Eruvin 25a - Rรฉduire le karpef, cloison sur cloison, bord du plafond

Eruvin 25a

Sougya : Le daf ouvre sur la rehava de Poum Nahara : celui qui permet le passage entre la ville et l'esplanade s'appuie sur l'absence d'habitants ; celui qui l'interdit craint que des habitants s'y ouvrent plus tard, et qu'on transporte comme avant. Vient ensuite un karpef plus grand qu'un beit se'atayim, non entourรฉ pour l'habitation : arbres, colonne, รฉcart d'une cloison nouvelle, enduit de mortier.

Rabba et Rava divergent entre trois et quatre tefahim ; Rav Chimi enseigne une leรงon plus indulgente. Puis une cloison sur une cloison : Rav Hisda la fait valoir pour le Chabbat, Rav Chechet non ; sur le tertre lui-mรชme, ils s'accordent.

La question des cloisons englouties aboutit au Chabbat. Le daf finit sur un karpef de trois se'a dont un se'a est couvert : Rava et Rabbi Zeira, rapprochรฉs de Rav et Chmouel sur l'akhsadra, au sujet de pi tikra yored ve-sotem (le bord du plafond descend et bouche).

Rรฉduire un karpef plus grand qu'un beit se'atayim Non entourรฉ pour l'habitation. Leรงon premiรจre : divergence de 3 ร  4 tefahim. Moyen Condition Rabba Rava Arbres courants dans un karpef pas une rรฉduction pas une rรฉduction Colonne haute de 10 large de 4 rรฉduction rรฉduction Colonne large de moins de 3 comme absente comme absente Colonne large de 3 ร  4 rรฉduction sortie du lavud ne compte pas pas un lieu de 4 Mortier tient seul rรฉduction rรฉduction Mortier ne tient pas seul rรฉduction il tient maintenant rien ne tient pas seul
Arbres : pas une rรฉduction. Colonne de 4 : rรฉduction. Moins de 3 : absente. De 3 ร  4 : Rabba contre Rava. Mortier qui tient seul : rรฉduction.
Cloison nouvelle, et cloison sur cloison But : une enceinte pour l'habitation, patah ve-lav sof hukaf. ร‰cart Rabba Rava 4 tefahim vaut vaut moins de 3 ne vaut pas lavud ne vaut pas lavud de 3 ร  4 vaut sortie du lavud ne vaut pas pas un lieu de 4 Rav Chimi, leรงon indulgente : dรจs 3, tous d'accord. Divergence en deรงร  de 3. Rav Hisda Chabbat : la cloison vaut Biens du ger : pas d'acquisition Sur le tertre : accord, cela vaut Rav Chechet Mรชme le Chabbat : ne vaut pas Biens du ger : pas d'acquisition Sur le tertre : accord, cela vaut
ร‰cart de 4 : enceinte nouvelle. Moins de 3 : lavud. De 3 ร  4 : mahloket. Rav Chimi accorde dรจs 3. Hisda et Chechet sur la cloison posรฉe sur une cloison ; accord sur le tertre.
Pi tikra yored ve-sotem Le bord du plafond descend et bouche. La Guemara propose le rapprochement. Karpef de trois se'a 1 se'a couvert d'un toit Rabbi Zeira : sรฉparรฉ par le bord du plafond 2 se'a ร  l'air libre Rava : le couvert compte encore Rava : encore en excรฉdent Rabbi Zeira : plus d'excรฉdent Akhsadra dans une plaine Rav le bord descend : tout le volume Chmouel il ne descend pas : quatre amot Question du daf : Rava avec Chmouel, Rabbi Zeira avec Rav ? Mรชme rรจgle : le bord du plafond fait-il cloison ? La rรฉponse se poursuit au daf suivant.
Toit sur un se'a : Rava le compte dans l'excรฉdent, Rabbi Zeira le sรฉpare par le bord du plafond. Akhsadra : Rav transporte dans tout, Chmouel dans quatre amot.
1
ืžืืŸ ื“ืฉืจื™ โ€” ื“ื”ื ืœื™ื›ื ื“ื™ื•ืจื™ืŸ. ื•ืžืืŸ ื“ืืกืจ โ€” ื–ื™ืžื ื™ืŸ ื“ื”ื•ื™ ื‘ื” ื“ื™ื•ืจื™ืŸ ื•ืืชื™ ืœื˜ืœื˜ื•ืœื™.

Celui qui permet : c'est qu'il n'y a pas d'habitants. Et celui qui interdit : parfois il s'y trouve des habitants, et l'on en viendra ร  transporter.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื“ืœื™ืช ื‘ื” ื“ื™ื•ืจื™ืŸ ืฉื™ืืกืจื• ืขืœ. ื‘ื ื™ ืžื‘ื•ื™ ื”ืœื›ืš ืจืฉื•ืช ื‘ื ื™ ืžื‘ื•ื™ ื”ื•ื ื•ื‘ื ื™ ืฉื‘ื™ืœ ืœื ืืกืจื™ ืขืœื” ื“ื”ื•ื™ ื›ื—ืฆืจ ืงื˜ื ื” ืฉื ืคืจืฆื” ืœื’ื“ื•ืœื” ื“ื’ื“ื•ืœื” ืžื•ืชืจืช ื•ืงื˜ื ื” ืืกื•ืจื” ื•ืฉื‘ื™ืœ ืœื ืžืชืงื ื™ื ืŸ ืœื™ื” ื’ื–ืจื” ืฉืžื ื™ืืžืจื• ืœื—ื™ ืžื•ืขื™ืœ ืœืฉื‘ื™ืœ ื“ืขืœืžื:
Qu'il n'y a pas d'habitants : qui interdiraient les gens du mabouรฏ. C'est donc le domaine des gens du mabouรฏ, et les gens du sentier ne l'interdisent pas. C'est comme une petite cour percรฉe vers une grande : la grande est permise, la petite est interdite. Et l'on n'amรฉnage pas le sentier, par dรฉcret, de crainte qu'on dise qu'un lehi (poteau) sert ร  un sentier ordinaire.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (2)
ืžืืŸ ื“ืฉืจื™ ื“ื”ื ืœื™ืช ื‘ื™ื” ื“ื™ื•ืจื™ืŸ ื•ื‘ืฉื‘ื™ืœ ืœื™ืช ื‘ื™ื” ื“ื™ื•ืจื™ืŸ ื“ืœื™ืชืกืจื• ืขืœื™ื” ื•ืœืคื™ืจื•ืฉ ื”ืงื•ื ื˜ืจืก ื“ืื™ืช ื‘ื™ื” ื“ื™ื•ืจื™ืŸ ืœื ืืกืจื• ืขืœื” ืžืฉื•ื ื’ื™ืคื•ืคื™:
Celui qui permet, puisqu'il n'y a pas d'habitants en elle : et dans le sentier il n'y a pas d'habitants qui l'interdiraient. Selon l'explication du Kontres (Rachi), lร  oรน il y a des habitants, ils ne l'ont pas interdite, ร  cause des guippoufei (saillies de mur aux cรดtรฉs de la brรจche).
ื•ืžืืŸ ื“ืืกืจ ื–ื™ืžื ื™ืŸ ื“ืื™ืช ื‘ื™ื” ื“ื™ื•ืจื™ืŸ ืฉื”ื‘ืชื™ื ืฉืืฆืœ ื”ืจื—ื‘ื” ื™ืคืชื—ื• ืžื‘ืชื™ื”ืŸ ืœืจื—ื‘ื” ื•ื™ืืกืจื• ื”ืจื—ื‘ื” ืขืœ ื‘ื ื™ ืžืชื ืœื”ื•ืฆื™ื ื‘ื” ื›ืœื™ื ืฉืฉื‘ืชื• ื‘ืชื•ื›ื” ื•ืžืฉื•ื ื”ื›ื™ ืืกื•ืจ ืœื˜ืœื˜ืœ ืžืžืชื ืœืจื—ื‘ื” ื“ืฉืžื ื™ื˜ืœื˜ืœื• ื’ื ืœืื—ืจ ืคืชื™ื—ืช ื”ื“ื™ื•ืจื™ืŸ ื‘ืœื ืขื™ืจื•ื‘ ื›ืžื• ืขืชื” ืื‘ืœ ืจื—ื‘ื” ื’ื•ืคื™ื” ืฉืจื™ ืฉื”ืจื™ ืืฃ ืœืื—ืจ ืฉื™ืคืชื—ื• ืžื•ืชืจ ืœื˜ืœื˜ืœ ื›ืœื™ื ืฉืฉื‘ืชื• ื‘ืชื•ื›ื”:
Et celui qui interdit, parfois il y a des habitants en elle : les maisons voisines de la rehava (esplanade) ouvriront de leurs maisons vers la rehava, et interdiront la rehava aux gens de la ville pour y sortir des ustensiles qui y ont reposรฉ. C'est pourquoi il est interdit de transporter de la ville vers la rehava : ils transporteraient encore aprรจs l'ouverture des habitations, sans รฉrouv, comme maintenant. La rehava elle-mรชme est permise, puisque mรชme aprรจs qu'ils auront ouvert, il reste permis d'y transporter les ustensiles qui y ont reposรฉ.
๐Ÿ’ก Explication

Suite de la rehava de Poum Nahara. Le transport dans la ville, et le transport dans la rehava, sont acquis. Reste le passage de l'une ร  l'autre. Rav Aha et Ravina divergent ; ici, la raison de chaque cรดtรฉ.

Celui qui permet : la rehava n'a pas d'habitants. Personne n'interdit le mabouรฏ. Rachi : comme une petite cour percรฉe vers une grande, la grande reste permise. On laisse le sentier sans lehi, pour qu'on n'en tire pas une rรจgle pour un sentier ordinaire.

