Chullin 92b โ€” le gid hanasheh : l'oiseau et la cuiller, le foetus et son suif, le nerf contre ses filaments, le suif blanc du rein

Chullin 92b

Sougya : Ce daf poursuit le perek Gid Hanasheh. Il achรจve d'abord les trois conduites que les nations gardent (pas de ketouba entre hommes, ne pas peser la chair du mort ร  l'รฉtal, honorer la Torah).

Puis : le gid hanasheh ne tient pas dans l'oiseau, faute de 'cuiller' (kaf) ronde sur la cuisse ; Rabbi Yirmeya s'interroge sur l'oiseau ร  chair ronde ou la bรชte ร  chair non ronde (teikou). Vient le statut du foetus (shelil) et de son suif : Shmuel dit 'son suif est permis de l'avis de tous', que la Guemara rapporte au suif du gid, interdit pour Rabbi Meir seulement par les Sages (Israรซl est saint et l'a tenu interdit), contre Rabbi Yehouda qui le permet entiรจrement.

Enfin la nature mรชme du gid : pour Rav, la Torah n'a interdit que ses fins filaments (kenokanot), le nerf รฉtant 'du bois' ; pour Oulla (soutenu par Abaye), c'est bien 'du bois' mais la Torah en rend passible. Mรชme structure pour les filaments du suif et du rein (interdits sans peine de retranchement), et pour le suif blanc du rein (loven koulya), que Rabba et Rabbi Yo'hanan arrachent et que Rabbi Asi rase en surface.

Le gid hanasheh tient-il dans l'oiseau ? La question de la 'cuiller' (kaf) Bรชte domestique (behema) chair haute et ronde la chair est une cuiller (kaf) : le gid s'y applique Oiseau (of) protubรฉrance plate il a de la chair mais non ronde : le gid ne s'y applique pas
Segments 1-2 : le gid hanasheh ne s'applique qu'ร  la chair ronde 'en cuiller' (kaf) de la cuisse ; l'oiseau, dont la chair n'est pas ronde, en est exempt.
Le gid et le suif du foetus (shelil) : Rabbi Meir contre Rabbi Yehouda Rabbi Meir Rabbi Yehouda Le foetus terme, vivant (ben 9 chai) vivant ร  part : requiert la chehita ; gid INTERDIT partie de la mรจre : pas de chehita ; gid PERMIS Suif du gid (helbo de-gid) permis par la Torah, interdit par les Sages (Israรซl saint l'a tenu interdit) entiรจrement permis Extraction du gid + son suif on creuse partout (hitout) et on coupe le suif ร  la racine on l'arase au niveau du shofi Shmuel : 'son suif est permis de l'avis de tous' -> il vise le suif du gid, qui pour R. Meir n'est interdit que rabbiniquement.
Segments 4-9 : la mahloket Rabbi Meir / Rabbi Yehouda sur le gid et le suif du foetus, et la lecture par Shmuel du 'suif permis de l'avis de tous'.
Le nerf lui-mรชme contre ses ramifications : Rav contre Oulla le gid (le nerf principal, dur, sans goรปt) les kenokanot (filaments fins, tendres, qui donnent du goรปt) Rav : seuls les kenokanot sont interdits ; le gid est 'du bois' Oulla : c'est 'du bois', mais la Torah rend passible pour le gid
Segments 10-11 : Rav (seuls les filaments kenokanot sont interdits) contre Oulla (le nerf est 'du bois', mais la Torah en rend passible).
1
ืฉืื™ืŸ ื›ื•ืชื‘ื™ืŸ ื›ืชื•ื‘ื” ืœื–ื›ืจื™ื, ื•ืื—ืช ืฉืื™ืŸ ืฉื•ืงืœื™ืŸ ื‘ืฉืจ ื”ืžืช ื‘ืžืงื•ืœื™ืŸ, ื•ืื—ืช ืฉืžื›ื‘ื“ื™ืŸ ืืช ื”ืชื•ืจื”.

[L'une de ces trois conduites,] c'est qu'ils n'รฉcrivent pas de contrat de mariage (ketouba) pour des mรขles ; et l'une [autre], c'est qu'ils ne pรจsent pas la chair du mort ร  l'รฉtal (mekoulin) ; et l'une [encore], c'est qu'ils honorent la Torah.

๐Ÿ“œ Rachi (3)
ืฉืื™ืŸ ื›ื•ืชื‘ื™ืŸ ื›ืชื•ื‘ื” ืœื–ื›ืจื™ื ื“ืืข"ืค ืฉื—ืฉื•ื“ื™ืŸ ืœืžืฉื›ื‘ ื–ื›ื•ืจ ื•ืžื™ื™ื—ื“ื™ืŸ ืœื”ื ื–ื›ืจ ืœืชืฉืžื™ืฉืŸ ืื™ืŸ ื ื•ื”ื’ื™ืŸ ืงืœื•ืช ืจืืฉ ื‘ืžืฆื•ื” ื–ื• ื›ืœ ื›ืš ืฉื™ื›ืชื‘ื• ืœื”ื ื›ืชื•ื‘ื”:
Qu'ils n'รฉcrivent pas de contrat de mariage pour des mรขles โ€” car, bien qu'ils soient soupรงonnรฉs de relations entre hommes et qu'ils se rรฉservent un mรขle pour leur usage, ils ne se comportent pas avec tant de lรฉgรจretรฉ ร  l'รฉgard de cette transgression au point de leur รฉcrire une ketouba.
ื‘ืฉืจ ื”ืžืช ืฉืœ ืื“ื:
La chair du mort โ€” d'un รชtre humain.
ื‘ืžืงื•ืœื™ืŸ ื‘ืื™ื˜ืœื™ื– ืฉืื™ืŸ ืื•ื›ืœื™ืŸ ืื•ืชื• ื‘ืคืจื”ืกื™ื ื›ืœ ื›ืš. ื•ืื ื™ ืฉืžืขืชื™ ื‘ืฉืจ ื”ืžืช ื‘ืฉืจ ื‘ื”ืžื” ืฉืžืชื” ืžืขืฆืžื”:
ร€ l'รฉtal (mekoulin) โ€” ร  la boucherie, [signe] qu'ils ne la mangent pas si ouvertement [au grand jour]. Et moi, j'ai entendu [comprendre] 'la chair du mort' [comme] la chair d'une bรชte morte d'elle-mรชme.
๐Ÿ’ก Explication

Fin de l'รฉnumรฉration (commencรฉe en 92a) des trois conduites que mรชme les nations gardent. Bien qu'ils soient soupรงonnรฉs de relations entre hommes, ils ne vont pas jusqu'ร  leur รฉcrire une ketouba comme pour un vrai mariage. Bien qu'on les soupรงonne de cannibalisme, ils ne pรจsent pas la chair du mort ร  l'รฉtal pour la vendre au grand jour. Et ils honorent la Torah.

2
ื•ืื™ื ื• ื ื•ื”ื’ ื‘ืขื•ืฃ. ื•ื”ื ืงื ื—ื–ื™ื ืŸ ื“ืื™ืช ืœื™ื”? ืื™ืช ืœื™ื”, ื•ืœื ืขื’ื™ืœ.

[La michna enseigne que l'interdit du gid hanasheh] ne tient pas dans l'oiseau (of). Mais voici que nous voyons qu'il [en] a [une chair sur la cuisse] !

[Rรฉponse :] il en a [bien], mais [elle] n'est pas ronde (agil).

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื“ืื™ืช ืœื™ื” ื›ืฃ ื‘ืฉืจ ืกื‘ื™ื‘ื•ืช ื”ืงื•ืœื™ืช ื”ืขืœื™ื•ื ื”:
Qu'il [en] a โ€” une cuiller de chair autour de l'os supรฉrieur de la cuisse (koulit).
โš–๏ธ Rosh (1)
ื’ืž' ื"ืœ ืื‘ื™ื™ ืœืจื‘ ื™ื•ืกืฃ ื•ื”ื ืงื ื—ื–ื™ื ื ื“ืื™ืช ืœื™ื”. ื"ืœ ืื™ืช ืœื™ื” ื•ืœื ืขื’ื™ืœ. ื‘ืขื™ ืจื‘ื™ ื™ืจืžื™ื” ืื™ืช ืœื™ื” ืœืขื•ืฃ ื•ืขื’ื™ืœ ื•ืื™ืช ืœื™ื” ืœื‘ื”ืžื” ื•ืœื ืขื’ื™ืœ ืžื”ื•. ื‘ืชืจ ืขื™ื’ื•ืœื ืื–ืœื™ื ืŸ ืื• ื‘ืชืจ ืžื™ื ื” ืื–ืœื™ื ืŸ ืชื™ืงื•:
Guemara : Abaye dit ร  Rav Yossef : mais voici que nous voyons qu'il [l'oiseau] en a [bien, de cette chair sur la cuisse] ! Il lui rรฉpondit : il en a, mais [elle] n'est pas ronde (agil, arrondie). Rabbi Yirmeya a posรฉ la question (be'i, s'est interrogรฉ) : [un cas] oรน il [ce type de chair] existe chez l'oiseau et est rond, et [ou] il existe chez la bรชte (behema) mais n'est pas rond โ€” qu'en est-il ? Suit-on [le critรจre de] l'arrondi (igoula), ou suit-on [le critรจre de] son espรจce (mina) ? [La question] reste sans rรฉponse (teikou, non tranchรฉe).
๐Ÿ’ก Explication

La michna (89b) dit que le gid hanasheh ne s'applique pas ร  l'oiseau, parce que le verset parle du nerf 'sur la cuiller de la cuisse' (Gen 32,33) et que l'oiseau n'a pas de 'cuiller' (kaf). Objection : on voit pourtant une protubรฉrance de chair sur sa cuisse ! Rรฉponse : il en a une, mais elle n'est pas ronde โ€” donc elle ne forme pas une 'cuiller'.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Le gid hanasheh tient-il dans l'oiseau ? La question de la 'cuiller' (kaf) Bรชte domestique (behema) chair haute et ronde la chair est une cuiller (kaf) : le gid s'y applique Oiseau (of) protubรฉrance plate il a de la chair mais non ronde : le gid ne s'y applique pas
La 'cuiller' (kaf) de la cuisse : chair ronde dans la behema (le gid s'y applique), protubรฉrance non ronde dans l'oiseau (le gid ne s'y applique pas).
3
ื‘ืขื™ ืจื‘ื™ ื™ืจืžื™ื”: ืื™ืช ืœื™ื” ืœืขื•ืฃ ื•ืขื’ื™ืœ, ืื™ืช ืœื™ื” ืœื‘ื”ืžื” ื•ืœื ืขื’ื™ืœ, ืžืื™? ื‘ืชืจ ื“ื™ื“ื™ื” ืื–ืœื™ื ืŸ, ืื• ื‘ืชืจ ืžื™ื ื™ื” ืื–ืœื™ื ืŸ? ืชื™ืงื•.

Rabbi Yirmeya a demandรฉ : un oiseau [qui] en a [une protubรฉrance] et [qu'elle soit] ronde, une bรชte [qui] en a [une] et [qu'elle] ne [soit] pas ronde โ€” quoi [le statut] ? Suivons-nous [le cas] de l'individu (didei), ou suivons-nous [le cas] de son espรจce (minei) ?

[La question] demeure (teikou).

