnรฉ d'un mets si raffinรฉ, il demande si on savait sa venue. Rรฉponse : es-tu supรฉrieur au Chabbat lui-mรชme, dont il est รฉcrit 'tu appelleras le Chabbat un dรฉlice' ? โ€” c'est pour l'honneur du Chabbat, non pour le tien.

8
ืื“ื”ื›ื™, ืืฉื›ื— ื”ื”ื•ื ื›ื‘ื“ื ื“ื”ื•ื” ื‘ื” ืกืžืคื•ื ื ื“ื‘ืœื™ืขื ื“ืžื, ืืžืจ ืœื”ื•: ืืžืื™ ืขื‘ื“ื™ืชื• ื”ื›ื™? ืืžืจื• ืœื™ื”: ืืœื ื”ื™ื›ื™ ื ืขื‘ื™ื“? ืืžืจ ืœื”ื•: ืงืจืขื• ืฉืชื™ ื•ืขืจื‘, ื•ื—ื™ืชื•ื›ื ืœืชื—ืช.

Sur ces entrefaites, il trouva un certain foie qui contenait un canal (simpona) gorge de sang (de-vlia dama). Il leur dit : pourquoi faites-vous ainsi ?

Ils lui dirent : que devrions-nous donc faire ? Il leur dit : fendez[-le] en long et en large (cheti va-erev), et [placez] l'entaille (hitoukha) vers le bas.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ืืžืื™ ืขื‘ื“ื™ืชื• ื”ื›ื™ ืืข"ืค ืฉื“ื ื”ื ื‘ืœืข ื‘ื• ื”ื™ืชืจ ื”ื•ื ืžื™ื”ื• ื“ื ื”ื›ื ื•ืก ื‘ืกืžืคื•ื ื•ืช ื“ื ื”ื•ื:
Pourquoi faites-vous ainsi โ€” bien que le sang absorbรฉ en lui [dans la chair du foie] soit permis, nรฉanmoins le sang amassรฉ dans les canaux (simponot) [reste] du sang [interdit].
ื•ื—ืชื•ื›ื ืœืชื—ืช ื—ืชื•ื›ื• ืœืžื˜ื” ื›ืฉื ืชื ื•ื”ื• ื‘ืชื ื•ืจ ืœืฆืœื•ืช ื›ื“ื™ ืฉื™ื–ื•ื‘ ื”ื“ื ื•ื™ืฆื:
Et [placez] l'entaille vers le bas โ€” son entaille [tournรฉe] vers le bas lorsqu'on l'a placรฉ dans le four pour [le] rรดtir, afin que le sang coule et sorte.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ื•ื—ืชื•ื›ื™ื” ืœืชื—ืช ืœื‘ืฉืœื• ื‘ืงื“ืจื” ืื—ืจ ืฆืœื™ื™ืชื• ืื• ืžืœื™ื—ืชื• ืื™ื™ืจื™ ื“ืื™ ืœืื•ื›ืœื• ืฆืœื™ ืœืžื” ืœื™ ื—ืชื•ื›ื” ื“ืžื” ืฉืคื•ืœื˜ ืฉืจื™ืง ื•ื ื•ืคืœ ื“ืžื” ืฉืœื ื ืคืœื˜ ื”ื•ื™ ื“ื ื”ืื‘ืจื™ื ืฉืœื ืคื™ืจืฉ ื•ืฉืจื™ ืค' ื“ื ืฉื—ื™ื˜ื” (ื›ืจื™ืชื•ืช ื“ืฃ ื›ื) ื•ืื™ ืžืฉื•ื ื“ื ืกืžืคื•ื ื•ืช ื”ื›ื‘ื“ ืฆืจื™ืš ืงืจื™ืขื” ืืฃ ืœืฆืœื™ ื“ื”ื•ื™ ื‘ื›ืจืช ืืข"ืค ืฉืœื ืคื™ืจืฉ ื"ื› ื‘ื˜ื—ื•ืœ ื ืžื™ ืื™ ืื™ื›ื ืกืžืคื•ื ื•ืช ืœืžื” ืœื ื™ืฆื˜ืจืš ืงืจื™ืขื” ื•ืขื•ื“ ื“ืกื‘ืจื ื”ื•ื ื“ืื™ืŸ ื‘ื˜ื—ื•ืœ ืกืžืคื•ื ื•ืช ื•ื"ื› ืžื” ื‘ื ืœื”ืฉืžื™ืขื ื• ืื‘ืœ ื“ื˜ื—ืœื ืœื ื•ื‘ื”"ื’ ื›ืชื‘ ื”ืื™ ืžืืŸ ื“ืžืฆืœื™ ื›ื‘ื“ื ื‘ืฉืœื•ืžื™ื” ืฆืจื™ืš ืœื—ืชื•ื›ื™ื” ืž"ื˜ ื“ืื–ื™ืœ ื“ืžื ื•ืžื›ื ื™ืก ื‘ืกืžืคื•ื ื•ืช ื•ื”ื™ื›ื ื“ืœื ืงืจืขื™ื” ืœืงืจืขื™ื” ืœืื—ืจ ื‘ืฉื•ืœื• ื•ื—ื•ืชืš ื•ื™ืฆื ื“ื ื”ื›ื ื•ืก ื‘ืกืžืคื•ื ื•ืช ื•ืœื ื—ื™ื™ืฉื™ื ืŸ ืฉืžื ื“ื ื”ืกืžืคื•ื ื•ืช ื—ื–ืจ ื•ื ื‘ืœืข ื‘ื›ื‘ื“ ื“ื”ื ืžืกืงื™ื ืŸ ื‘ื›ื™ืฆื“ ืฆื•ืœื™ืŸ (ืคืกื—ื™ื ื“ืฃ ืขื“:) ื“ื›ื‘ื•ืœืขื• ื›ืš ืคื•ืœื˜ื•:
Et [placez] l'entaille vers le bas โ€” [la Guemara] parle de le cuire dans une marmite aprรจs l'avoir rรดti ou salรฉ ; car si [c'est] pour le manger rรดti, pourquoi me [faut-il] l'entaille ? Puisque ce qui est rejetรฉ glisse et tombe, et que ce qui n'est pas rejetรฉ [c'est] du sang des membres qui ne s'est pas sรฉparรฉ, et qui est permis [comme on l'apprend] au chapitre Dam Chehita (Keritot 21b). Et si [c'est] ร  cause du sang des canaux du foie [qui] requiert une fente mรชme pour [le] rรดti โ€” car il [encourt] le retranchement (karet) bien qu'il ne se soit pas sรฉparรฉ โ€” alors, dans la rate (tehal) aussi, s'il y a des canaux, pourquoi ne faudrait-il pas une fente ? Et de plus, il est logique qu'il n'y ait pas de canaux dans la rate ; et si [c'est] ainsi, que vient nous apprendre [la Guemara] ? [ร€ savoir] : mais [pour] la rate, non. Et le Behag a รฉcrit : celui qui rรดtit un foie entier doit le fendre โ€” quelle [en est] la raison ? parce que le sang chemine et pรฉnรจtre dans les canaux ; et lร  oรน il ne l'a pas fendu, qu'il le fende aprรจs sa cuisson, [qu'il] dรฉcoupe, et le sang amassรฉ dans les canaux sortira, et nous ne craignons pas que le sang des canaux soit revenu et ait รฉtรฉ absorbรฉ dans le foie, car nous concluons au [chapitre] Keitzad Tzolin (Pessahim 74b) : 'de la maniรจre [mรชme] dont [un mets] absorbe, ainsi rejette-t-il'.
๐Ÿ’ก Explication

Pendant ce temps, Rabba bar Rav Houna trouve un foie contenant un canal (simpona) gorge de sang. Bien que le sang absorbรฉ dans la chair du foie soit permis, celui qui est amassรฉ dans les vaisseaux est interdit. Il enseigne la maniรจre de prรฉparer le foie : le fendre en long et en large (cheti va-erev), et placer le cรดtรฉ de l'entaille vers le bas, pour que le sang s'รฉcoule lorsqu'on le met sur le feu.

9
ื•ื”ื ื™ ืžื™ืœื™ ื›ื‘ื“ื, ืื‘ืœ ื˜ื—ืœื โ€“ ืฉื•ืžื ื ื‘ืขืœืžื ื”ื•ื, ื›ื™ ื”ื ื“ืฉืžื•ืืœ ืขื‘ื“ื™ ืœื™ื” ืชื‘ืฉื™ืœื ื“ื˜ื—ืœื™ ื‘ื™ื•ืžื ื“ืขื‘ื™ื“ ืžืœืชื.

Et ces propos [valent pour] le foie ; mais la rate (tehal) โ€” [ce] n'est que de la graisse (choumna be-alma), comme cela [ressort de ce] que [les serviteurs] de Chmouel lui prรฉparaient un mets de rates le jour oรน il pratiquait la chose (la saignรฉe).

