Chullin 19b — où sort la vie dans l'abattage dévié (hagrama), et la gorge contre la nuque (chehita / melika)

Chullin 19b

Sougya : Le daf achève d'abord la sougya de la déviation du couteau (hagrama) : la validité ne dépend pas de la majorité (rov) coupée mais de l'instant où la vie (hiouta) quitte la bête — si elle sort pendant une coupe valide, c'est cachere. Rav Nahman à Soura rattache l'abattage 'en dents de peigne' (kemasrek) à Rabbi Elazar bar Minyumi.

Suit un échange de questions de Rav Kahana à Rav Yehuda (abattage sur un trou de la trachée ou rencontre d'un trou en cours de coupe), porté devant Rabbi Elazar puis Rabbi Yo'hanan, qui raille la distinction ('goy goy') ; Rava la justifie : 'sur le trou' = comme un goy qui commence et un Juif qui achève (valide), 'rencontre le trou' = l'inverse (invalide). S'ouvre alors une nouvelle michna : qui abat par les côtés (tsedadin) ou par la gorge (tsavar) est valide, par la nuque (oref) invalide ; pour la melika (pincement de l'oiseau) c'est l'exact inverse — tout l'oref est apte à la melika, toute la gorge apte à la chehita.

La Guemara précise que 'oref' désigne le vis-à-vis de la nuque (moul oref), le dérive du verset 'mimoul orpo' et de 'ils m'ont tourné la nuque et non la face', et discute la melika selon les fils de Rabbi Hiyya : ramener les simanim derrière la nuque (mahzir) est-il la seule voie, ou une parmi d'autres ?

Trois tiers de la trachée (kaneh) : où sort la vie (hiouta) ? le tiers du milieu est décisif : c'est là que la majorité (rov) est franchie et que la vie s'échappe Cas 1 : VALIDE 1er tiers : hagrama 2e tiers : chehita 3e tiers : hagrama vie sort en pleine chehita Cas 2 : INVALIDE 1er tiers : chehita 2e tiers : hagrama 3e tiers : chehita vie sort en pleine hagrama Principe (Rav) la validité ne tient pas à la majorité (rov) coupée, mais à l'instant où la vie part : s'il sort par un acte valide -> cachere
Les trois tiers de la trachée (segments 0-1) : la validité tient à l'instant où la vie part, en pleine chehita ou en pleine hagrama.
Trou (nekev) sur un demi-kaneh : avant ou après le passage du couteau Abat SUR le trou (bimkom nekev) le demi-kaneh est troué, le couteau part de là trou il coupe le reste vers l'avant comme goy commence, Juif achève -> VALIDE Rencontre le trou (paga bo nekev) le couteau coupe, puis tombe sur un trou côté interne trou la majorité est franchie au trou comme Juif commence, goy achève -> INVALIDE
Le trou (nekev) sur un demi-kaneh (segments 6-10) : abattre sur le trou (valide) contre rencontrer le trou en cours de coupe (invalide), via l'analogie du goy.
Gorge (tsavar) contre nuque (oref) : où chehita, où melika tête AVANT (gorge) tsavar + tsedadin simanim (veshet+kaneh) ici ARRIÈRE (nuque) moul oref mifreket (vertèbres) ici CHEHITA (égorgement, couteau) gorge + côtés : valide / nuque : invalide MELIKA (pincement par l'ongle, oiseau) nuque : valide / gorge + côtés : invalide
La michna (segment 11) : gorge et côtés contre nuque, et l'inversion exacte entre chehita (couteau) et melika (ongle).
1
דְּאִם כֵּן, מַפְסֶדֶת לָהּ לְקַמָּייְתָא. הָתָם מַאי טַעְמָא קָא מַכְשְׁרַתְּ? דְּכִי נָפְקָא חַיּוּתָא – בְּהֶכְשֵׁירָהּ קָא נָפְקָא. הָכָא נָמֵי, כִּי נָפְקָא חַיּוּתָא – בְּהַגְרָמָה קָא נָפְקָא.

Car, s'il en est ainsi [si tu reviens sur ta parole], tu ruines la première [règle]. Là-bas [dans le premier cas], quel [est] le motif pour lequel tu valides ?

Parce que, lorsque la vie (hiouta) sort, c'est par [une coupe] valide (be-hekhsheira) qu'elle sort. Ici aussi, lorsque la vie sort, c'est par [une] déviation (hagrama) qu'elle sort [donc invalide].

📜 Rachi (2)
דא"כ מַפְסֶדֶת לְקַמָּיְיתָא דַּאֲמַרְתְּ מִשְּׁמֵיהּ דְּרַב הִגְרִים שְׁלִישׁ וְשָׁחַט שְׁלִישׁ וְהִגְרִים שְׁלִישׁ כְּשֵׁרָה אַלְמָא לָאו בְּרֻובָּא דִּשְׁחִיטָה תַּלְיָא אֶלָּא דְּנִיפּוֹק חַיּוּתָא בִּשְׁחִיטָה דְּהַיְינוּ שְׁלִישׁ הָאֶמְצַע:
Car, s'il en est ainsi, tu ruines la première [règle] — car tu as dit, au nom de Rav, [que si] il a dévié un tiers, abattu un tiers et dévié un tiers, [c'est] valide ; il en ressort [donc] que [la validité] ne dépend pas de la majorité de l'abattage (be-rouva de-chehita), mais de ce que la vie sorte par [un acte d']abattage, c'est-à-dire le tiers du milieu.
הָכָא נָמֵי בְּמִיפָּק חַיּוּתָא בָּעֵי לְמִיתְלֵי וּבְהַגָּרְמָה נָפְקָא. וְכָל הָנָךְ הַגֵּרִים דְּקָאָמְרִי רַב הוּנָא וְרַב יְהוּדָה הָכָא לָאו בְּהַגְרָמָה דְּרַבָּנַן וְר' יוֹסֵי קָאָמְרִי וְלָא אַפְּלֻוגְתַּייְהוּ קָייְמִי דא"כ קַשְׁיָא דְּרַב הוּנָא אַדְּרַב הוּנָא דְּאַפֵּי' בְּהַגֵּרִים שְׁלִישׁ וְשָׁחַט שְׁנֵי שְׁלִישִׁי טָרֵיף רַב הוּנָא לְעֵיל לְדִבְרֵי הַכֹּל וכ"ש בְּהַגֵּרִים שְׁלִישׁ וְשָׁחַט שְׁלִישׁ וְהִגְרִים שְׁלִישׁ אֶלָּא הַהִיא אַפְּלוּגְתָּא דְּרַבָּנָן וְרַבִּי יוֹסֵי קַיְימָא וְרַב הוּנָא מִשְּׁמֵיהּ דְּרַב אַסִּי קָאָמַר לָהּ וְהָא אַמֻּוגְרֶמֶת דְּשִׁיפּוּי כּוֹבַע קָייְמִי כְּרַבִּי חֲנִינָא וְרַב הוּנָא מִשְּׁמֵיהּ דְּרַב קָאָמַר לָהּ:
Ici aussi — c'est à la sortie de la vie qu'il faut [tout] rattacher, et [ici] c'est par une déviation qu'elle sort. Et toutes ces [mentions de] déviation que disent Rav Houna et Rav Yehuda ici ne se disent pas [à propos] de la déviation des Sages (Rabbanan) et de Rabbi Yossi, et ne portent pas sur leur controverse ; car, s'il en était ainsi, [il y aurait] une difficulté [de] Rav Houna contre Rav Houna, puisque même [dans le cas où] il a dévié un tiers et abattu deux tiers, Rav Houna plus haut déclare tereifa de l'avis de tous, et à plus forte raison [dans le cas où] il a dévié un tiers, abattu un tiers et dévié un tiers ; mais celle-là [cette règle] porte sur la controverse des Sages et de Rabbi Yossi, et Rav Houna la dit au nom de Rav Assi ; et celle-ci [l'autre] porte sur 'la déviation [au point] de l'inclinaison du casque (chipouy kova)', conformément à Rabbi Hanina, et Rav Houna la dit au nom de Rav.
💡 Explication