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื•ืœื ืขื’ื™ืœ ื”ื‘ืฉืจ ืกื‘ื™ื‘ื•ืช ื”ืขืฆื ื•ืื™ื ื• ื“ื•ืžื” ืœื›ืฃ. ื›ืœ ื‘ืฉืจ ื’ื‘ื•ื” ื•ืขื’ื•ืœ ืงืจื™ ื›ืฃ ื›ื“ืืžืจื™ื ืŸ ื‘ื ื“ื” (ื“ืฃ ืžื–.) ืขื“ ืฉืชืชืžืขืš ื”ื›ืฃ ื’ื‘ื™ ืกื™ืžื ื™ ื‘ื’ืจื•ืช:
Et [elle] n'est pas ronde โ€” la chair autour de l'os, et elle ne ressemble pas ร  une cuiller. Toute chair haute et ronde, on l'appelle 'cuiller' (kaf), comme nous [le] disons dans Nidda (47a) 'jusqu'ร  ce que la cuiller s'aplatisse', ร  propos des signes de la nubilitรฉ.
๐Ÿ’ก Explication

Dilemme de Rabbi Yirmeya : si exceptionnellement un oiseau avait une protubรฉrance ronde, ou une bรชte une protubรฉrance non ronde โ€” quel est le statut du gid hanasheh ? Suit-on la conformation de l'individu (didei) ou bien celle de l'espรจce (minei), de sorte que le gid de la bรชte serait toujours interdit et celui de l'oiseau toujours permis ? Teikou : non tranchรฉ.

4
ื•ื ื•ื”ื’ ื‘ืฉืœื™ืœ. ืืžืจ ืฉืžื•ืืœ: ื•ื—ืœื‘ื• ืžื•ืชืจ ืœื“ื‘ืจื™ ื”ื›ืœ.

[La michna :] et il [le gid hanasheh] tient dans le foetus (shelil). Shmuel a dit : et son suif (helbo) est permis de l'avis de tous (le-divrei ha-kol).

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืืžืจ ืฉืžื•ืืœ ื•ื—ืœื‘ื• ืžื•ืชืจ ื“ืงืชื ื™ ืžืชื ื™' ื“ื‘ืจื™ ื”ื›ืœ ื”ื™ื:
Shmuel a dit : et son suif est permis โ€” [ร  savoir] que ce qu'enseigne notre michna est l'avis de tous.
โš–๏ธ Rosh (2)
ืžืชื ื™' ื•ื ื•ื”ื’ ื‘ืฉืœื™ืœ ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ืื•ืžืจ ืื™ื ื• ื ื•ื”ื’ ื‘ืฉืœื™ืœ. ื•ื—ืœื‘ื• ืžื•ืชืจ. ื•ืื™ืŸ ื”ื˜ื‘ื—ื™ื ื ืืžื ื™ื ืขืœ ื’ื™ื“ ื”ื ืฉื” . ื•ื—ื›"ื ื ืืžื ื™ื ืขืœื™ื• ื•ืขืœ ื”ื—ืœื‘:
Michna : Et [l'interdit du gid hanasheh, le nerf sciatique] tient dans le foetus (shelil). Rabbi Yehouda dit : il ne tient pas dans le foetus. Et son suif (helbo) est permis. Et les bouchers (tabahim) ne sont pas dignes de foi (ne'emanim, crรฉdibles) au sujet du gid hanasheh. Et les Sages disent : ils sont dignes de foi ร  son sujet et au sujet du suif (helev).
ื’ืž' ืืžืจ ืฉืžื•ืืœ ื—ืœื‘ื• ืฉืœ ื’"ื” ืžื•ืชืจ ืœื“ื‘ืจื™ ื”ื›ืœ ื•ื”ื ืžื™ืคืœื’ ืคืœื™ื’ื™. ื“ืชื ื™ื ื’ื™ื“ ื”ื ืฉื” ืžื—ื˜ื˜ ืื—ืจื™ื• ื›ืœ ืžืงื•ื ืฉื”ื•ื ื•ื—ื•ืชืš ืฉื•ืžื ื• ืžืขื™ืงืจื• ื“ื‘ืจื™ ืจื‘ื™ ืžืื™ืจ. ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ืื•ืžืจ ื’ื•ืžืžื• ืขื ื”ืฉื•ืคื™. ืžื•ื“ื” ืฉืžื•ืืœ ืฉืืกื•ืจ ืœืจ"ืž ืžื“ืจื‘ื ืŸ:
Guemara : Shmuel a dit : le suif du gid hanasheh (guid ha-nashe) est permis de l'avis de tous (le-divrei ha-kol). Mais voici qu'ils sont [pourtant] en dรฉsaccord ! Car il a รฉtรฉ enseignรฉ (dans une baraita) : le gid hanasheh, on le cure (mehatet, on l'extrait en creusant) aprรจs lui en tout endroit oรน il se trouve, et l'on tranche son suif depuis sa racine (me-ikaro) โ€” [ce sont] les paroles de Rabbi Meir. Rabbi Yehouda dit : on le rase (gomemo) au ras de la surface (im ha-shofi). [Rรฉponse :] Shmuel concรจde qu'[il] est interdit selon Rabbi Meir [seulement] d'ordre rabbinique (mi-de-rabbanan).
๐Ÿ’ก Explication

La michna enseigne que l'interdit du gid hanasheh s'applique au foetus (shelil) trouvรฉ dans la matrice. Rabbi Yehouda dit qu'il ne s'y applique pas, et que son suif est permis. Shmuel prรฉcise : quand on dit 'son suif est permis', cela vaut de l'avis de tous (le-divrei ha-kol) โ€” y compris de Rabbi Meir.

5
ื—ืœื‘ื• ื“ืžืื™? ืื™ืœื™ืžื ื“ืฉืœื™ืœ โ€“ ื•ื”ื ืžื™ืคืœื’ ืคืœื™ื’ื™ ื‘ื™ื”, ื“ืชื ื™ื: ื ื•ื”ื’ ื‘ืฉืœื™ืœ, ื•ื—ืœื‘ื• ืืกื•ืจ, ื“ื‘ืจื™ ืจื‘ื™ ืžืื™ืจ. ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ืื•ืžืจ: ืื™ื ื• ื ื•ื”ื’ ื‘ืฉืœื™ืœ, ื•ื—ืœื‘ื• ืžื•ืชืจ.

Le suif de quoi [est permis] ? Si l'on dit [que c'est] le suif du foetus (shelil) โ€” mais voici qu'ils divergent ร  son sujet !

Car il est enseignรฉ : [l'interdit] tient dans le foetus, et son suif est interdit โ€” paroles de Rabbi Meir. Rabbi Yehouda dit : [il] ne tient pas dans le foetus, et son suif est permis.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื ื•ื”ื’ ื‘ืฉืœื™ืœ ื•ื—ืœื‘ื• ืฉืœ ืฉืœื™ืœ ืืกื•ืจ:
[L'interdit] tient dans le foetus โ€” et le suif du foetus est interdit.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ืื™ืœื™ืžื ื—ืœื‘ื• ื“ืฉืœื™ืœ ื•ื"ืช ื•ืžืื™ ืฉื ื ื“ื‘ื’ื™ื“ ื“ืฉืœื™ืœ ืคืœื™ื’ื™ ื•ื‘ื—ืœื‘ื• ื“ืฉืœื™ืœ ืžื•ื“ื• ื•ื™"ืœ ืžืฉื•ื ื“ืœื ืžืงืจื™ ื—ืœื‘ ื›ื™ื•ืŸ ื“ืื™ื ื• ื‘ืขืžื•ื“ ื•ื”ืงืจื‘ ื›ื“ืืžืจ ื‘ืค' ื‘ื”ืžื” ื”ืžืงืฉื” (ืœืขื™ืœ ื—ื•ืœื™ืŸ ื“ืฃ ืขื”.) ืžื” ื—ืœื‘ ื•ืฉืชื™ ื”ื›ืœื™ื•ืช ื”ืืžื•ืจื™ื ื‘ืืฉื ืžื•ืฆื ืžื›ืœืœ ืฉืœื™ืœ:
Si l'on dit [que c'est] le suif du foetus โ€” et si tu objectes : en quoi diffรจre-t-[il, qu']ils divergent sur le gid du foetus mais s'accordent sur son suif ? On peut dire [que c'est] parce qu'il n'est pas appelรฉ 'suif' (helev) dรจs lors qu'il n'est pas 'en colonne' (be-amoud) โ€” c'est-ร -dire [le suif] de l'intรฉrieur (ha-kerev), comme on dit au chapitre Behema Hamakcha (plus haut, Houlin 75a) : 'de mรชme que le suif et les deux reins รฉnoncรฉs ร  propos du sacrifice de culpabilitรฉ (acham) โ€” [cela] exclut le foetus'.
๐Ÿ’ก Explication

La Guemara cerne ce que vise Shmuel. Si 'son suif' dรฉsignait le suif du foetus lui-mรชme, ce ne serait pas 'de l'avis de tous', car les Tannaim divergent : pour Rabbi Meir, le gid tient dans le foetus et son suif est interdit ; pour Rabbi Yehouda, il n'y tient pas et son suif est permis.

6
ื•ืืžืจ ืจื‘ื™ ืืœืขื–ืจ, ืืžืจ ืจื‘ื™ ืื•ืฉืขื™ื: ืžื—ืœื•ืงืช ื‘ื‘ืŸ ืชืฉืขื” ื—ื™, ื•ื”ืœืš ืจื‘ื™ ืžืื™ืจ ืœืฉื™ื˜ืชื•, ื•ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ืœืฉื™ื˜ืชื•.

Et Rabbi Elazar a dit au nom de Rabbi Ochaya : la divergence [porte] sur un [foetus ร  terme,] enfant de neuf [mois] vivant (ben tisha chai) ; et Rabbi Meir [a suivi] son opinion [habituelle], et Rabbi Yehouda son opinion [habituelle].