Celui qui interdit : des maisons peuvent s'ouvrir plus tard sur la rehava. On continuerait ร  transporter sans รฉrouv. Tossefot borne l'interdit au passage depuis la ville. Dans la rehava, les ustensiles qui y ont reposรฉ restent transportables.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Passage entre la ville et la rehava Celui qui permet Pas d'habitants dans la rehava Personne pour interdire le mabouรฏ Rachi : petite cour percรฉe vers une grande, la grande reste permise Celui qui interdit Des habitants peuvent s'y ouvrir On transporterait encore sans รฉrouv Tossefot : la rehava elle-mรชme reste permise pour ses ustensiles
Sans habitants : le mabouรฏ reste permis. Avec des ouvertures ร  venir : on craint le transport sans รฉrouv.
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ืงืจืคืฃ ื™ื•ืชืจ ืžื‘ื™ืช ืกืืชื™ื ืฉืœื ื”ื•ืงืฃ ืœื“ื™ืจื” ื•ื‘ื ืœืžืขื˜ื•, ืžื™ืขื˜ื• ื‘ืื™ืœื ื•ืช โ€” ืœื ื”ื•ื™ ืžื™ืขื•ื˜.

Un karpef (enclos) de plus d'un beit se'atayim (surface de deux se'a) qui n'a pas รฉtรฉ entourรฉ pour l'habitation, et que l'on vient rรฉduire : si on l'a rรฉduit par des arbres, ce n'est pas une rรฉduction.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื‘ืื™ืœื ื•ืช ืœื ื”ื•ื™ ืžื™ืขื•ื˜ ื“ื“ืจืš ืงืจืคืฃ ืœื”ื™ื•ืช ื‘ื• ืื™ืœื ื•ืช ื•ืœื ื‘ื˜ื™ืœ ืœื™ื” ื”ื™ืงืฃ ืงืžื:
Par des arbres, ce n'est pas une rรฉduction : il est courant qu'un karpef contienne des arbres, et l'enceinte premiรจre ne s'annule pas.
๐Ÿ’ก Explication

Nouveau sujet. Un karpef plus grand qu'un beit se'atayim, qui n'a pas รฉtรฉ entourรฉ pour l'habitation, interdit le transport. On cherche ร  en rรฉduire la surface comptรฉe.

Des arbres ne rรฉduisent pas. Ils sont habituels dans un karpef. L'enceinte d'origine demeure, et la surface reste celle du dรฉpart.

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ื‘ื ื” ื‘ื• ืขืžื•ื“ ื’ื‘ื•ื” ืขืฉืจื” ื•ืจื—ื‘ ืืจื‘ืขื” โ€” ื”ื•ื™ ืžื™ืขื•ื˜. ืคื—ื•ืช ืžืฉืœืฉื” โ€” ืœื ื”ื•ื™ ืžื™ืขื•ื˜. ืžืฉืœืฉื” ื•ืขื“ ืืจื‘ืขื” โ€” ืจื‘ื” ืืžืจ: ื”ื•ื™ ืžื™ืขื•ื˜, ื•ืจื‘ื ืืžืจ: ืœื ื”ื•ื™ ืžื™ืขื•ื˜.

S'il a bรขti une colonne haute de dix et large de quatre, c'est une rรฉduction. Moins de trois : ce n'est pas une rรฉduction.

De trois jusqu'ร  quatre, Rabba dit : c'est une rรฉduction, et Rava dit : ce n'est pas une rรฉduction.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ื‘ื ื” ื‘ื• ืขืžื•ื“ ื•ืืคื™ืœื• ื‘ืืžืฆืข ื•ื‘ื›ืš ื ืชืžืขื˜ ืžื‘ื™ืช ืกืืชื™ื:
S'il a bรขti une colonne : mรชme au milieu. Par lร , il est rรฉduit en deรงร  d'un beit se'atayim.
ืคื—ื•ืช ืžื’' ื˜ืคื—ื™ื ืืคื™ืœื• ื ืชืžืขื˜ ืžื‘ื™ืช ืกืืชื™ื ื›ืžืืŸ ื“ืœื™ืชื™ื” ื“ืžื™:
Moins de trois tefahim : mรชme s'il a รฉtรฉ rรฉduit en deรงร  d'un beit se'atayim, c'est comme s'il n'existait pas.
๐Ÿ’ก Explication

Une colonne haute de dix tefahim (empans) et large de quatre occupe une place qui compte. La surface du karpef descend. Mรชme au milieu, Rachi la fait valoir.

En dessous de trois, le lavud (jonction : un intervalle de moins de trois tefahim compte comme continu) l'annule. Elle est comme absente, mรชme si le calcul de surface passerait sous le beit se'atayim.

Entre trois et quatre : Rabba et Rava. La raison vient au segment suivant.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Largeur de la colonne, haute de dix Moins de 3 lavud comme absente pas une rรฉduction De 3 ร  4 Rabba : sortie du lavud Rava : pas un lieu de 4 mahloket 4 et plus emplacement qui compte mรชme au milieu rรฉduction
Moins de 3 : lavud, colonne absente. De 3 ร  4 : Rabba et Rava. Large de 4 : rรฉduction, mรชme au milieu.
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ืจื‘ื” ืืžืจ: ื”ื•ื™ ืžื™ืขื•ื˜, ื“ื”ื ื ืคื™ืง ืœื™ื” ืžืชื•ืจืช ืœื‘ื•ื“. ืจื‘ื ืืžืจ: ืœื ื”ื•ื™ ืžื™ืขื•ื˜, ื›ื™ื•ืŸ ื“ืœื ื”ื•ื™ ืžืงื•ื ืืจื‘ืขื” โ€” ืœื ื—ืฉื™ื‘.

Rabba dit : c'est une rรฉduction, car elle est sortie de la catรฉgorie du lavud. Rava dit : ce n'est pas une rรฉduction, puisqu'il n'y a pas un emplacement de quatre, cela ne compte pas.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื“ื”ื ื ืคืงื ืœื™ื” ืžืชื•ืจืช ืœื‘ื•ื“ ื›ืœื•ืžืจ ื“ื”ื ื—ืฉื™ื‘ ืœื™ื” ื’' ื‘ืขืœืžื ืœืžื™ืคืง ืžืชื•ืจืช ืœื‘ื•ื“ ื”ืœื›ืš ื”"ื  ื—ืฉื™ื‘ื™ ื•ืœื ื‘ื˜ื™ืœ:
Car elle est sortie de la catรฉgorie du lavud : c'est-ร -dire que trois, en gรฉnรฉral, comptent pour sortir de la catรฉgorie du lavud. De mรชme ici, ils comptent, et cela ne s'annule pas.
๐Ÿ’ก Explication

Rabba : dรจs trois tefahim, l'objet est sorti du lavud. Ce qui sort du lavud compte. La colonne rรฉduit donc le karpef.

Rava : un emplacement compte ร  partir de quatre tefahim. Entre trois et quatre, la colonne reste sans poids halakhique.

5
ื”ืจื—ื™ืง ืžืŸ ื”ื›ื•ืชืœ ืืจื‘ืขื” ื•ืขืฉื” ืžื—ื™ืฆื” โ€” ื”ื•ืขื™ืœ. ืคื—ื•ืช ืžืฉืœืฉื” โ€” ืœื ื”ื•ืขื™ืœ. ืžืฉืœืฉื” ื•ืขื“ ืืจื‘ืขื” โ€” ืจื‘ื” ืืžืจ: ื”ื•ืขื™ืœ, ืจื‘ื ืืžืจ: ืื™ื ื• ืžื•ืขื™ืœ.

S'il s'est รฉcartรฉ du mur de quatre et a fait une cloison, cela a valu. Moins de trois : cela n'a pas valu.

De trois jusqu'ร  quatre, Rabba dit : cela a valu, Rava dit : cela ne vaut pas.

๐Ÿ“œ Rachi (3)
ื”ืจื—ื™ืง ืžืŸ ื”ื›ื•ืชืœ ืฉืœ ืงืจืคืฃ ื“' ื˜ืคื—ื™ื ื•ืขืฉื” ืžื—ื™ืฆื” ืœื“ื™ืจื”:
S'il s'est รฉcartรฉ du mur : du karpef, de quatre tefahim, et a fait une cloison pour l'habitation.
ื”ื•ืขื™ืœ ืžื—ื™ืฆื” ื–ื• ืœื”ื™ื•ืช ื”ื™ืงืฃ ื—ื“ืฉ ื•ื”ื•ื™ ืคืชื— ื•ืœื‘ืกื•ืฃ ื”ื•ืงืฃ:
Cela a valu : cette cloison, pour รชtre une enceinte nouvelle. C'est un patah ve-lav sof hukaf (ouvert, puis ensuite entourรฉ).
ืคื—ื•ืช ืžื’' ืœื ื”ื•ืขื™ืœ ื“ื”ื•ื™ ื›ืžื—ื™ืฆื” ืขืœ ื’ื‘ื™ ืžื—ื™ืฆื” ื•ืœื ื‘ื ืชืžืขื˜ ืžื‘ื™ืช ืกืืชื™ื ืžื™ื™ืจื™ ืžื“ืœื ื ืงื˜ ืžื™ืขื•ื˜ ื•ืื™ื ื• ืžื™ืขื•ื˜ ื“ืื™ ื ืชืžืขื˜ ื•ื“ืื™ ื”ื•ื™ ืžื™ืขื•ื˜ ืฉืืคื™ืœื• ื”ื•ืกื™ืฃ ืขืœ ืขื•ื‘ื™ ื”ื›ืชืœื™ื ืขื“ ืฉื ืชืžืขื˜ ืฉืคื™ืจ ื“ืžื™ ื›ื“ืœืงืžืŸ ืืœื ืœืžื™ื”ื•ื™ ืคืชื— ื•ืœื‘ืกื•ืฃ ื”ื•ืงืฃ ืžื™ื™ืจื™:
Moins de trois, cela ne vaut pas : c'est comme une cloison sur une cloison. Le cas vise un patah ve-lav sof hukaf (ouvert, puis ensuite entourรฉ). On le voit au vocabulaire : il n'a pas dit rรฉduction ni absence de rรฉduction. Une rรฉduction rรฉelle de la surface, mรชme par un ajout ร  l'รฉpaisseur des murs jusqu'ร  la rรฉduire, est valable, comme plus loin.
๐Ÿ’ก Explication

Autre procรฉdรฉ. On ne rรฉduit plus la surface : on refait une enceinte pour l'habitation. On s'รฉcarte du mur du karpef et on dresse une cloison neuve.

