Eruvin 22a โ€” Le bor et les passin selon Rabbi Yehouda, et la force des cloisons face ร  la foule

Eruvin 22a

Sougya : Le daf s'ouvre sur la fin de l'aggada de 21b : le corbeau et ses boucles noires dรฉsignent celui qui se consacre ร  la Torah matin et soir, qui se prive, ou qui se fait dur envers sa maison comme Rav Adda bar Matna. Suivent les deraches sur ยซ Il rรฉtribue ceux qui Le haรฏssent en face ยป et ยซ erekh apayim ยป : Hachem retarde la punition des mรฉchants et la rรฉcompense des justes.

La Guemara revient ensuite ร  la michna des pasei beirot : quand Rabbi Yehouda limite ร  beit se'atayim, parle-t-il du puits seul ou du puits avec l'espace des passin ? La baraita de Rabbi Chimon ben Elazar conduit ร  la diffรฉrence du ยซ long et รฉtroit ยป.

Enfin, la michna sur le chemin public qui traverse les passin ouvre la question de la force des cloisons face ร  la foule : Rabbi Yo'hanan (Jรฉrusalem), les contradictions internes de Rabbi Yehouda et des Rabbanan (les deux maisons de part et d'autre du domaine public), et l'รฉnoncรฉ ยซ en Erets Israรซl on n'est pas coupable au titre de domaine public ยป.

Rabbi Yehouda : beit se'atayim pour quoi ? Lecture 1 : bor ufasin Lecture 2 : bor belo pasin (retenue) puits passin Tout l'enclos (puits + espace) <= 5000 amot2 Raison : l'homme regarde la cloison puits seul <= 5000 amot2 passin ร  tรชte + corps de vache (Tossefot) L'enclos total peut dรฉpasser 5000 amot2 Raison : l'homme regarde son puits Diffรฉrence avec R. Chimon ben Elazar : arikh vekatin (long et รฉtroit)
La question de la Guemara sur Rabbi Yehouda : la limite de beit se'atayim porte-t-elle sur l'enclos entier ou sur le puits seul ?
Deux contradictions et leurs rรฉponses Passin + chemin public (michna) Deux maisons + lehi/kora (baraita) R. Yehouda Il faut dรฉvier le chemin (la foule annule) Permis de transporter (la foule n'annule pas) Rabbanan Pas besoin de dรฉvier (la foule n'annule pas) Interdit (la foule annule) R. Yehouda : les maisons = deux vraies cloisons ; les passin n'en forment pas deux. Avec deux cloisons valables, la foule ne peut les annuler. Rabbanan : les passin ont le nom de quatre cloisons (2 amot ร  chaque angle) ; les deux maisons n'ont que deux cรดtรฉs : pas de nom de quatre cloisons.
Les positions croisรฉes de Rabbi Yehouda et des Rabbanan, et comment la Guemara les concilie.
1
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... [c'est] celui qui, pour elles [les paroles de Torah], se lรจve tรดt et reste tard le soir au beit hamidrach.

Rabba dit : [on les trouve] en celui qui, pour elles, noircit son visage comme le corbeau.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืฉืžืฉื›ื™ื ื•ืžืขืจื™ื‘ ืฉื—ื•ืจื•ืช ืœืฉื•ืŸ ืฉื—ืจื™ืช ื›ืขื•ืจื‘ ืœืฉื•ืŸ ืขืจื‘ื™ืช:
Qui se lรจve tรดt et reste tard le soir : ยซ noires ยป (chehorot) รฉvoque chaharit (le matin) ; ยซ comme le corbeau ยป (ka-orev) รฉvoque arvit (le soir).
๐Ÿ’ก Explication

Suite de la derache de 21b sur Chir Hachirim 5,11 : ยซ ses boucles... noires comme le corbeau ยป. Les paroles de Torah se maintiennent chez qui s'y consacre matin et soir : Rachi lit chehorot (noires) comme chahar (aube) et orev (corbeau) comme erev (soir). Rabba y lit la privation : celui qui noircit son visage, qui jeรปne et se prive pour l'รฉtude.

2
ืจื‘ื ืืžืจ: ื‘ืžื™ ืฉืžืฉื™ื ืขืฆืžื• ืื›ื–ืจื™ ืขืœ ื‘ื ื™ื• ื•ืขืœ ื‘ื ื™ ื‘ื™ืชื• ื›ืขื•ืจื‘. ื›ื™ ื”ื ื“ืจื‘ ืื“ื ื‘ืจ ืžืชื ื ื”ื•ื” ืงืื–ื™ืœ ืœื‘ื™ ืจื‘, ืืžืจื” ืœื™ื” ื“ื‘ื™ืชื”ื•: ื™ื ื•ืงื™ ื“ื™ื“ืš ืžืื™ ืืขื‘ื™ื“ ืœื”ื•? ืืžืจ ืœื”: ืžื™ ืฉืœื™ืžื• ืงื•ืจืžื™ ื‘ืื’ืžื?

Rava dit : en celui qui se rend cruel envers ses enfants et les gens de sa maison, comme le corbeau. Comme [le cas de] Rav Adda bar Matna, qui s'en allait ร  l'รฉcole de son maรฎtre.

Sa femme lui dit : tes enfants, que vais-je faire pour eux ? Il lui dit : les kurmei (joncs) du marais sont-ils รฉpuisรฉs ?

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ืขื•ืจื‘ ืื›ื–ืจื™ ืขืœ ื‘ื ื™ื• ื›ื“ื›ืชื™ื‘ (ืชื”ื™ืœื™ื ืงืžืดื–:ื˜ืณ) ืœื‘ื ื™ ืขื•ืจื‘ ืืฉืจ ื™ืงืจืื• ื•ื”ืงื‘"ื” ืžื–ืžืŸ ืœื”ืŸ ื™ืชื•ืฉื™ื ื•ื ื›ื ืกื™ืŸ ืœืชื•ืš ืคื™ื”ืŸ:
Le corbeau est cruel envers ses petits : comme il est รฉcrit (Tehilim 147,9) ยซ aux petits du corbeau qui crient ยป, et le Saint bรฉni soit-Il leur prรฉpare des moucherons qui entrent dans leur bouche.
ืงื•ืจืžื™ ื™ืจืงื•ืช ืœื™ืฉื ื ืื—ืจื™ื ื: ื’ืžื™ ืœื— ื›ื™ ืขืงืจืช ืœื”ื”ื•ื ืจื›ื™ื›ื ื“ืื™ืช ื‘ื™ื” ื•ื˜ื—ื ื™ ืœื™ื” ื•ืขื‘ื“ื™ ืจื™ืคืชื ื‘ืืœ"ืฃ ื‘ื™"ืช ื“ืจ' ืžื›ื™ืจ ืžืฆืืชื™ื•:
Kurmei : des lรฉgumes. Autre version : du jonc humide ; quand on l'arrache, il y a en lui une partie tendre, on la moud et on en fait du pain. Je l'ai trouvรฉ dans l'Alef-Beit de Rabbi Makhir.
๐Ÿช” Ben Yehoyada (1)
ืื™ื›ื ืงื•ืจืžื™ ื‘ืื’ืžื. ื ืจืื” ืฉื”ื•ื ืขืœ ืื•ืชื• ื”ื’ื“ืœ ื‘ืื’ืžื™ื ื”ื ืžืฆืื™ื ื‘ืžื“ื™ื ื•ืช ืืœื• ืฉืงื•ืจื™ืŸ ืื•ืชื• ื‘ืขืจื‘ื™ ื‘ืฉื ื›'ื™'ืจื™'ื˜ ื•ื”ื•ื ื ืื›ืœ ืขืœ ื™ื“ื™ ื‘ื™ืฉื•ืœ ื•ืชื™ืงื•ืŸ.
ยซ Y a-t-il des kurmei dans le marais ? ยป Il semble qu'il s'agisse de cette [plante] qui pousse dans les marais qui se trouvent dans ces contrรฉes, qu'on appelle en arabe du nom de kh-y-r-y-t, et qui se mange aprรจs cuisson et prรฉparation.
๐Ÿ’ก Explication

Troisiรจme lecture du corbeau : sa duretรฉ envers ses petits (Rachi : Hachem nourrit lui-mรชme les petits du corbeau, que leur pรจre dรฉlaisse). Rav Adda bar Matna part รฉtudier et renvoie sa femme ร  une nourriture de pauvre, les joncs du marais, plutรดt que de renoncer ร  l'รฉtude.

3
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ยซ Et Il rรฉtribue ceux qui Le haรฏssent, en face (el panav), pour les faire pรฉrir ยป (Devarim 7,10). Rabbi Yehochoua ben Levi dit : si le verset n'รฉtait pas รฉcrit, il serait impossible de le dire : pour ainsi dire, comme un homme qui porte un fardeau sur son visage et cherche ร  le rejeter loin de lui.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืืœ ืคื ื™ื• ืฉืœ ื”ืงื‘"ื” ื•ื“ื•ืžื” ืœื• ื›ืžืฉืื•ื™ ืœืคื ื™ื•:
En face : [la face] du Saint bรฉni soit-Il ; et c'est pour Lui comme un fardeau devant Lui.
๐Ÿช” Ben Yehoyada (1)
ื›ื‘ื™ื›ื•ืœ ื›ืื“ื ืฉื ื•ืฉื ืžืฉืื•ื™ ืขืœ ืคื ื™ื•, ื•ืžื‘ืงืฉ ืœื”ืฉืœื™ื›ื• ืžืžื ื•. ื ืจืื” ืœื™ ื‘ืก"ื“ ื”ืขื ื™ืŸ ื‘ื ืžืฉืœ ื“ื™ื“ื•ืข ืฉืฉื ืืœืงื™ื ืคื•ืขืœ ื‘ื˜ื‘ืข ืœื›ืŸ ืืœืงื™ื [86] ื‘ื’ื™ืžื˜ืจื™ื ื”ื˜ื‘ืข [86] ืžื” ืฉืื™ืŸ ื›ืŸ ืฉื ื”ื•ื™"ื” ืคื•ืขืœ ืœืžืขืœื” ืžืŸ ื”ื˜ื‘ืข ื•ืœื›ืŸ ืชืžืฆื ืฉืœืคื ื™ ืื•ืชื™ื•ืช ืฉื ืืœืงื™ื ื™ืฉ ืื•ืชื™ื•ืช ื‘ืžื•ื›ืŸ ื›ื™ ื›ื— ื”ื˜ื‘ืข ื”ื•ื ืžื•ื›ืŸ ื•ืžื–ื•ืžืŸ ื‘ืขื•ืœื ื”ื–ื” ืžืฉืฉืช ื™ืžื™ ื‘ืจืืฉื™ืช ื•ืฉื ืืœืงื™ื ืฉื•ืœื˜ 'ื‘ืžื•ื›ืŸ' ื”ื–ื” ืฉืœ ืขื•ืœื ื”ื–ื” ืœื›ืŸ ืฉื ืืœืงื™ื ื”ื•ื ืœืžืขืœื” ืžืื•ืชื™ื•ืช ื”ื˜ื‘ืข ื•ื–ื”ื• ืฉื ืืžืจ (ื“ื‘ืจื™ื ื–, ื™) ื•ืžืฉืœื ืœืฉื ืื™ื• ืืœ ืคื ื™ื• ืจื•ืฆื” ืœื•ืžืจ ื‘ืžื•ื›ืŸ ืฉืœ ืขื•ืœื ื”ื–ื” ื”ืจืžื•ื– ื‘ืื•ืชื™ื•ืช ืœืคื ื™ื•.
ยซ Pour ainsi dire, comme un homme qui porte un fardeau sur son visage et cherche ร  le rejeter loin de lui. ยป Il me semble, avec l'aide du Ciel, que le sens, dans ce qui est reprรฉsentรฉ, est le suivant : il est connu que le Nom ร‰-lokim agit dans la nature ; c'est pourquoi ร‰-lokim [86] a la valeur numรฉrique de hatรฉva (la nature) [86]. Il n'en est pas de mรชme du Nom Havaya, qui agit au-dessus de la nature. C'est pourquoi tu trouveras que devant les lettres du Nom ร‰-lokim se trouvent les lettres de ยซ ba-moukhan ยป (dans ce qui est prรชt) : car la force de la nature est prรชte et disposรฉe dans ce monde depuis les six jours de la Crรฉation, et le Nom ร‰-lokim domine ce ยซ moukhan ยป de ce monde ; c'est pourquoi le Nom ร‰-lokim est au-dessus des lettres de la nature. Et c'est ce qui est dit (Devarim 7,10) : ยซ et Il rรฉtribue ceux qui Le haรฏssent el panav ยป, c'est-ร -dire dans le ยซ moukhan ยป de ce monde, auquel font allusion les lettres [qui sont] ยซ lefanav ยป (devant Lui).
๐Ÿ’ก Explication

