Eruvin 3b โ€” L'espace sous la kora et la mesure de l'ama (cinq ou six tefahim)

Eruvin 3b

Sougya : Le daf conclut la discussion sur les vingt amot : Rava รฉtablit qu'elles se mesurent dans le halal (l'espace intรฉrieur), pour la souca comme pour le mavoy, et Rav Papa lui apporte une beraita qui compare le mavoy au portail de l'heikhal. Rav Chimi bar Rav Achi objecte ร  partir d'une Tossefta (placer la kora ร  partir du bord des vingt amot et en dessous) ; on rรฉpond que la rรจgle d'en bas suit celle d'en haut : on mesure aussi les dix tefahim minimum dans le halal.

Le daf passe ensuite ร  la valeur de l'ama. Selon Abaye au nom de Rav Nahman, l'ama de la souca et du mavoy vaut cinq tefahim, celle des kilayim six, toujours dans le sens de la rigueur.

On examine chaque domaine et on rรฉpond aux cas oรน la rรจgle conduirait ร  une indulgence (longueur du mavoy, taille minimale de la souca, vignes rapprochรฉes) : soit Rav Nahman suit l'avis qui ne mentionne pas d'amot, soit il parle de la plupart des amot. Rava rapporte une autre version : toutes les amot valent six tefahim, larges (sohakot) pour les kilayim, serrรฉs (atsevot) pour la souca et le mavoy.

Le daf s'arrรชte sur une beraita opposรฉe ร  Abaye.

Deux versions de la rรจgle de Rav Nahman sur l'ama Domaine Abaye au nom de Rav Nahman Rava au nom de Rav Nahman Mavoy hauteur 20, piroutsa 10 ama de 5 tefahim mesure plus courte = limite atteinte plus tรดt ama de 6 tefahim atsevot (serrรฉs) doigts joints Souca hauteur 20, dofen akouma 4 ama de 5 tefahim maximum atteint plus tรดt ama de 6 tefahim atsevot (serrรฉs) doigts joints Kilayim karhat / mahol ha-kerem ama de 6 tefahim minimum atteint plus tard ama de 6 tefahim sohakot (larges) doigts รฉcartรฉs Point commun : chaque mesure est choisie pour aller vers la rigueur (le-houmra) Roch : la halakha suit Rava
Abaye et Rava rapportent diffรฉremment la rรจgle de Rav Nahman ; les deux visent la rigueur.
Le mรชme schรฉma rรฉpรฉtรฉ trois fois (version d'Abaye) Domaine Objection (cas indulgent) Rรฉponse 1 : il suit... Rรฉponse 2 Mavoy (5) longueur minimale 4 amot 5 tefahim = plus court = kula l'avis : 4 tefahim pas d'amot dans ce cas Souca (5) Rabbi : 4 x 4 amot minimum 5 tefahim = plus petit = kula les Rabbanan : tรชte, majeure partie du corps, table Kilayim (6) R. Chimon : rangs ร  moins de 4 amot = pas un kerem les Rabbanan : c'est un kerem rov amot ka-amar il parle de la plupart des amot du domaine, pas de toutes Une rรจgle posรฉe le-houmra ne peut pas s'appliquer lร  oรน elle donnerait une kula : il faut expliquer ces cas.
Pour chaque domaine : objection tirรฉe d'un cas oรน la mesure serait indulgente, puis deux rรฉponses.
1
ื—ืœืœ ืกื•ื›ื” ืชื ืŸ, ื—ืœืœ ืžื‘ื•ื™ ืชื ืŸ.

C'est l'espace intรฉrieur (halal) de la souca que nous avons appris ; c'est l'espace intรฉrieur du mavoy que nous avons appris.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื—ืœืœ ืกื•ื›ื” ืชื ืŸ ืขืฉืจื™ื ืืžื•ืช ืฉื”ื•ื–ื›ืจื• ื‘ื™ืŸ ื‘ืžื‘ื•ื™ ื‘ื™ืŸ ื‘ืกื•ื›ื” ืื—ืœืœื” ืงื™ื™ืžื™:
Les vingt amot mentionnรฉes, aussi bien pour le mavoy que pour la souca, se rapportent ร  l'espace intรฉrieur (halal).
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ื—ืœืœ ืกื•ื›ื” ืชื ืŸ ื•ื”ื ื“ืืžืจ ื‘ืกื•ื›ื” (ื“' ื“.) ื•ื”ื•ืฆื™ืŸ ื™ื•ืจื“ื™ืŸ ืœืชื•ืš ื›' ืœืื• ื“ื•ื•ืงื ื•ืื’ื‘ ื“ื ืงื˜ ืœืžืขืœื” ืžื›' ื ืงื˜ ื ืžื™ ื‘ืชื•ืš ื›' ื›ืœื•ืžืจ ื‘ืชื•ืš ื”ื›ืฉืจ ื›':
Et ce qui est dit dans Souca (4a) : ยซ et les brindilles descendent ร  l'intรฉrieur des vingt ยป n'est pas ร  prendre ร  la lettre ; comme on a employรฉ ยซ au-dessus de vingt ยป, on a aussi employรฉ ยซ ร  l'intรฉrieur de vingt ยป, c'est-ร -dire ร  l'intรฉrieur des vingt valables.
๐Ÿ’ก Explication

Fin de l'explication de Rava : la limite de vingt amot se mesure dans le halal, l'espace vide sous le sekhakh de la souca ou sous la kora du mavoy. L'รฉpaisseur de la kora ou du sekhakh n'entre pas dans le calcul.

2
ืืžืจ ืœื™ื” ืจื‘ ืคืคื ืœืจื‘ื, ืชื ื™ื ื“ืžืกื™ื™ืข ืœืš: ืžื‘ื•ื™ ืฉื”ื•ื ื’ื‘ื•ื” ืžืขืฉืจื™ื ืืžื” ื™ื•ืชืจ ืžืคืชื—ื• ืฉืœ ื”ื™ื›ืœ ื™ืžืขื˜. ื•ื”ื™ื›ืœ ื’ื•ืคื• ื—ืœืœื• ืขืฉืจื™ื.

Rav Papa dit ร  Rava : une beraita a รฉtรฉ enseignรฉe qui te soutient : un mavoy qui est haut de plus de vingt amot, plus que le portail de l'heikhal, on doit le diminuer. Or l'heikhal lui-mรชme, son espace intรฉrieur est de vingt.

๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ืชื ื™ื ื“ืžืกื™ื™ืข ืœืš ืืข"ื’ ื“ื”ื™ื›ืœ ื‘ืืžืช ื‘ืช ืฉืฉื” ื”ื›ื ืืจื‘ื ืงืื™ ื“ืื™ืช ืœื™ื” ืœืงืžืŸ ื“ืฉืœ ืžื‘ื•ื™ ื ืžื™ ื‘ืืžืช ื‘ืช ืฉืฉื” ื•ืืข"ื’ ื“ื”ืŸ ืขืฆื‘ื•ืช ืฉืžื ืฉืœ ื”ื™ื›ืœ ื ืžื™ ืขืฆื‘ื•ืช ื”ื™ื• ื"ื  ืืคื™ืœื• ืœืื‘ื™ื™ ืœืกื™ืžื ื ื‘ืขืœืžื ื ืงื˜ ืœืขื ื™ืŸ ืืžื•ืช ืื‘ืœ ืž"ืž ืžื™ื™ืชื™ ื›ืžื• ืฉื”ื™ื›ืœ ื—ืœืœื• ืขืฉืจื™ื ื‘ืืžื•ืช ื“ื™ื“ื™ื” ื”ื›ื™ ื ืžื™ ืžื‘ื•ื™ ื‘ืืžื•ืช ื“ื™ื“ื™ื”:
Bien que l'heikhal se mesurรขt en rรฉalitรฉ avec une ama de six [tefahim], ici on suit Rava, qui tient plus loin que l'ama du mavoy aussi est de six ; et bien que celles-ci soient atsevot (serrรฉes), peut-รชtre celles de l'heikhal รฉtaient-elles aussi atsevot. Autre explication : mรชme selon Abaye, la beraita n'a mentionnรฉ [l'heikhal] que comme un simple siman (aide-mรฉmoire) quant aux amot ; mais elle apporte malgrรฉ tout la comparaison : de mรชme que l'heikhal a un espace intรฉrieur de vingt selon ses propres amot, de mรชme le mavoy selon ses propres amot.
๐Ÿ’ก Explication

Le portail de l'heikhal mesurait vingt amot de haut, et c'est son ouverture (l'espace vide) qui avait cette mesure. En comparant le mavoy ร  ce portail, la beraita montre que les vingt amot du mavoy se comptent aussi dans l'espace vide : c'est la thรจse de Rava.

