Eruvin 12b โ€” Lehi ร  titre de cloison ou de signe ; mavoy et cour selon leurs proportions

Eruvin 12b

Sougya : Le daf achรจve la question du bras de mer entrรฉ dans une cour : la cour garde des guedoudim (restes de mur de dix tefahim), ce qui permet d'y transporter sans permettre d'y puiser. Rav Yehouda enseigne ensuite qu'un mavoy rendu apte par un lehi rend coupable celui qui y lance un objet depuis le domaine public, alors qu'avec une kora il est exempt ; aprรจs l'objection de Rav Chechet, l'enseignement est reformule pour un mavoy mefoulach (ouvert aux deux bouts).

On en tire la question centrale : le lehi vaut-il cloison (Rav Yehouda, Rabba) ou seulement signe (Rava) ? Rava rรฉpond aux deux objections de Rabbi Yaakov bar Abba.

La seconde partie fixe la frontiรจre entre mavoy et cour : un espace aussi long que large est une cour, qui exige un pass de quatre tefahim ; Rav Nahman dรฉfinit le mavoy, et Rav, au nom de Rabbi Hiyya, prรฉcise qu'un excรฉdent minime de longueur suffit.

Le parcours de l'enseignement de Rav Yehouda1re versionmavoy sans chitouf :lehi coupable, kora exemptRav Chechetle pain du chitoufchange-t-il le domaine ?Baraitacours et mavoy fermรฉs :coupable, eruv ou non2e versionmavoy mefoulach :lehi coupable, kora exemptConclusion : pour Rav Yehouda, le lehi est une cloison(il fait la 3e paroi), la kora un simple signe.Mรชme position : Rabba. Rava : les deux sont des signes.Objections ร  Rava : baraita du lehi (seg. 6) et Rabbi Yehouda (seg. 8).
Le parcours de l'enseignement de Rav Yehouda, de la premiรจre ร  la seconde version.
Lehi et kora : cloison (mehitsa) ou signe (heker) ?Rav Yehouda / Rabbalehi = cloisonkora = signeRavalehi = signekora = signeNafka mina : on lance un objet du domaine public dans le mavoyR. YehoudaRavaMavoy fermรฉ 3 cรดtรฉs(seul le lehi manque)coupablecoupable3 cloisons = domaine privรฉ (Torah)Mavoy mefoulach+ lehicoupableexemptle lehi fait-il la 3e cloison ?Mavoy mefoulach+ koraexemptexemptla kora n'est qu'un signeSeg. 1-10 : Rava rรฉpond aux deux objections de Rabbi Yaakov bar Abba.
Lehi et kora : cloison ou signe, et la consรฉquence pour celui qui lance un objet.
Mavoy ou cour ? Tout dรฉpend du rapport longueur / largeurlongueur = largeurCOUR : pass de 4 tefahimlehi ou kora ne suffisent paslongMAVOY : lehi ou kora(Rav Nahman, seg. 15)De combien plus long ?Chmouel (hava amina) :au moins le double de la largeurRav au nom de Rabbi Hiyya :un excรฉdent minime (mashehou)Rabbi Hiyya = oncle de Rav(havivi, seg. 17)Mavoy aussi long que large : Rav exige un pass de 4 (pas un lehi minime)et ne se contente pas d'une kora d'un tefah (seg. 11-12).
Mavoy ou cour selon le rapport longueur / largeur, et le seuil discutรฉ par Chmouel et Rav.
1
ื”ื›ื ื‘ืžืื™ ืขืกืงื™ื ืŸ โ€” ื“ืื™ืช ืœื™ื” ื’ื™ื“ื•ื“ื™.

Ici, de quoi traitons-nous ? D'une [cour] qui a des guedoudim (restes de mur).

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื“ืื™ืช ืœื™ื” ื’ื™ื“ื•ื“ื™ ืžื” ืฉื ืฉืืจ ืžืŸ ื”ืคืจืฆื” ื‘ื’ื•ื‘ื” ืขืฉืจื” ืื‘ืœ ื”ื™ื ื›ื™ืกื”ื•:
Qui a des guedoudim : ce qui est restรฉ de la brรจche a une hauteur de dix [tefahim], mais la mer l'a recouvert.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ื”ื›ื ื‘ืžืื™ ืขืกืงื™ื ืŸ ื“ืื™ืช ืœื™ื” ื’ื™ื“ื•ื“ื™ ืคื™ืจืฉ ืจืฉ"ื™ ืื‘ืœ ื”ื™ื ื›ื™ืกื”ื• ื•ืงืฉื™ื ื“ืžื›ืœ ืžืงื•ื ืžืื™ ืฉื ื ื“ืœืขื ื™ืŸ ื˜ืœื˜ื•ืœ ื—ืฉื™ื‘ื™ ืžื—ื™ืฆื•ืช ื•ืœืขื ื™ืŸ ืžื™ืœื•ื™ ืœื ื—ืฉื™ื‘ื™ ื•ื™"ืœ ื“ื”ื›ื™ ืคื™ืจื•ืฉื• ืžื™ืœื•ื™ ื”ื•ื ื“ืœื ืžืžืœื™ื ืŸ ืคื™ืจื•ืฉ ื“ืืกื•ืจ ืœื˜ืœื˜ืœ ืžื‘ื™ืช ืœื—ืฆืจ ื•ื ืงื˜ ืžื™ืœื•ื™ ืžืฉื•ื ื“ืขื™ืงืจ ืชืฉืžื™ืฉ ืžื—ืฆืจ ืœื‘ื™ืช ื”ื•ื ื”ืžื™ืœื•ื™ ืื‘ืœ ื˜ืœื˜ื•ืœื™ ื”ื•ื ื“ืžื˜ืœื˜ืœื™ื ืŸ ื‘ื—ืฆืจ ื•ืืžืื™ ื›ื•' ื•ืžืฉื ื™ ื“ืื™ืช ืœื™ื” ื’ื™ื“ื•ื“ื™ ื•ื ื™ื›ืจืช ืžื—ื™ืฆื” ืœื‘ื ื™ ื—ืฆืจ ื•ืœื‘ื ื™ ื‘ื™ืช ืฉื”ื ืจื—ื•ืงื™ื ืื™ื ื” ื ื™ื›ืจืช ื•ืขืจื™ื‘ื™ ืžื™ื ื•ืžืฉื•ื ื”ื›ื™ ืืกื•ืจ ื•ืงืฉื” ื“ื‘ืคืจืง ื›ื™ืฆื“ ืžืฉืชืชืคื™ืŸ (ืœืงืžืŸ ืขื™ืจื•ื‘ื™ืŸ ื“' ืคื•.) ืžืฉืžืข ื“ืืชื™ ืฉืคื™ืจ ื“ืœื ื‘ืขื™ื ืŸ ืฉื™ืจืื• ืจืืฉื™ ืงื ื™ื ืื™ ืœืื• ืžืฉื•ื ื“ืจื‘ ื™ื”ื•ื“ื” ืงืคื™ื“ ืืขืจื•ื‘ื™ ืžื™ื ื•ื”ืฉืชื ื”ืš ื‘ืจื™ื™ืชื ื ืžื™ ืกื‘ืจื” ื”ื›ื™ ื•ื™ืฉ ืœื•ืžืจ ื“ื”ื•ื” ืžืฆื™ ืœืžื™ืžืจ ื•ืœื™ื˜ืขืžื™ืš ื•ืจื™ื‘"ืŸ ืžืคืจืฉ ื“ืžื™ื™ืจื™ ื‘ื—ืฆืจ ืฉื ืคืจืฆื” ืžืขืจื‘ ืฉื‘ืช ื•ื”ืžื™ื ื‘ืื• ื‘ืฉื‘ืช ื•ืงืืžืจ ื”ื›ื ื‘ืžืื™ ืขืกืงื™ื ืŸ ื“ืื™ืช ืœื™ื” ื’ื™ื“ื•ื“ื™ ื•ืœื”ื›ื™ ืžื˜ืœื˜ืœื™ืŸ ื“ืฉื‘ืช ื”ื•ืื™ืœ ื•ื”ื•ืชืจื” ื”ื•ืชืจื” ืืข"ื’ ื“ื”ืฉืชื ืื™ืŸ ื”ืžื—ื™ืฆื•ืช ื ื™ื›ืจื•ืช ืื‘ืœ ืœืžืœืื•ืช ืžืŸ ื”ืžื™ื ืฉื‘ืื• ื‘ืฉื‘ืช ืœื ืฉื™ื™ืš ื”ื•ืื™ืœ ื•ื”ื•ืชืจื” ื”ื•ืชืจื” ื•ืจืฉื‘"ื ื•ืจ"ืช ืคื™ืจืฉื• ื“ืื™ืช ืœื™ื” ื’ื™ื“ื•ื“ื™ [ืฉื™ืฉ ื’ื“ื•ื“ื™ื] ื’ื‘ื•ื”ื™ื ืขืฉืจื” ืœื™ื ื‘ืชื•ืš ื”ื—ืฆืจ ื•ืœื›ืš ืžื˜ืœื˜ืœื™ืŸ ื‘ื—ืฆืจ ืื‘ืœ ืœืžืœืื•ืช ืžืŸ ื”ืžื™ื ืืกื•ืจ ื“ืžืงื•ื ื”ืžื™ื ื ืคืจืฅ ื‘ืžืœื•ืื• ืœื™ื ื•ื”ื™ื ื”ื•ื™ ื›ืจืžืœื™ืช ื•ืื™ืŸ ืœื—ื•ืฉ ืฉืžื ื™ืขืœื” ื”ื™ื ืฉืจื˜ื•ืŸ ืฉื’ื“ื•ื“ื™ื ื’ื‘ื•ื”ื™ื ื™ื•ืชืจ ืื• ืฉื”ื ืจื—ื•ืงื™ื ืžืฉืคืช ื”ื™ื ื‘ื™ื•ืชืจ ื”ืจื‘ื” ื•ื”ืฉืจ ืžืงื•ืฆื™ ืžืคืจืฉ ื“ื”ื›ื™ ืคื™ืจื•ืฉื• ืžื™ืœื•ื™ ื”ื•ื ื“ืœื ืžืžืœื™ื ืŸ ื”ื•ื ื”ื“ื™ืŸ ื˜ืœื˜ื•ืœ ื•ื ืงื˜ ืžื™ืœื•ื™ ืžืฉื•ื ื“ืงืชื ื™ ื‘ื‘ืจื™ื™ืชื ืื™ืŸ ืžืžืœืื™ื ืื‘ืœ ื˜ืœื˜ื•ืœื™ ืžื˜ืœื˜ืœื™ื ืŸ ืื ื”ืœื›ื• ืœื”ื ื”ืžื™ื ื•ืืžืื™ ื•ื›ื•' ื“ืื™ืช ืœื™ื” ื’ื™ื“ื•ื“ื™ ื•ืœื”ื›ื™ ืฉืจื™ ื‘ืฉืื™ืŸ ื”ืžื™ื ืื‘ืœ ื›ืฉื™ืฉ ื”ืžื™ื ื•ืžื—ื™ืฆื” ืื™ื ื” ื ื™ื›ืจืช ื•ืขืจื™ื‘ื™ ืžื™ื ืืกื•ืจ ื•ื"ืช ื•ืืžืื™ ืืกื•ืจ ื”ื›ื ืœืžืœืื•ืช ื•ื”ื ืงืชื ื™ ื‘ืชื•ืกืคืชื (ืค"ื•) ื’ื–ื•ื–ื˜ืจื ืฉื”ื™ื ืœืžืขืœื” ืžืŸ ื”ืžื™ื ืื™ืŸ ืžืžืœืื™ื ื”ื™ืžื ื” ื‘ืฉื‘ืช ืืœื ืื ื›ืŸ ืขืฉื” ืžื—ื™ืฆื” ื’ื‘ื•ื” ืขืฉืจื” ืœืžื˜ื” ืžืŸ ื”ืžื™ื ื•ืืข"ืค ืฉื”ืžื™ื ืฆืคื™ืŸ ืขืœ ื’ื‘ื” ืืœืžื ืืฃ ืขืœ ื’ื‘ ื“ืื™ืŸ ืžื—ื™ืฆื” ื ื™ื›ืจืช ืžืžืœืื™ืŸ ื”ื™ืžื ื” ื•ืฉืžื ื™ืฉ ืœื•ืžืจ ื“ื”ืชื ืฉื”ืžื—ื™ืฆื•ืช ืขืฉื•ื™ื•ืช ืœืฉื ืžื™ื ืขื“ื™ืคื™ ืžื’ื™ื“ื•ื“ื™ ื“ื”ื›ื ื•ืจื™ืฆื‘"ื ืคื™ืจืฉ ื›ืจืฉ"ื™ ื“ืื™ืช ืœื™ื” ื’ื™ื“ื•ื“ื™ ืื‘ืœ ื”ื™ื ื›ืกื”ื• ื•ืœื”ื›ื™ ืœื ืžืžืœื™ื ืŸ ื“ื™ืœืžื ืื–ื™ืœ ื“ืœื™ ืœืื™ื“ืš ื’ื™ืกื ื—ื•ืฅ ืœื—ืฆืจ ื•ื˜ืขืžื ื“ืขืจื™ื‘ื™ ืžื™ื ืื™ืŸ ืืกื•ืจ ืืœื ืžืฉื•ื ื“ื™ืœืžื ืื–ื™ืœ ื“ืœื™ ืœืื™ื“ืš ื’ื™ืกื ื•ืœื ืžืฉื•ื ื“ืื™ืŸ ื”ืžื—ื™ืฆื•ืช ื ื™ื›ืจื•ืช ื•ื‘ืขืฉืจ ื“ื”ื•ื™ ื›ืคืชื— ืœื ื—ื™ื™ืฉื™ื ืŸ ื“ืื™ื›ื ื”ื™ื›ืจื ืื‘ืœ ื˜ืœื˜ื•ืœื™ ืžื˜ืœื˜ืœื™ื ืŸ ืืข"ื’ ื“ืื™ืŸ ืžื—ื™ืฆื•ืช ื ื™ื›ืจื•ืช ื•ื”ืฉืชื ืืชื™ ืฉืคื™ืจ ื”ื”ื™ื ื“ืชื•ืกืคืชื):
Ici, de quoi traitons-nous ? D'une [cour] qui a des guedoudim : Rachi a expliquรฉ : mais la mer l'a recouvert. Et c'est difficile : en tout cas, quelle diffรฉrence y a-t-il pour que, en matiรจre de transport, elles comptent comme cloisons, et en matiรจre de puisage elles ne comptent pas ? On peut rรฉpondre que voici l'explication : puiser, on ne puise pas, c'est-ร -dire qu'il est interdit de transporter de la maison ร  la cour ; et il a pris l'exemple du puisage parce que l'usage principal [qui va] de la cour ร  la maison est le puisage ; mais transporter, on transporte dans la cour, et pourquoi, etc. ? Et il rรฉpond : [la cour] a des guedoudim, et la cloison est reconnaissable pour les gens de la cour ; pour les gens de la maison, qui sont รฉloignรฉs, elle n'est pas reconnaissable, et les eaux se mรฉlangent : c'est pourquoi c'est interdit. Mais c'est difficile, car au chapitre Keitsad michtatfin (plus loin, Eruvin 86a) il ressort que [la chose] s'explique bien, qu'on n'exige pas que les extrรฉmitรฉs des roseaux soient visibles, n'รฉtait que Rav Yehouda est pointilleux sur le mรฉlange des eaux ; or maintenant cette baraita aussi penserait ainsi. On peut rรฉpondre qu'il aurait pu dire : « et selon ton raisonnement ». Le Rivan explique qu'il s'agit d'une cour percรฉe la veille de Chabbat, et l'eau est venue pendant Chabbat. Il dit : ici, de quoi traitons-nous ? D'une [cour] qui a des guedoudim, et c'est pourquoi on transporte, car pour le Chabbat, puisqu'il a รฉtรฉ permis, il reste permis (hoil vehouttera houttera), bien que maintenant les cloisons ne soient pas reconnaissables ; mais pour puiser l'eau venue pendant Chabbat, « puisqu'il a รฉtรฉ permis, il reste permis » ne s'applique pas. Le Rachbam et Rabbenou Tam ont expliquรฉ : [la cour] a des guedoudim, c'est-ร -dire qu'il y a des guedoudim hauts de dix [face ร ] la mer ร  l'intรฉrieur de la cour, et c'est pourquoi on transporte dans la cour ; mais puiser de l'eau est interdit, car l'emplacement de l'eau est ouvert dans toute sa largeur vers la mer, et la mer est une karmelit. Et on ne craint pas que la mer dรฉpose du sable (charton), car les guedoudim sont plus hauts, ou bien ils sont trรจs รฉloignรฉs du bord de la mer. Le Sar de Coucy explique ainsi : puiser, on ne puise pas, et il en va de mรชme du transport ; il a pris le puisage parce que la baraita enseigne « on ne puise pas » ; mais transporter, on transporte si l'eau s'est retirรฉe ; et pourquoi, etc. ? [Rรฉponse :] elle a des guedoudim, et c'est pourquoi c'est permis quand l'eau n'est pas lร  ; mais quand l'eau est lร , la cloison n'est pas reconnaissable et les eaux se mรฉlangent : c'est interdit. Et si tu demandes : pourquoi est-il interdit ici de puiser, alors qu'il est enseignรฉ dans la Tossefta (ch. 6) : une galerie (guezoztra) situรฉe au-dessus de l'eau, on n'y puise pas pendant Chabbat ร  moins d'avoir fait une cloison haute de dix en bas, dans l'eau, et cela mรชme si l'eau passe par-dessus ? Il en ressort que, mรชme si la cloison n'est pas reconnaissable, on y puise. On peut peut-รชtre rรฉpondre que lร -bas, oรน les cloisons sont faites pour l'eau, elles valent mieux que les guedoudim d'ici. Le Ritsba a expliquรฉ comme Rachi : elle a des guedoudim, mais la mer les a recouverts ; et c'est pourquoi on ne puise pas, de peur que le seau n'aille de l'autre cรดtรฉ, hors de la cour. La raison du mรฉlange des eaux n'interdit que de peur que le seau n'aille de l'autre cรดtรฉ, et non parce que les cloisons ne sont pas reconnaissables ; et pour [une brรจche de] dix, qui est comme une porte, on ne craint pas, car il y a un signe. Mais transporter, on transporte, bien que les cloisons ne soient pas reconnaissables. Et maintenant l'enseignement de la Tossefta s'explique bien.
โš–๏ธ Rosh (1)
ืช"ืจ ืœืฉื•ืŸ ื™ื ืฉื ื›ื ืก ืœื—ืฆืจ ืื™ืŸ ืžืžืœืื™ืŸ ืžืžื ื• ื‘ืฉื‘ืช ืืœื ื"ื› ืขืฉื• ืœื” ืžื—ื™ืฆื” ืขืฉืจื” ื˜ืคื—ื™ื. ื‘ืžื” ื“ื‘ืจื™ื ืืžื•ืจื™ื ื›ืฉื ืคืจืฆื” ื‘ื™ื•ืชืจ ืžืขืฉืจ ืื‘ืœ ื‘ืขืฉืจ ืื™ืŸ ืฆืจื™ืš. ื•ื”ื•ื ื“ืœื ื”ื•ื™ื ื”ืคืจืฆื” ื‘ืžืœื•ืื• ืฉืœ ื›ื•ืชืœ ืืœื ืฉื ืฉืืจื• ื’ื™ืคื•ืคื™ื. ืžื™ืžืœื ื”ื•ื ื“ืœื ืžืžืœื™ื ืŸ ื”ื ื˜ืœื˜ื•ืœื™ ืžื˜ืœื˜ืœื™ื ืŸ ื•ื”ืœื ื ืคืจืฆื” ืœืžืงื•ื ื”ืืกื•ืจ ืœื” ื”ื›ื ื‘ืžืื™ ืขืกืงื™ื ืŸ ื“ืื™ืช ืœื” ื’ื“ื•ื“ื™ ืคื™ืจืฉ ืจืฉ"ื™ ืฉื ืฉืืจ ืžืŸ ื”ืžื—ื™ืฆื” ื‘ื’ื•ื‘ื” ืขืฉืจื” ื•ื”ื™ื ื›ื™ืกื”ื• ื”ืœื›ืš ื‘ื—ืฆืจ ื”ืžื—ื™ืฆื” ื ื™ื›ืจืช ื“ืคืขืžื™ื ื”ืžื™ื ืฉื•ืงืขื™ืŸ ื•ื”ืžื—ื™ืฆื” ื ืจืื™ืช ื•ืœื›ืš ืžื•ืชืจ ืœื”ืฉืชืžืฉ ื‘ื—ืฆืจ. ืื‘ืœ ืžื”ื—ืฆืจ ืœื‘ื™ืช ืืกื•ืจ ื”ื•ืื™ืœ ื•ืื™ืŸ ื”ืžื—ื™ืฆื” ื ื™ื›ืจืช ื‘ื‘ื™ืช. ื•ื”ื ื“ืงืืžืจ ืžื™ืžืœื ื”ื•ื ื“ืœื ืžืžืœืื™ื ืŸ ื”ื™ื™ื ื• ืœืžืœืื•ืช ืžื™ื ืžืŸ ื”ื—ืฆืจ ื•ืœื”ื‘ื™ืืŸ ืœื‘ื™ืช. ื•ืจืฉื‘"ื ื–"ืœ ืคื™ืจืฉ ื“ืื™ืช ืœื™ื” ื’ื™ื“ื•ื“ื™ ืฉืœืฉื•ืŸ ื”ื™ื ื”ืคื™ืœ ื”ืงืจืงืข ื•ื ืฉืืจื• ื’ื™ื“ื•ื“ื™ื ื’ื‘ื•ื”ื™ื ืขืฉืจื” ื‘ืฉืคืช ื”ืžื™ื ื•ืื•ืชืŸ ื”ื’ื™ื“ื•ื“ื™ื ืžืชื™ืจื™ืŸ ืœื˜ืœื˜ืœ ื‘ื—ืฆืจ ืื‘ืœ ืœืžืœืื•ืช ืžืŸ ื”ืžื™ื ืœื—ืฆืจ ืืกื•ืจ ื“ืžืงื•ื ื”ืžื™ื ื ืคืจืฅ ื‘ืžืœื•ืื• ืœื™ื:
Nos maรฎtres ont enseignรฉ : un bras de mer qui entre dans une cour, on n'y puise pas pendant Chabbat, ร  moins qu'on ne lui ait fait une cloison de dix tefahim. De quoi parle-t-on ? Quand [le mur] a รฉtรฉ percรฉ sur plus de dix [amot] ; mais pour dix, ce n'est pas nรฉcessaire. Et cela quand la brรจche n'occupe pas toute la largeur du mur, mais qu'il reste des rebords (guifoufim). Puiser, on ne puise pas ; donc transporter, on transporte ? Mais [la cour] a รฉtรฉ percรฉe vers un endroit qui lui est interdit ! Ici, de quoi traitons-nous ? D'une [cour] qui a des guedoudim. Rachi a expliquรฉ : ce qui est restรฉ de la cloison a une hauteur de dix, et la mer l'a recouvert. C'est pourquoi, dans la cour, la cloison est reconnaissable, car parfois l'eau baisse et la cloison apparaรฎt ; c'est pourquoi il est permis d'utiliser la cour. Mais de la cour ร  la maison c'est interdit, puisque la cloison n'est pas reconnaissable depuis la maison. Et ce qu'il dit : « puiser, on ne puise pas », c'est puiser de l'eau de la cour et l'apporter ร  la maison. Le Rachbam, de mรฉmoire bรฉnie, a expliquรฉ : « elle a des guedoudim », [c'est que] le bras de mer a fait s'effondrer le sol et il est restรฉ des guedoudim hauts de dix au bord de l'eau ; ces guedoudim permettent de transporter dans la cour, mais puiser de l'eau vers la cour est interdit, car l'emplacement de l'eau est ouvert dans toute sa largeur vers la mer.
๐Ÿ’ก Explication

