Eruvin 21a โ€” Pasei beirot pour l'animal, burganin, et la largeur de la Torah

Eruvin 21a

Sougya : Le daf achรจve la discussion sur les pasei beirot (planches autour des puits) : ils ne sont permis que pour l'animal, l'homme devant grimper dans le puits, sauf si le puits est large. On objecte que Chmouel exige de l'eau vive, donc une eau digne de l'homme ; et Rav Anan demande ร  quoi sert l'exigence de la tรชte et de la majeure partie de la vache, ce qu'Abaye rรฉsout par le cas d'une mangeoire du domaine public qui entre entre les passin.

Rav (par Rav Yirmeya bar Abba) limite ensuite les burganin (huttes de gardiens) et les pasei beirot selon les pays, en deux versions. Rav Hisda interroge Mari, petit-fils de Rav Yirmeya bar Abba, sur la marche de Barnich ร  la synagogue de Daniel ; celui-ci montre des ruines distantes de 70 amot et un reste.

Le daf passe enfin ร  l'aggada : Mari bar Mar explique ยซ Ta mitsva est trรจs large ยป par le rouleau volant de Zekharia, qui fait de la Torah 3200 fois la mesure du monde.

Rav Yirmeya bar Abba au nom de Rav : deux versions Lรฉniance Lieu 1re version 2e version (ika de-amri) Burganin (huttes de gardiens) Bavel Autres pays Non inondations frรฉquentes Oui Non inondations frรฉquentes Non voleurs frรฉquents Pasei beirot (planches des puits) Bavel Autres pays Oui Non peu de yechivot Non l'eau abonde Non peu de yechivot Le Roch rapporte la 2e version au nom de Rav Yehouda.
Burganin et pasei beirot : oรน s'appliquent-ils selon les deux versions de Rav.
Le rouleau volant de Zekharia : la mesure de la Torah 20 x 10 vu pliรฉ (vole) → 20 x 20 dรฉpliรฉ → 40 x 20 = 800 amot carrรฉes รฉcrit recto et verso, sรฉparรฉ kelafta : recto + verso → 800 x 4 = 3200 zรฉratot carrรฉes (1 ama carrรฉe = 4 zeret carrรฉes) Isaie 40,12 : le ciel mesurรฉ ร  la zeret (1/2 ama x 1/2 ama) Le monde entier = 1/3200 de la Torah Les amot sont celles du Saint bรฉni soit-Il (Rachi).
Le calcul de Mari bar Mar : 3200 zรฉratot, le monde en occupe une.
1
ืžื˜ืคืก ื•ืขื•ืœื” ืžื˜ืคืก ื•ื™ื•ืจื“.

[L'homme] grimpe pour monter, grimpe pour descendre.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืžื˜ืคืก ืื•ื—ื– ื‘ื™ื“ื™ื• ื•ืจื’ืœื™ื• ื‘ื›ืชืœื™ื ื•ื ื›ื ืก ื•ื™ื•ืฆื ืžื˜ืคืก ืงืจืคื™"ืจ ื‘ืœืข"ื–:
Il se tient des mains et des pieds aux parois, entre et sort ; ยซ grimper ยป se dit en langue รฉtrangรจre (laaz) grimper.
๐Ÿ’ก Explication

Fin de la beraita citรฉe en 20b : les pasei beirot ne permettent de puiser que pour l'animal. L'homme qui veut boire doit descendre lui-mรชme dans le puits (domaine privรฉ) en s'agrippant aux parois, et boire lร .

2
ืื™ื ื™? ื•ื”ืืžืจ ืจื‘ ื™ืฆื—ืง ืืžืจ ืจื‘ ื™ื”ื•ื“ื” ืืžืจ ืฉืžื•ืืœ: ืœื ื”ื•ืชืจื• ืคืกื™ ื‘ื™ืจืื•ืช ืืœื ืœื‘ืืจ ืžื™ื ื—ื™ื™ื ื‘ืœื‘ื“. ื•ืื™ ืœื‘ื”ืžื”, ืžื” ืœื™ ื—ื™ื™ื ืžื” ืœื™ ืžื›ื•ื ืกื™ืŸ? ื‘ืขื™ื ืŸ ืžื™ื“ื™ ื“ื—ื–ื™ ืœืื“ื.

Est-ce ainsi ? Rav Yitshak n'a-t-il pas dit au nom de Rav Yehouda au nom de Chmouel : les pasei beirot n'ont รฉtรฉ permis que pour un puits d'eau vive seulement ?

Or si c'est pour l'animal, que m'importe [une eau] vive ou [une eau] recueillie ? โ€” Nous exigeons une chose apte pour l'homme.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืžื™ื“ื™ ื“ื—ื–ื™ ืœืื“ื ื›ื™ื•ืŸ ื“ืžื™ื ืžืฉื•ื™ ืœื”ื• ืžื—ื™ืฆื” ื‘ืขื™ื ืŸ ืžื™ื ื—ืฉื•ื‘ื™ืŸ:
Puisque l'eau les fait considรฉrer comme une mehitsa, nous exigeons une eau importante.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ืžื™ื“ื™ ื“ื—ื–ื™ ืœืื“ื ื‘ืขื™ื ืŸ ื•ืื•ื‘ืกื™ืŸ ืืช ื”ื’ืžืœ ื“ืœืขื™ืœ ื”ื™ื™ื ื• ื ืžื™ ื‘ืžื™ื“ื™ ื“ื—ื–ื™ ืœืื“ื ืื™ ื ืžื™ ืื™ื™ืจื™ ื‘ืจื”"ื™ ื•ืœื ื‘ื™ืŸ ื”ืคืกื™ืŸ ืื™ ื ืžื™ ื”ื•ืื™ืœ ื•ืชื—ื™ืœืช ื”ืชื™ืงื•ืŸ ื”ื•ื™ ื‘ืžื™ื“ื™ ื“ื—ื–ื™ ืœืื“ื ืฉืจื™ ื‘ื›ืœ ืขื ื™ืŸ ืœืฆื•ืจืš ื‘ื”ืžื” ื•ื"ืช ืืžืื™ ื‘ืขื™ื ืŸ ืžื™ื“ื™ ื“ื—ื–ื™ ืœืื“ื ื›ื™ื•ืŸ ื“ืœื ืฉืจื™ ืืœื ืœืฆื•ืจืš ื‘ื”ืžื” ื•ื™"ืœ ืฉืื ื“ืœื” ืœืฆื•ืจืš ื‘ื”ืžื” ื•ื ืฉืชื™ื™ืจื• ืฉื ืฉืจื™ ืœืื“ื ื•ื”ื ื“ืืžืจื™ื ืŸ ื‘ืกืžื•ืš ื•ืื ื”ื™ื• ืจื—ื‘ื™ื ืœืื“ื ื ืžื™ ืฉืจื™ ื”ื™ื™ื ื• ืœื“ืœื•ืช ืœื›ืชื—ื™ืœื” ืœืฆื•ืจืš ืื“ื ืื™ ื ืžื™ ื”ื ื“ืืžืจื™ื ืŸ ืœื ื”ื•ืชืจื• ืืœื ืœืฆื•ืจืš ื‘ื”ืžื” ื”ื™ื™ื ื• ืชื—ื™ืœืช ื”ืชื™ืงื•ืŸ ืื‘ืœ ื‘ืฉื›ื‘ืจ ื ืชืงืŸ ืœืฆื•ืจืš ื‘ื”ืžื” ืฉืจื™ ืืฃ ืœืฆื•ืจืš ืื“ื ืœื›ืชื—ื™ืœื” ืœื“ืœื•ืช ื•ืื ื”ื™ื• ืจื—ื‘ื™ื ืฉืจื™ ืœืชืงืŸ ืืคื™' ืœืฆื•ืจืš ืื“ื ื•ืืชื™ ืฉืคื™ืจ ื”ื ื“ืืžืจ ืœืขื™ืœ ื—ืฆืจ ืฉืจืืฉื” ื ื›ื ืก ืœื‘ื™ืŸ ื”ืคืกื™ืŸ ืžื•ืชืจ ืœื˜ืœื˜ืœ ืžืชื•ื›ื” ืœื‘ื™ืŸ ื”ืคืกื™ืŸ ื•ืžื‘ื™ืŸ ื”ืคืกื™ืŸ ืœืชื•ื›ื” ื”ื™ื™ื ื• ื”ืฉืชื ืืคื™' ืœืฆื•ืจืš ืื“ื:
Et ยซ on gave le chameau ยป citรฉ plus haut, c'est aussi dans le cas d'une chose apte pour l'homme. Ou bien : il s'agit lร  d'un domaine privรฉ, et non d'entre les passin. Ou bien : puisque le dรฉbut de l'installation se fait pour une chose apte pour l'homme, c'est permis de toute faรงon pour le besoin de l'animal. Et si tu demandes : pourquoi exiger une chose apte pour l'homme, puisque ce n'est permis que pour le besoin de l'animal ? On peut rรฉpondre : s'il a puisรฉ pour le besoin de l'animal et qu'il en est restรฉ, c'est permis ร  l'homme. Et ce que nous disons juste aprรจs, ยซ et s'ils รฉtaient larges, mรชme pour l'homme c'est permis ยป, c'est pour puiser a priori pour le besoin de l'homme. Ou bien : ce que nous disons, ยซ ils n'ont รฉtรฉ permis que pour l'animal ยป, vise le dรฉbut de l'installation ; mais une fois dรฉjร  installรฉs pour le besoin de l'animal, il est permis de puiser mรชme pour le besoin de l'homme a priori ; et s'ils รฉtaient larges, il est permis de les installer mรชme pour le besoin de l'homme. Et cela explique bien ce qui est dit plus haut : une cour dont l'extrรฉmitรฉ entre entre les passin, il est permis de transporter de celle-ci vers l'entre-passin et de l'entre-passin vers elle ; c'est maintenant, mรชme pour le besoin de l'homme.
๐Ÿ’ก Explication

Objection : Chmouel exige un puits de mayim 'hayim (eau de source). Si la lรฉniance ne sert que l'animal, une eau de pluie recueillie (mekhounassin) suffirait. Rรฉponse : pour que l'eau justifie l'installation des passin, elle doit รชtre apte pour l'homme ; Rachi : l'eau fait des passin une mehitsa, elle doit donc รชtre une eau importante.

3
ื’ื•ืคื: ืœื ื”ื•ืชืจื• ืคืกื™ ื‘ื™ืจืื•ืช ืืœื ืœื‘ื”ืžื” ื‘ืœื‘ื“, ืื‘ืœ ืื“ื ืžื˜ืคืก ื•ืขื•ืœื” ืžื˜ืคืก ื•ื™ื•ืจื“. ื•ืื ื”ื™ื• ืจื—ื‘ื™ืŸ, ืืคื™ืœื• ืœืื“ื ื ืžื™. ื•ืœื ื™ืžืœื ืื“ื ืžื™ื ื•ื™ืชืŸ ืœืคื ื™ ื‘ื”ืžืชื•, ืื‘ืœ ืžืžืœื ื”ื•ื ื•ืฉื•ืคืš ืœืคื ื™ ื‘ื”ืžื” ื•ืฉื•ืชื” ืžืื™ืœื™ื”.

Le texte lui-mรชme : les pasei beirot n'ont รฉtรฉ permis que pour l'animal seulement ; mais l'homme grimpe pour monter, grimpe pour descendre. Et si [les puits] รฉtaient larges, mรชme pour l'homme aussi.