Fin du raisonnement par l'absurde (suite de 19a). Si Rav valide le cas 'hagrama -> chehita -> hagrama' (la vie sort au tiers du milieu, en pleine chehita), il doit invalider le cas inverse 'chehita -> hagrama -> chehita' : là, la majorité (rov) est franchie au tiers du milieu, donc la vie sort en pleine hagrama. La règle n'est pas la majorité coupée mais l'instant où la vie part (voir le schéma de synthèse).

🖼️ Schéma
Trois tiers de la trachée (kaneh) : où sort la vie (hiouta) ? le tiers du milieu est décisif : c'est là que la majorité (rov) est franchie et que la vie s'échappe Cas 1 : VALIDE 1er tiers : hagrama 2e tiers : chehita 3e tiers : hagrama vie sort en pleine chehita Cas 2 : INVALIDE 1er tiers : chehita 2e tiers : hagrama 3e tiers : chehita vie sort en pleine hagrama Principe (Rav) la validité ne tient pas à la majorité (rov) coupée, mais à l'instant où la vie part : s'il sort par un acte valide -> cachere
Le tiers du milieu est décisif : la validité tient à savoir si la vie sort pendant une chehita valide ou pendant une hagrama.
2
אִיקְּלַע רַב נַחְמָן לְסוּרָא, בָּעוּ מִינֵּיהּ: שָׁחַט שְׁלִישׁ וְהִגְרִים שְׁלִישׁ וְשָׁחַט שְׁלִישׁ, מַהוּ? אֲמַר לְהוּ: לָאו הַייְנוּ דְּרַבִּי אֶלְעָזָר בַּר מִנְיוֹמֵי, דְּאָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר בַּר מִנְיוֹמֵי: שְׁחִיטָה הָעֲשׂוּיָה כְּמַסְרֵק כְּשֵׁרָה.

Rav Nahman vint à Soura ; on lui demanda : [s'il] a abattu un tiers, dévié un tiers et abattu un tiers, quoi [le statut] ? Il leur dit : n'est-ce pas [la règle] de Rabbi Elazar bar Minyumi, [puisque] Rabbi Elazar bar Minyumi a dit : un abattage fait comme [les dents d']un peigne (ke-masrek) [est] valide ?

📜 Rachi (1)
לָאו הַייְנוּ דְּרַבִּי אֶלְעָזָר כו' דִּשְׁחִיטָה זוֹ יֵשׁ לָהּ שִׁינַּיִם כַּמַּסְרֵק:
N'est-ce pas [la règle] de Rabbi Elazar etc. — car cet abattage a des dents comme un peigne.
💡 Explication

Rav Nahman rattache le cas 'chehita -> hagrama -> chehita' à une règle déjà connue : Rabbi Elazar bar Minyumi valide un abattage en dents de peigne (kemasrek) — un tracé irrégulier, qui monte et descend, mais qui reste valide.

3
וְדִלְמָא בִּמְקוֹם שְׁחִיטָה! בִּמְקוֹם שְׁחִיטָה מַאי לְמֵימְרָא? מַהוּ דְתֵימָא: בָּעֵינַן שְׁחִיטָה מְפֹורַעַת וְלֵיכָּא, קָא מַשְׁמָע לַן.

Mais peut-être [n'a-t-il validé que] dans la zone d'abattage (bimkom chehita) ! [Si c'est] dans la zone d'abattage, qu'y a-t-il à dire [quel est l'intérêt d'énoncer une telle évidence] ?

[Réponse :] de peur que tu ne dises [qu']il nous faut un abattage découvert (mefoura'at) et [qu']il n'y [en] a pas — [Rabbi Elazar bar Minyumi] nous fait entendre [qu'il est valide].

📜 Rachi (2)
וְדִלְמָא בִּמְקוֹם שְׁחִיטָה הוּא דְּקָא מַכְשַׁר לָהּ. בְּהַגְרָמָה חוּץ לִמְקוֹם שְׁחִיטָה לָא מַכְשַׁר רַבִּי אֶלְעָזָר בַּר מִנְיוֹמֵי:
Mais peut-être [n'a-t-il validé que] dans la zone d'abattage — c'est [là] qu'il [le] valide ; [mais] une déviation hors de la zone d'abattage, Rabbi Elazar bar Minyumi ne [la] valide pas.
מְפֹורַעַת מְגֻולֶּה וְנִכְרָת כְּמוֹ (בַּמִּדְבָּר ה) וּפָרַע אֶת רֹאשׁ הָאִשָּׁה:
Découvert (mefoura'at) — dévoilé et reconnaissable, comme (Nombres 5) 'il découvrira (oufara) la tête de la femme'.
💡 Explication

Objection : Rabbi Elazar bar Minyumi n'a peut-être validé le tracé en peigne que dans la zone d'abattage (et non en cas de hagrama hors zone). Réponse : même dans la zone, l'enseignement n'est pas superflu — on aurait pu exiger un abattage découvert (mefoura'at), c'est-à-dire net et rectiligne ; il enseigne qu'un tracé dentelé reste valide.

4
(סִימָן: בכ״ד).

(Signe mnémonique : Beth, Kaf, Daleth.)

💡 Explication

Signe mnémotechnique pour retenir l'ordre des Sages de la discussion qui suit : Beth pour Rabbi Abba, Kaf pour Rav Kahana, Daleth pour Rav Yehuda.

5
יְתֵיב רַבִּי אַבָּא אֲחוֹרֵיהּ דְּרַב כָּהֲנָא, וְיָתֵיב רַב כָּהֲנָא קַמֵּיהּ דְּרַב יְהוּדָה, וְיָתֵיב וְקָאָמַר: שָׁחַט שְׁלִישׁ וְהִגְרִים שְׁלִישׁ וְשָׁחַט שְׁלִישׁ, מַהוּ? אֲמַר לֵיהּ: שְׁחִיטָתוֹ כְּשֵׁרָה.

Rabbi Abba était assis derrière Rav Kahana, et Rav Kahana était assis devant Rav Yehuda ; et [Rav Kahana] était assis et disait : [s'il] a abattu un tiers, dévié un tiers et abattu un tiers, quoi [le statut] ? Il lui dit : son abattage [est] valide.