Tossefot note une difficultรฉ : l'heikhal se mesurait en amot de six tefahim, alors qu'Abaye compte le mavoy en amot de cinq (voir plus bas). Rรฉponse : soit la beraita suit Rava, soit l'heikhal n'est qu'un siman.

3
ืื™ืชื™ื‘ื™ื” ืจื‘ ืฉื™ืžื™ ื‘ืจ ืจื‘ ืืฉื™ ืœืจื‘ ืคืคื: ื›ื™ืฆื“ ื”ื™ื” ืขื•ืฉื” โ€” ืžื ื™ื— ืงื•ืจื” ืžืฉืคืช ืขืฉืจื™ื ื•ืœืžื˜ื”!

Rav Chimi bar Rav Achi objecta ร  Rav Papa : comment faisait-il ? Il place la kora ร  partir du bord des vingt [amot] et en dessous !

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืžืฉืคืช ื›' ื•ืœืžื˜ื” ืžืฉืžืข ืฉื™ื”ื ืขื•ื‘ื™ ื”ืงื•ืจื” ื‘ืชื•ืš ื›':
Cela implique que l'รฉpaisseur de la kora soit ร  l'intรฉrieur des vingt.
๐Ÿ’ก Explication

La Tossefta semble exiger que la kora entiรจre se trouve sous la ligne des vingt amot. On mesurerait alors jusqu'au haut de la kora, et non dans l'espace vide sous elle : objection contre Rava et Rav Papa.

4
ืื™ืžื: ืดื•ืœืžืขืœื”ืด. ื•ื”ื ืดืœืžื˜ื”ืด ืงืชื ื™!

Dis : ยซ et au-dessus ยป. Mais il est enseignรฉ ยซ en dessous ยป !

๐Ÿ’ก Explication

Premiรจre tentative : corriger le texte en ยซ et au-dessus ยป. On la rejette, car la leรงon ยซ en dessous ยป est explicite.

5
ื”ื ืงื ืžืฉืžืข ืœืŸ, ื“ืœืžื˜ื” ื›ืœืžืขืœื”: ืžื” ืœืžืขืœื” ื—ืœืœื” ืขืฉืจื™ื, ืืฃ ืœืžื˜ื” ื—ืœืœื” ืขืฉืจื”.

Voici ce qu'il nous apprend : que le bas est comme le haut. De mรชme qu'en haut son espace intรฉrieur est de vingt [amot], de mรชme en bas son espace intรฉrieur est de dix [tefahim].

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื”ื ืงืž"ืœ ื“ืฉื™ืขื•ืจ ืฉื ืชื ื• ื—ื›ืžื™ื ืœืžื˜ื” ืžื™' ื˜ืคื—ื™ื ืื—ืœืœ ืงืื™ ื›ืฉื™ืขื•ืจ ืฉืืžืจื• ื‘ื›' ืœืžืขืœื” ื•ื”ื›ื™ ืงืืžืจ ืžืชื ื™' ืžื ื™ื— ืืช ื”ืงื•ืจื” ืžืฉืคืช ื›' ื•ืœืžืขืœื” ื•ื›ืŸ ืœืžื˜ื” ืื ื‘ื ืœืขืฉื•ืชื• ื ืžื•ืš ืžื ื™ื—ื” ืžืฉืคืช ืขืฉืจื” ื˜ืคื—ื™ื ื•ืœืžืขืœื” ื“ื‘ืคื—ื•ืช ืžืขืฉืจื” ืœื ื”ื•ื™ ืžื‘ื•ื™:
Que la mesure donnรฉe par les Sages en bas, de dix tefahim, se rapporte ร  l'espace intรฉrieur, comme la mesure dite de vingt en haut. Et voici ce que dit la michna : il place la kora ร  partir du bord des vingt et au-dessus ; et de mรชme en bas, s'il veut la faire basse, il la place ร  partir du bord des dix tefahim et au-dessus, car ร  moins de dix ce n'est pas un mavoy.
๐Ÿ’ก Explication

On garde le texte et on le lit autrement. La kora a deux limites : pas plus de vingt amot et pas moins de dix tefahim. Les deux se mesurent dans le halal, sous la kora. ยซ ร€ partir du bord de vingt ยป vise la limite supรฉrieure ; ยซ et en dessous ยป introduit la rรจgle de la limite infรฉrieure, qui se mesure de la mรชme maniรจre.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
sol du mavoy kora (poutre) halal : de 10 tefahim ร  20 amot mesure sous la kora haut de la kora non mesurรฉ
Les deux limites de la kora se mesurent dans l'espace vide sous elle.
6
ืืžืจ ืื‘ื™ื™ ืžืฉืžื™ื” ื“ืจื‘ ื ื—ืžืŸ: ืืžืช ืกื•ื›ื” ื•ืืžืช ืžื‘ื•ื™ ื‘ืืžื” ื‘ืช ื—ืžืฉื”, ืืžืช ื›ืœืื™ื ื‘ืืžื” ื‘ืช ืฉืฉื”.

Abaye dit au nom de Rav Nahman : l'ama de la souca et l'ama du mavoy sont d'une ama de cinq [tefahim] ; l'ama des kilayim est d'une ama de six.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืืžืช ืžื‘ื•ื™ ื•ืืžืช ืกื•ื›ื” ืืžื•ืช ืฉื”ื•ื–ื›ืจื• ื‘ืžื‘ื•ื™ ื•ื‘ืกื•ื›ื” ื‘ืืžื•ืช ืงื˜ื ื•ืช ืฉื™ืขืจื• ื•ืืžื•ืช ืฉื”ื•ื–ื›ืจื• ื‘ื›ืœืื™ื ื‘ืืžื•ืช ื’ื“ื•ืœื•ืช ืฉื™ืขืจื• ื•ืœืงืžืŸ ืžืคืจืฉ ื”ื™ ื ื™ื ื”ื• ื•ืจ"ื  ืžื“ืงืืžืจ ื”ื›ื ืงื˜ื ื•ืช ื•ื”ื›ื ื’ื“ื•ืœื•ืช ืฉ"ืž ื”ื›ื ื—ื•ืžืจื ื•ื”ื›ื ื—ื•ืžืจื ื“ืื™ ืœื ืœื—ื•ืžืจื ื”ื™ื›ื™ ืžืฆื™ ืืžืจ ื”ื ื™ ื’ื“ื•ืœื•ืช ื•ื”ื ื™ ืงื˜ื ื•ืช ื”ื ืœื ืชื ืŸ ื‘ื”ื• ืฉื™ืขื•ืจื:
Les amot mentionnรฉes pour le mavoy et pour la souca, on les a รฉvaluรฉes en petites amot ; celles mentionnรฉes pour les kilayim, en grandes amot. On expliquera plus loin lesquelles. Et Rav Nahman, puisqu'il dit ici petites et lร  grandes, on en dรฉduit qu'ici c'est une rigueur et lร  une rigueur ; car si ce n'รฉtait pas dans le sens de la rigueur, comment pourrait-il dire : celles-ci sont grandes et celles-lร  petites ? Aucune mesure [d'ama] n'est enseignรฉe ร  leur sujet.
โš–๏ธ Rosh (1)
ืืžืจ ืื‘ื™ื™ ืžืฉืžื™ื” ื“ืจื‘ ื ื—ืžืŸ ืืžืช ืžื‘ื•ื™ ื•ืืžืช ืกื•ื›ื” ื‘ืืžืช ื‘ืช ื—ืžืฉื” ื•ืืžืช ื›ืœืื™ื ื‘ืืžืช ื‘ืช ืฉืฉื” ืจื‘ื ืžืฉืžื™ื” ื“ืจื‘ ื ื—ืžืŸ ืืžืจ ืื—ื“ ื–ื” ื•ืื—ื“ ื–ื” ื‘ืืžืช ื‘ืช ืฉืฉื” ืืœื ืฉื”ืœืœื• ืฉื•ื—ืงื•ืช ื•ื”ืœืœื• ืขืฆื™ื‘ื•ืช ื•ืœื—ื•ืžืจื. ื”ื™ื›ื ื“ืฉื•ื—ืงื•ืช ื—ื•ืžืจื ืžืฉื—ื™ื ืŸ ื‘ืจื™ื•ื—. ื•ื”ื™ื›ื ื“ืขืฆื™ื‘ื•ืช ื—ื•ืžืจื ืžืฆืžืฆืžื™ืŸ ืœื”ื•. ื•ื”ืœื›ืชื ื›ืจื‘ื ื“ืžื™ืœืชื ื“ืื‘ื™ื™ ืžื•ืงื™ ื›ืจืฉื‘"ื’ ื•ืžื™ืœืชื ื“ืจื‘ื ื›ื“"ื”:
Abaye dit au nom de Rav Nahman : l'ama du mavoy et l'ama de la souca sont d'une ama de cinq, et l'ama des kilayim d'une ama de six. Rava au nom de Rav Nahman dit : les unes et les autres sont d'une ama de six, mais celles-ci sont sohakot (larges) et celles-lร  atsevot (serrรฉes), et dans le sens de la rigueur. Lร  oรน les sohakot sont une rigueur, on mesure largement ; lร  oรน les atsevot sont une rigueur, on les mesure juste. Et la halakha est comme Rava, car la parole d'Abaye s'รฉtablit selon Rabban Chimon ben Gamliel, et celle de Rava selon tous.
๐Ÿ’ก Explication

