Eruvin 18b โ€” Adam et Hava, marcher derriรจre une femme, les enseignements de Rabbi Yirmeya ben Elazar

Eruvin 18b

Sougya : Suite de l'aggada sur la crรฉation de Hava : elle fut construite comme un entrepรดt, large en bas, et Hachem servit de chouchvin (garรงon d'honneur) ร  Adam. Pour l'avis partsuf, la Guemara demande lequel des deux marchait devant ; Rav Nahman bar Yitshak rรฉpond : l'homme, d'aprรจs la baraita qui interdit de marcher derriรจre une femme.

Rav Nahman tire de ce principe que Manoah รฉtait un am haarets, ce que Rav Nahman bar Yitshak conteste ร  partir des versets sur Elkana et Elicha. La Guemara rapporte ensuite une sรฉrie d'enseignements de Rabbi Yirmeya ben Elazar : les 130 ans de nidouy d'Adam, la rรจgle de l'รฉloge en prรฉsence ou en l'absence de la personne, la colombe et la feuille d'olivier, la maison oรน l'on รฉtudie la Torah la nuit, le Nom de deux lettres depuis la destruction du Temple, et la malรฉdiction de Bavel et de Chomron.

Les enseignements de Rabbi Yirmeya ben Elazar sur ce dafsujetenseignementverset sourceAdam130 ans de nidouy : naissance de mazikinBerechit 5,3ร‰logeune partie en prรฉsence, tout en l'absenceBerechit 7,1 / 6,9Colombenourriture amรจre mais de la main de D.ieu.Berechit 8,11 / Michle 30,8Torah la nuitla maison n'est jamais dรฉtruiteIyov 35,10Nom de 2 lettresdepuis le Hourban, Yah suffitTehilim 150,6Bavel / Chomronvoisins maudits / voisins bรฉnisYechaya 14,23 / Mikha 1,6
Plan du daf : la sรฉrie des enseignements de Rabbi Yirmeya ben Elazar et leurs versets sources.
Les 130 ans d'Adam aprรจs la fauteRabbi Yirmeya ben Elazar130 ans en nidouy :il engendra rouhin, chedin, lilinPreuve : Berechit 5,3 - ร  130 ans,Chet naquit ร  son imageObjection : Rabbi MeirAdam, grand hassid, pendant 130 ans :jeรปne + sรฉparation de sa femme+ ceintures de figuierComment aurait-il engendrรฉ ?Rรฉponse de la GuemaraIl s'agit de la semence รฉmise involontairement :d'elle naquirent les mazikinBen Yehoyada : 130 = valeur numรฉrique de ayin (ล“il), par oรน la faute commenรงa.
Les 130 ans d'Adam : l'affirmation de Rabbi Yirmeya ben Elazar, l'objection tirรฉe de Rabbi Meir et la rรฉponse de la Guemara.
Rabbi Yo'hanan : derriรจre quoi vaut-il mieux marcher ?de gauche ร  droite : du moins grave au plus gravederriรจre un lionDanger physiqueseulementderriรจre une femme(Rachi : femme mariรฉe)risque de fautederriรจre avoda zararisque d'รชtre entraรฎnรฉ(Rachi : apikorsout)derriรจre la synagoguependant la priรจre :semble renier D.ieu.Chaque flรจche se lit : plutรดt derriรจre celui-ci que derriรจre le suivant.Tossefot : derriรจre la synagogue = du cรดtรฉ de l'entrรฉe, en passant devant sans entrer.
L'รฉchelle de Rabbi Yohanan : derriรจre quoi il vaut mieux marcher.
1
ืื•ืฆืจ, ืžื” ืื•ืฆืจ ื–ื” ืจื—ื‘ ืžืœืžื˜ื” ื•ืงืฆืจ ืžืœืžืขืœื” ื›ื“ื™ ืœืงื‘ืœ ืืช ื”ืคื™ืจื•ืช โ€” ืืฃ ื”ืืฉื” ืจื—ื‘ื” ืžืœืžื˜ื” ื•ืงืฆืจื” ืžืœืžืขืœื” ื›ื“ื™ ืœืงื‘ืœ ืืช ื”ื•ืœื“.

[comme la construction] d'un entrepรดt (otsar) : de mรชme que cet entrepรดt est large en bas et รฉtroit en haut, afin de contenir les fruits, de mรชme la femme est large en bas et รฉtroite en haut, afin de contenir l'enfant.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ืื•ืฆืจ ืจื—ื‘ ืžืœืžื˜ื” ื•ืงืฆืจ ืžืœืžืขืœื” ืฉืื ื”ื™ื” ืจื—ื‘ ืžืœืžืขืœื” ื›ืฉื”ื•ื ืžืžืœืื• ืžื›ื‘ื™ื“ ืžืฉืื•ื™ ื”ืคื™ืจื•ืช ืขืœ ื”ื›ืชืœื™ื ื•ืžื˜ื” ืื•ืชื:
Car s'il รฉtait large en haut, lorsqu'on le remplit, le poids de la charge des fruits pรจse sur les murs et les fait pencher.
ืจื—ื‘ื” ืžืœืžื˜ื” ื—ืœืœ ื‘ื™ืช ื”ืจื—ื ืฉืœื”:
Large en bas : la cavitรฉ de sa matrice (beit harehem).
๐Ÿ’ก Explication

Fin de l'enseignement commencรฉ au daf 18a sur le verset vayiven (Il construisit). La forme de l'otsar (entrepรดt) garantit sa soliditรฉ : la charge repose sur la base large. Rachi prรฉcise que dans la femme la partie large correspond ร  la matrice, qui porte l'enfant.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Comme un otsar : large en bas, รฉtroit en hautentrepรดt : les fruits pรจsent en basrehemfemme : place pour porter l'enfant=
L'image de l'otsar : la base large porte la charge.
2
ืดื•ื™ื‘ื™ืื” ืืœ ื”ืื“ืืด โ€” ืžืœืžื“ ืฉืขืฉื” ื”ืงื“ื•ืฉ ื‘ืจื•ืš ื”ื•ื ืฉื•ืฉื‘ื™ื ื•ืช ืœืื“ื ื”ืจืืฉื•ืŸ, ืžื›ืืŸ ืœื’ื“ื•ืœ ืฉื™ืขืฉื” ืฉื•ืฉื‘ื™ื ื•ืช ืœืงื˜ืŸ ื•ืืœ ื™ืจืข ืœื•.

ยซ Et Il l'amena ร  l'homme ยป : cela enseigne que le Saint, bรฉni soit-Il, fut le chouchvin (garรงon d'honneur) d'Adam, le premier homme. D'ici [on apprend] qu'un grand doit servir de chouchvin ร  un plus petit, et que cela ne doit pas lui paraรฎtre mal.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืฉื•ืฉื‘ื™ื ื•ืช ืฉื ืฉืชื“ืœ ื‘ื—ื™ืชื•ื ื• ืœืฉืžื—ื• ื•ืœื”ืชืขืกืง ื‘ืฆืจื›ื™ ืกืขื•ื“ืช ื—ื•ืคื”:
Chouchvinout : Il s'employa ร  son mariage pour le rรฉjouir et s'occuper des besoins du repas de la houppa.
๐Ÿ’ก Explication

Le chouchvin est l'ami qui s'occupe des prรฉparatifs de la noce. Hachem lui-mรชme amena Hava ร  Adam. La Guemara en tire une rรจgle de conduite : une personne importante ne doit pas juger indigne d'elle de rendre ce service ร  une personne de moindre rang.

3
ื•ืœืžืืŸ ื“ืืžืจ ืคืจืฆื•ืฃ, ื”ื™ ืžื™ื ื™ื™ื”ื• ืกื’ื™ ื‘ืจื™ืฉื? ืืžืจ ืจื‘ ื ื—ืžืŸ ื‘ืจ ื™ืฆื—ืง: ืžืกืชื‘ืจื ื“ื–ื›ืจ ืกื’ื™ ื‘ืจื™ืฉื, ื“ืชื ื™ื: ืœื ื™ื”ืœืš ืื“ื ืื—ื•ืจื™ ืืฉื” ื‘ื“ืจืš, ื•ืืคื™ืœื• ื”ื™ื ืืฉืชื•. ื ื–ื“ืžื ื” ืขืœ ื”ื’ืฉืจ ื™ืกืœืงื ื” ืœืฆื“ื“ื™ืŸ. ื•ื›ืœ ื”ืขื•ื‘ืจ ืื—ื•ืจื™ ืืฉื” ื‘ื ื”ืจ โ€” ืื™ืŸ ืœื• ื—ืœืง ืœืขื•ืœื ื”ื‘ื.

Et selon celui qui dit [que la tsela รฉtait] un visage (partsuf), lequel des deux marchait devant ? Rav Nahman bar Yitshak dit : il est logique que l'homme marchait devant, car on a enseignรฉ dans une baraita : un homme ne doit pas marcher derriรจre une femme en chemin, mรชme si c'est sa propre femme.

S'il la rencontre sur un pont, il doit la faire passer sur le cรดtรฉ. Et quiconque passe derriรจre une femme dans une riviรจre n'a pas de part au monde futur.

๐Ÿ“œ Rachi (5)
ืกื’ื™ ืžื”ืœืš:
Sagui : marche.
ื•ืืคื™ืœื• ื”ื™ื ืืฉืชื• ืฉื”ื•ื ื’ื ืื™ ืœื•:
Mรชme si c'est sa femme : car c'est une honte pour lui.
ื ื–ื“ืžื ื” ืœื• ืขืœ ื”ื’ืฉืจ ื•ื”ื™ื ืžื”ืœื›ืช ืœืคื ื™ื•:
S'il la rencontre sur le pont : et elle marche devant lui.
ื™ืกืœืงื ื” ืœืฆื“ื“ื™ืŸ ื•ื™ืขื‘ื•ืจ ืœืคื ื™ื”:
Il la fait passer sur le cรดtรฉ : et il passe devant elle.
ื‘ื ื”ืจ ื“ืžื“ืœื™ื ืœืžื ื ื•ืžืกืชื›ืœ ื‘ื‘ืฉืจื” ื•ื‘ืืฉืช ืื™ืฉ ืงืืžืจ:
Dans une riviรจre : car elle soulรจve ses vรชtements et il regarde sa chair ; et il s'agit d'une femme mariรฉe.
๐Ÿ’ก Explication

Selon l'avis partsuf (18a), Adam et Hava formaient un seul corps ร  deux visages, puis furent sรฉparรฉs. La question porte sur leur marche aprรจs la sรฉparation. Rav Nahman bar Yitshak rรฉpond ร  partir d'une rรจgle de tsniout (pudeur) : l'homme ne marche pas derriรจre une femme.

La baraita donne trois degrรฉs : en chemin (interdit, mรชme sa femme), sur un pont (il la dรฉpasse), dans une riviรจre (sanction la plus grave, car la femme relรจve ses vรชtements ; Rachi : il s'agit d'une femme mariรฉe).

4
ืชื ื• ืจื‘ื ืŸ: ื”ืžืจืฆื” ืžืขื•ืช ืœืืฉื” ืžื™ื“ื• ืœื™ื“ื” ืื• ืžื™ื“ื” ืœื™ื“ื• ื‘ืฉื‘ื™ืœ ืฉื™ืกืชื›ืœ ื‘ื”, ืืคื™ืœื• ื“ื•ืžื” ืœืžืฉื” ืจื‘ื™ื ื• ืฉืงื™ื‘ืœ ืชื•ืจื” ืžื”ืจ ืกื™ื ื™ โ€” ืœื ื™ื ืงื” ืžื“ื™ื ื” ืฉืœ ื’ื™ื”ื ื. ื•ืขืœื™ื• ื”ื›ืชื•ื‘ ืื•ืžืจ: ืดื™ื“ ืœื™ื“ ืœื ื™ื ืงื” ืจืขืด โ€” ืœื ื™ื ืงื” ืžื“ื™ื ื” ืฉืœ ื’ื™ื”ื ื.

Les Sages ont enseignรฉ : celui qui compte de l'argent ร  une femme, de sa main ร  la main de celle-ci ou de la main de celle-ci ร  la sienne, afin de la regarder, mรชme s'il ressemble ร  Moche notre maรฎtre qui reรงut la Torah au mont Sinaรฏ, n'รฉchappera pas au jugement du Gueihinam. Et c'est ร  son sujet que le verset dit : ยซ Main ร  main, le mauvais ne sera pas acquittรฉ ยป (Michle 11,21) : il ne sera pas acquittรฉ du jugement du Gueihinam.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ื”ืžืจืฆื” ืžื•ื ื”:
Hamartse : celui qui compte.
ื™ื“ ืœื™ื“ ื”ืžืจืฆื” ืžื™ื“ ืœื™ื“ ืืคื™' ื”ื•ื ื›ืžื• ืžืฉื” ืฉืงื‘ืœ ืชื•ืจื” ืžื™ื“ ื”ืงื‘"ื” ืœื™ื“ื•:
Main ร  main : celui qui compte de main ร  main, mรชme s'il est comme Moche qui reรงut la Torah de la main du Saint, bรฉni soit-Il, dans sa main.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ื™ื“ ืœื™ื“ ืœื ื™ื ืงื” ืจืข ืœืื• ื”ื™ื™ื ื• ืงืจื ื“ื“ืจื™ืฉ ื‘ืกื•ื˜ื” (ื“ืฃ ื“:) ืœืขื ื™ืŸ ื’ืกื•ืช ื”ืจื•ื— ื“ื”ืชื ื“ืจื™ืฉ ืžืงืจื ื“ืชื•ืขื‘ืช ื”' ื›ืœ ื’ื‘ื” ืœื‘ ื™ื“ ืœื™ื“ ื•ื’ื•' ื•ืงืจื ื“ื”ื›ื ื”ื™ื™ื ื• ื™ื“ ืœื™ื“ ืœื ื™ื ืงื” ืจืข ื•ื–ืจืข ืฆื“ื™ืงื™ื ื ืžืœื˜:
Le verset que la Guemara interprรจte dans Sota (4b) au sujet de l'orgueil est un autre verset : lร -bas elle interprรจte le verset ยซ Abomination pour Hachem est tout cล“ur hautain, main ร  main, etc. ยป (Michle 16,5) ; et le verset d'ici est ยซ Main ร  main, le mauvais ne sera pas acquittรฉ, mais la descendance des justes รฉchappera ยป (Michle 11,21).
๐Ÿ’ก Explication

Le verset contient deux fois le mot yad (main). Rachi l'applique ร  deux situations : l'homme qui passe l'argent de sa main ร  la main de la femme, et Moche qui reรงut la Torah de la main de Hachem. Mรชme ce second mรฉrite ne protรจge pas celui qui cherche un prรฉtexte pour regarder une femme.