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ื•ื”ื ื™ ืžื™ืœื™ ื“ื‘ืขื™ ืงืจื™ืขื” ื‘ื›ื‘ื“ื ืžืคื ื™ ืฉื“ื ื›ื ื•ืก ืœืชื•ื›ื• ืื‘ืœ ื˜ื—ืœื ืื™ืŸ ื‘ื• ื“ื ื•ืืคื™ืœื• ืœืงื“ืจื” ืฉืจื™:
Et ces propos โ€” [ร  savoir] qu'[il] requiert une fente, [valent pour] le foie, parce qu'il y a du sang amassรฉ en lui ; mais la rate n'a pas de sang [amassรฉ], et [elle est] permise mรชme [pour la cuisson] en marmite.
ื›ื™ ืขื‘ื™ื“ ืžื™ืœืชื ื”ืงื–ื”:
Le jour oรน il pratiquait la chose โ€” la saignรฉe (hakaza).
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ืื‘ืœ ื˜ื—ืœื ืฉื•ืžื ื ื‘ืขืœืžื ื”ื•ื ื”ื™ื™ื ื• ื“ื•ืงื ื’ื•ืฃ ื”ื˜ื—ื•ืœ ื”ื•ื ืฉื•ืžืŸ ืื‘ืœ ื“ื ื”ื™ื•ืฆื ืžืžื ื• ืืกื•ืจ ื›ื“ืชื ื™ื ืค' ื“ื ืฉื—ื™ื˜ื” (ื›ืจื™ืชื•ืช ื“ืฃ ื›ื:):
Mais la rate n'est que de la graisse โ€” cela [vaut] prรฉcisรฉment [pour] le corps mรชme de la rate, qui est de la graisse ; mais le sang qui en sort [est] interdit, comme il est enseignรฉ au chapitre Dam Chehita (Keritot 21b).
๐Ÿ’ก Explication

Restriction : ce qui prรฉcรจde (fendre, faire รฉcouler le sang des canaux) ne vaut que pour le foie, en raison du sang amassรฉ dans ses vaisseaux. Mais la rate (tehal) n'est que graisse [sans sang amassรฉ], et l'on peut mรชme la cuire en marmite [sans la fendre]. Preuve : on prรฉparait ร  Chmouel un mets de rates le jour oรน il pratiquait la chose (la saignรฉe).

10
ืืชืžืจ: ื›ื‘ื“ื ืขื™ืœื•ื™ ื‘ืฉืจื โ€“ ืฉืจื™, ื“ืžื ืžืฉืจืง ืฉืจื™ืง. ื›ื—ืœื ืขื™ืœื•ื™ ื‘ืฉืจื โ€“ ืืกื•ืจ. ืžืื™ ื˜ืขืžื? ื—ืœื‘ ืกืจื•ื›ื™ ืžืกืจื™ืš.

Il a รฉtรฉ dit : [un] foie [placรฉ] sur de la viande (kavda iloy bisra) โ€” permis, car le sang glisse (dama machrek sharik) ; [une] mamelle [placรฉe] sur de la viande (kahla iloy bisra) โ€” interdit. Quelle [en est] la raison ?

Le lait (helev) colle et adhรจre (seroukhei masrikh).

