Eruvin 3a โ€” L'amaltera, la kora au-dessus de vingt amot et le parallรจle avec la soukka

Eruvin 3a

Sougya : La Guemara poursuit son objection contre Rav : si les Sages tirent la hauteur maximale du mavoy (20 amot) du petach de l'heikhal, une amaltera (corniche dรฉcorative) ne devrait pas permettre de dรฉpasser vingt amot, puisque l'heikhal avait des amalteraot et ne mesurait pourtant que vingt. Or Rabbi Ile'a rapporte au nom de Rav que l'amaltera dispense de diminuer.

Rav Yosef rรฉpond que c'est une beraita ; Abaye objecte qu'elle contredit tout de mรชme Rav, et l'on rรฉpond qu'il s'agit d'une discussion de Tanaim. Rav Nahman bar Yitshak explique autrement : la kora sert de hekker (signe visible), et l'heikhal n'est qu'un moyen mnรฉmotechnique.

On dรฉfinit ensuite l'amaltera (nids sculptรฉs ou poutres de cรจdre). La seconde partie traite d'une kora ou d'un skhakh situรฉs en partie sous vingt amot et en partie au-dessus : Rabba distingue mavoy et soukka, selon deux versions opposรฉes, avec les explications de Rava de Parzakya et de Ravina.

L'objection de l'amaltera contre Rav Rav : les Sages apprennent de l'heikhal (20 amot). Or l'heikhal avait des amalteraot et ne dรฉpassait pas 20. Donc chez Rav, l'amaltera ne devrait rien changer. Mais R. Ile'a au nom de Rav : avec amaltera, pas besoin de diminuer. Rav Yosef : la rรจgle de l'amaltera vient d'une beraita. Abaye : mรชme une beraita contredit Rav. Rรฉponse de Rav Les deux beraitot se contredisent de toute faรงon : c'est une discussion de Tanaim. Rav suit le Tana de l'heikhal ; l'autre Tana valide l'amaltera. Rav Nahman bar Yitshak Sans Rav, pas de contradiction : la kora sert de hekker (signe vu). L'amaltera attire le regard. L'heikhal n'est qu'un simana (aide-mรฉmoire pour le chiffre 20).
L'objection de l'amaltera contre Rav et les deux maniรจres de la rรฉsoudre.
Kora ou skhakh en partie au-dessus de 20 amot : deux versions de Rabba Explication Version 1 : mavoy kasher, soukka passoul Version 2 : mavoy passoul, soukka kasher Kalouch (amincir) Mavoy : on amincit la kora. Soukka : amincie, plus de soleil que d'ombre. Rejetรฉ : la kora serait emportรฉe par le vent ; "broches de mรฉtal" valent pour les deux. Soukka : on amincit le skhakh. Mavoy : kora emportรฉe par le vent. Rejetรฉ : mรชme argument inverse, "ombre plus que soleil" vaut pour les deux. Rava de Parzakya Soukka d'un seul : il ne s'en souviendra pas. Mavoy de plusieurs : ils se le rappellent l'un ร  l'autre. Soukka d'un seul : il s'en charge. Mavoy de plusieurs : chacun compte sur l'autre. "Marmite d'associรฉs : ni chaude ni froide" Ravina Soukka de la Torah : on est plus strict. Mavoy rabbinique : pas de rigueur. Soukka de la Torah : pas besoin de renfort. Mavoy rabbinique : besoin de renfort. Conclusion : Rabba bar Rav Oula, les deux passoul ; Rava, les deux kasher.
Les deux versions de Rabba sur la kora ou le skhakh ร  cheval sur la limite des 20 amot, avec les trois explications.
1
ืœื ืชื™ื”ื ื™ ืœื™ื” ืืžืœืชืจื, ื“ื”ื ื”ื™ื›ืœ ืืžืœืชืจื ื”ื•ื™ื ืœื™ื”, ื•ืืคื™ืœื• ื”ื›ื™ โ€” ืขืฉืจื™ื ืืžื” ื”ื•ื ื“ื’ื‘ื•ื”, ื“ืชื ืŸ: ื—ืžืฉ ืืžืœืชืจืื•ืช ืฉืœ ืžื™ืœื” ื”ื™ื• ืขืœ ื’ื‘ื™ื•, ื–ื• ืœืžืขืœื” ืžื–ื•, ื•ื–ื• ืœืžืขืœื” ืžื–ื•.

(Selon Rav), l'amaltera ne devrait pas รชtre efficace, car l'heikhal avait une amaltera et, malgrรฉ cela, il n'รฉtait haut que de vingt amot ; comme nous l'avons appris (dans une michna) : cinq amalteraot de bois de mila รฉtaient au-dessus de lui, l'une au-dessus de l'autre, et l'autre encore au-dessus de celle-ci.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ืœื ืชื™ื”ื ื™ ืœื™ื” ืืžืœืชืจื ืœืื›ืฉื•ืจื™ ื’ื•ื‘ื”ื• ื™ื•ืชืจ ืžื›' ืœืงืžืŸ ืžืคืจืฉ ืžืื™ ืืžืœืชืจื ื•ื”ื™ื›ื ืชื ื™ ื“ืžื”ื ื™ื:
Pour rendre valable (le mavoy) dont la hauteur dรฉpasse vingt. Plus loin on explique ce qu'est une amaltera et oรน l'on enseigne qu'elle est efficace.
ืฉืœ ืžื™ืœื” ืขืฅ ืฉื’ื“ื™ืœื™ืŸ ื‘ื• ืžื™ืœื™ืŸ ื•ื”ื ืขืคืฆื™ื ื•ื‘ืœืขื– ื’ืœื"ืฉ:
Un bois sur lequel poussent des milin, ce sont des noix de galle ; en langue vernaculaire, glans.
๐Ÿ’ก Explication

Suite de l'objection contre Rav. Rav a dit que les Sages tirent la hauteur maximale du mavoy (20 amot) du petach de l'heikhal. Or l'heikhal possรฉdait des amalteraot (corniches ou ornements en saillie au-dessus de l'entrรฉe) et n'avait pourtant que vingt amot. Une amaltera ne devrait donc pas permettre, chez les Sages selon Rav, une kora placรฉe plus haut que vingt.

2
ื•ื”ืื™ ืžืื™ ืชื™ื•ื‘ืชื? ื“ื™ืœืžื ื›ื™ ืชื ื™ื ื”ื”ื™ื ื“ืืžืœืชืจืื•ืช, ื‘ืื•ืœื ืชื ื™ื?

Et quelle rรฉfutation est-ce lร  ? Peut-รชtre, quand on a enseignรฉ cette (michna) des amalteraot, on l'a enseignรฉe ร  propos de l'oulam ?

๐Ÿ’ก Explication

L'oulam (vestibule) avait une entrรฉe de 40 amot. Si les amalteraot รฉtaient sur l'oulam, l'heikhal n'en avait peut-รชtre pas, et l'objection tombe.

3
ื•ื”ืื™ ืžืื™ ืงื•ืฉื™ื? ื“ื™ืœืžื ืชื‘ื ื™ืช ื”ื™ื›ืœ ื›ืชื‘ื ื™ืช ืื•ืœื?

Et quelle difficultรฉ est-ce lร  ? Peut-รชtre la forme de l'heikhal รฉtait comme la forme de l'oulam ?

๐Ÿ’ก Explication

On rรฉpond qu'il est plausible que l'heikhal ait รฉtรฉ construit sur le mรชme modรจle que l'oulam, avec des amalteraot lui aussi. L'objection demeure donc possible, et la Guemara en donne maintenant la vraie force au segment suivant.

4
ืืœืžื” ืืžืจ ืจื‘ื™ ืื™ืœืขื ืืžืจ ืจื‘: ืจื—ื‘ื” ืืจื‘ืขื”, ืืฃ ืขืœ ืคื™ ืฉืื™ื ื” ื‘ืจื™ืื”. ื•ืื ื™ืฉ ืœื” ืืžืœืชืจื ืืคื™ืœื• ื’ื‘ื•ื”ื” ื™ื•ืชืจ ืžืขืฉืจื™ื ืืžื” ืื™ื ื• ืฆืจื™ืš ืœืžืขื˜.

Pourquoi donc Rabbi Ile'a a-t-il dit au nom de Rav : (si la kora est) large de quatre (tefahim), (elle est valable) mรชme si elle n'est pas solide ; et si elle a une amaltera, mรชme si elle est haute de plus de vingt amot, on n'a pas besoin de diminuer ?

๐Ÿ“œ Rachi (3)
ืืœืžื” ืืžืจ ืจ' ืื™ืœืขื ื›ื•' ื”ืฉืชื ืงื ืžืกื™ืง ืœืคื™ืจื›ื™ื” ื“ืืฉื›ื—ืŸ ื“ืžื”ื ื™ื ืืžืœืชืจื ืืœื™ื‘ื ื“ืจื‘ ื•ืžืขื™ืงืจื ืœื ืฉื‘ืงื™ื” ืœืืกื•ืงื™ ืœืžืœืชื™ื” ืขื“ ื“ืกืชืจ ืœื™ื” ืœืชื™ื•ื‘ืชื:
Maintenant il conclut son objection : nous trouvons que l'amaltera est efficace selon Rav. Au dรฉbut on ne l'a pas laissรฉ achever son propos jusqu'ร  ce qu'il ait repoussรฉ la rรฉfutation.
ืจื—ื‘ื” ื“' ืื ื”ื™ืชื” ืงื•ืจื” ืจื—ื‘ื” ื“' ื˜ืคื—ื™ื ืืข"ืค ืฉื”ื™ื ื“ืงื” ื•ืื™ื ื” ื—ื–ืงื” ืœืงื‘ืœ ืืจื™ื— ื›ืฉื™ืจื” ื•ื”ื ื“ืชื ืŸ ื‘ืžืชื ื™ืชื™ืŸ (ืœืงืžืŸ ืขื™ืจื•ื‘ื™ืŸ ื“' ื™ื’:) ื‘ืจื™ืื” ื›ื“ื™ ืœืงื‘ืœ ืืจื™ื— ื›ืฉืื™ื ื” ืจื—ื‘ื” ื“' ื˜ืคื—ื™ื ืงืืžืจ:
Si la kora รฉtait large de quatre tefahim, bien qu'elle soit mince et pas assez forte pour recevoir un ariah (demi-brique), elle est valable. Et ce que nous avons appris dans la michna (plus loin, Eruvin 13b) ยซ solide pour recevoir un ariah ยป, il le dit pour le cas oรน elle n'est pas large de quatre tefahim.
ื•ืื ื™ืฉ ืœื” ืืžืœืชืจื ื›ื•' ืชืจืชื™ ืžื™ืœื™ ืงืืžืจ ืจื‘ ื•ืœืงื•ืœื:
Rav dit deux choses, et toutes deux dans le sens de la souplesse.
๐Ÿ’ก Explication

Voici le cล“ur de l'objection : Rav lui-mรชme reconnaรฎtrait qu'une amaltera permet de dรฉpasser vingt amot. Si les Sages apprenaient vraiment de l'heikhal, qui avait des amalteraot et ne dรฉpassait pas vingt, cette rรจgle serait impossible. Rav contredit donc Rav.

Deux lรฉniences : une kora large de 4 tefahim n'a pas besoin d'รชtre bria (assez solide pour porter un ariah, une demi-brique) ; et l'amaltera dispense de diminuer la hauteur.