Question nouvelle : quelle est la longueur de l'ama ? L'ama standard compte six tefahim (largeurs de main). Selon Abaye, Rav Nahman distingue : pour la souca et le mavoy, une petite ama de cinq tefahim ; pour les kilayim (mรฉlanges interdits dans la vigne), une grande ama de six.

Rachi : la seule logique de cette distinction est la houmra (rigueur). Pour un maximum (hauteur de souca ou de kora), une petite ama fait atteindre la limite plus tรดt ; pour un minimum (espace ร  laisser avant de semer), une grande ama oblige ร  laisser plus de place.

Le Roch tranche comme Rava (segment 20).

7
ืืžืช ืžื‘ื•ื™ ื‘ืืžื” ื‘ืช ื—ืžืฉื”, ืœืžืื™ ื”ืœื›ืชื? ืœื’ื•ื‘ื”ื• ื•ืœืคื™ืจืฆืช ืžื‘ื•ื™.

L'ama du mavoy est d'une ama de cinq : pour quelle halakha ? Pour sa hauteur et pour la brรจche (piroutsa) du mavoy.

๐Ÿ“œ Rachi (3)
ืœืžืื™ ื”ืœื›ืชื ืžืฉืขืจื™ื ืืœื• ืฉื‘ืžื‘ื•ื™ ื‘ืงื˜ื ื•ืช ื“ืชื™ื”ื•ื™ ื—ื•ืžืจื:
On รฉvalue celles du mavoy en petites [amot] pour que ce soit une rigueur.
ืœื’ื•ื‘ื”ื• ื”ื ืš ื›' ืฉื”ื•ื–ื›ืจื• ืœื™ืคืกืœ ื‘ื’ื•ื‘ื”ื• ืžื›ื™ ืื™ื›ื ื›' ืืžื•ืช ืงื˜ื ื•ืช ืคืกืœื™ ืื™ ืžื’ื‘ื” ืœื” ื˜ืคื™:
Ces vingt [amot] mentionnรฉes pour invalider par la hauteur : dรจs qu'il y a vingt petites amot, [la kora] est invalide si on la monte davantage.
ื•ืœืคื™ืจืฆืช ืžื‘ื•ื™ ื“ืงื™ื™ืžื ืœืŸ ื‘ื”ืื™ ืคื™ืจืงื ืคืจืฆืช ืžื‘ื•ื™ ื‘ื™ื•"ื“ ืืžื•ืช ืคืกื™ืœ ืœื™ื” ื•ืงืืžืจ ืจื‘ ื ื—ืžืŸ ื“ื‘ืขืฉืจ ืืžื•ืช ืงื˜ื ื•ืช ืžื™ืคืกื™ืœ:
Car nous tenons dans ce chapitre qu'une brรจche de mavoy de dix amot l'invalide, et Rav Nahman dit qu'il est invalide ร  partir de dix petites amot.
๐Ÿ’ก Explication

Deux mesures du mavoy sont des maximums : la hauteur de la kora (vingt amot) et la largeur de la brรจche (dix amot). Avec une ama de cinq tefahim, la limite est atteinte plus tรดt : c'est bien une rigueur.

8
ื•ื”ื ืื™ื›ื ืžืฉืš ืžื‘ื•ื™ ื‘ืืจื‘ืข ืืžื•ืช, ื“ืœืงื•ืœื!

Mais il y a la longueur (mechekh) du mavoy, de quatre amot, oรน c'est une indulgence !

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื•ื”ื ืื™ื›ื ืืžื•ืช ืฉื”ื•ื–ื›ืจื• ื‘ืžืฉืš ืžื‘ื•ื™ ื“' ืืžื•ืช ื•ืื ืืจื›ื• ืคื—ื•ืช ืžื“' ืืžื•ืช ืคืกื™ืœ ืœื™ื” ืื‘ื™ื™ ืœืงืžืŸ ื‘ืคื™ืจืงื™ืŸ (ืขื™ืจื•ื‘ื™ืŸ ื“' ื”.) ื“ืืžืจ ืœืงืžืŸ ื”ื™ื” ืคื—ื•ืช ืžื™ื•"ื“ ื˜ืคื—ื™ื ื•ื‘ื ืœื”ืฉืœื™ืžื• ืขื“ ื›ืžื” ื—ื•ืงืง ื‘ื• ื‘ืžืฉื›ื• ืจื‘ ื™ื•ืกืฃ ืืžืจ ื“' ื˜ืคื—ื™ื ืื‘ื™ื™ ืืžืจ ื“' ืืžื•ืช ื“ืžืฉืš ืžื‘ื•ื™ ื‘ืขื™ื ืŸ ื“' ืืžื•ืช ื•ื‘ื”ื ื™ ืืžื•ืช ืืชื™ื ืžื™ืœืชื™ื” ื“ืจื‘ ื ื—ืžืŸ ืœืงื•ืœื ื“ืžื›ืฉืจ ืœื™ื” ื‘ื“' ืืžื•ืช ืงื˜ื ื•ืช:
Les amot mentionnรฉes pour la longueur du mavoy, quatre amot : si sa longueur est infรฉrieure ร  quatre amot, Abaye l'invalide plus loin dans notre chapitre (Erouvin 5a), car il est dit plus loin : s'il avait moins de dix tefahim et qu'on vient le complรฉter, jusqu'ร  combien creuse-t-on dans sa longueur ? Rav Yossef dit : quatre tefahim ; Abaye dit : quatre amot, car pour la longueur du mavoy il faut quatre amot. Et pour ces amot, la parole de Rav Nahman aboutit ร  une indulgence, puisqu'il le valide avec quatre petites amot.
๐Ÿ’ก Explication

Objection : la longueur minimale du mavoy est un minimum. Avec des amot de cinq tefahim, on la valide plus facilement : ce serait une kula (indulgence), contraire au principe de Rav Nahman.

9
ื›ืžืืŸ ื“ืืžืจ ื‘ืืจื‘ืขื” ื˜ืคื—ื™ื.