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ื‘ื‘ืŸ ืชืฉืขื” ื—ื™ ืฉื—ื™ ื•ืขืžื“ ืœืคื ื™ื ื• ืžืฉื ืฉื—ื˜ื” ื•ื ืงืจืขื” ืืžื•:
Sur un enfant de neuf [mois] vivant โ€” qui a vรฉcu et s'est tenu devant nous aprรจs que sa mรจre a รฉtรฉ abattue et ouverte.
ืœืฉื™ื˜ืชื• ื“ืืžืจ ื‘ืคืจืง ื‘ื”ืžื” ื”ืžืงืฉื” (ืœืขื™ืœ ื—ื•ืœื™ืŸ ื“ืฃ ืขื“.) ื˜ืขื•ืŸ ืฉื—ื™ื˜ื” ื•ื›ื™ื•ืŸ ื“ืœื ืžืฉืชืจื™ ื‘ืฉื—ื™ื˜ืช ืืžื• ืœืื• ืฉืœื™ืœ ื”ื•ื ื“ืœื™ืงืจื™ ื‘ื™ื” ื›ืœ ื‘ื‘ื”ืžื” ืชืื›ืœื• (ื•ื™ืงืจื ื™ื) ื•ืืคื™' ื—ืœื‘ื• ื•ื’ื™ื“ื• ืืœื ื—ืœื‘ื• ื“ื’ื™ื“ ืฉืœ ื›ืœ ื‘ื”ืžื” ืงืืžืจ ืžืชื ื™' ื•ืžื•ืงื™ ืœื™ื” ืฉืžื•ืืœ ื›ื“ื‘ืจื™ ื”ื›ืœ:
Son opinion [habituelle] โ€” car il dit au chapitre Behema Hamakcha (plus haut, Houlin 74a) [que ce foetus] requiert la chehita ; et puisqu'il n'est pas rendu permis par l'abattage de sa mรจre, ce n'est pas un 'foetus' [au sens oรน] s'appliquerait ร  lui [le verset] 'tout [ce qui est] dans la bรชte, vous [le] mangerez' (Lev 11), [pas] mรชme son suif et son gid. C'est donc le suif du gid de toute bรชte que dit la michna, et Shmuel l'รฉtablit [comme] de l'avis de tous.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ื•ืืžืจ ืจื‘ื™ ืืœืขื–ืจ ืืžืจ ืจื‘ื™ ืื•ืฉืขื™ื ื›ื•' ื”ื•ืฆืจืš ืœืืชื•ื™ื™ ื“ืจื‘ื™ ืืœืขื–ืจ ื“ืื™ ืœืื• ื“ืจื‘ื™ ืืœืขื–ืจ ื”ื•ื” ืืžื™ื ื ื—ืœื‘ื• ื“ืงืชื ื™ ื‘ื‘ืจื™ื™ืชื ื”ื™ื™ื ื• ื—ืœื‘ื• ื“ื’ื™ื“ ื“ืขืœืžื ื•ืœื ื—ืœื‘ื• ื“ืฉืœื™ืœ ืœื›ืš ืžื™ื™ืชื™ ื“ืจ' ืืœืขื–ืจ ื“ื”ืœื›ื• ืœืฉื™ื˜ืชื ืžืฉืžืข ื“ืื›ื•ืœื” ืžื™ืœืชื ืงืืžืจ ื‘ื’ื™ื“ ื•ื‘ื—ืœื‘ ื“ื‘ืชืจื•ื™ื™ื”ื• ื“ืคืœื™ื’ื™ ื‘ื”ื• ื”ืœื›ื• ืœืฉื™ื˜ืชื ื•ืขื•ื“ ื“ืื™ ืื’ื™ื“ ืœื—ื•ื“ื™ื” ืงืื™ ืืžืชื ื™' ื”ื•ื” ืœื™ื” ืœืจื‘ื™ ืืœืขื–ืจ ืœืžื™ืžืจ ืžื™ืœืชื™ื” ืืข"ื’ ื“ืœื ื”ื•ื–ื›ืจ ื‘ืžืชื ื™ืชื™ืŸ ืจื‘ื™ ืžืื™ืจ ืžื›ืœ ืžืงื•ื ืฉืžืขื™ื ืŸ ืจ"ืž ืžืจ' ื™ื”ื•ื“ื” ืืœื ืœื”ื›ื™ ืืžืจื” ืื‘ืจื™ื™ืชื ื“ืื›ืœ ืžื™ืœืชื ื“ืคืœื™ื’ื™ ืงืื™ ื“ื‘ื—ืœื‘ ื ืžื™ ื”ืœื›ื• ืœืฉื™ื˜ืชื:
Et Rabbi Elazar a dit au nom de Rabbi Ochaya etc. โ€” il a fallu apporter [le propos] de Rabbi Elazar : car, sans Rabbi Elazar, j'aurais dit [que] 'son suif' enseignรฉ dans la braita dรฉsigne le suif du gid en gรฉnรฉral, et non le suif du foetus ; c'est pourquoi il apporte [le propos] de Rabbi Elazar, [ร  savoir] qu'ils ont suivi chacun leur opinion โ€” ce qui implique qu'il parle de toute la chose, [tant] sur le gid [que] sur le suif, [puisque] sur les deux, sur lesquels ils divergent, ils ont suivi leur opinion. Et de plus, si [Rabbi Elazar] visait le gid seul, il aurait dรป, [puisque] cela porte sur la michna, รฉnoncer son propos [ร  son sujet], bien que Rabbi Meir ne soit pas mentionnรฉ dans la michna โ€” de toute faรงon nous dรฉduisons [l'avis de] Rabbi Meir de [celui de] Rabbi Yehouda ; mais [c'est] pour cela qu'il l'a dit sur la braita, [ร  savoir] qu'il porte sur toute la chose [sur laquelle] ils divergent, car sur le suif aussi ils ont suivi leur opinion.
๐Ÿ’ก Explication

Rabbi Elazar, au nom de Rabbi Ochaya, restreint la mahloket au foetus ร  terme restรฉ vivant (ben tisha chai) aprรจs l'abattage de sa mรจre. Rabbi Meir suit sa ligne (74a) : ce foetus est une bรชte vivante ร  part, qui requiert la chehita ; donc son suif et son gid sont interdits comme ceux de toute bรชte. Rabbi Yehouda suit la sienne : ce foetus est partie de sa mรจre, ne requiert pas la chehita, et son suif et son gid sont permis.

7
ื•ืืœื ื—ืœื‘ื• ื“ื’ื™ื“? ื”ื ืžื™ืคืœื’ ืคืœื™ื’ื™ ื‘ื”, ื“ืชื ื™ื: ื’ื™ื“ ื”ื ืฉื” ืžื—ื˜ื˜ ืื—ืจื™ื• ื‘ื›ืœ ืžืงื•ื ืฉื”ื•ื, ื•ื—ื•ืชืš ืฉืžื ื• ืžืขื™ืงืจื• โ€“ ื“ื‘ืจื™ ืจื‘ื™ ืžืื™ืจ. ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ืื•ืžืจ: ื’ื•ืžืžื• ืขื ื”ืฉื•ืคื™.

Mais plutรดt [serait-ce] le suif du gid (helbo de-gid) ? Voici qu'ils divergent [aussi] ร  son sujet !

Car il est enseignรฉ : le gid hanasheh, on creuse aprรจs lui (mehattet) en tout endroit oรน il se trouve, et l'on coupe son suif depuis sa racine (me-ikkaro) โ€” paroles de Rabbi Meir. Rabbi Yehouda dit : on l'arase au niveau du shofi (gomemo im ha-shofi).

๐Ÿ“œ Rachi (3)
ืžืขื™ืงืจื• ืžื›ืœ ืžืงื•ื ืฉื”ื•ื ื ื‘ืœืข ื•ื ืฉืจืฉ ื‘ื‘ืฉืจ:
Depuis sa racine โ€” de tout endroit oรน il est enfoui et enracinรฉ dans la chair.
ื’ื•ืžืžื• ืขื ื”ืฉื•ืคื™ ื”ื—ืœื‘ ื”ื’ื‘ื•ื” ื•ื ืจืื” ืขืœ ื”ืฉื•ืคื™ ื’ื•ืžืžื• ื•ืžืฉืœื™ื›ื• ืžืคื ื™ ืžืจืื™ืช ื”ืขื™ืŸ ืฉืœื ื™ืจืื” ื›ืื•ื›ืœ ื’ื™ื“ ืื‘ืœ ืขื™ืงืจื• ื•ืฉืจืฉื• ืฉืœ ืฉื•ืžืŸ ื•ืฉืœ ื’ื™ื“ ืžื•ืชืจื™ืŸ:
On l'arase au niveau du shofi โ€” le suif haut, qui se voit sur la surface (shofi), on l'arase et on le jette ร  cause de l'apparence (mar'it ha-ayin), pour qu'il ne paraisse pas manger du gid ; mais le fond et la racine du gras et du gid sont permis.
ืขื ื”ืฉื•ืคื™ ื‘ืฉื•ื” ืœืฉื•ืคื™ ื™ื—ืชื›ื ื•:
Au niveau du shofi โ€” au ras de la surface, il [le] coupera.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ื’ื•ืžืžื• ืขื ื”ืฉื•ืคื™ ืคื™' ื”ืงื•ื ื˜' ื—ืœื‘ ื”ื’ื‘ื•ื” ื•ื’ื™ื“ ื”ื ืจืื” ืขืœ ื”ืฉื•ืคื™ ื’ื•ืžืžื• ื•ืžืฉืœื™ื›ื• ืžืคื ื™ ืžืจืื™ืช ื”ืขื™ืŸ ืฉืœื ื™ืจืื” ื›ืื•ื›ืœ ื’ื™ื“ ืื‘ืœ ืขื™ืงืจื• ื•ืฉืจืฉื™ื• ืฉืœ ืฉื•ืžืŸ ื•ืฉืœ ื’ื™ื“ ืžื•ืชืจื™ืŸ ื•ืœืคื™ ื–ื” ืœื ืคืœื™ื’ื™ ื‘ื—ืœื‘ื• ื“ื‘ื™ืŸ ืœืจื‘ื™ ืžืื™ืจ ื•ืœืจ' ื™ื”ื•ื“ื” ื›ืœ ืžืงื•ื ืฉื”ื’ื™ื“ ืืกื•ืจ ื—ืœื‘ื• ื ืžื™ ืืกื•ืจ ื•ื›ืœ ืฉื›ืŸ ื“ืคืจื™ืš ื˜ืคื™ ืฉืคื™ืจ ืœืฉืžื•ืืœ ื“ืืžืจ ื—ืœื‘ื• ืžื•ืชืจ ืœื“ื‘ืจื™ ื”ื›ืœ ื“ื”ื›ื ืืคื™ืœื• ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ื“ืžื™ืงืœ ืงืืกืจ ื—ืœื‘ื• ืื‘ืœ ื”ืœืฉื•ืŸ ืงืฉื” ื“ืงืืžืจ ืืœื ื—ืœื‘ื• ื“ื’ื™ื“ ื•ื”ื ืžื™ืคืœื’ ืคืœื™ื’ื™ ืžืฉืžืข ื“ืœืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ืืคื™ืœื• ื‘ืžืงื•ื ืฉื”ื’ื™ื“ ืืกื•ืจ ื—ืœื‘ื• ืฉืจื™ ื›ืžื• ืฉืืžืจ ืฉืžื•ืืœ ืืœื ื“ืจื‘ื™ ืžืื™ืจ ืคืœื™ื’ ื•ืœื›ืš ื ืจืื” ื“ื’ื•ืžืžื• ืื’ื™ื“ ืœื—ื•ื“ื™ื” ืงืื™ ื•ืœื ืื—ืœื‘ื• [ื•ืœืžืื™] ื“ื‘ืขื™ ืœืื•ืงื•ืžื™ ื‘ืจื™ื™ืชื ื“ื ื”ื’ื• ื‘ื• ืื™ืกื•ืจ ื›ืจ' ื™ื”ื•ื“ื” ืžื” ืฉืœื ื"ืจ ื™ื”ื•ื“ื” ื’ื•ืžืžื• ืืœื ืื’ื™ื“ ืžืฉื•ื ื“ื—ืœื‘ื• ืชืœื•ื™ ื‘ืžื ื”ื’ื ื”ื™ื›ื ื“ืื—ืžื•ืจ ืื—ืžื•ืจ ื›ื“ืืžืจ (ื ื“ื” ื“ืฃ ืกื•.) ื’ื‘ื™ ื—ื•ืžืจื ื“ืจื‘ื™ ื–ื™ืจื ื“ืฉื‘ืขื” ื ืงื™ื™ื [ืื™] ื ืžื™ ื ืืžืจ ื“ื’ื•ืžืžื• ื“ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ื ืžื™ ืงืื™ ืื—ืœื‘ ืœืžืื™ ื“ื‘ืขื™ ืœืžื™ืžืจ ื“ื”ืš ื‘ืจื™ื™ืชื ื›ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ืื‘ืœ ืœืจ"ืž ืกืœืงื ื“ืขืชืš ื“ืืกื•ืจ ืžื“ืื•ืจื™ื™ืชื ืžื“ืžื—ืžื™ืจ ืœื—ื˜ื˜ื• ื•ืœืฉืจืฉ ืื—ืจื™ื• ื“ืงืืžืจ ื—ื•ืชืš ืฉืžื ื• ืžืขื™ืงืจื• ื•ืœื‘ืกื•ืฃ ืžืกื™ืง ื‘ืจื™ื™ืชื ื›ืจ"ืž ื•ืž"ืž ืœื ืืกื™ืจ ืžื“ืื•ืจื™ื™ืชื ืœืจ"ืž ืืœื ื“ื™ืฉืจืืœ ืงื“ื•ืฉื™ื ื”ื ืื‘ืœ ืœืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ืฉืจื™ ืœื’ืžืจื™ ื•ื”ื ื“ืชื ืŸ ื ืืžื ื™ื ืขืœื™ื• ื•ืขืœ ื”ื—ืœื‘ ื”ื™ื™ื ื• ื‘ืกืชื ื—ืœื‘ ื•ืœื ื‘ื—ืœื‘ื• ืฉืœ ื’ื™ื“ ื“ื›ื™ื•ืŸ ื“ืœืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ืฉืจื™ ืœื’ืžืจื™ ืœื ืฉื™ื™ืš ื‘ื™ื” ื ืืžื ื•ืช ื•ืœืงืžืŸ (ื—ื•ืœื™ืŸ ื“ืฃ ืฆื’:) ืืคืจืฉ ื‘ืข"ื”:
On l'arase au niveau du shofi โ€” explication de Rachi : le suif haut et le gid qui se voient sur la surface, on les arase et on les jette ร  cause de l'apparence, pour qu'il ne paraisse pas manger du gid ; mais le fond et les racines du gras et du gid sont permis. Et selon cela, ils ne divergent pas sur son suif : car, [tant] pour Rabbi Meir [que] pour Rabbi Yehouda, partout oรน le gid est interdit, son suif aussi est interdit ; et ร  plus forte raison [la Guemara] objecte-t-elle bien mieux ร  Shmuel qui dit 'son suif est permis de l'avis de tous', puisqu'ici mรชme Rabbi Yehouda, qui est indulgent, interdit son suif. Mais le langage [du texte] fait difficultรฉ, car il dit 'mais plutรดt le suif du gid ? voici qu'ils divergent' โ€” ce qui implique [que] pour Rabbi Yehouda, mรชme ร  l'endroit oรน le gid est interdit, son suif est permis comme l'a dit Shmuel, et que seul Rabbi Meir diverge. C'est pourquoi il paraรฎt [prรฉfรฉrable de dire] que 'on l'arase' porte sur le gid seul et non sur le suif ; et selon ce qu'[on] veut รฉtablir [ร  savoir que] la braita oรน l'on a tenu l'interdit [suit] Rabbi Yehouda, ce que Rabbi Yehouda n'a dit 'on l'arase' qu'ร  propos du gid [c'est] parce que son suif dรฉpend de la coutume : lร  oรน l'on a รฉtรฉ rigoureux, on est rigoureux, comme on dit (Nidda 66a) ร  propos de la rigueur de Rabbi Zera sur les sept jours nets ; ou bien l'on dira que 'on l'arase' de Rabbi Yehouda porte aussi sur le suif, selon ce qu'[on] veut dire [que] cette braita [suit] Rabbi Yehouda. Mais pour Rabbi Meir, il te vient ร  l'esprit [qu'il est] interdit par la Torah, du fait qu'il est rigoureux ร  creuser aprรจs lui et ร  [l']extirper, [puisqu']il dit 'on coupe son suif depuis sa racine' ; et ร  la fin [la Guemara] conclut [que] la braita [suit] Rabbi Meir. Et nรฉanmoins, [ce] n'[est] pas interdit par la Torah pour Rabbi Meir, mais [c'est] qu'Israรซl est saint ; tandis que pour Rabbi Yehouda [c'est] entiรจrement permis. Et ce que nous avons appris 'ils sont dignes de foi ร  son sujet et ร  celui du suif', [c'est] ร  propos du suif ordinaire et non du suif du gid, car, puisque pour Rabbi Yehouda [c'est] entiรจrement permis, la garantie (ne'emanout) ne le concerne pas ; et plus loin (Houlin 93b) je [l']expliquerai, avec l'aide du Ciel.
๐Ÿ’ก Explication

