Chullin 61a โ€” les quatre signes de puretรฉ de l'oiseau : apprend-on du nesher ou des torin ?

Chullin 61a

Sougya : La braita dรฉgage du nesher (aigle, impur) et des torin (tourterelles, pures) les quatre signes de puretรฉ d'un oiseau : doigt en plus (etzba yetera), jabot (zefek), gรฉsier pelable (kurkavan niklaf), et ne pas griffer sa proie (eino dores). Abaye prรฉcise que ces signes ne sont pas รฉcrits explicitement dans la Torah mais dรฉduits par les Sages.

Rabbi Hiyya enseigne qu'un oiseau venu avec un seul signe est pur, car on apprend du nesher (qui n'a aucun signe). La Guemara objecte : apprenons plutรดt des torin, qui ont les quatre signes โ€” il faudrait alors les quatre pour รชtre pur.

Rรฉponse : si on apprenait des torin, pourquoi la Torah รฉcrit-elle les autres oiseaux impurs, dont aucun n'a les quatre signes ? Nouvelle objection : apprenons des autres impurs, qui ont trois signes et restent impurs โ€” donc trois signes ne purifient pas.

Rรฉponse finale : si mรชme trois signes ne purifiaient pas, pourquoi la Torah รฉcrit-elle l'orev (corbeau), qui n'a que deux signes ? Conclusion : un seul signe de puretรฉ suffit.

Les quatre signes de puretรฉ de l'oiseau (simanei tahara) le nesher (aigle) n'en a aucun ; les torin (tourterelles) les ont tous les quatre Nesher (aigle) โ€” TAMร‰ (impur) pas d'etzba yetera (doigt en plus) pas de zefek (jabot) kurkavan (gรฉsier) ne se pรจle pas dores (il griffe sa proie et mange) aucun signe -> impur av (modรจle) de tous les impurs Torin (tourterelles) โ€” TAHOR (pur) a un etzba yetera (doigt en plus) a un zefek (jabot) kurkavan (gรฉsier) se pรจle eino dores (ne griffe pas) les quatre signes -> pur av (modรจle) de tous les purs
Les deux pรดles de la braita (segment 1) : le nesher sans aucun signe, les torin avec les quatre signes de puretรฉ.
Comment se rรฉpartissent les signes parmi les 24 oiseaux impurs nommรฉs aucun n'a les quatre signes : c'est ce qui fonde la rรจgle (segments 3 ร  5) Nesher 0 signe de puretรฉ 1 oiseau Pรจres, Ozniya 1 signe chacun 2 oiseaux Orev (corbeau) 2 signes 1 oiseau les autres 3 signes chacun 20 oiseaux
La rรฉpartition des signes parmi les oiseaux impurs nommรฉs (segments 4-6) : aucun n'a les quatre signes.
Apprendre du nesher ou des torin ? Le flux du raisonnement Rabbi Hiyya : un seul signe suffit -> pur on apprend du nesher (qui n'en a aucun) Objection : apprenons plutรดt des torin il faudrait alors les quatre signes pour รชtre pur Rรฉponse : alors pourquoi la Torah รฉcrit-elle les autres impurs ? aucun n'a les quatre signes ; inutile si on apprenait des torin Contre-objection : apprenons des autres impurs trois signes et impur -> donc trois signes ne purifient pas Rรฉponse : alors pourquoi รฉcrire l'orev (deux signes) ? -> un signe suffit
Le flux du va-et-vient : du nesher ou des torin ? L'enchaรฎnement des objections jusqu'ร  la conclusion (un seul signe suffit).
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ืžื” ื ืฉืจ ืžื™ื•ื—ื“ ืฉืื™ืŸ ืœื• ืืฆื‘ืข ื™ืชืจื” ื•ื–ืคืง ื•ืื™ืŸ ืงื•ืจืงื‘ื ื• ื ืงืœืฃ ื•ื“ื•ืจืก ื•ืื•ื›ืœ โ€“ ื˜ืžื, ืืฃ ื›ืœ ื›ื™ื•ืฆื ื‘ื• โ€“ ื˜ืžื. ืชื•ืจื™ืŸ ืฉื™ืฉ ืœื”ืŸ ืืฆื‘ืข ื™ืชืจื” ื•ื–ืคืง ื•ืงื•ืจืงื‘ืŸ ื ืงืœืฃ ื•ืื™ืŸ ื“ื•ืจืกื™ืŸ ื•ืื•ื›ืœื™ืŸ โ€“ ื˜ื”ื•ืจื™ืŸ, ืืฃ ื›ืœ ื›ื™ื•ืฆื ื‘ื”ืŸ โ€“ ื˜ื”ื•ืจื™ืŸ. ืืžืจ ืื‘ื™ื™: ืœื ื ืืžืจ ืคื™ืจื•ืฉืŸ ืžื“ื‘ืจื™ ืชื•ืจื” ืืœื ืžื“ื‘ืจื™ ืกื•ืคืจื™ื.

De mรชme que le nesher (aigle) [se] distingue [en ce] qu'il n'a pas de doigt en plus (etzba yetera) ni de jabot (zefek), [que] son gรฉsier (kurkavan) ne se pรจle pas, [et qu']il griffe [sa proie] (dores) et [la] mange โ€” [et qu'il est] impur (tame), de mรชme tout [oiseau] semblable ร  lui [est] impur. Les tourterelles (torin), qui ont un doigt en plus, un jabot, [dont] le gรฉsier se pรจle, [et] qui ne griffent pas mais [se contentent de] manger โ€” [sont] pures (tehorot), [et] de mรชme tout [oiseau] semblable ร  elles [est] pur.

Abaye a dit : leur explication (perouchan) n'a pas รฉtรฉ dite ร  partir des paroles de la Torah, mais ร  partir des paroles des Scribes (soferim).