ร€ quatre tefahim, la cloison est une enceinte ร  part. C'est un patah ve-lav sof hukaf : on a ouvert, puis on a entourรฉ pour l'habitation. En dessous de trois, le lavud la colle ร  l'ancienne : cloison sur cloison.

Rachi รฉcarte ici l'idรฉe d'une simple rรฉduction de surface. Un ajout ร  l'รฉpaisseur des murs, lui, rรฉduirait vraiment, comme l'enduit plus loin. Entre trois et quatre, la mรชme mahloket que pour la colonne.

6
ืจื‘ื” ืืžืจ: ื”ื•ืขื™ืœ, ื“ื”ื ื ืคื™ืง ืœื™ื” ืžืชื•ืจืช ืœื‘ื•ื“. ืจื‘ื ืืžืจ: ืื™ื ื• ืžื•ืขื™ืœ, ื›ื™ื•ืŸ ื“ืœื ื”ื•ื™ ืžืงื•ื ืืจื‘ืขื”, ืœื ื—ืฉื™ื‘.

Rabba dit : cela a valu, car elle est sortie de la catรฉgorie du lavud. Rava dit : cela ne vaut pas, puisqu'il n'y a pas un emplacement de quatre, cela ne compte pas.

๐Ÿ’ก Explication

Mรชme raison que pour la colonne, appliquรฉe ร  l'รฉcart. Rabba : dรจs trois, on est sorti du lavud, la cloison neuve compte. Rava : sans un emplacement de quatre, l'รฉcart ne compte pas, et la cloison neuve reste collรฉe ร  l'ancienne.

7
ืจื‘ ืฉื™ืžื™ ืžืชื ื™ ืœืงื•ืœื: ื˜ื— ื‘ื• ื˜ื™ื˜ ื•ื™ื›ื•ืœ ืœืขืžื•ื“ ื‘ืคื ื™ ืขืฆืžื• โ€” ื”ื•ื™ ืžื™ืขื•ื˜. ืื™ื ื• ื™ื›ื•ืœ ืœืขืžื•ื“ ื‘ืคื ื™ ืขืฆืžื• โ€” ืจื‘ื” ืืžืจ: ื”ื•ื™ ืžื™ืขื•ื˜, ืจื‘ื ืืžืจ: ืœื ื”ื•ื™ ืžื™ืขื•ื˜.

Rav Chimi enseigne dans le sens indulgent : s'il l'a enduit de mortier et qu'il peut tenir seul, c'est une rรฉduction. S'il ne peut pas tenir seul, Rabba dit : c'est une rรฉduction, Rava dit : ce n'est pas une rรฉduction.

๐Ÿ“œ Rachi (3)
ืžืชื ื™ ืœืงื•ืœื ืœื”ืš ืคืœื•ื’ืชื ื“ืœืขื™ืœ ื•ืืžืจ ื“ื‘ืฉืœืฉื” ื“ื ืคืง ืœื™ื” ืžืชื•ืจืช ืœื‘ื•ื“ ื›ื•ืœื”ื• ืžื•ื“ื• ื“ืขืžื•ื“ ื”ื•ื™ ืžื™ืขื•ื˜ ื•ืžื—ื™ืฆื” ื”ื•ื™ื ืžื—ื™ืฆื” ืœื“ื™ืจื” ื•ืœื ื›ืžื•ืกื™ืฃ ื•ื‘ืคื—ื•ืช ืžืฉืœืฉื” ืคืœื™ื’ื™:
Il enseigne dans le sens indulgent : pour cette divergence d'en haut. Il dit que pour trois, qui sont sortis de la catรฉgorie du lavud, tous conviennent que la colonne est une rรฉduction, et que la cloison est une cloison pour l'habitation, non comme un ajout. Et ils divergent en deรงร  de trois.
ื˜ื— ื‘ื˜ื™ื˜ ื•ื”ื•ืกื™ืฃ ืขืœ ืขื•ื‘ื™ ื”ื›ืชืœื™ื ืขื“ ืฉื ืชืžืขื˜ ื•ื”ืื™ ืœืื• ืจื‘ื” ื‘ืจ ืฉื™ืžื™ ืงืืžืจ ืœื” ืืœื ืžื™ืœืชื ื‘ืื ืคื™ ื ืคืฉื™ื” ื”ื™ื:
Il a enduit de mortier : et a ajoutรฉ ร  l'รฉpaisseur des murs jusqu'ร  le rรฉduire. Rabba bar Chimi ne prononce pas cette parole. Elle est ร  part.
ื•ื™ื›ื•ืœ ืœืขืžื•ื“ ื”ื˜ื™ื˜ ื‘ืคื ื™ ืขืฆืžื• ืฉืขืฉื•ื™ ื‘ืขื•ื‘ื™ ืฉืืคื™ืœื• ื ื™ื˜ืœ ื›ื•ืชืœ ื”ืจืืฉื•ืŸ ื™ื›ื•ืœ ื–ื” ืœืขืžื•ื“: ื”ื•ื™ ืžื™ืขื•ื˜ ื•ืœื ื”ื•ื™ ืžื™ืขื•ื˜ ื’ืจืก ื”ื›ื:
Et il peut tenir : le mortier, seul, fait en une รฉpaisseur telle que, mรชme si le premier mur รฉtait retirรฉ, celui-ci pourrait tenir. On lit ici : c'est une rรฉduction, et ce n'est pas une rรฉduction.
โš–๏ธ Rosh (1)
ืงืจืคืฃ ื™ื•ืชืจ ืžื‘ื™ืช ืกืืชื™ื ืฉื”ื•ืงืฃ ืœื“ื™ืจื” ื•ื ืชืžืœื ืžื™ื ื›ื ื˜ื•ืขื” ื“ืžื™ ื•ืฉืจื™ ืืžืจ ืืžื™ืžืจ ืœื ืืžืจืŸ ืืœื ื“ื—ื–ื• ืœืชืฉืžื™ืฉื ืื‘ืœ ืœื ื—ื–ื• ืœืชืฉืžื™ืฉื ืืกื•ืจ. ื•ื›ื™ ื—ื–ื• ืœืชืฉืžื™ืฉื ื ืžื™ ืœื ืืžืจืŸ ืืœื ืฉืื™ืŸ ื‘ืขื•ืžืงืŸ ื™ื•ืชืจ ืžื‘ื™ืช ืกืืชื™ื ืื‘ืœ ื™ืฉ ื‘ืขื•ืžืงืŸ ื™ื•ืชืจ ืžื‘ื™ืช ืกืืชื™ื ืืกื•ืจ ื•ืœืื• ืžืœืชื ื”ื™ื ืžื™ื“ื™ ื“ื”ื•ื” ืื›ืจื™ื ื“ืคื™ืจื™. ื•ืื™ ืœื ื—ื–ื• ืœืชืฉืžื™ืฉืชื ืืคื™ืœื• ืื™ืŸ ื‘ืขื•ืžืงืŸ ื™ื•ืชืจ ืžื‘ื™ืช ืกืืชื™ื ืืกื•ืจ ื›ื™ ืžืฉืžืข ืฉื ืชืžืœื ื›ืœ ื”ืงืจืคืฃ ืžื™ื ืืœื ืฉืžืงืฆืชื• ื™ืฉ ื‘ืขื•ืžืงื• ืขืฉืจื” ื•ืžืงืฆืชื• ืื™ืŸ ื‘ืขื•ืžืงื• ืขืฉืจื” ื•ื‘ื—ื–ื• ืœืชืฉืžื™ืฉืชื ื”ื•ื” ื‘ืขื™ ืœืคืœื•ื’ื™ ื‘ื™ืŸ ื™ืฉ ื‘ืขื•ืžืงื• ื™ื•ืชืจ ืžื‘ื™ืช ืกืืชื™ื ืœืื™ืŸ ื‘ืขื•ืžืงื• ื™ื•ืชืจ ืžื‘ื™ืช ืกืืชื™ื. ืื‘ืœ ื›ื™ ืœื ื—ื–ื• ืœืชืฉืžื™ืฉืชื ืœืืžืคืœื™ื’ ืžืฉื•ื ื“ืืคื™ืœื• ืื•ืชืŸ ืฉืื™ืŸ ืขื•ืžืงืŸ ืขืฉืจื” ืžื‘ื˜ืœื™ืŸ ื”ื“ื™ืจื” 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Un karpef de plus d'un beit se'atayim, entourรฉ pour l'habitation et rempli d'eau, est comme un lieu plantรฉ, et c'est permis. Ameimar a dit : nous ne l'avons dit que lorsqu'elles sont propres ร  l'usage ; si elles ne sont pas propres ร  l'usage, c'est interdit. Et mรชme lorsqu'elles sont propres ร  l'usage, nous ne l'avons dit que si leur profondeur ne dรฉpasse pas un beit se'atayim ; si leur profondeur dรฉpasse un beit se'atayim, c'est interdit. Et cette parole n'est pas retenue, ร  l'instar d'un tas de fruits. Et si elles ne sont pas propres ร  l'usage, mรชme si leur profondeur ne dรฉpasse pas un beit se'atayim, c'est interdit. Car le sens est que tout le karpef s'est rempli d'eau, sauf que dans une partie la profondeur est de dix, et dans une partie la profondeur n'est pas de dix. Et lorsqu'elles sont propres ร  l'usage, il aurait voulu distinguer entre une profondeur de plus d'un beit se'atayim et une profondeur qui ne dรฉpasse pas un beit se'atayim. Mais lorsqu'elles ne sont pas propres ร  l'usage, on ne distingue pas, parce que mรชme celles dont la profondeur n'est pas de dix annulent l'habitation, puisqu'elles ne sont pas propres ร  l'usage, et qu'on ne peut pas non plus se servir ร  l'endroit de l'eau. Un karpef de plus d'un beit se'atayim qui n'a pas รฉtรฉ entourรฉ pour l'habitation, et que l'on vient rรฉduire : si on le rรฉduit par des arbres, ce n'est pas une rรฉduction. S'il y a bรขti une colonne haute de dix tefahim et large de quatre tefahim, c'est une rรฉduction. Moins de trois tefahim : ce n'est pas une rรฉduction. De trois jusqu'ร  quatre, Rabba dit que c'est une rรฉduction, Rava dit que ce n'est pas une rรฉduction. Rabba dit que c'est une rรฉduction, car elle est sortie de la catรฉgorie du lavud (jonction). Rava dit que ce n'est pas une rรฉduction : puisqu'il n'y a pas une place de quatre tefahim, elle ne compte pas. S'il s'est รฉcartรฉ de quatre tefahim du mur et a fait une cloison pour l'entourer en vue de l'habitation, par cette cloison il a abouti. Il me semble qu'il n'a ร  faire une cloison que de plus de dix amot. Car en bรขtissant une cloison nouvelle il annule l'ancienne, et c'est du mรชme ordre que percer une ama et clรดturer une ama. Et c'est aussi le sens de ce qu'il dit : il s'est รฉcartรฉ de quatre du tertre et a fait une cloison. On entend que le karpef a trois cloisons d'un cรดtรฉ, et par cette cloison faite devant le tertre, le tout a รฉtรฉ entourรฉ pour l'habitation. De mรชme, lorsqu'il a fait une cloison sur le tertre, plus de dix amot lui suffit. Moins de trois ne vaut pas. De trois tefahim jusqu'ร  quatre, Rabba dit que cela vaut, et Rava dit que cela ne vaut pas, etc. Rabba bar Chimi l'enseigne dans le sens indulgent : de trois jusqu'ร  quatre, selon tous cela vaut, et ils divergent en deรงร  de trois. Rabbeinou Meir zal a tranchรฉ que la halakha ne suit pas Rabba bar Chimi, mais la premiรจre version, parce que la premiรจre version, c'est la Guemara anonyme qui la dit. Et si l'on s'appuie sur ce que nous tenons, la halakha suit l'avis indulgent en matiรจre d'รฉrouv : ces paroles valent pour une divergence de tannaรฏm ; dans une divergence d'amoraรฏm, cette rรจgle ne s'applique pas. Puisque la Guemara objecte au chapitre Mi che-hotsiouhou, plus loin (Eruvin 47b), au sujet de ces tas arrivรฉs ร  Mavrakhta : or Chmouel et Rabbi Yo'hanan, la halakha suit Rabbi Yo'hanan, bien que Chmouel soit indulgent. Et encore, ce qu'on a dit, la halakha suit l'avis indulgent en matiรจre d'รฉrouv : peut-รชtre l'a-t-on dit pour l'รฉrouv, et non pour les cloisons. Et de la mรชme maniรจre on dit plus loin, ร  la fin du chapitre Kol Gagot (Eruvin 95a), et au chapitre Halon (Eruvin 81b) : Rav Yehouda a dit que Chmouel a dit : partout oรน Rabbi Yehouda a parlรฉ dans Eruvin, la halakha suit son avis. Et l'on dit ร  ce sujet : dans les รฉrouvin, et non dans les cloisons. S'il l'a enduit de mortier et qu'elle peut tenir seule, c'est une rรฉduction. Si elle ne peut pas tenir seule, Rabba dit que c'est une rรฉduction, Rava dit que ce n'est pas une rรฉduction. Rabba dit que c'est une rรฉduction, car pour l'instant du moins elle tient. Rava dit que ce n'est pas une rรฉduction : puisqu'elle ne peut pas tenir, elle n'est rien. Rabbeinou Meir, le Raavad et Rabbeinou Zerahya HaLevi zal ont tranchรฉ comme Rava. Le Rambam zal, chapitre 16 des Hilkhot Chabbat, halakha 9, a tranchรฉ comme Rabba. Et c'est ainsi que cela paraรฎt : la halakha ne suit pas l'รฉlรจve en prรฉsence du maรฎtre. C'est depuis Abaye et Rava que nous tenons comme le dernier en date, et non comme Abaye et Rava face ร  leur maรฎtre. S'il s'est รฉcartรฉ de quatre du tertre et a fait une cloison, cela vaut. Moins de trois, ou s'il l'a faite au bord du tertre : Rav Hisda et Rav Hamnouna divergent ร  ce sujet. L'un dit que cela vaut. L'autre dit que cela ne vaut pas. Et la halakha suit celui qui dit que cela ne vaut pas, car Rav Chechet se tient dans son avis. Et la halakha suit Rav Chechet. Car il a รฉtรฉ enseignรฉ : s'il a fait une cloison sur une cloison, Rav Hisda a dit : le Chabbat, cela vaut ; pour les biens du ger, prosรฉlyte mort sans hรฉritier, il n'a pas acquis. Rav Chechet a dit : le Chabbat non plus, cela ne vaut pas. Et Rav Hisda a dit : Rav Chechet m'accorde que, s'il a fait une cloison sur le tertre, l'explication รฉtant que le tertre est le karpef, cela a valu, car il habite dans l'espace des cloisons supรฉrieures. Rav Hanan a demandรฉ : si les cloisons infรฉrieures ont รฉtรฉ englouties et que les supรฉrieures tiennent, qu'en est-il ? Et nous concluons : pour les biens du ger, il n'a pas acquis. Le Chabbat, c'est une cloison, car toute cloison faite le Chabbat par inadvertance (chogeg) porte le nom de cloison, mรชme pour transporter, et ร  plus forte raison celle qui s'est faite d'elle-mรชme. Un karpef d'une surface de trois se'a (beit chaloch), et il a couvert d'un toit un beit se'a ร  l'intรฉrieur. Rabba dit : l'espace de sa toiture le met en excรฉdent. Rabbi Zeira dit : l'espace de sa toiture ne le met pas en excรฉdent. Et nous รฉtablissons le cas : elle est faite comme une arzila. Rachi explique : en pente, ร  la maniรจre du toit de la yatsia (appentis). Rabbeinou Hananel zal a รฉcrit : nous tenons comme Rabbi Zeira. Et dans l'Or Zaroua, il a tranchรฉ comme Rabba, qui est indulgent en matiรจre d'รฉrouvin. Rabbeinou Meir zal a รฉcrit : de ses paroles j'ai appris qu'il tient que la halakha suit l'avis indulgent en matiรจre d'รฉrouvin, mรชme dans une divergence d'amoraรฏm. Et si tu dis : que lui fasse difficultรฉ ce que la Guemara objecte plus loin, chapitre Mi che-hotsiouhou (Eruvin 47b) : or Chmouel et Rabbi Yo'hanan, la halakha suit Rabbi Yo'hanan, et Chmouel est indulgent. On peut rรฉpondre : certes, puisqu'une rรจgle a รฉtรฉ รฉnoncรฉe, Chmouel et Rabbi Yo'hanan, la halakha suit Rabbi Yo'hanan, nous appliquons cette rรจgle mรชme aux รฉrouvin. Mais lร  oรน aucune rรจgle n'a รฉtรฉ รฉnoncรฉe, comme ici oรน Rabba et Rabbi Zeira divergent, nous disons que la halakha suit l'avis indulgent en matiรจre d'รฉrouvin, mรชme pour les cloisons, comme ici. Rabbi Zeira a dit : et nous accordons, pour un karpef percรฉ sur toute sa longueur vers une cour, qu'il est interdit, puisque l'espace des cloisons de la cour le met en excรฉdent, et par l'espace des cloisons le karpef devient plus grand qu'un beit se'atayim. Car Rav Hisda a dit : un karpef percรฉ sur toute sa longueur vers une cour, et la cour aussi percรฉe sur toute sa longueur. La cour est permise, et le karpef est interdit. Pour celui-ci, l'espace des cloisons le met en excรฉdent ; pour celui-lร , l'espace des cloisons ne le met pas en excรฉdent. Car une cour, mรชme de dix kor, est permise.
๐Ÿ’ก Explication

