Chullin 50b โ€” qu'est-ce que la 'panse interne' (keres ha-penimit) ? et l'aiguille dans le feuillet

Chullin 50b

Sougya : Le daf poursuit la michna des tereifot du systeme digestif. Rav Nahman fixe d'abord que, meme si tout le point de jonction du rectum est enleve, la bete reste cachere pourvu qu'il reste 'de quoi saisir' (un doigt, meme chez un grand bล“uf).

Le cล“ur de la sougya : definir la 'panse interne' (keres ha-penimit), perforee au moindre trou et donc tereifa, par opposition a la 'panse externe' qui n'est tereifa que par une dechirure majoritaire. Sept avis s'affrontent (le caecum sania divi ; l'orifice istomkha ; un endroit etroit indetermine ; de l'etranglement vers le bas ; la zone sans 'laine' ; un tefah d'oesophage ; toute la panse), puis Rabba bar Rav Houna la situe a la mafraata (le cote tourne vers le sol, decouvert a l'ouverture de la bete), pratique suivie a Nehardea, ou Ameimar montre a Rav Achi que la plupart des avis s'y rattachent.

R. Elazar relit ensuite 'grande' et 'petite' panse de Rabbi Yehouda non litteralement mais comme deux seuils (tefah ou majorite).

Geneiva fixe le trou rond invalidant (plus grand qu'un sela, soit trois noyaux de datte). Enfin la braita traite de l'aiguille trouvee dans l'epaisseur du feuillet-bonnet (bet ha-kossot) : cachere si elle perce d'un seul cote, tereifa des deux cotes, avec examen d'un grumeau de sang.

Qu'est-ce que la 'panse interne' (keres ha-penimit) ? Sept avis perforee au moindre trou -> tereifa ; la 'panse externe' n'est tereifa que par une dechirure majoritaire Rabbi Natan / R. Yehochoua sania divi (le caecum) poche close, maigre et repugnante Rabbi Yichmael istomkha de-karsa l'orifice / entree de la panse R. Yo'hanan (R. Asi) un endroit etroit 'mais j'ignore lequel' Rav Aha bar Rav Ava de l'etranglement vers le bas vers l'oesophage, bete suspendue Chmouel l'endroit sans 'laine' zone lisse, sans villosites Rav (par Geneiva) un tefah de l'oesophage attenant a la panse Bnei Maarava (Terre d'Israel), au nom de R. Yossi bar Hanina TOUTE la panse est 'interne' ; l'externe = la chair qui l'enveloppe Rabba bar Rav Houna : la mafraata le cote de la panse tourne vers le sol, decouvert des qu'on ouvre la bete (heikha de-farei tabahei) A Nehardea on tranche selon Rabba ; tous les avis du haut s'y rattachent (Ameimar a Rav Achi)
Les sept definitions de la 'panse interne' (segments 1-6) et la decision pratique de Rabba bar Rav Houna (la mafraata) suivie a Nehardea.
La dechirure de la panse externe (Rabbi Yehouda relu par R. Elazar) 'grande' et 'petite' ne sont pas litterales : ce qui compte, c'est le seuil atteint en premier 'Grande' (bete a grande panse) un tefah dechire SANS atteindre la majorite seuil = un tefah (une paume) tefah -> tereifa 'Petite' (bete a petite panse) la majorite dechiree SANS atteindre un tefah entier seuil = la majorite (rouba) majorite -> tereifa
La relecture de Rabbi Elazar (segments 7-8) : 'grande' et 'petite' panse = deux seuils de dechirure (un tefah, ou la majorite).
L'aiguille trouvee dans l'epaisseur du feuillet-bonnet (bet ha-kossot) Perce d'un seul cote paroi (deux peaux) la paroi n'est pas traversee CACHERE Perce des deux cotes paroi (deux peaux) la paroi est traversee de part en part TEREIFA sauf examen : un grumeau de sang...
L'aiguille dans l'epaisseur du feuillet-bonnet (segment 10) : cachere d'un seul cote, tereifa des deux cotes.
1
ื‘ื•ืงื™ ืกืจื™ืงื™? ื”ื›ื™ ืืžืจ ืจื‘ ื ื—ืžืŸ: ืžืงื•ื ื”ื“ื‘ืง, ืืคื™ืœื• ื ื™ื˜ืœ ื›ื•ืœื• โ€“ ื›ืฉืจ, ื•ื”ื•ื ืฉื ืฉืชื™ื™ืจ ื‘ื• ื›ื“ื™ ืชืคื™ืกื”. ื•ื›ืžื”? ืืžืจ ืื‘ื™ื™: ื›ืžืœื ื‘ื˜ื“ื ื‘ืชื•ืจื.

[Des] cruches vides ? [c'est-a-dire des propos sans substance, attribues a tort ?] Ainsi a dit Rav Nahman : [au] lieu de la jonction [du rectum aux cuisses], meme s'il a ete enleve en entier โ€” [la bete est] cachere, et ce[la] pourvu qu'il en soit reste de quoi saisir.

Et combien [faut-il] ? Abaye a dit : pleine largeur d'un doigt (beteda) chez un bล“uf.

๐Ÿ“œ Rachi (4)
ื‘ื•ืงื™ ืกืจื™ืงื™ ื›ื“ื™ื ืจืงื™ื ื›ืœื•ืžืจ ื“ื‘ืจื™ื ืฉืื™ื ืŸ:
Bouki sireki (des cruches vides) โ€” des cruches vides, c'est-a-dire des choses qui ne [sont] pas [substantielles].
ืชืคื™ืกื” ืื—ื™ื–ืช ื™ื“:
De quoi saisir (tefissa) โ€” une prise de la main.
ื‘ื˜ื“ื ืืฆื‘ืข:
Beteda โ€” un doigt.
ื‘ืชื•ืจื ืืคื™ืœื• ื‘ืฉื•ืจ ื’ื“ื•ืœ ื“ื™ ื‘ื›ืš:
Chez un bล“uf (betora) โ€” meme chez un grand bล“uf, cela suffit.
๐Ÿ’ก Explication

La Guemara poursuit une discussion entamee plus haut : 'des cruches vides' designe des propos creux attribues a tort a un Maitre. Puis Rav Nahman tranche sur le point ou le rectum se rattache aux cuisses : meme si toute cette jonction (mekom ha-devek) a ete arrachee, la bete reste cachere tant qu'il subsiste 'de quoi saisir'. Abaye precise la mesure : la largeur d'un doigt, et cela suffit meme chez un grand bล“uf.

2
ื”ื›ืจืก ื”ืคื ื™ืžื™. ืืžืจ ืจื‘ ื™ื”ื•ื“ื” ืืžืจ ืจื‘: ื”ืขื™ื“ ื ืชืŸ ื‘ืจ ืฉื™ืœื ืจื™ืฉ ื˜ื‘ื—ื™ื ื“ืฆืคื•ืจื™ ืœืคื ื™ ืจื‘ื™ ืžืฉื•ื ืจื‘ื™ ื ืชืŸ: ืื™ ื–ื• ื”ื™ื ื›ืจืก ื”ืคื ื™ืžื™? ืกื ื™ื ื“ื™ื‘ื™. ื•ื›ืŸ ืืžืจ ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ืฉืข ื‘ืŸ ืงืจื—ื”: ืกื ื™ื ื“ื™ื‘ื™. ืจื‘ื™ ื™ืฉืžืขืืœ ืืžืจ: ืื™ืกืชื•ืžื›ื ื“ื›ืจืกื.

[La michna :] 'la panse interne (ha-keres ha-penimit) [perforee, tereifa].' Rav Yehouda a dit au nom de Rav : Natan bar Chila, chef des bouchers de Tsippori, a temoigne devant Rabbi [Yehouda ha-Nassi] au nom de Rabbi Natan : quelle est la panse interne ? Le sania divi (le caecum).

Et de meme a dit Rabbi Yehochoua ben Korha : le sania divi. Rabbi Yichmael a dit : l'istomkha de-karsa (l'orifice de la panse).