Et l'homme ne remplira pas d'eau pour la placer devant son animal, mais il remplit et verse devant l'animal, et celui-ci boit de lui-mรชme.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ืื ื”ื™ื• ืจื—ื‘ื™ืŸ ื•ืื™ื ื• ื™ื›ื•ืœ ืœื˜ืคืก ืžื•ืชืจ ืœื• ืœืžืœืื•ืช ื•ืœืฉืชื•ืช:
Et qu'il ne peut pas grimper : il lui est permis de remplir et de boire.
ื•ื™ืชืŸ ืœืคื ื™ ื‘ื”ืžืชื• ื”ื•ื ืขืฆืžื• ืื™ื ื• ืžื•ืชืจ ืœืื—ื•ื– ื”ื›ืœื™ ืœืคื ื™ื”:
Lui-mรชme n'a pas le droit de tenir le rรฉcipient devant elle.
๐Ÿ’ก Explication

La beraita pose trois rรจgles : (1) les passin servent l'animal ; (2) si le puits est trop large pour y grimper, l'homme peut aussi puiser ; (3) on ne tient pas le seau devant la bรชte, on verse dans une auge et elle boit seule.

4
ืžืชืงื™ืฃ ืœื” ืจื‘ ืขื ืŸ: ืื ื›ืŸ, ืžื” ื”ื•ืขื™ืœื• ืคืกื™ ื‘ื™ืจืื•ืช? ืžื” ื”ื•ืขื™ืœื•?! ืœืžืœืื•ืช ืžื”ืŸ!

Rav Anan objecte : s'il en est ainsi, ร  quoi ont servi les pasei beirot ? โ€” ร€ quoi ont-ils servi ?! ร€ remplir [de l'eau] ร  partir d'eux !

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืžื” ื”ื•ืขื™ืœื• ื‘ืชืžื™ื” ื”ืจื™ ื”ื•ืขื™ืœื• ืœืžืœืื•ืช ืžืŸ ื”ื‘ื•ืจ ืฉื”ื•ื ืจืฉื•ืช ื”ื™ื—ื™ื“:
Question รฉtonnรฉe : ils ont bien servi ร  remplir depuis le puits, qui est un domaine privรฉ.
5
ืืœื: ืžื” ื”ื•ืขื™ืœ ืจืืฉื” ื•ืจื•ื‘ื” ืฉืœ ืคืจื”?

Mais [sa question est] : ร  quoi a servi [l'exigence de] la tรชte et la majeure partie de la vache ?

๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ืžื” ื”ื•ืขื™ืœื• ืจืืฉื” ื•ืจื•ื‘ื” ืฉืœ ืคืจื” ื•ื"ืช ื”ื•ืขื™ืœื• ื‘ื“ื ืงื™ื˜ ืžื ื ื•ื ืงื™ื˜ ืœื” ื“ืืžืจ ืœืขื™ืœ ื“ืฉืจื™ ื•ื‘ืจื™ื™ืชื ืื™ื™ืจื™ ื‘ื“ืœื ื ืงื™ื˜ ืœื” ื›ื“ืžื•ื›ื— ืœืขื™ืœ ื•ื™"ืœ ื“ืจื‘ ืขื ืŸ ืžืฉืžืข ืœื™ื” ืœื ื™ืžืœื ืืคื™ืœื• ื‘ื“ื ืงื™ื˜ ืžื ื ื•ื ืงื™ื˜ ืœื” ืื™ ื ืžื™ ืกื‘ื™ืจื ืœื™ื” ื“ื‘ื ืงื™ื˜ ืžื ื ื•ื ืงื™ื˜ ืœื” ืœื ื‘ืขื™ื ืŸ ืจืืฉื” ื•ืจื•ื‘ื”:
Et si tu demandes : elles ont servi dans le cas oรน il tient le rรฉcipient et la tient [la bรชte], dont on a dit plus haut que c'est permis ; et la beraita parle du cas oรน il ne la tient pas, comme cela ressort plus haut. On peut rรฉpondre que Rav Anan comprend ยซ il ne remplira pas ยป mรชme lorsqu'il tient le rรฉcipient et la tient. Ou bien il pense que lorsqu'il tient le rรฉcipient et la tient, on n'exige pas la tรชte et la majeure partie.
๐Ÿ’ก Explication

La michna exige que l'espace entre les passin contienne la tรชte et la majeure partie de la vache. Si de toute faรงon on ne peut que verser dans une auge, ร  quoi bon cette mesure ?

6
ืืžืจ ืื‘ื™ื™: ื”ื›ื ื‘ืžืื™ ืขืกืงื™ื ืŸ โ€” ื‘ืื™ื‘ื•ืก ื”ืขื•ืžื“ ื‘ืจืฉื•ืช ื”ืจื‘ื™ื ื’ื‘ื•ื” ืขืฉืจื” ื•ืจื•ื—ื‘ ืืจื‘ืขื” ื•ืจืืฉื• ื ื›ื ืก ืœื‘ื™ืŸ ื”ืคืกื™ืŸ ื•ื›ื•ืณ.

Abaye dit : de quoi s'agit-il ici ? D'une mangeoire (ibous) qui se trouve dans le domaine public, haute de dix et large de quatre, dont l'extrรฉmitรฉ entre entre les passin, etc.

๐Ÿ’ก Explication

Abaye limite l'interdit de la beraita ร  un cas particulier : une mangeoire de dix tefahim sur quatre, donc un domaine privรฉ ร  elle seule, posรฉe dans le domaine public et entrant entre les passin. Lร  on craint qu'elle ne se brise et qu'on ne transporte entre domaines. Ailleurs, abreuver l'animal entre les passin reste permis, et la mesure de la vache garde son utilitรฉ.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Abaye : la mangeoire qui entre entre les passin Domaine public Entre les passin puits mangeoire : 10 de haut, 4 de large = domaine privรฉ Risque : elle se brise, on transporte du privรฉ au public
Le cas d'Abaye : une mangeoire-domaine privรฉ dans le domaine public.
7
ืืžืจ ืจื‘ ื™ืจืžื™ื” ื‘ืจ ืื‘ื ืืžืจ ืจื‘: ืื™ืŸ ื‘ื•ืจื’ื ื™ืŸ ื‘ื‘ื‘ืœ, ื•ืœื ืคืกื™ ื‘ื™ืจืื•ืช ื‘ื—ื•ืฅ ืœืืจืฅ.

Rav Yirmeya bar Abba dit au nom de Rav : il n'y a pas de burganin ร  Bavel, ni de pasei beirot hors de la Terre [d'Israรซl].

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ืื™ืŸ ื‘ื•ืจื’ื ื™ืŸ ื‘ื‘ื‘ืœ ื“ืืžืจ ื‘ื›ื™ืฆื“ ืžืขื‘ืจื™ืŸ (ืœืงืžืŸ ืขื™ืจื•ื‘ื™ืŸ ื“' ื ื”:) ืื ื”ื™ื• ื‘ื•ืจื’ื ื™ืŸ ื—ื•ืฅ ืœืขื™ืจ ื‘ืชื•ืš ืข' ืืžื” ื•ืฉื™ืจื™ื ืžืชืขื‘ืจื™ืŸ ืขืžื” ื•ืžื•ื“ื“ื™ืŸ ืชื—ื•ื ื”ืขื™ืจ ืžืฉื ื•ืœื”ืœืŸ ื•ืžื” ื”ืŸ ื‘ื•ืจื’ื ื™ืŸ ืกื•ื›ื•ืช ืฉืขื•ืฉื™ืŸ ืฉื•ืžืจื™ ื”ืขื™ืจ ื•ืื™ื ื• ื“ื‘ืจ ืงื‘ื•ืข ื•ืงืืžืจ ืจ' ื™ืจืžื™ื” ื“ื”ื ืš ื‘ื•ืจื’ื ื™ืŸ ืื™ืŸ ื‘ื‘ื‘ืœ ื›ืœื•' ื•ืื™ืŸ ืžืชืขื‘ืจื™ืŸ ืขื ื”ืขื™ืจ ื“ื‘ื‘ื‘ืœ ืื™ื›ื ื‘ื™ื“ืงื™ ื“ืžื™ื ื•ืฉื˜ืคื™ ืœื”ื• ื”ืœื›ืš ืœื ื—ืฉื™ื‘ื™ ืžื™ื“ื™:
Car il est dit au chapitre Keitsad mevarin (plus loin, Erouvin 55b) : s'il y avait des burganin hors de la ville ร  moins de 70 amot et un reste, ils sont intรฉgrรฉs ร  la ville et on mesure le tehoum de la ville ร  partir d'eux. Que sont les burganin ? Des huttes que font les gardiens de la ville, et ce n'est pas une chose fixe. Et Rabbi Yirmeya dit que ces burganin n'existent pas ร  Bavel, c'est-ร -dire qu'ils ne s'intรจgrent pas ร  la ville, car ร  Bavel il y a des ruptures [de digues] d'eau qui les emportent ; c'est pourquoi ils ne comptent pour rien.
ื‘ื—ื•ืฆื” ืœืืจืฅ ื‘ืฉืืจ ืืจืฆื•ืช ืœื‘ื“ ืžื‘ื‘ืœ:
Dans les autres pays, ร  part Bavel.
โš–๏ธ Rosh (1)
ื’ืž' ืืžืจ ืจื‘ ื™ื”ื•ื“ื” ืื™ืŸ ื‘ื•ืจื’ื ื™ืŸ ื•ืœื ืคืกื™ ื‘ื™ืจืื•ืช ืœื ื‘ื‘ื‘ืœ ื•ืœื ื‘ืฉืืจ ืืจืฆื•ืช. ื‘ื•ืจื’ื ื™ืŸ ื‘ื‘ื‘ืœ ืœื ื“ืฉื›ื™ื—ื™ ื‘ื™ื“ืงื™ ื“ืžื™ื ื‘ืฉืืจ ืืจืฆื•ืช ืœื ื“ืฉื›ื™ื—ื™ ื’ื ื‘ื™. ืคืชื™ ื‘ื™ืจืื•ืช ื‘ื‘ื‘ืœ ืœื ื“ืฉื›ื™ื—ื™ ืžื™ื. ื‘ืฉืืจ ืืจืฆื•ืช ืœื ื“ืœื ืฉื›ื™ื—ื ืžืชื™ื‘ืชื:
Guemara : Rav Yehouda dit : il n'y a ni burganin ni pasei beirot, ni ร  Bavel ni dans les autres pays. Les burganin ร  Bavel, non, car les ruptures d'eau y sont frรฉquentes ; dans les autres pays, non, car les voleurs y sont frรฉquents. Les pasei beirot ร  Bavel, non, car l'eau y est frรฉquente ; dans les autres pays, non, car les yechivot n'y sont pas frรฉquentes.
๐Ÿ’ก Explication

Les burganin sont des huttes de gardiens hors de la ville. Situรฉs ร  moins de 70 amot et deux tiers l'un de l'autre, ils prolongent la ville, et les 2000 amot du tehoum se comptent ร  partir du dernier. Rav restreint cette rรจgle et celle des pasei beirot selon le pays.

Le Roch retient directement la version stricte (la seconde de la Guemara) : aucune des deux lรฉniances ne s'applique hors d'Erets Israรซl.