๐Ÿ“œ Rachi (3)
ื ืฉืจ ื”ื•ื–ื›ืจ ื‘ื˜ืžืื™ื ื•ื“ื ื™ืŸ ื‘ื ื™ืŸ ืื‘ ื”ื™ืžื ื• ื“ืžื” ื ืฉืจ ืžื™ื•ื—ื“ ื“ืื™ืŸ ืœื• ืื—ื“ ืžื›ืœ ื”ืกื™ืžื ื™ืŸ ื”ืœืœื• ื•ื˜ืžื ืืฃ ื›ืœ ืฉืื™ืŸ ืœื• ืื—ื“ ืžื›ืœ ื”ืกื™ืžื ื™ืŸ ื”ืœืœื• ืžื™ืŸ ื ืฉืจ ื”ื•ื ื•ื˜ืžื ืื‘ืœ ืขื•ืฃ ืฉื™ืฉ ื‘ื• ืื—ื“ ืžื›ืœ ืืœื• ื˜ื”ื•ืจ ื•ื›ืœ ืฉื›ืŸ ืฉื ื™ื ืื• ืฉืœืฉื” ืื• ื›ื•ืœื ื—ื•ืฅ ืžืขื•ืคื•ืช ื”ืžืคื•ืจืฉื™ื ื‘ืคืจืฉื” ืฉื’ื–ื™ืจืช ื”ื›ืชื•ื‘ ื”ื•ื ืฉืืข"ืค ืฉื™ืฉ ื‘ื”ืŸ ืกื™ืžืŸ ื˜ื”ืจื” ื›ื“ืืžืจ ืœืงืžืŸ ื˜ืžืื™ื ื•ื”ืื™ ืืฃ ืœื ืžืจื‘ื™ ืืœื ืžื™ืŸ ื ืฉืจ ื“ืื™ืŸ ืขื•ืฃ ื˜ืžื ื‘ืขื•ืœื ืืœื ื›"ื“ ื”ืืžื•ืจื™ืŸ ื›ืืŸ ื•ื›ื“ืชื ื™ื ืœืงืžืŸ (ื—ื•ืœื™ืŸ ื“ืฃ ืกื’:) ืœืคื™ื›ืš ืžื ื” ื”ื›ืชื•ื‘ ื‘ื˜ืžืื™ื ื•ื‘ื”ื ืš ื›"ื“ ืืžืจื™ื ืŸ ื“ืื™ืช ื‘ื”ื• ื‘ื›ื•ืœื”ื• ืกื™ืžื ื™ ื˜ื”ืจื” ื—ื•ืฅ ืžืŸ ื”ื ืฉืจ:
Nesher โ€” il a รฉtรฉ mentionnรฉ parmi les [oiseaux] impurs, et l'on en tire un modรจle (binyan av) : de mรชme que le nesher [se] distingue [en ce] qu'il n'a aucun de tous ces signes et [est] impur, de mรชme tout [oiseau] qui n'a aucun de tous ces signes [est] de l'espรจce du nesher et [est] impur ; mais un oiseau qui a l'un de tous ceux-ci [est] pur, et ร  plus forte raison [s'il en a] deux, ou trois, ou [s'il les a] tous โ€” ร  l'exception des oiseaux explicitement [nommรฉs] dans la section [de la Torah], [pour lesquels c'est] un dรฉcret de l'ร‰criture [que], bien qu'ils aient un signe de puretรฉ, [ils sont] impurs, comme [la Guemara le] dit plus loin. Et ce [mot] 'tout' (af kol) n'ajoute que l'espรจce du nesher, car il n'y a pas d'oiseau impur au monde hormis les vingt-quatre mentionnรฉs ici, et comme il est enseignรฉ plus loin (Houlin 63b) : c'est pourquoi l'ร‰criture les a comptรฉs parmi les impurs ; et au sujet de ces vingt-quatre, nous disons [que] tous ont [au moins] un signe de puretรฉ, hormis le nesher.
ืชื•ืจื™ื ืžื ื” ื”ื›ืชื•ื‘ ืœื˜ื”ืจื” ื•ืžื”ืŸ ืืชื” ื“ืŸ ื‘ื ื™ืŸ ืื‘ ืœื›ื•ืœืŸ. ื•ืืข"ื’ ื“ืงืฉื™ื ืกื™ืคื ืœืจื™ืฉื ื“ืจื™ืฉื ืžื›ืฉืจ ืืคื™ืœื• ื‘ื—ื“ ืกื™ืžืŸ ื•ืกื™ืคื ืœื ืžื›ืฉืจ ืขื“ ื“ืื™ื›ื ื›ื•ืœื”ื• ืจื™ืฉื ื“ื•ืงื ื•ืกื™ืคื ืœืงืžืŸ ืžืคืจืฉ ืœื”:
Torim โ€” l'ร‰criture les a comptรฉs pour la puretรฉ, et ร  partir d'eux tu tires un modรจle (binyan av) pour [les] tous. Et bien que la fin contredise le dรฉbut โ€” car le dรฉbut dรฉclare pur [un oiseau] mรชme [avec] un seul signe, tandis que la fin ne dรฉclare pas pur tant qu'il n'y a pas [les signes] tous [rรฉunis] โ€” le dรฉbut [est ร  prendre] ร  la lettre, et la fin, [la Guemara] l'expliquera plus loin.
ืคื™ืจื•ืฉืŸ ืœื ื ืชืคืจืฉื• ื”ืกื™ืžื ื™ืŸ ืžืžืฉ ื‘ืชื•ืจื” ืืœื ืžื“ืžื ื” ืชื•ืจื™ืŸ ื‘ื˜ื”ื•ืจื™ืŸ ื•ื”ื ื™ ืื™ืชื ื”ื• ื‘ื”ื• ื•ืžื ื” ื ืฉืจ ื‘ื˜ืžืื™ืŸ ื•ื‘ืืจื‘ืขื” ืกื™ืžื ื™ืŸ ื”ืœืœื• ื”ืŸ ื—ืœื•ืงื™ืŸ ืฉ"ืž ื”ืŸ ื”ืŸ ืกื™ืžื ื™ ื˜ื”ืจื”:
Leur explication โ€” les signes n'ont pas รฉtรฉ explicitรฉs ร  la lettre dans la Torah ; mais du fait que la Torah a comptรฉ les tourterelles parmi les [oiseaux] purs et [que] ceux-ci se trouvent en elles, et [qu']elle a comptรฉ le nesher parmi les impurs et [qu']ils s'en distinguent par ces quatre signes, infรจre-[s'en] [que] ce sont lร  les signes de puretรฉ.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (5)
ืžื” ื ืฉืจ ืžื™ื•ื—ื“ ื›ื•' ืืฃ ื›ืœ ื›ื™ื•ืฆื ื‘ื• ื˜ืžื ืคื™ืจืฉ ืจืฉ"ื™ ื“ื”ืื™ ืืฃ ื›ืœ ืœื ืžืจื‘ื™ื ืŸ ืืœื ืžื™ืŸ ื ืฉืจ ืฉืื™ืŸ ืขื•ืฃ ื˜ืžื ื‘ืขื•ืœื ืืœื ื›"ื“ ื”ืืžื•ืจื™ืŸ ื‘ืชื•ืจื” ื›ื“ืงืชื ื™ ืœืงืžืŸ (ื—ื•ืœื™ืŸ ืกื’:) ืœืคื™ื›ืš ืžื ื” ื”ื›ืชื•ื‘ ื‘ื˜ืžืื™ืŸ ื•ื”ื ืš ื›"ื“ ื”ืืžื•ืจื™ืŸ ื“ืื™ื›ื ื‘ื›ื•ืœื”ื• ืกื™ืžืŸ ื˜ื”ืจื” ื—ื•ืฅ ืžืŸ ื”ื ืฉืจ ื•ืื™ืŸ ื–ื” ืจืื™ื” ื“ื“ื™ืœืžื ื”"ืง ืœืคื™ื›ืš ืžื ื” ื”ื›ืชื•ื‘ ื‘ื˜ืžืื™ื ืžืฉื•ื ื“ืขืœ ื™ื“ื™ ื›"ื“ ืืœื• ื•ืกื™ืžื ื™ื”ื•ืŸ ื ื•ื›ืœ ืœื”ื›ื™ืจ ื›ืœ ื”ื˜ืžื ืฉื‘ืขื•ืœื ืื‘ืœ ืื ื”ื™ื” ื‘ื ืœืžื ื•ืช ื‘ื˜ื”ื•ืจื™ื ื”ื™ื” ืฆืจื™ืš ืœืžื ื•ืช ื™ื•ืชืจ ื•ื›ืŸ ื›ื™ ืงืืžืจ ื•ืœืขื•ืคื•ืช ืื™ืŸ ืžืกืคืจ ื•ืคืจื™ืš ืขื•ืคื•ืช ื˜ืžืื™ืŸ ื›"ื“ ื ื™ื ื”ื• ืืœื ืœืขื•ืคื•ืช ื˜ื”ื•ืจื™ืŸ ืื™ืŸ ืžืกืคืจ ื”ืชื ื‘ืขื™ ืœืžื™ืžืจ ืื™ืŸ ืžืกืคืจ ืฉื ื•ื›ืœ ืœื”ื›ื™ืจ ืขืœ ื™ื“ื™ื”ื ื›ืœ ื”ืื—ืจื™ื ื•ืžืฉื ื™ ื“ืื™ืŸ ืžืกืคืจ ืœื˜ื”ื•ืจื™ื ืงืืžืจ ื•ืฉืคื™ืจ ืงื ืžืจื‘ื” ื”ื›ื ืืคื™ืœื• ืฉืืจ ืžื™ื ื™ืŸ ืฉืื™ื ืŸ ืžื™ืŸ ื ืฉืจ:
De mรชme que le nesher [se] distingue etc., de mรชme tout [oiseau] semblable ร  lui [est] impur โ€” Rachi a expliquรฉ [que] ce 'tout' (af kol) n'ajoute que l'espรจce du nesher, car il n'y a pas d'oiseau impur au monde hormis les vingt-quatre mentionnรฉs dans la Torah, comme il est enseignรฉ plus loin (Houlin 63b) : c'est pourquoi l'ร‰criture les a comptรฉs parmi les impurs ; et ces vingt-quatre mentionnรฉs ont [tous] un signe de puretรฉ, hormis le nesher. Et ce n'est pas une preuve, car peut-รชtre [la braita] veut dire ceci : c'est pourquoi l'ร‰criture les a comptรฉs parmi les impurs, parce que c'est par le moyen de ces vingt-quatre et de leurs signes [que] nous pourrons reconnaรฎtre tout impur au monde ; mais si [l'ร‰criture] รฉtait venue compter les [oiseaux] purs, il [lui] aurait fallu en compter davantage. De mรชme, lorsqu'elle dit 'et les oiseaux [purs] sont sans nombre', et [que la Guemara] objecte : les oiseaux impurs sont [bien] vingt-quatre ! plutรดt [il faut comprendre que ce sont] les oiseaux purs [qui sont] sans nombre โ€” lร  [bas], elle veut dire 'sans nombre' [en ce sens] que par leur moyen nous pourrons reconnaรฎtre tous les autres ; et [la Guemara] rรฉpond [que] c'est 'sans nombre' pour les purs qu'elle dit. Et [la braita] ajoute bien ici mรชme les autres espรจces qui ne sont pas de l'espรจce du nesher.
ื›ืœ ืขื•ืฃ ื”ื“ื•ืจืก ื˜ืžื ื•ื"ืช ื•ื”ื™ื›ื™ ืงื™ื ืœื”ื• ืœืจื‘ื ืŸ ื”ืš ืžื™ืœืชื ื•ื›ื™ ืงื ื™ื’ื™ ืื• ื‘ืœื™ืกื˜ืจื™ ื”ื™ื• ืฉื‘ื“ืงื• ื›ืœ ื”ืขื•ืคื•ืช ื˜ื”ื•ืจื™ื ื•ืื™ืŸ ืฉื•ื ืขื•ืฃ ื˜ื”ื•ืจ ื“ื•ืจืก ื”ื ืืžืจ ืœืงืžืŸ (ื—ื•ืœื™ืŸ ื“ืฃ ืกื’:) ื“ืœืขื•ืคื•ืช ื˜ื”ื•ืจื™ื ืื™ืŸ ืžืกืคืจ ื•ืื™ ื”ืœื›ื” ืœืžืฉื” ืžืกื™ื ื™ ื”ื•ื ื"ื› ืœ"ืœ ื“ื›ืชื‘ ืจื—ืžื ื ืคืจืก ื•ืขื–ื ื™ื” ืชืจื•ื™ื™ื”ื• ืœื ืœื›ืชื•ื‘ ืื•ืชื• ืฉื“ื•ืจืก ื“ืžืžื” ื ืคืฉืš ื—ื“ ืžื™ื ื™ื™ื”ื• ื“ื•ืจืก ืฉืื™ืŸ ื‘ื›ืœ ืื—ื“ ืืœื ื—ื“ ืกื™ืžืŸ ืฉืœ ื˜ื”ืจื” ื•ืื•ืชื• ืฉื‘ื–ื” ืื™ื ื• ื‘ื–ื” ื›ื“ืžื•ื›ื— ื‘ื’ืžืจื ื•ื™"ืœ ื“ืฉืžื ืงื‘ืœื” ื”ื™ืชื” ืžื™ืžื•ืช ื ื— ืฉื”ืงืจื™ื‘ ืžื›ืœ ืขื•ืฃ ื˜ื”ื•ืจ ื•ื‘ื“ืง ืืช ื›ื•ืœื ื•ืžืกืจ ืœื“ื•ืจื•ืช ืฉืื™ืŸ ืขื•ืฃ ื˜ื”ื•ืจ ื“ื•ืจืก ืื‘ืœ ื‘ืฉืกื•ืขื” ืœื ืฉื™ื™ืš ืœืžื™ืžืจ ื”ื›ื™ ื“ืื™ืŸ ื–ื” ืžื™ืŸ ื‘ืคื ื™ ืขืฆืžื• ืืœื ื•ืœื“ ื‘ื”ืžื” ื›ื“ืื™ืชื ื‘ื”ืžืคืœืช (ื ื“ื” ื“ืฃ ื›ื“.):
Tout oiseau qui griffe [est] impur โ€” et si tu dis : comment cette chose รฉtait-elle รฉtablie pour les Sages ? est-ce qu'avec des engins de chasse ou des arbalรจtes ils examinaient tous les oiseaux purs [pour conclure] qu'aucun oiseau pur ne griffe ? or [la Guemara] dit plus loin (Houlin 63b) [que] les oiseaux purs sont sans nombre ! Et si [c'est] une loi [transmise] ร  Mochรฉ depuis le Sinaรฏ (halakha le-Moche mi-Sinaรฏ), [alors] pourquoi le Misรฉricordieux a-t-Il รฉcrit [ร  la fois] le pรจres et l'ozniya ? que les deux [ne soient] pas รฉcrits โ€” celui qui griffe, [du moins, ne pas l'รฉcrire], car de toute faรงon l'un d'eux griffe, puisque chacun n'a qu'un seul signe de puretรฉ, et [que] celui [qui est] en l'un n'[est] pas en l'autre, comme [cela] ressort dans la Guemara. Et l'on peut dire [que] peut-รชtre c'รฉtait une tradition depuis les jours de Noรฉ, qui offrit de tout oiseau pur et les examina tous, et transmit aux gรฉnรฉrations qu'aucun oiseau pur ne griffe ; mais pour le [bรฉtail] fendu (chesoua), il n'y a pas lieu de dire ainsi, car ce n'est pas une espรจce ร  part entiรจre, mais [seulement] un petit d'animal, comme il est [enseignรฉ] au [chapitre] Ha-Mappelet (Nidda 24a).
ื”ื“ื•ืจืก ืคื™' ื‘ืงื•ื ื˜ืจืก ืฉืื•ื—ื– ื‘ืฆืคื•ืจื ื™ื• ื•ืžื’ื‘ื™ื” ืžืŸ ื”ืงืจืงืข ืžื” ืฉืื•ื›ืœ ื•ืงืฉื” ืœืจ"ืช ื“ื”ื ืืคื™ืœื• ืชืจื ื’ื•ืœืช ืขื•ืฉื” ื›ืŸ ื•ืžืคืจืฉ ืจ"ืช ื“ื•ืจืก ื•ืื•ื›ืœ ืžื—ื™ื™ื ื•ืื™ื ื• ืžืžืชื™ืŸ ืœื” ืขื“ ืฉืชืžื•ืช ื›ื™ ื”ื”ื™ื ื“ืคืจืง ืืœื• ืขื•ื‘ืจื™ืŸ (ืคืกื—ื™ื ืžื˜:) ื”ืžืฉื™ื ืืช ื‘ืชื• ืœืข"ื” ื›ืื™ืœื• ื›ื•ืคืชื” ืœืคื ื™ ืืจื™ ืžื” ืืจื™ ื“ื•ืจืก ื•ืื•ื›ืœ ื•ืื™ื ื• ืžืžืชื™ืŸ ืขื“ ืฉืชืžื•ืช ืืฃ ืข"ื” ืžื›ื” ื•ื‘ื•ืขืœ ื•ืื™ื ื• ืžืžืชื™ืŸ ืขื“ ืฉืชืชืคื™ื™ืก ื•ื›ืŸ ื‘ืกื•ืฃ ืค"ืง ื“ื‘"ืง (ื“ืฃ ื˜ื–:) ืืจื™ ื‘ืจ"ื” ื“ืจืก ื•ืื›ืœ ืคื˜ื•ืจ ืคื™ืจื•ืฉ ืžื—ื™ื™ื ื“ื”ื™ื™ื ื• ืื•ืจื—ื™ื” ื•ื”ื•ื™ ืฉืŸ ื˜ืจืฃ ื•ืื›ืœ ื—ื™ื™ื‘ ืคื™ืจื•ืฉ ืœืื—ืจ ืžื™ืชื” ื“ืœืื• ื”ื™ื™ื ื• ืื•ืจื—ื™ื” ื•ื”ื•ื™ ืœื™ื” ืงืจืŸ ื•ืคืจื™ืš ื•ื”ื ื›ืชื™ื‘ ืืจื™ ื˜ื•ืจืฃ ื‘ื“ื™ ื’ื•ืจื•ืชื™ื• ื•ืžืฉื ื™ ื‘ืฉื‘ื™ืœ ื’ื•ืจื•ืชื™ื• ืฉื”ืŸ ืงื˜ื ื™ื ื“ืจื›ื• ืœื”ืžื™ืช ื•ืžื—ื ืง ืœืœื‘ืื•ืชื™ื• ื‘ืฉื‘ื™ืœ ืœื‘ืื•ืชื™ื•:
Celui qui griffe โ€” Rachi (le Kountras) a expliquรฉ [que c'est l'oiseau] qui saisit avec ses griffes et soulรจve du sol ce qu'il mange ; et c'est difficile pour Rabbenou Tam, car mรชme une poule fait ainsi. Rabbenou Tam explique [que] 'dores' [signifie] qu'il griffe et mange [sa proie] de son vivant, sans attendre qu'elle [ne] meure โ€” comme dans ce [passage] du chapitre Elou Ovrin (Pessahim 49b) : 'celui qui marie sa fille ร  un homme du peuple [ignorant des lois], c'est comme s'il la ligotait devant un lion ; de mรชme que le lion griffe et mange et n'attend pas qu'[elle ne] meure, ainsi l'homme du peuple frappe et a [des relations] sans attendre qu'[elle ne] soit apaisรฉe'. Et de mรชme ร  la fin du premier chapitre de Baba Kama (16b) : 'un lion, dans le domaine public, [s'il] a griffรฉ et mangรฉ, [son maรฎtre est] exempt' โ€” c'est-ร -dire [qu'il a tuรฉ sa proie] de son vivant, ce qui est sa maniรจre [habituelle], et [c'est] une 'dent' [qui a] dรฉchirรฉ [et mangรฉ : exempt dans le domaine public] ; '[s'il] a mangรฉ [une proie] aprรจs [sa] mort, [il est] tenu [pour responsable]' โ€” c'est-ร -dire aprรจs [la] mort, ce qui n'est pas sa maniรจre, et c'est alors [pour lui] comme une 'corne'. Et [la Guemara] objecte : mais il est รฉcrit (Nahoum 2:13) 'le lion dรฉchire [de la proie] ร  suffisance pour ses petits' [il griffe donc, mรชme pour ses petits dรฉjร  morts] ! et [elle] rรฉpond : [il agit ainsi] pour ses petits, qui sont petits, [pour lesquels] sa maniรจre [est] de tuer [de son vivant] ; et [il] รฉtrangle pour ses lionnes โ€” [c'est] pour ses lionnes [qu'il รฉtrangle, non pour lui-mรชme].
ื›ืœ ืฉื™ืฉ ืœื• ืืฆื‘ืข ื™ืชื™ืจื” ื•ื–ืคืง ื•ืงื•ืจืงื‘ื ื• ื ืงืœืฃ ื˜ื”ื•ืจ ื‘ื’ืžืจื ืงืชื ื™ ื‘ื‘ืจื™ื™ืชื ืจ"ื’ ืื•ืžืจ ื›ืœ ืฉื™ืฉ ืœื• ืืฆื‘ืข ื™ืชืจื” ื•ื–ืคืง ื•ืงื•ืจืงื‘ื ื• ื ืงืœืฃ ื‘ื™ื“ื•ืข ืฉื”ื•ื ื˜ื”ื•ืจ ื•ืคื™' ืฉื ื‘ืงื•ื ื˜ืจืก ื“ืืจื™ืฉื ืกืžื™ืš ื“ืชื ื™ ื›ืœ ืขื•ืฃ ื”ื“ื•ืจืก ื˜ืžื ื•ืื ืื™ื ื• ื“ื•ืจืก ื˜ื”ื•ืจ ื•ืืชื ืœืžื™ืžืจ ืจื‘ืŸ ื’ืžืœื™ืืœ ื•ืื ืื™ื ื• ื“ื•ืจืก ื•ื™ืฉ ืœื• ืขื•ื“ ืฉืœืฉื” ืกื™ืžื ื™ืŸ ื‘ื™ื“ื•ืข ืฉื”ื•ื ื˜ื”ื•ืจ ื•ืื™ืŸ ืœืฉื•ืŸ ื”ื‘ืจื™ื™ืชื ืžืฉืžืข ื›ืŸ ื•ืžืคืจืฉ ืจ"ืช ื›ื™ื•ืŸ ืฉื™ืฉ ืœื• ื’' ืกื™ืžื ื™ืŸ ื”ืœืœื• ืฉืœ ื˜ื”ืจื” ื‘ื™ื“ื•ืข ืฉืื™ื ื• ื“ื•ืจืก ื•ื˜ื”ื•ืจ ื•ื"ืฆ ืœื‘ื“ื•ืง ื‘ืกื™ืžืŸ ืฉืœ ื“ืจื™ืกื” ื•ื™ืฉ ืœืœืžื•ื“ ืžืชื•ืš ื›ืš ื“ื”ื ื“ืืžืจ ืœืงืžืŸ ื‘ื’ืžืจื ื“ื’' ืกื™ืžื ื™ืŸ ื”ื“ืจื™ ื‘ื›ื•ืœื”ื• ืคื™' ื‘ื™"ื˜ ืขื•ืคื•ืช ืข"ื› ื—ื“ ืžื™ื ื™ื™ื”ื• ืื™ื ื• ื“ื•ืจืก ื“ืื™ ื™ืฉ ืœื”ื ืืฆื‘ืข ื™ืชืจื” ื•ื–ืคืง ื•ืงื•ืจืงื‘ืŸ ื ืงืœืฃ ื"ื› ืื™ื ืŸ ื“ื•ืจืกื™ืŸ ื•ื™ืฉ ืœื”ื ืืจื‘ืข ืกื™ืžื ื™ ื˜ื”ืจื” ืืœื ืื™ื ื• ื“ื•ืจืก ื—ื“ ืžื™ื ื™ื™ื”ื• ืžื”ืชืœืช ื•ื›ืŸ ื™ืฉ ืœื“ืงื“ืง ืžื“ืงืืžืจ ื‘ื’ืžืจื ืขื•ืฃ ื”ื‘ื ื‘ื‘' ืกื™ืžื ื™ืŸ ื˜ื”ื•ืจ ื•ื”ื•ื ืฉื™ื›ื™ืจ ืขื•ืจื‘ ื•ืขืœ ื›ืจื—ืš ื—ื“ ืžืื•ืชืŸ ืฉื ื™ ืกื™ืžื ื™ื ืื™ื ื• ื“ื•ืจืก ื“ื›ืœ ืขื•ืฃ ื”ื“ื•ืจืก ื˜ืžื ื•ืžื“ืฆืจื™ืš ืœื”ื›ื™ืจ ืขื•ืจื‘ ืืœืžื ืขื•ืจื‘ ืœืื• ื“ื•ืจืก ื•ืฉื ื™ ืกื™ืžื ื™ ื˜ื”ืจื” ืฉืœ ืขื•ืจื‘ ื”ื“ืจื™ ื‘ื›ื•ืœื”ื• ื™"ื˜ ืขื•ืคื•ืช ื“ืกื™ืžืŸ ื”ืจื‘ื™ืขื™ ื“ืœื™ืชื™ื” ื‘ื™"ื˜ ืขื•ืคื•ืช ืœื™ืชื™ื” ืืœื ืื• ื‘ืคืจืก ืื• ื‘ืขื–ื ื™ื” ื›ื“ืžื•ื›ื— ื‘ื’ืžืจื ื•ื"ืช ื•ืœืžื” ืœื™ื” ืœืžื ืงื˜ ื”ื›ื ื›ืœ ื’' ืกื™ืžื ื™ ื˜ื”ืจื” ื‘ืชืจื™ ืžื™ื ื™ื™ื”ื• ื”ื™ื” ื™ื›ื•ืœ ืœื•ืžืจ ื‘ื™ื“ื•ืข ืฉื”ื•ื ื˜ื”ื•ืจ ื›ื’ื•ืŸ ื‘ืื•ืชื• ืกื™ืžืŸ ื“ืœื™ืชื™ื” ื‘ื™"ื˜ ืขื•ืคื•ืช ื•ืกื™ืžืŸ ืื—ืจ ืขืžื• ื“ืชื• ืœื™ื›ื ืœืกืคื•ืงื™ ื‘ืฉื•ื ืขื•ืฃ ื˜ืžื ื“ื ืฉืจ ืœื™ืช ืœื™ื” ืฉื•ื ืกื™ืžืŸ ื˜ื”ืจื” ื•ืคืจืก ื•ืขื–ื ื™ื” ืœื™ืช ืœื”ื• ืืœื ื—ื“ ื•ืขื•ืจื‘ ื•ื™"ื˜ ืขื•ืคื•ืช ืœื™ืช ื‘ื”ื• ืื•ืชืŸ ืชืจื™ ืกื™ืžื ื™ ื˜ื”ืจื” ืืœื ื—ื“ ืžื™ื ื™ื™ื”ื• ื•ื›ื™ ืชื™ืžื ื“ืœื ื”ื•ื™ ื™ื“ืขื™ื ืŸ ืžืื™ ื ื™ื ื”ื• ืื•ืชืŸ ืกื™ืžื ื™ ื˜ื”ืจื” ื“ืœื™ืชื™ื” ื‘ื™"ื˜ ืขื•ืคื•ืช ื•ื”ืœื ื”ื™ื• ืžื›ื™ืจื™ืŸ ืฉืœืš ื›ื“ืืžืจ ืจื‘ื™ ื™ื•ื—ื ืŸ ืœื“ื™ื“ื™ ื—ื–ื™ ืœื™ ืฉืœืš ื•ื›ื•' ืœื“ื™ื“ื™ ื—ื–ื™ ืœื™ ืจื—ื ื•ืขื‘ื™ื“ ืฉืจืงืจืง ื•ื›ืŸ ื”ืชื ืฉืžืช ืฉื”ื™ื ื‘ืื•ืช ืฉื‘ืขื•ืคื•ืช ื•ื‘ืคืจืง ื”ืžืคืœืช (ื ื“ื” ื“ืฃ ื›ื’:) ืงืจื™ื ื•ืงื™ืคื•ืคื ื“ืขื™ื ื™ื”ื ื”ื•ืœื›ื•ืช ืœืคื ื™ื”ื ื›ืฉืœ ืื“ื ื•ื”ื™ื™ื ื• ื›ื•ืก ื•ื™ื ืฉื•ืฃ ื•ื”ื•ืื™ืœ ื•ืžื›ื™ืจื™ืŸ ืื•ืชืŸ ืœื™ื‘ื“ืงื• ื‘ื”ืŸ ื•ื”ื™ื• ื™ื›ื•ืœื™ืŸ ืœื”ืชื™ืจ ืขื•ืฃ ื”ื‘ื ืœืคื ื™ื ื• ื‘ืื•ืชื• ืกื™ืžืŸ ืจื‘ื™ืขื™ ืฉืื™ืŸ ื‘ื›ื•ืœืŸ ืกื™ืžืŸ ืื—ืจ ืขืžื• ื“ื”ืฉืชื ืœื™ื›ื ืœืกืคื•ืงื™ ื‘ืฉื•ื ืขื•ืฃ ื˜ืžื ื•ื›ืŸ ืขื•ืจื‘ ื”ื™ื• ืžื›ื™ืจื™ืŸ ื›ื“ืืžืจ ื‘ืค' ืžืคื ื™ืŸ (ืฉื‘ืช ืงื›ื—.) ืžื˜ืœื˜ืœื™ืŸ ืืช ื”ืœื•ืฃ ืžืคื ื™ ืฉื”ื•ื ืžืื›ืœ ืœืขื•ืจื‘ื™ื ื•ืžืคืจืฉ ื”ืชื ื“ื›ืœ ื™ืฉืจืืœ ื‘ื ื™ ืžืœื›ื™ื ื”ื ื•ืœืงืžืŸ ืœื ืœื—ื ื ื”ืœืš ื–ืจื–ื™ืจ ืืฆืœ ืขื•ืจื‘ ืืœื ืžืคื ื™ ืฉื”ื•ื ืžื™ื ื• ื•ื‘ืคืจืง ื”ืฉื•ืœื— (ื’ื™ื˜ื™ืŸ ื“ืฃ ืžื”.) ืืžืจื™ื ืŸ ื“ืืชื ืขื•ืจื‘ ื•ืืžืจ ืขื™ืœื™ืฉ ื‘ืจื— ื•ื‘ืกื•ืฃ ืคืจืง ื‘ืžื” ืืฉื” (ืฉื‘ืช ื“ืฃ ืกื–:) ื”ืื•ืžืจ ืœืขื•ืจื‘ ืฆืจื— ื•ื"ื› ืœื‘ื“ืงื• ืฉื ื™ ืกื™ืžื ื™ ื˜ื”ืจื” ื“ืขื•ืจื‘ ื•ื‘ืื•ืชืŸ ืฉื ื™ ืกื™ืžื ื™ ื˜ื”ืจื” ื“ืœื™ืชื ื”ื• ื‘ืขื•ืจื‘ ืœื™ืชื›ืฉืจื• ื›ื•ืœื”ื• ืขื•ืคื•ืช ื•ื’ื ืžืชื•ืš ื”ื”ืœื›ื” ื™ืฉ ืงืฆืช ืœื‘ืจืจ ืžื“ืงืืžืจ ื‘ื’ืžืจื ื•ื”ืœื ืื ืฉื™ ื›ืคืจ ืชืžืจืชื ืื•ื›ืœื™ืŸ ืื•ืชื” ืžืคื ื™ ืฉื™ืฉ ืœื” ื–ืคืง ื•ื’ื‘ื™ ืกื ื•ื ื™ืช ืœื‘ื ื” ืงืืžืจ ื•ื”ืœื ืื ืฉื™ ื’ืœื™ืœ ืื•ื›ืœื™ืŸ ืื•ืชื” ืžืคื ื™ ืฉืงื•ืจืงื‘ื ื• ื ืงืœืฃ ืืœืžื ื”ื ื”ื• ื‘' ืœื™ืชื ื”ื• ื‘ืขื•ืจื‘ ื•ื›ื™ ืชื™ืžื ื“ืžืชื ื™ืชื™ืŸ ืœืื• ื›ืœ ืฉืœืฉื” ืกื™ืžื ื™ ื˜ื”ืจื” ื‘ืขื™ื ืืœื ืื• ืื• ืงืชื ื™ ื•ืืจื™ืฉื ืงืื™ ื“ืงืชื ื™ ื›ืœ ืขื•ืฃ ื”ื“ื•ืจืก ื˜ืžื ื•ืื ืื™ื ื• ื“ื•ืจืก ื•ื™ืฉ ืœื• ืืฆื‘ืข ื™ืชื™ืจื” ืื• ื–ืคืง ืื• ืงื•ืจืงื‘ื ื• ื ืงืœืฃ ื˜ื”ื•ืจ ืื™ ืืคืฉืจ ืœื•ืžืจ ื›ืŸ ื›ืœืœ ืฉื”ืจื™ ื”ื•ื›ื—ืชื™ ื“ื—ื“ ืžืฉื ื™ ืกื™ืžื ื™ ื˜ื”ืจื” ืฉืœ ืขื•ืจื‘ ื”ื™ื™ื ื• ืื™ื ื• ื“ื•ืจืก ื"ื› ื‘ืื™ื ื• ื“ื•ืจืก ื•ื‘ืื™ื“ืš ื—ื“ ืกื™ืžืŸ ื“ื‘ืขื•ืจื‘ ื”ื™ื›ื™ ืื›ืœื™ ืœื”ื• ื ื™ื—ื•ืฉ ื“ืœืžื ืขื•ืจื‘ ื”ื•ื ื•ื ืจืื” ืœืคืจืฉ ื“ื›ืœ ืขื™ืงืจ ืžืฉื ืชื ื• ืœื ื‘ืืช ืืœื ืœืืฉืžื•ืขื™ื ืŸ ื“' ืกื™ืžื ื™ืŸ ืฉืœ ื˜ื”ืจื” ื•ืžืžื™ืœื ื™ื“ืขื™ื ืŸ ื“ื‘ื”ื ืš ืกื™ืžื ื™ ื˜ื”ืจื” ื“ืœื™ืชื ื”ื• ื‘ืขื•ืจื‘ ืžื—ื–ืงื™ื ืŸ ืœื™ื” ื‘ื˜ื”ื•ืจื”:
Tout [oiseau] qui a un doigt en plus, un jabot et [dont] le gรฉsier se pรจle [est] pur โ€” dans la Guemara il est enseignรฉ dans une braita : Rabban Gamliel dit [que] tout [oiseau] qui a un doigt en plus, un jabot et [dont] le gรฉsier se pรจle, [est] de notoriรฉtรฉ pur. Rachi (le Kountras) a expliquรฉ lร  [que] [Rabban Gamliel] s'appuie sur le dรฉbut, oรน il est enseignรฉ 'tout oiseau qui griffe [est] impur, et [celui] qui ne griffe pas [est] pur', et [que] Rabban Gamliel vient dire [que celui] qui ne griffe pas et qui a en outre trois signes [est] de notoriรฉtรฉ pur. Mais le langage de la braita n'implique pas ainsi, et Rabbenou Tam explique [que], dรจs lors qu'[un oiseau] a ces trois signes de puretรฉ, [il est] de notoriรฉtรฉ [qu']il ne griffe pas et [qu'il est] pur, et [qu']il n'est pas besoin de l'examiner [quant] au signe de la griffe. Et l'on peut apprendre de lร  [le sens de] ce que [la Guemara] dit plus loin [ร  savoir] que [pour] trois signes [, les mรชmes] reviennent en tous โ€” c'est-ร -dire dans les dix-neuf oiseaux [restants] โ€”, [d'oรน il ressort] nรฉcessairement [que] l'un d'eux ne griffe pas, car s'ils avaient [tous] un doigt en plus, un jabot et un gรฉsier qui se pรจle, alors ils ne griffent pas et ont les quatre signes de puretรฉ ; plutรดt, [l'un des trois signes qu'ils ont, ร  savoir] 'ne griffe pas', [est] l'un des trois. Et de mรชme il y a lieu d'infรฉrer de ce que [la Guemara] dit dans la Guemara : un oiseau venant avec deux signes [est] pur, pourvu qu'il reconnaisse le corbeau (orev) ; et nรฉcessairement l'un de ces deux signes [est] 'nรฉ griffe pas', car 'tout oiseau qui griffe [est] impur' ; et du fait qu'il faut reconnaรฎtre le corbeau, [il est] manifeste [que] le corbeau ne griffe pas, et [que] les deux signes de puretรฉ du corbeau reviennent en tous les