Chullin 96a โ€” la reconnaissance visuelle (tevi'out ayna) face aux signes, puis le retrait du nerf sciatique (gid ha-nache)

Chullin 96a

Sougya : Le daf se partage en deux. La premiรจre moitiรฉ achรจve la sougya sur la tevi'out ayna (reconnaissance visuelle) : on ne rend pas un objet perdu sur cette seule base (de peur d'un mensonge par convoitise), mais โ€” ayant entendu que viande et fil d'azur retrouvรฉs sont permis de vue โ€” Rava conclut [que] la reconnaissance visuelle est prรฉfรฉrable aux simanim (signes).

On l'รฉtaye : l'aveugle et l'รฉpoux dans la nuit se fient ร  la reconnaissance (de la voix) ; Rav Yitzhak fils de Rav Mecharchia montre [qu']on ne condamne pas ร  mort sur des signes mais [qu']on condamne sur reconnaissance visuelle ; et Rav Achi, [qu']un messager reconnaรฎt de vue celui qu'il ne saurait identifier par des signes. La seconde moitiรฉ ouvre la michna du gid ha-nache (nerf sciatique) : il faut tout prรฉlever (R.

Meir, anonyme), ou il suffit de l'exciser par le haut (R. Yehuda) ; les peines pour qui en mange (kazayit, ou nerf entier comme 'crรฉature' entiรจre).

La Guemara raconte l'incident de bar Peyoli, repris par Chmouel pour avoir gommรฉ le nerf ร  la maniรจre de R. Yehuda ; Rav Chechet distingue l'interdit de la Torah de l'interdit rabbinique ; Chmouel รฉtablit [que] la Torah n'interdit que la part 'sur la kaf' (Gen 32:33) ; et Rav Papa rattache la peine pour un nerf de moins d'un kazayit ร  une mahloket de Tanaim, expliquรฉe par la notion de beriya (crรฉature entiรจre, punissable quelle que soit sa taille).

Tevi'out ayna (reconnaissance visuelle) face aux simanim (signes) Simanim (signes distinctifs) on dรฉcrit : tel signe et tel signe Tevi'out ayna (on le reconnaรฎt de vue) on l'identifie sans pouvoir le dรฉcrire Rendre un objet perdu on ne rend PAS sur simple tevi'out ayna (crainte que le quรฉmandeur ne mente par convoitise) Permettre un interdit tevi'out ayna PREFEREE (Rava) (viande, fil d'azur retrouvรฉs, valides de vue) Condamner ร  mort simanim : on ne tue pas tevi'out ayna : on tue (Rav Yitzhak) Vie conjugale / messager aveugle, nuit, appel d'un tiers : on se fie ร  la reconnaissance (voix, vue)
Premiรจre moitiรฉ (segments 1-4) : oรน la tevi'out ayna l'emporte sur les simanim, et oรน non.
Le retrait du gid ha-nache (nerf sciatique) : que doit-on enlever ? le nerf est long, mais l'interdit de la Torah ne porte que sur la partie 'sur la kaf' (le creux de la hanche) kaf ha-yarekh (chair en creux, autour de l'os) partie sur la kaf : interdite par la Torah reste du nerf (long) : interdit rabbinique reste du nerf : interdit rabbinique Rabbi Meir (1er Tana, michna stam) il faut TOUT prรฉlever : creuser (hatita) racler la chair pour ne rien laisser Rabbi Yehuda il suffit de couper au-dessus (gemima) pour accomplir la mitsva du retrait
La michna du gid ha-nache (segment 5) : ce que la Torah interdit, et la mahloket R. Meir / R. Yehuda sur l'รฉtendue du retrait.
L'incident de bar Peyoli et la lecture de Rav Chechet bar Peyoli cure le nerf devant Chmouel : il GOMME par-dessus (comme R. Yehuda), il ne creuse pas. Chmouel : 'descends davantage ! sans moi tu m'aurais fait manger de l'interdit.' 1re lecture (รฉcartรฉe) il a pris la Torah selon R. Yehuda ; reste = rabbinique selon R. Yehuda ? 2e lecture (retenue) il a pris la Torah ; reste = rabbinique selon R. Meir (R. Yehuda : tout permis du reste) Chmouel : la Torah n'interdit que ce qui repose 'sur la kaf' (Gen 32:33) -> mahloket de Tanaim (Rav Papa) : nerf entier sans kazayit, est-on puni ? (beriya vs kazayit)
La Guemara (segments 7-12) : l'incident de bar Peyoli, les deux lectures de Rav Chechet, et la rรจgle de Chmouel.
1
ื•ืœื ืžื”ื“ืจื™ื ืŸ ื‘ื˜ื‘ื™ืขื•ืช ืขื™ื ื. ื”ืฉืชื ื“ืฉืžืขืชื™ื ื”ื• ืœื”ื ื™ ืฉืžืขืชืชื, ืืžื™ื ื: ื˜ื‘ื™ืขื•ืช ืขื™ื ื ืขื“ื™ืคื.

...et nous ne rendons pas [un objet perdu] sur reconnaissance visuelle (tevi'out ayna). Maintenant que j'ai entendu ces enseignements [oรน un interdit ร  รฉtรฉ permis sur reconnaissance visuelle], je dis : la reconnaissance visuelle [est] prรฉfรฉrable [aux signes].

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืœื”ื ื™ ืฉืžืขืชืชื ื“ืฉืจื™ ืื™ืกื•ืจ ื‘ื˜ื‘ื™ืขื•ืช ืขื™ื ื:
Ces enseignements โ€” [ร  savoir ceux] qui permettent un interdit sur reconnaissance visuelle.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ื•ืœื ืžื”ื“ืจื™ื ืŸ ื‘ื˜ื‘ื™ืขื•ืช ืขื™ื ื ืชื™ืžื” ื“ืฉืื ื™ ื”ืชื ื“ื—ืฉื“ื™ื ืŸ ืœื™ื” ื“ื™ืœืžื ืžืฉืงืจ ืฉืื™ื ื” ืฉืœื• ื“ื”ื ืœืฆื•ืจื‘ื ืžืจื‘ื ืŸ ืžื”ื“ืจื™ื ืŸ ื‘ื˜ื‘ื™ืขื•ืช ืขื™ื ื ื•ื™"ืœ ื“ื”ื›ื ืžื™ื™ืจื™ ื‘ื˜ื‘ื™ืขื•ืช ืขื™ืŸ ื›ืœ ื“ื”ื• ื•ื”ื ื“ืžื”ื“ืจื™ื ืŸ ืœืฆื•ืจื‘ื ืžืจื‘ื ืŸ ื‘ื˜ื‘ื™ืขื•ืช ืขื™ื ื ื“ื”ื™ื™ื ื• ื‘ื˜ื‘ื™ืขื•ืช ืขื™ืŸ ื’ืžื•ืจ ื“ื›ืœ ื”ื ื™ ืืžื•ืจืื™ ื“ื”ื›ื ืœื ื”ื™ื” ืœื”ื ื˜ื‘ื™ืขื•ืช ืขื™ืŸ ื’ืžื•ืจ ื“ืื™ ืœืื• ื”ื›ื™ ืžื” ื”ื™ื” ืœื”ื ืœื™ืฉืืœ ืื™ ื”ื•ื• ื™ื“ืขื™ ื‘ื•ื“ืื™ ืœื ื”ื•ื• ืžืกื•ืคืงื™ื ื›ืœืœ:
Et nous ne rendons pas [l'objet perdu] sur reconnaissance visuelle โ€” [c'est] รฉtonnant, car lร -bas [c'est] diffรฉrent, parce que nous le soupรงonnons [en nous disant] : peut-รชtre ment-il, [l'objet] n'รฉtant pas ร  lui ; car ร  un disciple des sages (tsourba me-rabanan) nous [le] rendons bien sur reconnaissance visuelle ! Et l'on peut dire qu'ici [il s'agit] d'une reconnaissance visuelle quelconque (kol de-hou), tandis que ce que nous rendons ร  un disciple des sages sur reconnaissance visuelle, c'est sur une reconnaissance visuelle complรจte (gamour) ; car tous ces Amoraim d'ici n'avaient pas de reconnaissance visuelle complรจte โ€” car sinon, qu'avaient-ils ร  demander ? S'ils avaient su avec certitude, ils n'auraient รฉtรฉ dans le doute en rien.
๐Ÿ’ก Explication

Fin de la sougya de tevi'out ayna (suite de 95b). Pour un objet perdu, on ne le restitue pas ร  celui qui le reconnaรฎt seulement de vue, sans pouvoir donner de simanim (signes) โ€” par crainte d'un mensonge intรฉressรฉ. Mais ayant entendu les cas oรน de la viande ou du fil d'azur retrouvรฉs ont รฉtรฉ permis sur la seule reconnaissance visuelle, [le maรฎtre] conclut : la reconnaissance visuelle est prรฉfรฉrable aux signes.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Tevi'out ayna (reconnaissance visuelle) face aux simanim (signes) Simanim (signes distinctifs) on dรฉcrit : tel signe et tel signe Tevi'out ayna (on le reconnaรฎt de vue) on l'identifie sans pouvoir le dรฉcrire Rendre un objet perdu on ne rend PAS sur simple tevi'out ayna (crainte que le quรฉmandeur ne mente par convoitise) Permettre un interdit tevi'out ayna PREFEREE (Rava) (viande, fil d'azur retrouvรฉs, valides de vue) Condamner ร  mort simanim : on ne tue pas tevi'out ayna : on tue (Rav Yitzhak) Vie conjugale / messager aveugle, nuit, appel d'un tiers : on se fie ร  la reconnaissance (voix, vue)
Selon le domaine (objet perdu, interdit, peine capitale, vie conjugale), la reconnaissance visuelle l'emporte ou non sur les signes.
2
ื“ืื™ ืœื ืชื™ืžื ื”ื›ื™, ื”ื™ืืš ืกื•ืžื ืžื•ืชืจ ื‘ืืฉืชื•, ื•ื‘ื ื™ ืื“ื ืื™ืš ืžื•ืชืจื™ืŸ ื‘ื ืฉื•ืชื™ื”ืŸ ื‘ืœื™ืœื”? ืืœื ื‘ื˜ื‘ื™ืขื•ืช ืขื™ื ื ื“ืงืœื, ื”ื›ื ื ืžื™ ื‘ื˜ื‘ื™ืขื•ืช ืขื™ื ื.

