Eruvin 17b โ€” Fin des dispenses du camp militaire (met mitsva, mayim aharonim, erouv tehoumin) et dรฉbut du chapitre des pasin autour des puits

Eruvin 17b

Sougya : La Guemara achรจve l'examen des quatre dispenses du camp militaire. Le soldat tuรฉ est enterrรฉ sur place mรชme s'il a des proches, et la Guemara vรฉrifie au passage si un met mitsva acquiert vraiment sa place, ร  partir d'une baraita qui permet de le dรฉplacer.

Abaye limite la dispense de lavage des mains aux premiรจres eaux : les derniรจres eaux restent obligatoires ร  cause du sel de Sedom. La dispense de demai s'appuie sur la position de Beit Hillel.

Pour l'erouv, l'รฉcole de Rabbi Yannai limite la dispense aux erouvei hatserot, car les tehoumin sont sanctionnรฉs par la flagellation selon Rabbi Hiyya ; Rabbi Yonatan objecte, et Rav Achi rรฉpond par la lecture prรฉcise du verset ยซ al yetse ยป. Le chapitre Mavoi s'achรจve, et la Michna du deuxiรจme chapitre ouvre la discussion des pasin (montants) autour des puits pour les pรจlerins, avec la mahloket de Rabbi Meir et Rabbi Yehouda.

Les quatre dispenses du camp militaire et leurs limites (17a-17b) Bois pris partout (17a) Lavage des mains dispense Demai dispense ร‰rouv dispense Premiรจres eaux : dispense (Abaye) Derniรจres eaux : obligatoires raison : sel de Sedom (danger pour les yeux) Beit Hillel : on nourrit pauvres et troupes de demai (Beit Chamai : interdit) ร‰rouvei hatserot : dispense ร‰rouvei tehoumin : obligatoires (รฉcole de Rabbi Yannai) flagellation (R. Hiyya) Ajout de R. Yehouda ben Teima : le soldat tuรฉ est enterrรฉ sur place mรชme s'il a des proches pour l'enterrer Vert = la dispense s'applique. Rouge = l'obligation demeure mรชme au camp. Ce qui touche ร  un danger (sel) ou ร  un interdit de la Torah (tehoumin selon R. Hiyya) n'est pas levรฉ.
Les dispenses du camp militaire et les obligations qui demeurent
ร‰rouvei tehoumin : peut-on รชtre flagellรฉ ? Dรฉroulement de la discussion Rabbi Hiyya on est flagellรฉ pour les tehoumin (al yetse) Objection de R. Yonatan flagellรฉ-t-on pour un interdit formulรฉ par al ? R. Aha bar Yaakov al tifnou el haovot : aussi formulรฉ par al ! Vraie difficultรฉ de R. Yonatan le verset sert aussi ร  l'interdit de hotsaa (porter), passible de mort : lav chenitan leazharat mitat beit din, donc pas de flagellation Rรฉponse de Rav Achi est-il รฉcrit al yotsi (qu'il ne fasse pas sortir) ? Il est รฉcrit al yetse (qu'il ne sorte pas) : le verset vise la sortie de la personne Conclusion : l'interdit des tehoumin n'est pas un avertissement de peine de mort ; la flagellation reste possible, et le camp militaire n'est pas dispensรฉ d'erouv tehoumin.
La discussion sur la flagellation pour les tehoumin (Rabbi Hiyya, Rabbi Yonatan, Rav Achi)
Pasin autour d'un puits (vue de dessus, schรฉma non ร  l'รฉchelle) Rabbi Yehouda : 4 dyomdin Rabbi Meir : 4 dyomdin + 4 pechoutin รฉcart : 2 attelages de 4 bล“ufs 2 attelages de 3 puits puits dyomad : montant d'angle en L, 1 ama sur chaque face pachout : montant simple de 1 ama Hauteur 10 tefahim, largeur 6 tefahim, รฉpaisseur quelconque. Tolรฉrรฉ pour les pรจlerins (olei reguel).
Disposition des pasin selon Rabbi Yehouda et Rabbi Meir
1
ื“ืื™ืช ืœื™ื” ืงื•ื‘ืจื™ืŸ, ื“ืชื ื™ื: ืื™ื–ื”ื• ืžืช ืžืฆื•ื”? ื›ืœ ืฉืื™ืŸ ืœื• ืงื•ื‘ืจื™ืŸ. ืงื•ืจื ื•ืื—ืจื™ื ืขื•ื ื™ืŸ ืื•ืชื• โ€” ืื™ืŸ ื–ื” ืžืช ืžืฆื•ื”.

[mรชme s'il] a des gens pour l'enterrer. Car il a รฉtรฉ enseignรฉ : qu'est-ce qu'un met mitsva ?

Tout mort qui n'a personne pour l'enterrer. [Si l'on] appelle et que d'autres lui rรฉpondent, ce n'est pas un met mitsva.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื“ืื™ืช ืœื™ื” ืงื•ื‘ืจื™ืŸ ืฉื™ืฉ ืœื• ื™ื•ืจืฉื™ืŸ:
Il a des gens pour l'enterrer : il a des hรฉritiers.
๐Ÿ’ก Explication

Suite de la rรฉponse commencรฉe en 17a. Rabbi Yehouda ben Teima enseigne que le soldat est enterrรฉ lร  oรน il est tombรฉ. Cela ne dรฉcoule pas de la rรจgle du met mitsva, car il s'agit du cas oรน il a des kovrin (des proches pour l'enterrer). Le camp militaire reรงoit donc ici une dispense propre.

La baraita dรฉfinit le met mitsva : un mort sans personne pour s'en occuper, dans un endroit si isolรฉ qu'un appel ne reรงoit pas de rรฉponse.

2
ื•ืžืช ืžืฆื•ื” ืงื ื” ืžืงื•ืžื•? ื•ื”ืชื ื™ื: ื”ืžื•ืฆื ืžืช ืžื•ื˜ืœ ื‘ืกืจื˜ื™ื โ€” ืžืคื ื™ื”ื• ืœื™ืžื™ืŸ ืืกืจื˜ื™ื ืื• ืœืฉืžืืœ ืืกืจื˜ื™ื.

Et le met mitsva acquiert-il sa place ? Or il a รฉtรฉ enseignรฉ : celui qui trouve un mort gisant sur la grand-route l'รฉvacue ร  droite de la route ou ร  gauche de la route.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ื‘ืื™ืกืจื˜ื™ื ื“ืจืš ื›ื‘ื•ืฉื”:
Istrata (la grand-route) : un chemin battu.
ืžืคื ื™ื”ื• ื•ืื™ ืกืœืงื ื“ืขืชืš ืงื ื” ืžืงื•ืžื• ื”ื™ื›ื™ ืžืฆื™ ืœืžืฉืงืœื™ื” ืžื”ืชื:
Il l'รฉvacue : et si tu pensais qu'il acquiert sa place, comment pourrait-on l'enlever de lร  ?
๐Ÿ’ก Explication

La Guemara interroge la rรจgle elle-mรชme : met mitsva kone mekomo, le met mitsva est enterrรฉ lร  oรน on le trouve. Or cette baraita demande de le dรฉplacer hors de la route.

3
ืฉื“ื” ื‘ื•ืจ ื•ืฉื“ื” ื ื™ืจ โ€” ืžืคื ื™ื”ื• ืœืฉื“ื” ื‘ื•ืจ. ืฉื“ื” ื ื™ืจ ื•ืฉื“ื” ื–ืจืข โ€” ืžืคื ื™ื”ื• ืœืฉื“ื” ื ื™ืจ. ื”ื™ื• ืฉืชื™ื”ืŸ ื ื™ืจื•ืช, ืฉืชื™ื”ืŸ ื–ืจื•ืขื•ืช, ืฉืชื™ื”ืŸ ื‘ื•ืจื•ืช โ€” ืžืคื ื”ื• ืœื›ืœ ืจื•ื— ืฉื™ืจืฆื”!

[Entre] un champ en friche et un champ labourรฉ, il l'รฉvacue vers le champ en friche. [Entre] un champ labourรฉ et un champ ensemencรฉ, il l'รฉvacue vers le champ labourรฉ.

Si les deux sont labourรฉs, les deux ensemencรฉs, ou les deux en friche, il l'รฉvacue du cรดtรฉ qu'il veut !

๐Ÿ’ก Explication

La baraita fixe un ordre : on cause le moins de dommage possible au propriรฉtaire. Le champ en friche (sede bour) passe avant le champ labourรฉ (sede nir), qui passe avant le champ ensemencรฉ (sede zera). On voit donc que le mort peut รชtre dรฉplacรฉ, ce qui semble contredire kone mekomo.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Oรน dรฉplacer le mort trouvรฉ sur la route ? (ordre de prรฉfรฉrence) Sede bour champ en friche Sede nir champ labourรฉ Sede zera champ ensemencรฉ > > Deux champs de mรชme statut : on choisit librement le cรดtรฉ. Rav Bivai : le cas oรน le mort barre toute la largeur de la route ; puisqu'on doit le dรฉplacer, on le porte oรน l'on veut.
Ordre de prรฉfรฉrence pour l'รฉvacuation du mort selon la baraita
4
ืืžืจ ืจื‘ ื‘ื™ื‘ื™: ื”ื›ื ื‘ืžืช ืžื•ื˜ืœ ืขืœ ื”ืžื™ืฆืจ ืขืกืงื™ื ืŸ. ืžืชื•ืš ืฉื ื™ืชื ื” ืจืฉื•ืช ืœืคื ื•ืชื• ืžืŸ ื”ืžื™ืฆืจ โ€” ืžืคื ื™ื”ื• ืœื›ืœ ืจื•ื— ืฉื™ืจืฆื”.