Tossefot distingue deux versets de Michle qui contiennent tous deux yad leyad, pour รฉviter de confondre avec la derasha de Sota sur l'orgueil.

5
ืืžืจ ืจื‘ ื ื—ืžืŸ: ืžื ื•ื— ืขื ื”ืืจืฅ ื”ื™ื”, ืฉื ืืžืจ: ืดื•ื™ืงื ื•ื™ืœืš ืžื ื•ื— ืื—ืจื™ ืืฉืชื•ืด.

Rav Nahman dit : Manoah รฉtait un am haarets (ignorant), car il est dit : ยซ Manoah se leva et marcha derriรจre sa femme ยป (Choftim 13,11).

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืขื ื”ืืจืฅ ื”ื™ื” ื“ืœื ื’ืžืจ ื“ืจืš ืืจืฅ ื“ืžืชื ื™' ื“ืงืชื ื™ ืœืขื™ืœ ืœื ื™ื”ืœืš ืื“ื ืืคื™ืœื• ืื—ืจื™ ืืฉืชื•:
Il รฉtait am haarets : car il n'avait pas appris le derekh erets de la baraita enseignรฉe plus haut : un homme ne doit pas marcher mรชme derriรจre sa femme.
6
ืžืชืงื™ืฃ ืœื” ืจื‘ ื ื—ืžืŸ ื‘ืจ ื™ืฆื—ืง: ืืœื ืžืขืชื”, ื’ื‘ื™ ืืœืงื ื” ื“ื›ืชื™ื‘: ืดื•ื™ืœืš ืืœืงื ื” ืื—ืจื™ ืืฉืชื•ืด, ื”ื›ื™ ื ืžื™? ื•ื’ื‘ื™ ืืœื™ืฉืข ื“ื›ืชื™ื‘: ืดื•ื™ืงื ื•ื™ืœืš ืื—ืจื™ื”ืด, ื”ื›ื™ ื ืžื™?

Rav Nahman bar Yitshak objecte : s'il en est ainsi, au sujet d'Elkana, dont il est รฉcrit : ยซ Elkana marcha derriรจre sa femme ยป, en sera-t-il de mรชme ? Et au sujet d'Elicha, dont il est รฉcrit : ยซ Il se leva et marcha derriรจre elle ยป (Melakhim II 4,30), en sera-t-il de mรชme ?

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืืœืงื ื” ื ื‘ื™ื ื”ื™ื” ื›ื“ืชื ื™ื ื‘ืกื“ืจ ืขื•ืœื ื•ื™ื‘ื ืื™ืฉ ื”ื-ืœื”ื™ื ืืœ ืขืœื™ ื–ื” ืืœืงื ื” ื™' ื ื‘ื™ืื™ื ื ืงืจืื• ืื™ืฉ ื”ื-ืœื”ื™ื ื•ื”ื•ื ื' ืžื”ื ื•ืœื™ื›ื ืœืžื™ืžืจ ืขื ื”ืืจืฅ ื”ื™ื”:
Elkana : il รฉtait prophรจte, comme on l'a enseignรฉ dans le Seder Olam : ยซ Un homme de D.ieu vint auprรจs d'Eli ยป (Chmouel I 2,27), c'est Elkana. Dix prophรจtes sont appelรฉs ยซ homme de D.ieu ยป, et il est l'un d'eux ; on ne peut donc pas dire qu'il รฉtait am haarets.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ืžืชืงื™ืฃ ืœื” ืจื‘ ื ื—ืžืŸ ื‘ืจ ื™ืฆื—ืง ืžื›ืืŸ ืžืฉืžืข ื“ืจื‘ ื ื—ืžืŸ ื‘ืจ ื™ืฆื—ืง ืœืื• ื”ื™ื™ื ื• ืจื‘ ื ื—ืžืŸ ืกืชืžื:
Rav Nahman bar Yitshak objecte : on en dรฉduit que Rav Nahman bar Yitshak n'est pas le Rav Nahman citรฉ sans prรฉcision.
๐Ÿ’ก Explication

L'objection procรจde par reductio : si aharei dรฉsigne une marche physique, il faudrait qualifier d'ignorants Elkana (un prophรจte selon Rachi) et le prophรจte Elicha. Tossefot relรจve que Rav Nahman bar Yitshak conteste ici Rav Nahman : ce sont donc deux Amoraim distincts.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Vayelekh Manoah aharei ichto : lecture littรฉrale ou figurรฉe ?Rav Nahmanaharei = physiquement derriรจreManoah ignorait la rรจgle :ne pas marcher derriรจre une femme=> Manoah รฉtait am haaretsRav Achi : il n'avait mรชme pas lule verset sur Rivka (Berechit 24,61)Rav Nahman bar YitshakObjection : Elkana (un prophรจte)et Elicha suivent aussi une femme=> aharei = selon ses paroleset son conseilManoah aussi suivit le conseilde sa femmeNafka minale verset sur Manoah prouve-t-il son ignorance de la halakha ?
Manoah : la discussion entre Rav Nahman et Rav Nahman bar Yitshak.
7
ืืœื: ืื—ืจื™ ื“ื‘ืจื™ื” ื•ืขืฆืชื”, ื”ื›ื ื ืžื™ โ€” ืื—ืจื™ ื“ื‘ืจื™ื” ื•ืขืฆืชื”.

Mais [il faut expliquer] : derriรจre ses paroles et son conseil ; ici aussi, derriรจre ses paroles et son conseil.

๐Ÿ’ก Explication

Conclusion de Rav Nahman bar Yitshak : dans les trois versets, aharei signifie suivre l'avis de la femme. Le verset sur Manoah ne prouve donc rien sur sa connaissance de la halakha.

8
ืืžืจ ืจื‘ ืืฉื™: ื•ืœืžืื™ ื“ืืžืจ ืจื‘ ื ื—ืžืŸ ืžื ื•ื— ืขื ื”ืืจืฅ ื”ื™ื”, ืืคื™ืœื• ื‘ื™ ืจื‘ ื ืžื™ ืœื ืงืจื. ื“ื›ืชื™ื‘: ืดื•ืชืงื ืจื‘ืงื” ื•ื ืขืจื•ืชื™ื” ื•ืชืจื›ื‘ื ื” ืขืœ ื”ื’ืžืœื™ื ื•ืชืœื›ื ื” ืื—ืจื™ ื”ืื™ืฉืด, ื•ืœื ืœืคื ื™ ื”ืื™ืฉ.

Rav Achi dit : et selon ce que dit Rav Nahman, que Manoah รฉtait am haarets, il n'avait mรชme pas รฉtudiรฉ ร  l'รฉcole (bei rav), car il est รฉcrit : ยซ Rivka se leva avec ses servantes, elles montรจrent sur les chameaux et marchรจrent derriรจre l'homme ยป (Berechit 24,61), et non devant l'homme.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ื•ืœืžืื™ ื“ืงืืžืจ ืจื‘ ื ื—ืžืŸ ื“ื”ืื™ ืื—ืจื™ ืื—ืจื™ ืžืžืฉ ืงืืžืจ:
Et selon ce que dit Rav Nahman : que ce ยซ aharei ยป signifie rรฉellement derriรจre.
ื‘ื™ ืจื‘ ืžืงืจื [ืฉืงื•ืจื™ืŸ] ืชื™ื ื•ืงื•ืช ืฉืœ ื‘ื™ืช ืจื‘ืŸ:
Bei rav : le texte biblique que lisent les enfants de l'รฉcole.
๐Ÿ’ก Explication

Rav Achi dรฉveloppe la position de Rav Nahman : la rรจgle de marcher devant la femme figure dans un verset de la Torah que tout enfant lit ร  l'รฉcole. Si Manoah l'ignorait, son ignorance รฉtait totale.

9
ืืžืจ ืจื‘ื™ ื™ื•ื—ื ืŸ: ืื—ืจื™ ืืจื™ ื•ืœื ืื—ืจื™ ืืฉื”. ืื—ืจื™ ืืฉื” ื•ืœื ืื—ืจื™ ืขื‘ื•ื“ื” ื–ืจื”. ืื—ื•ืจื™ ืขื‘ื•ื“ื” ื–ืจื” ื•ืœื ืื—ื•ืจื™ ื‘ื™ืช ื”ื›ื ืกืช ื‘ืฉืขื” ืฉืžืชืคืœืœื™ืŸ.

Rabbi Yo'hanan dit : [mieux vaut marcher] derriรจre un lion que derriรจre une femme ; derriรจre une femme que derriรจre une avoda zara ; derriรจre une avoda zara que derriรจre une synagogue au moment oรน l'on prie.

๐Ÿ“œ Rachi (3)
ื•ืœื ืื—ืจื™ ืืฉื” ืืฉืช ืื™ืฉ:
Et non derriรจre une femme : une femme mariรฉe.
ื•ืœื ืื—ืจื™ ืขื‘ื•ื“ืช ื’ืœื•ืœื™ื ืฉืžื ื™ืžืฉืš ืื—ืจื™ื” ื•ื›ืชื™ื‘ ื”ืจื—ืง ืžืขืœื™ื” ื“ืจื›ืš ื•ืืžืจื™' (ืข"ื– ื“ืฃ ื™ื–.) ื–ื• ื”ืืคื™ืงื•ืจืกื•ืช:
Et non derriรจre une avoda zara : de peur qu'il soit entraรฎnรฉ ร  sa suite ; et il est รฉcrit : ยซ ร‰loigne ton chemin d'elle ยป (Michle 5,8), et nous disons (Avoda Zara 17a) : il s'agit de l'apikorsout (hรฉrรฉsie).
ื•ืœื ืื—ื•ืจื™ ื‘ื™ืช ื”ื›ื ืกืช ื‘ืฉืขื” ืฉื”ืฆื™ื‘ื•ืจ ืžืชืคืœืœื™ืŸ ืฉื ืจืื” ื›ื›ื•ืคืจ ืฉืขื•ืžื“ ืžืื—ืจื™ื” ื•ืื™ื ื• ื ื›ื ืก:
Et non derriรจre une synagogue au moment oรน l'assemblรฉe prie : car il a l'air d'un renรฉgat qui se tient derriรจre elle et n'entre pas.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ื•ืœื ืื—ื•ืจื™ ื‘ื™ืช ื”ื›ื ืกืช ื‘ืฉืขื” ืฉื”ืฆื‘ื•ืจ ืžืชืคืœืœื™ืŸ ื‘ืชื•ืกืคืชื ื“ืžื’ื™ืœื” [ืคืจืง ื’] ืชื ื™ื ืื™ืŸ ืคื•ืชื—ื™ืŸ ื‘ืชื™ ื›ื ืกื™ื•ืช ืืœื ืœืžื–ืจื— ืฉื›ืŸ ืžืฆื™ื ื• ื‘ืžืฉื›ืŸ ืฉื ื' [ื‘ืžื“ื‘ืจ ื’] ื•ื”ื—ื•ื ื™ื ืœืคื ื™ ื”ืžืฉื›ืŸ ืงื“ืžื” ื•ื’ื•' ืžื–ืจื—ื” ื•ื’ื•' ื•ื ืจืื” ื“ืงืกื‘ืจ ื”ืื™ ืชื ื ื“ืฉื›ื™ื ื” ื‘ืžืขืจื‘ ื•ื”ื™ื• ืžืฉืชื—ื•ื™ื ืœืžืขืจื‘ ืื• ื”ื™ืชื” ื"ื™ ื•ื‘ื”ืž"ืง ื‘ืžืขืจื‘ื ื“ื›ืชื™ื‘ [ื“ื”"ื‘ ื•] (ื•ื™ืชืคืœืœื•) [ื•ื”ืชืคืœืœื•] ื“ืจืš ืืจืฆื ื•ื›ืชื™ื‘ [ื“ื ื™ืืœ ื•] ื•ื›ื•ื™ืŸ ืคืชื™ื—ืŸ ืœื™ื” ื‘ืขื™ืœื™ืชื™ื” ื ื’ื“ ื™ืจื•ืฉืœื ื•ื”ืฉืชื ืœื›ืื•ืจื” ื ืจืื” ื“ืื—ื•ืจื™ ื‘ื™ืช ื”ื›ื ืกืช ื”ื™ื™ื ื• ืœืฆื“ ื”ืืจื•ืŸ ื•ืžื™ื”ื• ืื™ืŸ ื ืจืื” (ื“ื‘ืกื•ืฃ ืคืจืง) ืงืžื ื“ื‘ืจื›ื•ืช (ื“ืฃ ื•:) ืืžืจื™ื ืŸ ื”ื”ื•ื ื’ื‘ืจื ื“ื”ื•ื” ืžืฆืœื™ ืื—ื•ืจื™ ื‘ื™ ื›ื ื™ืฉืชื ื"ืœ ืืœื™ื”ื• ื›ื“ื• ื‘ืจ ืงื™ื™ืžืช ืงืžื™ ืžืจืš ืคื™ืจื•ืฉ ื›ืฉืชื™ ืจืฉื•ื™ื•ืช ื•ืงืืžืจ ืœื ืฉื ื• ืืœื ื“ืœื ืงื ืžื”ื“ืจ ืืคื™ื” ืœื‘ื™ ื›ื ื™ืฉืชื ืื‘ืœ ืžื”ื“ืจ ืืคื™ื” ืœื‘ื™ ื›ื ื™ืฉืชื ืœื™ืช ืœืŸ ื‘ื” ื•ืื ื”ื™ื” ืขื•ืžื“ ืœืฆื“ ื”ืืจื•ืŸ ื›"ืฉ ื“ืื™ ืžื”ื“ืจ ืืคื™' ืœื‘ื™ ื›ื ื™ืฉืชื ื“ืžื—ื–ื™ ื›ืฉื ื™ ืจืฉื•ื™ื•' ืฉื”ืฆื‘ื•ืจ ืžืฉืชื—ื•ื™' ืœืžื–ืจื— ื•ื”ื•ื ืžืฉืชื—ื•ื” ืœืžืขืจื‘ ื•ืขื•ื“ ื“ืืžืจ ื”ืชื ื‘ืคืจ' ื”ืจื•ืื” (ื‘ืจื›ื•ืช ื“ืฃ ืกื.) ืืกื•ืจ ืœื• ืœืื“ื ืœืขื‘ื•ืจ ืื—ื•ืจื™ ื‘ื™ืช ื”ื›ื ืกืช ื‘ืฉืขื” ืฉื”ืฆื‘ื•ืจ ืžืชืคืœืœื™ืŸ ื•ืœื ืืžืจืŸ ืืœื ื“ืœื™ื›ื ืคื™ืชื—ื ืื—ืจื™ื ื ืื‘ืœ ืื™ื›ื ืคื™ืชื—ื ืื—ืจื™ื ื ืœื™ืช ืœืŸ ื‘ื” ื"ื› ืžืฉืžืข ืœืคื™ ืฉืขื•ื‘ืจ ืœืคื ื™ ื”ืคืชื— ื•ืื™ื ื• ื ื›ื ืก ื•ื ืจืื” ื“ืื—ื•ืจื™ ื‘ื™ืช ื”ื›ื ืกืช ื”ื™ื™ื ื• ืœืฆื“ ืคืชื— ื‘ื™ื”ื›"ื  ื•ืงื•ืจื ืื—ื•ืจื™ ืœืคื™ ืฉื”ื•ื ืื—ื•ืจื™ ื”ืขื:
Et non derriรจre une synagogue au moment oรน l'assemblรฉe prie : dans la Tossefta de Meguila [chapitre 3] on a enseignรฉ : on n'ouvre les synagogues que vers l'est, car nous trouvons au sujet du Michkan qu'il est dit (Bamidbar 3,38) : ยซ Ceux qui campaient devant le Michkan, ร  l'est, etc. ยป Il semble que ce Tanna pense que la Chekhina est ร  l'ouest et qu'on se prosternait vers l'ouest ; ou bien que la terre d'Israรซl et le Temple รฉtaient ร  leur ouest, car il est รฉcrit (Divrei Hayamim II 6,38) : ยซ Ils prieront en direction de leur terre ยป, et il est รฉcrit (Daniel 6,11) : ยซ Il avait des fenรชtres ouvertes dans sa chambre haute, face ร  Jรฉrusalem. ยป ร€ premiรจre vue, il semble donc que ยซ derriรจre la synagogue ยป dรฉsigne le cรดtรฉ de l'arche. Toutefois cela ne paraรฎt pas juste, car ร  la fin du premier chapitre de Berakhot (6b) nous disons : un homme priait derriรจre la synagogue ; Eliyahou lui dit : ยซ Tu te tiens ainsi devant ton Maรฎtre ? ยป - c'est-ร -dire comme [s'il y avait] deux autoritรฉs (chtei rechouyot) - et la Guemara dit : on ne l'a dit que lorsqu'il ne tourne pas son visage vers la synagogue, mais s'il tourne son visage vers la synagogue, il n'y a pas de problรจme. Or s'il se tenait du cรดtรฉ de l'arche, ร  plus forte raison, s'il tournait son visage vers la synagogue, cela ressemblerait ร  deux autoritรฉs, puisque l'assemblรฉe se prosterne vers l'est et lui vers l'ouest. De plus, il est dit lร -bas au chapitre Haroe (Berakhot 61a) : il est interdit de passer derriรจre la synagogue au moment oรน l'assemblรฉe prie ; et nous ne l'avons dit que lorsqu'il n'y a pas d'autre porte, mais s'il y a une autre porte, il n'y a pas de problรจme. Il en ressort que [l'interdit vient de ce] qu'il passe devant l'entrรฉe et n'entre pas. Il semble donc que ยซ derriรจre la synagogue ยป dรฉsigne le cรดtรฉ de l'entrรฉe de la synagogue, et on l'appelle ยซ derriรจre ยป parce qu'il est derriรจre le peuple.
๐Ÿ’ก Explication

