Chullin 65b โ€” les criquets permis : les quatre signes, le klal-prat-klal et la tรชte longue (Rav Ahai)

Chullin 65b

Sougya : La sougya dรฉveloppe la braita de l'รฉcole de Rabbi Yichmael sur les criquets (chagavim) purs. La Torah (Lรฉvitique 11) nomme quatre espรจces โ€” arbeh, solam, hargol, hagav โ€” chacune suivie de 'le-mino' (selon son espรจce).

Par le procรฉdรฉ klal-prat-klal, chaque nom (dรฉtail) plus son 'le-mino' (terme englobant) รฉlargit la permission : on inclut d'abord les criquets sans front lisse, puis ceux qui ont un front lisse (solam = nippol), puis ceux qui ont une queue (hargol = rachon), puis on demande d'oรน inclure ceux dont la tรชte est longue. La braita construit alors un binyan av des trois espรจces : leur seul point commun รฉtant les quatre signes (quatre pattes, quatre ailes, pattes sauteuses, ailes couvrant la majeure part), tout criquet portant ces quatre signes est permis.

Le tzartzour, qui a les quatre signes mais ne se nomme pas chagav, est exclu par le mot 'hagav' ; et 'le-mino' enseigne qu'un chagav sans les quatre signes reste interdit. Rav Ahai rรฉfute le binyan av (les trois espรจces ont aussi en commun de ne pas avoir la tรชte longue), puis tranche : 'solam' est superflu โ€” supprime-le et dรฉrive tout du point commun d'arbeh et hargol ; puisque 'solam' est รฉcrit sans nรฉcessitรฉ propre, applique-le (im eino inyan) au criquet ร  tรชte longue, qui est ainsi permis.

Les quatre signes du criquet permis (chagav cachere) tout criquet qui les rรฉunit est permis, mรชme s'il porte d'autres caractรจres 1. quatre pattes arba raglaim 2. quatre ailes arba kenafaim 3. pattes sauteuses kartzoulaim (jambes pour bondir) 4. ailes couvrant la majeure part kenafav hofin et roubo + une condition de nom : son nom doit รชtre chagav le tzartzour a bien les quatre signes mais n'est PAS appelรฉ chagav -> interdit ร  l'inverse, un chagav qui n'a pas les quatre signes reste interdit
Les quatre signes du criquet permis (segments 4-6) et la double condition : avoir les quatre signes ET porter le nom chagav.
Comment la braita dรฉrive tous les criquets permis (Lรฉvitique 11) chaque nom de la Torah = un dรฉtail (prat) ; chaque 'le-mino' (selon son espรจce) = un terme englobant (klal) arbeh pas de front lisse pas de queue le-mino -> sans front lisse solam front lisse (gibahat) pas de queue le-mino -> avec front lisse hargol front lisse a une queue (zanav) le-mino -> avec queue chagav terme gรฉnรฉrique impose le nom 'chagav' + les quatre signes Binyan av des trois (segment 4) le point commun = les quatre signes ; donc le front lisse et la queue n'entrent pas dans la kashrut Reste la tรชte longue (rosho aroch) โ€” segments 5 ร  9 le binyan av ne suffit pas (objection de Rav Ahai) ; Rav Ahai conclut : 'solam' est en trop -> im eino inyan : rรฉaffecte 'solam' au criquet ร  tรชte longue, qui est donc permis
Le fil de la braita : klal-prat-klal sur les quatre noms, binyan av des trois, puis la question de la tรชte longue tranchรฉe par Rav Ahai (im eino inyan sur 'solam').
1
ืฆื™ืคื•ืจืช ื›ืจืžื™ื.

Le 'tzipporet keramim' (l'oiselet des vignes) [est une espรจce de criquet].

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืฆื™ืคื•ืจืช ื›ืจืžื™ื ืžื™ืŸ ืืจื‘ื” ืฉืœืฉื ื™ื”ื ืื™ืŸ ื’ื‘ื—ืช:
Tzipporet keramim โ€” une espรจce de criquet (arbeh) ; tous deux n'ont pas de front lisse (gibahat).
๐Ÿ’ก Explication

Suite de la michna et de la braita sur les criquets purs (chagavim). Le tzipporet keramim, 'oiselet des vignes', est comptรฉ comme une espรจce de criquet (et non d'oiseau) : tout comme l'arbeh, son front n'est pas lisse mais porte de petits poils.

2
ืื™ืŸ ืœื™ ืืœื ื”ื‘ื ื•ืื™ืŸ ืœื• ื’ื‘ื—ืช. ื”ื‘ื ื•ื™ืฉ ืœื• ื’ื‘ื—ืช ืžื ื™ืŸ? ืชืœืžื•ื“ ืœื•ืžืจ ืดืกืœืขืืด โ€“ ื–ื” ื ื™ืคื•ืœ, ืดืœืžื™ื ื”ื•ืด โ€“ ืœื”ื‘ื™ื ืืช ื”ืื•ืฉื›ืฃ.

Je n'ai [pour l'instant] que [le criquet] qui vient [devant nous] et n'a pas de front lisse [comme l'arbeh]. Celui qui vient et a un front lisse, d'oรน [le dรฉrive-t-on] ?

L'enseignement dit : 'solam' โ€” c'est le nippol [qui a un front lisse] ; 'selon son espรจce (le-mino)' โ€” pour inclure l'ouchkaf [qui a, lui aussi, un front lisse comme le solam].

๐Ÿ“œ Rachi (4)
ื•ืื™ืŸ ืœื™ ืืœื ืžื™ืŸ ื—ื’ื‘ื™ื ื”ื‘ื ืœืคื ื™ื ื• ื•ืื™ืŸ ืœื• ื’ื‘ื—ืช ื™ืฉ ืœื ื• ืœื”ื‘ื™ืืŸ ืžืืจื‘ื” ืฉื™ืฉ ื›ืืŸ ื›ืœืœ ื•ืคืจื˜ ื•ื›ืœืœ ื›ื“ืžืคืจืฉ ืœืงืžื™ื” ืืฉืจ ืœื• ื›ืจืขื™ื ืชืื›ืœื• ื›ืœืœ ืืจื‘ื” ืคืจื˜ ืœืžื™ื ื”ื• ื—ื–ืจ ื•ื›ืœืœ ื•ื™ืฉ ืœืš ืœืจื‘ื•ืช ื‘ื›ืขื™ืŸ ื”ืคืจื˜ ื”ื“ื•ืžื™ืŸ ืœื• ื‘ื›ืœ ืกื™ืžื ื™ืŸ ืฉื™ืฉ ืœื• ืืจื‘ืข ืกื™ืžื ื™ืŸ ื“ืžืชื ื™ืชื™ืŸ ื•ืขื•ื“ ื—ืžื™ืฉื™:
Je n'ai [pour l'instant] que โ€” l'espรจce de criquets qui vient devant nous et n'a pas de front lisse, [et] nous avons de quoi les inclure ร  partir de l'arbeh, car il y a lร  un klal, un prat et un klal, comme [le texte l']explique plus loin : 'celui qui a des jambes (kraaim) au-dessus de ses pattes โ€” vous le mangerez' [est] un klal ; 'arbeh' [est] un prat ; 'le-mino' revient et fait un klal ; et tu as ร  inclure, dans [ce qui est] semblable au prat, ceux qui lui ressemblent par tous les signes [qu'il possรจde] โ€” soit les quatre signes de notre michna, et un cinquiรจme encore.
ืฉืื™ืŸ ืœื• ื’ื‘ื—ืช ืฉืื™ืŸ ืจืืฉื• ืžืจื•ื˜:
Qui n'a pas de front lisse โ€” dont la tรชte n'est pas pelรฉe (marout).
ื”ื‘ื ืœืคื ื™ื ื• ื•ื™ืฉ ืœื• ื’ื‘ื—ืช ืฉืื™ื ื• ื“ื•ืžื” ืœืืจื‘ื” ืืœื ื‘ืืจื‘ืขื” ืกื™ืžื ื™ืŸ ื”ืืžื•ืจื™ืŸ ื‘ืžืฉื ืชื ื•:
Celui qui vient devant nous et a un front lisse โ€” qui ne ressemble ร  l'arbeh que par les quatre signes รฉnoncรฉs dans notre michna.
ืช"ืœ ืกืœืขื ื–ื” ื ื™ืคื•ืœ ื•ืœื–ื” ื™ืฉ ื’ื‘ื—ืช ื•ื”ื›ืฉื™ืจื• ื”ื›ืชื•ื‘ ื•ื”ื“ืจ ื›ืชื‘ ืœืžื™ื ื”ื• ืœื”ื™ื•ืช ื›ืœืœ ื•ืœื™ื“ื•ืŸ ืขื ืืฉืจ ืœื• ื›ืจืขื™ื ื‘ื›ืœืœ ื•ืคืจื˜ ื•ื›ืœืœ ื•ืžื‘ื™ื ื‘ื›ืขื™ืŸ ื”ืคืจื˜ ืืช ื”ื“ื•ืžื” ืœื• ื“ื”ื™ื™ื ื• ืื•ืฉื›ืฃ ื•ื”"ื” ืœื™ื•ื—ื ื ื™ืจื•ืฉืœืžื™ืช ื•ื—ื“ื ืžื™ื ื™ื™ื”ื• ื ืงื˜ ื“ื™ืฉ ืœื• ื’ื‘ื—ืช. ื•ืœืงืžื™ื” ืคืจื™ืš ื”ื ืืžืจืŸ ืœืขื™ืœ ืกืœืขื ื”ื•ื ืจืฉื•ืŸ ื•ื”ื›ื ืžืคืจืฉ ืœื™ื” ื–ื” ื ื™ืคื•ืœ:
L'enseignement dit 'solam' โ€” c'est le nippol โ€” et celui-ci a un front lisse, et le verset l'a dรฉclarรฉ pur ; puis il a รฉcrit 'le-mino' pour [qu'il] soit un klal et soit traitรฉ, avec 'celui qui a des jambes', en [mode] klal-prat-klal, et [pour] inclure, dans [ce qui est] semblable au prat, ce qui lui ressemble โ€” soit l'ouchkaf ; et il en va de mรชme pour la yohana yerouchalmit, et il a pris l'une d'elles, qui a un front lisse. Et plus loin [le texte] objecte : n'avons-nous pas dit plus haut [que] 'solam' est le rachon, alors qu'ici il l'explique [comme รฉtant] le nippol ?
๐Ÿ’ก Explication

