Chullin 88a — liquides issus d'une source d'impureté, et avec quel sang et quelle matière accomplir la couverture du sang (kisouy ha-dam)

Chullin 88a

Sougya : Le daf achève d'abord la sougya des liquides : les liquides issus d'une source d'impureté ont le statut de premier degré ; on distingue la source légère (sherets, dont l'urine est pure) de la grave (zav, dont tout liquide est impur), et l'on demande pourquoi les Sages ont décrété sur le zav et non sur le cadavre — réponse : on ne s'écarte pas du zav (vivant), on s'écarte du cadavre. Puis s'ouvre la matière de la couverture du sang (kisouy ha-dam) : une braita dérive de 'et il le couvrira' que le sang qui a jailli (nitaz) et celui sur le couteau doivent être couverts ; Rabbi Yehouda restreint, une autre braita inclut le sang des parois, et Rabban Chimon ben Gamliel dispense si l'on a déjà couvert le sang de l'âme.

La Guemara dégage la racine de leur divergence sur le mot 'damo' (tout / une partie / le sang spécial). Enfin la michna et sa guemara fixent les matières aptes à couvrir : le critère de Rabban Chimon ben Gamliel est 'ce qui fait pousser des plantes', et une braita dérive de 'be-afar' la liste des matières incluses.

Liquides issus d'une source d'impureté : zav contre cadavre Zav (impur léger ici) les hommes ne s'en écartent pas les Sages ont décrété (gazru) tout liquide qui en sort est impur (premier degré) même s'il n'est pas av ha-touma, par décret rabbinique Cadavre (av avot ha-touma) les hommes s'en écartent les Sages n'ont pas décrété ses liquides sont purs sauf le sang le sang impurifie de la Torah 'al nefech met' (Nombres 6) Source légère = sherets (urine en son corps, pure) ; source grave = zav (tout liquide impur)
Segments 0-2 : le statut des liquides issus d'une source d'impureté ; pourquoi les Sages ont décrété sur le zav et non sur le cadavre.
Quel sang faut-il couvrir ? Trois positions (kisouy ha-dam) le verset : 've-khissahou' (et il le couvrira) — 'damo' (son sang) Les Sages (Rabbanan) 'damo' = TOUT son sang le sang qui a jailli (nitaz) et celui sur le couteau et celui sur les parois TOUT à couvrir Rabbi Yehouda 'damo' = même une PARTIE s'il reste un autre sang à couvrir, le sang qui a jailli est dispensé une partie suffit 'imatay' (quand ?) : seulement s'il n'y a pas d'autre sang Rabban Chimon b. G. 'damo' = le sang SPÉCIAL le sang de l'âme (dam ha-nefech) seul une fois couvert : dispensé du sang jailli et des parois le sang de l'âme
Segments 3-5 : les trois positions sur le sang à couvrir, fondées sur la lecture du mot 'damo' (son sang).
Avec quoi couvrir le sang ? le critère : 'fait pousser des plantes' On COUVRE (valide) fumier fin (zevel dak) sable fin (hol dak) chaux (sid), poudre de tesson brique et bouchon broyés pierres broyées, étoupe de lin fait pousser des plantes 'afar' (terre) au sens large On NE COUVRE PAS fumier grossier (zevel gas) sable grossier (hol gas) brique et bouchon non broyés pierres ; ni renverser un ustensile ne fait pas pousser de plantes règle de Rabban Chimon b. Gamliel
Segments 6-9 : les matières aptes ou inaptes à la couverture du sang, selon le critère 'fait pousser des plantes'.
1
וְאֵלּוּ וָאֵלּוּ אֵין מְטַמְּאִין, וּשְׁאָר כָּל הַטְּמֵאִין, בֵּין קַלִּין בֵּין חֲמוּרִין – מַשְׁקִין הַיּוֹצְאִין מֵהֶן כְּמַשְׁקֶה הַנּוֹגֵעַ בָּהֶן, וְאֵלּוּ וְאֵלּוּ תְּחִלָּה, חוּץ מִן הַמַּשְׁקֶה שֶׁהוּא אַב הַטֻּומְאָה.

Et les uns et les autres [les liquides qui sortent du tevoul yom et ceux qu'il touche] n'impurifient pas. Et toutes les autres [sources] impures, qu'[elles soient] légères ou graves — les liquides qui en sortent [sont] comme le liquide qui les touche, et les uns et les autres [sont au] premier [degré] (techila), à l'exception du liquide qui est lui-même une source [première] d'impureté (av ha-touma).

📜 Rachi (4)
וְאֵלּוּ וָאֵלּוּ אֵין מְטַמְּאִין דְּלָא גְּזוּר בְּהוּ רַבָּנַן טֻומְאָה:
Et les uns et les autres n'impurifient pas — car les Sages n'ont pas décrété à leur sujet d'impureté.
וְאֵלּוּ וְאֵלּוּ תְּחִלָּה שֶׁאֲפִילּוּ שֵׁנִי מְטַמֵּא מַשְׁקִין לִהְיוֹת תְּחִלָּה כְּדִתְנַן (לְעֵיל חֻולִּין דַּף לד.) כָּל הַפּוֹסֵל אֶת הַתְּרוּמָה דְּהַייְנוּ שֵׁנִי מְטַמֵּא מַשְׁקִין וְעוֹשֶׂה אוֹתָן תְּחִלָּה חוּץ מִן הַטְּבוּל יוֹם:
Et les uns et les autres [au] premier [degré] — car même un [objet au] second [degré] (cheni) rend les liquides impurs [au point] d'être [au] premier [degré], comme nous l'avons appris (plus haut, Houlin 34a) : tout ce qui invalide la terouma — c'est-à-dire [tout objet] au second degré — rend les liquides impurs et les constitue [au] premier [degré], à l'exception du tevoul yom.
תְּחִלָּה רִאשׁוֹן לְטָמֵא שֵׁנִי וְהַשֵּׁנִי שְׁלִישִׁי:
[Au] premier [degré] — [c'est-à-dire] richon [premier], [apte] à rendre impur [un objet au] second [degré], et le second [rend impur le] troisième.
חוּץ מִמַּשְׁקֵה שֶׁהוּא אַב הַטֻּומְאָה כְּגוֹן שְׁלֹשָׁה מַעְייָנוֹת הַזָּב הַמְּנוּיִין בְּמַס' נִדָּה בְּפֶרֶק דַּם הַנִּדָּה (נִדָּה דַּף נד:) שֶׁהֵן אַב הַטֻּומְאָה לְטַמֵּא אָדָם וְכֵלִים זוֹבוֹ וְרֻוקּוֹ וּמֵימֵי רַגְלָיו וְשִׁכְבַת זַרְעוֹ שֶׁל כָּל אָדָם דְּיָלְפִינַן מֵרוֹק דִּכְתִיב (וַיִּקְרָא ט״ו:ח׳) וְכִי יָרֹוק הַזָּב מָה רוֹק שֶׁהוּא מִתְעַגֵּל וּמִתְאַסֵּף יַחַד וְאַחַר כָּךְ יוֹצֵא אַף כָּל שֶׁהוּא מִתְעַגֵּל וְיוֹצֵא וּמַשְׁקִין אֲחֵרִים יוֹצְאִין מִמֶּנּוּ שֶׁאֵינָם אַב הַטֻּומְאָה לְפִי שֶׁאֵינָם מִתְעַגְּלִים וְיוֹצְאִין כְּרוֹק וְאֵלּוּ הֵן דְּמֵעֵת עֵינוֹ דַּם מַגֵּפָתוֹ וְחֵלֶב הָאִשָּׁה:
À l'exception du liquide qui est une source [première] d'impureté (av ha-touma) — comme les trois écoulements (maayanot) du zav qui sont énumérés au traité Nidda, au chapitre Dam ha-Nidda (Nidda 54b), lesquels sont source [première] d'impureté [apte] à rendre impurs un homme et des ustensiles, [à savoir] son écoulement (zovo), sa salive (rouko) et son urine (meimei raglav), ainsi que le sperme (chikhvat zera) de tout homme — car nous [le] dérivons de la salive, ainsi qu'il est écrit (Lévitique 15:8) 'et si le zav crache' : de même que la salive se ramasse et se rassemble ensemble puis sort, de même tout [liquide] qui se ramasse et sort [est av ha-touma] ; et les autres liquides qui sortent de lui [et] qui ne sont pas source [première] d'impureté, parce qu'ils ne se ramassent pas et [ne] sortent [pas] comme la salive, ce sont les larmes de son œil, le sang de sa blessure (magpato) et le lait de la femme.
💡 Explication