📜 Rachi (2)
וְיָתֵיב וְקָאָמַר כו' רַב כָּהֲנָא קָא בָּעֵי לָהּ מֵרַב יְהוּדָה:
Et [Rav Kahana] était assis et disait etc. — Rav Kahana [le] demande à Rav Yehuda.
שְׁחִיטָתוֹ כְּשֵׁרָה מִשּׁוּם דְּרֻובָּא בִּשְׁחִיטָה וְרַב יְהוּדָה לָאו בְּמִיפָּק חַיּוּתָא תָּלֵי טַעְמָא כִּדְאָמַר לְעֵיל:
Son abattage [est] valide — parce que la majorité [se fait] en abattage ; et Rav Yehuda ne rattache pas le motif à la sortie de la vie, comme [il a été] dit plus haut.
💡 Explication

Mise en scène de la transmission (selon le signe mnémonique). Rav Kahana interroge Rav Yehuda sur le cas 'chehita -> hagrama -> chehita'. Réponse : valide — car la majorité (rov) est coupée en abattage, et pour Rav Yehuda le motif ne tient pas à l'instant où la vie sort.

6
הִגְרִים שְׁלִישׁ וְשָׁחַט שְׁלִישׁ וְהִגְרִים שְׁלִישׁ, מַהוּ? אֲמַר לֵיהּ: שְׁחִיטָתוֹ פְּסוּלָה.

[S'il] a dévié un tiers, abattu un tiers et dévié un tiers, quoi [le statut] ? Il lui dit : son abattage [est] invalide.

💡 Explication

Le cas inverse, 'hagrama -> chehita -> hagrama' : invalide pour Rav Yehuda — la majorité (rov) de la trachée n'est pas franchie par un abattage valide, puisque les deux tiers extérieurs sont déviés.

7
שָׁחַט בִּמְקוֹם נֶקֶב, מַהוּ? אֲמַר לֵיהּ: שְׁחִיטָתוֹ כְּשֵׁרָה.

[S'il] a abattu sur l'emplacement d'un trou (bimkom nekev), quoi [le statut] ? Il lui dit : son abattage [est] valide.

📜 Rachi (1)
שָׁחַט בִּמְקוֹם נֶקֶב שֶׁהָיָה חֲצִי קָנֶה פָּגוּם בְּצִדּוֹ הַחִיצוֹן:
[S'il] a abattu sur l'emplacement d'un trou — [le cas] où la moitié de la trachée était trouée sur son côté externe.
🗂️ Tossefot (1)
שָׁחַט בִּמְקוֹם נֶקֶב מַהוּ תֵּימַהּ פְּשִׁיטָא דִּכְשֵׁרָה מִידֵּי דְּהָוֵה אַחֲצִי קָנֶה פָּגוּם וְגָמְרוּ וי"ל דְּלָא נַקְטֵיהּ אֶלָּא מִשּׁוּם דְּבָעֵי לְמִיבְעֵי אַחֲרִיתִי:
[S'il] a abattu sur l'emplacement d'un trou, quoi [le statut] — [c'est] étonnant : il est évident [qu'il est] valide, [le cas étant] semblable à [celui d']une demi-trachée trouée qu'il a [ensuite] achevée [de couper] ! Et l'on peut dire qu'il ne l'a pris que parce qu'il voulait poser une autre question [par la suite].
💡 Explication

Nouvelle question : le demi-kaneh (trachée) était déjà troué (nekev) sur sa face externe, et l'abattage part précisément de ce trou. Réponse : valide — l'analogie sera donnée plus loin (comme un goy qui commence et un Juif qui achève).

8
שָׁחַט וּפָגַע בּוֹ נֶקֶב, מַהוּ? אֲמַר לֵיהּ: שְׁחִיטָתוֹ פְּסוּלָה.

[S'il] a abattu et [que le couteau] a rencontré un trou (paga bo nekev), quoi [le statut] ? Il lui dit : son abattage [est] invalide.

📜 Rachi (1)
שָׁחַט וּפָגַע בּוֹ נֶקֶב שֶׁהָיָה חֲצִי קָנֶה פָּגוּם בְּצִדּוֹ הַפְּנִימִי לְצַד הַמַּפְרֶקֶת:
[S'il] a abattu et [que le couteau] a rencontré un trou — [le cas] où la moitié de la trachée était trouée sur son côté interne, du côté des vertèbres (mifreket).
🗂️ Tossefot (1)
שָׁחַט וּפָגַע בּוֹ נֶקֶב מַהוּ אֲמַר לֵיהּ טְרֵפָה וְלֹא דָּמֵי לִשְׁחֹט שְׁלִישׁ וְהִגְרִים שְׁלִישׁ וְשָׁחַט שְׁלִישׁ דִּכְשֵׁרָה לְרַב יְהוּדָה גּוּפֵיהּ דְּהָתָם שֶׁלֹּא בִּמְקוֹם שְׁחִיטָה אֲבָל שָׁחַט בִּמְקוֹם נֶקֶב עָדִיף טְפֵי לְפִי שֶׁהוּא בִּמְקוֹם שְׁחִיטָה מֵהַגֵּרִים שְׁלִישׁ וְשָׁחַט שְׁלִישׁ הָרִיבָ"א:
[S'il] a abattu et [que le couteau] a rencontré un trou, il lui dit : tereifa — et [cela] ne ressemble pas à [un cas où] il a abattu un tiers, dévié un tiers et abattu un tiers, qui [est] valide pour Rav Yehuda lui-même ; car là [c'est] hors de la zone d'abattage (chelo bimkom chehita), tandis qu'abattre sur l'emplacement d'un trou [est] préférable, parce que [c'est] dans la zone d'abattage, [plus] que [le cas où] il a dévié un tiers et abattu un tiers. [Le] Ri[v]a.
💡 Explication

Le cas symétrique : le demi-kaneh était troué sur sa face interne (côté des vertèbres, mifreket) ; le couteau coupe d'abord, puis rencontre ce trou — la majorité se trouve donc franchie au niveau du trou, et non par une coupe nette. Réponse : invalide.

9
אֲזַל רַבִּי אַבָּא, אַמְרַהּ קַמֵּיהּ דְּרַבִּי אֶלְעָזָר, אֲזַל רַבִּי אֶלְעָזָר, אַמְרַהּ קַמֵּיהּ דְּרַבִּי יוֹחָנָן, אֲמַר לֵיהּ: מַאי שְׁנָא?

Rabbi Abba alla [en Terre d'Israël], [l']énonça devant Rabbi Elazar ; Rabbi Elazar alla, [l']énonça devant Rabbi Yo'hanan. Il lui dit : qu'y a-t-il de différent [entre les deux cas] ?

💡 Explication

La chaîne de transmission remonte jusqu'à Rabbi Yo'hanan, qui conteste : quelle différence y a-t-il entre 'abattre sur le trou' (valide) et 'rencontrer le trou' (invalide) ? Dans les deux cas le demi-kaneh est troué.

10
אֲמַר לֵיהּ: שָׁחַט בִּמְקוֹם נֶקֶב, נַעֲשָׂה כְּמִי שֶׁשָּׁחַט גּוֹי וְגָמַר יִשְׂרָאֵל. שָׁחַט וּפָגַע בּוֹ נֶקֶב, נַעֲשָׂה כְּמִי שֶׁשָּׁחַט יִשְׂרָאֵל וְגָמַר גּוֹי. קָרֵי עֲלֵיהּ: ״גּוֹי גּוֹי״.