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ืกื ื™ื ื“ื™ื‘ื™ ืงืจืฉื˜ื™"ื ื‘ื•ื“ื™"ืœ ืœืฉื•ืŸ ืžื•ืจื™ ื•ื”ื•ื ืขืฉื•ื™ ื›ื›ื™ืก ื•ืกืชื•ื ื‘ืจืืฉื• ื•ื›ืš ืžืฆืืชื™ ื‘ืืœ"ืฃ ื‘ื™"ืช ืฉืœ ืจื‘ื™ ืžื›ื™ืจ ื‘ื•ื“ื™"ืœ ืฉืืฆืœื™"ืจ ื•ืœืฉื•ืŸ ืกื ื™ื ื“ื™ื‘ื™ ืœืคื™ ืฉื”ื•ื ืžืงื•ื ืžืื•ืก ื•ื›ื—ื•ืฉ ื•ืืคื™ืœื• ืœื–ืื‘ื™ื ื•ื›ืœ ืฉืืจ ื”ื›ืจืก ืงืจื•ื™ ื—ื™ืฆื•ืŸ ื•ืฉื™ืขื•ืจื• ื‘ืจื•ื‘. ืœื™ืฉื ื ืื—ืจื™ื ื ืฉืžืขืชื™ ืžืŸ ื”ืคื ืฆ"ื ืขืฆืžื” ื”ื•ื ืžืงื•ื ืฉืžื ืงื‘ื™ื ืฉื ื”ื˜ื‘ื—ื™ื ื”ื›ืจืก ื•ืžื•ืฆื™ืื™ื ื”ืคืจืฉ ืžืงื•ื ืฉื”ืฉื ืื•ื™ ื–ื‘ ื•ื”ืจืืฉื•ืŸ ื ืจืื”:
Sania divi โ€” 'kerechtia' [boudin] 'boudil' dans la langue de mon maitre ; et il est fait comme une bourse, ferme a son extremite ; et ainsi l'ai-je trouve dans l'alphabet de Rabbi Makhir : 'boudil', 'chatzlier' ; et le terme 'sania divi' [vient de ce] que c'est un endroit repugnant et maigre, [repugnant] meme pour les loups. Et tout le reste de la panse est appele 'externe', et sa mesure [pour etre tereifa est] dans la majorite. Autre version : j'ai entendu [que c'est] le pansa (l'estomac) lui-meme, l'endroit ou les bouchers percent la panse et font sortir le fumier (la fiente) โ€” l'endroit ou s'ecoule le [contenu] repugnant ; mais la premiere [explication] parait [juste].
ืื™ืกืชื•ืžื›ื ื“ื›ืจืกื ืื ื™ ืฉืžืขืชื™ ืื™ืกืชื•ืžื›"ื ื‘ืœืข"ื– ื•ืื™ื ื™ ื™ื•ื“ืข ืžื”ื•:
Istomkha de-karsa โ€” moi j'ai entendu 'istomkha' en langue vernaculaire, et je ne sais pas ce que c'est.
๐Ÿ’ก Explication

On ouvre la definition de la panse interne (keres ha-penimit), celle qui rend tereifa au moindre trou. Premier groupe d'avis : Rabbi Natan et Rabbi Yehochoua ben Korha l'identifient au sania divi, une poche close, maigre et repugnante (le caecum) ; Rabbi Yichmael l'identifie a l'istomkha de-karsa, l'orifice ou entree de la panse.

3
ืจื‘ ืืกื™ ืืžืจ ืจื‘ื™ ื™ื•ื—ื ืŸ: ืžืงื•ื ืฆืจ ื™ืฉ ื‘ื›ืจืก, ื•ืื™ื ื™ ื™ื•ื“ืข ืื™ื–ื”ื•. ืืžืจ ืจื‘ ื ื—ืžืŸ ื‘ืจ ื™ืฆื—ืง: ื ืคืœ ื›ืจืกื ื‘ื‘ื™ืจื. ืืžืจ ืจื‘ ืื—ื ื‘ืจ ืจื‘ ืขื•ื ืืžืจ ืจื‘ ืืกื™: ืžืŸ ื”ืžื™ืฆืจ ื•ืœืžื˜ื”.

Rav Asi a dit au nom de Rabbi Yo'hanan : il y a un endroit etroit dans la panse [, et c'est lui la panse interne], mais je ne sais pas lequel [c'est]. Rav Nahman bar Yitshak a dit : la panse est tombee dans un puits [tu ne nous as rien explique du tout].

Rav Aha bar Rav Ava a dit au nom de Rav Asi : depuis l'etranglement (ha-mitsar) et vers le bas.

๐Ÿ“œ Rachi (5)
ืžืงื•ื ืฆืจ ื™ืฉ ื‘ื›ืจืก ืฉื”ื•ื ืงืจื•ื™ ื›ืจืก ื”ืคื ื™ืžื™ ื•ื›ืœ ืฉืืจ ื”ื›ืจืก ืงืจื•ื™ ื—ื™ืฆื•ื ื”:
Il y a un endroit etroit dans la panse โ€” qui est appele 'panse interne', et tout le reste de la panse est appele 'externe'.
ื ืคืœ ื›ืจืกื ื‘ื‘ื™ืจื ื”ื•ืื™ืœ ื•ืื™ื ืš ื™ื•ื“ืข ื”ื™ื›ืŸ ื”ื•ื ืœื ืคื™ืจืฉืช ืœื ื• ื›ืœื•ื:
La panse est tombee dans un puits โ€” puisque tu ne sais pas ou c'est, tu ne nous as rien explique.
ื"ืจ ืื—ื ืื ื™ ืืคืจืฉ ืื•ืชื• ืžืงื•ื ืฆืจ:
Rav Aha a dit โ€” moi, j'expliquerai cet endroit etroit.
ืžืŸ ื”ืžื™ืฆืจ ื•ืœืžื˜ื” ืžืžืงื•ื ืฉื”ื›ืจืก ื”ื•ืœืš ื•ืžื™ืฆืจ ืœืฆื“ ื”ื•ื•ืฉื˜ ื”ื•ื ืงืจื•ื™ ืคื ื™ืžื™ ืžืคื ื™ ืฉื ื—ื‘ื ื‘ื“ื•ืคื ื™ ื”ื—ื–ื”:
Depuis l'etranglement et vers le bas โ€” depuis l'endroit ou la panse va se retrecissant vers le cote de l'oesophage, c'est [cela] qui est appele 'interne', parce qu'il est cache dans les parois de la poitrine.
ื•ืœืžื˜ื” ื›ืฉื”ื‘ื”ืžื” ืชืœื•ื™ื”:
Et vers le bas โ€” lorsque la bete est suspendue.
๐Ÿ’ก Explication

Rabbi Yo'hanan situe la panse interne en un endroit etroit de la panse, mais avoue 'je ne sais pas lequel'. Rav Nahman bar Yitshak ironise : 'la panse est tombee dans un puits' โ€” definition introuvable, donc inutilisable. Rav Aha bar Rav Ava precise au nom de Rav Asi : depuis l'etranglement (le point ou la panse se retrecit vers l'oesophage) et vers le bas.

4
ืจื‘ื™ ื™ืขืงื‘ ื‘ืจ ื ื—ืžื ื™ ืืžืจ ืฉืžื•ืืœ: ืžืงื•ื ืฉืื™ืŸ ื‘ื• ืžื™ืœืช. ืจื‘ื™ ืื‘ื™ื ื ืืžืจ ื’ื ื™ื‘ื ืžืฉืžื™ื” ื“ืจื‘: ื˜ืคื— ื‘ื•ื•ืฉื˜ ืกืžื•ืš ืœื›ืจืก โ€“ ื–ื• ื”ื™ื ื›ืจืก ื”ืคื ื™ืžื™ืช.

