Chullin 35a — manger un aliment du troisième degré : terouma, kodesh et le houlin fait sur leur pureté

Chullin 35a

Sougya : Le daf poursuit la sougya des degrés d'impureté. On admet d'abord que le ragoût de terouma (nezid ha-dema) n'a pas un kazayit de terouma dans le temps d'une akhilat peras, donc il reste profane.

Rabbi Yonatan au nom de Rabbi enseigne que celui qui mange un shelishi de terouma elle-même est interdit de manger [de la terouma] mais autorisé à [la] toucher ; la Guemara montre que cet enseignement et celui de Oulla (sur le houlin fait sur la pureté de la terouma) sont tous deux nécessaires. Rav Yitzhak bar Chemouel bar Marta pose une règle : seul le kodech mekoudash (sanctifié dans son corps) fait un revi'i ; donc celui qui mange un shelishi de houlin fait sur la pureté du kodech reste pur pour manger du kodech.

Rami bar Hama objecte depuis la michna ('shelishi : sheni pour le kodech') ; Rav Yitzhak répond : 'laisse la terouma, car sa pureté est une impureté à l'égard du kodech'. Il l'établit par la michna des vêtements (am ha-arets / perouchin / terouma / kodech, chaque cran étant madras pour le suivant), et Rava distingue : les madrasot sont différentes [des aliments].

Les degrés d'impureté : jusqu'où la chaîne se propage selon l'aliment Av (père) Rishon Sheni Shelishi Revi'i Houlin av rishon sheni pur (s'arrête au sheni) Terouma av rishon sheni shelishi pur (s'arrête au shelishi) Kodech av rishon sheni shelishi revi'i (va jusqu'au revi'i) Règle de Rav Yitzhak bar Chemouel bar Marta Seul le kodech mekoudash (sanctifié dans son corps) fait un revi'i. Le houlin fait sur la pureté du kodech ne fait PAS de revi'i -> pur pour manger du kodech.
Jusqu'où la chaîne d'impureté se propage selon l'aliment (houlin, terouma, kodesh) et la règle de Rav Yitzhak (seul le kodesh mekoudash fait un revi'i).
L'échelle des vêtements : madras (foulage) d'un cran à l'autre (Haguiga 18b) Am ha-arets ne garde pas la pureté Perouchin mangent le houlin en pureté Mangeurs de terouma Mangeurs de kodech madras madras madras Les habits de chaque cran sont, pour le cran supérieur, comme un madras du zav (av ha-toum'a).
La michna des vêtements (segment 6) : chaque cran de pureté est, pour le cran au-dessus, comme un madras (foulage) du zav.
1
דליכא כזית בכדי אכילת פרס.

[On a maintenu le ragoût de terouma (nezid ha-dema) comme profane] car il n'y a pas un kazayit [de terouma] dans le temps d'une akhilat peras (le temps de manger une demi-miche).