Premier รฉlargissement par le procรฉdรฉ klal-prat-klal (terme englobant / dรฉtail / terme englobant). Le verset (Lรฉvitique 11) รฉcrit 'celui qui a des jambes (klal)... l'arbeh (prat)... selon son espรจce (le-mino, klal)'. De l'arbeh on n'inclut que les criquets sans front lisse. Le mot solam (= le nippol, qui a un front lisse) et son 'le-mino' viennent inclure aussi les criquets ร  front lisse (gibahat), dont l'ouchkaf.

3
ื•ืื™ืŸ ืœื™ ืืœื ื”ื‘ื ื•ืื™ืŸ ืœื• ื’ื‘ื—ืช. ื”ื‘ื ื•ื™ืฉ ืœื• ื’ื‘ื—ืช, ื”ื‘ื ื•ืื™ืŸ ืœื• ื–ื ื‘, ื”ื‘ื ื•ื™ืฉ ืœื• ื–ื ื‘ ืžื ื™ืŸ? ืชืœืžื•ื“ ืœื•ืžืจ ืดื—ืจื’ืœืด โ€“ ื–ื” ืจืฉื•ืŸ, ืดืœืžื™ื ื”ื•ืด โ€“ ืœื”ื‘ื™ื ืืช ื”ื›ืจืกืคืช ื•ืืช ื”ืฉื—ืœื ื™ืช.

Je n'ai [encore] que celui qui vient et n'a pas de front lisse [arbeh], celui qui vient et a un front lisse [solam], celui qui vient et n'a pas de queue [aucun des prรฉcรฉdents n'a de queue]. Celui qui vient et a une queue, d'oรน [le dรฉrive-t-on] ?

L'enseignement dit : 'hargol' โ€” c'est le rachon [qui a une queue] ; 'selon son espรจce (le-mino)' โ€” pour inclure le karsefet et le chahlanit [qui ont, eux aussi, une queue].

๐Ÿ“œ Rachi (6)
ื•ืื™ืŸ ืœื™ ืœื”ื›ืฉื™ืจ ื‘ืฉื ื™ ื“ื™ื ื™ืŸ ืฉืœ ื›ืœืœ ื•ืคืจื˜ ื”ืœืœื•:
Je n'ai [encore] โ€” pour dรฉclarer pur par ces deux rรจgles de klal-prat-klal.
ืืœื ื”ื‘ื ืœืคื ื™ื ื• ื•ืื™ืŸ ืœื• ื’ื‘ื—ืช ื“ืื™ืชืจื‘ื™ ืžืœืžื™ื ื• ื“ืืจื‘ื”:
Que celui qui vient devant nous et n'a pas de front lisse โ€” qui a รฉtรฉ inclus par le 'le-mino' de l'arbeh.
ื•ื”ื‘ื ื•ื™ืฉ ืœื• ื’ื‘ื—ืช ื“ืื™ืชืจื‘ื™ ืžืœืžื™ื ื”ื• ื“ืกืœืขื:
Et celui qui vient et a un front lisse โ€” qui a รฉtรฉ inclus par le 'le-mino' du solam.
ื•ื”ื‘ื ื•ืื™ืŸ ืœื• ื–ื ื‘ ื›ืœื•ืžืจ ื•ื‘ืœื‘ื“ ืฉื™ื‘ื ืœืคื ื™ื ื• ื•ื ืจืื” ืฉืื™ืŸ ืœื• ื–ื ื‘ ื“ืœืืจื‘ื” ื•ืกืœืขื ืื™ืŸ ื–ื ื‘ ื•ืื›ืชื™ ื—ืžืฉื” ืกื™ืžื ื™ืŸ ื ื™ื ื”ื•:
Et celui qui vient et n'a pas de queue โ€” c'est-ร -dire, ร  la condition qu'il vienne devant nous et qu'on voie qu'il n'a pas de queue ; car l'arbeh et le solam n'ont pas de queue, et ce sont encore cinq signes.
ื”ื‘ื ื•ื™ืฉ ืœื• ื–ื ื‘ ืžื ื™ืŸ ืฉืื™ื ื• ืฆืจื™ืš ืœื—ื–ื•ืจ ืืœื ืื—ืจ ืืจื‘ืขืช ื”ืกื™ืžื ื™ืŸ:
Celui qui vient et a une queue, d'oรน [le dรฉrive-t-on] โ€” [un criquet] qui n'a [besoin de] s'en remettre qu'aux quatre signes [sans la queue].
ืช"ืœ ื—ืจื’ื•ืœ ื“ื™ืฉ ืœื• ื–ื ื‘ ื•ืœืžื™ื ื”ื• ื—ื–ืจ ื•ื›ืœืœ ืœื”ื›ื™ ืœื™ื“ื•ืŸ ื›ืขื™ืŸ ื”ืคืจื˜ ื•ืœื”ื‘ื™ื ื”ื›ืจืกืคืช ื•ื”ืฉื—ืœื ื™ืช ื•ื”"ื” ืœืขืจืฆื•ื‘ื™ื ื•ืื™ ื ืžื™ ื”ื™ื ื”ื™ื ืžืจ ืงืจื™ ืœื™ื” ื”ื›ื™ ื•ืžืจ ื”ื›ื™:
L'enseignement dit 'hargol' โ€” qui a une queue ; et 'le-mino' revient et fait un klal, afin qu'on juge [le cas] semblable au prat et qu'on inclue le karsefet et le chahlanit ; et il en va de mรชme pour l'artzouvia ; et peut-รชtre [est-ce] une seule et mรชme [espรจce], que l'un nomme ainsi et l'autre autrement.
๐Ÿ’ก Explication

Deuxiรจme รฉlargissement, par le mรชme procรฉdรฉ klal-prat-klal. Jusqu'ici (arbeh et solam) aucune des espรจces incluses n'a de queue (zanav). Le mot hargol (= le rachon, qui a une queue) et son 'le-mino' viennent inclure les criquets ร  queue, dont le karsefet et le chahlanit.

4
ื•ืื™ืŸ ืœื™ ืืœื ื”ื‘ื ื•ืื™ืŸ ืœื• ื’ื‘ื—ืช. ื”ื‘ื ื•ื™ืฉ ืœื• ื’ื‘ื—ืช, ื”ื‘ื ื•ืื™ืŸ ืœื• ื–ื ื‘, ื”ื‘ื ื•ื™ืฉ ืœื• ื–ื ื‘, ื”ื‘ื ื•ืื™ืŸ ืจืืฉื• ืืจื•ืš, ื”ื‘ื ื•ืจืืฉื• ืืจื•ืš ืžื ื™ืŸ?

Je n'ai [encore] que celui qui vient et n'a pas de front lisse, celui qui vient et a un front lisse, celui qui vient et n'a pas de queue, celui qui vient et a une queue, celui qui vient et n'a pas la tรชte longue. Celui qui vient et a la tรชte longue, d'oรน [le dรฉrive-t-on] ?