Le verset dit que Hachem paie les mรฉchants el panav, ยซ en face ยป, c'est-ร -dire dans ce monde et sans dรฉlai. R. Yehochoua ben Levi souligne l'audace de l'image : on ne pourrait la dire sans le verset (kivyakhol, ยซ pour ainsi dire ยป). Hachem se hรขte de s'acquitter du salaire des mรฉchants pour ne rien leur devoir ensuite.

Ben Yehoyada : les lettres qui suivent alef, lamed, hรฉ, youd, mem dans l'alphabet sont bet, mem, vav, kaf, noun, qui forment ba-moukhan. Le Nom E-lokim rรฉgit la nature ยซ prรฉparรฉe ยป depuis la Crรฉation ; la rรฉtribution des mรฉchants se fait dans ce cadre naturel de ce monde.

4
ืดืœื ื™ืื—ืจ ืœืฉื•ื ืื•ืด, ืืžืจ ืจื‘ื™ ืื™ืœื: ืœืฉื•ื ืื™ื• ื”ื•ื ื“ืœื ื™ืื—ืจ, ืื‘ืœ ื™ืื—ืจ ืœืฆื“ื™ืงื™ื ื’ืžื•ืจื™ื.

ยซ Il ne tarde pas pour celui qui Le hait ยป : Rabbi Ila dit : c'est pour ceux qui Le haรฏssent qu'Il ne tarde pas, mais Il tarde pour les justes parfaits.

๐Ÿ’ก Explication

R. Ila dรฉduit du verset une limite : c'est aux mรฉchants qu'Hachem paie vite ; aux tsadikim gemourim, Il retarde la rรฉcompense, rรฉservรฉe au monde ร  venir.

5
ื•ื”ื™ื™ื ื• ื“ืืžืจ ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ืฉืข ื‘ืŸ ืœื•ื™: ืžืื™ ื“ื›ืชื™ื‘ ืดืืฉืจ ืื ื›ื™ ืžืฆื•ืš ื”ื™ื•ื ืœืขืฉื•ืชืืด, ืดื”ื™ื•ื ืœืขืฉื•ืชืืด โ€” ื•ืœื ืœืžื—ืจ ืœืขืฉื•ืชื, ืดื”ื™ื•ื ืœืขืฉื•ืชืืด โ€” ืœืžื—ืจ ืœืงื‘ืœ ืฉื›ืจื.

Et c'est ce qu'a dit Rabbi Yehochoua ben Levi : que signifie ce qui est รฉcrit : ยซ que Je t'ordonne aujourd'hui de les faire ยป (Devarim 7,11) ? ยซ Aujourd'hui de les faire ยป, et non demain de les faire ; ยซ aujourd'hui de les faire ยป, [et] demain d'en recevoir la rรฉcompense.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื•ืœื ืœืžื—ืจ ืœืขืฉื•ืชื ืฉืœืื—ืจ ืžื™ืชื” ืœืขืชื™ื“ ืœื‘ื•ื ืื ื‘ื ืœืงื™ื™ื ืžืฆื•ืช ืื™ื ื• ืžื•ืขื™ืœ ื“ืžื™ ืฉื˜ืจื— ื‘ืขืจื‘ ืฉื‘ืช. ื™ืื›ืœ ื‘ืฉื‘ืช ื›ื“ืืžืจ ื‘ืžืก' ืข"ื’:
Et non demain de les faire : car aprรจs la mort, dans le temps ร  venir, s'il vient accomplir des mitsvot, cela ne sert ร  rien, car celui qui s'est donnรฉ de la peine la veille de Chabbat mangera le Chabbat, comme on le dit dans le traitรฉ Avoda Zara.
๐Ÿช” Ben Yehoyada (1)
"ื”ื™ื•ื ืœืขืฉื•ืชื", ื•ืœื ืœืžื—ืจ ืœืขืฉื•ืชื. "ื”ื™ื•ื ืœืขืฉื•ืชื" ื•ืœืžื—ืจ ืœื˜ืœ ืฉื›ืจืŸ. ื ืจืื” ืœื™ ื‘ืก"ื“ ื”ื›ื•ื ื” ืขืœ ืคื™ ืžื” ืฉื›ืชื‘ ื”ืžืคืจืฉื™ื ื–"ืœ ื”ื ื“ืฉื›ืจ ืžืฆื•ืช ื‘ื”ืื™ ืขืœืžื ืœื™ื›ื ืžื˜ืขื ื“ืงื™ื™ืžื ืœืŸ (ื‘ื‘ื ืžืฆื™ืขื ืกื”.) ืื™ืŸ ืฉื›ื™ืจื•ืช ืžืฉืชืœืžืช ืืœื ืœื‘ืกื•ืฃ ื•ื›ืœ ื™ืžื™ื• ืฉืœ ืื“ื ื”ื•ื ื›ืคื•ืขืœ, ื•ื›ืฉื™ืžื•ืช ืฉื ืขืฉื” ื—ืคืฉื™ ืžืŸ ื”ืžืฆื•ืช ืื– ื™ืงื‘ืœ ืฉื›ืจื• ื•ื›ืœ ื–ื” ื‘ืฉื›ืจ ืžืฆื•ืช ืฉื™ืฉ ืœื”ื ืกื•ืฃ ื‘ื–ืžืŸ ื”ืžื™ืชื”, ืื‘ืœ ืขืกืง ื”ืชื•ืจื” ืื™ืŸ ืœื• ืกื•ืฃ ื•ืื™ืŸ ืœื• ื”ืคืกืง ืฉื’ื ืื—ืจ ืคื˜ื™ืจื” ืžืขื•ืœื ื”ื–ื” ื”ื•ื ื ื•ื”ื’ ืืฆืœ ื”ื ืคืฉ ืฉืขื•ืกืงืช ื‘ืชื•ืจื” ื‘ื™ืฉื™ื‘ื•ืช ื”ืฆื“ื™ืงื™ื ื›ืžื• ืฉืืžืจื• ื‘ื’ืžืจื (ื‘ืจื›ื•ืช ืกื“.) ืชืœืžื™ื“ื™ ื—ื›ืžื™ื ืื™ืŸ ืœื”ื ืžื ื•ื—ื” ืœื ื‘ืขื•ืœื ื”ื–ื” ื•ืœื ื‘ืขื•ืœื ื”ื‘ื ืฉื ืืžืจ (ืชื”ืœื™ื ืคื“, ื—) 'ื™ืœื›ื• ืžื—ื™ืœ ืืœ ื—ื™ืœ ื™ืจืื” ืืœ ื-ืœื”ื™ื ื‘ืฆื™ื•ืŸ' ื•ื’ื ื”ื’ื•ืฃ ื‘ืงื‘ืจ ืฉืคืชื•ืชื™ื• ื“ื•ื‘ื‘ื•ืช ื‘ืชื•ืจื” ื›ืžื• ืฉืืžืจื• ืจื‘ื•ืชื™ื ื• ื–"ืœ ืขืœ ืคืกื•ืง (ืฉื™ืจ ื”ืฉื™ืจื™ื ื–, ื™) ื“ื•ื‘ื‘ ืฉืคืชื™ ื™ืฉื ื™ื. ื•ื–ื”ื• ืฉืืžืจ ื”ื™ื•ื ืœืขืฉื•ืชื ื•ืœื ืœืžื—ืจ ืœืขืฉื•ืชื ืื™ื™ืจื™ ืขืœ ืžืขืฉื™ ื”ืžืฆื•ืช ืฉื™ืฉ ืœื”ื ืกื•ืฃ ื‘ื–ืžืŸ ืžื” ืฉืื™ืŸ ื›ืŸ ื‘ืœื™ืžื•ื“ ื”ืชื•ืจื” ื•ืœื›ืŸ ืืžืจ ืœืขืฉื•ืชื ื•ืœื ืืžืจ ืœืœืžื“ื ื•ื›ื™ื•ืŸ ืฉื™ืฉ ืœื”ื ืกื•ืฃ ื•ื”ืคืกืง ื›ื™ ืœืžื—ืจ ื ืขืฉื” ื—ืคืฉื™ ืžืŸ ื”ืžืฆื•ืช ืœื›ืŸ ื”ื™ื•ื ืœืขืฉื•ืชื ื•ืœืžื—ืจ ืœืงื‘ืœ ืฉื›ืจื ื“ืื™ืŸ ืฉื›ื™ืจื•ืช ืžืฉืชืœืžืช ืืœื ืœื‘ืกื•ืฃ, ืžื” ืฉืื™ืŸ ื›ืŸ ืฉื›ืจ ืชื•ืจื” ืืคืฉืจ ืฉื™ืฉืชืœื ื’ื ื‘ืขื•ืœื ื”ื–ื” ื•ืื™ืŸ ืœื” ื”ืคืกืง.
ยซ Aujourd'hui de les faire ยป, et non demain de les faire ; ยซ aujourd'hui de les faire ยป, et demain d'en recevoir la rรฉcompense. Il me semble, avec l'aide du Ciel, que l'intention est la suivante, selon ce qu'ont รฉcrit les commentateurs : s'il n'y a pas de rรฉcompense des mitsvot dans ce monde, c'est parce que nous tenons (Bava Metsia 65a) que le salaire d'une location n'est payรฉ qu'ร  la fin ; or durant tous ses jours, l'homme est comme un ouvrier, et lorsqu'il meurt et devient libre des mitsvot, il reรงoit alors son salaire. Tout cela concerne la rรฉcompense des mitsvot, qui ont une fin au moment de la mort. Mais l'รฉtude de la Torah n'a ni fin ni interruption : mรชme aprรจs le dรฉpart de ce monde, elle se poursuit pour l'รขme, qui รฉtudie la Torah dans les yechivot des justes, comme on l'a dit dans la Guemara (Berakhot 64a) : les รฉrudits n'ont de repos ni dans ce monde ni dans le monde ร  venir, ainsi qu'il est dit (Tehilim 84,8) : ยซ ils vont de force en force, il se montrera ร  D.ieu ร  Tsion ยป. Et mรชme le corps, dans la tombe, ses lรจvres murmurent la Torah, comme l'ont dit nos Sages sur le verset (Chir Hachirim 7,10) ยซ faisant murmurer les lรจvres des dormeurs ยป. C'est ce qu'il dit : ยซ aujourd'hui de les faire et non demain de les faire ยป ; il parle des actes des mitsvot, qui ont une fin dans le temps, ce qui n'est pas le cas de l'รฉtude de la Torah ; c'est pourquoi il dit ยซ de les faire ยป et non ยซ de les รฉtudier ยป. Et puisqu'elles ont une fin et une interruption, car demain on devient libre des mitsvot, [il dit] : ยซ aujourd'hui de les faire et demain d'en recevoir la rรฉcompense ยป, car le salaire d'une location n'est payรฉ qu'ร  la fin. Il n'en est pas de mรชme de la rรฉcompense de la Torah, qui peut รชtre payรฉe aussi dans ce monde, et qui n'a pas d'interruption.
๐Ÿ’ก Explication