Fin de la sougya des liquides. Les liquides issus d'une source d'impureté (ou qui la touchent) reçoivent le statut de premier degré (techila / richon) — ils impurifient ce qu'ils touchent. On distingue les sources légères et graves. Exception : un liquide qui est lui-même une source première d'impureté (av ha-touma) — celui-là a un statut supérieur.

2
מַאי קַלִּין וּמַאי חֲמוּרִין? מַאי לַָאו: קַלִּין – שֶׁרֶץ וְזָב, וַחֲמוֹרִין – מֵת? לֹא, קַלִּין – שֶׁרֶץ, וַחֲמוֹרִין – זָב.

Que sont les [sources] légères et que sont les [sources] graves ? N'est-ce pas que [les sources] légères [sont] le sherets (reptile/animal rampant) et le zav, et [les sources] graves [sont] le cadavre (met) ?

Non : [les sources] légères [sont] le sherets, et [les sources] graves [sont] le zav.

📜 Rachi (3)
הָכִי גָּרְסִינַן מַאי לָאו קַלִּין שֶׁרֶץ וְזָב וַחֲמוּרִין מֵת מֵת חָמוּר הוּא שֶׁהוּא אֲבִי אֲבוֹת הַטֻּומְאָה:
On a la version suivante : 'N'est-ce pas [que les sources] légères [sont] le sherets et le zav, et [les sources] graves [sont] le cadavre' — le cadavre [est] grave, car il est source des sources premières de l'impureté (avi avot ha-touma).
שֶׁרֶץ כְּגוֹן מֵימֵי רַגְלָיו שֶׁל שֶׁרֶץ הַנִּמְצָאִים בְּשַׁלְפּוּחִית שֶׁלּוֹ:
Le sherets — par exemple l'urine (meimei raglav) du sherets qui se trouve dans sa vessie (chalpouhit).
לָא קַלִּין שֶׁרֶץ וַחֲמוּרִין זָב אֲבָל מַשְׁקֶה הַמֵּת טְהוֹרִים חוּץ מִדָּמוֹ שֶׁהוּא מְטַמֵּא מִן הַתּוֹרָה כְּדִכְתִיב (בַּמִּדְבָּר ו) עַל נֶפֶשׁ מֵת:
Non : [les sources] légères [sont] le sherets et [les sources] graves [sont] le zav — mais les liquides du cadavre [sont] purs, à l'exception de son sang qui impurifie de la Torah, ainsi qu'il est écrit (Nombres 6) 'sur un être [mort] (al nefech met)'.
💡 Explication

La Guemara analyse la michna. Première lecture : légères = sherets et zav, graves = cadavre — ce qui impliquerait que tout liquide issu d'un cadavre est impur, en contradiction avec la braita. Rejet : légères = le sherets (par exemple son urine, pure), graves = le zav (dont tout liquide est impur) ; les liquides du cadavre, eux, sont purs sauf le sang.

3
מַאי שְׁנָא זָב, דְּגָזְרוּ בֵּיהּ רַבָּנָן, וּמַאי שְׁנָא מֵת דְּלָא גְּזַרוּ בֵּיהּ רַבָּנַן? זָב דְּלָא בְּדִילִי אִינָשֵׁי מִינֵּיהּ – גָּזְרוּ בֵּיהּ רַבָּנָן, מֵת דִּבְדִילִי אִינָשֵׁי מִינֵּיהּ – לֹא גָּזְרוּ בֵּיהּ רַבָּנָן.

En quoi le zav diffère-t-il, [au point] que les Sages ont décrété à son sujet, et en quoi le cadavre diffère-t-il, [au point] que les Sages n'ont pas décrété à son sujet ? Le zav, dont les hommes ne s'écartent pas — les Sages ont décrété à son sujet ; le cadavre, dont les hommes s'écartent — les Sages n'ont pas décrété à son sujet.

📜 Rachi (2)
מַאי שְׁנָא זָב דִּגְזוּר רַבָּנָן מִיהָא טֻומְאָה מִתְּחִלָּה בְּמַשְׁקִין שֶׁאֵינָן אַב הַטֻּומְאָה מַעְייָנוֹת וּמַאי שְׁנָא מֵת דְּלָא גְּזוּר:
En quoi le zav diffère-t-il, [au point] que les Sages ont décrété — du moins [pour] que l'impureté commence (au premier degré) dans les liquides qui ne sont pas source première d'impureté, [à savoir] les écoulements (maayanot) ; et en quoi le cadavre diffère-t-il, [au point] qu'ils n'ont pas décrété.
זָב לְפִי שֶׁהוּא חַי לָא בְּדִילִי אִינָשֵׁי מִינֵּיהּ וְעוֹד שֶׁאֵינוֹ נִיכָּר לַכֹּל:
Le zav — parce qu'il est vivant, les hommes ne s'écartent pas de lui ; et de plus, il n'est pas reconnaissable de tous.
💡 Explication

Pourquoi cette différence de traitement rabbinique ? Du zav (vivant), on ne s'écarte pas : on le fréquente sans le savoir, d'où le décret des Sages rendant impurs tous ses liquides (même ceux qui ne sont pas av ha-touma) pour protéger des liquides impurs de la Torah. Du cadavre, on s'écarte naturellement : pas besoin de décret.

4
דָּם הַנִּיתָּז וְשֶׁעַל הַסַּכִּין, תָּנוּ רַבָּנַן: ״וְכִסָּהוּ״ – מְלַמֵּד שֶׁדַּם הַנִּיתָּז וְשֶׁעַל הַסַּכִּין חַייָּב לְכַסּוֹת. אָמַר רַבִּי יְהוּדָה: אֵימָתַי? בִּזְמַן שֶׁאֵין שָׁם דָּם אֶלָּא הוּא, אֲבָל יֵשׁ שָׁם דָּם שֶׁלֹּא הוּא – פָּטוּר מִלְּכַסּוֹת.