Rav Bivai a dit : ici, nous traitons d'un mort gisant en travers [de la route, d'un bord ร  l'autre]. Puisqu'on a reรงu la permission de l'รฉvacuer du bord, on l'รฉvacue du cรดtรฉ qu'on veut.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื‘ืžืช ืžื•ื˜ืœ ืขืœ ื”ืžื™ืฆืจ ืฉืžื•ืฉื›ื‘ ื‘ืจื•ื—ื‘ ื”ื“ืจืš ืžืžื™ืฆืจ ืœืžื™ืฆืจ ืžืชื•ืš ืฉื ื™ืชืŸ ืจืฉื•ืช ืœืคื ื•ืชื• ืžืคื ื™ ื›ื”ื ื™ื ื•ืขื•ืฉื™ ื˜ื”ืจื•ืช ืฉืœื ื™ืื”ื™ืœื• ืขืœื™ื• ืžืคื ื™ื”ื• ืœื›ืœ ืจื•ื— ืฉื™ืจืฆื”:
Un mort gisant sur le bord : il est couchรฉ sur toute la largeur de la route, d'un bord ร  l'autre. Puisqu'on a reรงu la permission de l'รฉvacuer ร  cause des cohanim et de ceux qui prรฉparent des aliments purs, pour qu'ils ne passent pas au-dessus de lui [et ne deviennent pas impurs par ohel], on l'รฉvacue du cรดtรฉ qu'on veut.
๐Ÿ’ก Explication

Rav Bivai limite la baraita : le mort barre toute la route. L'enterrer sur place rendrait la route impraticable pour les cohanim et pour ceux qui gardent la puretรฉ, car passer au-dessus d'un mort transmet l'impuretรฉ (ohel). Dans ce cas on doit le dรฉplacer, et une fois qu'on le dรฉplace, on choisit le meilleur endroit. La rรจgle kone mekomo reste valable dans les autres cas.

5
ื•ืคื˜ื•ืจื™ืŸ ืžืจื—ื™ืฆืช ื™ื“ื™ื. ืืžืจ ืื‘ื™ื™: ืœื ืฉื ื• ืืœื ืžื™ื ืจืืฉื•ื ื™ื, ืื‘ืœ ืžื™ื ืื—ืจื•ื ื™ื ื—ื•ื‘ื”.

ยซ Et ils sont dispensรฉs du lavage des mains. ยป Abaye a dit : on ne l'a enseignรฉ que pour les premiรจres eaux, mais les derniรจres eaux sont une obligation.

๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ืžื™ื ืื—ืจื•ื ื™ื ื—ื•ื‘ื” ืขื›ืฉื™ื• ืœื ื ื”ื’ื• ื‘ืžื™ื ืื—ืจื•ื ื™ื ื“ืื™ืŸ ืžืœื— ืกื“ื•ืžื™ืช ืžืฆื•ื™ ื‘ื™ื ื™ื ื• ืื™ ื ืžื™ ืœืคื™ ืฉืื™ืŸ ืื ื• ืจื’ื™ืœื™ื ืœื˜ื‘ืœ ืืฆื‘ืขื•ืชื™ื ื• ื‘ืžืœื— ืื—ืจ ืื›ื™ืœื”:
Les derniรจres eaux sont une obligation : aujourd'hui on n'a plus l'usage des derniรจres eaux, car le sel de Sedom ne se trouve pas chez nous ; ou bien parce que nous n'avons pas l'habitude de tremper les doigts dans le sel aprรจs le repas.
๐Ÿ’ก Explication

Mayim richonim : lavage des mains avant le repas. Mayim aharonim : lavage aprรจs le repas, avant le Birkat Hamazon. Abaye limite la dispense du camp aux premiรจres eaux.

Tossefot explique pourquoi l'usage de son temps รฉtait d'รชtre indulgent sur les derniรจres eaux : la raison (le sel de Sedom) ne s'appliquait plus.

6
ืืžืจ ืจื‘ ื—ื™ื™ื ื‘ืจ ืืฉื™: ืžืคื ื™ ืžื” ืืžืจื• ืžื™ื ืื—ืจื•ื ื™ื ื—ื•ื‘ื”? ืžืคื ื™ ืฉืžืœื— ืกื“ื•ืžื™ืช ื™ืฉ, ืฉืžืกืžื ืืช ื”ืขื™ื ื™ื.

Rav Hiya bar Achi a dit : pourquoi a-t-on dit que les derniรจres eaux sont une obligation ? Parce qu'il existe un sel de Sedom qui aveugle les yeux.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืฉืžืœื— ืกื“ื•ืžื™ืช ื™ืฉ ื›ื•' ื•ืืžื•ืจ ืจื‘ื ืŸ (ื‘ืจื›ื•ืช ื“ืฃ ืž.) ืื—ืจ ื›ืœ ืื›ื™ืœืชืš ืื›ื•ืœ ืžืœื— ื•ืžืฉื•ื ืžืœื— ืฉื˜ื‘ืœ ื‘ื• ืืฆื‘ืขื• ืชื™ืงื ื• ืžื™ื ืื—ืจื•ื ื™ื:
Parce qu'il existe un sel de Sedom etc. : les Sages ont dit (Berakhot 40a) : aprรจs tout ce que tu manges, mange du sel. C'est ร  cause du sel dans lequel on a trempรฉ le doigt qu'on a instituรฉ les derniรจres eaux.
๐Ÿ’ก Explication

La raison des derniรจres eaux est un danger : un rรฉsidu de sel de Sedom sur les doigts peut abรฎmer les yeux. Une rรจgle fondรฉe sur la protection de la santรฉ ne se lรจve pas au camp militaire.

7
ืืžืจ ืื‘ื™ื™: ื•ืžืฉืชื›ื—ื ื›ืงื•ืจื˜ื ื‘ื›ื•ืจื. ืืžืจ ืœื™ื” ืจื‘ ืื—ื ื‘ืจื™ื” ื“ืจื‘ื ืœืจื‘ ืืฉื™: ื›ื™ื™ืœ ืžื™ืœื—ื, ืžืื™? ืืžืจ ืœื™ื”: [ื”ื] ืœื ืžื™ื‘ืขื™ื.

Abaye a dit : et il s'en trouve comme un grain dans un kor. Rav Aha fils de Rava a dit ร  Rav Achi : [celui qui] mesure du sel, qu'en est-il ?

Il lui a rรฉpondu : cela va sans dire.