5
ืืžืจ ืจื‘ ื™ื•ืกืฃ: ืืžืœืชืจื ืžืชื ื™ืชื ื”ื™ื, ืžืืŸ ืงืชื ื™ ืœื”?

Rav Yosef a dit : l'amaltera est une beraita. Qui l'enseigne ?

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืืžืจ ืจื‘ ื™ื•ืกืฃ ื”ื ืืžืœืชืจื ื“ืื™ื™ืชื•ื” ืžืฉืžื™ื” ื“ืจื‘ ืœื ืจื‘ ืืžืจื” ื“ืชื™ืงืฉื™ ื“ืจื‘ ืื“ืจื‘ ืืœื ืžืชื ื™ืช' ื”ื™ื:
Cette amaltera qu'on a rapportรฉe au nom de Rav, ce n'est pas Rav qui l'a dite, de sorte que Rav contredirait Rav ; c'est une beraita.
๐Ÿ’ก Explication

Rav Yosef dรฉtache la rรจgle de l'amaltera de Rav : c'est une beraita, et Rav n'est pas tenu de la suivre. La question ยซ qui l'enseigne ? ยป sous-entend qu'elle n'est pas d'une autoritรฉ certaine.

6
ืืžืจ ืื‘ื™ื™: ื•ื”ื ื—ืžื ื‘ืจื™ื” ื“ืจื‘ื” ื‘ืจ ืื‘ื•ื” ืงืชื ื™ ืœื”, ื•ืชื™ื”ื•ื™ ืืžืœืชืจื ืžืชื ื™ืชื ื•ืชื™ืงืฉื™ ืœืจื‘!

Abaye a dit : mais c'est Hama, fils de Rabba bar Avouh, qui l'enseigne ! Et mรชme si l'amaltera est une beraita, qu'elle contredise Rav !

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื•ืชื™ืงืฉื™ ืœืจื‘ ื“ื”ื ื—ื–ื™ื ืŸ ื”ื›ื ื“ืœื ื’ืžืจื™ ืจื‘ื ืŸ ืžื”ื™ื›ืœ ืžื“ืชืงื ื™ ื“ืืžืœืชืจื ืžื”ื ื™ื:
Car nous voyons ici que les Sages n'apprennent pas de l'heikhal, puisqu'ils enseignent que l'amaltera est efficace.
๐Ÿ’ก Explication

Abaye rรฉpond que cette beraita est fiable (Hama l'enseigne). Une beraita qui valide l'amaltera montre que les Sages n'apprennent pas de l'heikhal : elle contredit l'explication de Rav.

7
ืืžืจ ืœืš ืจื‘: ื“ืœ ืื ื ืžื”ื›ื, ืžืชื ื™ื™ืชื ืžื™ ืœื ืงืฉื™ื™ืŸ ืื”ื“ื“ื™? ืืœื ืžืื™ ืื™ืช ืœืš ืœืžื™ืžืจ โ€” ืชื ืื™ ื”ื™ื, ืœื“ื™ื“ื™ ื ืžื™ ืชื ืื™ ื”ื™ื.

Rav te dira : retire-moi d'ici ; les beraitot ne se contredisent-elles pas l'une l'autre ? Qu'as-tu ร  dire, sinon que c'est une discussion de Tanaim ?

Pour moi aussi, c'est une discussion de Tanaim.

๐Ÿ“œ Rachi (4)
ื“ืœ ืื ื ืžื”ื›ื ื”ืจื™ืžื ื™ ืžื™ื›ืŸ ื›ืื™ืœื• ืฉืชืงืชื™ ื•ืœื ืืžืจืชื™ ื“ื‘ืจ ื–ื”:
Enlรจve-moi d'ici, comme si je m'รฉtais tu et n'avais pas dit cette chose.
ืžืชื ื™ื™ืชื ืžื™ ืœื ืงืฉื™ื™ืŸ ืื”ื“ื“ื™ ื“ื”ื ืชื ื™ื ืœืขื™ืœ ื‘ื”ื“ื™ื ืžื‘ื•ื™ ืฉื”ื•ื ื’ื‘ื•ื” ืžื›' ื™ื•ืชืจ ืžืคืชื—ื• ืฉืœ ื”ื™ื›ืœ ืืœืžื ืจื‘ื ืŸ ืžื”ืชื ื’ืžืจื™:
Car on a enseignรฉ plus haut explicitement ยซ un mavoy plus haut que vingt, plus que le petach de l'heikhal ยป ; les Sages apprennent donc de lร .
ืชื ืื™ ื”ื™ื ืชื ื ื“ืœืขื™ืœ ื“ืกื‘ื™ืจื ืœื™ื” ื“ืจื‘ื ืŸ ืžื”ื™ื›ืœ ื’ืžืจื™ ื•ืืžืœืชืจื ืœื ืžื”ื ื™ื ื•ื”ืื™ ืชื ื ื“ืืžืœืชืจื ืกื‘ืจ ืœืื• ืžื”ื™ื›ืœ ื’ืžืจื™:
Le Tana citรฉ plus haut tient que les Sages apprennent de l'heikhal et que l'amaltera n'est pas efficace ; et ce Tana de l'amaltera tient qu'ils n'apprennent pas de l'heikhal.
ืœื“ื™ื“ื™ ื ืžื™ ืชื ืื™ ื”ื™ื ื•ืื ื ื›ืชื ื ื“ืœืขื™ืœ ืืžืจื™:
Et moi je parle selon le Tana citรฉ plus haut.
๐Ÿ’ก Explication

Rav se dรฉfend : la contradiction existe entre les deux beraitot elles-mรชmes, indรฉpendamment de lui. L'une parle de ยซ plus que le petach de l'heikhal ยป, l'autre valide l'amaltera. Il faut donc dire que ce sont deux Tanaim en dรฉsaccord, et Rav suit le premier.

8
ืจื‘ ื ื—ืžืŸ ื‘ืจ ื™ืฆื—ืง ืืžืจ: ื‘ืœื ืจื‘ โ€” ืžืชื ื™ื™ืชื ืื”ื“ื“ื™ ืœื ืงืฉื™ื™ืŸ: ืœืจื‘ื ืŸ ืงื•ืจื” ื˜ืขืžื ืžืื™ โ€” ืžืฉื•ื ื”ื™ื›ืจื, ื•ื”ืื™ ื“ืงืชื ื™ ืดื™ืชืจ ืžืคืชื—ื• ืฉืœ ื”ื™ื›ืœืด โ€” ืกื™ืžื ื ื‘ืขืœืžื.

Rav Nahman bar Yitshak a dit : sans Rav, les beraitot ne se contredisent pas. Pour les Sages, quelle est la raison de la kora ?

ร€ cause du hekker (signe visible). Et ce qu'on enseigne ยซ plus que le petach de l'heikhal ยป n'est qu'un simple moyen mnรฉmotechnique.

๐Ÿ“œ Rachi (5)
ื‘ืœื ืจื‘ ืื™ ืœื ื”ื•ื” ืžืคืจืฉ ืจื‘ ืœืžืชื ื™ืชื ืงืžื™ื™ืชื ื•ื™ืœื™ืฃ ืžื™ื ื” ื“ืจื‘ื ืŸ ืžื”ื™ื›ืœ ื’ืžืจื™:
Si Rav n'avait pas expliquรฉ la premiรจre beraita et n'en avait pas tirรฉ que les Sages apprennent de l'heikhal.
ืžืชื ื™ื™ืชื ืื”ื“ื“ื™ ืœื ืงืฉื™ื™ืŸ ื“ื‘ื™ืŸ ืœื”ื”ื™ื ืžืชื ื™ืชื™ืŸ ื•ื‘ื™ืŸ ืœื”ื ืžืชื ื™ืชื™ืŸ ื“ืืžืœืชืจื:
Ni cette beraita-lร , ni celle de l'amaltera.
ืงื•ืจื” ืœืจื‘ื ืŸ ื˜ืขืžื ืžืื™ ื‘ืขื• ืชื•ืš ื›' ืืžื”:
Ils exigent (qu'elle soit) ร  moins de vingt amot.
ืžืฉื•ื ื”ื™ื›ืจ ื“ืœื™ื—ื–ื• ืื™ื ืฉื™ ื•ืœื™ื“ืขื• ื“ืชืงื ืชื ืขื‘ื•ื“ ื•ืœื ืœื™ืชื™ ืœืื™ื—ืœื•ืคื™ ื‘ืจื”"ืจ ื•ืžืฉื•ื ื”ื›ื™ ืžื”ื ื™ื ืืžืœืชืจื ื“ื›ื™ื•ืŸ ื“ืžื™ืกืชื›ืœื™ ื‘ื” ืื™ื ืฉื™ ืืคื™ืœื• ืœืžืขืœื” ืžื›' ืืžื” ืื™ื›ื ื”ื™ื›ืจื:
Pour que les gens la voient et sachent qu'on a fait une rรฉparation (tikkoun), et qu'on ne vienne pas ร  confondre avec le domaine public. C'est pourquoi l'amaltera est efficace : puisque les gens la regardent, mรชme au-dessus de vingt amot il y a un hekker.
ื•ื”ื ื“ืงืชื ื™ ื‘ืžืชื ื™ืชื ืงืžื™ื™ืชื ื™ื•ืชืจ ืžืคืชื—ื• ืฉืœ ื”ื™ื›ืœ ืœืื• ื“ื’ืžืจื™ ืžื”ืชื ืืœื ืกื™ืžื ื ื‘ืขืœืžื ื ืงื˜ ืฉืœื ืชื—ืœื™ืฃ ื’ื™ืจืกื ื“ืขืฉืจื™ื ื•ืชืืžืจ ืœืžืขืœื” ืžืœ' ืื• ืžืืจื‘ืขื™ื ื™ื”ื ืคืชื— ื”ื™ื›ืœ ืกื™ืžืŸ ื‘ื™ื“ืš:
Dans la premiรจre beraita, ยซ plus que le petach de l'heikhal ยป ne veut pas dire qu'on apprend de lร  ; il a seulement pris un signe mnรฉmotechnique, pour que tu ne changes pas la lecture ยซ vingt ยป et ne dises pas ยซ au-dessus de trente ou de quarante ยป : que le petach de l'heikhal soit un signe entre tes mains.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ื•ืจื‘ ื ื—ืžืŸ ื‘ืจ ื™ืฆื—ืง ืื™ ืกื‘ื™ืจื ืœื™ื” ื”ื ื“ืจื‘ื” ื›ื•' ืœืจื‘ื” ื’ื•ืคื™ื” ื”ื•ื” ืžืฆื™ ืœืžื™ืคืจืš ื“ืื™ืช ืœื™ื” ื‘ืคืจืงื™ืŸ (ื“' ื™ื‘:) ื“ืงื•ืจื” ืžืฉื•ื ื”ื™ื›ืจื ืืœื ืžืฉื•ื ื“ืจื‘ ื ื—ืžืŸ ืžืคืจืฉ ื‘ื”ื“ื™ื ื“ืคืœื™ื’ื™ ื‘ื”ื™ื›ืจ ืคืจื™ืš ืœืžื” ืœื”ื• ืœืื™ืคืœื•ื’ื™ ื‘ืชืจืชื™:
Il aurait pu objecter ร  Rabba lui-mรชme, qui tient dans notre chapitre (12b) que la kora sert de hekker. Mais parce que Rav Nahman bar Yitshak explique expressรฉment qu'ils divergent sur le hekker, il objecte : pourquoi devraient-ils diverger sur deux cas ?
๐Ÿ’ก Explication

Nouvelle approche : les Sages n'apprennent rien de l'heikhal. La kora a pour fonction le hekker : un signe visible qui rappelle que le mavoy n'est pas le domaine public. Au-delร  de vingt amot, on ne la remarque plus ; l'amaltera, elle, attire le regard. Le chiffre de l'heikhal (20) sert seulement de simana, un aide-mรฉmoire contre une erreur de transmission.