Le sang qui a jailli (nitaz) et celui qui est sur le couteau — nos Maîtres ont enseigné : 'et il le couvrira' (Lévitique 17:13) — [cela] enseigne que le sang qui a jailli et [celui] qui est sur le couteau, on est tenu de [les] couvrir. Rabbi Yehouda a dit : quand [cela] ? au moment où il n'y a là d'autre sang que celui-ci ; mais s'il y a là un sang qui n'est pas celui-ci — on est dispensé de [le] couvrir.

📜 Rachi (1)
אָמַר רַבִּי יְהוּדָה כּוּ' לְקַמֵּיהּ מְפָרֵשׁ טַעְמֵיהּ:
Rabbi Yehouda a dit etc. — plus loin [la Guemara] explique sa raison.
💡 Explication

Ouverture de la matière de la couverture du sang (kisouy ha-dam, sur la michna 83b). La braita dérive de 'et il le couvrira' (ve-khissahou) que le sang qui a jailli (nitaz) hors de la fosse et celui resté sur le couteau doivent être couverts. Rabbi Yehouda restreint : cela ne vaut que s'il n'y a pas d'autre sang à couvrir ; sinon, le sang jailli est dispensé.

5
תַּנְיָא אִידָךְ: ״וְכִסָּהוּ״ – מְלַמֵּד שֶׁכָּל דָּמוֹ חַייָּב לְכַסּוֹת, מִכָּאן אָמְרוּ: דָּם הַנִּיתָּז וְשֶׁעַל אֲגַפַּיִים חַייָּב לְכַסּוֹת. אָמַר רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל: בַּמֶּה דְבָרִים אֲמוּרִים – שֶׁלֹּא כִּסָּה דַּם הַנֶּפֶשׁ, אֲבָל כִּסָּה דַּם הַנֶּפֶשׁ – פָּטוּר מִלְּכַסּוֹת.

Il est enseigné dans une autre [braita] : 'et il le couvrira' — [cela] enseigne que tout son sang, on est tenu de [le] couvrir ; de là ils ont dit : le sang qui a jailli et [celui] qui est sur les parois (agapaim), on est tenu de [le] couvrir. Rabban Chimon ben Gamliel a dit : en quel cas cela est-il dit ? lorsqu'il n'a pas [encore] couvert le sang de l'âme (dam ha-nefech) ; mais [s']il a couvert le sang de l'âme — on est dispensé de [le] couvrir.