dix-neuf oiseaux, car le quatriรจme signe, qui n'est pas dans les dix-neuf oiseaux, n'est [prรฉsent] qu'ou bien dans le pรจres ou bien dans l'ozniya, comme [cela] ressort dans la Guemara. Et si tu dis : pourquoi [la braita] prend-elle ici les trois signes de puretรฉ, [alors qu']avec deux d'entre eux il aurait pu dire [qu'il est] de notoriรฉtรฉ pur, [ร  savoir] avec ce signe qui n'est pas dans les dix-neuf oiseaux et un autre signe avec lui, [car] alors il n'y a plus ร  craindre [de confusion] avec aucun oiseau impur โ€” car le nesher n'a aucun signe de puretรฉ, le pรจres et l'ozniya n'en ont qu'un, et le corbeau et les dix-neuf oiseaux n'ont pas ces deux signes de puretรฉ[-lร ], mais [seulement] l'un d'eux ? Et si tu dis [que] nous ne saurions pas quels sont ces signes de puretรฉ qui ne sont pas dans les dix-neuf oiseaux โ€” mais [pourtant] ils reconnaissaient le chalakh, comme dit Rabbi Yo'hanan : 'moi, j'ai vu le chalakh etc.', 'moi, j'ai vu le raham et il fait charkrak', et de mรชme le tinchemet, qui est la chauve-souris parmi les oiseaux ; et au chapitre Ha-Mappelet (Nidda 23b), '[le] kareya et [le] kipoufa, dont les yeux vont en avant comme ceux de l'homme', c'est-ร -dire le kos et le yanchouf ; et puisqu'ils les reconnaissaient, qu'on les examine par eux, et ils pourraient permettre un oiseau qui vient devant nous par ce quatriรจme signe [pour lequel] aucun [autre des dix-neuf] n'a [un] autre signe avec lui, [car] alors il n'y a plus ร  craindre [de confusion] avec aucun oiseau impur. Et de mรชme le corbeau, ils le reconnaissaient, comme dit [la Guemara] au chapitre Mefanin (Chabbat 128a) : 'on dรฉplace le louf [le jour de fรชte] parce que c'est une nourriture pour les corbeaux', et [la Guemara] explique lร  [que] 'tout Israรซl sont fils de rois', et plus loin '[ce] n'[est] pas en vain [que] l'รฉtourneau (zarzir) est allรฉ vers le corbeau, mais parce qu'il est de son espรจce' ; et au chapitre Ha-Choleah (Guittin 45a) nous disons [qu']un corbeau vint et dit 'Ilich, fuis !' ; et ร  la fin du chapitre Ba-Me Icha (Chabbat 67b), 'celui qui dit au corbeau crie [un prรฉsage]'. Et si [c'est] ainsi [qu'ils le reconnaissaient], qu'on examine les deux signes de puretรฉ du corbeau, et [que] par ces deux signes de puretรฉ qui ne sont pas dans le corbeau tous les oiseaux soient dรฉclarรฉs purs. Et mรชme ร  partir de lร  [discussion] halakhique il y a un peu [de quoi] รฉtablir [la chose], du fait que [la Guemara] dit : mais les gens du village de Tamrata ne la mangent-ils pas parce qu'elle a un jabot ! et ร  propos de l'hirondelle blanche, [la Guemara] dit : mais les gens de Galilรฉe ne la mangent-ils pas parce que son gรฉsier se pรจle ! [d'oรน il ressort] que ces deux[-lร ] ne sont pas dans le corbeau. Et si tu dis [que] notre michna ne requiert pas [les] trois signes de puretรฉ [rรฉunis] mais enseigne 'ou bien... ou bien' (les disjoignant), et s'appuie sur le dรฉbut oรน il est enseignรฉ 'tout oiseau qui griffe [est] impur, et [celui] qui ne griffe pas et qui a un doigt en plus ou un jabot ou [dont] le gรฉsier se pรจle [est] pur' โ€” il est tout ร  fait impossible de dire ainsi, car j'ai prouvรฉ [que] l'un des deux signes de puretรฉ du corbeau est 'nรฉ griffe pas' ; si [c'est] ainsi, par '[il] ne griffe pas' et par l'autre signe qui est dans le corbeau, comment [les] mangerait-on ? craignons [qu']il ne s'agisse d'un corbeau ! Et il paraรฎt [juste] d'expliquer [que] le fond mรชme de notre michna n'est venu que pour nous enseigner les quatre signes de puretรฉ, et de soi-mรชme nous savons [que], par ces signes de puretรฉ qui ne sont pas dans le corbeau, nous le tenons pour pur.
ืœื ื ืืžืจ ืคื™ืจื•ืฉืŸ ืžื“ื‘ืจื™ ืชื•ืจื” ืืœื ืžื“ื‘ืจื™ ืกื•ืคืจื™ื ืคื™' ื‘ืงื•ื ื˜ืจืก ืžื“ืžื ื” ืชื•ืจื™ืŸ ื‘ื˜ื”ื•ืจื™ืŸ ื•ื”ื ื”ื• ืื™ืชื ื”ื• ื‘ื”ื• ื•ืžื ื” ื ืฉืจ ื‘ื˜ืžืื™ืŸ ื•ื‘ืืจื‘ืขื” ืกื™ืžื ื™ืŸ ื”ืœืœื• ื”ื ื—ืœื•ืงื™ืŸ ืฉ"ืž ื”ืŸ ื”ื ืกื™ืžื ื™ ื˜ื”ืจื” ื•ืงืฉื” ืœืคื™' ื“ืงืืžืจ ื‘ืกืžื•ืš ื•ื ื™ืœืฃ ืžืคืจืก ื•ืขื–ื ื™ื” ื"ื› ื ืฉืจ ื“ื›ืชื‘ ืจื—ืžื ื ืœืžื” ืœื™ ื”ืฉืชื ื“ืื™ืช ืœื™ื” ื—ื“ ืœื ืื›ืœื™ื ืŸ ื“ืœื™ืช ืœื™ื” ื›ืœืœ ืžื‘ืขื™ื ื”ื ืื™ืฆื˜ืจื™ืš ื ืฉืจ ืœืื•ืจื•ื™ื™ ืœืŸ ืกื™ืžื ื™ ื˜ื”ืจื” ื•ืžื™ื”ื• ืžืคืจืก ื•ืžืขื–ื ื™ื” ืœื—ื•ื“ื™ื™ื”ื• ื”ื•ื” ื™ื“ืขื™ ื“ื‘ื›ืœ ืžื” ืฉืคืจืก ื—ืœื•ืง ืžืชื•ืจื™ืŸ ื”ื™ื™ืชื™ ืขื•ืฉื” ืกื™ืžืŸ ื˜ื”ืจื” ื•ื›ืœ ืžื” ืฉืขื–ื ื™ื” ื—ืœื•ืง ืžืชื•ืจื™ืŸ ื”ื™ื™ืชื™ ืขื•ืฉื” ืกื™ืžืŸ ื˜ื”ืจื” ื•ื‘ื™ืŸ ืฉื ื™ื”ื ื”ื ื—ืœื•ืงื™ืŸ ืžืชื•ืจื™ืŸ ืžื›ืœ ื“' ืกื™ืžื ื™ืŸ ืื‘ืœ ืงืฉื” ืžืชื•ืจื™ืŸ ื“ืงืืžืจ ื“ืœื ืืฆื˜ืจื™ืš ืœืžื›ืชื‘ ืืœื ืœืงืจื‘ืŸ ื”ื ืฆืจื™ื›ื™ ืœืžื›ืชื‘ ืžืฉื•ื ื“ืžื™ื ื™ื™ื”ื• ื™ืœืคื™ื ืŸ ืกื™ืžืŸ ื˜ื”ืจื” ื•ืขื•ื“ ืื™ ืœื ื›ืชื™ื‘ื™ ืชื•ืจื™ืŸ ื”"ื ืื™ืคื›ื ื“ื“' ืกื™ืžื ื™ ื˜ื”ืจื” ื“ื”ืฉืชื ื’' ืžื”ื ื™ื”ื• ืกื™ืžื ื™ ื˜ื•ืžืื” ืฉื™ื”ื• ื‘ื™"ื˜ ืขื•ืคื•ืช ื“' ืกื™ืžื ื™ ื˜ื•ืžืื” ื•ื‘ื ืฉืจ ื—ื“ ื•ืžื™ื”ื• ื”ื›ื™ ืœื ื”ื•ื” ืžืฆื™ ืœืžื™ืžืจ ื“ื”ื ืคืจืก ื•ืขื–ื ื™ื” ื”ื”ื•ื ื“ืื™ืช ื‘ื™ื” ืกื™ืžื ื ื“ืœื ื”ื“ืจ ื‘ื›ื•ืœื”ื• ืœื ื™ื”ื ื‘ื• ืฉื•ื ืกื™ืžืŸ ื˜ื•ืžืื” ืฉื”ื•ื ืžืžืฉ ืื™ืคื›ื ืžื™"ื˜ ืขื•ืคื•ืช ืื‘ืœ ื”ื™ื™ื ื• ื™ื›ื•ืœื™ืŸ ืœืขืฉื•ืช ื›ืœ ืกื™ืžื ื™ ืขื•ืจื‘ ืกื™ืžื ื™ ื˜ื•ืžืื” ื•ื ืจืื” ืœืคืจืฉ ื“ืก"ื“ ืฉื™ืฉ ืฉื•ื ืชื•ืจื™ืŸ ืžื™ื•ืชืจ ืœืื•ืจื•ื™ื™ ืœืŸ ืกื™ืžื ื™ ื˜ื”ืจื” ืœื›ืš ืคืจื™ืš ื”ื”ื•ื ืชื•ืจื™ืŸ ืœืžื” ืœื™ ื“ืœืื•ืจื•ื™ื™ ืœืŸ ืกื™ืžื ื™ ื˜ื”ืจื” ื–ื” ื”ื™ื™ืชื™ ื™ื•ื“ืข ืžืชื•ืจื™ืŸ ื“ืืชื ืœื’ื•ืคื™ื” ื•ืžื ืฉืจ ื•ืžืฉื ื™ ื“ืื™ืŸ ืฉื•ื ืชื•ืจื™ืŸ ืžื™ื•ืชืจ ื•ื›ื•ืœื”ื• ืืชื• ืœืงืจื‘ืŸ:
Leur explication n'a pas รฉtรฉ dite ร  partir des paroles de la Torah, mais ร  partir des paroles des Scribes โ€” Rachi (le Kountras) a expliquรฉ : du fait que [la Torah] compte les tourterelles parmi les [oiseaux] purs et [que] ceux-ci se trouvent en elles, et [qu']elle compte le nesher parmi les impurs et [qu']ils s'en distinguent par ces quatre signes, infรจre-[s'en] [que] ce sont lร  les signes de puretรฉ. Et [cela fait] difficultรฉ pour [son] explication, car [la Guemara] dit plus loin 'apprenons donc du pรจres et de l'ozniya' ; [si c'est] ainsi, le nesher que le Misรฉricordieux a รฉcrit, pourquoi me [faut-il l'รฉcrire] ? maintenant qu'[un oiseau] qui a un [seul signe] nous ne [le] mangeons pas, [un oiseau] qui n'a [rien] du tout, est-il besoin [de le dire] ? or [tu rรฉponds que] le nesher รฉtait nรฉcessaire pour nous enseigner les signes de puretรฉ [c'est-ร -dire que c'est de lui qu'on les dรฉduit] ! Mais du pรจres et de l'ozniya seuls nous [le] saurions [aussi], car de tout [point] par lequel le pรจres se distingue des tourterelles je ferais un signe de puretรฉ, et de tout [point] par lequel l'ozniya se distingue des tourterelles je ferais un signe de puretรฉ, et entre les deux ils se distinguent des tourterelles par les quatre signes [au complet]. Mais [voici] une difficultรฉ au sujet des tourterelles, dont [la Guemara] dit qu'elles ne sont nรฉcessaires ร  รฉcrire que pour le sacrifice (korban) : or elles sont [bien] nรฉcessaires ร  รฉcrire parce que c'est d'elles que nous apprenons le signe de puretรฉ ! Et de plus, si les tourterelles n'รฉtaient pas รฉcrites, je dirais l'inverse : [que] des quatre signes de puretรฉ d'aujourd'hui, trois deviendraient des signes d'impuretรฉ (de sorte qu'il y aurait dans les dix-neuf oiseaux quatre signes d'impuretรฉ, et dans le nesher un [seul]) ; mais ainsi [la Guemara] n'aurait pu [le] dire, car le pรจres et l'ozniya, celui [des deux] qui a le signe qui ne revient pas en tous [les autres], n'aurait alors aucun signe d'impuretรฉ, ce qui [serait] exactement l'inverse des dix-neuf oiseaux ; cependant nous pourrions faire de tous les signes du corbeau des signes d'impuretรฉ. Et il paraรฎt [juste] d'expliquer [que] l'on pourrait penser (salka da'atan) qu'il y a quelque [verset de] 'tourterelles' superflu pour nous enseigner les signes de puretรฉ ; c'est pourquoi [la Guemara] objecte : ce [verset de] 'tourterelles', pourquoi me [faut-il] ? car [s'il vient] pour nous enseigner ce signe de puretรฉ[-ci], cela je le saurais des tourterelles qui viennent pour elles-mรชmes [pour le sacrifice] et du nesher. Et [la Guemara] rรฉpond qu'il n'y a aucun [verset de] 'tourterelles' superflu, et [que] tous viennent pour le sacrifice.
๐Ÿ’ก Explication