๐Ÿ“œ Rachi (3)
ื›ื™ ืงื•ืจื˜ื ื‘ื›ื•ืจื ื‘ื›ื•ืจ ืžืœื— ื™ืฉ ืžืขื˜ ืžืื•ืชื• ืžืœื— ืกื“ื•ืžื™ืช ื›ืžื™ืŸ ืงื•ืจื˜ ืงื˜ืŸ:
Comme un grain dans un kor : dans un kor de sel, il y a un peu de ce sel de Sedom, comme un petit grain.
ื›ื™ื™ืœ ืžืœื—ื ืžืื™ ืžื“ื“ ืžืœื— ืœื—ืžืจื™ื ืฆืจื™ืš ืœื™ื˜ื•ืœ ื™ื“ื™ื• ืื• ืœื:
Celui qui mesure du sel, qu'en est-il : celui qui a mesurรฉ du sel pour des รขniers, doit-il se laver les mains ou non ?
ื›ืœ ืฉื›ืŸ ื“ืฆืจื™ืš:
ร€ plus forte raison : qu'il le doit.
โš–๏ธ Rosh (1)
ื•ืคื˜ื•ืจื™ืŸ ืžืจื—ื™ืฆืช ื™ื“ื™ื. ืืžืจ ืื‘ื™ื™ ืœื ืฉื ื• ืืœื ืžื™ื ืจืืฉื•ื ื™ื ืื‘ืœ ืžื™ื ืื—ืจื•ื ื™ื ื—ื•ื‘ื”. ื“ืืžืจ ืจื‘ ื™ื”ื•ื“ื” ืžืคื ื™ ืžื” ืืžืจื• ืื—ืจื•ื ื™ื ื—ื•ื‘ื” ืžืคื ื™ ืฉืžืœื— ืกื“ื•ืžื™ืช ื™ืฉ ืฉืžืกืžื ืืช ื”ืขื™ื ื™ื ื•ืžืฉืชื›ื—ื ื›ื™ ืงื•ืจื˜ื ื‘ื›ื•ืจื. ื"ืœ ืจื‘ ืื—ื ื‘ืจื™ื” ื“ืจื‘ื ืœืจื‘ ืืฉื™ ื›ื™ื™ืœ ืžื™ืœื—ื ืžืื™ ืืžืจ ืœื™ื” ืœื ืžื™ื‘ืขื™ื: ื•ืžืœืขืจื‘. ืืžืจื™ ื“ื‘ื™ ืจื‘ื™ ื™ื ืื™ ืœื ืฉื ื• ืืœื ืขื™ืจื•ื‘ื™ ื—ืฆื™ืจื•ืช ืื‘ืœ ืขื™ืจื•ื‘ื™ ืชื—ื•ืžื™ืŸ ื—ื™ื™ื‘ื™ืŸ ื“ืชื ื™ื ืจื‘ื™ ื—ื™ื™ื ืื•ืžืจ ืœื•ืงื™ืŸ ืขืœ ืขื™ืจื•ื‘ื™ ืชื—ื•ืžื™ืŸ ื“ื‘ืจ ืชื•ืจื”. ืงืฉื™ื ืœื™ื” ืœืจื‘ื™ ื™ื•ื—ื ืŸ ื•ื›ื™ ืœื•ืงื™ืŸ ืขืœ ืœืื• ืฉื ื™ืชืŸ ืœืื–ื”ืจืช ืžื™ืชืช ื‘"ื“. ืืžืจ ืœื™ื” ืจื‘ ืืฉื™ ืžื™ ื›ืชื™ื‘ ืืœ ื™ื•ืฆื™ื ืืœ ื™ืฆื ื›ืชื™ื‘ ื›ืœื•ืžืจ ื™ืฆื™ืื” ื‘ืจื’ืœื™ื ื‘ืœื‘ื“ ื•ืœื™ืช ื‘ื”ื• ืžื™ืชืช ื‘"ื“ ืืœื ื‘ืื–ื”ืจื” ื‘ืœื‘ื“ ื•ืœืคื™ื›ืš ืœื•ืงื™ืŸ ืขืœื™ื•. ื•ืงืฉื™ื ืœืŸ ื”ื™ื›ื™ ืืžืจ ื”ื›ื ืœื•ืงื™ืŸ ืขืœ ืขื™ืจื•ื‘ื™ ืชื—ื•ืžื™ืŸ ื“ื‘ืจ ืชื•ืจื” ื•ืื ืŸ ืงื™ื ืœืŸ ื“ืœื™ืชื ืœื“ืจ"ืข ื“ืืžืจ ืชื—ื•ืžื™ืŸ ื“ืื•ืจื™ื™ืชื ื•ืืฉื›ื—ืŸ ื‘ื’ืžืจื ื“ื‘ื ื™ ืžืขืจื‘ื ื“ื’ืจืกื™ื ืŸ ื”ื’ื™ืขื•ืš ืกื•ืฃ ืชื—ื•ืžื™ ืฉื‘ืช ืฉืื™ื ื• ืžื—ื•ื•ืจื™ืŸ ื“ื‘ืจ ืชื•ืจื”. ืจ' ืื‘ื ื‘ืขื ืชื™ื ื— ืืœืคื™ื ืืžื” ืื™ื ื• ืžื—ื•ื•ืจ. ืืจื‘ืขืช ืืœืคื™ื ืžื—ื•ื•ืจ ื”ื™ื. ืจ' ืฉืžืขื•ืŸ ื‘ืจ ืจื‘ ื”ื•ื ื ืžืฉื•ื ืจ' ืื—ื ืื•ืžืจืื™ืŸ ืœืš ืžื—ื•ื•ืจ ืžื›ื•ืœืŸ ืืœื ื™"ื‘ ืžื™ืœ ื›ืžื—ื ื” ื™ืฉืจืืœ. ื ืžืฆื ืขื›ืฉื™ื• ืชื—ื•ืžื™ ืฉื‘ืช ืžื”ืŸ ื“ืื•ืจื™ื™ืชื ื•ืžื”ืŸ ื“ืจื‘ื ืŸ ืžืืœืคื™ื ืืžื” ื•ืขื“ ื™"ื‘ ืžื™ืœ ืœื•ืงื” ืขืœื™ื”ืŸ ืœืจื‘ื ืŸ ืžื“ืจื‘ื ืŸ ื•ืœืจื‘ื™ ืขืงื™ื‘ื ืžื“ืื•ืจื™ื™ืชื ืกื•ื˜ื” ื›ื–: ื“ื›ืชื™ื‘ ืžืงื™ืจ ื”ืขื™ืจ ื•ื—ื•ืฆื” ืืœืฃ ืืžื” ืกื‘ื™ื‘ ื•ื›ืชื™ื‘ ื•ืžื“ื•ืชื ืžื—ื•ืฅ ืœืขื™ืจ ืืช ืคืืช ืงื“ืžื” ืืœืคื™ื ื‘ืืžื” ื•ืื™ ืืคืฉืจ ืœื•ืžืจ ืืœืฃ ืฉื›ื‘ืจ ื ืืžืจ ืืœืคื™ื ื•ืื™ ืืคืฉืจ ืœื•ืžืจ ืืœืคื™ื ืฉื›ื‘ืจ ื ืืžืจ ืืœืฃ ื”ื ื›ื™ืฆื“ ืืœื ืืœืฃ ืืžื” ืžื’ืจืฉ ื•ืืœืคื™ื ืชื—ื•ื ืฉื‘ืช ื•ืจื‘ื ืŸ ืกื‘ืจื™ ืืœืฃ ืืžื” ืžื’ืจืฉ ื•ืืœืคื™ื ืืžื” ืฉื“ื•ืช ื•ื›ืจืžื™ื. ื•ืžื™"ื‘ ืžื™ืœ ื•ืœืžืขืœื” ืœื•ืงื” ืขืœื™ื”ื ื“ืื•ืจื™ื™ืชื ืœื“ื‘ืจื™ ื”ื›ืœ ื›ื“ื›ืชื™ื‘ ืืœ ื™ืฆื ืื™ืฉ ืžืžืงื•ืžื• ื•ื”ื™ื™ื ื• ื™"ื‘ ืžื™ืœ ื›ื ื’ื“ ืžื—ื ื” ื™ืฉืจืืœ. ืื‘ืœ ืžืืœืคื™ื ืืžื” ื•ืœืžื˜ื” ืžื•ืชืจ ืœื“ื‘ืจื™ ื”ื›ืœ. ื•ืขื“ื™ื™ืŸ ื”ืงื•ืฉื•ื ื‘ืžืงื•ืžื” ืขื•ืžื“ืช ืฉืื™ืŸ ืœื ื• ืขื™ืจื•ื‘ื™ ืชื—ื•ืžื™ืŸ ืืœื ืขื“ ืกื•ืฃ ืืœืคื™ื ืืžื” ื‘ืœื‘ื“ ื•ืื ื”ื ื™ื— ืขื™ืจื•ื‘ื• ื—ื•ืฅ ืœืืœืคื™ื ืื™ืŸ ืขื™ืจื•ื‘ื• ืขื™ืจื•ื‘ ื•ืืกื•ืจ ืœื• ืœืฆืืช ื—ื•ืฅ ืœืืœืคื™ื ืืžื” ืืคื™ืœื• ืืžื” ืื—ืช ื•ืื ืื™ืกื•ืจ ื–ื” ืžื“ืจื‘ื ืŸ ื”ื•ื ืœื ื™ืœืงื” ืขืœื™ื• ื“ื‘ืจ ืชื•ืจื” ืืœื ืœืจ"ืข. ื•ืžืฆื™ ืœืžื™ืžืจ ื“ื”"ืง ืื‘ืœ ืขื™ืจื•ื‘ื™ ืชื—ื•ืžื™ืŸ ื—ื™ื™ื‘ื™ืŸ ื“ืชื ื™ ืจ' ื—ื™ื™ื ืœื•ืงื™ืŸ ืขืœ ืขื™ืจื•ื‘ื™ ืชื—ื•ืžื™ืŸ ื“ื‘ืจ ืชื•ืจื” ื•ื”ื™ื™ื ื• ื™"ื‘ ืžื™ืœ ืฉืœื•ืงื™ืŸ ืืฃ ืœื“ื‘ืจื™ ื—ื›ืžื™ื. ื•ื›ื™ื•ืŸ ื“ืื™ื›ื ืฉื•ื ืชื—ื•ื ืฉื‘ืช ื“ืื•ืจื™ื™ืชื ื—ื™ื™ื‘ื™ืŸ ื‘ืžื›ืช ืžืจื“ื•ืช ืืคื™ืœื• ืชื—ื•ื ื“ืืœืคื™ื ื“ืœื™ืชื™ื” ืืœื ืžื“ืจื‘ื ืŸ. ื•ืžื™ื”ื• ื’ืžืจื ื“ื™ื“ืŸ ืกื‘ืจ ืœืจื‘ื ืŸ ืœื™ื›ื ืฉื•ื ืชื—ื•ื ืฉื‘ืช ื“ืื•ืจื™ื™ืชื ื•ืืคื™ืœื• ื™"ื‘ ืžื™ืœ ืžื“ืงืืžืจื™' ืคืจืง ื›ืœืœ ื’ื“ื•ืœ (ืฉื‘ืช ื“ืฃ ืกื˜.) ื“ื™ื“ืข ืœื” ื‘ืชื—ื•ืžื™ืŸ ื•ืืœื™ื‘ื ื“ืจ"ืข ืžืฉืžืข ื“ืœืจื‘ื ืŸ ืœื™ื›ื ืื™ืกื•ืจ ื“ืื•ืจื™ื™ืชื ื‘ืชื—ื•ืžื™ืŸ. ื•ืœืงืžืŸ ืคืจืง ืžื™ ืฉื”ื•ืฆื™ืื•ื”ื• (ืขื™ืจื•ื‘ื™ืŸ ื“ืฃ ืžื•.) ืงืืžืจื™ื ืŸ ืืžืจ ืœื™ื” ืจื‘ื ืœืื‘ื™ื™ ืžื›ื“ื™ ืขื™ืจื•ื‘ื™ ืชื—ื•ืžื™ืŸ ื“ืจื‘ื ืŸ:
ยซ Et ils sont dispensรฉs du lavage des mains. ยป Abaye a dit : on ne l'a enseignรฉ que pour les premiรจres eaux, mais les derniรจres eaux sont une obligation. Car Rav Yehouda a dit : pourquoi a-t-on dit que les derniรจres eaux sont une obligation ? Parce qu'il existe un sel de Sedom qui aveugle les yeux, et il s'en trouve comme un grain dans un kor. Rav Aha fils de Rava a dit ร  Rav Achi : celui qui mesure du sel, qu'en est-il ? Il lui a rรฉpondu : cela va sans dire. ยซ Et de faire l'erouv. ยป Ceux de l'รฉcole de Rabbi Yannai ont dit : on ne l'a enseignรฉ que pour les erouvei hatserot, mais pour les erouvei tehoumin ils sont obligรฉs, car Rabbi Hiya a enseignรฉ : on est flagellรฉ pour les erouvei tehoumin selon la Torah. Rabbi Yo'hanan a objectรฉ : est-on flagellรฉ pour un interdit donnรฉ comme avertissement d'une peine de mort du tribunal ? Rav Achi lui a dit : est-il รฉcrit ยซ al yotsi ยป (qu'il ne fasse pas sortir) ? Il est รฉcrit ยซ al yetse ยป (qu'il ne sorte pas), c'est-ร -dire la sortie ร  pied seulement. Il n'y a lร  aucune peine de mort du tribunal, seulement un avertissement ; c'est pourquoi on est flagellรฉ. Nous avons une difficultรฉ : comment dit-on ici qu'on est flagellรฉ pour les erouvei tehoumin selon la Torah, alors que nous tenons que la halakha n'est pas comme Rabbi Akiva, qui dit que les tehoumin sont de la Torah ? Nous avons trouvรฉ dans la Guemara des gens d'Erets Israรซl la lecture : ยซ la fin des limites de Chabbat t'a atteint ยป, [car les limites] ne sont pas clairement de la Torah. Rabbi Abba a demandรฉ : admettons que deux mille coudรฉes ne soient pas clairement [de la Torah] ; quatre mille, c'est clair ! Rabbi Chimon bar Rav Houna au nom de Rabbi Aha a dit : aucune n'est plus claire que les autres, sauf douze mil, comme le camp d'Israรซl. Il en ressort que parmi les limites de Chabbat, certaines sont de la Torah et d'autres rabbiniques. De deux mille coudรฉes jusqu'ร  douze mil, on est flagellรฉ : selon les Rabbanan, d'ordre rabbinique, et selon Rabbi Akiva, d'ordre de la Torah (Sota 27b). Car il est รฉcrit : ยซ depuis le mur de la ville et au-dehors, mille coudรฉes tout autour ยป, et il est รฉcrit : ยซ vous mesurerez hors de la ville, du cรดtรฉ est, deux mille coudรฉes ยป. Impossible de dire mille, puisqu'il est dรฉjร  dit deux mille ; impossible de dire deux mille, puisqu'il est dรฉjร  dit mille. Comment donc ? Mille coudรฉes de migrach (espace dรฉgagรฉ) et deux mille de limite de Chabbat. Les Rabbanan pensent : mille coudรฉes de migrach et deux mille coudรฉes de champs et de vignes. Au-delร  de douze mil, on est flagellรฉ selon la Torah de l'avis de tous, comme il est รฉcrit : ยซ que nul ne sorte de sa place ยป, c'est-ร -dire douze mil, ร  la mesure du camp d'Israรซl. En deรงร  de deux mille coudรฉes, c'est permis de l'avis de tous. Mais la difficultรฉ demeure : nous n'avons d'erouvei tehoumin que jusqu'au terme des deux mille coudรฉes seulement. Si l'on a placรฉ son erouv au-delร  de deux mille, son erouv n'est pas valable, et il lui est interdit de sortir au-delร  de deux mille coudรฉes, mรชme d'une coudรฉe. Si cet interdit est rabbinique, on ne devrait pas รชtre flagellรฉ selon la Torah, sauf selon Rabbi Akiva. On peut rรฉpondre que le sens est : ยซ mais pour les erouvei tehoumin ils sont obligรฉs, car Rabbi Hiya a enseignรฉ : on est flagellรฉ pour les erouvei tehoumin selon la Torah ยป, ร  savoir pour les douze mil, oรน l'on est flagellรฉ mรชme selon les Sages. Et puisqu'il existe une limite de Chabbat de la Torah, on est passible de makat mardout (flagellation rabbinique) mรชme pour la limite de deux mille, qui n'est que rabbinique. Toutefois notre Guemara pense que selon les Rabbanan il n'existe aucune limite de Chabbat de la Torah, mรชme de douze mil, puisque nous disons au chapitre Kelal gadol (Chabbat 69a) ยซ qu'il la connaissait pour les tehoumin ยป, et cela selon Rabbi Akiva ; il en ressort que selon les Rabbanan il n'y a pas d'interdit de la Torah pour les tehoumin. Et plus loin, au chapitre Mi chehotsiouhou (Erouvin 46a), nous disons : Rava a dit ร  Abaye : puisque les erouvei tehoumin sont rabbiniques...
๐Ÿ’ก Explication