Si 'son suif' dรฉsignait le suif du gid, ce ne serait pas non plus 'de l'avis de tous', car les Tannaim divergent ici aussi : Rabbi Meir exige de creuser (hitout) le gid partout et de couper son suif jusqu'ร  la racine (mรชme enfoui dans la chair) ; Rabbi Yehouda se contente de l'araser au niveau de la surface (shofi) de la chair.

8
ืœืขื•ืœื ื—ืœื‘ื• ื“ื’ื™ื“, ืžื•ื“ื” ืฉืžื•ืืœ ื“ืœืจื‘ื™ ืžืื™ืจ ืžื“ืจื‘ื ืŸ ืืกื•ืจ, ื“ืชื ื™ื: ื•ืฉืžื ื• ืžื•ืชืจ, ื•ื™ืฉืจืืœ ืงื“ื•ืฉื™ื ื ื”ื’ื• ื‘ื• ืื™ืกื•ืจ. ืžืื™ ืœืื• ืจื‘ื™ ืžืื™ืจ ื”ื™ื, ื“ืืžืจ: ืžื•ืชืจ ืžืŸ ื”ืชื•ืจื” ื•ืืกื•ืจ ืžื“ืจื‘ื ืŸ?

[Non,] en rรฉalitรฉ [c'est] le suif du gid [que vise Shmuel] ; [et] Shmuel concรจde que, pour Rabbi Meir, [il est] interdit [seulement] par les Sages (mi-derabanan). Car il est enseignรฉ : et son suif est permis, mais Israรซl [est] saint [et] l'a tenu pour interdit.

N'est-ce pas Rabbi Meir [cette braita], qui dit : permis par la Torah et interdit par les Sages ?

๐Ÿ“œ Rachi (3)
ืœืขื•ืœื ื—ืœื‘ื• ื“ื’ื™ื“ ืงืืžืจ ืฉืžื•ืืœ ื“ื‘ืจื™ ื”ื›ืœ ืžื•ืชืจ:
En rรฉalitรฉ [c'est] le suif du gid โ€” [que] Shmuel dit [รชtre] permis de l'avis de tous.
ื•ืžื•ื“ื” ืฉืžื•ืืœ ื“ืืข"ื’ ื“ืžืŸ ื”ืชื•ืจื” ืžื•ืชืจ ืงืืกืจ ืœื™ื” ืจ' ืžืื™ืจ ืžื“ืจื‘ื ืŸ:
Et Shmuel concรจde โ€” que, bien que par la Torah [ce soit] permis, Rabbi Meir l'interdit par les Sages.
ืžืื™ ืœืื• ืจื‘ื™ ืžืื™ืจ ื”ื™ื ืžื“ืงืชื ื™ ื ื”ื’ื• ื‘ื• ืื™ืกื•ืจ ื“ืื™ืœื• ืœืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ืืคื™' ืžื ื”ื’ื ืœื™ื›ื ื•ืงืืžืจ ืจ"ืž ื“ืžื•ืชืจ ืžื“ืื•ืจื™ื™ืชื ื›ืฉืžื•ืืœ:
N'est-ce pas Rabbi Meir โ€” du fait qu'il enseigne 'l'a tenu pour interdit' ; car pour Rabbi Yehouda il n'y a mรชme pas de coutume [d'interdit], et il [la braita] dit [que] Rabbi Meir [tient cela pour] permis par la Torah, comme Shmuel.
๐Ÿ’ก Explication

La Guemara rรฉpond : Shmuel vise bien le suif du gid, et 'permis de l'avis de tous' signifie permis par la Torah de l'avis de tous. Shmuel admet que, pour Rabbi Meir, il est interdit rabbiniquement. Preuve : une braita enseigne 'son suif est permis, mais Israรซl est saint et l'a tenu pour interdit' โ€” ce qui correspond ร  Rabbi Meir (permis par la Torah, interdit par les Sages).

9
ืžืžืื™ ื“ื™ืœืžื ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ื”ื™ื, ืื‘ืœ ืœืจื‘ื™ ืžืื™ืจ ืžื“ืื•ืจื™ื™ืชื ื ืžื™ ืืกื™ืจ!

D'oรน [le sait-on] ? Peut-รชtre est-ce Rabbi Yehouda [cette braita] ; mais pour Rabbi Meir, [il est] interdit aussi par la Torah !

๐Ÿ’ก Explication

Objection : qu'est-ce qui prouve que cette braita suit Rabbi Meir ? Peut-รชtre suit-elle Rabbi Yehouda (pour qui le suif est permis par la Torah, l'interdit n'รฉtant qu'une coutume de saintetรฉ), alors que pour Rabbi Meir il serait interdit par la Torah mรชme.

10
ืœื ืกืœืงื ื“ืขืชืš, ื“ืชื ื™ื: ื’ื™ื“ ื”ื ืฉื” ืžื—ื˜ื˜ ืื—ืจื™ื• ื‘ื›ืœ ืžืงื•ื ืฉื”ื•ื, ื•ืฉืžื ื• ืžื•ืชืจ. ืžืืŸ ืฉืžืขืช ืœื™ื” ื“ืื™ืช ืœื™ื” ื—ื˜ื™ื˜ื”? ืจื‘ื™ ืžืื™ืจ, ื•ืงืืžืจ: ืฉืžื ื• ืžื•ืชืจ.

[Cela] ne [peut] te venir ร  l'esprit, car il est enseignรฉ : le gid hanasheh, on creuse aprรจs lui (mehattet) en tout endroit oรน il se trouve, et son suif est permis. Qui as-tu entendu [soutenir] qu'il y a creusement (hitita) ?

Rabbi Meir ! Et il dit : son suif est permis.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื—ื˜ื™ื˜ื” ืœืจ' ืžืื™ืจ ื”ื•ื ื“ืฉืžืขื™ื ืŸ ืœื™ื” ืœืขื™ืœ:
Le creusement (hitita) โ€” c'est de Rabbi Meir que nous l'avons entendu plus haut.
๐Ÿ’ก Explication

Rรฉfutation : cela ne tient pas, car une braita enseigne 'on creuse aprรจs le gid partout, et son suif est permis'. Or l'exigence de creuser (hitita) est l'avis de Rabbi Meir (segment 6). Donc c'est bien Rabbi Meir qui dit 'son suif est permis' [par la Torah] โ€” confirmant qu'il ne l'interdit que rabbiniquement.

11
ืืžืจ ืจื‘ ื™ืฆื—ืง ื‘ืจ ืฉืžื•ืืœ ื‘ืจ ืžืจืชื, ืืžืจ ืจื‘: ืœื ืืกืจื” ืชื•ืจื” ืืœื ืงื ื•ืงื ื•ืช ืฉื‘ื•. ืขื•ืœื ืืžืจ: ืขืฅ ื”ื•ื, ื•ื”ืชื•ืจื” ื—ื™ื™ื‘ื” ืขืœื™ื•.

