Chullin 99b โ€” la mesure d'annulation du levain et du tzir, et les tendons qui ne donnent pas de goรปt

Chullin 99b

Sougya : La sougya achรจve d'abord l'analyse de la michna d'Orla (la teroumat hamets) : Rav Dimi et Abaye discutent si le levain de terouma s'annule dans cent ou dans cent-et-un, et comment concilier la clause initiale (min be-mino, rigueur) et la clause finale (min be-eino mino) โ€” Rav Dimi conclut que la recha exige cent-et-un et la seifa cent. Abaye objecte que le levain donne du goรปt mรชme dans cent-et-un ; Rav Dimi reste muet, puis admet que le levain est diffรฉrent car sa puissance d'acidification est forte.

Cela rappelle ร  Rav Dimi le propos de Rabbi Yossi fils de Rabbi Hanina : toutes les mesures ne sont pas รฉgales, car le tzir (saumure) du poisson impur a une mesure proche de deux cents ; et s'il s'annule malgrรฉ la rรจgle min be-mino, c'est qu'il n'est qu'un simple suintement (ziea). La Guemara passe ensuite ร  la michna du gid hanesheh : Rav Houna explique qu'on รฉvalue le goรปt 'comme de la viande dans des tรชtes de navet', mais une braita de Rabbi Yichmael fils de Rabbi Yo'hanan ben Beroka tient que les tendons ne donnent pas de goรปt.

Suivent trois rรฉcits (Rabbi Hanina et Rabbi Yehouda bar Zevina ; Rabbi Ami qui renvoie ร  Rabbi Yitshaq ben Halov, indulgent au nom de Rabbi Yehochoua ben Levi) et la halakha tranchรฉe : les tendons ne donnent pas de goรปt. Enfin la Guemara revient sur le gid hanesheh cuit [avec d'autres tendons] : qu'il s'annule donc par la simple majoritรฉ (rouba) !

La michna de la teroumat hamets (Orla 2:6) : cent ou soixante ? le levain (chaor) de terouma qui tombe dans une pรขte profane Recha : min be-mino (rigueur) chaor de blรฉ dans pรขte de blรฉ interdit mรชme s'il n'y a pas cent-et-un (il faut cent-et-un pour permettre) Seifa : min be-eino mino levain dans une pรขte d'autre espรจce s'il n'a pas de quoi faire lever : permis (pas besoin de cent-et-un sans goรปt) Hava amina : recha = cent-et-un de permis -> donc seifa = soixante Abaye : si recha s'annule ร  cent, la seifa doit s'annuler ร  soixante (sinon plus de diffรฉrence) Conclusion : recha = cent-et-un, seifa = cent (avec l'interdit) la diffรฉrence reste : la rigueur de min be-mino impose un de plus, mรชme sans goรปt
Segments 0-4 : la michna d'Orla sur le levain de terouma โ€” comment lire la clause initiale (cent-et-un) et la clause finale (cent), et l'objection d'Abaye.
Toutes les mesures ne sont pas รฉgales (Rabbi Yossi b. R. Hanina) le tzir (saumure) du poisson impur a une mesure proche de deux cents Rabbi Yehouda un revi'it de tzir impur interdit dans deux se'a de permis = cent-quatre-vingt-douze revi'iot Pourquoi s'annule-t-il ? le tzir = simple suintement (ziea be-alma) donc il s'annule, malgrรฉ min be-mino
Segments 5-6 : 'toutes les mesures ne sont pas รฉgales' โ€” le tzir du poisson impur, mesure proche de deux cents, et pourquoi il s'annule (simple suintement).
Les tendons (gidin) donnent-ils du goรปt ? La michna (Rav Houna) le gid donne du goรปt : on l'รฉvalue comme viande dans des tรชtes de navet R. Yichmael b. R. Yo'hanan b. Beroka les tendons ne donnent pas de goรปt on le jette, le reste est permis R. Hanina permet (via R. Yehouda b. Zevina) ; R. Ami renvoie ร  R. Yitshaq b. Halov (au nom de R. Yehochoua b. Levi) Halakha : ein be-gidin be-noten taam โ€” les tendons ne donnent pas de goรปt
Segments 7-11 : les tendons donnent-ils du goรปt ? La michna (Rav Houna) contre Rabbi Yichmael, les rรฉcits, et la halakha retenue.
1
ืœื, ื‘ืžืื”.

Non, [la michna veut dire :] dans cent. [Bien qu'il n'y ait pas cent-et-une fois le volume du permis par rapport ร  la terouma, celle-ci est annulรฉe parce qu'il y a cent fois son volume de [nourriture] profane.]

