Chullin 34b — qui mange un aliment de troisième degré : son corps devient-il sheni ou seulement disqualifié ? (kodech contre terouma)

Chullin 34b

Sougya : La sougya poursuit l'examen des houlin (profanes) préparés en état de pureté. Rabbi Zeira au nom d'une chaîne remontant à Rabbi Yannai enseigne : celui qui mange un aliment de troisième degré (chelichi) de houlin préparés au niveau de pureté du kodech voit son corps devenir un second (sheni) à l'égard du kodech.

Rabbi Zeira objecte à Rabbi Asi depuis la michna [de Tohorot] qui ne mentionne un chelichi que pour des houlin préparés au niveau de la terouma — d'où il semblerait qu'au niveau du kodech il n'y a pas de chelichi ; Rabbi Asi répond [que la michna] use du style 'il n'est pas besoin de dire' (lo mibaya). La Guemara confronte ce propos à celui de Rabba bar bar Hana au nom de Rabbi Yo'hanan ('moi non plus je n'ai parlé que de la terouma') : ce sont deux Amoraim qui divergent sur l'avis de Rabbi Yo'hanan.

Oulla énonce ensuite : celui qui mange un chelichi de houlin préparés au niveau de la terouma voit son corps disqualifié de manger la terouma ; la Guemara montre que ce point n'est pas un simple redoublement de la michna. Enfin Rav Hamnouna objecte à Oulla depuis la michna du rishon, du sheni et du chelichi (ce dernier se mangeant dans le nezid ha-demaa, un plat où de la terouma est mêlée) : comment donnerait-on a manger à quelqu'un ce qui disqualifie son corps ?

Oulla répond : laisse le nezid ha-demaa [il n'y a pas là de quoi atteindre la mesure].

Houlin préparés en pureté : qui mange un aliment impur devient-il impur ? l'enjeu : le corps du mangeur prend-il un degré d'impureté, et lequel, pour le kodech et la terouma ? Houlin au niveau du KODECH R. Zeira / R. Asi / R. Yo'hanan / R. Yannai mange un chelichi (3e) de ces houlin -> son corps devient SHENI (2e) pour le kodech il rend le kodech chelichi, lequel disqualifie un autre kodech (revii) débat R. Asi / Rabba bar bar Hana sur l'avis de R. Yo'hanan Houlin au niveau de la TEROUMA Oulla mange un chelichi (3e) de ces houlin -> son corps est DISQUALIFIÉ de manger la terouma il devient lui-même chelichi : non pas sheni (il ne disqualifie pas la terouma), mais interdit à la consommation de terouma
Les deux enseignements ouvrant le daf : le mangeur d'un chelichi devient sheni pour le kodech (R. Yannai, segment 2) ou disqualifié pour la terouma (Oulla, segment 6).
L'objection de Rav Hamnouna à Oulla : le nezid ha-demaa michna (Tohorot 2:3) sur les houlin préparés au niveau de pureté de la terouma Rishon (1er) impur ET rend impur il fait de la terouma un sheni, qui disqualifie le chelichi Sheni (2e) disqualifie, sans rendre impur il disqualifie la terouma, mais un chelichi de terouma ne fait pas de revii Chelichi (3e) mangé dans le nezid ha-demaa un plat où de la terouma (épices, ail, huile) est mêlée ; le prêtre a le droit de l'y ajouter Difficulté : si manger un chelichi DISQUALIFIE le corps (Oulla), comment lui donne-t-on a manger ce chelichi, qui le rendra inapte à manger la terouma mêlée au plat ?
Segments 9-10 : la michna du rishon/sheni/chelichi et l'objection de Rav Hamnouna à Oulla à partir du nezid ha-demaa.
1
טומאה היא אצל הקדש.

[...sa pureté] est une impureté à l'égard du kodech. [Les Sages ont décrété que, même celui qui se garde de manger sa terouma en pureté, est tenu pour impur à l'égard de celui qui mange du kodech ; aussi celui qui a mangé un aliment préparé au niveau de pureté de la terouma et devenu impur de troisième degré (chelichi) prend-il un second degré (sheni) et rend-il le kodech impur.]

💡 Explication

Fin de la phrase de Rabbi Yehochoua amorcée au daf précédent (34a) : '[moi non plus je n'ai parlé que de la terouma,] dont la pureté est [tenue pour] une impureté à l'égard du kodech'. Autrement dit, dans des houlin préparés au niveau de pureté de la terouma, ce qui passe pour pur reste néanmoins impur au regard du kodech : c'est pourquoi un chelichi (troisième degré) y rend le mangeur sheni (second degré) à l'égard du kodech. Le daf 34b s'ouvre donc sur la clôture de cette mahloket R. Eliezer / R. Yehochoua.

2
אמר רבי זירא אמר רבי אסי אמר רבי יוחנן אמר רבי ינאי: האוכל שלישי של חולין שנעשו על טהרת הקדש – נעשה גופו שני לקדש.