Rรฉponse ร  la question de 12a : pourquoi transporter dans la cour serait-il permis ? Parce qu'il reste des guedoudim, des restes de mur hauts de dix tefahim, qui gardent ร  la cour son statut de domaine clos.

Deux lectures : pour Rachi, la mer recouvre ces restes ; ils restent perceptibles depuis la cour, et le puisage interdit est celui qui porte l'eau vers la maison. Pour le Rachbam, les guedoudim bordent l'eau : la cour est close, mais la partie oรน se trouve l'eau reste ouverte sur la mer, qui est une karmelit ; y puiser reste donc interdit.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Guedoudim : les restes du mur, hauts de 10 tefahim (coupรฉ)mer (karmelit)cour10 tef.guedoudmaisonRachi : la mer recouvre le guedoud, visible depuis la cour seulement.Rachbam : le guedoud borde l'eau ; l'eau elle-mรชme reste ouverte sur la mer.
Les guedoudim et les deux lectures de Rachi et du Rachbam.
2
ืืžืจ ืจื‘ ื™ื”ื•ื“ื”: ืžื‘ื•ื™ ืฉืœื ื ืฉืชืชืคื• ื‘ื•, ื”ื›ืฉื™ืจื• ื‘ืœื—ื™, ื”ื–ื•ืจืง ืœืชื•ื›ื• โ€” ื—ื™ื™ื‘, ื”ื›ืฉื™ืจื• ื‘ืงื•ืจื” โ€” ื”ื–ื•ืจืง ืœืชื•ื›ื• ืคื˜ื•ืจ.

Rav Yehouda a dit : un mavoy (impasse) oรน l'on n'a pas fait de chitouf (association des habitants), si on l'a rendu apte par un lehi (montant latรฉral), celui qui y lance [un objet] est coupable ; si on l'a rendu apte par une kora (poutre transversale), celui qui y lance [un objet] est exempt.