Car si tu ne dis pas ainsi [que la reconnaissance vaut mรชme sans signes], comment un aveugle (souma) [serait-il] permis [ร  vivre] avec sa femme, et comment les gens [sont-ils] permis [ร  vivre] avec leurs femmes la nuit ? [Rรฉponse :] plutรดt, [c'est] par reconnaissance [auditive] de la voix (tevi'out ayna de-kala) ; ici aussi [pour la viande et le fil d'azur], [c'est] par reconnaissance visuelle.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื‘ื˜ื‘ื™ืขื•ืช ืขื™ื ื ื“ืงืœื ืฉื ืชืŸ ื“ืขืชื• ืœื”ื›ื™ืจื” ื‘ืงื•ืœ ื•ืžืื‘ื™ื“ื” ืœื ื™ืœืคื™ื ืŸ ื“ื”ืชื ืžืฉื•ื ื—ื™ืžื•ื“ ื”ืžืžื•ืŸ ื—ื™ื™ืฉื™ื ืŸ ื“ืœืžื ืžืฉืงืจ ื“ืืžืจ ืžืจ (ืžื›ื•ืช ื“ืฃ ื›ื’:) ื’ื–ืœ ื•ืขืจื™ื•ืช ื ืคืฉื• ืฉืœ ืื“ื ืžืชืื•ื” ืœื”ื ื•ืžื—ืžื“ืชืŸ:
Par reconnaissance de la voix โ€” qu'il s'est applique ร  la reconnaรฎtre par la voix. Et de l'objet perdu nous ne [le] dรฉduisons pas, car lร -bas [c'est] ร  cause de la convoitise de l'argent [que] nous craignons [qu']il ne mente peut-รชtre, comme l'a dit le Maรฎtre (Makot 23b) : 'la rapine et les unions interdites โ€” l'รขme de l'homme les convoite et les dรฉsire'.
๐Ÿ’ก Explication

Appui : si la reconnaissance sans signes ne valait pas, comment un aveugle aurait-il le droit de cohabiter avec sa femme, et comment tout homme [le pourrait-il] la nuit (dans le noir, sans voir ses signes) ? On se fie ร  la reconnaissance de la voix (tevi'out de-kala). De mรชme, pour la viande et le fil d'azur, on se fie ร  la reconnaissance visuelle.

3
ืืžืจ ืจื‘ ื™ืฆื—ืง ื‘ืจื™ื” ื“ืจื‘ ืžืฉืจืฉื™ื: ืชื“ืข, ื“ืื™ืœื• ืืชื• ื‘ืชืจื™ ื•ืืžืจื™: ืคืœื ื™ื, ื“ื”ืื™ ืกื™ืžื ื™ื” ื•ื”ืื™ ืกื™ืžื ื™ื”, ืงื˜ืœ ื ืคืฉื โ€“ ืœื ืงื˜ืœื™ื ืŸ ืœื™ื”, ื•ืื™ืœื• ืืžืจื™: ืื™ืช ืœืŸ ื˜ื‘ื™ืขื•ืช ืขื™ื ื ื‘ื’ื•ื™ื” โ€“ ืงื˜ืœื™ื ืŸ ืœื™ื”.

Rav Yitzhak fils de Rav Mecharchia a dit : sache[-le], car si deux [tรฉmoins] viennent et disent : un tel, qui a tel signe et tel signe, a tuรฉ une personne โ€” nous ne le mettons pas ร  mort ; tandis que s'ils disent : nous avons de lui une reconnaissance visuelle โ€” nous le mettons ร  mort.

๐Ÿ“œ Rachi (3)
ืชื“ืข ื“ื˜ื‘ื™ืขื•ืช ืขื™ื ื ืขื“ื™ืคื:
Sache โ€” que la reconnaissance visuelle [est] prรฉfรฉrable.
ืคืœื ื™ื ื“ื”ื›ื™ ืกื™ืžื ื™ื” ืคืœื•ื ื™ ื”ืจื’ ืืช ื”ื ืคืฉ ื•ืื™ืŸ ืื ื• ืžื›ื™ืจื™ืŸ ื‘ื• ืžืขื•ืœื ืืœื ืกื™ืžื ื™ืŸ ื›ืš ื•ื›ืš ื”ื™ื• ื‘ื’ื•ืคื• ื•ื‘ื›ืœื™ื• ืฉืœ ื”ื•ืจื’:
Un tel, qui a tel signe โ€” un tel a tuรฉ la personne, et nous ne l'avons jamais connu ; seulement, tels et tels signes รฉtaient sur le corps et sur les vรชtements du meurtrier.
ื˜ื‘ื™ืขื•ืช ืขื™ื ื ืื™ืช ืœืŸ ื‘ื’ื•ื™ื” ื•ืžื›ื™ืจื™ืŸ ืื ื• ื‘ื•:
Nous avons de lui une reconnaissance visuelle โ€” [c'est-ร -dire] nous le reconnaissons.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ืคืœื ื™ื ื“ื”ืื™ ืกื™ืžื ื™ื” ื•ื”ืื™ ืกื™ืžื ื™ื” ืงื˜ืœ ื ืคืฉื ืœื ืงื˜ืœื™ื ืŸ ืœื™ื” ื•ื"ืช ื•ื”ืœื ืžืฉื™ืื™ืŸ ืืฉื” ืขืœ ืคื™ ืกื™ืžื ื™ื ืœื”ืš ืœื™ืฉื ื ื“ืืžืจ ืจื‘ื ืกื™ืžื ื™ืŸ ื“ืื•ืจื™ื™ืชื ื‘ืค' ื‘ืชืจื ื“ื™ื‘ืžื•ืช (ื“ืฃ ืงื›.) ื•ืื ืœืื—ืจ ืฉื ืฉืืช ื‘ืื• ืขื“ื™ื ืฉื–ื™ื ืชื” ืงื˜ืœื™ื ืŸ ืœื” ื“ืกืžื›ื™ื ืŸ ืืกื™ืžื ื™ืŸ ืœื”ื—ื–ื™ืงื” ื‘ื—ื–ืงืช ืืฉืช ืื™ืฉ ืžืŸ ื”ืฉื ื™ ื•ืืคื™ืœื• ื ืชื‘ืจืจ ืข"ื™ ืขื“ื™ื ืฉื‘ืขืœื” ื”ืจืืฉื•ืŸ ื›ื‘ืจ ื”ื™ื” ืžืช ื‘ืฉืขืช ื”ื–ื ื•ืช ื•ืœื ืืžืจื™ื ืŸ ืฉืžื ื‘ืขืœื” ื”ื™ื” ื—ื™ ื‘ืฉืขืช ืงื™ื“ื•ืฉื™ื” ื•ืื™ืŸ ืงื™ื“ื•ืฉื™ื” ืงื“ื•ืฉื™ืŸ ื•ื™"ืœ ื“ื‘ื›ื™ ื”ืื™ ื’ื•ื•ื ื ื ืžื™ ืœื ืกืžื›ื™ื ืŸ ืืกื™ืžื ื™ืŸ ืœืžื™ืงื˜ืœื” ื•ืœื”ื—ื–ื™ืงื” ื‘ืืฉืช ืื™ืฉ ืžืŸ ื”ืฉื ื™ ืืœื ืืžืจื™ื ืŸ ืฉืžื ื”ื™ื” ื—ื™ ื‘ืขืœื” ื•ืœื ื”ื•ื• ืงื™ื“ื•ืฉื™ื” ืงื™ื“ื•ืฉื™ืŸ ื•ื›ืŸ ืื ื ืฉืืช ืขืœ ืคื™ ืขื“ ืื—ื“ ื•ื–ื™ื ืชื” ืœื ืงื˜ืœื™ื ืŸ ืœื” ืืข"ืค ืฉื‘ืขืœื” ื”ืจืืฉื•ืŸ ื ื•ื“ืข ืฉื”ื™ื” ืžืช ื›ื‘ืจ ื‘ืฉืขืช ื”ื–ื ื•ืช ื“ืœื ืœื›ืœ ื“ื‘ืจ ืžื”ื™ืžื ื™ื ืŸ ืœื™ื” ื“ืื™ืŸ ื”ืื—ื™ืŸ ื™ื•ืจื“ื™ื ืœื ื—ืœื” ืขืœ ืคื™ื• ื•ื’ื ืฆืจืชื” ืืกื•ืจื” ื•ื"ืช ื•ื”ื™ืืš ืžื—ื–ื™ืจื™ืŸ ืฉื˜ืจ ื—ื•ื‘ ื‘ืกื™ืžื ื™ื ื•ื”ื ืื™ ืืชื• ืกื”ื“ื™ ื•ืืžืจื™ ืคืœื•ื ื™ ื“ื”ืื™ ืกื™ืžื ื™ื” ื•ื”ืื™ ืกื™ืžื ื™ื” ืœื•ื” ืžืคืœื•ื ื™ ืœื ืžืคืงื™ื ืŸ ื•ื™"ืœ ื“ืœื ื“ืžื™ ืฉื˜ืจ ืฉืื™ืŸ ืื“ื ืžื•ื—ื–ืง ื‘ื• ืฉื™ืืžืจ ืฉืœื™ ื”ื•ื ืžื”ื“ืจื™ื ืŸ ืฉืคื™ืจ ืื‘ืœ ืžืžื•ืŸ ืฉื‘ื™ื“ ื”ื‘ืขืœื™ื ืื™ืŸ ืœื”ื•ืฆื™ื ืข"ื™ ืกื™ืžื ื™ืŸ ื“ื”"ื  ืœื ื”ื•ื” ืžืคืงื™ื ืŸ ื—ืคืฅ ืžื™ื“ ื‘ืขืœื™ื ืื™ ืืชื• ืกื”ื“ื™ ื•ืืžืจื™ ื”ื”ื•ื ื—ืคืฅ ื“ื”ืื™ ืกื™ืžื ื™ื” ื•ื”ืื™ ืกื™ืžื ื™ื” ื“ืคืœื ื™ื ื”ื•ื:
'Un tel, qui a tel signe et tel signe, a tuรฉ une personne โ€” nous ne le mettons pas ร  mort' โ€” et si tu dis : mais on marie [pourtant] une femme sur la foi de signes, selon cette version qui rapporte que Rava a dit [que] les signes [sont] de la Torah (de-oraita), au dernier chapitre de Yevamot (120a) ; et si, aprรจs qu'elle s'est remariรฉe, des tรฉmoins viennent [attester] qu'elle a forni, nous la mettons ร  mort, car nous nous appuyons sur les signes pour l'รฉtablir dans la prรฉsomption d'รฉpouse [du second mari] โ€” et mรชme s'il devient avรฉrรฉ, par des tรฉmoins, que son premier mari รฉtait dรฉjร  mort au moment de la fornication, et nous ne disons pas : peut-รชtre son mari รฉtait-il vivant au moment de ses fianรงailles, [auquel cas] ses fianรงailles ne seraient pas des fianรงailles [valides] ! Et l'on peut dire qu'en un tel cas non plus nous ne nous appuyons pas sur les signes pour la mettre ร  mort et l'รฉtablir comme รฉpouse du second [mari], mais nous disons : peut-รชtre son mari รฉtait-il vivant, et ses fianรงailles ne furent pas des fianรงailles. Et de mรชme, si elle s'est remariรฉe sur la foi d'un seul tรฉmoin et a forni, nous ne la mettons pas ร  mort, bien qu'il soit avรฉrรฉ que son premier mari รฉtait dรฉjร  mort au moment de la fornication, car ce n'est pas pour toute chose que nous l'estimons digne de foi โ€” puisque les frรจres ne descendent pas dans l'hรฉritage sur sa parole, et que sa co-รฉpouse [la tsara] reste interdite [au lรฉvirat]. Et si tu dis : comment restitue-t-on un acte de crรฉance (chetar hov) sur la foi de signes โ€” or, si des tรฉmoins venaient dire : un tel, qui a tel signe et tel signe, a empruntรฉ ร  un tel, nous ne [le lui] ferions pas sortir [l'argent] ? Et l'on peut dire que ce n'est pas comparable : un acte dont nul ne s'est rendu dรฉtenteur pour dire 'il est ร  moi', nous le restituons fort bien [sur signes] ; mais de l'argent qui se trouve entre les mains de [son] possesseur, on ne [le lui] fait pas sortir au moyen de signes โ€” car de mรชme nous ne ferions pas sortir un objet des mains de [son] possesseur si des tรฉmoins venaient dire : cet objet, qui a tel signe et tel signe, appartient ร  un tel.
๐Ÿ’ก Explication