Deux lectures du mรชme mot hayom : ce monde est le temps de l'action (aprรจs la mort, on ne peut plus accomplir de mitsvot) ; le monde ร  venir est le temps de la rรฉcompense. Cela confirme R. Ila : la rรฉcompense des justes est retardรฉe.

Ben Yehoyada distingue les mitsvot pratiques, dont le salaire est payรฉ ยซ ร  la fin ยป comme celui d'un ouvrier, et l'รฉtude de la Torah, qui continue aprรจs la mort et dont le fruit peut dรฉjร  รชtre reรงu ici-bas.

6
ืืžืจ ืจื‘ื™ ื—ื’ื™, ื•ืื™ืชื™ืžื ืจื‘ื™ ืฉืžื•ืืœ ื‘ืจ ื ื—ืžื ื™: ืžืื™ ื“ื›ืชื™ื‘ ืดืืจืš ืืคื™ืืด? ืดืืจืš ืืฃืด ืžื‘ืขื™ ืœื™ื”!

Rabbi Hagaรฏ dit, et certains disent Rabbi Chmouel bar Nahmani : que signifie ce qui est รฉcrit : ยซ erekh apayim ยป (lent ร  la colรจre, au pluriel) ? Il aurait fallu dire ยซ erekh af ยป !

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืืคื™ื ืžืฉืžืข ืคื ื™ื ื‘ื™ืŸ ืฉื•ื—ืงื•ืช ื‘ื™ืŸ ื–ืขื•ืžื•ืช ืืคื™ื ืฉื•ื—ืงื•ืช ืžืืจื™ืš ื•ืžืื—ืจ ืœืฆื“ื™ืงื™ื ืœืขืชื™ื“ ืœื‘ื ื•ืืคื™ื ื–ืขื•ืžื•ืช ื•ืžืืจื™ืš ืœืจืฉืขื™ื ื•ืžืื—ืจ ืคื•ืจืขื ื•ืชื ืœืขื•ื”"ื‘:
Apayim : cela implique [deux] visages, souriant ou irritรฉ. Avec le visage souriant, Il prolonge et retarde [la rรฉcompense] pour les justes jusqu'au temps ร  venir ; avec le visage irritรฉ, Il prolonge [Sa patience] envers les mรฉchants et retarde leur chรขtiment jusqu'au monde ร  venir.
๐Ÿ’ก Explication

Chemot 34,6, parmi les treize attributs : erekh apayim. Le mot af (nez, colรจre) est au duel ; la Guemara y voit deux patiences distinctes.

7
ืืœื ืืจืš ืืคื™ื ืœืฆื“ื™ืงื™ื, ืืจืš ืืคื™ื ืœืจืฉืขื™ื.

Mais [plutรดt] : lent envers les justes, lent envers les mรฉchants.

๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ืืจืš ืืคื™ื ืœืฆื“ื™ืงื™ื ื•ืœืจืฉืขื™ื ืืคื™ื ืฉื•ื—ืงื•ืช ืžืืจื™ืš ืœืฆื“ื™ืงื™ื ืขื“ ืœืขืชื™ื“ ื•ื–ืขื•ืžื•ืช ืœืจืฉืขื™ื ื•ืžืื—ืจ ืคื•ืจืขื ื•ืชื ืขื“ ืœืขื•ืœื ื”ื‘ื ื•ื’ื ื–ื” ืœื˜ื•ื‘ื” ืฉื™ืฉ ืœื”ื ืฉื”ื•ืช ืœื—ื–ื•ืจ ื‘ืชืฉื•ื‘ื” ื›ื“ืžืฉืžืข ื‘ื—ืœืง (ืกื ื”ื“ืจื™ืŸ ื“' ืงื™ื.) ื“ื”ื•ื™ ื ืžื™ ืœื˜ื•ื‘ื” [ืข' ืชื•ืก' ื‘"ืง ื : ื“"ื” ืืจืš]:
Lent envers les justes et envers les mรฉchants : [avec] le visage souriant, Il retarde pour les justes jusqu'au temps ร  venir ; [avec le visage] irritรฉ, pour les mรฉchants, et Il retarde leur chรขtiment jusqu'au monde ร  venir. Et cela aussi est pour leur bien, car ils ont le temps de revenir en techouva, comme il ressort du chapitre Helek (Sanhรฉdrin 111a) que c'est aussi pour le bien [voir Tossefot Bava Kamma 50b, s.v. erekh].
๐Ÿ’ก Explication

Le duel apayim recouvre les deux cas du daf : retard de la rรฉcompense des justes, retard de la punition des mรฉchants. Tossefot prรฉcise que ce second retard est aussi une grรขce : il laisse le temps de la techouva.

8
ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ืื•ืžืจ ืขื“ ื‘ื™ืช ืกืืชื™ื ื•ื›ื•ืณ. ืื™ื‘ืขื™ื ืœื”ื•: ื‘ื•ืจ ื•ืคืกื™ืŸ ืงืืžืจ, ืื• ื“ื™ืœืžื ื‘ื•ืจ ื•ืœื ืคืกื™ืŸ ืงืืžืจ?

ยซ Rabbi Yehouda dit : jusqu'ร  beit se'atayim, etc. ยป Il leur a รฉtรฉ demandรฉ : parle-t-il du puits et des passin, ou peut-รชtre parle-t-il du puits et non des passin ?

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ื‘ื•ืจ ื•ืคืกื™ืŸ ืจื•ื—ื‘ ื”ื‘ื•ืจ ืขื ื—ืœืœ ื”ื™ืงืฃ ื”ืคืกื™ืŸ ื”ืจื—ื•ืงื™ืŸ ืฉืชื™ ืืžื•ืช:
Le puits et les passin : la largeur du puits avec l'espace de l'enceinte des passin, qui en sont รฉloignรฉs de deux amot.
ืื• ื“ื™ืœืžื ื‘ื•ืจ ืœื—ื•ื“ื™ื” ืฉืจื™ ื‘ื‘ื™ืช ืกืืชื™ื ืœื‘ื“ ื”ืจื—ืงืช ื‘' ืืžื•ืช:
Ou peut-รชtre le puits : seul ; il est permis [qu'il ait] beit se'atayim, en plus de l'รฉloignement de deux amot.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (2)
ืื• ื“ืœืžื ื‘ื•ืจ ื‘ืœื ืคืกื™ืŸ ืงืืžืจ ืคื™ืจื•ืฉ ื•ืคืกื™ืŸ ืœื ื™ื”ื• ืžืจื•ื—ืงื™ืŸ ืžืŸ ื”ื‘ื•ืจ ืืœื ื›ื“ื™ ืจืืฉื” ื•ืจื•ื‘ื” ืฉืœ ืคืจื” ืื‘ืœ ืื™ืŸ ืœืคืจืฉ ื“ืคืกื™ืŸ ื ืžื™ ืื™ ื‘ืขื™ ืžืจื—ื™ืง ืขื“ ื‘ื™ืช ืกืืชื™ื ืžื“ืงืืžืจื™' ื‘ืกืžื•ืš ืื™ ื”ื›ื™ ืžืื™ ื‘ื™ื ื™ื™ื”ื• ื‘ื™ืŸ ืœืจ"ืฉ ื‘ื™ืŸ ืœืจ' ื™ื”ื•ื“ื” ื•ืœืคื™ ื–ื” ื˜ื•ื‘ื ืื™ื›ื ื‘ื™ื ื™ื™ื”ื• ื“ืจ' ืฉืžืขื•ืŸ ืœื ืฉืจื™ ืืœื ืœื”ืจื—ื™ืง ื›ื“ื™ ืจืืฉื” ื•ืจื•ื‘ื” ืฉืœ ืคืจื” ื•ืจ' ื™ื”ื•ื“ื” ืžืชื™ืจ ืขื“ ื‘ื™ืช ืกืืชื™ื ืืœื ื•ื“ืื™ ื’ื ืจ' ื™ื”ื•ื“ื” ืœื ืฉืจื™ ืœื”ืจื—ื™ืง ืืœื ื›ื“ื™ ืจืืฉื” ื•ืจื•ื‘ื” ืฉืœ ืคืจื” ืืข"ื’ ื“ืื“ื ื ื•ืชืŸ ืขื™ื ื™ื• ื‘ื‘ื•ืจื• ื•ืœื ื‘ืžื—ื™ืฆื” ืื™ืŸ ืœื”ืชื™ืจ ื™ื•ืชืจ:
Ou peut-รชtre parle-t-il du puits sans les passin : explication : et les passin ne seront รฉloignรฉs du puits que de la tรชte et la majeure partie d'une vache. Mais on ne peut pas expliquer que les passin aussi, si on le veut, puissent รชtre รฉloignรฉs jusqu'ร  beit se'atayim, puisque nous disons juste aprรจs : ยซ s'il en est ainsi, quelle diffรฉrence entre eux ? ยป ; [donc] selon Rabbi Chimon comme selon Rabbi Yehouda [l'รฉloignement est le mรชme]. Or dans cette hypothรจse il y aurait une grande diffรฉrence entre eux, car Rabbi Chimon ne permet d'รฉloigner que de la tรชte et la majeure partie d'une vache, alors que Rabbi Yehouda permettrait jusqu'ร  beit se'atayim. Il est donc certain que Rabbi Yehouda non plus ne permet d'รฉloigner que de la tรชte et la majeure partie d'une vache : bien que l'homme fixe ses yeux sur son puits et non sur la cloison, il n'y a pas lieu de permettre davantage.
ื‘ื•ืจ ื•ืคืกื™ืŸ ืงืืžืจ ื•ื”ื ื“ืืžืจ ื‘ืคืจืงื™ืŸ (ื“' ื›ื”.) ืงืจืคืฃ ื™ื•ืชืจ ืžื‘ื™ืช ืกืืชื™ื ื•ื‘ื ื” ืขืžื•ื“ ื’ื‘ื•ื” ื™' ื•ืจื—ื‘ ื“' ืžื™ืขื˜ื• ื”"ื  ื”ืื™ ื‘ื•ืจ ืœืžื” ืœื ื”ื•ื™ ืžื™ืขื•ื˜ ื•ื™"ืœ ื“ื”ืชื ื‘ืžื—ื™ืฆื•ืช ื˜ื•ื‘ื•ืช ืื‘ืœ ื‘ืคืกื™ืŸ ืœื ื”ืชื™ืจื• ื‘ื™ืŸ ื”ื›ืœ ืืœื ื‘ื™ืช ืกืืชื™ื:
Il parle du puits et des passin : et ce que l'on dit dans notre chapitre (25a) : un karpef de plus de beit se'atayim, si on y a construit une colonne haute de dix [tefahim] et large de quatre, on l'a rรฉduit ; ici aussi, pourquoi le puits ne constituerait-il pas une rรฉduction ? On peut rรฉpondre : lร -bas il s'agit de bonnes cloisons, mais pour les passin, on n'a permis en tout que beit se'atayim.
๐Ÿ’ก Explication