Le sel dangereux est rare, un grain dans un kor (grande mesure de volume), mais on ne sait pas oรน il se trouve : l'obligation s'applique donc ร  chaque repas.

Rav Aha demande si celui qui a manipulรฉ du sel en dehors du repas doit se laver les mains. Rav Achi : la mibaya, c'est รฉvident ; il a touchรฉ davantage de sel que celui qui mange, il y est donc ร  plus forte raison obligรฉ.

Le Roch reprend ici toute la sougya et examine une difficultรฉ : si les tehoumin sont rabbiniques, comment parler de flagellation de la Torah ? Il distingue la limite de douze mil et celle de deux mille coudรฉes.

8
ื•ืžื“ืžืื™. ื“ืชื ืŸ: ืžืื›ื™ืœื™ืŸ ืืช ื”ืขื ื™ื™ื ื“ืžืื™ ื•ืืช ืื›ืกื ื™ื ื“ืžืื™. ืืžืจ ืจื‘ ื”ื•ื ื: ืชื ื, ื‘ื™ืช ืฉืžืื™ ืื•ืžืจื™ื: ืื™ืŸ ืžืื›ื™ืœื™ืŸ ืืช ื”ืขื ื™ื™ื ื“ืžืื™ ื•ืืช ืื›ืกื ื™ื ื“ืžืื™, ื•ื‘ื™ืช ื”ืœืœ ืื•ืžืจื™ื: ืžืื›ื™ืœื™ืŸ ืืช ื”ืขื ื™ื™ื ื“ืžืื™ ื•ืืช ืื›ืกื ื™ื ื“ืžืื™.

ยซ Et du demai. ยป Car nous avons appris : on nourrit les pauvres de demai, et les troupes cantonnรฉes (akhsania) de demai. Rav Houna a dit : il a รฉtรฉ enseignรฉ : Beit Chamai disent : on ne nourrit pas les pauvres de demai ni les troupes de demai ; et Beit Hillel disent : on nourrit les pauvres de demai et les troupes de demai.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ืื›ืกื ื™ื ื—ื™ืœ ื”ื‘ื ืœืžืœืš ื™ืฉืจืืœ ืœื”ืœื—ื ืขืœ ืื•ื™ื‘ื™ื”ื ื•ื™ืฉืจืืœื™ื ื”ื:
Akhsania : une armรฉe qui vient [en renfort] au roi d'Israรซl pour combattre leurs ennemis, et ce sont des Juifs.
ื“ืžืื™ ืกืคืง ืžืขื•ืฉืจ ืกืคืง ืื™ื ื• ืžืขื•ืฉืจ ื“ืจื•ื‘ ืขืžื™ ื”ืืจืฅ ืžืขืฉืจื™ืŸ ื”ืŸ ื•ื—ื•ืžืจื ื“ืจื‘ื ืŸ ื”ื™ื ื•ื’ื‘ื™ ื”ื ืš ืืงื™ืœื• ืจื‘ื ืŸ:
Demai : [un produit dont on doute s'il a รฉtรฉ] prรฉlevรฉ ou non. Comme la plupart des amei haarets prรฉlรจvent, c'est une rigueur rabbinique, et pour ces cas les Sages ont รฉtรฉ indulgents.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (2)
ื•ืืช ืื›ืกื ื™ื ื“ืžืื™ ืค"ื” ื•ื™ืฉืจืืœื™ื ื”ื ืžื™ื”ื• ื‘ื™ืจื•ืฉืœืžื™ ืื™ื›ื ืคืœื•ื’ืชื ื“ืื™ื›ื ื“ืžื•ืงื™ ืœื” ื‘ื ื›ืจื™ื ื•ืืค"ื” ืื™ืฆื˜ืจื™ืš ืœืืฉืžื•ืขื™ื ืŸ ื“ืžืื›ื™ืœื™ืŸ ืื•ืชื ื“ืžืื™ ื“ื˜ื‘ืœ ืืกื•ืจ ื‘ื”ื ืื” ื•ื‘ื“ืžืื™ ื”ืงื™ืœื•:
Et les troupes de demai : Rachi explique : ce sont des Juifs. Toutefois, dans le Yerouchalmi, il y a une discussion, et certains l'expliquent pour des non-Juifs. Il faut malgrรฉ tout nous apprendre qu'on peut les nourrir de demai, car le tevel est interdit au profit, et pour le demai on a รฉtรฉ indulgent.
ืืžืจ ืจื‘ ื”ื•ื ื ืชื ื ื‘ื™ืช ืฉืžืื™ ืื•ืžืจื™ื ืœื ืฉื™ื™ืš ื›ืืŸ ืœื”ืงืฉื•ืช ื•ื›ื™ ื˜ืขืžื ื“ื‘"ืฉ ืืชื ืœืืฉืžื•ืขื™ื ืŸ ื“ืงืž"ืœ ื“ืื™ ืžืฉื›ื—ืช ืชื ื ื“ืืžืจ ืื™ืŸ ืžืื›ื™ืœื™ืŸ ืœื ืชื™ื—ื•ืฉ ืœื” ื“ื‘"ืฉ ื”ื•ื ื•ื›ื”"ื’ ืืžืจื™' ื‘ืคืจืง ื‘ืชืจื ื“ื™ื‘ืžื•ืช (ื“ืฃ ืงื›ื‘.):
Rav Houna a dit : il a รฉtรฉ enseignรฉ : Beit Chamai disent : on ne peut pas objecter ici : est-il venu nous apprendre la raison de Beit Chamai ? Il nous apprend que si l'on trouve un Tanna qui dit ยซ on ne nourrit pas ยป, on ne doit pas en tenir compte, car c'est Beit Chamai. On dit de mรชme au dernier chapitre de Yevamot (122a).
๐Ÿ’ก Explication

Demai : produit achetรฉ ร  un am haarets (personne peu scrupuleuse sur les dรฎmes), dont on doute s'il a รฉtรฉ prรฉlevรฉ. Le prรฉlรจvement du demai est une rigueur rabbinique, car la plupart prรฉlevaient.

La dispense du camp s'appuie sur la Michna de Demai : on peut en nourrir les pauvres et les troupes. Rav Houna prรฉcise que c'est l'avis de Beit Hillel, et la halakha suit Beit Hillel.

9
ื•ืžืœืขืจื‘. ืืžืจื™ ื“ื‘ื™ ืจื‘ื™ ื™ื ืื™: ืœื ืฉื ื• ืืœื ืขื™ืจื•ื‘ื™ ื—ืฆื™ืจื•ืช, ืื‘ืœ ืขื™ืจื•ื‘ื™ ืชื—ื•ืžื™ืŸ ื—ื™ื™ื‘ื™ืŸ.

ยซ Et de faire l'erouv. ยป Ceux de l'รฉcole de Rabbi Yannai ont dit : on ne l'a enseignรฉ que pour les erouvei hatserot, mais pour les erouvei tehoumin ils sont obligรฉs.

๐Ÿ’ก Explication

ร‰rouv hatserot : rรฉunion des habitants d'une cour pour permettre de porter entre les maisons et la cour. ร‰rouv tehoumin : dรฉpรดt de nourriture pour dรฉplacer le point de dรฉpart des 2000 coudรฉes de la limite de Chabbat. La dispense du camp ne concerne que le premier.

10
ื“ืชื ื™ ืจื‘ื™ ื—ื™ื™ื: ืœื•ืงื™ืŸ ืขืœ ืขื™ืจื•ื‘ื™ ืชื—ื•ืžื™ืŸ ื“ื‘ืจ ืชื•ืจื”.

Car Rabbi Hiya a enseignรฉ : on est flagellรฉ pour [la transgression des] erouvei tehoumin selon la Torah.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืœื•ืงื™ืŸ ืขืœ ืขื™ืจื•ื‘ื™ ืชื—ื•ืžื™ืŸ ื“ื›ืชื™ื‘ ืืœ ื™ืฆื ืื™ืฉ ืžืžืงื•ืžื• ื•ืžื”ื›ื ื™ืœืคื™ื ืŸ ืชื—ื•ืžื™ืŸ ื‘ืค' ืžื™ ืฉื”ื•ืฆื™ืื•ื”ื• (ืœืงืžืŸ ืขื™ืจื•ื‘ื™ืŸ ื“ืฃ ื ื.):
On est flagellรฉ pour les erouvei tehoumin : car il est รฉcrit : ยซ que nul ne sorte de sa place ยป (Chemot 16,29), et c'est de lร  que nous apprenons les tehoumin, au chapitre Mi chehotsiouhou (plus loin, Erouvin 51a).
๐Ÿ’ก Explication

Pour Rabbi Hiya, sortir de la limite de Chabbat est un interdit de la Torah, sanctionnรฉ par la malkout (flagellation). Un tel interdit ne peut รชtre levรฉ au camp.