📜 Rachi (1)
דליכא כזית בכדי אכילת פרס דחיוב אוכל תרומה בטומאת הגוף לא הוי אלא בכזית ואין שום אכילה כשיעור מצטרפת בין כזית דכל איסורין ובין ככותבת ליה"כ אם שהה מתחלת אכילת השיעור ועד סופה יותר מכדי אכילת פרס שכך נתנה תורה שיעור לשהיית אכילה בבית המנוגע שהקפידה תורה בשוהה בו שיעור אכילה לטמא בגדים ואותה אכילה נשתערה בחצי ככר של עירוב והיא ד' ביצים ובנזיד הדמע תבלי תרומה מועטין וכי אכיל מן המקפה פרס לא אכל מן התבלין כזית עד דאכל מן המקפה טפי מאכילת פרס ובטפי לא מצטרף כזית ואין כאן אכילת תרומה בטומאה אבל ראשון ושני אין נאכל בנזיד הדמע דאפילו בחולין מהני שני ועוד דשני פסיל ליה לתרומה דפתיכא ביה כך שמעתי. וקשיא לי מ"מ היכי ספינן ליה מידי דפסיל לגופיה לתרומה והא מוזהר הוא מלפסול את גופו דאמרינן בפ"ח דיומא (דף פ:) אל תטמאו בהם ונטמתם בם מכאן לטומאת גוייה דאורייתא ואפילו למ"ד דרבנן איסורא מיהא איכא ועוד לישנא דהש"ס דפריך ספינן ליה מידי דפסיל ליה לגופיה משמע דלאו מתבלי תרומה פריך אלא מדספינן ליה שלישי של חולין. ונ"ל דבחולין גרידא קאי רישא דמתניתין הראשון שבחולין כו' והשלישי נאכל אפילו הוא נזיד הדמע ונגע בשני לטומאה וה"ל שלישי מותר לאוכלו והא הכא כיון דנזיד הדמע הוא על כרחיך שנעשה על טהרת תרומה בעי למיכליה וה"ל חולין שנעשין על טהרת תרומה ואי אמרת שלישי דידהו פסיל גופא לתרומה ספינן ליה להאי כהן מידי דפסיל לגופיה ואתי למיכל תרומה אבתריה. הנח לנזיד הדמע דליכא כזית בכדי אכילת פרס הלכך לאו חולין שנעשו על טהרת תרומה הוא דאמאי קרית ליה בטהרת תרומה משום תבלין דפתיכי ביה הנהו לית בהו כזית תרומה בכדי אכילת פרס דמקפה הלכך לא בעי למיכלינהו בטהרת תרומה והוו להו חולין גרידי:
Car il n'y a pas un kazayit dans le temps d'une akhilat peras — car l'obligation de [celui qui] mange de la terouma en état d'impureté du corps (toum'at ha-gouf) n'existe qu'avec un kazayit ; et aucune consommation, [pour atteindre] la mesure [requise], ne se cumule — ni entre [les bouchées pour] le kazayit de tous les interdits, ni entre [elles pour] la kotevet (datte) de Yom Kippour — si l'on s'est attardé, du début de la consommation de la mesure jusqu'à sa fin, plus que le temps d'une akhilat peras ; car ainsi la Torah a donné [pour] mesure à la durée d'une consommation [celle de manger] dans une maison atteinte de lèpre (bayit ha-menougga), où la Torah a été stricte [à l'égard de] celui qui s'y attarde le temps d'une consommation [au point de] rendre les vêtements impurs ; et cette consommation a été évaluée à une demi-miche [de pain] du erouv, soit quatre œufs. Et dans le nezid ha-dema, les épices de terouma sont en petite quantité, et lorsqu'il mange du brouet (mikpa) une [quantité de] peras, il n'a pas mangé des épices un kazayit avant d'avoir mangé du brouet plus qu'une akhilat peras ; et dans le 'plus', le kazayit ne se cumule pas, et il n'y a là aucune consommation de terouma en [état d']impureté. Mais un [aliment] rishon ou sheni ne se mange pas dans le nezid ha-dema, car même dans du profane le sheni [le] rend impropre ; et de plus, le sheni le rend impropre [en tant que] terouma, du fait qu'il est mélangé en lui ; ainsi l'ai-je entendu. Et il m'est difficile [de dire ceci] : malgré tout, comment lui donnons-nous à manger une chose qui le rend lui-même impropre à la terouma ? or il est averti de ne pas se rendre lui-même impropre, car nous disons au chapitre 8 de Yoma (folio 81a) [à partir de] '[ne vous] rendez pas impurs par eux et vous deviendrez impurs (ve-nitmetem) par eux' : de là [on apprend] que l'impureté du corps (toum'at gouya) est d'ordre toranique ; et même selon l'avis [pour] qui [c'est] d'ordre rabbinique, il y a à tout le moins un interdit ; et de plus, la langue du Talmud, qui objecte 'lui donnons-nous à manger une chose qui le rend lui-même impropre', indique [que] ce n'[est] pas à partir des épices de terouma qu'il objecte, mais de ce qu'on lui donne à manger un shelishi de profane. Et il me semble [que] c'[est] sur du profane pur (houlin guereida) que se tient le début de la michna : 'le rishon qui [est] dans le profane etc.', et le shelishi se mange même s'il [s'agit] d'un nezid ha-dema [qui] a touché un [aliment] sheni en impureté, et c'est un shelishi qu'il est permis de manger. Or ici, puisque c'est un nezid ha-dema, force [est] qu'il veuille le manger en [état de] pureté de terouma, et c'est un profane fait sur la pureté de la terouma (houlin she-naassou al taharat terouma) ; et si tu dis [que] leur shelishi rend le corps [de l'homme] impropre à la terouma, [alors] nous donnons à manger à ce kohen une chose qui le rend lui-même impropre, et il en viendra à manger de la terouma après cela. [Réponse :] laisse le nezid ha-dema, car il n'y a pas un kazayit dans le temps d'une akhilat peras ; partant, ce n'[est] pas un profane fait sur la pureté de la terouma — car pourquoi l'appellerais-tu '[fait] sur la pureté de la terouma' ? à cause des épices mélangées en lui ; or il n'y a pas en elles un kazayit de terouma dans le temps d'une akhilat peras du brouet ; partant, il n'[est] pas besoin de les manger en [état de] pureté de terouma, et ce sont des profanes purs (houlin guereida).
💡 Explication

Clôture du raisonnement entamé plus haut sur le nezid ha-dema (ragoût assaisonné d'épices de terouma). On le tient pour profane (houlin) parce qu'il n'y a pas un kazayit (volume d'une olive) de terouma consommé dans le temps d'une akhilat peras (le temps de manger une demi-miche) : sans ce minimum dans ce laps de temps, l'aliment n'a pas le statut de terouma et n'exige pas la pureté de la terouma.