๐Ÿ“œ Rachi (4)
ื”ื›ืฉื™ืจื• ื‘ืœื—ื™ ืชื™ืงื ื• ื‘ืœื—ื™:
On l'a rendu apte par un lehi : on l'a amรฉnagรฉ avec un lehi.
ื”ื–ื•ืจืง ืœืชื•ื›ื• ืžืจื”"ืจ:
Celui qui y lance : depuis le domaine public.
ื—ื™ื™ื‘ ื“ืงืกื‘ืจ ืœื—ื™ ืžืฉื•ื ืžื—ื™ืฆื”:
Est coupable : car il pense que le lehi est [lร ] ร  titre de cloison.
ื”ื›ืฉื™ืจื• ื‘ืงื•ืจื” ื”ื–ื•ืจืง ืœืชื•ื›ื• ืคื˜ื•ืจ ื“ืงื•ืจื” ืžืฉื•ื ื”ื™ื›ืจ ื•ืงืกื‘ืจ ืืจื‘ืขื” ืžื—ื™ืฆื•ืช ื“ืื•ืจื™ื™ืชื ื‘ื™ืŸ ืœืงื•ืœื ื‘ื™ืŸ ืœื—ื•ืžืจื:
On l'a rendu apte par une kora, celui qui y lance est exempt : car la kora est [lร ] ร  titre de signe, et il pense que [l'exigence de] quatre cloisons est de la Torah, que ce soit pour รชtre indulgent ou pour รชtre strict.
โš–๏ธ Rosh (1)
ื’ืž' ืืžืจ ืจื‘ ื”ื•ื ื ืœืžื˜ื” ืœืžื˜ื” ืžืžืฉ. ืœืžืขืœื” ืœืžืขืœื” ืžืžืฉ. ื•ื–ื” ื•ื–ื” ื‘ื‘ื•ืจ. ื•ืจื‘ ื™ื”ื•ื“ื” ืืžืจ ืœืžื˜ื” ืœืžื˜ื” ืžืŸ ื”ืžื™ื. ื›ืœื•ืžืจ ืชืฉืขื” ื˜ืคื—ื™ื ื•ื ืจืื™ื ืจืืฉื™ ื”ืงื ื™ื ืœืžืขืœื” ืžืŸ ื”ืžื™ื ื˜ืคื—. ืœืžืขืœื” ืœืžืขืœื” ืžืŸ ื”ืžื™ื. ื•ืฆืจื™ืš ืœืฉืงื•ืข ืžื—ื™ืฆืช ื”ืงื ื™ื ื‘ืชื•ืš ื”ืžื™ื ื˜ืคื— ืฉืœื ื™ื”ื ื–ื” ื“ื•ืœื” ืžืจืฉื•ืช ื–ื” ืœืจืฉื•ืช ื–ื” ื•ืœื ื™ื”ื ื–ื” ื“ื•ืœื” ืžืจืฉื•ืช ื–ื” ืœื–ื”. ื•ืกื•ื’ื™ื™ืŸ ื›ืจื‘ ื™ื”ื•ื“ื”. ืืœื ื”ื ื“ืืžืจ ืจื‘ ื™ื”ื•ื“ื” ืงื•ืจื” ืืจื‘ืขื” ืžืชืจืช ื‘ื—ื•ืจื‘ื” ืคื™ืจืฉ ืจืฉ"ื™ ื“ืจื‘ ื™ื”ื•ื“ื” ืกื‘ืจ ื›ืจ' ื™ืฉืžืขืืœ ื‘ืจ' ื™ื•ืกื™ ื“ืืžืจ ืกื•ื›ื” ื˜ื–. ืžื—ื™ืฆื” ืชืœื•ื™ื” ืžืชืจืช ื‘ื›ืœ ืžืงื•ื ื•ืœื™ืช ื”ืœื›ืชื ื›ื•ื•ืชื™ื”. ื•ืœื ื ื”ื™ืจื ื“ื”ื ืจื‘ื™ ื™ืฉืžืขืืœ ื‘ืจ' ื™ื•ืกื™ ืœื ื”ืชื™ืจ ืืœื ื‘ืžื‘ื•ื™ ืื‘ืœ ื‘ืจื”"ืจ ืœื ื•ื”ื›ื ืฉืจื™ ืืคื™ืœื• ื‘ื—ื•ืจื‘ื” ื”ืคืจื•ืฆื” ืœืจืฉื•ืช ื”ืจื‘ื™ื. ื•ืขื•ื“ ื“ืงื•ืจื” ืจื—ื‘ื” ื“' ืœืื• ื˜ืขืžื ืžืฉื•ื ืžื—ื™ืฆื” ืชืœื•ื™ื” ื“ืœื™ื›ื ื”ื›ื ืžืฉื•ื ืžื—ื™ืฆื•ืช ื›ืœืœ ืืœื ืžืฉื•ื ืคื™ ืชืงืจื” ื•ื‘ืคื™ ืชืงืจื” ืœื ืืฉื›ื—ืŸ ืชื ื ื“ืคืœื™ื’. ื•ืขื™ื“ ื“ื”ื ืจื‘ ืื™ืช ืœื™ื” ืคื™ ืชืงืจื” ืœืงืžืŸ ื‘ืคืจืง ื›ืœ ื’ื’ื•ืช (ืขื™ืจื•ื‘ื™ืŸ ื“ืฃ ืฆ:) ื’ื‘ื™ ืื›ืกื“ืจื” ื‘ื‘ืงืขื” ื•ืœื™ืช ืœื™ื” ื“ืจื‘ื™ ื™ืฉืžืขืืœ ื‘ืจ ืจื‘ื™ ื™ื•ืกื™ ื“ื”ื ืื™ื”ื• ืงืืžืจ ื‘ืฉืžืขืชื™ืŸ ื“ืื™ืŸ ืžื—ื™ืฆื” ืชืœื•ื™ื” ืžืชืจืช ืืœื ื‘ืžื™ื. ืืœื ื•ื“ืื™ ื”ืœื›ื” ื›ืจื‘ ื™ื”ื•ื“ื” ื“ืืžืจ ืคื™ ืชืงืจื” ื™ื•ืจื“ ื•ืกื•ืชื. ืงื•ืจื” ืืจื‘ืขื” ืคื™' ืจืฉ"ื™ ื“ืœื”ื›ื™ ื ืงื˜ ืืจื‘ืขื” ื“ืื™ ืืžืจืช ื—ื•ื“ื™ื• ื™ื•ืจื“ื™ืŸ ื•ืกื•ืชืžื™ืŸ ื™ืฉ ื‘ื™ืŸ ื—ืœืœ ื”ืžื—ื™ืฆื•ืช ืืจื‘ืขื” ื“ืžื—ื™ืฆื” ื”ืขืฉื•ื™ื” ืœื—ืœืœ ืคื—ื•ืช ืžืืจื‘ืขื” ืœืื• ืžื—ื™ืฆื”. ืžืฉืžืข ื“ื›ื™ ืื™ืŸ ื‘ื” ืืจื‘ืขื” ื ืžื™ ืืžืจื™ื ืŸ ืคื™ ืชืงืจื” ื™ื•ืจื“ ื•ืกื•ืชื ืžืจื•ื— ืื—ืช ืื ื”ื™ื• ืฉืืจ ื”ืจื•ื—ื•ืช ืžื•ืงืคื•ืช ืžื—ื™ืฆื”. ืžื“ืคื™' ื“ืœื ื ืงื˜ ืจื—ื‘ื” ืืจื‘ืขื” ืืœื ืžืฉื•ื ืฉื™ื”ื ื‘ื—ืœืœ ื”ืžื—ื™ืฆื•ืช ื“' ื”ื ืื ืœื ื”ื™ื• ืฆืจื™ื›ื™ื ืœื—ืœืœ ื”ืžื—ื™ืฆื•ืช ื›ื’ื•ืŸ ืฉื”ื™ื• ืฉืืจ ื”ืจื•ื—ื•ืช ืžื•ืงืคื•ืช ืžื—ื™ืฆื” ืืžืจ ืคื™ ืชืงืจื” ื™ื•ืจื“ ื•ืกื•ืชื ืืข"ื’ ื“ืื™ื ื” ืจื—ื‘ื” ื“'. ื•ืื™ ืืคืฉืจ ืœื•ืžืจ ื›ืŸ ืฉื”ืจื™ ื”ื•ื ืขืฆืžื• ืคื™ืจืฉ ืงื•ืจื” ืžืชืจืช ื‘ืžื™ื ื‘ื‘ื•ืจ ืฉื‘ื™ืŸ ืฉืชื™ ื—ืฆื™ืจื•ืช ื•ื”ืงื•ืจื” ื ืชื•ื ื” ืขืœ ืจื•ื—ื‘ื” ื‘ืืžืฆืข ืœืžืขืœื” ื•ืื ืื™ืชื ื“ืืžืจ ืคื™ ืชืงืจื” ื‘ืคื—ื•ืช ืžื“' ืœืžื” ืœื™ ืงื•ืจื” ื“' ื›ื™ื•ืŸ ื“ื—ืฆื™ืจื•ืช ืžื•ืงืคื•ืช ืžื—ื™ืฆื” ื•ืœื ื‘ืขื™ ืืœื ืœื”ืคืกื™ืง. ื•ื›ืŸ ื‘ืค"ืง ื“ืฃ ื—: ื’ื‘ื™ ืงื•ืจืช ืžื‘ื•ื™ ื“ืืžืจ ืงื•ืจื” ืžืฉื•ื ื”ื™ื›ืจ ืืžืื™ ืœื ื”ื•ื™ ืžื—ื™ืฆื” ืžืฉื•ื ื“ืคื™ ืชืงืจื” ื™ื•ืจื“ ื•ืกื•ืชื. ื•ืืžืื™ ื‘ืขื™ื ืŸ ื ืžื™ ืืจื›ื• ื™ื•ืชืจ ืขืœ ืจื—ื‘ื• ื•ื‘ืชื™ื ื•ื—ืฆื™ืจื•ืช ืคืชื•ื—ื™ื ืœืชื•ื›ื•. ื•ืœืžืขืœื” ืžืขืฉืจื™ื ื ืžื™ ืืžืื™ ื™ืžืขื˜. ื•ืืคื™ืœื• ืœืž"ื“ ื‘ืค"ืง ืฉื ืงื•ืจื” ืžืฉื•ื ืžื—ื™ืฆื” ืื™ืช ืœื™ื” ื ืžื™ ืฉืคื™ืจ ื“ืœื ืืžืจ ืคื™ ืชืงืจื” ื™ื•ืจื“ ื•ืกื•ืชื ืœืฉื•ื™ื™ื” ืžื—ื™ืฆื” ืžืŸ ื”ืชื•ืจื” ืืœื ื‘ืงื•ืจื” ืจื—ื‘ื” ื“' ืืœื ื”ื›ื™ ืคื™' ืขืฉืื•ื” ื—ื›ืžื™ื ื›ืžื—ื™ืฆื” ื›ื™ ืข"ื™ ื”ื™ื›ืจ ื‘ืœื ืฉื•ื ืžื—ื™ืฆื” ืœื ื”ื™ื• ืžืชื™ืจื™ืŸ ื—ื›ืžื™ื ืืช ื”ืžื‘ื•ื™ ืืœื ื›ืžื• ืžื—ื™ืฆื” ื“ืคื™ ืชืงืจื” ื“ื”ื•ื™ื ื“ืื•ืจื™ื™ืชื ื‘ืจื•ื—ื‘ ืืจื‘ืขื” ืขืฉืื• ืœืงื•ืจื” ื˜ืคื— ืžื“ืจื‘ื ืŸ ืœื”ืชื™ืจ ืžื‘ื•ื™ ืขืœ ื™ื“ื•. ื•ื”ืฉืชื ืœื ื”ื•ื™ ืคื™ืจื•ืฉ ืงื•ืจื” ืžืฉื•ื ืžื—ื™ืฆื” ื›ืžื• ืœื—ื™ ืžืฉื•ื ืžื—ื™ืฆื”. ื“ืœื—ื™ ื”ื•ื™ ืžื—ื™ืฆื” ื“ืื•ืจื™ื™ืชื ื›ื“ืžื•ื›ื— ื‘ืคืจืง ืงืžื ื“ืฃ ื™ื‘: ื“ืืžืจ ื”ื›ืฉื™ืจื• ื‘ืœื—ื™ ื”ื–ื•ืจืง ืœืชื•ื›ื• ื—ื™ื™ื‘. ื•ืขื•ื“ ื“ืžืกืชื‘ืจ ื“ืงื™ื™ืžื ืœืŸ ื“ืงื•ืจื” ืžืฉื•ื ื”ื™ื›ืจ ื“ื”ื ืจื‘ื ื“ื”ื•ื ื‘ืชืจืื” ื•ืงื™ื™ืžื ืœืŸ ื›ื•ื•ืชื™ื” ืœื’ื‘ื™ ืื‘ื™ื™ ืกื‘ืจ ื‘ืค"ืง ื“ืงื•ืจื” ืžืฉื•ื ื”ื™ื›ืจ. ื•ืืข"ื’ ื“ืงื™ื™ืžื ืœืŸ ื›ืื‘ื™ื™ ื“ืืžืจ ืœื—ื™ ืžืฉื•ื ืžื—ื™ืฆื” ื•ืœื ื›ืจื‘ื ื“ืืžืจ ืžืฉื•ื ื”ื™ื›ืจ. ื•ืœืคื™ื›ืš ืคืกืงื• ื›ืœ ืจื‘ื•ืชื™ื ื• ื—ื•ืฅ ืžืจื‘ื™ื ื• ืชื ื›ืื‘ื™ื™ ื‘ืœื—ื™ ื”ืขื•ืžื“ ืžืืœื™ื• ื•ื˜ืขืžื ื“ืื‘ื™ื™ ืžืฉื•ื ื“ืื–ื™ืœ ืœื˜ืขืžื™ื” ื“ืื™ืช ืœื™ื” ืœื—ื™ ืžืฉื•ื ืžื—ื™ืฆื”. ืžื›ืœ ืžืงื•ื ื‘ืงื•ืจื” ื“ื›ื•ืœื”ื• ืืžื•ืจืื™ ืกื‘ืจื™ ื“ืงื•ืจื” ืžืฉื•ื ื”ื™ื›ืจ ื›ืจื‘ื ื‘ื”ื ื”ืœื›ืชื ื›ืจื‘ื. ื•ืงื™"ืœ ื›ืจื‘ ื“ืืžืจ ืคื™ ืชืงืจื” ื™ื•ืจื“ ื•ืกื•ืชื ืืคื™ืœื• ื›ื™ ืœื™ื›ื ืฉื ื’' ืžื—ื™ืฆื•ืช ื“ื”ืœื›ืชื ื›ืจื‘ ื‘ืื™ืกื•ืจื™. ืืœืžื ื‘ืงื•ืจื” ื˜ืคื— ืœื ื™ืืžืจ ืคื™ ืชืงืจื” ื™ื•ืจื“ ื•ืกื•ืชื. ื•ื›ืŸ ืžื•ื›ื— ื‘ืคืจืง ืงืžื ื“ืฉื‘ืช ื“ืฃ ื˜. ื’ื‘ื™ ืื™ืกืงื•ืคื” ื“ืงืืžืจ ื›ื’ื•ืŸ ืฉืงื™ืจื” ื‘ืฉืชื™ ืงื•ืจื•ืช ื•ืื™ืŸ ื‘ื–ื• ื“' ื•ืื™ืŸ ื‘ื–ื• ื“' ื•ืื™ืŸ ื‘ื™ืŸ ื–ื• ืœื–ื• ืฉืœืฉื”: ื•ืืžืจ ืจื‘ ื ื—ืžืŸ ืงื•ืจื” ืืจื‘ืขื” ืžืชืจืช ื‘ืžื™ื. ื•ื”ื ืงืื–ื™ืœ ื“ืœื™ ืœื”ืš ื’ื™ืกื ื“ืงื•ืจื” ื•ืžื™ื™ืชื™. ืงื™ื ืœื”ื• ืœืจื‘ื ืŸ ื“ืื™ืŸ ื“ืœื™ ืžื”ืœืš ื™ื•ืชืจ ืžืืจื‘ืขื”. ืกื•ืฃ ืกื•ืฃ ืชื—ืช ืงื•ืจื” ืžื™ื”ื ืขืจื™ื‘ื™ ืžื™ื ื•ืงืื–ื™ืœ ื•ืžื™ื™ืชื™ ืžื‘ื™ื ื™ ื•ื‘ื™ื ื™ ืืœื ืงืœ ื”ื•ื ืฉื”ืงื™ืœื• ื—ื›ืžื™ื ื‘ืžื™ื. ื›ื“ืจื‘ ื˜ื‘ืœื ื“ื‘ืขื ืžื™ื ื™ื” ืจื‘ ื˜ื‘ืœื ืžืจื‘ ืžื—ื™ืฆื” ืชืœื•ื™ื” ืžื”ื• ืฉืชืชื™ืจ ื‘ื—ื•ืจื‘ื”. ืืžืจ ืœื™ื” ืื™ืŸ ืžื—ื™ืฆื” ืชืœื•ื™ื” ืžืชืจืช ืืœื ื‘ืžื™ื ืงืœ ื”ื•ื ืฉื”ืงื™ืœื• ื—ื›ืžื™ื ื‘ืžื™ื. ืคืจืฉ"ื™ ื•ืœื™ืชื ืœื“ืจื‘ ื™ื”ื•ื“ื” ืืœื ื›ืจื‘ ื”ื•ื ื ืงื™ื™ืžื ืœืŸ ื“ื‘ื™ืช ื”ืœืœ ืœืžืขืœื” ืžืžืฉ ืืžืจ. ื•ืขืœ ื–ื” ืกื•ืžื›ื™ืŸ ื”ืขื•ืœื ืฉืขื•ืฉื™ืŸ ื‘ืชื™ ื›ืกืื•ืช ืขืœ ื”ืžื™ื ื•ืื™ืŸ ื”ืžื—ื™ืฆื•ืช ืžื’ื™ืขื•ืช ืœืžื™ื. ื•ืืข"ื’ ื“ืืžืจื™ื ืŸ ืœืงืžืŸ ื‘ืคื™ืจืงื™ืŸ (ืขื™ืจื•ื‘ื™ืŸ ื“ืฃ ืคื–:) ื’ื–ื•ื–ื˜ืจื ืฉื”ื™ื ืœืžืขืœื” ืžืŸ ื”ืžื™ื ื•ืขืฉื• ืœื” ืžื—ื™ืฆื” ืขืฉืจื” ื˜ืคื—ื™ื ืœื ืฉื ื• ืืœื ืœืžืœืื•ืช ืื‘ืœ ืœืฉืคื•ืš ืืกื•ืจ. ื”ืœื›ื” ื›ืื™ื›ื ื“ืืžืจื™ ื“ืžืกื™ืง ืœื ืชื™ืžื ืœืžืœืื•ืช ื”ื•ื ื“ืฉืจื™ ืื‘ืœ ืœืฉืคื•ืš ืืกื•ืจ ืืœื ืืคื™ืœื• ืœืฉืคื•ืš ื ืžื™ ืฉืจื™ ื“ื‘ืฉืœ ืกื•ืคืจื™ื ื”ืœืš ืื—ืจ ื”ืžื™ืงืœ. ื•ืžื™ื”ื• ืžื—ื™ืฆื” ืฉืื™ื ื” ืขืฉื•ื™ื” ืœืฉื ื”ืžื™ื ืืœื ืœืฉื ืฆื ื™ืขื•ืช ื‘ื™ืช ื”ื›ืกื ืœื ืžื”ื ื™ื ื“ืžื—ื™ืฆื” ืœืฉื ืžื™ื ื‘ืขื™ื ืŸ. ื“ืœื ืงื™ื™ืžื ืœืŸ ื›ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ื“ืืžืจ ืœื ืชื”ื ืžื—ื™ืฆื” ื’ื“ื•ืœื” ืžื”ื›ื•ืชืœ ืฉื‘ื™ื ื™ื”ื. ื•ืืข"ืค ื“ื’ื‘ื™ ื’ื–ื•ื–ื˜ืจื ืฉื”ื™ื ืœืžืขืœื” ืžืŸ ื”ืžื™ื ืคืจืฉ"ื™ ืืœื ื"ื› ืขืฉื• ืœื” ืžื—ื™ืฆื” ื›ืœ ืกื‘ื™ื‘ื” ืื• ืกื‘ื™ื‘ ื”ื ืงื‘ ื“' ืขืœ ื“' ื”ื—ืงื•ืง ื‘ืืžืฆืขื™ืชื” ื‘ื™ืŸ ืžืœืžืขืœื” ืขืœ ื”ื’ื–ื•ื–ื˜ืจื ื‘ื™ืŸ ืžืœืžื˜ื” ืžื—ื•ื‘ืจ ืœื”ื’ื–ื•ื˜ืจื ืืœืžื ืžื”ื ื™ ืกื‘ื™ื‘ ื”ื’ื–ื•ื–ื˜ืจื ืืข"ืค ืฉืื•ืชื” ื”ืžื—ื™ืฆื” ืื™ืŸ ืขืฉื•ื™ื” ืœืฉื ื”ืžื™ื. ืื™ื›ื ืœืžื™ืžืจ ืืฃ ืขืœ ืคื™ ื“ื‘ืขื™ื ืŸ ื”ื›ื ื–ื” ื•ื–ื” ื‘ื‘ื•ืจ ื”ื™ื™ื ื• ืžืฉื•ื ื“ืœืžืขืœื” ืœื ื”ื•ื™ ื”ื™ื›ืจ ื“ื ืขืฉื™ืช ื‘ืฉื‘ื™ืœ ื”ืžื™ื ืื‘ืœ ื‘ื’ื–ื•ื–ื˜ืจื ืืคื™ืœื• ืœืžืขืœื” ื”ื•ื™ ื”ื™ื›ืจ ืฉืขืฉื•ื™ื” ื›ื“ื™ ืœืžืœืื•ืช ื”ื™ืžื ื•. ื“ื‘ืขื ื™ืŸ ืื—ืจ ืœื ื”ื™ื” ืฆืจื™ืš ืžื—ื™ืฆื” ืืœื ื›ื“ื™ ืœื”ืชื™ืจ ืœื“ืœื•ืช ืžืžื ื• ื‘ืฉื‘ืช. ืื‘ืœ ื‘ื‘ื™ืช ื”ื›ืกื ืฆืจื™ืš ืžื—ื™ืฆื” ืœืฆื ื™ืขื•ืช ื”ืœื›ืš ืฆืจื™ืš ืœืขืฉื•ืช ืžื—ื™ืฆื” ืœืžื˜ื” ืžื—ื•ื‘ืจ ืœื‘ื™ืช ื”ื›ืกื ืœืฉื ื”ืžื™ื ื•ื”ื™ื™ื ื• ืœืฉื™ื˜ืช ืจืฉ"ื™ ื“ืคื™ืจืฉ ื“ืœื ืงื™"ืœ ื›ืจื‘ ื™ื”ื•ื“ื”. ืžื™ื”ื• ืชื™ืžื” ืขืœ ืžื” ืฉืคื™' ืจืฉ"ื™ ื“ืกื•ื’ื™ื ื“ืฉืžืขืชื™ืŸ ื“ืœื ื›ืจื‘ ื™ื”ื•ื“ื” ื“ื”ื ืจื‘ ื•ืจื‘ื™ ื—ื™ื™ื ื•ื‘ืจื™ื™ืชื ื“ื™ืขืงื‘ ืงืจื—ื™ื ืื” ื›ื•ื•ืชื™ื” ืงื™ื™ืžื™. ื•ื’ื ืฆืจื™ืš ืœื•ืžืจ ื“ืจื‘ ื™ื”ื•ื“ื” ื“ืืžืจ ืงื•ืจื” ืืจื‘ืขื” ืžืชืจืช ื‘ื—ื•ืจื‘ื” ืœื™ืช ืœื™ื” ื“ืจื‘ ื ื—ืžืŸ ื“ืืžืจ ืžืชืจืช ื‘ืžื™ื ืžืฉื•ื ื“ืขืจื™ื‘ื™ ืžื™ื. ื•ืœื›ืื•ืจื” ื ืจืื” ื“ืื“ืจื‘ื” ืจื‘ ื ื—ืžืŸ ืœื ืฉืจื™ ืืœื ื‘ืžื™ื ื“ืœื™ื›ื ืืœื ื‘ืงื™ืขืช ื“ื’ื™ื ืื‘ืœ ื‘ื—ื•ืจื‘ื” ืœื. ื”ืœื›ืš ื ืจืื” ืœืคืจืฉ ืงืœ ื”ื•ื ืฉื”ืงื™ืœื• ื—ื›ืžื™ื ื‘ืžื™ื ื‘ืงื•ืจื” ื“' ื“ืžื•ืชืจ ื‘ืœื ืฉื™ืงื•ืข ืžืฉื•ื ื“ืคื™ ืชืงืจื” ื™ื•ืจื“ ื•ืกื•ืชื ื—ืฉื™ื‘ ื˜ืคื™ ืื‘ืœ ื‘ืžื—ื™ืฆื” ืชืœื•ื™ื” ืงื™ื™ืžื ืœืŸ ื›ืจื‘ ื™ื”ื•ื“ื” ื“ื‘ืขื™ ืฉื™ืงื•ืข. ื•ืจ"ื— ื–"ืœ ืคื™ืจืฉ ื“ืงื™ื™ืžื ืœืŸ ื›ืจื‘ ื™ื”ื•ื“ื” ื“ืกื•ื’ื™ื ื“ืฉืžืขืชื™ืŸ ื›ื•ืชื™ื”. ื•ื–ื” ืœืฉื•ื ื•. ืจื‘ ื™ื”ื•ื“ื” ื—ื™ื™ืฉ ืฉืœื ื™ื”ื ืžื•ืœื™ืš ืžื—ืฆื™ ื”ื‘ื•ืจ ืฉื”ื•ื ืจืฉื•ืช ื—ื‘ื™ืจื• ื•ื›ืŸ ื–ื” ืžืฉืœ ื–ื”. ืœืคื™ื›ืš ืžืฆืจื™ืš ืฉื™ื”ื• ืจืืฉื™ ื”ืงื ื™ื ื‘ื•ืœื˜ื™ืŸ ืœืžืขืœื” ืžืŸ ื”ืžื™ื ื˜ืคื— ืื• ื—ื•ืฆืฆื™ื ืจืืฉื™ ื”ืงื ื™ื ื‘ืžื™ื ื˜ืคื— ืœืžื ื•ืข ื”ื“ืœื™ ืžืœื™ืœืš ื•ืœื—ืฆื•ื‘ ื”ืžื™ื ืžืจืฉื•ืช ื—ื‘ื™ืจื•. ืืœื ื”ื ื“ืืžืจ ืจื‘ ื™ื”ื•ื“ื” ืงื•ืจื” ืืจื‘ืขื” ืžืชืจืช ื‘ื—ื•ืจื‘ื” ื•ืจื‘ ื ื—ืžืŸ ืืžืจ ืงื•ืจื” ืืจื‘ืขื” ืžืชืจืช ื‘ืžื™ื ื”ื ืงืื–ื™ืœ ื“ืœื™ ื•ืžื™ื™ืชื™ ืžื™ื ืœืื™ื“ืš ื’ื™ืกื ื“ื‘ื•ืจ. ื•ืžืฉื ื™ ืงื™ื ืœื”ื• ืœืจื‘ื ืŸ ื“ืื™ืŸ ื“ืœื™ ืžื”ืœืš ืชื•ืชื™ ืงื•ืจื” ื—ื•ืฅ ืœืืจื‘ืขื” ื˜ืคื—ื™ื. ืชื•ืชื™ ืงื•ืจื” ืžื™ื”ื ืขืจื™ื‘ื™ ืžื™ื ื•ืงื—ืฆื™ื‘ ื“ืœื™ ืžื™ื ื“ื‘ื™ื ื™ ื•ื‘ื™ื ื™. ืงืœ ื”ื•ื ืฉื”ืงื™ืœื• ื—ื›ืžื™ื ื‘ืžื™ื ื“ืื™ืŸ ืžื—ื™ืฆื” ืชืœื•ื™ื” ืžืชืจืช ืืœื ื‘ืžื™ื ืืข"ืค ืฉืื™ืŸ ืžื’ืขืช ืขื“ ื”ืงืจืงืข ืจืง ืฉื™ื”ื• ื”ืงื ื™ื ืฉืงื•ืขื™ื ื˜ืคื— ื‘ื‘ื•ืจ ืฉืœื ื™ื›ื ืก ื”ื“ืœื™ ื‘ื”ื“ื™ื ืœื—ืœืง ื—ื‘ื™ืจื•. ื”ื›ื ื ืžื™ ื›ื™ื•ืŸ ื“ืœื ืื–ื™ืœ ื“ืœื™ ื˜ืคื™ ืžื“' ื˜ืคื—ื™ื ื•ืืข"ื’ ื“ืขืจื™ื‘ื™ ืžื™ื ืชื•ืชื™ ืงื•ืจื” ืœื ื—ื™ื™ืฉื™ื ืŸ. ื•ืงื™"ืœ ื›ืจื‘ ื™ื”ื•ื“ื” ื“ืกื™ื’ื™ื ื“ืฉืžืขืชื™ืŸ ื›ื•ื•ืชื™ื” ื•ื›ืŸ ืคืกืง ืจื‘ ืืœืคืก ื–"ืœ ื›ื™ื•ืŸ ื“ืกื•ื’ื™ื ื›ืจื‘ ื™ื”ื•ื“ื”. ื•ื”ืจืื‘"ื“ ื•ื”ืจ"ื– ื”ืœื•ื™ ื–"ืœ ืคื™ืจืฉื• ืขืœ ื“ืจืš ืจืฉ"ื™. ื•ืื ื™ ืื•ืžืจ ืœืจื‘ื™ื ื• ื—ื ื ืืœ ื•ืจื‘ ืืœืคืก ื‘ืชื™ ื›ืกืื•ืช ืกื’ื™ ืœื”ื• ื‘ืžื—ื™ืฆื” ืชืœื•ื™ื” ืžืžืฉ. ื“ื“ื•ืงื ื‘ื‘ื•ืจ ืฉื‘ื™ืŸ ืฉืชื™ ื—ืฆื™ืจื•ืช ืžืฆืจื™ืš ืจื‘ ื™ื”ื•ื“ื” ืฉื™ืงื•ืข ืจืืฉื™ ื”ืงื ื™ื ื‘ื‘ื•ืจ ืฉืœื ื™ืœืš ื”ื“ืœื™ ืœื”ื“ื™ื ืœืจืฉื•ืช ื—ื‘ื™ืจื• ืœืฉืื•ื‘ ืžื™ื. ืื‘ืœ ื‘ื‘ื™ืช ื”ื›ืกื ืžื•ื“ื™ื ื“ืœื ื‘ืขื™ื ืฉื™ืงื•ืข. ื“ืขื“ื™ืฃ ื‘ื™ืช ื”ื›ืกื ืžืงื•ืจื” ืืจื‘ืขื” ืฉืžืชืจืช ื‘ืžื™ื:
Guemara : Rav Houna a dit : « en bas », en bas rรฉellement ; « en haut », en haut rรฉellement ; et l'un comme l'autre dans le puits. Et Rav Yehouda a dit : « en bas », en dessous de l'eau, c'est-ร -dire [une cloison de] neuf tefahim, et les extrรฉmitรฉs des roseaux apparaissent d'un tefah au-dessus de l'eau ; « en haut », au-dessus de l'eau, et il faut enfoncer la cloison de roseaux d'un tefah dans l'eau, afin que celui-ci ne puise pas du domaine de celui-lร  ni celui-lร  du domaine de celui-ci. Et la sougya suit Rav Yehouda. Mais [la Guemara objecte] : ce qu'a dit Rav Yehouda, une kora de quatre permet dans une ruine ? Rachi a expliquรฉ que Rav Yehouda pense comme Rabbi Ichmael bar Rabbi Yossi, qui a dit (Soukka 16a) : une cloison suspendue permet en tout lieu, et la halakha n'est pas comme lui. Et cela ne paraรฎt pas juste, car Rabbi Ichmael bar Rabbi Yossi n'a permis que dans un mavoy, et non dans le domaine public, alors qu'ici il permet mรชme dans une ruine ouverte sur le domaine public. De plus, la kora large de quatre ne tient pas sa raison de la cloison suspendue, car il n'y a ici aucune question de cloisons, mais [la raison] est pi tikra (le bord du plafond), et pour pi tikra nous ne trouvons aucun Tana qui conteste. De plus, Rav retient pi tikra plus loin, au chapitre Kol gaggot (Eruvin 90b), ร  propos de l'akhsadra (portique) dans une vallรฉe, et il ne retient pas [l'avis] de Rabbi Ichmael bar Rabbi Yossi, puisque lui-mรชme dit dans notre sougya qu'une cloison suspendue ne permet que dans l'eau. Il est donc certain que la halakha est comme Rav Yehouda, qui dit : pi tikra descend et ferme. « Kora de quatre » : Rachi a expliquรฉ qu'il a mentionnรฉ quatre parce que, si tu dis que ses bords descendent et ferment, il y a entre les cloisons un espace de quatre, car une cloison faite pour un espace de moins de quatre n'est pas une cloison. Cela implique que, mรชme quand elle n'a pas quatre, on dit aussi pi tikra descend et ferme d'un cรดtรฉ, si les autres cรดtรฉs รฉtaient entourรฉs de cloison : puisqu'il a expliquรฉ qu'il n'a mentionnรฉ « large de quatre » que pour qu'il y ait quatre dans l'espace entre les cloisons, s'il n'รฉtait pas besoin de cet espace, par exemple si les autres cรดtรฉs รฉtaient entourรฉs de cloison, on dirait pi tikra descend et ferme mรชme si elle n'est pas large de quatre. Or il est impossible de dire cela, car lui-mรชme a expliquรฉ la kora qui permet dans l'eau [comme portant] sur le puits entre deux cours, la kora รฉtant posรฉe sur sa largeur, au milieu, en haut ; et s'il en รฉtait ainsi qu'on dit pi tikra ร  moins de quatre, pourquoi aurais-je besoin d'une kora de quatre, puisque les cours sont entourรฉes de cloison et qu'il ne faut que sรฉparer ? De mรชme au premier chapitre (8b), ร  propos de la kora du mavoy, oรน il est dit que la kora est ร  titre de signe : pourquoi ne serait-elle pas une cloison, puisque pi tikra descend et ferme ? Et pourquoi faudrait-il en outre que sa longueur dรฉpasse sa largeur et que des maisons et des cours s'ouvrent sur lui ? Et au-delร  de vingt [amot], pourquoi faudrait-il rรฉduire ? Mรชme celui qui dit au premier chapitre que la kora est ร  titre de cloison admet bien qu'on ne dit pi tikra descend et ferme, pour en faire une cloison de la Torah, que pour une kora large de quatre ; mais voici l'explication : les Sages l'ont faite comme une cloison, car par un simple signe, sans aucune cloison, les Sages n'auraient pas permis le mavoy ; mais, ร  l'image de la cloison de pi tikra, qui est de la Torah ร  une largeur de quatre, ils ont fait la kora d'un tefah, par une rรจgle rabbinique, pour permettre le mavoy grรขce ร  elle. Dรจs lors, « kora ร  titre de cloison » n'a pas le mรชme sens que « lehi ร  titre de cloison » : le lehi est une cloison de la Torah, comme il ressort du premier chapitre (12b), oรน il est dit : « si on l'a rendu apte par un lehi, celui qui y lance est coupable ». De plus, il est logique que nous retenions que la kora est ร  titre de signe, car Rava, qui est le plus tardif et que nous suivons face ร  Abayei, pense au premier chapitre que la kora est ร  titre de signe. Et bien que nous retenions comme Abayei, qui dit que le lehi est ร  titre de cloison, et non comme Rava, qui dit ร  titre de signe (et c'est pourquoi tous nos maรฎtres, sauf Rabbenou Tam, ont tranchรฉ comme Abayei pour le lehi qui se tient de lui-mรชme, la raison d'Abayei รฉtant qu'il suit sa propre mรฉthode, selon laquelle le lehi est ร  titre de cloison), en tout cas pour la kora, puisque tous les Amoraim pensent comme Rava que la kora est ร  titre de signe, sur ce point la halakha est comme Rava. Et nous retenons comme Rav, qui dit que pi tikra descend et ferme mรชme quand il n'y a pas lร  trois cloisons, car la halakha suit Rav en matiรจre d'interdits. Il en ressort que pour une kora d'un tefah on ne dit pas pi tikra descend et ferme. Cela ressort aussi du premier chapitre de Chabbat (9a) ร  propos du seuil, oรน il est dit : par exemple s'il l'a couvert de deux poutres, que l'une n'a pas quatre, que l'autre n'a pas quatre, et qu'il n'y a pas trois [tefahim] entre elles. Et Rav Nahman a dit : une kora de quatre permet dans l'eau. Mais le seau va de l'autre cรดtรฉ de la kora et ramรจne [de l'eau] ! Les Sages ont รฉtabli qu'un seau ne se dรฉplace pas au-delร  de quatre [tefahim]. En fin de compte, sous la kora du moins, les eaux se mรฉlangent, et il va ramener [l'eau] de l'entre-deux ! C'est plutรดt une indulgence que les Sages ont accordรฉe pour l'eau, comme [l'enseignement] de Rav Tavlร  : Rav Tavlร  a demandรฉ ร  Rav : une cloison suspendue, peut-elle permettre dans une ruine ? Il lui a dit : une cloison suspendue ne permet que dans l'eau ; c'est une indulgence que les Sages ont accordรฉe pour l'eau. Rachi a expliquรฉ : [l'avis] de Rav Yehouda n'est pas retenu ; nous retenons comme Rav Houna, [ร  savoir que] Beit Hillel ont dit « en haut rรฉellement ». Et c'est sur cela que s'appuient les gens qui font des toilettes au-dessus de l'eau dont les cloisons n'atteignent pas l'eau. Et bien que nous disions plus loin dans notre chapitre (Eruvin 87b) : une galerie situรฉe au-dessus de l'eau, ร  laquelle on a fait une cloison de dix tefahim, cela n'a รฉtรฉ enseignรฉ que pour puiser, mais verser est interdit, la halakha suit la version « certains disent », qui conclut : ne dis pas que puiser est permis et verser interdit, mรชme verser est permis, car pour [une rรจgle] des Scribes on suit l'avis indulgent. Toutefois, une cloison qui n'est pas faite pour l'eau, mais pour la pudeur des toilettes, n'est pas efficace, car nous exigeons une cloison [faite] pour l'eau, puisque nous ne retenons pas comme Rabbi Yehouda, qui dit : la cloison ne doit pas รชtre plus importante que le mur qui les sรฉpare. Et bien qu'ร  propos de la galerie au-dessus de l'eau Rachi ait expliquรฉ : « ร  moins qu'on ne lui ait fait une cloison tout autour, ou autour de l'ouverture de quatre sur quatre creusรฉe en son milieu, soit en haut sur la galerie, soit en bas, attachรฉe ร  la galerie », d'oรน il ressort qu'une cloison autour de la galerie est efficace mรชme si elle n'est pas faite pour l'eau, on peut dire : si ici nous exigeons « l'un comme l'autre dans le puits », c'est qu'en haut il n'y a pas de signe qu'elle a รฉtรฉ faite pour l'eau ; mais pour la galerie, mรชme en haut il y a un signe qu'elle est faite pour y puiser, car autrement il n'aurait eu besoin de cloison que pour permettre d'y puiser pendant Chabbat. Pour les toilettes, en revanche, une cloison est nรฉcessaire pour la pudeur ; c'est pourquoi il faut faire une cloison en bas, attachรฉe aux toilettes, pour l'eau. Et cela selon la mรฉthode de Rachi, qui a expliquรฉ que nous ne retenons pas comme Rav Yehouda. Cependant, il est รฉtonnant que Rachi ait expliquรฉ que la sougya n'est pas comme Rav Yehouda, alors que Rav, Rabbi Hiyya et la baraita de Yaakov Karhinaa vont dans son sens. Il faudrait aussi dire que Rav Yehouda, qui dit qu'une kora de quatre permet dans une ruine, ne retient pas [l'avis] de Rav Nahman, qui dit qu'elle permet dans l'eau, ร  cause du mรฉlange des eaux. Or, ร  premiรจre vue, c'est l'inverse : Rav Nahman ne permet que dans l'eau, oรน il n'y a que le passage des poissons, mais pas dans une ruine. Il semble donc qu'il faut expliquer « c'est une indulgence que les Sages ont accordรฉe pour l'eau » ร  propos de la kora de quatre, qui permet sans enfoncement parce que pi tikra descend et ferme ร  plus de poids ; mais pour la cloison suspendue, nous retenons comme Rav Yehouda, qui exige l'enfoncement. Rabbenou Hananel, de mรฉmoire bรฉnie, a expliquรฉ que nous retenons comme Rav Yehouda, car la sougya va dans son sens. Voici ses mots : Rav Yehouda craint que l'on ne prenne [de l'eau] de la moitiรฉ du puits qui est le domaine de son compagnon, et de mรชme celui-ci de celui-lร . C'est pourquoi il exige que les extrรฉmitรฉs des roseaux dรฉpassent d'un tefah au-dessus de l'eau, ou que les extrรฉmitรฉs des roseaux sรฉparent un tefah dans l'eau, pour empรชcher le seau d'aller puiser l'eau du domaine de son compagnon. Mais [on objecte] : ce qu'a dit Rav Yehouda, une kora de quatre permet dans une ruine, et Rav Nahman a dit : une kora de quatre permet dans l'eau ; mais le seau va ramener de l'eau de l'autre cรดtรฉ du puits ! On rรฉpond : les Sages ont รฉtabli que le seau ne va pas, sous la kora, au-delร  de quatre tefahim. Sous la kora du moins, les eaux se mรฉlangent, et le seau puise l'eau de l'entre-deux ! C'est une indulgence que les Sages ont accordรฉe pour l'eau, car une cloison suspendue ne permet que dans l'eau, bien qu'elle n'atteigne pas le sol, ร  condition que les roseaux soient enfoncรฉs d'un tefah dans le puits, afin que le seau n'entre pas directement dans la part de son compagnon. Ici aussi, puisque le seau ne va pas au-delร  de quatre tefahim, bien que les eaux se mรฉlangent sous la kora, nous ne craignons pas. Et nous retenons comme Rav Yehouda, car la sougya va dans son sens ; et ainsi a tranchรฉ Rav Alfas, de mรฉmoire bรฉnie, puisque la sougya est comme Rav Yehouda. Le Raavad et le Rav Zerahia HaLevi, de mรฉmoire bรฉnie, ont expliquรฉ dans la voie de Rachi. Et moi je dis que, selon Rabbenou Hananel et Rav Alfas, pour des toilettes une cloison rรฉellement suspendue suffit : c'est seulement pour le puits entre deux cours que Rav Yehouda exige d'enfoncer les extrรฉmitรฉs des roseaux dans le puits, afin que le seau n'aille pas directement dans le domaine de son compagnon puiser de l'eau ; mais pour des toilettes, ils reconnaissent qu'il n'est pas besoin d'enfoncement, car les toilettes valent mieux qu'une kora de quatre, qui permet dans l'eau.
๐Ÿ’ก Explication