Rabbi Yo'hanan รฉtablit une รฉchelle de gravitรฉ. Le lion menace seulement le corps ; la femme mariรฉe expose ร  la faute ; l'avoda zara (idolรขtrie) risque d'entraรฎner l'homme ; passer prรจs d'une synagogue sans entrer pendant la priรจre donne l'apparence de renier Hachem.

Tossefot cherche oรน se trouve ce derriรจre. Il rejette l'identification avec le cรดtรฉ de l'arche ร  partir de deux sources de Berakhot (6b et 61a) et conclut qu'il s'agit du cรดtรฉ de l'entrรฉe : celui qui passe devant l'entrรฉe sans entrer se trouve derriรจre l'assemblรฉe tournรฉe vers l'arche.

10
ื•ืืžืจ ืจื‘ื™ ื™ืจืžื™ื” ื‘ืŸ ืืœืขื–ืจ: ื›ืœ ืื•ืชืŸ ื”ืฉื ื™ื ืฉื”ื™ื” ืื“ื ื”ืจืืฉื•ืŸ ื‘ื ื™ื“ื•ื™, ื”ื•ืœื™ื“ ืจื•ื—ื™ืŸ ื•ืฉื™ื“ื™ืŸ ื•ืœื™ืœื™ืŸ, ืฉื ืืžืจ: ืดื•ื™ื—ื™ ืื“ื ืฉืœืฉื™ื ื•ืžืืช ืฉื ื” ื•ื™ื•ืœื“ ื‘ื“ืžื•ืชื• ื›ืฆืœืžื•ืด, ืžื›ืœืœ ื“ืขื“ ื”ืื™ื“ื ื ืœืื• ื›ืฆืœืžื• ืื•ืœื™ื“.

Et Rabbi Yirmeya ben Elazar dit : toutes ces annรฉes oรน Adam, le premier homme, รฉtait en nidouy (mise ร  l'รฉcart), il engendra des rouhin (esprits), des chedin (dรฉmons) et des lilin (dรฉmons femelles), car il est dit : ยซ Adam vรฉcut cent trente ans et il engendra ร  sa ressemblance, selon son image ยป (Berechit 5,3) ; on en dรฉduit que jusque-lร  il n'avait pas engendrรฉ selon son image.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื‘ื ื“ื•ื™ ืฉื™ืฉื‘ ืžืื” ื•ืฉืœืฉื™ื ืฉื ื” ื ื–ื•ืฃ ืžืคื ื™ ืฉื’ืขืจ ื‘ื• ื”ืงื‘"ื” ื“ื›ืชื™ื‘ ื”ืžืŸ ื”ืขืฅ ื•ื’ื•' ื•ืงืœืœื•:
En nidouy : il resta cent trente ans rรฉprouvรฉ, parce que le Saint, bรฉni soit-Il, l'avait rรฉprimandรฉ, comme il est รฉcrit : ยซ As-tu mangรฉ de l'arbre... ยป (Berechit 3,11), et Il l'avait maudit.
๐Ÿ’ก Explication

La prรฉcision ยซ selon son image ยป ร  l'รขge de 130 ans, ร  la naissance de Chet, implique que les รชtres engendrรฉs auparavant ne l'รฉtaient pas. Rabbi Yirmeya ben Elazar en dรฉduit la naissance d'รชtres nuisibles (mazikin) pendant la pรฉriode de nidouy qui suivit la faute.

11
ืžื™ืชื™ื‘ื™, ื”ื™ื” ืจื‘ื™ ืžืื™ืจ ืื•ืžืจ: ืื“ื ื”ืจืืฉื•ืŸ ื—ืกื™ื“ ื’ื“ื•ืœ ื”ื™ื”, ื›ื™ื•ืŸ ืฉืจืื” ืฉื ืงื ืกื” ืžื™ืชื” ืขืœ ื™ื“ื•, ื™ืฉื‘ ื‘ืชืขื ื™ืช ืžืื” ืฉืœืฉื™ื ืฉื ื”, ื•ืคื™ืจืฉ ืžืŸ ื”ืืฉื” ืžืื” ืฉืœืฉื™ื ืฉื ื”, ื•ื”ืขืœื” ื–ืจื–ื™ ืชืื ื™ื ืขืœ ื‘ืฉืจื• ืžืื” ืฉืœืฉื™ื ืฉื ื”.

On objecte : Rabbi Meir disait : Adam, le premier homme, รฉtait un grand hassid (homme pieux). Quand il vit que la mort avait รฉtรฉ dรฉcrรฉtรฉe ร  cause de lui, il resta en jeรปne cent trente ans, il se sรฉpara de sa femme cent trente ans, et il porta des ceintures de figuier sur sa chair cent trente ans.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื–ืจื–ื™ ืชืื ื” ื—ื’ื•ืจื•ืช ื•ืžืชืจื’ืžื™ื ืŸ ื–ืจื–ื™ืŸ (ื‘ืจืืฉื™ืช ื’):
Zarzรฉi teena : des ceintures ; et nous traduisons [en aramรฉen] zarzin (Berechit 3,7).
๐Ÿช” Ben Yehoyada (2)
ื™ืฉื‘ ื‘ืชืขื ื™ืช ืžืื” ื•ืฉืœืฉื™ื ืฉื ื”. ื ืจืื” ืœื™ ื‘ืก"ื“ ื”ื˜ืขื ืฉื”ืชืขื ื” ืง"ืœ ืฉื ื” ื™ื•ื ืื—ืจ ื™ื•ื ืจืฆื•ืคื™ื ืœืชืงืŸ ืขื•ืŸ ืขืฅ ื”ื“ืขืช ืืฉืจ ื”ืชื—ื™ืœ ืžืŸ ื”ืขื™ืŸ ื“ื›ืชื™ื‘ (ื‘ืจืืฉื™ืช ื’, ื•) ื•ืชืจื ื”ืืฉื” ื›ื™ ื˜ื•ื‘ ื”ืขืฅ ืœืžืื›ืœ ื•ื›ื™ ืชืื•ื” ื”ื•ื ืœืขื™ื ื™ื ื•ืชืงื— ืžืคืจื™ื• ื•ืœื›ืŸ ื”ืชืขื ื” ืง"ืœ ืฉื ื™ื ื›ืžื ื™ืŸ 'ืขื™ืŸ' [130] ื•ื›ื™ื•ืŸ ืฉื ืชืงื ื” ื”ืขื™ืŸ ื ืชืงื ื• ื›ืœ ื”ืื‘ืจื™ื ื›ื™ ื”ืขื™ืŸ ืกืจืกื•ืจื ื“ืขื‘ื™ืจื” ื”ื™ื. ื•ื ืžืฆื ืฉืงื‘ืœ ืขืœื™ื• ืฉืœืฉื” ืžื™ื ื™ ืฆืขืจ ื”ื' ื”ืชืขื ื™ืช ื•ื”ื‘' ืคืจื™ืฉื•ืชื• ืžืืฉืชื• ื”ื™ืคื” ื•ื”ื’' ืฆืขืจ ื’ื•ืคื• ื‘ืœื‘ื•ืฉื• ื—ื’ื•ืจืช ื”ืชืื ื” ืขืœ ื‘ืฉืจื•. ื•ื ืจืื” ืœื™ ื‘ืก"ื“ ื›ื™ื•ืŸ ื‘ื–ื” ืœืชืงืŸ ืคื’ื ื”ื ืขืฉื” ืžืŸ ืžื—ืฉื‘ื” ื•ื“ื‘ื•ืจ ื•ืžืขืฉื” ืื™ ื ืžื™ ืœืชืงืŸ ื ืจ"ืŸ [ื ืคืฉ, ืจื•ื—, ื ืฉืžื”] ืฉืœื• ื•ืœื›ืŸ ืจื‘ื™ ืžืื™ืจ ื—ื™ืœืงื ืœืฉืœืฉื” ื—ืœื•ืงื•ืช ื“ื ืงื™ื˜ 'ืžืื” ื•ืฉืœื•ืฉื™ื ืฉื ื”' ื‘ื›ืœ ื—ื“ื ื•ื—ื“ื ืžื ื™ื™ื”ื• ื•ืœื ื›ืœืœ ืฉืœืฉืชื ื‘ื™ื—ื“. ื•ืขื•ื“ ื ืจืื” ืœื™ ื‘ืก"ื“ ื›ื™ ืจืฆื” ืœืชืงืŸ ื‘ืืœื• ื”ืฉืœืฉื” ืžื™ื ื™ ืฆืขืจ ืคื’ื ืฉืคื’ื ื‘ืืœ"ืฃ ื“ ื ื“ื ื•ื‘ืืœ"ืฃ ื“ ื ืžืช ืฉืขืœ ื™ื“ื™ ื›ืš ื”ื‘ื™ื ื“ื ื•ืžื™ืชื” ืœืขื•ืœื ื‘ื”ืคืจื“ืช ืื•ืช ืืœ"ืฃ ื•ืœื›ืŸ ืกื‘ืœ ืฉืœืฉื” ืžื™ื ื™ ืฆืขืจ ืฉื”ื ืื›ื™ืœื” ื•ืœื‘ื•ืฉ ืฉืœ ื—ื’ื•ืจืช ืชืื ื” ื•ืคืจื™ืฉื•ืช ืžืืฉืชื• ื•ื”ื ืจืืฉื™ ืชื™ื‘ื•ืช ืืœ " ืฃ ืฉื”ื•ื ื ื›ื™ืœื” ืœ ื‘ื•ืฉ ืค ืจื™ืฉื•ืช.
Il resta en jeรปne cent trente ans. Il me semble, avec l'aide du Ciel, que la raison pour laquelle il jeรปna cent trente ans, jour aprรจs jour sans interruption, รฉtait de rรฉparer la faute de l'arbre de la connaissance, qui commenรงa par l'ล“il, comme il est รฉcrit (Berechit 3,6) : ยซ La femme vit que l'arbre รฉtait bon ร  manger, qu'il รฉtait un dรฉlice pour les yeux, et elle prit de son fruit. ยป C'est pourquoi il jeรปna cent trente ans, selon la valeur numรฉrique de ayin (ล“il) [130] ; et une fois l'ล“il rรฉparรฉ, tous les membres furent rรฉparรฉs, car l'ล“il est l'entremetteur (sarsoura) de la faute. Il prit donc sur lui trois sortes de souffrance : la premiรจre, le jeรปne ; la deuxiรจme, la sรฉparation d'avec sa belle รฉpouse ; la troisiรจme, la souffrance de son corps par son vรชtement, la ceinture de figuier sur sa chair. Il me semble, avec l'aide du Ciel, qu'il visait par lร  ร  rรฉparer l'atteinte (pegam) faite par la pensรฉe, la parole et l'acte ; ou bien ร  rรฉparer son NaRaN [nefech, roua'h, nechama]. C'est pourquoi Rabbi Meir les a divisรฉs en trois parties, en mentionnant ยซ cent trente ans ยป pour chacune d'elles, sans rรฉunir les trois ensemble. Il me semble encore, avec l'aide du Ciel, qu'il voulait rรฉparer par ces trois sortes de souffrance l'atteinte qu'il porta ร  l'alef de Adam et ร  l'alef de รฉmet : par lร  il amena au monde le dam (sang) et la mita (mort, met), en sรฉparant la lettre alef. C'est pourquoi il endura trois sortes de souffrance, qui sont la nourriture, le vรชtement de ceinture de figuier et la sรฉparation d'avec sa femme ; leurs initiales forment alef : akhila (nourriture), levouch (vรชtement), perichout (sรฉparation).
ื•ื”ืขืœื” ื–ืจื–ื™ ืชืื ื™ื ืขืœ ื‘ืฉืจื• ืžืื” ื•ืฉืœืฉื™ื ืฉื ื”. ืคื™ืจื•ืฉ ืขืฉื” ื—ื’ื•ืจื” ืžืขื ืฃ ื”ืชืื ื” ื•ื—ื’ืจ ืื•ืชื” ืขืœ ื‘ืฉืจื• ืžืžืฉ ื›ื“ื™ ืœื”ืฆื˜ืขืจ. ื•ื ืจืื” ืœื™ ื‘ืก"ื“ ืฉื›ื™ื•ืŸ ื‘ื–ื” ืœืชืงืŸ ืคื’ื ืื›ื™ืœืช ืขืฅ ื”ื“ืขืช ื“ืชืื ื” ื”ื™ื” ื•ืขืฉื” ื–ื” ื”ืฆืขืจ ื‘ื—ื’ื•ืจื” ื›ื™ ืืช ื”ื—ื’ื•ืจื” ืœื•ื‘ืฉื™ื ื›ื“ื™ ืฉืœื ื™ื”ื™ื” ืœื‘ ื”ืื“ื ืจื•ืื” ืืช ืขืจื•ืชื• ื•ืงื•ื“ื ืื›ื™ืœืช ืขืฅ ื”ื“ืขืช ืœื ื”ื™ื” ืื•ืชื• ืื‘ืจ ื ืงืจื ืขืจื•ื” ื›ื™ ืœื ื”ื™ื” ืืฆืœ ืื“ื ื•ื—ื•ื” ื”ืคืจืฉ ื‘ื™ืŸ ืื•ืชื• ืื‘ืจ ืœืฉืืจ ืื™ื‘ืจื™ื ื•ืจืง ืื—ืจ ืื›ื™ืœืช ืขืฅ ื”ื“ืขืช ืฉื”ื™ื” ืชืื ื” ื”ืจื’ื™ืฉื• ื‘ืขืจื•ื” ื•ืขืœ ื™ื“ื™ ื›ืš ื”ื•ืฆืจืš ื”ืื“ื ืœืœื‘ื•ืฉ ื—ื’ื•ืจื” ืœื”ืคืกื™ืง ื‘ื™ืŸ ืœื‘ื• ืœืขืจื•ื” ืžื” ืฉืื™ืŸ ื›ืŸ ืงื•ื“ื ืœื ื”ื™ื• ืฆืจื™ื›ื™ืŸ ืœื—ื’ื•ืจื” ืœื›ืš ืขืฉื” ืชื™ืงื•ืŸ ืœืขืฆืžื• ื‘ืฆืขืจ ื–ื” ืœืขืฉื•ืช ื”ื—ื’ื•ืจื” ืžืŸ ื”ืชืื ื” ืœื–ื›ื•ืจ ืฉื”ืชืื ื” ืกื™ื‘ื‘ื” ื”ื—ื’ื•ืจื”.
Il porta des ceintures de figuier sur sa chair cent trente ans. C'est-ร -dire : il fit une ceinture d'une branche de figuier et la ceignit sur sa chair mรชme, pour souffrir. Il me semble, avec l'aide du Ciel, qu'il visait par lร  ร  rรฉparer l'atteinte de la consommation de l'arbre de la connaissance, qui รฉtait un figuier. Il fit cette souffrance au moyen d'une ceinture, car on porte la ceinture pour que le cล“ur de l'homme ne voie pas sa nuditรฉ (erva). Avant la consommation de l'arbre de la connaissance, ce membre n'รฉtait pas appelรฉ erva, car chez Adam et Hava il n'y avait aucune diffรฉrence entre ce membre et les autres membres. C'est seulement aprรจs avoir mangรฉ de l'arbre de la connaissance, qui รฉtait un figuier, qu'ils ressentirent la erva, et de ce fait l'homme dut porter une ceinture pour sรฉparer son cล“ur de la erva ; auparavant ils n'avaient pas besoin de ceinture. C'est pourquoi il se fit une rรฉparation (tikoun) par cette souffrance : faire la ceinture en figuier, pour se rappeler que le figuier a causรฉ la ceinture.
๐Ÿ’ก Explication