La michna (60b) avait dit que les signes de l'oiseau pur ne sont pas explicitรฉs dans la Torah. La braita dรฉgage les quatre signes de puretรฉ (simanei tahara) par deux modรจles : le nesher (aigle), impur, qui n'a aucun des quatre signes, sert d'av (modรจle) pour tous les impurs ; les torin (tourterelles), pures, qui ont les quatre signes, servent d'av pour tous les purs.

Les quatre signes : etzba yetera (un doigt en plus), zefek (jabot), kurkavan niklaf (gรฉsier dont la paroi interne se pรจle), et eino dores (il ne griffe pas sa proie pour la manger). Abaye prรฉcise [que] ces signes ne sont pas รฉcrits tels quels dans la Torah, mais dรฉduits par les Sages (les Scribes) en comparant les oiseaux que la Torah รฉnumรจre.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Les quatre signes de puretรฉ de l'oiseau (simanei tahara) le nesher (aigle) n'en a aucun ; les torin (tourterelles) les ont tous les quatre Nesher (aigle) โ€” TAMร‰ (impur) pas d'etzba yetera (doigt en plus) pas de zefek (jabot) kurkavan (gรฉsier) ne se pรจle pas dores (il griffe sa proie et mange) aucun signe -> impur av (modรจle) de tous les impurs Torin (tourterelles) โ€” TAHOR (pur) a un etzba yetera (doigt en plus) a un zefek (jabot) kurkavan (gรฉsier) se pรจle eino dores (ne griffe pas) les quatre signes -> pur av (modรจle) de tous les purs
Les quatre signes de puretรฉ, et les deux pรดles : le nesher (aucun signe, impur) et les torin (quatre signes, pures).
2
ืชื ื™ ืจื‘ื™ ื—ื™ื™ื: ืขื•ืฃ ื”ื‘ื ื‘ืกื™ืžืŸ ืื—ื“ ื˜ื”ื•ืจ, ืœืคื™ ืฉืื™ืŸ ื“ื•ืžื” ืœื ืฉืจ. ื ืฉืจ ื“ืœื™ืช ืœื™ื” ื›ืœืœ โ€“ ื”ื•ื ื“ืœื ืชื™ื›ื•ืœ, ื”ื ืื™ื›ื ื“ืื™ืช ืœื™ื” ื—ื“ โ€“ ืชื™ื›ื•ืœ.