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืœื ื‘ืžืื” ื•ื”ื›ื™ ืงืืžืจ ืื™ืŸ ื‘ื”ืŸ ืื—ื“ ื•ืžืื” ืฉืœ ื”ื™ืชืจ ืืœื ืžืื” ืฉืœ ื”ื™ืชืจ ืœื‘ื“ ื”ืื™ืกื•ืจ ืžื•ืชืจ:
Non, dans cent โ€” et voici ce qu'il [veut] dire : il n'y a pas en eux un [rapport d']un-et-cent de permis [par rapport ร  l'interdit], mais cent de permis ร  cรดtรฉ de l'interdit โ€” [et c'est] permis.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ืœื ื‘ืžืื” ืคื™' ื‘ืงื•ื ื˜ืจืก ื•ื”ื›ื™ ืงืืžืจ ืื™ืŸ ื‘ื”ืŸ ืœื”ืขืœื•ืช ื‘ืง"ื ืฉืœ ื”ื™ืชืจ ืืœื ืžืื” ืฉืœ ื”ื™ืชืจ ืœื‘ื“ ื”ืื™ืกื•ืจ ืžื•ืชืจ ื•ืคืจื™ืš ื•ื”ื ืžื“ืจื™ืฉื ืžื™ืŸ ื‘ืžื™ื ื• ืฉืืชื” ื”ื•ืœืš ื‘ื• ื›ืœ ืฉืขื” ืœื”ื—ืžื™ืจ ืืค"ื” ื‘ื˜ื™ืœ ื‘ืžืื” ื›ื™ ืœื™ื›ื ื ื•ืชืŸ ื˜ืขื ื“ืงืชื ื™ ืื™ืŸ ื‘ื”ืŸ ืœื”ืขืœื•ืช ื›ื•' ื‘ื™ืŸ ืื™ืŸ ื‘ื• ื›ื“ื™ ืœื”ื—ืžื™ืฅ ืืกื•ืจ ื•ืก"ื“ ืžืื” ื•ืื—ื“ ื‘ื”ื“ื™ ืื™ืกื•ืจ ืงืืžืจ ืืœืžื ื‘ืžืื” ื‘ื˜ื™ืœ ืžื›ืœืœ ื“ืกื™ืคื ื‘ืฉืฉื™ื ื“ื—ื™ืœื•ืง ื–ื” ื‘ื™ื ื™ื”ื ื“ื–ื” ืื™ื ื• ืฆืจื™ืš ืง"ื ื›ืฉืื™ืŸ ื ื•ืชืŸ ื˜ืขื ื•ื–ื” ืฆืจื™ืš ื•ื–ื” ื”ืคื™ืจื•ืฉ ื“ื—ื•ืง ืžืื“ ื“ืžืื™ ืก"ื“ ื“ืžืกื“ืจ ื”ืฉ"ืก ืฉื™ื”ื ืœืฉื•ืŸ ื”ืžืฉื ื” ืžืฉื•ื ื” ืกื™ืคื ืžืจื™ืฉื ื“ื›ื™ื•ืŸ ืฉืคื™ืจืฉ ืง"ื ื“ืกื™ืคื ื”ื™ื™ื ื• ืžืื” ื•ืื—ื“ ืฉืœ ื”ื™ืชืจ ืœืžื” ืœื ื™ื”ื™ื” ืžืื” ื•ืื—ื“ ื“ืจื™ืฉื ื“ืžื™ืŸ ื‘ืžื™ื ื• ืžืื” ื•ืื—ื“ ืฉืœ ื”ื™ืชืจ ื›ืžื• ืฉืžืชืจืฅ ืœื‘ืกื•ืฃ ื•ืœื ื”ื™ื” ืœื• ืœื˜ืขื•ืช ื‘ื›ืš ื•ืขื•ื“ ื“ืคืจื™ืš ื‘ืžืื” ื•ืื—ื“ ืืžืื™ ืœื ื‘ื˜ื™ืœ ืžื™ ื“ื—ืงื• ืœื”ืฆืจื™ืš ืžืื” ื•ืื—ื“ ืฉืœ ื”ื™ืชืจ ื•ื ืจืื” ื“ืžืฉื•ื ื”ืื™ ืคื™ืจื›ื ื“ื—ืงื• ื‘ืงื•ื ื˜ืจืก ืœืคืจืฉ ื‘ืง"ื ืฉืœ ื”ื™ืชืจ ืžื“ืคืจื™ืš ืขืœื™ื” ื›ื™ื•ืŸ ื“ืžื•ืงืžืช ื‘ืง"ื ืฉืœ ื”ื™ืชืจ ืืžืื™ ืœื ื‘ื˜ื™ืœ ื•ื ืจืื” ืœืคืจืฉ ืœื ื‘ืžืื” ื›ืœื•ืžืจ ืžืื” ืขื ื”ืื™ืกื•ืจ ื•ื”ืžืงืฉื” ืกืœืงื ื“ืขืชื™ื” ื“ืžืื” ื‘ืœื ืื™ืกื•ืจ ืงืืžืจ ืœื›ืš ืคืจื™ืš ืžื“ืจื™ืฉื ื‘ืง"ื ื•ืื™ืŸ ืœื”ืขืœื•ืช ื‘ืง"ื ืืกื•ืจ ื”ื™ื™ื ื• ื‘ืžืื” ืฉืœ ื”ื™ืชืจ ื•ื—ื“ ืฉืœ ืื™ืกื•ืจ ื›ืžื• ื‘ื›ืœ ื“ื•ื›ืชื™ืŸ ื“ืชืจื•ืžื” ืขื•ืœื” ื‘ืง"ื ื”ื™ื™ื ื• ืขื ื”ืื™ืกื•ืจ ื›ื“ื“ืจืฉื™ื ืŸ ืžืžื ื• ืฉื ืคืœ ื‘ืชื•ื›ื• ื”ืจื™ ื”ื•ื ืžืงื“ืฉื• ื”ื•ื™ ืกื™ืคื ื‘ืฉืฉื™ื ื“ืื™ ื‘ืง"ื ืžืื™ ื—ื•ืžืจื ื‘ืžื™ืŸ ื‘ืžื™ื ื• ืžืžื™ืŸ ื‘ืฉืื™ื ื• ืžื™ื ื• ื“ืชืจื•ื™ื™ื”ื• ื‘ืง"ื ืฉืœ ื”ื™ืชืจ ื‘ื˜ืœื™ ื‘ืคื—ื•ืช ืœื ื‘ื˜ืœื™ ื•ืžืฉื ื™ ื“ืจื™ืฉื ื‘ืขื™' ืง"ื ืขื ื”ืื™ืกื•ืจ ื•ืกื™ืคื ืžืื” ืขื ื”ืื™ืกื•ืจ ื•ืื™ืŸ ื‘ื• ืœื”ืขืœื•ืช ื‘ืง"ื ื“ืจื™ืฉื ื•ืกื™ืคื ื”ื•ื™ ืคื™ืจื•ืฉื• ืง"ื ืขื ื”ืื™ืกื•ืจ ื•ื”ื ื“ืคืจื™ืš ื•ื›ื™ ื™ืฉ ื‘ื• ืœื”ื—ืžื™ืฅ ื‘ืง"ื ืืžืื™ ืœื ื‘ื˜ืœื™ ืžื™ืœืชื ื‘ืืคื™ ื ืคืฉื” ื”ื™ื ื•ืœืื• ืืžืื™ ื“ืžืฉื ื™ ืงืื™ ื•ืžืฉื•ื ื“ื—ืžื•ืฅ ืื™ืŸ ื‘ื• ื ืชื™ื ืช ื˜ืขื ื’ืžื•ืจ ื›ืฉืืจ ื ืชื™ื ืช ื˜ืขื ืงืฉื™ื ืœื™ื” ืืžืื™ ืœื ื‘ื˜ื™ืœ ื‘ืง"ื ื“ืœื ื”ื•ื™ ืืœื ื›ืžื• ื”ืขืžื“ื” ื“ื—ืœื‘ ื‘ืขืœืžื ื“ืชื ืŸ ื‘ืคืจืง ื›ืœ ื”ื‘ืฉืจ (ืœืงืžืŸ ื—ื•ืœื™ืŸ ื“ืฃ ืงื˜ื–.) ื”ืžืขืžื™ื“ ื‘ืขื•ืจ ื”ืงื‘ื” ืื ื™ืฉ ื‘ื” ื‘ื ื•ืชืŸ ื˜ืขื ืืกื•ืจื” ืžืฉืžืข ื”ื ืœื™ื›ื ื ื•ืชืŸ ื˜ืขื ืฉืจื™ ืืข"ืค ืฉื”ืขืžื™ื“ ื”ื—ืœื‘ ืžืฉื•ื ื“ื”ืขืžื“ื” ืœื ื—ืฉื™ื‘ื ื˜ืขืžื ื•ื”ื•ื ื”ื“ื™ืŸ ื—ื™ืžื•ืฅ ื•ืžืฉื ื™ ืฉืื•ืจ ืฉืื ื™ ื“ื—ืžื•ืฆื• ืงืฉื”:
Non, dans cent โ€” le commentaire [de Rachi] a expliquรฉ : et voici ce qu'il [veut] dire : il n'y a pas en eux de quoi [le] relever ร  cent-et-un de permis, mais cent de permis ร  cรดtรฉ de l'interdit โ€” [c'est] permis. Et [la Guemara] objecte : mais du fait de la clause initiale [traitant] de min be-mino [une espรจce et son semblable], avec lequel tu agis toujours par rigueur, [et oรน] nรฉanmoins il s'annule dans cent quand il n'y a pas [de quoi] donner du goรปt โ€” comme il est enseignรฉ 'il n'y a pas en eux de quoi [le] relever, etc.' โ€” qu'il y ait [ou non] de quoi [le faire] lever (lehahmits) [c'est] interdit ; et [la Guemara] avait pensรฉ [que la michna voulait dire] cent-et-un ร  cรดtรฉ de l'interdit โ€” d'oรน [il ressort que] dans cent il s'annule ; il s'ensuit que la clause finale [s'annule] dans soixante, car telle est la diffรฉrence entre eux : celle-ci [min be-mino] n'a pas besoin de cent-et-un quand il n'y a pas de goรปt, et celle-lร  [min be-eino mino] en a besoin. Et cette explication [est] trรจs forcรฉe : car que pensait l'ordonnateur du Talmud โ€” que le langage de la michna soit diffรฉrent dans la clause finale par rapport ร  la clause initiale ? puisqu'il a expliquรฉ [que] 'cent-et-un' de la clause finale [signifie] cent-et-un de permis, pourquoi 'cent-et-un' de la clause initiale, [pour] min be-mino, ne serait-il pas [aussi] cent-et-un de permis, comme [la Guemara] [le] rรฉsout finalement ? et [l'ordonnateur] n'avait pas ร  se tromper lร -dessus. Et de plus, [la Guemara] objecte 'ร  cent-et-un, pourquoi ne s'annule-t-il pas ?' โ€” qui [l']a contraint d'exiger cent-et-un de permis ? Et il paraรฎt [que c'est] ร  cause de cette objection [que Rachi] s'est trouvรฉ contraint, dans son commentaire, d'expliquer 'ร  cent-et-un de permis', du fait que [la Guemara] objecte lร -dessus : puisque tu l'รฉtablis [comme parlant] de cent-et-un de permis, pourquoi ne s'annule-t-il pas ? Et il paraรฎt [prรฉfรฉrable] d'expliquer 'non, dans cent', c'est-ร -dire cent avec l'interdit ; et celui qui objecte pensait que [la michna] dit cent sans l'interdit, c'est pourquoi il objecte depuis la clause initiale, [oรน il y a] cent-et-un โ€” et 'il n'y a pas de quoi [le] relever ร  cent-et-un [c'est] interdit' signifie [un mรฉlange] de cent de permis et d'un d'interdit, comme partout, [car] la terouma se relรจve ร  cent-et-un, c'est-ร -dire avec l'interdit, comme nous [l']exposons de 'mimenou' (de lui) [Lev 22:15] : 'ce qui est tombรฉ ร  l'intรฉrieur, voici qu'il le rend saint' ; [donc] la clause finale [s'annule] dans soixante โ€” car si [c'รฉtait] dans cent-et-un, quelle rigueur y aurait-il de min be-mino par rapport ร  min be-eino mino, puisque tous deux s'annuleraient dans cent-et-un de permis [et] ne s'annuleraient pas dans moins ? Et [la Guemara] rรฉpond [que] la clause initiale exige cent-et-un avec l'interdit, et la clause finale cent avec l'interdit ; et 'il n'y a pas en lui de quoi [le] relever ร  cent-et-un' de la clause initiale et de la clause finale a [pour] sens cent-et-un avec l'interdit. Et le fait qu'[Abaye] objecte 'et lorsqu'il y a de quoi [le faire] lever ร  cent-et-un, pourquoi ne s'annulent-ils pas ?' [est] une chose en soi, et ne porte pas sur ce que [Rav Dimi] vient de rรฉpondre [il ne s'agit pas de min be-mino mais d'une question gรฉnรฉrale] ; et parce que l'acidification (himouts) n'a pas en elle de [vรฉritable] don de goรปt entier comme les autres dons de goรปt, il lui [est] difficile : pourquoi ne s'annule-t-il pas dans cent-et-un, n'รฉtant qu'une simple solidification (haamada) comme [celle] du lait en gรฉnรฉral ? โ€” comme nous l'avons appris au chapitre Kol ha-Bassar (plus loin, Houlin 116a) : 'celui qui fait cailler (ha-maamid) avec la peau de la caillette (or ha-keva) โ€” s'il y a en elle de quoi donner du goรปt, [c'est] interdit', [ce qui] implique [que] s'il n'y a pas de goรปt [c'est] permis, bien qu'il ait fait cailler le lait, parce que la solidification (haamada) n'est pas considรฉrรฉe [comme] un [vรฉritable] goรปt ; et il en va de mรชme [pour] l'acidification (himouts). Et [la Guemara] rรฉpond : le levain (chaor) est diffรฉrent, car son acidification est forte.
๐Ÿ’ก Explication