📜 Rachi (2)
אַגַּפַּיִים כָּותְלֵי בֵּית הַשְּׁחִיטָה. וּלְשׁוֹן אַגַּפַּיִים כְּמוֹ אֲגַפֵּי הַמַּיִם גְּדוֹתֶיהָ:
Les parois (agapaim) — les parois du lieu de l'abattage (kotlei beit ha-chehita). Et le terme 'agapaim' [est] comme 'les bords (agapei) des eaux', [c'est-à-dire] leurs rives (gedoteha).
אֲבָל כִּסָּה דַּם הַנֶּפֶשׁ כו' וְשָׁלֹשׁ מַחֲלוֹקוֹת הֵן רַבָּנָן סָבְרִי כּוּלֵּיהּ בָּעֵי כִּסּוּי וּלְרַבִּי יְהוּדָה אֲפִילּוּ דַּם הַנֶּפֶשׁ לָא בָּעֵי כִּסּוּי אֶלָּא מִקְצָתוֹ כִּדְקָתָנֵי דְּדָם הַנִּיתָּז פָּטוּר מִלְּכַסּוֹת וַאֲפִילּוּ הוּא דַּם הַנֶּפֶשׁ וּבִלְבַד שֶׁיְּהֵא שָׁם דָּם אַחֵר וּלְרַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל דַּם הַנֶּפֶשׁ כּוּלֵּיהּ בָּעֵי כִּסּוּי:
Mais [s']il a couvert le sang de l'âme etc. — et il y a [ici] trois positions (chaloch mahlokot) : les Sages tiennent [que] tout [le sang] requiert la couverture ; pour Rabbi Yehouda, même le sang de l'âme ne requiert pas la couverture en entier, mais [seulement] une partie, comme il est enseigné [que] le sang qui a jailli est dispensé de couverture — et [cela] même si c'est du sang de l'âme, pourvu qu'il y ait là un autre sang ; et pour Rabban Chimon ben Gamliel, le sang de l'âme [requiert] la couverture en entier.
⚖️ Rosh (1)
גְּמ' ת"ר דָּמוֹ וְכִסָּהוּ מְלַמֵּד שֶׁכָּל דָּמוֹ חַיָּיב לְכַסּוֹת מִכָּאן אָמְרוּ דָּם הַנִּיתָּז וְשֶׁעַל הַסַּכִּין חַייָּב לְכַסּוֹת א"ר יְהוּדָה אֵימָתַי בִּזְמַן שֶׁאֵין שָׁם דָּם אֶלָּא הוּא אֲבָל יֵשׁ שָׁם דָּם בְּלֹא הוּא פָּטוּר מִלְּכַסּוֹת. תַּנְיָא אִידָךְ דָּם הַנִּיתָּז וְשֶׁעַל אֲגַפַּיִים חַייָּב לְכַסּוֹת. רַשְׁבָּ"ג אָמַר בַּמֶּה דְּבָרִים אֲמוּרִים בִּזְמַן שֶׁלֹּא כִּסָּה דַּם הַנֶּפֶשׁ. אֲבָל אִם כִּסָּה דַּם הַנֶּפֶשׁ. פָּטוּר מִלְּכַסּוֹת. אָמַר רַב נַחְמָן בַּר יִצְחָק וּשְׁלָשְׁתָּן מִקְרָא אֶחָד דָּרְשׁוּ. ת"ק סָבַר דָּמוֹ כָּל דָּמוֹ מַשְׁמַע. וְרַבִּי יְהוּדָה סָבַר דָּמוֹ וַאֲפִילּוּ מִקְצָת דָּמוֹ. רַשְׁבָּ"ג סָבַר דָּמוֹ הַמְיֻוחָד לוֹ ואע"ג דְּאָמְרִינַן בְּפֶרֶק זֶה בּוֹרֵר (סַנְהֶדְרִין דַּף כֹּה.) דַּאֲמִתִּי דְּרַבִּי יְהוּדָה בָּא לְפָרֵשׁ. הַיְינוּ דַּוְקָא בַּמִּשְׁנָה אֲבָל לֹא בַּבָּרַייְתָא. וּבְעֵירוּבִין בְּסוֹף פֶּרֶק חַלּוֹן (עֵירוּבִין דַּף פֹּא:) גָּרְסִינַן בְּכָל הַסְּפָרִים כָּל מָקוֹם שֶׁשָּׁנָה רַבִּי יְהוּדָה אֵימָתַי בְּמִשְׁנָתֵינוּ וְכוּ'. וְהָיָה אור"ת דְּאֵין הֲלָכָה כְּרַבָּנָן אֶלָּא כְּרַבִּי יְהוּדָה אע"ג דִּפְלִיג רַבִּי יְהוּדָה דְּבָרַיְיתָא אַרַבָּנָן. בַּמִּשְׁנָה הוּא בָּא לְפָרֵשׁ וּמַתְנִיתִין עִיקָּר. וְכֵן פָּסַק רַב אִלְפָּס זַ"ל דַּהֲלָכָה כְּרַבָּנָן דְּמַתְנִיתִין וְכִדְפָרֵישׁ רַבִּי יְהוּדָה וצ"ע דְּרַב חִסְדָּא וְרָמִי בַּר חָמָא סָבְרִי בְּפֶרֶק זֶה בּוֹרֵר דַּאֲפִילּוּ בְּמַתְנִיתִין הָוֵי אֵימָתַי לַחֲלֹוק הֵיכָא דְּמוּכָח וְהָכָא נָמֵי מוּכָח דִּבְמַתְנִיתִין לַחֲלֹוק בָּא כְּמוֹ שֶׁהוּא חוֹלֵק בַּבָּרַייְתָא. וְיֵשׁ סְפָרִים דְּגָרְסִי בַּבָּרַיְיתָא קַמַּייְתָא דָּמוֹ וְכִסָּהוּ מְלַמֵּד שֶׁדַּם הַנִּיתָּז וְשֶׁעַל הַסַּכִּין חַייָּב לְכַסּוֹת אָמַר רַבִּי יְהוּדָה אֵימָתַי וְכוּ' תַּנְיָא אִידָךְ דָּם הַנִּיתָּז וְשֶׁעַל אֲגַפַּיִים חַייָּב לְכַסּוֹת אָמַר רַשְׁבָּ"ג וְכוּ' וּלְפִי גִּירְסָא זוֹ גַּם רַבִּי יְהוּדָה דְּבָרַייְתָא לְפָרֵשׁ בָּא. וְרַבָּנָן דְּהָכָא הַייְנוּ ת"ק דְּרַשְׁבָּ"ג. וְהַשְׁתָּא נִיחָא דַּהֲלָכָה כְּרַבָּנָן דְּמַתְנִיתִין וּכְרַבִּי יְהוּדָה:
GUEMARA. Nos Maîtres ont enseigné : 'son sang' — 'et il le couvrira' (ve-khissahou) enseigne que tout son sang, on est tenu de [le] couvrir ; de là ils ont dit : le sang qui a jailli (nitaz) et [celui] qui est sur le couteau, on est tenu de [le] couvrir. Rabbi Yehouda a dit : quand [cela] ? au moment où il n'y a là d'autre sang que celui-ci ; mais s'il y a là un sang [autre] que celui-ci — on est dispensé de [le] couvrir. Il est enseigné dans une autre [braita] : le sang qui a jailli et [celui] qui est sur les parois (agapaim), on est tenu de [le] couvrir. Rabban Chimon ben Gamliel (RaSHBaG) a dit : en quel cas cela est-il dit ? au moment où il n'a pas [encore] couvert le sang de l'âme (dam ha-nefech) ; mais s'il a couvert le sang de l'âme — on est dispensé de [le] couvrir. Rav Nahman bar Yitzhak a dit : et les trois [d'entre eux] ont dérivé [leur position] d'un seul et même verset. Le premier Tanna (Tanna kama) tient [que] 'damo' (son sang) implique tout son sang ; et Rabbi Yehouda tient [que] 'damo' [signifie] même une partie de son sang ; [et] Rabban Chimon ben Gamliel tient [que] 'damo' [signifie] le [sang] spécial (ha-meyouhad) qui lui [est propre]. Et bien que nous disions au chapitre Zeh Borer (Sanhédrin 25a) que le 'quand' (imatay/amitay) de Rabbi Yehouda vient [pour] expliquer, c'est précisément dans une michna [qu'il en va ainsi], mais non dans une braita. Et dans Erouvin, a la fin du chapitre Halon (Erouvin 81b), nous avons la version, dans tous les livres : 'partout où Rabbi Yehouda a enseigné 'quand' dans notre michna etc.' [il vient expliquer]. Et Rabbenou Tam (RT) disait que la loi (halakha) n'[est] pas comme les Sages (Rabbanan) mais comme Rabbi Yehouda — bien que Rabbi Yehouda de la braita diverge des Sages, dans la michna il vient [pour] expliquer, et notre michna [est] le principal (ikkar). Et de même Rav Alfassi (le Rif, de mémoire bénie) a tranché que la loi [est] comme les Sages de la michna et comme l'a expliqué Rabbi Yehouda ; et [cela] demande examen (tzarikh iyoun), car Rav Hisda et Rami bar Hama tiennent, au chapitre Zeh Borer, que même dans une michna le 'quand' [peut] servir à diverger là où [la chose] est démontrée (mokhah), et ici aussi [c'est] démontré que dans la michna il vient [pour] diverger, comme il diverge dans la braita. Et il y a des livres qui ont, dans la première braita, la version : ''son sang', 'et il le couvrira' enseigne que le sang qui a jailli et [celui] qui est sur le couteau, on est tenu de couvrir ; Rabbi Yehouda a dit : quand etc.' ; 'il est enseigné dans une autre [braita] : le sang qui a jailli et [celui] qui est sur les parois, on est tenu de couvrir ; Rabban Chimon ben Gamliel a dit etc.' — et selon cette version, Rabbi Yehouda de la braita [aussi] vient [pour] expliquer, et les Sages de notre passage (Rabbanan de-hakha), ce sont [précisément] le premier Tanna [opposé] à Rabban Chimon ben Gamliel. Et [ainsi] cela s'accorde bien [de dire] que la loi [est] comme les Sages de la michna et comme Rabbi Yehouda.
💡 Explication

Une seconde braita : 'et il le couvrira' enseigne que tout le sang doit être couvert — y compris le sang sur les parois (agapaim, les bords du lieu de l'abattage). Rabban Chimon ben Gamliel restreint à l'opposé de Rabbi Yehouda : c'est vrai tant qu'on n'a pas couvert le sang de l'âme (dam ha-nefech, le sang vital qui jaillit à la mort) ; une fois celui-ci couvert, on est dispensé du reste.

6
בְּמַאי קָא מִיפַּלְגִי? רַבָּנַן סָבְרִי: ״דָּמוֹ״ – כָּל דָּמוֹ, רַבִּי יְהוּדָה סָבַר: ״דָּמוֹ״ – וַאֲפִילּוּ מִקְצָת דָּמוֹ, וְרַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל סָבַר: ״דָּמוֹ״ – הַמְיֻוחָד.

Sur quoi divergent-ils ? Les Sages tiennent : 'son sang' (damo) — tout son sang ; Rabbi Yehouda tient : 'son sang' — et même une partie de son sang ; et Rabban Chimon ben Gamliel tient : 'son sang' — le [sang] spécial (ha-meyouhad).