Nouveau sujet. Le lehi (montant vertical) et la kora (poutre posรฉe en travers de l'entrรฉe) permettent de transporter dans un mavoy. Rav Yehouda en tire une consรฉquence pour la melakha de lancer du domaine public vers un domaine privรฉ : avec un lehi, le mavoy est un vrai domaine privรฉ de la Torah, et le lanceur est coupable ; avec une kora, il est exempt.

Rachi : le lehi vaut cloison (mehitsa), la kora n'est qu'un signe (heker). La glose du Roch placรฉe ici porte sur la sougya du puits entre deux cours (86b) et sur pi tikra ; elle ne commente pas directement ce segment.

3
ืžืชืงื™ืฃ ืœื” ืจื‘ ืฉืฉืช: ื˜ืขืžื ื“ืœื ื ืฉืชืชืคื• ื‘ื•, ื”ื ื ืฉืชืชืคื• ื‘ื• ืืคื™ืœื• ื”ื›ืฉื™ืจื• ื‘ืงื•ืจื” ื ืžื™ ื—ื™ื™ื‘?! ื•ื›ื™ ื›ื›ืจ ื–ื• ืขืฉื” ืื•ืชื• ืจืฉื•ืช ื”ื™ื—ื™ื“ ืื• ืจืฉื•ืช ื”ืจื‘ื™ื?

Rav Chechet objecte : la raison est qu'on n'y a pas fait de chitouf ; donc, si on y a fait un chitouf, mรชme si on l'a rendu apte par une kora, [celui qui lance] serait aussi coupable ?! Ce pain en ferait-il un domaine privรฉ ou un domaine public ?

๐Ÿ’ก Explication

La formulation de Rav Yehouda prรฉcise « sans chitouf », ce qui laisse entendre qu'avec un chitouf le rรฉsultat changerait. Rav Chechet refuse : le chitouf est un pain mis en commun pour permettre de transporter entre les domaines des habitants. Il ne change pas la nature juridique du lieu au regard de la Torah.

4
ื•ื”ืชื ื™ื: ื—ืฆื™ืจื•ืช ืฉืœ ืจื‘ื™ื ื•ืžื‘ื•ืื•ืช ืฉืื™ื ืŸ ืžืคื•ืœืฉื™ืŸ, ื‘ื™ืŸ ืขื™ืจื‘ื• ื•ื‘ื™ืŸ ืœื ืขื™ืจื‘ื• ื”ื–ื•ืจืง ืœืชื•ื›ืŸ ื—ื™ื™ื‘!

Or il a รฉtรฉ enseignรฉ : des cours appartenant ร  plusieurs et des mavoy qui ne sont pas mefoulachim (ouverts aux deux bouts), qu'on y ait fait un eruv ou non, celui qui y lance [un objet] est coupable !

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื—ืฆื™ืจื•ืช ืฉืœ ืจื‘ื™ื ืฉืคืชื•ื—ื™ืŸ ื‘ืชื™ื ื”ืจื‘ื” ืœื—ืฆืจ ื•ืื•ืกืจื™ื ื‘ื ื™ ื”ื‘ืชื™ื ื–ื” ืขืœ ื–ื” ืฉืื™ืŸ ื™ื›ื•ืœื™ืŸ ืœื”ื•ืฆื™ื ืžืŸ ื”ื‘ืชื™ื ืœื—ืฆืจ ื‘ืœื ืขื™ืจื•ื‘ ืžืคื ื™ ืฉื”ื‘ื™ืช ืจืฉื•ืช ืžื™ื•ื—ื“ืช ืœื• ื•ื—ืฆืจ ืจืฉื•ืช ื—ื‘ื™ืจื• ืžื•ืฉืœ ื‘ื” ื•ื ืžืฆื ืžื•ืฆื™ื ืžืจืฉื•ืช ืœืจืฉื•ืช ื•ืจื‘ื ืŸ ื’ื–ื•ืจ ืฉืœื ืœื”ื•ืฆื™ื ืžืจืฉื•ืช ื”ื™ื—ื™ื“ ืœืจืฉื•ืช ื”ื™ื—ื™ื“ ื’ื–ื™ืจื” ื“ื™ืœืžื ืืชื™ ืœืืคื•ืงื™ ืžืจืฉื•ืช ื”ื™ื—ื™ื“ ืœืจืฉื•ืช ื”ืจื‘ื™ื ืื‘ืœ ื‘ื—ืฆืจ ืžื•ืชืจ ืœื˜ืœื˜ืœ ื‘ื” ื›ื“ืืžืจื™ื ืŸ ื‘ืžืกื›ืช ืฉื‘ืช ื‘ืค' ืจื‘ื™ ืืœื™ืขื–ืจ ืื•ืžืจ ืื ืœื ื”ื‘ื™ื ื›ืœื™ ื›ื•' (ื“' ืงืœ:):
Des cours appartenant ร  plusieurs : sur lesquelles s'ouvrent de nombreuses maisons, et les habitants des maisons s'interdisent mutuellement [le transport], car ils ne peuvent pas sortir [des objets] des maisons vers la cour sans eruv : la maison est un domaine propre ร  chacun, et dans la cour son compagnon a aussi autoritรฉ ; il se trouve donc sortir d'un domaine ร  un autre. Les Sages ont interdit de sortir d'un domaine privรฉ ร  un [autre] domaine privรฉ, par crainte qu'on en vienne ร  sortir d'un domaine privรฉ au domaine public. Mais dans la cour elle-mรชme il est permis de transporter, comme nous le disons dans le traitรฉ Chabbat, au chapitre Rabbi Eliezer omer im lo hevi keli, etc. (130b).
๐Ÿ’ก Explication

Preuve de Rav Chechet : la baraita dรฉclare le lanceur coupable dans un mavoy fermรฉ, avec ou sans eruv. La prรฉsence ou l'absence d'eruv ne compte donc pas pour la loi du lancer. Et puisqu'un mavoy fermรฉ a trois parois, il est coupable mรชme sans lehi : la prรฉcision de Rav Yehouda n'a plus de sens telle quelle.

5
ืืœื ืื™ ืื™ืชืžืจ, ื”ื›ื™ ืื™ืชืžืจ: ืืžืจ ืจื‘ ื™ื”ื•ื“ื”: ืžื‘ื•ื™ ืฉืื™ื ื• ืจืื•ื™ ืœืฉื™ืชื•ืฃ, ื”ื›ืฉื™ืจื• ื‘ืœื—ื™ โ€” ื”ื–ื•ืจืง ืœืชื•ื›ื• ื—ื™ื™ื‘, ื”ื›ืฉื™ืจื• ื‘ืงื•ืจื” โ€” ื”ื–ื•ืจืง ืœืชื•ื›ื• ืคื˜ื•ืจ.

Mais s'il a รฉtรฉ dit [quelque chose], voici ce qui a รฉtรฉ dit : Rav Yehouda a dit : un mavoy qui n'est pas apte au chitouf, si on l'a rendu apte par un lehi, celui qui y lance est coupable ; si on l'a rendu apte par une kora, celui qui y lance est exempt.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืฉืื™ื ื• ืจืื•ื™ ืœืฉื™ืชื•ืฃ ืžืคื•ืœืฉ:
Qui n'est pas apte au chitouf : [un mavoy] mefoulach.
๐Ÿ’ก Explication

Nouvelle version : il s'agit d'un mavoy mefoulach, ouvert aux deux bouts, qui ne peut pas recevoir de chitouf tant qu'il n'est pas amรฉnagรฉ. Il n'a que deux parois. Si le lehi compte comme cloison, il fournit la troisiรจme paroi et le mavoy devient domaine privรฉ de la Torah.

6
ืืœืžื ืงืกื‘ืจ: ืœื—ื™ ืžืฉื•ื ืžื—ื™ืฆื” ื•ืงื•ืจื” ืžืฉื•ื ื”ื™ื›ืจ. ื•ื›ืŸ ืืžืจ ืจื‘ื”: ืœื—ื™ ืžืฉื•ื ืžื—ื™ืฆื” ื•ืงื•ืจื” ืžืฉื•ื ื”ื™ื›ืจ. ื•ืจื‘ื ืืžืจ: ืื—ื“ ื–ื” ื•ืื—ื“ ื–ื” ืžืฉื•ื ื”ื™ื›ืจ.

Il en ressort qu'il pense : le lehi est ร  titre de cloison, et la kora ร  titre de signe. Et de mรชme Rabba a dit : le lehi est ร  titre de cloison, et la kora ร  titre de signe.