Rav Yitzhak bar Shmuel bar Marta a dit au nom de Rav : la Torah n'a interdit que ses filaments (kenokanot) [qui sont] en lui. Oulla a dit : c'est du bois (etz hou), et [pourtant] la Torah en a rendu passible.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ืงื ื•ืงื ื•ืช ื’ื™ื“ื™ืŸ ื“ืงื™ืŸ ื”ื”ื•ืœื›ื™ืŸ ื‘ืื•ืจืš ื”ื™ืจืš ืžืชื—ืช ื”ื‘ืฉืจ ืžื’ื™ื“ ื”ื—ื™ืฆื•ืŸ ืœื’ื™ื“ ื”ืคื ื™ืžื™ ื•ื”ืŸ ื”ืŸ ื”ืืกื•ืจื™ืŸ ืœืคื™ ืฉื”ืŸ ืจื›ื™ืŸ ื•ื ื•ืชื ื™ืŸ ื˜ืขื ืื‘ืœ ื’ื™ื“ ืขืฆืžื• ืฉื”ื•ื ื‘ืจืืฉ ื”ืฉื•ืคื™ ืงืฉื” ื”ื•ื ื•ืขืฅ ื‘ืขืœืžื ื”ื•ื:
Les filaments (kenokanot) โ€” des nerfs fins qui courent le long de la cuisse, sous la chair, du nerf extรฉrieur au nerf intรฉrieur ; et ce sont eux les interdits, parce qu'ils sont tendres et donnent du goรปt ; mais le gid lui-mรชme, qui est ร  la tรชte de la surface (shofi), est dur et n'est que du bois.
ืขื•ืœื ืืžืจ ืืข"ืค ืฉืขืฅ ื”ื•ื ื”ืชื•ืจื” ื—ื™ื™ื‘ื” ืขืœื™ื•:
Oulla a dit โ€” bien que ce soit du bois, la Torah en a rendu passible.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ืขื•ืœื ืืžืจ ืขืฅ ื”ื•ื ื•ื”ืชื•ืจื” ื›ื•' ืคืœื•ื’ืชื ื“ื™ืฉ ื‘ื’ื™ื“ื™ื ื‘ื "ื˜ ื•ืคืœื•ื’ืชื ื“ืจ"ืž ื•ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ื“ืคืœื™ื’ื™ ื‘ื—ื˜ื™ื˜ื” ืœื ื”ื•ื™ ื›ืคืœื•ื’ืชื ื“ืจื‘ ื•ืขื•ืœื ืืœื ืงืกื‘ืจ ืจื‘ ื“ื”ื ื“ืคืœื™ื’ื™ ืชื ืื™ ื‘ื™ืฉ ื‘ื’ื™ื“ื™ืŸ ื‘ื ื•ืชืŸ ื˜ืขื ื‘ืงื ื•ืงื ื•ืช ื”ื•ื ื“ืคืœื™ื’ื™ ืื‘ืœ ื’ื™ื“ ืœื›"ืข ืขืฅ ื”ื•ื ื•ืจื‘ ื•ื“ืื™ ืกื‘ืจ ื›ืžืืŸ ื“ืืžืจ ื“ื™ืฉ ื‘ื”ืŸ ื‘ื "ื˜ ื“ืœืž"ื“ ืื™ืŸ ื‘ื’ื™ื“ื™ืŸ ื‘ื "ื˜ ืžื” ืœื™ ื’ื™ื“ ื•ืžื” ืœื™ ืงื ื•ืงื ื•ืช ื•ื›ืŸ ืคืœื•ื’ืชื ื“ืจ"ืž ื•ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ื“ืคืœื™ื’ื™ ื‘ื—ื˜ื™ื˜ื” ื•ื”ื”ื•ื ืชื ื ื“ืคืœื™ื’ ืืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ื•ืื™ืช ืœื™ื” ื“ืœื ืืกืจื” ืชื•ืจื” ืืœื ืฉืขืœ ื”ื›ืฃ ื‘ืœื‘ื“ ื›ืœ ื–ื” ื™ืขืžื™ื“ ืจื‘ ื‘ืงื ื•ืงื ื•ืช ื•ืขื•ืœื ืกื‘ืจ ื“ื›ืœ ื”ื ืš ืคืœื•ื’ืชื ื‘ื’ื™ื“ ืขืฆืžื• ื•ืœื ื‘ืงื ื•ืงื ื•ืช ื“ืงื ื•ืงื ื•ืช ืฉืจื• ืœื›ื•ืœื™ ืขืœืžื ื“ื’ื™ื“ ืืžืจ ืจื—ืžื ื ื•ืœื ืงื ื•ืงื ื•ืช ื•ืขื•ืœื ื•ื“ืื™ ืกื‘ืจ ื›ืž"ื“ ืื™ืŸ ื‘ื’ื™ื“ื™ืŸ ื‘ื "ื˜ ืžื“ืงืืžืจ ืขืฅ ื”ื•ื:
Oulla a dit : c'est du bois, et la Torah etc. โ€” la divergence [sur la question de savoir] s'il y a dans les nerfs [de quoi] donner du goรปt (be-noten taam), et la divergence de Rabbi Meir et Rabbi Yehouda qui divergent sur le creusement, ne sont pas comme la divergence de Rav et Oulla. Plutรดt, Rav tient [que] ce sur quoi divergent les Tannaim, [ร  savoir] s'il y a dans les nerfs de quoi donner du goรปt, c'est sur les filaments (kenokanot) qu'ils divergent ; mais le gid [lui-mรชme], de l'avis de tous, est du bois. Et Rav, assurรฉment, tient comme celui qui dit qu'il y a en eux de quoi donner du goรปt ; car pour celui qui dit qu'il n'y a pas dans les nerfs de quoi donner du goรปt, quelle diffรฉrence [y a-t-il] entre le gid et les filaments ? De mรชme la divergence de Rabbi Meir et Rabbi Yehouda qui divergent sur le creusement, et ce Tana qui diverge de Rabbi Yehouda et tient que la Torah n'a interdit que ce qui est sur la cuiller (kaf) seule โ€” tout cela, Rav [l']รฉtablit ร  propos des filaments. Et Oulla tient [que] toutes ces divergences [portent] sur le gid lui-mรชme et non sur les filaments, car les filaments sont permis de l'avis de tous : 'gid' a dit le Misรฉricordieux, et non les filaments. Et Oulla, assurรฉment, tient comme celui qui dit qu'il n'y a pas dans les nerfs de quoi donner du goรปt, puisqu'il dit 'c'est du bois'.
๐Ÿ’ก Explication

Sur la nature mรชme du gid (voir le schรฉma). Pour Rav, la Torah n'a interdit que les fins filaments (kenokanot) qui longent le gid sous la chair โ€” eux sont tendres et donnent du goรปt ; le nerf principal, immangeable et sans saveur, est comme du bois et n'est pas interdit. Pour Oulla, le gid est bien du bois (sans saveur), mais la Torah a nรฉanmoins rendu passible celui qui le mange.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Le nerf lui-mรชme contre ses ramifications : Rav contre Oulla le gid (le nerf principal, dur, sans goรปt) les kenokanot (filaments fins, tendres, qui donnent du goรปt) Rav : seuls les kenokanot sont interdits ; le gid est 'du bois' Oulla : c'est 'du bois', mais la Torah rend passible pour le gid
Rav (seuls les filaments kenokanot, tendres et savoureux, sont interdits) contre Oulla (le nerf est 'du bois', mais la Torah en rend passible).
12
ืืžืจ ืื‘ื™ื™: ื›ื•ื•ืชื™ื” ื“ืขื•ืœื ืžืกืชื‘ืจื, ื“ืืžืจ ืจื‘ ืฉืฉืช ืืžืจ ืจื‘ ืืกื™: ื—ื•ื˜ื™ืŸ ืฉื‘ื—ืœื‘ ืืกื•ืจื™ืŸ, ื•ืื™ืŸ ื—ื™ื™ื‘ื™ืŸ ืขืœื™ื”ืŸ, ืืœืžื ืดื—ืœื‘ืด ืืžืจ ืจื—ืžื ื ื•ืœื ื—ื•ื˜ื™ืŸ, ื”ื›ื ื ืžื™ ืดื’ื™ื“ืด ืืžืจ ืจื—ืžื ื ื•ืœื ืงื ื•ืงื ื•ืช.

Abaye a dit : il est logique [de trancher] comme Oulla, car Rav Shechet a dit au nom de Rav Assi : les filaments (houtin) qui [sont] dans le suif sont interdits, mais on n'en est pas passible. Il appert [donc que] 'suif' a dit le Misรฉricordieux, et non les filaments.

Ici aussi, 'gid' a dit le Misรฉricordieux, et non les filaments (kenokanot).

๐Ÿ“œ Rachi (3)
ื—ื•ื˜ื™ื ืฉื‘ื—ืœื‘ ื›ื’ื•ืŸ ื—ื•ื˜ื™ ื”ื›ืกืœื™ื ื•ื’ื ื‘ื—ืœื‘ ืฉืขืœ ื”ืงืจื‘ ื™ืฉ ื—ื•ื˜ื™ื ื“ืงื™ืŸ:
Les filaments qui [sont] dans le suif โ€” par exemple les filaments des flancs (kessalim) ; et dans le suif qui est sur l'intรฉrieur (kerev) aussi, il y a de fins filaments.
ืืกื•ืจื™ืŸ ืžื“ืจื‘ื ืŸ:
Interdits โ€” par les Sages.
ื•ืื™ืŸ ื—ื™ื™ื‘ื™ืŸ ืขืœื™ื”ื ื›ืจืช:
Et on n'en est pas passible โ€” de retranchement (karet).
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ื›ื•ื•ืชื™ื” ื“ืขื•ืœื ืžืกืชื‘ืจื ื‘ืฉืืœืชื•ืช ื“ืจื‘ ืื—ืื™ ื‘ืคืจืฉืช ื•ื™ืฉืœื— ื“ืืข"ื’ ื“ืงืืžืจ ืžืกืชื‘ืจื ื›ืขื•ืœื ืืกืจื™ื ืŸ ืงื ื•ืงื ื•ืช ืžื“ืจื‘ื ืŸ ืžืฉืžืข ื“ืœืขื•ืœื ืืคื™ืœื• ืžื“ืจื‘ื ืŸ ืฉืจื™:
Il est logique [de trancher] comme Oulla โ€” dans les Cheiltot de Rav Ahai, ร  la paracha Vayichlah : bien qu'il dise 'il est logique [de trancher] comme Oulla', nous interdisons les filaments (kenokanot) par les Sages โ€” ce qui implique [que], pour Oulla, [c'est] mรชme par les Sages [que c'est] permis.
๐Ÿ’ก Explication

Abaye soutient Oulla : selon Rav Assi (rapportรฉ par Rav Shechet), les filaments du suif (houtin she-ba-helev) sont interdits mais sans peine de retranchement (karet). C'est donc que le mot 'suif' de la Torah vise le suif lui-mรชme, non ses filaments. Pareillement, le mot 'gid' vise le nerf lui-mรชme, non ses filaments (kenokanot) โ€” qui ne sont donc pas l'objet de l'interdit de la Torah.

13
ื’ื•ืคื: ืืžืจ ืจื‘ ืฉืฉืช ืืžืจ ืจื‘ ืืกื™: ื—ื•ื˜ื™ืŸ ืฉื‘ื—ืœื‘ ืืกื•ืจื™ืŸ, ื•ืื™ืŸ ื—ื™ื™ื‘ื™ืŸ ืขืœื™ื”ืŸ. ืฉื‘ื›ื•ืœื™ื ืืกื•ืจื™ืŸ, ื•ืื™ืŸ ื—ื™ื™ื‘ื™ืŸ ืขืœื™ื”ืŸ. ืœื•ื‘ืŸ ื›ื•ืœื™ื โ€“ ืจื‘ื™ ื•ืจื‘ื™ ื—ื™ื™ื: ื—ื“ ืืกืจ, ื•ื—ื“ ืฉืจื™.

[Revenons] ร  la chose elle-mรชme : Rav Shechet a dit au nom de Rav Assi : les filaments (houtin) qui [sont] dans le suif sont interdits, mais on n'en est pas passible. [Ceux] qui [sont] dans le rein (koulya) sont interdits, mais on n'en est pas passible.