8
ื‘ื•ืจื’ื ื™ืŸ ื‘ื‘ื‘ืœ ืœื โ€” ื“ืฉื›ื™ื—ื™ ื‘ื™ื“ืงื™, ืคืกื™ ื‘ื™ืจืื•ืช ื‘ื—ื•ืฅ ืœืืจืฅ ืœื โ€” ื“ืœื ืฉื›ื™ื—ื™ ืžืชื™ื‘ืชื. ืื‘ืœ ืื™ืคื›ื ืขื‘ื“ื™ื ืŸ.

Les burganin ร  Bavel, non, car les ruptures [de digues] y sont frรฉquentes ; les pasei beirot hors de la Terre, non, car les yechivot n'y sont pas frรฉquentes. Mais l'inverse, nous le pratiquons.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื“ืœื ืฉื›ื™ื—ื™ ืžืชื™ื‘ืชื ืœื”ื™ื•ืช ืชืœืžื™ื“ื™ื ื”ื•ืœื›ื™ื ืžืขื™ืจ ืœืขื™ืจ ืœืœืžื•ื“ ืชื•ืจื” ื•ืคืกื™ ื‘ื™ืจืื•ืช ืœื ื”ื•ืชืจื• ืืœื ืœืขื•ืœื™ ืจื’ืœื™ื ื•ืœื›ื™ื•ืฆื ื‘ื”ืŸ ืฉื”ื•ืœื›ื™ืŸ ืœื“ื‘ืจ ืžืฆื•ื”:
Pour que des รฉlรจves aillent de ville en ville รฉtudier la Torah ; or les pasei beirot n'ont รฉtรฉ permis que pour les pรจlerins et leurs semblables, qui vont pour une mitsva.
๐Ÿ’ก Explication

Premiรจre version : les burganin valent hors d'Erets Israรซl (sauf ร  Bavel, ร  cause des crues), et les pasei beirot valent ร  Bavel, oรน les yechivot sont nombreuses. La lรฉniance des passin a รฉtรฉ instituรฉe pour ceux qui voyagent pour une mitsva.

9
ืื™ื›ื ื“ืืžืจื™, ืืžืจ ืจื‘ ื™ืจืžื™ื” ื‘ืจ ืื‘ื ืืžืจ ืจื‘: ืื™ืŸ ื‘ื•ืจื’ื ื™ืŸ ื•ืคืกื™ ื‘ื™ืจืื•ืช, ืœื ื‘ื‘ื‘ืœ ื•ืœื ื‘ื—ื•ืฅ ืœืืจืฅ. ื‘ื•ืจื’ื ื™ืŸ ื‘ื‘ื‘ืœ ืœื โ€” ื“ืฉื›ื™ื—ื™ ื‘ื™ื“ืงื™, ื‘ื—ื•ืฅ ืœืืจืฅ ื ืžื™ ืœื โ€” ื“ืฉื›ื™ื—ื™ ื’ื ื‘ื™.

Certains disent : Rav Yirmeya bar Abba dit au nom de Rav : il n'y a ni burganin ni pasei beirot, ni ร  Bavel ni hors de la Terre. Les burganin ร  Bavel, non, car les ruptures [de digues] y sont frรฉquentes ; hors de la Terre non plus, car les voleurs y sont frรฉquents.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื“ืฉื›ื™ื—ื™ ื’ื ื‘ื™ ื“ื’ื ื‘ื™ ืœื”ื• ื”ืœื›ืš ืœื ื—ืฉื™ื‘ื™ ืœื”ื™ื•ืช ื‘ืชื™ื:
Qui les volent ; c'est pourquoi elles ne comptent pas comme des maisons.
10
ืคืกื™ ื‘ื™ืจืื•ืช ื‘ื‘ื‘ืœ ืœื โ€” ื“ืฉื›ื™ื—ื™ ืžื™ื. ื‘ื—ื•ืฅ ืœืืจืฅ ื ืžื™ ืœื โ€” ื“ืœื ืฉื›ื™ื—ื™ ืžืชื™ื‘ืชื.

Les pasei beirot ร  Bavel, non, car l'eau y est frรฉquente ; hors de la Terre non plus, car les yechivot n'y sont pas frรฉquentes.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื“ืฉื›ื™ื—ื™ ืžื™ื ื•ืœื ื”ื•ืชืจื• ืคืกื™ ื‘ื™ืจืื•ืช ืืœื ืœืžืงื•ื ืฉืฆืจื™ื›ื™ืŸ ืžื™ ื’ืฉืžื™ื ืœื›ื ืกืŸ ื•ืœืฉืชื•ืช ืžื”ืŸ ื“ืื™ื›ื ื“ื•ื—ืง:
Et les pasei beirot n'ont รฉtรฉ permis que pour un lieu oรน l'on a besoin de recueillir l'eau de pluie pour en boire, car il y a lร  une nรฉcessitรฉ.
๐Ÿ’ก Explication

Seconde version : les deux lรฉniances sont รฉcartรฉes partout hors d'Erets Israรซl. ร€ Bavel, l'eau des fleuves et canaux abonde ; les passin ne rรฉpondent ร  aucune nรฉcessitรฉ.

11
ืืžืจ ืœื™ื” ืจื‘ ื—ืกื“ื ืœืžืจื™ ื‘ืจื™ื” ื“ืจื‘ ื”ื•ื ื ื‘ืจื™ื” ื“ืจื‘ ื™ืจืžื™ื” ื‘ืจ ืื‘ื: ืืžืจื™ ืืชื™ืชื• ืžื‘ืจื ืฉ ืœื‘ื™ ื›ื ื™ืฉืชื ื“ื“ื ื™ืืœ ื“ื”ื•ื” ืชืœืชื ืคืจืกื™ ื‘ืฉื‘ืชื, ืืžืื™ ืกืžื›ื™ืชื• โ€” ืื‘ื•ืจื’ื ื™ืŸ? ื”ื ืืžืจ ืื‘ื•ื” ื“ืื‘ื•ื” ืžืฉืžื™ื” ื“ืจื‘: ืื™ืŸ ื‘ื•ืจื’ื ื™ืŸ ื‘ื‘ื‘ืœ!

Rav Hisda dit ร  Mari, fils de Rav Houna, fils de Rav Yirmeya bar Abba : on dit que vous venez de Barnich ร  la synagogue de Daniel, qui est ร  trois parsaot, le Chabbat. Sur quoi vous appuyez-vous ?

Sur les burganin ? Le pรจre de ton pรจre n'a-t-il pas dit au nom de Rav : il n'y a pas de burganin ร  Bavel !