๐Ÿ“œ Rachi (3)
ื›ื‘ื“ื ืขื™ืœื•ื™ ื‘ืฉืจื ื‘ืชื ื•ืจ ื”ื™ื• ืฆื•ืœื™ืŸ ื›ืœ ืฆืœื™ ืฉืœื”ืŸ ื•ื—ื•ื“ื• ืฉืœ ืฉืคื•ื“ ืชืœื•ื™ ืœืžื˜ื” ื•ื›ืฉื”ื›ื‘ื“ ื ืชื•ืŸ ืชื—ืœื” ื•ืื—ืจ ื›ืš ื”ื‘ืฉืจ ื ืžืฆื ื”ื›ื‘ื“ ืขืœื™ื•ืŸ ื›ืฉืชื•ืœื™ืŸ ืื•ืชื•:
[Un] foie [placรฉ] sur de la viande โ€” c'est au four qu'ils rรดtissaient tous leurs rรดtis, la pointe de la broche pendant vers le bas ; et lorsque le foie est placรฉ en premier [en bas] puis la viande, il se trouve que le foie [est] au-dessus quand on les suspend [tรชte en bas].
ื“ืžื ืžืฉืจืง ืฉืจื™ืง ืืข"ืค ืฉื–ื‘ ืžืŸ ื”ื›ื‘ื“ ืขืœ ื”ื‘ืฉืจ ืื™ืŸ ื‘ื›ืš ื›ืœื•ื ืœืคื™ ืฉื”ื“ื ืข"ื™ ืฆืœื™ ืื™ื ื• ื ื•ื— ืœื™ื‘ืœืข ืืœื ืžื—ืœื™ืง ื•ื ื•ืคืœ:
Le sang glisse โ€” bien qu'il s'รฉcoule du foie sur la viande, [cela] n'a aucune importance, parce que le sang, par [l'effet du] rรดti, ne pรฉnรจtre pas aisรฉment, mais glisse et tombe.
ืžืกืจืš ืกืจื™ืš ื ื“ื‘ืง ื•ื ื‘ืœืข:
[Le lait] colle et adhรจre โ€” il se fixe et est absorbรฉ.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ื“ืžื ืžืฉืจืง ืฉืจื™ืง ื•ื"ืช ืœืžื” ืœื™ ื”ืื™ ื˜ืขืžื ืชื™ืคื•ืง ืœื™ื” ื“ื›ื‘ื•ืœืขื• ื›ืš ืคื•ืœื˜ื• ื•ื›"ืช ื“ืืฆื˜ืจื™ืš ืœื”ืชื™ืจ ืืคื™ืœื• ืœืžืืŸ ื“ืœื™ืช ืœื™ื” ื‘ื›ื™ืฆื“ ืฆื•ืœื™ืŸ (ื’ื–"ืฉ) ื›ื‘ื•ืœืขื• ื›ืš ืคื•ืœื˜ื• ืื›ืชื™ ืงืฉื” ื“ืžืกืงื™ื ืŸ ื”ืชื ื“ืžื•ืœื™ื™ืชื ืฉืจื™ื ืืคื™ืœื• ืœื›ืชื—ืœื” ืžื”ืื™ ื˜ืขืžื ื•ื”ื›ื ืคืกืงื™ื ืŸ ื“ืืกื•ืจ ืœื›ืชื—ืœื” ืœื›ื•ืœื™ ืขืœืžื ื•ืื™ ืžืฉื•ื ื“ืคืขืžื™ื ื ืฆืœื” ื”ื‘ืฉืจ ืฉืœืžื˜ื” ืžืŸ ื”ื›ื‘ื“ ืชื—ืœื” ื•ื”ื›ื‘ื“ ืขื“ื™ื™ืŸ ืคื•ืœื˜ืช ื•ื ื•ืคืœ ืขืœ ื”ื‘ืฉืจ ื•ื›ืฉืžืกื™ืจื™ืŸ ื”ื‘ืฉืจ ื”ืจื™ ื‘ืœืข ื•ืœื ื”ื™ื” ืœื• ืฉื”ื•ืช ืœืคืœื•ื˜ ื"ื› ื‘ืฉืจื ืขืœื•ื™ ื‘ืฉืจื ื ืžื™ ืœื™ืชืกืจ ืžื”ืื™ ื˜ืขืžื ื›ืฉื”ืชื—ืชื•ืŸ ื ืฆืœื” ืงื•ื“ื ื•ืžืกื™ืจื™ืŸ ืื•ืชื• ืžืŸ ื”ืฉืคื•ื“ ื•ื™ืฉ ืœื•ืžืจ ื“ื›ื‘ื“ ืฉื™ืฉ ื‘ื• ืฉืคืข ื“ื ืœื ืืžืจื™ื ืŸ ื›ื‘ื•ืœืขื• ื›ืš ืคื•ืœื˜ื• ื•ื”ื ื“ืืžืจื™ื ืŸ ื‘ื›ื™ืฆื“ ืฆื•ืœื™ืŸ (ื’ื–"ืฉ) ื“ืœื‘ ืงื•ืจืขื• ืื—ืจ ื‘ื™ืฉื•ืœื• ืžืฉื•ื ื“ื›ื‘ื•ืœืขื• ื›ืš ืคื•ืœื˜ื• ืืข"ืค ืฉื™ืฉ ื‘ื• ืฉืคืข ื“ื ื”ืœื‘ ืžืชื‘ืฉืœ ื•ืžืชื™ื™ื‘ืฉ ื‘ืžืงื•ืžื• ื‘ื—ืœืœ ื”ืœื‘:
Le sang glisse โ€” et si tu dis : pourquoi me [faut-il] cette raison ? qu'on le dรฉduise [plutรดt] de '[de la maniรจre mรชme] dont [un mets] absorbe, ainsi rejette-t-il' ! Et si tu dis [qu'il] รฉtait nรฉcessaire de [le] permettre mรชme selon celui qui ne tient pas, au [chapitre] Keitzad Tzolin (la guezera chava) [le principe] 'de la maniรจre dont [un mets] absorbe, ainsi rejette-t-il' โ€” encore [y a-t-il] difficultรฉ, car nous concluons lร -bas que [le mets] farci (moulyita) [est] permis mรชme ร  priori, pour cette [mรชme] raison ; or ici nous tranchons [que c'est] interdit ร  priori pour tous. Et si [c'est] parce que parfois la viande qui est au-dessous du foie a [dรฉjร  fini de] rรดtir d'abord, et [que] le foie rejette encore et [que cela] tombe sur la viande, et que, lorsqu'on retire la viande, voici qu'elle [l']a absorbรฉ sans avoir eu le temps de [le] rejeter โ€” alors la viande sur de la viande aussi devrait รชtre interdite pour cette [mรชme] raison, lorsque [le morceau] du dessous a rรดti d'abord et [qu']on le retire de la broche ! Et l'on peut dire qu'un foie qui a un flot abondant de sang โ€” nous ne disons pas ร  son sujet 'de la maniรจre dont il absorbe, ainsi rejette-t-il' ; et ce que nous disons au [chapitre] Keitzad Tzolin (la guezera chava) [ร  savoir] que le cล“ur, on le fend aprรจs sa cuisson, parce que 'de la maniรจre dont il absorbe, ainsi rejette-t-il' bien qu'il ait un flot abondant de sang โ€” [c'est] parce que le cล“ur cuit et sรจche sur place, dans le creux du cล“ur.
โš–๏ธ Rosh (1)
ืืžืจ ืจื‘ ื ื—ืžืŸ ืืžืจ ืฉืžื•ืืœ ืื™ืŸ ืžื ื™ื—ื™ืŸ ื›ืœื™ ืชื—ืช ื”ื‘ืฉืจ ืขื“ ืฉื™ื›ืœื” ื›ืœ ืžืจืื” ืื“ืžื™ืžื•ืช ืฉื‘ื•. ืžื ื ื™ื“ืขื™ื ืŸ ื•ื›ื•'. ื•ืืกืงื” ืจื‘ ืืฉื™ ื“ืœื™ืช ืœื™ื” ืชืงื ืชื ืขื“ ื“ืžื™ื™ืชื™ ืชืจืชื™ ืชืœืช ื’ืœืœื™ ื“ืžื™ืœื—ื ื•ืฉืคื™ ืœื™ื” ื‘ื‘ื™ ื“ื•ื’ื™ ื•ื‘ืชืจ ื”ื›ื™ ืฉื‘ื™ืง ืœื™ื” ืขื“ ื“ืฆื™ืœ ื•ืฉืคื™ ืœื™ื” ื•ืฉืจื™. ืฉื”ืฉื•ืžืŸ ืฆืฃ ืœืžืขืœื” ื•ื”ื“ื ื™ื•ืจื“ ืœืžื˜ื”. ื•ืืคื™ืœื• ืœืž"ื“ ืืคืฉืจ ืœืกื•ื—ื˜ื• ืืกื•ืจ ืฉืจื™ ื”ื›ื. ื•ืœื ืืžืจ ืžื™ื“ ื›ืฉื ื˜ืฃ ื”ืฉื•ืžืŸ ืžืŸ ื”ื‘ืฉืจ ื ืืกืจ ืžื—ืžืช ื“ื ื”ืžืขื•ืจื‘ ื‘ื• ื•ืื™ืคืฉืจ ืœืกื•ื—ื˜ื• ืืกื•ืจ. ื“ื›ื™ื•ืŸ ืฉืคื™ืจืฉ ื”ื“ื ืžืžื ื• ืœื’ืžืจื™ ืœื ื ืฉืืจ ื‘ื• ืœื ื˜ืขื ื•ืœื ืฉื•ื ื“ื‘ืจ ืืคื™ืœื• ืžืฉื”ื•. ื•ื–ื” ื”ื™ื” ื™ื“ื•ืข ืœื”ื ื“ืฉืจื™ ื•ืœื ื“ืžื™ ืœืกื•ื—ื˜ื• ื“ืœืขื™ืœ ื“ื”ืชื ืื™ืŸ ื”ืื™ืกื•ืจ ื™ื•ืฆื ืœื’ืžืจื™ ืืœื ืžืชื‘ื˜ืœ. ื•ื ืจืื” ื“ื‘ื™ ื“ื•ื’ื™ ืืกื•ืจ ื›ื™ื•ืŸ ืฉื”ื“ื ืžื•ื ื— ืขืœื™ื• ื•ื ื‘ืœืข ื‘ื• ื•ื”ืฉืคื•ื“ ืื™ื ื• ื ืืกืจ ื“ื ื•ืจื ืžื™ืฉื‘ ืฉื™ื™ื‘ ื›ืœ ื”ื“ื ื•ืื™ืŸ ืžื ื™ื—ื• ืœื”ื‘ืœืข ื‘ืฉืคื•ื“. ื•ืจืฉ"ื™ ืคื™ืจืฉ ื‘ืฉื ื”ืœื›ื•ืช ื’ื“ื•ืœื•ืช ื“ื“ื•ืงื ื ืงื˜ ืชืจื™ ื’ืœืœื™ ื“ืžื™ืœื—ื ื›ืœื•ืžืจ ืžืขื˜ ืžืœื— ืื‘ืœ ืžืœื— ื”ืจื‘ื” ืคื•ืกืง ื›ื— ื”ื“ื ื•ืขื•ืฉื”ื• ื›ืžื™ื ื•ืžืชืขืจื‘ ืขื ื”ืฉื•ืžืŸ ื•ืœืคื™ ืฉืื™ืŸ ืื ื• ื‘ืงื™ืื™ืŸ ื‘ื“ื‘ืจ ืฉืœื ืœื”ืจื‘ื•ืช ื•ืฉืœื ืœืžืขื˜ ื”ื™ืœื›ืš ืื™ืŸ ืœื™ืชืŸ ื›ืœื™ ืชื—ืช ื”ืฆืœื™ ืขื“ ืฉื™ืžืœื—ื ื• ื•ื™ืฉื”ื” ื‘ืžืœื— ื›ื“ื™ ืฆืœื™ื™ื”: ื"ืจ ื ื—ืžืŸ ืืžืจ ืฉืžื•ืืœ ื“ื’ื™ื ื•ืขื•ืคื•ืช ืฉืžืœื—ื ื–ื” ืขื ื–ื” ืืกื•ืจื™ื ื•ืืคื™ืœื• ื‘ื›ืœื™ ืžื ื•ืงื‘ ืž"ื˜ ื“ื“ื’ื™ื ืจืคื™ ืงืจืžื™ื™ื”ื• ื•ืงื“ืžื™ ืคืœื˜ื™. ื•ื‘ืชืจ ื“ื ื™ื™ื—ื™ ื“ื’ื™ื ืคืœื˜ื™ ืขื•ืคื•ืช ื•ื”ื“ืจ ื‘ืœืขื™ ื“ื’ื™ื ืžื™ื ื™ื™ื”ื•. ืคื™ืจืฉ"ื™ ื”ื“ื’ื™ื ืœื‘ื“ืŸ ืืกื•ืจื™ืŸ ื•ื”ืงืฉื” ืจืฉื‘"ื ื"ื› ื”ื•ื” ืœื™ื” ืœืžื™ืžืจ ื“ื’ื™ื ืฉื ืžืœื—ื• ืขื ืขื•ืคื•ืช ืืกื•ืจื™ืŸ ื“ืื– ื”ื•ื” ืžืฉืžืข ื“ืื™ืกื•ืจื ืงืื™ ืื“ื’ื™ื ืœื—ื•ื“ื™ื™ื”ื• ื•ื™"ืœ ื“ื"ื› ื”ื•ื” ืžืฉืžืข ื“ืืฃ ืื ื”ืขื•ืคื•ืช ืœื ื ืžืœื—ื• ืืœื ืฉื”ื“ื’ื™ื ื ืžืœื—ื• ืขืžื”ืŸ ืืกื•ืจื™ืŸ. ื›ืžื• ื“ื’ ื˜ื”ื•ืจ ืฉืžืœื—ื• ืขื ื“ื’ ื˜ืžื ื“ื‘ืกืžื•ืš ื“ืžื™ื™ืจื™ ื‘ื˜ื”ื•ืจ ืžืœื•ื— ื•ื˜ืžื ืชืคืœ. ื•ื–ื” ืื™ื ื• ื“ื‘ืขื ื™ืŸ ื–ื” ืœื ื”ื™ื• ื”ื“ื’ื™ื ืืกื•ืจื™ืŸ ื•ืจืฉื‘"ื ืคื™ืจืฉ ืฉื’ื ื”ืขื•ืคื•ืช ืืกื•ืจื™ืŸ ืœืคื™ ืฉื”ื“ื’ื™ื ื”ื ืืกืจื™ื ื ืขืฉื™ืŸ ื ื‘ืœื” ื•ื—ื•ื–ืจื™ืŸ ื•ืื•ืกืจื™ืŸ ืืช ื”ืขื•ืคื•ืช ื‘ืฆื™ืจืŸ ื”ืืกื•ืจ ืฉื ืืกืจ ืžื—ืžืช ื“ื ื”ืขื•ืคื•ืช ื•ืœืคื™ืจื•ืฉ ืจื‘ื™ื ื• ืืคืจื™ื ืฉืคื™ืจืฉ ืœืขื™ืœ ื‘ืคืจืง ื’ื™ื“ ื”ื ืฉื” ืกื™ืžืŸ ืœื ื“ืœื ืืžืจื™ื ืŸ ื—ื "ื  ืืœื ื‘ื‘ืฉืจ ื‘ื—ืœื‘ ืœื ื™ืชื›ืŸ ืœื•ืžืจ ื›ืŸ. ื•ื’"ื› ืœืคื™ ืžื” ืฉืคื™ืจืฉ ื’ื‘ื™ ื’ื“ื™ ืฉืฆืœืื• ื‘ื—ืœื‘ื• ืฉื ืกื™ืžืŸ ื›ื“ ื“ืœื ืืžืจื™ื ืŸ ื—ื "ื  ื•ืื•ืกืจืช ืืœื ื‘ืžืงื•ื ืฉื”ืื™ืกื•ืจ ืขืฆืžื• ื”ื ื‘ืœืข ื‘ื• ื”ื•ืœืš ื•ืžืชืคืฉื˜ ืขื ื˜ืขื ืฉืœื” ื”ื ืคืœื˜. ื•ืžื™ื”ื• ืœืคื™ ื˜ืขื ื–ื” ื™ืฉ ืœื™ื™ืฉื‘ ืงืฆืช ื•ืœื•ืžืจ ืฉื’ื ืžืŸ ื”ื“ื ื”ื ื‘ืœืข ื‘ื“ื’ื™ื ื™ื•ืฆื ืงืฆืช ืข"ื™ ื”ืžืœื™ื—ื” ืฉืขื•ืฉื” ืื•ืชื” ื›ืจื•ืชื— ื•ื ื‘ืœืข ืขื ืฆื™ืจ ื”ื“ื’ื™ื ื‘ืขื•ืคื•ืช. ื“ืืข"ืค ืฉืื—ืจ ืฉื’ืžืจื• ื”ื“ื’ื™ื ืคืœื™ื˜ืชืŸ ืื™ื ืŸ ื—ื•ื–ืจื™ืŸ ื•ืคื•ืœื˜ื™ืŸ ืขื•ื“ ื“ื ื”ืขื•ืคื•ืช ืœื”ื™ื•ืช ืžื•ืชืจื™ืŸ ืข"ื™ ื›ืš. ื–ื”ื• ืžื—ืžืช ืฉืื™ืŸ ืคื•ืœื˜ื™ืŸ ื›ืœ ื”ื“ื. ืื‘ืœ ืžืงืฆืชื• ืคื•ืœื˜ื™ืŸ ื•ื‘ื•ืœืขื™ืŸ ื”ืขื•ืคื•ืช ืžืžื ื• ืื—ืจ ื’ืžืจ ืคืœื™ื˜ืชืŸ ื•ื ืืกืจื™ืŸ ื‘ื›ืš. ื•ืžื™ื”ื• ืงืฉื” ืœืืกื•ืจ ื”ืขื•ืคื•ืช ืžื˜ืขื ื–ื”. ื“ืœืžื” ืœื ื ืืžืจ ื“ื ืžื™ืฉืจืง ืฉืจื™ืง ื‘ืžืœื™ื—ื” ื›ืžื• ื‘ืฆืœื™ื™ื” ื“ืœืขื™ืœ (ื—ื•ืœื™ืŸ ื“ืฃ ืงื™ื.) ืืข"ืค ืฉื‘ื“ื’ื™ื ืื™ืŸ ืื ื• ืื•ืžืจื™ื ื“ืฉืจื™ืง ื“ื ื”ืขื•ืคื•ืช ืžื™ื ื™ื™ื”ื• ื”ื™ื™ื ื• ืžืฉื•ื ื“ืจื›ื™ื›ื™ ื•ืจืคื• ืงืจืžื™ื™ื”ื• ื•ื "ืœ ื”ื™ื›ื ืฉื”ื“ื ืžืจื•ื‘ื” ืขืœ ื”ืฆื™ืจ ื”ืžืขื•ืจื‘ ื‘ื• ืฉื™ื™ืš ืœืžื™ืžืจ ืžื™ืฉืจืง ืฉืจื™ืง ืื‘ืœ ื”ื›ื ืฉืจื•ื‘ ื”ื“ื ื ืฉืืจ ื‘ื“ื’ื™ื ื•ืžืขื˜ ืžืžื ื• ื ื‘ืœืข ืขื ืฆื™ืจ ื”ืจื‘ื” ื ื‘ืœืข ืขื ื”ืฆื™ืจ ื‘ืขื•ืคื•ืช ื•ืœื ืฉื™ื™ื“ ืœืžื™ืžืจ ืžื™ืฉืจืง ืฉืจื™ืง. ื•ื ืจืื” ื“ืœื ื ืืกืจ ืžืŸ ื”ื“ื’ื™ื ืืœื ื›ื“ื™ ืงืœื™ืคื”. ื“ืจื•ืชื— ื“ืžืœื™ื— ืื™ื ื• ืื•ืกืจ ืืœื ื›ื“ื™ ืงืœื™ืคื”. ื•ื’ื ื ืจืื” ื“ืžื™ื™ืจื™ ื‘ื—ืชื™ื›ื•ืช ืฉืœ ื“ื’ื™ื ืื• ื“ื’ื™ื ืฉืœืžื™ื ืฉื ื˜ืœื• ืงืฉืงืฉื™ื”ืŸ ืื‘ืœ ื‘ืขื•ื“ ื”ืงืฉืงืฉื™ื ืขืœื™ื”ื ื ืจืื” ืœืขื™ื ื™ื ื“ืงืžื™ื˜ื™ ื™ื•ืชืจ ืžืขื•ืคื•ืช:
Rav Nahman a dit au nom de Chmouel : on ne place pas de rรฉcipient sous la viande [en train de rรดtir] jusqu'ร  ce que disparaisse tout aspect de rougeur (admimout) qui [est] en elle. Comment le saurions-nous, etc. Et Rav Achi a conclu qu'il n'y a pas de remรจde (takanta) [ร  cela] jusqu'ร  ce qu'on apporte deux [ou] trois blocs de sel (galei de-milha), qu'on les mette dans le rรฉcipient ร  pรชcher (bei dougei), et qu'ensuite on le laisse [reposer] jusqu'ร  ce qu'[il] devienne limpide (tzil), qu'on le [dรฉcante] et [qu'alors c'est] permis. Car la graisse (choumen) flotte au-dessus et le sang descend au-dessous. Et mรชme selon celui qui dit [que] "[s'il est] possible de l'exprimer (le-sohato), [c'est] interdit", ici [c'est] permis. Et [on] ne dit pas [que] dรจs l'instant oรน la graisse a dรฉgouttรฉ de la viande elle a รฉtรฉ rendue interdite ร  cause du sang qui [y est] mรชlรฉ, et [qu'il est] possible de l'exprimer [donc c'est] interdit โ€” car, puisque le sang s'en est entiรจrement sรฉparรฉ, il n'[y] est restรฉ ni goรปt (taam) ni quoi que ce soit, mรชme un iota (mach-hou). Et cela leur รฉtait connu, [ร  savoir] que [c'est] permis, et [cela] n'est pas semblable ร  [l'expression] (sehita) [mentionnรฉe] plus haut, oรน l'interdit ne sort pas entiรจrement mais est annulรฉ (mitbatel). Et il semble que le rรฉcipient ร  pรชcher (bei dougei) [est] interdit, puisque le sang repose dessus et est absorbรฉ en lui ; et la broche (chapoud) n'est pas rendue interdite, car le feu (noura) aspire (michav chaiv) tout le sang et ne le laisse pas รชtre absorbรฉ dans la broche. Et Rachi a expliquรฉ au nom du Halakhot Guedolot que [la Guemara] mentionne prรฉcisรฉment "deux blocs de sel", c'est-ร -dire un peu de sel, mais [que] beaucoup de sel brise la force du sang et le rend comme de l'eau, et [alors] il se mรชle avec la graisse ; et parce que nous ne sommes pas experts en la matiรจre, [ร  savoir] ni [pour] mettre trop [de sel] ni [pour en mettre] trop peu โ€” par consรฉquent on ne doit pas placer de rรฉcipient sous le rรดti jusqu'ร  ce qu'on l'ait salรฉ et [qu'il] ait sรฉjournรฉ dans le sel le [temps] d'un rรดti. Rav Nahman a dit au nom de Chmouel : des poissons et des volailles qu'on a salรฉs les uns avec les autres [sont] interdits, et [ce] mรชme dans un rรฉcipient percรฉ (menoukav) [oรน coule la saumure]. Quelle [en est] la raison ? Parce que les [membranes] des poissons sont molles et [qu']ils rejettent [leur sang] en premier ; et aprรจs que les poissons se sont apaisรฉs [ont fini de rejeter], les volailles rejettent [leur sang], et les poissons rรฉabsorbent alors [du sang] d'eux. Rachi a expliquรฉ [que] les poissons seuls [sont] interdits. Et le Rachbam a objectรฉ : si [c'est] ainsi, [la Guemara] aurait dรป dire [que] "des poissons qu'on a salรฉs avec des volailles [sont] interdits", car alors cela impliquerait que l'interdit porte sur les poissons seuls. Et on peut dire que, si [c'รฉtait le cas], cela impliquerait que mรชme si les volailles n'ont pas รฉtรฉ salรฉes mais [que] seuls les poissons ont รฉtรฉ salรฉs avec elles, [ils sont] interdits โ€” comme [dans le cas d']un poisson pur (tahor) qu'on a salรฉ avec un poisson impur (tamei) [mentionnรฉ] ci-aprรจs, qui traite [du cas] d'un [poisson] pur salรฉ et d'un [poisson] impur fade [non salรฉ] ; et cela n'est pas [le cas], car de cette maniรจre les poissons ne seraient pas interdits. Et le Rachbam a expliquรฉ que les volailles aussi [sont] interdites, parce que les poissons rendus interdits deviennent [comme] une nevela (carcasse) et [qu'ils] reviennent rendre interdites les volailles par leur saumure (tzir) interdite, [saumure] rendue interdite ร  cause du sang des volailles. Et selon l'explication de Rabbenou Ephraim, qui a expliquรฉ plus haut au chapitre Guid ha-Nachรฉ, siman 31, que nous ne disons pas [le principe] hanan ("[l'interdit] devient une nevela") sauf [pour] de la viande dans du lait โ€” il n'est pas possible de dire ainsi. Et de mรชme selon ce qu'il a expliquรฉ ร  propos d'un chevreau qu'on a rรดti dans sa [propre] graisse (helev), lร -bas siman 24, [ร  savoir] que nous ne disons pas hanan ("[l'interdit] devient une nevela") et rend interdit, sauf ร  l'endroit oรน l'interdit lui-mรชme absorbรฉ en [l'aliment] chemine et se propage avec le goรปt de [l'aliment] rejetรฉ. Toutefois, selon cette raison, il y a lieu d'accorder [les choses] quelque peu et de dire qu'une partie aussi du sang absorbรฉ dans les poissons sort au moyen du salage, qui le rend comme bouillant (kerotea'h) et [qu'il] est absorbรฉ avec la saumure des poissons dans les volailles. Car, bien qu'aprรจs que les poissons ont achevรฉ leur rรฉjection ils ne reviennent pas rejeter encore le sang des volailles pour [qu'ils] deviennent permis par ce [biais] โ€” cela [tient] ร  ce qu'ils ne rejettent pas tout le sang ; mais [ils en] rejettent une partie, et les volailles [en] absorbent d'eux aprรจs qu'[ils] ont achevรฉ leur rรฉjection, et [ils] sont rendus interdits par cela. Toutefois [il est] difficile d'interdire les volailles pour cette raison : car pourquoi ne dirions-nous pas [que] le sang glisse (dam michrak charik) [lors] du salage comme [lors] du rรดti [mentionnรฉ] plus haut (Houlin 111a) ? [C'est que,] bien que [pour] les poissons nous ne disions pas [que] le sang des volailles glisse (charik) d'eux โ€” c'est parce que les [membranes] des poissons sont fines et molles. Et il me semble que lร  oรน le sang [est] abondant par rapport ร  la saumure qui [y est] mรชlรฉe, il y a lieu de dire "il glisse" (michrak charik) ; mais ici, oรน la majeure partie du sang reste dans les poissons et [qu'une] petite partie [en] est absorbรฉe avec [beaucoup] de saumure, beaucoup est absorbรฉ avec la saumure dans les volailles, et [alors] il n'y a pas lieu de dire "il glisse". Et il semble que [les volailles] ne sont rendues interdites par les poissons qu'ร  l'รฉpaisseur d'une pelure (kedei kelipa), car un [aliment] bouillant qui [est] salรฉ ne rend interdit qu'ร  l'รฉpaisseur d'une pelure. Et il semble aussi qu'[on] traite de morceaux de poissons, ou de poissons entiers dont on a รดtรฉ les รฉcailles (kaskesim) ; mais tant que les รฉcailles [sont] encore sur eux, il apparaรฎt ร  l'ล“il qu'ils sont plus contractรฉs (kemiti) que les volailles.
๐Ÿ’ก Explication