Et Rava a dit : l'un comme l'autre sont ร  titre de signe.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืœื—ื™ ืžืฉื•ื ืžื—ื™ืฆื” ื•ืงืกื‘ืจ ืฉืœืฉ' ืžื—ื™ืฆื•ืช ื“ืื•ืจื™ื™ืชื:
Le lehi est ร  titre de cloison : et il pense que [l'exigence de] trois cloisons est de la Torah.
โš–๏ธ Rosh (1)
ืื™ืชืžืจ ืžืฉื•ื ืจื‘ ื›ื”ื ื ืจื‘ื” ืžื‘ื•ื™ ืฉืฆื“ื• ืื—ื“ ืืจื•ืš ื•ืฆื“ื• ืื—ื“ ืงืฆืจ. ืคื—ื•ืช ืžืืจื‘ืข ืืžื•ืช ืžื ื™ื— ืืช ื”ืงื•ืจื” ื‘ืืœื›ืกื•ืŸ. ืืจื‘ืข ืชืžื•ืช ืื™ื ื• ืžื ื™ื— ืืœื ื›ื ื’ื“ ื”ืงืฆืจ. ืคื™ืจื•ืฉ ืฉืื ื”ื™ื” ืืจื•ืš ืขื•ื“ืฃ ืขืœ ื”ืงืฆืจ ืืจื‘ืข ืืžื•ืช ื”ื•ื” ืœื™ื” ื›ืžื‘ื•ื™ ื‘ืคื ื™ ื•ืฆืจื™ืš ืžื—ื™ืฆื” ื›ื ื’ื“ื• ื•ืื ืœื ื”ื™ื” ื”ืืจื•ืš ืขื•ื“ืฃ ืขืœ ื”ืงืฆืจ ืืจื‘ืข ืืžื•ืช ืื™ื ื• ืžื‘ื•ื™ ื‘ืคื ื™ ืขืฆืžื• ื•ืœืคื™ื›ืš ืžื ื™ื— ืืช ื”ืงื•ืจื” ื‘ืืœื›ืกื•ืŸ: ืจื‘ื ืืžืจ ืื—ื“ ื–ื” ื•ืื—ื“ ื–ื” ืื™ืŸ ืžื ื™ื— ืืช ื”ืงื•ืจื” ืืœื ื›ื ื’ื“ ื”ืงืฆืจ. ืžืื™ ื˜ืขืžื ืงื•ืจื” ืžืฉื•ื ื”ื™ื›ืจ ื•ื‘ืืœื›ืกื•ืŸ ืœื ื”ื•ื™ ื”ื™ื›ืจ. ื•ืื ื™ืฉ ื‘ืืœื›ืกื•ื ื” ื™ื•ืชืจ ืžืขืฉืจ ืืžื•ืช ื“"ื” ืื™ืŸ ืžื ื™ื— ืืœื ื›ื ื’ื“ ื”ืงืฆืจ ืจ"ืž ืคืกืง ื›ืจื‘ื ื•ื›ืŸ ืคืกืง ื”ืจืžื‘"ื ื–"ืœ ืคื™"ื– ืžื”ืœ' ืฉื‘ืช ื”ืœ' ื‘ ื•ืžืชื•ืš ืฉื›ืชื‘ ืจื‘ ืืœืคืก ื–"ืœ ื•ืื ื™ืฉ ื‘ืืœื›ืกื•ื ื” ื™ื•ืชืจ ืžืขืฉืจ ื•ื›ื•' ืžืฉืžืข ืฉืคื™ืกืง ื›ืจื‘ ื›ื”ื ื ื“ืœืจื‘ื ืœืขื•ืœื ืื™ื ื• ืžื ื™ื— ืืœื ื›ื ื’ื“ ื”ืงืฆืจ ื•ืชื™ืžื” ืœืžื” ืœื ื™ื”ื ื”ืœื›ื” ื›ืจื‘ื ื“ื”ื•ื ื‘ืชืจืื”. ื•ืœื ืžืกืชื‘ืจ ืœืžื™ืžืจ ื“ืกื‘ื™ืจื ืœื™ื” ืœืจื‘ ืืœืคื ื–"ืœ ื“ืงื•ืจื” ืžืฉื•ื ืžื—ื™ืฆื”. ื“ื”ื ืœืงืžืŸ (ืขื™ืจื•ื‘ื™ืŸ ื“ืฃ ื™ื‘:) ืคืœื™ื’ื™ ืจื‘ื” ื•ืจื‘ื ื‘ืœื—ื™ ืื™ ื”ื•ื™ ืžืฉื•ื ืžื—ื™ืฆื” ืื™ ืžืฉื•ื ื”ื™ื›ืจ ืื‘ืœ ื‘ืงื•ืจื” ืžื•ื“ื• ื“ื”ื•ื™ ืžืฉื•ื ื”ื™ื›ืจ. ื”ืœื›ืš ื ืจืื” ื“ื”ืœื›ื” ื›ืจื‘ื ื•ื›ืชื‘ ืจ"ืž ื–"ืœ ื“ื‘ืชื•ืš ื”ืžื‘ื•ื™ ื™ื›ื•ืœ ืœื”ื ื™ื— ืืช ื”ืงื•ืจื” ื‘ืืœื›ืกื•ืŸ ื•ืžืฉืชืžืฉ ื‘ืงืฆืจ ื›ื ื’ื“ ื”ืงืฆืจ ื•ื‘ืืจื•ืš ื›ื ื’ื“ ื”ืืจื•ืš. ื•ื›ืชื‘ ื”ืจืื‘"ื“ ื–"ืœ ื“ื‘ืฆ"ื” ืžื•ื“ื” ืจื‘ื ื“ืขื‘ื™ื“ ื‘ืืœื›ืกื•ืŸ ื“ืœื›"ืข ืžืฉื•ื ืžื—ื™ืฆื” ื”ื•ื™ ื•ื”ืœื›ืชื' ืžื•ืชืจ ืœื”ืฉืชืžืฉ ืชื—ืช ื”ืงื•ืจื” ื•ื‘ื™ืŸ ืœื—ื™ื™ื ื ืžื™ ืžื™ืชืจ ื›ืจื‘ื. ื•ื”ื "ืž ื“ืคืชื•ื— ืœืจื”"ืจ ืื‘ืœ ืคืชื•ื— ืœื›ืจืžืœื™ืช ืœื ื“ืืžืจ ืจื‘ ื—ื ืŸ ื‘ืจ ืจื‘ื ืืžืจ ืจื‘ ืชื•ืš ื”ืคืชื— ืฆืจื™ืš ืœื—ื™ ืื—ืจ ืœื”ืชื™ืจื• ื‘ื™ืŸ ื“ืื™ืช ื‘ื™ื” ื“' ื‘ื™ืŸ ื“ืœื™ืช ื‘ื™ื” ื“' ื•ืื•ืงื™ืžื ื ื‘ื“ืคืชื•ื— ืœื›ืจืžืœื™ืช ืžืฉื•ื ื“ืžืฆื ืžื™ืŸ ืืช ืžื™ื ื• ื•ื ื™ืขื•ืจ. ื•ื”ืจืžื‘"ื ื–"ืœ ืคื™"ื– ืžื”ืœ' ืฉื‘ืช ื”ืœ' ื™ื ื”ืฉื•ื” ื™ื—ื“ ืชื—ืช ื”ืงื•ืจื” ื•ื‘ื™ืŸ ืœื—ื™ื™ื ื“ื›ืœ ืฉืคืชื•ื— ืœื›ืจืžืœื™ืช ืืกื•ืจ ื•ื”ืจืื‘"ื“ ื”ืฉื™ื’ ืขืœื™ื• ื•ืืžืจ ื“ืชื—ืช ื”ืงื•ืจื” ืืคื™ืœื• ืคืชื•ื— ืœื›ืจืžืœื™ืช ืžื•ืชืจ ื•ื›ืŸ ืžืฉืžืข ืžืชื•ืš ื“ื‘ืจื™ ืจื™"ืฃ. ื•ื”ื ื“ืงืืžืจ ื”ื "ืž ื“ืคืชื•ื— ืœืจื”"ืจ ืงืื™ ื“ื•ืงื ืื‘ื™ืŸ ืœื—ื™ื™ื. ื•ื ืจืื” ื“ื”ื™ื™ื ื• ื˜ืขืžื ื“ืจื‘ื ืืžืจ ื‘ื™ืŸ ืœื—ื™ื™ื ื ืžื™ ืžื•ืชืจ ื•ืงืืžืจ ืขืœื” ื•ื”ื•ื ื“ืคืชื•ื— ืœืจื”"ืจ. ื•ื”ื ื“ืงืืžืจ ืจื‘ื ืžื ื ืืžื™ื ื ืœื” ืื‘ื™ืŸ ืœื—ื™ื™ื ื“ื•ืงื ืงืื™ ืื‘ืœ ืืชื—ืช ื”ืงื•ืจื” ืœื ืื™ืฆื˜ืจื™ืš ืœื”ื‘ื™ื ืจืื™ื” ื“ืจื‘ื ื”ื•ื ื“ืืžืจ ืœืงืžืŸ (ืขื™ืจื•ื‘ื™ืŸ ื™ื‘:) ื“ืงื•ืจื” ืžืฉื•ื ื”ื™ื›ืจ ื•ืœื—ื™ ืžืฉื•ื ืžื—ื™ืฆื” ื”ืœื›ืš ืชื—ืช ื”ืงื•ืจื” ืคืฉื™ื˜ื ื“ืžื•ืชืจ ืœื”ืฉืชืžืฉ. ืื‘ืœ ืชื—ืช ื”ืœื—ื™ ื“ื”ื•ื™ ืžืฉื•ื ืžื—ื™ืฆื” ื”ื•ืฆืจืš ืœื”ื‘ื™ื ืจืื™ื” ื“ืžื•ืชืจ ืœื”ืฉืชืžืฉ ื“ื”"ืง ืกืชืžื ื“ื’ืžืจื ืœื™ืžื ื‘ื”ื ืงืžื™ืคืœื’ื™. ื“ืž"ืก ืžืฉื•ื ื”ื™ื›ืจ ื•ืœื›ืš ืžื•ืชืจ ืœื”ืฉืชืžืฉ ืชื—ืช ื”ืงื•ืจื” ื•ืž"ืก ืžืฉื•ื ืžื—ื™ืฆื” ื•ืœื›ืš ืืกื•ืจ ืœื”ืฉืชืžืฉ ืชื—ืช ื”ืงื•ืจื”. ื•ืืข"ื’ ื“ืชื• ืงืืžืจ ื“ื›ื•ืœื™ ืขืœืžื ืงื•ืจื” ืžืฉื•ื ื”ื™ื›ืจ ื•ืื™ื‘ืขื™ืช ืื™ืžื ืžืฉื•ื ืžื—ื™ืฆื”. ืž"ืž ื—ื–ื™ื ืŸ ื“ืกื‘ืจืช ื”ื’ืžืจื ื“ืœืžืืŸ ื“ืืžืจ ืงื•ืจื” ืžืฉื•ื ื”ื™ื›ืจ ืžื•ืชืจ ืœื”ืฉืชืžืฉ ืชื—ืช ื”ืงื•ืจื” ื•ืžืืŸ ื“ืืžืจ ืžืฉื•ื ืžื—ื™ืฆื” ืืกื•ืจ. ื”ืœื›ืš ืจื‘ื ื“ืื™ืช ืœื™ื” ืงื•ืจื” ืžืฉื•ื ื”ื™ื›ืจ ื•ืœื—ื™ ืžืฉื•ื ืžื—ื™ืฆื” ืื”ื ื“ืืžืจ ืžื•ืชืจ ืœื”ืฉืชืžืฉ ืชื—ืช ื”ืงื•ืจื” ืœื ืื™ืฆื˜ืจื™ืš ืœืืชื•ื™ื™ ืจืื™ื” ืืœื ืื‘ื™ืŸ ืœื—ื™ื™ื ื”ื•ื ื“ืื™ืฆื˜ืจื™ืš ืœืืชื•ื™ื™ ื“ืืข"ื’ ื“ืื™ืช ืœื™ื” ืœื—ื™ ืžืฉื•ื ืžื—ื™ืฆื” ืžื•ืชืจ ืœื”ืฉืชืžืฉ ื‘ื™ืŸ ืœื—ื™ื™ื ืžืฉื•ื ื“ื‘ื˜ื™ืœ ืœื’ื‘ื™ ืžื‘ื•ื™ ื•ืื”ื ื”ื•ื ื“ืžืกื™ืง ื“ื•ืงื ื“ืคืชื•ื— ืœืจื”"ืจ ืื‘ืœ ืœื›ืจืžืœื™ืช ืืกื•ืจ. ื•ืžื™ื”ื• ื™ืฉ ืกืคืจื™ื ื“ื’ืจืกื™ ืœืงืžืŸ ืจื‘ื” ืืžืจ ืงื•ืจื” ืžืฉื•ื ื”ื™ื›ืจ ื•ืœื—ื™ ืžืฉื•ื ืžื—ื™ืฆื” ื•ืจื‘ื ืืžืจ ืื—ื“ ื–ื” ื•ืื—ื“ ื–ื” ืžืฉื•ื ื”ื™ื›ืจ. ื•ื›ืŸ ืžืกืชื‘ืจ ื“ืžื–ื›ื™ืจ ืจื‘ื” ืงื•ื“ื ืจื‘ื. ื•ื›ืŸ ืžืฉืžืข ื‘ืคืœื•ื’ืชื ื“ืœื—ื™ ื”ืขื•ืžื“ ืžืืœื™ื• ื“ืจื‘ื ืื™ืช ืœื™ื” ื“ืœื—ื™ ืžืฉื•ื ื”ื™ื›ืจ. ื•ืœืคื™ ื–ื” ืื™ืŸ ืจืื™ื” ืฉื™ื”ื ื—ื™ืœื•ืง ื‘ื™ืŸ ืงื•ืจื” ืœืœื—ื™ ื‘ืคืชื•ื— ืœื›ืจืžืœื™ืช. ื•ื”ืจ"ื– ื–"ืœ ืคื•ืกืง ื“ื‘ื™ืŸ ืœื—ื™ื™ื ืืกื•ืจ ืžืฉื•ื ื“ืงื™"ืœ ืœืงืžืŸ (ืขื™ืจื•ื‘ื™ืŸ ื“ืฃ ื˜ื•.) ื“ืœื—ื™ ืžืฉื•ื ืžื—ื™ืฆื” ื›ืื‘ื™ื™ ื“ืืžืจ ืœื—ื™ ื”ืขื•ืžื“ ืžืืœื™ื• ื”ื•ื™ ืœื—ื™ ื•ื˜ืขืžื ื“ื”ื•ื™ ืœื—ื™ ืžืฉื•ื ื“ืœื—ื™ ืžืฉื•ื ืžื—ื™ืฆื”. ื•ืœืื• ืจืื™ื” ื”ื™ื ืžืฉื•ื ื“ืืคืฉืจ ื“ืงื™"ืœ ื“ื—ื•ื“ื• ื”ื—ื™ืฆื•ืŸ ื™ื•ืจื“ ื•ืกื•ืชื. ื•ืขื•ื“ ื›ืžื• ืฉื”ื•ื›ื™ื— ืจ"ื™ ื“ืž"ื“ ื‘ื™ืŸ ืœื—ื™ื™ื ืืกื•ืจ ืœืื• ืžืฉื•ื ื“ืกื‘ืจ ื“ืœื—ื™ ืžืฉื•ื ืžื—ื™ืฆื” ืืœื ืžืฉื•ื ื“ื”ื›ืฉื™ืจื• ื‘ื›ืœ ืฉื”ื•ื ื•ืื™ ืฉืจื™ื ืœืื™ืฉืชืžื•ืฉื™ ื›ื ื’ื“ื• ืืชื™ ืœื”ืฉืชืžืฉ ื—ื•ืฆื” ืœื•:
Il a รฉtรฉ dit au nom de Rav Kahana [ou] Rabba : un mavoy dont un cรดtรฉ est long et l'autre court, [si la diffรฉrence est de] moins de quatre amot, on pose la kora en diagonale ; [si elle est de] quatre amot, on ne la pose que face au [cรดtรฉ] court. Explication : si le [cรดtรฉ] long dรฉpasse le court de quatre amot, il est comme un mavoy ร  part et il faut une cloison face ร  lui ; et si le long ne dรฉpasse pas le court de quatre amot, ce n'est pas un mavoy ร  part, c'est pourquoi on pose la kora en diagonale. Rava a dit : dans un cas comme dans l'autre, on ne pose la kora que face au [cรดtรฉ] court. Quelle en est la raison ? La kora est ร  titre de signe, et en diagonale il n'y a pas de signe. Et si la diagonale fait plus de dix amot, tous s'accordent qu'on ne la pose que face au court. Notre maรฎtre Meir a tranchรฉ comme Rava, et ainsi a tranchรฉ le Rambam, de mรฉmoire bรฉnie (ch. 17 des lois de Chabbat, hal. 2). Et d'aprรจs ce qu'a รฉcrit Rav Alfas, de mรฉmoire bรฉnie, « et si la diagonale fait plus de dix, etc. », il ressort qu'il tranche comme Rav Kahana, car selon Rava on ne la pose jamais que face au court. Et c'est รฉtonnant : pourquoi la halakha ne serait-elle pas comme Rava, qui est le plus tardif ? Il n'est pas raisonnable de dire que Rav Alfas, de mรฉmoire bรฉnie, pense que la kora est ร  titre de cloison, car plus loin (Eruvin 12b) Rabba et Rava divergent sur le lehi, [pour savoir] s'il est ร  titre de cloison ou de signe, mais sur la kora ils s'accordent qu'elle est ร  titre de signe. C'est pourquoi il semble que la halakha est comme Rava. Notre maรฎtre Meir, de mรฉmoire bรฉnie, a รฉcrit qu'ร  l'intรฉrieur du mavoy on peut poser la kora en diagonale, et utiliser [l'espace] du cรดtรฉ court face au court, et du cรดtรฉ long face au long. Le Raavad, de mรฉmoire bรฉnie, a รฉcrit que pour une tsourat hapรฉtah (forme de porte), Rava reconnaรฎt qu'on la fait en diagonale, car selon tous elle est ร  titre de cloison. Et la halakha : il est permis d'utiliser [l'espace] sous la kora ; et entre les lehayim aussi c'est permis, comme Rava. Et cela vaut quand [le mavoy] est ouvert sur le domaine public ; mais ouvert sur une karmelit, non, car Rav Hanan bar Rava a dit au nom de Rav : l'intรฉrieur de l'entrรฉe a besoin d'un autre lehi pour รชtre permis, qu'il ait quatre ou non ; et nous l'avons รฉtabli quand il est ouvert sur une karmelit, parce que « l'espรจce a trouvรฉ son espรจce et s'est rรฉveillรฉe ». Le Rambam, de mรฉmoire bรฉnie (ch. 17 des lois de Chabbat, hal. 11), a mis sur le mรชme plan sous la kora et entre les lehayim : tout ce qui est ouvert sur une karmelit est interdit. Le Raavad l'a contestรฉ, disant que sous la kora, mรชme ouvert sur une karmelit, c'est permis ; et c'est aussi ce qui ressort des propos du Rif. Et ce qu'il dit, « cela vaut quand il est ouvert sur le domaine public », ne se rapporte qu'ร  « entre les lehayim ». Il semble que la raison en est : Rava a dit « entre les lehayim aussi c'est permis », et il a dit ร  ce propos « ร  condition qu'il soit ouvert sur le domaine public ». Et ce que Rava dit, « d'oรน est-ce que je le tire », ne se rapporte qu'ร  « entre les lehayim » ; pour « sous la kora » il n'avait pas besoin d'apporter de preuve, car c'est Rava qui dit plus loin (Eruvin 12b) que la kora est ร  titre de signe et le lehi ร  titre de cloison ; c'est pourquoi, sous la kora, il est รฉvident qu'on peut l'utiliser. Mais sous le lehi, qui est ร  titre de cloison, il a dรป apporter une preuve qu'on peut l'utiliser. Car voici ce que dit la Guemara anonyme : disons qu'ils divergent en ceci : l'un pense [que la kora est] ร  titre de signe, et c'est pourquoi il est permis d'utiliser [l'espace] sous la kora ; l'autre pense ร  titre de cloison, et c'est pourquoi il est interdit d'utiliser [l'espace] sous la kora. Et bien qu'elle dise ensuite que tous pensent que la kora est ร  titre de signe, et, si tu veux, dis [que tous pensent] ร  titre de cloison, nous voyons en tout cas que le raisonnement de la Guemara est : pour celui qui dit que la kora est ร  titre de signe, il est permis d'utiliser [l'espace] sous la kora, et pour celui qui dit ร  titre de cloison, c'est interdit. C'est pourquoi Rava, qui pense que la kora est ร  titre de signe et le lehi ร  titre de cloison, n'avait pas besoin d'apporter de preuve pour ce qu'il dit, qu'il est permis d'utiliser [l'espace] sous la kora ; c'est seulement pour « entre les lehayim » qu'il devait apporter [une preuve] que, bien qu'il pense que le lehi est ร  titre de cloison, il est permis d'utiliser [l'espace] entre les lehayim, parce qu'il s'annule par rapport au mavoy ; et c'est ร  ce propos qu'il conclut : seulement quand il est ouvert sur le domaine public, mais sur une karmelit c'est interdit. Toutefois, certains livres ont la leรงon suivante plus loin : Rabba dit que la kora est ร  titre de signe et le lehi ร  titre de cloison, et Rava dit que l'un comme l'autre sont ร  titre de signe. Et c'est ainsi qu'il est logique, puisque [le texte] mentionne Rabba avant Rava. C'est aussi ce qui ressort du dรฉsaccord sur le lehi qui se tient de lui-mรชme, que Rava pense que le lehi est ร  titre de signe. Selon cela, il n'y a pas de preuve d'une distinction entre kora et lehi quand [le mavoy] est ouvert sur une karmelit. Le Rav Zerahia, de mรฉmoire bรฉnie, tranche qu'entre les lehayim c'est interdit, car nous retenons plus loin (Eruvin 15a) que le lehi est ร  titre de cloison, comme Abayei, qui dit qu'un lehi qui se tient de lui-mรชme est un lehi ; et la raison pour laquelle il est un lehi est que le lehi est ร  titre de cloison. Mais ce n'est pas une preuve, car il est possible que nous retenions que son bord extรฉrieur descend et ferme. De plus, comme l'a dรฉmontrรฉ le Ri, celui qui dit qu'entre les lehayim c'est interdit ne le dit pas parce qu'il pense que le lehi est ร  titre de cloison, mais parce qu'on l'a rendu apte avec [une dimension] minime : si l'on permettait d'utiliser [l'espace] face ร  lui, on en viendrait ร  utiliser [l'espace] au-delร .
๐Ÿ’ก Explication

Le cล“ur du daf. Lehi ร  titre de cloison : le lehi est une vraie paroi, et le mavoy mefoulach qui en reรงoit un a trois parois, soit un domaine privรฉ de la Torah (Rachi : trois parois suffisent selon la Torah). Kora ร  titre de signe : elle rappelle seulement aux habitants la limite du domaine ; elle n'ajoute aucune paroi.

Rava considรจre que le lehi aussi n'est qu'un signe. Selon lui, lancer dans un mavoy mefoulach rendu apte par un lehi n'entraรฎne pas de culpabilitรฉ. Le Roch (glose rattachรฉe ici) rapporte que certains manuscrits inversent les noms de Rabba et Rava.

7
ืื™ืชื™ื‘ื™ื” ืจื‘ื™ ื™ืขืงื‘ ื‘ืจ ืื‘ื ืœืจื‘ื: ื”ื–ื•ืจืง ืœืžื‘ื•ื™, ื™ืฉ ืœื• ืœื—ื™ โ€” ื—ื™ื™ื‘, ืื™ืŸ ืœื• ืœื—ื™ โ€” ืคื˜ื•ืจ!

Rabbi Yaakov bar Abba objecta ร  Rava : celui qui lance [un objet] dans un mavoy, s'il a un lehi, il est coupable ; s'il n'a pas de lehi, il est exempt !