9
ื•ืจื‘ ื ื—ืžืŸ ื‘ืจ ื™ืฆื—ืง, ื”ื ื™ื—ื ืื™ ืœื ืกื‘ื™ืจื ืœื™ื” ื”ื ื“ืจื‘ื”, ืืœื ืื™ ืกื‘ื™ืจื ืœื™ื” ื”ื ื“ืจื‘ื”, ื“ืืžืจ ืจื‘ื”, ื›ืชื™ื‘: ืดืœืžืขืŸ ื™ื“ืขื• ื“ื•ืจื•ืชื™ื›ื ื›ื™ ื‘ืกื›ื•ืช ื”ื•ืฉื‘ืชื™ืด, ืขื“ ืขืฉืจื™ื ืืžื” ืื“ื ื™ื•ื“ืข ืฉื“ืจ ื‘ืกื•ื›ื”, ืœืžืขืœื” ืžืขืฉืจื™ื ืืžื” ืื™ืŸ ืื“ื ื™ื•ื“ืข, ืžืฉื•ื ื“ืœื ืฉืœื˜ื ื‘ื™ื” ืขื™ื ื.

Et Rav Nahman bar Yitshak : c'est bien s'il ne tient pas cet enseignement de Rabba. Mais s'il tient cet enseignement de Rabba ?

Car Rabba a dit : il est รฉcrit ยซ Afin que vos gรฉnรฉrations sachent que Je les ai fait rรฉsider dans des soukkot ยป : jusqu'ร  vingt amot, l'homme sait qu'il demeure dans une soukka ; au-dessus de vingt amot, l'homme ne le sait pas, parce que l'ล“il ne l'atteint pas.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืื™ ืกื‘ื™ืจื ืœื™ื” ื”ื ื“ืจื‘ื” ื“ื˜ืขืžื™ื™ื”ื• ื“ืจื‘ื ืŸ ื‘ืกื•ื›ื” ื ืžื™ ืžืฉื•ื ื”ื™ื›ืจ:
Que la raison des Sages pour la soukka aussi est le hekker.
๐Ÿ’ก Explication

Rabba (Soukka 2a) expliquรฉ l'invaliditรฉ d'une soukka de plus de vingt amot par le verset Vayikra 23:43 : l'ล“il ne domine pas (la chalta bei eina) un skhakh placรฉ si haut. La raison est donc aussi la visibilitรฉ.

10
ืืœืžื ื’ื‘ื™ ืกื•ื›ื” ื ืžื™ ื‘ื”ื™ื›ืจื ืคืœื™ื’ื™, ืื™ืคืœื•ื’ื™ ื‘ืชืจืชื™ ืœืžื” ืœื™?

Il en ressort que pour la soukka aussi ils divergent sur le hekker. Pourquoi ai-je besoin qu'ils divergent sur deux cas ?

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืœืžื” ืœื”ื• ืœืจื‘ื ืŸ ื•ืœืจ' ื™ื”ื•ื“ื” ืœืคืœื•ื’ื™ ื‘ืชืจืชื™:
Pour les Sages et Rabbi Yehouda, (pourquoi) diverger sur deux cas.
๐Ÿ’ก Explication

Les Sages et Rabbi Yehouda divergent dรฉjร  sur la soukka au-dessus de vingt. Si leur discussion sur le mavoy porte sur le mรชme principe (le hekker), elle serait redondante.

11
ืฆืจื™ื›ื, ื“ืื™ ืืฉืžืขื™ื ืŸ ื’ื‘ื™ ืกื•ื›ื” โ€” ื‘ื”ื ืงืืžืจ ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ื›ื™ื•ืŸ ื“ืœื™ืฉื™ื‘ื” ืขื‘ื™ื“ื, ืฉืœื˜ื ื‘ื™ื” ืขื™ื ื. ืื‘ืœ ืžื‘ื•ื™, ื“ืœื”ื™ืœื•ืš ืขื‘ื™ื“ โ€” ืื™ืžื ืžื•ื“ื” ืœื”ื• ืœืจื‘ื ืŸ. ื•ืื™ ืืฉืžืขื™ื ืŸ ื‘ื”ื โ€” ื‘ื”ื ืงืืžืจื™ ืจื‘ื ืŸ, ืื‘ืœ ื‘ื”ืš ืื™ืžื ืžื•ื“ื• ืœื™ื” ืœืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื”. ืฆืจื™ื›ื.

C'est nรฉcessaire. Car si on nous l'avait appris pour la soukka : dans ce cas Rabbi Yehouda dit (qu'elle est valable), puisqu'elle est faite pour y habiter, l'ล“il l'atteint ; mais le mavoy, qui est fait pour y passer, dis qu'il reconnaรฎt (la position) des Sages.

Et si on nous l'avait appris dans ce cas-ci : dans ce cas les Sages le disent, mais dans l'autre, dis qu'ils reconnaissent (la position) de Rabbi Yehouda. C'est nรฉcessaire.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืžื‘ื•ื™ ื“ืœื”ื™ืœื•ืš ืขื‘ื™ื“ ื›ืœื•ืžืจ ื”ืžื”ืœืš ืื™ื ื• ืžื‘ื™ื˜ ืœืžืขืœื”:
C'est-ร -dire : celui qui marche ne regarde pas vers le haut.
๐Ÿ’ก Explication

Structure classique de tserikha (les deux cas sont nรฉcessaires). La soukka sert ร  demeurer : on finit par lever les yeux. Le mavoy sert ร  passer : on ne regarde pas en haut. Chaque cas pourrait donc donner une conclusion diffรฉrente, d'oรน la nรฉcessitรฉ des deux discussions.

12
ืžืื™ ืืžืœืชืจื? ืจื‘ ื—ืžื ื‘ืจื™ื” ื“ืจื‘ื” ื‘ืจ ืื‘ื•ื” ืืžืจ: ืงื™ื ื™. ื›ื™ ืืชื ืจื‘ ื“ื™ืžื™ ืืžืจ, ืืžืจื™ ื‘ืžืขืจื‘ื: ืคืกืงื™ ื“ืืจื–ื.

Qu'est-ce que l'amaltera ? Rav Hama, fils de Rabba bar Avouh, a dit : des kinei (nids).

Quand Rav Dimi est venu, il a dit : on dit en Occident : des pisqei de-arza (tronรงons de cรจdre).

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ืงื™ื ื™ ื›ื’ื•ืŸ ืงื™ื ื™ ืขื•ืคื•ืช ื”ื™ื• ื‘ื•ืœื˜ื™ืŸ ืžืชื—ืช ื”ืื•ืœื ืœืžืขืœื” (ืžืœ') ืžืŸ ื”ืคืชื—:
Comme des nids d'oiseaux, qui faisaient saillie sous l'oulam, au-dessus de l'entrรฉe.
ืคืกืงื™ ื“ืืจื–ื ื›ืœื•ื ืกื•ืช ืฉืœ ืืจื– ืืจื•ื›ื™ืŸ ืชื—ื•ื‘ื™ืŸ ื‘ื›ื•ืชืœ ื•ืื™ื™ื“ื™ ื“ื ืคื™ืฉ ืžืฉื›ื™ื” ืื•ืจืš ื“ื™ื“ื”ื• ื—ื–ื• ืœื”ื• ืื™ื ืฉื™ ื•ืื™ื›ื ื”ื™ื›ืจื:
De longues perches de cรจdre fichรฉes dans le mur ; et comme leur longueur est grande, les gens les voient et il y a un hekker.
๐Ÿ’ก Explication

Deux dรฉfinitions : kinei, des sculptures en forme de nids d'oiseaux ; ou pisqei de-arza, des poutres de cรจdre. Dans les deux cas, on cherche un objet qui attire le regard au-dessus de vingt amot. L'Occident (Maarava) dรฉsigne la terre d'Israรซl.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Qu'est-ce que l'amaltera ? Rav Hama : kinei (nids) Sculptures en forme de nids d'oiseaux Objet รฉtonnant : on le regarde Poutres de cรจdre : non Occident : pisqei de-arza Longues poutres de cรจdre Objet de valeur : on en parle ร€ plus forte raison les nids Critรจre commun : le hekker, le regard est attirรฉ au-dessus de 20 amot
Les deux dรฉfinitions de l'amaltera et leur rapport de kal va-homer.
13
ืžืืŸ ื“ืืžืจ ืคืกืงื™ ื“ืืจื–ื, ื›ืœ ืฉื›ืŸ ืงื™ื ื™. ืžืืŸ ื“ืืžืจ ืงื™ื ื™, ืื‘ืœ ืคืกืงื™ ื“ืืจื–ื ืœื.

Celui qui dit ยซ tronรงons de cรจdre ยป, ร  plus forte raison les nids. Celui qui dit ยซ nids ยป, mais les tronรงons de cรจdre, non.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ืžืืŸ ื“ืืžืจ ืคืกืงื™ ืื™ื›ื ื”ื™ื›ืจื ืœืžื‘ื•ื™:
Il y a un hekker pour le mavoy.
ื›ืœ ืฉื›ืŸ ืงื™ื ื™ ื“ืื™ื™ื“ื™ ื“ื—ืฉื™ื‘ื™ ื•ืžื™ืœืชื ื“ืชืžื™ื”ื ื”ื™ื ืžืกืชื›ืœื™ ื‘ื”ื• ืื™ื ืฉื™ ื•ื—ื–ื• ืœืงื•ืจื”:
Parce qu'ils sont importants et que c'est une chose รฉtonnante, les gens les regardent et voient la kora.
๐Ÿ’ก Explication

Un kal va-homer ร  sens unique : les nids sculptรฉs, objet curieux, attirent davantage le regard que de simples poutres.

14
ื•ืžืืŸ ื“ืืžืจ ืคืกืงื™ ื“ืืจื–ื ืžืื™ ื˜ืขืžื โ€” ืžืฉื•ื ื“ื ืคื™ืฉ ืžืฉื›ื™ื”. ื•ื”ื ืกื•ื›ื” ื“ื ืคื™ืฉ ืžืฉื›ื™ื”, ื•ืงืืžืจื™ ืจื‘ื ืŸ ื“ืœื!

Et celui qui dit ยซ tronรงons de cรจdre ยป, quelle est la raison ? Parce que leur longueur est grande.

Mais la soukka, dont la longueur est grande, et les Sages disent que non !

๐Ÿ’ก Explication

Si la longueur suffisait ร  crรฉer le hekker, une soukka longue devrait รชtre valable au-dessus de vingt amot. Les Sages l'invalident : la longueur n'est donc pas la raison.