๐Ÿ“œ Rachi (3)
ื•ืื™ืŸ ืœื™ ืืœื ื”ื‘ื ืœืคื ื™ื ื• ื‘ื™ืŸ ืื™ืŸ ืœื• ื’ื‘ื—ืช ื•ื‘ื™ืŸ ื™ืฉ ืœื• ื•ื‘ื™ืŸ ืฉืื™ืŸ ืœื• ื–ื ื‘ ื•ื‘ื™ืŸ ืฉื™ืฉ ืœื• ื“ื”ื ื›ื•ืœื”ื• ืื™ืชืจื‘ื•:
Je n'ai [encore] que celui qui vient devant nous โ€” qu'il n'ait pas de front lisse ou qu'il en ait un, qu'il n'ait pas de queue ou qu'il en ait une, car tous ceux-lร  ont รฉtรฉ inclus.
ื•ื”ื‘ื ื•ืื™ืŸ ืจืืฉื• ืืจื•ืš ื›ืœื•ืžืจ ื•ื‘ืœื‘ื“ ืฉื™ื”ื ื‘ื ืœืคื ื™ื ื• ื•ืื™ืŸ ืจืืฉื• ืืจื•ืš ื“ื”ื™ื™ื ื• ื—ืžืฉื” ืกื™ืžื ื™ืŸ ื“ื”ื ืš ื›ื•ืœื”ื• ืื™ืŸ ืจืืฉืŸ ืืจื•ืš:
Et celui qui vient et n'a pas la tรชte longue โ€” c'est-ร -dire, ร  la condition qu'il vienne devant nous et n'ait pas la tรชte longue, soit cinq signes [ร  vรฉrifier], car tous ceux-lร  n'ont pas la tรชte longue.
ื”ื‘ื ื•ืจืืฉื• ืืจื•ืš ืžื ื™ืŸ ื•ื‘ืœื‘ื“ ืฉื™ื“ืžื” ื‘ืืจื‘ืขืช ื”ืกื™ืžื ื™ืŸ:
Celui qui vient et a la tรชte longue, d'oรน [le dรฉrive-t-on] โ€” [un criquet] qui n'a [besoin de] vรฉrifier que les quatre signes [sans plus].
๐Ÿ’ก Explication

On a maintenant inclus quatre cas (sans/avec front lisse, sans/avec queue), mais tous les criquets รฉnumรฉrรฉs jusqu'ici n'ont pas la tรชte longue (rosho aroch). Reste la question : d'oรน inclure le criquet dont la tรชte est longue ? C'est le point que la suite de la braita va rรฉsoudre.

5
ืืžืจืช: ื”ืจื™ ืืชื” ื“ืŸ ื‘ื ื™ืŸ ืื‘ ืžืฉืœืฉืชืŸ, ืœื ืจืื™ ืืจื‘ื” ื›ืจืื™ ื—ืจื’ื•ืœ, ื•ืœื ืจืื™ ื—ืจื’ื•ืœ ื›ืจืื™ ืืจื‘ื”, ื•ืœื ืจืื™ ืฉื ื™ื”ื ื›ืจืื™ ืกืœืขื, ื•ืœื ืจืื™ ืกืœืขื ื›ืจืื™ ืฉื ื™ื”ื. ื”ืฆื“ ื”ืฉื•ื” ืฉื‘ื”ืŸ โ€“ ืฉื™ืฉ ืœื• ืืจื‘ืข ืจื’ืœื™ื, ื•ืืจื‘ืข ื›ื ืคื™ื, ื•ืงืจืฆื•ืœื™ื, ื•ื›ื ืคื™ื• ื—ื•ืคื™ืŸ ืืช ืจื•ื‘ื•; ืืฃ ื›ืœ ืฉื™ืฉ ืœื• ืืจื‘ืข ืจื’ืœื™ื, ื•ืืจื‘ืข ื›ื ืคื™ื, ื•ืงืจืฆื•ืœื™ื, ื•ื›ื ืคื™ื• ื—ื•ืคื™ืŸ ืืช ืจื•ื‘ื•.

Tu diras [alors] : voici que tu dรฉrives un binyan av (paradigme) ร  partir des trois. L'aspect de l'arbeh n'est pas comme l'aspect du hargol, et l'aspect du hargol n'est pas comme l'aspect de l'arbeh ; et l'aspect de tous deux n'est pas comme l'aspect du solam, et l'aspect du solam n'est pas comme l'aspect de tous deux.

Le point commun entre eux โ€” c'est qu'il a quatre pattes, quatre ailes, des pattes sauteuses (kartzoulaim), et [que] ses ailes couvrent la majeure part [de son corps] ; de mรชme, tout [criquet] qui a quatre pattes, quatre ailes, des pattes sauteuses et [dont] les ailes couvrent la majeure part [de son corps] [est pur].

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ื”ืจื™ ืืชื” ื“ืŸ ื›ื•' ืœื ืจืื™ ื›ื•' ืฉื™ืฉ ื‘ื–ื” ืžื” ืฉืื™ืŸ ื‘ื–ื” ื•ืขืœ ื›ืจื—ืš ืื™ืŸ ืกื™ืžื ื™ ื”ื˜ื”ืจื” ืชืœื•ื™ ื‘ื–ื ื‘ ื•ื‘ื’ื‘ื—ืช ืœื ื‘ื™ืฉ ืœื• ื•ืœื ื‘ืื™ืŸ ืœื• ืฉื”ืจื™ ื™ืฉ ื›ืืŸ ืื™ืŸ ืœื• ื•ื›ืฉืจ ื•ื™ืฉ ืœื• ื•ื›ืฉืจ:
Voici que tu dรฉrives etc., l'aspect [de l'un] n'est pas etc. โ€” [chacun] a en lui ce que l'autre n'a pas, et force est [de conclure] que les signes de puretรฉ ne dรฉpendent ni de la queue ni du front lisse, ni du fait d'[en] avoir ni du fait de [n'en] pas [avoir] ; car il y a ici [un cas oรน] il n'[en] a pas et [il est] pur, et [un cas oรน] il [en] a et [il est] pur.
ื”ืฆื“ ื”ืฉื•ื” ืฉื‘ื”ืŸ ื›ื•' ืืฃ ื›ืœ ื›ื•' ื•ืืคื™ืœื• ืจืืฉื• ืืจื•ืš ื•ืœืงืžื™ื” ืคืจื™ืš ืžื” ืœื”ืฆื“ ื”ืฉื•ื” ืฉื‘ื”ืŸ ืฉื›ืŸ ืื™ืŸ ืจืืฉืŸ ืืจื•ืš. ื•ืงืจืฆื•ืœื™ืŸ ื’ืจืกื™ื ืŸ. ื•ื‘ื™ืŸ ื”ืื™ ืชื ื ืœืชื ื ื“ืœืขื™ืœ ืœื™ื›ื ืืœื ื”ืš ื“ืจืฉื” ื“ื”ืื™ ืžืจื‘ื” ืจืืฉื• ืืจื•ืš ื•ืชื ื ื“ื‘ืจื™ื™ืชื ื“ืœืขื™ืœ ืœื™ืช ืœื™ื”:
Le point commun entre eux etc., de mรชme tout etc. โ€” et mรชme [si] sa tรชte [est] longue ; et plus loin [le texte] objecte : qu'[y a-t-il] au point commun entre eux, [si ce n'est] qu'ils n'ont pas la tรชte longue ! Et nous avons lร  leรงon 'kartzoulin'. Et entre ce Tana et le Tana prรฉcรฉdent il n'y a que cette [seule] dรฉrivation, car celui-ci inclut [le criquet] ร  tรชte longue, et le Tana de la braita prรฉcรฉdente ne l'a pas.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ืœื ืจืื™ ืืจื‘ื” ื›ืจืื™ ื—ืจื’ื•ืœ ื•ืœื ืจืื™ ื—ืจื’ื•ืœ ื›ืจืื™ ืืจื‘ื” ื•ืœื ืจืื™ ืฉื ื™ื”ื ื›ืจืื™ ืกืœืขื ื•ืœื ืจืื™ ืกืœืขื ื›ืจืื™ ืฉื ื™ื”ื ืžื” ืฉืœื•ืงื— ืชื—ืœื” ืืจื‘ื” ื•ื—ืจื’ื•ืœ ื•ืžื ื™ื— ืกืœืขื ืขื“ ืœื‘ืกื•ืฃ ืืฃ ืขืœ ืคื™ ืฉื”ื•ื ื›ืชื•ื‘ ืชื—ืœื” ื‘ืžืงืจื ืงื•ื“ื ื—ืจื’ื•ืœ ื–ื”ื• ืœืคื™ ืฉืืจื‘ื” ื•ื—ืจื’ื•ืœ ื—ืœื•ืงื™ื ื–ื” ืžื–ื” ื™ื•ืชืจ ืžืžื” ืฉื—ืœื•ืง ื›ืœ ืื—ื“ ืžื”ื ืžืกืœืขื ื›ื™ ื›ืœ ืื—ื“ ืžื”ื ืื™ืŸ ื—ืœื•ืง ืžืกืœืขื ืืœื ืžื“ื‘ืจ ืื—ื“ ืื• ืžื’ื‘ื—ืช ืื• ืžื–ื ื‘ ืื‘ืœ ืืจื‘ื” ื•ื—ืจื’ื•ืœ ื—ืœื•ืงื™ื ื–ื” ืžื–ื” ื‘ืฉื ื™ ื“ื‘ืจื™ื ืฉืืจื‘ื” ืื™ืŸ ืœื• ื’ื‘ื—ืช ื•ืื™ืŸ ืœื• ื–ื ื‘ ื•ื—ืจื’ื•ืœ ื™ืฉ ืœื• ืฉื ื™ื”ื ื›ื“ืžื•ื›ื— ื‘ืกื•ื’ื™ื ื“ื—ืจื’ื•ืœ ื™ืฉ ืœื• ื’ื ื’ื‘ื—ืช ื›ืฉื™ื‘ื ืœืคืจืฉ ื“ืกืœืขื ืงืจื ื™ืชื™ืจื ื”ื•ื ื•ืขื•ื“ ื™"ืœ ื“ืœื›ืš ืชืคืก ืืจื‘ื” ื•ื—ืจื’ื•ืœ ืœืคื™ ืฉื”ื ืขื™ืงืจ ื”ื“ืจืฉื” ื›ื“ืžื•ื›ื— ื‘ืกืžื•ืš ื“ืžืกื™ืง ื“ืกืœืขื ืงืจื ื™ืชื™ืจื ื”ื•ื ื•ืืชื ืœืžืฉืจื™ ื“ืจืืฉื• ืืจื•ืš:
L'aspect de l'arbeh n'est pas comme l'aspect du hargol, et l'aspect du hargol n'est pas comme l'aspect de l'arbeh, et l'aspect de tous deux n'est pas comme l'aspect du solam, et l'aspect du solam n'est pas comme l'aspect de tous deux โ€” s'il prend d'abord l'arbeh et le hargol et laisse le solam pour la fin, bien que celui-ci soit รฉcrit en premier dans le verset, avant le hargol, c'est parce que l'arbeh et le hargol diffรจrent l'un de l'autre plus que chacun d'eux ne diffรจre du solam ; car chacun d'eux ne diffรจre du solam que par une seule chose โ€” soit le front lisse, soit la queue โ€” tandis que l'arbeh et le hargol diffรจrent l'un de l'autre par deux choses : l'arbeh n'a ni front lisse ni queue, et le hargol a les deux, comme [cela] ressort de la sougya, [ร  savoir] que le hargol a aussi un front lisse, lorsqu'[on] viendra expliquer que 'solam' est un verset superflu. Et l'on peut encore dire [que], s'il prend l'arbeh et le hargol, c'est parce qu'ils sont l'essentiel de la dรฉrivation, comme [cela] ressort plus loin, oรน [le texte] conclut que 'solam' est un verset superflu et vient permettre [le criquet] ร  tรชte longue.
๐Ÿ’ก Explication