La baraita de Rabbi Meir contredit l'enseignement prรฉcรฉdent : pendant ces mรชmes 130 ans, Adam s'รฉtait sรฉparรฉ de sa femme. Comment aurait-il engendrรฉ ? La rรฉponse vient au segment suivant.

Le Ben Yehoyada lit les trois privations comme un tikoun : 130 = ayin (ล“il), organe par oรน la faute commenรงa ; et les trois privations (akhila, levouch, perichout) forment le mot alef, lettre dont la perte fait passer de adam ร  dam et de รฉmet ร  met.

12
ื›ื™ ืงืืžืจื™ื ืŸ ื”ื”ื•ื, ื‘ืฉื›ื‘ืช ื–ืจืข ื“ื—ื–ื ืœืื•ื ืกื™ื”.

Quand nous avons dit cela, [il s'agissait] de la semence qu'il รฉmit involontairement.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืฉื›ื‘ืช ื–ืจืข ื“ื—ื–ื™ื ืœืื•ื ืกื™ื” ื ืขืฉื” ืฉื™ื“ื™ืŸ ื•ืจื•ื—ื™ืŸ ื•ืœื™ืœื™ืŸ ืžื™ื ื™ ืžื–ื™ืงื™ืŸ:
La semence qu'il รฉmit involontairement : elle devint des chedin, des rouhin et des lilin, sortes d'รชtres nuisibles.
๐Ÿ’ก Explication

Les deux sources se concilient : Adam s'abstint de sa femme, mais une รฉmission involontaire (ones) donna naissance aux mazikin.

13
ื•ืืžืจ ืจื‘ื™ ื™ืจืžื™ื” ื‘ืŸ ืืœืขื–ืจ: ืžืงืฆืช ืฉื‘ื—ื• ืฉืœ ืื“ื ืื•ืžืจื™ื ื‘ืคื ื™ื•, ื•ื›ื•ืœื• ืฉืœื ื‘ืคื ื™ื•. ืžืงืฆืช ืฉื‘ื—ื• ื‘ืคื ื™ื•, ื“ื›ืชื™ื‘: ืดื›ื™ ืื•ืชืš ืจืื™ืชื™ ืฆื“ื™ืง ืœืคื ื™ ื‘ื“ื•ืจ ื”ื–ื”ืด,

Et Rabbi Yirmeya ben Elazar dit : on dit une partie de l'รฉloge d'un homme en sa prรฉsence, et tout son รฉloge hors de sa prรฉsence. Une partie de son รฉloge en sa prรฉsence, car il est รฉcrit : ยซ Car c'est toi que J'ai vu juste devant Moi dans cette gรฉnรฉration ยป (Berechit 7,1) ;

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ืื•ืžืจื™ื ืžืงืฆืช ืฉื‘ื—ื• ื›ื•' ื›ืœื•ืžืจ ื“ืจืš ืืจืฅ ื”ื•ื ืฉืืข"ืค ืฉืื“ื ืžืฉื‘ื— ืืช ื—ื‘ืจื• ืฉืœื ื‘ืคื ื™ื• ื”ืจื‘ื” ืื™ืŸ ืžืจื‘ื” ื‘ืฉื‘ื—ื• ืœืคื ื™ื• ืžืคื ื™ ืฉื ืจืื” ื›ืžื—ื ื™ืฃ:
On dit une partie de son รฉloge, etc. : c'est-ร -dire qu'il est de bon usage (derekh erets), bien qu'on loue beaucoup son prochain en son absence, de ne pas multiplier son รฉloge devant lui, car cela a l'air de flatterie.
ื‘ืคื ื™ื• ื›ืชื™ื‘ ืฆื“ื™ืง:
En sa prรฉsence : il est รฉcrit tsaddik (juste).
๐Ÿช” Ben Yehoyada (1)
ืื•ืžืจื™ื ืžืงืฆืช ืฉื‘ื—ื• ืฉืœ ืื“ื ื‘ืคื ื™ื•, ื•ื›ืœื• ืฉืœื ื‘ืคื ื™ื•. ื”ื ื” ื ื•ื“ืข ื›ื™ ืจืง ืขืœ ืคื™ ื”ื›ืœืœ ื”ื–ื” ืื ื—ื ื• ืจืฉืื™ืŸ ืœืฉื‘ื— ื•ืœื”ืœืœ ืฉืžื• ื™ืชื‘ืจืš ื“ื”ืฉืชื ืœื™ื›ื ื‘ื–ื” ื—ืฉืฉ ื“'ืกื™ื™ืžืชื™ื ื”ื• ืœืฉื‘ื—ื™ื” ื“ืžืจืš' (ืžื’ื™ืœื” ื›ื”.) ื›ื™ื•ืŸ ื“'ืžืœื ื›ืœ ื”ืืจืฅ ื›ื‘ื•ื“ื•' ื”ืจื™ ื”ื•ื ื‘ืคื ื™ื• ื•ื—ืฉื™ื‘ ืžืงืฆืช ื•ื›ืžื• ืฉืืžืจื• ื”ืžืคืจืฉื™ื ื–"ืœ. ื•ื‘ื–ื” ืžื•ื‘ืŸ ื”ื˜ืขื ืฉืืžืจ ื”ืงื‘ืดื” ืขืœ ื”ื’ืื” 'ืื™ืŸ ืื ื™ ื•ื”ื•ื ื™ื›ื•ืœื™ืŸ ืœื“ื•ืจ ื‘ืžืงื•ื ืื—ื“' (ืกื•ื˜ื” ื”.) ื›ื™ ื”ื’ืื” ืจื•ืฆื” ืฉื™ืืžืจื• ืœื• ื›ืœ ืฉื‘ื—ื™ื ืฉืœื• ื‘ืคื ื™ื• ื•ืื ื›ืŸ ื”ื’ืื” ืื ื™ืฉื‘ื— ื”ืจื™ ื–ื” ื ื•ื“ืข ื“ืžืฆื“ ื˜ื‘ืขื• ื•ืžื“ืชื• ื”ื•ื ืกื•ืชืจ ื”ื›ืœืœ ื”ื ื–ื›ืจ ื•ืื™ื›ื ื‘ื–ื” ืžืฉื•ื 'ืกื™ื™ืžืชื™ื ื”ื• ืœืฉื‘ื—ื™ื” ื“ืžืจืš'.
On dit une partie de l'รฉloge d'un homme en sa prรฉsence, et tout son รฉloge hors de sa prรฉsence. Il est connu que c'est seulement selon cette rรจgle que nous avons le droit de louer et de glorifier Son Nom, bรฉni soit-Il, sans craindre [le reproche] ยซ As-tu achevรฉ les louanges de ton Maรฎtre ? ยป (Meguila 25a) : puisque ยซ toute la terre est remplie de Sa gloire ยป, Il est en notre prรฉsence, et [ce que nous disons] compte comme une partie [de Sa louange], comme l'ont dit les commentateurs. Par lร  se comprend la raison pour laquelle le Saint, bรฉni soit-Il, a dit de l'orgueilleux : ยซ Moi et lui ne pouvons pas habiter en un mรชme lieu ยป (Sota 5a) : l'orgueilleux veut qu'on dise toutes ses louanges en sa prรฉsence. Dรจs lors, si l'orgueilleux loue [Hachem], on sait que, par sa nature et son trait de caractรจre, il contredit la rรจgle mentionnรฉe, et il y a lร  [le problรจme de] ยซ As-tu achevรฉ les louanges de ton Maรฎtre ? ยป.
๐Ÿ’ก Explication

Hachem parle ร  Noah en face et ne dit qu'un mot : tsaddik. Le verset suivant montrera l'รฉloge complet prononcรฉ en son absence. Rachi donne la raison : un รฉloge appuyรฉ devant l'intรฉressรฉ ressemble ร  de la flatterie (hanoufa).

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Hachem parle de NoahEn sa prรฉsence (Berechit 7,1)ki otekha raiti tsaddikun seul mot : tsaddik=> une partie de l'รฉlogeEn son absence (Berechit 6,9)Noah ich tsaddik tamimdeux mots : tsaddik + tamim=> l'รฉloge completRachi : louer beaucoup quelqu'un en face ressemble ร  de la flatterie.
Une partie de l'รฉloge en prรฉsence, l'รฉloge complet en l'absence.
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ื›ื•ืœื• ืฉืœื ื‘ืคื ื™ื•, ื“ื›ืชื™ื‘: ืดื ื— ืื™ืฉ ืฆื“ื™ืง ืชืžื™ื ื”ื™ื” ื‘ื“ื•ืจื•ืชื™ื•ืด.

tout son รฉloge hors de sa prรฉsence, car il est รฉcrit : ยซ Noah รฉtait un homme juste, intรจgre dans ses gรฉnรฉrations ยป (Berechit 6,9).

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืฉืœื ื‘ืคื ื™ื• ื›ืชื™ื‘ ืฆื“ื™ืง ืชืžื™ื:
Hors de sa prรฉsence : il est รฉcrit tsaddik tamim (juste, intรจgre).
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ื•ืืžืจ ืจื‘ื™ ื™ืจืžื™ื” ื‘ืŸ ืืœืขื–ืจ, ืžืื™ ื“ื›ืชื™ื‘: ืดื•ื”ื ื” ืขืœื” ื–ื™ืช ื˜ืจืฃ ื‘ืคื™ื”ืด โ€” ืืžืจื” ื™ื•ื ื” ืœืคื ื™ ื”ืงื“ื•ืฉ ื‘ืจื•ืš ื”ื•ื: ืจื‘ื•ื ื• ืฉืœ ืขื•ืœื, ื™ื”ื™ื• ืžื–ื•ื ื•ืชื™ ืžืจื•ืจื™ืŸ ื›ื–ื™ืช ื•ืžืกื•ืจื™ืŸ ื‘ื™ื“ืš, ื•ืืœ ื™ื”ื™ื• ืžืชื•ืงื™ืŸ ื›ื“ื‘ืฉ ื•ืชืœื•ื™ืŸ ื‘ื™ื“ ื‘ืฉืจ ื•ื“ื. ื›ืชื™ื‘ ื”ื›ื ืดื˜ืจืฃืด, ื•ื›ืชื™ื‘ ื”ืชื ืดื”ื˜ืจื™ืคื ื™ ืœื—ื ื—ื•ืงื™ืด.