Cas du four oรน l'on rรดtit sur des broches (voir le schรฉma). Si le foie est sur la viande, la viande est permise, mรชme si le sang du foie coule sur elle, parce que le sang qui s'รฉcoule d'un mets en train de rรดtir glisse (machrek sharik) sur la viande au-dessous sans y pรฉnรฉtrer. Mais si une mamelle est sur la viande, la viande est interdite, parce que le lait rejetรฉ par la mamelle qui rรดtit colle (masrikh) ร  la viande et y est absorbรฉ.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Au four, sur la broche : foie ou mamelle placรฉ SUR la viande Foie SUR viande -> permis foie (kaved) viande le sang GLISSE (machrek sharik) il ne pรฉnรจtre pas la viande Mamelle SUR viande -> interdit mamelle (kahal) viande le lait COLLE (seroukhei masrikh) il adhรจre et pรฉnรจtre la viande Mareimar tranche : SOUS la viande -> permis ; SUR la viande -> a posteriori oui, ร  priori non (kaved et kahal)
Le sang du foie glisse sur la viande au-dessous (permis) ; le lait de la mamelle y adhรจre (interdit).
11
ืจื‘ ื“ื™ืžื™ ืžื ื”ืจื“ืขื ืžืชื ื™ ืืคื›ื: ื›ื—ืœื ืขื™ืœื•ื™ ื‘ืฉืจื โ€“ ืฉืจื™, ืžืื™ ื˜ืขืžื? ื—ืœื‘ ืฉื—ื•ื˜ื” ื“ืจื‘ื ืŸ, ื›ื‘ื“ื ืขื™ืœื•ื™ ื‘ืฉืจื โ€“ ืืกื™ืจ, ื“ื ื“ืื•ืจื™ื™ืชื.