Construction d'un binyan av (paradigme par point commun) ร  partir des trois espรจces. Elles diffรจrent deux ร  deux (l'arbeh n'a ni front lisse ni queue ; le hargol a les deux ; le solam a un front lisse sans queue) : la kashrut ne tient donc ni au front lisse ni ร  la queue. Leur seul point commun (ha-tzad ha-chave) est les quatre signes : quatre pattes, quatre ailes, pattes sauteuses, ailes couvrant la majeure part. Donc tout criquet rรฉunissant ces quatre signes est pur, mรชme s'il a la tรชte longue.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Comment la braita dรฉrive tous les criquets permis (Lรฉvitique 11) chaque nom de la Torah = un dรฉtail (prat) ; chaque 'le-mino' (selon son espรจce) = un terme englobant (klal) arbeh pas de front lisse pas de queue le-mino -> sans front lisse solam front lisse (gibahat) pas de queue le-mino -> avec front lisse hargol front lisse a une queue (zanav) le-mino -> avec queue chagav terme gรฉnรฉrique impose le nom 'chagav' + les quatre signes Binyan av des trois (segment 4) le point commun = les quatre signes ; donc le front lisse et la queue n'entrent pas dans la kashrut Reste la tรชte longue (rosho aroch) โ€” segments 5 ร  9 le binyan av ne suffit pas (objection de Rav Ahai) ; Rav Ahai conclut : 'solam' est en trop -> im eino inyan : rรฉaffecte 'solam' au criquet ร  tรชte longue, qui est donc permis
Le raisonnement complet : klal-prat-klal sur les quatre noms, puis binyan av des trois espรจces, puis la tรชte longue tranchรฉe par Rav Ahai.
6
ื•ื”ืœื ื”ืฆืจืฆื•ืจ ื”ื–ื” ื™ืฉ ืœื• ืืจื‘ืข ืจื’ืœื™ื, ื•ืืจื‘ืข ื›ื ืคื™ื, ื•ืงืจืฆื•ืœื™ื, ื•ื›ื ืคื™ื• ื—ื•ืคื™ืŸ ืืช ืจื•ื‘ื•, ื™ื›ื•ืœ ื™ื”ื ืžื•ืชืจ? ืชืœืžื•ื“ ืœื•ืžืจ ืดื—ื’ื‘ืด, ืฉืฉืžื• ื—ื’ื‘.

Mais voici que ce tzartzour a quatre pattes, quatre ailes, des pattes sauteuses, et [que] ses ailes couvrent la majeure part [de son corps] : pourrait-on [croire] qu'il soit permis ? L'enseignement dit : 'hagav' โ€” [il faut] que son nom soit chagav.

๐Ÿ“œ Rachi (3)
ื”ืฆืจืฆื•ืจ ืžื™ืŸ ื—ื’ื‘ ื˜ืžื:
Le tzartzour โ€” une espรจce de criquet (chagav) impur.
ืช"ืœ ื—ื’ื‘ ื“ืœื ืื™ืฆื˜ืจื™ืš ื“ื”ื ืื™ืชืจื‘ื• ื›ืœ ื”ืฉื•ื™ืŸ ืœื”ื• ื‘ืืจื‘ืขื” ืกื™ืžื ื™ืŸ:
L'enseignement dit 'hagav' โ€” qui n'รฉtait [pourtant] pas nรฉcessaire, puisque tous ceux qui leur ressemblent par les quatre signes ont [dรฉjร ] รฉtรฉ inclus.
ืฉืฉืžื• ื—ื’ื‘ ื•ื›ืœ ื”ืืžื•ืจื™ืŸ ืœืžืขืœื” ืฉืžื ื—ื’ื‘ื™ื:
Que son nom soit chagav โ€” et tous ceux qui ont รฉtรฉ mentionnรฉs plus haut [ont] pour nom 'chagavim'.
๐Ÿ’ก Explication

Objection au binyan av : le tzartzour rรฉunit lui aussi les quatre signes, et devrait donc รชtre permis. Le verset รฉcrit 'hagav' pour enseigner une condition supplรฉmentaire : il ne suffit pas d'avoir les quatre signes, il faut encore que son nom soit chagav โ€” ce qui exclut le tzartzour (criquet impur).

7
ืื™ ืฉืžื• ื—ื’ื‘, ื™ื›ื•ืœ ืื™ืŸ ื‘ื• ื›ืœ ื”ืกื™ืžื ื™ืŸ ื”ืœืœื•? ืชืœืžื•ื“ ืœื•ืžืจ ืดืœืžื™ื ื”ื•ืด โ€“ ืขื“ ืฉื™ื”ื ื‘ื• ื›ืœ ื”ืกื™ืžื ื™ืŸ ื”ืœืœื•.

[Mais] si [seul importe] que son nom soit chagav, pourrait-on [croire qu'il est pur] mรชme s'il n'a pas tous ces signes ? L'enseignement dit : 'selon son espรจce (le-mino)' โ€” [il n'est pas pur] tant qu'il n'a pas tous ces signes.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ื™ื›ื•ืœ ืื™ืŸ ื‘ื• ื›ืœ ื”ืกื™ืžื ื™ืŸ ื”ืœืœื• ื•ืœืงืžืŸ ืคืจื™ืš ืžื ื ืชื™ืชื™ ื•ื”ื ืืจื‘ื” ื•ื—ืจื’ื•ืœ ื›ืชื™ื‘ื™:
Pourrait-on [croire] qu'il n'a pas tous ces signes โ€” et plus loin [le texte] objecte : d'oรน [cela] viendrait-il ? or l'arbeh et le hargol sont [bien] รฉcrits !
ืช"ืœ ืœืžื™ื ื”ื• ื“ื—ื’ื‘ ื•ื”ื™ื™ื ื• ื›ืœืœื™ ื›ืœืœื•ืช ื•ืคืจื˜ื™ ืคืจื˜ื•ืช ื“ืืžืจื™ื ืŸ ืœืขื™ืœ ื“ื”ืื™ ื—ื’ื‘ ื•ืœืžื™ื ื”ื• ื™ืชื™ืจื™ ื ื™ื ื”ื• ืœื“ืจืฉื” ื•ืกืœืขื ื ืžื™ ืžื™ื™ืชืจื™ื ืŸ ืœื™ื” ืœืงืžืŸ:
L'enseignement dit 'le-mino' โ€” du [verset] 'hagav' ; et c'est [ce que] nous avons appelรฉ plus haut [un cas de] klal des klalim et prat des pratim [gรฉnรฉralisation des gรฉnรฉralisations et dรฉtail des dรฉtails], [ร  savoir] que ce 'hagav' et [son] 'le-mino' sont superflus, [destinรฉs] ร  la dรฉrivation ; et 'solam' aussi, nous le rendrons superflu plus loin.
๐Ÿ’ก Explication

Symรฉtrique de l'objection prรฉcรฉdente : si le verset 'hagav' imposait le seul nom, on croirait pur tout chagav, mรชme dรฉpourvu des quatre signes. Le mot 'le-mino' enseigne le contraire : un chagav n'est pur que s'il rรฉunit tous les signes. Ainsi se clรดture la braita de l'รฉcole de Rabbi Yichmael.