📜 Rachi (1)
רַבָּנַן סָבְרִי דָּמוֹ כָּל דָּמוֹ מַשְׁמַע:
Les Sages tiennent : 'son sang' — tout son sang — [voilà ce qu']il implique.
🗂️ Tossefot (2)
רַבָּנַן סָבְרִי דָּמוֹ כָּל דָּמוֹ ואע"ג דְּאָמְרִינַן בְּפֶרֶק זֶה בּוֹרֵר (סַנְהֶדְרִין דַּף כֹּה.) דְּאֵימָתַי דְּרַבִּי יְהוּדָה לְפָרֵשׁ הַיְינוּ דַּוְקָא בַּמִּשְׁנָה אֲבָל בַּבָּרַייְתָא לֹא דִּבְכָל הַסְּפָרִים גָּרְסִינַן בְּסוֹף חַלּוֹן (עֵירוּבִין פא:) כָּל מָקוֹם שֶׁאָמַר רַבִּי יְהוּדָה בְּמִשְׁנָתֵינוּ אֵימָתַי וְכוּ' וְאוֹמֵר ר"ת דְּהָכָא הֲלָכָה כְּרַבִּי יְהוּדָה דְּמַתְנִיתִין כְּוָותֵיהּ אָתְיָא דאע"ג דְּבַבָּרַיְיתָא עַל כָּרְחָךְ בָּא לַחֲלֹוק בְּמַתְנִיתִין אֲתָא לְפָרֵשׁ וּמִיהוּ לְרָמִי בַּר חָמָא (וְרַב חִסְדָּא) מַשְׁמַע בְּזֶה בּוֹרֵר (סַנְהֶדְרִין דַּף כֹּה.) דְּאַף בַּמִּשְׁנָה הָוֵי אֵימָתַי לַחֲלֹוק הֵיכָא דְּמוּכָח וְהָכָא מוּכָח כֵּיוָן דְּבַבָּרַייְתָא בְּהֶדְיָא פְּלִיגִי רַבָּנָן וּלְרַבִּי יִרְמְיָה בפ"ק דְּגִיטִּין (דַּף ז: וְשָׁם ד"ה אוֹמֵר) הָוֵי לַחֲלֹוק אע"ג דְּלָא מוּכָח גַּבֵּי סְפִינָה דִּמְשַׁנֵּי הָא רַבִּי יְהוּדָה וְהָא רַבָּנַן וְהִיא מִשְׁנָה בְּמַסֶּכֶת חַלָּה (פ"ב מ"ב) וי"ס דְּגָרְסִי בַּבָּרַיְיתָא קַמַּייְתָא וְכִסָּהוּ מְלַמֵּד שֶׁדַּם הַנִּיתָּז וְשֶׁעַל אֲגַפַּיִים חַייָּב לְכַסּוֹת אָמַר רַבִּי יְהוּדָה כו' תַּנְיָא אִידַּךְ וְכִסָּהוּ מְלַמֵּד שֶׁכָּל דָּמוֹ חַייָּב לְכַסּוֹת מִכָּאן אָמְרוּ כו' רַשְׁבָּ"ג אוֹמֵר כוּ' וּלְפִי גִּירְסָא זוֹ יָכוֹל לִהְיוֹת דְּבָרַייְתָא בָּאָה לְפָרֵשׁ וְהָא דְּקָאָמַר וְרַבָּנָן סָבְרִי אַדְּרַבָּנָן דְּרַשְׁבָּ"ג קָאֵי:
Les Sages tiennent : 'son sang' — tout son sang — et bien que nous disions au chapitre Zeh Borer (Sanhédrin 25a) que le 'quand' (imatay) de Rabbi Yehouda [sert] à expliquer [et non à diverger], c'est précisément dans une michna [qu'il en va ainsi], mais [non] dans une braita ; car dans tous les livres nous avons la version, à la fin de [Ha-]Halon (Erouvin 81b) : 'partout où Rabbi Yehouda a dit dans notre michna : quand etc.' [il vient expliquer]. Et Rabbenou Tam dit qu'ici la loi [est] comme Rabbi Yehouda, car notre michna [va] selon son [opinion] : bien que dans la braita il vienne nécessairement diverger, dans la michna il vient expliquer ; toutefois, selon Rami bar Hama (et Rav Hisda), il ressort de Zeh Borer (Sanhédrin 25a) que même dans une michna le 'quand' [sert] à diverger là où [la chose] est démontrée (mokhah), et ici [c'est] démontré, puisque dans la braita les Sages divergent explicitement ; et selon Rabbi Yirmeya, au premier chapitre de Guittin (Guittin 7b et là-bas, [glose] 'omer'), [le 'quand' sert] à diverger même [là] où [ce] n'est pas démontré, à propos du navire (sefina), [là] où il distingue : ceci [est] Rabbi Yehouda et ceci [est] les Sages — et c'est une michna au traité Halla (chap. 2, michna 2). Et il y a des livres qui ont, dans la première braita, la version : 'et il le couvrira — [cela] enseigne que le sang qui a jailli et [celui] sur les parois, on est tenu de couvrir ; Rabbi Yehouda a dit etc.' ; 'il est enseigné dans une autre [braita] : et il le couvrira — [cela] enseigne que tout son sang, on est tenu de couvrir ; de là ils ont dit etc. ; Rabban Chimon ben Gamliel dit etc.' — et selon cette version, il se peut que la braita vienne expliquer, et ce qu'il dit '[mais] les Sages tiennent' se rapporte aux Sages [opposés] à Rabban Chimon ben Gamliel.
וְרַבִּי יְהוּדָה סָבַר דָּמוֹ וַאֲפִילּוּ מִקְצָת דָּמוֹ תֵּימַהּ דִּבְפ"ק דִּבְכוֹרוֹת (דַּף ג.) סְבָרָתָם הֲפוּכָה דְּרַבָּנָן סָבְרִי בְּכוֹר אֲפִילּוּ מִקְצָת בְּכוֹר כְּתִיב כָּל עַד דְּאִיכָּא כֻּולֵּיהּ וְרַבִּי יְהוּדָה סָבַר בְּכוֹר כֻּולֵּיהּ בְּכוֹר כְּתִיב כֹּל דַּאֲפִילּוּ כָּל דְּהוּ וְאוֹמֵר ר"ת דְּהָכָא הָוֵי כְּמוֹ הָתָם דְּמִשּׁוּם דְּדָם כּוּלֵּיהּ דָּם מַשְׁמַע קא"ר יְהוּדָה דָּמוֹ מִקְצָת דָּמוֹ דְּוָי"ו דְּדָמוּ אֲתָא לְאַפּוּקֵי מְמֻשְׁמְעוֹתֶיהָ דְּדָם כִּדְאָמְרִינַן הָתָם כְּתַב כֹּל דַּאֲפִילּוּ כָּל דְּהוּ וְקָשֶׁה לְפֵירוּשׁוֹ דְּהָא לְעֵיל קָאָמַר רַבִּי יְהוּדָה דָּמוּ לְחַלֵּק וְעוֹד לְפִי מַה שֶׁפּוֹסֵק ר"ת הָכָא כְּרַבִּי יְהוּדָה קָשֶׁה הִלְכְתָא אַהִלְכְתָא דְּאָמְרִינַן בִּבְכוֹרוֹת (שָׁם:) לֵית דְּחָשׁ לְהָא דְּרַבִּי יְהוּדָה דְּאָמַר שֻׁותָּפוּת עוֹבֵד כּוֹכָבִים חַייָּב בִּבְכוֹרָה לָכֵן נִרְאֶה שֶׁאֵין לְדַמּוֹת הַדְּרָשׁוֹת אֶלָּא מַה שֶׁהַשַּׁ"ס מְדַמֶּה כִּי הַהִיא דִּבְתוּלָה מִקְצָת בְּתוּלִים דִּמְדַמֶּה בְּפֶרֶק אַלְמָנָה נִזּוֹנֵית (כְּתֻובּוֹת צז:) לִפְלוּגְתָּא דְּמִקְצָת כֶּסֶף כְּכָל כֶּסֶף דְּהָווּ עִנְיָן אֶחָד דִּכְשֶׁנִּתְמַעֲטוּ בְּתוּלֶיהָ וְנִשְׁאֲרוּ מִקְצָתָן כְּאִילּוּ נִשְׁאֲרוּ כֻּולָּן וְכֵן כֶּסֶף אִשָּׁה בִּכְתֻובָּתָהּ כְּשֶׁנִּשְׁאַר מִקְצָתָהּ יֵשׁ לָהּ מְזוֹנוֹת כְּאִילּוּ נִשְׁאַר כֻּולָּהּ אֲבָל שֶׂה מִקְצָת שֶׂה דִּפְלִיגִי רַבִּי אֱלִיעֶזֶר וְרַבָּנָן וּפְלוּגְתָּא דְּרַבִּי יְהוּדָה בֶּן בְּתֵירָא וְרַבָּנַן בְּכָל נֶפֶשׁ וְחָמֵשׁ וְלֹא חֲצִי חָמֵשׁ וַחֲמִשָּׁה בָּקָר וְלֹא חֲמִשָּׁה חֲצָאֵי בָקָר אֵין לְדַמּוֹתָם יַחַד וְעוֹד יֵשׁ לְתָרֵץ דְּלָא תִּקְשֶׁה דְּרַבִּי יְהוּדָה אַדְּרַבִּי יְהוּדָה דִּבְכוֹרוֹת דְּהָתָם דַּוְוקָא מַשְׁמַע לֵיהּ בְּכוֹר כּוּלֵּיהּ בְּכוֹר דִּקְרָא מִסְּתָמָא מִשְׁתַּעֵי בִּסְתָם בְּהֵמוֹת דְּכֻולָּהּ דְּיִשְׂרָאֵל בְּבֶהֱמַת יִשְׂרָאֵל א"נ מִשּׁוּם דִּכְתִיב כָּל בְּכוֹר בְּיִשְׂרָאֵל מַשְׁמַע כּוּלֵּיהּ דְּיִשְׂרָאֵל כִּדְאָמַר בְּפֶרֶק מִצְוַת חֲלִיצָה (יְבָמוֹת דַּף קב.) בְּיִשְׂרָאֵל עַד שֶׁיְּהֵא אָבִיו וְאִמּוֹ מִיִּשְׂרָאֵל:
Et Rabbi Yehouda tient : 'son sang' — et même une partie de son sang — [c'est] étonnant, car au premier chapitre de Bekhorot (Bekhorot 3a) leur raisonnement [est] inverse : les Sages tiennent [que] 'premier-né' (bekhor) [s'entend] même [d']une partie de premier-né, [car] 'tout' (kol) est écrit [seulement] jusqu'à ce qu'il y en ait l'intégralité ; et Rabbi Yehouda tient [que] 'premier-né' [s'entend] tout premier-né, [car] 'tout' est écrit [au sens où] même [une part] infime [suffit]. Et Rabbenou Tam dit qu'ici [c'est] comme la-bas : parce que 'sang' (dam) implique tout le sang, Rabbi Yehouda dit 'damo' [pour signifier] une partie de son sang, car le 'vav' de 'damo' vient [le] soustraire à son sens [plein], comme nous disons là-bas [que] 'tout' est écrit [au sens où] même [une part] infime [suffit]. Et [cette] explication est difficile, car plus haut Rabbi Yehouda dit 'damo' [vient] pour distinguer (le-halek) ; et de plus, selon ce que Rabbenou Tam tranche ici comme Rabbi Yehouda, [il y a] une difficulté d'une loi sur une loi, car nous disons dans Bekhorot (là-bas) : 'il n'est personne qui se soucie de cette [opinion] de Rabbi Yehouda qui dit [que] l'association d'un idolâtre (chouttafout oved kokhavim) est tenue [à la loi du] premier-né'. C'est pourquoi il paraît qu'il ne faut pas assimiler les derachot [les unes aux autres], sauf [là] où le Talmud lui-même les assimile, comme cette [deracha] de 'vierge — une partie de la virginité', qu'il assimile au chapitre Almana Nizonet (Ketoubot 97b) à la divergence [sur] 'une partie de l'argent [est] comme tout l'argent', car ce sont une seule [et même] matière : lorsque sa virginité a été diminuée et qu'il en reste une partie, [c'est] comme si elle subsistait tout entière ; de même l'argent de [la ketouba d'une] femme, lorsqu'il en reste une partie, elle a [droit à] sa nourriture comme s'il subsistait tout entier. Mais 'agneau — une partie d'agneau', sur quoi divergent Rabbi Eliezer et les Sages, et la divergence de Rabbi Yehouda ben Betera et des Sages [sur] 'tout être (kol nefech)' et 'cinq [sicles] et non un demi-cinq' et 'cinq [têtes de] gros bétail et non cinq demi[-têtes de] gros bétail' — il ne faut pas les assimiler ensemble. Et l'on peut encore répondre que Rabbi Yehouda [ici] ne fait pas difficulté avec Rabbi Yehouda de Bekhorot, car là-bas précisément il [lui] implique 'premier-né — tout premier-né', parce que le verset parle vraisemblablement de bêtes ordinaires, [dont] toute [bête] d'un Israélite [appartient] à un Israélite ; ou bien parce qu'il est écrit 'tout premier-né en Israël', [ce qui] implique [un premier-né] entièrement d'Israël, comme [le Talmud le] dit au chapitre Mitsvat Halitza (Yevamot 102a) : 'en Israël' — [c'est-à-dire] jusqu'à ce que son père et sa mère [soient] d'Israël.
💡 Explication