Rav Chimi relit la divergence dans le sens indulgent. Dรจs trois tefahim, sortis du lavud, tous conviennent : la colonne rรฉduit, la cloison neuve est une enceinte d'habitation. La mahloket ne reste qu'en dessous de trois.

Rachi dรฉtache l'enduit. Ajouter du mortier ร  l'รฉpaisseur des murs jusqu'ร  faire descendre la surface est une parole ร  part, non une parole de Rabba bar Chimi. S'il tient seul, mรชme le mur d'origine enlevรฉ, tous y voient une rรฉduction.

Le Roch reprend ici le digest du karpef : l'eau, la rรฉduction, la cloison, le tertre, le toit, et la brรจche en plein sur une cour.

8
ืจื‘ื” ืืžืจ: ื”ื•ื™ ืžื™ืขื•ื˜, ื”ืฉืชื ืžื™ื”ื ืงืื™. ืจื‘ื ืืžืจ: ืœื ื”ื•ื™ ืžื™ืขื•ื˜, ื›ื™ื•ืŸ ื“ืœื ื™ื›ื•ืœ ืœืžื™ืงื ื‘ืคื ื™ ืขืฆืžื•, ืœื ื›ืœื•ื ื”ื•ื.

Rabba dit : c'est une rรฉduction, car pour l'instant du moins il tient. Rava dit : ce n'est pas une rรฉduction, puisqu'il ne peut pas tenir seul, il n'est rien.

๐Ÿ’ก Explication

Le mortier ne tient que collรฉ au mur. Rabba regarde l'instant : il est lร , il rรฉduit. Rava : sans tenue propre, cet enduit n'a pas de consistance halakhique.

9
ื”ืจื—ื™ืง ืžืŸ ื”ืชืœ ืืจื‘ืขื” ื•ืขืฉื” ืžื—ื™ืฆื” โ€” ื”ื•ืขื™ืœ.