[Il suit] celui qui dit : en quatre tefahim.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื›ืž"ื“ ืžืฉืš ืžื‘ื•ื™ ื‘ื“' ื˜ืคื—ื™ื ืกื‘ื™ืจื ืœื™ื” ืœืจื‘ ื ื—ืžืŸ ื•ืœื ื”ื•ื–ื›ืจื• ืืžื•ืช ื‘ืฉื™ืขื•ืจ ืžืฉื›ื• ื•ืคืœื•ื’ืชื ื“ืื‘ื™ื™ ื•ืจื‘ ื™ื•ืกืฃ ื”ื™ื:
Rav Nahman tient que la longueur du mavoy est de quatre tefahim, et on n'a pas mentionnรฉ d'amot pour la mesure de sa longueur. C'est la discussion d'Abaye et de Rav Yossef.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ื›ืžืืŸ ื“ืืžืจ ื‘ืืจื‘ืขื” ืคื™' ื•ืžืฉื”ื• ื™ื•ืชืจ ื“ืื™ืŸ ืคืชื— ืคื—ื•ืช ืžื“' ื•ืื™ ืœื ื”ื•ื™ ืžืฉื”ื• ื™ื•ืชืจ ื"ื› ืœื ื”ื•ื™ ืืจื›ื• ื™ื•ืชืจ ืขืœ ืจื—ื‘ื• ื•ืื™ื ื• ื ื™ืชืจ ื‘ืœื—ื™ ื•ืงื•ืจื” ื›ื“ืืžืจื™ื ืŸ ืœืงืžืŸ (ืขื™ืจื•ื‘ื™ืŸ ื“' ื”.) ื•ืืข"ื’ ื“ืื‘ื™ื™ ื’ื•ืคื™ื” ืื™ืช ืœื™ื” ืœืงืžืŸ (ืฉื) ื“ืžืฉืš ืžื‘ื•ื™ ื‘ื“' ืืžื•ืช ื”ื›ื ืืœื™ื‘ื ื“ืจื‘ ื ื—ืžืŸ ืงืืžืจ ื•ืœื™ื” ืœื ืกื‘ื™ืจื ืœื™ื”:
Explication : et un peu plus, car il n'y a pas de petach de moins de quatre ; et s'il n'y avait pas un peu plus, sa longueur ne dรฉpasserait pas sa largeur et il ne serait pas permis par un lehi et une kora, comme nous le disons plus loin (Erouvin 5a). Et bien qu'Abaye lui-mรชme tienne plus loin (ibid.) que la longueur du mavoy est de quatre amot, ici il parle selon Rav Nahman, et lui-mรชme ne le tient pas.
๐Ÿ’ก Explication

Premiรจre rรฉponse : Rav Nahman suit l'avis de Rav Yossef, pour qui la longueur minimale est de quatre tefahim. Aucune ama n'est en jeu, donc pas d'indulgence.

Tossefot : il faut quatre tefahim et un peu plus, pour que la longueur dรฉpasse la largeur, condition pour qu'un lehi ou une kora suffise.

10
ื•ืื™ื‘ืขื™ืช ืื™ืžื, ื‘ืืจื‘ืข ืืžื•ืช โ€” ื•ืจื•ื‘ ืืžื•ืช ืงืืžืจ.

Et si tu veux, dis : en quatre amot, et il parle de la plupart des amot.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืจื•ื‘ ืืžื•ืช ื”ื ื–ื›ืจื•ืช ื‘ืžื‘ื•ื™ ืงืืžืจ ืจื‘ ื ื—ืžืŸ ื“ืœื™ื”ื•ื™ ืงื˜ื ื•ืช ื•ืœื ืื›ืœ ืืžื•ืช ืžื‘ื•ื™ ืงืืžืจ:
Rav Nahman parle de la plupart des amot mentionnรฉes pour le mavoy, qu'elles soient petites, et il ne parle pas de toutes les amot du mavoy.
๐Ÿ’ก Explication

Seconde rรฉponse, qui reviendra pour chaque domaine : rov amot ka-amar. Rav Nahman a dรฉcrit la rรจgle gรฉnรฉrale ; la longueur du mavoy fait exception et se mesure en grandes amot.

11
ืืžืช ืกื•ื›ื” ื‘ืืžื” ื‘ืช ื—ืžืฉื”, ืœืžืื™ ื”ืœื›ืชื? ืœื’ื•ื‘ื”ื” ื•ืœื“ื•ืคืŸ ืขืงื•ืžื”.

L'ama de la souca est d'une ama de cinq : pour quelle halakha ? Pour sa hauteur et pour la paroi courbe (dofen akouma).

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ืœื’ื•ื‘ื”ื” ืฉื”ื•ื–ื›ืจื• ื›' ืืžื•ืช ืœืคื•ืกืœื”:
Oรน vingt amot sont mentionnรฉes pour l'invalider.
ื•ืœื“ื•ืคืŸ ืขืงื•ืžื” ื“ืชื ืŸ (ืกื•ื›ื” ื“' ื™ื–.) ื‘ื™ืช ืฉื ืคื—ืช ื•ืกื™ื›ืš ืขืœ ื’ื‘ื™ ื”ืคื—ืช ื‘ืกื›ืš ื›ืฉืจ ื•ืชืงืจืช ื”ืขืœื™ื™ื” ื ื•ืชืจืช ืกื‘ื™ื‘ ื•ืžืคืกืงืช ื‘ื™ืŸ ืกื›ืš ื›ืฉืจ ืœื“ืคื ื•ืช ืื ื™ืฉ ื‘ื™ืŸ ืกื›ืš ื›ืฉืจ ืœื“ื•ืคืŸ ื“' ืืžื•ืช ืคืกื•ืœื” ื•ืœื ืืžืจื™ื ืŸ ื“ื•ืคืŸ ืขืงื•ืžื” ืคื—ื•ืช ืžื“' ืืžื•ืช ื›ืฉื™ืจื” ื“ืืžืจื™ื ืŸ ื—ื–ื™ื ืŸ ืœื™ื” ืœื”ืื™ ืกื›ืš ืคืกื•ืœ ื›ืื™ืœื• ื”ื•ื ืžืŸ ื”ื“ืคื ื•ืช ืฉื ืขืงืžื• ืœืžืขืœืŸ ื•ื‘ืื• ืขื“ ืกื›ืš ื›ืฉืจ ื•ื”ืจื™ ืื™ืŸ ื›ืืŸ ื”ืคืกืง ื•ืงื ืืชื ืจื‘ ื ื—ืžืŸ ืœืžื™ืžืจ ื“ื‘ืืžื•ืช ืงื˜ื ื•ืช ืžืฉืขืจื™ื ืŸ ืœื™ื” ื•ืžื™ืคืกืœื ื‘ืขืฉืจื™ื ื˜ืคื—ื™ื ื•ื”ื™ื™ื ื• ื—ื•ืžืจื:
Car nous avons appris (Souca 17a) : une maison dont le toit s'est ouvert et sur l'ouverture de laquelle on a mis un sekhakh valable, tandis que le plafond de l'รฉtage reste autour et sรฉpare le sekhakh valable des parois : s'il y a quatre amot entre le sekhakh valable et la paroi, elle est invalide. Et nous ne disons [la rรจgle de] dofen akouma qu'ร  moins de quatre amot, cas oรน elle est valable, car nous disons : nous considรฉrons ce sekhakh invalide comme s'il faisait partie des parois qui se sont courbรฉes vers le haut et sont venues jusqu'au sekhakh valable, et il n'y a donc pas d'interruption. Rav Nahman vient dire que nous l'รฉvaluons en petites amot, et elle est invalide ร  vingt tefahim ; c'est cela la rigueur.
๐Ÿ’ก Explication

Pour la souca, deux maximums : la hauteur (vingt amot) et la dofen akouma. Un sekhakh invalide collรฉ ร  une paroi peut รชtre considรฉrรฉ comme la paroi qui se recourbe, ร  condition de faire moins de quatre amot. Avec des amot de cinq tefahim, la limite tombe ร  vingt tefahim au lieu de vingt-quatre : rigueur.