Preuve de Rav Yitzhak fils de Rav Mecharchia : la reconnaissance visuelle est plus forte. Si deux tรฉmoins dรฉcrivent le meurtrier par des simanim seulement (sans le connaรฎtre), on ne condamne pas ร  mort l'accusรฉ ; mais s'ils dรฉclarent le reconnaรฎtre de vue, on le condamne.

4
ืืžืจ ืจื‘ ืืฉื™: ืชื“ืข, ื“ืื™ืœื• ืืžืจ ืœื™ื” ืื™ื ื™ืฉ ืœืฉืœื•ื—ื™ื”: ืงืจื™ื™ื” ืœืคืœื ื™ื, ื“ื”ืื™ ืกื™ืžื ื™ื” ื•ื”ืื™ ืกื™ืžื ื™ื” โ€“ ืกืคืง ื™ื“ืข ืœื™ื”, ืกืคืง ืœื ื™ื“ืข ืœื™ื”, ื•ืื™ืœื• ืื™ืช ืœื™ื” ื˜ื‘ื™ืขื•ืช ืขื™ื ื ื‘ื’ื•ื™ื” โ€“ ื›ื™ ื—ื–ื™ ืœื™ื”, ื™ื“ืข ืœื™ื”.

Rav Achi a dit : sache[-le], car si un homme dit ร  son messager (cheliah) : appelle-moi un tel, qui a tel signe et tel signe โ€” il est douteux [qu']il le connaisse, douteux [qu']il ne le connaisse pas ; tandis que s'il a de lui une reconnaissance visuelle โ€” lorsqu'il le voit, il le reconnaรฎt.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ื•ืื™ืœื• ืื™ืช ืœื™ื” ืœืฉืœื™ื—:
Tandis que s'il a โ€” le messager.
ื˜ื‘ื™ืขื•ืช ืขื™ื ื ื‘ื’ื•ื™ื” ืฉืžื›ื™ืจื•:
De lui une reconnaissance visuelle โ€” [c'est-ร -dire] qu'il le connaรฎt.
๐Ÿ’ก Explication

Seconde preuve, par Rav Achi : si l'on charge un messager d'aller appeler quelqu'un en le dรฉcrivant par des signes, il n'est pas sur de le reconnaรฎtre ; mais s'il le connaรฎt de vue, dรจs qu'il le voit il l'identifie ร  coup sรปr โ€” la reconnaissance visuelle est donc supรฉrieure.

5
ืžืชื ื™ืณ ื”ื ื•ื˜ืœ ื’ื™ื“ ื”ื ืฉื”, ืฆืจื™ืš ืฉื™ื˜ื•ืœ ืืช ื›ื•ืœื•. ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ืื•ืžืจ: ื›ื“ื™ ืœืงื™ื™ื ื‘ื• ืžืฆื•ืช ื ื˜ื™ืœื”.

MICHNA. Celui qui prรฉlรจve le nerf sciatique (gid ha-nache) doit le prรฉlever en entier (tout entier).

Rabbi Yehuda dit : [il suffit d'en prรฉlever] de quoi accomplir ร  son รฉgard la mitsva du prรฉlรจvement (netila).

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืžืชื ื™' ืฉื™ื˜ื•ืœ ืืช ื›ื•ืœื• ื™ื—ื˜ื˜ ืื—ืจื™ื• ื•ืกืชื ืžืฉื ื” ืจ"ืž ื“ืืžืจ (ืœืขื™ืœ ื—ื•ืœื™ืŸ ื“ืฃ ืฆื‘:) ื—ื˜ื™ื˜ื” ื‘ืขื™:
MICHNA. Il doit le prรฉlever en entier โ€” il creusera (yehatet) aprรจs lui [pour l'extraire]. Et une michna anonyme [suit] R. Meir, qui dit (plus haut, Houlin 92b) [qu']il faut creuser (hatita).
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ืฆืจื™ืš ืฉื™ื˜ื•ืœ ืืช ื›ื•ืœื• ืœืขื ื™ืŸ ื—ื˜ื™ื˜ื” ืกืชื ื›ืจ' ืžืื™ืจ ื•ืœืขื ื™ืŸ ื“ื ืืžื ื™ื ืกืชื ื›ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ืœืขื™ืœ (ื—ื•ืœื™ืŸ ื“ืฃ ืคื˜:) ื“ืงืชื ื™ ื•ื—ื›ืžื™ื ืื•ืžืจื™ื ื ืืžื ื™ื:
Il doit le prรฉlever en entier โ€” pour ce qui [touche] au fait de creuser, [la michna est] anonyme selon R. Meir ; et pour ce qui [touche] au fait [que les bouchers] sont dignes de foi, [elle est] anonyme selon R. Yehuda, plus haut (Houlin 89b), oรน il enseigne 'et les Sages disent : ils sont dignes de foi'.
๐Ÿ’ก Explication