S'il s'est รฉcartรฉ du tertre de quatre et a fait une cloison, cela a valu.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ื”ืจื—ื™ืง ืžืŸ ื”ืชืœ ืฉื‘ืงืจืคืฃ ื•ื™ืฉ ืžืŸ ื”ืชืœ ืขื“ ื”ืžื—ื™ืฆื” ื™ื•ืชืจ ืžื‘ื™ืช ืกืืชื™ื ื”ืจื‘ื” ื•ืขืฉื” ืžื—ื™ืฆื” ืœื“ื™ืจื” ืืฆืœ ื”ืชืœ ื‘ืจื—ื•ืง ื“' ื˜ืคื—ื™ื ื•ืขื“ื™ื™ืŸ ื™ืฉ ื™ื•ืชืจ ืžื‘ื™ืช ืกืืชื™ื ื‘ื™ืŸ ื™ืฉื ื” ืœื—ื“ืฉื” ืื‘ืœ ื–ื• ืœื“ื™ืจื” ืขืฉืื”:
S'il s'est รฉcartรฉ du tertre : qui est dans le karpef. Du tertre jusqu'ร  la cloison, il y a bien plus d'un beit se'atayim. Il a fait une cloison pour l'habitation prรจs du tertre, ร  quatre tefahim, et il reste encore plus d'un beit se'atayim entre l'ancienne et la nouvelle. Mais celle-ci, il l'a faite pour l'habitation.
ื”ื•ืขื™ืœ ืžื—ื™ืฆื” ื–ื• ืœื”ื™ื•ืช ื”ื™ืงืฃ ื—ื“ืฉ ื•ื”ื•ื™ ืคืชื— ื•ืœื‘ืกื•ืฃ ื”ื•ืงืฃ:
Cela a valu : cette cloison, pour รชtre une enceinte nouvelle. C'est un patah ve-lav sof hukaf (ouvert, puis ensuite entourรฉ).
๐Ÿ’ก Explication

Un tertre haut de dix se trouve dans le karpef. On dresse une cloison pour l'habitation ร  quatre tefahim de lui. Entre l'ancienne enceinte et la nouvelle, il reste plus d'un beit se'atayim : la permission ne vient pas d'une rรฉduction de surface.

ร€ quatre, la cloison neuve est une enceinte ร  part, patah ve-lav sof hukaf.

10
ืคื—ื•ืช ืžืฉืœืฉื” ืื• ืขืœ ืฉืคืช ื”ืชืœ, ืจื‘ ื—ืกื“ื ื•ืจื‘ ื”ืžื ื•ื ื, ื—ื“ ืืžืจ: ื”ื•ืขื™ืœ, ื•ื—ื“ ืืžืจ: ืœื ื”ื•ืขื™ืœ.

Moins de trois, ou sur le bord du tertre : Rav Hisda et Rav Hamnouna, l'un dit : cela a valu, et l'autre dit : cela n'a pas valu.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ืคื—ื•ืช ืžื’' ืœื ื”ื•ืขื™ืœ ื“ื”ื•ื™ ื›ืžื—ื™ืฆื” ืขืœ ื’ื‘ื™ ืžื—ื™ืฆื” ื•ืœื ื‘ื ืชืžืขื˜ ืžื‘ื™ืช ืกืืชื™ื ืžื™ื™ืจื™ ืžื“ืœื ื ืงื˜ ืžื™ืขื•ื˜ ื•ืื™ื ื• ืžื™ืขื•ื˜ ื“ืื™ ื ืชืžืขื˜ ื•ื“ืื™ ื”ื•ื™ ืžื™ืขื•ื˜ ืฉืืคื™ืœื• ื”ื•ืกื™ืฃ ืขืœ ืขื•ื‘ื™ ื”ื›ืชืœื™ื ืขื“ ืฉื ืชืžืขื˜ ืฉืคื™ืจ ื“ืžื™ ื›ื“ืœืงืžืŸ ืืœื ืœืžื™ื”ื•ื™ ืคืชื— ื•ืœื‘ืกื•ืฃ ื”ื•ืงืฃ ืžื™ื™ืจื™:
Moins de trois, cela ne vaut pas : c'est comme une cloison sur une cloison. Le cas vise un patah ve-lav sof hukaf (ouvert, puis ensuite entourรฉ). On le voit au vocabulaire : il n'a pas dit rรฉduction ni absence de rรฉduction. Une rรฉduction rรฉelle de la surface, mรชme par un ajout ร  l'รฉpaisseur des murs jusqu'ร  la rรฉduire, est valable, comme plus loin.
ื•ื—ื“ ืืžืจ ื”ื•ืขื™ืœ ื“ืงืกื‘ืจ ืžื—ื™ืฆื” ืข"ื’ ืžื—ื™ืฆื” ืžื”ื ื™ื ืœื”ื™ื•ืช ื”ื™ืงืฃ ืœื“ื™ืจื”:
Et l'un dit que cela a valu : car il estime qu'une cloison sur une cloison sert ร  รชtre une enceinte pour l'habitation.
๐Ÿ’ก Explication

En dessous de trois, ou la cloison posรฉe sur le bord du tertre, le lavud la rend cloison sur cloison. Rav Hisda et Rav Hamnouna divergent. L'un la fait valoir comme enceinte d'habitation. L'autre non.

Rachi maintient le sujet : enceinte nouvelle pour l'habitation, non rรฉduction de la surface comptรฉe.

11
ืชืกืชื™ื™ื ื“ืจื‘ ื—ืกื“ื ืืžืจ ื”ื•ืขื™ืœ, ื“ืืชืžืจ: ื”ืขื•ืฉื” ืžื—ื™ืฆื” ืขืœ ื’ื‘ื™ ืžื—ื™ืฆื”, ืืžืจ ืจื‘ ื—ืกื“ื: ื‘ืฉื‘ืช ื”ื•ืขื™ืœ.

Concluons que c'est Rav Hisda qui a dit que cela a valu. Car il a รฉtรฉ รฉnoncรฉ : celui qui fait une cloison sur une cloison, Rav Hisda a dit : pour le Chabbat, cela a valu.

๐Ÿ’ก Explication

La Guemara identifie les avis. Rav Hisda, dans une autre formulation, fait valoir une cloison sur une cloison pour les rรจgles du Chabbat. C'est donc lui qui, face ร  Rav Hamnouna, dit que la cloison du tertre a valu.

12
ื‘ื ื›ืกื™ ื”ื’ืจ ืœื ืงื ื”.

Pour les biens du ger (prosรฉlyte mort sans hรฉritier), il n'a pas acquis.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื‘ื ื›ืกื™ ื”ื’ืจ ืฉืžืช ื•ืื™ืŸ ืœื• ื™ื•ืจืฉื™ืŸ ืื™ืŸ ื–ื• ื—ื–ืงื” ืœืงื ื•ืช ื•ืื ื‘ื ืื—ืจ ื•ื”ื—ื–ื™ืง ื‘ื”ืŸ ืงื ื” ื”ืื—ืจื•ืŸ:
Pour les biens du ger : qui est mort et n'a pas d'hรฉritiers. Ce n'est pas une hazaka (prise de possession) pour acquรฉrir. Si un autre vient et en prend possession, c'est le dernier qui acquiert.
๐Ÿ’ก Explication

Mรชme construction, autre effet. Les biens d'un ger mort sans hรฉritier sont sans maรฎtre. Une hazaka valable les acquiert. Une cloison posรฉe sur une cloison dรฉjร  lร  n'est pas cette prise de possession. Un autre qui saisit ensuite acquiert.

13
ื•ืจื‘ ืฉืฉืช ืืžืจ: ืืฃ ื‘ืฉื‘ืช ื ืžื™ ืœื ื”ื•ืขื™ืœ. ืชืกืชื™ื™ื.

Et Rav Chechet a dit : mรชme pour le Chabbat, cela n'a pas valu non plus. Concluons.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื‘ืฉื‘ืช ื›ื’ื•ืŸ ืœืขื ื™ืŸ ื”ื™ืงืฃ ืœื“ื™ืจื” ืฉื‘ืชื—ื™ืœื” ื”ื™ืชื” ืžื—ื™ืฆื” ื”ื•ื’ื ืช ืืœื ืฉืœื ื”ื•ืงืคื” ืœื“ื™ืจื”:
Pour le Chabbat : par exemple pour une enceinte en vue de l'habitation. Au dรฉbut il y avait une cloison convenable, seulement elle n'avait pas รฉtรฉ entourรฉe pour l'habitation.
๐Ÿ’ก Explication

Rav Chechet refuse la cloison sur cloison aussi pour le Chabbat. Rachi : le mur du dรฉpart รฉtait une cloison correcte, mais l'enclos n'avait pas รฉtรฉ fait pour l'habitation. Y poser une seconde cloison ne crรฉe pas cette enceinte.

Concluons : dans la divergence avec Rav Hamnouna, c'est Rav Hisda qui fait valoir la cloison.

14
ืืžืจ ืจื‘ ื—ืกื“ื: ื•ืžื•ื“ื” ืœื™ ืจื‘ ืฉืฉืช ืฉืื ืขืฉื” ืžื—ื™ืฆื” ืขืœ ื”ืชืœ โ€” ืฉื”ื•ืขื™ืœ.