12
ื•ื”ื ืื™ื›ื ืžืฉืš ืกื•ื›ื” ื‘ืืจื‘ืข ืืžื•ืช, ื“ืœืงื•ืœื! ื“ืชื ื™ื, ืจื‘ื™ ืื•ืžืจ: ืื•ืžืจ ืื ื™, ื›ืœ ืกื•ื›ื” ืฉืื™ืŸ ื‘ื” ืืจื‘ืข ืืžื•ืช ืขืœ ืืจื‘ืข ืืžื•ืช ืคืกื•ืœื”!

Mais il y a la longueur de la souca, de quatre amot, oรน c'est une indulgence ! Car il est enseignรฉ : Rabbi dit : je dis, toute souca qui n'a pas quatre amot sur quatre amot est invalide.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื•ื”ืื™ื›ื ืืจื‘ืข ืืžื•ืช ื”ื ื–ื›ืจื•ืช ื‘ืžืฉืš ืกื•ื›ื” ื“ืื™ ืžื›ืฉืจืช ืœื™ื” ื‘ืงื˜ื ื•ืช ืื™ื›ื ืงื•ืœื ื•ืจื‘ ื ื—ืžืŸ ื›ื™ื™ืœ ื•ืืžืจ ื›ืœ ืืžื•ืช ืกื•ื›ื” ื‘ืงื˜ื ื•ืช ื•ืื™ ืืžืจ ืจื‘ ื ื—ืžืŸ ื›ืจื‘ื™ ื”ื•ื™ ืงื•ืœื:
Les [quatre amot] mentionnรฉes pour la longueur de la souca : si tu la valides en petites [amot], il y a une indulgence. Or Rav Nahman a posรฉ la rรจgle gรฉnรฉrale : toutes les amot de la souca en petites [amot]. Et si Rav Nahman parle selon Rabbi, c'est une indulgence.
๐Ÿ’ก Explication

Mรชme objection que pour le mavoy : selon Rabbi (Rabbi Yehouda ha-Nassi), la souca doit mesurer au moins quatre amot sur quatre. C'est un minimum ; des amot de cinq tefahim le rendraient plus facile ร  atteindre.

13
ื›ืจื‘ื ืŸ, ื“ืืžืจื™: ืืคื™ืœื• ืื™ื ื” ืžื—ื–ืงืช ืืœื ืจืืฉื• ื•ืจื•ื‘ื• ื•ืฉื•ืœื—ื ื•.

[Il suit] les Rabbanan, qui disent : mรชme si elle ne contient que sa tรชte, la plus grande partie de son corps et sa table.

๐Ÿ’ก Explication

Premiรจre rรฉponse : Rav Nahman suit les Rabbanan, qui fixent la taille minimale sans amot (rocho ve-roubo ve-choulhano). La question ne se pose donc pas.

14
ื•ืื™ื‘ืขื™ืช ืื™ืžื: ืœืขื•ืœื ืจื‘ื™ ื”ื™ื, ื•ืจื•ื‘ ืืžื•ืช ืงืืžืจ.

Et si tu veux, dis : en fait c'est Rabbi, et il parle de la plupart des amot.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื•ืื™ื‘ืขื™ืช ืื™ืžื ืจื‘ ื ื—ืžืŸ ืœืขื•ืœื ื›ืจื‘ื™ ื•ื”ืื™ ื“ืืžืจ ืจื‘ ื ื—ืžืŸ ืืžื•ืช ืกื•ื›ื” ื‘ืงื˜ื ื•ืช ืœืื• ื‘ืืžื•ืช ื“ืžืฉืš ืกื•ื›ื” ืืœื ื‘ืฉืืจ ืืžื•ืช ืงืืžืจ:
Rav Nahman [suit] en fait Rabbi ; et quand Rav Nahman dit que les amot de la souca sont en petites [amot], il ne parle pas des amot de la longueur de la souca, mais des autres amot.
๐Ÿ’ก Explication

Seconde rรฉponse : rov amot ka-amar, comme pour le mavoy.

15
ืืžืช ื›ืœืื™ื ื‘ืืžื” ื‘ืช ืฉืฉื”, ืœืžืื™ ื”ื™ืœื›ืชื? ืœืงืจื—ืช ื”ื›ืจื ื•ืœืžื—ื•ืœ ื”ื›ืจื.

L'ama des kilayim est d'une ama de six : pour quelle halakha ? Pour la clairiรจre de la vigne (karhat ha-kerem) et pour le pourtour de la vigne (mahol ha-kerem).

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืœืงืจื—ืช ื”ื›ืจื ื•ืœืžื—ื•ืœ ื”ื›ืจื ื“ื›ื™ ืžืฉืขืจืช ืœื™ื” ื‘ื’ื“ื•ืœื•ืช ื—ื•ืžืจื ื”ื™ื:
Car si tu les รฉvalues en grandes [amot], c'est une rigueur.
๐Ÿ’ก Explication

Pour les kilayim, les mesures sont des minimums : l'espace libre qu'il faut dans une vigne pour y semer une autre culture. Une grande ama de six tefahim exige plus d'espace : rigueur.

16
ื“ืชื ืŸ: ืงืจื—ืช ื”ื›ืจื, ื‘ื™ืช ืฉืžืื™ ืื•ืžืจื™ื: ืขืฉืจื™ื ื•ืืจื‘ืข ืืžื•ืช, ื•ื‘ื™ืช ื”ืœืœ ืื•ืžืจื™ื: ืฉืฉ ืขืฉืจื” ืืžื•ืช. ื•ืžื—ื•ืœ ื”ื›ืจื, ื‘ื™ืช ืฉืžืื™ ืื•ืžืจื™ื: ืฉืฉ ืขืฉืจื” ืืžื•ืช, ื•ื‘ื™ืช ื”ืœืœ ืื•ืžืจื™ื: ืฉืชื™ื ืขืฉืจื” ืืžื•ืช.

Car nous avons appris : la clairiรจre de la vigne, Beit Chamai disent : vingt-quatre amot, et Beit Hillel disent : seize amot. Et le pourtour de la vigne, Beit Chamai disent : seize amot, et Beit Hillel disent : douze amot.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืงืจื—ืช ื”ื›ืจื ื‘ื™ืช ืฉืžืื™ ืื•ืžืจื™ื ืขืฉืจื™ื ื•ืืจื‘ืข ืืžื•ืช ืื ืงืจื—ืชื” ืขืฉืจื™ื ื•ืืจื‘ืข ืืžื•ืช ืžื•ืชืจ ืœื–ืจื•ืข ืฉื ื•ืื ืคื—ื•ืช ืžื›"'ื“ ืืžื•ืช ืืกื•ืจ ืœื–ืจื•ืข ืฉื ื•ืœืงืžืŸ ืžืคืจืฉ ืžืื™ ืงืจื—ืช ื•ืžืื™ ืžื—ื•ืœ:
Si sa clairiรจre est de vingt-quatre amot, il est permis d'y semer ; et si c'est moins de vingt-quatre amot, il est interdit d'y semer. Plus loin on explique ce qu'est la clairiรจre et ce qu'est le pourtour.
๐Ÿ’ก Explication

Michna de Kilayim (4, 1). Les chiffres sont des seuils : en dessous, l'espace est considรฉrรฉ comme faisant partie de la vigne et il est interdit d'y semer.

17
ืื™ื–ื• ื”ื™ื ืงืจื—ืช ื”ื›ืจื? ื›ืจื ืฉื—ืจื‘ ืืžืฆืขื™ืชื•, ืื™ืŸ ืฉื ืฉืฉ ืขืฉืจื” ืืžื•ืช ืœื ื™ื‘ื™ื ื–ืจืข ืœืฉื. ื”ื™ื• ืฉื ืฉืฉ ืขืฉืจื” ืืžื” โ€” ื ื•ืชืŸ ืœื• ื›ื“ื™ ืขื‘ื•ื“ืชื•, ื•ื–ื•ืจืข ืืช ื”ืžื•ืชืจ.

Qu'est-ce que la clairiรจre de la vigne ? Une vigne dont le milieu a รฉtรฉ dรฉtruit.