Il lui dit : [s'il] a abattu sur l'emplacement d'un trou, [cela] devient comme quelqu'un qu'un goy a abattu et [qu']un Juif a achevé [valide] ; [s'il] a abattu et [que le couteau] a rencontré un trou, [cela] devient comme quelqu'un qu'un Juif a abattu et [qu']un goy a achevé [invalide]. [Rabbi Yo'hanan] proclama à son sujet : 'goy, goy !'

📜 Rachi (4)
שָׁחַט בִּמְקוֹם נֶקֶב נַעֲשָׂה כְּמִי שֶׁשָּׁחַט עוֹבֵד כּוֹכָבִים חֲצִי קָנֶה וְגָמַר יִשְׂרָאֵל דְּקָא נָפְקָא חַיּוּתָא בִּידָא דְּיִשְׂרָאֵל וּבְפַלְּגָא קַמַּיְיתָא לָא מִיטַּרְפָא דִּפְסוּקַת הַגַּרְגֶּרֶת שִׁיעוּרֵיהּ בְּרֻובָּא:
[S'il] a abattu sur l'emplacement d'un trou, [cela] devient comme quelqu'un qu'un goy a abattu — un demi-kaneh, et [qu']un Juif a achevé, de sorte que la vie sort dans la main d'un Juif ; et dans la première moitié [la bête] n'est pas devenue tereifa, car la section de la trachée (pessoukat ha-gargueret) a pour mesure la majorité (be-rouva).
שָׁחַט וּפָגַע בּוֹ נֶקֶב נַעֲשָׂה כְּמִי שֶׁשָּׁחַט יִשְׂרָאֵל וְגָמַר עוֹבֵד כּוֹכָבִים דְּפָסוּל דְּהָא לָא עֲבִיד יִשְׂרָאֵל שִׁיעוּר שְׁחִיטָה בְּרֵישָׁא:
[S'il] a abattu et [que le couteau] a rencontré un trou, [cela] devient comme quelqu'un qu'un Juif a abattu et [qu']un goy a achevé — [c'est] invalide, car le Juif n'a pas accompli la mesure d'abattage en premier [avant le trou].
קָרֵי עֲלֵיהּ רַבִּי יוֹחָנָן עַל רַבִּי אֶלְעָזָר:
Il proclama à son sujet — Rabbi Yo'hanan, [à propos] de Rabbi Elazar.
עוֹבֵד כּוֹכָבִים עוֹבֵד כּוֹכָבִים לֹא שֶׁהָיָה קוֹרֵא לוֹ עוֹבֵד כּוֹכָבִים אֶלָּא לִיגְלֵג עָלָיו עוֹבֵד כּוֹכָבִים עוֹבֵד כּוֹכָבִים כְּלוֹמַר בִּשְׁחִיטַת עוֹבֵד כּוֹכָבִים אַתָּה תּוֹלֶה טַעְמָךְ וְכָל הַיּוֹם אַתָּה יָכוֹל לוֹמַר עוֹבֵד כּוֹכָבִים עוֹבֵד כּוֹכָבִים וְאֵין הַטְּעָמִים דּוֹמִים כְּדִמְפָרֵשׁ רָבָא:
'Goy, goy' — ce n'[est] pas qu'il l'appelait 'goy', mais il le raillait : 'goy, goy', c'est-à-dire : c'[est] sur l'abattage d'un goy que tu accroches ton motif, et tout le jour tu peux dire 'goy, goy' [sans rien résoudre], car les motifs ne sont pas comparables, comme l'explique Rava.
💡 Explication

Réponse de Rabbi Elazar par analogie (voir le schéma). Abattre sur le trou : la première moitié (le trou) ne tereifa pas — la coupe d'un demi-kaneh ne fait pas sortir la vie ; le Juif achève sur un kaneh tenu pour intact, comme un goy qui commence et un Juif qui achève -> valide. Rencontrer le trou : le Juif n'a pas accompli la mesure d'abattage avant le trou, c'est comme un Juif qui commence et un goy qui achève -> invalide. Rabbi Yo'hanan raille : 'goy, goy' — tu fondes tout sur l'abattage d'un goy.

11
אָמַר רָבָא: שַׁפִּיר קָרֵי עֲלֵיהּ ״גּוֹי גּוֹי״, בִּשְׁלָמָא הָתָם מִדַּהֲוָה לֵיהּ לְיִשְׂרָאֵל לְמִשְׁחַט רֻובָּא וְלָא שְׁחַט, כִּי נָפְקָא חַיּוּתָא – בִּידָא דְּגוֹי קָא נָפְקָא, אֶלָּא הָכָא מִכְּדֵי מִשְׁחָט שָׁחֵיט, מַה לִי בִּמְקוֹם נֶקֶב, מַה לִי פָּגַע בּוֹ נֶקֶב?

Rava dit : à bon droit à-t-il proclamé à son sujet 'goy, goy' ! Là-bas, soit ; puisqu'il incombait au Juif d'abattre la majorité (rouva) et [qu']il ne [l']a pas abattue, lorsque la vie sort, c'est dans la main du goy qu'elle sort [donc invalide à juste titre].

Mais ici [dans nos deux cas], or il abat [tout du long] : que m'importe 'sur l'emplacement d'un trou', que m'importe '[le couteau] a rencontré un trou' [pourquoi les distinguer] ?

📜 Rachi (5)
בִּשְׁלָמָא שָׁחַט יִשְׂרָאֵל וְגָמַר עוֹבֵד כּוֹכָבִים פְּסוּלָה:
Là-bas, soit — [le cas où] un Juif a abattu et un goy a achevé [est] invalide.
מִדַּהֲוָה לֵיהּ לְיִשְׂרָאֵל לְמִשְׁחַט רֻובָּא שֶׁהָיָה הַקָּנֶה שָׁלֵם לְפָנָיו:
Puisqu'il incombait au Juif d'abattre la majorité — car la trachée était entière devant lui.
וְלֹא שָׁחַט אֶלָּא חֶצְיוֹ לָאו מִידֵּי עֲבַד דְּחֵיוָתָא בַּחֲצִי קָנֶה לָא נָפְקָא וַהֲוָה לֵיהּ כְּקָנֶה שָׁלֵם וְכִי אֲתָא עוֹבֵד כּוֹכָבִים בָּתְרֵיהּ דָּמֵי כְּמַאן דַּעֲבִיד כֻּולָּהּ דְּהָא חַיּוּתָא בִּידֵיהּ נָפְקָא:
Et [qu']il ne [l']a pas abattue — mais [seulement] sa moitié, il n'a rien fait, car la vie ne sort pas par [la coupe d']un demi-kaneh, et [le kaneh] est [encore] comme une trachée entière ; et lorsque le goy vient après lui, [c'est] comme s'il avait tout fait, puisque la vie sort dans sa main.
אֶלָּא הָכָא דְּשָׁחַט וּפָגַע בַּנֶּקֶב:
Mais ici — [le cas] où il a abattu et [que le couteau] a rencontré un trou.
מִכְּדֵי מִשְׁחָט שְׁחִיט כָּל הַנִּמְצָא בָּהּ וּטְרֵפוֹת בַּחֲצִי קָנֶה לָא הָוֵי וְהָוְיָא לָהּ תְּחִילָּה כְּקָנֶה שְׁלֵמָה וַהֲרֵי שָׁחוּט לְפָנֵינוּ מַה לִי בִּמְקוֹם נֶקֶב כו':
Or il abat [tout du long] — tout ce qui se trouve en elle [il le coupe], et il n'y a pas de tereifa dans [la coupe d']un demi-kaneh ; [le kaneh] est au départ comme une trachée entière, et voici [la bête] abattue devant nous : que m'importe 'sur l'emplacement d'un trou' etc.
💡 Explication

Rava approuve la raillerie de Rabbi Yo'hanan. L'analogie du goy ne vaut que là-bas (Juif puis goy) : là, deux personnes distinctes, et la vie sort dans la main du goy. Mais ici, c'est le même homme qui abat de bout en bout, sur un kaneh qui n'était pas tereifa ; rien ne justifie de distinguer 'sur le trou' de 'rencontre le trou'. L'analogie est donc inopérante — il faut un autre motif.