Rabbi Hiyya a enseignรฉ : un oiseau qui vient avec un seul signe (siman ehad) [est] pur, parce qu'il n'est pas semblable au nesher. Le nesher, qui n'a [rien] du tout โ€” c'est lui [seul] que tu ne mangeras pas ; mais [s']il y en a un qui a un [seul signe] โ€” tu [le] mangeras.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืขื•ืฃ ื”ื‘ื ืœืคื ื™ื ื• ื‘ืกื™ืžืŸ ืื—ื“ ืฉืœ ื˜ื”ืจื” ื˜ื”ื•ืจ ื•ื›ืœ ืฉื›ืŸ ืื ื‘ื ื‘ืฉื ื™ื ืื• ืฉืœืฉื” ื•ื‘ืœื‘ื“ ืฉื™ื›ื™ืจ ื‘ื• ืฉืื™ื ื• ืžืขืฉืจื™ื ื•ืืจื‘ืขื” ื”ื›ืชื•ื‘ื™ื:
Un oiseau qui vient devant nous avec un seul signe โ€” de puretรฉ, [est] pur ; et ร  plus forte raison s'il vient avec deux ou trois โ€” pourvu qu'il reconnaisse en lui qu'il n'[est] pas [l'un] des vingt-quatre [oiseaux] รฉcrits.
๐Ÿ’ก Explication