Retour ร  la michna des pasรฉi beirot (planches angulaires autour d'un puits, permises aux pรจlerins pour abreuver leurs bรชtes). Les Sages permettent d'รฉtendre l'enclos ร  volontรฉ ; R. Yehouda limite ร  beit se'atayim (5000 amot carrรฉes, la surface de la cour du Michkan).

La question : cette limite vise-t-elle tout l'espace entourรฉ par les passin, puits compris (bor ufasin), ou seulement le puits lui-mรชme (bor vรฉlo pasin) ? Tossefot : dans la seconde lecture, les passin restent collรฉs au puits, ร  la distance minimale d'une vache.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Rabbi Yehouda : beit se'atayim pour quoi ? Lecture 1 : bor ufasin Lecture 2 : bor belo pasin (retenue) puits passin Tout l'enclos (puits + espace) <= 5000 amot2 Raison : l'homme regarde la cloison puits seul <= 5000 amot2 passin ร  tรชte + corps de vache (Tossefot) L'enclos total peut dรฉpasser 5000 amot2 Raison : l'homme regarde son puits Diffรฉrence avec R. Chimon ben Elazar : arikh vรฉkatin (long et รฉtroit)
Les deux lectures de la limite de Rabbi Yehouda.
9
ืื“ื ื ื•ืชืŸ ืขื™ื ื™ื• ื‘ื‘ื•ืจื•, ื•ืœื ื’ื–ืจื™ื ืŸ ื“ื™ืœืžื ืืชื™ ืœื˜ืœื˜ื•ืœื™ ื™ื•ืชืจ ืžื‘ื™ืช ืกืืชื™ื ื‘ืงืจืคืฃ;

L'homme fixe-t-il ses yeux sur son puits, et nous ne dรฉcrรฉtons pas de peur qu'il ne vienne ร  transporter dans un karpef de plus de beit se'atayim ;

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืื“ื ื ื•ืชืŸ ืขื™ื ื™ื• ื‘ื‘ื•ืจื• ื•ืื ื‘ื ืœืœืžื•ื“ ืžื›ืืŸ ื”ื™ืชืจ ืœืžืงื•ื ืื—ืจ ืžืŸ ื”ื‘ื•ืจ ื”ื•ื ืœืžื“ ื•ื”ืจื™ ืื™ื ื• ืืœื ื‘ื™ืช ืกืืชื™ื ื”ืœื›ืš ืืข"ืค ืฉื”ื•ืงืฃ ื™ื•ืชืจ ืขืœ ื›ืŸ ืœื ืืชื• ืœืžื™ืฉืจื™ ืงืจืคืฃ ื™ื•ืชืจ ืžื‘ื™ืช ืกืืชื™ื ื“ืขืœืžื ืฉืœื ื”ื•ืงืฃ ืœื“ื™ืจื”:
L'homme fixe ses yeux sur son puits : et s'il vient apprendre d'ici une permission pour un autre endroit, c'est du puits qu'il l'apprend, et celui-ci n'est que de beit se'atayim ; c'est pourquoi, bien que l'enceinte dรฉpasse cela, on n'en viendra pas ร  permettre ailleurs un karpef de plus de beit se'atayim qui n'a pas รฉtรฉ enclos pour l'habitation.
๐Ÿ’ก Explication

Le fond de la question est une guezera (dรฉcret prรฉventif). Un karpef (enclos non destinรฉ ร  l'habitation) de plus de beit se'atayim est interdit au transport. Si celui qui voit l'enclos du puits retient surtout le puits, il n'en tirera aucune permission pour un grand karpef : on peut donc laisser l'enclos dรฉpasser la mesure.

10
ืื• ื“ื™ืœืžื, ืื“ื ื ื•ืชืŸ ืขื™ื ื™ื• ื‘ืžื—ื™ืฆืชื•, ื•ื’ื–ืจื™ื ืŸ ื“ื™ืœืžื ืืชื™ ืœืื™ื—ืœื•ืคื™ ื™ื•ืชืจ ืžื‘ื™ืช ืกืืชื™ื ื‘ืงืจืคืฃ.

ou peut-รชtre l'homme fixe-t-il ses yeux sur sa cloison, et nous dรฉcrรฉtons de peur qu'il ne vienne ร  confondre avec [un karpef de] plus de beit se'atayim ?

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืื• ื“ื™ืœืžื ื‘ืžื—ื™ืฆืชื• ืื“ื ื ื•ืชืŸ ืขื™ื ื™ื• ื•ืื ื‘ื ืœืœืžื•ื“ ืžื›ืืŸ ื”ื™ืชืจ ืœืžืงื•ื ืื—ืจ ืžืŸ ื”ืžื—ื™ืฆื” ื™ืœืžื•ื“ ื”ืœื›ืš ืืชื™ ืœืžื™ืฉืจื™ ื‘ืขืœืžื ื™ื•ืชืจ ืžื‘ื™ืช ืกืืชื™ื ืื™ ืฉืจื™ืช ื”ื›ื:
Ou peut-รชtre l'homme fixe ses yeux sur sa cloison : et s'il vient apprendre d'ici une permission pour un autre endroit, c'est de la cloison qu'il l'apprendra ; c'est pourquoi on en viendra ร  permettre ailleurs plus de beit se'atayim, si tu le permets ici.
๐Ÿ’ก Explication

Seconde hypothรจse : l'observateur retient la cloison et l'espace qu'elle entoure ; il risque alors de confondre (ihlรฉfei) avec un karpef ordinaire. D'oรน la limite de beit se'atayim sur l'enclos entier.

11
ืชื ืฉืžืข: ื›ืžื” ื”ืŸ ืžืงื•ืจื‘ื™ืŸ โ€” ื›ื“ื™ ืจืืฉื” ื•ืจื•ื‘ื” ืฉืœ ืคืจื”, ื•ื›ืžื” ื”ืŸ ืžืจื•ื—ืงื™ืŸ โ€” ืืคื™ืœื• ื›ื•ืจ ืืคื™ืœื• ื›ื•ืจื™ื™ื. ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ืื•ืžืจ: ื‘ื™ืช ืกืืชื™ื โ€” ืžื•ืชืจ, ื™ืชืจ ืžื‘ื™ืช ืกืืชื™ื โ€” ืืกื•ืจ.

Viens et entends : ร  quelle proximitรฉ [du puits les passin] sont-ils ? [ร€ la mesure de] la tรชte et la majeure partie d'une vache.

Et ร  quel รฉloignement ? Mรชme [un enclos de] beit kor, mรชme de deux beit kor.

Rabbi Yehouda dit : beit se'atayim, c'est permis ; plus que beit se'atayim, c'est interdit.

๐Ÿ’ก Explication

La baraita reprend la michna. Beit kor = 30 se'a, soit quinze fois beit se'atayim. Les Sages permettent de grands enclos, R. Yehouda s'arrรชte ร  beit se'atayim.

12
ืืžืจื• ืœืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื”: ืื™ ืืชื” ืžื•ื“ื” ื‘ื“ื™ืจ ื•ืกื”ืจ ืžื•ืงืฆื” ื•ื—ืฆืจ, ืืคื™ืœื• ื‘ื™ืช ื—ืžืฉืช ื›ื•ืจื™ื ื•ื‘ื™ืช ืขืฉืจืช ื›ื•ืจื™ื, ืฉืžื•ืชืจ.

Ils dirent ร  Rabbi Yehouda : n'admets-tu pas, pour un dir (parc ร  bรชtes), un sahar (enclos), un moukzรฉ (arriรจre-cour) et une cour, que mรชme de cinq beit kor et de dix beit kor, c'est permis ?