12
מַתְנִי׳ הַשּׁוֹחֵט מִן הַצְּדָדִין – שְׁחִיטָתוֹ כְּשֵׁרָה, הַמּוֹלֵק מִן הַצְּדָדִין – מְלִיקָתוֹ פְּסוּלָה. הַשּׁוֹחֵט מִן הָעֹורֶף – שְׁחִיטָתוֹ פְּסוּלָה, הַמּוֹלֵק מִן הָעֹורֶף – מְלִיקָתוֹ כְּשֵׁירָה. הַשּׁוֹחֵט מִן הַצַּוָּאר – שְׁחִיטָתוֹ כְּשֵׁרָה, הַמּוֹלֵק מִן הַצַּוָּאר – מְלִיקָתוֹ פְּסוּלָה, שֶׁכָּל הָעֹורֶף כָּשֵׁר לִמְלִיקָה, וְכָל הַצַּוָּאר כָּשֵׁר לִשְׁחִיטָה. נִמְצָא, כָּשֵׁר בִּשְׁחִיטָה – פָּסוּל בִּמְלִיקָה, כָּשֵׁר בִּמְלִיקָה – פָּסוּל בִּשְׁחִיטָה.

MICHNA : Celui qui abat par les côtés (min ha-tsedadin) — son abattage [est] valide. Celui qui pince (ha-molek) par les côtés — son pincement (melika) [est] invalide.

Celui qui abat par la nuque (min ha-oref) — son abattage [est] invalide. Celui qui pince par la nuque — son pincement [est] valide.

Celui qui abat par la gorge (min ha-tsavar) — son abattage [est] valide. Celui qui pince par la gorge — son pincement [est] invalide ; car toute la nuque [est] apte au pincement, et toute la gorge [est] apte à l'abattage.

Il se trouve [donc que ce qui est] apte à l'abattage [est] invalide pour le pincement, [et ce qui est] apte au pincement [est] invalide pour l'abattage.