Rabbi Zeira a dit au nom de Rabbi Asi au nom de Rabbi Yo'hanan au nom de Rabbi Yannai : celui qui mange un [aliment de] troisième degré (chelichi) de houlin préparés au niveau de pureté du kodech (al taharat ha-kodech) — son corps devient un second (sheni) à l'égard du kodech.

💡 Explication

Premier enseignement du daf, par une chaîne de transmission remontant à Rabbi Yannai : celui qui mange un aliment de troisième degré (chelichi) — pris dans des houlin préparés au niveau de pureté du kodech (par un homme qui s'astreint à manger ses profanes avec la rigueur du sacré) — voit son corps devenir un second (sheni) à l'égard du kodech : son contact rendra désormais le kodech impur d'un troisième degré. C'est, en acte, la position de R. Eliezer ('qui mange un troisième devient troisième'), appliquée au kodech.

🖼️ Schéma
Le corps du mangeur, selon Oulla : interdit à la terouma sans la disqualifier mange un chelichi de houlin préparés au niveau de la terouma (demi-pras : 2 œufs) corps = chelichi PAS sheni (il ne disqualifie pas la terouma qu'il touche) interdit de MANGER la terouma
Le mangeur d'un chelichi (de houlin au niveau du kodech) devient sheni à l'égard du kodech, et le rend ainsi impur.
3
איתיביה רבי זירא לרבי אסי: שלישי שני לקדש, ואין שני לתרומה, בחולין שנעשו על טהרת תרומה. על טהרת תרומה – אין, על טהרת הקדש – לא!

Rabbi Zeira objecta à Rabbi Asi : un [aliment de] troisième degré (chelichi) [fait du mangeur] un second à l'égard du kodech, et non un second à l'égard de la terouma — [cela vaut] pour des houlin préparés au niveau de pureté de la terouma. [Donc :] 'au niveau de pureté de la terouma' — oui ; 'au niveau de pureté du kodech' — non !

📜 Rachi (1)
על טהרת הקדש לא כלומר לית בהו שלישי:
'Au niveau de pureté du kodech — non' — c'est-à-dire [qu']il n'y a pas en eux de troisième (chelichi).
💡 Explication

Rabbi Zeira objecte à partir de la michna [de Tohorot, déjà citée en 33b] : 'un chelichi [fait du mangeur] un sheni à l'égard du kodech, et non un sheni à l'égard de la terouma' — et cette michna ne le dit que pour des houlin préparés au niveau de pureté de la terouma. Par inférence (diyouk) : au niveau de la terouma oui [il y a un chelichi], mais au niveau du kodech non [il n'y aurait pas de chelichi] — ce qui contredirait R. Yannai.

4
אמר ליה: לא מיבעיא קאמר.

Il lui dit : [la michna] énonce 'il n'est pas besoin de dire' (lo mibaya).

📜 Rachi (1)
לא מיבעיא קאמר כלומר אפילו בהני איכא שלישי:
'Il énonce lo mibaya' — c'est-à-dire : même dans ceux-là (les houlin au niveau de la terouma) il y a un troisième (chelichi).
💡 Explication

Réponse de Rabbi Asi : la michna use du style 'lo mibaya' ('il n'est pas besoin de dire'). C'est-à-dire : il n'est pas besoin de dire que même dans ces houlin-là [préparés au niveau, plus rigoureux, du kodech] il y a un chelichi — cela va de soi ; la michna enseigne [le cas moins évident] que même dans des houlin préparés au niveau de la terouma il y a un chelichi. Donc l'inférence 'au kodech non' tombe.

5
והא ״אף אני לא אמרתי אלא בתרומה״ קאמר, אמוראי נינהו, ואליבא דרבי יוחנן.

Mais [Rabbi Yehochoua] a [pourtant] dit 'moi non plus je n'ai parlé que de la terouma' ! [Cela montrerait qu'au niveau du kodech il n'y a pas de chelichi.] [Réponse :] ce sont des Amoraim [qui divergent], et [tous deux] selon [l'avis de] Rabbi Yo'hanan.