Le suif blanc du rein (loven koulya) โ€” Rabbi et Rabbi Hiyya : l'un [l']interdit, et l'autre [le] permet.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืœื•ื‘ืŸ ื›ื•ืœื™ื ืฉื‘ืชื•ืš ื”ื—ืจื™ืฅ ื•ืžืชืคืฉื˜ ื•ื”ื•ืœืš ื‘ืชื•ืš ื”ื›ื•ืœื™ื:
Le suif blanc du rein (loven koulya) โ€” [celui] qui est dans le sillon (haritz) et qui s'รฉtend ร  l'intรฉrieur du rein.
โš–๏ธ Rosh (1)
ืืžืจ ืจื‘ ืฉืฉืช ืืžืจ ืจื‘ ืืกื™ ื—ื•ื˜ื™ืŸ ืฉื‘ื—ืœื‘ ืืกื•ืจื™ืŸ ื•ืื™ืŸ ื—ื™ื™ื‘ื™ืŸ ืขืœื™ื• ื—ื•ื˜ื™ืŸ ืฉื‘ื›ืœื™ื•ืช ืืกื•ืจื™ื ื•ืื™ืŸ ื—ื™ื™ื‘ื™ืŸ ืขืœื™ื•. ืœื•ื‘ืŸ ืฉื‘ื›ืœื™ื•ืช ืจื‘ ื•ืจื‘ื™ ื—ื™ื™ื ื—ื“ ืืกืจ ื•ื—ื“ ืฉืจื™. ืจื‘ื” ืžื—ื˜ื˜ ืœื™ื”. ืจ' ื™ื•ื—ื ืŸ ืžืžืจื˜ื˜ ืœื™ื”. ืจื‘ ืืฉื™ ื’ื™ื™ื ืœื™ื”. ืืžืจ ืื‘ื™ื™ ื›ื•ื•ืชื™ื” ื“ืจื‘ ืืกื™ ืžืกืชื‘ืจื. ื“ื"ืจ ืื‘ื ื"ืจ ื™ื”ื•ื“ื” ืืžืจ ืฉืžื•ืืœ ื—ืœื‘ ืฉื”ื‘ืฉืจ ื—ื•ืคื” ืื•ืชื• ืžื•ืชืจ ืืœืžื ื—ืœื‘ ืฉืขืœ ื”ื›ืกืœื™ื ืืžืจ ืจื—ืžื ื ื•ืœื ืฉื‘ืชื•ืš ื”ื›ืกืœื™ื ื”ื›ื ื ืžื™ ืฉืขืœ ื”ื›ืœื™ื•ืช ืืžืจ ืจื—ืžื ื ื•ืœื ืฉื‘ืชื•ืš ื”ื›ืœื™ื•ืช. ืจืฉ"ื™ ืคื•ืชืง ื“ื‘ืœื•ื‘ืŸ ื›ื•ืœื™ื ื”ืœืš ืื—ืจ ื”ืžื—ืžื™ืจ ื•ื”ืžื—ืžื™ืจ ื™ื—ืžื™ืจ ื•ื”ืžื•ื ืข ืœื ื”ืคืกื™ื“. ื•ืœื›ืื•ืจื” ื ืจืื” ื“ืฉืจื™ ื›ืื‘ื™ื™ ื•ืื™ืŸ ืฆืจื™ืš ืœื’ืžื•ื ืืœื ืžื” ืฉื—ื•ืฅ ืœื›ื•ืœื™ื. ื•ื’ื ื‘ืฉืืœืชื•ืช ืคืจืฉืช ื•ื™ืฉืœื— ื”ื‘ื™ื ื“ื‘ืจื™ ื”ืžืชื™ืจ ื•ืœื ื”ื‘ื™ื ื“ื‘ืจื™ ื”ืื•ืกืจ. ื•ื’ืจืก ืจื‘ื” ืžืžืจื˜ื™ื˜ ื•ืœื ื’ืจืก ืจื‘ื ื“ื"ื› ื”ื•ื™ ื”ืœื›ื” ื›ืจื‘ื ื ื’ื“ ืื‘ื™ื™. ื•ืžื™ื”ื• ื ื”ื’ื• ืœืฉืจืฉ ืื—ืจื™ื• ืžืื—ืจ ืฉืจืฉ"ื™ ื ืกืชืคืง ื‘ื• ื•ื’ื ืจื‘ื™ ื™ื•ื—ื ืŸ ืžืžืจื˜ื™ื˜ ืœื™ื”. ืžื™ื”ื• ื‘ื—ืœื‘ ืฉื”ื‘ืฉืจ ื—ื•ืคื” ืื•ืชื• ืžืฉืžืข ืžืคื™ืจื•ืฉ ืจืฉ"ื™ ื–"ืœ ืฉืคืฉื•ื˜ ืœื• ืฉืžื•ืชืจ ืืข"ืค ืฉื‘ืœื•ื‘ืŸ ื›ื•ืœื™ื ืœื ืคืชืง ื‘ื”ื“ื™ื ื“ืžื•ืชืจ ื•ืฆืจื™ืš ื˜ืขื ืžืื™ ืฉื ื ื–ื” ืžื–ื”. ื“ืื™ ื“ืจืฉื™ื ืŸ ื—ืœื‘ ืฉืขืœ ื”ื›ืกืœื™ื ืืžืจ ืจื—ืžื ื ื•ืœื ื—ืœื‘ ืฉื‘ืชื•ืš ื”ื›ืกืœื™ื. ื”ื›ื™ ื ืžื™ ื ื“ืจื•ืฉ ื—ืœื‘ ืฉืขืœ ื”ื›ืœื™ื•ืช ื•ืœื ื—ืœื‘ ืฉื‘ืชื•ืš ื”ื›ืœื™ื•ืช ื•ื’ื ืจ' ื™ื•ื—ื ืŸ ืื™ืช ืœื™ื” ื—ืœื‘ ืฉื”ื‘ืฉืจ ื—ื•ืคื” ืื•ืชื• ืžื•ืชืจ ืžื“ืงืืžืจ ื‘ื”ืžื” ื‘ื—ื™ื™ื” ืคื™ืจื•ืงื™ ืžืคืจืงื ื•ืืคื™ืœื• ื”ื›ื™ ืžืžืจื˜ื™ื˜ ืœื™ื”. ื•ืคื™ืจืฉ ื”ืจ"ืจ ื™ื•ื ื” ื–"ืœ ื“ืžื—ืžื™ืจ ื”ื™ื” ืจื‘ื™ ื™ื•ื—ื ืŸ. ื•ืื‘ื™ื™ ื“ื™ื ื ื“ืื•ืจื™ื™ืชื ืงืืžืจ. ื”ื™ืœื›ืš ืจืื•ื™ ืœื”ื—ืžื™ืจ ื›ืจื‘ื™ ื™ื•ื—ื ืŸ ื•ืžื›ืืŸ ืžื‘ื™ื ืจืื™ื” ืœืกืชื•ืจ ื“ื‘ืจื™ ื”ืจ"ืจ ืืœื™ืขื–ืจ ืžืžื™"ืฅ ืฉื”ื™ื” ืื•ืžืจ ื“ืฉื•ืžืŸ ืฉืขืœ ื™ื•ืชืจืช ื”ื›ื‘ื“ ืืกื•ืจ ื™ ืืฃ ืœืื—ืจ ืฉื ื™ื˜ืœ ื”ืงืจื•ื ืžืžื ื•. ื•ื”ื‘ื™ื ืจืื™ื” ืžื“ืชื ื™ื ื‘ืชื•ืจืช ื›ื”ื ื™ื ื‘ืคืจืฉืช ืฆื• ื›ื™ ื›ืœ ืื•ื›ืœ ื—ืœื‘ ืžืŸ ื”ื‘ื”ืžื” ืืฉืจ ื™ืงืจื™ื‘ื• ืžืžื ื• ืงืจื‘ืŸ ืœื”' ืื™ืŸ ืœื™ ืืœื ืชืžื™ืžื™ื ืฉื›ืฉืจื™ืŸ ืœื”ืงืจื‘. ื—ืœื‘ ื‘ืขืœื™ ืžื•ืžื™ื ืžื ื™ืŸ. ืช"ืœ ืžืŸ ื”ื‘ื”ืžื”. ื—ืœื‘ ื—ื•ืœื™ืŸ ืžื ื™ืŸ. ืช"ืœ ื›ื™ ื›ืœ ืื•ื›ืœ ื—ืœื‘. ื"ื› ืœืžื” ื ืืžืจ ืืฉืจ ื™ืงืจื™ื‘ื• ืœื ืืžืจืชื™ ืœืš ืืœื ื—ืœื‘ ืฉื›ืžื•ืชื• ื›ืฉืจ ืœื”ืงืจื‘. ื™ืฆื ื—ืœื‘ ื”ื“ืคื ื•ืช ืฉืื™ืŸ ื›ืฉืจ ืœื”ืงืจื‘. ืžืฉืžืข ืฉื”ื™ื™ืชื™ ืื•ืชืจ ื—ืœื‘ ื”ื“ืคื ื•ืช ืื™ ืœืื™ ืžืฉื•ื ืฉืื™ืŸ ื›ืฉืจ ืœื™ืงืจื‘. ื•ืื ื›ืŸ ื—ืœื‘ ื”ื™ื•ืชืจืช ื“ืงืจื™ื‘ ืœื™ืชืกืจ. ื•ืœื“ื‘ืจื™ื• ืื ื›ืŸ ืœื•ื‘ืŸ ื›ื•ืœื™ื ืœื™ืชืกืจ ืฉื”ื•ื ืงืจื‘ ืขื ื”ื›ื•ืœื™ื ื›ืžื• ืฉื•ืžืŸ ื”ื™ื•ืชืจืช. ื•ืžื™ื”ื• ื™ืฉ ืœื•ืžืจ ื“ืฉืื ื™ ืœื•ื‘ืŸ ื›ื•ืœื™ื ื“ืžื™ืขื˜ื™ื” ืงืจื ื‘ื”ื“ื™ื ืฉืขืœ ื”ื›ืœื™ื•ืช ื•ืœื ืฉื‘ืชื•ืš ื”ื›ืœื™ื•ืช. ื•ืžื™ื”ื• ืงืฉื” ืœื“ื‘ืจื™ื• ื›ืœ ืฉื•ืžืŸ ื”ืืœื™ื” ืœื™ืชืกืจ ื“ืงืจื‘ ืœื’ื‘ื™ ืžื–ื‘ื— ื”ื•ื ื•ืื™ ืžืฉื•ื ื“ืืžืจื™ื ืŸ ื‘ืกื•ืฃ ื›ืœ ื”ื‘ืฉืจ (ื—ื•ืœื™ืŸ ื“ืฃ ืงื™ื–.) ื—ืœื‘ ื”ืืœื™ื” ืื™ืงืจื™ ื—ืœื‘ ืกืชืžื ืœื ืื™ืงืจื™ ืžื›ืœ ืžืงื•ื ืœื™ืชืกืจ ืžื˜ืขื ืฉื”ื•ื ืงืจื‘ ืœืžื–ื‘ื— ืืœื ื•ื“ืื™ ืœื ืื™ืฆื˜ืจื™ืš ืœืžืขื˜ ื—ืœื‘ ื”ื“ืคื ื•ืช ืืœื ืœืคื™ ืฉื“ื•ืžื” ืœืฉืืจ ื—ืœื‘. ื•ืฉืžื ืืฃ ืชื•ืชื‘ ืงืจื•ื ื•ืœืงืœืฃ ื”ื•ื. ืื‘ืœ ืœื•ื‘ืŸ ื›ื•ืœื™ื ื•ื—ืœื‘ ื”ืืœื™ื” ืœื ื“ืžื™ ื›ืœืœ ืœืฉืืจ ื—ืœื‘ ื”ืืกื•ืจ ื•ื›ื™ ืงืจื‘ื™ ื ืžื™ ืœื ื‘ืชื•ืจืช ื—ืœื‘ ืงืจื‘ื™. ืืœื ืื’ื‘ ื›ื•ืœื™ื ื•ืืœื™ื” ื•ื›ืŸ ืฉื•ืžืŸ ื”ื™ื•ืชืจืช ืื’ื‘ ื™ื•ืชืจืช:
Rav Chechet a dit au nom de Rav Assi : les filaments (houtin) qui [sont] dans le suif (helev) sont interdits, mais on n'en est pas passible (ein hayavin alav, on n'encourt pas de peine de karet ou de flagellation ร  leur sujet). Les filaments qui [sont] dans les reins (kelayot) sont interdits, mais on n'en est pas passible. Le suif blanc du rein (loven ba-kuliya) : Rav et Rabbi Hiyya โ€” l'un [l']interdisait et l'autre [le] permettait. Rabba le curait (mehatet, l'extrayait en creusant). Rabbi Yo'hanan le grattait entiรจrement (memartet). Rav Achi le raclait au ras (gayem, le rasait). Abaye a dit : il est logique [de trancher] comme Rav Assi. Car Rabbi Abba a dit au nom de Rav Yehouda au nom de Shmuel : le suif (helev) que la chair recouvre est permis ; il ressort donc que ยซ le suif qui est sur les flancs (kessalim) ยป a dit le Misรฉricordieux (rahmana, la Torah) โ€” et non ce qui est ร  l'intรฉrieur des flancs ; ici aussi [pour le rein], ยซ [le suif] qui est sur les reins ยป a dit le Misรฉricordieux โ€” et non ce qui est ร  l'intรฉrieur des reins. Rachi tranche (potek) que, concernant le suif blanc du rein (loven kuliya), on suit [l'avis de] celui qui est le plus rigoureux (le-hahmir, la stringence) : celui qui se montre rigoureux fera bien d'รชtre rigoureux, et celui qui s'en abstient [de le manger] n'y perd rien. Et ร  premiรจre vue il apparaรฎt qu'[en fait c'est] permis, comme [l'opinion d']Abaye, et [qu']il n'est pas nรฉcessaire de raser (ligmom) [le rein], mais seulement ce qui est ร  l'extรฉrieur du rein (kuliya). Et de mรชme, les Che'iltot, parachat Vayichlah, ont rapportรฉ les paroles de celui qui permet et n'ont pas rapportรฉ les paroles de celui qui interdit. Et il faut lire (garis) ยซ Rabba le grattait (memartet) ยป et non lire ยซ Rava ยป, car s'[il fallait lire Rava] alors la halakha serait comme Rava contre Abaye [ce qui contredit la rรจgle habituelle]. Nรฉanmoins on a pris l'usage (nahagou) de le curer entiรจrement (le-charech, extirper ร  la racine) aprรจs lui, dรจs lors que Rachi a eu un doute ร  son sujet, et [d'autant que] Rabbi Yo'hanan aussi le grattait entiรจrement (memartet). Toutefois, concernant ยซ le suif que la chair recouvre ยป, il ressort du commentaire de Rachi de mรฉmoire bรฉnie (zal) qu'il tenait pour รฉvident (pashout lo) qu'[il est] permis โ€” bien que, pour le suif blanc du rein, il n'ait pas tranchรฉ explicitement (be-hedia) qu'[il est] permis โ€” et cela requiert une explication (tsarikh ta'am) : en quoi ceci diffรจre-t-il de cela ? Car si nous exposons (darshinan, dรฉduisons du verset) ยซ le suif qui est sur les flancs a dit le Misรฉricordieux et non le suif qui est ร  l'intรฉrieur des flancs ยป, de mรชme exposons ยซ le suif qui est sur les reins et non le suif qui est ร  l'intรฉrieur des reins ยป ! Et de plus Rabbi Yo'hanan aussi tient que ยซ le suif que la chair recouvre est permis ยป, puisqu'il dit [ailleurs] ยซ la bรชte, de son vivant, se dรฉmembre (mefarka, ses membres se sรฉparent d'elle-mรชme) ยป โ€” et pourtant [malgrรฉ cela] il le grattait entiรจrement (memartet). Et le Rabbenou Yona de mรฉmoire bรฉnie a expliquรฉ que Rabbi Yo'hanan รฉtait rigoureux (mahmir), tandis qu'Abaye รฉnonรงait le din de la Torah (dina de-oraita, la loi de droit strict). C'est pourquoi il convient d'รชtre rigoureux comme Rabbi Yo'hanan. Et de lร  [de ce passage] il apporte une preuve pour rรฉfuter les paroles du Rabbenou Eliezer de Metz (mi-Metz), qui disait que le suif qui est sur le lobe du foie (yoteret ha-kaved) est interdit mรชme aprรจs que la membrane (kroum) lui a รฉtรฉ retirรฉe. Et il a apportรฉ une preuve de ce qui est enseignรฉ dans le Torat Kohanim, parachat Tsav : ยซ Car quiconque mange du suif (helev) de la bรชte dont on offre (yakrivou) un sacrifice (korban) ร  HaChem ยป โ€” je n'ai [d'abord] que les [bรชtes] sans dรฉfaut (temimim), qui sont aptes ร  รชtre offertes ; le suif des [bรชtes] porteuses de dรฉfauts (ba'alei moumin), d'oรน [le tire-t-on] ? L'enseignement dit (talmoud lomar) : ยซ de la bรชte ยป. Le suif des [bรชtes] profanes (houlin, non consacrรฉes), d'oรน ? L'enseignement dit : ยซ car quiconque mange du suif ยป. S'il en est ainsi, pourquoi est-il dit ยซ dont on offre ยป ? Je ne t'ai dit [cela] que [pour dรฉsigner] le suif dont l'รฉquivalent est apte ร  รชtre offert ; est exclu le suif des parois [du ventre] (helev ha-dfanot) qui n'est pas apte ร  รชtre offert. [Ce qui] laisse entendre que j'aurais permis le suif des parois si ce n'รฉtait parce qu'il n'est pas apte ร  รชtre offert. Et si tel est le cas, le suif du lobe [du foie] (yoteret), qui est offert, devrait รชtre interdit ! Et selon ses paroles [du Rabbenou Eliezer de Metz], s'il en est ainsi, le suif blanc du rein (loven kuliya) devrait รชtre interdit, puisqu'il est offert avec le rein, tout comme le suif du lobe (yoteret). Toutefois on peut dire que le suif blanc du rein est diffรฉrent, car le verset l'a explicitement exclu (mi'atei kra be-hedia) : ยซ [le suif] qui est sur les reins ยป et non ยซ ce qui est ร  l'intรฉrieur des reins ยป. Mais il reste une difficultรฉ contre ses paroles : tout le suif de la queue grasse (helev ha-alya) devrait รชtre interdit, puisqu'il est offert sur l'autel (mizbeah) ! Et si [l'on veut rรฉpondre] que c'est parce que nous disons ร  la fin [du chapitre] ยซ Kol ha-basar ยป (Houlin, folio 117a) que ยซ le suif de la queue grasse est appelรฉ helev [seulement] lorsqu['il est dรฉsignรฉ explicitement], mais employรฉ sans prรฉcision (setama) il n'est pas appelรฉ [helev] ยป โ€” [cela ne suffit pas, car] de toute maniรจre il devrait รชtre interdit pour la raison qu'il est offert sur l'autel ! Plutรดt, assurรฉment, [le verset] n'a eu besoin d'exclure le suif des parois que parce qu'il ressemble au reste du suif [interdit]. Et peut-รชtre [ce suif des parois] fait-il lui aussi partie du ยซ recouvert d'une membrane et [qui doit] รชtre pelรฉ ยป (totev kroum ve-liklaf). Mais le suif blanc du rein et le suif de la queue grasse ne ressemblent en rien au reste du suif interdit ; et mรชme lorsqu'ils sont offerts, ils ne sont pas offerts ร  titre de suif (be-torat helev), mais [seulement] ร  l'occasion (agav) du rein et de la queue grasse โ€” et de mรชme le suif du lobe [est offert] ร  l'occasion du lobe.
๐Ÿ’ก Explication