8
ืคืจื™ืš ืจื‘ ืื—ืื™: ืžื” ืœื”ื ืš, ืฉื›ืŸ ืื™ืŸ ืจืืฉืŸ ืืจื•ืš? ื•ื›ื™ ืชื™ืžื: ื›ื™ื•ืŸ ื“ืฉื•ื• ื‘ืืจื‘ืข ืกื™ืžื ื™ืŸ ืžื™ื™ืชื™ื ืŸ ื•ืœื ืคืจื›ื™ื ืŸ โ€“ ืื™ ื”ื›ื™, ื—ืจื’ื•ืœ ื ืžื™ ื“ืฉื•ื• ืœื”ื•, ืœื ืœื™ื›ืชื•ื‘ ื•ืชื™ืชื™ ืžืืจื‘ื” ื•ืกืœืขื!

Rav Ahai rรฉfute : qu'[y a-t-il de propre] ร  ceux-lร  [les trois espรจces], si ce n'est qu'ils n'ont pas la tรชte longue [le point commun comporte aussi ce trait, qui devrait alors รชtre requis] ? Et si tu disais : du moment qu'ils s'accordent sur les quatre signes, nous [les] incluons et ne rรฉfutons pas โ€” [eh bien] s'il en est ainsi, le hargol aussi, qui s'accorde avec eux [sur les quatre signes], que [le verset] ne l'รฉcrive pas, et qu'il vienne [par dรฉrivation] de l'arbeh et du solam !