2
אמר רבי יונתן אמר רבי: האוכל שלישי של תרומה עצמה – אסור לאכול, ומותר ליגע.

Rabbi Yonatan a dit au nom de Rabbi : celui qui mange un shelishi de terouma elle-même — il est interdit de manger [de la terouma], mais il est permis de [la] toucher.

📜 Rachi (2)
אסור לאכול בתרומה:
Il est interdit de manger — de la terouma.
ומותר ליגע והיינו נמי כדעולא אלא דעולא איירי בשלישי דחולין שנעשו על טהרת תרומה ורבי יוחנן איירי בשלישי דתרומה עצמה:
Mais il est permis de toucher — et c'est aussi [conforme] à [l'avis de] Oulla ; seulement Oulla traite d'un shelishi de profane fait sur la pureté de la terouma, et Rabbi Yo'hanan traite d'un shelishi de la terouma elle-même.
💡 Explication

Enseignement de Rabbi Yonatan au nom de Rabbi : celui qui consomme un aliment de shelishi (troisième degré) de terouma elle-même devient invalidé pour manger de la terouma, mais peut encore la toucher (il ne la rendrait pas impropre par contact). C'est l'analogue de l'enseignement de Oulla, mais pour la terouma elle-même et non pour le houlin fait sur la pureté de la terouma.

3
ואיצטריך דעולא, ואיצטריך דרבי יונתן, דאי מדעולא הוה אמינא: הני מילי בחולין שנעשו על טהרת תרומה, אבל תרומה – בנגיעה נמי אסור, איצטריך דרבי יונתן. ואי מדרבי יונתן הוה אמינא: הני מילי תרומה, אבל חולין – באכילה נמי שרי, צריכי.

Et [l'enseignement] de Oulla était nécessaire, et [celui] de Rabbi Yonatan était nécessaire. Car si [on l'apprenait] de Oulla [seul], j'aurais dit : ceci [vaut] dans du profane fait sur la pureté de la terouma, mais la terouma [elle-même] — par contact aussi [c'est] interdit ; [c'est pourquoi celui] de Rabbi Yonatan était nécessaire.

Et si [on l'apprenait] de Rabbi Yonatan [seul], j'aurais dit : ceci [vaut pour la] terouma, mais le profane — par consommation aussi [c'est] permis ; [aussi] sont-ils [tous deux] nécessaires.

📜 Rachi (1)
ה"מ דאמרינן נפסל מלאכול דמשמע אבל מותר ליגע היכא דשלישי שאכל הוה חולין אבל תרומה לא ואי מדרבי כו':
Ceci [vaut] — [à savoir] ce que nous disons [qu']il devient invalidé pour manger, ce qui indique [que c'est] permis de [le] toucher : là où le shelishi qu'il a mangé était du profane ; mais la terouma, non. 'Et si [on l'apprenait] de Rabbi etc.'
🗂️ Tossefot (1)
אבל תרומה בנגיעה נמי אסור אע"ג דאין עושה רביעי ה"א דאסור ליגע דגזרינן שלא יבא לאכול:
Mais la terouma — par contact aussi [c'est] interdit — bien qu'elle ne fasse pas de revi'i, j'aurais dit qu'il est interdit de [la] toucher, car nous décréterions [par précaution] qu'il n'en vienne pas à [en] manger.
💡 Explication

La Guemara montre que les deux enseignements sont indispensables. De Oulla seul (houlin sur pureté de terouma : interdit de manger, permis de toucher), on aurait pu croire que pour la terouma elle-même le contact aussi est interdit — d'où la nécessité de Rabbi Yonatan. De Rabbi Yonatan seul (terouma : interdit de manger, permis de toucher), on aurait pu croire que pour le houlin même la consommation est permise — d'où la nécessité de Oulla.

4
יתיב רב יצחק בר שמואל בר מרתא קמיה דרב נחמן, ויתיב וקאמר: האוכל שלישי של חולין שנעשו על טהרת הקדש – טהור לאכול בקדש, שאין לך דבר שעושה רביעי בקדש אלא קדש מקודש בלבד.

Rav Yitzhak bar Chemouel bar Marta était assis devant Rav Nahman, et il était assis et disait : celui qui mange un shelishi de profane fait sur la pureté du kodech — il est pur pour manger du kodech ; car tu n'as rien qui fasse un revi'i dans le kodech, hormis le kodech mekoudash (sanctifié) seul.