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื”ื–ื•ืจืง ืœืžื‘ื•ื™ ื›ื•' ืืœืžื ืœื—ื™ ืžืฉื•ื ืžื—ื™ืฆื”:
Celui qui lance dans un mavoy, etc. : il en ressort que le lehi est ร  titre de cloison.
๐Ÿ’ก Explication

La baraita fait dรฉpendre la culpabilitรฉ de la prรฉsence du lehi. Le lehi semble donc รชtre une cloison, contre Rava.

8
ื”ื›ื™ ืงืืžืจ: ืื™ื ื• ืฆืจื™ืš ืืœื ืœื—ื™, ื”ื–ื•ืจืง ืœืชื•ื›ื• โ€” ื—ื™ื™ื‘, ืœื—ื™ ื•ื“ื‘ืจ ืื—ืจ โ€” ื”ื–ื•ืจืง ืœืชื•ื›ื• ืคื˜ื•ืจ.

Voici ce qu'elle dit : [un mavoy] qui n'a besoin que d'un lehi, celui qui y lance est coupable ; [un mavoy qui a besoin d'] un lehi et d'autre chose, celui qui y lance est exempt.

๐Ÿ“œ Rachi (4)
ืื™ื ื• ืฆืจื™ืš ืืœื ืœื—ื™ ืฉืื™ื ื• ืžืคื•ืœืฉ:
Qui n'a besoin que d'un lehi : qui n'est pas mefoulach.
ื—ื™ื™ื‘ ื•ืืข"ื’ ื“ืœื™ืช ืœื™ื” ืœื—ื™ ื“ืฉืœืฉ ืžื—ื™ืฆื•ืช ื“ืื•ืจื™ื™ืชื:
Est coupable : mรชme s'il n'a pas de lehi, car [l'exigence de] trois cloisons est de la Torah.
ืœื—ื™ ื•ื“ื‘ืจ ืื—ืจ ืฆื•ืจืช ื”ืคืชื— ื›ืชื•ืจืช ืžืคื•ืœืฉ:
Un lehi et autre chose : une tsourat hapรฉtah (forme de porte), selon la rรจgle du [mavoy] mefoulach.
ื”ื–ื•ืจืง ืœืชื•ื›ื• ืคื˜ื•ืจ ื•ืืข"ื’ ื“ืขื‘ื“ ืœื—ื™:
Celui qui y lance est exempt : mรชme s'il a fait un lehi.
๐Ÿ’ก Explication

Rava relit la baraita : « a un lehi » dรฉsigne un mavoy fermรฉ sur trois cรดtรฉs, qui n'a besoin que d'un lehi pour qu'on y transporte ; il est dรฉjร  domaine privรฉ de la Torah, avec ou sans lehi. « N'a pas de lehi » dรฉsigne un mavoy mefoulach, qui a besoin d'un lehi et d'une tsourat hapรฉtah : avec deux parois seulement, le lanceur est exempt, lehi ou pas.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Rรฉponse de Rava : combien de parois le mavoy a-t-il dรฉjร  ?rh3 parois : « n'a besoin que d'un lehi »domaine privรฉ de la Torah : coupablerhrh2 parois : « lehi et autre chose »(tsourat hapรฉtah) : exempt, mรชme avec le lehiPour Rava, le lehi ne compte jamais comme paroi : seules les parois rรฉelles dรฉcident.rh = reshout harabim (domaine public)
Mavoy fermรฉ (3 parois) et mavoy mefoulach (2 parois) selon la relecture de Rava.
9
ืื™ืชื™ื‘ื™ื”, ื™ืชืจ ืขืœ ื›ืŸ ืืžืจ ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื”: ืžื™ ืฉื™ืฉ ืœื• ืฉื ื™ ื‘ืชื™ื ื‘ืฉื ื™ ืฆื™ื“ื™ ืจืฉื•ืช ื”ืจื‘ื™ื, ืขื•ืฉื” ืœื—ื™ ืžื›ืืŸ ื•ืœื—ื™ ืžื›ืืŸ, ืื• ืงื•ืจื” ืžื›ืืŸ ื•ืงื•ืจื” ืžื›ืืŸ, ื•ื ื•ืฉื ื•ื ื•ืชืŸ ื‘ืืžืฆืข.

Il lui objecta [encore] : bien plus, Rabbi Yehouda a dit : celui qui a deux maisons des deux cรดtรฉs du domaine public fait un lehi d'ici et un lehi de lร , ou une kora d'ici et une kora de lร , et il prend et donne (transporte) au milieu.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ื™ืชืจ ืขืœ ื›ืŸ ืœืขื™ืœ ืžื™ื ื™ื” ืื™ื™ืจื™ ื‘ื‘ื•ื ื” ืขืœื™ื™ื” ืขืœ ื’ื‘ื™ ืฉื ื™ ื‘ืชื™ื ื‘ืคืจืง ื›ืœ ื’ื’ื•ืช (ืœืงืžืŸ ืขื™ืจื•ื‘ื™ืŸ ืฆื”.):
Bien plus : juste avant, [la baraita] traite de celui qui construit un รฉtage supรฉrieur au-dessus de deux maisons, au chapitre Kol gaggot (plus loin, Eruvin 95a).
ืœื—ื™ ืžื›ืืŸ ื›ื•' ืืœืžื ืœื—ื™ ืžืฉื•ื ืžื—ื™ืฆื” ื•ืืคื™ืœื• ืจื‘ื ืŸ ืœื ืคืœื™ื’ื™ ืขืœื™ื” ืืœื ื‘ืจืฉื•ืช ื”ืจื‘ื™ื ืื‘ืœ ื‘ืžื‘ื•ื™ ืžืคื•ืœืฉ. ืœื:
Un lehi d'ici, etc. : il en ressort que le lehi est ร  titre de cloison, et mรชme les Rabbanan ne le contestent que pour le domaine public, mais pour un mavoy mefoulach, non.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ืื™ืชื™ื‘ื™ื” ื™ืชืจ ืขืœ ื›ืŸ ื•ืืคื™ืœื• ืจื‘ื ืŸ ืœื ืืกืจื™ ืืœื ื“ืžื“ืจื‘ื ืŸ ื‘ืขื• ืฉืœืฉ ืžื—ื™ืฆื•ืช ื’ืžื•ืจื•ืช:
Il lui objecta : bien plus : et mรชme les Rabbanan n'interdisent que parce que, selon la rรจgle rabbinique, ils exigent trois cloisons complรจtes.
๐Ÿ’ก Explication

Seconde objection. Les deux maisons forment deux parois le long de la rue. Rabbi Yehouda permet de fermer les deux bouts par des lehayim ou des korot et de transporter entre elles. Cela suggรจre que le lehi compte comme cloison.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Rabbi Yehouda : deux maisons de part et d'autre du domaine publicmaison 1 (paroi)reshout harabimmaison 2 (paroi)lehi / koralehi / koraR. Yehouda : deux parois suffisent (Torah) ; les lehayim ne sont qu'un signe.
Les deux maisons de Rabbi Yehouda et les lehayim aux deux extrรฉmitรฉs.
10
ืืžืจื• ืœื•: ืื™ืŸ ืžืขืจื‘ื™ืŸ ืจืฉื•ืช ื”ืจื‘ื™ื ื‘ื›ืš!

Ils lui dirent : on ne fait pas d'eruv pour le domaine public de cette faรงon !

11
ื”ืชื ืงืกื‘ืจ ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื”: ืฉืชื™ ืžื—ื™ืฆื•ืช ื“ืื•ืจื™ื™ืชื.

Lร , Rabbi Yehouda pense : [l'exigence de] deux cloisons est de la Torah.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืฉืชื™ ืžื—ื™ืฆื•ืช ืฉืœ ืฉื ื™ ื‘ืชื™ื ืœื‘ื“ ื”ืœื—ื™ื™ื ื•ื”ืœื—ื™ื™ื ื“ืงื ืžืฆืจื™ืš ืจ' ื™ื”ื•ื“ื” ืžืฉื•ื ื”ื™ื›ืจ ื‘ืขืœืžื:
Deux cloisons : celles des deux maisons, sans compter les lehayim ; et les lehayim, Rabbi Yehouda les exige seulement ร  titre de signe.
๐Ÿ’ก Explication

Rรฉponse : pour Rabbi Yehouda, deux parois suffisent dรฉjร  selon la Torah pour faire un domaine privรฉ. Les deux maisons remplissent cette condition ; les lehayim ne servent que de signe. L'objection ne prouve donc rien sur la nature du lehi, et la position de Rava tient.

12
ืืžืจ ืจื‘ ื™ื”ื•ื“ื” ืืžืจ ืจื‘: ืžื‘ื•ื™ ืฉืืจื›ื• ื›ืจื—ื‘ื• ืื™ื ื• ื ื™ืชืจ ื‘ืœื—ื™ ืžืฉื”ื•. ืืžืจ ืจื‘ ื—ื™ื™ื ื‘ืจ ืืฉื™ ืืžืจ ืจื‘: ืžื‘ื•ื™ ืฉืืจื›ื• ื›ืจื—ื‘ื• ืื™ื ื• ื ื™ืชืจ ื‘ืงื•ืจื” ื˜ืคื—.

Rav Yehouda a dit au nom de Rav : un mavoy dont la longueur รฉgale la largeur n'est pas permis par un lehi de dimension minime. Rav Hiyya bar Achi a dit au nom de Rav : un mavoy dont la longueur รฉgale la largeur n'est pas permis par une kora d'un tefah.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ื‘ืœื—ื™ ืžืฉื”ื• ืืœื ื‘ืคืก ื“' ื›ื—ืฆืจ:
Par un lehi de dimension minime : mais [seulement] par un pass de quatre, comme une cour.
ื‘ืงื•ืจื” ื˜ืคื— ื›ืฉืืจ ืžื‘ื•ื™ ื•ืžืจ ืืžืจ ื—ื“ื ื•ืžืจ ืืžืจ ื—ื“ื ื•ืœื ืคืœื™ื’ื™:
Par une kora d'un tefah : comme les autres mavoy. L'un a dit une chose et l'autre a dit une chose, et ils ne divergent pas.
โš–๏ธ Rosh (1)
ืืžืจ ืจื‘ ื™ื”ื•ื“ื” ืืžืจ ืจื‘ ืžื‘ื•ื™ ืฉืืจื›ื• ื›ืจื—ื‘ื• ืื™ื ื• ื ื™ืชืจ ื‘ืœื—ื™ ืžืฉื”ื• ืืžืจ ืจื‘ ื—ื™ื™ื ื‘ืจ ืืฉื™ ืืžืจ ืจื‘ ืžื‘ื•ื™ ืฉืืจื›ื• ื›ืจื—ื‘ื• ืื™ืŸ ื ื™ืชืจ ื‘ืงื•ืจื” ื˜ืคื—. ืืžืจ ืจ' ื–ื™ืจื ื›ืžื” ืžื›ื•ื•ื ืŸ ืฉืžืขืชืชื ื“ืกื‘ื™ ื›ื™ื•ืŸ ื“ืืจื›ื• ื›ืจื—ื‘ื• ื”ื•ื” ืœื™ื” ื—ืฆืจ ื•ื—ืฆืจ ืื™ื ื” ื ื™ืชืจืช ืืœื ื‘ืคืก ืืจื‘ืขื” ื“ืืžืจ ืจื‘ ื ื—ืžืŸ ื ืงื˜ื™ื ืŸ ืื™ื–ื”ื• ืžื‘ื•ื™ ืฉื ื™ืชืจ ื‘ืœื—ื™ ื•ืงื•ืจื” ื›ืœ ืฉืืจื›ื• ื™ื•ืชืจ ืขืœ ืจื—ื‘ื• ื•ื‘ืชื™ื ื•ื—ืฆื™ืจื•ืช ืคืชื•ื—ื•ืช ืœืชื•ื›ื•. ืจืฉ"ื™ ืคื™' ื›ืืŸ ื‘ื™ืช ืœื›ืœ ื—ืฆืจ. ื•ืœืขื™ืœ ื“ืฃ ื”. ื•ืœืงืžืŸ ืคืจืง ื”ื“ืจ (ืขื™ืจื•ื‘ื™ืŸ ื“ืฃ ืขื“.) ืคื™' ืฉื ื™ ื‘ืชื™ื ืœื›ืœ ื—ืฆืจ ื•ื›ืŸ ืขื™ืงืจ ื“ืžื•ื›ื— ื”ื›ื™ ื‘ืคืจืง ืจื‘ื™ ืืœื™ืขื–ืจ ื“ืžื™ืœื” (ืฉื‘ืช ื“ืฃ ืงืœื.) ื’ื‘ื™ ืžื‘ื•ื™ ืฉืœื ื ืฉืชืชืคื• ื•ื›ื•'. ื•ืื™ื–ื•ื”ื™ ื—ืฆืจ ืฉืื™ื ื” ื ื™ืชืจืช ื‘ืœื—ื™ ื•ืงื•ืจื” ืืœื ื‘ืคืก ืืจื‘ืขื” ื›ืœ ืฉืื™ืŸ ืืจื›ื” ื™ื•ืชืจ ืขืœ ืจื—ื‘ื” ืื‘ืœ ืืจื›ื” ื™ื•ืชืจ ืขืœ ืจื—ื‘ื” ืืคื™ืœื• ืžืฉื”ื• ื‘ืœื—ื™ ื•ืงื•ืจื” ืกื’ื™:
Rav Yehouda a dit au nom de Rav : un mavoy dont la longueur รฉgale la largeur n'est pas permis par un lehi de dimension minime. Rav Hiyya bar Achi a dit au nom de Rav : un mavoy dont la longueur รฉgale la largeur n'est pas permis par une kora d'un tefah. Rabbi Zeira a dit : comme les enseignements des Anciens sont prรฉcis ! Puisque sa longueur รฉgale sa largeur, c'est une cour, et une cour n'est permise que par un pass de quatre, car Rav Nahman a dit : nous tenons [par tradition] : quel est le mavoy qui est permis par un lehi et une kora ? Tout [mavoy] dont la longueur dรฉpasse la largeur et sur lequel s'ouvrent des maisons et des cours. Rachi a expliquรฉ ici : une maison pour chaque cour ; mais plus haut (Eruvin 5a) et plus loin, au chapitre Hadar (Eruvin 74a), il a expliquรฉ : deux maisons pour chaque cour, et c'est l'essentiel, comme il ressort du chapitre Rabbi Eliezer demila (Chabbat 131a), ร  propos du mavoy oรน l'on n'a pas fait de chitouf, etc. Et quelle est la cour qui n'est permise ni par un lehi ni par une kora, mais par un pass de quatre ? Toute [cour] dont la longueur ne dรฉpasse pas la largeur ; mais si sa longueur dรฉpasse sa largeur, mรชme d'une dimension minime, un lehi et une kora suffisent.
๐Ÿ’ก Explication

Nouveau thรจme : la forme du mavoy. Un espace aussi long que large n'a pas l'allure d'une impasse. Rav lui refuse donc les amรฉnagements lรฉgers du mavoy, le lehi minime et la kora d'un tefah. Les deux enseignements se complรจtent (Rachi).

13
ืืžืจ ืจื‘ื™ ื–ื™ืจื: ื›ืžื” ืžื›ื•ื•ื ืŸ ืฉืžืขืชื ื“ืกื‘ื™. ื›ื™ื•ืŸ ื“ืืจื›ื• ื›ืจื—ื‘ื• โ€” ื”ื•ื” ืœื™ื” ื—ืฆืจ, ื•ื—ืฆืจ ืื™ื ื” ื ื™ืชืจืช ื‘ืœื—ื™ ื•ืงื•ืจื”, ืืœื ื‘ืคืก ืืจื‘ืขื”.

Rabbi Zeira a dit : comme les enseignements des Anciens sont prรฉcis ! Puisque sa longueur รฉgale sa largeur, c'est une cour, et une cour n'est pas permise par un lehi et une kora, mais [seulement] par un pass de quatre.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื›ืžื” ืžื›ื•ื•ื ื™ืŸ ืœืกื™ื™ืขืŸ ื”ื•ื ื‘ื:
Comme ils sont prรฉcis : il vient le soutenir.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ื›ืžื” ืžื›ื•ื•ื ื™ื ื›ื•' ืืœื ื‘ืคืก ืืจื‘ืขื” ืื™ืช ื“ืœื ื’ืจื™ืก ืืจื‘ืขื” ืžืฉื•ื ื“ื”ืฉืชื ืกืœืงื ื“ืขืชื™ื” ื“ืจื‘ื™ ื–ื™ืจื ื“ืกื’ื™ ื‘ืคืก ืžืฉื”ื• ื•ืื™ืŸ ืœื—ื•ืฉ ื“ืžืฉื•ื ืžืกืงื ื ื ืงื˜ ืืจื‘ืขื”:
Comme ils sont prรฉcis, etc., mais par un pass de quatre : certains ne lisent pas « quatre », car ร  ce stade Rabbi Zeira pense qu'un pass de dimension minime suffit ; mais il n'y a pas ร  s'en inquiรฉter, car il a dit « quatre » en fonction de la conclusion.
๐Ÿ’ก Explication

Rabbi Zeira approuve : un mavoy carrรฉ est en rรฉalitรฉ une cour. Une cour ouverte se rรจgle par un pass (planche verticale) de quatre tefahim, et non par un lehi ou une kora.