15
ืืœื: ื›ื™ื•ืŸ ื“ืงื ื—ืฉื™ื‘ ืื™ืช ืœื™ื” ืงืœื.

Plutรดt : puisque c'est (un objet) important, il fait parler de lui.

๐Ÿ’ก Explication

Le cรจdre est un bois prรฉcieux : il a du kala (renom). On en parle, on le montre, et la kora devient visible.

16
ืžืงืฆืช ืงื•ืจื” ื‘ืชื•ืš ืขืฉืจื™ื, ื•ืžืงืฆืช ืงื•ืจื” ืœืžืขืœื” ืžืขืฉืจื™ื, ืžืงืฆืช ืกื›ืš ื‘ืชื•ืš ืขืฉืจื™ื, ื•ืžืงืฆืช ืกื›ืš ืœืžืขืœื” ืžืขืฉืจื™ื? ืืžืจ ืจื‘ื”: ื‘ืžื‘ื•ื™ ื›ืฉืจ, ื‘ืกื•ื›ื” ืคืกื•ืœ.

Une partie de la kora ร  moins de vingt et une partie de la kora au-dessus de vingt ; une partie du skhakh ร  moins de vingt et une partie du skhakh au-dessus de vingt ? Rabba a dit : pour le mavoy, kasher ; pour la soukka, passoul.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืžืงืฆืช ืขื•ื‘ื™ ื”ืงื•ืจื” ื‘ืชื•ืš ื›' ื•ืžืงืฆืชื” ืœืžืขืœื” ื•ื›ืŸ ืขื•ื‘ื™ ืกื›ื›ื” ืฉืœ ืกื•ื›ื”:
L'รฉpaisseur de la kora (se trouve) en partie ร  moins de vingt et en partie au-dessus ; de mรชme l'รฉpaisseur du skhakh de la soukka.
๐Ÿ’ก Explication

Cas limite : l'รฉpaisseur de la kora (ou du skhakh) traverse la ligne des vingt amot. Selon cette premiรจre version, Rabba valide le mavoy et invalide la soukka.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Une รฉpaisseur ร  cheval sur la limite de 20 amot limite : 20 amot Kora du mavoy Skhakh de la soukka partie au-dessus partie en dessous partie au-dessus partie en dessous sol Rabba (v.1) : kasher Rabba (v.1) : passoul Kalouch : on considรจre la partie supรฉrieure comme retirรฉe
L'รฉpaisseur de la kora ou du skhakh traverse la ligne des 20 amot.
17
ืžืื™ ืฉื ื ื‘ืžื‘ื•ื™ ื“ื›ืฉืจ, ื“ืืžืจื™ื ืŸ ืงืœื•ืฉ? ืกื•ื›ื” ื ืžื™ ืœื™ืžื ืงืœื•ืฉ!

En quoi le mavoy diffรจre-t-il, qu'il soit kasher ? Parce que nous disons kalouch (amincis).

Pour la soukka aussi, disons kalouch !

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืงืœื•ืฉ ืจื•ืื™ืŸ ื›ืื™ืœื• ื ื™ื˜ืœ ืื•ืชื• ื”ืขื•ื‘ื™ ื”ื™ื•ืฆื ืœืžืขืœื” ื•ืชื”ื ืงื•ืจื” ื“ืงื”:
On considรจre comme si l'รฉpaisseur qui dรฉpasse vers le haut รฉtait enlevรฉe, et la kora serait mince.
๐Ÿ’ก Explication

Kalouch : on considรจre la partie situรฉe au-dessus de vingt comme retirรฉe. Il reste une kora plus mince, entiรจrement sous vingt. Pourquoi ne pas raisonner ainsi pour le skhakh ?

18
ืื™ ืงืœืฉืช โ€” ื”ื•ื™ื ืœื” ื—ืžืชื” ืžืจื•ื‘ื” ืžืฆื™ืœืชื”.

Si tu amincis, la soukka devient hamata meroubba mi-tsilata (plus de soleil que d'ombre).

๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ืื™ ืงืœืฉืช ื”ื•ื™ ืœื” ื—ืžืชื” ืžืจื•ื‘ื” ืžืฆื™ืœืชื” ืžืคืจ' ืจ"ื™ ื—ืžืชื” ืžืจื•ื‘ื” ืžืฆื™ืœืชื” ืข"ื™ ืฉื™ื‘ื ื”ืจื•ื— ื•ื™ืคื–ืจ ืขื“ ืฉืชื”ื ื—ืžืชื” ืžืจื•ื‘ื” ืžืฆื™ืœืชื” ื“ืื™ ืข"ื™ ืงืœื™ืฉื” ืœื—ื•ื“ื” ืชื”ื ื—ืžืชื” ืžืจื•ื‘ื” ื”ื™ื›ื™ ืžื›ืฉืจ' ืœื” ื‘ืœื™ืฉื ื ื‘ืชืจื ื”ื ืื™ืŸ ืกื›ืš ืคืกื•ืœ ืžืฆื˜ืจืฃ ื‘ื”ื“ื™ ืกื›ืš ื›ืฉืจ ื›ื“ืืžืจื™' ื‘ืกื•ื›ื” (ื“' ื˜:) ื’ื‘ื™ ื”ืขื•ืฉื” ืกื•ื›ืชื• ืชื—ืช ื”ืื™ืœืŸ ื•ืงืฉื™ื ื“ืืžืจ ื‘ืคืจืง ืงืžื ื“ืกื•ื›ื” (ื“' ื“.) ื”ื™ืชื” ื’ื‘ื•ื”ื” ืžื›' ืืžื” ื•ื”ื•ืฆื™ืŸ ื™ื•ืจื“ื™ืŸ ื‘ืชื•ืš ื›' ืื ืฆื™ืœืชื” ืžืจื•ื‘ื” ืžื—ืžืชื” ื›ืฉื™ืจื” ืื ืœืื• ืคืกื•ืœื” ื•ืืžืื™ ื›ืฉื™ืจื” ื•ื”ืœื ืื™ ืงืœืฉืช ืœื™ื” ื™ืคืœื• ื”ื”ื•ืฆื™ืŸ ืœืžื˜ื” ื•ืœืœื™ืฉื ื ื‘ืชืจื ื“ื”ื›ื ืืชื™ ืฉืคื™ืจ ื•ืœืจื‘ื ืžืคืจื–ืงื™ื ื ืžื™ ื“ืžืคืจืฉ ืžืฉื•ื ื“ืกื•ื›ื” ื“ื™ื—ื™ื“ ื”ื™ื ื•ืœื ืžื™ื“ื›ืจ ืืชื™ ืฉืคื™ืจ ื“ื’ื‘ื™ ื”ื•ืฆื™ืŸ ืื™ื›ื ืœืžื™ืžืจ ื“ื™ื•ืจื“ื™ืŸ ื”ืจื‘ื” ืœืžื˜ื” ื“ืœื™ื›ื ืœืžื™ื’ื–ืจ ืžื™ื“ื™ ืื‘ืœ ืœืจื‘ื™ื ื ืงืฉื” ื“ืžืฉืžืข ื“ืžืฉื•ื ืกื•ื›ื” ื“ืื•ืจื™ื™ืชื ืคืกื•ืœื” ืžืฉื•ื ืื™ ืงืœืฉืช ื›ื•' ื•ื™"ืœ ื“ื”ืชื ืžื™ื™ืจื™ ืฉื™ืฉ ื”ืจื‘ื” ื”ื•ืฆื™ืŸ ืฉื™ื›ื•ืœื™ืŸ ืœื”ืชืงื™ื™ื ื‘ืงืœ ืขืœ ื™ื“ื™ ืกืžื™ื›ื” ื•ืขื•ื“ ื ื•ื›ืœ ืœื•ืžืจ ื”ื›ื ื“ืื™ ืงืœืฉืช ืœื™ื” ื”ื•ื™ ื—ืžืชื” ืžืจื•ื‘ื” ืข"ื™ ืงืœื™ืฉื” ืœื—ื•ื“ ื•ืžืฆื˜ืจืฃ ืœืกื›ืš ื“ืœืžืขืœื” ืžื›' ื•ืœืœื™ืฉื ื ื‘ืชืจื ื“ืœื ื—ืฉื™ื‘ ื›ืœ ื›ืš ืกื›ืš ืคืกื•ืœ ื”ื•ืื™ืœ ื•ื”ื•ื™ ืกื›ืš ื›ืฉืจ ืื ื”ื™ื” ืœืžื˜ื” ืžื›' ืื‘ืœ ืงืฉื” ื“ื’ื‘ื™ ื”ื•ืฆื™ืŸ ืืžืจื™' ื•ืื ืœืื• ืคืกื•ืœ ื•ืœืœื™ืฉื ื ื‘ืชืจื ื“ื”ื›ื ืžื›ืฉืจื™ื ืŸ ืืคื™ืœื• ื—ืžืชื” ืžืจื•ื‘ื” ืžืฆื™ืœืชื” ืžื™ื”ื• ืœืœื™ืฉื ื ืงืžื ื ื™ื—ื ืื™ ื ืžื™ ื’ื‘ื™ ื”ื•ืฆื™ืŸ ื™ืฉ ืœืคืกื•ืœ ื™ื•ืชืจ ื”ื•ืื™ืœ ื•ืื’ื•ื“ื™ื ืขืœื™ื•ื ื™ื ื•ื”ืชื—ืชื•ื ื™ื ื–ื” ื‘ื–ื” ื“ืื™ ืงืœืฉืช ื™ืคื•ืœ ื”ื›ืœ:
Le Ri explique ยซ plus de soleil que d'ombre ยป : par le fait que le vent viendra et dispersera (le skhakh) jusqu'ร  ce qu'il y ait plus de soleil que d'ombre. Car si, par le seul amincissement, il y avait plus de soleil que d'ombre, comment la valider selon la derniรจre version ? Le skhakh passoul ne se joint pas au skhakh kasher, comme nous le disons dans Soukka (9b) ร  propos de celui qui fait sa soukka sous un arbre. Difficultรฉ : il est dit au premier chapitre de Soukka (4a) : si elle รฉtait plus haute que vingt amot et que des branches pendent ร  moins de vingt, si l'ombre y domine le soleil elle est kasher, sinon passoul. Pourquoi kasher ? Si tu l'amincis, les branches tomberont ! Selon la derniรจre version d'ici, cela va bien ; et selon Rava de Parzakya aussi, qui explique que la soukka est celle d'un seul et qu'il ne s'en souvient pas, cela va bien, car pour les branches on peut dire qu'elles descendent beaucoup plus bas et qu'il n'y a pas lieu de faire une gezera. Mais selon Ravina c'est difficile, car il en ressort que c'est parce que la soukka est de la Torah qu'elle est invalide, du fait de ยซ si tu amincis ยป. On peut rรฉpondre que lร -bas il s'agit de nombreuses branches qui peuvent tenir facilement en s'appuyant. On peut encore dire ici : si tu l'amincis, il y a plus de soleil par le seul amincissement, et cela se joint au skhakh au-dessus de vingt ; et selon la derniรจre version, on ne le considรจre pas vraiment comme skhakh passoul, puisque ce serait un skhakh kasher s'il รฉtait sous vingt. Mais c'est difficile ร  propos des branches, oรน l'on dit ยซ sinon passoul ยป, alors que selon la derniรจre version d'ici on valide mรชme avec plus de soleil que d'ombre. Toutefois selon la premiรจre version cela va bien. Ou bien, pour les branches, il y a davantage lieu d'invalider, puisque celles du haut et celles du bas sont liรฉes les unes aux autres : si tu amincis, tout tombera.
๐Ÿ’ก Explication

Une soukka exige que l'ombre domine le soleil (tsilata meroubba mi-hamata). Si l'on retire en pensรฉe la partie supรฉrieure du skhakh, ce qui reste sous vingt peut ne plus donner assez d'ombre.