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ืืžืจื™ ื“ืงืืชื™ืชื• ืžื‘ืจื ืฉ ืœื‘ื™ ื›ื ื™ืฉืชื ื“ื“ื ื™ืืœ ืฉืžืขืชื™ ืฉืื•ืžืจื™' ืขืœื™ื›ื ืฉืืชื ื‘ืื™ืŸ ืžื‘ืจื ื™ืฉ ืœื‘ื™ ื›ื ื™ืฉืชื ื“ื“ื ื™ืืœ ื‘ืฉื‘ืช ืžืงื•ื ื”ื™ื” ื‘ื‘ื‘ืœ ืฉืฉื ื”ื™ื” ืžืชืคืœืœ ื“ื ื™ืืœ ื“ื›ืชื™ื‘ ื•ื›ื•ื™ืŸ ืคืชื™ื—ืŸ ืœื™ื” ื‘ืขื™ืœื™ืชื™ื”:
J'ai entendu qu'on dit de vous que vous venez de Barnich ร  la synagogue de Daniel le Chabbat. C'รฉtait un lieu ร  Bavel oรน priait Daniel, comme il est รฉcrit : ยซ et des fenรชtres lui รฉtaient ouvertes dans sa chambre haute ยป.
ืืžืื™ ืงื ืกืžื›ื™ืชื• ืื‘ื•ืจื’ื ื™ืŸ ืฉื™ืฉ ื‘ื•ืจื’ื ื™ืŸ ืžืฉื‘ืขื™ื ืืžื” ืœืฉื‘ืขื™ื ืืžื”:
Car il y a des burganin de 70 amot en 70 amot.
โš–๏ธ Rosh (1)
ื’ืž' ืื™ืชืžืจ ืจื‘ ื”ื•ื ื ืืžืจ ื ื•ืชื ื™ืŸ ืงืจืคืฃ ืœื–ื• ื•ืงืจืคืฃ ืœื–ื•. ื•ื—ื™ื™ื ื‘ืจ ืจื‘ ื”ื•ื ื ืืžืจ ืื™ืŸ ื ื•ืชื ื™ืŸ ืืœื ืงืจืคืฃ ืื—ื“ ืœื‘' ืขื™ื™ืจื•ืช. ืชื ื™ื ื‘ืค"ืง ื“ืกื•ื›ื” ื“ืฃ ื’. ื‘ื™ืช ืฉืื™ืŸ ื‘ื• ื“' ืืžื•ืช ืขืœ ื“' ืืžื•ืช ืื™ืŸ ืขื•ืฉื™ืŸ ืื•ืชื• ืขื™ื‘ื•ืจ ื‘ื™ืŸ ืฉืชื™ ืขื™ื™ืจื•ืช. ื•ืงืฉื” ื“ื”ืื™ ื‘ื™ืช ืžืื™ ืขื‘ื™ื“ืชื™ื”. ื“ืœืจ' ืžืื™ืจ ื ื•ืชื ื™ืŸ ืงืจืคืฃ ืœื–ื• ื•ืงืจืคืฃ ืœื–ื• ืืฃ ื‘ืœื ื‘ื™ืช. ื•ื›ืŸ ืœืจื‘ ื”ื•ื ื ืืœื™ื‘ื ื“ืจื‘ื ืŸ. ื•ืœื—ื™ื™ื ื‘ืจ ืจื‘ ื“ืืžืจ ืงืจืคืฃ ืื—ื“ ืœืฉืชื™ื”ืŸ ืื•ืชื• ืงืจืคืฃ ืื™ืŸ ืฆืจื™ืš ื‘ื™ืช. ื•ืื™ ื‘ืฉื™ืฉ ื™ื•ืชืจ ืžืงืž"ื ื•ืฉืœื™ืฉ ื‘ื™ืŸ ืฉืชื™ ืขื™ื™ืจื•ืช ื•ืœื›ืš ืฆืจื™ืš ื‘ื™ืช ืœืขืจื‘ ืืช ืฉืชื™ื”ืŸ. ืžื” ืœื™ ืœื”ื–ื›ื™ืจ ืฉืชื™ ืขื™ื™ืจื•ืช ื”ื•ื” ืœื™ื” ืœืžื™ืžืจ ืื™ืŸ ืขื•ืฉื™ืŸ ืื•ืชื• ืขื™ื‘ื•ืจ ืœืขื™ืจ ืฉื”ืจื™ ืœืขื™ืจ ืื—ืช ื™ื›ื•ืœ ืœืขืฉื•ืช ื‘ื•ืจื’ื ื™ืŸ ืœืœื›ืช ื›ืžื• ืฉื™ืจืฆื” ื›ื“ืืžืจ ืœืขื™ืœ ื‘ืค' ืขื•ืฉื™ืŸ ืคืกื™ืŸ (ืขื™ืจื•ื‘ื™ืŸ ื“ืฃ ื›ื.) ื›ื™ ืืชื™ืชื• ืžื‘ืจื ื™ืฉ ืœื‘ื™ ื›ื ื™ืฉืชื ื“ื“ื ื™ืืœ ื“ื”ื•ื” ืชืœืชื ืคืจืกื™ ืืžืื™ ืกืžื›ื™ืชื• ืื‘ื•ืจื’ื ื™ืŸ ื•ื›ื•'. ื•ืžืชื•ืš ืงื•ืฉื™ื ื–ื• ื’ื•ืจื ืจืฉื‘"ื ืื™ืŸ ืขื•ืฉื™ืŸ ืื•ืชื• ืขื™ื‘ื•ืจ ืœืขื™ืจ. ื•ื›ืŸ ืžืฉืžืข ื‘ื™ืจื•ืฉืœืžื™ ื“ืกื•ื˜ื” ืค"ื— ื”ืœ' ื“ ื“ื’ืจืก ื”ืชื ืื™ืŸ ืขื•ืฉื™ืŸ ืขื™ื‘ื•ืจ ืœืขื™ืจ ื•ื”"ืค ืื™ืŸ ืขื•ืฉื™ืŸ ืื•ืชื• ื—ื™ื‘ื•ืจ ืœืขื™ืจ. ื•ืจ"ืช ืžืงื™ื™ื ื’ื™ืจืกืช ื”ืกืคืจื™ื ื•ื”"ืค ืื™ืŸ ื ื•ืชื ื™ืŸ ืœื• ื“ื™ืŸ ืขื™ื‘ื•ืจ ื‘ื™ืŸ ืฉืชื™ ืขื™ื™ืจื•ืช ื“ืœืจื‘ื ืŸ ืขื™ืจ ืื—ืช ืื™ืŸ ืœื” ืงืจืคืฃ ื•ืื ื”ื™ื” ืœื–ื” ื”ื‘ื™ืช ื“"ื ื”ื™ื” ืœื• ื“ื™ืŸ ืขื™ืจ. ื•ืœืจื‘ ื”ื•ื ื ื ื•ืชื ื™ืŸ ืงืจืคืฃ ืœืขื™ืจ ื•ืงืจืคืฃ ืœื‘ื™ืช ื›ืžื• ืฉื ื•ืชื ื™ืŸ ืœืฉืชื™ ืขื™ื™ืจื•ืช ืฉื ื™ ืงืจืคื™ืคื•ืช ื•ืœื—ื™ื™ื ื‘ืจ ืจื‘ ืงืจืคืฃ ืื—ื“ ืœืฉืชื™ื”ืŸ. ื“ืœืื• ื“ื•ืงื ื ืงื˜ื™ ืจื‘ื ืŸ ืฉืชื™ ืขื™ื™ืจื•ืช ืืœื ื”"ื” ืขื™ืจ ื•ื‘ื™ืช ืืœื ืื’ื‘ ื“ื ืงื˜ ืจ' ืžืื™ืจ ืขื™ืจ ื ืงื˜ื™ ืจื‘ื ืŸ ื ืžื™ ืฉืชื™ ืขื™ื™ืจื•ืช ื“ืžืžื” ื ืคืฉืš ืœื—ื™ื™ื ื‘ืจ ืจื‘ ื“ืืžืจ ืงืจืคืฃ ืื—ื“ ืœืฉืชื™ื”ืŸ ืœืื• ื“ื•ื•ืงื ื ืงื˜ ืฉืชื™ ืขื™ื™ืจื•ืช ื“ื”"ื” ืขื™ืจ ื•ื‘ื™ืช ื“ืข"ื™ ื‘ื•ืจื’ื ื™ืŸ ื”ื•ืœื›ื™ืŸ ื›ื“ืžื•ื›ื— ื‘ืค' ืขื•ืฉื™ืŸ ืคืกื™ืŸ. ื•ืคืกืง ืจ"ืช ื–"ืœ ื›ืจื‘ ื”ื•ื ื ื“ื’ื“ื•ืœ ื”ื™ื” ื•ื‘ืจ ืกืžื›ื ื™ื•ืชืจ ืžื—ื™ื™ื ื‘ืจ ืจื‘ ื“ื”ื•ื™ ื–ื•ื˜ืจ ืžื™ื ื™ื” ื˜ื•ื‘ื ื›ื“ืžื•ื›ื— ื‘ืค' ื™ืฉ ื‘ืขืจื›ื™ืŸ (ืขืจื›ื™ืŸ ื“ืฃ ื˜ื–:) ืฉื”ื™ื” ืจื‘ ื”ื•ื ื ืžื•ื›ื™ื—ื• ื•ื”ื ืš ืืžื•ืจืื™ ื“ืœืงืžืŸ ืงื™ื™ืžื™ ื›ื•ื•ืชื™ื”. ืจื‘ ืื™ื“ื™ ืืžืจ ืจ' ื—ื ื™ื ื ื“ืžืฉื ื™ ืืœื™ื‘ื ื“ืจื‘ ื”ื•ื ื ืœืื• ืžืฉื•ืœืฉื™ืŸ ื•ื›ื•'. ื“ืœื—ื™ื™ื ื‘ืจ ืจื‘ ื™ื›ื•ืœื™ืŸ ืœื”ื™ื•ืช ืžืฉื•ืœืฉื™ืŸ ืžืžืฉ. ื•ื›ืŸ ืื‘ื™ื™ ื•ืจื‘ื ืฉืงืœื™ ื•ื˜ืจื™ ืืœื™ื‘ื ื“ื”ืš ืฉื™ื ื•ื™ื™ื. ื•ื›ืŸ ื‘ืฉื™ืœื”ื™ ืฉืžืขืชื™ืŸ ื“ื"ืœ ืจื‘ ืคืคื ืœืจื‘ื ื”ื ื™ ื‘ื ื™ ืืงื˜ื™ืกืคื•ืŸ ื“ืžืฉื—ื™ ืชื—ื•ืžื ืžื”ืื™ ื’ื™ืกื ื“ืืจื“ืฉื™ืจ ื”ื ืงืžืคืกืงื ื“ื’ืœืช ื“ื”ื•ื™ ื™ื•ืชืจ ืžืงืž"ื ื•ืฉืœื™ืฉ. ืžืฉืžืข ื“ืื™ ืœื ื”ื•ื™ ืืœื ืงืž"ื ื•ืฉืœื™ืฉ ืฉืคื™ืจ ืขื‘ื“ื™ ื•ื”ื™ื™ื ื• ื›ืจื‘ ื”ื•ื ื ื•ื”ื ื“ืื—ื•ื™ ืœื™ื” ืจื‘ื ืื˜ืžื”ืชื ื“ืฉื•ืจื ื“ืžื‘ืœืขื™ ื‘ื“ื’ืœืช ื‘ืข' ืืžื” ื•ืฉื™ืจื™ื™ื. ื”ื™ื™ื ื• ืžืืงื˜ื™ืกืคื•ืŸ ื•ืงืจืคืฃ ืฉืœื” ื•ืžืืจื“ืฉื™ืจ ื•ืงืจืคืฃ ืฉืœื” ื“ื”ื™ื™ื ื• ืงืž"ื ืžืื˜ืžื”ืชื ื“ืฉื•ืจื ืœืฆื“ ืืจื“ืฉื™ืจ. ื•ื›ืŸ ื”ื”ื™ื ื“ืขื•ืฉื™ืŸ ืคืกื™ืŸ ื“ืฃ ื›ื. ื“ืงืืžืจ ืžืชื•ื•ืชื ื“ืžื™ื‘ืœืขืŸ ื‘ืข' ืืžื” ื”ื™ื™ื ื• ืžืขื™ืจ ื”ืกืžื•ื›ื ืœื” ืขื ืงืจืคืฃ ื“ื”ื™ื™ื ื• ืงืž"ื ื‘ื™ืŸ ื”ื›ืœ. ื•ืขื•ื“ ื ืจืื” ืœืจื‘ื™ื ื• ืชื ืœื“ืงื“ืง ื“ืžืžื” ื ืคืฉืš ื”ื›ื™ ื”ืœื›ืชื ื“ื ื•ืชื ื™ืŸ ืœืฉืชื™ ืขื™ื™ืจื•ืช ืฉื ื™ ืงืจืคื™ืคื•ืช ื“ืืคื™ืœื• ืœื—ื™ื™ื ื‘ืจ ืจื‘ ื“ืงืืžืจ ืงืจืคืฃ ืœืฉืชื™ื”ืŸ ื”ื ืžื•ืงื™ ืกื™ืคื ื“ืžืชื ื™' ื“ืงืชื ื™ ืื ื™ืฉ ืœื–ื• ืข' ืืžื” ื•ืฉื™ืจื™ื™ื ื•ื›ื•' ื›ืจ"ืž ื•ื”ื•ื™ ืžื—ืœื•ืงืช ื•ืื—"ื› ืกืชื ื•ื"ื› ืืฃ ืœื“ื™ื“ื™ื” ื”ืœื›ื” ื›ืจ"ืž. ื•ื›ืŸ ื›ืชื‘ ืจ"ืž ื–"ืœ ื”ืœื›ื” ื›ืจ"ืž ืžื“ืืžืจ ืจื™ื‘"ืœ ืœืขื™ืœ (ืขื™ืจื•ื‘ื™ืŸ ื“ืฃ ืžื•.) ื”ืœื›ื” ื›ื“ื‘ืจื™ ื”ืžื™ืงืœ ืืคื™ืœื• ื™ื—ื™ื“ ื›ื ื’ื“ ืจื‘ื™ื. ื•ืขื•ื“ ื”ื‘ื™ื ืจืื™ื” ืžื“ืžืคืœื™ื’ ืจื‘ื ืœืขื™ืœ (ืขื™ืจื•ื‘ื™ืŸ ื“ืฃ ืœื‘:) ื‘ื™ืŸ ืื™ืœืŸ ื”ืขื•ืžื“ ืชื•ืš ืขื™ื‘ื•ืจื” ื‘ื™ืŸ ืขื•ืžื“ ื—ื•ืฅ ืœืขื™ื‘ื•ืจื”. ืžื™ื”ื• ืื™ืŸ ื ืจืื” ืžื” ืฉืคื™' ืจ"ืช ื–"ืœ ื“ื‘ื™ืช ื—ืฉื•ื‘ ื›ืขื™ืจ ืœื’ืžืจื™ ืœืขื ื™ืŸ ื–ื” ืฉื ื•ืชื ื™ืŸ ืงืจืคืฃ ืœื–ื” ื•ืงืจืคืฃ ืœื–ื”. ืืข"ืค ืฉืœื—ื™ื™ื ื‘ืจ ืจื‘ ืืœื™ื‘ื ื“ืจื‘ื ืŸ ื”ื•ื™ ื‘ื™ืช ื›ืขื™ืจ ืœื’ืžืจื™ ืœืขื ื™ืŸ ื–ื” ืฉื ื•ืชื ื™ืŸ ืœืฉื ื™ ื‘ืชื™ื ื‘ืœื ืขื™ืจ ืงืจืคืฃ ืื—ื“ ืœืฉืชื™ื”ืŸ ื“ืืœ"ื› ืขื™ืจ ืฉืื™ืŸ ืœื” ื—ื•ืžื” ื‘ืžื” ื™ืชื—ื‘ืจื• ืœื™ื—ืฉื‘ ื›ืื—ื“ ืื ืœื ืข"ื™ ื“ืžื•ื‘ืœืข ื›ืœ ืื—ื“ ื‘ืชื•ืš ืข' ืืžื” ื•ืฉื™ืจื™ื™ื ืฉืœ ื—ื‘ื™ืจื• ื“ืœื ืžื™ืกืชื‘ืจ ืœื”ืฆืจื™ืš ืฉื™ื’ืขื• ื–ื” ื‘ื–ื”. ืžื™ื”ื• ืœื™ืชืŸ ืฉื ื™ ืงืจืคื™ืคื•ืช ืœืจื‘ ื”ื•ื ื ื‘ื‘ื™ืช ื”ืกืžื•ืš ืœืขื™ืจ ื›ืžื• ืœืฉืชื™ ืขื™ื™ืจื•ืช ืœื ืžืกืชื‘ืจ. ื“ืœืจ"ืž ืขื™ืจ ื“ื•ืงื ื“ื”ื ืงืจื ืงื“ืจื™ืฉ ื”"ื  ื ืจืื” ื“ืœืจื‘ื ืŸ ืขื™ื™ืจื•ืช ื“ื•ืงื. ืื‘ืœ ืœื—ื‘ืจ ื‘ื™ืช ืœืขื™ืจ ืœืžื“ื•ื“ ืชื—ื•ื ื”ืขื™ืจ ืžืŸ ื”ื‘ื™ืช ืื• ืœื—ื‘ืจ ืฉื ื™ ื‘ืชื™ื ื™ื—ื“ ื‘ืขื™ืจ ืฉืื™ืŸ ืœื”ื—ื•ืžื” ืžืฉืขืจื™ื ืŸ ื‘ืฉื‘ืขื™ื ืืžื” ื•ืฉื™ืจื™ื™ื. ื•ื ื™ื—ื ื”ืฉืชื ืžื” ืฉื”ื–ื›ื™ืจ ืจื‘ ืกืคืจื ืงืž"ื ื•ืฉืœื™ืฉ ื’ื‘ื™ ืฉืชื™ ืขื™ื™ืจื•ืช ื•ืจื‘ื ืฉื”ืฉื™ื‘ื• ื ืงื˜ ืข' ืืžื” ื•ืฉื™ืจื™ื™ื ืžืฉื•ื ื“ืื™ื™ืจื™ ื‘ืื˜ืžื”ืชื ื“ืฉื•ืจื ืœื—ื‘ืจื ื™ื—ื“. ื•ืœืขื™ืœ ื ืžื™ ื‘ืขื•ืฉื™ืŸ ืคืกื™ืŸ ื’ื‘ื™ ืžืชื•ื•ืชื ื ืงื˜ ืฉื‘ืขื™ื ืืžื” ื•ืฉื™ืจื™ื™ื ืœืคื™ ืฉื”ื™ื• ืขื™ื™ืจื•ืช ื—ืจื™ื‘ื•ืช ื•ืœื ื”ื™ื” ืœื”ืŸ ื“ื™ืŸ ืขื™ืจ ืืœื ื“ื™ืŸ ื‘ื™ืช. ื•ื’ืจ' ื‘ืกื•ื›ื” ืื™ืŸ ืขื•ืฉื™ืŸ ืื•ืชื” ืขื™ื‘ื•ืจ ืœืขื™ืจ. ื•ืœืกืคืจื™ื ื“ื’ืจ' ืฉืชื™ ืขื™ื™ืจื•ืช ืื™ื›ื ืœืžื™ืžืจ ื“ื ืงื˜ ืฉืชื™ ืขื™ื™ืจื•ืช ื“ืจื’ื™ืœื™ืŸ ืœืขืฉื•ืช ื‘ื™ื ื™ื”ื ื‘ื•ืจื’ื ื™ืŸ ื›ื“ื™ ืœื™ืœืš ืžื–ื• ืœื–ื• ื‘ืฉื‘ืช ื›ืฉืจื—ื•ืงื•ืช ื–ื• ืžื–ื• 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Guemara : il a รฉtรฉ dit : Rav Houna dit : on donne un karpef ร  celle-ci et un karpef ร  celle-lร . Et Hiyya bar Rav dit : on ne donne qu'un seul karpef pour deux villes. Il est enseignรฉ au premier chapitre de Soukka (3a) : une maison qui n'a pas quatre amot sur quatre amot, on n'en fait pas un ibour entre deux villes. Et c'est difficile : ร  quoi sert cette maison ? Car pour Rabbi Meir on donne un karpef ร  l'une et un karpef ร  l'autre mรชme sans maison ; et de mรชme pour Rav Houna selon les Rabbanan. Et pour Hiyya bar Rav, qui dit un seul karpef pour les deux, ce karpef n'a pas besoin de maison. Et si [l'on parle du cas] oรน il y a plus