📜 Rachi (9)
מַתְנִי' הַשּׁוֹחֵט מִן הַצְּדָדִין לְצַד הַצַּוָּאר:
MICHNA : Celui qui abat par les côtés — du côté de la gorge.
שְׁחִיטָתוֹ כְּשֵׁרָה וְאַפֵּי' לְכַתְּחִלָּה נָמֵי. וְאַיְּידֵי דְּבָעֵי לְמִתְנֵי הַמּוֹלֵק מִן הַצְּדָדִין תְּנָא נָמֵי הַשּׁוֹחֵט בְּדִיעֲבַד:
Son abattage [est] valide — et même à priori (lekhatchila) aussi. Et puisqu'il voulait enseigner 'celui qui pince par les côtés', il a enseigné aussi 'celui qui abat' a posteriori (be-di'avad).
הַמּוֹלֵק מִן הַצְּדָדִין מְלִיקָתוֹ פְּסוּלָה דְּבִמְלִיקָה כְּתִיב מִמּוּל עָרְפּוֹ דְּהַיְינוּ מֵאֲחוֹרָיו:
Celui qui pince par les côtés — son pincement [est] invalide — car à propos du pincement (melika) il est écrit 'mimoul orpo (à partir du vis-à-vis de sa nuque)' (Lévitique 5), c'est-à-dire par-derrière.
הַשּׁוֹחֵט מִן הָעֹורֶף מִמּוּל הָעֹורֶף מוֹקֵי לָהּ בַּגְּמָרָא כְּלוֹמַר מֵאֲחוֹרֵי הַצַּוָּאר:
Celui qui abat par la nuque — '[à partir] du vis-à-vis de la nuque (moul ha-oref)', [comme] la Guemara l'établit, c'est-à-dire par-derrière la gorge.
שְׁחִיטָתוֹ פְּסוּלָה וּבַגְּמָרָא מוֹקְמִינַן לָהּ בְּשֶׁלֹּא הֶחֱזִיר הַסִּימָנִין אֲחוֹרֵי הָעֹורֶף אֶלָּא חָתַךְ הַמַּפְרֶקֶת עַד שֶׁהִגִּיעַ לְסִימָנִין וְקֹודֶם שֶׁהִגִּיעַ לְסִימָנִין נִטְרְפָה בִּשְׁבִירַת הַמַּפְרֶקֶת ואע"ג דְּבִמְלִיקָה כְּשֵׁרָה הָתָם הוּא דְּכֻולָּהּ מִתְּחִילָּה וְעַד סוֹף הָוֵי מִן הַמְּלִיקָה וְהָוֵי כִּשְׁאָר שׁוֹחֵט שֶׁנּוֹקֵב אֶת הַוֶּושֶׁט מְעַט מְעַט עַד שֶׁגּוֹמֶרֶת שְׁחִיטָתָהּ אֲבָל שׁוֹחֵט מִן הָעֹורֶף כֵּיוָן דִּשְׁחִיטָה לָאו הָכִי גְּמִירִי לָא הָוֵי שְׁבִירַת הַמַּפְרֶקֶת מִן הַשְּׁחִיטָה וְאִיטַּרְפָא לָהּ וְהַשּׁוֹחֵט מִן הַצְּדָדִין דְּקָתָנֵי רֵישָׁא אַפֵּי' בִּדְלָא אַהְדַּר דְּהָא מִישְׁחֲטִי סִימָנִין שַׁפִּיר קֹודֶם חֲתִיכַת מַפְרֶקֶת:
Son abattage [est] invalide — et dans la Guemara nous l'établissons [dans le cas] où il n'a pas ramené les simanim derrière la nuque, mais a tranché les vertèbres (mifreket) jusqu'à parvenir aux simanim ; et avant de parvenir aux simanim [la bête] est devenue tereifa par la brisure des vertèbres ; et bien que pour le pincement [cela soit] valide, c'est là-bas [que c'est valide], parce que tout, du début à la fin, relève du pincement, et [c'est] comme tout [autre] abatteur qui perce l'oesophage (veshet) peu à peu jusqu'à ce qu'il achève son abattage ; mais celui qui abat par la nuque, puisque l'abattage ne s'apprend pas ainsi, la brisure des vertèbres ne relève pas de l'abattage, et [la bête] est devenue tereifa. Et 'celui qui abat par les côtés' qu'enseigne la première clause [vaut] même [dans le cas] où il n'a pas ramené [les simanim], car les simanim sont bien abattus avant la coupe des vertèbres.
הַמּוֹלֵק מִן הָעֹורֶף וְחָתַךְ בָּשָׂר וּמַפְרֶקֶת עַד שֶׁהִגִּיעַ לְסִימָנִין:
Celui qui pince par la nuque — et il a tranché la chair et les vertèbres jusqu'à parvenir aux simanim.
מְלִיקָתוֹ כְּשֵׁרָה דְּזוֹ הִיא מִצְוַת מְלִיקָתוֹ לְכַתְּחִלָּה וְכִדְתַנְיָא לְקַמָּן (חֻולִּין דַּף כא.) בַּבָּרַייְתָא חוֹתֵךְ שִׁדְרָה וּמַפְרֶקֶת בְּלֹא רֹוב בָּשָׂר עַד שֶׁמַּגִּיעַ לַווֶּשֶׁט אוֹ לַקָּנֶה כו'. וְאַיְּידֵי דִּתְנָא הַשּׁוֹחֵט מִן הָעֹורֶף פְּסוּלָה דְּאַפֵּי' בְּדִיעֲבַד תְּנָא נָמֵי הַמּוֹלֵק בְּדִיעֲבַד:
Son pincement [est] valide — car telle est la mitsva de son pincement à priori, comme il est enseigné plus loin (Houlin 21a) dans une braita : il tranche l'épine dorsale (chidra) et les vertèbres sans la majorité de la chair, jusqu'à parvenir à l'oesophage ou à la trachée, etc. Et puisqu'il a enseigné 'celui qui abat par la nuque [est] invalide', [et cela] même à posteriori, il a enseigné aussi 'celui qui pince' à posteriori.
הַשּׁוֹחֵט מִן הַצַּוָּאר תַּחַת הַגָּרוֹן קָרֵי צַוָּאר וְהִיא דֶּרֶךְ רֹוב הַשְּׁחִיטוֹת:
Celui qui abat par la gorge — sous la gorge (garon) on appelle [cela] 'tsavar', et c'est la voie de la plupart des abattages.
וְכָל הָעֹורֶף כָּל מוּל הָעֹורֶף:
Et toute la nuque — tout le vis-à-vis de la nuque.
🗂️ Tossefot (1)
הַשּׁוֹחֵט מִן הַצְּדָדִין מָצֵינַן לְמֵימַר דַּוְקָא דִּיעֲבַד וְאַפֵּי' הֶחֱזִיר סֵירוּגִין גְּזֵירָה אַטּוּ לֹא הֶחֱזִיר וּבַקּוּנְטְרֵס לֹא פֵּירֵשׁ כֵּן:
Celui qui abat par les côtés — nous pouvons dire [que c'est valide] spécifiquement à posteriori (be-di'avad), et même [s']il a ramené [les simanim] par intermittence (sirougin), [c'est valide à posteriori], par décret (guezera) à cause [du cas où] il n'a pas ramené ; et dans le commentaire [de Rachi] il n'a pas expliqué ainsi.
⚖️ Rosh (2)
מַתְנֵי' הַשּׁוֹחֵט מִן הַצְּדָדִים כְּשֵׁירָה:
MICHNA : Celui qui abat par les côtés (min ha-tsedadim) — [son abattage est] valide (kachera).
מַתְנֵי' הַמּוֹלֵק מִן הַצְּדָדִין מְלִיקָתוֹ פְּסוּלָה. הַשּׁוֹחֵט מִן הָעֹורֶף שְׁחִיטָתוֹ פְּסוּלָה. וּכְשֶׁלֹּא הֶחֱזִיר סִימָנִים אֲחוֹרֵי הָעֹורֶף. הַמּוֹלֵק מִן הָעֹורֶף מְלִיקָתוֹ כְּשֵׁירָה. הַשּׁוֹחֵט מִן הַצַּוָּאר שְׁחִיטָתוֹ כְּשֵׁירָה הַמּוֹלֵק מִן הַצַּוָּאר מְלִיקָתוֹ פְּסוּלָה שֶׁכָּל הָעֹורֶף כָּשֵׁר לִמְלִיקָה וְכָל הַצַּוָּאר כָּשֵׁר לִשְׁחִיטָה:
MICHNA : Celui qui pince par les côtés (ha-molek min ha-tsedadin) — son pincement (melika) [est] invalide (passoul). Celui qui abat par la nuque (min ha-oref) — son abattage (chehita) [est] invalide ; et [cela] lorsqu'il n'a pas ramené les simanim derrière la nuque (oref). Celui qui pince par la nuque — son pincement [est] valide (kachera). Celui qui abat par la gorge (min ha-tsavar) — son abattage [est] valide ; celui qui pince par la gorge — son pincement [est] invalide, car toute la nuque [est] apte (kacher) au pincement (melika), et toute la gorge [est] apte à l'abattage (chehita).
💡 Explication

Nouvelle michna (voir le schéma anatomique). Pour la chehita (égorgement au couteau d'une bête ou d'un oiseau profane) : gorge (tsavar) et côtés (tsedadin) -> valides ; nuque (oref) -> invalide. Pour la melika (pincement de l'oiseau-sacrifice par l'ongle du Cohen) : exactement l'inverse — nuque valide, gorge et côtés invalides. La règle : 'toute la nuque apte à la melika, toute la gorge apte à la chehita' ; les deux domaines s'excluent mutuellement.

13
גמ׳ מַאי עֹורֶף? אִילֵּימָא עֹורֶף מַמָּשׁ, מַאי אִרְיָא שׁוֹחֵט? אֲפִילּוּ מוֹלֵק נָמֵי! ״מִמּוּל עָרְפּוֹ״ אֲמַר רַחֲמָנָא, וְלֹא עָרְפּוֹ. אֶלָּא מַאי עֹורֶף? מִמּוּל עֹורֶף, כִּדְקָתָנֵי סֵיפָא: כָּל הָעֹורֶף כָּשֵׁר לִמְלִיקָה.

GUEMARA : Qu'[est-ce que] la 'nuque' (oref) ? Si l'on dit [que c'est] la nuque proprement dite, pourquoi [parler] spécialement de 'celui qui abat' ?

Même 'celui qui pince' aussi [serait invalide] ! [Or] 'à partir du vis-à-vis de sa nuque (mimoul orpo)' a dit le Miséricordieux, et non 'sa nuque (orpo)' [proprement dite].

Plutôt, qu'[est-ce que] la 'nuque' ? [C'est] le vis-à-vis de la nuque (moul oref), comme l'enseigne la clause finale : 'toute la nuque [est] apte au pincement'.