๐Ÿ“œ Rachi (4)
ื”"ื’ ืคืจื™ืš ืจื‘ ืื—ืื™ ืขื“ ืชื ื”ื• ืขื ื™ืŸ ืœืจืืฉื• ืืจื•ืš ื•ื”ื“ืจ ื’ืจืกื™ื ืŸ ื‘ืžืื™ ืงืžื™ืคืœื’ื™ ืขื“ ื›ื™ ื”ืื™ ื’ื•ื•ื ื ืžื”ื›ื ื•ื”ื“ืจ ื’ืจืก ืืžืจ ืžืจ ืื™ ืฉืžื• ื—ื’ื‘ ื•ื›ื•':
[Voici] la leรงon : 'Rav Ahai rรฉfute' jusqu'ร  'applique-le (tenรฉhou inyan) [au criquet] ร  tรชte longue' ; puis nous avons lร  leรงon 'sur quoi divergent-ils' jusqu'ร  'de telle maniรจre, d'ici' ; puis [revient] la leรงon 'le Maรฎtre a dit : si [seul importe] que son nom soit chagav etc.'.
ืžื” ืœื”ืฆื“ ื”ืฉื•ื” ืฉื‘ื”ืŸ ื•ื›ื•' ื“ื”ื ืข"ื› ืขื“ ื“ื“ืžื™ ืœื™ื” ืœืคืจื˜ ื‘ื›ืœ ืฆื“ื“ื™ืŸ ื‘ืขื™ื ืŸ ืœืชื ื ื“ื‘ื™ ืจื‘ื™ ื™ืฉืžืขืืœ:
Qu'[y a-t-il de propre] au point commun entre eux etc. โ€” car nรฉcessairement, pour le Tana de l'รฉcole de Rabbi Yichmael, nous exigeons [que le criquet] ressemble au prat par tous ses cรดtรฉs.
ื•ื›"ืช ืก"ืœ ื“ื›ื™ื•ืŸ ื“ื“ืžื™ ืœื™ื” ื‘ืžืงืฆืช ืžืจื‘ื™ื ืŸ ืœื™ื” ื‘ื›ืขื™ืŸ ื”ืคืจื˜ ื›ื“ืคืœื™ื’ื™ ืชื ืื™ ื‘ืขืœืžื ื‘ื›ืœ ื›ืœืœ ื•ืคืจื˜ ื•ื›ืœืœ ื“ืื™ื›ื ืœืžืืŸ ื“ืืžืจ ื›ืœืœื ืงืžื ื“ื•ืงื ื•ื”ื•ื” ืœื™ื” ื›ืœืœ ื•ืคืจื˜ ื•ืื™ืŸ ื‘ื›ืœืœ ืืœื ืžื” ืฉื‘ืคืจื˜ ื•ืื”ื ื™ ื›ืœืœื ื‘ืชืจื ืฉื”ื•ื ืžื•ืกื™ืฃ ืขืœ ื”ืคืจื˜ ืžื™ื“ื™ ื“ื“ืžื™ ืœื™ื” ืœืคืจื˜ ื‘ื›ืœ ืฆื“ื“ื™ืŸ ื•ืื™ื›ื ืœืžืืŸ ื“ืืžืจ ื‘ืชืจื ื“ื•ืงื ื•ื”ื•ื” ืœื™ื” ื›ืœืœ ืžื•ืกื™ืฃ ืขืœ ื”ืคืจื˜ ื•ืื™ืชืจื‘ื• ื›ืœ ืžื™ืœื™ ื•ืื”ื ื™ื ื›ืœืœื ืงืžื ืœืžื”ื•ื™ ื‘ื›ืœืœ ื•ืคืจื˜ ืœืžืขื•ื˜ื™ ืžื™ื“ื™ ื“ืœื ื“ืžื™ื ืœื™ื” ืœื’ืžืจื™ ืื‘ืœ ืžื™ื“ื™ ื“ื“ืžื™ ืœื™ื” ื‘ืžืงืฆืช ืœื ืžืฆื™ ืœืžืขื•ื˜ื™ ื“ื”ื ื‘ืชืจื ื“ื•ืงื ื•ืชื ื ื“ื‘ื™ ืจื‘ื™ ื™ืฉืžืขืืœ ื›ืžืืŸ ื“ืืžืจ ื‘ืชืจื ื“ื•ืงื ืก"ืœ:
Et si tu disais โ€” il tiendrait [pour principe] que, du moment qu'il [lui] ressemble en partie, nous l'incluons dans [ce qui est] semblable au prat, comme divergent les Tanaim en gรฉnรฉral sur tout klal-prat-klal : car il y a celui qui dit [que] le premier klal est dรฉterminant, [de sorte qu']on a [lร ] un klal et un prat, et 'il n'y a dans le klal que ce qui est dans le prat', et le second klal sert [seulement] ร  ajouter au prat une chose qui lui ressemble par tous ses cรดtรฉs ; et il y a celui qui dit [que] le second [klal] est dรฉterminant, [de sorte qu']on a [lร ] un klal qui ajoute au prat, et toutes choses ont รฉtรฉ incluses, et le premier klal sert ร  en faire un klal-prat [propre] ร  exclure une chose qui ne lui ressemble pas du tout, mais une chose qui lui ressemble en partie, il ne peut [l']exclure, car le second [klal] est dรฉterminant ; et le Tana de l'รฉcole de Rabbi Yichmael tient comme celui qui dit [que] le second [klal] est dรฉterminant.
ืื™ ื”ื›ื™ ื—ืจื’ื•ืœ ืœื ืœื™ื›ืชื•ื‘ ื“ืืชื™ ืžืืจื‘ื” ื•ืกืœืขื ื•ืืข"ื’ ื“ืœื”ืŸ ืื™ืŸ ื–ื ื‘ ื•ืœื• ื™ืฉ ื–ื ื‘:
S'il en est ainsi, que [le verset] n'รฉcrive pas le hargol โ€” car il viendrait [par dรฉrivation] de l'arbeh et du solam, bien qu'eux n'aient pas de queue et que lui en ait une.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ื•ื›ื™ ืชื™ืžื ื›ื™ื•ืŸ ื“ืฉื•ื• ื‘ืืจื‘ืข ืกื™ืžื ื™ืŸ ืžื™ื™ืชื™ื ืŸ ื•ืœื ืคืจื›ื™ื ืŸ ื“ืกื‘ื™ืจื ืœื™ื” ื›ืœืœื ื‘ืชืจื ื“ื•ืงื ื›ืžื• ืฉืคื™' ื‘ืงื•ื ื˜ืจืก ื•ืœื”ื›ื™ ืœื ืื™ืฆื˜ืจื™ืš ืœื”ื• ืœื›ื•ืœื”ื• ืฆื“ื“ื™ืŸ ื›ื“ืืžืจ ื‘ืค' ื‘ื›ืœ ืžืขืจื‘ื™ืŸ (ืขื™ืจื•ื‘ื™ืŸ ื›ื—.) ื“ืœืžืืŸ ื“ืื™ืช ืœื™ื” ื›ืœืœื ื‘ืชืจื ื“ื•ืงื ืžืจื‘ื™ื ืŸ ื›ืœ ื“ื“ืžื™ ืœื™ื” ื‘ืฉื ื™ ืฆื“ื“ื™ืŸ ืื‘ืœ ืžืืŸ ื“ืื™ืช ืœื™ื” ื›ืœืœื ืงืžื ื“ื•ืงื ืœื ืžืจื‘ื™ื ืŸ ืขื“ ื“ื“ืžื™ ืœื™ื” ืžืฉืœืฉ ืฆื“ื“ื™ืŸ ืื™ ื”ื›ื™ ื—ืจื’ื•ืœ ื“ืื™ืช ืœื™ื” ื–ื ื‘ ื ืžื™ ืœื ืœื™ื›ืชื•ื‘ ื›ื•' ืืœื ืขืœ ื›ืจื—ืš ืžื“ืื™ืฆื˜ืจื™ืš ืœืžื›ืชื‘ ื—ืจื’ื•ืœ ืžืฉื•ื ื“ืœื ื”ื•ื” ื™ืœืคื™ื ืŸ ืœื™ื” ืžืืจื‘ื” ื•ืกืœืขื ืœืคื™ ืฉื™ืฉ ืœื• ื–ื ื‘ ืื ื›ืŸ ืกื‘ื™ืจื ืœื™ื” ื“ื›ืœืœื ืงืžื ื“ื•ืงื ื•ืœื”ื›ื™ ืžืฆืจื™ืš ืฉื™ื”ื ื“ื•ืžื” ื‘ื›ืœ ื”ืฆื“ื“ื™ืŸ ื”ื•ืื™ืœ ื•ื‘ื• ื’ื ืฆื“ ืฉืื™ืŸ ืจืืฉื• ืืจื•ืš ื ืฆืจื™ืš ืฉื™ื”ื ื‘ื• ื•ื"ืช ื•ืืคื™ืœื• ื™ืกื‘ื•ืจ ื“ื›ืœืœื ืงืžื ื“ื•ืงื ืœื ื™ืฆืจื™ืš ื™ื•ืชืจ ืžืฉืœืฉื” ืกื™ืžื ื™ืŸ ื“ื”ื ื‘ืคืจืง ื‘ื›ืœ ืžืขืจื‘ื™ืŸ (ืขื™ืจื•ื‘ื™ืŸ ื›ื—.) ืœืฆืจื›ื™ื ืŸ ืืœื ืจืง ืฉืœืฉื” ืฆื“ื“ื™ืŸ ืืคื™ืœื• ืœืžืืŸ ื“ืื™ืช ืœื™ื” ื“ื›ืœืœื ืงืžื ื“ื•ืงื ื•ื”ื•ื” ืžืฆื™ ืœืฉื ื•ื™ื™ ื“ื”ื›ื ื ืžื™ ืœื ื™ืœืคื™ื ืŸ ืžืคืจื˜ ืืœื ืฉื ื™ ืกื™ืžื ื™ื ื“ืืจื‘ืขื” ื›ื ืคื™ื ื•ื›ื ืคื™ื• ื—ื•ืคื™ืŸ ืืช ืจื•ื‘ื• ืื‘ืœ ืกื™ืžืŸ ื“ืงืจืฆื•ืœื™ื ื•ืจื’ืœื™ื ื›ืชื™ื‘ ื‘ื”ื“ื™ื ืืฉืจ ืœื• ื›ืจืขื™ื ืžืžืขืœ ืœืจื’ืœื™ื• ื•ืœื ืืชื• ืžืคืจื˜ื ื”ืœื›ืš ืื™ ืืžืจ ื›ืœืœื ืงืžื ื“ื•ืงื ืžืฆืจื™ื›ื™ ื ืžื™ ืื• ื–ื ื‘ ืื• ืื™ืŸ ืจืืฉื• ืืจื•ืš ื•ื”ืฉืชื ืœื ื™ืœืคื™ื ืŸ ืžืŸ ื”ืคืจื˜ื•ืช ืจืง ืฉืœืฉื” ืฆื“ื“ื™ืŸ ื›ืžื• ื‘ืขื™ืจื•ื‘ื™ืŸ (ื’"ื– ืฉื) ื•ืžื™ื”ื• ืœื ืฆืจื™ื›ื™ื ืŸ ืœืฉื ื•ื™ื™ ื”ื›ื™ ืืœื ืืคื™' ื™ื”ื™ื• ืงืจืฆื•ืœื™ืŸ ื›ืืŸ ื‘ื—ืฉื‘ื•ืŸ ื”ื’' ืฆื“ื“ื™ืŸ ื•ื ืืžืจ ืฉืœื ื ื›ืชื‘ื• ื›ื“ื™ ืœื”ื•ืกื™ืฃ ืฉืœืฉื” ืฆื“ื“ื™ืŸ ืžื›ืœ ืฆื“ื“ื™ื”ืŸ ืืœื ืœืจื‘ื•ืช ื”ืขืชื™ื“ ืœื’ื“ืœ ืื—ืจ ื–ืžืŸ 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ื•ื’ื•ืคื• ืžืžื•ืŸ ื›ื™ ืฉื ื™ ืฆื“ื“ื™ืŸ ื”ืืœื• ืงืจื•ื‘ื™ืŸ ืœื”ื™ื•ืช ืฉื•ื™ืŸ ื•ื’ื ื™ืชื™ื™ืฉื‘ ื‘ื›ืš ืžื” ืฉืฆืจื™ืš ืœื•ืžืจ ื‘ื”ื’ื•ื–ืœ ื‘ืชืจื (ื‘"ืง ื“ืฃ ืงื™ื–:) ื“ืจ' ืืœื™ืขื–ืจ ื“ืจื™ืฉ ืจื™ื‘ื•ื™ื™ ื•ืžื™ืขื•ื˜ื™ ื•ืœื ื ืฆื˜ืจืš ืœืชืจืฅ ื‘ื“ื•ื—ืง ื›ืื•ืชื• ืชื™ืจื•ืฅ ืฉื›ืชื‘ืชื™:
Et si tu disais : du moment qu'ils s'accordent sur les quatre signes, nous [les] incluons et ne rรฉfutons pas โ€” [car ce Tana] tiendrait [pour principe] que le second klal est dรฉterminant, comme [Rachi] l'a expliquรฉ dans son commentaire ; et c'est pourquoi il ne leur faut pas tous les cรดtรฉs, comme [le texte] le dit au chapitre Bรฉ-khรดl Mearvin (Erouvin 28a), [ร  savoir] que, pour celui qui tient [que] le second klal est dรฉterminant, nous incluons tout ce qui [leur] ressemble par deux cรดtรฉs, tandis que celui qui tient [que] le premier klal est dรฉterminant n'inclut que ce qui [leur] ressemble par trois cรดtรฉs. [Objection :] s'il en est ainsi, le hargol, qui a une queue, [le verset] ne devrait pas non plus l'รฉcrire, etc. ; force est donc [de conclure que], du fait qu'il a fallu รฉcrire le hargol โ€” parce qu'on ne le dรฉrivait pas de l'arbeh et du solam, du fait qu'il a une queue โ€” c'est donc qu'il tient [que] le premier klal est dรฉterminant, et c'est pourquoi il exige qu'il ressemble par tous les cรดtรฉs ; [or] puisqu'il y a en lui aussi le cรดtรฉ de 'ne pas avoir la tรชte longue', nous exigerons qu'il [l']ait. Et si tu objectes : mรชme s'il tient [que] le premier klal est dรฉterminant, il n'exigera pas plus de trois signes, car au chapitre Bรฉ-khรดl Mearvin (Erouvin 28a) on n'exige que trois cรดtรฉs mรชme pour celui qui tient [que] le premier klal est dรฉterminant โ€” et l'on aurait pu rรฉpondre qu'ici aussi nous ne dรฉrivons du prat que deux signes, [ร  savoir] quatre ailes et 'ses ailes couvrent la majeure part', tandis que le signe des pattes sauteuses et des pattes est รฉcrit explicitement, 'qui a des jambes au-dessus de ses pattes', et ne vient pas du prat ; dรจs lors, s'il dit [que] le premier klal est dรฉterminant, on exigera aussi soit la queue, soit la tรชte non longue, et l'on ne dรฉrive [alors] des pratim que trois cรดtรฉs, comme dans Erouvin [lร -mรชme]. Toutefois nous n'avons pas besoin de rรฉpondre ainsi : car mรชme si les pattes sauteuses entraient ici dans le compte des trois cรดtรฉs, et que l'on dise qu'elles n'ont pas รฉtรฉ รฉcrites [explicitement] afin d'ajouter trois cรดtรฉs parmi tous leurs cรดtรฉs, mais [seulement] pour inclure celui qui [les] dรฉveloppera