โš–๏ธ Rosh (1)
ื’ืž' ื•ื”ื ืชื ื™ื ืจื‘ื™ ืืœื™ืขื–ืจ ืื•ืžืจ ืื ื”ื™ืชื” ืืจื›ื” ื™ื•ืชืจ ืขืœ ืคื™ ืฉื ื™ื ื‘ืจื—ื‘ื” ืืคื™ืœื• ืืžื” ืื—ืช ืื™ืŸ ืžื˜ืœื˜ืœื™ืŸ ื‘ืชื•ื›ื”. ืืžืจ ืจื‘ ื‘ื™ื‘ื™ ื‘ืจ ืื‘ื™ื™ ื›ื™ ืชื ืŸ ื ืžื™ ื‘ืžืชื ื™' ื™ื•ืชืจ ืžืฉื ื™ื ื‘ืจื—ื‘ื” ืชื ืŸ. ืื™ ื”ื›ื™ ื”ื™ื™ื ื• ืจื‘ื™ ื™ื•ืกื™. ืื™ื›ื ื‘ื™ื ื™ื™ื”ื• ืจื™ื‘ื•ืข ื“ืจื‘ื ืŸ ืคื™' ื”ื ื“ืชื ืŸ ืœืงืžืŸ (ืขื™ืจื•ื‘ื™ืŸ ื“ืฃ ืžื˜:) ืขื’ื•ืœื•ืช ื“ื‘ืจื™ ืจื‘ื™ ื—ื ื™ื ื ื‘ืŸ ืื ื˜ื™ื’ื ื•ืก ื•ื—ื›ืžื™ื ืื•ืžืจื™ื ื›ื˜ื‘ืœื ืžืจื•ื‘ืขืช ื›ื“ื™ ืฉื™ื”ื ื ืฉื›ืจ ืืช ื”ื–ื•ื™ื•ืช. ืœืจื‘ื™ ืืœื™ืขื–ืจ ื“ืืžืจ ืื ื”ื™ืชื” ื™ืชืจ ืขืœ ืคื™ ืฉื ื™ื ื‘ืจื—ื‘ื” ืืคื™ืœื• ืืžื” ืื—ืช ืื™ืŸ ืžื˜ืœื˜ืœื™ืŸ ื‘ืชื•ื›ื” ืžืฉื— ืœื” ื‘ืืœื›ืกื•ืŸ ืื™ ื”ื•ื™ ืืœื›ืกื•ื ื ื™ื•ืชืจ ืขืœ ืฉื ื™ื ื‘ืจื—ื‘ื” ืืคื™' ืืžื” ืื—ืช ืื™ืŸ ืžื˜ืœื˜ืœื™ืŸ ื‘ืชื•ื›ื” ื“ืกื‘ืจ ืœื” ื›ืจ' ื—ื ื™ื ื ื‘ืŸ ืื ื˜ื™ื’ื ื•ืก ื“ืืžืจ ื‘ืขื™ื ืŸ ืืœืคื™ื ืืžื” ืชื—ื•ื ืฉื‘ืช ืขื’ื•ืœื•ืช ื•ืœื ืžืจื•ื‘ืขื•ืช ื•ืœืจ' ื™ื•ืกื™ ืžืฉื— ืœื” ื‘ืจื™ื‘ื•ืข ื“ืกื‘ืจ ื›ืจื‘ื ืŸ ื“ืืžืจื™ ืžืจื•ื‘ืขื•ืช ื”ืœื›ืš ืื ื”ื™ื” ืืจื›ื” ื›ืฉื ื™ื ื‘ืจื—ื‘ื” ื›ื—ืฆืจ ื”ืžืฉื›ืŸ ื“ื›ืชื™ื‘ ืื•ืจืš ื”ื—ืฆืจ ืžืื” ื‘ืืžื” ื•ืจื•ื—ื‘ ื—ืžืฉื™ื ื‘ื—ืžืฉื™ื ืžื˜ืœื˜ืœื™ืŸ ื‘ืชื•ื›ื”. ื™ื•ืชืจ ืขืœ ื–ื” ืื™ืŸ ืžื˜ืœื˜ืœื™ืŸ ื‘ืชื•ื›ื”. ืื™ืชืžืจ ืืžืจ ืจื‘ ื™ื•ืกืฃ ืืžืจ ืจื‘ ื™ื”ื•ื“ื” ืืžืจ ืฉืžื•ืืœ ื”ืœื›ื” ื›ืจื‘ื™ ื™ื•ืกื™. ื•ืจื‘ ื‘ื™ื‘ื™ ืืžืจ ืจื‘ ื ื—ืžืŸ ืืžืจ ืฉืžื•ืืœ ื”ืœื›ื” ื›ืจื‘ื™ ืขืงื™ื‘ื. ื•ืชืจื•ื™ื™ื”ื• ืœืงื•ืœื. ื•ืฆืจื™ื›ื™ ื“ืื™ ืืžืจ ื”ืœื›ื” ื›ืจ' ื™ื•ืกื™ ื”ื•ื” ืืžื™ื ื ืขื“ ืฉื™ื”ื ื‘ื” ืฉื•ืžื™ืจื” ืื• ื‘ื™ืช ื“ื™ืจื” ื›ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ื‘ืŸ ื‘ื‘ื ืงืž"ืœ ื”ืœื›ื” ื›ืจื‘ื™ ืขืงื™ื‘ื. ื•ืื™ ืืžืจ ื”ืœื›ื” ื›ืจื‘ื™ ืขืงื™ื‘ื ื”"ื ืืจื™ืš ื•ืงื˜ื™ืŸ ืœื ืงืž"ืœ ื”ืœื›ื” ื›ืจื‘ื™ ื™ื•ืกื™ ื“ืืคื™ืœื• ืืจื™ืš ื•ืงื˜ื™ืŸ. ืงืจืคืฃ ื™ื•ืชืจ ืžื‘ื™ืช ืกืืชื™ื ืฉื”ื•ืงืฃ ืœื“ื™ืจื” ื ื–ืจืข ืจื•ื‘ื• ื”ืจื™ ื”ื•ื ื›ื’ื™ื ื” ื•ืืกื•ืจ. ื ื˜ืข ืจื•ื‘ื• 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Guemara. Et n'a-t-il pas รฉtรฉ enseignรฉ : Rabbi Eliezer dit : si sa longueur dรฉpassait le double de sa largeur, mรชme d'une seule ama, on ne transporte pas ร  l'intรฉrieur ? Rav Bivi bar Abaye dit : dans notre michna aussi, nous avons appris ยซ plus que le double de sa largeur ยป. S'il en est ainsi, c'est [l'avis de] Rabbi Yossi ! Il y a entre eux le carrรฉ des Rabbanan. Explication : ce que nous avons appris plus loin (Eruvin 49b) : [les limites se mesurent] en cercle, selon Rabbi Hanina ben Antigonos ; et les Sages disent : comme une tablette carrรฉe, afin qu'il gagne les angles. Selon Rabbi Eliezer, qui dit que si [la longueur] dรฉpassait le double de la largeur, mรชme d'une ama, on ne transporte pas ร  l'intรฉrieur, on la mesure en diagonale : si la diagonale dรฉpasse le double de la largeur, mรชme d'une ama, on ne transporte pas ร  l'intรฉrieur, car il pense comme Rabbi Hanina ben Antigonos, qui dit qu'il faut que les deux mille amot du tehoum Chabbat soient en cercle et non en carrรฉ. Et selon Rabbi Yossi, on la mesure en carrรฉ, car il pense comme les Rabbanan qui disent ยซ en carrรฉ ยป ; donc si sa longueur est le double de sa largeur, comme la cour du Michkan, dont il est รฉcrit ยซ la longueur de la cour, cent amot, et la largeur, cinquante sur cinquante ยป, on transporte ร  l'intรฉrieur ; au-delร , on ne transporte pas. Il a รฉtรฉ dit : Rav Yossef a dit au nom de Rav Yehouda au nom de Chmouel : la halakha est comme Rabbi Yossi. Et Rav Bivi a dit au nom de Rav Nahman au nom de Chmouel : la halakha est comme Rabbi Akiva. Et les deux vont dans le sens de l'indulgence. Et les deux sont nรฉcessaires : s'il avait dit [seulement] ยซ la halakha est comme Rabbi Yossi ยป, j'aurais pu penser [qu'il faut] qu'il y ait une hutte de gardien ou une maison d'habitation, comme Rabbi Yehouda ben Bava ; il nous enseigne : la halakha est comme Rabbi Akiva. Et s'il avait dit [seulement] ยซ la halakha est comme Rabbi Akiva ยป, j'aurais pu penser : pas pour un [espace] long et รฉtroit ; il nous enseigne : la halakha est comme Rabbi Yossi, mรชme long et รฉtroit. Un karpef de plus de beit se'atayim, enclos pour l'habitation, dont la majeure partie a รฉtรฉ ensemencรฉe, est comme un jardin et c'est interdit ; si la majeure partie a รฉtรฉ plantรฉe [d'arbres], il est comme une cour et c'est permis. ยซ La majeure partie ensemencรฉe ยป : donc si une minoritรฉ est ensemencรฉe, c'est permis. Rav Houna fils de Rav Yehochoua dit : nous ne l'avons dit que [pour une minoritรฉ de] beit se'atayim, mais [une minoritรฉ de] plus de beit se'atayim, c'est interdit. Selon qui ? Selon Rabbi Chimon. Il faut examiner si un karpef de moins de beit se'atayim, non enclos pour l'habitation, a le mรชme statut que [celui de] beit se'atayim : qu'il soit interdit d'en transporter vers la cour selon les Rabbanan [qui s'opposent ร ] Rabbi Chimon ; et selon Rabbi Chimon, dont nous retenons l'avis plus loin (Eruvin 91a), qu'il soit interdit d'en transporter vers la maison, puisqu'il pense que [cours et karpef] sont tous un seul domaine pour les objets qui y ont passรฉ le Chabbat, mais non pour les objets qui ont passรฉ le Chabbat dans la maison. ร€ premiรจre vue, il semble que leur statut soit identique, car sinon nous devrions dire que Rabbi Chimon et les Rabbanan divergent [seulement] sur un beit se'atayim exact : au-delร  de beit se'atayim, selon tous, mรชme ร  l'intรฉrieur il est interdit de transporter plus de quatre amot ; et en deรงร , c'est permis mรชme vers la maison. Mais on peut dire que le statut de beit se'atayim s'applique jusqu'ร  ce qu'il y ait moins de beit se'atayim d'une ama : de mรชme qu'on a dit, selon Rabbi Eliezer, que sa longueur ne doit pas dรฉpasser sa largeur d'une ama, sans se soucier qu'elle la dรฉpasse un peu tant que cela n'atteint pas une ama, de mรชme ici on ne sort pas du statut de beit se'atayim tant qu'il n'a pas diminuรฉ d'une ama. Ainsi, leur divergence ne porte pas sur un beit se'atayim exact. Et on ne peut apporter de preuve pour permettre du fait qu'ici on distingue entre moins de beit se'atayim et beit se'atayim, car ici c'est diffรฉrent : puisque la minoritรฉ ensemencรฉe dans moins de beit se'atayim n'a pas d'importance, elle est annulรฉe, alors que beit se'atayim, qui a de l'importance, n'est pas annulรฉ. Mais si la majeure partie est ensemencรฉe, mรชme dans moins de beit se'atayim, on peut dire que c'est interdit. Et on peut dรฉduire [le contraire] de ce que nous disons plus loin (Eruvin 99b) : un tas d'ordures dans le domaine public, avec une fenรชtre au-dessus, on y jette [depuis la fenรชtre] le Chabbat. Il en ressort qu'il n'est pas considรฉrรฉ comme enclos pour l'habitation par la fenรชtre qui le surplombe, soit parce que la fenรชtre est ร  plus de dix [tefahim], soit parce qu'il est รฉloignรฉ du mur de quatre, ร  l'image du rebord du puits enseignรฉ avec lui, que nous situons plus loin dans le cas oรน il est รฉloignรฉ de quatre ; et malgrรฉ cela, il est permis de jeter sur lui depuis la fenรชtre. Il en ressort que, puisqu'il n'a pas beit se'atayim, il est permis mรชme vers la maison. Toutefois, il semble qu'il n'y ait pas ร  distinguer entre moins de beit se'atayim et beit se'atayim, puisque dans leurs propos il est enseignรฉ ยซ karpef ยป sans prรฉcision, ce qui implique qu'il s'agit de tout karpef non enclos pour l'habitation, bien qu'il soit permis d'y transporter sur quatre amot, c'est-ร -dire beit se'atayim ; et pour moins aussi ils divergent. Et le cas du tas d'ordures, nous le situerons dans un tas d'ordures qui se trouve dans une cour ou un karpef, selon Rabbi Chimon ; et selon les Rabbanan, on l'a situรฉ dans [un espace] enclos pour l'habitation. S'il en est ainsi, la rehava (espace ouvert) derriรจre nos maisons, dont la majeure partie est ensemencรฉe, mรชme si toute la rehava n'a pas beit se'atayim, il est interdit d'en faire entrer ou sortir [des objets] vers la maison selon Rabbi Chimon. Et mรชme dans la cour qui est devant la maison, il semble qu'on doive dire que l'ensemencement de la majeure partie en annule l'habitation, comme pour le karpef. Et mรชme si tu veux dire que l'habitation d'une cour a de l'importance et que les semences ne l'annulent pas, en tout cas pour la rehava il semble que les semences annulent l'enclos d'habitation. Et dans la cour aussi, la partie ensemencรฉe perd au moins sa propre habitation ; la consรฉquence pratique est qu'il est interdit d'en faire entrer [des objets] dans la maison ; et si la partie ensemencรฉe dรฉpasse beit se'atayim, toute la cour sera interdite. Des explications de Rachi, on peut apporter une preuve que les semences n'annulent l'habitation que pour un karpef de plus de beit se'atayim. Car Rachi a expliquรฉ dans la michna que la hutte de gardien et la maison d'habitation comptent comme enclos pour l'habitation, ce qui implique qu'il s'agit du cas ยซ ouvert puis enclos ยป, selon la rรจgle de l'enclos pour l'habitation. Or un jardin, sans prรฉcision, est ensemencรฉ ; ร  quoi servirait l'enclos pour l'habitation, puisque les semences viennent l'annuler ? Dรฉduis-en que [les semences] n'annulent pas l'habitation d'un beit se'atayim, et cela mรชme selon Rabbi Yehouda ben Bava, qui est plus strict ; ร  plus forte raison selon celui qui est indulgent, [qui] pense que les semences n'annulent pas beit se'atayim. Et de ses paroles aussi, il semble qu'on puisse permettre mรชme quand la rehava dรฉpasse beit se'atayim, et mรชme si elle est entiรจrement ensemencรฉe. Car dans la michna, Rabbi Yehouda ben Bava n'a pas permis, dans un jardin et un karpef, par un enclos d'habitation, plus de beit se'atayim, alors que la rehava est permise mรชme de dix beit kor, comme on l'a dit plus haut (Eruvin 22a) : ยซ n'admets-tu pas, pour le dir, le sahar et le moukzรฉ, que mรชme de dix beit kor c'est permis ? ยป, ce qui implique que personne ne diverge ; et le moukzรฉ, c'est la rehava. S'il en est ainsi, la rehava vaut mieux que le karpef ; on ne doit donc pas apprendre, pour la rehava et la cour, ร  partir du karpef, que les semences annulent leur habitation. Mais selon ce que nous avons expliquรฉ, que la hutte de gardien et la maison d'habitation sont une habitation de moindre qualitรฉ, efficace mรชme pour ยซ enclos puis ouvert ยป dans beit se'atayim, et qu'au-delร  de beit se'atayim il faut ยซ ouvert puis enclos ยป, il n'y a pas de preuve pour distinguer entre karpef et rehava. Toutefois il est raisonnable, puisque nous ne l'avons trouvรฉ que pour le karpef, de ne pas apprendre l'annulation de l'enclos d'habitation de la rehava et de la cour ร  partir du karpef ; et cela demande examen. ยซ Si la majeure partie est plantรฉe, il est comme une cour et c'est permis. ยป Rav Yehouda dit au nom d'Avimi : ร  condition qu'ils [les arbres] soient disposรฉs en rangรฉes (itstabla'ot). Rav Nahman dit : mรชme s'ils ne sont pas disposรฉs en rangรฉes. Mar Yehouda se rendit chez Rav Houna bar Yehouda ; il vit qu'ils n'รฉtaient pas disposรฉs en rangรฉes et qu'on y transportait. Il lui dit : le maรฎtre ne pense-t-il pas comme cet [enseignement] d'Avimi ? Il lui rรฉpondit : je pense comme Rav Nahman, qui a dit : mรชme s'ils ne sont pas disposรฉs en rangรฉes. Et telle est la halakha.
๐Ÿ’ก Explication