Rav Dimi de Nehardea enseignait l'inverse : [une] mamelle [placรฉe] sur de la viande โ€” permis ; quelle [en est] la raison ? Le lait d'[une bรชte] abattue [est interdit] de [par les] Sages (helev chehouta de-rabbanan).

[Un] foie [placรฉ] sur de la viande โ€” interdit, [car le] sang [est interdit] de [par la] Torah (dam de-oraita).

๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (2)
ื›ื‘ื“ื ืขื™ืœื•ื™ ื‘ืฉืจื ืืกื•ืจ ืœื›ืชื—ืœื” ืืกื•ืจ ืœื›"ืข ืืข"ื’ ื“ื‘ืฉืจื ืขื™ืœื•ื™ ื‘ืฉืจื ืฉืจื™ ืืคื™' ืœืžืืŸ ื“ืœื™ืช ืœื™ื” ื‘ืคืจืง ื›ื™ืฆื“ ืฆื•ืœื™ืŸ (ืคืกื—ื™ื ื“ืฃ ืขื“:) ื›ื‘ื•ืœืขื• ื›ืš ืคื•ืœื˜ื• ืžืฉื•ื ื“ื“ื ืžื™ืฉืจืง ืฉืจื™ืง ื‘ื›ื‘ื“ ืฉื™ืฉ ื‘ื• ืจื•ื‘ ื“ื ืฉืื™ื ื• ื™ื›ื•ืœ ืœืฆืืช ืข"ื™ ืžืœื™ื—ื” ื›ืžื• ื‘ืฉืืจ ื‘ืฉืจ ื›ื“ืžืฉืžืข ื›ื•ืœื™ื” ืฉืžืขืชื™ืŸ ืœื ืฉืจื™ืง ืฉืคื™ืจ ื•ืœืคื™ืจื•ืฉ ืจ"ืช ืœื ื ื™ื—ื ื›ื•ืœื™ ื”ืื™ ื“ื‘ื›ื•ืœื” ืฉืžืขืชื™ืŸ ืœื ื ืกืชืคืง ื‘ื“ื ื”ื›ื‘ื“ ื›"ื ืœื”ืงืœ ื•ืœื”ืชื™ืจ ื‘ืœื ืžืœื™ื—ื” ื•ืœื ืœื”ื—ืžื™ืจ ื•ืืข"ืค ืฉื“ื‘ืจื ื• ืœืขื™ืœ ืฉืื™ื ื” ื‘ื•ืœืขืช ืžื—ืžืช ืฉื˜ืจื•ื“ื” ืœืคืœื•ื˜ ืœืขื•ืœื ืž"ืž ืขื™ืงืจ ื”ืฉืžื•ืขื” ืื™ื ื” ืžื“ื‘ืจ ื–ื” ื•ืœื›ืื•ืจื” ืžืฉืžืข ืฉืžืื•ืชื• ื˜ืขื ืฉื“ื‘ืจื ื• ื‘ื›ื— ื”ืฉืžื•ืขื” ื”ื•ื ื‘ื ืœืืกื•ืจ ื›ื‘ื“ื ืขื™ืœื•ื™ ื‘ื™ืฉืจื ื•ืžื™ื”ื• ื™"ืœ ื“ืงืื™ ืืžืื™ ื“ืืžืจื™ื ืŸ ืžืงืžื™ ื”ืš ืžื™ืœืชื ื”ื ื™ ืžื™ืœื™ ื›ื‘ื“ื ืฉื™ืฉ ื‘ื• ืจื•ื‘ ื“ื ืื‘ืœ ื˜ื—ืœื ืฉื•ืžื ื ื‘ืขืœืžื ื”ื•ื:
[Un] foie [placรฉ] sur de la viande โ€” interdit ร  priori pour tous, bien que [la] viande [placรฉe] sur de la viande soit permise mรชme selon celui qui ne tient pas, au chapitre Keitzad Tzolin (Pessahim 74b), [le principe] 'de la maniรจre dont [un mets] absorbe, ainsi rejette-t-il' โ€” parce que le sang glisse [pour] un foie qui a beaucoup de sang [et] qui ne peut sortir par le salage comme [pour] le reste de la viande, ainsi qu'il ressort de toute la sougya ; [le sang] ne glisse pas bien. Et selon l'explication de Rabbenou Tam, [cela] ne va pas tout ร  fait, car dans toute la sougya on ne s'est interrogรฉ sur le sang du foie que pour allรฉger et permettre sans salage, non pour [รชtre] rigoureux ; et bien que nous ayons dit plus haut qu'[il] n'absorbe pas parce qu'[il] est sans cesse occupรฉ ร  rejeter โ€” nรฉanmoins, l'essentiel de la sougya ne traite pas de cela. Et il semble ร  premiรจre vue que c'est de la [mรชme] raison dont nous avons parlรฉ, dans la force de la sougya, qu'[elle] vient interdire un foie [placรฉ] sur de la viande ; toutefois on peut dire que [cela] se rattache ร  ce que nous avons dit avant ce propos : 'ces propos [valent pour] le foie' qui a beaucoup de sang, 'mais la rate n'est que de la graisse'.
ื“ื ื“ืื•ืจื™ื™ืชื ืืข"ื’ ื“ืืžืจ ื‘ื”ืงื•ืžืฅ ืจื‘ื” (ืžื ื—ื•ืช ื“ืฃ ื›ื.) ื“ื ืฉื‘ืฉืœื• ืื™ื ื• ืขื•ื‘ืจ ืขืœื™ื• ืž"ืž ืชื—ืœื” ื›ืฉื ืคืœื˜ ืขื“ ืฉืœื ื ืชื‘ืฉืœ ื”ื™ื” ื“ืื•ืจื™ื™ืชื ืื‘ืœ ื—ืœื‘ ืฉื—ื•ื˜ื” ืชื—ืœืชื• ื“ืจื‘ื ืŸ ื•ืžื™ื”ื• ืงืฉื” ืœืคื™ ืžื” ืฉืคื™ืจืฉ ื”ืงื•ื ื˜ืจืก ืœืขื™ืœ ื“ื“ื ื›ื‘ื“ ืืคื™ืœื• ืคื™ืจืฉ ืœืื• ื“ืื•ืจื™ื™ืชื ืžื“ืœื ื—ืฉื™ื‘ ืœื™ื” ื‘ืคืจืง ื“ื ืฉื—ื™ื˜ื” (ื›ืจื™ืชื•ืช ื“ืฃ ื›ื:) ื‘ื”ื“ื™ ืœื‘ ื•ื˜ื—ื•ืœ ื•ื›ืœื™ื•ืช:
[Le] sang [est interdit] de [par la] Torah โ€” bien qu'il soit dit au [chapitre] Ha-Kometz Rabba (Menahot 21a) [que pour] le sang qu'on a cuit on ne transgresse pas ร  son sujet [l'interdit de la Torah] โ€” nรฉanmoins, au dรฉpart, lorsqu'il a รฉtรฉ rejetรฉ avant d'avoir cuit, il [รฉtait] de la Torah ; tandis que le lait d'[une bรชte] abattue, son origine [est] de [par les] Sages. Toutefois [c'est] difficile selon ce qu'a expliquรฉ le Kountras (Rachi) plus haut, [ร  savoir] que le sang du foie, mรชme s'il s'est sรฉparรฉ, n'[est] pas de la Torah, du fait qu'[on] ne le compte pas, au chapitre Dam Chehita (Keritot 21b), parmi [ceux du] cล“ur, de la rate et des reins.
โš–๏ธ Rosh (1)
ืืžืจ ืœื™ื” ืื‘ื™ื™ ืœืจื‘ ืกืคืจื ื›ื™ ืกืœืงืช ืœื”ืชื ื‘ืขื™ ืžื™ื ื™ื™ื”ื• ื›ื‘ื“ื ืžื” ืืชื•ืŸ ื‘ื™ื” ืžืชื•ืš ืคื™ืจืฉ"ื™ ืžืฉืžืข ื“ืœื‘ืฉืœื• ื‘ืงื“ื™ืจื” ืงืืžืจ ืื—ืจ ืžืœื™ื—ื” ื•ืžืกืคืงื ืœื™ื” ืžืฉื•ื ื“ื™ืฉ ื‘ื• ืจื™ื‘ื•ื™ ื“ื ื•ืฉืžื ืื™ืŸ ื›ื— ื‘ืžืœื— ืœื”ืคืœื™ื˜ ื›ืœ ื”ื“ื ื•ื›ืฉื”ื•ื ื ืชื‘ืฉืœ ื—ื•ื–ืจ ื”ื“ื ื•ื ื‘ืœืข ื‘ืชื•ื›ื•. ื•ืจ"ืช ืคื™ืจืฉ ื“ืœื ืžืกืคืงื ืœื™ื” ืื ืžื•ืชืจ ืœื‘ืฉืœื• ืื—ืจ ืžืœื™ื—ื” ื“ืžื™ืœืชื ื“ืคืฉื™ื˜ื ื”ื™ื ืฉืžื•ืชืจ ื›ืžื• ืฉื ื”ื’ื• ืœื‘ืฉืœ ืื—ืจ ืฆืœื™ื” ื“ืžืœื™ื—ื” ืžืคืœื˜ืช ื›ืžื• ืฆืœื™ื”. ื•ืœื›ืš ื›ืชื‘ ื‘ื”"ื’ ื“ืฉื™ืขื•ืจ ืžืœื™ื—ื” ื›ืฉื™ืขื•ืจ ืฆืœื™ื” ื•ืœื ืžืฉืขืจื™ื ืŸ ืœื™ื” ื‘ื‘ืฉื•ืœ ื•ืคืฉื™ื˜ื ื“ืื™ืŸ ืœื”ื—ืžื™ืจ ื‘ื›ื‘ื“ ื™ื•ืชืจ. ืžื‘ื‘ืฉืจ ืืœื ืงืžื‘ืขื™ื ืœื™ื” ืื™ ืฉืจื™ ืœื‘ืฉืœื• ืขื ื”ื‘ืฉืจ ื‘ืœื ืžืœื™ื—ื” ื“ื›ื•ืœื™ื” ื“ื ื”ื™ื ื•ืฉืจื™ื™ื” ืจื—ืžื ื ื›ื“ืœืขื™ืœ ืฉืจื™ ืœืŸ ื›ื‘ื“ื. ืื• ื“ื™ืœืžื ื›ื™ื•ืŸ ืฉืคื™ืจืฉ ืืกื•ืจ. ื•ื ืจืื” 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Abaye dit ร  Rav Safra : quand tu monteras lร -bas [en Terre d'Israรซl], demande-leur [au sujet du] foie โ€” que faites-vous ร  son รฉgard ? D'aprรจs l'explication de Rachi il ressort qu'il [parle] de le cuire dans une marmite aprรจs [l']avoir salรฉ, et qu'il [est] dans le doute ร  son sujet parce qu'il y a en lui beaucoup de sang et [que] peut-รชtre le sel n'a pas la force de [lui] faire rejeter tout le sang, et [que,] lorsqu'il est cuit, le sang revient et est absorbรฉ en lui. Et Rabbenou Tam a expliquรฉ qu'il n'[est] pas dans le doute [pour savoir] s'il est permis de le cuire aprรจs [l']avoir salรฉ โ€” car c'est chose รฉvidente qu'[il est] permis, comme on a eu coutume de [le] cuire aprรจs [l']avoir rรดti, [du fait] que le salage [fait] rejeter comme le rรดti. Et c'est pourquoi le Halakhot Guedolot a รฉcrit que la mesure du salage [est] comme la mesure du rรดti, et [que] nous ne l'รฉvaluons pas par [la mesure de] la cuisson ; et il est รฉvident qu'il n'y a pas lieu d'รชtre plus rigoureux [pour] le foie que pour [le reste de] la viande. Mais il [est] dans le doute [pour savoir] s'il est permis de le cuire avec la viande sans salage, [du fait] qu'il [est] tout entier sang, et [que] la Torah l'a permis, comme [il est dit] plus haut : le foie nous [est] permis ; ou bien peut-รชtre, puisqu'[il] s'est sรฉparรฉ, [est-il] interdit ? Et il semble que, [selon la loi] de la Torah, il [est] รฉvident que le sang du foie [est] permis mรชme s'il s'est sรฉparรฉ, parce qu'il [est] tout entier sang. Car qui [est l'auteur de] la Michna de Keritot au chapitre Dam Chehita (21b) : "le sang de la rate, le sang du cล“ur, le sang des reins, le sang des membres โ€” voici, ceux-ci [tombent] sous [un] interdit nรฉgatif (lo taasse)" โ€” et [on] ne compte pas le sang du foie parmi eux ! [Ce n'est] que [selon la loi] rabbinique (mi-derabbanan) qu'il [est] dans le doute [ร  son sujet]. Et mรชme si nous [devions] interdire, [par dรฉcret] rabbinique, le sang qui en sort au moyen du salage โ€” parce qu'il [est] prรฉsent (be-ein) [visible], [par] dรฉcret [pris] en [raison de son analogie avec le] sang vรฉritable, comme [c'est le cas] pour le sang des [bรชtes] qui marchent sur deux [jambes, l'homme], dont [on] a dit [que] celui [qui est] entre les dents on [peut] le sucer (motzetzo) et [que] celui [qui est] sur la miche on [le] gratte (gordo) โ€” nรฉanmoins, [pour] la cuisson il [est] dans le doute : puisque le sang n'apparaรฎt pas [comme] prรฉsent (be-ein), peut-รชtre [est-ce] permis, et [peut-รชtre] ne dรฉcrรฉterons-nous pas que son sang rendra quoi que ce soit interdit par sa cuisson, [par] dรฉcret [pris] en [raison de son analogie avec] la cuisson d'autre viande sans salage. Et [il y a] un lรฉger [indice] plus loin (Houlin 111a) [que] le sang du foie [est interdit] de [par la] Torah (de-oraita), du fait qu'[on] dit [que] "le sang [est interdit] de [par la] Torah, [tandis que] le lait d'[une bรชte] abattue [est interdit] de [par les] Sages" โ€” bien que le sang qu'on a salรฉ, [on] ne transgresse pas ร  son sujet [l'interdit de la Torah], comme cela [figure] au chapitre Ha-Kometz Rabba (Menahot 21a), nรฉanmoins au dรฉpart il [รฉtait] de [par la] Torah, avant d'avoir cuit ; et le lait d'[une bรชte] abattue, son origine [est] de [par les] Sages. Et ce que [la Guemara] dit "on lui a servi la trachรฉe avec [tout] ce qui y tient (kania be-koufeih)" โ€” il faut dire qu'[il] savait que le foie n'avait pas รฉtรฉ salรฉ, bien que le cล“ur et le poumon aient รฉtรฉ salรฉs. C'รฉtait ainsi leur coutume de faire des actes inhabituels afin de montrer par eux la halakha aux disciples. Ou bien [encore] : tout avait รฉtรฉ salรฉ, seulement le salage n'a aucun effet sur le foie ; mais [il faut faire] comme [la Guemara] le dit ci-aprรจs, [ร  savoir] qu'on le fende en long et en large (cheti va-erev) et [qu'on] place l'entaille vers le bas. "Lorsqu'il monta [en Terre d'Israรซl] il trouva Rabbi Zerika ; il lui dit : moi, on a bouilli [un foie] pour Rabbi Ami et il [en] a mangรฉ. Lorsqu'il vint, [Rav Safra] lui dit : [le foie] rendre interdit lui-mรชme, [cela] ne me pose pas [question], [ce] qui me pose question [c'est] de rendre interdit sa compagne (une autre viande). Et en quoi [le foie] rendre interdit lui-mรชme ne te pose-t-il pas [question] ? Car il est enseignรฉ : Rabbi Yo'hanan ben Nouri dit : le foie n'est pas rendu interdit. [Le foie] rendre interdit sa compagne aussi ne devrait pas te poser [question], car il est enseignรฉ : Rabbi Yo'hanan ben Nouri dit : le foie rend interdit (oseret) et n'est pas rendu interdit (eina neeseret), parce qu'il rejette et n'absorbe pas". Et selon l'explication de Rachi, [la Guemara] objecte ainsi : le [cas] non spรฉcifiรฉ (setama) traite d'un foie salรฉ ร  la maniรจre de ceux qui cuisent [de] la viande ; et peut-รชtre lร -bas [s'agit-il] d'un foie [issu d'une bรชte] interdite, et [qu'il rend interdit] ร  cause de la graisse (chemnounit) ; ร  cause du sang (dama), quoi [le statut] ? Et la sougya de la Guemara [est] que si on l'a saisi (haltou) dans le vinaigre ou dans [l'eau] bouillante, [c'est] permis, et mรชme [servi] "avec ce qui y tient" (be-koufeih). Toutefois, on a envoyรฉ de la Yechiva [de Babylonie] : de nos jours nous ne sommes pas experts en [l']รฉchaudage (halita), et [dans] le doute [d'un] interdit [on va] vers la rigueur ; et [il] n'est pas permis de manger un foie bouilli (kavda chelika) sauf lร  oรน on l'a d'abord rรดti (tavou) et [qu']on l'a bouilli (chelaki) ensuite. Et ce qu'a รฉcrit Rav Alfassi (le Rif) de sainte mรฉmoire dans cette formule, [ร  savoir] qu'il n'est pas permis de manger un foie bouilli โ€” [il] n'est pas venu l'interdire s'il a รฉtรฉ prรฉparรฉ ainsi, car assurรฉment (mi-setama) la halakha [est] comme la Michna de Teroumot et comme Rabbi Yo'hanan ben Nouri : le foie rend interdit et n'est pas rendu interdit, et [il] ne distingue pas entre [le foie] trรจs bouilli (cheloukha) et [le foie] cuit (mevouchelet), et de mรชme Rabbi Ami, on [en] a bouilli pour lui et il [en] a mangรฉ. [Le Rif] se rapporte plutรดt ร  la coutume qu'on a envoyรฉe de la Yechiva, et [dit qu'il] n'est pas permis ร  priori (lekhatehila) de faire ainsi. Rabba bar Rav Houna arriva ร  la maison de Rabba bar Rav Nahman ; il vit ces canaux (simponei) du foie qui รฉtaient remplis de sang. Il leur dit : pourquoi faites-vous ainsi ? Ils lui dirent : que devrions-nous donc faire ? Il leur dit : fendez[-le] en long et en large (cheti va-erev) et [placez] l'entaille vers le bas โ€” [la Guemara] parle de le cuire dans une marmite aprรจs [l']avoir rรดti, ou aprรจs [l']avoir salรฉ selon l'explication de Rabbenou Tam. Car si [c'est] pour le manger rรดti, pourquoi me [faut-il] le fendre ? Si le sang a รฉtรฉ rejetรฉ, [il] glisse et tombe, et s'il n'a pas รฉtรฉ rejetรฉ, [c'est] du sang des membres qui ne s'est pas sรฉparรฉ. Et si [c'est] ร  cause des canaux (simponei) du foie [qui] requiert une fente mรชme pour [le] rรดti โ€” car ce sang [encourt] le retranchement (karet) bien qu'il ne se soit pas sรฉparรฉ, parce qu'il vient de l'extรฉrieur (me-alma) et est entrรฉ ร  l'intรฉrieur des canaux โ€” alors dans la rate (tehal) aussi, s'il y a des canaux, pourquoi ne faudrait-il pas une fente ? Et s'il n'y a pas de canaux dans la rate, alors que vient nous apprendre [la Guemara] ? [ร€ savoir] : mais [pour] la rate, non. Et le Baal Halakhot Guedolot a รฉcrit que celui qui rรดtit un foie entier (be-chelama) doit le fendre. Quelle [en est] la raison ? Parce que le sang chemine et pรฉnรจtre dans les canaux ; et lร  oรน il ne l'a pas fendu, qu'il le fende aprรจs sa cuisson, et [c'est] permis, et le sang amassรฉ dans les canaux sortira ; et nous ne craignons pas [pour] le sang du canal (simpon) que peut-รชtre il soit revenu et ait รฉtรฉ absorbรฉ dans le foie, car nous concluons au chapitre Keitzad Tzolin (Pessahim 74a) : "de la maniรจre [mรชme] dont [un mets] absorbe, ainsi rejette-t-il". Et ces propos [valent pour] le foie, mais la rate n'est que de la graisse (choumna be-alma) et ne requiert pas de fente, comme cela [ressort de ce] que [les serviteurs] de Chmouel lui prรฉparaient un mets de rate le jour oรน il pratiquait la chose (la saignรฉe). Mareimar a enseignรฉ [en public] la halakha : qu'il s'agisse de la mamelle (kahla) ou du foie (kavda), [s'il est placรฉ] sur une broche (chapouda) sous la viande (touti bisra) โ€” permis ; sur la viande (iloy bisra) โ€” ร  posteriori (diavad) oui, ร  priori (lekhatehila) non. Et Rachi a expliquรฉ : avec nos broches, oรน l'on rรดtit auprรจs du feu, [c'est] interdit ร  priori, et il n'y a pas lieu de distinguer entre "sous la viande" et "sur la viande", car parfois on soulรจve ce cรดtรฉ de la broche qui [est] auprรจs du feu et parfois on l'abaisse. Et si tu dis : [pour] la mamelle, comment [est-elle] permise sous la viande, alors que la graisse (chemnounit) de la viande dรฉgoutte sur la mamelle et adhรจre (sarikh) ? Et si tu dis [que c'est le cas] oรน on l'a fendue en long et en large et enduite contre la paroi โ€” alors [placรฉe] sur la viande aussi, qu'elle soit permise, puisqu'il est permis de la cuire avec de la viande en marmite ! On peut dire qu'ici [c'est] plus grave, car, bien qu'on l'ait fendue, le lait (helev) dรฉgoutte encore de la mamelle sur la viande et [il est] manifeste que c'est du lait (helev) ; mais pour saler de la viande avec [de] la mamelle, [c'est] permis en toute maniรจre, car le sel ne fait pas rejeter le lait ; et [le lait] n'est pas non plus absorbรฉ dans les parois de la mamelle, mais [il est] amassรฉ dans ses cavitรฉs. Et l'on peut apprendre d'ici une permission simple [et รฉvidente] : que lร  oรน on l'a fendue en long et en large et enduite contre la paroi, il est permis ร  priori de la cuire avec la viande ; car [la Guemara] nous permet ici [la mamelle placรฉe] sous la viande, bien que la graisse (chemnounit) de la viande dรฉgoutte sur la mamelle. Et [cela vient] exclure ceux qui se gardent de couper une mamelle bouillante avec un couteau ร  viande, car mรชme sur une [seule] broche [c'est] permis ร  priori. Rav Achi arriva ร  la maison de Rami bar Abba son beau-pรจre ; il vit le fils de son beau-pรจre qui embrochait (chafid) un foie sur de la viande. Il dit : combien ce [membre] des Sages [est] arrogant (yahir) ! Mets [encore que] les Sages aient dit "ร  posteriori oui, ร  priori non" [โ€” comment ose-t-il faire ainsi ร  priori] ! Et s'il y a un rรฉcipient ร  pรชcher (bei dougei), [de la] viande sur un foie [est] interdite aussi. Et en quoi diffรจre-t-il du sang de [la] viande, qui [est] permis, comme nous [le] dirons plus loin, siman 36 ? Ils disent : le sang de [la] viande [est diffรฉrent], car le sang du foie fige (kafi).
๐Ÿ’ก Explication

