Sougya : La sougya prolonge la braita sur l'impureté de la peau d'une charogne (nevela) : la peau ne joint pas la chair pour compléter un kazayit (olive), mais lorsqu'il y a déjà un kazayit de chair, la peau qui la couvre sert de poignée (yad) et celui qui touche son revers est impur. De là, la Guemara passe à la michna d'Okatzin : ce qui est 'poignée' (yad) et non 'protection' (shomer) fait entrer et sortir l'impureté mais ne s'ajoute pas à la mesure ; ce qui est 'protection' (shomer), même sans être poignée, fait entrer, sortir ET s'ajoute ; ce qui n'est ni l'un ni l'autre (le poil) ne fait rien.
Où les poignées sont-elles écrites ? Dans les versets 'lakhem' (pour vous) — sur l'aliment et sur la charogne.
Le shomer pour faire entrer et sortir se déduit à fortiori (kal vachomer) de la yad ; le verset du shomer n'est donc là que pour enseigner la jonction (tseiruf). Suit une longue analyse : la yad pour sortir est écrite trois fois (zeraïm/aliment, tanur/four, nevela/charogne) ; laquelle est superflue ?
Par binyan av et tsad hashaveh, la Guemara montre qu'une se déduit des deux autres — c'est la yad de la nevela qui est en trop, d'où l'on dérive 'si ce n'est pas son objet, applique-la à la yad en général' pour faire ENTRER. Une objection (dayo) et une dernière lecture du verset du shomer de la nevela bouclent le raisonnement.
Aurait-on pu [penser que] celui qui touche, sur le revers, [la peau] en face de la chair, n'est pas impur ? L'enseignement [du verset] dit : 'il sera impur' (Lévitique 11:39).
Fin de la braita commencée en 117b. On aurait pu croire que seul celui qui touche la chair d'une charogne (nevela) devient impur, mais que celui qui touche, sur le revers, la peau située en face de la chair (sans toucher la chair elle-même) reste pur. Le verset 'il sera impur' (Lev 11:39) enseigne que même celui-là est impur : la peau sert de poignée (yad) à la chair.
Que dit[-elle, la braita] ? Rava a dit, et certains [le] rapportent de manière anonyme : elle est incomplète (hessorei mihassera) et voici ce qu'elle enseigne : 'dans sa charogne (be-nivlata)' — et non [pour] une peau sur laquelle il n'y a pas un kazayit (volume d'une olive) de chair, et [même si] la peau la complète jusqu'à un kazayit [elle ne joint pas].
Difficulté : la première clause de la braita semble dire que la peau n'est pas charogne, et la seconde qu'on devient impur en la touchant. Rava harmonise par hessorei mihassera (la braita est lacunaire et se relit ainsi) : le mot 'be-nivlata' exclut une peau qui ne porte pas un kazayit de chair ; et même si peau et chair réunies font un kazayit, la peau ne se joint pas à la chair pour compléter la mesure de l'impureté de charogne.
Aurait-on pu [penser que] j'exclus [de l'impureté] même une peau sur laquelle il y a un kazayit de chair, [au point que] celui qui touche, sur le revers, [la peau] en face de la chair, aurait-on pu [penser qu']il n'est pas impur, et [que la peau] ne ferait pas non plus office de poignée (maasse yad) ?
La braita poursuit : on aurait pu croire que j'exclus de l'impureté même une peau portant un kazayit de chair, de sorte que celui qui touche le revers de la peau en face de la chair ne serait pas impur — la peau n'agissant même pas comme poignée (yad) de la chair. Car, puisqu'elle a été exclue de la jonction (au segment précédent), on aurait pu croire qu'elle perd aussi son statut de poignée.
L'enseignement [du verset] dit : 'il sera impur' (Lévitique 11:39).
Le verset 'il sera impur' tranche : bien qu'une protection (shomer) ne se joigne pas à la chair pour compléter un kazayit, elle vaut poignée (yad) de la chair, et fait donc bien transmettre l'impureté. Dès qu'il y a un kazayit de chair attaché à la peau, celui qui touche l'extérieur de la peau devient impur, même sans toucher la chair.