Rรฉponse de Rav Dimi ร  Abaye (suite de 99a). Quand la michna dit qu'un mรฉlange est permis, elle entend : mรชme s'il n'y a pas cent-et-un [volumes de permis hors l'interdit], mais seulement cent [de permis ร  cรดtรฉ de l'interdit], cela suffit ร  annuler la terouma. Le 'cent' compte le permis seul, sans l'interdit.

2
ื•ื”ื ืžื“ืจื™ืฉื ื‘ืžืื” ื”ื•ื™, ืกื™ืคื ื‘ืฉืฉื™ื! ื“ืงืชื ื™ ืจื™ืฉื: ืœื”ื—ืžื™ืจ ืžื™ืŸ ื•ืžื™ื ื• ื›ื™ืฆื“? ืฉืื•ืจ ืฉืœ ื—ื˜ื™ืŸ ืฉื ืคืœ ืœืขื™ืกืช ื—ื˜ื™ืŸ, ื•ื™ืฉ ื‘ื• ื›ื“ื™ ืœื—ืžืฅ, ื‘ื™ืŸ ื™ืฉ ื‘ื• ื›ื“ื™ ืœื”ืขืœื•ืช ื‘ืžืื” ื•ืื—ื“, ื‘ื™ืŸ ืื™ืŸ ื‘ื• ื›ื“ื™ ืœื”ืขืœื•ืช ื‘ืžืื” ื•ืื—ื“ โ€“ ืืกื•ืจ.

Mais du fait que [l'on infรจre] de la clause initiale [que c'est] dans cent, la clause finale [serait-elle] dans soixante ! Car la clause initiale enseigne : 'la rigueur, [pour] une espรจce et son semblable (min be-mino), comment cela ?

Du levain (chaor) de blรฉ qui tomba dans une pรขte de blรฉ, et il y a en lui de quoi [le faire] lever (lehahmits) โ€” qu'il y ait en lui de quoi [le] relever ร  cent-et-un, qu'il n'y ait pas en lui de quoi [le] relever ร  cent-et-un โ€” [c'est] interdit.'

๐Ÿ“œ Rachi (4)
ื•ื”ื ืžื“ืจื™ืฉื ืฉืืชื” ื”ื•ืœืš ื‘ื• ื›ืœ ืฉืขื” ืœื”ื—ืžื™ืจ ื‘ืžื™ืŸ ื•ืžื™ื ื• ืืค"ื” ื‘ื˜ื™ืœ ื‘ืžืื” ื›ื™ ืœื™ื›ื ื ื•ืชืŸ ื˜ืขื ืžื›ืœืœ ื“ืกื™ืคื ื‘ืžื™ืŸ ื•ืฉืื™ื ื• ืžื™ื ื• ื‘ืฉืฉื™ื ืฉื”ืจื™ ื–ื” ื—ื™ืœื•ืง ืฉื‘ื™ื ื™ื”ื ืฉื–ื” ืื™ื ื• ืฆืจื™ืš ืžืื” ื•ืื—ื“ ื›ืฉืื™ื ื• ื ื•ืชืŸ ื˜ืขื ื•ื–ื” ืฆืจื™ืš:
Mais du fait que de la clause initiale โ€” [ร  savoir] de min be-mino, avec lequel tu agis toujours par rigueur, [et oรน] nรฉanmoins il s'annule dans cent quand il n'y a pas de goรปt โ€” il s'ensuit que la clause finale, [pour] min be-eino mino [une espรจce et ce qui n'est pas son semblable], [s'annule] dans soixante ; car telle est la diffรฉrence entre eux : celle-ci [min be-mino] n'a pas besoin de cent-et-un quand il ne donne pas de goรปt, et celle-lร  [min be-eino mino] en a besoin.
ื“ืงืชื ื™ ืจื™ืฉื ืฉืื•ืจ ืฉืœ ื—ื˜ื™ื ื›ื•' ื“ื”ื™ื™ื ื• ืžื™ืŸ ื•ืžื™ื ื•:
Car la clause initiale enseigne : du levain de blรฉ, etc. โ€” c'est-ร -dire min be-mino.
ื™ืฉ ื‘ื• ื›ื“ื™ ืœื—ืžืฅ ื“ื”ื™ื™ื ื• ื ื•ืชืŸ ื˜ืขื ืœืขื•ืœื ืืกื•ืจ:
Il y a en lui de quoi [le faire] lever โ€” c'est-ร -dire qu'il donne du goรปt โ€” [il est] toujours interdit.
ืื™ืŸ ื‘ื• ืื—ื“ ื•ืžืื” ืืคื™ืœื• ืื™ืŸ ื‘ื• ื›ื“ื™ ืœื—ืžืฅ ืืกื•ืจ ื•ื”ื™ื™ื ื• ืœื”ื—ืžื™ืจ ื“ื”ื ื‘ืžื™ืŸ ื•ืฉืื™ื ื• ืžื™ื ื• ืืžืจื• ื›ื™ ืœื™ื›ื ื˜ืขืžื ืœื ื‘ืขื™ ืง"ื ื•ื”ื›ื ื‘ืขื™ื ืŸ ืง"ื ืืœืžื ื‘ื”ื ื“ืงื ื—ืžื™ืจ ืžื™ื ื” ืื™ ืื™ื›ื ืง"ื ืฉืจื™ ื•ืงื ืกืœืงื ื“ืขืชืš ื‘ืง"ื ื‘ื”ื“ื™ ืื™ืกื•ืจื ืงืืžืจ ืืœืžื ื‘ืžืื” ื‘ื˜ื™ืœ:
Il n'y a pas en lui d'un-et-cent โ€” mรชme s'il n'y a pas en lui de quoi [le faire] lever, [c'est] interdit ; et c'est cela la rigueur โ€” car pour min be-eino mino ils ont dit [que], lorsqu'il n'y a pas de goรปt, il n'a pas besoin de cent-et-un, et ici [pour min be-mino] nous exigeons cent-et-un ; il s'ensuit que, dans ce[t aspect] oรน [min be-mino] est plus rigoureux que lui, s'il y a cent-et-un [c'est] permis โ€” et il te vient ร  l'esprit [que c'est] cent-et-un ร  cรดtรฉ de l'interdit, d'oรน [il ressort] que dans cent il s'annule.
๐Ÿ’ก Explication

Objection d'Abaye. Si l'on lit la clause initiale comme s'annulant dans cent, alors la clause finale s'annulerait dans soixante. La clause initiale (la rigueur de min be-mino) : un levain de terouma de blรฉ tombe dans une pรขte profane de blรฉ, oรน il y a de quoi faire lever โ€” interdit, qu'il y ait ou non cent-et-un. La rigueur tient ร  ce qu'on interdit mรชme lร  oรน il y a cent-et-un.

3
ืื™ืŸ ื‘ื• ืœื”ืขืœื•ืช ื‘ืžืื” ื•ืื—ื“, ื‘ื™ืŸ ืฉื™ืฉ ื‘ื• ื›ื“ื™ ืœื—ืžืฅ, ื‘ื™ืŸ ืื™ืŸ ื‘ื• ื›ื“ื™ ืœื—ืžืฅ โ€“ ืืกื•ืจ. ืจื™ืฉื ื•ืกื™ืคื ื‘ืžืื”?