Tossefot discute en dรฉtail comment comprendre ยซ plus de soleil ยป (par le vent qui disperse, ou par le seul amincissement) et confronte ce passage ร  Soukka 4a (branches pendantes).

19
ื”ื›ื ื ืžื™, ืื™ ืงืœืฉืช ื”ื•ื™ื ืœื” ืงื•ืจื” ื”ื ื™ื˜ืœืช ื‘ืจื•ื—. ืืœื ืขืœ ื›ืจื—ืš, ื ืขืฉื• ื›ืฉืคื•ื“ื™ืŸ ืฉืœ ืžืชื›ืช. ื”ื›ื ื ืžื™ โ€” ืขืœ ื›ืจื—ืš ื ืขืฉื™ืช ืฆื™ืœืชื” ืžืจื•ื‘ื” ืžื—ืžืชื”!

Ici aussi, si tu amincis, elle devient une kora emportรฉe par le vent ! Il faut donc dire, forcรฉment, qu'elles sont considรฉrรฉes comme des broches de mรฉtal.

Ici aussi, forcรฉment, elle devient (une soukka dont) l'ombre domine le soleil !

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื”ื ื™ื˜ืœืช ื‘ืจื•ื— ืฉื”ืจื™ ืฉื™ืขืจื•ื” ื—ื›ืžื™ื ื‘ืจื™ืื” ื›ื“ื™ ืœืงื‘ืœ ืืจื™ื— ื•ืื™ ืœืื• ื”ื›ื™ ืฉื“ื™ ืœื™ื” ื–ื™ืงื ื”ืœื›ืš ืœื ื—ืฉื™ื‘:
Car les Sages l'ont รฉvaluรฉe ยซ solide pour recevoir un ariah ยป ; sans cela le vent l'emporte, et elle ne compte pas.
๐Ÿ’ก Explication

Rรฉfutation : la kora amincie serait trop faible, emportรฉe par le vent. Si l'on valide malgrรฉ tout, c'est qu'on la considรจre comme des chefoudin (broches de mรฉtal), fines mais solides : l'amincissement est un simple regard juridique. Alors, pour la soukka aussi, on devrait considรฉrer que l'ombre domine toujours. La distinction par kalouch ne tient pas.

20
ืืžืจ ืจื‘ื ืžืคืจื–ืงื™ื: ืกื•ื›ื” ื“ืœื™ื—ื™ื“ ื”ื™ื ืœื ืžื“ื›ืจ, ืžื‘ื•ื™ ื“ืœืจื‘ื™ื ืžื“ื›ืจื™ ืื”ื“ื“ื™.

Rava de Parzakya a dit : la soukka est (celle) d'un seul, il ne s'en souvient pas ; le mavoy est ร  plusieurs, ils se le rappellent les uns aux autres.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ืœื ืžื™ื“ื›ืจ ื•ื–ืžื ื™ืŸ ื“ืžืฉืชืงื™ืœ ืžืงืฆืช ืขื•ื‘ื™ ื”ืกื›ืš ื”ื ื›ื ืก ืœืชื•ืš ื›' ื•ืงื™ื™ืžื ื›ื•ืœื” ืœืžืขืœื” ืžื›':
Il arrive que soit retirรฉe une partie de l'รฉpaisseur du skhakh qui entre sous les vingt, et qu'elle se retrouve toute au-dessus de vingt.
ืžื“ื›ืจื™ ืื”ื“ื“ื™ ืฉืื ืชืจืงื‘ ืชื—ืชื•ื ื” ืฉืœ ืงื•ืจื” ื•ืชืขืžื•ื“ ื›ื•ืœื” ืœืžืขืœื” ืžืขืฉืจื™ื ืืžื” ืžืชืงื ื™ ืœื”:
Si le dessous de la kora pourrit et qu'elle se retrouve toute au-dessus de vingt amot, ils la rรฉparent.
๐Ÿ’ก Explication

Explication par la gezera : si la partie basse disparaรฎt, tout sera au-dessus de vingt. Un particulier seul risque de ne pas le remarquer ; les habitants d'un mavoy se le rappellent mutuellement. On est donc strict pour la soukka seulement.

21
ืจื‘ื™ื ื ืืžืจ: ืกื•ื›ื” ื“ืื•ืจื™ื™ืชื โ€” ืื—ืžื™ืจื• ื‘ื” ืจื‘ื ืŸ, ืžื‘ื•ื™ ื“ืจื‘ื ืŸ โ€” ืœื ืื—ืžื™ืจื• ื‘ื™ื” ืจื‘ื ืŸ.

Ravina a dit : la soukka est de la Torah, les Sages ont รฉtรฉ stricts ร  son sujet ; le mavoy est rabbinique, les Sages n'ont pas รฉtรฉ stricts ร  son sujet.

๐Ÿ’ก Explication

Critรจre de source : la soukka est une mitsva de-oraita (de la Torah), d'oรน la rigueur ; le mavoy est une institution de-rabbanan, d'oรน la souplesse.

22
ืจื‘ ืื“ื ื‘ืจ ืžืชื ื” ืžืชื ื™ ืœื”ื ืฉืžืขืชื ื“ืจื‘ื” ืื™ืคื›ื. ืืžืจ ืจื‘ื”: ื‘ืžื‘ื•ื™ ืคืกื•ืœ, ื‘ืกื•ื›ื” ื›ืฉื™ืจื”!

Rav Ada bar Matna enseignait cet enseignement de Rabba ร  l'inverse. Rabba a dit : pour le mavoy, passoul ; pour la soukka, kasher !

๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ืืžืจ ืจื‘ื” ื‘ืžื‘ื•ื™ ืคืกื•ืœ ืœ"ื’ ืจื‘ ื“ืจื‘ ื™ืœื™ืฃ ืžืคืชื—ื• ืฉืœ ื”ื™ื›ืœ ื“ื”ื•ื™ ื—ืœืœื• ื›':
(Dans ยซ Rabba a dit ยป) on ne lit pas ยซ Rav ยป, car Rav apprend du petach de l'heikhal, dont l'espace intรฉrieur est de vingt.
๐Ÿ’ก Explication

Seconde version, inverse : le mavoy est invalide, la soukka valide. Toute la dialectique va รชtre reprise en miroir.

23
ืžืื™ ืฉื ื ืกื•ื›ื” ื“ื›ืฉื™ืจื”, ื“ืืžืจื™ื ืŸ ืงืœื•ืฉ? ื‘ืžื‘ื•ื™ ื ืžื™ ืœื™ืžื ืงืœื•ืฉ!

En quoi la soukka diffรจre-t-elle, qu'elle soit kasher ? Parce que nous disons kalouch.

Pour le mavoy aussi, disons kalouch !

๐Ÿ’ก Explication

Mรชme question que plus haut, cas inversรฉs.

24
ืื™ ืงืœืฉืช, ื”ื•ื™ ืœื” ืงื•ืจื” ื”ื ื™ื˜ืœืช ื‘ืจื•ื—. ื”ื›ื ื ืžื™, ืื™ ืงืœืฉืช โ€” ื”ื•ื™ื ืœื” ื—ืžืชื” ืžืจื•ื‘ื” ืžืฆื™ืœืชื”! ืืœื ืขืœ ื›ืจื—ืš, ื ืขืฉื™ืช ืฆื™ืœืชื” ืžืจื•ื‘ื” ืžื—ืžืชื”, ื”ื›ื ื ืžื™, ืขืœ ื›ืจื—ืš ื ืขืฉื• ื›ืฉืคื•ื“ื™ืŸ ืฉืœ ืžืชื›ืช!

Si tu amincis, elle devient une kora emportรฉe par le vent. Ici aussi, si tu amincis, elle devient (une soukka avec) plus de soleil que d'ombre !

Il faut donc dire, forcรฉment, qu'elle devient (une soukka dont) l'ombre domine le soleil ; ici aussi, forcรฉment, elles sont considรฉrรฉes comme des broches de mรฉtal !

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ืืœื ืืžืื™ ืžื›ืฉืจืช ื‘ืกื•ื›ื” ืžืฉื•ื ื“ืขืœ ื›ืจื—ืš ื”ืฉืชื ืฆื™ืœืชื” ืžืจื•ื‘ื” ืžื—ืžืชื” ื“ื”ื ืจื•ืื™ืŸ ื”ื•ื ื“ืงืืžืจื™' ื•ืœื ืฉืงื™ืœื ื ืžื™ื ื” ืžื™ื“ื™:
Pourquoi la valides-tu pour la soukka ? Parce que, forcรฉment, ร  prรฉsent l'ombre domine le soleil, puisque nous disons seulement ยซ on considรจre ยป, et nous n'en retirons rien.
ื”ื›ื ื ืžื™ ื—ืฉื•ื‘ ืื•ืชื” ื›ืฉืคื•ื“ื™ืŸ ื›ื‘ื™ื“ื™ืŸ ื“ืื™ ื ืžื™ ืงืœื™ืฉื™ ืœื ืฉื“ื™ ืœื”ื• ื–ื™ืงื ื“ื”ื ืœื ืžื™ื“ื™ ืฉืงืœืช ืžื™ื ื” ืืœื ืจื•ืื™ืŸ ื”ื•ื ื“ืงืืžืจ:
Considรจre-les comme des broches lourdes : mรชme amincies, le vent ne les emporte pas, puisque tu n'en as rien retirรฉ ; il dit seulement ยซ on considรจre ยป.
๐Ÿ’ก Explication

Rachi prรฉcise le principe : kalouch est une considรฉration juridique (roin), rien n'est physiquement retirรฉ. L'ombre rรฉelle demeure, la kora rรฉelle reste solide. L'argument ne distingue donc pas davantage dans ce sens.

25
ืืžืจ ืจื‘ื ืžืคืจื–ืงื™ื: ืกื•ื›ื” ื“ืœื™ื—ื™ื“ ื”ื™ื ืจืžื™ ืื ืคืฉื™ื” ื•ืžื“ื›ืจ, ืžื‘ื•ื™ ื“ืœืจื‘ื™ื ื”ื™ื ืกืžื›ื™ ืื”ื“ื“ื™ ื•ืœื ืžื“ื›ืจื™, ื“ืืžืจื™ ืื™ื ืฉื™: ืงื“ืจื ื“ื‘ื™ ืฉื•ืชืคื™, ืœื ื—ืžื™ืžื ื•ืœื ืงืจื™ืจื.

Rava de Parzakya a dit : la soukka est (celle) d'un seul, il s'en charge lui-mรชme et s'en souvient ; le mavoy est ร  plusieurs, ils comptent les uns sur les autres et ne s'en souviennent pas, comme les gens disent : la marmite des associรฉs n'est ni chaude ni froide.