La racine de la triple divergence, dans la lecture du mot 'damo' (son sang) du verset. Les Sages : 'tout son sang' (rien n'échappe à la couverture). Rabbi Yehouda : 'même une partie de son sang' suffit (le 'vav' de damo restreint). Rabban Chimon ben Gamliel : 'le sang spécial', c'est-à-dire le sang de l'âme.

7
מַתְנִי׳ בַּמֶּה מְכַסִּין וּבַמֶּה אֵין מְכַסִּין? מְכַסִּין בְּזֶבֶל הַדַּק, וּבְחוֹל הַדַּק, בְּסִיד, וּבְחַרְסִית, וּבִלְבֵנָה וּבִמְגוּפָה שֶׁכְּתָשָׁן, אֲבָל אֵין מְכַסִּין לֹא בְּזֶבֶל הַגַּס, וְלֹא בְּחוֹל הַגַּס, וְלֹא בִּלְבֵנָה וּבִמְגוּפָה שֶׁלֹּא כְּתָשָׁן, וְלֹא יִכְפֶּה עָלָיו אֶת הַכְּלִי. כְּלָל אָמַר רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל: דָּבָר שֶׁמְּגַדֵּל בּוֹ צְמָחִים – מְכַסִּין בּוֹ, וְשֶׁאֵינוֹ מְגַדֵּל צְמָחִים – אֵין מְכַסִּין בּוֹ.