📜 Rachi (2)
והא אף אני לא אמרתי קאמר ורבה בר בר חנה אמרה להך אהדרתה דר"א ורבי יהושע משמיה דרבי יוחנן וקשיא דרבי יוחנן אדרבי יוחנן:
'Mais il a [pourtant] dit moi non plus je n'ai parlé [que de la terouma]' — or [c'est] Rabba bar bar Hana [qui] a rapporté cette [réponse] que se sont faite l'un à l'autre Rabbi Eliezer et Rabbi Yehochoua, au nom de Rabbi Yo'hanan ; et [il y a donc] une difficulté de Rabbi Yo'hanan contre Rabbi Yo'hanan [puisque R. Asi rapporte le contraire en son nom].
אמוראי נינהו רבה בר בר חנה ור' אסי דלית ליה לר' אסי האי אף אני לא אמרתי אלא בתרוייהו אית ליה לרבי יהושע דנעשה גופו שני לקדש:
'Ce sont des Amoraim' — Rabba bar bar Hana et Rabbi Asi : car Rabbi Asi ne possède pas ce 'moi non plus je n'ai parlé [que de la terouma]', mais [tient] que c'est pour les deux [niveaux] que Rabbi Yehochoua tient [que] le corps [du mangeur] devient un second à l'égard du kodech.
🗂️ Tossefot (1)
אמוראי נינהו ואליבא דרבי יוחנן לא ר"ל הא דידיה הא דרביה דמסתמא דהא דקאמר לעיל מאי אהדרו ר"א ורבי יהושע אהדדי לא מסברא אומר כן דאין זה הדבר תלוי בסברא אלא קבלה היתה בידו:
'Ce sont des Amoraim, et [tous deux] selon l'avis de Rabbi Yo'hanan' — cela ne veut pas dire [que] ceci [serait] son propre [avis] et cela [celui de] son maître, car à l'évidence [il en va autrement] : puisqu'il est dit plus haut 'que se sont-ils répondu l'un à l'autre, Rabbi Eliezer et Rabbi Yehochoua ?', [le rapporteur] ne le dit pas par [simple] raisonnement (sevara), car cette chose-là ne dépend pas du raisonnement, mais c'était une tradition (kabbala) qu'il détenait.
💡 Explication

Difficulté : Rabbi Yehochoua a dit lui-même (cité par Rabba bar bar Hana au nom de R. Yo'hanan, en 34a) 'moi non plus je n'ai parlé que de la terouma' — ce qui exclut le niveau du kodech, et contredit donc R. Asi [au nom de R. Yo'hanan / R. Yannai]. Réponse : il s'agit de deux Amoraim (Rabba bar bar Hana et Rabbi Asi) qui rapportent diversement l'avis de Rabbi Yo'hanan ; ils divergent sur ce que R. Yo'hanan a transmis du sens de la parole de R. Yehochoua.

6
אמר עולא: האוכל שלישי של חולין שנעשו על טהרת תרומה – נפסל גופו מלאכול בתרומה.

Oulla a dit : celui qui mange un [aliment de] troisième degré (chelichi) de houlin préparés au niveau de pureté de la terouma (al taharat ha-terouma) — son corps est disqualifié de manger de la terouma.

💡 Explication

Nouvel enseignement, par Oulla, au sujet cette fois de houlin préparés au niveau de la terouma : celui qui en mange un aliment de troisième degré (chelichi) voit son corps disqualifié de manger de la terouma. Le mangeur devient lui-même chelichi — donc interdit à la consommation de terouma — sans pour autant devenir sheni (il ne disqualifie pas par contact la terouma qu'il touche).

7
מאי קא משמע לן? תנינא: שלישי שני לקדש, ואין שני לתרומה, בחולין שנעשו על טהרת תרומה. שני הוא דלא הוי, הא שלישי הוי.

Que [vient-il] nous enseigner ? Nous [l']avons [déjà] appris [dans la michna] : un [aliment de] troisième degré (chelichi) [fait] un second à l'égard du kodech, et non un second à l'égard de la terouma — [cela] pour des houlin préparés au niveau de pureté de la terouma.

[Inférence :] c'est un second qu'il ne devient pas, mais un troisième (chelichi) il [le] devient [et il est donc disqualifié de la terouma].

📜 Rachi (1)
בחולין שנעשו על כו' כדפרישית דבשלישי של חולין אלו קאמר הא שלישי לתרומה הוי וכיון דשלישי הוא פסול מיקרי ונהי דמצי למינגע בתרומה מיכל מיהא לא מצי אכיל:
'Pour des houlin préparés au [niveau de pureté de la terouma] etc.' — comme je [l']ai expliqué : car c'est d'un troisième (chelichi) de ces houlin-là qu'il parle ; voici donc qu'il y a un troisième à l'égard de la terouma, et puisque c'est un troisième, il est appelé 'disqualifié' (passoul) ; et bien qu'il puisse [encore] entrer en contact avec la terouma, en tout cas il ne peut [en] manger.
💡 Explication

Objection : qu'apporte Oulla ? La michna l'enseigne déjà : 'un chelichi [fait] un sheni à l'égard du kodech, et non un sheni à l'égard de la terouma', pour des houlin préparés au niveau de la terouma. Or, par inférence, s'il ne devient pas sheni à l'égard de la terouma, il en devient tout de même chelichi (troisième) — et un chelichi est disqualifié de la consommation de la terouma. La règle d'Oulla semblerait donc déjà contenue dans la michna.

8
אי מההיא, הוה אמינא: לא שני הוי ולא שלישי הוי, ואיידי דאמר ״שני בקדש״ – אמר נמי ״אין שני בתרומה״, קא משמע לן.