plus tard [dans sa croissance], cela ne ferait aucune difficultรฉ ; car nรฉcessairement les deux cรดtรฉs qu'on exige dans Erouvin (28a) pour celui qui dit [que] le second klal est dรฉterminant, et les trois cรดtรฉs qu'on exige pour celui qui dit [que] le premier klal est dรฉterminant, ne sont pas dits [comme nombres] exacts โ€” 'deux' et 'trois' โ€” car pour celui qui dit [que] le premier klal est dรฉterminant, il faut [que le cas] ressemble [au prat] mรชme par cinq cรดtรฉs [s'il y en a cinq] ; sinon, on objecterait sur cette [sougya] d'Erouvin a partir de ce qui est dit dans Nazir, au chapitre Chelocha Minim (Nazir 35b), [ร  savoir] que partout oรน il y a deux klalim et pratim nous incluons tout ce qui [leur] ressemble par un cรดtรฉ, et partout oรน il y a deux pratim et klalim nous incluons tout ce qui [leur] ressemble par deux cรดtรฉs. Plutรดt, assurรฉment il est plus sensรฉ [de dire] que les deux cรดtรฉs d'Erouvin et le cรดtรฉ unique de Nazir sont une seule et mรชme chose : et Erouvin parle, par exemple, [du cas] oรน il y a deux cรดtรฉs importants รฉgaux et un troisiรจme cรดtรฉ moins important, comme c'est le cas pour le klal-prat de 'gros et petit bรฉtail' et de 'vin et boisson forte' dans la sougya d'Erouvin (28a) ; et Nazir (35b) parle, par exemple, [du cas] oรน il n'y a qu'un seul cรดtรฉ important โ€” comme le klal-prat-klal de cette sougya[-ci] โ€” et un second cรดtรฉ moins important, et ร  propos d'un tel [cas] Nazir dit qu'on n'exige qu'un seul cรดtรฉ, [ร  savoir] le cรดtรฉ important unique, [le second] n'รฉtant pas aussi important que lui. Et il en va de mรชme [que], si tous deux รฉtaient importants et รฉgaux, et un troisiรจme cรดtรฉ moins important qu'eux, [alors] les deux cรดtรฉs importants comptent comme un seul cรดtรฉ [de Nazir], puisqu'ils sont รฉgaux, et l'on exigera que [ce qui est] semblable au prat lui ressemble par ces deux cรดtรฉs importants โ€” car lequel des deux รฉcarterais-tu [de l'exigence] ? C'est [ce que] l'on exige dans Erouvin : qu'il ressemble au prat par deux cรดtรฉs, mรชme pour celui qui dit [que] le second klal est dรฉterminant, ces deux [cรดtรฉs] รฉtant comme le cรดtรฉ unique de Nazir, ainsi que nous l'avons expliquรฉ. Et le fait qu'on exige trois cรดtรฉs pour celui qui dit [que] le premier klal est dรฉterminant, on peut dire [que cela] vient enseigner que deux cรดtรฉs importants et รฉgaux ne lui suffisent pas โ€” comme [ils suffisent] pour celui qui dit [que] le second klal est dรฉterminant โ€” mais qu'il faut [que le cas] ressemble ร  tous [les criquets] mรชme par le troisiรจme cรดtรฉ, le moins bon ; et il en va de mรชme s'il y a cinq cรดtรฉs : il faut qu'il ressemble ร  tous. Et ร  prรฉsent cela se comprend bien : nous exigeons aussi [parfois] plus de trois cรดtรฉs dans [ce qui est] semblable au prat, car pour celui qui dit [que] le premier klal est dรฉterminant, il faut [que le cas] ressemble au prat par tous les cรดtรฉs, qu'ils soient importants ou nombreux et moins bons, comme le troisiรจme ; et pour celui qui dit [que] le second klal est dรฉterminant, il n'y a non plus aucune difficultรฉ si nous exigeons plus de deux cรดtรฉs lร  oรน il y a plus de deux cรดtรฉs รฉgaux. Et selon ces propos, nous exigerions ici plus de trois cรดtรฉs pour celui qui dit [que] le premier klal est dรฉterminant, mรชme s'il n'y a lร  que deux cรดtรฉs importants รฉgaux et d'autres cรดtรฉs moins bons qu'eux, car tous, il y a lieu de [les] exiger ; et pour celui qui dit [que] le second klal est dรฉterminant, nous n'en exigerions que deux, les importants. Et c'est pourquoi nous n'aurions pas dรป exiger 'la tรชte non longue' pour celui qui tient [que] le second klal est dรฉterminant, comme l'a expliquรฉ Rachi lร [-mรชme] ; et selon cela il nous faudra dire que 'ne pas avoir de queue' et 'ne pas avoir la tรชte longue' sont des cรดtรฉs moins bons que ceux que nous exigeons dans la braita au [titre du] point commun, et c'est pourquoi nous ne les exigerions pas si nous disions [que] le second klal est dรฉterminant ; et par lร  se rรจgle aussi [la raison] pour laquelle nous incluons [le criquet] ร  tรชte longue ร  partir du solam, et n'incluons pas celui qui n'a pas quatre ailes ou dont les ailes ne couvrent pas la majeure part [de son corps], car ceux-lร  sont des signes plus importants que 'ne pas avoir la tรชte longue'. Et nรฉanmoins, sans cette raison, [la chose] se comprend [aussi] comme l'a expliquรฉ Ribba : il n'y a aucun criquet auquel manque un seul des signes โ€” quatre ailes ou 'ses ailes couvrent la majeure part' โ€” sans qu'il ne lui manque encore un [autre] signe, soit 'ne pas avoir la tรชte longue', soit un des quatre [signes] de notre michna ; mais ici, dans [le cas du criquet] ร  tรชte longue, on en trouve [un] auquel il ne manque que le seul signe de 'ne pas avoir la tรชte longue'. Et selon ce que nous avons expliquรฉ sur ces [sougyot] d'Erouvin et de Nazir, il est difficile [de comprendre] pourquoi il a fallu dire, au chapitre Ha-gozel Batra (Bava Kama 117b), que Rabbi Eliezer dรฉrive par 'inclusions et exclusions' (ribbouyei oumioutei) ; car mรชme s'il dรฉrivait par 'gรฉnรฉralisations et dรฉtails' (klalei oufratei), [cela] se comprend bien, et il tiendrait comme celui qui dit [que] le second klal est dรฉterminant, [pour qui] un seul cรดtรฉ suffit โ€” c'est-ร -dire le cรดtรฉ important [distinct] des autres, [tel qu']il n'y a pas d'autre cรดtรฉ important comme lui : 'de mรชme que le prat est explicite [comme] un bien corporel, de mรชme tout [ce qui est] bien corporel', d'oรน l'on exclut les actes [รฉcrits, chetarot], tandis qu'une chose mobiliรจre, [elle], n'est pas requise, et les biens-fonds (karkaot) n'ont pas รฉtรฉ exclus, car c'est lร  un cรดtรฉ bien moins bon. Sache qu'il s'agit d'un cรดtรฉ bien moins bon, du fait que, lorsqu'il [le] dรฉrive par 'inclusion, exclusion et inclusion' (ribba oumiรฉt veribba), il n'exclut pas les biens-fonds mais [seulement] les actes. Et l'on peut dire : c'est parce que [la chose] est dรฉmontrรฉe par la sougya du chapitre Nigmar ha-Din (Sanhรฉdrin 45b) et par celle du chapitre Chelocha Minim de Nazir (35a), [ร  savoir] que Rabbi Eliezer dรฉrive par 'inclusions et exclusions', qu'[on] le dit aussi lร . Et [il y a] ร  examiner (tzarich iyoun) dans la sougya de 'la dent et l'ล“il' dans Kiddouchin (24b), et de 'ou boiteux ou aveugle' dans Bekhorot (37a), et dans tout le Talmud, partout oรน l'on dit 'de mรชme que le prat est explicite [comme] chose mobiliรจre et bien corporel' : si cela [vaut] spรฉcifiquement pour celui qui dit [que] le premier klal est dรฉterminant ; ou bien dirons-nous [que] mรชme pour celui qui dit [que] le second klal est dรฉterminant, [et] mรชme si les deux cรดtรฉs importants ne sont pas tout ร  fait รฉgaux, du moment qu'ils sont proches d'รชtre รฉgaux, ils [comptent comme] importants ร  รฉgalitรฉ, et sont comme un seul cรดtรฉ โ€” et le fait qu'on n'exige qu'un seul cรดtรฉ, c'est lorsque le second est bien moins bon que lui. Car ainsi [cela] paraรฎt plus juste, afin que [la formule] s'accorde avec tous [les avis] : ce qu'on exige dans tout le Talmud, 'chose mobiliรจre et bien corporel', [c'est] parce que ces deux cรดtรฉs sont proches d'รชtre รฉgaux ; et par lร  se rรจgle aussi ce qu'il faut dire dans Ha-gozel Batra (Bava Kama 117b), [ร  savoir] que Rabbi Eliezer dรฉrive par 'inclusions et exclusions', et nous n'aurons pas besoin de rรฉpondre, de force, comme cette rรฉponse que j'ai รฉcrite.
๐Ÿ’ก Explication