Nous avons appris là-bas (Okatzin 1:1) : tout ce qui est poignée (yad) et non protection (shomer) — [l'aliment] est rendu impur [par lui] et il rend impur, mais il ne se joint pas [à la mesure].
La Guemara passe à la michna d'Okatzin sur la transmission de l'impureté des aliments par leurs annexes. Une yad (poignée : ce par quoi on tient l'aliment pour le manger, mais qui ne le protège pas) à deux fonctions : si elle touche une source d'impureté, l'aliment attaché devient impur (elle fait entrer) ; et elle rend impur (elle fait sortir l'impureté de l'aliment vers d'autres). Mais elle ne se joint pas à l'aliment pour compléter la mesure (kabeitsa, volume d'un œuf).
[Tout ce qui est] protection (shomer), même s'il n'est pas poignée — [l'aliment] est rendu impur [par lui], il rend impur, et il se joint [à la mesure] ; [ce qui n'est] ni poignée ni protection — [l'aliment] n'est pas rendu impur [par lui] et il ne rend pas impur.
Une shomer (protection), même si elle ne sert pas de poignée, a trois fonctions : l'aliment attaché devient impur (faire entrer), elle rend impur (faire sortir), et elle se joint à l'aliment pour compléter la mesure. En revanche, une annexe qui n'est ni poignée ni protection (par exemple le poil) ne fait rien : l'aliment n'est pas rendu impur par elle, et elle ne rend pas impur.
Où les poignées (yadot) sont-elles écrites ? [Là] où il est écrit : 'et si de l'eau a été mise sur une semence, et qu'il tombe [un morceau] de leur charogne dessus, elle est impure pour vous (lakhem)' (Lévitique 11:38) — 'pour vous (lakhem)' : [pour] tout ce qui [est] dans vos besoins, [pour] inclure les poignées.
D'où tire-t-on que les poignées (yadot) reçoivent et transmettent l'impureté ? Du verset sur l'impureté des aliments : 'elle est impure pour vous (lakhem)' (Lev 11:38). On lit 'lakhem' comme 'tout ce qui sert à vos besoins' dans l'usage de cet aliment — donc y compris les poignées qui facilitent sa consommation.
Et il est écrit : 'et si meurt [un animal] parmi le bétail qui est à vous [à consommer] (acher hi lakhem)' (Lévitique 11:39) — 'pour vous (lakhem)' : [pour] tout ce qui [est] dans vos besoins, [pour] inclure les poignées ; poignée [qui sert] à faire entrer et à faire sortir.
Et il est écrit, à propos de l'impureté de la charogne : 'celui qui touche sa charogne sera impur' — 'asher hi lakhem' inclut aussi les poignées. Celui qui touche la poignée d'un objet impur d'impureté de charogne devient impur comme s'il touchait la charogne elle-même. Ces deux versets enseignent donc que la poignée transmet l'impureté dans les deux sens : pour faire entrer (le verset des aliments) et pour faire sortir (le verset de la charogne).
La protection (shomer) [qui sert] à faire entrer et à faire sortir ne nécessité pas de verset ; [cela] vient par kal vachomer (à fortiori) [à partir] de la poignée : et si la poignée, qui ne protège pas [l'aliment], fait entrer et fait sortir — la protection, n'est-ce pas à plus forte raison [le cas] ?
Pour la protection (shomer), un verset n'est pas nécessaire afin d'établir qu'elle fait entrer et sortir : cela se déduit à fortiori (kal vachomer) de la poignée. Si la yad, traitée plus légèrement (car elle ne protège pas l'aliment), fait néanmoins entrer et sortir l'impureté, alors la shomer, traitée plus sévèrement (car elle protège l'aliment), fera à plus forte raison entrer et sortir.
La protection (shomer) que le Miséricordieux a écrite, pourquoi me [la faut-il] ? Apprends-en [donc] qu'[elle sert] à joindre (le-tsaref).
Puisque le faire-entrer et le faire-sortir de la shomer se déduisent par kal vachomer, pourquoi le verset de la protection (Lev 11:37-38, 'sur toute semence semée... elle est impure pour vous') est-il nécessaire ? Apprends-en que la protection ne fait pas seulement entrer et sortir l'impureté, mais qu'elle se joint (le-tsaref) à l'aliment pour compléter la mesure requise.