de 141 et un tiers entre les deux villes, et c'est pourquoi il faut une maison pour relier les deux, pourquoi mentionner deux villes ? Il aurait fallu dire : on n'en fait pas un ibour pour la ville, car pour une seule ville on peut faire des burganin pour aller aussi loin qu'on veut, comme il est dit plus haut au chapitre Ossin passin (Erouvin 21a) : quand vous venez de Barnich ร  la synagogue de Daniel, qui est ร  trois parsaot, sur quoi vous appuyez-vous ? Sur les burganin, etc. En raison de cette difficultรฉ, le Rachbam lit : on n'en fait pas un ibour pour la ville. Et c'est aussi ce qui ressort du Yerouchalmi de Sota, chapitre 8, halakha 4, qui lit lร  : on ne fait pas d'ibour pour la ville ; et voici le sens : on n'en fait pas une jonction (hibour) ร  la ville. Rabbeinou Tam maintient la lecture des livres, et voici le sens : on ne lui donne pas le statut d'ibour entre deux villes ; car selon les Rabbanan une ville seule n'a pas de karpef, et si cette maison avait quatre amot, elle aurait le statut de ville. Pour Rav Houna on donne un karpef ร  la ville et un karpef ร  la maison, comme on donne ร  deux villes deux karpefs ; et pour Hiyya bar Rav, un seul karpef pour les deux. Car les Rabbanan n'ont pas dit ยซ deux villes ยป de faรงon limitative : il en va de mรชme d'une ville et d'une maison ; mais puisque Rabbi Meir a dit ยซ ville ยป, les Rabbanan ont dit aussi ยซ deux villes ยป. Car de toute faรงon, pour Hiyya bar Rav qui dit un seul karpef pour les deux, ยซ deux villes ยป n'est pas limitatif, et il en va de mรชme d'une ville et d'une maison, puisque c'est au moyen des burganin qu'on marche, comme cela ressort du chapitre Ossin passin. Rabbeinou Tam a tranchรฉ comme Rav Houna, car il รฉtait grand et faisait davantage autoritรฉ (bar samkha) que Hiyya bar Rav, qui รฉtait beaucoup plus jeune que lui, comme cela ressort du chapitre Yech ba-arakhin (Arakhin 16b), oรน Rav Houna le reprenait ; et les Amoraim citรฉs plus loin se tiennent selon lui : Rav Idi au nom de Rabbi Hanina, qui rรฉpond selon Rav Houna ยซ non pas en triangle ยป, etc., car selon Hiyya bar Rav elles peuvent รชtre vraiment en triangle. De mรชme Abaye et Rava discutent selon cette rรฉponse. De mรชme ร  la fin de notre sougya, oรน Rav Papa dit ร  Rava : ces gens d'Aktisfon qui mesurent le tehoum depuis l'autre cรดtรฉ d'Ardechir, le Tigre les sรฉpare, et il fait plus de 141 et un tiers. Cela implique que s'il n'y avait que 141 et un tiers, ils agiraient correctement, et c'est comme Rav Houna. Et ce que Rava lui a montrรฉ, les contreforts du rempart englobรฉs dans le Tigre ร  70 amot et un reste, c'est depuis Aktisfon et son karpef et depuis Ardechir et son karpef, soit 141 depuis les contreforts du rempart du cรดtรฉ d'Ardechir. De mรชme ce qui est dit en Ossin passin (21a), les ruines englobรฉes dans 70 amot, c'est depuis la ville voisine avec son karpef, soit 141 en tout. Rabbeinou Tam juge encore pouvoir รฉtablir que, de toute faรงon, la halakha est qu'on donne deux karpefs ร  deux villes : mรชme Hiyya bar Rav, qui dit un karpef pour les deux, attribue la fin de la michna, qui enseigne ยซ si celle-ci a 70 amot et un reste, etc. ยป, ร  Rabbi Meir ; il y a donc une mahloket suivie d'un enseignement anonyme (stam), et par consรฉquent, mรชme pour lui, la halakha est comme Rabbi Meir. De mรชme le Rav Meir z.l. a รฉcrit que la halakha est comme Rabbi Meir, puisque Rabbi Yehochoua ben Levi a dit plus haut (Erouvin 46a) : la halakha suit l'avis indulgent [en matiรจre d'erouvin], mรชme un seul contre plusieurs. Et il a apportรฉ une autre preuve du fait que Rava distingue plus haut (Erouvin 32b) entre un arbre situรฉ dans l'ibour de la ville et un arbre situรฉ hors de son ibour. Toutefois, ce qu'a expliquรฉ Rabbeinou Tam z.l., que la maison compte tout ร  fait comme une ville ร  cet รฉgard, qu'on donne un karpef ร  l'une et un karpef ร  l'autre, ne semble pas juste. Certes, pour Hiyya bar Rav selon les Rabbanan, la maison est tout ร  fait comme une ville ร  cet รฉgard, qu'on donne ร  deux maisons sans ville un seul karpef pour les deux ; car sinon, une ville sans rempart, comment [ses maisons] se relieraient-elles pour compter comme une seule, sinon parce que chacune est englobรฉe dans les 70 amot et un reste de sa voisine ? Il n'est pas raisonnable d'exiger qu'elles se touchent. Mais donner, selon Rav Houna, deux karpefs ร  une maison proche de la ville, comme ร  deux villes, n'est pas raisonnable : pour Rabbi Meir il faut prรฉcisรฉment une ville, puisqu'il le tire du verset ; de mรชme il semble que pour les Rabbanan il faut prรฉcisรฉment des villes. Mais pour relier une maison ร  une ville, afin de mesurer le tehoum de la ville ร  partir de la maison, ou pour relier deux maisons ensemble dans une ville sans rempart, on รฉvalue par 70 amot et un reste. On comprend bien dรฉsormais pourquoi Rav Safra a mentionnรฉ 141 et un tiers ร  propos de deux villes, et Rava qui lui a rรฉpondu ร  dit 70 amot et un reste, parce qu'il parlait des contreforts du rempart, pour les relier ensemble. Et plus haut aussi, en Ossin passin, au sujet des ruines, il a dit 70 amot et un reste, parce que c'รฉtaient des villes dรฉtruites, qui n'avaient pas le statut de ville mais celui de maison. On lit en Soukka : on n'en fait pas un ibour pour la ville. Et pour les livres qui lisent ยซ deux villes ยป, on peut dire qu'il a mentionnรฉ deux villes parce qu'on a l'habitude de faire entre elles des burganin pour aller de l'une ร  l'autre le Chabbat, lorsqu'elles sont รฉloignรฉes l'une de l'autre et qu'un erouv ne suffit pas sans burganin ; et il nous apprend que mรชme comme burgan elle ne compte pas si elle n'a pas quatre amot. On lit dans le Yerouchalmi, premier paragraphe : peut-on donner un ibour ร  un ibour ? La parole de Rabbi Chimon ben Yohai dit qu'on en donne : d'aprรจs Rabbi Chimon ben Yohai, je puis faire qu'on marche de Tyr ร  Sidon et de Tibรฉriade ร  Tsippori au moyen de grottes et de burganin ; ici pour la marche, ici pour l'ibour. Rabbi Hiyya dit : Rabbi Hiyya Rabba et Bar Kapara sont en dรฉsaccord. L'un dit : ce que tu dis vaut pour une grande ville, mais pas pour une petite ville, afin que l'ajout ne dรฉpasse pas l'essentiel. L'autre dit : qu'il s'agisse d'une grande ville ou d'une petite ville, la rรจgle est de deux mille. Toutefois, dans notre Guemara il est dit qu'ils allaient de Barnich ร  la synagogue de Daniel, trois parsaot. Pour que notre Guemara ne soit pas en dรฉsaccord avec le Yerouchalmi, on peut dire que Barnich รฉtait une grande ville, de trois parsaot de marche. Mais il semble plutรดt que notre Guemara pense comme Rabbi Chimon ben Yohai, car la halakha suit l'avis indulgent en matiรจre d'erouvin. On lit en Nedarim (56b) : celui qui fait vล“u [de s'interdire] la ville a le droit d'entrer dans son tehoum et n'a pas le droit d'entrer dans son ibour. D'oรน savons-nous que l'ibour de la ville est comme la ville ? Rabbi Yo'hanan dit : car le verset dit ยซ Et il advint, quand Yehochoua รฉtait ร  Yeriho ยป. Que signifie ยซ ร  Yeriho ยป ? Si l'on dit Yeriho mรชme, n'est-il pas รฉcrit ยซ Et Yeriho รฉtait fermรฉe et verrouillรฉe ยป ? Il faut donc en dรฉduire : dans son ibour. Dรฉduis-en.
๐Ÿ’ก Explication