Premiรจre rรฉfutation de Rav Ahai contre le binyan av. Le point commun des trois espรจces n'est pas seulement les quatre signes : elles ont aussi en commun de ne pas avoir la tรชte longue. Donc on pourrait exiger ce trait, et le criquet ร  tรชte longue resterait interdit. Et si l'on rรฉtorque qu'il suffit de l'accord sur les quatre signes (sans rรฉfuter par les autres traits), alors le hargol lui-mรชme โ€” qui partage les quatre signes โ€” serait superflu : on le dรฉrivait dรฉjร  de l'arbeh et du solam. Or il est รฉcrit ; preuve qu'on ne se contente pas de l'accord sur quatre signes.

9
ืืœื, ืื™ื›ื ืœืžื™ืคืจืš: ืžื” ืœื”ื ืš ืฉื›ืŸ ืื™ืŸ ืœื”ืŸ ื–ื ื‘. ื”ื›ื™ ื ืžื™ ืื™ื›ื ืœืžื™ืคืจืš: ืžื” ืœื”ื ืš ืฉื›ืŸ ืื™ืŸ ืจืืฉืŸ ืืจื•ืš?

Plutรดt, il y a ร  rรฉfuter : qu'[y a-t-il de propre] ร  ceux-lร , si ce n'est qu'ils n'ont pas de queue [aussi bien que de tรชte longue] ? Ici aussi, il y a ร  rรฉfuter : qu'[y a-t-il de propre] ร  ceux-lร , si ce n'est qu'ils n'ont pas la tรชte longue ?

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืืœื ืžืื™ ื˜ืขืžื ืœื ืื™ื™ืชื™ ืžื™ื ื™ื™ื”ื• ืžืฉื•ื ื“ืื™ื›ื ืœืžื™ืคืจืš ื›ื•' ื•ื”"ื  ืื™ื›ื ืœืžืคืจืš:
Plutรดt โ€” pour quelle raison ne [le] dรฉrive-t-il pas d'eux ? Parce qu'il y a ร  rรฉfuter etc., et ici aussi il y a ร  rรฉfuter.
๐Ÿ’ก Explication

Conclusion de la rรฉfutation. Si l'on tient que le premier klal est dรฉterminant (et l'on exige donc la ressemblance par tous les cรดtรฉs), alors de mรชme qu'on peut rรฉfuter en disant 'ces espรจces ont en commun de ne pas avoir de queue' โ€” ce qui justifie d'รฉcrire le hargol โ€” de mรชme on peut rรฉfuter en disant 'elles ont en commun de ne pas avoir la tรชte longue'. Donc le binyan av รฉchoue ร  inclure le criquet ร  tรชte longue : il faut une autre source.

10
ืืœื ืืžืจ ืจื‘ ืื—ืื™: ืกืœืขื ื™ืชื™ืจื ื”ื•ื, ืœื ืœื™ื›ืชื•ื‘ ืจื—ืžื ื ืดืกืœืขืืด, ื•ืชื™ืชื™ ืžืืจื‘ื” ื•ืžื—ืจื’ื•ืœ, ื“ืžืื™ ืคืจื›ืช? ืžื” ืœืืจื‘ื” ื“ืื™ืŸ ืœื• ื’ื‘ื—ืช โ€“ ื”ืจื™ ื—ืจื’ื•ืœ ื“ื™ืฉ ืœื• ื’ื‘ื—ืช, ืžื” ืœื—ืจื’ื•ืœ ื“ื™ืฉ ืœื• ื–ื ื‘ โ€“ ื”ืจื™ ืืจื‘ื” ื“ืื™ืŸ ืœื• ื–ื ื‘, ืกืœืขื ื“ื›ืชื‘ ืจื—ืžื ื ืœืžื” ืœื™? ืื ืื™ื ื• ืขื ื™ืŸ ืœื’ื•ืคื• โ€“ ืชื ื”ื• ืขื ื™ืŸ ืœืจืืฉื• ืืจื•ืš.

Plutรดt, Rav Ahai a dit : 'solam' est superflu. Que le Misรฉricordieux n'รฉcrive pas 'solam', et [le criquet ร  front lisse] viendrait [par dรฉrivation] de l'arbeh et du hargol ; car que rรฉfuterais-tu ?

Qu'[ร ] l'arbeh, qui n'a pas de front lisse [de propre] ? Voici le hargol, qui a un front lisse [et est pourtant requis].

Qu'[ร ] le hargol, qui a une queue [de propre] ? Voici l'arbeh, qui n'a pas de queue.

[Dรจs lors] 'solam' que le Misรฉricordieux a รฉcrit, pourquoi me [faut-il] ? Si [ce n'est] pas pour son objet propre, applique-le ร  l'objet [du criquet] ร  tรชte longue [pour le permettre].

๐Ÿ“œ Rachi (3)
ื•ืชื™ืชื™ ืžืืจื‘ื” ื•ื—ืจื’ื•ืœ ื‘ื”ืฆื“ ื”ืฉื•ื” ืฉื‘ื”ืŸ ื“ืืจื‘ืขื” ืกื™ืžื ื™ืŸ:
Et [le criquet ร  front lisse] viendrait de l'arbeh et du hargol โ€” par le point commun entre eux, [ร  savoir] les quatre signes.
ื“ืžืื™ ืคืจื›ืช ืœื”ืฆื“ ื”ืฉื•ื” ืื™ ืคืจื›ืช ืžื” ืœืืจื‘ื” ืฉื›ืŸ ืื™ืŸ ืœื• ื’ื‘ื—ืช ืชืืžืจ ื‘ืกืœืขื ื”ืจื™ ื—ืจื’ื•ืœ ื™ื•ื›ื™ื— ื•ืžื” ืœื—ืจื’ื•ืœ ื“ื™ืฉ ืœื• ื–ื ื‘ ื”ืจื™ ืืจื‘ื” ื“ืื™ืŸ ืœื• ื–ื ื‘ ื•ื—ื–ืจ ื”ื“ื™ืŸ ื”ืฆื“ ื”ืฉื•ื” ืฉื‘ื”ืŸ ืฉืฉื•ื™ืŸ ื‘ืืจื‘ืขืช ืกื™ืžื ื™ืŸ ื•ืื™ืŸ ืจืืฉืŸ ืืจื•ืš:
Car que rรฉfuterais-tu โ€” au point commun : si tu rรฉfutes [en disant] 'qu'[ร ] l'arbeh, qui n'a pas de front lisse', tu [le] diras du solam [aussi] โ€” voici le hargol [qui] le prouve [le contraire] ; et 'qu'[ร ] le hargol, qui a une queue' โ€” voici l'arbeh, qui n'a pas de queue ; et la rรจgle revient [ร  son point de dรฉpart] : le point commun entre eux, [c'est] qu'ils s'accordent sur les quatre signes et n'ont pas la tรชte longue.
ืชื ื”ื• ืขื ื™ืŸ ื–ื• ืžื“ื” ื‘ืชื•ืจื” ื“ื‘ืจ ืฉืื™ื ื• ืขื ื™ืŸ ืœื’ื•ืคื• ืชื ื”ื• ืขื ื™ืŸ ืœื“ื‘ืจ ืื—ืจ:
Applique-le ร  l'objet โ€” c'est lร  une mesure [hermรฉneutique] dans la Torah : une chose qui n'est pas [nรฉcessaire] ร  son objet propre, applique-la ร  l'objet d'une autre chose.
๐Ÿ’ก Explication

Rรฉsolution de Rav Ahai, par la rรจgle hermรฉneutique im eino inyan (si [un terme] n'est pas nรฉcessaire ร  son objet propre, applique-le ร  un autre objet). Le mot 'solam' est superflu : le criquet ร  front lisse se dรฉrivait dรฉjร  du point commun de l'arbeh et du hargol โ€” toute rรฉfutation tombe (ร  l'arbeh sans front lisse on oppose le hargol qui en a un ; au hargol ร  queue on oppose l'arbeh sans queue). Puisque 'solam' est รฉcrit sans nรฉcessitรฉ propre, on le rรฉaffecte au criquet ร  tรชte longue (rosho aroch), qui est ainsi dรฉclarรฉ permis.

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Texte hรฉbreu et aramรฉen vocalisรฉ : รฉdition numรฉrique William Davidson du Talmud Koren Noรฉ, via Sefaria (licence CC BY-NC). Traduction franรงaise, notes et schรฉmas : Chiourim BA (licence CC BY 4.0).