Et Rabbi Yirmeya ben Elazar dit : que signifie ce qui est รฉcrit : ยซ Et voici une feuille d'olivier arrachรฉe (taraf) dans son bec ยป (Berechit 8,11) ? La colombe dit devant le Saint, bรฉni soit-Il : Maรฎtre du monde, que ma nourriture soit amรจre comme l'olive et confiรฉe ร  Ta main, plutรดt que douce comme le miel et dรฉpendante de la main d'un รชtre de chair et de sang.

Il est รฉcrit ici taraf, et il est รฉcrit lร -bas : ยซ Nourris-moi (hatrifรฉni) du pain qui m'est allouรฉ ยป (Michle 30,8).

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ื˜ืจืฃ ื‘ืคื™ื” ืžืืžืจ ืคื™ื” ื‘ื™ืงืฉื” ืฉื™ื”ื ื–ื™ืช ื˜ืจืฃ ืฉืœื” ื•ื”ื™ื™ื ื• ืžื–ื•ืŸ:
Taraf dans son bec : par la parole de sa bouche, elle demanda que l'olive soit sa nourriture (teref) ; et cela veut dire : nourriture.
ื‘ืฉืจ ื•ื“ื ื ื—:
Chair et sang : Noah.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ืžืจื•ืจื™ืŸ ื›ื–ื™ืช ื”ื™ื™ื ื• ืื™ืœืŸ ืฉืœ ื–ื™ืช ื•ื”ื•ื ืžืจ ื•ืื™ืœืŸ ื ืžื™ ืžืงืจื™ ื–ื™ืช ื“ื›ืชื™ื‘ [ืฉืžื•ืช ื˜ื•] ื•ื™ื•ืจื”ื• ื”' ืขืฅ ื•ื“ืจืฉื™ื ืŸ ื–ื” ื–ื™ืช ืฉืื™ืŸ ืœืš ืžืจ ื‘ืื™ืœื ื•ืช ื›ืžื• ื–ื™ืช:
Amรจre comme l'olive : il s'agit de l'arbre d'olivier, qui est amer ; et l'arbre aussi est appelรฉ zayit, comme il est รฉcrit (Chemot 15,25) : ยซ Hachem lui indiqua un bois ยป, et nous interprรฉtons : c'est l'olivier, car il n'y a pas parmi les arbres d'arbre aussi amer que l'olivier.
๐Ÿช” Ben Yehoyada (1)
ืจื‘ื•ื ื• ืฉืœ ืขื•ืœื, ื™ื”ื™ื• ืžื–ื•ื ื•ืชื™ ืžืจื•ืจื™ืŸ ื›ื–ื™ืช ื•ืžืกื•ืจื™ืŸ ื‘ื™ื“ืš, ื•ืืœ ื™ื”ื™ื• ืžืชื•ืงื™ืŸ ื›ื“ื‘ืฉ ื•ืชืœื•ื™ื™ืŸ ื‘ื™ื“ ื‘ืฉืจ ื•ื“ื. ืงืฉื” ื”ื•ื” ืœื™ื” ืœืžื™ืžืจ ื”ื›ื™ 'ื™ื”ื™ื• ืžืกื•ืจื™ืŸ ื‘ื™ื“ืš ื•ืžืจื•ืจื™ืŸ ื›ื–ื™ืช ื•ืืœ ื™ื”ื™ื• ืžืกื•ืจื™ืŸ ื‘ื™ื“ ื‘ืฉืจ ื•ื“ื ื•ืžืชื•ืงื™ืŸ ื›ื“ื‘ืฉ' ื›ื™ ืขื™ืงืจ ื”ื”ืงืคื“ื” ื”ื•ื ืฉืœื ื™ื”ื™ื• ืžืกื•ืจื™ืŸ ื‘ื™ื“ ื‘ืฉืจ ื•ื“ื ืืคื™ืœื• ืื ื™ื”ื™ื• ืžืชื•ืงื™ืŸ ืืœื ืจื•ืฆื” ืฉื™ื”ื™ื• ื‘ื™ื“ ื”ืงื‘ืดื” ื•ืืคื™ืœื• ืื ื™ื”ื™ื• ืžืจื•ืจื™ืŸ! ื•ื ืจืื” ืœื™ ื‘ืก"ื“ ื›ื™ ื”ื“ื‘ืจื™ื ืืœื• ืฉืœ ื”ื™ื•ื ื” ื”ื ื ืืžืจื™ื ืขืœ ื™ืฉืจืืœ ืฉื ืžืฉืœื• ืœื™ื•ื ื” ื•ื”ื ื” ื”ื ื›ืืœื• ื™ื•ืฆืื™ื ืžืคื™ื”ื ืฉืœ ื™ืฉืจืืœ ืœื›ืŸ ื ืงื™ื˜ ื”ื“ื‘ืจื™ื ื‘ืื•ืคืŸ ื–ื” ื“ื”ืงืคื™ื“ื” ื”ื™ื ื‘ืฉืชื™ ื—ืœื•ืงื•ืช ื”ื' ืฉืจื•ืฆื” ืฉื™ื”ื™ื• ืžืจื•ืจื™ืŸ ืฉืชื‘ื ืคืจื ืกืชื ืœื™ื“ื ื‘ืขืžืœ ื•ื˜ื•ืจื— ื›ื“ื™ ืœืชืงืŸ ื‘ื–ื” ื—ื˜ื ืื“ื ื”ืจืืฉื•ืŸ ืฉื ื’ื–ืจ ืขืœื™ื• ื‘ืขื‘ื•ืจื• ื‘ื–ืขืช ืืคื™ืš ืชืื›ืœ ืœื—ื (ื‘ืจืืฉื™ืช ื’, ื™ื˜) ื•ืžืคื•ืจืฉ ื‘ื“ื‘ืจื™ ืจื‘ื™ื ื• ื”ืืจ"ื™ ื–"ืœ ืฉื ืขืฉื” ื‘ื™ืจื•ืจ ื ื™ืฆื•ืฆื™ ืงื“ื•ืฉื” ื‘ื™ื’ื™ืขืช ื›ืคื™ื ื•ืœื–ื” ืืžืจ (ืชื”ืœื™ื ืงื›ื—, ื‘) 'ื™ื’ื™ืข ื›ืคื™ืš ื›ื™ ืชืื›ืœ ืืฉืจื™ืš ื•ื˜ื•ื‘ ืœืš' ื•ื“ืจืฉื• ืจื‘ื•ืชื™ื ื• ื–"ืœ (ื‘ืจื›ื•ืช ื—.) 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Maรฎtre du monde, que ma nourriture soit amรจre comme l'olive et confiรฉe ร  Ta main, plutรดt que douce comme le miel et dรฉpendante de la main d'un รชtre de chair et de sang. Difficultรฉ : elle aurait dรป dire ainsi : ยซ Qu'elle soit confiรฉe ร  Ta main et amรจre comme l'olive, et non confiรฉe ร  la main d'un รชtre de chair et de sang et douce comme le miel ยป, car l'essentiel de son souci est que [la nourriture] ne soit pas confiรฉe ร  un รชtre de chair et de sang, mรชme si elle รฉtait douce ; elle veut qu'elle soit dans la main du Saint, bรฉni soit-Il, mรชme si elle est amรจre ! Il me semble, avec l'aide du Ciel, que ces paroles de la colombe sont dites au sujet d'Israรซl, qui est comparรฉ ร  la colombe ; elles sont comme sorties de la bouche d'Israรซl. C'est pourquoi elle prรฉsente les choses de cette maniรจre, car son souci porte sur deux points. Le premier : elle veut qu'elle soit amรจre, que leur subsistance leur parvienne par l'effort et la peine, afin de rรฉparer par lร  la faute d'Adam, le premier homme, ร  cause de laquelle il fut dรฉcrรฉtรฉ : ยซ ร€ la sueur de ton front tu mangeras du pain ยป (Berechit 3,19). Il est expliquรฉ dans les paroles de notre maรฎtre le Ari que, par le labeur des mains, se fait le tri (birour) des รฉtincelles de sainte (nitsotsot kedoucha) ; c'est pourquoi il est dit (Tehilim 128,2) : ยซ Quand tu manges du labeur de tes mains, heureux es-tu et bien t'en sera ยป, et nos Sages ont interprรฉtรฉ (Berakhot 8a) : ยซ heureux es-tu ยป dans ce monde, ยซ et bien t'en sera ยป dans le monde futur. Le second point : qu'elle soit confiรฉe ร  Sa main, bรฉni soit-Il, et non ร  la main d'un รชtre de chair et de sang. De mรชme, dans l'autre sens, elle dit aussi deux choses : l'une, qu'elle ne veut pas qu'elle soit douce comme le miel, afin que le yetser hara n'incite pas l'homme ร  courir aprรจs la vanitรฉ ; c'est pourquoi il est dit (Michle 30,8) : ยซ Ne me donne ni pauvretรฉ ni richesse, nourris-moi du pain qui m'est allouรฉ ยป, et le verset dit aussi (Devarim 32,15) : ยซ Yechouroun s'est engraissรฉ et a rue, il a abandonnรฉ D.ieu qui l'a fait ยป. L'autre, qu'elle ne soit pas confiรฉe ร  un รชtre de chair et de sang. Si elle avait dit l'inverse, comme nous l'avons รฉcrit, on aurait compris qu'elle dit une seule chose : qu'elle tient ร  ce que [sa nourriture] soit confiรฉe ร  Sa main, bรฉni soit-Il, sans vouloir qu'elle soit amรจre, et qu'elle le dit au sens de ยซ mรชme si ยป ; de mรชme l'essentiel de son souci serait que [la nourriture] ne soit pas confiรฉe ร  un รชtre de chair et de sang, et ยซ qu'elle ne soit pas douce ยป voudrait dire ยซ mรชme si ยป. Mais en rรฉalitรฉ, si elle รฉtait dans Sa main et douce, qu'y aurait-il de meilleur et de plus agrรฉable ! C'est pourquoi elle les a prรฉsentรฉes de cette maniรจre. Il reste cependant ร  comprendre : puisque l'olive est le fruit d'un arbre, elle aurait dรป citer aussi, pour l'opposรฉ, le fruit d'un arbre, comme la pomme ou un fruit semblable ? Il me semble que ce miel n'est pas le miel d'abeilles : il dรฉsigne les dattes, car le verset appelle le fruit du palmier ยซ miel ยป, comme il est รฉcrit (Devarim 8,8) : ยซ Pays d'olivier ร  huile et de miel ยป. Il faut encore examiner pourquoi elle choisit l'olive pour l'amertume ; elle aurait dรป citer le lupin (tourmos), qui est plus amer que l'olive, car il ne s'adoucit qu'aprรจs avoir รฉtรฉ bouilli sept fois ? Il me semble, avec l'aide du Ciel, que l'intention ne porte pas sur le goรปt amer dans la bouche, car cela ne compte pas comme un dรฉfaut, puisqu'on peut l'adoucir en le macรฉrant ou d'une maniรจre semblable. L'intention porte sur une amertume de l'รขme : il y a dans l'olive une amertume pour l'รขme du fait de l'oubli que provoque la consommation d'olives, comme on a dit : ยซ le pรจre (le fruit) fait oublier et le fils (l'huile) ouvre [l'esprit] ยป, car celui qui mange habituellement des olives oublie son รฉtude ; et il n'y a rien d'aussi amer pour l'รขme que la force de l'oubli ! Mais il y a ร  cela une rรฉparation par Ses Noms, bรฉni soit-Il, auxquels l'homme dirige son intention en mangeant : ce sont les Noms E-l, E-lokim et Matspats, dont la valeur numรฉrique est celle de zayit (olive) [417], et alors la force de l'oubli s'รฉloigne de lui. Par lร  j'ai expliquรฉ, avec l'aide du Ciel, l'allusion de la michna (Pea 7,1) : ยซ Rabbi Yossi dit : il n'y a pas d'oubli (chikh'ha) pour les oliviers. ยป Les lettres de ยซ Rabbi Yossi ยป รฉcrites en toutes lettres - Rech, Beit, Yod, Yod, Vav, Samekh, Yod [1124] - s'รฉlรจvent ร  mille cent vingt-quatre ; avec le hirik de Rabbi, le holam et le tsere de Yossi, cela fait mille cent soixante-quatre [1164], comme la valeur des mots ยซ chemot E-l E-lokim Matspats ยป, qui s'รฉlรจvent avec le kolel ร  mille cent soixante-quatre [1163]. C'est le sens de ยซ Rabbi Yossi dit ยป : si l'homme dit les Noms E-l, E-lokim, Matspats, auxquels font allusion les mots ยซ Rabbi Yossi ยป, alors ยซ il n'y a pas d'oubli pour les oliviers ยป, c'est-ร -dire que la force de l'oubli qui vient des olives s'รฉloigne. Il en ressort que cette amertume des olives, la force de l'oubli qui vient d'elles, s'รฉloigne par le Ciel, c'est-ร -dire par l'intention dans Ses Noms, bรฉni soit-Il, mentionnรฉs. C'est pourquoi la Knesset Israรซl, comparรฉe ร  la colombe, a dit : Maรฎtre du monde, que ma nourriture - la subsistance du corps - soit amรจre, dans la peine et le labeur, qui ont une rรฉparation de leur amertume, comme l'amertume de l'olive, la force de l'oubli qui en vient, ร  une rรฉparation par le Ciel ; ainsi, que la rรฉparation de ma nourriture soit confiรฉe ร  Ta main, comme la rรฉparation de l'olive ; et qu'elle ne soit pas douce comme le miel, avec une rรฉparation confiรฉe ร  un รชtre de chair et de sang. C'est pourquoi elle les a comparรฉs ร  l'amertume de l'olive, la force de l'oubli, dont la rรฉparation est entre les mains du Ciel par l'intention dans Ses saints Noms, bรฉni soit-Il. D'une autre maniรจre, il me semble, avec l'aide du Ciel, [expliquer] pourquoi elle compara la peine de la subsistance ร  l'amertume de l'olive et non ร  l'amertume d'un autre fruit. Commenรงons par une histoire de deux frรจres. L'un รฉtait orfรจvre, travaillant des objets d'argent et d'or ; il avait ร  sa charge des enfants, si bien qu'il devait travailler toute la journรฉe et encore quelques heures de la nuit. Il peinait รฉnormรฉment dans son travail, frappant sur l'enclume et soufflant sur le feu de charbon pour achever un objet, et avec tout ce labeur il ne pouvait gagner plus de deux dinars d'argent par jour. Son frรจre avait pour mรฉtier le sertissage de pierres prรฉcieuses et de perles ; il travaillait exactement trois heures par jour, gagnait cinq dinars d'or par jour, et son travail รฉtait propre et facile, sans grand labeur. Le premier, peinant ร  gagner sa vie ร  grand-peine, en souffrit ; il alla chez un sage et hassid et lui dit : ยซ Mon frรจre et moi sommes les fils d'un mรชme homme ! De deux choses l'une : si nous sommes nourris par le mรฉrite de notre pรจre, ce mรฉrite devrait nous protรฉger de maniรจre รฉgale ; pourquoi ma subsistance est-elle ainsi et celle de mon frรจre ainsi ? Et si nous sommes nourris par notre propre mรฉrite, mes bonnes actions ne sont-elles pas dix fois plus nombreuses que celles de mon frรจre ? Pourquoi suis-je ainsi et mon frรจre ainsi ?! ยป Le sage lui rรฉpondit : ยซ Mon fils, tu vois l'avantage de ton frรจre sur toi dans le gain matรฉriel seulement, et tu ne vois pas le gain spirituel, qui est trรจs prรฉcieux. Sache que par l'occupation matรฉrielle de ce monde, quand l'homme s'y occupe avec honnรชtetรฉ, peine et s'efforce pour trouver sa subsistance, et de mรชme lorsqu'il prรฉpare la nourriture en cuisant et en cuisinant, par tout ce labeur il accomplit un grand tri (birour) des รฉtincelles de saintetรฉ, comme l'a expliquรฉ notre maรฎtre le Ari dans le sod de l'annรฉe septiรจme, l'annรฉe de la chemita, oรน l'on cesse le travail de la terre. C'est pourquoi celui qui peine beaucoup pour trouver sa subsistance accomplit un tri des รฉtincelles de saintetรฉ dix fois supรฉrieur ร  celui de l'homme qui ne peine pas beaucoup pour sa subsistance, car la rรฉcompense est ร  la mesure de la peine. Ainsi, bien que tu voies ton frรจre gagner chaque jour cinq dinars d'or et toi deux dinars d'argent, tout cela concerne le gain matรฉriel ; mais dans le gain spirituel du tri des รฉtincelles de saintetรฉ, qui sait combien d'avantage tu as sur ton frรจre ? Et en vรฉritรฉ, c'est lร  le gain essentiel. Rรฉjouis-toi donc de ta part et ne te dรฉgoรปte pas du labeur de ton travail ! ยป Par lร  j'ai expliquรฉ, avec l'aide du Ciel, la parole du Tanna (Avot 6,5) : ยซ Ne dรฉsire pas la table des rois, car ta table est plus grande que leur table et ta couronne plus grande que leur couronne, et ton employeur est fidรจle pour te payer le salaire de ton travail. ยป Il y a des hommes qui gagnent leur vie tranquillement et largement comme des rois, et d'autres dans la peine et la gรชne ; mais assurรฉment, la table de ceux-ci dans le monde futur, qui est la table รฉternelle, est plus grande, car la rรฉcompense est ร  la mesure de la peine : l'homme accomplit un grand tri par l'abondance de son labeur dans l'occupation de sa subsistance, qu'il exerce avec honnรชtetรฉ. C'est pourquoi il dit : ne dรฉsire pas la table des rois, de ceux qui gagnent leur vie tranquillement et largement comme des rois, car ta table รฉternelle du monde futur est plus grande que la leur lร -bas ; et ta couronne est plus grande que leur couronne, car du tri des รฉtincelles de saintetรฉ que l'homme accomplit, il aura des diadรจmes et des couronnes dans le monde futur, comme l'a รฉcrit notre maรฎtre le Ari sur la parole de nos Sages (Berakhot 17a) : ยซ Les justes sont assis, leurs couronnes sur la tรชte ยป : ces couronnes sont les lumiรจres qu'ils ont triรฉes dans ce monde. Et bien que tu prennes pour toi-mรชme le tri auquel tu as travaillรฉ, puisque tu t'en couronnes, pourquoi recevrais-tu un salaire pour cela ? Malgrรฉ tout, ton employeur, Lui, bรฉni soit-Il, est fidรจle pour te payer le salaire de ton travail ! Parabole d'un roi qui dit ร  son serviteur : ยซ Transporte tout l'argent, l'or et les vรชtements qui se trouvent dans cette cour vers une autre cour, et je te donnerai pour ta peine dix mille dinars d'or. ยป Aprรจs qu'il eut peinรฉ et tout transportรฉ dans la seconde cour, le roi lui dit : ยซ Prends pour toi cette seconde cour et tout ce que tu y as apportรฉ. ยป La stricte justice exige certes qu'il n'ait plus droit aux dix mille [dinars] promis pour sa peine, puisqu'il a peinรฉ pour ce qui est ร  lui ; et malgrรฉ cela, le roi lui donna les dix mille pour sa peine. Il en est de mรชme ici : bien que ta table et ta couronne soient plus grandes grรขce aux รฉtincelles de saintetรฉ que tu as triรฉes, de sorte que tu as peinรฉ pour toi-mรชme, malgrรฉ tout ton employeur est fidรจle pour te payer le salaire de ton travail. Pourquoi donc envierais-tu ceux qui sont nourris tranquillement sans aucun labeur, puisque ton gain est plus grand ? Il en ressort que quiconque peine davantage dans ce monde dans une occupation qu'il exerce avec honnรชtetรฉ gagne davantage de tri des รฉtincelles de saintetรฉ, qui sont des lumiรจres de serafim saints. Or on connaรฎt la parole de nos Sages (Menahot 53b) : pourquoi Israรซl est-il comparรฉ ร  l'olivier ? Pour te dire : de mรชme que l'olive est amรจre, et que c'est seulement en l'รฉcrasant qu'il en sort de l'huile douce qui รฉclaire le monde, ainsi Israรซl, par les souffrances et le labeur, adoucit les forces de rigueur (din), qui apportent une abondance douce et lumineuse au monde. Par lร  se comprend ce que dit la colombe, allusion ร  la Knesset Israรซl : ยซ Que ma nourriture soit amรจre comme l'olive ยป : elle compara la peine et le labeur de la subsistance ร  l'amertume de l'olive, dont l'amertume s'en va par l'รฉcrasement, car รฉcrasรฉe, il en sort de l'huile douce ; ainsi, par l'รฉcrasement qu'Israรซl subira dans le grand labeur pour trouver sa subsistance dans les occupations de ce monde, il sortira du doux : le tri des รฉtincelles de saintetรฉ adoucies et รฉclairant le monde. C'est pourquoi il est dit (Choftim 14,14) : ยซ De celui qui mange est sorti de la nourriture, et du fort est sorti du doux ยป : celui qui mange, c'est l'homme ; de lui sort la nourriture, car il trouve sa subsistance par le labeur de ses mains ; et par lร , du fort sort le doux : des scories fortes sont triรฉes des รฉtincelles de saintetรฉ adoucies. Par lร  j'ai expliquรฉ, avec l'aide du Ciel, l'allusion du verset au sujet du roi David, lorsqu'il fuyait devant Avchalom, comme il est รฉcrit (Chmouel II 15,30) : ยซ David montait la montรฉe des Oliviers, il montait en pleurant, la tรชte couverte, etc. ยป C'est-ร -dire : tu vois le roi David toute sa vie dans la souffrance, les รฉpreuves des guerres et un grand labeur, tandis que le roi Chlomo, son fils, fut toute sa vie dans le plaisir et la tranquillitรฉ, comme il est dit (Chmouel II 7,1) : ยซ Hachem lui accorda le repos de tous cรดtรฉs ยป ; ยซ il n'y a ni adversaire ni mauvaise rencontre ยป (Melakhim I 5,18). Au premier regard, l'homme penserait donc que la part du roi Chlomo รฉtait plus importante que celle du roi David son pรจre ! Mais en vรฉritรฉ il n'en est rien : le roi David, qui peina dans les guerres de Hachem, acquit un gain immense et redoutable d'รฉtincelles de saintetรฉ, mille fois supรฉrieur au gain du roi Chlomo. Il en ressort que le niveau du roi David ressemble ร  celui des olives, qui sont amรจres, mais dont il sort, quand on les รฉcrase, de l'huile douce qui รฉclaire le monde ; alors que d'un fruit doux il ne sort rien qui รฉclaire le monde. C'est pourquoi il est dit prรฉcisรฉment : ยซ David montait la montรฉe des Oliviers ยป, car son รฉlรฉvation รฉtait comme l'รฉlรฉvation des olives, dont il sort par l'รฉcrasement une huile douce que l'on mange et qui รฉclaire aussi le monde. C'est pourquoi il lui arriva ceci et cela : tout est pour le bien et pour le gain. Et examine bien.
๐Ÿ’ก Explication