Rav Hisda a dit : et Rav Chechet m'accorde que, s'il a fait une cloison sur le tertre, cela a valu.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื”ื›ื™ ื’ืจืกื™ื ืŸ ืžื•ื“ื” ืœื™ ืจื‘ ืฉืฉืช ืฉืื ืขืฉื” ืžื—ื™ืฆื” ืขืœ ื”ืชืœ ื•ืœื ื’ืจืกื™' ืขืœ ืฉืคืช ื•ื”ื›ื™ ืคื™ืจื•ืฉื• ืืฃ ืขืœ ื’ื‘ ื“ืคืœื™ื’ ื•ืืžืจ ื“ืœื ืžื™ืฉืชืจื™ ืงืจืคืฃ ื‘ื”ื›ื™ ื”ื™ื™ื ื• ื˜ืขืžื ืฉื”ื“ืจ ื‘ืงืจืคืฃ ื‘ืื•ื™ืจ ืžื—ื™ืฆื•ืช ื”ืชื—ืชื•ื ื•ืช ื“ืจ ืื‘ืœ ืื ื”ื™ื” ืชืœ ื™ื•ืชืจ ืžื‘ื™ืช ืกืืชื™ื ื•ืขืฉื” ืžื—ื™ืฆื•ืช ืกื‘ื™ื‘ ืขืœื™ื• ืœื”ืฉืชืžืฉ ืขืœ ื’ื•ื‘ื” ื”ืชืœ:
Voici la leรงon : Rav Chechet m'accorde que, s'il a fait une cloison sur le tertre. Et l'on ne lit pas : sur le bord. Voici l'explication : bien qu'il diverge et dise que le karpef n'est pas permis par lร , la raison est que celui qui habite dans le karpef habite dans l'espace des cloisons infรฉrieures. Mais s'il y avait un tertre de plus d'un beit se'atayim, et qu'il a fait des cloisons autour, sur lui, pour se servir sur la hauteur du tertre.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ืฉืื ืขืฉื” ืžื—ื™ืฆื” ืขืœ ืฉืคืช ื”ืชืœ ืฉื”ื•ืขื™ืœ ืจืฉ"ื™ ืœื ื’ืจื™ืก ืขืœ ืฉืคืช ื”ืชืœ ื“ื”ื•ื” ืžืฉืžืข ืœืื•ืชืŸ ื”ื“ืจื™ื ืœืžื˜ื” ืืœื ื’ืจื™ืก ืขืœ ื”ืชืœ ื•ื”ื•ืขื™ืœ ืœืื•ืชืŸ ื”ื“ืจื™ื ืขืœ ื”ืชืœ ื•ืžื™ื”ื• ืฆืจื™ืš ืœืคืจืฉ ื“ืžื™ื™ืจื™ ืขืœ ืฉืคืช ื”ืชืœ ืฉืื ื”ืจื—ื™ืงื• ื“' ืžืŸ ื”ืฉืคื” ืื™ืŸ ืฉื ื—ื™ื“ื•ืฉ ื“ื”ื›ื™ ื ืžื™ ืœืžื˜ื” ืื ื”ืจื—ื™ืง ื”ื•ืขื™ืœ:
Que s'il a fait une cloison sur le bord du tertre, cela a valu : Rachi ne lit pas sur le bord du tertre, car cela viserait ceux qui habitent en bas. Il lit : sur le tertre, et cela a valu pour ceux qui habitent sur le tertre. Toutefois il faut expliquer qu'il s'agit du bord du tertre. S'il s'รฉtait รฉcartรฉ de quatre du bord, il n'y aurait rien de nouveau : en bas aussi, s'il s'est รฉcartรฉ, cela a valu.
๐Ÿ’ก Explication

Limite de l'accord. Rav Chechet, qui refuse la cloison sur cloison pour le karpef d'en bas, l'accorde sur le tertre. Rachi ne lit pas sur le bord : le bord viserait les habitants d'en bas. La leรงon est : sur le tertre, pour s'en servir en haut.

Tossefot garde le bord du tertre. Un รฉcart de quatre, dรฉjร  rรฉglรฉ plus haut, n'apprendrait rien. La nouveautรฉ est la cloison posรฉe au bord, pour ceux qui habitent dessus.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Oรน habite-t-on ? En bas, dans le karpef Air des cloisons infรฉrieures Celles du tertre sont par-dessus Rav Chechet : ne vaut pas cloison sur cloison Sur le tertre Air des cloisons supรฉrieures Les infรฉrieures ne servent pas Hisda et Chechet : cela vaut enceintes dont on se sert
En bas, on habite l'air des cloisons basses. Sur le tertre, on habite l'air des cloisons hautes : Hisda et Chechet accordent.
15
ืžืื™ ื˜ืขืžื, ื”ื•ืื™ืœ ื•ื‘ืื•ื™ืจ ืžื—ื™ืฆื•ืช ื”ืขืœื™ื•ื ื•ืช ื”ื•ื ื“ืจ.

Quelle est la raison ? Puisqu'il habite dans l'espace des cloisons supรฉrieures.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื”ื•ืื™ืœ ื•ื”ื“ืจ ืขืœ ื”ืชืœ ื“ืจ ื‘ืื•ื™ืจ ืžื—ื™ืฆื•ืช ื”ืขืœื™ื•ื ื•ืช ื•ืœื ืžื”ื ื™ ืœื™ื” ืชื—ืชื•ื ื•ืช ืžื™ื“ื™ ื”ืœื›ืš ืœืื• ืžื—ื™ืฆื” ืขืœ ื’ื‘ื™ ืžื—ื™ืฆื” ื”ื™ื:
Puisque : celui qui habite sur le tertre habite dans l'espace des cloisons supรฉrieures, et les infรฉrieures ne lui servent en rien. Ce n'est donc pas une cloison sur une cloison.
๐Ÿ’ก Explication

Raison de l'accord. L'habitant du tertre se sert des cloisons qu'il vient de dresser. Les cloisons basses du tertre ne dรฉlimitent pas son espace. Pour lui, la construction neuve est l'enceinte elle-mรชme.

16
ื‘ืขื™ ืจื‘ื” ื‘ืจ ื‘ืจ ื—ื ื”: ื ื‘ืœืขื• ืžื—ื™ืฆื•ืช ื”ืชื—ืชื•ื ื•ืช, ื•ื”ืขืœื™ื•ื ื•ืช ืงื™ื™ืžื•ืช, ืžื”ื•?

Rabba bar bar Hana a demandรฉ : si les cloisons infรฉrieures ont รฉtรฉ englouties, et que les supรฉrieures tiennent, qu'en est-il ?

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื‘ืขื™ ืจื‘ื” ืœืž"ื“ ืื™ืŸ ืžื—ื™ืฆื” ืขืœ ื’ื‘ื™ ืžื—ื™ืฆื” ื ื‘ืœืขื• ื”ืชื—ืชื•ื ื•ืช ื‘ืงืจืงืข ืฉื”ื™ื” ื”ืขืคืจ ืจืš ื•ืชื™ื—ื•ื— ื•ื ื—ื‘ื˜ ื”ื›ื•ืชืœ ื‘ื‘ืช ืื—ืช ื‘ืฉื‘ืช ื•ืœื ื ืคืœ ืืœื ื ื‘ืœืข ื•ื”ืขืœื™ื•ื ื•ืช ืงื™ื™ืžื•ืช ืžื”ื•:
Rabba a demandรฉ : selon celui qui dit qu'une cloison sur une cloison ne vaut pas. Les infรฉrieures ont รฉtรฉ englouties dans le sol, la terre รฉtant molle et meuble, et le mur s'est affaissรฉ d'un coup le Chabbat. Il n'est pas tombรฉ : il a รฉtรฉ englouti. Les supรฉrieures tiennent : qu'en est-il ?
๐Ÿ’ก Explication

Question, selon l'avis qu'une cloison sur une cloison ne vaut pas. Le sol mou engloutit les cloisons basses le Chabbat. Elles ne tombent pas au-dehors : elles s'enfoncent. Les cloisons hautes restent debout.

Au dรฉpart elles ne comptaient pas. Une fois les basses disparues, deviennent-elles l'enceinte ?

17
ืœืžืื™? ืื™ ืœื ื›ืกื™ ื”ื’ืจ, ื”ื™ื™ื ื• ื“ื™ืจืžื™ื” ื‘ื™ืจืื”. ื“ืืžืจ ื™ืจืžื™ื” ื‘ื™ืจืื” ืืžืจ ืจื‘ ื™ื”ื•ื“ื”: ื”ืื™ ืžืืŸ ื“ืฉื“ื ืœื™ืคืชื ืืคื™ืœื ื“ืืจืขื ื“ื’ืจ, ื•ืืชื ื™ืฉืจืืœ ืื—ืจื™ื ื ืจืคืง ื‘ื” ืคื•ืจืชื โ€” ื‘ืชืจื ืงื ื™, ืงืžื ืœื ืงื ื™.

Pour quoi ? Si c'est pour les biens du ger, c'est le cas de Yirmeya Bira.

Car Yirmeya Bira a dit que Rav Yehouda a dit : celui qui a jetรฉ des graines de navet dans une fissure de la terre d'un ger, et qu'un autre Juif est venu et a labourรฉ un peu, le dernier acquiert, le premier n'acquiert pas.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ืื™ ืœื ื›ืกื™ ื”ื’ืจ ืงื ืžื™ื‘ืขื™ื ืœื™ื” ืื™ ืœื ืงื“ื ืื—ืจ ื•ื”ื—ื–ื™ืง ื‘ื”ืŸ ืขื“ ืฉื ื‘ืœืขื• ื”ืชื—ืชื•ื ื•ืช ื•ื ืžืฆื ืฉืื™ืŸ ื‘ื• ืืœื ืžื—ื™ืฆื•ืช ืฉืขืฉื” ืœื• ื–ื” ื•ืžืขื›ืฉื™ื• ืงื ื•ื™ ืœื•:
Si c'est pour les biens du ger : il demande si un autre n'est pas venu le premier en prendre possession, jusqu'ร  ce que les infรฉrieures soient englouties, et qu'il ne s'y trouve plus que les cloisons que celui-ci a faites, de sorte que dรจs maintenant cela lui serait acquis.
ื“ืฉื“ื ืœื™ืคืชื ืืคื™ืœื ื ื˜ืข ืœืคืช ื‘ื’ื•ืžื ืฉืžืฆื ื‘ืงืจืงืข ื”ื’ืจ ื•ืœื ื—ืคืจื” ื”ื•ื ื“ืื™ ื—ืคืจื” ื‘ืžื›ื•ืฉ ืจืืฉื•ืŸ ืงื ื”:
Qui a jetรฉ des graines de navet dans une fissure : il a plantรฉ un navet dans une cavitรฉ trouvรฉe dans le sol du ger, et il ne l'a pas creusรฉe. Car s'il l'avait creusรฉe, dรจs le premier coup de pioche il aurait acquis.
๐Ÿ’ก Explication

Premier terrain possible de la question : acquรฉrir les biens du ger. La Guemara le ferme. C'est dรฉjร  rรฉglรฉ par Yirmeya Bira au nom de Rav Yehouda.

Jeter des navets dans une fissure dรฉjร  lร  ne creuse pas. Pas de hazaka au moment de l'acte. Un second qui labourรฉ un peu acquiert. Rachi : un vrai coup de pioche, lui, aurait acquis dรจs le premier geste.

18
ืžืื™ ื˜ืขืžื? ื‘ืขื™ื“ื ื ื“ืฉื“ื โ€” ืœื ืงื ืฉื‘ื—. ื›ื™ ืงื ืฉื‘ื—ื โ€” ืžืžื™ืœื ืงื ืžืฉื‘ื—ื.

Quelle est la raison ? Au moment oรน il a jetรฉ, cela ne s'amรฉliorait pas.