MICHNA : Avec quoi couvre-t-on et avec quoi ne couvre-t-on pas ? On couvre avec du fumier fin (zevel dak), avec du sable fin (hol dak), avec de la chaux (sid), avec de la poudre de tesson (harsit), avec de la brique (levena) et un bouchon [d'amphore] (megoufa) que l'on a broyés ; mais on ne couvre ni avec du fumier grossier (zevel gas), ni avec du sable grossier (hol gas), ni avec une brique et un bouchon que l'on n'a pas broyés ; et l'on ne renversera pas sur lui l'ustensile.

Rabban Chimon ben Gamliel a énoncé un principe : une chose dans laquelle poussent des plantes (tzemahim) — on couvre avec elle ; et [une chose] qui ne fait pas pousser de plantes — on ne couvre pas avec elle.

📜 Rachi (2)
מַתְנֵי' חַרְסִית שְׁחִיקַת חֲרָסִים:
MICHNA. Poudre de tesson (harsit) — du broyat de tessons (chehikat harsim).
מִגּוּפָהּ שֶׁעַל פִּי חָבִית:
Bouchon (megoufa) — [ce] qui est sur l'orifice de l'amphore (havit).
🗂️ Tossefot (2)
חַרְסִית פֵּי' בַּקּוּנְטְרֵס בִּמְרֻובָּה (בּ"ק דַּף סט.) לְבָנָה כְּתוּשָׁה וא"א לוֹמַר כֵּן דְּהָכָא חֲשִׁיב תַּרְוַייְהוּ וְכָאן פֵּי' בַּקּוּנְטְרֵס חַרְסִית שְׁחִיקַת חֲרָסִין וְגַם עַל זֶה קָשֶׁה דְּבָרַיְיתָא בַּגְּמָרָא חֲשִׁיב תַּרְוַוייְהוּ:
Poudre de tesson (harsit) — Rachi (kountras) a expliqué, [au chapitre] Merouba (Bava Kama 69a), [que c'est] de la brique broyée ; et il est impossible de dire ainsi, car ici [la michna] compte les deux [séparément]. Et ici Rachi a expliqué 'harsit' [comme] du broyat de tessons ; et sur cela aussi il y a une difficulté, car la braita, dans la Guemara, compte les deux [séparément].
כָּל דָּבָר הַמְגַדֵּל צְמָחִים כּוּ' לָאו לִפְלוּגֵי אֲתָא אֶלָּא לַעֲשׂוֹת כְּלָל לַדָּבָר וְאִם תֹּאמַר וְהָא חַרְסִית אֵין מְגַדֵּל צְמָחִים כִּדְמַשְׁמַע בִּמְרֻובָּה (שָׁם) דְּאָמַר סִימָנָא כִּי חַרְסִית דְּלֵיכָּא הֲנָאָה מִינָּהּ וְאוֹמֵר ר"ת דִּלְעוֹלָם מְגַדֵּל וְלֵיכָּא הֲנָאָה מִינָּהּ דְּקָאָמַר הַייְנוּ שֶׁאֵינוֹ מוֹצִיאָה כְּדֵי נְפִילָה וְאֵין רְאָיָה מִן הַמִּדְרָשׁ דְּקָאָמַר אִם חַרְסִית הִיא פֵּירוֹתֶיהָ רָזִין דְּהָא קָאָמַר נָמֵי וְאִם צוּנָמָא הִיא פֵּירוֹתֶיהָ שְׁמֵנִים וְצוּנָמָא לָאו בַּר זְרָעִים הִיא כִּדְקָאָמְרִינַן בְּאֵלּוּ עוֹבְרִין (פְּסָחִים דַּף מז:) אֶלָּא כְּעֵין חַרְסִית וּכְעֵין צוּנָמָא קָאָמַר:
Toute chose qui fait pousser des plantes etc. — [ce] n'[est] pas [qu']il vienne diverger, mais [pour] faire un principe de la chose. Et si tu dis : mais la poudre de tesson (harsit) ne fait pas pousser de plantes, comme il ressort de Merouba (là-bas), où il dit 'un signe (simana) : comme la harsit', dont [il n'y a] pas de profit (hanaa) ! Rabbenou Tam dit qu'en réalité elle [fait] pousser, et le 'pas de profit qu'il y aurait' qu'il dit [signifie] qu'elle ne produit pas à hauteur de [la] semence [jetée] (kedei nefila). Et il n'y a pas de preuve à tirer du midrach qui dit 'si c'est de la harsit, ses fruits [sont] maigres (razin)', car il dit aussi 'et si c'est de la roche dure (tzounma), ses fruits [sont] gras (chemenim)', or la roche dure n'est pas chose à [porter] des semences, comme nous le disons dans Elou Ovrin (Pessahim 47b) ; plutôt il dit 'comme la harsit' et 'comme la roche dure' [par comparaison].
⚖️ Rosh (1)
מַתְנִי' בַּמֶּה מְכַסִּין וּבַמֶּה אֵין מְכַסִּין. מְכַסִּין בְּזֶבֶל הַדַּק וּבְחוֹל הַדַּק וּבְסִיד וּבְחַרְסִית וּבִלְבֵינָה וּבִמְגוּפָה שֶׁכְּתָשָׁן. אֲבָל אֵין מְכַסִּין לֹא בְּזֶבֶל הַגַּס וְלֹא בְּחוֹל הַגַּס וְלֹא בִּלְבֵינָה וּבִמְגוּפָה שֶׁלֹּא כְּתָשָׁן. וְלֹא יִכְפֶּה עָלָיו אֶת הַכְּלִי. כְּלָל אָמַר רַשְׁבָּ"ג דָּבָר שֶׁהוּא מְגַדֵּל צְמָחִים מְכַסִּין בּוֹ. וְשֶׁאֵינוֹ מְגַדֵּל צְמָחִים אֵין מְכַסִּין בּוֹ. נִרְאֶה דְּרַשְׁבָּ"ג מְפָרֵשׁ דִּבְרֵי ת"ק וְלָא פְּלִיג. וְכֵן מוּכָח בַּגְּמָרָא דְּכָל הָנֵי דְּקָחֲשִׁיב בְּמַתְנִיתִין חֲשִׁיבִי מְגַדֵּל צְמָחִים:
MICHNA. Avec quoi couvre-t-on et avec quoi ne couvre-t-on pas ? On couvre avec du fumier fin (zevel dak), avec du sable fin (hol dak), avec de la chaux (sid), avec de la poudre de tesson (harsit), avec de la brique (levena) et un bouchon [d'amphore] (megoufa) que l'on a broyés. Mais on ne couvre ni avec du fumier grossier (zevel gas), ni avec du sable grossier (hol gas), ni avec une brique et un bouchon que l'on n'a pas broyés. Et l'on ne renversera pas sur lui l'ustensile (keli). Rabban Chimon ben Gamliel (RaSHBaG) a énoncé un principe (kelal) : une chose qui fait pousser des plantes (tzemahim) — on couvre avec elle ; et [une chose] qui ne fait pas pousser de plantes — on ne couvre pas avec elle. Il apparaît que Rabban Chimon ben Gamliel explique les propos du premier Tanna (Tanna kama) et ne [le] contredit pas (lo palig). Et ainsi [cela] est démontré dans la Guemara : car toutes ces [matières] que [la michna] énumère dans notre michna sont considérées [comme] faisant pousser des plantes.
💡 Explication