['s']il n'y a pas en lui de quoi [le] relever ร  cent-et-un, qu'il y ait en lui de quoi [le faire] lever, qu'il n'y ait pas en lui de quoi [le faire] lever โ€” [c'est] interdit'. La clause initiale et la clause finale [seraient-elles toutes deux] dans cent ?

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืจื™ืฉื ื•ืกื™ืคื ื‘ืžืื” ื‘ืชืžื™ื”:
La clause initiale et la clause finale [seraient-elles] dans cent โ€” [dit] avec รฉtonnement [interrogatif].
๐Ÿ’ก Explication

Suite de la citation de la michna, et la difficultรฉ d'Abaye. La clause de min be-mino interdit dans tous les cas tant qu'il n'y a pas cent-et-un. Si l'on dit alors que la clause finale (min be-eino mino) s'annule aussi dans cent [comme l'a proposรฉ Rav Dimi pour la recha], les deux clauses auraient la mรชme mesure โ€” ce qui ne se peut, par รฉtonnement.

4
ืœื, ืจื™ืฉื ื‘ืžืื” ื•ื—ื“, ื•ืกื™ืคื ื‘ืžืื”.

Non : la clause initiale [s'annule] dans cent-et-un, et la clause finale dans cent.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ืœื ืจื™ืฉื ื‘ืžืื” ื•ื—ื“ ืœื‘ื“ ืžืื™ืกื•ืจื:
Non, la clause initiale dans cent-et-un โ€” hormis l'interdit.
ื•ืกื™ืคื ื‘ืžืื” ืœื‘ื“ ืžืื™ืกื•ืจื:
Et la clause finale dans cent โ€” hormis l'interdit.
๐Ÿ’ก Explication

Rรฉponse de Rav Dimi. Il n'y a pas identitรฉ : la clause initiale (min be-mino) exige cent-et-un [avec l'interdit], la clause finale (min be-eino mino) se contente de cent [avec l'interdit, lorsqu'il n'y a pas de goรปt]. La rigueur de min be-mino tient donc bien ร  ce 'un' de plus.

5
ื•ื›ื™ ื™ืฉ ื‘ื• ื›ื“ื™ ืœื—ืžืฅ ื‘ืžืื” ื•ื—ื“, ืืžืื™ ืœื ื‘ื˜ื™ืœ? ืื™ืฉืชื™ืง.

Mais [s']il y a en lui de quoi [le faire] lever dans cent-et-un, pourquoi ne s'annule-t-il pas ? Il se tut.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ื•ืคืจื›ื™ื ืŸ ืื™ ืจื™ืฉื ื‘ืžืื” ื•ื—ื“ ื“ื”ื™ืชืจ ืงืืžืจ ืืžืื™ ืงืชื ื™ ื™ืฉ ื‘ื• ื›ื“ื™ ืœื—ืžืฅ ืืข"ืค ืฉื™ืฉ ืžืื” ื•ืื—ื“ ืืกื•ืจ ื•ื›ื™ ืื™ื›ื ื“ื™ื”ื™ื‘ ื˜ืขืžื ื›ื•ืœื™ ื”ืื™:
Et nous objectons : si la clause initiale [parle] de cent-et-un de permis, pourquoi enseigne-t-elle 'il y a en lui de quoi [le faire] lever โ€” bien qu'il y ait cent-et-un, [c'est] interdit' ? Et y a-t-il [chose] qui donne du goรปt ร  ce point [malgrรฉ cent-et-un] ?
ืื™ืฉืชื™ืง ืจื‘ ื“ื™ืžื™:
Il se tut โ€” Rav Dimi.
๐Ÿ’ก Explication

Nouvelle objection d'Abaye. Si, dans la clause initiale, il y a cent-et-un de permis et que nรฉanmoins le mรฉlange est interdit lorsqu'il y a de quoi faire lever โ€” comment cela, alors qu'ร  cent-et-un le levain ne peut plus avoir d'effet ? Pourquoi ne s'annule-t-il pas ? Rav Dimi reste muet.

6
ืืžืจ ืœื™ื”: ื“ืœืžื ืฉืื ื™ ืฉืื•ืจ ื“ื—ื™ืžื•ืฆื• ืงืฉื”. ืืžืจ ืœื™ื”: ืื“ื›ืจืชืŸ ืžื™ืœืชื ื“ืืžืจ ืจื‘ื™ ื™ื•ืกื™ ื‘ืจื‘ื™ ื—ื ื™ื ื: ืœื ื›ืœ ื”ืฉื™ืขื•ืจื™ืŸ ืฉื•ื™ืŸ, ืฉื”ืจื™ ืฆื™ืจ ืฉื™ืขื•ืจื• ืงืจื•ื‘ ืœืžืืชื™ื. ื“ืชื ืŸ: ื“ื’ ื˜ืžื ืฆื™ืจื• ืืกื•ืจ, ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ืื•ืžืจ: ืจื‘ื™ืขื™ืช ื‘ืกืืชื™ื.

[Abaye] lui dit : peut-รชtre le levain est-il diffรฉrent, car son acidification (himouts) est forte. [Rav Dimi] lui dit : tu m'as remis en mรฉmoire une chose qu'a dite Rabbi Yossi fils de Rabbi Hanina : toutes les mesures ne sont pas รฉgales, car voici [que] le tzir (saumure) โ€” sa mesure [est] proche de deux cents.

Car nous avons appris : le tzir d'un poisson impur [est] interdit ; Rabbi Yehouda dit : un revi'it dans deux se'a.

๐Ÿ“œ Rachi (4)
ืืžืจ ืœื™ื” ืื‘ื™ื™:
[Abaye] lui dit โ€” Abaye.
ื“ืœืžื ืฉืื ื™ ืฉืื•ืจ ืฉื—ื™ืžื•ืฆื• ืงืฉื” ื•ื™ืฉ ืฉืงืฉื” ืžื—ื‘ื™ืจื•:
Peut-รชtre le levain est-il diffรฉrent, car son acidification est forte โ€” et il en est [un] qui est plus fort que son semblable.
ืœื ื›ืœ ื”ืฉื™ืขื•ืจื™ื ืฉื•ื™ื ืœื™ืชืŸ ื˜ืขื:
Toutes les mesures ne sont pas รฉgales โ€” [pour] donner du goรปt.
ืจื‘ื™ืขื™ืช ืฉืœ ืฆื™ืจ ื˜ืžื ืื•ืกืจ ืกืืชื™ื ืฉืœ ืฆื™ืจ ื˜ื”ื•ืจ ืื• ืฉืœ ื“ื‘ืจ ืื—ืจ ื•ืกืืชื™ื ื”ื•ื• ืžืืชืŸ ืจื‘ื™ืขื™ื•ืช ื ื›ื™ ืชืžื ื™. ืงื‘ ืืจื‘ืขื” ืœื•ื’ื™ืŸ ื•ืœื•ื’ ื“' ืจื‘ื™ืขื™ื•ืช ืฉืฉ ืขืฉืจื” ืœืงื‘ ื•ืกืื” ืฉืฉืช ืงื‘ื™ืŸ ืœืฉืœืฉื” ืงื‘ื™ืŸ ืž"ื— ืจื‘ื™ืขื™ื•ืช ื•ื›ืŸ ืืจื‘ืขื” ื–ื™ืžื ื™ืŸ:
Un revi'it โ€” de tzir impur interdit deux se'a de tzir pur ou d'une autre chose ; et deux se'a font deux cents revi'iot moins huit. Le kav [fait] quatre log, et le log quatre revi'iot โ€” seize au kav ; et la se'a [fait] six kav, soit pour trois kav quarante-huit revi'iot, et de mรชme quatre fois [pour les six kav des deux se'a].
๐Ÿ’ก Explication

Abaye lui-mรชme rรฉsout sa difficultรฉ : le levain est un cas ร  part, car sa puissance d'acidification (himouts) est si forte qu'il agit mรชme dans cent-et-un. Cela rappelle ร  Rav Dimi le propos de Rabbi Yossi fils de Rabbi Hanina : toutes les mesures ne sont pas รฉgales โ€” certaines substances exigent davantage. Ainsi le tzir (saumure, jus du poisson salรฉ) du poisson impur ne s'annule que dans une mesure proche de deux cents : un revi'it de tzir impur en interdit deux se'a [de permis], soit cent-quatre-vingt-douze revi'iot.

7
ื•ื”ืืžืจ ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื”: ืžื™ืŸ ื‘ืžื™ื ื• ืœื ื‘ื˜ื™ืœ? ืฉืื ื™ ืฆื™ืจ, ื“ื–ื™ืขื” ื‘ืขืœืžื ื”ื•ื.