Rabbi Hiyya tire la consรฉquence pratique du modรจle du nesher : un oiseau venu devant nous avec ne serait-ce qu'un seul signe de puretรฉ est pur, car il ne ressemble plus au nesher [qui n'a aucun signe]. Seul ce qui est totalement comme le nesher (zรฉro signe) est interdit ; dรจs qu'il y a un signe, c'est permis โ€” ร  condition de [savoir] qu'il ne fait pas partie des vingt-quatre [oiseaux] explicitement รฉcrits.

3
ื•ืœื™ืœืฃ ืžืชื•ืจื™ืŸ: ืžื” ืชื•ืจื™ืŸ ื“ืื™ื›ื ื›ื•ืœื”ื• ืืจื‘ืขื”, ืืฃ ื”ื›ื ื ืžื™ ืขื“ ื“ืื™ื›ื ื›ื•ืœื”ื• ืืจื‘ืขื”?

Mais qu'on apprenne [plutรดt] des tourterelles (torin) : de mรชme que les tourterelles [ne sont pures que parce qu']elles ont [les] quatre [signes] tous [rรฉunis], de mรชme ici [aussi un oiseau ne serait pur] que s'il a [les] quatre [signes] tous [rรฉunis] ?

๐Ÿ’ก Explication

Objection : pourquoi apprendre du nesher (et conclure qu'un seul signe suffit) ? Apprenons plutรดt des torin, qui ne sont dรฉclarรฉes pures qu'avec les quatre signes rรฉunis โ€” il faudrait alors, pour dรฉclarer pur tout autre oiseau, qu'il possรจde les quatre signes.

4
ืื ื›ืŸ, ืฉืืจ ืขื•ืคื•ืช ื˜ืžืื™ืŸ ื“ื›ืชื‘ ืจื—ืžื ื ืœืžื” ืœื™?

Si [c'est] ainsi [que l'on apprend des tourterelles], les autres oiseaux impurs (chear ofot temeim) que le Misรฉricordieux a รฉcrits โ€” pourquoi me [faut-il les รฉcrire] ?

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ืื ื›ืŸ ื“ืžืชื•ืจื™ืŸ ื™ืœืคื™ื ืŸ:
Si [c'est] ainsi โ€” [ร  savoir] que des tourterelles nous apprenons.
ืฉืืจ ืขื•ืคื•ืช ื˜ืžืื™ืŸ ืœืžื” ืœื™ ื“ื›ืชื‘ื™ื ื”ื• ื•ื”ื ืœื™ืช ื—ื“ ื‘ื”ื• ื“ืœื™ื”ื•ื• ื‘ื™ื” ื›ื•ืœื”ื• ืืจื‘ืขื” ืกื™ืžื ื™ื ื“ื”ื›ื™ ืืžืจื™ื ืŸ ืœืงืžืŸ ื“ื‘ืขืฉืจื™ื ืžื™ื ื™ื™ื”ื• ืื™ื›ื ื’' ืกื™ืžื ื™ื ื•ื‘ืขื•ืจื‘ ืชืจื™ืŸ ื•ื‘ืคืจืก ื•ื‘ืขื–ื ื™ื” ื—ื“ ื—ื“:
Les autres oiseaux impurs, pourquoi me [faut-il] โ€” qu'on les รฉcrive, alors qu'il n'y en a pas un seul qui ait [les] quatre signes tous [rรฉunis] ? car ainsi disons-nous plus loin [que], parmi vingt d'entre eux, il y a trois signes, dans le corbeau (orev) deux, et dans le pรจres et dans l'ozniya un [signe] chacun.
๐Ÿ’ก Explication

Rรฉponse : si l'on apprenait des torin (quatre signes requis pour la puretรฉ), alors les autres oiseaux impurs que la Torah a pris la peine de nommer seraient superflus โ€” car aucun d'eux n'a les quatre signes, et leur impuretรฉ dรฉcoulerait dรฉjร  du modรจle des torin. Le fait que la Torah les รฉcrit prouve donc qu'on n'apprend pas des torin.