Objection des Sages : R. Yehouda lui-mรชme admet qu'un dir, un sahar, un moukzรฉ ou une cour, entourรฉs de murs, permettent le transport quelle que soit leur taille. Pourquoi limiter les passin ?

Le Roch place ici son dรฉveloppement sur les enclos (michna 23a-24a) : proportion longueur/largeur (R. Eliezer, R. Yossi, R. Akiva), karpef ensemencรฉ ou plantรฉ, et la question de savoir si les semences annulent l'habitation d'une cour ou d'une rehava. Il conclut avec Rav Nahman : un karpef plantรฉ d'arbres est permis mรชme sans rangรฉes.

13
ืืžืจ ืœื”ื: ื–ื• ืžื—ื™ืฆื”, ื•ืืœื• ืคืกื™ืŸ.

Il leur dit : ceci est une cloison, et ceux-lร  sont des passin.

๐Ÿ’ก Explication

Rรฉponse de R. Yehouda : un mur continu est une vraie mehitsa. Les passin ne sont que des angles avec de larges vides ; ils ne valent cloison que par une indulgence, limitรฉe ร  beit se'atayim.

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ืจื‘ื™ ืฉืžืขื•ืŸ ื‘ืŸ ืืœืขื–ืจ ืื•ืžืจ: ื‘ื•ืจ ื‘ื™ืช ืกืืชื™ื ืื‘ื™ืช ืกืืชื™ื โ€” ืžื•ืชืจ, ื•ืœื ืืžืจื• ืœื”ืจื—ื™ืง ืืœื ื›ื“ื™ ืจืืฉื” ื•ืจื•ื‘ื” ืฉืœ ืคืจื”.

Rabbi Chimon ben Elazar dit : un puits de beit se'atayim sur beit se'atayim est permis, et on n'a parlรฉ d'รฉloigner [les passin] que de la tรชte et la majeure partie d'une vache.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืœื ืืžืจื• ืœื”ืจื—ื™ืง ื”ื”ื™ืงืฃ ืœื‘ื“ ื‘ื™ืช ืกืืชื™ื ืฉืœ ืจื•ื—ื‘ ื”ื‘ื•ืจ ืืœื ืฉืชื™ ืืžื•ืช:
On n'a dit d'รฉloigner : l'enceinte, en dehors du beit se'atayim de la largeur du puits, [ne s'รฉloigne] que de deux amot.
๐Ÿ’ก Explication

R. Chimon ben Elazar mesure explicitement le puits : il peut atteindre beit se'atayim, et les passin s'ajoutent autour, ร  la distance d'une vache (deux amot selon Rachi).

15
ื”ื ืžื“ืงืืžืจ ืจื‘ื™ ืฉืžืขื•ืŸ ื‘ืŸ ืืœืขื–ืจ ื‘ื•ืจ ื•ืœื ืคืกื™ืŸ, ืžื›ืœืœ ื“ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ื‘ื•ืจ ื•ืคืกื™ืŸ ืงืืžืจ. ื•ืœื ื”ื™ื, ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ื‘ื•ืจ ื‘ืœื ืคืกื™ืŸ ืงืืžืจ.

Or, puisque Rabbi Chimon ben Elazar parle du puits et non des passin, on en dรฉduit que Rabbi Yehouda parle du puits et des passin. Ce n'est pas le cas : Rabbi Yehouda parle du puits sans les passin.

๐Ÿ’ก Explication

Tentative de preuve par contraste : si R. Chimon ben Elazar prรฉcise ยซ le puits ยป, R. Yehouda devait parler d'autre chose. La Guemara repousse : R. Yehouda aussi parle du puits seul.

16
ืื™ ื”ื›ื™, ื”ื™ื™ื ื• ื“ืจื‘ื™ ืฉืžืขื•ืŸ ื‘ืŸ ืืœืขื–ืจ! ืื™ื›ื ื‘ื™ื ื™ื™ื”ื• ืืจื™ืš ื•ืงื˜ื™ืŸ.

S'il en est ainsi, c'est [l'avis de] Rabbi Chimon ben Elazar ! Il y a entre eux [le cas du] long et รฉtroit.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืืจื™ืš ื•ืงื˜ื™ืŸ ืง' ืขืœ ื ' ื“ื”ื•ื• ืกืืชื™ื ื›ื—ืฆืจ ื”ืžืฉื›ืŸ ืœืจ' ื™ื”ื•ื“ื” ืืข"ืค ืฉืื™ื ื• ืžืจื•ื‘ืข ืžื•ืชืจ ื•ื‘ืœื‘ื“ ืฉืœื ื™ื”ื ื‘ื™ืŸ ืืจื›ื• ื•ืจื—ื‘ื• ื™ื•ืชืจ ืžื‘ื™ืช ืกืืชื™ื ื•ืœืจ"'ืฉ ื‘ืขื™ื ืŸ ืžืจื•ื‘ืข ื›ื“ืืžืจ ื‘ื”ื“ื™ื ื‘ื™ืช ืกืืชื™ื ืขืœ ื‘ื™ืช ืกืืชื™ื ื“ื”ื•ื™ ืฉื‘ืขื™ื ืืžื” ื•ืฉื™ืจื™ื™ื ืขืœ ืฉื‘ืขื™ื ืืžื” ื•ืฉื™ืจื™ื™ื ื›ื“ืืžืจ ื‘ื”ืื™ ืคื™ืจืงื™ืŸ (ื“' ื›ื’.) ืงื˜ื™ืŸ ืงืฆืจ ื‘ืจื—ื‘ื•:
Long et รฉtroit : cent sur cinquante, ce qui fait beit se'atayim, comme la cour du Michkan. Selon Rabbi Yehouda, bien qu'il ne soit pas carrรฉ, c'est permis, pourvu que [la surface de] sa longueur et de sa largeur ne dรฉpasse pas beit se'atayim ; et selon Rabbi Chimon il faut un carrรฉ, comme il le dit explicitement ยซ beit se'atayim sur beit se'atayim ยป, c'est-ร -dire soixante-dix amot et un reste sur soixante-dix amot et un reste, comme on le dit dans ce chapitre (23a). Katin : รฉtroit dans sa largeur.
๐Ÿ’ก Explication

Si les deux Tanaim mesurent le puits seul, oรน est la divergence ? Dans la forme : R. Chimon ben Elazar exige un carrรฉ (environ 70,7 amot de cรดtรฉ) ; R. Yehouda permet aussi un rectangle long et รฉtroit de 100 sur 50, pourvu que la surface ne dรฉpasse pas 5000 amot carrรฉes.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Beit se'atayim = 5000 amot carrรฉes : deux formes 100 x 50 amot long et รฉtroit (cour du Michkan) R. Yehouda : permis R. Chimon b. Elazar : interdit 70,7 x 70,7 amot carrรฉ permis selon les deux
Arikh vekatin : la nafka mina entre Rabbi Yehouda et Rabbi Chimon ben Elazar.
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ื›ืœืœ ืืžืจ ืจื‘ื™ ืฉืžืขื•ืŸ ื‘ืŸ ืืœืขื–ืจ: ื›ืœ ืื•ื™ืจ ืฉืชืฉืžื™ืฉื• ืœื“ื™ืจื”, ื›ื’ื•ืŸ ื“ื™ืจ ื•ืกื”ืจ ืžื•ืงืฆื” ื•ื—ืฆืจ, ืืคื™ืœื• ื‘ื™ืช ื—ืžืฉืช ื›ื•ืจื™ื ื•ื‘ื™ืช ืขืฉืจืช ื›ื•ืจื™ื โ€” ืžื•ืชืจ.