📜 Rachi (2)
גמ' אִי נֵימָא עֹורֶף מַמָּשׁ מַה שֶׁיֵּשׁ מִן הָעֹורֶף אֲחוֹרֵי הַפַּרְצוּף קָרֵי עֹורֶף כִּדְיָלֵיף לְקַמָּן בְּסָמוּךְ לַהֲדֵי פָּנִים כְּנֶגֶד פָּנִים:
GUEMARA : Si l'on dit [que c'est] la nuque proprement dite — ce qui se trouve de la nuque derrière le visage (partsouf) s'appelle 'oref', comme [la Guemara] le dérive plus loin, tout de suite, [par] 'face contre face'.
כִּדְקָתָנֵי סֵיפָא וְכָל הָעֹורֶף כָּשֵׁר לַמְּלִיקָה וְאִי בָּעֹורֶף מַמָּשׁ מַאי כָּל הָעֹורֶף וַהֲרֵי דָּבָר מוּעָט הוּא אֶלָּא ש"מ מוּל עֹורֶף קָאָמַר שֶׁהוּא אָרֹוךְ:
Comme l'enseigne la clause finale : 'et toute la nuque [est] apte au pincement' — or si [c'était] la nuque proprement dite, qu'[est-ce que] 'toute la nuque' ? c'[est] pourtant une petite chose [un point exigu] ! Plutôt, apprends-en [que la michna] parle du vis-à-vis de la nuque (moul oref), qui [lui] est long.
⚖️ Rosh (1)
גְּמ' וּבִלְבַד שֶׁיּוֹדֵעַ שֶׁחָתַךְ הַסִּימָנִים קֹודֶם שֶׁחָתַךְ הַמַּפְרֶקֶת כִּי הַסִּימָנִין הֵם רַכִּין וְנִדָּחִין מִן הַסַּכִּין:
GUEMARA : et [cela] pourvu qu'il sache qu'il a coupé les simanim (l'oesophage et la trachée) avant d'avoir coupé les vertèbres (mifreket), car les simanim sont mous (rakim) et se dérobent (nidahin) devant le couteau (sakin).
💡 Explication

La Guemara précise le sens de 'oref' dans la michna. Si 'oref' désignait la nuque proprement dite (l'os occipital), alors même la melika y serait invalide, puisque le verset dit 'à partir du vis-à-vis de sa nuque (mimoul orpo)' et non 'sa nuque' [exactement]. Donc 'oref' dans la michna désigne le moul oref, la zone en vis-à-vis de la nuque (la partie longue, sous l'occiput) — sinon la clause 'toute la nuque' n'aurait pas de sens.

14
מְנָהָנֵי מִילֵּי, דְּתָנוּ רַבָּנָן: ״מִמּוּל עָרְפּוֹ״ – מוּל הָרוֹאֶה אֶת הָעֹורֶף, וְכֵן הוּא אוֹמֵר: ״וְהוּא יֵשֵׁב מְמַלֵּי״, וְאוֹמֵר: ״כִּי פָנוּ אֵלַי עֹרֶף וְלֹא פָנִים״. מַאי וְאוֹמֵר? וְכִי תֵּימָא: עֹורֶף גּוּפֵיהּ לָא יָדְעִינַן הֵיכָא, דְּנִדַּע מוּל דִּידֵיהּ הֵיכָא – תָּא שְׁמַע: ״כִּי פָנוּ אֵלַי עֹרֶף וְלֹא פָנִים״, מִכְּלָל דְּעֹורֶף לַהֲדֵי פָּנִים.

D'où [tient-on] ces choses ? De ce que nos Maîtres ont enseigné : 'à partir du vis-à-vis de sa nuque (mimoul orpo)' — le vis-à-vis [du lieu] qui voit la nuque ; et de même [l'Écriture] dit : 'et il demeure en vis-à-vis de moi (mimouli)' (Nombres 22:5), et [elle] dit [encore] : 'car ils ont tourné vers Moi la nuque et non la face' (Jérémie 2:27).

Qu'[est-ce que] ce 'et [elle] dit [encore]' [pourquoi un second verset] ? Et si tu dis : la nuque (oref) elle-même, nous ne savons [pas] où [elle est], [comment] saurions-nous où [est] son vis-à-vis ? — viens entendre : 'car ils ont tourné vers Moi la nuque et non la face', d'où [il ressort], par déduction, que la nuque [est] en vis-à-vis de la face.

📜 Rachi (4)
וְהוּא יוֹשֵׁב מִמּוֹלִי אַלְמָא כָּל הֵיכָא דִּכְתִיב מוּל לָאו עָלָיו מַמָּשׁ הוּא אֶלָּא בִּרְאִיָּיתוֹ דְּהָא לָאו עָלָיו מַמָּשׁ הָיוּ יוֹשְׁבִים אֶלָּא בִּרְאִיָּיתוֹ שֶׁהָיָה בָּלָק רוֹאֶה אוֹתָם:
'Et il demeure en vis-à-vis de moi (mimouli)' — il en ressort [que] partout où il est écrit 'moul', [ce] n'[est] pas [le lieu] proprement dit, mais [le lieu] dans sa vue (be-ré'iato) ; car [ce] n'[était] pas sur lui proprement [dit] qu'ils demeuraient, mais dans sa vue, [en ce] que Balak les voyait.
עֹורֶף וְלֹא פָּנִים מִדִּכְתִיב עֹורֶף וְלֹא פָּנִים וְלָא כְּתִיב כִּי פָנוּ אֵלַי עֹורֶף וְלֹא צַוָּאר דְּהַיְינוּ גָּרוֹן ש"מ עֹורֶף דִּקְרָא לָאו כְּנֶגֶד הַגָּרוֹן הוּא אֶלָּא כְּנֶגֶד הַפָּנִים וּמוֹל הָרוֹאֶה אֶת הָעֹורֶף הָוֵי כְּנֶגֶד הַגָּרוֹן:
'La nuque et non la face' — du fait qu'il est écrit '[la] nuque et non [la] face', et qu'il n'est pas écrit 'car ils ont tourné vers Moi la nuque et non la gorge (tsavar)', c'est-à-dire le gosier (garon), apprends-en que la 'nuque' du verset n'[est] pas en vis-à-vis du gosier, mais en vis-à-vis de la face ; et le vis-à-vis [du lieu] qui voit la nuque, c'[est] en face du gosier.
מַאי וְאוֹמֵר הָא נָפְקָא לֵיהּ שַׁפִּיר מִוְּהוֹא יוֹשֵׁב מִמּוּלִי וּמֵהַאי קְרָא בָּתְרָא לָא מִשְׁתְּמַע דְּמוּל עֹורֶף דִּקְרָא לָאו עֹורֶף מַמָּשׁ הוּא דְּהַאי קְרָא לָא מַשְׁמַע לָן אֶלָּא מְקוֹם עֹורֶף הֵיכָא:
Qu'[est-ce que] ce 'et [elle] dit [encore]' — [mais] cela [se] déduit pourtant bien de 'et il demeure en vis-à-vis de moi' ! et de ce dernier verset on ne comprend pas [pour autant] que le 'moul oref' du verset n'[est] pas la nuque proprement dite, car ce verset[-ci] ne nous enseigne que [ceci] : où [est] l'emplacement de la nuque.
וּמְשַׁנֵּי הָכִי קָאָמַר וְכִי תֵּימָא כְּלוֹמַר אִם תֹּאמַר הַשְׁתָּא דַּאֲמַרְתְּ דִּקְרָא הַיְינוּ רוֹאֶה אֶת הָעֹורֶף אַכַּתִּי לָא יָדְעִינַן עֹורֶף מַאי נִיהוּ דְּנִדַּע מוּל דִּידֵיהּ הֵיכָא:
Et [la Guemara] résout [ainsi] : voici ce qu'il dit, 'et si tu dis' — c'est-à-dire : si tu dis [que] maintenant que tu as dit [que] le verset signifie [le lieu] qui voit la nuque, nous ne savons toujours [pas] ce qu'[est] la nuque elle-même, [comment] saurions-nous où [est] son vis-à-vis.
💡 Explication

La dérivation scripturaire en deux temps. Premier verset ('mimouli', Nb 22:5) : 'moul' ne désigne jamais le lieu même mais ce qui le voit (Balak voyait Israël sans être sur lui) ; donc 'mimoul orpo' = la face opposée à la nuque, qui la voit. Second verset ('ils m'ont tourné la nuque et non la face', Jer 2:27) : nécessaire pour localiser la nuque elle-même — elle est à l'opposé de la face, à l'arrière du crâne. Et 'moul oref' devient alors la gorge, qui fait face à la nuque.