11
ืžืชืงื™ืฃ ืœื” ืจื‘ื™ ื™ื•ื ืชืŸ: ื•ื›ื™ ืœื•ืงื™ืŸ ืขืœ ืœืื• ืฉื‘ืดืืœืด? ืžืชืงื™ืฃ ืจื‘ ืื—ื ื‘ืจ ื™ืขืงื‘: ืืœื ืžืขืชื” ื“ื›ืชื™ื‘: ืดืืœ ืชืคื ื• ืืœ ื”ืื•ื‘ื•ืช ื•ืืœ ื”ื™ื“ืขื•ื ื™ืืด, ื”ื›ื™ ื ืžื™ ื“ืœื ืœืงื™?!

Rabbi Yonatan objecte : est-on flagellรฉ pour un interdit formulรฉ par ยซ al ยป ? Rav Aha bar Yaakov objecte : s'il en est ainsi, [pour] ce qui est รฉcrit : ยซ al tifnou el haovot veel hayideonim ยป (ne vous tournez pas vers les nรฉcromanciens et les devins), est-ce qu'on ne serait pas flagellรฉ non plus ?!

๐Ÿ“œ Rachi (1)
(ืฉื‘ืืœ) ืœืื• ืฉื ื™ืชืŸ ืœืื–ื”ืจืช ืžื™ืชืช ื‘"ื“ ื”ื•ื ื“ืก"ื“ ืืœ ื™ื•ืฆื™ื ื”ื•ื ื•ื ืคืงื ืœืŸ ื”ื•ืฆืื” ืžืจืฉื•ืช ืœืจืฉื•ืช ืžื™ื ื™ื” ื•ื”ื”ื™ื ืื‘ ืžืœืื›ื” ื”ื™ื ื•ืžืžื™ืชื™ืŸ ืขืœื™ื”:
(Chebeal) : [la difficultรฉ porte sur] un interdit donnรฉ comme avertissement d'une peine de mort du tribunal. On pensait en effet [que le verset se lit] ยซ al yotsi ยป, et nous en tirons l'interdit de sortir [un objet] d'un domaine ร  l'autre, qui est un av melakha pour lequel on est passible de mort.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ืืœ ืชืคื ื• ืืœ ื”ืื•ื‘ื•ืช ื”ื›ื™ ื ืžื™ ื“ืœื ืœืงื™ ื•ื"ืช ืื™ืŸ ื”ื›ื™ ื ืžื™ ื“ื”ื ืœืื• ืฉืื™ืŸ ื‘ื• ืžืขืฉื” ื”ื•ื ื•ื™"ืœ ื“ืคืจื™ืš ืœืž"ื“ ืœื•ืงื™ืŸ ืขืœื™ื• ืื™ ื ืžื™ ืขืงื™ืžืช ืฉืคืชื™ื• ื”ื•ื™ ืžืขืฉื”:
Al tifnou el haovot, on ne serait pas flagellรฉ non plus : et si tu objectes : c'est bien le cas, car c'est un interdit sans acte ! On peut rรฉpondre qu'il objecte selon l'avis qui dit qu'on est flagellรฉ pour cela ; ou bien que le mouvement des lรจvres compte comme un acte.
๐Ÿ’ก Explication

Premiรจre lecture de l'objection : un interdit formulรฉ avec al serait plus faible qu'un interdit formulรฉ avec lo. Rav Aha bar Yaakov la rรฉfute par Vayikra 19,31, formulรฉ avec al, pour lequel on est flagellรฉ.

Rachi montre que le texte de Rabbi Yonatan vise en rรฉalitรฉ autre chose, explicitรฉ au segment suivant.

12
ืจื‘ื™ ื™ื•ื ืชืŸ ื”ื›ื™ ืงืฉื™ื ืœื™ื”: ืœืื• ืฉื ื™ืชืŸ ืœืื–ื”ืจืช ืžื™ืชืช ื‘ื™ืช ื“ื™ืŸ. ื•ื›ืœ ืœืื• ืฉื ื™ืชืŸ ืœืื–ื”ืจืช ืžื™ืชืช ื‘ื™ืช ื“ื™ืŸ โ€” ืื™ืŸ ืœื•ืงื™ืŸ ืขืœื™ื•.