Rabbi Yaakov bar Nahmani a dit au nom de Chmouel : l'endroit ou il n'y a pas de 'laine' (milat). Rabbi Avina a dit [au nom de] Geneiva, au nom de Rav : un tefah (une paume) dans l'oesophage, attenant a la panse โ€” c'est cela la panse interne.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืžืงื•ื ืฉืื™ืŸ ื‘ื• ืžื™ืœืช ืžืงื•ื ื™ืฉ ื‘ื›ืจืก ื—ืœืง ืฉืื™ืŸ ืฉื ืื•ืชื• ืฆืžืจ ืฉื’ื•ืจืจื™ืŸ ื‘ืจื•ืชื—ื™ื ืžืŸ ื”ื›ืจืก:
L'endroit ou il n'y a pas de 'laine' โ€” il y a dans la panse un endroit lisse ou il n'y a pas cette 'laine' (ce duvet) qu'on racle a l'[eau] bouillante depuis la panse.
๐Ÿ’ก Explication

Encore deux avis. Pour Chmouel, c'est la zone sans 'laine' (milat) : l'endroit lisse de la panse, depourvu des villosites qu'on racle a l'eau bouillante. Pour Rav (rapporte par Geneiva via Rabbi Avina), c'est en realite un tefah de l'oesophage (veshet) attenant a la panse โ€” donc situe non dans la panse mais juste avant elle.

5
ืืžืจื™ ื‘ืžืขืจื‘ื ืžืฉืžื™ื” ื“ืจื‘ื™ ื™ื•ืกื™ ื‘ืจ ื—ื ื™ื ื: ื›ืœ ื”ื›ืจืก ื›ื•ืœื• โ€“ ื–ื• ื”ื™ื ื›ืจืก ื”ืคื ื™ืžื™ืช, ื•ืื™ื–ื”ื• ื›ืจืก ื”ื—ื™ืฆื•ืŸ? ื‘ืฉืจ ื”ื—ื•ืคื” ืืช ืจื•ื‘ ื”ื›ืจืก. ืจื‘ื” ื‘ืจ ืจื‘ ื”ื•ื ื ืืžืจ: ืžืคืจืขืชื”. ืžืื™ ืžืคืจืขืชื”? ืืžืจ ืจื‘ ืื•ื™ื: ื”ื™ื›ื ื“ืคืจืขื™ ื˜ื‘ื—ื™.

On dit en Occident (Terre d'Israel) au nom de Rabbi Yossi bar Hanina : toute la panse entiere โ€” c'est cela la panse interne ; et quelle est la panse externe ? La chair qui enveloppe la majorite de la panse.

Rabba bar Rav Houna a dit : sa mafraata. Qu'est-ce que la mafraata ?

Rav Avya a dit : la ou les bouchers ouvrent (eventrent).

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ื‘ืฉืจ ื”ื—ื•ืคื” ืคื™ืจืฉืชื™ื• ื•ื–ื”ื• ืงืจื•ื ืขื‘ ื”ืขื•ื‘ืจ ืขืœ ื›ืœ ื”ื—ืœืœ ื•ืงื•ืจื™ืŸ ืœื• ื˜ื™ื ืค"ื ื•ื™ืฉื ื• ืžืŸ ื”ื—ื–ื” ื•ืขื“ ื”ื™ืจื™ื›ื™ื ื•ื”ื›ืจืก ื”ืงืจื•ื™ ืคื ืฆ"ื ืžืขื•ื˜ื• ื ื—ื‘ื ื‘ืฆืœืขื•ืช ื”ื—ื–ื” ื•ืจื•ื‘ื• ืชื—ืช ืื•ืชื• ืงืจื•ื ื•ืจื•ื‘ ื”ื—ื™ืฆื•ื ื” ื“ืงืืžืจ ืžืชื ื™ืชื™ืŸ ืจื•ืื™ืŸ ื›ืžื” ื™ืฉ ืžืŸ ื”ืงืจื•ื ื›ื ื’ื“ ืื•ืชื• ืจื•ื‘ ื”ื›ืจืก ื•ืื ื ืงืจืข ืฉื ืจื•ื‘ ืžื” ืฉื™ืฉ ืžืŸ ื”ืงืจื•ื ื›ื ื’ื“ ื”ื›ืจืก ื˜ืจืคื” ื•ืื ืžืžืงื•ื ืฉื”ื›ืจืก ื›ืœื” ื•ืœืžื˜ื” ื ืงืจืข ืื•ืชื• ืงืจื•ื ื›ืฉืจื” ื•ื”ื™ื™ื ื• ื“ืืžืจื™ื ืŸ ืœืงืžืŸ ืจื•ื‘ื ื•ืœื ื”ื•ื™ ื˜ืคื— ื–ื• ื”ื™ื ืฉืฉื ื™ื ื• ื›ื•' ื•ืื™ ื‘ื›ื•ืœื™ื” ืงืจื•ื ืžืฉืขืจื™ื ืŸ ืื™ืŸ ืœืš ื‘ื”ืžื” ืงื˜ื ื” ืฉืื™ืŸ ื‘ืจื•ื‘ ืฉืœื” ื™ื•ืชืจ ืžื˜ืคื— ื•ื›ืœ ืืžื•ืจืื™ ื“ืœืขื™ืœ ืงืจื• ืคื ื™ืžื™ืช ื•ื—ื™ืฆื•ื ื” ื‘ื›ืจืก ืขืฆืžื”:
La chair qui enveloppe โ€” je l'ai expliquee ; et c'est la membrane epaisse qui passe sur toute la cavite, et qu'on appelle 'tinpa' [taie] ; et elle va de la poitrine jusqu'aux cuisses. Et la panse, appelee 'pansa', sa minorite est cachee dans les cotes de la poitrine, et sa majorite [est] sous cette membrane. Et 'la majorite de l'externe' que dit la michna : on regarde combien il y a de la membrane en regard de cette majorite de la panse ; et si la majorite de ce qu'il y a de membrane en regard de la panse a ete dechiree la โ€” [la bete est] tereifa ; et si c'est depuis l'endroit ou la panse s'acheve et vers le bas que cette membrane a ete dechiree โ€” [elle est] cachere. Et c'est [ce] que nous disons plus loin : 'la majorite sans qu'il y ait un tefah, c'est cela que nous avons appris [pour la petite], etc.' ; et si nous mesurions sur toute la membrane, tu n'aurais pas de petite bete dont la majorite [ne fasse] plus d'un tefah. Et tous les Amoraim ci-dessus appellent 'interne' et 'externe' [des parties] dans la panse elle-meme.
ืžืคืจืขืชื” ืฆื“ ื”ื›ืจืก ื”ืจื•ืื” ืืช ื”ืงืจืงืข ื”ื ืจืื” ืžื™ื“ ื›ืฉืคื•ืชื—ื™ืŸ ื”ื‘ื”ืžื” ืœื”ื•ืฆื™ื ืืช ื”ืžืขื™ื™ื ื•ื”ื™ื™ื ื• ื“ืžืคืจืฉ ื”ื™ื›ื ื“ืคืจืขื™ ื˜ื‘ื—ื™:
Mafraata โ€” le cote de la panse qui voit le sol, [celui] qui apparait aussitot qu'on ouvre la bete pour en sortir les entrailles ; et c'est [ce] qu'explique [Rav Avya] : 'la ou les bouchers ouvrent'.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ื•ืื™ื–ื”ื• ื›ืจืก ื”ื—ื™ืฆื•ื ื” ื‘ืฉืจ ื”ื—ื•ืคื” ืืช ืจื•ื‘ ื”ื›ืจืก ื•ื"ืช ืื ื›ืŸ ื—ืกืจ ืœื”ื• ืžื™"ื— ื˜ืจืคื•ืช ื“ื‘ืฉืจ ื”ื—ื•ืคื” ืืช ืจื•ื‘ ื”ื›ืจืก ื”ื•ื ืžืฉื‘ ืฉืžืขืชื ื“ื‘ืจื™ืฉ ืคื™ืจืงื™ืŸ ื•ื‘ืจื™ืฉ ืคื™ืจืงื™ืŸ (ื“ืฃ ืžื’.) ืคื™ืจืฉืชื™:
Et quelle est la panse externe ? La chair qui enveloppe la majorite de la panse โ€” et si tu objectes : s'il en est ainsi, il leur manque [une] des dix-huit tereifot, car 'la chair qui enveloppe la majorite de la panse' relevait des sept enseignements (chev chemaata) du debut de notre chapitre. [Reponse :] au debut de notre chapitre (folio 43a) je l'ai explique.
๐Ÿ’ก Explication

L'avis de la Terre d'Israel (R. Yossi bar Hanina) : toute la panse est 'interne' (donc tereifa au moindre trou), et la 'panse externe' de la michna designe non une partie de la panse, mais la chair qui l'enveloppe (la membrane epaisse couvrant la majorite de la panse). Puis Rabba bar Rav Houna donne la definition qui sera retenue en pratique : la mafraata, expliquee par Rav Avya comme l'endroit que les bouchers eventrent (le cote tourne vers le sol, decouvert des qu'on ouvre la bete).