[Réponse :] si [c'était] de cette [michna] [seulement], j'aurais dit : il ne devient ni un second ni un troisième (chelichi) ; et c'est seulement parce qu'[elle] énonce 'un second à l'égard du kodech' qu'[elle] énonce aussi 'et non un second à l'égard de la terouma' — [Oulla] nous enseigne [donc que, malgré cela, il devient bien chelichi et reste interdit de manger la terouma].

📜 Rachi (2)
לא שני הוי ולא שלישי הוי שאין שלישי עושה שלישי דהא קאמר רבי יהושע המאכל חמור מן האוכל חוץ מן השני או שלישי ולענין קדש:
'Il ne devient ni un second ni un troisième' — car un troisième (chelichi) ne fait pas [un autre] troisième ; puisque Rabbi Yehochoua dit [que] l'aliment est plus rigoureux que le mangeur — excepté [pour] le second ou le troisième [degré] — et [cela] à l'égard du kodech.
קמ"ל דשלישי מיהא הוי וכי א"ר יהושע שאין נעשה אוכל כמאכל לנגיעה הוא דקאמר כגון האוכל אוכל ראשון דאי הוית משוית ליה ראשון הוי מגעו שני אבל האוכל אוכל שלישי דכי עבדת ליה שלישי שרי בנגיעה לענין אכילה מודי דאסור ומדיוקא דייקינן מילתיה דאמר אין שני לתרומה אבל שלישי הוי:
'[Oulla] nous enseigne' — qu'en tout cas il devient un troisième (chelichi) ; et lorsque Rabbi Yehochoua dit que le mangeur ne devient pas [tout à fait] comme l'aliment quant au contact, c'est ce qu'il veut dire : par exemple celui qui mange un aliment de premier (richon) [degré], car si tu en faisais un premier, son contact [ferait] un second ; mais celui qui mange un aliment de troisième (chelichi), [le rendant] troisième, [cela] est permis au contact [mais] quant à la consommation [de terouma] il concède que c'est interdit. Et c'est d'une inférence (diyouka) que nous déduisons son propos, [à savoir] qu'il énonce 'il n'y a pas de second à l'égard de la terouma' — mais un troisième (chelichi), oui.
💡 Explication

Réponse : sans Oulla, on aurait pu lire la michna autrement — qu'à l'égard de la terouma le mangeur ne devient ni sheni ni chelichi (rien du tout), la michna ne mentionnant 'non sheni à l'égard de la terouma' que par symétrie avec 'sheni à l'égard du kodech' qu'elle venait d'énoncer, sans en déduire un statut de chelichi. Oulla enseigne donc que le mangeur devient bel et bien chelichi et reste interdit de manger la terouma.

9
איתיביה רב המנונא לעולא: הראשון שבחולין טמא ומטמא, והשני פוסל ואינו מטמא, והשלישי נאכל בנזיד הדמע.

Rav Hamnouna objecta à Oulla : le premier (rishon) [degré] dans les houlin [est] impur et rend impur ; le second (sheni) disqualifie et ne rend pas impur ; et le troisième (chelichi) se mange dans le nezid ha-demaa (un plat où de la terouma est mêlée).