Voici ce qui fait difficultรฉ ร  Rabbi Yonatan : c'est un interdit donnรฉ comme avertissement d'une peine de mort du tribunal, et pour tout interdit donnรฉ comme avertissement d'une peine de mort du tribunal, on n'est pas flagellรฉ.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื•ื›ืœ ืœืื• ืฉื ื™ืชืŸ ืœืื–ื”ืจืช ืฉืœื ื™ืขืฉื” ื›ืŸ ืฉืžืชื—ื™ื™ื‘ ืขืœื™ื• ืžื™ืชืช ื‘"ื“ ืื™ืŸ ืœื•ืงื™ืŸ ืขืœื™ื• ืืคื™' ืœื ื”ืชืจื• ื‘ื• ืœืžื™ืชื” ื•ื”ืชืจื• ื‘ื• ืœืžืœืงื•ืช ื“ื”ืฉืชื ืœื ืžื™ืงื˜ื™ืœ ืืคื™' ื”ื›ื™ ืœื ืœืงื™ ื“ืœืื–ื”ืจืช ืžื™ืชื” ื ื™ืชืŸ ื•ืœื ืœืžืœืงื•ืช:
Et tout interdit donnรฉ comme avertissement : de ne pas faire une chose pour laquelle on est passible de mort du tribunal ; on n'est pas flagellรฉ pour lui, mรชme si on ne l'a pas averti pour la mort mais pour la flagellation. Mรชme si maintenant il n'est pas mis ร  mort, il n'est pas flagellรฉ pour autant, car [l'interdit] ร  รฉtรฉ donnรฉ comme avertissement pour la mort et non pour la flagellation.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ืœืื• ืฉื ื™ืชืŸ ืœืื–ื”ืจืช ืžื™ืชืช ื‘"ื“ ืค"ื” ื›ืžื• ืืœ ื™ื•ืฆื™ื ื”ื•ื ื•ื ืคืงื ืœืŸ ื”ื•ืฆืื” ืžืจืฉื•ืช ืœืจืฉื•ืช ืžื™ื ื” ื•ืžืฉื ื™ ืืœ ื™ืฆื ื›ืชื™ื‘ ื•ืื™ืŸ ื›ืืŸ ืœืฉื•ืŸ ื”ื•ืฆืืช ืžืฉื•ื™ ื•ืงืฉื” ืœืคื™' ืžื” ืฆืจื™ืš ื›ืœืœ ืœื”ื–ื›ื™ืจ ื“ื”ื•ื™ ืœืื• ืฉื ื™ืชืŸ ืœืื–ื”ืจืช ืžื™ืชืช ื‘"ื“ ื›ื™ื•ืŸ ื“ืžืงืฉื” ืžื›ื— ื“ื‘ืขื™ ืœืžื™ืžืจ ื“ืืชื™ ืงืจื ืœื”ื•ืฆืื” ื•ืœื ืœืชื—ื•ืžื™ืŸ ื•ืขื•ื“ ืžื” ืžืงืฉื” ืจ' ื™ื•ื ืชืŸ ื•ื”ื ืจ' ืขืงื™ื‘ื ืก"ืœ ืชื—ื•ืžื™ืŸ ื“ืื•ืจื™ื™ืชื ื•ื ืคืงื ืœื™ื” ื‘ืžื™ ืฉื”ื•ืฆื™ืื•ื”ื• (ืœืงืžืŸ ืขื™ืจื•ื‘ื™ืŸ ื“ืฃ ื ื.) ืžืืœ ื™ืฆื ื•ืื ื‘ื ืจ' ื™ื•ื ืชืŸ ืœื•ืžืจ ื“ืžืกืชื‘ืจ ื›ืž"ื“ ื“ืจื‘ื ืŸ ืขืœ ื–ื” ืœื ื”ื™ื” ื—ื•ืœืง ืจื‘ ืืฉื™ ื“ื”ื ื‘ื›ืœ ื“ื•ื›ืชื ืคืฉื™ื˜ื ืœื™ื” ืœื”ืฉ"ืก ื“ืขื™ืจื•ื‘ื™ ืชื—ื•ืžื™ืŸ ื“ืจื‘ื ืŸ ื›ื“ืืžืจ ื‘ืคืจืง ื‘ื›ืœ ืžืขืจื‘ื™ืŸ (ืขื™ืจื•ื‘ื™ืŸ ื“ืฃ ืœื–:) ื“ื"ืœ ืจื‘ื ืœืจื‘ ื ื—ืžืŸ ืžืืŸ ื”ืื™ ืชื ื ื“ืืคื™ืœื• ื‘ื“ืจื‘ื ืŸ ืœื™ืช ืœื™ื” ื‘ืจื™ืจื” ื•ื‘ืคืจืง ืžื™ ืฉื”ื•ืฆื™ืื•ื”ื• (ืขื™ืจื•ื‘ื™ืŸ ื“ืฃ ืžื•.) ื"ืœ ืจื‘ื ืœืื‘ื™ื™ ืžื›ื“ื™ ืขื™ืจื•ื‘ื™ ืชื—ื•ืžื™ืŸ ื“ืจื‘ื ืŸ ืžื” ืœื™ ื™ื—ื™ื“ ื‘ืžืงื•ื ืจื‘ื™ื ื›ื•' ื•ืขื•ื“ ื“ืžืฉืžืข ื‘ื›ืœ ื“ื•ื›ืชื ื“ื”ื•ืฆืื” ื›ืชื™ื‘ ื‘ื™ื” ื‘ืฉื‘ืช ื“ื‘ืคืจ' ื›ื™ืฆื“ ืฆื•ืœื™ืŸ (ืคืกื—ื™ื ื“ืฃ ืคื”:) ืืžืจื™' ื”ืžื•ืฆื™ื ื‘ืฉืจ ืคืกื— ืžื—ื‘ื•ืจื” ืœื—ื‘ื•ืจื” ืื™ื ื• ื—ื™ื™ื‘ ืขื“ ืฉื™ื ื™ื— ื”ื•ืฆืื” ื›ืชื™ื‘ ื‘ื™ื” ื›ืฉื‘ืช ื•ืœื ืžืฆื™ื ื• ืœืฉื•ืŸ ื”ื•ืฆืื” ื‘ืฉื‘ืช ืืœื ืžื”ืื™ ืงืจื ื“ืืœ ื™ืฆื ืื™ืฉ ื•ื‘ืคืจืง ืงืžื ื“ื”ื•ืจื™ื•ืช (ื“ืฃ ื“.) ื™ืฉ ืกืคืจื™ื ื“ื’ืจืกื™ ื‘ื”ื“ื™ื ื•ื”ื ื”ื•ืฆืื” ื›ืชื™ื‘ ืืœ ื™ืฆื ืื™ืฉ ืžืžืงื•ืžื• ื•ื ืจืื” ืœืคืจืฉ ื“ื‘ื™ืŸ ืจ' ื™ื•ื ืชืŸ ื•ื‘ื™ืŸ ืจื‘ ืืฉื™ ื ืคืงื ืœื”ื• ื”ื•ืฆืื” ืžืืœ ื™ืฆื ื›ื“ืžืฉืžืข ื‘ื›ืœ ืžืงื•ื ื•ื”ื›ื™ ืžืฉืžืข ืคืฉื˜ื™' ื“ืงืจื ืฉืืœ ื™ืฆื ื‘ืฉื‘ืช ืขื ื›ืœื™ื• ืœืœืงื•ื˜ ืืช ื”ืžืŸ ื›ื“ืจืš ืฉืขื•ืฉื™ืŸ ื‘ื—ื•ืœ ื•ืกื‘ืจ ืจ' ื™ื•ื ืชืŸ ืืคื™' ืœืž"ื“ ืชื—ื•ืžื™ืŸ ื“ืื•ืจื™ื™ืชื ืœื ืœืงื™ ื“ื›ื™ื•ืŸ ื“ืžื”ืื™ ืงืจื ื ืžื™ ื ืคืงื ืœืŸ ืื™ืกื•ืจ ื”ื•ืฆืื” ื“ื”ื•ื™ ืžื™ืชืช ื‘"ื“ ื•ืจื‘ ืืฉื™ ืžืฉื ื™ ืžื™ ื›ืชื™ื‘ ืืœ ื™ื•ืฆื™ื ื“ื”ื•ื™ ืขื™ืงืจ ืงืจื ื‘ื”ื•ืฆืื” ื“ืื– ื•ื“ืื™ ืœื ื”ื™ื• ืœื•ืงื™ืŸ ืขืœื™ื• ืืข"ื’ ื“ืœืชื—ื•ืžื™ืŸ ื ืžื™ ืืชื™ ืืœ ื™ืฆื ื›ืชื™ื‘ ื•ื›ื™ื•ืŸ ื“ืขื™ืงืจื• ื‘ืœืฉื•ืŸ ื™ืฆื™ืื” ืœื•ืงื™ืŸ ืขืœื™ื• ืืข"ื’ ื“ืืชื™ ื ืžื™ ืœืื™ืกื•ืจ ื”ื•ืฆืื” ื•ืืข"ื’ ื“ื”ื•ืฆืื” ื ืคืงื ืœืŸ ื‘ืจื™ืฉ ื”ื–ื•ืจืง (ืฉื‘ืช ื“ืฃ ืฆื™:) ืžื•ื™ื›ืœื ื”ืขื ืžื”ื‘ื™ื ืื™ืฆื˜ืจื™ืš ืชืจื™ ืงืจืื™ ื—ื“ ืœื”ื•ืฆืืช ืขื ื™ ื•ื—ื“ ืœื”ื•ืฆืืช ื‘ืขืœ ื”ื‘ื™ืช ื•ืžืฉื•ื ื“ื”ื•ืฆืื” ืžืœืื›ื” ื’ืจื•ืขื” ื”ื™ื ืื™ืฆื˜ืจื™ืš ืชืจื™ ืงืจืื™ ื›ื“ืคืจื™ืฉื™ืช ื‘ืฉื‘ืช (ื“ืฃ ื‘. ื“"ื” ืคืฉื˜) ื•ื”ื ื“ืžืฉืžืข ื”ื›ื ื“ืื™ ื”ื•ื” ืขื™ืงืจ ืงืจื ื‘ื”ื•ืฆืื” ื›ืžื• ื‘ืชื—ื•ืžื™ืŸ ืœื ื”ื•ื” ืœืงื™ ืœื›ื•ืœื™ ืขืœืžื ืืข"ื’ ื“ื‘ืชื—ื•ืžื™ืŸ ืœื™ื›ื ืžื™ืชื” ื•ื‘ืžืจื•ื‘ื” (ื‘"ืง ื“ืฃ ืขื“:) ื’ื‘ื™ ืขื“ื™ื ืฉื”ื•ื›ื—ืฉื• ื‘ื ืคืฉ ื•ืœื‘ืกื•ืฃ ื”ื•ื–ืžื• ืžืฉืžืข ื“ืœื•ืงื™ืŸ ืœืžืืŸ ื“ืืžืจ ืื™ืŸ ื ื”ืจื’ื™ื ืžืฉื•ื ื“ืœื ื—ืฉื™ื‘ ืœืื• ืฉื ื™ืชืŸ ืœืื–ื”ืจืช ืžื™ืชืช ื‘ื™ืช ื“ื™ืŸ ื•ืฉื ืžืคื•ืจืฉ:
Un interdit donnรฉ comme avertissement d'une peine de mort du tribunal : Rachi explique : c'est comme ยซ al yotsi ยป, dont nous tirons l'interdit de sortir d'un domaine ร  l'autre ; et [Rav Achi] rรฉpond qu'il est รฉcrit ยซ al yetse ยป, et il n'y a pas ici l'expression de porter une charge. Mais selon son explication, il est difficile [de comprendre] pourquoi il faut mentionner qu'il s'agit d'un interdit donnรฉ comme avertissement de mort, puisque l'objection viendrait de ce qu'il veut dire que le verset vise la hotsaa (le port) et non les tehoumin. De plus, qu'objecte Rabbi Yonatan ? Rabbi Akiva pense que les tehoumin sont de la Torah, et il le tire, au chapitre Mi chehotsiouhou (plus loin, Erouvin 51a), de ยซ al yetse ยป. Et si Rabbi Yonatan venait dire qu'il est plus logique de suivre l'avis qui les tient pour rabbiniques, Rav Achi ne l'aurait pas contredit la-dessus, car partout le Talmud tient pour รฉvident que les erouvei tehoumin sont rabbiniques, comme il est dit au chapitre Bakol meervin (Erouvin 37b) : Rava a dit ร  Rav Nahman : quel est ce Tanna qui n'admet pas la berera mรชme pour une rรจgle rabbinique ; et au chapitre Mi chehotsiouhou (Erouvin 46a) Rava a dit ร  Abaye : puisque les erouvei tehoumin sont rabbiniques, quelle diffรฉrence entre un individu face ร  plusieurs, etc. En outre, on voit partout que le port [hotsaa] est รฉcrit au sujet du Chabbat : au chapitre Keitsad tsolin (Pessahim 85b), nous disons : celui qui sort la viande du Pessa'h d'un groupe ร  l'autre n'est coupable que lorsqu'il la dรฉpose, car la sortie y est รฉcrite comme pour le Chabbat. Or nous ne trouvons l'expression de sortie au sujet du Chabbat que dans ce verset ยซ que nul ne sorte ยป ; et au premier chapitre de Horayot (4a), certains livres ont explicitement la lecture : ยซ or la sortie est รฉcrite : que nul ne sorte de sa place ยป. Il semble donc qu'il faille expliquer que Rabbi Yonatan comme Rav Achi tirent la hotsaa de ยซ al yetse ยป, comme on le voit partout. C'est d'ailleurs le sens simple du verset : qu'il ne sorte pas le Chabbat avec ses ustensiles pour ramasser la manne, comme on le fait en semaine. Rabbi Yonatan pense que mรชme selon l'avis qui tient les tehoumin pour de la Torah, on n'est pas flagellรฉ : puisque de ce verset on tire aussi l'interdit de porter, qui est passible de mort du tribunal. Et Rav Achi rรฉpond : est-il รฉcrit ยซ al yotsi ยป, ce qui ferait du port l'objet principal du verset ? Dans ce cas, en effet, on ne serait pas flagellรฉ, bien que ยซ al yetse ยป vise aussi les tehoumin. Il est รฉcrit ยซ al yetse ยป, et puisque son objet principal est exprimรฉ par le terme de sortie [de la personne], on est flagellรฉ, bien qu'il serve aussi ร  l'interdit de porter. Et bien que nous tirions la hotsaa, au dรฉbut du chapitre Hazorek (Chabbat 96b), de ยซ et le peuple cessa d'apporter ยป, il faut deux versets : l'un pour la sortie par le pauvre, l'autre pour la sortie par le propriรฉtaire ; et comme la hotsaa est une melakha infรฉrieure, il faut deux versets, comme je l'ai expliquรฉ dans Chabbat (2a, commentaire commenรงant par ยซ pachat ยป). Quant ร  ce qui ressort d'ici, que si l'objet principal du verset รฉtait le port comme [il vise] les tehoumin, on ne serait pas flagellรฉ selon tous, bien que pour les tehoumin il n'y ait pas de peine de mort : au chapitre Merouba (Bava Kama 74b), ร  propos de tรฉmoins contredits sur une affaire capitale puis convaincus de faux tรฉmoignage (houzmou), on voit qu'ils sont flagellรฉs selon l'avis qui dit qu'ils ne sont pas exรฉcutรฉs, car ce n'est pas considรฉrรฉ comme un interdit donnรฉ comme avertissement d'une peine de mort du tribunal ; et c'est expliquรฉ lร -bas.
๐Ÿ’ก Explication

Principe : lav chenitan leazharat mitat beit din ein lokin alav. Un interdit dont la Torah a fait l'avertissement d'une peine capitale n'est pas sanctionnรฉ par la flagellation, mรชme quand la peine de mort ne s'applique pas dans le cas prรฉcis.

Selon Rachi, Rabbi Yonatan lit le verset comme portant sur la hotsaa (porter d'un domaine ร  l'autre), qui est passible de mort. Tossefot discute longuement cette lecture et propose que les deux interdits (tehoumin et hotsaa) sortent du mรชme verset ; la question est alors de savoir lequel en est l'objet principal.

13
ืืžืจ ืจื‘ ืืฉื™: ืžื™ ื›ืชื™ื‘ ืดืืœ ื™ื•ืฆื™ืืด? ืดืืœ ื™ืฆืืด ื›ืชื™ื‘.

Rav Achi a dit : est-il รฉcrit ยซ al yotsi ยป (qu'il ne fasse pas sortir) ? Il est รฉcrit ยซ al yetse ยป (qu'il ne sorte pas) !

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืืœ ื™ืฆื ื›ืชื™ื‘ ื•ืื™ืŸ ื›ืืŸ ืœืฉื•ืŸ ื”ื•ืฆืืช ืžืฉื•ื™:
Il est รฉcrit al yetse : et il n'y a pas ici l'expression de faire sortir une charge.
๐Ÿ’ก Explication

Rav Achi s'appuie sur la forme grammaticale : yetse (forme simple, la personne sort) et non yotsi (forme causative, faire sortir un objet). Le verset traite donc de la sortie de la personne, c'est-ร -dire des tehoumin, pour lesquels il n'y a pas de peine de mort. La flagellation de Rabbi Hiya est maintenue, et l'erouv tehoumin reste obligatoire au camp.