Rabbi Yirmeya ben Elazar lit taraf comme teref (nourriture), d'aprรจs hatrifรฉni le'hem houki (Michle 30,8). La colombe porte une feuille d'olivier dans son bec pour exprimer une demande : une nourriture amรจre reรงue de Hachem vaut mieux qu'une nourriture douce qui dรฉpend d'un homme. Rachi identifie cet homme : Noah, qui la nourrissait dans l'arche.

Tossefot justifie l'amertume : l'arbre d'olivier est le plus amer des arbres. Le Ben Yehoyada dรฉveloppe longuement le sens de l'ordre des mots et le choix de l'olive : l'huile sort de l'olive รฉcrasรฉe, de mรชme le birour (tri) des รฉtincelles de saintetรฉ vient de la peine du travail.

16
ื•ืืžืจ ืจื‘ื™ ื™ืจืžื™ื” ื‘ืŸ ืืœืขื–ืจ: ื›ืœ ื‘ื™ืช ืฉื ืฉืžืขื™ืŸ ื‘ื• ื“ื‘ืจื™ ืชื•ืจื” ื‘ืœื™ืœื”, ืฉื•ื‘ ืื™ื ื• ื ื—ืจื‘, ืฉื ืืžืจ: ืดื•ืœื ืืžืจ ืื™ื” ืืœื•ื” ืขื•ืฉื™ ื ื•ืชืŸ ื–ืžื™ืจื•ืช ื‘ืœื™ืœื”ืด.

Et Rabbi Yirmeya ben Elazar dit : toute maison oรน l'on entend des paroles de Torah la nuit ne sera plus dรฉtruite, car il est dit : ยซ Et il n'a pas dit : oรน est D.ieu mon Crรฉateur, qui donne des chants dans la nuit ยป (Iyov 35,10).