Et dis [donc] : poignée [pour] faire entrer et non [pour] faire sortir, protection [pour] faire entrer et faire sortir, mais poignée [pour] faire sortir et protection [pour] joindre — non.
La Guemara objecte : pourquoi lire ainsi ? Dis plutôt : la poignée (plus légère) ne vaut que pour faire entrer l'impureté, non pour la faire sortir ; la protection (plus sévère) fait entrer et sortir ; mais on ne déduit ni que la poignée fait sortir, ni que la protection se joint à la mesure. Le kal vachomer ne servirait alors qu'à établir le faire-sortir de la shomer.
Poignée [pour] faire entrer et non [pour] faire sortir, tu ne peux [le] dire : maintenant qu'elle fait entrer, faut-il [encore] parler de faire sortir ?!
Réfutation : tu ne peux dire que la poignée fait entrer mais non sortir. Maintenant qu'elle fait entrer l'impureté dans l'aliment (elle rend impur un aliment pur qui lui est attaché), à plus forte raison fait-elle sortir l'impureté d'un aliment impur vers d'autres aliments. Puisque la yad fait donc entrer ET sortir, on déduit à fortiori que la shomer aussi ; et le verset de la protection sert alors à enseigner la jonction.
Et dis [donc] : poignée [pour] faire sortir et non [pour] faire entrer, protection [pour] faire sortir et faire entrer, mais poignée [pour] faire entrer et protection [pour] joindre — non.
Nouvelle objection symétrique : dis plutôt que la poignée (plus légère) ne vaut que pour faire sortir, non pour faire entrer ; la protection (plus sévère) fait sortir et entrer ; mais on ne déduit ni que la poignée fait entrer, ni que la protection se joint à la mesure.
Une poignée surnuméraire est écrite : 'four et foyer seront détruits etc.' (Lévitique 11:35).
Réponse : il y a une dérivation supplémentaire de la poignée, écrite à propos de l'impureté des ustensiles : 'tout ce sur quoi tombe [un morceau] de leur charogne sera impur ; four ou foyer (kirayim) seront détruits ; ils sont impurs, et seront impurs pour vous' (Lev 11:35). Cela fournit une troisième mention de la yad.
'Pour vous (lakhem)' : [pour] tout ce qui [est] dans vos besoins, [pour] inclure les poignées.
On lit 'lakhem' (à propos du four) comme 'tout ce qui sert à vos besoins' dans l'usage d'un ustensile — donc y compris les poignées, qui prennent le statut de l'ustensile lui-même. Il y a ainsi deux dérivations pour la poignée : l'une enseigne qu'elle fait entrer l'impureté, l'autre qu'elle la fait sortir. De là, par kal vachomer, la shomer fait entrer et sortir, et le verset 'sur toute semence semée' enseigne la jonction.
Laquelle d'entre elles est superflue (meyatter) ?
La Guemara examine ces trois versets lus comme désignant les poignées — l'un sur l'impureté des aliments (zeraïm), l'un sur les ustensiles (tanur), l'un sur la charogne (nevela) : laquelle est superflue, de sorte qu'on puisse en déduire que la poignée ne se contente pas de faire sortir l'impureté mais la fait aussi entrer ? Car à priori les trois semblent nécessaires pour le seul faire-sortir.
Que le Miséricordieux écrive [à propos] des semences (zeraïm), et que celles-là [le] tirent d'elle [par déduction] — [non, car] qu'as-tu [à objecter pour] les semences ? leur impureté est plus étendue (meruba).
Détail de la question : que le verset écrive le faire-sortir pour les semences (aliment), et qu'on déduise de là les deux autres (four et charogne). Mais on ne peut pas : qu'y a-t-il de notable pour les semences ? Leur impureté est plus étendue — l'aliment est susceptible même d'une impureté de second degré (il reçoit l'impureté des enfants de l'impureté, toldot), alors que l'ustensile ne la reçoit que d'un père de l'impureté. De même on ne déduit pas la nevela des semences, car l'impureté des aliments s'applique à plus d'objets.
Que le Miséricordieux écrive [à propos] du four (tanur), et que celles-là [le] tirent de lui — [non, car] qu'as-tu [à objecter pour] le four ? il impurifie depuis son air (me-avir).