6
ื‘ื ื”ืจื“ืขื ืขื‘ื“ื™ ื›ืจื‘ื” ื‘ืจ ืจื‘ ื”ื•ื ื. ืืžืจ ืœื™ื” ืจื‘ ืืฉื™ ืœืืžื™ืžืจ: ื›ืœ ื”ื ื™ ืฉืžืขืชืชื ืžืื™? ืืžืจ ืœื™ื”: ื›ื•ืœื”ื• ืฉื™ื™ื›ืŸ ื‘ื“ืจื‘ื” ื‘ืจ ืจื‘ ื”ื•ื ื.

A Nehardea, ils pratiquaient comme Rabba bar Rav Houna. Rav Achi dit a Ameimar : tous ces enseignements [les autres avis], quoi [en faire] ?

Il lui dit : tous se rattachent a [l'avis de] Rabba bar Rav Houna.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื›ื•ืœื”ื• ืฉื™ื™ื›ืŸ ื‘ื“ืจื‘ื” ืกื ื™ื ื“ื™ื‘ื™ ื•ืื™ืกืชื•ืžื›ื ื•ืžืงื•ื ืฉืื™ืŸ ื‘ื• ืžื™ืœืช ื›ื•ืœืŸ ื‘ืื•ืชื• ืฆื“ ืขื•ืžื“ื™ื ืื• ืœืžืขืœื” ืื• ืœืžื˜ื” ื•ื›ื™ ื˜ืจืคืช ืœื” ืœื›ืœ ืื•ืชื• ืฆื“ ื‘ื ืงื‘ ื‘ืžืฉื”ื• ื”ื ืžืฆื ื‘ื• ืžืงื™ื™ืžืช ืœื”ื• ืœื›ื•ืœื”ื•: ืืžื™ืžืจ ืžื ื”ืจื“ืขื ื”ื•ื” ื›ื“ืืžืจื™ื ืŸ ื‘ืฉื ื™ื ืื•ื—ื–ื™ืŸ (ื‘"ืž ื“ืฃ ื˜ื–:) ืื ื ืžื ื”ืจื“ืขื ืื ื ื•ืกื‘ื™ืจื ืœื™ ืฉื•ืžื ื”ื“ืจื ืœืขื•ืœื:
Tous se rattachent a [l'avis de] Rabba โ€” le sania divi, l'istomkha et l'endroit sans 'laine' : tous se tiennent de ce meme cote, soit en haut soit en bas ; et lorsque tu rends tereifa tout ce cote-la par un trou de la moindre [taille] qui s'y trouve, tu confirmes [l'avis de] tous. Ameimar etait de Nehardea, comme nous le disons dans [le chapitre] Chenayim Ohazin (Bava Metsia 16b) : 'moi je suis de Nehardea, et je tiens [que] la confiscation (chouma) revient [au proprietaire] pour toujours'.
๐Ÿ’ก Explication

Decision pratique : a Nehardea on suivait Rabba bar Rav Houna (la mafraata). Rav Achi demande alors a Ameimar ce qu'il advient des autres avis. Ameimar repond qu'ils se rattachent tous a celui de Rabba : caecum, orifice, zone sans 'laine'... tous se trouvent du cote tourne vers le sol, donc inclus dans la mafraata.

7
ื•ื“ืจื‘ ืืกื™ ืืžืจ ืจื‘ื™ ื™ื•ื—ื ืŸ, ืžืื™ ืืžืจ ืœื™ื”? ื›ื‘ืจ ืคื™ืจืฉื” ืจื‘ ืื—ื ื‘ืจ ืขื•ื. ื•ื“ืจื‘ื™ ืื‘ื™ื ื ื•ื“ื‘ื ื™ ืžืขืจื‘ื, ืžืื™ ืืžืจ ืœื™ื”? ื”ื ื™ ื•ื“ืื™ ืคืœื™ื’ื™.

Et [l'avis de] Rav Asi au nom de Rabbi Yo'hanan, que lui a-t-il dit [comment s'y rattache-t-il] ? Rav Aha bar Ava l'a deja explique [: de l'etranglement vers le bas, ce qui correspond a la mafraata].

Et [les avis] de Rabbi Avina et des gens d'Occident, que lui a-t-il dit ? Ceux-la, assurement, divergent.

๐Ÿ“œ Rachi (6)
ื“ืจื‘ ืืกื™ ืืžืจ ืจ' ื™ื•ื—ื ืŸ ื“ืืžืจ ืœืขื™ืœ ื•ืื™ื ื™ ื™ื•ื“ืข ืื™ื–ื”ื•:
[L'avis] de Rav Asi au nom de Rabbi Yo'hanan โ€” qui a dit plus haut 'mais je ne sais pas lequel'.
ืžืื™ ืืžืจื™ืชื• ืขืœื” ื”ื ืื™ื›ื ืœืกืคื•ืงื™ ื‘ื›ืœ ื”ื›ืจืก ื›ื•ืœื•:
Quoi [en faire] โ€” avez-vous dit a son sujet ? car il y a [matiere] a douter [et a rendre tereifa] dans toute la panse entiere.
ืืžืจ ืœื™ื” ื›ื‘ืจ ืคื™ืจืฉื” ืจื‘ ืื—ื ื“ื”ื™ื™ื ื• ืžืŸ ื”ืžืฆืจ ื•ืœืžื˜ื” ื•ื”ื”ื•ื ื›ื ื’ื“ ืžืคืจืขืชื” ื”ื™ื:
Il lui dit : Rav Aha l'a deja explique โ€” a savoir 'de l'etranglement et vers le bas', et cela [se trouve] en regard de la mafraata.
ื•ื“ืจื‘ื™ ืื‘ื™ื ื ื“ืืžืจ ื›ืจืก ื”ืคื ื™ืžื™ ื‘ื•ื•ืฉื˜ ื”ื•ื:
Et [l'avis] de Rabbi Avina โ€” qui dit [que] la panse interne est dans l'oesophage.
ื•ื“ื‘ื ื™ ืžืขืจื‘ื ื“ืืžืจื™ ื›ืœ ื”ื›ืจืก ื›ื•ืœื• ืงืจื•ื™ ืคื ื™ืžื™ ื•ื ื™ื“ื•ืŸ ื‘ื ืงื‘ ืžืฉื”ื•:
Et [l'avis] des gens d'Occident โ€” qui disent [que] toute la panse entiere est appelee 'interne' et est jugee [tereifa] au trou de la moindre [taille].
ืžืื™ ื•ื›ื™ื•ืŸ ื“ืœื ืืคืกื™ืง ื”ืœื›ืชื ืขื‘ื“ื™ื ืŸ ืœื—ื•ืžืจื ื•ื˜ืจืคื™ื ืŸ ื‘ื›ืœ ื”ื›ืจืก ื‘ื ืงื‘ ื‘ืžืฉื”ื• ื›ื‘ื ื™ ืžืขืจื‘ื. ื•ืžื™ื”ื• ื›ืœ ื”ื ืš ื˜ืจืคื•ืช ืื ืŸ ืœื ื˜ืจื—ื™ื ืŸ ืœืžื™ื‘ื“ืงื™ ื‘ืชืจื™ื™ื”ื• ื“ื›ืœ ื›ืžื” ื“ืœื ืžื™ืฉืชื›ื—ืŸ ืื–ืœื™ื ืŸ ื‘ืชืจ ืจื•ื‘ื ื›ื“ื ืคืงื ืœืŸ ื‘ืคืจืง ืงืžื (ืœืขื™ืœ ื—ื•ืœื™ืŸ ื™ื.) ืžื”ืืœื™ื” ืชืžื™ืžื” ื•ืžืงืจืื™ ื˜ื•ื‘ื ื•ื‘ืกื™ืจื›ื™ ื“ืจื™ืื” ืžืฉื•ื ื“ืฉื›ื™ื—ืŸ ื‘ื“ืงื™ื ืŸ ื‘ืชืจื™ื™ื”ื•:
Quoi [en faire] โ€” et puisque la halakha n'a pas ete tranchee [entre eux], nous agissons par rigueur et nous rendons tereifa pour [un trou] dans toute la panse, [meme] au trou de la moindre [taille], comme les gens d'Occident. Toutefois, toutes ces tereifot, nous ne nous donnons pas la peine de les rechercher [par examen] ; car tant qu'elles ne se trouvent pas [d'elles-memes], nous suivons la majorite, comme nous le derivons au premier chapitre (plus haut, Houlin 11a) du [verset] 'la queue entiere' (ha-alya temima) et de nombreux versets ; mais les adherences (sirkhei) du poumon, parce qu'elles sont frequentes, nous les recherchons [par examen].
๐Ÿ’ก Explication