S'il n'y a pas lร  seize amot, on n'y apportera pas de semence. S'il y avait lร  seize amot, on lui donne l'espace de son travail et on sรจme le reste.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ืฉื—ืจื‘ ื‘ืืžืฆืขื™ืชื• ืฉื”ืจื™ ื™ืฉ ืฉื ื’ืคื ื™ื ืกื‘ื™ื‘ ื”ืงืจื—ื” ื™"ื• ืืžื” ืขืœ ื™"ื• ืืžื” ื•ื›ืŸ ืื ื”ืœื›ื” ื”ืงืจื—ื” ืขืœ ืคื ื™ ื›ืœ ืจื•ื—ื‘ ื”ื›ืจื ืฉืื™ืŸ ืฉื ื’ืคื ื™ื ืืœื ืžื‘' ืฆื™ื“ื™ ื”ืงืจื—ื” ื‘ืขื™ื ืŸ ื™"ื• ืจื•ื—ื‘ ื”ืงืจื—ื”:
Car il y a lร  des vignes autour de la clairiรจre, seize amot sur seize amot. De mรชme si la clairiรจre s'รฉtend sur toute la largeur de la vigne, de sorte qu'il n'y a de vignes que des deux cรดtรฉs de la clairiรจre, il faut seize [amot] de largeur de clairiรจre.
ื•ืื ืœืื• ืœื ื™ื‘ื™ื ื–ืจืข ืœืฉื ืืคื™ืœื• ื‘ืืžื” ื”ืืžืฆืขื™ืช ื“ื“' ืืžื•ืช ืฉื‘ืฆื“ ื”ื›ืจื ืžื–ื” ื•ื“' ืืžื•ืช ืฉื‘ืฆื“ ื–ื” ืืฆืœ ื”ื›ืจื ื”ื•ื• ืขื‘ื•ื“ืช ื”ื›ืจื ื“ืชื ืŸ (ื›ืœืื™ื ืค"ื• ืž"ื) ื›ืžื” ืขื‘ื•ื“ืช ื”ื›ืจื (ืžืœื) ื“' ืืžื•ืช ื›ืžืœื ื‘ืงืจ ื•ื›ืœื™ื ืฉื”ื™ื• ื‘ื•ืฆืจื™ื ืื•ืชื” ื‘ืฉื•ื•ืจื™ื ื•ื‘ืขื’ืœื•ืช ื•ื‘ืขืช ื”ื—ืจื™ืฉื” ื—ื•ืจืฉื™ื ืื•ืชื” ื‘ืฉื•ื•ืจื™ื ื”ืœื›ืš ื›ื›ืจื ื“ืžื• ื•ืื ื ืฉืืจื• ื—' ืืžื•ืช ื‘ื™ื ืชื™ื ืœื‘ื“ ืื•ืชืŸ ื“' ืœื›ืœ ืฆื“ ื“ื›ื™ ืฉื“ื™ืช ืคืœื’ื ืœื”ื›ื ื•ืคืœื’ื ืœื”ื›ื ืื™ื›ื ื“' ืืžื•ืช ืžืงื•ื ื—ืฉื•ื‘ ืœื›ืœ ื—ื“ ืœื ื‘ื˜ืœื™ ืœื’ื‘ื™ ื›ืจื ื•ืžื•ืชืจ ืœื–ื•ืจืขืŸ ื•ื‘ืฆื™ืจ ืžื—' ืืžื•ืช ืฉื“ื™ ืคืœื’ื ืœื”ื›ื ื•ืคืœื’ื ืœื”ื›ื ืœื™ื›ื ื“' ืืžื•ืช ืžืงื•ื ื—ืฉื•ื‘ ื•ื‘ื˜ื™ืœ ืœื’ื‘ื™ ื›ืจื ื•ืœื‘ื™ืช ืฉืžืื™ ืœื ื—ืฉื™ื‘ ืฉื“ื” ื‘ืคื—ื•ืช ืžื—' ืืžื•ืช ื”ืœื›ืš ื›"ื“ ืืžื•ืช ื‘ืขื™ื ืŸ ื“' ืœืขื‘ื•ื“ืช ื”ื›ืจื ืžื›ืืŸ ื•ื›ื ื’ื“ืŸ ืžื›ืืŸ ืคืฉื• ื™"ื• ืฉื“ื™ ืฉืžื ื” ืœื”ื›ื ื•ืฉืžื ื” ืœื”ื›ื. ืื™ื›ื ืฉื“ื” ื•ืœื ื‘ื˜ืœื™ ืื™ ื ืžื™ ืกื‘ื™ืจื ืœื”ื• ืœื‘ื™ืช ืฉืžืื™ ืขื‘ื•ื“ืช ื”ื›ืจื ื—' ืืžื•ืช:
Mรชme dans l'ama du milieu, car les quatre amot du cรดtรฉ de la vigne d'un cรดtรฉ et les quatre amot de l'autre cรดtรฉ prรจs de la vigne sont l'espace de travail de la vigne (avodat ha-kerem), comme nous avons appris (Kilayim 6, 1) : combien est l'avodat ha-kerem ? Quatre amot, l'espace d'un bล“uf avec ses instruments ; car on vendangeait avec des bล“ufs et des chariots, et au temps du labour on la labourait avec des bล“ufs. C'est pourquoi elles sont comme la vigne. Et s'il reste huit amot entre elles, en plus de ces quatre de chaque cรดtรฉ, alors, quand on attribue la moitiรฉ ร  un cรดtรฉ et la moitiรฉ ร  l'autre, il y a quatre amot, un espace significatif, pour chacun : elles ne s'annulent pas face ร  la vigne et il est permis de les semer. Avec moins de huit amot, en attribuant la moitiรฉ ici et la moitiรฉ lร , il n'y a pas quatre amot d'espace significatif, et cela s'annule face ร  la vigne. Et pour Beit Chamai, un champ n'est pas significatif ร  moins de huit amot ; c'est pourquoi il faut vingt-quatre amot : quatre pour l'avodat ha-kerem d'un cรดtรฉ et autant de l'autre, il reste seize ; on en attribue huit ici et huit lร  : il y a un champ et elles ne s'annulent pas. Autre explication : Beit Chamai tiennent que l'avodat ha-kerem est de huit amot.
๐Ÿ’ก Explication

Karhat ha-kerem : un espace vide au milieu d'une vigne. Des deux cรดtรฉs, quatre amot appartiennent ร  l'avodat ha-kerem (l'espace de travail des bล“ufs et des chariots). Selon Beit Hillel, il faut encore huit amot au milieu pour que ce soit un espace significatif : 4 + 8 + 4 = seize. En dessous, l'espace est batel (annulรฉ) face ร  la vigne.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Karhat ha-kerem selon Beit Hillel : 16 amot vignes vignes avodat ha-kerem 4 amot on peut semer : 8 amot (4 attribuรฉes ร  chaque cรดtรฉ) avodat ha-kerem 4 amot 16 amot (Beit Chamai : 24) Rav Nahman : amot de 6 tefahim, pour qu'on ne sรจme pas trop tรดt
Calcul des seize amot de la karhat ha-kerem selon Beit Hillel (explication de Rachi).
18
ื•ืื™ื–ื”ื• ืžื—ื•ืœ ื”ื›ืจื โ€” ื‘ื™ืŸ ื›ืจื ืœื’ื“ืจ. ืื™ืŸ ืฉื ืฉืชื™ื ืขืฉืจื” ืืžื”, ืœื ื™ื‘ื™ื ื–ืจืข ืœืฉื. ื”ื™ื• ืฉื ืฉืชื™ื ืขืฉืจื” ืืžื” โ€” ื ื•ืชืŸ ืœื• ื›ื“ื™ ืขื‘ื•ื“ืชื•, ื•ื–ื•ืจืข ืืช ื”ืฉืืจ.

Et qu'est-ce que le pourtour de la vigne ? [L'espace] entre la vigne et la clรดture.

S'il n'y a pas lร  douze amot, on n'y apportera pas de semence. S'il y avait lร  douze amot, on lui donne l'espace de son travail et on sรจme le reste.