Que le verset écrive le faire-sortir pour le four (ustensile), et qu'on déduise de là l'aliment et la charogne. Mais ce raisonnement non plus n'est pas valide : qu'y a-t-il de notable pour le four ? Il impurifie les aliments non seulement par contact mais aussi par son air (avir) — un reptile dans la cavité du four impurifie ce qui s'y trouve sans contact. Les autres impuretés n'ont pas cette sévérité.
Que le Miséricordieux écrive [à propos] de la charogne (nevela), et que celles-là [le] tirent d'elle — [non, car] qu'as-tu [à objecter pour] la charogne ? elle impurifie l'homme (adam), elle impurifie par le port (massa), et [son] impureté sort de son [propre] corps.
Que le verset écrive le faire-sortir pour la charogne, et qu'on déduise de là l'aliment et l'ustensile. Mais là non plus : qu'y a-t-il de notable pour la charogne ? Elle impurifie l'homme ; elle impurifie par le port (massa, même sans contact) ; et son impureté émane de son propre corps (et non d'une source externe). Les autres impuretés n'ont pas ces sévérités.
L'une ne se déduit pas de l'[autre] une seule, [mais] que l'une se déduise de [l'ensemble des] deux.
Réponse : l'impureté de l'une de ces trois ne peut se déduire de l'une des deux autres prise seule (chacune ayant sa sévérité propre). Pourtant l'un des versets demeure superflu, car l'une des trois peut se déduire des deux autres réunies (par leur trait commun, tsad hashaveh).
Laquelle se déduira[-t-elle] ? Que le Miséricordieux n'écrive pas [à propos] des semences, et qu'elle se déduise de celles-là (des deux autres) !
[Non, car] qu'as-tu [à objecter pour] celles-là ? elles impurifient sans [avoir besoin] d'aptitude (hekhcher) ; dis-le [en revanche] des semences, qui n'impurifient qu'avec aptitude (hekhcher) !
Laquelle peut-on déduire des deux autres ? Que le verset n'écrive pas le faire-sortir pour les semences, et qu'on le déduise de la charogne et du four. Mais ce trait commun (tsad hashaveh) est réfuté : qu'y a-t-il de notable pour celles-là (four et charogne) ? Elles deviennent impures sans avoir besoin d'être rendues aptes (hekhcher) par contact avec un liquide. Tandis que les semences ne deviennent impures qu'après avoir été rendues aptes par un liquide.
Rav Houna fils de Rav Yehochoua a dit : des fruits qui n'ont pas été rendus aptes (hukhcheru) sont comparables à un four dont l'ouvrage n'a pas été achevé (nigmera melakhto).
Rav Houna fils de Rav Yehochoua écarte cette objection : la condition d'aptitude (hekhcher) n'est pas un trait distinctif. Des fruits non rendus aptes par un liquide sont comparables à un four dont la fabrication n'est pas achevée — un tel four n'est pas non plus susceptible d'impureté. L'aptitude n'est donc que l'achèvement de l'aliment, exactement comme l'achèvement du four.
[Rav Houna] objecte plutôt ainsi : qu'as-tu [à objecter pour] celles-là ? elles impurifient sans contact (negia) ; dis-le [en revanche] des semences, qui n'impurifient qu'avec contact !
Plutôt, on réfute la déduction [des semences] autrement : qu'y a-t-il de notable pour celles-là (four et charogne) ? Elles deviennent impures sans contact — le four est impur si un reptile est dans son air, et l'impureté de la charogne émane de son corps sans contact. Tandis que les semences ne deviennent impures que par contact. Le tsad hashaveh est donc bien rompu pour les semences.
Que le Miséricordieux n'écrive pas [à propos] du four, et qu'elle se déduise de celles-là — [non, car] qu'as-tu [à objecter pour] celles-là ? c'est un aliment (okhel).
Que le verset n'écrive pas le faire-sortir pour le four (ustensile), et qu'on le déduise de l'aliment et de la charogne. Mais là non plus : qu'y a-t-il de notable pour celles-là (semences et charogne) ? Ce sont des aliments. Leurs lois ne peuvent donc pas nécessairement s'appliquer au four et aux autres ustensiles, qui ne sont pas des aliments.