Mais Rabbi Yehouda n'a-t-il pas dit [que] min be-mino [une espรจce et son semblable] ne s'annule pas ?! Le tzir est diffรฉrent, car il n'est qu'un simple suintement (ziea be-alma).

๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (2)
ื•ื”ืืžืจ ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ืžื™ืŸ ื‘ืžื™ื ื• ืœื ื‘ื˜ื™ืœ ื”ืงืฉื” ืจ"ืช ืœื™ืฉื ื™ ื”ื ื“ื™ื“ื™ื” ื”ื ื“ืจื‘ื™ื” ืžืฉืžื™ื” ื“ืจื‘ืŸ ื’ืžืœื™ืืœ ื›ื“ืžืฉื ื™ ื‘ืค' ื”ืชืขืจื•ื‘ื•ืช (ื–ื‘ื—ื™ื ืขื˜.) ื•ื™"ืœ ื“ื”ื›ื ืื™ืช ืœื™ื” ืฉื™ื ื•ื™ื ืื—ืจื™ืชื™ ื•ื"ืช ื•ื”ืœื ืกืชื ืฆื™ืจ ื™ืฉ ื‘ื• ืžื™ื ื›ื“ืืžืจื™ื ืŸ ื‘ื”ืœื•ืงื— ื‘ื”ืžื” (ื‘ื›ื•ืจื•ืช ื›ื‘.) ื”ืœื•ืงื— ืฆื™ืจ ืžืขื ื”ืืจืฅ ืžืฉื™ืงื• ื‘ืžื™ื ื•ื”ื•ื ื˜ื”ื•ืจ ื•ื"ื› ืืžืจืช ืกืœืง ืืช ืžื™ื ื• ื›ืžื™ ืฉืื™ื ื• ื•ืฉืื™ืŸ ืžื™ื ื• ืจื‘ื” ืขืœื™ื• ื•ืžื‘ื˜ืœื• ื•ื™"ืœ ื“ื”ื›ื ืžื™ื™ืจื™ ื‘ืฆื™ืจ ืฉืื™ืŸ ื‘ื• ืžื™ื ื“ืงืชื ื™ ืจื™ืฉื ื“ื’ ื˜ืžื ืฉื›ื‘ืฉื• ืขื ื“ื’ ื˜ื”ื•ืจ ื›ืœ ื’ืจื‘ ืฉื”ื•ื ืžื—ื–ื™ืง ืกืืชื™ื ืื ื™ืฉ ื‘ื• ืžืฉืงืœ ืขืฉืจื” ื–ื•ื–ื™ื ื‘ื™ื”ื•ื“ื” ืฉื”ื•ื ื—ืžืฉ ื–ื•ื–ื™ื ื‘ื’ืœื™ืœ ื“ื’ ื˜ืžื ืฆื™ืจื• ืืกื•ืจ ืคื™' ื“ื’ ื˜ืžื ืฆื™ืจื• ืืกื•ืจ ื•ื‘ื’ืจื‘ ืขืฆืžื• ืฉืœ ื“ื’ื™ื ืื™ืŸ ื ื•ืชืŸ ืžื™ื ืคืŸ ื™ืชืงืœืงืœื• ื”ื“ื’ื™ื ืื™ ื ืžื™ ื™"ืœ ืžื“ืงืืžืจ ืฉื™ืขื•ืจื• ืงืจื•ื‘ ืœืžืืชื™ื ืืœืžื ื›ืœ ื”ืžืืชื™ื ืžื‘ื˜ืœื™ื ื”ืจื‘ื™ืขื™ืช ื“ืื™ ืœื ื‘ื˜ืœื™ ืœื™ื” ืืœื ื”ืžื™ื ืœื—ื•ื“ื™ื™ื”ื• ื"ื› ืœื ื”ื•ื• ืงืจื•ื‘ ืœืžืืชื™ื:
Mais Rabbi Yehouda n'a-t-il pas dit [que] min be-mino ne s'annule pas โ€” Rabbenu Tam a objectรฉ : qu'il distingue [plutรดt ainsi] : ceci [est] son [propre avis] et cela [est l'avis] de son maรฎtre au nom de Rabban Gamliel, comme [la Guemara] rรฉsout au chapitre Ha-Taarovot (Zevahim 79a) ! Et l'on peut dire qu'ici [la Guemara] dispose d'une autre rรฉponse. Et si tu objectes : mais le tzir ordinaire (stam tzir) contient de l'eau, comme nous le disons dans [le chapitre] Ha-Loqeah Behema (Bekhorot 22a) : 'celui qui achรจte du tzir d'un am ha-arets [un ignorant] le rince (machiqo) dans l'eau et il est pur' โ€” et s'il en est ainsi, tu dis [par la rรจgle] 'รดte son espรจce comme [si elle n']รฉtait pas [lร ], et ce qui n'est pas de son espรจce [l']emporte sur lui et l'annule' [l'eau, qui n'est pas de l'espรจce de l'interdit, le neutralise] ! Et l'on peut dire qu'ici [la Guemara] traite d'un tzir qui ne contient pas d'eau, comme l'enseigne la clause initiale [de cette michna de Teroumot] : 'un poisson impur qu'on a confit (kevacho) avec un poisson pur โ€” toute jarre (gerev) qui contient deux se'a, s'il y a en elle un poids de dix zouz [de poisson impur] en Judรฉe, qui est cinq zouz en Galilรฉe โ€” le poisson impur, son tzir [est] interdit', explication : [pour] un poisson impur, son tzir [est] interdit ; et dans la jarre mรชme des poissons on ne met pas d'eau, de peur que les poissons [ne] se gรขtent. Ou bien l'on peut dire : du fait qu'il dit 'sa mesure [est] proche de deux cents', il s'ensuit que les deux cents [tout] entiers annulent le revi'it ; car si seule l'eau l'annulait, ร  elle seule, alors [la mesure] ne serait pas 'proche de deux cents' [mais bien moindre].
ืฉืื ื™ ืฆื™ืจ ื“ื–ื™ืขื” ื‘ืขืœืžื ื”ื•ื ืคื™' ืœื ืืกื•ืจ ืืœื ืžื“ืจื‘ื ืŸ ื•ืžื™ื”ื• ืฆื™ืจ ืฉืจืฆื™ื ืืกื•ืจ ื“ืื•ืจื™ื™ืชื ื“ืชื ื™ื ื‘ื”ืขื•ืจ ื•ื”ืจื•ื˜ื‘ (ืœืงืžืŸ ื—ื•ืœื™ืŸ ืงื›.) ื”ื˜ืžืื™ื ืœืืกื•ืจ ืฆื™ืจืŸ ื•ืจื•ื˜ื‘ืŸ ื•ืงื™ืคื” ืฉืœื”ืŸ ื•ื“ืจืฉื ื’ืžื•ืจื” ื”ื™ื ื“ื”ื ืงืืžืจ ื”ืชื ื•ืฆืจื™ื›ื™ ื“ืื™ ื›ืชื‘ ืฉืจืฆื™ื ื›ื•' ื•ื‘ืค"ืง ื“ื‘ื›ื•ืจื•ืช (ื“ืฃ ื•:) ื“ืคืจื™ืš ื˜ืขืžื ื“ื›ืชื‘ ืจื—ืžื ื ื’ืžืœ ื’ืžืœ ื•ืœืจ"ืฉ ืืช ื”ื’ืžืœ ื”ื ืœืื• ื”ื›ื™ ื”ื•ื” ืืžื™ื ื ื—ืœื‘ ื‘ื”ืžื” ื˜ืžืื” ืฉืจื™ ื•ื”ืชื ื™ื ื”ื˜ืžืื™ื ืœืืกื•ืจ ืฆื™ืจืŸ ื•ืจื•ื˜ื‘ืŸ ื›ื•' ืืข"ื’ ื“ื‘ืชื•ืจืช ื›ื”ื ื™ื ื“ืจื™ืฉ ื ืžื™ ื’ื‘ื™ ื“ื’ื™ื ืฉืงืฅ ืœืืกื•ืจ ืฆื™ืจืŸ ื•ืจื•ื˜ื‘ืŸ ื•ืงื™ืคื” ืฉืœื”ืŸ ืืกืžื›ืชื ื‘ืขืœืžื ื”ื™ื ื•ื”ื ื“ืคืจื™ืš ืคืจืง ื›ืœ ื”ื‘ืฉืจ (ืœืงืžืŸ ื—ื•ืœื™ืŸ ื“ืฃ ืงื™ื‘:) ืœืจื‘ ื“ืืกืจ ื‘ืฉืจ ืฉื—ื•ื˜ื” ื“ืื™ืžืœื— ืขื ื‘ืฉืจ ื˜ืจืคื” ืžื”ื˜ืžืื™ื ืœืืกื•ืจ ืฆื™ืจืŸ ื•ืคืจื™ืš ืœื™ื” ืžื“ื’ ื˜ื”ื•ืจ ืฉืžืœื—ื• ืขื ื“ื’ ื˜ืžื ืžื•ืชืจ ืคืจื™ืš ืฉืคื™ืจ ืžื“ื’ ืื‘ืฉืจ ื“ื”ื ืœื›ืœ ื”ืคื—ื•ืช ืฆื™ืจื• ืืกื•ืจ ืžื“ืจื‘ื ืŸ ืืœื ืฉ"ืž ื“ื”ื ื“ืฉืจื™ ื”ื›ื ื‘ืฉืžืœื—ืŸ ื–ื” ืขื ื–ื” ืžืฉื•ื ื“ืœื ื‘ืœืข ื”ื•ื ื•ืงืฆืช ืชื™ืžื” ื›ื™ื•ืŸ ื“ืฆืจื™ืš ืงืจื ื‘ืฉืจืฅ ื•ื‘ื‘ื”ืžื” ื˜ืžืื” ื ืžื™ ื“ืจื™ืฉ ืœื™ื” ื‘ืช"ื› ืžื“ื›ืชื™ื‘ ื˜ืžืื™ื ื”ื ืœื›ื ื•ื“ื’ื™ื ื“ืœื™ื›ื ืงืจื ืœื ืืกื™ืจ ืžื“ืื•ืจื™ื™ืชื ื”ื™ื›ื™ ืžื™ื™ืชื™ ืจื‘ื ื”ืชื ืจืื™ื” ืžื”ื˜ืžืื™ื ืœืืกื•ืจ ืฆื™ืจ ืฉืœ ื˜ืจืคื”:
Le tzir est diffรฉrent, car il n'est qu'un simple suintement โ€” explication : il n'est interdit que par [dรฉcret] rabbinique. Toutefois le tzir des reptiles (cheratsim) [est] interdit par la Torah, car il est enseignรฉ dans [le chapitre] Ha-Or ve-ha-Rotev (plus loin, Houlin 120a) : 'ha-temeim' (les impurs) [vient] interdire leur tzir, leur jus (rotev) et leur sรฉdiment (qipa) ; et [c'est] une dรฉrivation vรฉritable (dercha gemoura), car [la Guemara] dit lร -bas 'et [les versets] sont nรฉcessaires : car s'il avait รฉcrit [seulement au sujet des] reptiles, etc.' ; et au premier chapitre de Bekhorot (6b), oรน [la Guemara] objecte : 'la raison [pour laquelle le lait d'une bรชte impure est interdit, c'est] que le Misรฉricordieux a รฉcrit gamal, gamal [le chameau, rรฉpรฉtรฉ], et pour Rabbi Chimon 'et ha-gamal' [l'accusatif] โ€” sinon [j']aurais dit [que] le lait d'une bรชte impure [est] permis ; mais [n'']est[-il] pas enseignรฉ ''ha-temeim' [vient] interdire leur tzir, leur jus, etc.' ?' โ€” bien que dans le Torat Cohanim on dรฉrive aussi, ร  propos des poissons, 'cheqets' [vient] interdire leur tzir, leur jus et leur sรฉdiment, [c'est] un simple appui (asmakhta). Et ce que [la Guemara] objecte au chapitre Kol ha-Bassar (plus loin, Houlin 112b) ร  Rav, qui interdit la viande [d'une bรชte] abattue (chehouta) qui a รฉtรฉ salรฉe avec de la viande [d'une bรชte] tereifa, depuis ''ha-temeim' [vient] interdire leur tzir' โ€” et [la Guemara] lui objecte depuis [le cas du] poisson pur qu'on a salรฉ avec un poisson impur, [qui est] permis โ€” [la Guemara] objecte ร  bon droit depuis le poisson contre la viande, car ร  tout le moins son tzir [du poisson impur] est interdit [au moins] par [dรฉcret] rabbinique ; bien plus, il s'ensuit [de] ce qui est permis ici, lorsqu'on les a salรฉs l'un avec l'autre, [que c'est] parce qu'il [le poisson pur] n'absorbe pas [de l'impur]. Et [c'est] quelque peu รฉtonnant : puisqu'il faut un verset pour le reptile, et [que] pour la bรชte impure aussi on le dรฉrive dans le Torat Cohanim de ce qu'il est รฉcrit ''temeim hem lachem' (ils vous sont impurs)', et [que] les poissons, pour lesquels il n'y a pas de verset, ne sont pas interdits par la Torah โ€” comment Rava apporte-t-il lร -bas une preuve de ''ha-temeim' [vient] interdire' le tzir d'une [bรชte] tereifa ?
๐Ÿ’ก Explication