Quand cela s'amรฉliore, cela s'amรฉliore de soi-mรชme.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ืœื ืงื ืฉื‘ื— ื•ืœืื• ื—ื–ืงื” ื”ื™ื ื•ืื ืŸ ื ืขืœ ื’ื“ืจ ื•ืคืจืฅ ื›ืœ ืฉื”ื•ื ืชื ืŸ (ื‘"ื‘ ื“ืฃ ืžื‘.) ืžื™ื“ื™ ื“ืžื”ื ื™ ื”ื•ื™ ื—ื–ืงื”:
Cela ne s'amรฉliorait pas : et ce n'est pas une hazaka. Or nous avons appris (Bava Batra 42a) : il a verrouillรฉ, clรดturรฉ ou percรฉ, si peu que ce soit. Ce qui produit un effet est une hazaka.
ืžืžื™ืœื ืฉื‘ื— ื•ื”ื”ื™ื ืฉืขืชื ืœืื• ืื™ื”ื• ืžื—ื–ื™ืง ื‘ื” ืืœื ืœืคืช ื”ื•ื ื“ืฉื‘ื— ื•ืื–ื™ืœ ื•ื”ื›ื ื ืžื™ ื›ื™ื•ืŸ ื“ื‘ืฉืขืชื ื“ื”ื—ื–ื™ืง ืœืื• ื—ื–ืงื” ื”ื™ื ื›ื™ ื”ื“ื•ืจ ื”ื•ื• ืžื—ื™ืฆื•ืช ืžืžื™ืœื ื”ื•ื ื“ื”ื•ื• ื•ืœื ืื™ื”ื• ื“ืขื‘ื™ื“:
Elle s'amรฉliore d'elle-mรชme : ร  ce moment-lร , le navet s'amรฉliore et pousse. La prise de possession n'est pas son acte. Ici de mรชme : au moment oรน il a pris possession, ce n'รฉtait pas une hazaka. Quand les cloisons redeviennent des cloisons, c'est d'elles-mรชmes qu'elles le deviennent, et non lui qui les fait.
๐Ÿ’ก Explication

Une hazaka agit au moment oรน on la fait : verrou, clรดture, brรจche, dรจs qu'il y a un effet (Bava Batra 42a). Le semis, au moment du jet, n'amรฉliore pas le fonds. La pousse vient ensuite d'elle-mรชme.

Les cloisons hautes suivent le navet. Quand les basses disparaissent, les hautes deviennent enceinte d'elles-mรชmes. L'homme ne refait pas l'acte ร  cet instant. Il n'acquiert pas les biens du ger.

19
ื•ืืœื ืœืขื ื™ืŸ ืฉื‘ืช, ื”ื•ื™ ืžื—ื™ืฆื” ื”ื ืขืฉื” ื‘ืฉื‘ืช.

Alors, pour le Chabbat : c'est une cloison faite le Chabbat.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืืœื ืœืขื ื™ืŸ ืฉื‘ืช ืื™ ืžืฉืชืจื™ ื‘ืขืœื™ื•ื ื•ืช ืฉื”ื™ื• ื‘ื˜ื™ืœื•ืช ืขื“ ืขื›ืฉื™ื•:
Pour le Chabbat : si cela devient permis par les supรฉrieures, qui รฉtaient annulรฉes jusqu'ร  prรฉsent.
๐Ÿ’ก Explication

Le terrain de la question est le Chabbat. Les cloisons hautes รฉtaient annulรฉes tant que les basses tenaient. Elles ne deviennent enceinte qu'au moment oรน les basses s'enfoncent, et ce moment tombe le Chabbat.

20
ื•ืชื ื™ื: ื›ืœ ืžื—ื™ืฆื” ื”ื ืขืฉื” ื‘ืฉื‘ืช, ื‘ื™ืŸ ื‘ืฉื•ื’ื’ ื‘ื™ืŸ ื‘ืžื–ื™ื“ โ€” ืฉืžื” ืžื—ื™ืฆื”.

Et il a รฉtรฉ enseignรฉ : toute cloison faite le Chabbat, que ce soit par chogeg (inadvertance) ou par mezid (propos dรฉlibรฉrรฉ), porte le nom de cloison.

๐Ÿ’ก Explication

Une baraรฏta : une cloison faite le Chabbat porte le nom de cloison, en chogeg comme en mezid. Les cloisons hautes, devenues enceinte ce jour-lร , seraient donc une cloison.

21
ืœืื• ืื™ืชืžืจ ืขืœื”, ืืžืจ ืจื‘ ื ื—ืžืŸ: ืœื ืฉื ื• ืืœื ืœื–ืจื•ืง, ืื‘ืœ ืœื˜ืœื˜ืœ โ€” ืืกื•ืจ.

N'a-t-il pas รฉtรฉ รฉnoncรฉ ร  son sujet : Rav Nahman a dit : on ne l'a enseignรฉ que pour jeter ; mais pour transporter, c'est interdit.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืœื–ืจื•ืง ืœื—ื•ืžืจื:
Pour jeter : pour la rigueur.
๐Ÿ’ก Explication

Rav Nahman limite la baraรฏta. La cloison faite le Chabbat compte pour jeter : rigueur, on est passible d'un jet entre ce domaine et la reshout ha-rabim. Pour transporter ร  l'intรฉrieur comme dans un domaine privรฉ, elle ne suffit pas.

22
ื›ื™ ืื™ืชืžืจ ื“ืจื‘ ื ื—ืžืŸ โ€” ืืžื–ื™ื“ ืื™ืชืžืจ.

Quand la parole de Rav Nahman a รฉtรฉ รฉnoncรฉe, c'est au sujet du mezid qu'elle a รฉtรฉ รฉnoncรฉe.

๐Ÿ’ก Explication

Rรฉponse. Rav Nahman vise le mezid : on a dressรฉ la cloison de propos dรฉlibรฉrรฉ le Chabbat, et l'on pรฉnalise le transport ร  l'intรฉrieur. Une cloison venue d'elle-mรชme, comme les parois hautes aprรจs l'engloutissement, รฉchappe ร  cette peine.

23
ื”ื”ื™ื ืื™ืชืชื ื“ืขื‘ื“ื” ืžื—ื™ืฆื” ืขืœ ื’ื‘ื™ ืžื—ื™ืฆื” ื‘ื ื›ืกื™ ื”ื’ืจ. ืืชื ื”ื”ื•ื ื’ื‘ืจื, ืจืคืง ื‘ื” ืคื•ืจืชื. ืืชื ืœืงืžื™ื” ื“ืจื‘ ื ื—ืžืŸ, ืื•ืงืžื” ื‘ื™ื“ื™ื”. ืืชื[ื™] ืื™ื”ื™ ื•ืงื ืฆื•ื•ื—ื ืงืžื™ื”. ืืžืจ ืœื”: ืžืื™ ืื™ืขื‘ื™ื“ ืœืš, ื“ืœื ืžื—ื–ืงืช ื›ื“ืžื—ื–ืงื™ ืื™ื ืฉื™.

Cette femme fit une cloison sur une cloison dans les biens d'un ger. Vint cet homme, il laboura un peu.

Il vint devant Rav Nahman, qui l'รฉtablit en sa possession. Elle vint et criait devant lui.

Il lui dit : que puis-je te faire, puisque tu n'as pas pris possession comme les gens prennent possession.

๐Ÿ’ก Explication

Cas jugรฉ par Rav Nahman. La femme a posรฉ une cloison sur une cloison dans les biens d'un ger. L'homme a labourรฉ un peu : hazaka ordinaire. Rav Nahman lui attribue le fonds.

ร€ la femme : une prise de possession suit la maniรจre des gens. Cloison sur cloison n'est pas cette maniรจre. Le labour, si.

24
ืงืจืคืฃ ื‘ื™ืช ืฉืœืฉ ื•ืงื™ืจื” ื‘ื• ื‘ื™ืช ืกืื”. ืจื‘ื ืืžืจ: ืื•ื™ืจ ืงื™ืจื•ื™ื• ืžื™ื™ืชืจื•. ื•ืจื‘ื™ ื–ื™ืจื ืืžืจ: ืื™ืŸ ืื•ื™ืจ ืงื™ืจื•ื™ื• ืžื™ื™ืชืจื•.

Un karpef d'un beit chaloch (surface de trois se'a), et il a couvert d'un toit un beit se'a ร  l'intรฉrieur. Rava a dit : l'espace de sa toiture le met en excรฉdent.

Et Rabbi Zeira a dit : l'espace de sa toiture ne le met pas en excรฉdent.

๐Ÿ“œ Rachi (3)
ื•ืงื™ืจื” ื‘ื• ื‘ื™ืช ืกืื” ืงื™ืจื•ื™ ื’ื’:
Et il a couvert d'un toit un beit se'a : une couverture de toit.
ืื•ื™ืจ ืงื™ืจื•ื™ื• ืžื™ื™ืชืจื• ืกืื” ื”ืžืงื•ืจื” ืžื™ื—ืฉื‘ื” ื‘ื”ื“ื™ ืื™ื“ืš ื›ืื™ืœื• ืœื ืงื™ืจื•ื”ื• ื•ืื›ืชื™ ื”ื•ื™ ื™ื•ืชืจ ืžื‘ื™ืช ืกืืชื™ื:
L'espace de sa toiture le met en excรฉdent : le se'a couvert compte avec le reste, comme s'il ne l'avait pas couvert, et il reste plus d'un beit se'atayim.
ืื™ืŸ ืื•ื™ืจ ืงื™ืจื•ื™ื• ืžื™ื™ืชืจื• ื“ืืžืจื™ื ืŸ ืคื™ ืชืงืจื” ื™ื•ืจื“ ื•ืกื•ืชื:
L'espace de sa toiture ne le met pas en excรฉdent : car nous disons pi tikra yored ve-sotem (le bord du plafond descend et bouche).
๐Ÿ’ก Explication

Un karpef de trois se'a. On couvre un se'a d'un toit. Reste ร  savoir si ce se'a couvert compte encore dans la surface.