📜 Rachi (6)
הראשון שבחולין טמא ומטמא תרומה דעביד ליה שני לפסול את השלישי:
'Le premier degré dans les houlin [est] impur et rend impur' — la terouma, [dont] il fait un second pour disqualifier le troisième (chelichi).
והשני שבחולין:
'Et le second' — des houlin.
פוסל את התרומה:
'Disqualifie' — la terouma.
ואינו מטמא דשלישי דתרומה לא עביד רביעי הלכך שלישי דתרומה לא מיקרי טמא אלא פסול:
'Et ne rend pas impur' — car un troisième (chelichi) de terouma ne fait pas de quatrième (revii) ; aussi un troisième de terouma n'est-il pas appelé 'impur' mais 'disqualifié' (passoul).
והשלישי של חולין:
'Et le troisième' — des houlin.
נאכל בנזיד הדמע בתבשיל שתרומה מעורבת בו כגון שלישי זה אם מקפה של חולין הוא מותר לתת לתוכו תבלין של תרומה ושום ושמן דתרומה לאוכלו ומדקתני בהו שלישי ש"מ בחולין שנעשין על טהרת תרומה קאמר וקתני נאכל בנזיד הדמע:
'Se mange dans le nezid ha-demaa' — dans un plat où de la terouma est mêlée : par exemple ce troisième [degré], s'il est un brouet (mikpa) de houlin, il est permis d'y mettre des épices de terouma, et de l'ail et de l'huile de terouma, pour le manger. Et du fait qu'il enseigne à leur sujet 'troisième' (chelichi), apprends-en qu'il parle de houlin préparés au niveau de pureté de la terouma ; et [pourtant] il enseigne [que ce troisième] se mange dans le nezid ha-demaa.
🗂️ Tossefot (1)
והשלישי נאכל בנזיד הדמע בלשון שני פירש בקונטרס ונראה לו עיקר דאיירי בחולין גרידי ומטמא ופוסל דקאמר היינו את התרומה השלישי נאכל אפילו הוא נזיד הדמע ונגע בשני לטומאה דה"ל שלישי מותר לאוכלו אבל נגע בשני קודם שיערבו בו תרומה לא צריכא לאשמועינן דאכתי הוו חולין גרידי ולית בהו שלישי ודייק ע"כ כיון דנזיד הדמע הוא על טהרת תרומה בעי מיכליה והוי חולין שנעשו על טהרת תרומה ואי אמרת שלישי דידהו פסיל לגופיה לתרומה ספינן להאי ושרינן לאוכלו הלא נפסל גופו ע"י כן ואסור לטמא גופו ועוד הוה יכול להקשות היאך אוכל תרומה דקתני נאכל בנזיד הדמע ומשני הנח לנזיד הדמע דליכא כזית כו' הלכך לא בעי לאכלינהו בטהרת תרומה דהוו להו חולין גרידי וקשיא לפי' זה דהיה לו לפרש מטמא ופוסל את התרומה כיון דמיירי בחולין ועוד דמעיקרא דס"ד דאיכא כזית בכדי אכילת פרס בלאו מילתיה דעולא תיקשי ליה היאך נאכלין והא תרומה טמאה קאכיל ומפרש ר"ת דבחולין גרידי איירי כדפירש בקונטרס ומטמא דקאמר היינו פוסל והשני פסול ואינו מטמא כלומר ואינו פוסל דאינו עושה שלישי והשלישי נאכל בנזיד הדמע דכיון דהיה דעתו לערב בו תרומה צריך לשומרו על טהרת תרומה והוו חולין שנעשו על טהרת תרומה ולכך אית בהו שלישי ואותו שלישי יכול לערב בו נזיד הדמע ולאוכלו והשתא פריך דהיכי ספינא ליה מידי דפסיל ליה לגופיה ואסור לטמא גופו כדפי' בקונטרס ומשני דלית בהו כזית כו' ואין צריך לשומרו על טהרת תרומה כיון דאין דעתו לערב אלא מעט שלא יהא כזית בכדי אכילת פרס וחולין גרידי נינהו ואין בהן שלישי ולא קרי ליה שלישי אלא משום דהוי מגע שני או משום שאם היה דעתו לתת בהן תבלין של תרומה הרבה עד שיהא כזית בכדי אכילת פרס יצטרך לשומרו על טהרת תרומה ונראה דוחק ונראה לפרש כפירוש קמא דאיירי בחולין שנעשו על טהרת תרומה ומטמא ופוסל את החולין שנעשו על טהרת תרומה דאיירי בהו דיש בהו שלישי ושלישי שבהן פסול ונאכל בנזיד הדמע ויכול לערב תבלין של תרומה ופריך היכי ספינן ליה מידי דמפסיל ליה לגופיה והדר אכיל תרומה כדפירש הקונטרס בפירוש קמא ומשני דלית ביה כזית כו' ולא חיישינן אי אכיל ליה בפסול הגוף אע"ג דחצי שיעור אסור מן התורה הכא דפסול הגוף דרבנן לא החמירו ומה שהקשה דמ"מ היכי שרי לפסול גופו הא אמר בפ"ק דיומא (דף טז) לא תטמאו בהם ונטמתם בם מכאן לטומאת הגויה מן התורה נראה דמהתם לא ילפינן גופו שהרי אפילו כהנים אמרינן בפ"ק דר"ה (דף טז:) דמותרים ליגע בשרץ ונבלה ולא דרשינן מההוא קרא אלא דאם אכל אוכלין טמאין דנפסל גופו מלאכול תרומה וטהרות וכן בפרק אמרו לו (כריתות דף יג.) דאמר התירו לה למעוברת לאכול פחות מכשיעור אוכלין טמאין מפני הסכנה דמשמע דוקא פחות מכשיעור מפני הסכנה דוקא היינו נמי כשבאה לאכול בתר הכי תרומה וטהרות ובפרק ב' דטהרות בתר ההיא דהכא קתני הראשון והשני שבתרומה טמאים ומטמאין שלישי בתרומה פוסל ולא מטמא הרביעי נאכל בנזיד הקדש ההיא בבא איירי בתרומה שנעשו על טהרת קדש והפסול וטומאה דקתני הוו בתרומה עצמה והרביעי שלה יכול לערב בתבשיל של קדש גמור והדר קתני הראשון והשני ושלישי שבקדש טמאין ומטמאין רביעי פוסל ולא מטמא חמישי נאכל בנזיד הקדש האי בבא איירי בקדש גמור שנעשה על טהרת חטאת ועל טהרת פרה אדומה כדאמר בגדי אוכלי קדש מדרס לחטאת ואמר נמי במסכת חגיגה (דף יח:) יוסף חסיד שבכהונה היתה מטפחתו מדרס לחטאת לכך קאמר דאף הרביעי פוסל ובחמישי עצמו יכול לערב בו מאכל קדש שהוא קדש גמור אבל תרומה לחודה דלאו על טהרת קדש אין בה רביעי וקדש לחודיה דלאו לטהרת חטאת אין בו חמישי כדאמר בסוף פרק קמא דפסחים (דף יט.) דלא לישתמיט תנא וליתני רביעי בתרומה וחמישי בקדש ואין לתמוה על התרומה ועל הקדש איך נאכלין כיון דטמאין הם דמאחר דבתרומה עצמה אין בה רביעי ולא בקדש חמישי ליכא איסורא ולפירוש רבינו תם איירי בבא דתרומה בתרומה גרידא וקורא לה רביעי לפי שרוצה לערב נזיד הקדש ושומרה מהיות רביעי ובבא דקדש איירי בקדש גרידא וחמישי נאכל בנזיד הקדש לפי שרוצה לאכול עמו קדש הנשמר בטהרת חטאת ומטמא היינו פוסל כדפירש בבבא דרישא:
'Et le troisième se mange dans le nezid ha-demaa' — Rachi (be-Kountres) [l']a expliqué selon une seconde version, et il lui a semble que l'essentiel [est] qu'il s'agit de houlin tout court (houlin gueredei), et que 'rend impur et disqualifie' qu'il énonce, c'est [à l'égard] de la terouma ; [et que] 'le troisième se mange [même] s'il est nezid ha-demaa et a touché un second [degré] d'impureté', étant un troisième permis à la consommation — mais [s']il a touché un second avant qu'on y mêle la terouma, point n'est besoin de [l']enseigner, car [ce] sont encore des houlin tout court et il n'y a pas en eux de troisième. Et il déduit (dayyek) [ainsi] : puisque c'est un nezid ha-demaa, il a besoin de le manger au niveau de pureté de la terouma, et [ce] sont des houlin préparés au niveau de pureté de la terouma ; or si tu dis [qu']un troisième de ceux-là disqualifie le corps [du mangeur] à l'égard de la terouma, [comment] le lui donnons-nous [à manger] et lui permettons-nous de le manger, alors que son corps en est disqualifié et qu'il est interdit de rendre son corps impur ? Et l'on pourrait encore objecter : comment mange-t-il de la terouma, [alors] qu'il enseigne 'il se mange dans le nezid ha-demaa' ? Et [la Guemara] répond : 'laisse le nezid ha-demaa, car il n'y a pas [là] un kazayit [dans le temps] etc.' ; aussi n'a-t-il pas besoin de les manger en pureté de la terouma, [car] ce sont des houlin tout court. Et cela fait difficulté pour cette explication, car il aurait fallu expliquer 'rend impur et disqualifie