Difficultรฉ : comment Rabbi Yehouda peut-il dire que le tzir s'annule [mรชme dans deux cents], alors qu'il tient par ailleurs que min be-mino [le tzir impur tombรฉ dans du tzir pur] ne s'annule jamais ? Rรฉponse : le tzir est diffรฉrent โ€” il n'a pas le statut [de la chair] du poisson, car il n'est qu'un simple suintement (ziea be-alma), un exsudat ; il s'annule donc, et seulement de surcroรฎt la mesure en est proche de deux cents.

8
ื›ื™ืฆื“ ืžืฉืขืจื™ื ืŸ? ืืžืจ ืจื‘ ื”ื•ื ื: ื›ื‘ืฉืจ ื‘ืจืืฉื™ ืœืคืชื•ืช. ืžืชื ื™ืชื™ืŸ ื“ืœื ื›ื”ืื™ ืชื ื, ื“ืชื ื™ื: ืจื‘ื™ ื™ืฉืžืขืืœ ื‘ื ื• ืฉืœ ืจื‘ื™ ื™ื•ื—ื ืŸ ื‘ืŸ ื‘ืจื•ืงื” ืื•ืžืจ: ืื™ืŸ ื‘ื’ื™ื“ื™ืŸ ื‘ื ื•ืชืŸ ื˜ืขื.

Comment รฉvalue-t-on [si le gid hanesheh donne du goรปt] ? Rav Houna a dit : comme de la viande dans des tรชtes de navet (rachei lefatot).

[Notre] michna [n']est pas selon ce tana, car il est enseignรฉ : Rabbi Yichmael fils de Rabbi Yo'hanan ben Beroka dit : il n'y a pas dans les tendons (gidin) de [quoi] donner du goรปt.

๐Ÿ“œ Rachi (3)
ื‘ืจืืฉื™ ืœืคืชื•ืช ื™ืจืง ืฉืœ ืœืคืช. ื•ืœื™ ื ืจืื” ืฉืจืืฉ ื”ืœืคืช ืžืชื•ืง ืžื–ื ื‘ื• ื•ื˜ืขื ื”ื‘ืฉืจ ื ื™ื›ืจ ื‘ื–ื ื‘ื•ืช ื”ืœืคืช ื‘ืฉื™ืขื•ืจ ืžื•ืขื˜ ืื‘ืœ ื‘ืจืืฉื™ ืœืคืชื•ืช ืื™ื ื• ื ื™ื›ืจ ืืœื ื‘ืฉื™ืขื•ืจ ื’ืžื•ืจ:
Dans des tรชtes de navet โ€” un lรฉgume de navet (yรฉraq chel lรฉfet). Et il me paraรฎt que la tรชte du navet [est] plus douce que sa queue, et [que] le goรปt de la viande se reconnaรฎt dans les queues du navet ร  une petite mesure, mais dans les tรชtes de navet il ne se reconnaรฎt qu'ร  une mesure entiรจre [complรจte].
ืžืชื ื™ืชื™ืŸ ื“ืงืชื ื™ ื’ื™ื“ ืืฃ ืข"ืค ืฉืžื›ื™ืจื• ืื•ืกืจ ืืช ื”ืชื‘ืฉื™ืœ ืžืคื ื™ ื˜ืขืžื• ื“ืœื ื›ื™ ื”ืื™ ืชื ื:
[Notre] michna โ€” qui enseigne [que] le gid, bien qu'on [le] reconnaisse, rend le plat interdit ร  cause de son goรปt โ€” [n']est pas selon ce tana.
ืื™ืŸ ื‘ื’ื™ื“ื™ื ื‘ื ื•ืชืŸ ื˜ืขื ื•ืžืฉืœื™ื›ื• ื•ื”ืฉืืจ ืžื•ืชืจ:
Il n'y a pas dans les tendons de [quoi] donner du goรปt โ€” et on le jette, et le reste [est] permis.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ื‘ืจืืฉื™ ืœืคืชื•ืช ืคื™' ื‘ืงื•ื ื˜ืจืก ื™ืจืง ืฉืœ ืœืคืช ื•ืื™ืŸ ืžืฉืžืข ื›ืŸ ื‘ืกื ื”ื“ืจื™ืŸ ื‘ืคืจืง ื›"ื’ (ืกื ื”ื“ืจื™ืŸ ื“ืฃ ื™ื˜:) ื“ืงืืžืจ ืฉื ืขืฉื” ื‘ืฉืจื• ื›ืจืืฉื™ ืœืคืชื•ืช ืžืฉืžืข ืฉื”ืŸ ื”ืฉืจืฉื™ืŸ ืฉื‘ืงืจืงืข ื•ื›ืŸ ื‘ืฉื‘ืช (ื“ืฃ ืงื™ื—:) ืืžืจื™ื ืŸ ืžื›ื‘ื“ื• ื‘ืจืืฉื™ ืฉื•ืžื™ืŸ ื•ื“ื’ื™ื ื’ื“ื•ืœื™ื:
Dans des tรชtes de navet โ€” le commentaire [de Rachi] a expliquรฉ : un lรฉgume de navet ; mais cela ne paraรฎt pas [se confirmer] dans Sanhรฉdrin, au chapitre [vingt-]troisiรจme (Sanhรฉdrin 19b), oรน [la Guemara] dit 'que sa chair devint comme des tรชtes de navet' โ€” [ce qui] implique [que] ce sont les racines (chorachin) qui [sont] dans la terre ; et de mรชme dans Chabbat (118b) nous disons : 'il balaie avec des tรชtes d'ail (rachei choumin) et de gros poissons'.
๐Ÿ’ก Explication