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื•ืœื ืืžืจ ืื™ื” ืืœื•ื” ืขื•ืฉื™ ืœื ื”ื•ืฆืจืš ืœื”ืชืื•ื ืŸ ื•ืœื•ืžืจ ืื™ื” ืขื•ืฉื™ ื•ื”ืจื™ื ื™ ื—ืจื‘ ืžื™ ืฉื ื•ืชืŸ ื–ืžื™ืจื•ืช ืฉืœ ืชื•ืจื” ื‘ืœื™ืœื” ื•ืœื”ื›ื™ ื ืงื˜ ืœื™ืœื” ืฉื”ืงื•ืœ ื ืฉืžืข ืžืจื—ื•ืง:
Il n'a pas dit : oรน est D.ieu mon Crรฉateur : il n'a pas eu besoin de se lamenter et de dire : oรน est mon Crรฉateur, voici que je suis dรฉtruit, celui qui donne des chants (zemirot) de Torah dans la nuit. Et il mentionne la nuit parce que la voix s'entend de loin.
๐Ÿช” Ben Yehoyada (2)
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Toute maison oรน l'on entend des paroles de Torah la nuit n'est pas dรฉtruite ! Car il est dit (Iyov 35,10) : ยซ Et il n'a pas dit : oรน est D.ieu mon Crรฉateur, qui donne des chants dans la nuit. ยป Il me semble, avec l'aide du Ciel, [expliquer] la raison de l'avantage de la nuit en cela : il est connu que la nuit domine la guevoura (rigueur) et que les forces extรฉrieures (hitsonim) rรดdent dans le monde ; or l'รฉtude de la Torah, qui est dans le sod du 'hessed (bontรฉ), comme il est dit (Devarim 33,2) : ยซ De Sa droite, une loi de feu pour eux ยป, et comme il est dit (Michle 31,26) : ยซ Une Torah de bontรฉ est sur sa langue ยป, adoucit la guevoura et retranche les forces extรฉrieures qui rรดdent la nuit dans le monde. C'est ce qu'il dit : toute maison oรน l'on entend des paroles de Torah la nuit n'est pas dรฉtruite par les forces de rigueur (dinim) et les forces extรฉrieures. C'est pourquoi le verset les appelle zemirot, du sens de ยซ tailler (lezamer) les tyrans ยป ; et il dit ยซ qui donne ยป, et non ยซ qui dit des chants la nuit ยป, allusion, selon sa mรฉthode, au fait qu'il รฉtudie par gรฉnรฉrositรฉ du cล“ur et bon ล“il ; or le terme de don s'emploie pour le bon ล“il, comme l'ont dit nos Sages (Bava Batra 71a) : ยซ Quiconque donne, donne d'un bon ล“il ยป : il prend et dรฉrobe des heures rรฉservรฉes au sommeil et les ajoute aux heures d'รฉtude de la Torah. Il me semble encore, avec l'aide du Ciel, [expliquer] la raison pour laquelle l'รฉtude de la Torah la nuit est propice au maintien de la maison. Nos Sages ont dit (Bava Metsia 59a) : ยซ La bรฉnรฉdiction ne se trouve dans la maison d'un homme que grรขce ร  sa femme ยป ; c'est pourquoi la femme est appelรฉe ยซ maison ยป (bayit), comme l'ont dit nos Sages (Ketoubot 59b) : ยซ Il n'y a de maison que la femme ยป, et c'est pourquoi ยซ Rabbi Yossi dit : de ma vie je n'ai appelรฉ ma femme 'ma femme', mais 'ma maison' ยป (Chabbat 118b). On connaรฎt aussi ce qu'ont รฉcrit nos Sages (Tana devei Eliyahou Zouta, chapitre 19) : ยซ Yaakov et Essav se sont partagรฉ les mondes. ยป D'oรน vient alors la bรฉnรฉdiction pour Israรซl, puisqu'ils n'ont dans ce monde que le strict nรฉcessaire pour vivre ? On rรฉpond qu'ils mรฉritent le bien et la bรฉnรฉdiction de ce monde par la force de la Torah, car ยซ Si Mon alliance n'รฉtait pas jour et nuit, Je n'aurais pas รฉtabli les lois du ciel et de la terre ยป (Yirmeyahou 33,25) : le monde subsiste grรขce au mรฉrite de la Torah dont Israรซl s'occupe ; c'est pourquoi ils mรฉritent le bien de ce monde, selon la rรจgle (Bava Metsia 24a) de ยซ celui qui sauve [un objet] du flot de la mer ยป. Il en ressort que, bien que la bรฉnรฉdiction qui se trouve dans la maison d'un homme vienne grรขce ร  sa femme, ils n'y ont droit que par la force de la Torah. Et voici la difficultรฉ : la femme, qui est l'essentiel en cela, est dispensรฉe de l'รฉtude de la Torah et ne s'en occupe pas ; comment cela servirait-il ? C'est pourquoi, si l'homme รฉtudie la Torah la nuit dans sa maison, lร  oรน se trouve sa femme, mรชme si elle n'รฉtudie pas, elle entend ; et mรชme si elle dort et ne comprend pas, son รขme (nechama) entend les paroles de Torah et les reรงoit. Comme on l'a dit de Rabbi Yehochoua ben Hanania : ยซ Heureuse celle qui l'a enfantรฉ ยป (Avot 2,8), car c'est elle qui lui fit acquรฉrir la sagesse de la Torah : aprรจs l'avoir mis au monde, elle prit son berceau et le plaรงa dans la maison d'รฉtude. On lui dit : ยซ Que fait ce petit dans la maison d'รฉtude ? Il n'entend pas et ne comprend pas ! ยป Elle leur dit : ยซ Pour que des paroles de Torah entrent dans ses oreilles ! ยป Et quel profit y a-t-il, puisqu'il ne comprend pas ? Nous avons expliquรฉ, avec l'aide du Ciel, que son รขme comprend et reรงoit les paroles de Torah ; je me suis รฉtendu sur ce sujet dans mes sermons. Il en ressort que mรชme un homme qui ne comprend pas, ou qui dort, profite des paroles de Torah que l'on รฉtudie prรจs de lui, car ยซ bien que lui ne voie pas, son mazal voit ยป. C'est pourquoi, si le mari รฉtudie la Torah la nuit, lorsqu'il se trouve dans sa maison auprรจs de sa femme, elle aussi entend des paroles de Torah ; et bien qu'elle ne comprenne pas ou qu'elle dorme, son รขme entend et comprend, comme si elle avait lu la Torah qui fait subsister le monde. Par lร  elle mรฉrite la bรฉnรฉdiction dans ce monde, et alors il en va bien aussi pour son mari grรขce ร  elle. C'est pourquoi il mentionne la nuit : le jour, en gรฉnรฉral, l'homme n'รฉtudie pas dans sa maison mais ร  la synagogue ou ร  la maison d'รฉtude, et il sort aussi au marchรฉ ; tandis que l'รฉtude de la nuit se fait dans sa maison, prรจs de sa femme, et elle mรฉrite alors la Torah par l'รฉcoute. Par lร  se rรฉsout une autre prรฉcision : il dit ยซ toute maison oรน l'on entend des paroles de Torah ยป, et non ยซ oรน l'on รฉtudie des paroles de Torah ยป, car ce profit ne vient pas de celui qui รฉtudie, le maรฎtre de maison, mais de celle qui entend, la femme, comme on l'a dit.
ืฉื ืืžืจ (ืื™ื•ื‘ ืœื”, ื™) ื•ืœื ืืžืจ ืื™ื” ืืœื•ื” ืขืฉื™ ื ืชืŸ ื–ืžืจื•ืช ื‘ืœื™ืœื”. ืคื™ืจืฉ"ื™ ื–"ืœ 'ืžื™ ืฉื ื•ืชืŸ ื–ืžื™ืจื•ืช ืฉืœ ืชื•ืจื”' ื•ื”ืงืฉื” ืžื”ืจืฉ"ื ื–"ืœ ื›ื™ [ื‘ืคืจืง ืื™ื–ื”ื• ื ืฉืš] (ืกื•ื˜ื” ื“ืฃ ืœื”.) ืืžืจื™ื ืŸ ื“ื ืขื ืฉ ื“ื•ื“ ื”ืžืœืš ืข"ื” ืžืคื ื™ ืฉืงืจื ืœืชื•ืจื” 'ื–ืžืจื•ืช' ื“ื›ืชื™ื‘ (ืชื”ืœื™ื ืงื™ื˜, ื ื“) ื–ืžืจื•ืช ื”ื™ื• ืœื™ ื—ืงื™ืš ื™ืขื•ื™ืŸ ืฉื. ื•ื ืจืื” ืœื™ ื‘ืก"ื“ ืขืœ ืคื™ ืžื” ืฉืคืจืฉืชื™ ื‘ืก"ื“ ื‘ื‘ื™ืื•ืจ ืžืืžืจ ื”ื’ืžืจื (ืฉื‘ืช ืงื•:) ื“ืืžืจื™ ืจื‘ื ืŸ ืœืชืœืžื™ื“ื”ื•ืŸ ืื• ืœื—ื‘ืจื™ื”ื•ืŸ ' ื’ืžืจื ื’ืžื•ืจ ื–ืžื•ืจืชื ืชื”ื ' ื•ืงืฉื” ืื™ืš ืงื•ืจื ืœื“ื‘ืจื™ ืชื•ืจื” ื‘ืฉื 'ื–ืžืจืชื'? ืืš ื‘ื™ืืจืชื™ ื‘ืก"ื“ ื”ื›ื•ื ื” ื›ื™ ืœื™ืžื•ื“ ื”ืชื•ืจื” ื™ืฉ ื‘ื• ืฉื ื™ ืชื•ืขืœื™ื•ืช, ื”ื' ื”ื•ื ืชื•ืขืœืช ื”ืžืขืฉื” ืฉืขืœ ื™ื“ื™ ื”ืœื™ืžื•ื“ ื ื“ืขื” ืื™ืš ื ืขืฉื”, ื•ื”ื‘' ืชื•ืขืœืช ื”ื ื™ืฆื•ื— ื›ื™ ืœื™ืžื•ื“ ื”ืชื•ืจื” ื”ื•ื ื›ื—ืจื‘ ื”ืžื–ืžืจ ืขืจื™ืฆื™ื ื•ืžื›ืจื™ืช ื”ื—ื•ื—ื™ื ื•ื”ืงื•ืฆื™ื ื”ืกื•ื‘ื‘ื™ื ื”ืฉื•ืฉื ื” ื”ืขืœื™ื•ื ื”. ืืš ื™ืฉ ืœื™ืžื•ื“ ืชื•ืจื” ืฉื”ื•ื ื”ืœื›ืชื ืœืžืฉื™ื—ื ื›ืžื• ื”ืœื›ื•ืช ืงืจื‘ื ื•ืช ื•ื˜ื•ืžืื” ื•ื˜ื”ืจื” ื“ืœื ืฉื™ื™ื›ื” ื‘ื–ืžืŸ ื”ื–ื” ื•ื›ืŸ ืœื™ืžื•ื“ ืฉืœ ืคืœืคื•ืœ ื“ื•ืงื ื“ืœื ื ืคืงื ืžื™ื ื” ื›ืœื•ื ืœืขื ื™ืŸ ื“ื™ื ื ื”ื ื” ื‘ื–ื” ืœื™ื›ื ืชื•ืขืœืช ื”ืจืืฉื•ื ื” ืฉื”ื™ื ืชื•ืขืœืช ื”ืžืขืฉื” ืืœื ืจืง ืชื•ืขืœืช ื”ืฉื ื™ืช ืฉื”ื™ื ืœื–ืžืจ ืขืจื™ืฆื™ื ื•ืœื›ืŸ ืขืœ ืœื™ืžื•ื“ ื›ื–ื” ืื•ืžืจื™ื ื’ืžืจื ื’ืžื•ืจ ื•ืืฃ ืขืœ ื’ื‘ ื“ืœื ื ืคืงื ืžื™ื ื” ืžื™ื“ื™ ืœืขื ื™ืŸ ืžืขืฉื” ืขื ื›ืœ ื–ื” ื–ืžืจืชื ืชื”ื ืฉื™ื•ืขื™ืœ ืœื–ืžืจ ืขืจื™ืฆื™ื. ื•ื–ื” ื›ื•ื ืช ื“ื•ื“ ื”ืžืœืš ืข"ื” ืฉืงืจื ืœื“ื‘ืจื™ ืชื•ืจื” 'ื–ืžืจื•ืช' ืจื•ืฆื” ืœื•ืžืจ ืฉื‘ื”ื ื™ื”ื™ื” ื–ื™ืžื•ืจ ืขืจื™ืฆื™ื, ื•ืžื” ืฉื ืขื ืฉ ื”ื•ื ื“ืงืืžืจ 'ื–ืžืจื•ืช ื”ื™ื• ืœื™ ื—ืงื™ืš' ื•ื”ื—ื•ืงื™ื ื™ืฉ ื‘ื”ื ืฉืชื™ ืชื•ืขืœื™ื•ืช ืฉื”ื•ื ืชื•ืขืœืช ืœื™ืžื•ื“ ื”ืžืขืฉื” ื•ืชื•ืขืœืช ื–ื™ืžื•ืจ ืขืจื™ืฆื™ื, ื•ื”ื•ื ืœื ื–ื›ืจ ืืœื ืจืง ืชื•ืขืœืช ื”ื‘' ืฉืœ ื–ื™ืžื•ืจ ืขืจื™ืฆื™ื. ื ืžืฆื ื ืขืฉื” ื’ืจืขื•ืŸ ื‘ืฉื‘ื—ื ื•ืœื›ืš ื ืขื ืฉ ื“ืื™ืช ื‘ื”ื•ืŸ ืชืจืชื™ ื•ืฉื‘ื— ื™ืชื”ื•ืŸ ื‘ื—ื“ื ื“ื•ืงื, ืืš ื›ืืŸ ื“ืืžืจ 'ื ืชืŸ ื–ืžืจื•ืช ื‘ืœื™ืœื”' ื›ื™ื•ืŸ ื“ืœื ื–ื›ืจ ื–ื” ืขืœ ื—ื•ืงื™ื ืืœื ื ืงื™ื˜ ืกืชื, ื–ื” ืงืื™ ืขืœ ืœื™ืžื•ื“ ื”ืฉื ื™ ืฉืื™ืŸ ื‘ื• ืชื•ืขืœืช ื”ืžืขืฉื” ื•ืจื‘ื•ืชื ื ืงื˜ ื“ืืคื™ืœื• ืœื™ืžื•ื“ ืฉืื™ืŸ ื‘ื• ืืœื ืจืง ื–ื™ืžื•ืจ ืขืจื™ืฆื™ื ื‘ืœื‘ื“ ื’ื ื›ืŸ ื™ื’ื™ืŸ ืขืœ ื”ื‘ื™ืช ืฉืœื ื™ื—ืจื‘. ื•ืขื“ื™ื™ืŸ ืฆ"ืœ ืœืžื” ืืžืจ 'ื”ื ื•ืชืŸ ื–ืžืจื•ืช' ื•ื”ื•ื” ืœื™ื” ืœืžื™ืžืจ 'ื”ืื•ืžืจ ื–ืžืจื•ืช'? ื•ื ืจืื” ืœื™ ื‘ืก"ื“ ื“ื”ืงื“ืžื•ื ื™ื ื–"ืœ ื”ื’ื™ื“ื• ื—ืœื•ืงืช ื›"ื“ ืฉืขื•ืช ืฉืœ ื”ื™ื•ื ืขืœ ืคื™ ืฉื•ืจืช ื”ื“ื™ืŸ ื”ื•ื ื›ืš: ืฉืžื•ื ื” ืฉืขื•ืช ืœืฉื™ื ื” ื•ืฉืžื•ื ื” ืœืขืกืง ื”ืชื•ืจื” ื•ืฉืžื•ื ื” ืœืžืœืื›ื” ื•ืžืฉื ื•ืžืชืŸ ื•ืขืฉื• ืœื”ื ืกื™ืžืŸ ืื– ืชื™ืฉืŸ ืื– ืชืฆืœื™ื— ืื– ืชืฉื›ื™ืœ ื›ืœ 'ืื–' [8] ื”ื•ื ืžืกืคืจ ื—'. ื•ืœืคื™ ื–ื” ื”ืขื•ืกืง ื‘ืชื•ืจื” ื—' ืฉืขื•ืช ื‘ืœื‘ื“ ืื™ืŸ ืœื• ืจื‘ื•ืชื” ื›ื™ ื–ื” ืžื•ื˜ืœ ืขืœื™ื• ื‘ื—ื™ื•ื‘ ื•ืœื ื™ื’ื™ืŸ ื–ื” ืขืœื™ื• ื‘ืขื•ืœื ื”ื–ื” ืฉืœื ื™ื—ืจื‘ ื‘ื™ืชื• ืืš ื”ื ื•ื˜ืœ ืฉืขื•ืช ืžื–ืžืŸ ื”ืงืฆื•ืฃ ืœืฉื™ื ื” ื•ืžืœืื›ื” ื•ื ื•ืชืŸ ืœืขืกืง ื”ืชื•ืจื” ื–ื” ื›ื“ืื™ ืฉื™ื’ื™ืŸ ืขืœื™ื• ื‘ืขื•ืœื ื”ื–ื” ืฉืœื ื™ื—ืจื‘ ื‘ื™ืชื•, ื•ืœื›ืŸ ืœื ืืžืจ 'ื”ืื•ืžืจ' ื“ื”ื•ื” ืžืฉืžืข ืขืœ ืฉื™ืขื•ืจ ืฉื”ื•ื ื—ื™ื™ื‘ ื‘ื• ืžืฉื•ืจืช ื”ื“ื™ืŸ ืืœื ืืžืจ 'ื”ื ื•ืชืŸ' ืฉื”ื•ื ืฉื™ืขื•ืจ ื”ื ื•ืชื ื• ืžืขืฆืžื• ื‘ื“ืจืš ืžืชื ื” ื–ื•ืœืช ื—ื™ื•ื‘ ื”ืžื•ื˜ืœ ืขืœื™ื• ืžืฆื“ ื”ืชืงื ื”.
Car il est dit (Iyov 35,10) : ยซ Et il n'a pas dit : oรน est D.ieu mon Crรฉateur, qui donne des chants dans la nuit. ยป Rachi explique : ยซ celui qui donne des chants de Torah ยป ; et le Maharcha a objectรฉ que (Sota 35a) nous disons que le roi David fut puni pour avoir appelรฉ la Torah zemirot (chants), comme il est รฉcrit (Tehilim 119,54) : ยซ Tes lois ont รฉtรฉ pour moi des chants ยป ; voir lร -bas. Il me semble, avec l'aide du Ciel, [rรฉpondre] d'aprรจs ce que j'ai expliquรฉ, avec l'aide du Ciel, sur la parole de la Guemara (Chabbat 106b) que les Sages disaient ร  leurs รฉlรจves ou ร  leurs collรจgues : ยซ Guemara gmor, zemurta tehe ยป (รฉtudie la Guemara, ce sera un chant). La difficultรฉ est : comment appeler les paroles de Torah zemurta ? J'ai expliquรฉ, avec l'aide du Ciel, que l'รฉtude de la Torah a deux utilitรฉs. La premiรจre est l'utilitรฉ pratique : par l'รฉtude nous savons comment agir. La seconde est l'utilitรฉ de la victoire : l'รฉtude de la Torah est comme une รฉpรฉe qui taille (mezamer) les tyrans et retranche les รฉpines et les ronces qui entourent la rose d'en haut. Mais il y a une รฉtude de la Torah qui est ยซ halakha pour le Machiah ยป, comme les lois des sacrifices, de la impuretรฉ et de la puretรฉ, qui ne s'appliquent pas en notre temps, et de mรชme l'รฉtude de pur pilpoul, qui n'a aucune consรฉquence pour la halakha : il n'y a lร  pas la premiรจre utilitรฉ, pratique, mais seulement la seconde, tailler les tyrans. C'est pourquoi, sur une telle รฉtude, on dit : ยซ Guemara gmor ยป - bien qu'il n'y ait aucune consรฉquence pratique, ยซ zemurta tehe ยป : elle servira ร  tailler les tyrans. Telle รฉtait l'intention du roi David, qui appela les paroles de Torah zemirot : il voulait dire qu'elles serviraient ร  tailler les tyrans. Il fut puni parce qu'il dit : ยซ Tes lois (houkim) ont รฉtรฉ pour moi des chants ยป ; or les lois ont deux utilitรฉs, l'utilitรฉ de l'รฉtude pratique et l'utilitรฉ de tailler les tyrans, et il n'a mentionnรฉ que la seconde, tailler les tyrans. Il a donc diminuรฉ leur รฉloge, et c'est pourquoi il fut puni : elles en ont deux, et il les a louรฉes pour une seule. Mais ici, oรน il est dit ยซ qui donne des chants dans la nuit ยป, puisqu'il ne le dit pas des lois et parle de maniรจre gรฉnรฉrale, cela se rapporte au second type d'รฉtude, qui n'a pas d'utilitรฉ pratique ; et il enseigne une nouveautรฉ : mรชme une รฉtude qui n'a pour seule utilitรฉ que de tailler les tyrans protรจge aussi la maison pour qu'elle ne soit pas dรฉtruite. Il reste ร  comprendre pourquoi il dit ยซ qui donne des chants ยป ; il aurait dรป dire ยซ qui dit des chants ยป ? Il me semble, avec l'aide du Ciel, que les anciens ont rapportรฉ que la rรฉpartition des vingt-quatre heures du jour, selon la stricte rรจgle, est ainsi : huit heures pour le sommeil, huit pour l'รฉtude de la Torah et huit pour le travail et le commerce ; ils en ont fait un moyen mnรฉmotechnique : ยซ Az tichan, az tatsliah, az taskil ยป (alors tu dormiras, alors tu rรฉussiras, alors tu comprendras), chaque az [8] valant huit. Selon cela, celui qui รฉtudie la Torah seulement huit heures n'a pas de mรฉrite particulier, car cela lui incombe comme obligation, et cela ne le protรฉgera pas dans ce monde pour que sa maison ne soit pas dรฉtruite. Mais celui qui prend des heures sur le temps fixรฉ pour le sommeil et le travail et les donne ร  l'รฉtude de la Torah, celui-lร  mรฉrite d'รชtre protรฉgรฉ dans ce monde pour que sa maison ne soit pas dรฉtruite. C'est pourquoi il n'a pas dit ยซ qui dit ยป, ce qui aurait dรฉsignรฉ la mesure qui lui incombe selon la stricte rรจgle, mais ยซ qui donne ยป, c'est-ร -dire une mesure qu'il donne de lui-mรชme ร  titre de don, au-delร  de l'obligation qui lui incombe selon l'institution.
๐Ÿ’ก Explication