14
ืืžืจ ืจื‘ื™ ื–ื™ืจื: ืื™ ืงืฉื™ื ืœื™, ื”ื ืงืฉื™ื ืœื™: ืœื™ื”ื•ื™ ื”ืื™ ืœื—ื™ ื›ืคืก ืžืฉื”ื•, ื•ื ืฉืชืจื™!

Rabbi Zeira a dit : si [quelque chose] me pose difficultรฉ, voici ce qui me pose difficultรฉ : que ce lehi soit considรฉrรฉ comme un pass de dimension minime, et que [le lieu] soit permis !

๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ืœื”ื•ื™ ื›ืคืก ืžืฉื”ื• ื•ืœื™ืฉืชืจื™ ื•ืืฃ ืขืœ ื’ื‘ ื“ืจื‘ื™ ื–ื™ืจื ื’ื•ืคื™ื” ืงืืžืจ ืœืขื™ืœ ืžืจื•ื— ืื—ืช ื‘ืืจื‘ืขื” ืœื‘ืชืจ ื”ื›ื™ ืฉืžืขื”:
Qu'il soit considรฉrรฉ comme un pass de dimension minime et que ce soit permis : et bien que Rabbi Zeira lui-mรชme ait dit plus haut « d'un seul cรดtรฉ, quatre », il l'a entendu aprรจs cela.
๐Ÿ’ก Explication

Rabbi Zeira pensait qu'un pass de cour peut รชtre minime. Le lehi serait alors รฉquivalent ร  un tel pass, et le mavoy carrรฉ devrait รชtre permis par lui.

15
ืื™ืฉืชืžื™ื˜ืชื™ื” ื”ื ื“ืืžืจ ืจื‘ื™ ืืกื™ ืืžืจ ืจื‘ื™ ื™ื•ื—ื ืŸ: ืคืกื™ ื—ืฆืจ ืฆืจื™ื›ื™ืŸ ืฉื™ื”ื ื‘ื”ืŸ ืืจื‘ืขื”.

Lui avait รฉchappรฉ ce qu'a dit Rabbi Assi au nom de Rabbi Yo'hanan : les passei hatser (montants de la cour) doivent avoir [une largeur de] quatre [tefahim].

๐Ÿ’ก Explication

La Guemara rรฉpond : Rabbi Zeira ignorait alors l'enseignement de Rabbi Yo'hanan exigeant quatre tefahim pour le pass de cour. Le lehi minime ne peut donc pas en tenir lieu.

16
ืืžืจ ืจื‘ ื ื—ืžืŸ: ื ืงื˜ื™ื ืŸ, ืื™ื–ื”ื• ืžื‘ื•ื™ ืฉื ื™ืชืจ ื‘ืœื—ื™ ื•ืงื•ืจื” โ€” ื›ืœ ืฉืืจื›ื• ื™ืชืจ ืขืœ ืจื—ื‘ื• ื•ื‘ืชื™ื ื•ื—ืฆืจื•ืช ืคืชื•ื—ื™ื ืœืชื•ื›ื•, ื•ืื™ื–ื• ื”ื™ื ื—ืฆืจ ืฉืื™ื ื” ื ื™ืชืจืช ื‘ืœื—ื™ ื•ืงื•ืจื” ืืœื ื‘ืคืก ืืจื‘ืขื” โ€” ื›ืœ ืฉืžืจื•ื‘ืขืช.

Rav Nahman a dit : nous tenons [par tradition] : quel est le mavoy qui est permis par un lehi et une kora ? Tout [mavoy] dont la longueur dรฉpasse la largeur et sur lequel s'ouvrent des maisons et des cours.

Et quelle est la cour qui n'est pas permise par un lehi et une kora, mais [seulement] par un pass de quatre ? Toute [cour] qui est carrรฉe.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื•ื‘ืชื™ื ื•ื—ืฆื™ืจื•ืช ืฉืชื™ ื—ืฆื™ืจื•ืช ืคืชื•ื—ื•ืช ืœืชื•ื›ื• ื•ื‘ื™ืช ืคืชื•ื— ืœื›ืœ ื—ืฆืจ ืฉื›ืŸ ื”ื™ื• ื“ื™ืจื•ืชื™ื”ืŸ ืœืคื ื™ ื›ืœ ื‘ื™ืช ื”ื™ื” ื—ืฆืจ:
Et des maisons et des cours : deux cours s'ouvrent sur lui, et une maison s'ouvre sur chaque cour, car tel รฉtait leur habitat : devant chaque maison il y avait une cour.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ื•ื‘ืชื™ื ื•ื—ืฆื™ืจื•ืช ืคืชื•ื—ื™ื ืœืชื•ื›ื• ืฉืชื™ ื—ืฆื™ืจื•ืช ืœืžื‘ื•ื™ ื•ืฉืชื™ ื‘ืชื™ื ืœื›ืœ ื—ืฆืจ ื•ื—ืฆืจ ื•ื”ื›ื™ ืื™ืชื ื‘ืคืจืง ืจื‘ื™ ืืœื™ืขื–ืจ ื“ืžื™ืœื” (ืฉื‘ืช ื“' ืงืœื.) ื•ืื ืชืืžืจ ื—ืฆืจ ืฉืื™ื ื” ืžืจื•ื‘ืขืช ื”ื™ื›ื™ ืžืฉืชืจื™ ื‘ืœื—ื™ ื•ืงื•ืจื” ื”ื ืื™ืŸ ื‘ืชื™ื ื•ื—ืฆื™ืจื•ืช ืคืชื•ื—ื™ื ืœืชื•ื›ื” ื•ืื™ืŸ ืœื•ืžืจ ื“ืœื—ืฆืจ ื“ื™ืฉ ื‘ื” ื“ื™ื•ืจื™ืŸ ืœื ื‘ืขื™ ื‘ืชื™ื ื•ื—ืฆื™ืจื•ืช ืื‘ืœ ืžื‘ื•ื™ ื“ืจื—ื•ืง ืžื“ื™ื•ืจื™ืŸ ืฉื—ืฆืจ ืžืคืกื™ืง ื‘ื™ืŸ ื”ื‘ืชื™ื ืœืžื‘ื•ื™ ืžืฉื•ื ื”ื›ื™ ื‘ืขื™ื ืŸ ื“ื™ื•ืจื™ืŸ ืžืจื•ื‘ื™ืŸ ืฉืชื™ ื—ืฆื™ืจื•ืช ื•ืฉื ื™ ื‘ืชื™ื ืœื›ืœ ื—ืฆืจ ื“ื”ื ื‘ืคืจืง ื”ื“ืจ (ืœืงืžืŸ ืขื™ืจื•ื‘ื™ืŸ ื“' ืขื’:) ืืžืจ ืจื‘ ืื™ืŸ ืžื‘ื•ื™ ื ื™ืชืจ ื‘ืœื—ื™ ื•ืงื•ืจื” ื›ื•' ื•ืฉืžื•ืืœ ืืžืจ ืืคื™ืœื• ื‘ื™ืช ืื—ื“ ื•ื—ืฆืจ ืื—ืช ื•ืคื™ืจืฉ ืจืฉ"ื™ ื”ืชื ื‘ื™ืช ืื—ื“ ื‘ืžื‘ื•ื™ ื‘ืœื ื—ืฆืจ ื•ื—ืฆืจ ืื—ืช ืขื ื”ื‘ืชื™ื ื•ื›ื™ื•ืŸ ื“ื˜ืขืžื™ื” ื“ืจื‘ ืžืฉื•ื ื“ื™ื•ืจื™ืŸ ืจื‘ ื ืžื™ ืžื•ื“ื” ื›ื™ื•ืŸ ื“ืื™ื›ื ื‘ื™ืช ื‘ืžื‘ื•ื™ ืืคื™ืœื• ืœื™ื›ื ืฉื•ื ื—ืฆืจ ื“ืฉืจื™ ื‘ืœื—ื™ ื•ืงื•ืจื” ื•ื›ืคื™' ื”ืงื•ื ื˜ืจืก ืฆืจื™ืš ืœืคืจืฉ ื“ืื™ืŸ ืœืคืจืฉ ื‘ื™ืช ืื—ื“ ื•ื—ืฆืจ ืื—ืช ื”ื™ื™ื ื• ื‘ื™ืช ืื—ื“ ื‘ื—ืฆืจ ื“ื”ื ืงืืžืจ ืจื‘ื™ ื™ื•ื—ื ืŸ ื”ืชื ืืคื™ืœื• ื—ื•ืจื‘ื” ื•ืงืืžืจ ื‘ืชืจ ื”ื›ื™ ื“ืœื ื—ื™ื™ืฉื™ื ืŸ ื“ืœืžื ืืชื™ ืœืืคื•ืงื™ ืžื ื ื“ื‘ืชื™ื ืœื—ื•ืจื‘ื” ืžืฉืžืข ื“ืœื ื‘ืขื™ ืœืžื™ืžืจ ื—ื•ืจื‘ื” ืฉื‘ื—ืฆืจ ื“ืื ื›ืŸ ืœื™ื›ื ื‘ืชื™ื ืืœื ื—ื•ืจื‘ื” ื‘ืœื ื—ืฆืจ ืงืืžืจ ื•ื”ื›ื™ ื ืžื™ ืœืฉืžื•ืืœ ื“ืืžืจ ืืคื™ืœื• ื‘ื™ืช ืื—ื“ ื•ื—ืฆืจ ืื—ืช ื•ื ืจืื” ืœืคืจืฉ ืžืฉื•ื ื“ืžื‘ื•ื™ ืงืจื•ื‘ ืœืจื”"ืจ ื™ื•ืชืจ ืžื—ืฆืจ ื‘ืขื™ ื‘ืชื™ื ื•ื—ืฆื™ืจื•ืช:
Et sur lequel s'ouvrent des maisons et des cours : deux cours pour le mavoy et deux maisons pour chaque cour ; c'est ainsi au chapitre Rabbi Eliezer demila (Chabbat 131a). Et si tu demandes : une cour qui n'est pas carrรฉe, comment est-elle permise par un lehi et une kora, puisque des maisons et des cours ne s'ouvrent pas sur elle ? On ne peut pas dire que pour une cour, oรน il y a des habitants, il n'est pas besoin de maisons et de cours, alors que pour un mavoy, รฉloignรฉ des habitants puisque la cour sรฉpare les maisons du mavoy, il faut des habitants nombreux, deux cours et deux maisons pour chaque cour. Car au chapitre Hadar (plus loin, Eruvin 73b), Rav a dit : un mavoy n'est permis par un lehi et une kora, etc., et Chmouel a dit : mรชme [s'il y a] une maison et une cour ; et Rachi a expliquรฉ lร -bas : une maison dans le mavoy sans cour, et une cour avec les maisons. Et puisque la raison de Rav tient aux habitants, Rav reconnaรฎtrait lui aussi que, s'il y a une maison dans le mavoy, mรชme sans aucune cour, il est permis par un lehi et une kora. Et selon l'explication du Kountras (Rachi), il faut bien expliquer ainsi, car on ne peut pas expliquer « une maison et une cour » comme une maison dans la cour : Rabbi Yo'hanan dit lร -bas « mรชme une ruine », et il dit ensuite que l'on ne craint pas qu'on en vienne ร  sortir des objets des maisons vers la ruine ; il en ressort qu'il ne veut pas parler d'une ruine situรฉe dans une cour, car alors il n'y aurait pas de maisons ; il parle donc d'une ruine sans cour. Et de mรชme pour Chmouel, qui dit « mรชme une maison et une cour ». Il semble qu'il faut expliquer : parce que le mavoy est plus proche du domaine public que la cour, il faut des maisons et des cours.
๐Ÿ’ก Explication

Rav Nahman donne les deux dรฉfinitions : le mavoy est plus long que large et dessert des maisons et des cours ; la cour est carrรฉe et demande un pass de quatre.

Rachi et Tossefot divergent sur le nombre d'habitations requises (une ou deux maisons par cour). Tossefot conclut que l'exigence tient ร  la proximitรฉ du mavoy avec le domaine public.

17
ืžืจื•ื‘ืขืช ืื™ืŸ, ืขื’ื•ืœื” ืœื?! ื”ื›ื™ ืงืืžืจ: ืื™ ืืจื›ื” ื™ืชืจ ืขืœ ืจื—ื‘ื” โ€” ื”ื•ื” ืœื™ื” ืžื‘ื•ื™, ื•ืžื‘ื•ื™ ื‘ืœื—ื™ ื•ืงื•ืจื” ืกื’ื™ื, ื•ืื™ ืœื โ€” ื”ื•ื” ืœื” ื—ืฆืจ.

Carrรฉe, oui ; ronde, non ?! Voici ce qu'il dit : si sa longueur dรฉpasse sa largeur, c'est un mavoy, et pour un mavoy un lehi et une kora suffisent ; sinon, c'est une cour.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ืขื’ื•ืœื” ืœื ื‘ืชืžื™ื” ืžืฉื•ื ื“ืขื’ื•ืœื” ื”ื™ื ืžืฉืชืจื™ื ื‘ืœื—ื™ ืžืฉื”ื•:
Ronde, non : [question] รฉtonnรฉe, car une [cour] ronde serait alors permise par un lehi minime ?!
ื•ืื™ ืœื ื”ื•ื™ื ืœื” ื—ืฆืจ ื•ื‘ืขื™ื ืคืก ื•ื”ืื™ ืžืจื•ื‘ืขืช ืœืื• ืœืžืขื•ื˜ื™ ืขื’ื•ืœื” ืืชื ืืœื ืœืžืขื•ื˜ื™ ืืจื›ื” ื™ืชืจ ืขืœ ืจื—ื‘ื”:
Sinon, c'est une cour : et elle exige un pass ; et ce « carrรฉe » ne vient pas exclure la ronde, mais exclure celle dont la longueur dรฉpasse la largeur.
๐Ÿ’ก Explication

Le mot carrรฉe ne vise pas la forme gรฉomรฉtrique. Il oppose l'espace plus long que large (mavoy) ร  celui dont la longueur ne dรฉpasse pas la largeur (cour), quelle que soit sa forme.

18
ื•ื›ืžื”? ืกื‘ืจ ืฉืžื•ืืœ ืœืžื™ืžืจ: ืขื“ ื“ืื™ื›ื ืคื™ ืฉื ื™ื ื‘ืจื—ื‘ื”. ืืžืจ ืœื™ื” ืจื‘, ื”ื›ื™ ืืžืจ ื—ื‘ื™ื‘ื™: ืืคื™ืœื• ืžืฉื”ื•.

Et de combien ? Chmouel pensait dire : [il n'est un mavoy] que s'il y a le double [de la largeur] dans sa longueur.

Rav lui dit : voici ce qu'a dit mon oncle (havivi) : mรชme [un excรฉdent] minime.

๐Ÿ“œ Rachi (3)
ื•ื›ืžื” ื™ื”ื ืื•ืจื›ื” ื™ื•ืชืจ ื“ื ืคืงื ืœื” ืžื“ื™ืŸ ื—ืฆืจ ื•ืžืฉืชืจื™ื ื‘ืœื—ื™ ืžืฉื”ื•:
Et de combien : sa longueur doit-elle รชtre supรฉrieure pour qu'elle sorte de la rรจgle de la cour et soit permise par un lehi minime ?
ืขื“ ื“ืื™ื›ื ืคื™ ืฉื ื™ื ื”ื•ืื™ืœ ื•ื—ืฆืจ ื”ื™ืชื” ืœื ื ืคืงื ืžื“ื™ื ื ืขื“ ื“ืื™ื›ื ืคื™ ืฉื ื™ื:
Que s'il y a le double : puisqu'elle รฉtait une cour, elle ne sort de cette rรจgle que s'il y a le double.
ื—ื‘ื™ื‘ื™ ืจ' ื—ื™ื™ื ืฉื”ื•ื ืื—ื™ ืื‘ื™ื• ื•ืืžื• ืฉืœ ืจื‘:
Havivi : Rabbi Hiyya, qui รฉtait le frรจre du pรจre et de la mรจre de Rav.
๐Ÿ’ก Explication

Le seuil : pour Chmouel, dans un premier temps, l'espace reste une cour tant que la longueur n'atteint pas le double de la largeur. Rav rapporte au nom de son oncle Rabbi Hiyya qu'un excรฉdent minime (mashehou) suffit.

19
ืžืฉื•ื ืจื‘ื™ ื™ืฉืžืขืืœ ืืžืจ ืชืœืžื™ื“ ืื—ื“ ื›ื•ืณ.

« Au nom de Rabbi Ichmael, un disciple a dit, etc. »

๐Ÿ’ก Explication

Retour ร  la michna (11b) : un disciple rapporte devant Rabbi Akiva un enseignement de Rabbi Ichmael. La Guemara commente ce passage au daf suivant.

✉ Signaler une erreur de traduction

Texte hรฉbreu et aramรฉen vocalisรฉ : รฉdition numรฉrique William Davidson du Talmud Koren Noรฉ, via Sefaria (licence CC BY-NC). Traduction franรงaise, notes et schรฉmas : Chiourim BA (licence CC BY 4.0).