Rav Hisda s'รฉtonne : trois parsaot (environ 12 000 amot) dรฉpassent de loin les 2000 amot du tehoum. La seule base serait une chaรฎne de burganin, que Rav, grand-pรจre de Mari, a justement รฉcartรฉe pour Bavel.

Le Roch place ici sa discussion sur le karpef (70 amot et deux tiers ajoutรฉs ร  une ville) et sur l'ibour (prolongement de la ville). Il retient deux karpefs pour deux villes (141 et un tiers), selon Rav Houna et Rabbeinou Tam, et la distance de 70 amot et un reste pour relier une maison ou des ruines ร  la ville, comme dans notre daf.

12
ื ืคืง ื•ืื—ื•ื™ ืœื™ื” ื”ื ื”ื• ืžืชื•ื•ืชื, ื“ืžื‘ืœืขืŸ ื‘ืฉื‘ืขื™ื ืืžื” ื•ืฉื™ืจื™ื™ื.

Il sortit et lui montra ces ruines, englobรฉes dans 70 amot et un reste [l'une de l'autre].

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ืžืชื•ื•ืชื ืขื™ื™ืจื•ืช ื—ืจื™ื‘ื•ืช ื•ื ืฉืืจื• ืฉื ืžื—ื™ืฆื•ืช ืžืŸ ื”ื‘ืชื™ื ื•ืืžืจื™' ื”ืชื ื‘ืค' ื›ื™ืฆื“ ืžืขื‘ืจื™ืŸ (ืขื™ืจื•ื‘ื™ืŸ ื ื”:) ื ืคืฉ ืฉืœื ื ืคืจืฆื” ื“ื”ื™ื™ื ื• ืžืฆื‘ืช ืงื‘ืจ ืžืชืขื‘ืจืช ืขื ื”ืขื™ืจ ื•ืืข"ืค ืฉืื™ื ื” ื‘ื™ืช ืžืžืฉ:
Des villes dรฉtruites dont il restait des murs de maisons ; et on dit lร , au chapitre Keitsad mevarin (Erouvin 55b), qu'un monument qui n'est pas รฉcroulรฉ, c'est-ร -dire une stรจle de tombe, s'intรจgre ร  la ville, bien que ce ne soit pas une vraie maison.
ื‘ืฉื‘ืขื™ื ืืžื” ื•ืฉื™ืจื™ื ืฉื ื™ ืฉืœื™ืฉื™ ืืžื” ื“ื”ื•ื ืฉื™ืขื•ืจ ื‘ื™ืช ืกืืชื™ื ื›ื—ืฆืจ ื”ืžืฉื›ืŸ ื›ื“ืืžืจื™' ืœืงืžืŸ (ืขื™ืจื•ื‘ื™ืŸ ื“' ื ื–.) ื ื•ืชื ื™ืŸ ืงืจืคืฃ ืœืขื™ืจ ื“ื›ืœ ืฉื‘ืขื™ื ืืžื” ื•ืฉื™ืจื™ื ืกืžื•ืš ืœืขื™ืจ ื”ื•ื™ ืขื™ืจ:
Deux tiers d'ama ; c'est la mesure d'un beit sataim comme la cour du Michkan, comme nous le disons plus loin (Erouvin 57a) : on donne un karpef ร  la ville, car tout ce qui est ร  moins de 70 amot et un reste de la ville est la ville.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ืื—ื•ื™ ืœื™ื” ื”ื ืš ืžืชื•ื•ืชื ืžืฉืžืข ื“ื›ืคืจื™ื ืงื˜ื ื™ื ืžืงืจื• ืžืชื•ื•ืชื ื“ื”ื•ืื™ืœ ื•ืœื ื”ื™ื• ื™ื“ื•ืขื™ื ืžื›ืœืœ ื“ืงื˜ื ื™ื ื”ื™ื• ื•ื‘ืคืจืง ืงืžื ื“ื’ื˜ื™ืŸ (ื“' ื–.) ืงืจื™ ืœืขื™ื™ืจื•ืช ื’ื“ื•ืœื•ืช ืžืชื•ื•ืชื ื“ืงื ืืžืจื™' ืžืชื•ื•ืชื ื“ืืจืขื ื“ื™ืฉืจืืœ ืงื ื—ืฉื™ื‘ ื’ื‘ื™ ืงื™ื ื” ื•ื“ื™ืžื•ื ื” ื•ืขื“ืขื“ื” ื•ืžืชื•ืš ื›ืš ื ืจืื” ื“ืื™ืŸ ืœื”ืงืคื™ื“ ืžื” ืฉื›ื•ืชื‘ื™ืŸ ื‘ื’ื˜ ืžืชื ืคืœื•ื ื™ ื‘ื™ืŸ ืขื™ืจ ื’ื“ื•ืœื” ื‘ื™ืŸ ืขื™ืจ ืงื˜ื ื” ื•ืžื™ื”ื• ื‘ืงื•ื ื˜ืจืก ืคื™' ื›ืืŸ ืžืชื•ื•ืชื ืขื™ื™ืจื•ืช ื—ืจื™ื‘ื•ืช ื•ืœืคื™ ื–ื” ืื™ืŸ ืจืื™ื” ื“ืฉืžื ื’ื“ื•ืœื•ืช ื”ื™ื• ื•ืœืคื™ ืฉื ื—ืจื‘ื• ืœื ื”ื™ื• ื™ื“ื•ืขื•ืช:
Cela implique que de petits villages sont appelรฉs matvata, car puisqu'ils n'รฉtaient pas connus, c'est donc qu'ils รฉtaient petits ; et au premier chapitre de Guittin (7a), on appelle matvata de grandes villes, puisqu'on dit ยซ il รฉnumรจre les villes de la terre d'Israรซl ยป ร  propos de Kina, Dimona et Adada. On en dรฉduit qu'il ne faut pas รชtre pointilleux quand on รฉcrit dans un guet ยซ la ville (mata) Untel ยป, qu'il s'agisse d'une grande ou d'une petite ville. Toutefois le Kountras (Rachi) explique ici matvata comme des villes dรฉtruites, et selon cela il n'y a pas de preuve : peut-รชtre รฉtaient-elles grandes, et c'est parce qu'elles avaient รฉtรฉ dรฉtruites qu'elles n'รฉtaient pas connues.
๐Ÿ’ก Explication

Mari ne s'appuie pas sur les burganin, fragiles, mais sur des ruines (matvata) : des restes de murs stables, espacรฉs de moins de 70 amot et deux tiers. Chaque ruine s'intรจgre ร  la prรฉcรฉdente et la ville s'รฉtend jusqu'ร  la synagogue de Daniel.

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ืืžืจ ืจื‘ ื—ืกื“ื, ื“ืจื™ืฉ ืžืจื™ ื‘ืจ ืžืจ: ืžืื™ ื“ื›ืชื™ื‘ ืดืœื›ืœ ืชื›ืœื” ืจืื™ืชื™ ืงืฅ ืจื—ื‘ื” ืžืฆื•ืชืš ืžืื“ืด, ื“ื‘ืจ ื–ื” ืืžืจื• ื“ื•ื“ ื•ืœื ืคื™ืจืฉื•, ืืžืจื• ืื™ื•ื‘ ื•ืœื ืคื™ืจืฉื•, ืืžืจื• ื™ื—ื–ืงืืœ ื•ืœื ืคื™ืจืฉื•, ืขื“ ืฉื‘ื ื–ื›ืจื™ื” ื‘ืŸ ืขื“ื• ื•ืคื™ืจืฉื•.

Rav Hisda dit : Mari bar Mar a expliquรฉ : que signifie ce qui est รฉcrit : ยซ ร€ toute chose j'ai vu une limite, Ta mitsva est trรจs large ยป ? Cette chose, David l'a dite et ne l'a pas expliquรฉe ; Iyov l'a dite et ne l'a pas expliquรฉe ; Ye'hezkel l'a dite et ne l'a pas expliquรฉe ; jusqu'ร  ce que vienne Zekharia fils d'Ido et l'explique.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ืœื›ืœ ืชื›ืœื” ืจืื™ืชื™ ืงืฅ ื“ืกื•ืฃ ื›ืœ ื“ื‘ืจ ื™ืฉ ืงืฅ ืœืžืฆื•ื ืกื•ืคื• ืื‘ืœ ืžืฆื•ืชืš ืจื—ื‘ื” ืžืื“ ื•ืื™ืŸ ืงืฅ ืœืชื›ืœื” ืฉืœื”:
Car ร  la fin de toute chose il y a une limite, on en trouve le bout ; mais Ta mitsva est trรจs large, et son achรจvement n'a pas de limite.
ืœื ืคื™ืจืฉื• ืื™ื–ื”ื• ืงืฅ ืฉื™ืขื•ืจื”:
Quelle est la limite de sa mesure.
๐Ÿ’ก Explication

Transition vers l'aggada : Rav Hisda rapporte les derachot de Mari bar Mar. La question porte sur la mesure de la Torah : trois prophรจtes affirment qu'elle est vaste, Zekharia seul en donne le chiffre.

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ืืžืจื• ื“ื•ื“ ื•ืœื ืคื™ืจืฉื•, ื“ื›ืชื™ื‘: ืดืœื›ืœ ืชื›ืœื” ืจืื™ืชื™ ืงืฅ ืจื—ื‘ื” ืžืฆื•ืชืš ืžืื“ืด. ืืžืจื• ืื™ื•ื‘ ื•ืœื ืคื™ืจืฉื•, ื“ื›ืชื™ื‘: ืดืืจื•ื›ื” ืžืืจืฅ ืžื“ื” ื•ืจื—ื‘ื” ืžื ื™ ื™ืืด.

David l'a dite et ne l'a pas expliquรฉe, car il est รฉcrit : ยซ ร€ toute chose j'ai vu une limite, Ta mitsva est trรจs large. ยป Iyov l'a dite et ne l'a pas expliquรฉe, car il est รฉcrit : ยซ Sa mesure est plus longue que la terre, et plus large que la mer. ยป

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ืืžืจื• ื™ื—ื–ืงืืœ ื•ืœื ืคื™ืจืฉื•, ื“ื›ืชื™ื‘: ืดื•ื™ืคืจืฉ ืื•ืชื” ืœืคื ื™ ื•ื”ื™ื ื›ืชื•ื‘ื” ืคื ื™ื ื•ืื—ื•ืจ ื•ื›ืชื•ื‘ ืืœื™ื” ืงื™ื ื™ื ื•ื”ื’ื” ื•ื”ื™ืด.