14
ื”ื“ืจืŸ ืขืœืš ืžื‘ื•ื™

Nous reviendrons ร  toi, [chapitre] Mavoi.

๐Ÿ’ก Explication

Hadran alakh : formule traditionnelle de clรดture d'un chapitre, qui exprime l'intention d'y revenir. Fin du premier chapitre d'Erouvin, Mavoi.

15
ืžืชื ื™ืณ ืขื•ืฉื™ืŸ ืคืกื™ืŸ ืœื‘ื™ืจืื•ืช.

MICHNA. On fait des pasin (montants) autour des puits.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืžืชื ื™' ืขื•ืฉื™ืŸ ืคืกื™ืŸ ืœื‘ื™ืจืื•ืช ืฉื‘ืจืฉื•ืช ื”ืจื‘ื™ื ื•ื‘ื™ืจืื•ืช ืขืฆืžืŸ ืจืฉื•ืช ื”ื™ื—ื™ื“ ื”ืŸ ืฉืขืžื•ืงื™ื ืขืฉืจื” ื•ืื™ืŸ ื™ื›ื•ืœ ืœืžืœืื•ืช ืžื”ืŸ ื•ืขื•ืฉื™ื ืคืกื™ืŸ ืืœื• ืœื”ื›ื™ืŸ ืœื”ืŸ ื”ื™ืงืฃ ืฉื™ื”ื• ื”ืคืกื™ืŸ ื”ืœืœื• ืขื•ืฉื™ืŸ ืืช ืกื‘ื™ื‘ื•ืช ื”ื‘ื•ืจ ืจืฉื•ืช ื”ื™ื—ื™ื“ ื•ื™ืžืœื ื•ื™ื•ืฆื™ื ื•ื™ื ื™ื— ืฉื ื•ืชื™ื›ื ืก ื‘ื”ืžืชื• ื•ื™ืฉืงื ื”:
Michna. On fait des pasin autour des puits : [des puits] qui sont dans le domaine public ; les puits eux-mรชmes sont un domaine privรฉ, car ils sont profonds de dix [tefahim], et on ne peut y puiser. On fait ces montants pour leur prรฉparer une enceinte : ces montants font de l'espace autour du puits un domaine privรฉ, et l'on peut puiser, sortir [l'eau], la poser lร , et faire entrer sa bรชte pour l'abreuver.
โš–๏ธ Rosh (1)
ืขื•ืฉื™ืŸ ืคืกื™ืŸ ืœื‘ื™ืจืื•ืช. ืืจื‘ืขื” ื“ื™ื•ืžื“ื™ืŸ ื ืจืื™ืŸ ื›ืฉืžื•ื ื” ื“ื‘ืจื™ ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื”. ืจ' ืžืื™ืจ ืื•ืžืจ ืฉืžื ื” ื ืจืื™ืŸ ื›ืฉื ื™ื ืขืฉืจ. ืืจื‘ืขื” ื“ื™ื•ืžื“ื™ืŸ ื•ืืจื‘ืขื” ืคืฉื•ื˜ื™ืŸ ื’ื•ื‘ื”ืŸ ืขืฉืจื” ื˜ืคื—ื™ื ื•ืจื—ื‘ืŸ ืฉืฉื” ื•ืขื•ื‘ื™ื™ืŸ ื›ืœ ืฉื”ื•ื. ื•ื‘ื™ื ื™ื”ืŸ ื›ืžืœื•ื ืฉืชื™ ืจื‘ืงื•ืช ืฉืœ ืฉืœืฉ ืฉืœืฉ ื‘ืงืจ ื“ื‘ืจื™ ืจ"ืž. ืจ' ื™ื”ื•ื“ื” ืื•ืžืจ ืฉืœ ืืจื‘ืข ืืจื‘ืข ืงืฉื•ืจื•ืช ื•ืœื ืžื•ืชืจื•ืช ืื—ืช ื ื›ื ืกืช ื•ืื—ืช ื™ื•ืฆืืช. ืžื•ืชืจ ืœื”ืงืจื™ื‘ ืœื‘ืืจ ื•ื‘ืœื‘ื“ ืฉืชื”ื ืคืจื” ืจืืฉื” ื•ืจื•ื‘ื” ืžื‘ืคื ื™ื ื•ืฉื•ืชื”. ื•ืžื•ืชืจ ืœื”ืจื—ื™ืง ื›ืœ ืฉื”ื•ื ื•ื‘ืœื‘ื“ ืฉื™ืจื‘ื” ื‘ืคืกื™ืŸ:
ยซ On fait des pasin autour des puits ยป : quatre montants doubles (dyomdin) qui paraissent huit, selon Rabbi Yehouda. Rabbi Meir dit : huit qui paraissent douze, quatre montants doubles et quatre simples. Leur hauteur est de dix tefahim, leur largeur de six, et leur รฉpaisseur quelconque. Entre eux, [l'espace] de deux attelages de trois bล“ufs chacun, selon Rabbi Meir. Rabbi Yehouda dit : de quatre chacun, attachรฉs et non dรฉtachรฉs, l'un entrant et l'autre sortant. Il est permis de les rapprocher du puits, ร  condition que la vache ait la tรชte et la majeure partie du corps ร  l'intรฉrieur et qu'elle boive. Et il est permis de les รฉloigner autant qu'on veut, ร  condition d'ajouter des montants.
๐Ÿ’ก Explication

Dรฉbut du deuxiรจme chapitre, Osin pasin. Un puits profond de dix tefahim et large de quatre est un domaine privรฉ. Le puits se trouve dans le domaine public : on ne peut donc pas en sortir de l'eau le Chabbat.

Les Sages ont permis, pour les olei reguel (pรจlerins montant ร  Jรฉrusalem) et leurs bรชtes, d'entourer l'espace autour du puits de montants (pasin) qui en font un domaine privรฉ, oรน l'on peut puiser et abreuver.

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ืืจื‘ืขื” ื“ื™ื•ืžื“ื™ืŸ ื ืจืื™ืŸ ื›ืฉืžื•ื ื”, ื“ื‘ืจื™ ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื”. ืจื‘ื™ ืžืื™ืจ ืื•ืžืจ: ืฉืžื•ื ื” ื ืจืื™ืŸ ื›ืฉื ื™ื ืขืฉืจ โ€” ืืจื‘ืขื” ื“ื™ื•ืžื“ื™ื ื•ืืจื‘ืขื” ืคืฉื•ื˜ื™ืŸ.

Quatre montants doubles (dyomdin) qui paraissent huit, selon Rabbi Yehouda. Rabbi Meir dit : huit qui paraissent douze, quatre montants doubles et quatre simples.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ื“ื™ื•ืžื“ื™ืŸ ืขืžื•ื“ื™ืŸ ื”ื ืจืื™ืŸ ื›ืฉื ื™ื ืฉืขืฉื•ื™ ื›ืžืจื–ื‘ ืฉืœื ื• ื•ื›ืฉื ื•ืขืฆื• ื‘ืงืจืงืข ืœืคืืช ื“ืจื•ืžื™ืช ืžืขืจื‘ื™ืช ื ื•ื˜ื” ื“ื•ืคื ื• ืื—ื“ ืœืžื–ืจื— ื•ืฆื™ื“ื• ืื—ื“ ืœืฆืคื•ืŸ ื•ื”ืฉื ื™ ืœืคืืช ืžืขืจื‘ื™ืช ืฆืคื•ื ื™ืช ื ื•ื˜ื” ืฆื™ื“ื• ืื—ื“ ืœืžื–ืจื— ื•ืฆื™ื“ื• ืื—ื“ ืœื“ืจื•ื ื•ื›ืฉื ื•ืชืŸ ืืจื‘ืขืชืŸ ืœื“' ื”ืคื™ืื•ืช ื ืžืฆื ืœื›ืœ ืจื•ื— ื‘' ืืžื•ืช ื“ื•ืคืŸ ืืžื” ื›ื ื’ื“ ืืžื” ื•ื”ืจื™ื•ื— ื‘ื™ื ืชื™ื:
Dyomdin : des montants qui paraissent doubles, faits comme notre gouttiรจre [en forme de L]. Quand on le plante dans le sol ร  l'angle sud-ouest, une face est tournรฉe vers l'est et l'autre vers le nord ; le deuxiรจme, ร  l'angle nord-ouest, ร  une face vers l'est et l'autre vers le sud. Quand on place les quatre aux quatre angles, chaque cรดtรฉ ร  deux coudรฉes de paroi, une coudรฉe face ร  une coudรฉe, et l'espace entre elles.
ืคืฉื•ื˜ื™ืŸ ื‘ืืžืฆืข ื ื•ืชืŸ ืœื›ืœ ืจื•ื— ืœื•ื— ืจื—ื‘ื” ืืžื” ื•ื‘ื’ืžืจื ืžืคืจืฉ ื‘ืื™ื–ื” ื‘ื•ืจ ื‘ืขื™ ืจ' ืžืื™ืจ ืคืฉื•ื˜ื™ืŸ ื“ื”ื ืžื•ื“ื” ืจ' ืžืื™ืจ ืฉื™ื›ื•ืœ ืœื”ื ื™ื— ื™' ืืžื•ืช ืจื™ื•ื— ื‘ื™ื ืชื™ื ื›ื“ืžืคืจืฉ ื•ืื–ื™ืœ:
Pechoutin : au milieu, on place sur chaque cรดtรฉ une planche large d'une coudรฉe. La Guemara explique pour quel puits Rabbi Meir exige des pechoutin, car Rabbi Meir admet qu'on peut laisser dix coudรฉes d'espace entre eux, comme il l'explique ensuite.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (2)
ืžืชื ื™' ืขื•ืฉื™ืŸ ืืจื‘ืขื” ื“ื™ื•ืžื“ื™ืŸ ื•ื”ื ื“ืืžืจ ืœืขื™ืœ (ืขื™ืจื•ื‘ื™ืŸ ื“ืฃ ื˜ื•:) ื”ื›ื™ ืื’ืžืจื™ื” ืจื—ืžื ื ืœืžืฉื” ืœื ืชืคืจื•ืฅ ืจื•ื‘ื” ื”ื™ื™ื ื• ื”ื™ื›ื ื“ืœื™ื›ื ืฉื ื“' ืžื—ื™ืฆื•ืช ื›ื™ ื”ื›ื ื“ื”ื•ืื™ืœ ื•ืื™ื›ื ื‘ื›ืœ ืฆื“ ืืžื” ืžื›ืืŸ ื•ืืžื” ืžื›ืืŸ ื—ืฉื™ื‘ ืคืชื—:
Michna. On fait quatre dyomdin : ce qui a รฉtรฉ dit plus haut (Erouvin 15b), ยซ ainsi le Misรฉricordieux l'a enseignรฉ ร  Moche : ne fais pas une brรจche de la majoritรฉ ยป, s'applique quand il n'y a pas lร  quatre parois. Ici, puisqu'il y a de chaque cรดtรฉ une coudรฉe d'un bord et une coudรฉe de l'autre, c'est considรฉrรฉ comme une ouverture.
ื•ืืจื‘ืขื” ืคืฉื•ื˜ื™ืŸ ื•ืœื™ื›ื ืœืžื™ืžืจ ื”ื›ื ื“ืืชื™ ืื•ื™ืจื ื“ื”ืื™ ื’ื™ืกื ื•ื“ื”ืื™ ื’ื™ืกื ื•ืžื‘ื˜ืœื™ ืœื™ื” ื“ืœื’ื‘ื™ ืขื•ืœื™ ืจื’ืœื™ื ื”ืงื™ืœื• ื•ืื•ืงืžื ืื“ืื•ืจื™ื™ืชื: [ื•ืืคืฉืจ ื“ื“ื•ืงื ื‘ืคืฉื•ื˜ื™ืŸ ื“ืจื—ื‘ื™' ืืžื” ืœื ืืžืจื™' ืžื“ืื•ืจื™ื™' ื“ืœื ืืชื™ ืื•ื™ืจื ื•ืžื‘ื˜ืœ ืœื™ื” ื“ื”ื ื’ื‘ื™ ืขืžื•ื“ื™ ื”ื—ืฆืจ ืคื™ืจืฉ ื‘ืจื™ืฉ ืžืก' ื“ืืชื™ ืื•ื™ืจื ื•ืžื‘ื˜ืœ ืœื”ื• ืžื“ืื•ืจื™ื™'. ืช"ื™]
Et quatre pechoutin : on ne peut pas dire ici que l'air de chaque cรดtรฉ vient annuler [le montant], car on a รฉtรฉ indulgent pour les pรจlerins et on s'en est tenu ร  la rรจgle de la Torah. [Il se peut que ce soit prรฉcisรฉment pour des pechoutin larges d'une coudรฉe qu'on ne dit pas, selon la Torah, que l'air vient les annuler, car au sujet des poteaux de la cour, [Rachi] a expliquรฉ au dรฉbut du traitรฉ que l'air vient les annuler selon la Torah. Tossefot Yechanim.]
๐Ÿ’ก Explication