Rabbi Chimon ben Elazar a รฉnoncรฉ une rรจgle gรฉnรฉrale : tout espace ouvert dont l'usage sert ร  l'habitation, comme un dir, un sahar, un moukzรฉ et une cour, mรชme de cinq beit kor ou de dix beit kor, est permis ;

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื›ืœ ืื•ื™ืจ ืืฃ ืขืœ ืคื™ ืฉืื™ื ื• ืžืงื•ืจื” ืื ืชืฉืžื™ืฉื• ืœื“ื™ืจืช ืื“ื ืœื›ื ื™ืกื” ื•ืœื™ืฆื™ืื” ืชืžื™ื“:
Tout espace ouvert : bien qu'il ne soit pas couvert, si son usage sert ร  l'habitation de l'homme, pour y entrer et en sortir constamment.
๐Ÿ’ก Explication

Premier volet de la rรจgle : un avir (espace ร  ciel ouvert) qui sert l'habitation humaine est permis quelle que soit sa taille.

18
ื•ื›ืœ ื“ื™ืจื” ืฉืชืฉืžื™ืฉื” ืœืื•ื™ืจ, ื›ื’ื•ืŸ ื‘ื•ืจื’ื ื™ืŸ ืฉื‘ืฉื“ื•ืช, ื‘ื™ืช ืกืืชื™ื โ€” ืžื•ืชืจ, ื™ืชืจ ืžื‘ื™ืช ืกืืชื™ื โ€” ืืกื•ืจ.

et toute habitation dont l'usage sert ร  l'espace ouvert, comme les bourganin (huttes de gardien) dans les champs : beit se'atayim, c'est permis ; plus que beit se'atayim, c'est interdit.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื•ื›ืœ ื“ื™ืจื” ืฉื”ื™ื ืžื›ื•ืกื” ื‘ื’ื’ ื•ื”ื™ื ืขืฉื•ื™ื” ืœืฉืžื™ืจืช ืื•ื™ืจ ืฉื—ื•ืฆื” ืœื”:
Et toute habitation : qui est couverte d'un toit et est faite pour la garde de l'espace qui est en dehors d'elle.
๐Ÿ’ก Explication

Second volet : quand la construction sert ร  garder un champ, l'enclos reste un espace non habitรฉ, limitรฉ ร  beit se'atayim. Ce qui compte est la fonction de l'enclos.

19
ืžืชื ื™ืณ ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ืื•ืžืจ: ืื ื”ื™ื” ื“ืจืš ืจืฉื•ืช ื”ืจื‘ื™ื ืžืคืกืงืชืŸ โ€” ื™ืกืœืงื ื” ืœืฆื“ื“ื™ืŸ. ื•ื—ื›ืžื™ื ืื•ืžืจื™ื: ืื™ื ื• ืฆืจื™ืš.

Michna. Rabbi Yehouda dit : si le chemin du domaine public les traverse, on doit le dรฉvier sur les cรดtรฉs.

Et les Sages disent : ce n'est pas nรฉcessaire.

๐Ÿ’ก Explication

Un chemin public passe entre les passin. Pour R. Yehouda, le passage de la foule annule l'enclos : il faut dรฉvier le chemin. Pour les Sages, l'enclos reste valable.

20
ื’ืžืณ ืจื‘ื™ ื™ื•ื—ื ืŸ ื•ืจื‘ื™ ืืœืขื–ืจ ื“ืืžืจื™ ืชืจื•ื•ื™ื™ื”ื•: ื›ืืŸ ื”ื•ื“ื™ืขืš ื›ื•ื—ืŸ ืฉืœ ืžื—ื™ืฆื•ืช.

Guemara. Rabbi Yo'hanan et Rabbi Elazar ont dit tous les deux : ici, [les Sages] t'ont fait connaรฎtre la force des cloisons.

๐Ÿ’ก Explication

Principe : kohan shel mehitsot, la force des cloisons. Mรชme la foule qui traverse n'annule pas des cloisons, fussent-elles des passin.

21
ื›ืืŸ, ื•ืกื‘ื™ืจื ืœื™ื”? ื•ื”ืืžืจ ืจื‘ื” ื‘ืจ ื‘ืจ ื—ื ื” ืืžืจ ืจื‘ื™ ื™ื•ื—ื ืŸ: ื™ืจื•ืฉืœื™ื, ืื™ืœืžืœื ื“ืœืชื•ืชื™ื” ื ื ืขืœื•ืช ื‘ืœื™ืœื”, ื—ื™ื™ื‘ื™ืŸ ืขืœื™ื” ืžืฉื•ื ืจืฉื•ืช ื”ืจื‘ื™ื.

ยซ Ici ยป, et il le pense [lui-mรชme] ? Mais Rabba bar bar Hana n'a-t-il pas dit au nom de Rabbi Yo'hanan : Jรฉrusalem, si ses portes n'รฉtaient pas fermรฉes la nuit, on serait coupable ร  son sujet au titre de domaine public.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื’ืž' ื—ื™ื™ื‘ื™ืŸ ืขืœื™ื” ืืœืžื ืืชื• ืจื‘ื™ื ื•ืžื‘ื˜ืœื™ ืžื—ื™ืฆื”:
Guemara. On serait coupable : il en ressort que la foule vient annuler la cloison.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (2)
ื•ื”ื ื"ืจ ื™ื•ื—ื ืŸ ื™ืจื•ืฉืœื™ื ืืœืžืœื ื“ืœืชื•ืชื™ื” ื•ืื ืชืืžืจ ืฉืื ื™ ื™ืจื•ืฉืœื™ื ื“ื”ื•ื” ืจื—ื‘ื” ืฉืฉ ืขืฉืจื” ืืžื•ืช ื•ืคืกื™ืŸ ืœื™ื›ื ืืœื ื™"ื’ ื•ืฉืœื™ืฉ ื•ื™"ืœ ื”ื•ืื™ืœ ื•ื”ื™ื” ืœื™ืจื•ืฉืœื™ื ืฆื•ืจืช ื”ืคืชื— ื“ื—ืฉื™ื‘ ื›ืžื—ื™ืฆื” ื›ื“ืืžืจ ื‘ืค"ืง (ื“' ื™ื.) ื•ืื ื™ืฉ ืœื• ืฆื•ืจืช ื”ืคืชื— ื"ืฆ ืœืžืขื˜ ืœื ื”ื™ื” ืœืจื‘ื™ื ื“ื‘ืงืขื™ ืœื‘ื˜ืœ ื”ืžื—ื™ืฆื” ื•ืืคื™ืœื• ืœืจื‘ ื“ืืชื ื™ื™ื” ืฆืจื™ืš ืœืžืขื˜ ืžื•ื“ื” ื”ื•ื ื“ืžืŸ ื”ืชื•ืจื” ืžื”ื ื™ ืชื“ืข ื“ื”ื ืคื™ืื” ืžืชืจืช ื‘ื›ืœืื™ื ืืคื™ืœื• ื™ื•ืชืจ ืžืขืฉืจ ื•ืœืคื™ ืคื™ืจื•ืฉ ืื—ืจ ื“ืคื™ืจืฉืชื™ (ื“' ื•.) ื’ื‘ื™ ื™ืชืจ ืขืœ ื›ืŸ ื ื™ื—ื:
Et Rabbi Yo'hanan n'a-t-il pas dit : Jรฉrusalem, si ses portes... : et si tu objectes : Jรฉrusalem est diffรฉrente, car [ses rues] avaient seize amot de large, alors que [l'intervalle permis entre] les passin n'est que de treize et un tiers ? On peut rรฉpondre : puisque Jรฉrusalem avait une tsourat hapรฉtah (forme de porte), qui compte comme une cloison, comme on l'a dit au premier chapitre (11a) ยซ et s'il a une tsourat hapรฉtah, il n'a pas besoin de rรฉduire ยป, la foule qui la traverse n'aurait pas dรป annuler la cloison. Et mรชme selon Rav, qui a enseignรฉ qu'il faut rรฉduire, il admet que de la Torah elle est efficace ; la preuve : l'angle [des passin] permet [de sรฉparer] les kilayim mรชme [pour une brรจche de] plus de dix. Et selon l'autre explication que j'ai donnรฉe (6ร ) ร  propos de ยซ bien plus ยป, c'est sans difficultรฉ.
ื—ื™ื™ื‘ื™ืŸ ืขืœื™ื” ืžืฉื•ื ืจืฉื•ืช ื”ืจื‘ื™ื ื•ื"ืช ื›ื™ื•ืŸ ื“ืžืกืงื™ื ืŸ ื“ืจื‘ื™ ื™ื•ื—ื ืŸ ืกื‘ืจ ืœื™ื” ื›ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ืืžืื™ ื—ื™ื™ื‘ื™ืŸ ืขืœื™ื” ืžืฉื•ื ืจืฉื•ืช ื”ืจื‘ื™ื ื”ื ืื™ืช ืœื™ื” ืฉืชื™ ืžื—ื™ืฆื•ืช ื“ืื•ืจื™ื™ืชื ื•ื™"ืœ ื“ื™ืจื•ืฉืœื™ื ื”ื™ืชื” ืžืคื•ืœืฉืช ืžืืจื‘ืข ืฆื“ื“ื™ืŸ ื•ื—ื™ื™ื‘ื™ืŸ ืขืœื™ื” ืžืฉื•ื ืจื”"ืจ ืœืขื•ืžื“ ื‘ืืžืฆืข ื”ืคื™ืœื•ืฉ ื“ืœื™ื›ื ืžื—ื™ืฆื”:
On serait coupable ร  son sujet au titre de domaine public : et si tu objectes : puisque nous concluons que Rabbi Yo'hanan pense comme Rabbi Yehouda, pourquoi serait-on coupable ร  son sujet au titre de domaine public ? Il pense que deux cloisons [suffisent] de la Torah ! On peut rรฉpondre : Jรฉrusalem รฉtait ouverte de part en part sur ses quatre cรดtรฉs, et on est coupable au titre de domaine public pour celui qui se tient au milieu de l'ouverture, oรน il n'y a pas de cloison.
๐Ÿ’ก Explication

Contradiction : Jรฉrusalem est entourรฉe de murailles, et pourtant R. Yo'hanan dit qu'elle serait un rechout harabim de la Torah sans ses portes fermรฉes. La foule annule donc bien les cloisons, ร  ses yeux.