๐Ÿช” Ben Yehoyada (1)
ืืžืจื™ ืื™ื ืฉื™: ืงื“ืจื” ื“ืฉืชืคื™ ืœื ืงืจื™ืจื ื•ืœื ื—ืžื™ืžื. ื ืจืื” ืœื™ ื‘ืก"ื“ ื”ืžืฉืœ ื”ื–ื” ืจืžื– ืœืขื•ื ื’ ืฉื‘ืช ืฉื”ื•ื ื ืขืฉื” ื‘ืฉื™ืชื•ืฃ ืจืฆื•ืŸ ื”ื ืคืฉ ื•ื”ื—ื•ืžืจ ืฉื‘ื—ื•ืœ ื“ืจื›ื ืœื”ื™ื•ืช ื ื’ื“ื™ื™ื ืืš ื‘ืฉื‘ืช ื’ื ื”ื ืคืฉ ื™ืฉ ืœื” ืจืฆื•ืŸ ื‘ืจื‘ื•ื™ ืื›ื™ืœื” ื•ืฉืชื™ื” ื“ืขื•ื ื’ ืฉื‘ืช ื”ื•ื ืžืฆื•ื” ื’ื“ื•ืœื” ื•ื›ืืฉืจ ื›ืชื‘ืชื™ ื‘ืก"ื“ ื‘ื“ืจืฉื•ืชื™ ื”ื˜ืขื ืฉืื•ืžืจื™ื ืฉื‘ืช ืฉืœื•ื ืžืคื ื™ ื“ื‘ืฉื‘ืช ื™ืฉ ืฉืœื•ื ื‘ื™ืŸ ื”ื ืคืฉ ื•ื‘ื™ืŸ ื”ื—ื•ืžืจ ื‘ืจื‘ื•ื™ ื”ืžื•ืชืจื•ืช ืžื” ืฉืื™ืŸ ื›ืŸ ื‘ื—ื•ืœ ืื™ืŸ ืฉืœื•ื ื‘ื™ื ื™ื”ื ื“ื”ื ืคืฉ ืžืงืคื“ืช ื‘ืจื‘ื•ื™ ื”ืžื•ืชืจื•ืช ื‘ืื›ื™ืœื” ื•ืฉืชื™ื” ืฉื™ื‘ืงืฉ ื”ื—ื•ืžืจ ื•ื’ื ื”ื—ื•ืžืจ ืžืงืคื™ื“ ื‘ืกื™ื’ื•ืคื™ื ืฉืชื‘ืงืฉ ื”ื ืคืฉ ื›ื™ ืจืฆื•ืŸ ื”ื ืคืฉ ื”ื•ื ืฉื”ืื“ื ื™ืžืฉื•ืš ื™ื“ื• ืžืื›ื™ืœืชื• ื”ืขืจื‘ื” ืœื• ืงื•ื“ื ืฉื™ืฉื‘ืข ืžืžื ื”. ืžืฉืœ ืœืื—ื“ ืฉื”ื™ื” ื ื•ืฉื ืืฉื” ืฉื”ื™ื” ืœื” ื‘ืช ืžืื™ืฉ ืื—ืจ ื•ื“ืจื” ืขืžื” ื‘ื‘ื™ืช ื•ื’ื ืœืื™ืฉื” ื”ื™ื” ืœื• ื‘ืŸ ืžืืฉื” ืื—ืจืช ืฉื›ื‘ืจ ืžืชื” ื•ื“ืจ ื’ื ื›ืŸ ืขืžื”ื ื•ื”ืื™ืฉ ื”ื™ื” ืžืงืคื™ื“ ื•ื—ื•ืฉื“ ืืช ืืฉืชื• ืฉื”ื™ื ืžื”ื ื™ืช ืœื‘ืชื” ืžืคืจื ืกืช ื”ื‘ื™ืช ื‘ื™ื•ืชืจ ื•ื”ื™ื ืžืงืคื“ืช ื•ื—ื•ืฉื‘ืช ืฉื‘ืขืœื” ืžืจื‘ื” ื”ื ืื” ืœื‘ื ื• ื‘ื™ื•ืชืจ ืžื”ื ื•ื‘ืขื‘ื•ืจ ื–ืืช ื”ื™ื• ืชืžื™ื“ ื‘ืงื˜ื˜ื” ื•ื”ืงืคื“ื” ื–ื” ืขื ื–ื”, ืื—ืจ ื›ืš ื ืฉื ื”ื‘ืŸ ืœืื•ืชื” ื”ื‘ืช ืื– ืฉื‘ืช ื“ื™ืŸ ื•ืงืœื•ืŸ ืฉื ืขืฉื• ื‘ืฉืœื•ื ืชืžื™ื“ ื›ื™ ืขืชื” ื ืขืฉื™ืช ื”ื‘ืช ื›ืœืชื• ื•ืจื•ืฆื” ื‘ื”ื ืืชื” ื•ื”ื™ื ื ืขืฉื” ื”ื‘ืŸ ื—ืชืŸ ืฉืœื” ื•ืจื•ืฆื” ื‘ื”ื ืืชื•. ื•ื›ืŸ ื”ืขื ื™ืŸ ื”ื–ื” ื‘ื—ื•ืœ, ื”ื ืคืฉ ืžืงืคื“ืช ืขืœ ื”ื—ื•ืžืจ ืฉื—ืคืฆื• ื•ืจืฆื•ื ื• ื‘ืจื‘ื•ื™ ื”ืžื•ืชืจื•ืช ื•ื”ื—ื•ืžืจ ืžืงืคื™ื“ ืขืœ ื”ื ืคืฉ ืฉื—ืคืฆื” ื•ืจืฆื•ืฆื” ื‘ืกื™ื’ื•ืคื™ื ื”ื™ื ืื•ืžืจืช ืฉื”ื•ื ืžืจื‘ื” ื‘ื”ื ืื” ื™ื•ืชืจ ืžื“ืื™ ื•ื”ื•ื ืื•ืžืจ ืฉืžืจื‘ื” ื”ื™ื ื‘ืกื™ื’ื•ืคื™ื ื™ื•ืชืจ ืžื“ืื™ ืืš ื‘ืฉื‘ืช ืขื•ืฉื™ื ืฉืœื•ื ื‘ื™ื ื™ื”ื ืžืคื ื™ ืฉื”ื ืคืฉ ืœื ืชืงืคื™ื“ ื‘ืจื‘ื•ื™ ืชืขื ื•ื’ ื•ื”ื ืื” ืืฉืจ ื™ื‘ืงืฉ ื”ื—ื•ืžืจ. ื•ืœื›ืš ื‘ืฉื‘ืช ืื•ืžืจื™ื ืฉื‘ืช ืฉืœื•ื, ื ืžืฆื ืขื•ื ื’ ืื›ื™ืœื” ื•ืฉืชื™ื” ื‘ืฉื‘ืช ื ืงืจื ืงื“ืจื” ื“ืฉืชืคื™ ื“ื”ื ืคืฉ ื•ื”ื—ื•ืžืจ ืฉื ื™ื”ื ืžืฉื•ืชืคื™ื ื‘ื• ื‘ืžืฆื•ื” ื–ื• ื•ืœื–ื” ืžืฆื•ืช ืขื•ื ื’ ืฉื‘ืช ืœื ืงืจื™ืจื” ืžืฆื“ ื™ืฆืจ ื”ืจืข ื•ืœื ื—ืžื™ืžื” ืžืฆื“ ื™ืฆืจ ื”ื˜ื•ื‘ ื›ื™ ื“ืจื›ื• ืฉืœ ื™ืฆืจ ื”ืจืข ื‘ื›ืœ ืžืฆื•ื” ื™ืงืจืจ ืœื‘ื• ืฉืœ ืื“ื ืœืขืฉื•ืชื” ื‘ืขืฆืœื•ืช ื•ื”ื™ืฆืจ ื”ื˜ื•ื‘ ืขื•ืฉื” ืœื”ืคืš ืžื—ืžื ืœื‘ื• ืœืขืฉื•ืชื” ื‘ื”ืชืœื”ื‘ื•ืช ื•ื–ืจื™ื–ื•ืช ื•ืจืง ืžืฆื•ื” ื–ื• ืฉืœ ืขื•ื ื’ ืฉื”ื™ื 'ืงื“ืจื” ื“ืฉืชืคื™' ืื™ืŸ ื”ื™ืฆืจ ื”ืจืข ืžืงืจืจ ื‘ื” ืžืคื ื™ ื›ื™ ื‘ืืžืช ื”ื—ื•ืžืจ ืžืชืขื ื’ ื‘ื” ื•ื ื”ื ื” ืžืžื ื” ื•ื’ื ื–ื• ืื™ื ื” ืฆืจื™ื›ื” ืœื—ืžื™ืžื•ืช ื”ื™ืฆืจ ื”ื˜ื•ื‘ ืฉื™ื”ื™ื” ื ื•ืคื— ื‘ืœื‘ ื”ืื“ื ืœื”ืœื”ื™ื‘ ืื•ืชื• ื‘ืขืฉื™ื™ืชื” ืžืคื ื™ ื›ื™ ื”ืื“ื ื”ื•ื ืจื•ื“ืฃ ืื—ืจื™ื” ืžืฆื“ ื—ืžืจื• ื•ืžื–ื’ื• ื›ื™ื•ืŸ ื“ื”ื•ื ืžืชืขื ื’ ื‘ื” ืžืื“. ื•ื‘ืื•ืคืŸ ืื—ืจ ื ืจืื” ืœื™ ื‘ืก"ื“ ื”ืžืฉืœ ื”ื ื–ื›ืจ ืขืœ ืชืื•ืช ื”ืชืฉืžื™ืฉ ื‘ืืฉืชื• ืฉืœ ืื“ื ื”ืžื•ืชืจืช ืœื• ืฉื”ื™ื ื‘ืฉื™ืชื•ืฃ ื”ื ืคืฉ ื•ื”ื—ื•ืžืจ ื™ืขืŸ ื“ื”ื ืคืฉ ื™ืฉ ืœื” ืจืฆื•ืŸ ื‘ื–ื• ื”ืชืื•ื” ืฉื”ื•ื ืžืงื™ื™ื ื‘ื” ืžืฆื•ืช ืขื•ื ื” ื•ืขื•ืฉื” ื‘ื” ืคืจื™ื” ื•ืจื‘ื™ื” ื•ื”ื—ื•ืžืจ ื’ื ื›ืŸ ื™ืฉ ืœื• ืจืฆื•ืŸ ื‘ืชืื•ื” ื–ื• ืฉื”ื•ื ืžืชืขื ื’ ื•ื ื”ื ื” ื‘ื” ื•ืชืื•ื” ื–ื• ืขื•ืžื“ืช ืืฆืœ ื”ืื“ื ื‘ืžื“ืจื’ืช ื”ืžื™ืฆื•ืข ืœื ื—ืžื™ืžื” ืืฆืœื• ื›ืชืื•ืช ื”ืžื ืืคื™ื ื“ื›ืชื™ื‘ ื‘ื”ื• (ืžืฉืœื™ ื˜, ื™ื–) ืžื™ื ื’ื ื•ื‘ื™ื ื™ืžืชืงื• ื•ืœื—ื ืกืชืจื™ื ื™ื ืขื ื•ื’ื ืœื ืงืจื™ืจื” ื“ืื™ื ื• ืงืฅ ื‘ื” ื”ืื“ื ืืฃ ืขืœ ืคื™ ืฉื”ื•ื ืจื’ื™ืœ ื‘ื” ืชืžื™ื“ ืขื ืืฉืชื• ื”ืžื•ืชืจืช ื•ื˜ื‘ืข ื”ืื“ื ืœืงื•ืฅ ื‘ื”ื ืื” ื”ืจื’ื™ืœ ื‘ื” ื”ืจื‘ื” ืขื ื›ืœ ื–ื” ื”ื•ื ืื™ื ื• ืงืฅ ื•ืžืชืื•ื” ืœื”ื–ืงืง ืœืืฉืชื• ืชืžื™ื“. ื•ื‘ืื•ืคืŸ ืื—ืจ ื ืจืื” ืœื™ ื‘ืก"ื“ ื”ืžืฉืœ ื”ื ื–ื›ืจ ืขืœ ืขื•ืœื ื”ื–ื” ืฉื”ืžืฉื™ืœื• ืื•ืชื” ื—ื–"ืœ ืœืงื“ืจื” ื•ื”ื™ื ื ืงืจืืช ืงื“ืจื” ื“ืฉื•ืชืคื™ ืฉืฉื•ืœื˜ื™ื ื‘ื” ื™ืฆืจ ื”ื˜ื•ื‘ ื•ื™ืฆืจ ื”ืจืข ื•ืืžืจื• ืจื‘ื•ืชื™ื ื• ื–"ืœ (ืกื ื”ื“ืจื™ืŸ ืฆื—.) ืื™ืŸ ื‘ืŸ ื“ื•ื“ ื‘ื ืืœื ื‘ื“ื•ืจ ืฉื›ื•ืœื• ื–ื›ืื™ ืื• ื‘ื“ื•ืจ ืฉื›ื•ืœื• ื—ื™ื™ื‘ ื“ื”ื™ื™ื ื• ืฉื™ื”ื™ื• ื”ื›ืœ ืชื—ืช ืžืžืฉืœืช ื”ื™ืฆืจ ื”ื˜ื•ื‘ ืื• ื™ื”ื™ื• ื”ื›ืœ ืชื—ืช ืžืžืฉืœืช ื”ื™ืฆืจ ื”ืจืข ืืš ื›ืœ ืขื•ื“ ืฉื”ื™ื ' ืงื“ืจื” ื“ืฉืชืคื™ ' ืื– ืชื”ื™ื” ื’ืื•ืœืชื” ืงืฉื” ื•ื–ื”ื• ' ืœื ืงืจื™ืจื” ื•ืœื ื—ืžื™ืžื” ' ืฉืื ื™ื”ื™ื” ื‘ื“ื•ืจ ืฉื›ื•ืœื• ื—ื™ื™ื‘ ืื– ืชืฉื‘ืข ื”ืงืœื™ืคื” ื”ืจื‘ื” ื•ืžืžื™ืœื ืชืงื™ื ื”ื›ืœ ืžืจื•ื‘ ืฉื•ื‘ืขื” ื•ื‘ื–ื” ื’ืื•ืœื” ืชื”ื™ื” ืœืืจืฅ. ืื• ื ืจืื” ืœื™ ื‘ืก"ื“ ื“ืจืš ื”ืœืฆื” ืงื“ืจื” ื“ืฉืชืคื™ ืขืœ ื”ืขื ื™ ื“ืœื™ืช ืœื™ื” ืžื’ืจืžื™ื” ื›ืœื•ื ื•ื”ื•ื ืžื•ื˜ืœ ืขืœ ื”ืขืฉื™ืจื™ื ืœืคืจื ืกื• ื•ื”ื›ืœ ืžืฉื•ืชืคื™ื ื‘ื—ื™ื•ื‘ ืคืจื ืกืชื• ื•ืœื›ืš ื ืงืจื 'ืงื“ืจื” ื“ืฉืชืคื™', ื”ื ื” ื–ื” ื”ืงื‘ื™ืช ื”ืœืœ ืžืจื—ื ืขืœื™ื• ืฉื™ื•ื“ืข ืฉืื™ืŸ ื”ืฉื•ืชืคื™ื ื ื•ืชื ื™ื ืœื• ื›ืกื•ืช ื•ื“ื™ืจื” ื˜ื•ื‘ื” ืœืฉืžืจื• ืžืŸ ืจื‘ื•ื™ ื”ืงื•ืจ ื‘ื™ืžื™ ื”ืงื•ืจ ื•ื’ื ืœื ื“ื‘ืจื™ื ื•ื“ื™ืจื” ื˜ื•ื‘ื” ืœื”ื’ื™ืŸ ืขืœื™ื• ืžืจื‘ื•ื™ ื”ื—ื•ื, ืœื›ืš ืžืจื—ื ืขืœื™ื• ืฉืœื ื™ื’ื™ืข ืืœื™ื• ืชื•ืงืฃ ื”ืงื•ืจ ื•ืชื•ืงืฃ ื”ื—ื•ื ื›ืžื• ืฉืžื’ื™ืข ืœืขืฉื™ืจื™ื ื•ื–"ืฉ ืœื ืงืจื™ืจื” ื”ืจื‘ื” ื‘ื™ืžื™ ื”ืงื•ืจ ื•ืœื ื—ืžื™ืžื” ื”ืจื‘ื” ื‘ื™ืžื™ ื”ื—ื•ื. ื•ื‘ืื•ืคืŸ ืื—ืจ ื ืจืื” ืœื™ ื‘ืก"ื“ ื”ืžืฉืœ ื”ื ื–ื›ืจ ืขืœ ืงืœื™ืคืช ื ื•ื’ื” ืฉื™ืฉ ื‘ื” ืชืขืจื•ื‘ืช ื˜ื•ื‘ ื•ืจืข ื•ืขื•ืžื“ืช ื‘ื™ืŸ ื”ืงื•ื“ืฉ ื•ื‘ื™ืŸ ื”ื—ื•ืœ ื•ืขืœื™ื” ืจืžื–ื• ื—ื–"ืœ (ื‘ื‘ื ืžืฆื™ืขื ื›ื‘.) 'ื™ืจื“ืŸ ืฉื ื˜ืœ ืžื–ื” ื•ื ืชืŸ ืœื–ื” ืžื” ืฉื ื˜ืœ ื ื˜ืœ ื•ืžื” ืฉื ืชืŸ ื ืชืŸ' ื•ื”ื™ื ืขืฉื•ื™ื” ื›ืžื• ื˜ื™ืงืœื ื•ืœื›ืŸ ื ืงืจืืช ' ืงื“ืจื” ื“ืฉืชืคื™ ' ืฉื”ื ื—ืœืงื™ื ื˜ื•ื‘ ื•ืจืข ื•ื›ืœ ื–ืžืŸ ืฉื”ื ืฉื•ื™ื ื‘ืžืฉืงืœ ืื—ื“ ืื– ื”ื™ื ืœื ืงืจื™ืจื” ื•ืœื ื—ืžื™ืžื” ืžืฆื“ ื”ืคืขื•ืœื” ืฉืœื” ื•ื“ื•ืง ื”ื™ื˜ื‘. ื•ื‘ื ื™ ื™ื“ื™ื“ื™ ื›ื”"ืจ ื™ืขืงื‘ ื”ื™"ื• ืคื™ืจืฉ ืจืžื– ื”ืžืฉืœ ื”ื ื–ื›ืจ ืขืœ ืคื™ ืžื” ืฉื›ืชื‘ ื”ืจืžื‘"ื ื–"ืœ (ื‘ืค"ื˜ ืžื”ืœื›ื•ืช ืฉื‘ืช) ื›ืœ ืžืœืื›ื” ืฉื”ื™ื—ื™ื“ ื™ื›ื•ืœ ืœืขืฉื•ืชื” ืœื‘ื“ื” ื•ืขืฉื• ืื•ืชื” ืฉื ื™ื ื‘ืฉื•ืชืคื•ืช ื›ื’ื•ืŸ ืฉืื—ื–ื• ืฉื ื™ื”ื ื‘ืงื•ืœืžื•ืก ื•ื›ืชื‘ื• ืื• ืื—ื–ื• ื›ื›ืจ ื•ื”ื•ืฆื™ืื•ื”ื• ืžืจืฉื•ืช ืœืจืฉื•ืช ื”ืจื™ ืืœื• ืคื˜ื•ืจื™ืŸ ืขื›"ืœ, ื•ื™ื“ื•ืข ื›ืœ ืคื˜ื•ืจื™ืŸ ื“ื”ืœื›ื•ืช ืฉื‘ืช ื”ื 'ืคื˜ื•ืจ ืื‘ืœ ืืกื•ืจ'. ื•ื–"ืฉ ืงื“ืจื” ื“ืฉืชืคื™ ื›ื’ื•ืŸ ื“ืื—ื–ื• ืฉื ื™ื ื‘ืงื•ืœืžื•ืก ื•ื›ืชื‘ื• ื•ื›ื™ื•ืฆื ื‘ื–ื” ืฉืขืฉื• ืžืœืื›ื” ื‘ืฉื•ืชืคื•ืช ืœื ืงืจื™ืจื” ื“ืื™ืŸ ื‘ื–ื” ื”ื™ืชืจ ื’ืžื•ืจ ื•ืœื ื—ืžื™ืžื” ื“ืื™ืŸ ื‘ื–ื” ื—ื™ื•ื‘ ืกืงื™ืœื” ื‘ืžื–ื™ื“ ื•ื—ื™ื•ื‘ ื—ื˜ืืช ื‘ืฉื•ื’ื’ ืืœื ืจืง ืฉื ืื™ืกื•ืจ ืจื‘ื™ืข ืขืœื”. ื•ืขื•ื“ ืคื™ืจืฉ ื”ืžืฉืœ ื”ื–ื” ืขืœ ืžื™ ืฉื—ืฆื™ื• ืขื‘ื“ ื•ื—ืฆื™ื• ื‘ืŸ ื—ื•ืจื™ืŸ ื“ื’ื•ืคื• ืžืฉื•ืชืฃ ื‘ืฉื ื™ ื—ืœืงื™ื ืฉืœ ื—ื™ืจื•ืช ื•ืฉืœ ืขื‘ื“ื•ืช ืœื ืงืจื™ืจื” ื•ืœื ื—ืžื™ืžื” ื“ืื™ื ื• ื™ื›ื•ืœ ืœื™ืฉื ืœื ืฉืคื—ื” ื•ืœื ื‘ืช ื—ื•ืจื™ืŸ ื•ืื™ื ื• ื™ื›ื•ืœ ืœื”ื•ืฆื™ื ืขืฆืžื• ื™ื“ื™ ื—ื‘ืชื• ืœื ื‘ืฉื•ืคืจ ื•ืœื ื‘ืงืจื™ืืช ืžื’ื™ืœื” ื•ื›ื™ื•ืฆื ื‘ื–ื” ืขื“ ื›ืืŸ ื“ื‘ืจื™ื• ื ืจ"ื•.