Le dyomad (du grec, double colonne) est un montant d'angle en forme de L : chacune de ses deux faces mesure une ama (six tefahim). Vus de chaque cรดtรฉ, les quatre angles donnent huit montants.

Rabbi Meir exige en plus un montant simple (pachout) au milieu de chaque cรดtรฉ, soit douze faces visibles. Tossefot explique pourquoi l'รฉcart entre les montants, plus grand que la paroi, est tolรฉrรฉ : on a รฉtรฉ indulgent pour les pรจlerins et on a appliquรฉ la rรจgle de base de la Torah.

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ื’ื•ื‘ื”ืŸ ืขืฉืจื” ื˜ืคื—ื™ื, ื•ืจื•ื—ื‘ืŸ ืฉืฉื” ื•ืขื•ื‘ื™ื™ื ื›ืœ ืฉื”ื•ื. ื•ื‘ื™ื ื™ื”ืŸ ื›ืžืœื ืฉืชื™ ืจื‘ืงื•ืช ืฉืœ ืฉืœืฉ ืฉืœืฉ ื‘ืงืจ, ื“ื‘ืจื™ ืจื‘ื™ ืžืื™ืจ.

Leur hauteur est de dix tefahim, leur largeur de six, et leur รฉpaisseur quelconque. Et entre eux, [un espace] comme deux attelages de trois bล“ufs chacun, selon Rabbi Meir.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื•ื‘ื™ื ื™ื”ื ืฉืชื™ ืจื‘ืงื•ืช ื•ื›ื•' ื“ื”ื™ื™ื ื• ืขืฉืจ ืืžื•ืช ื›ื“ืžืคืจืฉ ื‘ื’ืžืจื ื•ืื ืคื—ื•ืช ื›"ืฉ ืฉื”ื•ื ื™ืคื”:
Et entre eux deux attelages etc. : c'est-ร -dire dix coudรฉes, comme l'explique la Guemara ; et si c'est moins, ร  plus forte raison c'est bien.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
[ื•ื‘ื™ื ื™ื”ืŸ ื›ืžืœื ืฉืชื™ ืจื‘ืงื•ืช ืœื ืกื’ื™ ื‘ื”ืš ืคืœื•ื’ืชื ื•ืืฆื˜ืจื™ืš ื“ืœืขื™ืœ ื“ืžื”ื ื™ ืคืฉื•ื˜ื™ืŸ ืœืจ"ืž ื•ืœื ืืžืจื™' ืืชื™ ืื•ื™ืจื ื•ืžื‘ื˜ืœ ืœื™ื”. ืช"ื™]:
[Et entre eux comme deux attelages : cette mahloket ne suffisait pas, et il fallait celle d'avant, [pour apprendre] que les pechoutin sont efficaces selon Rabbi Meir et qu'on ne dit pas que l'air vient les annuler. Tossefot Yechanim.]
๐Ÿ’ก Explication

Mesures de chaque montant : hauteur dix tefahim (hauteur minimale d'une paroi), largeur six tefahim (une ama par face). L'รฉcart maximal entre montants est la place de deux revakot (attelages) de trois bล“ufs, soit dix coudรฉes selon la Guemara.

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ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ืื•ืžืจ: ืฉืœ ืืจื‘ืข, ืงืฉื•ืจื•ืช ื•ืœื ืžื•ืชืจื•ืช, ืื—ืช ื ื›ื ืกืช ื•ืื—ืช ื™ื•ืฆืืช.

Rabbi Yehouda dit : de quatre [bล“ufs chacun], attachรฉs et non dรฉtachรฉs, l'un entrant et l'autre sortant.

๐Ÿ“œ Rachi (3)
ืงืฉื•ืจื•ืช ื—ื•ืžืจื ื”ื•ื ืœืžืขื˜ ืžืจื™ื•ื— ืฉื‘ื™ื ืชื™ื:
Attachรฉs : c'est une rigueur, pour rรฉduire l'espace entre [les montants].
ื•ืœื ืžื•ืชืจื•ืช ื‘ื’ืžืจื ืคืจื™ืš ื”ื™ื™ื ื• ืงืฉื•ืจื•ืช:
Et non dรฉtachรฉs : la Guemara objecte : c'est la mรชme chose que ยซ attachรฉs ยป !
ืื—ืช ื ื›ื ืกืช ื•ืื—ืช ื™ื•ืฆืืช ืงื•ืœื ื”ื•ื ื“ืœื ื‘ืขื™ื ืŸ ืขืฉืจ ืžืฆื•ืžืฆืžื•ืช ืืœื ืฉื•ื—ืงื•ืช:
L'un entrant et l'autre sortant : c'est une indulgence, car on n'exige pas dix [coudรฉes] exactes, mais larges.
๐Ÿ’ก Explication

Rabbi Yehouda permet un รฉcart plus grand : deux attelages de quatre bล“ufs. Il ajoute deux prรฉcisions de mesure : les bรชtes sont attachรฉes ensemble (elles occupent moins de place), et l'on compte un attelage qui entre pendant que l'autre sort (on laisse un peu de jeu).

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ืžื•ืชืจ ืœื”ืงืจื™ื‘ ืœื‘ืืจ, ื•ื‘ืœื‘ื“ ืฉืชื”ื ืคืจื” ืจืืฉื” ื•ืจื•ื‘ื” ื‘ืคื ื™ื ื•ืฉื•ืชื”.

Il est permis de [les] rapprocher du puits, ร  condition que la vache ait la tรชte et la majeure partie [du corps] ร  l'intรฉrieur, et qu'elle boive.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ืžื•ืชืจ ืœื”ืงืจื™ื‘ ืคืกื™ื ืœื‘ืืจ ื•ืœืขืฉื•ืช ื”ื”ื™ืงืฃ ืงืฆืจ:
Il est permis de rapprocher : les montants du puits, et de faire une enceinte รฉtroite.
ื•ื‘ืœื‘ื“ ืฉืชื”ื ืžืฉืคืช ื”ื‘ืืจ ืขื“ ื‘ื™ืŸ ื”ืคืกื™ืŸ ื›ื“ื™ ืจืืฉื” ื•ืจื•ื‘ื” ืฉืœ ืคืจื” ืื‘ืœ ื‘ืฆื™ืจ ืžื”ื›ื™ ืœื ื“ื™ืœืžื ืžืžืฉื™ืš ืื—ืจ ืคืจืชื• ื•ืžืคื™ืง ืœื“ื•ื•ืœื ื—ื•ืฅ ืœืžื—ื™ืฆื” ื•ืงื ืžืคื™ืง ืžืจืฉื•ืช ื”ื™ื—ื™ื“ ืœืจืฉื•ืช ื”ืจื‘ื™ื:
ร€ condition que : du bord du puits jusqu'ร  [la ligne] entre les montants, [il y ait la place de] la tรชte et de la majeure partie d'une vache. Mais moins que cela, non : de peur qu'il ne tire [la vache] derriรจre lui et ne sorte le seau hors de la paroi, faisant sortir [un objet] du domaine privรฉ au domaine public.
๐Ÿ’ก Explication

Limite minimale de l'enceinte : la place pour qu'une vache ait la tรชte et la majeure partie du corps ร  l'intรฉrieur en buvant. Rachi en donne la raison : si l'enceinte est trop petite, celui qui abreuve la bรชte risque de rester dehors avec le seau et de le sortir dans le domaine public.

20
ืžื•ืชืจ

Il est permis

๐Ÿ’ก Explication

La Michna se poursuit au daf 18a : il est permis d'รฉloigner les montants autant qu'on veut, ร  condition d'en ajouter.

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Texte hรฉbreu et aramรฉen vocalisรฉ : รฉdition numรฉrique William Davidson du Talmud Koren Noรฉ, via Sefaria (licence CC BY-NC). Traduction franรงaise, notes et schรฉmas : Chiourim BA (licence CC BY 4.0).