Rav Achi poursuit l'examen avis par avis. Celui de Rabbi Yo'hanan ('un endroit etroit, mais j'ignore lequel') a deja ete precise par Rav Aha bar Ava ('de l'etranglement vers le bas'), qui correspond a la mafraata. En revanche, les avis de Rabbi Avina (un tefah d'oesophage) et des gens d'Occident (toute la panse) divergent reellement de Rabba ; mais on ne les suit pas en pratique, ou l'on tranche par precaution.

8
ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ืื•ืžืจ: ื‘ื’ื“ื•ืœื” ื›ื•ืณ. ืืžืจ ืจื‘ื™ ื‘ื ื™ืžื™ืŸ ื‘ืจ ื™ืคืช ืืžืจ ืจื‘ื™ ืืœืขื–ืจ: ืœื ืดื’ื“ื•ืœื”ืด โ€“ ื’ื“ื•ืœื” ืžืžืฉ, ื•ืœื ืดืงื˜ื ื”ืด โ€“ ืงื˜ื ื” ืžืžืฉ, ืืœื ื›ืœ ืฉื ืงืจืข ื‘ื” ื˜ืคื— ื•ืœื ื”ื•ื™ ืจื•ื‘ื โ€“ ื–ื• ื”ื™ื ืฉืฉื ื™ื ื•: ืดื‘ื’ื“ื•ืœื” ื˜ืคื—ืด, ืจื•ื‘ื ื•ืœื ื”ื•ื™ ื˜ืคื— โ€“ ื–ื• ื”ื™ื ืฉืฉื ื™ื ื•: ืดื‘ืงื˜ื ื” ื‘ืจื•ื‘ืืด.

[La michna :] 'Rabbi Yehouda dit : pour une grande [bete], etc. [un tefah ; pour une petite, la majorite].' Rabbi Binyamin bar Yefet a dit au nom de Rabbi Elazar : 'grande' n'[est] pas grande au sens propre, et 'petite' n'[est] pas petite au sens propre, mais : toute [bete] dont [la panse] se dechire d'un tefah sans que cela [n']atteigne la majorite โ€” c'est cela que nous avons appris [par] 'pour une grande [bete], un tefah' ; [toute bete dont la panse atteint] la majorite sans qu'il [n']y ait un tefah โ€” c'est cela que nous avons appris [par] 'pour une petite [bete], a la majorite'.

๐Ÿ“œ Rachi (3)
ื’ื“ื•ืœื” ืžืžืฉ ื’ื“ื•ืœื” ืฉื‘ื’ื“ื•ืœื•ืช:
Grande au sens propre โ€” la plus grande des grandes.
ื›ืœ ืฉื ืงืจืข ื‘ื” ื•ื›ื•' ื›ืœื•ืžืจ ื›ืœ ื”ื™ื›ื ื“ืžืฉืชื›ื—ื ืื• ื˜ืคื— ืื• ืจื•ื‘ื ื˜ืจืคื”:
Toute [bete] dont [la panse] se dechire, etc. โ€” c'est-a-dire : partout ou se trouve [une dechirure d']un tefah ou de la majorite, [la bete est] tereifa.
ืจื•ื‘ื ืคืฉื™ื˜ื ื“ืจื•ื‘ื• ื›ื›ื•ืœื•:
La majorite, [c'est] evident โ€” car sa majorite [est] comme son tout.
๐Ÿ’ก Explication

Relecture de la michna par Rabbi Elazar : 'grande' et 'petite' bete ne sont pas a prendre litteralement. La regle vise deux seuils : une bete a panse assez large pour qu'un tefah (une paume) dechiree ne represente pas encore la majorite -> tereifa des un tefah ; une bete a panse assez petite pour que la majorite dechiree n'atteigne pas un tefah -> tereifa des la majorite. En somme : une panse externe dechiree soit d'un tefah, soit en majorite, rend tereifa.

9
ืจื•ื‘ื ื•ืœื ื”ื•ื™ ื˜ืคื—, ืคืฉื™ื˜ื! ืœื ืฆืจื™ื›ื, ื“ื”ื•ื™ื ื˜ืคื— ื‘ืžืฉื”ื•, ืžื”ื• ื“ืชื™ืžื: ืขื“ ื“ืžื™ืงืจืข ื‘ื” ื˜ืคื— ืœื ื”ื•ื™ ื˜ืจืคื”, ืงื ืžืฉืžืข ืœืŸ.

[Que la bete soit tereifa quand la panse atteint] la majorite sans qu'il [n']y ait un tefah โ€” [c'est] evident [, puisque la majorite vaut le tout] ! [Non,] ce n'est pas necessaire [a enseigner pour un cas ordinaire] : [c'est necessaire] dans [le cas] ou il y aurait un tefah au moindre [surplus] (tefah be-machehou) [: la panse externe est tout juste un peu plus petite que deux tefahim].

[Car] tu aurais pu dire : tant qu'elle ne s'est pas dechiree d'un tefah, elle n'est pas tereifa โ€” [c'est pourquoi la michna] nous enseigne [qu'il n'en est rien].

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื”ื›ื™ ื’ืจืกื™ื ืŸ ืœื ืฆืจื™ื›ื ื“ื”ื•ื™ื ื˜ืคื— ื‘ืžืฉื”ื• ืื™ ื”ื•ื™ื ืžืฉื”ื• ื˜ืคื™ ืžืจื•ื‘ื ื”ื•ื” ืžื™ืงืจืข ื˜ืคื—:
Ainsi lisons-nous : 'ce n'est pas necessaire [sauf] dans [le cas] ou il y aurait un tefah au moindre [surplus]' โ€” [c'est-a-dire que] s'il y avait un rien de plus que la majorite, [la dechirure] ferait un tefah.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ืจื•ื‘ื ื•ืœื ื”ื•ื™ ื˜ืคื— ืคืฉื™ื˜ื ืคื™' ืคืฉื™ื˜ื ื“ืจื•ื‘ ืžื•ืขื™ืœ ืœื›ื•ืœื™ ืขืœืžื ื•ืงืฆืช ืชื™ืžื” ืžืื™ ืงื ืžืฉื ื™ ืœื ืฆืจื™ื›ื ื“ืื™ื›ื ื˜ืคื— ื‘ืžืฉื”ื• ืžื”ื• ื“ืชื™ืžื ืขื“ ื“ืžื™ืงืจืข ื‘ื” ื˜ืคื— ืœื ื”ื•ื” ื˜ืจืคื” ื•ืืžืื™ ืก"ื“ ืœืžื™ืžืจ ื”ื›ื™ ื•ืจื‘ื™ื ื• ื—ื ื ืืœ ื’ืจื™ืก ื“ืื™ื›ื ื˜ืคื— ื•ืžืฉื”ื• ื•ืจื•ืฆื” ืœืคืจืฉ ืจื•ื‘ื ื“ืœื ื”ื•ื™ ื˜ืคื— ื”ื™ื™ื ื• ื›ืฉืื™ืŸ ื‘ื›ืœ ื”ื›ืจืก ื˜ืคื— ื•ืœื›ืš ืคืจื™ืš ืฉืคื™ืจ ืคืฉื™ื˜ื ื“ืœื ื‘ืขื™ ื˜ืคื— ืฉื”ืจื™ ืื™ืŸ ื‘ื›ื•ืœื” ื˜ืคื— ื•ืžืฉื ื™ ื›ื’ื•ืŸ ื“ืื™ื›ื ื˜ืคื— ื•ืžืฉื”ื• ืžื”ื• ื“ืชื™ืžื ื›ื™ื•ืŸ ื“ืื™ื›ื ื‘ื›ื•ืœื” ื˜ืคื™ ืžื˜ืคื— ืœื ืžื™ื˜ืจืคื ืขื“ ื“ืžืงืจืข ื˜ืคื—:
La majorite sans qu'il [n']y ait un tefah, [c'est] evident โ€” c'est-a-dire : il est evident que la majorite sert [a rendre tereifa] de l'avis de tous. Et c'est un peu etonnant : que repond-il [en disant] 'ce n'est pas necessaire [sauf] la ou il y a un tefah au moindre surplus, [car] tu aurais pu dire : tant qu'elle ne s'est pas dechiree d'un tefah, elle n'est pas tereifa' โ€” et pourquoi serait-il venu a l'esprit de dire cela ? Et Rabbenou Hananel lit '[le cas] ou il y a un tefah et un rien (machehou)', et veut expliquer [que] 'la majorite sans qu'il y ait un tefah' [vise le cas] ou il n'y a pas, dans toute la panse, [un] tefah ; et c'est pourquoi il objecte a bon droit '[c'est] evident' qu'on n'exige pas un tefah, puisqu'il n'y a pas un tefah dans toute [la panse] ; et il repond : par exemple [le cas] ou il y a un tefah et un rien โ€” tu aurais pu dire : puisqu'il y a dans toute [la panse] plus d'un tefah, elle n'est pas tereifa tant qu'elle ne s'est pas dechiree d'un tefah.
๐Ÿ’ก Explication