📜 Rachi (2)
אלא קדש מקודש אא"כ היה שלישי של קדש מקודש דהאי שלישי עביד רביעי בקדש מעלה היא דרבנן דהא גבי מעלות דחומר בקדש קתני להו (חגיגה דף כ:) בה' מעלות אחרונות דאמרינן התם (שם כא:) דלית להו דררא דטומאה מדאורייתא וכי תקינו רבנן בשלישי דקדש מקודש הוא דתקון. ואע"ג דמייתינן לה בק"ו ממחוסר כיפורים לאו ק"ו דאורייתא הוא דהא משלישי דתרומה הוא דמייתינן והיא גופה לאו כתיבא בהדיא ואסמכתא בעלמא הוא תדע דהא גבי מעלות תנייה וק"ו דכוותיה אמרינן במסכת סוטה בפרק כשם (דף כט:) דאמרינן ק"ו מאוכל הבא מחמת טבול יום דעביד רביעי בקדש והוא גופיה לאו מכתב כתיב ולא בק"ו אתי:
Hormis le kodech mekoudash — [c'est-à-dire] à moins que [ce] shelishi [ne] soit du kodech mekoudash, [car alors] ce shelishi fait un revi'i dans le kodech ; [mais] c'est une mealah (précaution renforçante) d'ordre rabbinique, car [la Guemara] les enseigne parmi les mealot [traitées] dans [la michna] 'la rigueur dans le kodech' (Haguiga 20b), au [titre des] cinq dernières mealot, dont nous disons là-bas (21b) qu'elles n'ont aucune attache d'impureté d'ordre toranique ; et lorsque les Sages [l']ont institué [pour] un shelishi, c'est [pour le shelishi] du kodech mekoudash qu'ils [l']ont institué. Et bien que nous l'amenions par un kal va-homer depuis le mehoussar kippourim (celui à qui il manque [un acte d']expiation), ce n'[est] pas un kal va-homer d'ordre toranique, car c'est depuis un shelishi de terouma que nous l'amenons, et celle-ci elle-même n'est pas écrite explicitement [dans la Torah] mais [n'est qu']un simple appui (asmakhta) ; sache[-le], car [la Guemara] l'enseigne parmi les mealot, et un kal va-homer du même [genre] nous [le] disons dans le traité Sota au chapitre 'Keshem' (folio 29b) — car nous disons [là-bas] un kal va-homer depuis l'aliment [rendu impur] à cause d'un tevoul yom (immergé du jour) qui fait un revi'i dans le kodech, lequel [aliment] lui-même n'est pas écrit et ne vient pas [non plus] par un kal va-homer.
קדש מקודש קדש גמור שקדש גופו כגון בשר קרבן וחלות התודה שנשחט הזבח עליהם ומנחות שקדשו בכלי אבל שלישי של קדש המקודש בקדושת פה לא והכי מפרש בברייתא דמסכת טהרות בפ"ק וכיון דלא עביד רביעי לא פסיל לגברא וקס"ד וכ"ש חולין שנעשו על טהרת תרומה:
Kodech mekoudash — un kodech complet dont le corps a été sanctifié, comme la viande d'un sacrifice (korban) et les pains de l'action de grâce (todah) sur lesquels le sacrifice a été égorgé, et les oblations (menahot) qui ont été sanctifiées dans un ustensile ; mais un shelishi du kodech sanctifié [seulement] par une sanctification de la bouche (kedoushat peh), non ; et ainsi [cela] est-il expliqué dans la braita du traité Taharot, au premier chapitre. Et puisqu'il ne fait pas de revi'i, il ne rend pas l'homme (gavra) impropre ; et il vient à l'esprit (kas'd) [qu']à plus forte raison [il en est de même pour] le profane fait sur la pureté de la terouma.
🗂️ Tossefot (2)
האוכל שלישי של חולין שנעשו על טהרת הקדש טהור לאכול בקדש כמו שאינו עושה רביעי והא דנקט אוכל ולא נקט מגע שאינו עושה רביעי אם נגע בקדש רבותא נקט דהאוכל חמור ממגע דהא אוכל את שלישי הוי שני לקדש וא"ת לענין מאי הוי שלישי כיון דאוכלו הוי טהור אפילו לאכול בקדש וגם אם נגע בקדש אינו עושה רביעי ונראה דנ"מ לכי הא [דתנן] (דתניא) בפרק קמא דטהרות השרץ מטמא שלשה ופוסל אחד בקדש באיזה קדש אמרו בקדש מקודש כמו חלות תודה ורקיקי נזיר שנשחט עליהן הזבח והמנחות שקדשו בכלי אבל חלות תודה ורקיקי נזיר שלא נשחט עליהם הזבח ומנחות שלא קדשו בכלי אינן לא כקדש ולא כחולין אלא הרי הן כתרומה והשרץ מטמא בהן שנים ופוסל אחד והשתא לענין זה יש בהן שלישי דשוב אין שוחטין עליהם הזבח ואין מקדשין המנחות בכלי דתו לא חזו לקדושת הגוף וא"ת רבי יצחק כמאן לא כר"א ולא כרבי יהושע דלרבה בר בר חנה לרבי יהושע אין בהן שלישי כלל ולעולא הא דקאמר רבי יהושע שלישי שני לקדש היינו אף לחולין שנעשו על טהרת הקדש אי כר"א הא אמר שלישי שלישי ונ"ל דקסבר רבי יצחק דר"א ורבי יהושע לא איירו אלא בשלישי של חולין שנעשו על טהרת תרומה שטהרתה טומאה היא אצל הקדש אבל אוכלין שלישי של חולין שנעשו על טהרת הקדש טהור לאכול בקדש וא"ת תקשה מתניתין דטהרות לרבי יצחק דקתני שלישי שבתרומה פוסל ופירשתי לעיל דאיירי בנעשה על טהרת הקדש וי"ל דמסקינן תנאי היא:
Celui qui mange un shelishi de profane fait sur la pureté du kodech est pur pour manger du kodech — [c'est-à-dire] comme [s']il ne faisait pas de revi'i. Et le fait qu'il prend [le cas du] 'mangeur' et ne prend pas [le cas du] 'contact' — qui [lui non plus] ne fait pas de revi'i s'il touche du kodech — il prend [le cas le plus] fort, car le mangeur [est] plus grave que le contact, puisque celui qui mange le shelishi devient sheni pour le kodech. Et si tu dis : à quel égard [importe-t-il qu']il [reste] un shelishi, puisque, dès lors qu'il [le] mange, il est pur même pour manger du kodech, et aussi [que], s'il touche du kodech, il ne fait pas de revi'i ? [Réponse :] il apparaît [qu']il y a une différence pratique (nafka mina) pour ce que nous avons appris au premier chapitre de Taharot : le sherets rend impurs trois [degrés] et invalide un [degré supplémentaire] dans le kodech. Dans quel kodech a-t-on dit [cela] ? dans le kodech mekoudash, comme les pains de l'action de grâce et les galettes du nazir sur lesquels le sacrifice a été égorgé, et les oblations sanctifiées dans un ustensile ; mais les pains de l'action de grâce et les galettes du nazir sur lesquels le sacrifice n'a pas été égorgé, et les oblations qui n'ont pas été sanctifiées dans un ustensile, ne [sont] ni comme du kodech ni comme du profane, mais [sont] comme de la terouma, et le sherets y rend impurs deux [degrés] et en invalide un. Et à présent, à cet égard, il y a en eux un shelishi, car désormais on n'égorge plus le sacrifice sur eux et on ne sanctifie plus les oblations dans un ustensile, puisqu'ils ne [sont] plus aptes à une sanctification du corps. Et si tu dis : Rabbi Yitzhak [suit] qui ? [ce n'est] ni comme Rabbi Eliezer ni comme Rabbi Yehochoua, car selon Rabba bar bar Hana, pour Rabbi Yehochoua il n'y a pas du tout de shelishi en eux ; et pour Oulla, ce que dit Rabbi Yehochoua '[le] shelishi [est] sheni pour le kodech' [vaut] aussi pour le profane fait sur la pureté du kodech ; [et] si [c'est] comme Rabbi Eliezer, il [a pourtant] dit [que le] shelishi [fait un] shelishi [et non un sheni] ! Et il me semble [que] Rabbi Yitzhak tient [que] Rabbi Eliezer et Rabbi Yehochoua n'ont traité que d'un shelishi de profane fait sur la pureté de la terouma, dont la pureté est une impureté à l'égard du kodech ; mais [si] l'on mange un shelishi de profane fait sur la pureté du kodech, [on est] pur pour manger du kodech. Et si tu dis : la michna de Taharot fait difficulté pour Rabbi Yitzhak, qui enseigne [que le] shelishi qui [est] dans la terouma rend impropre — [eh bien] j'ai expliqué plus haut qu'elle traite d'un [aliment] fait sur la pureté du kodech ; et l'on peut dire que nous concluons [que c'est l'objet d']une divergence de Tannaim (tannaei hi).
אין לך דבר כו' אלא קדש מקודש בלבד מה שפירש בקונטרס דרביעי בקדש מעלה דרבנן היא מדקתני לה בה' מעלות אחרונות בחומר בקדש דאמר התם דלית להו דררא דטומאה דאורייתא אין נראה דהא חשיב נמי בה' מעלות אחרונות כלי מצטרף מה שבתוכו לקדש וצירוף הוי דאורייתא לרבי יוחנן דספ"ק דפסחים (דף יט.) ואפילו רבי חייא בר אבא דפליג עליה התם ואמר צירוף דרבנן הוא הא איהו מוקי לה כר"ע ור"ע ס"ל שלישי בחולין דאורייתא וא"כ רביעי בקדש נמי דאורייתא דקרי כאן והבשר אשר יגע בכל טמא לא יאכל והא דקרי לרביעי בקדש בפרק כל שעה (פסחים דף כד.) מעלה בעלמא לאו משום דהוי מדרבנן דהא הביא כפרתו אוכל בקדשים קרי ליה נמי התם מעלה אע"ג דהוי דאורייתא כדדרשינן בהערל (יבמות עד:) וקאמר נמי התם דוהבשר לרבות עצים ולבונה הוי מעלה ולקמן (חולין דף לו.) מוכיח מיניה דחיבת הקדש דמכשרת דאורייתא והא דאמר בפ' (כל הפסולים) (זבחים דף לד) גבי והבשר לרבות עצים ולבונה לפסולא בעלמא לאו פסולא בעלמא דרבנן אלא למימר דלאו למלקות דלא יאכל מרבה ליה אלא ליפסל מהקרבה קאמר דמקבל טומאה ולעולם פסולה דאורייתא והא דאמר בפרק חומר בקדש (חגיגה דף כא:) דה' אחרונות לית להו דררא דטומאה דאורייתא ר"ח ל"ג דאורייתא ואפילו גרסינן דאורייתא ה"פ דכה"ג בחולין ליכא דררא דטומאה דאורייתא דרחוק הוא מטומאה ומה שמדקדק בקונט' בפסחים דלא משכח רביעי בקדש למ"ד טומאת משקה לטמא אחרים לאו דאורייתא ואין אוכל מטמא אוכל דהיאך יכול לבא לידי רביעי שרץ כלי וכלי אוכל ואוכל משקה הרי אין כאן אלא שלשה ואין זה קושיא דמשכחת ליה שפיר ע"י עצים ולבונה ואע"ג דר"ל מיבעי ליה לקמן אי מהני חיבת הקדש למימני ביה ראשון ושני ההוא אמורא דאמר בפסחים דאין אוכל מטמא אוכל סבר דמונין בו ראשון ושני ור"ל סבר דאוכל מטמא אוכל:
Tu n'as rien etc. hormis le kodech mékoudash seul — ce qu'a expliqué [Rachi] dans le Kountras [Rachi], [à savoir] que [le] revi'i dans le kodech [n'est qu']une méalah (précaution) d'ordre rabbinique, du fait qu'[on] l'enseigne parmi les cinq dernières mealot de [la michna] 'la rigueur dans le kodech', où il [est] dit là-bas qu'elles n'ont aucune attache d'impureté d'ordre toranique — [cela] ne semble pas [exact], car [on] compte aussi, parmi les cinq dernières mealot, [que] l'ustensile joint (metsaref) ce qui [est] en lui à l'égard du kodech ; or la jonction (tseirouf) est d'ordre toranique pour Rabbi Yo'hanan, à la fin du premier chapitre de Pessahim (folio 19a) ; et même Rabbi Hiya bar Abba, qui diverge de lui là-bas et dit [que] la jonction [n'est que] d'ordre rabbinique — lui[-même] l'établit [pourtant] selon Rabbi Akiva, et Rabbi Akiva tient [que le] shelishi dans le profane [est] d'ordre toranique ; et s'il en est ainsi, [le] revi'i dans le kodech aussi [est] d'ordre toranique, car [il faut] lire ici 'et la chair qui touchera quelque [chose d']impur ne sera pas mangée' (Lévitique 7:19). Et le fait que [la Guemara] appelle [le] revi'i dans le kodech, au chapitre 'Kol Chaa' (Pessahim folio 24a), une simple méalah, ce n'[est] pas parce qu'[il serait] d'ordre rabbinique ; car '[celui qui] a apporté son expiation [et] mange des [aliments] sacrés', [la Guemara] l'appelle elle aussi là-bas une méalah, bien que [ce soit] d'ordre toranique, ainsi que nous l'exposons dans 'Hé-Arel' (Yevamot 74b) ; et [la Guemara] dit aussi là-bas [que] 've-ha-bassar' (et la chair) [vient] inclure le bois et l'encens [comme] une méalah ; et plus loin (Houlin folio 36a) [la Guemara] prouve de là [que] la 'havivout ha-kodech' (prédilection du kodech) qui rend apte (makhchéret) [à recevoir l'impureté] est d'ordre toranique. Et ce que [la Guemara] dit au chapitre ['Kol ha-Pessoulin'] (Zevahim folio 34a) à propos de 've-ha-bassar' [qui vient] inclure le bois et l'encens 'pour une simple invalidité (pessoula be-alma)' — [cela] n'[est] pas [pour dire] une simple invalidité d'ordre rabbinique, mais pour dire que ce n'[est] pas pour [la peine de] flagellation (malkout) [de] 'ne sera pas mangée' qu'[elle] les inclut, mais pour [les] rendre invalides à l'offrande (hakrava) qu'[elle le] dit, [à savoir] qu'[ils] reçoivent l'impureté ; et en tout état de cause, [c'est] une invalidité d'ordre toranique. Et ce qu'[on] dit au chapitre 'Homer ba-kodech' (Haguiga folio 21b) que les cinq dernières [mealot] n'ont aucune attache d'impureté d'ordre toranique — Rabbenou Hananel ne lit pas 'd'ordre toranique' ; et même si nous lisons 'd'ordre toranique', voici son explication : que dans un tel [cas], s'agissant du profane, il n'y a aucune attache d'impureté d'ordre toranique, car [le profane] est éloigné de l'impureté. Et ce que [Rachi] précise dans le Kountras, dans Pessahim, qu'on ne trouve pas [de] revi'i dans le kodech selon l'avis [pour] qui [dit que] l'impureté d'un liquide à rendre impurs d'autres [aliments n']est pas d'ordre toranique et [qu']un aliment ne rend pas impur [un autre] aliment — [à savoir] comment pourrait-on en arriver à un revi'i : sherets, ustensile, et ustensile [rend] l'aliment [impur], et l'aliment [rend] le liquide [impur], voici qu'il n'y a là que trois [degrés] — ce n'[est] pas une difficulté, car on le trouve fort bien au moyen du bois et de l'encens. Et bien que Resh Lakich [s']interroge plus loin [pour savoir] si la havivout ha-kodech est efficace pour compter en lui [le] rishon et [le] sheni — cet Amora qui dit dans Pessahim qu'un aliment ne rend pas impur [un autre] aliment tient [pourtant] qu'on compte en lui [le] rishon et [le] sheni, et Resh Lakich tient [lui] qu'un aliment rend impur [un autre] aliment.
💡 Explication