Tossefot dรฉfendent le parallรจle : les portes de Jรฉrusalem avaient une tsourat hapรฉtah, qui vaut cloison ; elles expliquent aussi comment une ville entourรฉe de murs peut รชtre domaine public : au milieu d'une rue qui la traverse de part en part.

22
ืืœื: ื›ืืŸ โ€” ื•ืœื ืกื‘ื™ืจื ืœื™ื”.

Plutรดt : ยซ ici ยป [les Sages l'enseignent], mais lui ne le pense pas.

๐Ÿ’ก Explication

R. Yo'hanan rapporte l'avis des Sages de la michna sans le partager : pour lui, la foule annule la cloison.

23
ื•ืจืžื™ ื“ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ืื“ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื”. ื•ืจืžื™ ื“ืจื‘ื ืŸ ืื“ืจื‘ื ืŸ.

On a opposรฉ [un enseignement] de Rabbi Yehouda ร  [un autre de] Rabbi Yehouda, et [un enseignement] des Rabbanan ร  [un autre des] Rabbanan.

24
ื“ืชื ื™ื, ื™ืชืจ ืขืœ ื›ืŸ ืืžืจ ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื”: ืžื™ ืฉื”ื™ื• ืœื• ืฉื ื™ ื‘ืชื™ื ืžืฉื ื™ ืฆื™ื“ื™ ืจืฉื•ืช ื”ืจื‘ื™ื, ืขื•ืฉื” ืœื• ืœื—ื™ ืžื›ืืŸ ื•ืœื—ื™ ืžื›ืืŸ, ืื• ืงื•ืจื” ืžื›ืืŸ ื•ืงื•ืจื” ืžื›ืืŸ, ื•ื ื•ืฉื ื•ื ื•ืชืŸ ื‘ืืžืฆืข. ืืžืจื• ืœื•: ืื™ืŸ ืžืขืจื‘ื™ืŸ ืจืฉื•ืช ื”ืจื‘ื™ื ื‘ื›ืš.

Car il a รฉtรฉ enseignรฉ : Bien plus, Rabbi Yehouda a dit : celui qui avait deux maisons des deux cรดtรฉs du domaine public fait un lehi (montant latรฉral) d'ici et un lehi de lร , ou une kora (poutre transversale) d'ici et une kora de lร , et il prend et donne au milieu. Ils lui dirent : on ne fait pas d'erouv pour le domaine public de cette maniรจre.

๐Ÿ’ก Explication

Les deux maisons forment deux murs le long de la rue ; aux deux extrรฉmitรฉs, un lehi ou une kora. Pour R. Yehouda, la zone du milieu devient permise malgrรฉ le passage de la foule. Les Sages refusent.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Deux maisons de part et d'autre du domaine public domaine public maison 1 maison 2 lehi / kora lehi / kora zone du milieu -> -> R. Yehouda : on transporte au milieu. Rabbanan : on ne fait pas d'erouv ainsi au domaine public.
La baraita des deux maisons : la foule traverse, mais R. Yehouda permet.
25
ืงืฉื™ื ื“ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ืื“ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื”, ืงืฉื™ื ื“ืจื‘ื ืŸ ืื“ืจื‘ื ืŸ.

Il y a une difficultรฉ de Rabbi Yehouda ร  Rabbi Yehouda, une difficultรฉ des Rabbanan aux Rabbanan.

๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ืงืฉื™ื ื“ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ืื“ืจ' ื™ื”ื•ื“ื” ืงื ืกืœืงื ื“ืขืชื™ื” ื“ืžืงืฉื” ื“ืœืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ืฉืœืฉ ืžื—ื™ืฆื•ืช ื“ืื•ืจื™ื™ืชื ื•ืœื—ื™ ื•ืงื•ืจื” ืžืฉื•ื ืžื—ื™ืฆื” ืืœืžื ืœื ืืชื• ืจื‘ื™ื ื•ืžื‘ื˜ืœื• ืžื—ื™ืฆื” ื“ืื™ ืฉืชื™ ืžื—ื™ืฆื•ืช ื“ืื•ืจื™ื™ืชื ืœื ื”ื•ื” ืคืจื™ืš ืžื™ื“ื™ ื•ืžืฉื ื™ ืงืกื‘ืจ ืฉืชื™ ืžื—ื™ืฆื•ืช ื“ืื•ืจื™ื™ืชื ืื™ ื ืžื™ ืืคื™ืœื• ืงืกื‘ืจ ืฉืœืฉ ืžื—ื™ืฆื•ืช ื“ืื•ืจื™ื™ืชื ืœื ืืชื• ืจื‘ื™ื ื•ืžื‘ื˜ืœื™ ืžื—ื™ืฆื” ืฉืœื™ืฉื™ืช ื›ื™ื•ืŸ ื“ืื™ื›ื ืฉืชื™ ืžื—ื™ืฆื•ืช ืฉืœื™ืžื•ืช:
Difficultรฉ de Rabbi Yehouda ร  Rabbi Yehouda : l'objecteur pensait que, selon Rabbi Yehouda, trois cloisons sont [requises] de la Torah, et que le lehi et la kora valent ร  titre de cloison ; il en ressort que la foule ne vient pas annuler une cloison ; car s'il [pensait] deux cloisons de la Torah, il n'y aurait rien ร  objecter. Et [la Guemara] rรฉpond : il pense deux cloisons de la Torah. Ou bien : mรชme s'il pense trois cloisons de la Torah, la foule ne vient pas annuler la troisiรจme cloison, puisqu'il y a deux cloisons complรจtes.
๐Ÿ’ก Explication

Pour les passin, R. Yehouda dit que la foule annule ; pour les deux maisons, qu'elle n'annule pas. Les Rabbanan disent l'inverse. Voir le schรฉma de synthรจse en haut de page.

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ื“ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ืื“ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ืœื ืงืฉื™ื: ื”ืชื โ€” ื“ืื™ื›ื ืฉืชื™ ืžื—ื™ืฆื•ืช ืžืขืœื™ื™ืชื. ื”ื›ื โ€” ืœื™ื›ื ืฉืชื™ ืžื—ื™ืฆื•ืช ืžืขืœื™ื™ืชื,

[La difficultรฉ] de Rabbi Yehouda ร  Rabbi Yehouda n'en est pas une : lร -bas, il y a deux cloisons valables ; ici, il n'y a pas deux cloisons valables.

๐Ÿ’ก Explication

Les maisons offrent deux vraies cloisons (mealyata) sur toute la longueur ; selon R. Yehouda, deux cloisons font un domaine privรฉ de la Torah, et la foule ne peut les annuler. Les passin, faits de vides, n'en offrent pas deux.

27
ื“ืจื‘ื ืŸ ืื“ืจื‘ื ืŸ [ื ืžื™] ืœื ืงืฉื™ื: ื”ื›ื โ€” ืื™ื›ื ืฉื ืืจื‘ืข ืžื—ื™ืฆื•ืช, ื”ืชื โ€” ืœื™ื›ื ืฉื ืืจื‘ืข ืžื—ื™ืฆื•ืช.

[Celle] des Rabbanan aux Rabbanan n'en est [pas non plus] une : ici, il y a le nom de quatre cloisons ; lร -bas, il n'y a pas le nom de quatre cloisons.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื”ื›ื ืื™ื›ื ืฉื ื“' ืžื—ื™ืฆื•ืช ืฉื™ืฉ ืฉืชื™ ืืžื•ืช ื”ื™ื›ืจ ื”ื™ืงืฃ ื“ื•ืคืŸ ืœื›ืœ ืจื•ื—:
Ici il y a le nom de quatre cloisons : car il y a deux amot, signe d'enceinte, de paroi, de chaque cรดtรฉ.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ื“ืจื‘ื ืŸ ืื“ืจื‘ื ืŸ ื ืžื™ ืœื ืงืฉื™ื ื”ื•ื” ืžืฆื™ ืœืฉื ื•ื™ื™ ื“ืจื‘ื ืŸ ืœื ืคืœื™ื’ื™ ืื“ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ืืœื ืžื“ืจื‘ื ืŸ ืื‘ืœ ืžื“ืื•ืจื™ื™ืชื ืžื•ื“ื• ืœื™ื”:
[Celle] des Rabbanan aux Rabbanan n'en est pas non plus une : il aurait pu rรฉpondre que les Rabbanan ne divergent de Rabbi Yehouda que de rabbanan, mais que de la Torah ils l'admettent.
๐Ÿ’ก Explication

Les passin entourent le puits sur les quatre cรดtรฉs : chaque angle offre deux amot de paroi dans chaque direction, ce qui donne le nom de quatre cloisons, et la foule ne les annule pas. Les deux maisons n'ont que deux cรดtรฉs.

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ืืžืจ ืจื‘ื™ ื™ืฆื—ืง ื‘ืจ ื™ื•ืกืฃ ืืžืจ ืจื‘ื™ ื™ื•ื—ื ืŸ: ืืจืฅ ื™ืฉืจืืœ ืื™ืŸ ื—ื™ื™ื‘ื™ืŸ ืขืœื™ื” ืžืฉื•ื ืจืฉื•ืช ื”ืจื‘ื™ื. ื™ืชื™ื‘ ืจื‘ ื“ื™ืžื™ ื•ืงืืžืจ ืœื™ื” ืœื”ื ืฉืžืขืชื. ืืžืจ ืœื™ื” ืื‘ื™ื™ ืœืจื‘ ื“ื™ืžื™: ืžืื™ ื˜ืขืžื?

Rabbi Yitshak bar Yossef dit au nom de Rabbi Yo'hanan : en Erets Israรซl, on n'est pas coupable au titre de domaine public. Rav Dimi รฉtait assis et รฉnonรงait cet enseignement.

Abaye dit ร  Rav Dimi : quelle en est la raison ?

๐Ÿ’ก Explication

Nouvel รฉnoncรฉ de R. Yo'hanan : il n'y a pas de rechout harabim de la Torah en Erets Israรซl. Abaye en demande la raison ; la rรฉponse vient en 22b.

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Texte hรฉbreu et aramรฉen vocalisรฉ : รฉdition numรฉrique William Davidson du Talmud Koren Noรฉ, via Sefaria (licence CC BY-NC). Traduction franรงaise, notes et schรฉmas : Chiourim BA (licence CC BY 4.0).