5
ื•ื ื™ืœืฃ ืžื™ื ื™ื™ื”ื•: ืžื” ื”ืชื ืชืœืชื ื•ืœื ืื›ืœื™ื ืŸ, ืืฃ ื›ืœ ืชืœืชื ื•ืœื ื ื™ื›ื•ืœ, ื•ื›ืœ ืฉื›ืŸ ืชืจื™ ื•ื—ื“?

Mais qu'on apprenne d'eux [des autres oiseaux impurs] : de mรชme que lร -bas [ils ont] trois [signes] et nous ne [les] mangeons pas, de mรชme tout [oiseau ayant] trois [signes], que nous ne [le] mangions pas โ€” et ร  plus forte raison [un oiseau ayant] deux ou un [signe] ?

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื”"ื’ ื•ืœื™ืœืฃ ืžื™ื ื™ื™ื”ื• ืžื” ื”ืชื ืชืœืชื ื•ืœื ืื›ืœื™ื ืŸ ืืฃ ื›ืœ ืชืœืชื ื•ืœื ื ื™ื›ื•ืœ ื•ื›"ืฉ ืชืจื™ ื•ื—ื“:
Ainsi [faut-il] lire : mais qu'on apprenne d'eux โ€” de mรชme que lร -bas [ils ont] trois [signes] et nous ne [les] mangeons pas, de mรชme tout [oiseau ayant] trois [signes], que nous ne [le] mangions pas, et ร  plus forte raison [pour] deux ou un.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ืžื” ื”ืชื ืชืœืชื ื•ืœื ืื›ืœื™ื ืŸ ื›ื•' ื”"ืž ืœืฉื ื•ื™ื™ ื“ื”ื•ื• ืœื™ื” ื™"ื˜ ื›ืชื•ื‘ื™ื ื”ื‘ืื™ื ื›ืื—ื“ ืืœื ื“ืขื“ื™ืคื ืงื ืžืฉื ื™ ื•ืžื™ื”ื• ืงืฉื” ื“ื–ื” ื”ื“ื‘ืจ ืขืฆืžื• ื”ื™ื” ืจื•ืฆื” ืœืœืžื•ื“ ืžืชื•ืจื™ืŸ ื“ื‘ืชืœืชื ืœื ืื›ืœื™ื ืŸ ืขื“ ื“ืื™ื›ื ื›ื•ืœื”ื• ื•ื›ื™ื•ืŸ ื“ืžืฉื ื™ ืื ื›ืŸ ืฉืืจ ืขื•ืคื•ืช ื˜ืžืื™ื ื“ื›ืชื‘ ืจื—ืžื ื ืœืžื” ืœื™ ื"ื› ืžืื™ ื”ื“ืจ ืคืจื™ืš ื•ื ื™ืœืฃ ืžื”ืชื ืžื” ื”ืชื ืชืœืชื ื•ืœื ืื›ืœื™ื ืŸ ื›ื•' ื•ื™"ืœ ื“ืคืจื™ืš ื•ื ื™ืœืฃ ืžื™ื ื™ื™ื”ื• ื“ื‘ืื•ืชืŸ ื’' ืกื™ืžื ื™ืŸ ืœื ื ื™ื›ื•ืœ ืืœื ื‘ืชืจื™ ืžื™ื ื™ื™ื”ื• ื•ื‘ื—ื“ ื“ืœื™ืช ื‘ื”ื• ืื›ืœื™ื ืŸ ื“ื”ื™ื™ื ื• ืชืœืชื ื“ื”ื ืœื ื”ื•ื” ื™ื“ืขื™ื ืŸ ืžืชื•ืจื™ืŸ ืขื“ ื“ืื™ื›ื ื›ื•ืœื”ื• ื•ืžืฉื ื™ ื"ื› ืขื•ืจื‘ ื“ื›ืชื‘ ืจื—ืžื ื ืœืžื” ืœื™ ื“ื›ื™ื•ืŸ ืฉืื™ื ืš ืžื˜ื”ืจ ืืœื ื‘ืฉื ื™ ืกื™ืžื ื™ืŸ ื•ืื—ืจ ื“ืœื™ืชื™ื” ื‘ื™"ื˜ ืขื•ืคื•ืช ื"ื› ืœืขื•ืจื‘ ื“ืœื™ืช ื‘ื™ื” ืืœื ืชืจื™ ืœืžื” ืœื™:
De mรชme que lร -bas [ils ont] trois [signes] et nous ne [les] mangeons pas etc. โ€” [la Guemara] aurait pu rรฉpondre [que] ce sont [lร ] dix-neuf textes (versets) venus comme un seul [et qui donc n'enseignent rien l'un sur l'autre] ; mais elle rรฉpond [par] ce qui [est] prรฉfรฉrable. Toutefois c'est difficile : car cette chose mรชme, [la Guemara] voulait [dรฉjร ] l'apprendre des tourterelles, [ร  savoir] qu'avec trois [signes] nous ne [les] mangeons pas tant qu'il n'y a pas [les signes] tous [rรฉunis] ; et dรจs lors qu'elle a rรฉpondu 'si [c'est] ainsi, les autres oiseaux impurs que le Misรฉricordieux a รฉcrits, pourquoi me [faut-il les รฉcrire] ?', [si c'est] ainsi, que [signifie] ce qu'elle objecte de nouveau 'mais qu'on apprenne de lร -bas, de mรชme que lร -bas [ils ont] trois [signes] et nous ne [les] mangeons pas etc.' ? Et l'on peut dire [qu']elle objecte 'mais qu'on apprenne d'eux' [ร  savoir] que, [pour] ces trois signes[-lร ], nous ne mangerions pas [un oiseau], mais [que], avec deux d'entre eux et [un] autre [signe] qui n'est pas en eux, nous mangerions โ€” ce qui [fait] trois [signes au total] โ€”, car nous n'aurions pas appris des tourterelles tant qu'il n'y a pas [les signes] tous [rรฉunis]. Et [la Guemara] rรฉpond 'si [c'est] ainsi, le corbeau (orev) que le Misรฉricordieux a รฉcrit, pourquoi me [faut-il] ?', car dรจs lors que tu ne dรฉclares pur qu'avec deux signes et un autre [signe] qui n'est pas dans les dix-neuf oiseaux, [si c'est] ainsi, le corbeau, qui n'a que deux [signes], pourquoi me [faut-il l'รฉcrire] ?
๐Ÿ’ก Explication

Nouvelle objection : apprenons alors des autres oiseaux impurs. Ceux-ci ont chacun trois signes de puretรฉ et restent pourtant impurs ; donc tout oiseau ayant trois signes devrait รชtre interdit โ€” et ร  plus forte raison celui qui n'en a que deux ou un. Ce qui contredirait Rabbi Hiyya.

6
ืื ื›ืŸ, ืขื•ืจื‘, ื“ื›ืชื‘ ืจื—ืžื ื, ืœืžื” ืœื™? ื”ืฉืชื ื“ืื™ืช ืœื™ื” ืชืœืชื ืœื ืื›ืœื™ื ืŸ, ื“ืื™ืช ืœื™ื” ืชืจื™ ืžื™ื‘ืขื™ื?

Si [c'est] ainsi, le corbeau (orev) que le Misรฉricordieux a รฉcrit โ€” pourquoi me [faut-il] ? Maintenant que [pour un oiseau] qui a trois [signes] nous ne mangeons pas, [pour un oiseau] qui a deux [signes] est-il besoin [de le dire] ?

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื"ื› ื“ืืคื™ืœื• ื‘ืชืœืชื ื ืคืงื ืœืŸ ืžืขื•ืคื•ืช ื”ืžืคื•ืจืฉื™ืŸ ื“ืœื ืžืชื›ืฉืจ ืœืžื” ืœื™ ืœืžื™ื›ืชื‘ ืขื•ืจื‘ ื“ืœื™ืช ืœื™ื” ืืœื ืชืจื™:
Si [c'est] ainsi โ€” [ร  savoir] que, mรชme avec trois [signes], il nous ressort des oiseaux explicitement [nommรฉs] qu'il n'est pas dรฉclarรฉ pur โ€” pourquoi [faut-il] รฉcrire le corbeau (orev), qui n'a que deux [signes] ?
๐Ÿ’ก Explication

Rรฉponse finale : si mรชme trois signes ne suffisaient pas ร  purifier (comme le voudrait l'objection prรฉcรฉdente), alors l'orev (corbeau), qui n'a que deux signes, serait inutile ร  รฉcrire โ€” son impuretรฉ irait de soi. Le fait que la Torah รฉcrit explicitement le corbeau prouve a contrario qu'un oiseau non nommรฉ, mรชme avec peu de signes, est pur : un seul signe suffit, comme l'enseignait Rabbi Hiyya.

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Texte hรฉbreu et aramรฉen vocalisรฉ : รฉdition numรฉrique William Davidson du Talmud Koren Noรฉ, via Sefaria (licence CC BY-NC). Traduction franรงaise, notes et schรฉmas : Chiourim BA (licence CC BY 4.0).