๐Ÿ“œ Rachi (3)
ืžื—ื•ืœ ื”ื›ืจื ื‘ื™ืŸ ื›ืจื ืœื’ื“ืจ ื“ื”ื™ื™ื ื• ืกื‘ื™ื‘ ื›ืžื• ืžื—ื•ืœื•ืช:
C'est-ร -dire autour, comme des rondes (mehol).
ื™ืฉ ืฉื ื™"ื‘ ืืžื•ืช ืœื‘ื™ืช ื”ืœืœ ื ื•ืชืŸ ื“' ืืžื•ืช ืœืขื‘ื•ื“ืช ื”ื›ืจื ื•ื–ื•ืจืข ื”ืฉืืจ:
Selon Beit Hillel, on donne quatre amot ร  l'avodat ha-kerem et on sรจme le reste.
ืื™ืŸ ืฉื ื™"ื‘ ืืžื” ืœื ื™ื‘ื™ื ื–ืจืข ืœืฉื ื“ื“' ืืžื•ืช ื“ืœื”ื“ื™ ื›ืจื ืขื‘ื•ื“ืช ื”ื›ืจื ื•ื“' ืืžื•ืช ื“ืœื”ื“ื™ ื›ื•ืชืœ ื›ื™ื•ืŸ ื“ืœื ืžื™ื–ื“ืจืขื™ ืžืฉื•ื ื“ื•ื•ืฉื ื“ื›ื•ืชืœ ืืคืงื•ืจื™ ืžืคืงืจ ืœื”ื• ืืžืฆืขื™ื•ืช ืื™ ืื™ื›ื ื“' ืืžื•ืช ื—ืฉื™ื‘ ื•ืื™ ืœื ื‘ื˜ื™ืœ ืœื’ื‘ื™ ื›ืจื ื•ื”ื›ื ืœื ื‘ืขื™ื ืŸ ื™"ื• ืืžื” ืฉืื™ืŸ ื”ืื™ืกื•ืจ ืืœื ืžืฆื“ ืื—ื“ ื•ื”ื›ื™ ืžืคืจืฉ ืœื” ื‘ืคืจืง ื›ืœ ื’ื’ื•ืช (ืœืงืžืŸ ืขื™ืจื•ื‘ื™ืŸ ื“' ืฆื’.) ื•ืงื ืืžืจ ืจื‘ ื ื—ืžืŸ ื“ื‘ืืžื•ืช ื’ื“ื•ืœื•ืช ืžืฉืขืจื™ื ืŸ ื•ืœื—ื•ืžืจื ื•ืœื ืžืฉืชืจื™ื ื‘ืงื˜ื ื•ืช:
Car les quatre amot prรจs de la vigne sont l'avodat ha-kerem ; et les quatre amot prรจs du mur, comme on ne les sรจme pas ร  cause du piรฉtinement prรจs du mur, on les abandonne. Les amot du milieu : s'il y a quatre amot, c'est significatif, et sinon cela s'annule face ร  la vigne. Et ici on n'exige pas seize amot, car l'interdit ne vient que d'un cรดtรฉ. C'est ainsi qu'on l'explique au chapitre Kol Gagot (plus loin, Erouvin 93a). Et Rav Nahman dit qu'on รฉvalue en grandes amot, dans le sens de la rigueur, et que ce n'est pas permis avec des petites.
๐Ÿ’ก Explication

Mahol ha-kerem : la bande entre la derniรจre rangรฉe de vignes et la clรดture. Selon Rachi : quatre amot de travail cรดtรฉ vigne, quatre amot prรจs du mur (piรฉtinรฉes, on ne les sรจme pas), et au milieu quatre amot significatives. Le seuil est de douze : la vigne n'est que d'un cรดtรฉ, il suffit donc d'une seule bande de travail.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Mahol ha-kerem selon Beit Hillel : 12 amot vignes avodat ha-kerem 4 amot on peut semer 4 amot prรจs du mur : piรฉtinรฉ, abandonnรฉ (4 amot) gader 12 amot (Beit Chamai : 16) - selon Rachi
Rรฉpartition des douze amot du mahol ha-kerem selon Beit Hillel.
19
ื•ื”ื ืื™ื›ื ืจืฆื•ืคื™ื ื‘ืืจื‘ืข ืืžื•ืช, ื“ืœืงื•ืœื! ื“ืชื ืŸ: ื›ืจื ื”ื ื˜ื•ืข ืขืœ ืคื—ื•ืช ืžืืจื‘ืข ืืžื•ืช, ืจื‘ื™ ืฉืžืขื•ืŸ ืื•ืžืจ: ืื™ื ื• ื›ืจื. ื•ื—ื›ืžื™ื ืื•ืžืจื™ื: ื›ืจื, ื•ืจื•ืื™ืŸ ืืช ื”ืืžืฆืขื™ื™ื ื›ืื™ืœื• ืื™ื ื.

Mais il y a les [vignes] rapprochรฉes, ร  quatre amot, oรน c'est une indulgence ! Car nous avons appris : une vigne plantรฉe ร  moins de quatre amot, Rabbi Chimon dit : ce n'est pas une vigne ; et les Sages disent : c'est une vigne, et on considรจre celles du milieu comme si elles n'existaient pas.

๐Ÿ“œ Rachi (3)
ื•ื”ื ืื™ื›ื ืจืฆื•ืคื™ืŸ ื’ืคื ื™ื ืจืฆื•ืคื™ืŸ ืฉืกืžื•ื›ื” ืฉื•ืจื” ืœืฉื•ืจื” ื™ื•ืชืจ ืžืžื” ืฉื ืชื ื• ื—ื›ืžื™ื ืฉื™ืขื•ืจ ืฉืื ืื™ืŸ ื‘ื™ืŸ ืฉื•ืจื” ืœืฉื•ืจื” ื“' ืืžื•ืช ืื™ื ื• ื›ืจื ื”ื•ืื™ืœ ื•ืื™ืŸ ืœื• ื›ืœ ืฆืจื›ื• ืœื”ื™ืœื•ืš ืขื’ืœื” ื•ืžื•ืชืจ ืœื–ืจื•ืข ื‘ื›ื•ืœืŸ ืœืจ' ืฉืžืขื•ืŸ ื•ื‘ื”ื ืš ืืžื•ืช ืืชื™ื ืžื™ืœืชื™ื” ื“ืจื‘ ื ื—ืžืŸ ืœืงื•ืœื ื“ืื™ ืื™ื›ื ื“' ืืžื•ืช ืงื˜ื ื•ืช ืืžืจื™ื ืŸ ืื™ื ื• ื›ืจื ืขื“ ื“ืื™ื›ื ื’ื“ื•ืœื•ืช:
Des vignes rapprochรฉes, oรน une rangรฉe est plus proche de l'autre que la mesure donnรฉe par les Sages : s'il n'y a pas quatre amot entre une rangรฉe et l'autre, ce n'est pas une vigne, puisqu'elle n'a pas tout ce qu'il lui faut pour le passage d'un chariot, et il est permis de semer dans toutes selon Rabbi Chimon. Et pour ces amot, la parole de Rav Nahman aboutit ร  une indulgence, car s'il y a quatre petites amot nous disons : ce n'est pas une vigne, tant qu'il n'y a pas de grandes [amot].
ืขืœ ืคื—ื•ืช ืžื“' ืืžื•ืช ืฉืื™ืŸ ื‘ื™ืŸ ืฉื•ืจื” ืœืฉื•ืจื” ื“' ืืžื•ืช ืื™ื ื• ื›ืจื ื•ืžื•ืชืจ ืœื–ืจื•ืข ืœืฉื:
Qu'il n'y a pas quatre amot entre une rangรฉe et l'autre : ce n'est pas une vigne et il est permis d'y semer.
ื•ืจื•ืื™ืŸ ืืช ื”ืืžืฆืขื™ื™ื ื”ื ื˜ื•ืขื™ืŸ ื‘ืชื•ืš ืจื™ื•ื— ื”ืจืื•ื™ ืœื”ื™ื•ืช ื‘ื™ืŸ ืฉื•ืจื” ืœืฉื•ืจื”:
Celles qui sont plantรฉes dans l'intervalle qui devrait se trouver entre une rangรฉe et l'autre.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ื•ื”ื ืื™ื›ื ืจืฆื•ืคื™ืŸ ื“ืœืงื•ืœื ื›ื•' ื›ืจื‘ื ืŸ ื“ืืžืจื™ ื›ืจื ื”ื•ื™ ื•ื"ืช ื”ื ืื™ื›ื ื”ื ื“ืชื ืŸ ื‘ืžืกื›ืช ื›ืœืื™ื (ืค"ื“ ืž"ื“) ื’ื“ืจ ืฉื ืคืจืฆื” ืขื“ ื™' ืืžื•ืช ื”ืจื™ ื”ื•ื ื›ืคืชื— ื™ื•ืชืจ ืžื›ืืŸ ื›ื ื’ื“ ื”ืคืจืฆื” ืืกื•ืจ ื•ื™"ืœ ื“ืจื•ื‘ ืืžื•ืช ืงืืžืจ:
Et si tu dis : il y a ce que nous avons appris dans le traitรฉ Kilayim (4, 4) : une clรดture qui a รฉtรฉ percรฉe jusqu'ร  dix amot est comme une porte ; au-delร , en face de la brรจche, c'est interdit. On peut rรฉpondre qu'il parle de la plupart des amot.
๐Ÿ’ก Explication