Rava : il compte avec le reste. Le karpef reste au-dessus d'un beit se'atayim. Rabbi Zeira : pi tikra yored ve-sotem, le bord du plafond descend et bouche. Le se'a couvert est un domaine ร  part. Il reste deux se'a.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Un se'a couvert dans un beit chaloch se'a sous le toit deux se'a dรฉcouvert surface totale : trois se'a Rava le couvert compte : excรฉdent Rabbi Zeira le bord bouche : plus d'excรฉdent
Trois se'a, un sous le toit. Rava le laisse dans le compte. Rabbi Zeira le sรฉpare : le bord du plafond descend et bouche.
25
ืœื™ืžื ืจื‘ื ื•ืจื‘ื™ ื–ื™ืจื ื‘ืคืœื•ื’ืชื ื“ืจื‘ ื•ืฉืžื•ืืœ ืงื ืžื™ืคืœื’ื™. ื“ืื™ืชืžืจ: ืื›ืกื“ืจื” ื‘ื‘ืงืขื”, ืจื‘ ืืžืจ: ืžื•ืชืจ ืœื˜ืœื˜ืœ ื‘ื›ื•ืœื”, ื•ืฉืžื•ืืœ ืืžืจ: ืื™ืŸ ืžื˜ืœื˜ืœื™ืŸ ืืœื ื‘ืืจื‘ืข ืืžื•ืช.

Dirons-nous que Rava et Rabbi Zeira divergent dans la divergence de Rav et de Chmouel ? Car il a รฉtรฉ รฉnoncรฉ : une akhsadra (galerie couverte) dans une plaine, Rav a dit : il est permis de transporter dans toute son รฉtendue, et Chmouel a dit : on ne transporte que dans quatre amot.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืื›ืกื“ืจื” ืžืงื•ืจื” ื‘ื’ื’ ื—ืœืง ื›ืขืœื™ื•ืช ืฉืœื ื• ื•ืื™ื ื• ืžืฉื•ืคืข ื•ื”ื™ื ืงื™ืจื•ื™ ืฉื‘ื›ืœ ื”ืฉ"ืก:
Akhsadra : couverte d'un toit plat, comme nos รฉtages, et il n'est pas en pente. C'est la couverture dont parle tout le Talmud.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ืื›ืกื“ืจื” ื‘ื‘ืงืขื” ืจืฉ"ื™ ืคื™ืจืฉ ืœืงืžืŸ ื“ืื›ืกื“ืจื” ืคืจื•ืฆื” ืžืืจื‘ืขื” ืจื•ื—ื•ืชื™ื” ื•ื”ืฉืชื ืืชื™ ืฉืคื™ืจ ื”ื ื“ื ืงื˜ ื‘ื‘ืงืขื” ืฉืื™ืŸ ืฉื ืžื—ื™ืฆื•ืช ื•ืœื ื ืงื˜ ื‘ื—ืฆืจ ื•ื’ืจืก ืœืงืžืŸ ื‘ืคืจืง ื›ืœ ื’ื’ื•ืช (ืขื™ืจื•ื‘ื™ืŸ ื“ืฃ ืฆื“.) ื“ืžืฉื ื™ ืฉืžื•ืืœ ืื“ืฉืžื•ืืœ ื›ื™ ืœื™ืช ืœื™ื” ื‘ื“' ืื‘ืœ ื‘ื’' ืื™ืช ืœื™ื” ื•ืงืฉื™ื ืœืคื™ืจื•ืฉื• ื“ื‘ืกื•ื›ื” ืืžืจื™ื ืŸ ื“ืืคื™ืœื• ื‘ืฉืชื™ ืจื•ื—ื•ืช ื–ื” ื›ื ื’ื“ ื–ื” ืœื ืืžืจื™ื ืŸ ืคื™ ืชืงืจื” ื™ื•ืจื“ ื•ืกื•ืชื ืžืฉื•ื ื“ื”ื•ื™ ื›ืžื‘ื•ื™ ืžืคื•ืœืฉ ื•ืžืคืจืฉ ืจ"ืช ื“ืื›ืกื“ืจื” ืื™ืช ืœื” ืฉืœืฉื” ืžื—ื™ืฆื•ืช ื›ื“ืืžืจื™ื ืŸ ื‘ืคืจืง ืœื ื™ื—ืคื•ืจ (ื‘"ื‘ ื“ืฃ ื›ื”:) ืขื•ืœื ื“ื•ืžื” ืœืื›ืกื“ืจื” ื•ืจื•ื— ืฆืคื•ื ื™ืช ืื™ื ื” ืžืกื•ื‘ื‘ืช ื•ื’ืจืก ื‘ืคืจืง ื›ืœ ื’ื’ื•ืช (ืœืงืžืŸ ืขื™ืจื•ื‘ื™ืŸ ื“ืฃ ืฆื“:) ื›ื™ ืœื™ืช ืœื™ื” ื‘ืฉืœืฉ ืื‘ืœ ื‘ื“' ืื™ืช ืœื™ื” ืคื™ืจื•ืฉ ืฉื™ืฉ ื’' ืžื—ื™ืฆื•ืช ื•ืžืขื˜ ืžืŸ ื”ืจื‘ื™ืขื™ืช ื•ืจื‘ ืื™ืช ืœื™ื” ืคื™ ืชืงืจื” ื™ื•ืจื“ ื•ืกื•ืชื ืืคื™' ื‘ืฉืชื™ ืžื—ื™ืฆื•ืช ื•ื‘ื–ื” ืฉืœื ื›ื ื’ื“ ื–ื” ื•ื”ื ื“ืœื ื ืงื˜ ืื›ืกื“ืจื” ื‘ื—ืฆืจ ืžืฉื•ื ื“ืกืชื ืื›ืกื“ืจื” ื‘ื—ืฆืจ ื™ืฉ ืœื” ื’' ืžื—ื™ืฆื•ืช ืœื”ื›ื™ ื ืงื˜ ื‘ืงืขื” ื“ืืคื™' ื›ื™ ืœื™ื›ื ืืœื ืฉืชื™ ืžื—ื™ืฆื•ืช ืืžืจ ืจื‘ ืคื™ ืชืงืจื” ื™ื•ืจื“ ื•ืกื•ืชื:
Une akhsadra dans une plaine. Rachi explique plus loin que l'akhsadra est percรฉe de ses quatre cรดtรฉs. Dรจs lors se comprend ce qu'il a pris : dans une plaine, oรน il n'y a pas de cloisons, et non dans une cour. Et il lit plus loin, au chapitre Kol Gagot (Eruvin 94a), que Chmouel rรฉpond ร  Chmouel : lร  oรน il ne l'a pas, c'est pour quatre ; mais pour trois, il l'a. Et cela fait difficultรฉ ร  son explication, car dans Soucca nous disons que mรชme pour deux cรดtรฉs l'un en face de l'autre, nous ne disons pas que le bord du plafond descend et bouche, parce que c'est comme un mabouรฏ mefoulach (ouvert de part en part). Rabbeinou Tam explique que l'akhsadra a trois cloisons, comme nous disons au chapitre Lo yahpor (Bava Batra 25b) : le monde ressemble ร  une akhsadra, et le cรดtรฉ nord n'est pas clos. Et il lit au chapitre Kol Gagot (plus loin, Eruvin 94b) : lร  oรน il ne l'a pas, c'est pour trois ; mais pour quatre, il l'a. Explication : il y a trois cloisons et un peu de la quatriรจme. Et Rav tient que le bord du plafond descend et bouche mรชme pour deux cloisons, lorsque l'une n'est pas en face de l'autre. S'il n'a pas pris une akhsadra dans une cour, c'est qu'une akhsadra ordinaire dans une cour a trois cloisons. C'est pourquoi il a pris une plaine : mรชme lorsqu'il n'y a que deux cloisons, Rav dit que le bord du plafond descend et bouche.
๐Ÿ’ก Explication

La Guemara propose un rapprochement. Rava et Rabbi Zeira reprendraient la divergence de Rav et Chmouel sur une akhsadra dans une plaine, domaine de type karmelit. Rav : on transporte dans tout le volume. Chmouel : seulement quatre amot (coudรฉes).

Rachi : toit plat, percรฉ de quatre cรดtรฉs, d'oรน le choix d'une plaine plutรดt qu'une cour. Tossefot objecte depuis Soucca : deux cรดtรฉs face ร  face ne reรงoivent pas le bord du plafond, car c'est un mabouรฏ ouvert de part en part. Rabbeinou Tam donne ร  l'akhsadra trois cloisons, comme le monde comparรฉ ร  une akhsadra (Bava Batra 25b), et il inverse la leรงon de Kol Gagot : Chmouel refuse ร  trois, il accorde ร  quatre.

26
ืจื‘ ืืžืจ: ืžื•ืชืจ ืœื˜ืœื˜ืœ ื‘ื›ื•ืœื” โ€” ืืžืจื™ื ืŸ ืคื™ ืชืงืจื” ื™ื•ืจื“ ื•ืกื•ืชื. ื•ืฉืžื•ืืœ ืืžืจ: ืื™ืŸ ืžื˜ืœื˜ืœื™ืŸ ืืœื ื‘ืืจื‘ืข ืืžื•ืช โ€” ืœื ืืžืจื™ื ืŸ ืคื™ ืชืงืจื” ื™ื•ืจื“ ื•ืกื•ืชื.

Rav a dit : il est permis de transporter dans toute son รฉtendue, car nous disons pi tikra yored ve-sotem (le bord du plafond descend et bouche). Et Chmouel a dit : on ne transporte que dans quatre amot, car nous ne disons pas que le bord du plafond descend et bouche.

๐Ÿ’ก Explication

Fond de la divergence. Rav : le bord du plafond descend et ferme l'akhsadra, qui devient un domaine oรน l'on transporte partout. Chmouel : ce bord ne fait pas cloison. On reste dans la rรจgle de la plaine : quatre amot.

C'est cette rรจgle que la Guemara voulait retrouver chez Rava et Rabbi Zeira. Le daf s'arrรชte sur l'รฉnoncรฉ. La suite dira si le rapprochement tient.

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Texte hรฉbreu et aramรฉen vocalisรฉ : รฉdition numรฉrique William Davidson du Talmud Koren Noรฉ, via Sefaria (licence CC BY-NC). Traduction franรงaise, notes et schรฉmas : Chiourim BA (licence CC BY 4.0).