Les gens disent : ยซ La marmite des associรฉs n'est ni froide ni chaude. ยป Il me semble, avec l'aide du Ciel, que cette parabole fait allusion ร  l'oneg Chabbat (le plaisir du Chabbat), qui se fait par l'association de la volontรฉ de la nefech (l'รขme) et de la matiรจre, lesquelles, en semaine, ont coutume d'รชtre opposรฉes. Mais le Chabbat, la nefech elle aussi dรฉsire l'abondance de nourriture et de boisson, car l'oneg Chabbat est une grande mitsva. Ainsi que je l'ai รฉcrit, avec l'aide du Ciel, dans mes derachot, la raison pour laquelle on dit ยซ Chabbat chalom ยป : le Chabbat il y a la paix entre la nefech et la matiรจre dans l'abondance du superflu, ce qui n'est pas le cas en semaine. Il n'y a pas de paix entre elles : la nefech s'offusque de l'abondance de superflu en nourriture et boisson que demande la matiรจre, et la matiรจre s'offusque des mortifications que demande la nefech, car la volontรฉ de la nefech est que l'homme retire sa main de la nourriture qui lui plaรฎt avant d'en รชtre rassasiรฉ. Parabole d'un homme qui รฉpousa une femme ayant une fille d'un autre homme, qui habitait avec elle dans la maison ; l'homme avait aussi un fils d'une autre femme dรฉjร  dรฉcรฉdรฉe, qui habitait รฉgalement avec eux. L'homme s'offusquait et soupรงonnait sa femme de faire profiter sa fille davantage des ressources de la maison, et elle s'offusquait et pensait que son mari faisait davantage profiter son fils. Pour cette raison, ils รฉtaient toujours en querelle et en ressentiment l'un contre l'autre. Ensuite le fils รฉpousa cette fille : alors cessรจrent la dispute et l'affront, et ils vรฉcurent en paix constamment, car dรฉsormais la fille รฉtait devenue sa belle-fille et il dรฉsirait son bien-รชtre, et le fils รฉtait devenu le gendre de la femme et elle dรฉsirait son bien-รชtre. Il en va de mรชme en semaine : la nefech s'offusque contre la matiรจre, dont le dรฉsir et la volontรฉ sont dans l'abondance du superflu, et la matiรจre s'offusque contre la nefech, dont le dรฉsir et la volontรฉ sont dans les mortifications. Elle dit qu'il prend trop de plaisir, et lui dit qu'elle multiplie trop les mortifications. Mais le Chabbat, ils font la paix entre eux, car la nefech ne s'offusque pas de l'abondance de dรฉlices et de plaisir que demande la matiรจre. C'est pourquoi le Chabbat on dit ยซ Chabbat chalom ยป. Il ressort que le plaisir de manger et de boire le Chabbat s'appelle ยซ la marmite des associรฉs ยป, car la nefech et la matiรจre sont toutes deux associรฉes dans cette mitsva. C'est pourquoi la mitsva d'oneg Chabbat n'est ยซ pas froide ยป du cรดtรฉ du yetser hara, et ยซ pas chaude ยป du cรดtรฉ du yetser hatov. Car la maniรจre du yetser hara, pour toute mitsva, est de refroidir le cล“ur de l'homme pour qu'il l'accomplisse avec paresse, et le yetser hatov fait l'inverse : il rรฉchauffe son cล“ur pour qu'il l'accomplisse avec ferveur et empressement. Seule cette mitsva d'oneg, qui est ยซ la marmite des associรฉs ยป, le yetser hara ne la refroidit pas, car en vรฉritรฉ la matiรจre y trouve dรฉlice et plaisir ; et elle n'a pas besoin non plus de la chaleur du yetser hatov, qui soufflerait dans le cล“ur de l'homme pour l'enflammer ร  l'accomplir, car l'homme la poursuit du fait de sa matiรจre et de son tempรฉrament, puisqu'il y trouve grand plaisir. D'une autre maniรจre, il me semble, avec l'aide du Ciel, que la parabole vise le dรฉsir de l'union conjugale avec l'รฉpouse permise ร  l'homme, qui se fait dans l'association de la nefech et de la matiรจre. Car la nefech dรฉsire cette envie, par laquelle il accomplit la mitsva de ona et fait pirya ve-rivya (la procrรฉation), et la matiรจre aussi dรฉsire cette envie, car elle y trouve dรฉlice et plaisir. Cette envie se tient chez l'homme au degrรฉ du juste milieu : elle n'est pas chaude chez lui comme l'envie des adultรจres, dont il est รฉcrit (Michle 9:17) ยซ les eaux volรฉes sont douces et le pain cachรฉ est agrรฉable ยป ; et elle n'est pas froide non plus, car l'homme ne s'en lasse pas bien qu'il y soit toujours habituรฉ avec son รฉpouse permise. La nature de l'homme est de se lasser d'un plaisir auquel il est trรจs habituรฉ ; malgrรฉ cela, il ne s'en lasse pas et dรฉsire s'unir ร  son รฉpouse constamment. D'une autre maniรจre, il me semble, avec l'aide du Ciel, que la parabole vise ce monde-ci, que nos Sages ont comparรฉ ร  une marmite. Il est appelรฉ ยซ marmite des associรฉs ยป, car y dominent le yetser hatov et le yetser hara. Nos maรฎtres ont dit (Sanhรฉdrin 98a) : le fils de David ne vient que dans une gรฉnรฉration entiรจrement mรฉritante ou dans une gรฉnรฉration entiรจrement coupable, c'est-ร -dire que tous soient sous la domination du yetser hatov, ou tous sous la domination du yetser hara. Mais tant qu'elle est ยซ la marmite des associรฉs ยป, sa dรฉlivrance sera difficile, et c'est ยซ ni froide ni chaude ยป. Car si c'est une gรฉnรฉration entiรจrement coupable, la klipa (l'รฉcorce, force de l'impuretรฉ) se rassasiera beaucoup, et d'elle-mรชme vomira tout par excรจs de satiรฉtรฉ, et ainsi viendra la dรฉlivrance pour la terre. Ou bien, il me semble, avec l'aide du Ciel, par maniรจre de trait d'esprit : la ยซ marmite des associรฉs ยป dรฉsigne le pauvre qui ne possรจde rien par lui-mรชme et dont la subsistance incombe aux riches ; tous sont associรฉs dans l'obligation de le nourrir, c'est pourquoi on l'appelle ยซ marmite des associรฉs ยป. Le Saint, bรฉni soit-Il, a pitiรฉ de lui, car Il sait que les associรฉs ne lui donnent ni vรชtement ni bon logement pour le protรฉger du grand froid dans les jours froids, ni [vรชtements] et bon logement pour le protรฉger de la grande chaleur. C'est pourquoi Il a pitiรฉ de lui, pour que la force du froid et la force de la chaleur ne l'atteignent pas comme elles atteignent les riches. C'est ce qui est dit : pas trรจs froide dans les jours froids, et pas trรจs chaude dans les jours chauds. D'une autre maniรจre, il me semble, avec l'aide du Ciel, que la parabole vise la klipat noga, dans laquelle il y a un mรฉlange de bien et de mal, et qui se tient entre le sacrรฉ et le profane. C'est ร  elle que nos Sages ont fait allusion (Bava Metsia 22a) : ยซ le Jourdain qui a pris de celui-ci et donnรฉ ร  celui-lร  : ce qu'il a pris est pris, et ce qu'il a donnรฉ est donnรฉ ยป. Elle est faite comme une balance, c'est pourquoi on l'appelle ยซ marmite des associรฉs ยป, car ce sont des parts de bien et de mal ; et tant qu'elles sont รฉgales en poids, elle n'est ni froide ni chaude du point de vue de son action. Examine bien. Et mon fils bien-aimรฉ, l'honorable Rabbi Yaakov (que Hachem le garde), a expliquรฉ l'allusion de cette parabole d'aprรจs ce qu'a รฉcrit le Rambam (chapitre 9 des Lois du Chabbat) : tout travail qu'un seul peut faire seul, et que deux ont fait en association, par exemple ils ont tenu tous deux la plume et รฉcrit, ou tenu une miche et l'ont sortie d'un domaine ร  un autre, ils sont exemptรฉs, fin de citation. Et il est connu que toutes les exemptions des lois du Chabbat sont ยซ exempt mais interdit ยป. C'est ce qu'il dit : la marmite des associรฉs, comme lorsque deux tiennent la plume et รฉcrivent, et autres cas semblables oรน l'on a fait un travail en association : ยซ pas froide ยป, car ce n'est pas une permission complรจte ; ยซ pas chaude ยป, car il n'y a pas lร  l'obligation de lapidation en cas d'intention, ni l'obligation d'un sacrifice hatat en cas d'erreur, mais seulement la dรฉsignation d'interdit repose sur elle. Il a encore expliquรฉ cette parabole ร  propos de celui qui est moitiรฉ esclave et moitiรฉ libre : son corps est associรฉ en deux parts, libertรฉ et esclavage. ยซ Pas froide ni chaude ยป, car il ne peut รฉpouser ni une servante ni une femme libre, et il ne peut s'acquitter de son obligation ni avec le chofar ni avec la lecture de la Meguila, et autres cas semblables. Fin de ses paroles, que Hachem le garde.
๐Ÿ’ก Explication