Retour ร  la michna du gid hanesheh (96b) : 'comment รฉvalue-t-on' si le nerf sciatique [cuit avec la viande] donne du goรปt ? Rav Houna : on le rapporte au cas de la viande [interdite] cuite avec des tรชtes de navet โ€” si la viande donnerait du goรปt au navet, le tout est interdit. Mais cette michna [qui suppose que le gid donne du goรปt] n'est pas selon Rabbi Yichmael fils de Rabbi Yo'hanan ben Beroka, pour qui les tendons (gidin) ne donnent pas de goรปt du tout.

9
ื”ื”ื•ื ื“ืืชื ืœืงืžื™ื” ื“ืจื‘ื™ ื—ื ื™ื ื, ื”ื•ื” ื™ืชื™ื‘ ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ื‘ืจ ื–ื‘ื™ื ื ืื‘ื‘ื. ื›ื™ ื ืคืง, ืืžืจ ืœื™ื”: ืžืื™ ืืžืจ ืœืš? ืืžืจ ืœื™ื”: ืฉืจื™ื ื ื™ื”ืœื™ื”.

Un certain [homme] qui vint devant Rabbi Hanina [au sujet d'une cuisse cuite avec son gid hanesheh] ; Rabbi Yehouda bar Zevina รฉtait assis ร  la porte (ababa). Lorsqu'[il] sortit, [Rabbi Yehouda bar Zevina] lui dit : que t'a-t-il dit ?

Il lui dit : il me l'a permise.

๐Ÿ’ก Explication

Premier rรฉcit. Un homme apporte une cuisse cuite avec son gid hanesheh devant Rabbi Hanina, qui la lui permet [conformรฉment ร  l'avis que les tendons ne donnent pas de goรปt : on retire le gid et le reste est permis]. ร€ la porte, Rabbi Yehouda bar Zevina, surpris de cette indulgence, interroge l'homme ร  sa sortie.

10
ืืžืจ ืœื™ื” ื”ื“ืจ ืขื™ื™ืœื™ื” ืœืงืžื™ื”, ืืžืจ: ืžืืŸ ื”ืื™ ื“ืงื ืžืฆืขืจ ืœื™? ื–ื™ืœ ืื™ืžื ืœื™ื” ืœืžืืŸ ื“ื™ืชื™ื‘ ืื‘ื‘ื: ืื™ืŸ ื‘ื’ื™ื“ื™ืŸ ื‘ื ื•ืชืŸ ื˜ืขื.

[Rabbi Yehouda bar Zevina] lui dit : ramรจne-la [introduis-la de nouveau] devant lui. [Rabbi Hanina] dit : qui est celui-ci qui me cause du tourment ?

Va dire ร  celui qui est assis ร  la porte : il n'y a pas dans les tendons de [quoi] donner du goรปt.

๐Ÿ’ก Explication

Rabbi Yehouda bar Zevina, doutant, fait rรฉintroduire la cuisse devant Rabbi Hanina [pensant peut-รชtre qu'il avait mal compris]. Rabbi Hanina, importunรฉ, comprend que la question vient de celui qui est assis ร  la porte, et lui fait transmettre nettement le principe : il n'y a pas dans les tendons de quoi donner du goรปt โ€” telle est la raison de sa permission.

11
ื›ื™ ืืชื• ืœืงืžื™ื” ื“ืจื‘ื™ ืืžื™, ืžืฉื“ืจ ืœื”ื• ืœืงืžื™ื” ื“ืจื‘ื™ ื™ืฆื—ืง ื‘ืŸ ื—ืœื•ื‘, ื“ืžื•ืจื™ ื‘ื” ืœื”ื™ืชื™ืจื ืžืฉื•ื ื“ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ืฉืข ื‘ืŸ ืœื•ื™, ื•ืœื™ื” ืœื ืกื‘ื™ืจื ืœื™ื”. ื•ื”ืœื›ืชื: ืื™ืŸ ื‘ื’ื™ื“ื™ืŸ ื‘ื ื•ืชืŸ ื˜ืขื.