Rav Dimi de Nehardea enseigne l'inverse. La mamelle sur la viande est permise, parce que l'interdit de la viande cuite dans le lait d'une bรชte abattue n'est que rabbinique (helev chehouta de-rabbanan) et se traite avec moins de rigueur. Mais le foie sur la viande est interdit, parce que l'interdit du sang est de la Torah (dam de-oraita), et l'on doit craindre que la viande absorbe le sang du foie.

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ื“ืจืฉ ืžืจื™ืžืจ: ื”ืœื›ืชื, ื‘ื™ืŸ ื›ื‘ื“ื ื‘ื™ืŸ ื›ื—ืœื, ืชื•ืชื™ ื‘ืฉืจื โ€“ ืฉืจื™, ืขื™ืœื•ื™ ื‘ืฉืจื โ€“ ื“ื™ืขื‘ื“ ืื™ืŸ, ืœื›ืชื—ืœื” ืœื.

Mareimar a enseignรฉ [en public] : la halakha [est] que, qu'il s'agisse du foie ou de la mamelle, [s'il est placรฉ] sous la viande (touti bisra) โ€” permis ; [s'il est placรฉ] sur la viande (iloy bisra) โ€” ร  posteriori (diavad) oui, ร  priori (lekhatehila) non.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื”ืœื›ืชื ื›ื•' ื•ืœื“ื™ื“ืŸ ืืกื•ืจ ืœื’ืžืจื™ ืœื›ืชื—ืœื” ืœืคื™ ืฉืฉืคื•ื“ื™ื ืฉืœื ื• ืื™ื ืŸ ืชืœื•ื™ื™ืŸ ืืœื ืฉื•ื›ื‘ื•ืช ื•ืคืขืžื™ื ืฉืžืจื™ื ื–ื ื‘ ื”ืฉืคื•ื“ ื•ื ืžืฆื ื”ืชื—ืชื•ืŸ ืขืœื™ื•ืŸ ื•ืคืขืžื™ื ืฉืžืฉืคื™ืœื• ื•ื ืžืฆื ื—ื‘ืจื• ืขืœื™ื•ืŸ ื”ืœื›ืš ื‘ื™ืŸ ืฉื”ื›ื‘ื“ ืœืฆื“ ื”ืจืืฉ ื•ื‘ื™ืŸ ืฉื”ื•ื ืœืฆื“ ื”ื–ื ื‘ ืืกื•ืจ:
La halakha etc. โ€” et pour nous [c'est] interdit absolument ร  priori, parce que nos broches ne sont pas suspendues mais [reposent] couchรฉes, et parfois on soulรจve la queue (l'extrรฉmitรฉ) de la broche et il se trouve que [le morceau] du dessous [se retrouve] au-dessus, et parfois on l'abaisse et il se trouve que son compagnon [est] au-dessus ; dรจs lors, que le foie soit du cรดtรฉ de la tรชte [de la broche] ou du cรดtรฉ de la queue, [c'est] interdit.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ืชื•ืชื™ ื‘ืฉืจื ืฉืจื™ ื•ื"ืช ื›ื—ืœ ื”ื™ืืš ืžื•ืชืจ ืชื•ืชื™ ื‘ืฉืจื ื•ื”ืœื ืฉืžื ื•ื ื™ืช ื”ื‘ืฉืจ ื ื•ื˜ืฃ ืขืœ ื”ื›ื—ืœ ื•ืื™ ื‘ืงืจืขื• ืฉืชื™ ื•ืขืจื‘ ื•ื˜ื—ื• ื‘ื›ื•ืชืœ ื"ื› ืขื™ืœื•ื™ ื‘ืฉืจื ื ืžื™ ืœื™ืฉืชืจื™ ื“ื”ื ืžื•ืชืจ ืœื‘ืฉืœื• ืขื ื”ื‘ืฉืจ ื‘ืงื“ืจื” ื•ื™"ืœ ื“ื”ื›ื ื’ืจืข ื˜ืคื™ ื“ืืข"ืค ืฉืงืจืขื• ืขื“ื™ื™ืŸ ื ื•ื˜ืฃ ื”ื—ืœื‘ ืžืŸ ื”ื›ื—ืœ ืขืœ ื”ื‘ืฉืจ ื•ื ื™ื›ืจ ืฉื”ื•ื ื‘ืขื™ืŸ ื•ื™ืฉ ืœืœืžื•ื“ ืžื›ืืŸ ื”ื™ืชืจ ืคืฉื•ื˜ ื“ื”ื™ื›ื ื“ืงืจืขื• ืฉืชื™ ื•ืขืจื‘ ื•ื˜ื—ื• ื‘ื›ื•ืชืœ ื“ืžื•ืชืจ ืœื‘ืฉืœื• ืขื ื‘ืฉืจ ื‘ืงื“ืจื” ื›ื“ื‘ืจื™ ืจ"ืช ื•ืœื ืžืฆื™ื ื• ื‘ืงื•ื ื˜' ืฉื—ื•ืœืง ืขืœื™ื• ื‘ื–ื” ื“ื”ื ื‘ื”ื“ื™ื ืฉืจื™ ื”ื›ื ืชื•ืชื™ ื‘ืฉืจื ืืข"ืค ืฉืฉืžื ื•ื ื™ืช ื”ื‘ืฉืจ ืขืœ ื”ื›ื—ืœ ื•ืžื” ืฉื ื–ื”ืจื™ื ืฉืœื ืœื—ืชื•ืš ื›ื—ืœ ืจื•ืชื— ื‘ืกื›ื™ืŸ ืฉืœ ื‘ืฉืจ ืžื ื”ื’ ืฉืœ ื”ื‘ืœ ื”ื•ื ื“ืืคื™' ื‘ืฉืคื•ื“ ืื—ื“ ืฉืจื™ื ืŸ ื”ื›ื ืœื›ืชื—ืœื” ื›ืฉื”ื›ื—ืœ ืœืžื˜ื” ื•ืืคื™' ืขื™ืœื•ื™ ื‘ืฉืจื ืœื›ืชื—ืœื” ื”ื•ื ื“ืืกื•ืจ ืžื˜ืขื ื“ืคืจื™ืฉื™ืช ืื‘ืœ ื‘ื“ื™ืขื‘ื“ ืฉืจื™:
[Placรฉ] sous la viande โ€” permis. Et si tu dis : la mamelle, comment [est-elle] permise sous la viande, alors que la graisse (chemnounit) de la viande dรฉgoutte sur la mamelle ? Et si [c'est le cas] oรน on l'a fendue en long et en large et enduite contre la paroi โ€” alors, [placรฉe] sur la viande aussi, qu'elle soit permise, puisqu'il est permis de la cuire avec la viande en marmite ! On peut dire qu'ici [c'est] plus grave, car, bien qu'on l'ait fendue, le lait dรฉgoutte encore de la mamelle sur la viande et [il est] manifeste qu'il [est] prรฉsent (be-ein). Et l'on peut tirer d'ici une permission รฉvidente : que lร  oรน on l'a fendue en long et en large et enduite contre la paroi, il est permis de la cuire avec de la viande en marmite, selon les propos de Rabbenou Tam ; et nous n'avons pas trouvรฉ que le Kountras (Rachi) le contredise sur ce point, car [la Guemara] permet ici explicitement [la mamelle placรฉe] sous la viande, bien que la graisse de la viande [soit] sur la mamelle. Et le fait que l'on se garde de couper une mamelle bouillante avec un couteau ร  viande [est] une coutume de vanitรฉ (minhag chel hevel), car mรชme sur une [seule] broche nous permettons ici ร  priori lorsque la mamelle [est] en bas ; et c'est seulement [placรฉe] sur la viande qu'[elle est] interdite ร  priori, pour la raison que nous avons exposรฉe, mais ร  posteriori [c'est] permis.
๐Ÿ’ก Explication

Mareimar tranche la halakha (voir le schรฉma) : que ce soit pour le foie ou pour la mamelle, placรฉ sous la viande (touti bisra) โ€” la viande est permise ; placรฉ sur la viande (iloy bisra) โ€” ร  posteriori (diavad) la viande est permise, mais ร  priori (lekhatehila) non, on ne doit pas les disposer ainsi.

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Rav Achi arriva ร  la maison de Rami bar Abba, son beau-pรจre ; il vit le fils de Rami bar Abba qui

๐Ÿ’ก Explication

Dรฉbut d'un nouveau rรฉcit (qui se poursuit en 111b). Rav Achi arrive chez son beau-pรจre Rami bar Abba, et voit le fils de Rami bar Abba en train de [faire quelque chose โ€” la suite est au daf suivant].

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Texte hรฉbreu et aramรฉen vocalisรฉ : รฉdition numรฉrique William Davidson du Talmud Koren Noรฉ, via Sefaria (licence CC BY-NC). Traduction franรงaise, notes et schรฉmas : Chiourim BA (licence CC BY 4.0).