la terouma', puisqu'il parle de houlin. Et de plus, dès le départ, [quand] on pensait (sevirat ha-daat) qu'il y a un kazayit dans [le temps de] manger un pras, alors, sans même le propos d'Oulla, il [y] aurait difficulté [pour Rachi] : comment se mangent-ils, puisqu'il mange de la terouma impure ? Et Rabbenou Tam explique qu'il s'agit de houlin tout court, comme [l']a expliqué Rachi ; et 'rend impur' qu'il dit, c'est [le sens de] 'disqualifie', et 'le second [est] disqualifié et ne rend pas impur' [signifie] 'et ne disqualifie pas', car il ne fait pas de troisième ; et 'le troisième se mange dans le nezid ha-demaa' [signifie que], puisque son intention était d'y mêler de la terouma, il doit le garder au niveau de pureté de la terouma, et [ce] sont des houlin préparés au niveau de pureté de la terouma, c'est pourquoi il y a en eux un troisième, et ce troisième[-la], il peut y mêler le nezid ha-demaa et le manger. Et alors [la Guemara] objecte : comment lui donnons-nous à manger une chose qui disqualifie son corps, alors qu'il est interdit de rendre son corps impur, comme [l']a expliqué Rachi ? Et [la Guemara] répond qu'il n'y a pas en eux de kazayit etc., et qu'il n'a pas besoin de les garder au niveau de pureté de la terouma, puisque son intention n'est d'[en] mêler qu'un peu, [de sorte] qu'il n'y ait pas de kazayit dans [le temps de] manger un pras, [et] ce sont des houlin tout court, et il n'y a pas en eux de troisième ; et on ne l'appelle 'troisième' que parce qu'il est le contact d'un second, ou parce que, s'il avait l'intention d'y mettre beaucoup d'épices de terouma jusqu'à [ce qu']il y ait un kazayit dans [le temps de] manger un pras, il devrait le garder au niveau de pureté de la terouma. Et cela paraît forcé ; et il paraît [préférable] d'expliquer selon la première explication, qu'il s'agit de houlin préparés au niveau de pureté de la terouma, et 'rend impur et disqualifie' [c'est à l'égard] des houlin préparés au niveau de pureté de la terouma dont il parle, qui ont en eux un troisième, et ce troisième[-la] est disqualifié et se mange dans le nezid ha-demaa, et il peut y mêler des épices de terouma ; et [la Guemara] objecte : comment lui donnons-nous à manger une chose qui disqualifie son corps, et [pourtant] il mange ensuite de la terouma, comme [l']a expliqué Rachi dans la première explication ? et [elle] répond qu'il n'y a pas en lui de kazayit etc., et que nous ne craignons pas [le fait] qu'il le mange dans la disqualification du corps : bien qu'une demi-mesure (hatsi chiour) soit interdite par la Torah, ici, [où] la disqualification du corps [est] d'ordre rabbinique, [les Sages] n'ont pas imposé de rigueur. Et ce qu'on a objecté [à savoir] : quoi qu'il en soit, comment est-il permis de disqualifier son corps, alors qu'on dit au premier chapitre de Yoma (16a) '[ne] vous rendez [pas] impurs par eux, et vous serez rendus impurs (venitmetem) par eux' — de là, [on tire] l'impureté du corps (toum'at ha-gueviya) d'ordre toranique — il paraît [qu']il ne faut pas en déduire [l'impureté] du corps [ici] ; car même aux prêtres on dit, au premier chapitre de Roch ha-Chana (16b), qu'il leur est permis de toucher un sherets et une charogne (nevela), et l'on n'expose [pas] de ce verset [autre chose] sinon que, [si] l'on a mangé des aliments impurs, le corps est disqualifié de manger la terouma et les [aliments en état de] pureté (taharot). Et de même au chapitre Amrou Lo (Keritot 13a), où il est dit qu'on a permis à la femme enceinte de manger moins que la mesure (pahot mi-ke-chiour) d'aliments impurs à cause du danger — ce qui implique [que c'est] spécifiquement moins que la mesure, [et] à cause du danger spécifiquement — c'[est] aussi lorsqu'elle vient ensuite manger de la terouma et des [aliments en état de] pureté. Et au deuxième chapitre de Tohorot, après cette [michna] de chez nous, il enseigne : 'le premier et le second [degré] dans la terouma [sont] impurs et rendent impurs, le troisième dans la terouma disqualifie et ne rend pas impur, le quatrième se mange dans le nezid ha-kodech' — cette clause-là parle de terouma préparée au niveau de pureté du kodech, et la disqualification et l'impureté qu'il enseigne sont dans la terouma elle-même, et son quatrième [degré], il peut le mêler dans un plat de kodech complet (kodech gamour) ; et ensuite il enseigne : 'le premier, le second et le troisième dans le kodech [sont] impurs et rendent impurs, le quatrième disqualifie et ne rend pas impur, le cinquième se mange dans le nezid ha-kodech' — cette clause-là parle de kodech complet préparé au niveau de pureté du hatat (sacrifice expiatoire) et au niveau de pureté de la para adouma (vache rousse), comme on [le] dit : les vêtements de ceux qui mangent du kodech sont [comme] un midras (impureté de pression) pour le hatat ; et on [le] dit aussi au traité Haguiga (18b) : Yossef le pieux d'entre les prêtres, son linge était [comme] un midras pour le hatat ; c'est pourquoi il dit que même le quatrième disqualifie, et dans le cinquième lui-même il peut mêler un aliment de kodech qui est un kodech complet ; mais la terouma seule, qui n'[est] pas [préparée] au niveau de pureté du kodech, n'a pas de quatrième, et le kodech seul, qui n'[est] pas [préparé] au niveau de pureté du hatat, n'a pas de cinquième, comme on [le] dit à la fin du premier chapitre de Pessahim (19a) : car il ne se peut qu'un Tana n'ait pas [au moins une fois] enseigné 'un quatrième dans la terouma et un cinquième dans le kodech'. Et il ne faut pas s'étonner [du fait] que la terouma et le kodech se mangent alors qu'ils sont impurs, car puisque dans la terouma elle-même il n'y a pas de quatrième, ni dans le kodech de cinquième, il n'y a pas [là] d'interdit. Et selon l'explication de Rabbenou Tam, la clause de la terouma parle de terouma tout court (terouma gueredta), et il l'appelle 'quatrième' parce qu'il veut y mêler du nezid ha-kodech et la garder de devenir un quatrième ; et la clause du kodech parle de kodech tout court, et 'le cinquième se mange dans le nezid ha-kodech' parce qu'il veut manger avec lui du kodech gardé au niveau de pureté du hatat ; et 'rend impur', c'est [le sens de] 'disqualifie', comme [il l']a expliqué dans la clause initiale.
💡 Explication