Objection : que la majorite rende tereifa, c'est evident (la majorite vaut le tout) ! Reponse : la regle est necessaire dans le cas limite ou la panse externe fait tout juste un peu moins de deux tefahim (donc 'un tefah au moindre surplus'). On aurait pu croire qu'ici il faut un tefah entier dechire pour rendre tereifa ; la michna enseigne que non : la majorite dechiree suffit, meme si elle fait moins d'un tefah.

10
ืืžืจ ื’ื ื™ื‘ื ืืžืจ ืจื‘ื™ ืืกื™: ื ืงื“ืจื” ื›ืกืœืข โ€“ ื˜ืจืคื”, ืฉืื ืชืžืชื— ืชืขืžื•ื“ ืขืœ ื”ื˜ืคื—. ืืžืจ ืจื‘ื™ ื—ื™ื™ื ื‘ืจ ืื‘ื: ืœื“ื™ื“ื™ ืžืคืจืฉื ืœื™ ืžื™ื ื™ื” ื“ื’ื ื™ื‘ื ืืžื‘ืจื ื“ื ื”ืจื“ืขื โ€“ ื›ืกืœืข ื›ืฉืจื”, ื™ืชืจ ืžื›ืกืœืข ื˜ืจืคื”. ื•ื›ืžื” ื™ืชืจ ืžื›ืกืœืข? ืืžืจ ืจื‘ ื™ื•ืกืฃ: ื›ื’ื•ืŸ ื“ืขื™ื™ืœืŸ ืชืœืช ืงืฉื™ื™ืชื ื‘ืฆื™ืคื ื‘ื“ื•ื—ืงื, ื‘ืœื ืฆื™ืคื ื‘ืจื•ื•ื—ื.

Geneiva a dit au nom de Rabbi Asi : [si la panse externe] a ete percee [d'un trou rond] comme un sela (une piece) โ€” [la bete est] tereifa, car si on l'etire, [le trou] atteindra un tefah. Rabbi Hiyya bar Aba a dit : a moi, [la chose] m'a ete expliquee par Geneiva lui-meme, au bac (au passage d'eau) de Nehardea : comme un sela โ€” cachere ; plus qu'un sela โ€” tereifa.

Et combien [vaut] 'plus qu'un sela' ? Rav Yossef a dit : par exemple [le cas] ou trois noyaux [de datte] passent, avec la pulpe (betsifa) a l'etroit, [ou] sans la pulpe au large.

๐Ÿ“œ Rachi (4)
ื ืงื“ืจื” ื›ืžื™ืŸ ืืจื•ื‘ื” ืขื’ื•ืœื” ื•ืจื•ื—ื‘ ื”ืงื“ื™ืจื” ื›ืกืœืข ืžื˜ื‘ืข ืจื—ื‘ ื”ื•ื:
A ete percee (nikdera) โ€” comme une sorte de lucarne ronde, et la largeur de la perforation [est] comme un sela, une piece large.
ืฉืื ืชืžืชื— ืื™ ื”ื•ื” ืžื•ืฉื›ื• ืœื›ืืŸ ื•ืœื›ืืŸ ืฉื™ื›ื ืก ื”ืขื•ื’ืœ ืœืื•ืจืš ืื• ืœืจื•ื—ื‘ ืชืžืฆื ื‘ื• ื˜ืคื— ื‘ืื•ืชื” ืงื“ื™ืจื”:
Car si on l'etire โ€” si on le tirait de-ci de-la, de sorte que le rond s'allonge en longueur ou en largeur, tu trouverais un tefah dans cette perforation.
ืชืœืช ืงืฉื™ื™ืชื ื’ืจืขื™ื ื™ ืชืžืจื”:
Trois noyaux (telat kachyata) โ€” des noyaux de datte.
ื‘ืฆื™ืคื ืขื ืื•ื›ืœ ื”ื ืฉืืจ ืกื‘ื™ื‘ื•ืชื™ื” ื›ืฉืื•ื›ืœื™ืŸ ืื•ืชื” ื™ื›ื ืกื• ืฉืœืฉื” ื‘ื ืงื‘ ื‘ื“ื•ื—ืง ืื• ื‘ืœื ืฆื™ืคื ื‘ื”ืจื•ื•ื—ื”:
Avec la pulpe (betsifa) โ€” avec l'aliment qui reste autour d'eux quand on les mange : [si] trois [noyaux] passent dans le trou a l'etroit, ou sans la pulpe au large.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ืœื›ืฉืชืžืชื— ืชืขืžื•ื“ ืขืœ ื˜ืคื— ื›ืฉืชืงื™ืฃ ื”ืกืœืข ื‘ื—ื•ื˜ ื•ื™ืžืชื— ื”ื—ื•ื˜ ื™ื”ื™ื” ื‘ืืจื›ื• ื˜ืคื—:
Si on l'etire, [le trou] atteindra un tefah โ€” si l'on entoure le sela d'un fil et qu'on etire le fil, sa longueur sera d'un tefah.
๐Ÿ’ก Explication

Geneiva au nom de Rabbi Asi : un trou rond de la taille d'un sela (une piece de monnaie large) rend tereifa, car etire en longueur il vaudrait un tefah. Rabbi Hiyya bar Aba precise la version exacte recue de Geneiva : un trou egal a un sela laisse la bete cachere, un trou plus grand qu'un sela la rend tereifa. La mesure du 'plus grand qu'un sela', selon Rav Yossef : un trou ou passent trois noyaux de datte a l'etroit s'ils gardent leur pulpe, ou au large s'ils en sont depouilles.