Objection en sens inverse : selon Rabbi Chimon, des rangรฉes ร  moins de quatre amot l'une de l'autre ne forment pas une vigne, et on peut semer. Ici une grande ama allรจge : des rangรฉes ร  quatre petites amot seraient encore sous le seuil, donc pas une vigne.

Les Sages disent au contraire que c'est une vigne : on ignore les rangรฉes intercalรฉes.

20
ื›ืจื‘ื ืŸ, ื“ืืžืจื™ ื”ื•ื™ ื›ืจื. ื•ืื™ื‘ืขื™ืช ืื™ืžื: ืœืขื•ืœื ืจื‘ื™ ืฉืžืขื•ืŸ, ื•ืจื•ื‘ ืืžื•ืช ืงืืžืจ.

[Il suit] les Rabbanan, qui disent : c'est une vigne. Et si tu veux, dis : en fait c'est Rabbi Chimon, et il parle de la plupart des amot.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ื›ืจื‘ื ืŸ ืกื‘ื™ืจื ืœื™ื” ืœืจื‘ ื ื—ืžืŸ:
Rav Nahman tient [comme eux].
ื“ืืžืจื™ ื›ืจื ื”ืœื›ืš ืœื ื”ื•ื–ื›ืจื• ืืžื•ืช ื‘ื›ืœืื™ื ืœืขื ื™ืŸ ืจืฆื•ืคื™ื:
C'est pourquoi on n'a pas mentionnรฉ d'amot dans les kilayim ร  propos des vignes rapprochรฉes.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ื›ืจื‘ื ืŸ ื“ืืžืจื™ ื›ืจื ื”ื•ื™ ืืฃ ืขืœ ื’ื‘ ื“ืจื‘ื ืŸ ืžื•ื“ื™ื ื“ืœื ื”ื•ื™ ื›ืจื ื”ื™ื›ื ื“ื›ื™ ื ืืžืจ ืจื•ืื™ืŸ ืืช ื”ืืžืฆืขื™ื ื›ืื™ืœื• ืื™ื ื ืœื ื™ืฉืืจื• ืฉืชื™ื ื ื’ื“ ืฉืชื™ื ื•ืื—ืช ื™ื•ืฆืื” ื–ื ื‘ ืื‘ื™ื™ ืœื ืื™ื™ืจื™ ืืœื ื‘ืืžื•ืช ืฉื”ื•ื–ื›ืจื• ื‘ืคื™ืจื•ืฉ ื•ืœื ื‘ืืžื•ืช ื“ืžืฉืชืžืข ืžื›ืœืœ ื“ื‘ืจื™ื”ืŸ:
Bien que les Rabbanan admettent que ce n'est pas une vigne lorsque, en disant qu'on considรจre celles du milieu comme absentes, il ne resterait pas deux [pieds] face ร  deux et un qui sort en queue, Abaye n'a parlรฉ que des amot mentionnรฉes explicitement, et non des amot qui se dรฉduisent implicitement de leurs paroles.
๐Ÿ’ก Explication

Mรชmes deux rรฉponses : Rav Nahman suit les Rabbanan, pour qui aucune ama n'intervient ici ; ou bien rov amot ka-amar.

Tossefot : mรชme les Rabbanan ont un cas oรน la distance compte (la forme minimale d'une vigne, deux pieds face ร  deux et un en queue) ; mais Abaye ne vise que les amot explicitement mentionnรฉes.

21
ื•ืจื‘ื ืžืฉืžื™ื” ื“ืจื‘ ื ื—ืžืŸ ืืžืจ: ื›ืœ ืืžื•ืช ื‘ืืžื” ื‘ืช ืฉืฉื”, ืืœื: ื”ืœืœื• ืฉื•ื—ืงื•ืช, ื•ื”ืœืœื• ืขืฆื‘ื•ืช.

Et Rava, au nom de Rav Nahman, dit : toutes les amot sont d'une ama de six, seulement celles-ci sont larges (sohakot) et celles-lร  serrรฉes (atsevot).

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื”ืœืœื• ืฉื•ื—ืงื•ืช ืืžื•ืช ื›ืœืื™ื ืžื•ื“ื“ื™ืŸ ื‘ื˜ืคื—ื™ื ื’ื“ื•ืœื™ื ื•ืฉืœ ืกื•ื›ื” ื•ืžื‘ื•ื™ ืขืฆื‘ื•ืช ืžืฆื•ืžืฆืžื•ืช ืœื—ื•ืžืจื:
On mesure les amot des kilayim avec de grands tefahim, et celles de la souca et du mavoy serrรฉes, ajustรฉes, dans le sens de la rigueur.
๐Ÿ’ก Explication

Seconde version de Rav Nahman. Toutes les amot comptent six tefahim, mais le tefah varie : sohakot (littรฉralement ยซ riantes ยป), doigts รฉcartรฉs, pour les kilayim ; atsevot (ยซ tristes ยป), doigts serrรฉs, pour la souca et le mavoy. Le principe de rigueur est le mรชme que chez Abaye, avec un รฉcart plus faible.

22
ืžื™ืชื™ื‘ื™: ื›ืœ ืืžื•ืช ืฉืืžืจื• ื—ื›ืžื™ื ื‘ืืžื” ื‘ืช ืฉืฉื”, ื•ื‘ืœื‘ื“

On objecte : toutes les amot dont ont parlรฉ les Sages sont d'une ama de six, ร  condition

๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ื›ืœ ืืžื•ืช ืฉืืžืจื• ื—ื›ืžื™ื ื‘ืืžืช ื‘ืช ืฉืฉื”. ืœื ืื™ื™ืจื™ ื‘ื”ื ืš ื“ื›ืชื™ื‘ื™ ื›ื’ื•ืŸ ืืžื” ื™ืกื•ื“ ื•ืืžื” ืกื•ื‘ื‘:
Toutes les amot dont ont parlรฉ les Sages sont d'une ama de six : cela ne traite pas de celles qui sont รฉcrites [dans la Torah], comme l'ama du yessod et l'ama du sovev.
๐Ÿ’ก Explication

Une beraita affirme que toutes les amot des Sages sont de six tefahim : objection contre la version d'Abaye. La suite de la beraita se lit en 4a.

Tossefot : il s'agit des amot fixรฉes par les Sages, pas de celles de la Torah (mesures de l'autel : yessod et sovev).

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Texte hรฉbreu et aramรฉen vocalisรฉ : รฉdition numรฉrique William Davidson du Talmud Koren Noรฉ, via Sefaria (licence CC BY-NC). Traduction franรงaise, notes et schรฉmas : Chiourim BA (licence CC BY 4.0).