Lorsqu'[ils] venaient devant Rabbi Ami, il les envoyait devant Rabbi Yitshaq ben Halov, qui enseignait ร  ce sujet [en sens] permissif au nom de Rabbi Yehochoua ben Levi ; mais lui [Rabbi Ami], il ne tenait pas [ainsi]. Et la halakha [est] : il n'y a pas dans les tendons de [quoi] donner du goรปt.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ื•ืœื™ื” ืœื ืกื‘ื™ืจื ืœื™ื” ืœืจื‘ื™ ืืžื™ ืœืื›ืฉื•ืจื™ื ื”ื• ื•ืžื™ื”ื• ื›ื™ื•ืŸ ื“ืžืฉืžื™ื” ื“ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ืฉืข ื‘ืŸ ืœื•ื™ ืฉืจื™ ืœื™ื” ืœื ืžื—ื™ ื‘ื™ื“ื™ื™ื”ื•:
Mais lui, il ne tenait pas [ainsi] โ€” Rabbi Ami, [il ne tenait pas] de les rendre cashรจres ; toutefois, du fait qu'au nom de Rabbi Yehochoua ben Levi on [le] lui permettait, il ne protestait pas contre eux [il ne les en empรชchait pas].
ื•ื”ื™ืœื›ืชื ืื™ืŸ ื‘ื’ื™ื“ื™ื ื‘ื ื•ืชืŸ ื˜ืขื ื•ื‘ื™ืŸ ื ืชื‘ืฉืœ ื•ื‘ื™ืŸ ื ืžืœื— ื•ื‘ื™ืŸ ื ืฆืœื” ืžืฉืœื™ื›ื• ื•ืžื•ืชืจ. ื•ื“ื•ืงื ื‘ื• ืื‘ืœ ืฉืžื ื• ื™ืฉ ื‘ื• ื‘ื "ื˜ ื•ืื ืœื ื ื˜ืœ ืฉืžื ื• ืื•ืกืจ:
Et la halakha [est] : il n'y a pas dans les tendons de [quoi] donner du goรปt โ€” qu'il [le gid] ait รฉtรฉ cuit, salรฉ ou rรดti, on le jette et [le reste est] permis. Et [cela vaut] spรฉcialement pour lui [le gid lui-mรชme] ; mais sa graisse (choumno), elle, contient de [quoi] donner du goรปt, et si l'on n'a pas รดtรฉ sa graisse, elle rend interdit.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (2)
ื•ื”ืœื›ืชื ืื™ืŸ ื‘ื’ื™ื“ื™ืŸ ื‘ื "ื˜ ืœืžืื™ ื“ืงื™ื™ืžื ืœืŸ ืื™ืŸ ื‘ื’ื™ื“ื™ืŸ ื‘ื ื•ืชืŸ ื˜ืขื ื’ื™ื“ ื”ื ืฉื” ืืกื•ืจ ื‘ื”ื ืื” ื“ื”ื›ื™ ืžืคืจืฉ ืคืจืง ื›ืœ ืฉืขื” (ืคืกื—ื™ื ื“ืฃ ื›ื‘.) ื“ืคืจื™ืš ืœืจื‘ื™ ืื‘ื”ื• ื“ืืžืจ ื›ืœ ืžืงื•ื ืฉื ืืžืจ ืœื ืชืื›ืœื• ื›ื•' ืžืฉืžืข ื ืžื™ ืื™ืกื•ืจ ื”ื ืื” ื•ืคืจื™ืš ื•ื”ืจื™ ื’ื™ื“ ื›ื•' ื•ืžืฉื ื™ ื›ืฉื”ื•ืชืจื” ื ื‘ืœื” ื”ื™ื ื•ื’ื™ื“ื” ื”ื•ืชืจื” ื•ืžืกื™ืง ื“ืœืžืืŸ ื“ืืžืจ ืื™ืŸ ื‘ื’ื™ื“ื™ืŸ ื‘ื ื•ืชืŸ ื˜ืขื ื”"ื  ื“ืืกื•ืจ ื•ืื™ืŸ ืœืชืžื•ื” ืขืœ ืžื” ืฉืžื•ื›ืจื™ืŸ ื ื™ืงื•ืจ ื‘ืฉืจ ืœืขื•ื‘ื“ื™ ื›ื•ื›ื‘ื™ื ืืข"ืค ืฉืžืขื•ืจื‘ ื‘ื• ื’ื™ื“ ื“ืขื•ื‘ื“ ื›ื•ื›ื‘ื™ื ืื™ื ื• ื ื•ืชืŸ ืžืขื•ืช ืืœื ืขืœ ื“ื‘ืจ ืฉื™ืฉ ื‘ื• ื˜ืขื ื•ืœื ืขืœ ื”ื’ื™ื“ ื•ืžื™ื”ื• ื™ืจืš ืฉืœื™ืžื” ืืกื•ืจ ืœืฉืœื•ื— ืœืขื•ื‘ื“ ื›ื•ื›ื‘ื™ื ืœืคื™ ืฉืžืชื›ื‘ื“ ื‘ื• ื˜ืคื™ ื›ืฉื”ื•ื ืฉืœื ื•ืžืชื ื™ืชื™ืŸ (ืœืขื™ืœ ื—ื•ืœื™ืŸ ื“ืฃ ืฆื’:) ื“ืฉื•ืœื— ืื“ื ื™ืจืš ืœืขื•ื‘ื“ ื›ื•ื›ื‘ื™ื ื›ื•' ืžื•ืงื™ ืœื” ื”ืชื ื“ืœื ื›ืจ"ืฉ ื“ืืžืจ ืื™ืŸ ื‘ื’ื™ื“ื™ืŸ ื‘ื ื•ืชืŸ ื˜ืขื ื•ื’ื™ื“ ื”ื ืฉื” ืืกื•ืจ ื‘ื”ื ืื”:
Et la halakha [est] : il n'y a pas dans les tendons de [quoi] donner du goรปt โ€” selon ce que nous tenons pour รฉtabli, [que] 'il n'y a pas dans les tendons de [quoi] donner du goรปt', le gid hanesheh [est] interdit ร  tout profit (assour be-hanaa) ; car ainsi est-ce expliquรฉ au chapitre Kol Chaa (Pessahim 22a), oรน [la Guemara] objecte ร  Rabbi Abahou, qui dit [que] partout oรน il est dit 'lo tochlou' (vous ne mangerez pas), etc., [cela] implique aussi un interdit de profit โ€” et [la Guemara] objecte : 'mais voici le gid, etc.' ; et [la Guemara] rรฉsout : 'lorsque la nevela [charogne] fut permise [au profit], elle et son gid furent permis' ; et [la Guemara] conclut [que] pour celui qui dit 'il n'y a pas dans les tendons de [quoi] donner du goรปt', en effet [le gid] est interdit [au profit]. Et il ne faut pas s'รฉtonner de ce qu'on vende de la viande nettoyรฉe (niqour) ร  des idolรขtres bien qu'il y soit mรชlรฉ un gid โ€” car l'idolรขtre ne donne d'argent que pour une chose qui a du goรปt, et non pour le gid. Toutefois une cuisse entiรจre, il est interdit de l'envoyer ร  un idolรขtre, parce qu'on [se] grandit [se fait honneur] par elle davantage lorsqu'elle [est] entiรจre ; et la michna (plus haut, Houlin 93b) [qui enseigne] 'un homme envoie une cuisse ร  un idolรขtre, etc.' โ€” [la Guemara] l'รฉtablit lร -bas [comme] n'รฉtant pas selon Rabbi Chimon, qui dit [que] 'il n'y a pas dans les tendons de [quoi] donner du goรปt' et [que] le gid hanesheh [est] interdit au profit.
ื•ื”ืœื›ืชื ืื™ืŸ ื‘ื’ื™ื“ื™ืŸ ื‘ื ื•ืชืŸ ื˜ืขื ืคื™' ื”ืงื•ื ื˜ืจืก ื“ื•ื•ืงื ื‘ื• ืื‘ืœ ืฉืžื ื• ื™ืฉ ื‘ื• ื ื•ืชืŸ ื˜ืขื ื•ืื™ ืœื ื ื™ื˜ืœ ืฉืžื ื• ืืกื•ืจ ื•ืœืขื™ืœ (ื—ื•ืœื™ืŸ ื“ืฃ ืฆื–. ื“"ื” ืฉืื ื™) ืคื™ืจืฉืชื™ ื‘ืฉื ื”ืจื‘ ืจ"ืž ื“ืœื ื”ื—ืžื™ืจื• ื‘ืฉื•ืžืŸ ื™ื•ืชืจ ืžื‘ื’ื™ื“ ื’ื‘ื™ ืฉืื ื™ ื—ืœื‘ ื“ืžืคืขืคืข:
Et la halakha [est] : il n'y a pas dans les tendons de [quoi] donner du goรปt โ€” le commentaire [de Rachi a expliquรฉ] : spรฉcialement pour lui [le gid], mais sa graisse contient de [quoi] donner du goรปt, et si l'on n'a pas รดtรฉ sa graisse [c'est] interdit. Et plus haut (Houlin 97a, [au passage] commenรงant par 'chani') j'ai expliquรฉ au nom du Rav Rabbi Meir [que] l'on n'a pas durci [la rรจgle] pour la graisse (choumane) plus que pour le gid, ร  propos de 'chani helev de-mefapea' [la graisse est diffรฉrente car elle se diffuse].
๐Ÿ’ก Explication

Deuxiรจme rรฉcit. Rabbi Ami, lorsqu'on l'interrogeait [sur une cuisse cuite avec son gid], renvoyait les gens ร  Rabbi Yitshaq ben Halov, qui statuait avec indulgence au nom de Rabbi Yehochoua ben Levi [en permettant]. Rabbi Ami lui-mรชme ne tenait pas ainsi, mais il ne voulait pas faire obstacle ร  ceux qui s'appuyaient sur un tel maรฎtre. Et la halakha est tranchรฉe : les tendons ne donnent pas de goรปt.

12
ื’ื™ื“ ื”ื ืฉื” ืฉื ืชื‘ืฉืœ. ื•ืœื™ื‘ื˜ื•ืœ ื‘ืจื•ื‘ื!

[La michna :] 'un gid hanesheh qui a รฉtรฉ cuit [avec d'autres tendons].' [La Guemara objecte :] mais qu'il s'annule donc par la majoritรฉ (be-rouba) !

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื•ืœื™ื‘ื˜ื•ืœ ื‘ืจื•ื‘ื ื›ื™ ืื™ืŸ ืžื›ื™ืจื•:
Mais qu'il s'annule donc par la majoritรฉ โ€” lorsqu'on ne le reconnaรฎt pas.
๐Ÿ’ก Explication

Retour ร  la michna (96b) : un gid hanesheh cuit avec d'autres tendons [cashรจres], lorsqu'on ne le reconnaรฎt pas, [tous les tendons sont interdits]. La Guemara objecte : pourquoi ne pas le tenir pour annulรฉ par la simple majoritรฉ (rouba) [un interdit sec mรชlรฉ ร  une majoritรฉ de permis s'annulant d'ordinaire dans la majoritรฉ] ? La rรฉponse [un interdit qu'on a coutume de dรฉnombrer ne s'annule pas dans la majoritรฉ] se poursuit au daf suivant.

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Texte hรฉbreu et aramรฉen vocalisรฉ : รฉdition numรฉrique William Davidson du Talmud Koren Noรฉ, via Sefaria (licence CC BY-NC). Traduction franรงaise, notes et schรฉmas : Chiourim BA (licence CC BY 4.0).