Ye'hezkel l'a dite et ne l'a pas expliquรฉe, car il est รฉcrit : ยซ Il la dรฉploya devant moi, et elle รฉtait รฉcrite dedans et dehors ; et il y รฉtait รฉcrit : lamentations, et murmure, et hรฉlas. ยป

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื•ื™ืคืจื•ืฉ ืื•ืชื” ืœืคื ื™ ืžื’ื™ืœืช ืชื•ืจื” ืฉื‘ืขืœ ืคื” ื”ืจืื”ื•:
Il lui montra le rouleau de la Torah orale.
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ืดืงื™ื ื™ืืด โ€” ื–ื• ืคื•ืจืขื ื•ืชืŸ ืฉืœ ืฆื“ื™ืงื™ื ื‘ืขื•ืœื ื”ื–ื”, ื•ื›ืŸ ื”ื•ื ืื•ืžืจ: ืดืงื™ื ื” ื”ื™ื ื•ืงื•ื ื ื•ื”ืด. ืดื•ื”ื’ื”ืด โ€” ื–ื• ืžืชืŸ ืฉื›ืจืŸ ืฉืœ ืฆื“ื™ืงื™ื ืœืขืชื™ื“ ืœื‘ื, ื•ื›ืŸ ื”ื•ื ืื•ืžืจ: ืดืขืœื™ ื”ื’ื™ื•ืŸ ื‘ื›ื ื•ืจืด. ืดื•ื”ื™ืด โ€” ื–ื• ื”ื™ื ืคื•ืจืขื ื•ืชืŸ ืฉืœ ืจืฉืขื™ื ืœืขืชื™ื“ ืœื‘ื, ื•ื›ืŸ ื”ื•ื ืื•ืžืจ: ืดื”ื•ื” ืขืœ ื”ื•ื” ืชื‘ืืด.

ยซ Lamentations ยป : c'est la punition des justes en ce monde, et ainsi il est dit : ยซ C'est une lamentation, et on la chantera. ยป ยซ Et murmure (hegue) ยป : c'est le don de la rรฉcompense des justes dans le monde ร  venir, et ainsi il est dit : ยซ Sur le higayon, avec la harpe. ยป ยซ Et hรฉlas (hi) ยป : c'est la punition des mรฉchants dans le monde ร  venir, et ainsi il est dit : ยซ Malheur (hova) sur malheur viendra. ยป

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ื•ื›ืŸ ื”ื•ื ืื•ืžืจ ื“ืงื™ื ื™ื ืœืฉื•ืŸ ืคื•ืจืขื ื•ืช ื”ื•ื:
Que ยซ lamentations ยป est une expression de punition.
ื•ื”ื’ื” ืœืฉื•ืŸ ืฉืžื—ื”:
Expression de joie.
๐Ÿ’ก Explication

Chaque mot du verset de Ye'hezkel est rapprochรฉ d'un autre verset oรน il a un sens clair : kinim = souffrance des justes ici-bas ; hegue (cf. higayon, musique) = leur joie future ; hi (cf. hova) = punition future des mรฉchants. Ye'hezkel dit le contenu du rouleau, sans sa mesure.

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ืขื“ ืฉื‘ื ื–ื›ืจื™ื” ื‘ืŸ ืขื“ื• ื•ืคื™ืจืฉื•, ื“ื›ืชื™ื‘: ืดื•ื™ืืžืจ ืืœื™ ืžื” ืืชื” ืจื•ืื” ื•ืื•ืžืจ ืื ื™ ืจื•ืื” ืžื’ื™ืœื” ืขืคื” ืืจื›ื” ืขืฉืจื™ื ื‘ืืžื” ื•ืจื—ื‘ื” ืขืฉืจ ื‘ืืžื”ืด. ื•ื›ื™ ืคืฉื˜ืช ืœื”, ื”ื•ื™ื ืœื” ืขืฉืจื™ืŸ ื‘ืขืฉืจื™ืŸ. ื•ื›ืชื™ื‘: ืดื”ื™ื ื›ืชื•ื‘ื” ืคื ื™ื ื•ืื—ื•ืจืด, ื•ื›ื™ ืงืœืคืช ืœื”, ื›ืžื” ื”ื•ื™ื ืœื” โ€” ืืจื‘ืขื™ืŸ ื‘ืขืฉืจื™ืŸ.

Jusqu'ร  ce que vienne Zekharia fils d'Ido et l'explique, car il est รฉcrit : ยซ Il me dit : que vois-tu ? Je dis : je vois un rouleau volant, sa longueur est de vingt amot et sa largeur de dix amot. ยป Et quand tu le dรฉplies, il fait vingt sur vingt.

Et il est รฉcrit : ยซ elle รฉtait รฉcrite dedans et dehors ยป ; et quand tu la sรฉparรฉs [en deux couches], combien fait-elle ? Quarante sur vingt.

๐Ÿ“œ Rachi (5)
ืขืฉืจื™ื ื‘ืืžื” ืืžื” ืฉืœ ื”ืงื“ื•ืฉ ื‘ืจื•ืš ื”ื•ื:
L'ama du Saint bรฉni soit-Il.
ื•ืจื—ื‘ื” ืขืฉืจ ื›ืฉื”ื™ื ืขืคื” ื”ื™ื™ื ื• ื›ืคื•ืœื”:
Quand il vole, c'est-ร -dire pliรฉ [en deux].
ื›ื™ ืคืฉื˜ืช ืœื›ืคื™ืœืชื” ื”ื•ื™ื ืขืฉืจื™ื ื‘ืขืฉืจื™ื:
Son pli [dรฉpliรฉ], il fait vingt sur vingt.
ื›ื™ ืงืœืคืช ืœื” ื“ืชืฉื™ื ืงืœื™ืคื” ื–ื• ื‘ืจืืฉ ื—ื‘ื™ืจืชื” ืฉื™ื”ื ื›ืœ ื›ืชื™ื‘ื” ืžืฆื“ ืื—ื“:
Que tu places cette couche au bout de sa voisine, pour que toute l'รฉcriture soit d'un seul cรดtรฉ.
ื”ื•ื™ื ืœื” ืืจื‘ืขื™' ืื•ืจืš ื‘ืจื•ื—ื‘ ื›':
Quarante de long, sur une largeur de vingt.
๐Ÿช” Ben Yehoyada (1)
ื•ื›ื™ ืคืฉื˜ืช ืœื”, ื”ื•ื™ื ืœื” ืขืฉืจื™ื ื‘ืขืฉืจื™ื. ื›ืชื‘ ื”ืจื™ื˜ื‘"ื ื–"ืœ, ื›ื‘ืจ ืคื™ืจืฉื” ืจืฉ"ื™ ื–"ืœ ื•ืคืฉื•ื˜ื” ื”ื™ื ืžืื“ ื›ื™ ื”ืžื’ื™ืœื” ื›ืฉื”ื™ื ืขืคื” ื™ืฉ ื‘ื” ืืจื‘ืขื™ืŸ ืืžื•ืช ืขืœ ืขืฉืจื™ืŸ ืืžื•ืช ืฉื”ื ืฉืžื•ื ื” ืžืื•ืช ืืžื•ืช, ื•ื”ืืžื” ืžืจื•ื‘ืขืช ื™ืฉ ื‘ื” ืืจื‘ืข ื–ืจืชื•ืช ื›ื“ืžื•ื›ื— ืœืขื™ืœ ื’ื‘ื™ ื”ืžื–ื‘ื— ื•ื”ืงืจื ื•ืช ื ืžืฆื ืฉื™ืฉ ื‘ื” ืฉืœืฉื” ืืœืคื™ื ื•ืžืืชื™ื ื–ืจืชื•ืช ืขื›"ืœ. ื•ืฆืจื™ืš ืœื”ื‘ื™ืŸ ืžืื™ ืงื ืžืฉืžืข ืœืŸ ื–ื›ืจื™ื” ื”ื ื‘ื™ื ืข"ื” ื‘ืžืกืคืจ ื–ื” ืฉืœ ืฉืœืฉื” ืืœืคื™ื ื•ืžืืชื™ื ื–ืจืชื•ืช ืžืื—ืจ ื“ืฉื™ืขื•ืจ ื”ื–ืจืช ืœื ื™ื“ืขื ื• ื›ื™ ืื™ืŸ ื–ื” ื›ืฉื™ืขื•ืจ ื–ืจืช ืฉืœื ื•? ื•ื ืจืื” ืœื™ ื‘ืก"ื“ ื“ืงื ืžืฉืžืข ืœืŸ ื‘ืกืš ื”ื ื–"ืœ ืฉืฆืจื™ืš ืœืขืกื•ืง ื‘ืชื•ืจื” ื‘ืืจื‘ืข ื—ืœืงื™ื”, ืฉื”ื ืคืจื“"ืก [ืคืฉื˜, ืจืžื–, ื“ืจืฉ, ืกื•ื“] ื•ื’ื ืฆืจื™ืš ืœื”ื•ืฆื™ืื ื‘ืคื” ื•ื›ืžื• ืฉืืžืจื• ืจื‘ื•ืชื™ื ื• ื–"ืœ (ืขื™ืจื•ื‘ื™ืŸ ื ื“.) ืขืœ ืคืกื•ืง (ืžืฉืœื™ ื“, ื›ื‘) ื›ื™ ื—ื™ื™ื ื”ื ืœืžืฆืื™ื”ื, 'ืœืžื•ืฆื™ืื”ื ื‘ืคื”' ื•ืคืจืฉื ื• ื”ื›ื•ื ื” ื‘ืคื” ืคืชื•ื—ื” ื•ืœื ื™ื ืžื ื ื•ื›ืžื• ืฉืืžืจื• ื‘ื’ืžืจื (ื‘ืจื›ื•ืช ื›ื‘.) ื—ื–ื™ื” ื“ื”ื•ื” ืžื ืžื ื ื•ืืžืจ ืœื•: ืคืชื— ืคื™ืš ื•ื™ืื™ืจื• ื“ื‘ืจื™ืš! ื•ื›ืŸ ื‘ืจื•ืจื™ื” ืืฉื›ื—ืชื™ื” ืœื”ื”ื•ื ืชืœืžื™ื“ื ื“ื’ืจื™ืก ื‘ืœื—ื™ืฉื” ื‘ื˜ืฉื ื‘ื™ื” (ืขื™ืจื•ื‘ื™ืŸ ื ื’:) ื›ื™ ื”ืœื•ืžื“ ื‘ืœื—ื™ืฉื” ืœื•ืžื“ ื‘ืคื” ืกืชื•ืžื” ืืš ื”ืœื•ืžื“ ื‘ืงื•"ืจ ืœื•ืžื“ ื‘ืคื” ืคืชื•ื—ื”. ื•ืœื›ืŸ ืœื™ืžื•ื“ ื”ืชื•ืจื” ื ืจืžื– ื‘ืื•ืช ืืœ"ืฃ ืจืžื– ืฉื”ืื“ื ืžืžืฉื™ืš ื—ื•ื˜ ืฉืœ ื—ืกื“ ื”ื ืงืจื ื"ืœ ืขืœ ื™ื“ื™ ืฉืœื•ืžื“ ื‘ืคื” ืคืชื•ื—ื”. ื•ื”ื ื” ื ื•ื“ืข ืคื” ืคืชื•ื—ื” ืžืกืคืจื” ืฉืžื•ื ื” ืžืื•ืช ื•ืœื›ืŸ ืœื™ืžื•ื“ ื“' ื—ืœืงื™ื ืคืจื“"ืก ื‘ืคื” ืคืชื•ื—ื” ื”ื ื” ื”ืžืกืคืจ ืขื•ืœื” ืฉืœืฉื” ืืœืคื™ื ื•ืžืืชื™ื ื•ืขืœ ื–ื” ืจืžื– ื–ื›ืจื™ื” ื”ื ื‘ื™ื ืข"ื” ื‘ืžื™ื“ื” ื–ื• ืฉื ืชืŸ ืœืชื•ืจื” ืฉื‘ืขืœ ืคื” ืฉืœืฉื” ืืœืคื™ื ื•ืžืืชื™ื ื–ืจืชื•ืช ื•ื”ื ื“ื ืขืฉื” ื”ื—ืฉื‘ื•ืŸ ื‘ื–ืจืชื•ืช ืฉื”ื•ื ื—ืฆื™ ืืžื” ืœืจืžื•ื– ืฉื”ืขื•ืกืง ื‘ืชื•ืจื” ืœื ื™ืจืื” ืขืฆืžื• ื—ื›ื ืฉืœื ืืœื ื™ื—ืฉื•ื‘ ืชืžื™ื“ ืฉื”ื•ื ืขื•ื“ื ื• ื›ื—ืฆื™ ื•ืœื›ืŸ ืืคื™ืœื• ื”ื—ื›ืžื™ื ื”ื’ื“ื•ืœื™ื ื ืงืจืื™ื ื‘ืฉื ืชืœืžื™ื“ื™ ื—ื›ืžื™ื ื›ื™ ื”ื ื—ื•ืฉื‘ื™ื ืขืฆืžื ืชืœืžื™ื“ื™ื ื•ืœื ื ืขืฉื• ื—ื›ืžื™ื ืฉืœืžื™ื.
ยซ Et quand tu le dรฉplies, il fait vingt sur vingt. ยป Le Ritva z.l. a รฉcrit : Rachi z.l. l'a dรฉjร  expliquรฉ, et c'est trรจs simple : le rouleau volant contient quarante amot sur vingt amot, soit huit cents amot ; et l'ama carrรฉe contient quatre zรฉratot, comme cela ressort plus haut ร  propos de l'autel et des cornes ; il y a donc en lui trois mille deux cents zรฉratot. Fin de citation. Il faut comprendre ce que le prophรจte Zekharia a.h. vient nous apprendre par ce nombre de trois mille deux cents zรฉratot, puisque nous ne connaissons pas la mesure de cette zeret, qui n'est pas comme la mesure de notre zeret. Il me semble, avec l'aide du Ciel, qu'il nous apprend par ce total qu'il faut s'occuper de la Torah dans ses quatre parties, qui sont PaRDeS [pรฉchรขt, remez, derach, sod], et aussi qu'il faut les prononcer de la bouche, comme nos Maรฎtres z.l. l'ont dit (Erouvin 54a) sur le verset (Michle 4,22) ยซ car ils sont vie pour ceux qui les trouvent (le-motsรฉihem) ยป : ยซ pour ceux qui les font sortir (le-motsiehem) de la bouche ยป. Nous avons expliquรฉ que l'intention est : la bouche ouverte, et qu'il ne murmure pas, comme on l'a dit dans la Guemara (Berakhot 22a) : il le vit qui murmurait et lui dit : ยซ Ouvre ta bouche et que tes paroles รฉclairent ! ยป Et de mรชme Berouria trouva un รฉlรจve qui รฉtudiait ร  voix basse et le frappa (Erouvin 53b), car celui qui รฉtudie ร  voix basse รฉtudie la bouche fermรฉe, tandis que celui qui รฉtudie ร  voix haute รฉtudie la bouche ouverte. C'est pourquoi l'รฉtude de la Torah est รฉvoquรฉe par la lettre alef, allusion au fait que l'homme attire le fil de 'hessed appelรฉ Kel (alef-lamed) en รฉtudiant la bouche ouverte. Or il est connu que la ยซ bouche ouverte ยป (le pe final ouvert) a pour valeur huit cents ; ainsi, l'รฉtude des quatre parties du PaRDeS la bouche ouverte fait monter le nombre ร  trois mille deux cents. C'est ร  cela que le prophรจte Zekharia a.h. a fait allusion par la mesure qu'il a donnรฉe ร  la Torah orale, trois mille deux cents zรฉratot. Et si le calcul est fait en zรฉratot, qui sont une demi-ama, c'est pour signifier que celui qui s'occupe de la Torah ne doit pas se voir comme un sage accompli, mais penser toujours qu'il n'en est encore qu'ร  la moitiรฉ. C'est pourquoi mรชme les plus grands sages sont appelรฉs talmidei hakhamim (รฉlรจves des sages), car ils se considรจrent comme des รฉlรจves et non comme des sages accomplis.
๐Ÿ’ก Explication