Que le Miséricordieux n'écrive pas [à propos] de la charogne, et qu'elle se déduise de celles-là ? — oui, il en est bien ainsi. Mais alors, la poignée de la charogne, pourquoi me [la faut-il] ?
Si elle n'a pas d'objet [propre] pour [la] poignée de la charogne, applique-la à la [question de la] poignée en général (yad de-alma).
Que le verset n'écrive pas le faire-sortir pour la charogne, et qu'on le déduise de l'aliment et de l'ustensile. Réponse : oui, c'est bien ainsi. Dès lors, puisqu'on peut déduire que la poignée de la charogne fait sortir, pourquoi le verset de la poignée de la charogne est-il écrit ? S'il n'est pas nécessaire pour son objet propre (le faire-sortir de la charogne), applique-le à la poignée en général (yad de-alma) — et dérive de là que la poignée fait entrer l'impureté dans l'aliment.
Poignée [pour] faire entrer, poignée [pour] faire sortir, protection [pour] joindre.
Bilan : on dérive que la poignée fait entrer l'impureté et que la poignée la fait sortir ; et l'on déduit à fortiori (kal vachomer), à partir de la poignée, que la protection fait entrer et sortir. Le verset de la protection (sur l'aliment) enseigne donc qu'elle se joint à l'aliment pour compléter la mesure requise.
Mais encore, la poignée de la charogne est [bien] nécessaire : car si le Miséricordieux n'avait pas écrit [la poignée] à propos de la charogne, j'aurais dit : il suffit à ce qui dérive d'un raisonnement [à fortiori] d'être comme [le cas] dont il dérive (dayo) ; de même que celles-là (l'aliment et l'ustensile) n'impurifient pas l'homme, de même la charogne [par sa poignée] n'impurifiera pas l'homme.
Objection : la poignée de la charogne reste pourtant nécessaire pour son objet propre. Car si le verset n'avait pas écrit la poignée à propos de la charogne, j'aurais applique le principe dayo : il suffit à ce qui se déduit d'un kal vachomer d'avoir le statut de sa source, sans la dépasser. La poignée de la charogne, déduite de l'aliment et de l'ustensile (qui n'impurifient pas l'homme), n'aurait donc pas non plus impurifie l'homme. Le verset est donc requis pour cela, et ne peut servir au faire-entrer.
Plutôt, la poignée de la charogne est bien nécessaire, et c'est la protection de la charogne qui n'est pas nécessaire. Pour quelle loi le Miséricordieux l'a-t-il écrite ?
Si [c'est] pour joindre — tu as dit qu'elle ne se joint pas ; et [si c'est] pour faire sortir — [cela] vient par kal vachomer à partir de la poignée.
Réponse : la poignée de la charogne est bien nécessaire (pour le dayo), mais c'est la protection de la charogne qui ne l'est pas. Pour quelle loi le verset l'a-t-il écrite ? Pas pour joindre : on a déjà dit (segment 1) qu'une protection de charogne ne se joint pas à la mesure. Pas pour faire sortir : cela se déduit à fortiori de la poignée. Cette mention est donc disponible.
Plutôt, si elle n'a pas d'objet [propre] pour la protection de la charogne, applique-la à la [question de la] poignée de la charogne ; et si elle n'a pas d'objet pour la poignée de la charogne, applique-la à la [question de la] poignée en général (yad de-alma) : poignée [pour] faire sortir, poignée [pour] faire entrer, et protection [pour] joindre.
Conclusion : si le verset n'a pas d'objet pour la protection de la charogne, applique-le à la poignée de la charogne (pour le dayo : elle impurifie bien l'homme) ; et si elle n'a pas d'objet pour la poignée de la charogne, applique-la à la poignée en général — d'où la poignée fait entrer. Bilan final : la poignée fait sortir et fait entrer, et le verset de la protection (sur l'aliment) enseigne qu'elle se joint à la mesure.
Texte hébreu et araméen vocalisé : édition numérique William Davidson du Talmud Koren Noé, via Sefaria (licence CC BY-NC). Traduction française, notes et schémas : Chiourim BA (licence CC BY 4.0).