Enseignement central du daf (voir le schéma de synthèse). Rav Yitzhak bar Chemouel bar Marta : celui qui mange un aliment du shelishi d'un houlin fait sur la pureté du kodech reste pur pour manger du kodech, parce qu'aucun aliment ne produit un revi'i (quatrième degré) dans le domaine du kodech, sauf le kodech mékoudash (sacrifice dont le corps a été sanctifié). Le houlin, même préparé sur la pureté du kodech, n'atteint pas ce statut et ne fait donc pas de revi'i.

5
מתיב רמי בר חמא: שלישי – שני לקדש, ואין שני לתרומה. בחולין שנעשו על טהרת תרומה. אמאי? הא לאו קדש מקודש הוא!

Rami bar Hama objecta : [la michna enseigne] 'un shelishi [est] sheni pour le kodech, et [il n'est] pas sheni pour la terouma' — [il s'agit] d'un profane fait sur la pureté de la terouma. Pourquoi [serait-il sheni pour le kodech] ? or [il n'est] pas du kodech mékoudash !

📜 Rachi (1)
והא לאו קדש מקודש הוא וקפסיל ליה לגברא ואפילו שני נמי עביד ליה:
Or [il n'est] pas du kodech mékoudash — et [pourtant la michna] rend l'homme impropre, et même [le statut de] sheni elle [le] lui confère [en disant 'sheni pour le kodech'] !
🗂️ Tossefot (1)
בחולין שנעשו על טהרת תרומה ואמאי הא לאו קדש מקודש הוא נ"ל דהאי מקשה סבר דטעמא הוא דהאוכל שלישי שני הוי משום דכיון דלא נזהר לשומרו מליטמא וליגע בשני איכא לספוקי נמי דלמא נגע בראשון וסבר כעולא דבנעשו על טהרת הקדש נמי שלישי שני מהאי טעמא ולית ליה דטהרתה של תרומה טומאה היא אצל קדש אלא שמירת תרומה חשיבא לשמירה אצל קדש ורבי יצחק משני דוקא בשלישי הנעשה על טהרת תרומה הוי אוכלו שני דטהרתה טומאה היא אצל הקדש אבל שלישי הנעשה על טהרת הקדש הוי אוכלו טהור לאכול בקדש כמו שאינו עושה רביעי ולדידיה תרומה טהורה נמי מטמאה קדש ולהכי קאמר מנא תימרא דממאי דשלישי שני אין להוכיח לפי סברת המקשה ומייתי מבגדי אוכלי תרומה מדרס לאוכלי קדש ואין נראה לו לחלק בין מדרסות לפירי ורבא משני דיש לחלק ולא חיישינן בפירי שמא נגע במדרס נ"ל:
[Il s'agit] d'un profane fait sur la pureté de la terouma ; et pourquoi ? or [il n'est] pas du kodech mékoudash — il me semble [que] celui qui objecte tient [que] le motif pour lequel celui qui mange un shelishi devient sheni [est] que, puisqu'il n'a pas pris garde de le préserver de s'impurifier et de toucher un sheni, il y a aussi lieu de douter [que] peut-être il a touché un rishon ; et il pense comme Oulla [que], pour [un aliment] fait sur la pureté du kodech aussi, le shelishi [rend l'homme] sheni pour ce [même] motif, et il ne tient pas [que] la pureté de la terouma est une impureté à l'égard du kodech ; au contraire, la préservation de la terouma vaut comme préservation à l'égard du kodech. Et Rabbi Yitzhak répond [que c'est] uniquement pour un shelishi fait sur la pureté de la terouma [que] celui qui le mange devient sheni, car sa pureté est une impureté à l'égard du kodech ; mais un shelishi fait sur la pureté du kodech, celui qui le mange est pur pour manger du kodech, comme [s']il ne faisait pas de revi'i. Et selon lui, la terouma pure aussi rend impur le kodech ; et c'est pourquoi [Rabbi Yitzhak] dit 'd'où [le] dis-tu ?' — car de ce que [le] shelishi [rend l'homme] sheni, il n'y a pas [matière] à prouver, selon le raisonnement de celui qui objecte ; et il amène [une preuve] des vêtements des mangeurs de terouma [qui sont] madras pour les mangeurs de kodech ; et il ne lui semble pas [juste] de distinguer entre les madrasot et les fruits (aliments). Et Rava répond qu'il y a [matière] à distinguer, et [que] nous ne craignons pas, [s'agissant] des fruits, [qu']il ait peut-être touché un madras. Il me semble.
💡 Explication