Le rouleau est vu volant, donc pliรฉ en deux : 20 x 10 visible, soit 20 x 20 une fois dรฉpliรฉ. Il est รฉcrit des deux cรดtรฉs (Ye'hezkel) : en mettant le verso ร  la suite du recto, on obtient 40 x 20 = 800 amot carrรฉes.

Le Ben Yehoyada lit ce nombre en remez : 800, valeur du pe final (bouche ouverte), multipliรฉ par les quatre niveaux du PaRDeS, donne 3200. La zeret, demi-ama, rappelle l'humilitรฉ de l'รฉtudiant, toujours ร  mi-chemin.

18
ื•ื›ืชื™ื‘: ืดืžื™ ืžื“ื“ ื‘ืฉืขืœื• ืžื™ื ื•ืฉืžื™ื ื‘ื–ืจืช ืชื›ืŸ ื•ื’ื•ืณืด โ€” ื ืžืฆื ื›ืœ ื”ืขื•ืœื ื›ื•ืœื• ืื—ื“ ืžืฉืœืฉืช ืืœืคื™ื ื•ืžืืชื™ื ื‘ืชื•ืจื”.

Et il est รฉcrit : ยซ Qui a mesurรฉ les eaux au creux de sa main, et รฉtabli les cieux ร  la zeret, etc. ยป Il se trouve que le monde entier est un sur trois mille deux cents de la Torah.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื•ืฉืžื™ื ื‘ื–ืจืช ืชื›ืŸ ืžื“ืช ืขื•ืœื ื—ืฆื™ ืืžื” ืขืœ ื—ืฆื™ ืืžื” ืฆื ื•ื—ืฉื•ื‘ ื›ืžื” ื—ืฆื™ ืืžื” ืขืœ ื—ืฆื™ ืืžื” ื™ืฉ ื‘ืžื’ื™ืœื” ื•ืชืžืฆื ืฉืœืฉืช ืืœืคื™ื ื•ืžืืชื™ื ื›ื™ืฆื“ ืขืฉื” ืžืขืฉืจื™ื ืืžื” ืจื•ื—ื‘ ืจืฆื•ืขื•ืช ืฉืœ ืจื•ื—ื‘ ื—ืฆื™ ืืžื” ื”ืจื™ ื›ืืŸ ืืจื‘ืขื™ื ืจืฆื•ืขื•ืช ื•ื›ืœ ืื—ืช ืืจื‘ืขื™ื ืืžื” ืœืื•ืจื›ื” ืฉืœ ืžื’ื™ืœื” ื”ืจื™ ืืœืฃ ื•ืฉืฉ ืžืื•ืช ืืžื” ืื•ืจืš ืฉื”ืŸ ืฉืœืฉืช ืืœืคื™ื ื•ืžืืชื™ื ื–ืจืชื•ืช:
La mesure du monde est une demi-ama sur une demi-ama. Va et calcule combien de demi-amot sur demi-amot il y a dans le rouleau, et tu trouveras trois mille deux cents. Comment ? Fais, des vingt amot de largeur, des bandes d'une demi-ama de large : cela fait quarante bandes, chacune de quarante amot, selon la longueur du rouleau ; cela fait mille six cents amot de long, qui sont trois mille deux cents zรฉratot.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
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Dans le silouk ยซ Az raita ve-safarta ยป, Rabbi Eliezer HaKalir a composรฉ : ยซ deux mille quatre cents [fois] le monde, sa longueur ยป. Et cela, parce qu'il fait la zeret un tiers d'ama, comme il l'a composรฉ : ยซ et la zeret s'รฉtend jusqu'ร  deux sรฎt, et quatre doigts font le tefah et le sรฎt ยป. Or selon le calcul de notre sougya, la zeret vaut une demi-ama, et chaque ama, divisรฉe en long et en large, contient quatre zรฉratot. Mais c'est รฉtonnant : selon son calcul, il aurait dรป diviser l'ama en neuf parties, et chaque partie serait alors une zeret sur une zeret, puisque le monde est une zeret sur une zeret ; cela monterait ร  sept mille deux cents. Or il fait le monde d'une zeret sur une ama, et d'oรน tire-t-il cela ? Il pense aussi que ยซ et contenu au tiers la poussiรจre de la terre ยป dรฉsigne un tiers d'ama. Et lui-mรชme a composรฉ : ยซ la vallรฉe et toute sa poussiรจre, il l'a contenue dans le tsarรฉda ยป, ce qui implique qu'il appelle tsarรฉda le troisiรจme doigt, celui qu'on appelle ama [le majeur], et il a voulu expliquer ยซ au tiers ยป par le troisiรจme doigt. Or dans le traitรฉ Yoma (19b), on appelle tsarรฉda le doigt voisin du pouce ; tsarรฉda, c'est tsara de-da, le voisin du pouce.
๐Ÿ’ก Explication

Le ciel est mesurรฉ ร  la zeret (empan), une demi-ama. Une ama carrรฉe contient donc quatre zรฉratot carrรฉes, et 800 amot carrรฉes en contiennent 3200. Le monde n'occupe qu'une de ces cases.

Tossefot signalent que le Kalir, dans un piyout, compte 2400, en prenant la zeret pour un tiers d'ama ; ils montrent que son calcul ne s'accorde pas avec la sougya.

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Et Rav Hisda dit : Mari bar Mar a expliquรฉ : que signifie ce qui est รฉcrit : ยซ Et voici deux paniers de figues placรฉs devant le Temple de Hachem. L'un des paniers, des figues trรจs bonnes, comme les figues...

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ื“ื•ื“ืื™ ืชืื ื™ื ืกื™ืจื•ืช ื ื—ื•ืฉืช ืžืœืื•ืช ืชืื ื™ื:
Des chaudrons de cuivre pleins de figues.
ืžื•ืขื“ื™ื ืžื•ื›ื ื™ื:
Prรชts.
๐Ÿ’ก Explication

Nouvelle derache de Mari bar Mar, sur la vision de Yirmeyahou (24,1-2) : deux paniers de figues, bonnes et mauvaises. La suite se lit en 21b.

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Texte hรฉbreu et aramรฉen vocalisรฉ : รฉdition numรฉrique William Davidson du Talmud Koren Noรฉ, via Sefaria (licence CC BY-NC). Traduction franรงaise, notes et schรฉmas : Chiourim BA (licence CC BY 4.0).