Objection de Rav Hamnouna à Oulla, depuis une michna (Tohorot 2:3, sur des houlin au niveau de la terouma) : le rishon (premier degré) est impur et rend impur (il fait de la terouma qu'il touche un sheni, lequel disqualifie un chelichi) ; le sheni (second) disqualifie la terouma sans la rendre impure (le chelichi de terouma ne fait pas de revii) ; et le chelichi (troisième) se mange dans le nezid ha-demaa — un plat de houlin auquel on a le droit d'ajouter des épices de terouma (ail, huile). Or si manger un chelichi disqualifie le corps (Oulla), comment le prêtre y mêlerait-il, et mangerait-il, de la terouma ?

🖼️ Schéma
L'objection de Rav Hamnouna à Oulla : le nezid ha-demaa michna (Tohorot 2:3) sur les houlin préparés au niveau de pureté de la terouma Rishon (1er) impur ET rend impur il fait de la terouma un sheni, qui disqualifie le chelichi Sheni (2e) disqualifie, sans rendre impur il disqualifie la terouma, mais un chelichi de terouma ne fait pas de revii Chelichi (3e) mange dans le nezid ha-demaa un plat ou de la terouma (épices, ail, huile) est mêlée ; le prêtre a le droit de l'y ajouter Difficulté : si manger un chelichi DISQUALIFIE le corps (Oulla), comment lui donne-t-on a manger ce chelichi, qui le rendra inapte à manger la terouma mêlée au plat ?
La michna du rishon, du sheni et du chelichi (houlin au niveau de la terouma) : c'est le chelichi 'mange dans le nezid ha-demaa' qui fonde l'objection à Oulla.
10
ואי אמרת נפסל גופו מלאכול בתרומה, ספינן ליה מידי דפסיל ליה לגופיה? אמר ליה: הנח לנזיד הדמע,