La Guemara reprend la dรฉclaration en elle-mรชme (goufa). Rav Assi : les filaments du suif sont interdits mais sans karet ; les filaments du rein aussi. Quant au suif blanc du rein (loven koulya), Rabbi et Rabbi Hiyya divergent : l'un l'interdit (par ressemblance avec le suif de la Torah), l'autre le permet.

14
ืจื‘ื” ืžืžืจื˜ื˜ ืœื™ื”, ืจื‘ื™ ื™ื•ื—ื ืŸ ืžืžืจื˜ื˜ ืœื™ื”, ืจื‘ื™ ืืกื™ ื’ืื™ื ืœื™ื”. ืืžืจ ืื‘ื™ื™: ื›ื•ื•ืชื™ื” ื“ืจื‘ื™ ืืกื™ ืžืกืชื‘ืจื, ื“ืืžืจ ืจื‘ื™ ืื‘ื ืืžืจ ืจื‘ ื™ื”ื•ื“ื” ืืžืจ ืฉืžื•ืืœ:

Rabba l'arrache (memartet), Rabbi Yo'hanan l'arrache, Rabbi Asi le rase [en surface] (gaim). Abaye a dit : il est logique [de trancher] comme Rabbi Asi, car Rabbi Abba a dit au nom de Rav Yehouda au nom de Shmuel :