11
ื”ืžืกืก ื•ื‘ื™ืช ื”ื›ื•ืกื•ืช, ืชื ื• ืจื‘ื ืŸ: ืžื—ื˜ ืฉื ืžืฆืืช ื‘ืขื•ื‘ื™ ื‘ื™ืช ื”ื›ื•ืกื•ืช ืžืฆื“ ืื—ื“ โ€“ ื›ืฉืจื”, ืžืฉื ื™ ืฆื“ื“ื™ื โ€“ ื˜ืจืคื”. ื ืžืฆื ืขืœื™ื” ืงื•ืจื˜ ื“ื โ€“

[La michna :] 'le feuillet (ha-messes) et le bonnet (bet ha-kossot) [perfores vers l'exterieur, tereifa].' Nos Maitres ont enseigne : une aiguille (mahat) qui se trouve dans l'epaisseur du bonnet (bet ha-kossot) d'un seul cote โ€” [la bete est] cachere ; des deux cotes โ€” [elle est] tereifa. [Si] l'on a trouve sur elle un grumeau (kort) de sang โ€”

๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ืžื—ื˜ ืฉื ืžืฆืืช ื‘ืขื•ื‘ื™ ื‘ื™ืช ื”ื›ื•ืกื•ืช ื‘ืฆื“ ืื—ื“ ื›ืฉืจื” ืื‘ืœ ื‘ื”ืžืกืก ืืคื™ืœื• ืžืฆื“ ืื—ื“ ืฉืœื ื ืงื‘ ืžืขื‘ืจ ืœืขื‘ืจ ื˜ืจืคื” ื›ืš ืคื™ืจืฉ ืจืฉืดื™ ื‘ืžืงื•ื ืื—ืจ ื•ืืคื™ืœื• ืื ืชืžืฆื ืœื•ืžืจ ื“ืื™ืŸ ืกื‘ืจื ืฉื™ื”ื ื˜ืจืคื” ื”ื•ืื™ืœ ื•ืœื ื ื™ืงื‘ ืืœื ื—ืฆื™ ืขื•ืจ ืžืฆื™ื ื• ืœืžื™ืžืจ ื“ื›ื•ืœื™ื” ื ื™ืงื‘ ื•ื—ื™ื™ืฉื™ื ืŸ ืฉืžื ื”ื‘ืจื™ื ื›ื™ ื”ื™ื›ื™ ื“ื—ื™ื™ืฉื™' [ื’ื‘ื™ ื•ืฉื˜] ื‘ืจื™ืฉ ืคื™ืจืงื™ืŸ (ื—ื•ืœื™ืŸ ื“ืฃ ืžื’.) ืœืžืืŸ ื“ื—ื™ื™ืฉ ืœืกืคืง ื“ืจื•ืกื” ื•ื”ื ื“ืงืชื ื™ ื‘ืžืชื ื™ืชื™ืŸ ื”ืžืกืก ื•ื‘ื™ืช ื”ื›ื•ืกื•ืช ืฉื ืงื‘ื• ืœื—ื•ืฅ ื“ืžืฉืžืข ื“ื‘ืขื™ื ืŸ ื ืงื‘ ืžืคื•ืœืฉ ืœืื• ื“ื•ืงื ืœื—ื•ืฅ ืฉื™ื”ื ืžืคื•ืœืฉ ืืœื ื›ืœื•ืžืจ ืœื—ื•ืฅ ื›ืœืคื™ ื—ื•ืฅ ื•ืœืืคื•ืงื™ ื ืงื‘ื• ื–ื” ืœืชื•ืš ื–ื” ื•ื”ื ื“ืงืืžืจ ืžืฆื“ ืื—ื“ ื›ืฉืจื” ื‘ืขื•ื‘ื™ ื‘ื™ืช ื”ื›ื•ืกื•ืช ืฆืจื™ืš ืœืคืจืฉ ืื•ืชื• ืฆื“ ืื—ื“ ืžื‘ืคื ื™ื ื›ืœืคื™ ื”ืจื™ืขื™ ื“ืื™ ืฆื“ ืฉื‘ื—ื•ืฅ ื›ืœืคื™ ื—ืœืœ ื”ื’ื•ืฃ ืืคื™ืœื• ืœื ื ื™ืงื‘ ื›ืœืœ ืืœื ืฉื ืžืฆื ืžื—ื˜ ื‘ื—ืœืœ ื”ื’ื•ืฃ ื˜ืจืคื” ื“ืืžืจ ื ืงื•ื‘ื™ ื ืงื™ื‘ ื•ืืชืื™ ื•ืื™ืŸ ื ืจืื” ืœืจืดืช ืœื•ืžืจ ืฉื™ื”ื ื˜ืจืคื” ื‘ืœื ื ื™ืงื‘ ืืœื ื—ืฆื™ ื”ืขื•ืจ ืฉืœ ื”ืžืกืก ื•ื ืจืื” ืœื• ื“ื”ืžืกืก ื ืžื™ ืžืฆื“ ืื—ื“ ื›ืฉืจื” ื•ื”ื ื“ื ืงื˜ ื‘ืขื•ื‘ื™ ื‘ื™ืช ื”ื›ื•ืกื•ืช ืžืฆื“ ืื—ื“ ื›ืฉืจื” ืจื‘ื•ืชื ืงืžืฉืžืข ืœืŸ ืœืคื™ ืฉื™ืฉ ืœื• ืฉื ื™ ืขื•ืจื•ืช ื•ืงืžืฉืžืข ืœืŸ ื“ืืขืดื’ ืฉื ื™ืงื‘ ืขื•ืจ ืื—ื“ ืฉืœื ืืคื™ืœื• ื”ื›ื™ ื›ืฉืจื” ืขื“ ืฉื ื™ืงื‘ื• ืฉื ื™ื”ื ื•ืื’ื‘ ื“ื ืงื˜ ืžืฆื“ ืื—ื“ ื›ืฉืจื” ื ืงื˜ ื ืžื™ ืžืฉื ื™ ืฆื“ื“ื™ืŸ ื˜ืจืคื” ืืขืดื’ ื“ืžื™ืœืชื ื“ืคืฉื™ื˜ื ื”ื™ื ื•ืขื•ื“ ืื•ืžืจ ืจืดืช ื“ื”ืื™ ื ืžื™ ื—ื“ื•ืฉ ื”ื•ื ื“ืกืดื“ ืืžื™ื ื ืืคื™ืœื• ืžืฉื ื™ ืฆื“ื“ื™ืŸ ื›ื’ื•ืŸ ืฉื ื™ืงื‘ื• ืฉื ื™ ื”ืขื•ืจื•ืช ื›ืฉืจื” ืœืคื™ ืฉืฉื•ื›ื‘ ืขืดื’ ื”ืžืกืก ื•ืžื“ื•ื‘ืง ืฉื ื‘ืฉื•ืžืŸ ื•ื”ื•ื ื”ื“ื™ืŸ ื“ืื•ืชื• ื“ื‘ืงื•ืช ืžื’ื™ืŸ ืฉืœื ื™ืฆื ื”ืจื™ืขื™ ืžื™ื“ื™ ื“ื”ื•ื” ืื—ืœื—ื•ืœืช ืฉื ื™ืงื‘ื” ื•ื™ืจื›ื™ื ืžืขืžื™ื“ื™ืŸ ืื•ืชื” ื“ื›ืฉืจื” ืงื ืžืฉืžืข ืœืŸ ื”ื›ื ื“ื˜ืจืคื” ื•ืืดืช ื”ื ืืžืจื™ื ืŸ ื‘ื‘ืžื” ืžื“ืœื™ืงื™ืŸ (ืฉื‘ืช ื“ืฃ ืœื•.) ื’ื‘ื™ ื”ื ื”ื• ืชืœืช ืžื™ืœื™ ื“ืื™ืฉืชื ื• ืฉืžื™ื™ื”ื• ื”ื•ื‘ืœื™ืœื ื‘ื™ ื›ืกื™ ื•ื‘ื™ ื›ืกื™ ื”ื•ื‘ืœื™ืœื ืœืžืื™ ื ืคืงื ืžื™ื ื” ืœืžื—ื˜ ืฉื ืžืฆืืช ื‘ืขื•ื‘ื™ ื‘ื™ืช ื”ื›ื•ืกื•ืช ื•ื”ืฉืชื ืžืื™ ื ืคืงื•ืชื ืื™ืชื ื”ื ื‘ืชืจื•ื™ื™ื”ื• ืืžืจื™ื ืŸ ืžืฆื“ ืื—ื“ ื›ืฉืจื” ืžืฉื ื™ ืฆื“ื“ื™ื ื˜ืจืคื” ื’ื ื‘ื”ื•ื‘ืœื™ืœื ื•ื™ืดืœ ื“ื ืคืงื ืžื™ื ื” ืฉืœื ืชื˜ืขื” ืœืคืจืฉ ืžื” ืฉืืžืจ ืžืฆื“ ืื—ื“ ื›ืฉืจื” ื–ื”ื• ื‘ื”ื•ื‘ืœื™ืœื ื“ื”ื™ื™ื ื• ื”ืžืกืก ืฉืขืชื” ืงื•ืจื™ืŸ ื‘ื™ืช ื”ื›ื•ืกื•ืช ืื‘ืœ ื‘ืžื” ืฉืงื•ืจื™ืŸ ืขื›ืฉื™ื• ื”ื•ื‘ืœื™ืœื ื”ื™ื™ื ื• ืžื” ืฉื”ื™ื• ืจื’ื™ืœื™ื ืœืงืจื•ืช ื‘ื™ืช ื”ื›ื•ืกื•ืช ืืคื™ืœื• ืžืฆื“ ืื—ื“ ื˜ืจืคื” ื”ื•ืื™ืœ ื•ื ื™ืงื‘ ืขื•ืจ ืฉืœื ืื™ ื ืžื™ ืฉืœื ื ื˜ืขื” ื ืžื™ ื‘ืžืฉื ื™ ืฆื“ื“ื™ื ื˜ืจืคื” ื“ื”ื•ื™ ื‘ืžื” ืฉืงื•ืจื™ืŸ ืื•ืชื• ืขื›ืฉื™ื• ื‘ื™ืช ื”ื›ื•ืกื•ืช ื“ื”ื•ื ื”ืžืกืก ืื‘ืœ ื‘ืžื” ืฉืงื•ืจื™ืŸ ืขื›ืฉื™ื• ื”ื•ื‘ืœื™ืœื ื“ื”ื•ื ืžื” ืฉืงื•ืจื™ืŸ ืžืชื—ืœื” ื‘ื™ืช ื”ื›ื•ืกื•ืช ืืคื™ืœื• ืžืฉื ื™ ืฆื“ื“ื™ืŸ ื›ืฉืจื” ื“ื”ื•ื™ื ื›ืžื• ื—ืœื—ื•ืœืช ืฉื ื™ืงื‘ื” ื•ื™ืจื›ื™ื ืžืขืžื™ื“ื™ืŸ ืื•ืชื”:
Une aiguille qui se trouve dans l'epaisseur du bonnet, d'un seul cote โ€” cachere ; mais dans le feuillet (messes), meme d'un seul cote [, sans] qu'[elle] ait perce de part en part โ€” [la bete est] tereifa ; ainsi Rachi a-t-il explique ailleurs. Et meme si l'on veut dire [qu']il n'[est] pas logique qu'elle soit tereifa, puisqu'il n'a ete perce que la moitie de la peau, nous pouvons dire [que] tout [le reste] a ete perce, et que nous craignons qu'[il ne] se soit cicatrise (chema hivri) โ€” de meme que nous craignons [, a propos de l'oesophage,] au debut de notre chapitre (Houlin 43a), pour celui qui tient compte du doute [de bete attaquee par] un fauve (sefek derousa). Et ce que la michna enseigne 'le feuillet et le bonnet qui ont ete perfores vers l'exterieur', d'ou il ressort qu'on requiert un trou perce de part en part โ€” [cela] ne [veut] pas dire precisement 'vers l'exterieur', [a savoir] qu'il soit perce de part en part, mais cela veut dire 'vers l'exterieur', du cote de l'exterieur, et [c'est] pour exclure [le cas ou] ceux-ci se sont perces l'un dans l'autre. Et ce qu'il dit 'd'un seul cote โ€” cachere', dans l'epaisseur du bonnet, il faut expliquer ce seul cote [comme etant] le cote de l'interieur, vers le [contenu] repugnant (la fiente) ; car si [c'est] le cote de l'exterieur, vers la cavite du corps, meme [si] elle n'a nullement perce, mais [qu']une aiguille se trouve dans la cavite du corps โ€” [la bete est] tereifa, car on dit : elle est venue en perforant. Et il ne parait pas a Rabbenou Tam de dire qu'[elle] soit tereifa sans qu'ait ete perce [plus] que la moitie de la peau du feuillet ; et il lui parait [que] pour le feuillet aussi, d'un seul cote, [la bete est] cachere. Et ce qu'il prend '[dans] l'epaisseur du bonnet, d'un seul cote โ€” cachere', il nous enseigne [par la] une nouveaute (rabouta), parce qu'[il a] deux peaux, et il nous enseigne que, bien qu'une [seule] peau entiere ait ete percee, malgre cela [la bete est] cachere, [et ne devient tereifa] que [lorsque] les deux ont ete percees ; et comme il a pris 'd'un seul cote โ€” cachere', il a pris aussi 'des deux cotes โ€” tereifa', bien que ce soit chose evidente. Et de plus, Rabbenou Tam dit que ceci aussi [est] une nouveaute, car tu aurais pu dire : meme des deux cotes, par exemple [le cas] ou les deux peaux ont ete percees, [la bete est] cachere, parce qu'[elle] repose sur le feuillet et [y] est collee la par la graisse, et de meme cette adherence protege de sorte que la fiente ne sorte pas โ€” de meme qu'[il en va] pour le boyau (halhoulet) qui a ete perce et que les cuisses maintiennent, [auquel cas la bete est] cachere ; [c'est pourquoi] il nous enseigne ici qu'elle est tereifa. Et si tu objectes : n'avons-nous pas dit dans [le chapitre] Bameh Madlikin (Chabbat 36a), a propos de ces trois choses dont les noms ont change โ€” 'le hovlila [est devenu] bei kassei, et le bei kassei hovlila' โ€” quelle [en est] la consequence pratique ? pour l'aiguille qui se trouve dans l'epaisseur du bonnet [bet ha-kossot] ; or maintenant, quelle consequence y a-t-il, puisque pour les deux nous disons 'd'un seul cote โ€” cachere, des deux cotes โ€” tereifa', [y compris] pour le hovlila ? Et l'on peut dire [que] la consequence [est] que tu ne te trompes pas en expliquant ce qu'il a dit 'd'un seul cote โ€” cachere' : [a savoir que] cela [vaut] pour le hovlila, qui est le feuillet (messes) qu'on appelle aujourd'hui bet ha-kossot ; mais pour ce qu'on appelle aujourd'hui hovlila, [a savoir] ce qu'on avait coutume d'appeler bet ha-kossot, meme d'un seul cote [, la bete est] tereifa, puisqu'une peau entiere a ete percee. Ou bien [encore], afin que nous ne nous trompions pas non plus [sur] 'des deux cotes โ€” tereifa', [a savoir] que cela [vaut] pour ce qu'on appelle aujourd'hui bet ha-kossot, qui est le feuillet (messes) ; mais pour ce qu'on appelle aujourd'hui hovlila, [a savoir] ce qu'on appelait au debut bet ha-kossot, meme des deux cotes [, la bete est] cachere, car [elle est] comme le boyau (halhoulet) qui a ete perce et que les cuisses maintiennent.
๐Ÿ’ก Explication