Ouverture de la michna. Le gid ha-nache (nerf sciatique), interdit ร  la consommation (Gen 32:33), doit, pour le premier Tana (anonyme), รชtre intรฉgralement retirรฉ : il faut creuser (hatita) et racler la chair pour ne rien laisser. Rabbi Yehuda allรจge : il suffit de l'exciser par le haut, de quoi accomplir la mitsva du retrait (netila), sans creuser.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Le retrait du gid ha-nache (nerf sciatique) : que doit-on enlever ? le nerf est long, mais l'interdit de la Torah ne porte que sur la partie 'sur la kaf' (le creux de la hanche) kaf ha-yarekh (chair en creux, autour de l'os) partie sur la kaf : interdite par la Torah reste du nerf (long) : interdit rabbinique reste du nerf : interdit rabbinique Rabbi Meir (1er Tana, michna stam) il faut TOUT prรฉlever : creuser (hatita) racler la chair pour ne rien laisser Rabbi Yehuda il suffit de couper au-dessus (gemima) pour accomplir la mitsva du retrait
L'interdit de la Torah porte sur la part du nerf 'sur la kaf' ; R. Meir exige de tout creuser, R. Yehuda d'exciser par le haut.
6
ื”ืื•ื›ืœ ืžื’ื™ื“ ื”ื ืฉื” ื›ื–ื™ืช โ€“ ืกื•ืคื’ ืืจื‘ืขื™ื. ืื›ืœื• ื•ืื™ืŸ ื‘ื• ื›ื–ื™ืช โ€“ ื—ื™ื™ื‘. ืื›ืœ ืžื–ื” ื›ื–ื™ืช ื•ืžื–ื” ื›ื–ื™ืช โ€“ ืกื•ืคื’ ืฉืžื•ื ื™ื. ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ืื•ืžืจ: ืื™ื ื• ืกื•ืคื’ ืืœื ืืจื‘ืขื™ื.

Celui qui mange du nerf sciatique un volume d'olive (kazayit) โ€” reรงoit (sofeg) quarante [coups]. [S']il l'a mangรฉ [tout entier] et qu'il n'y a pas en lui un kazayit โ€” [il est nรฉanmoins] passible.

[S']il a mangรฉ de celui-ci un kazayit et de celui-lร  un kazayit โ€” il reรงoit quatre-vingts [coups]. Rabbi Yehuda dit : il ne reรงoit que quarante [coups].

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ืื›ืœื• ื•ืื™ืŸ ื‘ื• ื›ื–ื™ืช ืžืฉื•ื ื“ื‘ืจื™ื” ื”ื•ื ื•ื—ื™ื™ื‘ ื‘ื›ืœ ืฉื”ื•ื ื•ื›ื“ืืžืจื™ื ืŸ ื‘ืžืกื›ืช ืžื›ื•ืช (ื“ืฃ ื™ื’.) ืื™ ืืชื ืžื•ื“ื™ื ืœื™ ื‘ืื•ื›ืœ ื ืžืœื” ื›ืœ ืฉื”ื•ื ืฉื”ื•ื ื—ื™ื™ื‘ ืืžืจื• ืœื• ืžืคื ื™ ืฉื”ื™ื ื›ื‘ืจื™ื™ืชื”:
[S']il l'a mangรฉ et qu'il n'y a pas en lui un kazayit โ€” parce que c'est une crรฉature [entiรจre] (beriya), [on en est] passible pour la moindre quantitรฉ, comme nous le disons au traitรฉ Makot (13a) : 'ne m'admettez-vous pas que, pour qui mange une fourmi de la moindre taille, il est passible ? Ils lui dirent : parce qu'elle [est mangรฉe] telle qu'elle a รฉtรฉ crรฉรฉe.'
ืื™ื ื• ืกื•ืคื’ ืืœื ืืจื‘ืขื™ื ื“ืื™ื ื• ื ื•ื”ื’ ืืœื ื‘ืื—ืช:
Il ne reรงoit que quarante โ€” car il ne s'applique qu'ร  une seule [cuisse].
๐Ÿ’ก Explication

Les peines. Manger un kazayit (volume d'olive) de nerf sciatique : quarante coups. Manger le nerf entier mรชme s'il n'atteint pas un kazayit : passible quand mรชme, car c'est une crรฉature entiรจre (beriya). Manger un kazayit du nerf de chaque cuisse (les deux pattes) : quatre-vingts coups (deux interdits). Rabbi Yehuda : seulement quarante, l'interdit ne valant que pour une seule [cuisse].

7
ื’ืžืณ ื‘ืจ ืคื™ื•ืœื™ ื”ื•ื” ืงืื™ ืงืžื™ื” ื“ืฉืžื•ืืœ, ื•ืงื ืžื ืงืจ ืื˜ืžื. ื”ื•ื” ืงื ื’ืื™ื ืœื™ื”, ืืžืจ ืœื™ื”: ื—ื•ืช ื‘ื™ื” ื˜ืคื™, ื”ืฉืชื ืœื ื—ื–ื™ืชืš โ€“ ืกืคื™ืช ืœื™ ืื™ืกื•ืจื!

GUEMARA. Bar Peyoli se tenait devant Chmouel et curait une cuisse (atma) [pour en รดter le nerf].

Il le gommait [par le haut, sans creuser]. [Chmouel] lui dit : descends-y davantage ; ร  prรฉsent [je viens de le voir, mais] si je ne t'avais pas vu, tu m'aurais fait avaler de l'interdit !

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ื’ืž' ื‘ืจ ืคื™ื•ืœื™ ื›ืš ืฉืžื•:
GUEMARA. Bar Peyoli โ€” tel รฉtait son nom.
ื’ืื™ื ืœื™ื” ื›ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ืœื ื”ื™ื” ืžื—ื˜ื˜ ืืœื ื’ื•ืžื ืžืœืžืขืœื”:
Il le gommait โ€” [comme] R. Yehuda : il ne creusait pas, mais gommait par le haut.
๐Ÿ’ก Explication

La Guemara. Bar Peyoli nettoyait une cuisse devant Chmouel pour en retirer le nerf, mais il se contentait de le gommer par le haut (ร  la maniรจre de R. Yehuda), sans creuser. Chmouel l'arrรชte : 'descends davantage [creuse plus profond] ; sans mon intervention, tu m'aurais fait manger de l'interdit'.

8
ืื™ืจืชืช, ื ืคืœ ืกื›ื™ื ื ืžื™ื“ื™ื”. ืืžืจ ืœื™ื”: ืœื ืชื™ืจืชืช, ื“ืื•ืจื™ ืœืš ื›ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ืื•ืจื™ ืœืš.

[Bar Peyoli] s'effraya, [et] le couteau tomba de sa main. [Chmouel] lui dit : ne t'effraie pas ; selon ce qu'on t'a enseignรฉ, [ร  savoir] comme R.

Yehuda, on t'a enseignรฉ.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ืืžืจ ืœื™ื” ืœื ืชื™ืจืชืช ืœื ื‘ืข"ื” ื•ืœื ื‘ืจืฉืข ืื ื™ ื—ื•ืฉื“ืš:
Il lui dit : ne t'effraie pas โ€” je ne te soupรงonne ni d'รชtre un ignorant (am ha-arets) ni d'รชtre un mรฉcrรฉant (racha).
ื“ืื•ืจื™ ืœืš ืœืขืฉื•ืช ื›ืŸ ื›ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ืื•ืจื™ ืœืš:
On t'a enseignรฉ โ€” de faire ainsi ; [c'est] comme R. Yehuda [qu']on t'a enseignรฉ.
๐Ÿ’ก Explication

Effrayรฉ par la rรฉprimande, bar Peyoli laisse tomber son couteau. Chmouel le rassure : 'ne t'effraie pas ; je ne te soupรงonne ni d'ignorance ni de mauvaise foi. Celui qui t'a formรฉ tenait pour R. Yehuda, et c'est ainsi qu'il t'a enseignรฉ' (Chmouel, lui, tranche comme le premier Tana).

9
ืืžืจ ืจื‘ ืฉืฉืช: ืžืื™ ื“ืฉืงืœ ื‘ืจ ืคื™ื•ืœื™ โ€“ ื“ืื•ืจื™ื™ืชื, ืœืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื”. ืžื›ืœืœ ื“ืฉื™ื™ืจ โ€“ ื“ืจื‘ื ืŸ, ืœืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื”. ืืœื, ื“ืื•ืจื™ ืœื™ื” ื›ืžืืŸ ืื•ืจื™ ืœื™ื”?

Rav Chechet a dit : ce que bar Peyoli a prรฉlevรฉ [relevรฉ] de la Torah, selon R. Yehuda.

[Mais alors,] il en ressort par implication [que] ce qu'il a laissรฉ [relevรฉ] du [domaine] rabbinique, selon R. Yehuda.

Or [si tel est le cas], selon qui [donc] celui qui l'a instruit l'a-t-il instruit ?

๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ืžื›ืœืœ ื“ืฉื™ื™ืจ ื“ืจื‘ื ืŸ ืœืจ' ื™ื”ื•ื“ื” ืœื›ืื•ืจื” ืžืฉืžืข ื“ืœืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ื ืžื™ ืื™ืช ืœื™ื” ื“ืื•ืจื™ื™ืชื ื•ื“ืจื‘ื ืŸ ื•ืœืจ"ืž ื”ื•ื™ ื“ืื•ืจื™ื™ืชื ื›ืœ ื›ืžื” ืฉืื•ืกืจ ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ื›ื“ืืžืจืŸ ื‘ืกืžื•ืš ื“ืฉืงืœ ื“ืื•ืจื™ื™ืชื ืœืจ"ืž ื•ืœืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ื“ืจื‘ื ืŸ ื ืžื™ ืœื ืฉื™ื™ืจ ืื‘ืœ ืื™ืŸ ื ืจืื” ืœื•ืžืจ ื›ืŸ ื“ืื ื›ืŸ ื”ื•ื• ืฉืœืฉื” ืžื—ืœื•ืงื•ืช ื‘ื“ืื•ืจื™ื™ืชื ื“ืจ' ื™ื”ื•ื“ื” ืคืœื™ื’ ืื”ื”ื•ื ืชื ื ื“ืืžืจ ืœื ืืกืจื” ืชื•ืจื” ืืœื ืฉืขืœ ื”ื›ืฃ ื‘ืœื‘ื“ ื›ื“ืืžืจ ื‘ืกืžื•ืš ื•ืœื ืžืกืชื‘ืจื ืœื•ืžืจ ื›ืŸ ื“ื‘ืฉืœืžื ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ื•ืช"ืง ื“ื™ื“ื™ื” ืคืœื™ื’ื™ ื‘ื“ืจืฉ ื“ืขืœ ื›ืฃ ื”ื™ืจืš ื›ื“ืฉืžื•ืืœ ืืœื ืจื‘ื™ ืžืื™ืจ ื•ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ื‘ืžืื™ ืคืœื™ื’ื™ ื•ื"ืช ื•ืžื ื ืœืŸ ื“ืฉืงืœ ื‘ืจ ืคื™ื•ืœื™ ื“ืื•ืจื™ื™ืชื ืœืจ"ืž ื“ื™ืœืžื ืกื‘ืจ ืจ' ืžืื™ืจ ื“ืœื ืืกืจื” ืชื•ืจื” ืืœื ืฉืขืœ ื”ื›ืฃ ื‘ืœื‘ื“ ื•ืœื™ื›ื ืืœื ืฉื ื™ ืžื—ืœื•ืงื•ืช ื•ื™ืฉ ืœื•ืžืจ ื›ื™ื•ืŸ ื“ืžื—ืžื™ืจ ืจ' ืžืื™ืจ ื‘ื—ื˜ื™ื˜ื” ืœื ืžืกืชื‘ืจื ื“ืžื™ืงืœ ื‘ื“ืื•ืจื™ื™ืชื ื˜ืคื™ ืžื“ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ื•ืชื ื ืงืžื ื“ืจ' ื™ื”ื•ื“ื” ื•ื“ืื™ ืื™ืŸ ืžื—ืžื™ืจ ื‘ื—ื˜ื™ื˜ื” ื›ื™ื•ืŸ ื“ืžื™ืงืœ ื‘ื“ืื•ืจื™ื™ืชื ื•ื"ืช ื•ื”ื ืฉืžื•ืืœ ืกื‘ืจ ื›ืจ' ืžืื™ืจ ื“ืืžืจ ืœื™ื” ื—ื•ืช ื‘ื™ื” ื˜ืคื™ ื•ืงืืžืจื™ื ืŸ ืœืงืžืŸ ื“ืฉืžื•ืืœ ืงืืžืจ ืœื”ื”ื•ื ืฉืžืขืชื ื“ืœื ืืกืจื” ืชื•ืจื” ืืœื ืฉืขืœ ื”ื›ืฃ ื‘ืœื‘ื“ ื•ื™ืฉ ืœื•ืžืจ ื“ืฉืžื•ืืœ ืืœื™ื‘ื ื“ืชื ื ื“ืžืชื ื™ืชื™ืŸ ื“ืืžืจ ืื›ืœื• ื•ืื™ืŸ ื‘ื• ื›ื–ื™ืช ื—ื™ื™ื‘ ืงืืžืจ ื•ืœื ืืกืจื” ืชื•ืจื” ื›ื•' ื•ืœื™ื” ืœื ืกื‘ื™ืจื ืœื™ื” ื•ื›ื”"ื’ ืืžืจ ืฉืžื•ืืœ ื‘ืคืจืง ืืœืžื ื” ื ื™ื–ื•ื ืช (ื›ืชื•ื‘ื•ืช ื“ืฃ ืฆื•.) ื“ืžืฆื™ืืช ืืœืžื ื” ืœืขืฆืžื” ื•ื”ื™ื™ื ื• ื›ืื ืฉื™ ื™ื”ื•ื“ื” ื›ื“ืžื•ื›ื— ื”ืชื ื•ื‘ืคืจืง ื ืขืจื” ืฉื ืชืคืชืชื” (ื›ืชื•ื‘ื•ืช ื“ืฃ ื ื“.) ืฉืžืขื™ื ืŸ ืœื™ื” ืœืฉืžื•ืืœ ืฉืคื•ืกืง ื‘ื”ื“ื™ื ื“ื”ืœื›ื” ื›ืื ืฉื™ ื’ืœื™ืœ:
Il en ressort par implication [que] ce qu'il a laissรฉ [relevรฉ] du [domaine] rabbinique, selon R. Yehuda โ€” ร  premiรจre vue, cela implique [que], pour R. Yehuda aussi, il y a [du] de-oraita et [du] de-rabbanan, et [que], pour R. Meir, [tout] est de-oraita aussi loin que R. Yehuda interdit โ€” comme nous [le] dirons ci-aprรจs, [que] ce qu'il a prรฉlevรฉ [relevรฉ] de la Torah selon R. Meir, et [que] selon R. Yehuda le [domaine] rabbinique non plus il ne l'a pas laissรฉ. Mais il ne paraรฎt pas correct de dire ainsi, car [s'il en รฉtait] ainsi, il y aurait trois positions divergentes (chaloch mahalokot) dans le de-oraita : R. Yehuda divergerait de ce Tana qui dit [que] 'la Torah n'a interdit que ce qui [repose] sur la kaf seulement', comme [il est] dit ci-aprรจs ; et il n'est pas raisonnable de dire ainsi. Car admettons [que] R. Yehuda et son [propre] premier Tana divergent sur l'exรฉgรจse de 'sur la kaf (kaf) de la cuisse', comme [l'expose] Chmouel โ€” mais R. Meir et R. Yehuda, sur quoi divergeraient-ils ? Et si tu dis : d'oรน savons-nous [que] ce que bar Peyoli a prรฉlevรฉ [relevรฉ] de la Torah selon R. Meir โ€” peut-รชtre R. Meir tient-il [que] 'la Torah n'a interdit que ce qui [repose] sur la kaf seulement', et il n'y a [alors] que deux positions divergentes ? Et l'on peut dire : puisque R. Meir est rigoureux quant ร  creuser (hatita), il n'est pas raisonnable [qu']il allรจge dans le de-oraita plus que R. Yehuda ; et le premier Tana de R. Yehuda, assurรฉment, n'est pas rigoureux quant ร  creuser, puisqu'il allรจge dans le de-oraita. Et si tu dis : mais Chmouel tient comme R. Meir, qui [a] dit [ร  bar Peyoli] 'descends-y davantage', et nous disons ci-aprรจs [que] Chmouel a dit cet enseignement [selon lequel] 'la Torah n'a interdit que ce qui [repose] sur la kaf seulement' ! Et l'on peut dire [que] Chmouel [s'exprime] selon le Tana de la michna qui dit 'il l'a mangรฉ et il n'y a pas en lui un kazayit, [il est] passible', [ร  savoir] '[que] la Torah n'a interdit, etc.', mais lui-mรชme n'est pas de cet avis ; et de la sorte Chmouel dit, au chapitre Almana Nizonet (Ketoubot 96a), [que] la trouvaille (metsia) d'une veuve [est] ร  elle-mรชme โ€” et c'est [lร  l'opinion] des gens de Juda, comme [cela] ressort lร -bas ; et au chapitre Naara che-Nitpateta (Ketoubot 54a) nous l'entendons trancher explicitement [que] la halakha [suit] les gens de Galilรฉe.
๐Ÿ’ก Explication

Premiรจre lecture de Rav Chechet (qui sera รฉcartรฉe). Ce que bar Peyoli a prรฉlevรฉ serait l'interdit de la Torah selon R. Yehuda ; par implication, ce qu'il a laissรฉ serait l'interdit rabbinique selon R. Yehuda. Mais alors, selon qui son maรฎtre l'a-t-il instruit ? Mรชme selon R. Yehuda, il aurait transgressรฉ un interdit rabbinique โ€” la lecture ne tient pas.

10
ืืœื ืืžืจ ืจื‘ ืฉืฉืช: ืžืื™ ื“ืฉืงืœ ื‘ืจ ืคื™ื•ืœื™ โ€“ ื“ืื•ืจื™ื™ืชื, ื•ืžืื™ ื“ืฉื™ื™ืจ โ€“ ื“ืจื‘ื ืŸ, ืœืจื‘ื™ ืžืื™ืจ; ื“ืื™ ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” โ€“ ืืคื™ืœื• ืžื“ืจื‘ื ืŸ ืฉืจื™.