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ืžืžืจื˜ื˜ ืœื™ื” ืžืฉืจืฉ ืื—ืจื™ื•:
L'arrache (memartet) โ€” il [l']extirpe et [le poursuit] aprรจs [dans la chair].
ื’ืื™ื ืœื™ื” ื”ื—ืคื•ื™ ืื‘ืœ ื‘ื›ื•ืœื™ื ืื›ืœ:
Le rase (gaim) โ€” le [suif] de couverture ; mais ร  l'intรฉrieur du rein, il [le] mangeait.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ืืžืจ ืื‘ื™ื™ ื›ื•ื•ืชื™ื” ื“ืจื‘ื™ ืืกื™ ืžืกืชื‘ืจื ืžืฉืžืข ื“ื”ื›ื™ ื”ืœื›ืชื ื“ืœื•ื‘ืŸ ื›ื•ืœื™ื ืฉืจื™ ื•ืื™ืŸ ืฆืจื™ืš ืœื’ืžื•ื ืืœื ืžื” ืฉื—ื•ืฅ ืœื›ื•ืœื™ื ื•ื‘ืงื•ื ื˜ืจืก ื ืžื™ ื›ืชื‘ ื“ื”ืžื™ืงืœ ืœื ื”ืคืกื™ื“ ื•ื‘ืฉืืœืชื•ืช ื ืžื™ ื‘ืคืจืฉืช ื•ื™ืฉืœื— ื”ื‘ื™ืื• ื“ื‘ืจื™ ื”ืžืชื™ืจ ื•ืœื ื“ื‘ืจื™ ื”ืื•ืกืจ ื•ื’ืจืก ืจื‘ื” ืžื—ื˜ื˜ ืœื™ื” ื•ืœื ื’ืจืกื™ื ืŸ ืจื‘ื ื“ื"ื› ื”ื™ื” ื”ืœื›ื” ื›ืจื‘ื ืœื’ื‘ื™ ืื‘ื™ื™ ื•ื‘ื›ืœ ื”ืกืคืจื™ื ื›ืชื™ื‘ ืจื‘ื” ื•ืžื™ื”ื• ื›ืชื‘ ื‘ืงื•ื ื˜ืจืก . ื“ื‘ืœื•ื‘ืŸ ื›ื•ืœื™ื ื”ืœืš ืื—ืจ ื”ืžื—ืžื™ืจ ืœืฉืจืฉ ืื—ืจื™ื• ื›ื™ื•ืŸ ื“ืœื ืืชืžืจ ื”ืœื›ืชื ื›ืื‘ื™ื™ ื•ื”ืžื—ืžื™ืจ ื™ื—ืžื™ืจ ื•ื”ืžื•ื ืข ืœื ื”ืคืกื™ื“ ื•ื‘ื—ืœื‘ ืฉื”ื‘ืฉืจ ื—ื•ืคื” ืื•ืชื• ืžืฉืžืข ืžืชื•ืš ืคื™ืจื•ืฉ ื”ืงื•ื ื˜ืจืก ืฉืคืฉื•ื˜ ืœื• ืฉื”ื•ื ืžื•ืชืจ ืืฃ ืขืœ ื’ื‘ ืฉื‘ืœื•ื‘ืŸ ื›ื•ืœื™ื ืœื ืคืกืง ื‘ื”ื“ื™ื ืฉื™ื”ื ืžื•ืชืจ ื•ืฉืžื ืกื•ื‘ืจ ื“ื›ื•ืœื”ื• ืื™ืช ืœื”ื• ื“ืฉืžื•ืืœ ื“ืืžืจ ื—ืœื‘ ืฉื”ื‘ืฉืจ ื—ื•ืคื” ืื•ืชื• ืžื•ืชืจ ื•ืฆืจื™ืš ืœื™ืชืŸ ื˜ืขื ื“ืž"ืฉ ื–ื” ืžื–ื” ื“ืื™ ื“ืจืฉื™ื ืŸ ืฉืขืœ ื”ื›ืกืœื™ื ืืžืจ ืจื—ืžื ื ื•ืœื ืฉื‘ืชื•ืš ื”ื›ืกืœื™ื ื”ื›ื ื ืžื™ ืืžืจ ืจื—ืžื ื ืฉืขืœ ื”ื›ืœื™ื•ืช ื•ืœื ืฉื‘ืชื•ืš ื”ื›ืœื™ื•ืช ื•ืืฃ ืขืœ ื’ื‘ ื“ื—ื•ื˜ื™ืŸ ืฉื‘ื—ืœื‘ ืืกื•ืจื™ื ืžื“ืจื‘ื ืŸ ื™ืฉ ืœื’ื–ื•ืจ ื‘ื”ื• ื˜ืคื™ ื‘ื—ื•ื˜ื™ ื—ืœื‘ ืื˜ื• ื—ืœื‘ ืžื‘ืœื•ื‘ืŸ ื›ื•ืœื™ื ื•ื™ืฉ ืœืกืชื•ืจ ืžื›ืืŸ ื“ื‘ืจื™ ืจ"ื ืžืžื™"ืฅ ืฉื”ื™ื” ืื•ืžืจ ื“ืฉื•ืžืŸ ืฉืขืœ ื™ื•ืชืจืช ื”ื›ื‘ื“ ืืกื•ืจ ืืฃ ืœืื—ืจ ืฉื™ื˜ื•ืœ ื”ืงืจื•ื ืžืขืœื™ื• ืžื“ืชื ื™ื ื‘ืชื•ืจืช ื›ื”ื ื™ื ื›ื™ ื›ืœ ืื•ื›ืœ ื—ืœื‘ ืžืŸ ื”ื‘ื”ืžื” ืืฉืจ ื™ืงืจื™ื‘ื• ืžืžื ื” ื•ื’ื•' ืื™ืŸ ืœื™ ืืœื ื—ืœื‘ ืชืžื™ืžื™ื ืฉื”ื ื›ืฉืจื™ื ืœื™ืงืจื‘ ื—ืœื‘ ื‘ืขืœื™ ืžื•ืžื™ืŸ ืžื ื™ืŸ ืชืœืžื•ื“ ืœื•ืžืจ ืžืŸ ื”ื‘ื”ืžื” ื—ืœื‘ ื—ื•ืœื™ืŸ ืžื ื™ืŸ ืชืœืžื•ื“ ืœื•ืžืจ ื›ื™ ื›ืœ ืื•ื›ืœ ื—ืœื‘ ืื ื›ืŸ ืœืžื” ื ืืžืจ ืืฉืจ ื™ืงืจื™ื‘ื• ืžืžื ื” ืœื•ืžืจ ืœืš ื—ืœื‘ ืฉื›ืžื•ื”ื• ื›ืฉืจ ืœื™ืงืจื‘ ืืžืจืชื™ ืœืš ื—ืœื‘ ื“ืคื ื•ืช ืฉืื™ืŸ ืจืื•ื™ื” ืœื™ืงืจื‘ ืœื ืืžืจืชื™ ืœืš ืžืฉืžืข ืฉื”ื™ื™ืชื™ ืื•ืกืจ ื—ืœื‘ ื”ื“ืคื ื•ืช ืื™ ืœืื• ืžืฉื•ื ื“ืื™ื ื• ืงืจื‘ ื•ื"ื› ื—ืœื‘ ื”ื™ื•ืชืจืช ืฉื”ื•ื ืงืจื‘ ืขื ื”ื™ื•ืชืจืช ืืกื•ืจ ื•ืœืคื™ ื–ื” ื”ื™ื” ืœืŸ ืœืืกื•ืจ ืœื•ื‘ืŸ ื›ื•ืœื™ื ืฉื”ื•ื ืงืจื‘ ืขื ื”ื›ื•ืœื™ื ื•ื”ื›ื ืฉืจื™ื ืŸ ืœื™ื” ื•ืžื™ื”ื• ืื™ื›ื ืœืžื™ืžืจ ืฉืื ื™ ืœื•ื‘ืŸ ื›ื•ืœื™ื ืฉืžืžืขื˜ ืœื™ื” ืงืจื ืฉืขืœ ื”ื›ืœื™ื•ืช ื•ืœื ืฉื‘ืชื•ืš ื”ื›ืœื™ื•ืช ื•ืž"ืž ืงืฉื” ื“ืœืค"ื– ืœื™ืชืกืจ ืฉื•ืžืŸ ื”ืืœื™ื” ืฉืงืจื‘ ืขื ื”ืืœื™ื” ื•ืืฃ ืขืœ ื’ื‘ ื“ืืžืจ ื‘ืคืจืง ื›ืœ ื”ื‘ืฉืจ (ืœืงืžืŸ ื—ื•ืœื™ืŸ ื“ืฃ ืงื™ื–.) ื“ื—ืœื‘ ื”ืืœื™ื” ืžื™ืงืจื™ ื—ืœื‘ ืกืชืžื ืœื ืื™ืงืจื™ ืž"ืž ืœื™ืชืกืจ ืžื˜ืขื ืฉืงืจื‘ ืœื›ืš ื ืจืื” ืœื™ ื“ื“ื•ืงื ื—ืœื‘ ื“ืคื ื•ืช ืฉื“ื•ืžื” ืœืฉืืจ ื—ืœื‘ ื•ืฉืžื ืืฃ ืชื•ืชื‘ ืงืจื•ื ื•ื ืงืœืฃ ื”ื•ื ื”ื•ื” ืžื™ืชืกืจ ืื™ ื”ื•ื” ืงืจื‘ ืื‘ืœ ื—ืœื‘ ื™ื•ืชืจืช ื•ืœื•ื‘ืŸ ื›ื•ืœื™ื ื•ืฉื•ืžืŸ ื”ืืœื™ื” ืฉืื™ืŸ ื“ื•ืžื™ืŸ ื›ืœืœ ืœื—ืœื‘ ืœื ืžื™ืชืกืจื™ ื“ืื™ืŸ ืงืจื‘ื™ืŸ ื‘ืชื•ืจืช ื—ืœื‘ ืืœื ืื’ื‘ ื™ื•ืชืจืช ื•ื›ื•ืœื™ื ื•ืืœื™ื”:
Abaye a dit : il est logique [de trancher] comme Rabbi Asi โ€” [cela] implique [que] telle est la halakha, [ร  savoir] que le suif blanc du rein est permis et qu'il n'est pas besoin de [l']araser, sinon ce qui est ร  l'extรฉrieur du rein. Et dans le commentaire [de Rachi] aussi il est รฉcrit [que] celui qui est indulgent n'a rien perdu. Et dans les Cheiltot aussi, ร  la paracha Vayichlah, on a rapportรฉ les paroles de celui qui permet et non les paroles de celui qui interdit ; et l'on y lit 'Rabba l'arrache' et l'on n'y lit pas 'Rava', car s'il en รฉtait ainsi la halakha [serait] comme Rava contre Abaye ; et dans tous les livres il est รฉcrit 'Rabba'. Toutefois il est รฉcrit dans le commentaire [de Rachi] qu'ร  propos du suif blanc du rein on suit le plus rigoureux, [ร  savoir] d'extirper aprรจs lui, puisque la halakha n'a pas รฉtรฉ รฉnoncรฉe comme Abaye, [et que] celui qui est rigoureux sera rigoureux et que celui qui s'[en] abstient n'a rien perdu. Et ร  propos du suif que la chair recouvre, il appert du commentaire [de Rachi] qu'il lui est รฉvident que c'est permis, bien qu'ร  propos du suif blanc du rein il n'ait pas tranchรฉ explicitement que ce soit permis ; et peut-รชtre tient-il [que] tous [ces maรฎtres] adoptent [le propos] de Shmuel qui dit [que] le suif que la chair recouvre est permis. Et il faut donner une raison [pour expliquer] en quoi celui-ci diffรจre de celui-lร  : car si nous exposons 'ce qui est sur les flancs (kessalim)', a dit le Misรฉricordieux, et non ce qui est dans les flancs, ici aussi 'ce qui est sur les reins', a dit le Misรฉricordieux, et non ce qui est dans les reins. Et bien que les filaments qui sont dans le suif soient interdits par les Sages, il y a [lieu] de dรฉcrรฉter ร  leur sujet davantage โ€” sur les filaments du suif ร  cause du suif โ€” qu'ร  propos du suif blanc du rein. Et l'on peut rรฉfuter de lร  les paroles de Rabbi Eliezer de Metz, qui disait que le gras qui est sur le lobe du foie (yoteret ha-kaved) est interdit mรชme aprรจs qu'on a รดtรฉ la membrane qui [est] sur lui, du fait qu'il est enseignรฉ dans le Torat Kohanim : 'car quiconque mange du suif de la bรชte dont on offre [un sacrifice] ร  l'ร‰ternel...' โ€” je n'ai [lร ] que le suif des [bรชtes] sans dรฉfaut, qui sont aptes ร  รชtre offertes ; le suif des [bรชtes] ร  dรฉfaut, d'oรน [le sait-on] ? [Le] verset [l']enseigne : 'de la bรชte' ; le suif des [bรชtes] profanes (houlin), d'oรน [le sait-on] ? [Le] verset [l']enseigne : 'car quiconque mange du suif'. Si [c'est] ainsi, pourquoi est-il dit 'dont on offre [un sacrifice]' ? Pour te dire : le suif qui, semblable ร  lui, est apte ร  รชtre offert, je te [l']ai interdit ; le suif des parois (defanot), qui n'est pas apte ร  รชtre offert, je ne te [l']ai pas interdit โ€” [ce qui] implique que j'aurais interdit le suif des parois si ce n'รฉtait parce qu'il n'est pas offert ; et si [c'est] ainsi, le suif du lobe [du foie], qui est offert avec le lobe, [serait] interdit. Et selon cela, nous devrions interdire le suif blanc du rein, qui est offert avec le rein โ€” or ici nous le permettons ! Toutefois on peut dire [que] le suif blanc du rein est diffรฉrent, car le verset l'exclut : 'sur les reins' et non dans les reins. Mais malgrรฉ tout c'est difficile : car selon cela, [il faudrait] interdire le gras de la queue (alya) qui est offert avec la queue ; et bien qu'on dise au chapitre Kol Habassar (plus loin, Houlin 117a) [que] le gras de la queue est appelรฉ 'suif' [mais qu']il n'est pas appelรฉ 'suif' de maniรจre absolue, nรฉanmoins qu'il soit interdit du fait qu'il est offert ! C'est pourquoi il me paraรฎt [prรฉfรฉrable de dire] que [c'est] spรฉcifiquement le suif des parois, qui ressemble au reste du suif โ€” et peut-รชtre mรชme [le suif] que recouvre une membrane qui se pรจle โ€” qui serait interdit s'il รฉtait offert ; mais le suif du lobe, le suif blanc du rein et le gras de la queue, qui ne ressemblent en rien au suif, ne sont pas interdits, car ils ne sont pas offerts au titre de suif, mais [seulement] ร  cause du lobe, du rein et de la queue.
๐Ÿ’ก Explication

Conduites pratiques sur le suif blanc du rein : Rabba et Rabbi Yo'hanan l'arrachent entiรจrement (memartet), tandis que Rabbi Asi se contente de raser le suif de surface sans extirper le reste. Abaye tranche comme Rabbi Asi (donc le loven koulya interne est permis), au nom de Shmuel โ€” propos qui se poursuit au daf suivant.

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Texte hรฉbreu et aramรฉen vocalisรฉ : รฉdition numรฉrique William Davidson du Talmud Koren Noรฉ, via Sefaria (licence CC BY-NC). Traduction franรงaise, notes et schรฉmas : Chiourim BA (licence CC BY 4.0).