15
אָמְרִי בְּנֵי רַבִּי חִייָּא: מִצְוַת מְלִיקָה מַחֲזִיר סִימָנִים לַאֲחוֹרֵי הָעֹורֶף וּמוֹלֵק. אִיכָּא דְאָמְרִי: אַף מַחֲזִיר, וְאִיכָּא דְּאָמְרִי: מַחֲזִיר דַּוְקָא.

Les fils de Rabbi Hiyya disent : la mitsva du pincement (melika) — il ramène les simanim derrière la nuque (oref) et [il] pince. Certains disent : même [s']il ramène [c'est valide] ; et certains disent : spécifiquement [s']il ramène.

📜 Rachi (3)
מַחֲזִיר סִימָנִין כו' וְחוֹתֵךְ הַסִּימָנִין לְבַדָּן וּלְקַמֵּיהּ מוֹתֵיב לָהּ מִמַּתְנִיתִין:
Il ramène les simanim etc. — et il tranche les simanim à part [seuls] ; et plus loin [la Guemara] objecte là-dessus à partir de notre michna.
אַף מַחֲזִיר מִצְוָתוֹ לִמְלֹוק שִׁדְרָה וּמַפְרֶקֶת כֻּולָּהּ תְּחִלָּה עַד שֶׁמַּגִּיעַ לְסִימָנִין וְאִם הֶחֱזִיר הַסִּימָנִין וּמְלָקָן לְבַדָּן אַף זוֹ הִיא מִצְוָתָהּ:
Même [s']il ramène — sa mitsva [est] de pincer l'épine dorsale (chidra) et toutes les vertèbres (mifreket) d'abord, jusqu'à parvenir aux simanim ; et [s']il a ramené les simanim et les a pincés à part [seuls], cela aussi est sa mitsva.
וְאִיכָּא דְּאָמְרִי דַּוְקָא מַחֲזִיר וְאִם לֹא הֶחֱזִיר אֶלָּא חָתַךְ הַשִּׁדְרָה פְּסוּלָה:
Et certains disent : spécifiquement [s']il ramène — et [s']il n'a pas ramené, mais a [seulement] tranché l'épine dorsale, [c'est] invalide.
💡 Explication

Les fils de Rabbi Hiyya enseignent la manière d'accomplir la melika : ramener les simanim (oesophage + trachée) derrière la nuque, puis pincer. Deux lectures : (1) 'même s'il ramène' — la melika de plein droit se fait en tranchant l'épine et les vertèbres jusqu'aux simanim, et ramener les simanim pour les pincer seuls est une voie valide parmi d'autres ; (2) 'spécifiquement s'il ramène' — c'est la seule voie ; sinon, invalide.

16
וּמִסְתַּבְּרָא כְּמַאן דְּאָמַר אַף מַחְזִיר, מִמַּאי? מִדְּקָתָנֵי: הַשּׁוֹחֵט מִן הָעֹורֶף – שְׁחִיטָתוֹ פְּסוּלָה, הַמּוֹלֵק מִן הָעֹורֶף – מְלִיקָתוֹ כְּשֵׁרָה,

Et il est logique [de trancher] comme celui qui dit : même [s']il ramène. D'où [le sait-on] ?

De ce qu'il est enseigné : 'celui qui abat par la nuque — son abattage [est] invalide ; celui qui pince par la nuque — son pincement [est] valide'.

📜 Rachi (1)
וּמִסְתַּבְּרָא כמ"ד דִּבְנֵי ר' חַייָּא אַף מַחֲזִיר אָמְרוּ דְּאִי דַּוְקָא מַחֲזִיר אָמְרוּ הָוְיָא מַתְנֵי' תְּיוּבְתַּיְיהוּ דְּקָתָנֵי הַשּׁוֹחֵט מִן הָעֹורֶף כו':
Et il est logique [de trancher] comme celui qui dit — que les fils de Rabbi Hiyya ont dit 'même [s']il ramène' ; car s'ils avaient dit 'spécifiquement [s']il ramène', notre michna [serait] leur réfutation, puisqu'elle enseigne 'celui qui abat par la nuque etc.'
🗂️ Tossefot (1)
מִסְתַּבְּרָא כְּמַאן דְּאָמַר אַף מַחְזִיר תֵּימַהּ דְּלָא הֲוָה לֵיהּ לְמֵימַר מִסְתַּבְּרָא דְּהָא תְּיוּבְתָּא גְּמוּרָה הִיא מִמַּתְנִי' לָמֶ"ד מַחֲזִיר דַּוְקָא וְיֵשׁ לוֹמַר דִּלְכַתְּחִלָּה פְּלִיגִי אֲבָל לְכֻולֵּי עָלְמָא בְּדִיעֲבַד כְּשֵׁרָה בְּכָל עִנְיָן וּלְהָכִי קָאָמַר מִסְתַּבְּרָא דְּהַמּוֹלֵק מִן הָעֹורֶף מַשְׁמַע כְּדִין מְלִיקָה לְכַתְּחִלָּה שֶׁהִיא מִן הָעֹורֶף:
Il est logique [de trancher] comme celui qui dit : même [s']il ramène — [c'est] étonnant qu'il ait [dû] dire 'il est logique', car c'[est] une réfutation complète à partir de la michna contre celui qui dit 'spécifiquement [s']il ramène', qui enseigne 'celui qui pince par la nuque [est] valide' ! Et l'on peut dire qu'[ils] divergent [seulement] à priori (lekhatchila), mais que de l'avis de tous, à posteriori (be-di'avad), [c'est] valide de toute manière ; et c'est pourquoi il dit 'il est logique', car 'celui qui pince par la nuque' suggère [un pincement] conforme à la loi du pincement à priori, lequel se fait par la nuque.
💡 Explication

La Guemara penche pour la première lecture ('même s'il ramène'). Preuve à partir de la michna : 'celui qui pince par la nuque -> valide'. Si la melika exigeait spécifiquement de ramener les simanim, la michna (qui valide le pincement par la nuque sans ramener) la réfuterait. Donc ramener n'est pas obligatoire : c'est une voie parmi d'autres.

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Texte hébreu et araméen vocalisé : édition numérique William Davidson du Talmud Koren Noé, via Sefaria (licence CC BY-NC). Traduction française, notes et schémas : Chiourim BA (licence CC BY 4.0).