La michna fixe les matières de la couverture. Aptes : le fumier fin, le sable fin, la chaux, la poudre de tesson, la brique et le bouchon d'amphore broyés. Inaptes : le fumier grossier, le sable grossier, la brique et le bouchon non broyés ; et l'on ne renverse pas un ustensile (couvrir n'est pas cacher). Le critère général de Rabban Chimon ben Gamliel : ce qui fait pousser des plantes est apte (c'est une espèce de 'terre', afar).

8
גְּמָ׳ הֵיכִי דָמֵי חוֹל הַדַּק? אָמַר רַבָּה בַּר בַּר חָנָה אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: כֹּל שֶׁאֵין הַיּוֹצֵר צָרִיךְ לְכָתְשׁוֹ. וְאִיכָּא דְּמַתְנֵי לָהּ אַסֵּיפָא: אֲבָל אֵין מְכַסִּין לֹא בְּזֶבֶל הַגַּס וְלֹא בְּחוֹל הַגַּס. הֵיכִי דָּמֵי חוֹל הַגַּס? אָמַר רַבָּה בַּר בַּר חָנָה אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: כֹּל שֶׁהַיּוֹצֵר צָרִיךְ לְכָתְשׁוֹ.

GUEMARA : Quel cas [est] du sable fin ? Rabba bar bar Hana a dit au nom de Rabbi Yo'hanan : tout [sable] que le potier (yotzer) n'a pas besoin de broyer.

Et certains enseignent cela sur la fin [de la michna] : 'mais on ne couvre ni avec du fumier grossier ni avec du sable grossier' — quel cas [est] du sable grossier ? Rabba bar bar Hana a dit au nom de Rabbi Yo'hanan : tout [sable] que le potier a besoin de broyer.

💡 Explication

La Guemara définit le sable. Version 1 (sur le début) : le sable fin = celui que le potier n'a pas besoin de broyer. Version 2 (sur la fin) : le sable grossier = celui que le potier doit broyer.

9
מַאי בֵינַיְיהוּ? אִיכָּא בֵּינַייְהוּ דִּצְרִיךְ וְלָא צְרִיךְ, דְּמִיפְּרִיךְ אִיפְּרוֹכֵי.

Quelle [différence] y a-t-il entre eux [les deux versions] ? Il y a entre eux [le cas] de [ce sable] qu'il faut [broyer] et [qu']il ne faut pas [broyer], [à savoir] ce qui s'émiette de soi-même (de-mifrikh ipproukhei).

📜 Rachi (2)
גְּמ' אִיכָּא בֵּינַייְהוּ דִּצְרִיךְ וְלָא צְרִיךְ לְלִישָּׁנָא קַמָּא דְּאָמַר אֵין צָרִיךְ קָרֵי חוֹל הַדַּק וּמֻותָּר הַאי נָמֵי בִּכְלַל אֵין צָרִיךְ הוּא וְתוֹרַת חוֹל הַדַּק עָלָיו וּמֻותָּר וּלְלִישָּׁנָא בָּתְרָא דְּקָרֵי חוֹל הַגַּס וְאָסוּר כָּל שֶׁצָּרִיךְ לְכָותְשׁוֹ הַאי נָמֵי בִּכְלַל צָרִיךְ לְכָותְשׁוֹ הוּא וְחוֹל הַגַּס שְׁמוֹ וְאָסוּר:
GUEMARA. Il y a entre eux [le cas de ce sable] qu'il faut et [qu']il ne faut pas [broyer] — pour la première version, qui dit [que tout sable] qu'il ne faut pas [broyer] est appelé sable fin et [est] permis, celui-ci aussi est compris dans [la catégorie] 'ne faut pas [broyer]', et la règle du sable fin s'applique à lui : il est permis ; et pour la dernière version, qui appelle 'sable grossier' et interdit tout ce qu'il faut broyer, celui-ci aussi est compris dans [la catégorie] 'qu'il faut broyer', son nom [est] sable grossier, et [il est] interdit.
דְּמִיפְּרִיךְ אִיפְּרוֹכֵי בַּיָּד:
[Ce] qui s'émiette de soi-même (de-mifrikh ipproukhei) — à la main (be-yad).
💡 Explication

La nafka mina entre les deux versions : le sable qui s'émiette tout seul à la main (sans outil). Pour la version 1 ('ne faut pas broyer' = fin = permis), un tel sable est permis. Pour la version 2 ('faut broyer' = grossier = interdit), un sable qui requiert ne serait-ce que cet émiettement est interdit.

10
תָּנוּ רַבָּנַן: ״וְכִסָּהוּ״, יָכוֹל יְכַסֶּנּוּ בַּאֲבָנִים אוֹ יִכְפֶּה עָלָיו אֶת הַכְּלִי? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״בְּעָפָר״. וְאֵין לִי אֶלָּא עָפָר, מִנַּיִן לְרַבּוֹת זֶבֶל הַדַּק, וְחוֹל הַדַּק, וּשְׁחִיקַת אֲבָנִים, וּשְׁחִיקַת חַרְסִית, וּנְעֹורֶת פִּשְׁתָּן דַּקָּה,

Nos Maîtres ont enseigné : 'et il le couvrira' — pourrait-on [croire] qu'il le couvre avec des pierres ou qu'il renverse sur lui l'ustensile ? [Pour cela] le verset enseigne : 'avec de la terre (be-afar)'.

Et je n'ai [par là] que la terre ; d'où [vient l'autorisation] d'inclure le fumier fin, le sable fin, le broyat de pierres (chehikat avanim), le broyat de tesson (chehikat harsit), l'étoupe de lin fine (neoret pichtan daka),

📜 Rachi (1)
נְעֹורֶת ארישט"א שֶׁמְּנַעֲרִין מִן הַפִּשְׁתָּן:
Étoupe (neoret) — 'arista' [en langue vernaculaire], ce que l'on secoue (chemenaarin) du lin.
💡 Explication

Une braita dérive les matières du verset. On aurait pu couvrir avec des pierres ou en renversant un ustensile — mais le verset précise 'be-afar' (avec de la terre). Et puisqu'on ne tirerait de là que la terre proprement dite, il faut un élargissement pour inclure les matières assimilables à la terre : fumier fin, sable fin, broyat de pierres, broyat de tesson, étoupe de lin fine... (la liste se poursuit au daf suivant).

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Texte hébreu et araméen vocalisé : édition numérique William Davidson du Talmud Koren Noé, via Sefaria (licence CC BY-NC). Traduction française, notes et schémas : Chiourim BA (licence CC BY 4.0).