Plutรดt, Rav Chechet a dit : ce que bar Peyoli a prรฉlevรฉ [relevรฉ] de la Torah, et ce qu'il a laissรฉ [relevรฉ] du [domaine] rabbinique, selon R. Meir ; car si [c'รฉtait] selon R.

Yehuda, [le reste serait] permis mรชme [du point de vue] rabbinique.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื•ืžืื™ ื“ืฉื™ื™ืจ ื“ืจื‘ื ืŸ ืœืจ"ืž ื“ืžื“ืจื‘ื ืŸ ื”ื•ื ื“ื‘ืขื™ ืจื‘ื™ ืžืื™ืจ ื—ื˜ื™ื˜ื”:
Et ce qu'il a laissรฉ [relevรฉ] du [domaine] rabbinique, selon R. Meir โ€” car [c'est] du [domaine] rabbinique [que] R. Meir requiert de creuser.
๐Ÿ’ก Explication

Seconde lecture, retenue. Ce que bar Peyoli a prรฉlevรฉ est l'interdit de la Torah ; ce qu'il a laissรฉ est l'interdit rabbinique selon R. Meir (c'est R. Meir qui exige de creuser par dรฉcret rabbinique). Car selon R. Yehuda, le reste serait permis mรชme rabbiniquement โ€” donc bar Peyoli, instruit selon R. Yehuda, n'a rien transgressรฉ.

11
ื”ืื•ื›ืœ ืžื’ื™ื“ ื”ื ืฉื” [ื•ื›ื•ืณ]. ืืžืจ ืฉืžื•ืืœ: ืœื ืืกืจื” ืชื•ืจื” ืืœื ืฉืขืœ ื”ื›ืฃ ื‘ืœื‘ื“, ืฉื ืืžืจ: ืดืขืœ ื›ืฃ ื”ื™ืจืšืด.

[La michna :] 'celui qui mange du nerf sciatique [un kazayit, etc.]'. Chmouel a dit : la Torah n'a interdit que ce qui [repose] sur la kaf seulement, ainsi qu'il est dit : 'sur la kaf (le creux) de la cuisse' (Gen 32:33).

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ืฉืขืœ ื”ื›ืฃ ื“ืืข"ืค ืฉื”ื’ื™ื“ ืืจื•ืš ืื™ืŸ ืืกื•ืจ ืืœื ืžื” ืฉืฉื•ื›ื‘ ืขืœ ื”ื›ืฃ:
Ce qui [repose] sur la kaf โ€” car, bien que le nerf [soit] long, seul est interdit ce qui repose sur la kaf.
ื›ืฃ ื‘ืฉืจ ื”ืกื•ื‘ื‘ ืืช ื”ืงื•ืœื™ืช ื•ื“ื‘ื•ืง ืœืขืฆื ื•ื”ื’ื™ื“ ื”ืืจื•ืš ืฉื•ื›ื‘ ืžืงืฆืชื• ืขืœ ื’ื‘ื™ ืื•ืชื• ื‘ืฉืจ:
Kaf โ€” la chair qui entoure l'os de la cuisse (koulit) et [qui] adhรจre ร  l'os ; et le nerf, [bien que] long, [n'a qu']une partie qui repose sur cette chair[-lร ].
๐Ÿ’ก Explication

Retour ร  la michna. Chmouel prรฉcise l'รฉtendue de l'interdit de la Torah : seule la part du nerf qui repose sur la kaf (le creux charnu de la hanche) est interdite par la Torah, d'aprรจs le verset '[ils ne mangent pas le nerf...] qui [est] sur la kaf de la cuisse' (Gen 32:33). Le reste du nerf (long) n'est interdit que rabbiniquement.

12
ืืžืจ ืจื‘ ืคืคื: ื›ืชื ืื™, ืื›ืœื• ื•ืื™ืŸ ื‘ื• ื›ื–ื™ืช โ€“ ื—ื™ื™ื‘. ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ืื•ืžืจ: ืขื“ ืฉื™ื”ื ื‘ื• ื›ื–ื™ืช.

Rav Papa a dit : [cela relรจve] d'une [divergence de] Tanaim, [car il est enseignรฉ :] '[s']il l'a mangรฉ et qu'il n'y a pas en lui un kazayit โ€” [il est] passible ; Rabbi Yehuda dit : [il n'est passible que s']il y a en lui un kazayit'.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืืžืจ ืจื‘ ืคืคื ื›ืชื ืื™ ื›ื“ืžืคืจืฉ ื•ืื–ื™ืœ ื“ืจื‘ื ืŸ ืื™ืช ืœื”ื• ื“ืฉืžื•ืืœ ื•ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ืœื™ืช ืœื™ื” ื“ืฉืžื•ืืœ: ืกืชื ืื›ื™ืœื” ื‘ื›ื–ื™ืช:
Rav Papa a dit : [cela relรจve] d'une [divergence de] Tanaim โ€” comme [le texte l']explique en poursuivant : [ร  savoir que] les Sages admettent [l'enseignement] de Chmouel, et R. Yehuda n'admet pas [celui] de Chmouel ; [et que pour lui] un acte de consommation ordinaire [s'entend] d'un kazayit.
๐Ÿ’ก Explication

Rav Papa rattache le propos de Chmouel ร  une mahloket de Tanaim : selon la braita, [si] l'on a mangรฉ le nerf entier sans qu'il atteigne un kazayit, on est passible (les Sages) ; R. Yehuda dit : non passible tant qu'il n'y a pas un kazayit. La divergence portera sur l'admission ou non de l'enseignement de Chmouel.

13
ืžืื™ ื˜ืขืžื ื“ืจื‘ื ืŸ? ื‘ืจื™ื” (ื‘ืคื ื™ ืขืฆืžื”) ื”ื™ื.

Quel est le motif des Sages [qui rendent passible mรชme sans kazayit] ? [Le nerf] est une crรฉature [ร  part entiรจre] (en lui-mรชme).

๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ืžืื™ ื˜ืขืžื ื“ืจื‘ื ืŸ ื‘ืจื™ื” ื”ื™ื ื•ื‘ืกื•ืฃ ืคื™ืจืงื™ืŸ (ื—ื•ืœื™ืŸ ื“ืฃ ืงื‘:) ื ืžื™ ืืžืจื™ื ืŸ ื›ื™ ื”ืื™ ื’ื•ื•ื ื ืื›ืœ ืฆืคื•ืจ ื˜ื”ื•ืจื” ื‘ื—ื™ื™ื” ื‘ื›ืœ ืฉื”ื•ื ื‘ืžื™ืชืชื” ื‘ื›ื–ื™ืช ืื›ืœ ืฆืคื•ืจ ื˜ืžืื” ื‘ื™ืŸ ื‘ื—ื™ื™ื” ื‘ื™ืŸ ื‘ืžื™ืชืชื” ื‘ื›ืœ ืฉื”ื•ื ื“ืื‘ืจ ืžืŸ ื”ื—ื™ ื•ืขื•ืฃ ื˜ืžื ื—ืฉื™ื‘ื ืœื”ื• ื‘ืจื™ื” ื•ืืดืช ืžืื™ ืฉื ื ื“ืื‘ืจ ืžืŸ ื”ื—ื™ ื•ืขื•ืฃ ื˜ืžื ื•ื’ื™ื“ ื•ืฉืจืฅ ื—ืฉื™ื‘ื™ ื˜ืคื™ ื‘ืจื™ื” ืžื ื‘ืœื” ื˜ื”ื•ืจื” ื‘ืžื™ืชืชื” ื‘ื›ื–ื™ืช ื•ืœื ื—ืฉื™ื‘ื ื‘ืจื™ื” ื•ื›ืŸ ื˜ื‘ืœ ืœื ื—ืฉื‘ื™ ืœื™ื” ืจื‘ื ืŸ ื‘ืจื™ื” ื‘ืžื›ื•ืช (ื“ืฃ ื™ื–.) ื•ื™ืฉ ืœื•ืžืจ ื“ื”ื™ื™ื ื• ื˜ืขืžื ื“ื”ื ื™ ื“ื›ื™ ืืžืจ ืจื—ืžื ื ืœื ืชืื›ืœ ื’ื™ื“ ื•ืœื ืชืื›ืœ ืขื•ืฃ ื˜ืžื ื•ื›ืŸ ื‘ืื‘ืจ ืžืŸ ื”ื—ื™ ื›ืื™ืœื• ืคื™ืจืฉ ื‘ื™ืŸ ื’ื“ื•ืœ ื•ื‘ื™ืŸ ืงื˜ืŸ ื“ื›ื•ืœื”ื• ืžื™ืงืจื• ื’ื™ื“ ื•ืขื•ืฃ ื•ื‘ืœื‘ื“ ืฉื™ื”ื™ื• ืฉืœืžื™ื ืื‘ืœ ื ื‘ืœื” ื—ืชื™ื›ื” ื ืžื™ ืžืฉืžืข ื ื‘ืœื” ื•ื›ืŸ ื˜ื‘ืœ ื“ืื™ ื”ื•ื” ื›ืชื™ื‘ ืืœ ืชืื›ืœ ื—ื˜ื” ืฉืœ ื˜ื‘ืœ ืื– ื”ื•ื” ื—ืฉื™ื‘ ื‘ืจื™ื” ื•ื›ืŸ ืžืฉืžืข ืคืจืง ืฉืœื™ืฉื™ ื“ืฉื‘ื•ืขื•ืช (ื“ืฃ ื›ื:) ื“ืงืืžืจ ื”ื™ื›ืŸ ืžืฆื™ื ื• ื‘ืื•ื›ืœ ื›ืœ ืฉื”ื• ืฉื—ื™ื™ื‘ ื•ืคืจื™ืš ื•ืœื ื•ื”ืจื™ ืžืคืจืฉ ืคื™ืจื•ืฉ ืฉื‘ื•ืขื” ืฉืœื ืื•ื›ืœ ื›ืœ ืฉื”ื•ื ื•ืžืฉื ื™ ืžืคืจืฉ ื ืžื™ ื›ื‘ืจื™ื” ื“ืžื™ ืžืฉืžืข ื“ื˜ืขืžื ื“ื‘ืจื™ื” ื”ื•ื™ ื›ืื™ืœื• ืคื™ืจืฉ ื”ื›ืชื•ื‘ ืฉืœื ืชืื›ืœ ื‘ื™ืŸ ื’ื“ื•ืœ ื•ื‘ื™ืŸ ืงื˜ืŸ ื•ืืดืช ื“ืชื ืŸ ื‘ืคืจืง ืืœื• ื”ืŸ ื”ืœื•ืงื™ืŸ (ืžื›ื•ืช ื™ื’.) ื›ืžื” ื™ืื›ืœ ืžืŸ ื”ื˜ื‘ืœ ื•ื™ื”ื™ื” ื—ื™ื™ื‘ ืจ' ืฉืžืขื•ืŸ ืื•ืžืจ ื‘ื›ืœ ืฉื”ื•ื ื•ื—ื›ืžื™ื ืื•ืžืจื™ื ื‘ื›ื–ื™ืช ืืžืจ ืœื”ื ืจืดืฉ ืื™ ืืชื ืžื•ื“ื™ื ื‘ืื•ื›ืœ ื ืžืœื” ื›ืœ ืฉื”ื•ื ืฉื—ื™ื™ื‘ ืืžืจื• ืœื• ืžืคื ื™ ืฉื”ื™ื ื›ื‘ืจื™ื™ืชื” ืืžืจ ืœื”ื ืืฃ ื—ื˜ื” ื›ื‘ืจื™ื™ืชื” ื•ืžืกื™ืง ื‘ื’ืžืจื ื“ืœืจืดืฉ ื›ืœ ืฉื”ื•ื ืœืžื›ื•ืช ืืคื™ืœื• ืงืžื— ื•ืœื“ื‘ืจื™ื”ื ื“ืจื‘ื ืŸ ืงืืžืจ ืื•ื“ื• ืœื™ ืžื™ื”ืช ื“ื—ื˜ื” ืื—ืช ื›ื‘ืจื™ื™ืชื” ื‘ื›ืœ ืฉื”ื•ื ื•ืจื‘ื ืŸ ื‘ืจื™ื™ืช ื ืฉืžื” ื—ืฉื™ื‘ื ื“ื—ื˜ื” ืœื ื—ืฉื™ื‘ื ื•ื”ืฉืชื ืงืฉื” ื”ืจื™ ื’ื™ื“ ื•ืื‘ืจ ืžืŸ ื”ื—ื™ ื“ื—ืฉื™ื‘ื™ ื‘ืจื™ื” ืืœืžื ืœื ืชืœื™ื ืžื™ืœืชื ื‘ื ืฉืžื” ื•ืืคื™ืœื• ื”ื•ื” ื ืฉืžื” ื‘ื—ื˜ื” ืœื ื—ืฉื™ื‘ื ื‘ืจื™ื” ื›ื“ืคืจื™ืฉื™ืช ื“ืœื ื“ืžื™ ืœืžืคืจืฉ ื“ืœื ืชืื›ืœ ื˜ื‘ืœ ื›ืชื™ื‘ ื•ืœื ื›ืชื™ื‘ ืœื ืชืื›ืœ ื—ื˜ื” ืฉืœ ื˜ื‘ืœ ื•ื ืจืื” ืœืคืจืฉ ื“ืจื‘ื ืŸ ืœื“ื‘ืจื™ ืจืดืฉ ืงื ืžื”ื“ืจื™ ืœื™ื” ืœื“ื™ื“ืŸ ืืคื™ืœื• ื”ื•ื” ื—ื˜ื” ื ืฉืžื” ืœื ื—ืฉื™ื‘ื™ ืœื™ื” ื‘ืจื™ื” ื“ืœื ื“ืžื™ ืœืžืคืจืฉ ื›ื“ืคืจื™ืฉื™ืช ืืœื ืœื“ื™ื“ืš ื“ื—ืฉื‘ืช ืœื™ื” ื‘ืจื™ื” ืืœืžื ืœื™ืช ืœืš ื˜ืขืžื ื“ืžืคืจืฉ ืžืดืž ืœื ื“ืžื™ ืœื ืžืœื” ื“ืœื ืžืœื” ืื™ื›ื ื ืฉืžื” ื•ืงืฉื” ื”ื™ื›ืŸ ืžืฆื™ื ื• ื›ื–ื” ืฉืžืฉื™ื‘ื™ืŸ ื˜ืขื ืœื“ื‘ืจื™ื• ื•ื”ื ืขืฆืžื ืื™ื ื ืกื•ื‘ืจื™ืŸ ืฉื™ื”ื™ื” ื”ื“ื‘ืจ ืชืœื•ื™ ื‘ื ืฉืžื” ื•ื™ืดืœ ื“ื›ื™ ื”ืื™ ื’ื•ื•ื ื ืืฉื›ื—ืŸ ื‘ืคืจืง ื”ืชืขืจื•ื‘ืช (ื–ื‘ื—ื™ื ืขื–.) ื“ืชื ื™ื ืื‘ืจื™ ืชืžื™ืžื™ื ืฉื ืชืขืจื‘ื• ื‘ืื‘ืจื™ ื‘ืขืœืช ืžื•ื ืจ' ืืœื™ืขื–ืจ ืื•ืžืจ ื™ืงืจื‘ื• ื•ืจื•ืื” ืื ื™ ืืช ื‘ืฉืจ ื‘ืขืœืช ืžื•ื ื›ืื™ืœื• ื”ื ืขืฆื™ื ื•ื—ื›ืดื ืœื ื™ืงืจื‘ื• ื•ืขืดื› ืจ' ืืœื™ืขื–ืจ ื’ื•ืคื™ื” ืœื™ืช ืœื™ื” ื”ืื™ ื˜ืขืžื ื“ื”ื ื‘ืจื•ื‘ืข ื•ื ืจื‘ืข ืžื•ื“ื” ื“ืœื ื™ืงืจื‘ื• ื•ืœื ืงืืžืจ ืจื•ืื” ืื ื™ ืื•ืชื ื›ืื™ืœื• ื”ื ืขืฆื™ื ืืœื ืขื™ืงืจ ื˜ืขืžื ื›ื“ืžืคืจืฉ ื‘ื’ืž' ืžื•ื ื‘ื ืœื ื™ืจืฆื• ื”ื ืขืดื™ ืชืขืจื•ื‘ื•ืช ื™ืจืฆื• ื•ืœื“ื‘ืจื™ื”ื ื“ืจื‘ื ืŸ ืงืืžืจ ืœื”ื• ื›ื“ืืžืจ ื”ืชื ื•ืžื™ื”ื• ืฉื ืžื™ื•ืฉื‘ ื™ื•ืชืจ ื“ืžืชื•ืš ื”ื‘ืจื™ื™ืชื ืื•ืžืจ ื›ืŸ ื”ื’ืžืจื ืื‘ืœ ื‘ืคืจืง ื‘ืชืจื ื“ืžื›ื•ืช (ื“ืฃ ื™ื–.) ืžื™ ื“ื•ื—ืง ื”ืฉืดืก ืœื•ืžืจ ื“ืจื‘ื ืŸ ืžืฉื™ื‘ื™ืŸ ืชืฉื•ื‘ื” ืœืจืดืฉ ืœื“ื‘ืจื™ื• ืžื” ืฉืื™ื ืŸ ืกื•ื‘ืจื™ืŸ ื›ื™ื•ืŸ ื“ืื™ื ื• ืœื ื‘ืžืฉื ื” ื•ืœื ื‘ื‘ืจื™ื™ืชื ื•ืืดืช ื•ืจืดืฉ ื“ื—ืฉื™ื‘ ื—ื˜ื” ื‘ืจื™ื” ื”ื™ืืš ืชืจื•ืžื” ืขื•ืœื” ื‘ืงืดื ื”ื ืืžืจื™ื ืŸ ืœืงืžืŸ (ื—ื•ืœื™ืŸ ื“ืฃ ืง.) ื“ื‘ืจื™ื” ืœื ื‘ื˜ืœื” ื’ื‘ื™ ื’ื™ื“ ื•ื›ื™ ืชื™ืžื ื“ื”ืชื ื”ื™ื™ื ื• ื˜ืขืžื ื“ื›ืฉื ื•ืœื“ ื ื•ืœื“ ื”ืื™ืกื•ืจ ืขืžื• ื›ืžื• ื’ื™ื“ ื•ืฉืจืฆื™ื ื•ืื‘ืจ ืžืŸ ื”ื—ื™ ื•ืขื•ืคื•ืช ื˜ืžืื™ื ืื‘ืœ ืชืจื•ืžื” ืžื•ืชืจ ืขื“ ืฉื™ืžืจื— ืื›ืชื™ ืขืจืœื” ื•ื›ืœืื™ ื”ื›ืจื ืœื ืœื™ื‘ื˜ืœื•. [ื•ืขืดืข ืชื•ืก' ื–ื‘ื—ื™ื ืขื‘. ื“ืดื” ื•ืœื™ื‘ื˜ืœื•]:
Quel est le motif des Sages ? [Le nerf] est une crรฉature โ€” et ร  la fin de notre chapitre (Houlin 102b) aussi nous disons en pareil [cas] : [si] l'on a mangรฉ un oiseau pur de son vivant, [on est passible] pour la moindre quantitรฉ ; [s'il รฉtait] mort, pour un kazayit ; [si] l'on a mangรฉ un oiseau impur, que ce soit de son vivant ou mort, pour la moindre quantitรฉ โ€” car le membre [pris] sur le vivant (ever min ha-haรฏ) et l'oiseau impur, [les Sages] les tiennent pour une crรฉature. Et si tu dis : en quoi diffรจre-t-il [le fait] que le membre [pris] sur le vivant, l'oiseau impur, le nerf et le reptile (cherets) sont tenus pour une crรฉature, davantage qu'une charogne pure (nevela tehora) [qui], une fois morte, [requiert] un kazayit et n'est pas tenue pour une crรฉature ? et de mรชme le tevel (produit non dรฎme), les Sages ne le tiennent pas pour une crรฉature, dans Makot (17a) ? Et l'on peut dire : telle [est] la raison de ceux-ci [le nerf, etc.] : lorsque le Misรฉricordieux a dit 'tu ne mangeras pas le nerf', 'tu ne mangeras pas l'oiseau impur', et de mรชme pour le membre [pris] sur le vivant, [c'est] comme s'Il avait spรฉcifiรฉ [que c'est interdit] qu'il [soit] grand ou petit, car tous se nomment 'nerf' et 'oiseau', ร  [la seule] condition qu'ils soient entiers (chelemim) ; mais une charogne (nevela), [le mot] 'nevela' dรฉsigne [aussi] un morceau (hatikha) ; et de mรชme le tevel โ€” car, s'il รฉtait รฉcrit 'ne mange pas un grain de blรฉ du tevel', alors il serait tenu pour une crรฉature. Et de mรชme [cela] ressort au troisiรจme chapitre de Chevouot (21b), oรน il dit : 'oรน avons-nous trouvรฉ [quelqu'un] qui, pour avoir mangรฉ la moindre quantitรฉ, [soit] passible ?' et il objecte : 'mais non ? or voici celui qui spรฉcifie [par serment]', [c'est-ร -dire] quelqu'un qui spรฉcifie 'serment que je ne mangerai pas la moindre quantitรฉ' ! et il rรฉpond : 'celui qui spรฉcifie aussi [est] comme une crรฉature' โ€” ce qui implique [que] la raison de la crรฉature, [c'est] comme si l'ร‰criture avait spรฉcifiรฉ 'ne mange pas, [qu'il soit] grand ou petit'. Et si tu dis : nous avons appris dans [le chapitre] Elou hen ha-lokin (Makot 13a) : 'combien doit-on manger de tevel pour [en] รชtre passible ? R. Chimon dit : la moindre quantitรฉ ; et les Sages disent : un kazayit. R. Chimon leur dit : ne m'admettez-vous pas que, pour qui mange une fourmi de la moindre taille, il est passible ? Ils lui dirent : parce qu'elle [est mangรฉe] telle qu'elle a รฉtรฉ crรฉรฉe. Il leur dit : un grain de blรฉ aussi [est mangรฉ] tel qu'il a รฉtรฉ crรฉรฉ' โ€” et [la Guemara] conclut [que], pour R. Chimon, la moindre quantitรฉ [vaut] pour les coups (makot) mรชme [pour] de la farine, et que c'est selon leurs propres paroles (le-divrehem), [ร  savoir] des Sages, qu'il dit : 'admettez-moi du moins qu'un seul grain de blรฉ [est mangรฉ] tel qu'il a รฉtรฉ crรฉรฉ, [et donc passible] pour la moindre quantitรฉ' โ€” et les Sages [tiennent] qu'une crรฉature douรฉe de souffle (beriyat nechama) est importante, [mais que] le blรฉ n'est pas important. Et maintenant [c'est] difficile : or voici le nerf et le membre [pris] sur le vivant qui sont tenus pour une crรฉature โ€” d'oรน [il ressort] que la chose ne dรฉpend pas du souffle ! et mรชme s'il y avait du souffle dans le blรฉ, il ne serait pas tenu pour une crรฉature, comme je l'ai expliquรฉ, car [cela] ne ressemble pas ร  celui qui spรฉcifie : car 'ne mange pas du tevel' est รฉcrit, et il n'est pas รฉcrit 'ne mange pas un grain de blรฉ du tevel'. Et il paraรฎt [juste] d'expliquer [que] les Sages rรฉpondent ร  R. Chimon selon ses propres paroles : 'quant ร  nous, mรชme s'il y avait du souffle dans le blรฉ, nous ne le tiendrions pas pour une crรฉature, car [cela] ne ressemble pas ร  celui qui spรฉcifie, comme je l'ai expliquรฉ ; mais selon toi, qui le tiens pour une crรฉature, [c'est] donc [que] tu n'as pas la raison de celui qui spรฉcifie ; quoi qu'il en soit, [le blรฉ] ne ressemble pas ร  la fourmi, car la fourmi a un souffle'. Et [c'est] difficile : oรน avons-nous trouvรฉ pareil [cas], oรน l'on rรฉpond une raison aux paroles de [quelqu'un] alors qu'eux-mรชmes ne tiennent pas que la chose dรฉpende du souffle ? Et l'on peut dire qu'en pareil [cas] nous trouvons [un exemple] au chapitre Ha-Taarovet (Zevahim 77a) : car il est enseignรฉ : 'des membres de [bรชtes] sans dรฉfaut qui se sont mรชlรฉs ร  des membres d'une [bรชte] ร  dรฉfaut (baalat moum) โ€” R. Eliezer dit : qu'ils soient offerts, et je considรจre la chair de la [bรชte] ร  dรฉfaut comme si elle [n'รฉtait] que du bois ; et les Sages disent : qu'ils ne soient pas offerts' โ€” et nรฉcessairement R. Eliezer lui-mรชme n'a pas cette raison[-lร ], car pour [une bรชte] qui a sailli ou รฉtรฉ saillie (rovea ve-nirba) il admet qu'ils ne soient pas offerts, et il ne dit pas 'je les considรจre comme s'ils [n'รฉtaient] que du bois' ; mais le motif principal [est] comme [le texte l']explique dans la Guemara : 'un dรฉfaut en elles : ils n'agrรฉeront pas' โ€” donc, par mรฉlange, ils agrรฉeront ; et [c'est] selon leurs propres paroles, [ร  savoir] des Sages, qu'il le leur dit, comme [il est] dit lร -bas. Toutefois lร -bas [c'est] mieux rรจgle, car [c'est] ร  partir de la braita [que] la Guemara dit ainsi ; mais au dernier chapitre de Makot (17a), qui [donc] contraint la Guemara ร  dire que les Sages rรฉpondent ร  R. Chimon une rรฉponse selon ses paroles [et] qu'eux-mรชmes ne tiennent pas, puisque [cela] ne [figure] ni dans une michna ni dans une braita ? Et si tu dis : et R. Chimon, qui tient le blรฉ pour une crรฉature, comment la terouma s'annule-t-elle dans cent-et-un (be-mea ve-had) โ€” or nous disons ci-aprรจs (Houlin 100a) [qu']une crรฉature ne s'annule pas, ร  propos du nerf ? Et si tu dis [que] lร -bas [pour le nerf] telle est la raison, [ร  savoir] que, lorsqu'il est nรฉ, l'interdit est nรฉ avec lui, comme [pour] le nerf, les reptiles, le membre [pris] sur le vivant et les oiseaux impurs, tandis que la terouma est permise jusqu'ร  ce qu'on [l']amoncelle (yemareah) โ€” [il reste qu']encore la orla (fruits des trois premiรจres annรฉes) et les kilaim de la vigne (kilei ha-kerem) ne devraient pas s'annuler [non plus] ! [Et vois encore les Tossefot de Zevahim 72a, dรฉbut 've-livtelou'.]
๐Ÿ’ก Explication

Le motif des Sages : le nerf sciatique est une beriya (crรฉature entiรจre, un tout autonome). On en est donc passible quelle que soit sa taille, mรชme en dessous d'un kazayit โ€” comme la fourmi entiรจre. R. Yehuda, lui, exige un kazayit (mesure ordinaire de la consommation).

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Texte hรฉbreu et aramรฉen vocalisรฉ : รฉdition numรฉrique William Davidson du Talmud Koren Noรฉ, via Sefaria (licence CC BY-NC). Traduction franรงaise, notes et schรฉmas : Chiourim BA (licence CC BY 4.0).