Or si tu dis [comme Oulla que] son corps est disqualifié de manger de la terouma — lui donnons-nous à manger une chose qui disqualifie son corps ? Il lui dit : laisse le nezid ha-demaa,

📜 Rachi (2)
ואי אמרת נפסל גופו מלאכול בתרומה ספינן להאי כהן מידי דפסיל לגופו והדר אכיל בהדיה תרומה כגון הנך תבלין:
'Or si tu dis [que] son corps est disqualifié de manger de la terouma, lui donnons-nous à manger' — à ce prêtre une chose qui disqualifie son corps, et [qu']il mange ensuite avec elle de la terouma, par exemple ces épices[-là] ?
הנח לנזיד הדמע דלא איכפת לן אי אכיל תבלי תרומה בפסול הגוף:
'Laisse le nezid ha-demaa' — car peu nous importe qu'il mange des épices de terouma dans la disqualification du corps.
🗂️ Tossefot (1)
הנח לנזיד הדמע דליכא כזית בכדי אכילת פרס לא בשביל שיהא סתם נזיד כן דבפרק אלו עוברין (פסחים דף מד.) משמע דאיכא בסתמא כזית בכדי אכילת פרס גבי מקפה של חולין ושום ושמן של תרומה דקאמר התם ובפרק שלשה מינין (נזיר דף לו.) הואיל וזר לוקה עליו בכזית בכדי אכילת פרס אלא דבעי למימר דהכא איירי בכה"ג דליכא כזית בכדי אכילת פרס:
'Laisse le nezid ha-demaa, car il n'y a pas un kazayit dans [le temps de] manger un pras' — non que tout nezid [ordinaire] soit ainsi, car au chapitre Elou Ovrin (Pessahim 44a) il ressort que, dans un [nezid] ordinaire, il y a un kazayit dans [le temps de] manger un pras, à propos d'un brouet (mikpa) de houlin avec de l'ail et de l'huile de terouma, comme on [le] dit là-bas ; et au chapitre Chelocha Minin (Nazir 36a) [il est dit] : 'puisqu'un étranger (zar) est passible [de peine] pour lui [s'il en mange] un kazayit dans [le temps de] manger un pras' ; mais [la Guemara] veut dire qu'ici on traite d'un tel cas où il n'y a pas de kazayit dans [le temps de] manger un pras.
💡 Explication

Le cœur de l'objection : si, selon Oulla, manger un chelichi disqualifie le corps de la consommation de la terouma, comment la michna permet-elle de donner à manger à un prêtre ce chelichi mélangé à de la terouma (le nezid ha-demaa) — on lui ferait avaler ce qui le rend lui-même inapte à la terouma qu'il y mêle ! Réponse d'Oulla : 'laisse le nezid ha-demaa' [il n'y a pas là matière à difficulté] — la suite [au daf 35a] précisera qu'il n'y a pas, dans un tel plat, de quoi atteindre la mesure d'un kazayit dans le temps de manger un pras, de sorte que le corps n'est pas réellement disqualifié.

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Texte hébreu et araméen vocalisé : édition numérique William Davidson du Talmud Koren Noé, via Sefaria (licence CC BY-NC). Traduction française, notes et schémas : Chiourim BA (licence CC BY 4.0).