Dans la version inverse, Rava de Parzakya retourne son argument : le particulier assume sa soukka et y pense ; les habitants d'un mavoy comptent les uns sur les autres. Le proverbe de la marmite des associรฉs rรฉsume l'effet : quand la responsabilitรฉ est partagรฉe, personne ne s'en occupe vraiment.

Le Ben Yehoyada propose plusieurs lectures allusives du proverbe (oneg Chabbat, vie conjugale, ce monde, le pauvre, klipat noga, puis deux lectures halakhiques de son fils).

26
ืจื‘ื™ื ื ืืžืจ: ืกื•ื›ื” ื“ืื•ืจื™ื™ืชื โ€” ืœื ื‘ืขื™ ื—ื™ื–ื•ืง. ืžื‘ื•ื™ ื“ืจื‘ื ืŸ โ€” ื‘ืขื™ ื—ื™ื–ื•ืง.

Ravina a dit : la soukka, qui est de la Torah, n'a pas besoin de renfort ; le mavoy, qui est rabbinique, a besoin de renfort.

๐Ÿ’ก Explication

Ravina aussi s'inverse : une loi de la Torah est respectรฉe d'elle-mรชme ; une institution rabbinique a besoin d'un hizouk (renforcement), d'oรน la rigueur pour le mavoy.

27
ืžืื™ ื”ื•ื™ ืขืœื”? ืจื‘ื” ื‘ืจ ืจื‘ ืขื•ืœื ืืžืจ: ื–ื” ื•ื–ื” โ€” ืคืกื•ืœ. ืจื‘ื ืืžืจ: ื–ื” ื•ื–ื” ื›ืฉืจ.

Quelle est la conclusion ร  ce sujet ? Rabba bar Rav Oula a dit : l'un et l'autre, passoul.

Rava a dit : l'un et l'autre, kasher.

๐Ÿ’ก Explication

Faute de savoir quelle version de Rabba est la bonne, deux positions : Rabba bar Rav Oula invalide les deux cas, Rava valide les deux. La suite de la phrase continue en 3b.

✉ Signaler une erreur de traduction

Texte hรฉbreu et aramรฉen vocalisรฉ : รฉdition numรฉrique William Davidson du Talmud Koren Noรฉ, via Sefaria (licence CC BY-NC). Traduction franรงaise, notes et schรฉmas : Chiourim BA (licence CC BY 4.0).