Objection de Rami bar Hama depuis une michna (33b) : un shelishi devient sheni à l'égard du kodech (mais pas sheni à l'égard de la terouma). Cette michna ne peut viser qu'un houlin fait sur la pureté de la terouma (puisqu'on ne mange pas de terouma impure). Or, selon Rav Yitzhak, pourquoi ce houlin serait-il sheni pour le kodech, alors qu'il n'est pas du kodech mékoudash et ne devrait donc rien produire dans le kodech ?

6
אמר ליה: הנח לתרומה, שטהרתה טומאה היא אצל הקדש.

Il lui dit : laisse la terouma, car sa pureté est une impureté à l'égard du kodech.

📜 Rachi (1)
טומאה היא אצל הקדש ושלישי דידיה מספקינן ליה בשני לגבי קדש ומש"ה פסיל לגברא:
[Sa pureté] est une impureté à l'égard du kodech — et son shelishi, nous le tenons pour douteux [comme étant] sheni à l'égard du kodech, et c'est pourquoi il rend l'homme impropre.
💡 Explication

Réponse de Rav Yitzhak : laisse la terouma — le cas de la michna ne contredit pas sa règle, car la pureté de la terouma compte comme impureté à l'égard du kodech. Un houlin préparé sur la pureté de la terouma (mais non sur celle, plus exigeante, du kodech) est déjà considéré comme impur pour le kodech ; c'est pourquoi son shelishi rend l'homme sheni pour le kodech — non parce qu'il ferait un revi'i, mais par cette infériorité de niveau.

7
ומנא תימרא? דתנן: בגדי עם הארץ מדרס לפרושין, בגדי פרושין מדרס לאוכלי תרומה, בגדי אוכלי תרומה מדרס לקדש.

Et d'où [le] dis-tu ? De ce que nous avons appris : 'les vêtements d'un am ha-arets [sont] madras (objet de foulage) pour les perouchin ; les vêtements des perouchin [sont] madras pour les mangeurs de terouma ; les vêtements des mangeurs de terouma [sont] madras pour le kodech.'

📜 Rachi (2)
מדרס לפרושין הרי הן אצל פרושין כמדרס הזב דמטמא אדם והני נמי מטמו להו מדרבנן:
Madras pour les perouchin — ils sont, à l'égard des perouchin, comme un madras du zav qui rend l'homme impur ; et ceux-ci aussi les rendent impurs, [mais seulement] d'ordre rabbinique.
פרושין אוכלי חולין בטהרה:
Perouchin — [ceux qui] mangent le profane en [état de] pureté.
💡 Explication

Preuve par la michna de Haguiga (18b), illustrée par le schéma. Une échelle à quatre crans : am ha-arets < perouchin (qui mangent leur houlin en pureté) < mangeurs de terouma < mangeurs de kodech. Les vêtements de chaque cran sont, pour le cran au-dessus, comme un madras (objet sur lequel un zav s'est appuyé, av ha-toum'a). Donc les vêtements des mangeurs de terouma — pourtant tenus en pureté de terouma — sont impurs (madras) à l'égard du kodech : preuve que la pureté de la terouma vaut impureté pour le kodech.

8
אמר רבא: מדרסות קאמרת? שאני מדרסות,

Rava dit : tu parles de madrasot ? Les madrasot sont différentes,

💡 Explication

Rava écarte la preuve : on ne peut rien déduire des madrasot (vêtements rendus impurs par foulage) pour la règle des aliments. Le décret rendant les vêtements des mangeurs de terouma madras pour le kodech est une rigueur particulière, par crainte que l'am ha-arets ne s'y soit appuyé ; il ne prouve pas que la pureté de la terouma vaille impureté s'agissant des fruits eux-mêmes. La phrase reste en suspens et se poursuit au-delà du daf.

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Texte hébreu et araméen vocalisé : édition numérique William Davidson du Talmud Koren Noé, via Sefaria (licence CC BY-NC). Traduction française, notes et schémas : Chiourim BA (licence CC BY 4.0).