On passe a la perforation du feuillet (ha-messes) et du bonnet (bet ha-kossot), troisieme et quatrieme estomacs du ruminant. La braita traite d'une aiguille retrouvee enfoncee dans l'epaisseur de la paroi du bonnet : si elle perce d'un seul cote (sans traverser de part en part), la bete est cachere ; si elle perce des deux cotes (paroi entierement traversee), elle est tereifa. La suite (un grumeau de sang trouve sur l'aiguille) introduit un examen complementaire qui se poursuit au daf suivant.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schema
L'aiguille trouvee dans l'epaisseur du feuillet-bonnet (bet ha-kossot) Perce d'un seul cote paroi (deux peaux) la paroi n'est pas traversee CACHERE Perce des deux cotes paroi (deux peaux) la paroi est traversee de part en part TEREIFA sauf examen : un grumeau de sang...
L'aiguille dans le bonnet (bet ha-kossot) : d'un seul cote -> cachere ; des deux cotes -> tereifa ; puis examen du grumeau de sang.
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Texte hรฉbreu et aramรฉen vocalisรฉ : รฉdition numรฉrique William Davidson du Talmud Koren Noรฉ, via Sefaria (licence CC BY-NC). Traduction franรงaise, notes et schรฉmas : Chiourim BA (licence CC BY 4.0).