Rachi lit le verset comme une promesse : celui qui donne des zemirot de Torah la nuit n'aura pas ร  se plaindre de la destruction de sa maison. La nuit est choisie parce que la voix porte plus loin : l'รฉtude est alors vraiment entendue dans la maison.

Le Ben Yehoyada propose deux explications de la nuit (la rigueur qui domine la nuit ; la prรฉsence de l'รฉpouse, dont l'รขme reรงoit la Torah entendue), puis rรฉpond ร  la question du Maharcha sur le mot zemirot, que David fut puni d'avoir employรฉ.

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ื•ืืžืจ ืจื‘ื™ ื™ืจืžื™ื” ื‘ืŸ ืืœืขื–ืจ: ืžื™ื•ื ืฉื—ืจื‘ ื‘ื™ืช ื”ืžืงื“ืฉ, ื“ื™ื• ืœืขื•ืœื ืฉื™ืฉืชืžืฉ ื‘ืฉืชื™ ืื•ืชื™ื•ืช, ืฉื ืืžืจ: ืดื›ืœ ื”ื ืฉืžื” ืชื”ืœืœ ื™ื” ื”ืœืœื•ื™ื”ืด.

Et Rabbi Yirmeya ben Elazar dit : depuis le jour oรน le Temple fut dรฉtruit, il suffit au monde de se servir de deux lettres, car il est dit : ยซ Que toute รขme loue Yah, Halelouya ยป (Tehilim 150,6).

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ืžื™ื•ื ืฉื—ืจื‘ ื‘ื™ืช ื”ืžืงื“ืฉ ื•ืคืกืงื• ื”ื›ื”ื ื™ื ืžืœื‘ืจืš ื‘ืฉื ื”ืžืคื•ืจืฉ ื›ื“ืืžืจ ื‘ืื™ืŸ ื“ื•ืจืฉื™ืŸ ืฉื”ื™ื• ืžื‘ืจื›ื™ืŸ ื‘ืฉื ื”ืžืคื•ืจืฉ:
Depuis le jour oรน le Temple fut dรฉtruit : et les Cohanim cessรจrent de bรฉnir avec le Chem hameforach (Nom explicite), comme on le dit dans le chapitre Ein dorchin, qu'ils bรฉnissaient avec le Chem hameforach.
ื“ื™ื• ืœืขื•ืœื ืฉื™ืฉืชืžืฉ ื‘ืฉื ื‘' ืื•ืชื™ื•ืช ื‘ื™ืŸ ืœืฉื‘ื— ืœืคื ื™ื• ื‘ื™ืŸ ืœื‘ืจืš ืื™ืฉ ืืช ื—ื‘ื™ืจื• ื“ื›ืชื™ื‘ ื›ืœ ื”ื ืฉืžื” ืชื”ืœืœ ื™ื” ื›ืœื•ืžืจ ื–ื” ื”ืฉื ืฉื›ืœ ื”ื ืฉืžื” ื›ื•ืœื” ืจืื•ื™ ืœื”ืฉืชืžืฉ ื‘ื• ืžื›ืœืœ ื“ืฉื ื‘ืŸ ืืจื‘ืข ืื•ืชื™ื•ืช ื•ืฉื ื”ืžืคื•ืจืฉ ืœื ืœื›ืœ ื”ื ืฉืžื” ื ื™ืชืŸ ืืœื ืœื›ื”ื ื™ื ื‘ืœื‘ื“: ื“ื›ืชื™ื‘ (ื“ื‘ืจื™ื ื™ืณ:ื—ืณ) ื•ืœื‘ืจืš ื‘ืฉืžื• ื•ื›ืชื™' (ื‘ืžื“ื‘ืจ ื•ืณ:ื›ืดื–) ื•ืฉืžื• ืืช ืฉืžื™ ื”ืžื™ื•ื—ื“ ืœื™:
Il suffit au monde de se servir du Nom de deux lettres : aussi bien pour louer devant Lui que pour que l'on se bรฉnisse l'un l'autre, car il est รฉcrit : ยซ Que toute รขme loue Yah ยป, c'est-ร -dire : ce Nom-lร , toute รขme est digne de s'en servir ; on en dรฉduit que le Nom de quatre lettres et le Chem hameforach n'ont pas รฉtรฉ donnรฉs ร  toute รขme, mais seulement aux Cohanim, car il est รฉcrit (Devarim 10,8) : ยซ Et pour bรฉnir en Son Nom ยป, et il est รฉcrit (Bamidbar 6,27) : ยซ Ils placeront Mon Nom ยป - celui qui M'est propre.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ื›ืœ ื”ื ืฉืžื” ืคืจ"ื— ืงืจื™ ื‘ื™ื” ื”ื ืฉืžื” ื‘ื“ื’ืฉ:
Kol haneshama : Rabbeinou Hananel explique : on le lit haneshama avec un daguech.
๐Ÿ’ก Explication

Le verset dit que toute รขme loue avec le Nom de deux lettres, Yah. Rachi en dรฉduit que le Nom de quatre lettres, prononcรฉ tel quel, n'a pas รฉtรฉ donnรฉ ร  tous : les Cohanim l'employaient dans la birkat Cohanim au Temple. Depuis le Hourban, cet usage a cessรฉ.

Tossefot rapporte la lecture de Rabbeinou Hananel : haneshama avec daguech. Il ne prรฉcise pas le sens de cette lecture.

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ื•ืืžืจ ืจื‘ื™ ื™ืจืžื™ื” ื‘ืŸ ืืœืขื–ืจ: ื ืชืงืœืœื” ื‘ื‘ืœ โ€” ื ืชืงืœืœื• ืฉื›ื™ื ื™ื”, ื ืชืงืœืœื” ืฉื•ืžืจื•ืŸ โ€” ื ืชื‘ืจื›ื• ืฉื›ื™ื ื™ื”. ื ืชืงืœืœื” ื‘ื‘ืœ ื ืชืงืœืœื• ืฉื›ื™ื ื™ื” โ€” ื“ื›ืชื™ื‘: ืดื•ืฉืžืชื™ื” ืœืžื•ืจืฉ ืงื™ืคื•ื“ ื•ืื’ืžื™ ืžื™ืืด. ื ืชืงืœืœื” ืฉื•ืžืจื•ืŸ ื ืชื‘ืจื›ื• ืฉื›ื™ื ื™ื” โ€” ื“ื›ืชื™ื‘: ืดื•ืฉืžืชื™ ืฉื•ืžืจื•ืŸ ืœืขื™ ื”ืฉื“ื”

Et Rabbi Yirmeya ben Elazar dit : Bavel fut maudite, ses voisins furent maudits ; Chomron fut maudite, ses voisins furent bรฉnis. Bavel fut maudite, ses voisins furent maudits, car il est รฉcrit : ยซ J'en ferai le domaine du hรฉrisson et des รฉtangs d'eau ยป (Yechaya 14,23).

Chomron fut maudite, ses voisins furent bรฉnis, car il est รฉcrit : ยซ Je ferai de Chomron un monceau de pierres dans les champs

๐Ÿ“œ Rachi (3)
ื ืชืงืœืœื• ืฉื›ื™ื ื™ื” ืžืงืœืœืชื”:
Ses voisins furent maudits : par sa malรฉdiction.
ื ืชื‘ืจื›ื• ืฉื›ื™ื ื™ื” ืžืงืœืœืชื”:
Ses voisins furent bรฉnis : par sa malรฉdiction.
ืœืžื•ืจืฉ ืงื™ืคื•ื“ ื•ืฉื ื”ื•ืœื›ื•ืช ื”ื—ื™ื•ืช ืจืขื•ืช ื•ืžื–ื™ืงื•ืช ืžืงื•ืžื•ืช ื”ืกืžื•ื›ื•ืช ืœื” ื“ืื•ื™ ืœืจืฉืข ื•ืื•ื™ ืœืฉื›ื™ื ื• [ืกื•ื›ื” ื ื•:]:
Domaine du hรฉrisson : lร  vont les bรชtes sauvages et elles nuisent aux lieux voisins ; malheur au mรฉchant et malheur ร  son voisin (Soukka 56b).
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ื ืชื‘ืจื›ื• ืฉื›ื™ื ื™ื” ื•ื”ื ื“ืืžืจ [ื‘ืช"ื› ืค' ื‘ื—ื•ืงื•ืชื™] ื•ืฉืžืžื• ืขืœื™ื” ืื•ื™ื‘ื™ื›ื ืฉื–ื• ื”ื™ื ืžื“ื” ื˜ื•ื‘ื” ืฉืื™ื ื” ื˜ื•ืขื ืช ืคื™ืจื•ืช ื‘ืฉืขื” ืฉืื™ืŸ ืฉืจื•ื™ื™ืŸ ื‘ื” ื›ืืŸ ื”ื™ื• ื‘ื ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ืฉื›ื™ื ื™ื” ืื™ ื ืžื™ ืฉืื™ื ื” ืžื•ืฆื™ืื” ื›ืœ ื›ืš ื›ืžื• ื›ืฉื”ื ืขืœื™ื”:
Ses voisins furent bรฉnis : et ce qu'on dit [dans le Torat Cohanim, paracha Behoukotai] sur ยซ Vos ennemis en seront dรฉsolรฉs ยป (Vayikra 26,32) - que c'est une bonne mesure que [la terre] ne donne pas de fruits lorsqu'ils n'y rรฉsident pas - [ne contredit pas, car] ici, les voisins [de Chomron] รฉtaient les gens de Yehouda ; ou bien [la terre de Chomron] ne produit pas autant que lorsqu'ils y sont.
๐Ÿ’ก Explication

Le verset sur Chomron se poursuit au daf 19a (lemata'ei kharem, des plantations de vigne). La ruine de Bavel attire des bรชtes sauvages qui nuisent aux alentours ; la ruine de Chomron devient une terre cultivรฉe dont profitent les voisins.

Tossefot concilie avec le Torat Cohanim, selon lequel la terre d'Israรซl ne donne pas ses fruits aux ennemis : les voisins bรฉnis de Chomron รฉtaient les habitants de Yehouda ; ou bien la terre produit moins qu'auparavant.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Une ville maudite : que deviennent ses voisins ?Bavel (Yechaya 14,23)devient domaine du hรฉrissonet marรฉcagesles bรชtes sauvages s'y installentet nuisent aux alentours=> voisins mauditsChomron (Mikha 1,6)devient un monceau de pierreset des plantations de vigne(suite au daf 19a)ses voisins en profitent=> voisins bรฉnisRachi : malheur au mรฉchant et malheur ร  son voisin.
Bavel et Chomron : la ruine d'une ville et son effet sur les voisins.
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Texte hรฉbreu et aramรฉen vocalisรฉ : รฉdition numรฉrique William Davidson du Talmud Koren Noรฉ, via Sefaria (licence CC BY-NC). Traduction franรงaise, notes et schรฉmas : Chiourim BA (licence CC BY 4.0).